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Dossier de presse 1er Juin 2012

Contact presse : Christine Morault . TĂŠl : 02 40 47 98 19 . christine@morault.com En savoir plus sur le site www.lesterrenalesalaferme.com

crĂŠdits photographiques : Daniel Joubert / Dominique Martin - Magazine Horizon


En juin 2012, les Terrenales se visitent à la ferme 10 000 professionnels de l’agriculture attendus du 1er au 19 juin, sur huit fermes de l’ouest et 30 hectares de techniques innovantes liées à l’agriculture écologiquement intensive.

Première édition en 2010, et les Terrenales à la ferme en 2012 Après la première édition en 2010 à Saint-Jean-de-Linières, Maine-et-Loire, qui avait rassemblé 10 000 agriculteurs, c’est cette année sur huit fermes que sont présentées grandeur nature des innovations qui concilient rendements agricoles et performance environnementale. Les Terrenales 2012 sont à visiter en Loire-Atlantique, en Ille-et-Vilaine, dans le Maine-et-Loire, dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne.

Les enjeux agricoles de demain L’agriculture écologiquement intensive (AEI), c’est produire plus et mieux, avec moins. Produire plus pour assurer l’alimentation de tous, mieux grâce à de nouvelles solutions reposant sur l’écologie, la biologie et l’agronomie. Et produire avec moins en limitant les intrants non renouvelables. L'AEI associe le développement de l’agriculture à la protection de l’environnement. Des solutions s’élaborent dans le monde entier, biologistes, agronomes, chercheurs, spécialistes de la biodiversité et professionnels de l’agriculture, tous les agriculteurs et toutes les agricultures vont devoir travailler ensemble pour y parvenir. Les Terrenales ont vocation à devenir le rendez-vous des agriculteurs pour un partage de ces savoirs et de ces expériences. Pour réussir, il faut permettre à l’agriculteur de se saisir de ces nouvelles pratiques et de les expérimenter. L’échange avec d’autres agriculteurs est vital et c’est tout l’enjeu de ces Terrenales à la ferme qui leur permettront de devenir eux-mêmes des acteurs de ces innovations.

Huit thématiques pour huit exploitations En 2012, pour chaque thématique, chacun pourra assister dans les huit fermes à des démonstrations grandeur nature, à des ateliers présentant des réalisations concrètes, à des conférences en plein air. Agriculteurs, professionnels de l’agriculture et scientifiques partageront expériences et idées neuves.


Huit journées sur huit exploitations Vendredi 1er juin. Pour un travail du sol performant. EARL Gédeaux à Basses, Vienne. Les nouveaux matériels de préparation des sols et de semis laissent entrevoir de réelles avancées sur l’efficacité du travail du sol.

Mardi 5 juin. Légumineuses et protéines au service du troupeau. GAEC de l’Olivette à La Chapelle St-Laurent, Deux-Sèvres. Les pistes innovantes se multiplient et redonnent un intérêt économique à la production des protéines à la ferme.

Jeudi 7 juin. Le guidage de précision au service de l’agronomie. EARL Vaucelle à Chauvigny, Vienne. Quand le tracteur devient l’interface entre les satellites et les outils, l’optimisation des techniques culturales et des apports devient possible pour produire plus et mieux.

Mardi 12 juin. Irriguer au compte-goutte. GAEC de la Singerie à Mazé, Maine-et-Loire. Quand les besoins de la plante se mesurent avec précision grâce aux sondes capacitives, il devient possible d’affiner les quantités apportées, en irriguant au goutte à goutte.

Mercredi 13 juin. Booster la fertilité organique du sol. GAEC du Pâtis à St-Rémy en Mauges, Maine-et-Loire. Pour mieux valoriser les apports organiques, des techniques nouvelles apparaissent pour améliorer l’état physique, chimique et biologique des sols.

Jeudi 14 juin. Piloter les cultures par satellite. Ferme de la Haute Beuvrière à GrezNeuville, Maine-et-Loire. Les nouveaux systèmes de données, construits à partir d’imagerie satellite ou d’analyse de la résistivité des sols permettent désormais de connaître avec précision les différences au sein d’une même parcelle.

Vendredi 15 juin. Analyser les acides gras du lait pour ajuster les rations. GAEC de la Prée à Casson, Loire-Atlantique. L’analyse infrarouge des acides gras du lait donne une nouvelle dimension au pilotage de l’alimentation.

Mardi 19 juin. Des cultures plus riches en protéines. GAEC de l’Éolienne au GrandFougeray, Ille-et-Vilaine. Par la diversification des ressources, des pistes apparaissent pour sécuriser l’approvisionnement en protéines de l’exploitation.


Vendredi 1er juin 2012: Pour un travail du sol performant EARL Gédeaux à Basses, Vienne. L’agriculteur : Jean-Luc Demion, producteur de céréales et de volailles.

Blé semé sur couverts végétaux

Agir sur la vie du sol Utiliser et s’appuyer sur la vie du sol pour aider le développement des cultures, l’enjeu est environnemental : comment préserver un sol vivant, à travers les techniques culturales productives? Le recours aux plantes compagnes, le non-labour, l'utilisation de couverts végétaux et de la matière organique, cette mise à profit de tout le vivant pour protéger et développer la plante, c'est aussi moins d’énergie dépensée et moins de produits pétroliers utilisés. Les nouveaux matériels de préparation des sols et de semis direct laissent entrevoir de réelles avancées sur l’efficacité du travail du sol. Des solutions nouvelles, comme le strip till, permettent de conjuguer la praticité du labour et la préservation de la vitalité du sol.

Des témoignages d’experts : Frédéric Thomas, agriculteur, rédacteur en chef de la revue TCS. Cela fait aujourd’hui plus de 20 ans qu’avec d’autres agriculteurs, nous nous sommes lancés dans la réduction du travail du sol… En s’appuyant sur les fonctionnalités naturelles du sol (minéralisation de l’azote, stockage de l’eau…) nous recherchons l’intensification écologique des agro-éco-systèmes. Gilles Sauzet, expert système cultures au CETIOM. Semer sans travailler le sol et sans flux de terre, associer des légumineuses, sont entre autres des leviers qui doivent améliorer la qualité de croissance, diminuer les pressions adventices et éventuellement les insectes, en utilisant moins de pesticides et de fertilisants azotés, tout en préservant le rendement.


Mardi 5 juin 2012 : légumineuses et protéines au service du troupeau GAEC de l'Olivette à La Chapelle St-Laurent, Sarthe. Les agriculteurs : Jean-Marc Cron, Pascal et Pierre Bossard, producteurs de lait, de fourrages, de céréales et de viande bovine.

Production de protéines végétales La production de protéines est devenu un enjeu mondial. La demande ayant dépassée l'offre, il est impératif d'instaurer des circuits court pour l'approvisionnement, avec une qualité constante et contrôlée depuis la source. Les Terrenales à la ferme du GAEC de l’Olivette présenteront de nouvelles bases pour la production des légumineuses, cultivées seules ou en associations, en grandes cultures ou en productions fourragères. L’évolution des techniques et des variétés redonnent un intérêt économique à la production des protéines à la ferme et offre aujourd’hui des opportunités de production dans différentes situations de sol et de climat. Une meilleure valorisation dans l’alimentation des troupeaux devient possible.

Colza semé avec des plantes compagnes gélives pour se passer du désherbage.

Des témoignages d'experts : Cyril Lechartier, Enseignant-chercheur en Zootechnie à l'ESA d'Angers "Les protéines sont indispensables à la production de viande et de lait. Le système d’alimentation des animaux d’élevage a longtemps privilégié la production du maïs et des céréales, riches en énergie, et l’importation de soja, concentré en protéines. L’enjeu : un recours à des fourrages plus diversifiés, en particulier les légumineuses, qui combinent apports en fibres et en protéines. ".

Laurent Houis, importateur de matières premières pour l’alimentation animale chez Solteam. "Le marché mondial des protéines est marqué par une forte augmentation de la consommation des pays émergents, comme la Chine et l’Inde. Face à cette plus forte demande, on constate une stagnation de l’offre en soja, partiellement ralentie par le développement des cultures énergétiques. Il en résulte une forte volatilité des cours, renforcée par l’évolution des coûts de l’énergie et des transports. L’Europe est devenue un acteur mineur sur ce marché. Produire des protéines devient une nécessité".

Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint du secteur agriculture de l'INRA "Les légumineuses, fourragères et protéagineux, permettent de produire plus de protéines dans l’exploitation, tout en apportant de nombreux avantages : pas besoin d’engrais azotés, effet bénéfique sur la rotation et économies sur les achats de concentrés pour les animaux. Le développement récent des légumineuses, notamment en fourragères, reste moins important qu’on pourrait l’espérer. Ces difficultés peuvent être levées, par les efforts de recherche engagés aussi bien sur la génétique que sur les nouvelles techniques de cultures, comme les associations, ou sur la récolte et la conservation des fourrages. Par des échanges sur les nombreuses expériences réussies sur le terrain, les agriculteurs pourront mieux maîtriser les légumineuses".


Jeudi 7 juin 2012 : le guidage de précision au service de l'agronomie EARL Vaucelle à Chauvigny, Vienne. Les agriculteurs : Candice Trela, Myriam Blanchard, Florian et Laurent Vaucelle, producteurs de céréales et de semences.

Les agriculteurs

Moins mais mieux Les nouvelles technologies en machinisme et guidage satellite permettent de nouvelles pratiques : lorsqu’on sait de quoi les plantes ont besoin, et à quel endroit, on peut cibler et ainsi diminuer les apports en engrais. Les Terrenales à la ferme de l’Earl Vaucelle permettront de découvrir les applications aujourd’hui permises par les technologies du géo-positionnement et de la communication entre le tracteur et la machine : positionnement d’une graine de colza sur la ligne de passage du fissurateur, identification de l’hétérogénéité de la parcelle et modulation automatique des apports pour s’adapter aux besoins des différentes zones. Quand le tracteur devient l’interface entre les satellites et les outils, l’optimisation des techniques culturales et des apports devient possible pour produire plus et mieux avec moins.

Des témoignages d'experts : Caroline Desbourdes, spécialiste agriculture de précision chez Arvalis - Institut du végétal. "L’objectif d’un guidage ou d’un autoguidage est de limiter les manques ou les recouvrements entre deux passages de tracteurs. Il permet d'économiser des intrants et de travailler quelques soient les conditions de visibilité. Il existe aujourd'hui un vaste choix de matériels et de signaux de correction qu'il faut sélectionner en fonction de ses besoins sur son exploitation". Jean Marc Valet, Géocarta. "Géocarta a développé les outils de zonage des sols pour l’agriculture avec la cartographie des résistivités électriques. La résistivité varie avec la texture, la profondeur, la pierrosité, le compactage, la réserve utile… L'agriculteur positionne aussi au mieux ses analyses de sol. C'est important pour dépister un décrochage local. Ainsi, l’agriculteur pourra ajuster ses intrants selon la potentialité des sols et les réserves utiles, éviter les surdosages locaux inutiles et dangereux pour l'environnement (tout en continuant d'exploiter les zones à fort potentiel), produire plus en raisonnant mieux".


Mardi 12 juin 2012 : irriguer au compte-goutte GAEC de la Singerie à Mazé, Maine-et-Loire. Les agriculteurs : Nathalie Archambault et Daniel Grobois, producteurs de lait et maïs-semence.

L’eau : quels enjeux ? À l’heure où l’eau devient une ressource de plus en plus rare, privilégier son économie est un défi majeur. Puisque la ressource est limitée, l’irrigation goutte à goutte, mais aussi la mesure de la quantité d’eau dans le sol, permettront de l’économiser et de gérer son apport à la plante quand elle en a besoin. Les Terrenales à la ferme du GAEC de la Singerie feront découvrir les innovations permettant une meilleure maîtrise des apports d’eau à la culture. Quand les besoins de la plante se mesurent avec précision grâce aux sondes capacitives, il devient possible d’affiner les quantités apportées, en irriguant au goutte à goutte. Du tuyau de surface aux nouveaux équipements enterrés permanents, l’évolution du matériel laisse entrevoir de réelles économies en eau et en temps, tout en préservant le rendement !

Installation d'une sonde hygrométrique dans un champ de maïs

Des témoignages d'experts : Xavier Leflaive, administrateur principal de l'OCDE. L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être humain. La nécessité de gérer l’eau pour répondre à ce besoin constitue, pour les gouvernements et pour les irrigants, un enjeu de taille. Faute de profondes réformes et d’améliorations notables des méthodes et techniques de gestion de l’eau, d’ici à 2050 la situation risque fort d’empirer, d’autant qu’il faut prévoir une intensification de la concurrence pour l'accès aux ressources en eau. Les recommandations que je pourrais faire aux agriculteurs sont de trois ordres : préserver les ressources (ex : limiter le travail du sol, recharger les nappes, réutiliser les eaux usées traitées) ; adapter les itinéraires techniques (ex : génétique, assolement) ; et augmenter l’efficience de l’eau d’irrigation. Sylvie Renac, ingénieur régional chez Arvalis - Institut du végétal. L’eau est un intrant primordial en agriculture, permettant de sécuriser les rendements et les stocks fourragers. C’est un intrant sans lequel les cultures pourraient disparaître de certains types de sol trop superficiels. Cependant, dans nos régions Poitou-Charentes et Pays de la Loire, les tensions sur la disponibilité de cette ressource conduisent l’administration à diminuer les volumes d’eau dédiés à l’irrigation. Cela doit nous amener à repenser l’utilisation de l’eau en situation de restriction. Optimisation de l’assolement, pilotage de l’irrigation… avec des outils de mesures de l’humidité du sol sont des solutions à intégrer dès aujourd'hui, pour anticiper l'avenir. La gestion de l’eau est bien un enjeu important du concept AEI de « produire plus et mieux avec moins ». Dominique Rollin, directeur adjoint de UMR G-EAU à l' IRSTEA. Les grands défis de l’eau des prochaines années et décennies concernent : - La pression sur les ressources hydriques, permanente ou saisonnière, qui ne cesse de croître du fait de la demande par différents usages et du changement climatique ; - La difficulté croissante de concilier les intérêts particuliers des différents utilisateurs et la protection des populations et infrastructures contre les dangers liés à l’eau tout en préservant l’environnement ; - L'évolution de l’agriculture forte consommatrice d’eau (surtout à des moments où elle est rare) dans un monde qui aura besoin de produire 70% d'aliment en plus en 2050. Pour les irrigants français, l'amélioration de l'efficience de l'eau doit être au centre de leurs préoccupations. Le goutte-à-goutte, que nous testons dans nos travaux de recherche à Montpellier, est une solution qui intéressera les visiteurs des Terrenales.


Mercredi 13 juin 2012 : booster la fertilité organique du sol GAEC du Pâtis à St-Rémy en Mauges, Maine-et-Loire. Les agriculteurs : Jean-Pierre et Dominique Emeriau, Freddy Subileau et André Emeriau, producteurs de céréales, de lait et de volailles.

Le non-labour

Agir sur la vie du sol L'enjeu écologique majeur est de préserver cette vie et de s'appuyer sur elle pour aider le développement des cultures sans la dégrader. En utilisant tout le vivant pour protéger et développer la plante, par le recours aux plantes compagnes, au non-labour, aux couverts végétaux et la matière organique on consomme moins d’énergie, moins de produits. À St-Rémy en Mauges, les Terrenales à la ferme montreront des solutions visant à favoriser une meilleure activité et une meilleure fertilité du sol. Pour mieux valoriser les apports organiques, des techniques nouvelles apparaissent qui améliorent l’état physique, chimique et biologique des sols. Alors que le travail du sol sans labour permet d’agir sur la vie du sol et la valorisation des amendements organiques, le compostage ou la séparation de phases, permettent de leur côté de gérer différemment les effluents d'élevage.

Des témoignages d'experts : Daniel Cluzeau, enseignant chercheur à l'Université de Rennes. Le sol, système complexe et fragile, est une ressource primordiale pour l’agriculture et pour la société. Face à l’accroissement de la population mondiale et à l’emprise croissante de l’urbanisation, les agriculteurs devront produire plus avec moins de surfaces disponibles. L’acquisition de connaissances sur la fameuse «boîte noire» - c’est-à-dire la vie biologique du sol - peut les y aider. Mieux comprendre une ressource permet de mieux la gérer. Lionel Ranjard, directeur de recherche à l' INRA Les sols représentent un réservoir de biodiversité microbienne, source importante d’intensification écologique des agro-systèmes : ces microorganismes, bactéries, champignons, sont des producteurs de nutriments pour les végétaux : sans eux, pas de recyclage de la matière organique, pas de fertilité. Nos travaux de recherche visent aujourd’hui à mesurer l’abondance et la diversité de cette biomasse en vue demain d’espérer pouvoir intensifier leurs fonctionnalités bénéfiques aux cultures.


Jeudi 14 juin 2012 : Piloter les cultures par satellite Ferme de la Haute Beuvrière à Grez-Neuville, Maine-et-Loire. L’agriculteur : Jean-Louis Beaudusseau, producteur de céréales.

Jean-Louis Beaudusseau

Piloter les cultures par satellite Les nouveaux systèmes de données, construits à partir d’imagerie satellite ou d’analyse de la résistivité des sols permettent désormais de connaître avec précision les différences au sein d’une même parcelle. Couplée à cette connaissance, la disponibilité des signaux de géo-positionnement par satellite et la standardisation de la communication tracteur-outil proposés par le machinisme agricole donnent l’opportunité d’allier économie et écologie, tout en assurant le bon développement de la plante. Les Terrenales à la ferme de La Haute Beuvrière vous feront découvrir ces avancées technologiques permettant de gérer une culture de manière différenciée au sein de la parcelle pour contribuer à une agriculture productive et respectueuse de l’environnement.

Des témoignages d'experts : Benjamin Mallavan ou Grégoire Sigel, Astrium. «FARMSTAR, service dédié à l’agriculture de précision et au pilotage des cultures, soutient depuis 10 ans les agriculteurs soucieux de conduire leurs cultures de manière raisonnée et dans le respect de l’environnement. Créé par Astrium et ARVALIS – Institut du végétal et rejoint par le CETIOM, ce système d’analyse et de pilotage des cultures combinent imagerie satellite et expertise agronomique pour fournir des informations sur la vitalité et la santé des plantes à l’échelle de la parcelle. Véritables outils d’aide à la décision, ces conseils permettent à près de 10 000 agriculteurs en France de gérer au plus juste les besoins de leurs cultures en fertilisants et produits phytosanitaires. Opérationnel sur blé depuis 2002, le service a été étendu au colza en 2003 puis à l’orge d’hiver en 2005, et couvre en 2011 près d’un demi-million d’hectares. Il permet aux agriculteurs de mieux raisonner la conduite des cultures au niveau de la fertilisation, de la lutte contre la verse et de la lutte contre les maladies.» Jean-Marc Valet, Géocarta. «Géocarta a développé les outils de zonage des sols pour l’agriculture avec la cartographie des résistivités électriques. La résistivité varie avec la texture, la profondeur, la pierrosité, le compactage, la réserve utile. Avec la résistivité, il est possible d’appliquer à l’intérieur d’une même parcelle des doses de semis, d’azote, de P, K, Mg, Ca et de certains produits phytosanitaires zone par zone. L’agriculteur positionne aussi au mieux ses analyses de sol. C’est important pour dépister un décrochage local. Ainsi, l’agriculteur pourra ajuster ses intrants selon la potentialité des sols et les réserves utiles, éviter les surdosages locaux inutiles et dangereux pour l’environnement (tout en continuant d’exploiter les zones à fort potentiel), produire plus en raisonnant mieux.»


Vendredi 15 juin 2012 : Analyser les acides gras du lait pour ajuster les rations GAEC de la Prée à Casson, Loire-Atlantique. Les agriculteurs : Luc Terrien et Julien Frémont, producteurs de lait, de céréales et de maïs.

Julien Frémont

Améliorer la qualité de vie de l’animal tout en améliorant la qualité du lait Par l’analyse du lait du troupeau, une meilleure connaissance de la santé du troupeau, on peut suppléer les carences ou éviter le surdosage de complément de ration. Le profil en acides gras du lait est amélioré, la productivité est améliorée ainsi que l’état de santé et la fertilité du troupeau. L’enjeu : servir à la fois le produit et le producteur. L’analyse infrarouge des acides gras du lait donne une nouvelle dimension au pilotage de l’alimentation. Des leviers d’actions apparaissent pour simultanément améliorer l’efficacité alimentaire et orienter les qualités d’acides gras du lait. En liant valorisation maximale des fourrages de l’exploitation, amélioration de la santé du troupeau, réduction des pertes et des rejets de méthane, les Terrenales à la ferme du GAEC de la Prée démontreront grandeur nature qu’AEI et économie vont de pair. Climat, nature de l'alimentation, conditions environnementales, bâtiment ect, autant de facteurs modifiables pour améliorer encore la santé et la fertilité du troupeau. Des techniciens surveillent les graphiques et peuvent appeler l’éleveur et le conseiller de manière préventive en temps réel.

Des témoignages d'experts : Philippe BRUNSCHWIG, ingénieur à l’Institut de l’Élevage. «L’amélioration de l’efficacité alimentaire est un indicateur du bon fonctionnement des animaux. En production laitière, il est susceptible de varier en fonction des animaux (génétique, stade de lactation...), de l’environnement de l’élevage (bâtiment, accès à l’auge...) et de la qualité de l’alimentation (fourrage, complémentation...). La conduite de l’alimentation l’influence très fortement, avec des conséquences importantes sur les résultats économiques et environnementaux de l’élevage. Cette efficacité alimentaire conditionne également la composition fine du lait, notamment des différents acides gras.» Pierre WEILL, directeur de Valorex. «Comme la médecine humaine sait le faire depuis longtemps pour le sang, on peut désormais utiliser les analyses de lait comme indicateurs très précis de suivi de l’efficacité alimentaire et de l’état de santé des vaches laitières d’un même troupeau. Les techniques d’analyses qui déterminent la nature et la teneur des 400 acides gras contenus dans le lait sont maintenant pratiquées facilement. Elles permettent également de porter un diagnostic sur le rendement énergétique et les rejets de méthane des animaux. On sait par ailleurs qu’une bonne maîtrise de l’efficacité alimentaire ainsi contrôlée permet de maintenir l’équilibre naturel du lait en ses composants nutritionnels.»


Mardi 19 juin 2012 : Des cultures plus riches en protéines GAEC de l'Éolienne au Grand Fougeray. Les agriculteurs : Christel Pichaud, Joël, Martine et Stéphane Jutel, producteurs de céréales.

Production de protéines végétales Cette production représente un enjeu mondial. L’éloignement des sources d’approvisionnement et une demande supérieure à l’offre ont conduit à rechercher la sécurisation des sources et de leur qualité ainsi que l’instauration de circuits courts Par la diversification des ressources, des pistes apparaissent pour sécuriser l’approvisionnement en protéines de l’exploitation. Les Terrenales à la ferme au GAE de l’Eolienne feront redécouvrir l’intérêt des légumineuses, seules ou associées, qui permettent d’intensifier les capacités biologiques de production des sols, tout en améliorant l’impact agronomique sur la parcelle. Des solutions nouvelles permettent d’assurer la production de lupin en l’associant à une production de céréales, et dans les productions céréalières existantes, le taux de protéines peut encore progresser par une adaptation des pratiques agronomiques et de la fertilisation.

Lupin et blé en association

Des témoignages d'experts : Cyril Lechartier, enseignant-chercheur en zootechnie à l'ESA d'Angers. "Les protéines sont indispensables à la production de viande et de lait. Le système d’alimentation des animaux d’élevage a longtemps privilégié la production du maïs et des céréales, riches en énergie, et l’importation de soja, concentré en protéines. L’enjeu : un recours à des fourrages plus diversifiés, en particulier les légumineuses, qui combinent apports en fibres et en protéines. ". Laurent Houis, importateur de matières premières pour l’alimentation animale chez Solteam. "Le marché mondial des protéines est marqué par une forte augmentation de la consommation des pays émergents, comme la Chine et l’Inde. Face à cette plus forte demande, on constate une stagnation de l’offre en soja, partiellement ralentie par le développement des cultures énergétiques. Il en résulte une forte volatilité des cours, renforcée par l’évolution des coûts de l’énergie et des transports. L’Europe est devenue un acteur mineur sur ce marché. Produire des protéines devient une nécessité". Christian Huyghe, directeur scientifique adjoint du secteur agriculture de l'INRA. "Les légumineuses, fourragères et protéagineux, permettent de produire plus de protéines dans l’exploitation, tout en apportant de nombreux avantages : pas besoin d’engrais azotés, effet bénéfique sur la rotation et économies sur les achats de concentrés pour les animaux. Le développement récent des légumineuses, notamment en fourragères, reste moins important qu’on pourrait l’espérer. Ces difficultés peuvent être levées, par les efforts de recherche engagés aussi bien sur la génétique que sur les nouvelles techniques de cultures, comme les associations, ou sur la récolte et la conservation des fourrages. Par des échanges sur les nombreuses expériences réussies sur le terrain, les agriculteurs pourront mieux maîtriser les légumineuses".


Le groupe Terrena et l’agriculture écologiquement intensive (AEI) Terrena s’engage pour un pacte nouveau entre agriculture et société basé en amont, sur une agriculture écologiquement intensive et en aval, sur la valorisation de l’axe nutrition santé. Terrena souhaite être un apporteur de solutions pour l’agriculture de demain et contribuer au bien-être des consommateurs.

Les Terrenales, une étape du projet «Terrena vision 2015 ». Le projet d’entreprise « Terrena Vision 2015 » adopté en 2007 vise à l’adaptation du groupe coopératif à un nouveau modèle économique. Les Terrenales constituent une étape dans la mise en œuvre de ce projet. Un lien étroit se tisse : de la production agricole jusqu'au produit alimentaire et trois points sont particulièrement pris en compte : l’environnement, la nutrition et la santé.

L’émulation au cœur de la démarche agriculture écologiquement intensive. Le Groupe Terrena a construit son projet Vision 2015 en mobilisant des chercheurs, des intellectuels et les agriculteurs. Le concept de l’agriculture écologiquement intensive a été adopté par le groupe mais n’est pas sa propriété. Les initiateurs de ce concept le positionnent comme une base de réflexion commune à l’ensemble de la communauté scientifique et agricole pour imaginer l’agriculture d’après le Grenelle de l’environnement. D’autres entreprises ou acteurs peuvent construire leurs démarches en se réclamant de l’agriculture écologiquement intensive. Pour les initiateurs de la démarche, le foisonnement des initiatives, les controverses, l’échange entre les acteurs seront le gage d’une agriculture en mouvement et en réconciliation avec la société.

Le Groupe Terrena : premier groupe coopératif français. Terrena est un groupe coopératif agro-alimentaire, qui collecte, transforme et commercialise la production de ses 25 000 agriculteurs adhérents répartis sur le grand ouest de la France.

Quelques chiffres 22 000 agriculteurs adhérents 11 821 salariés (équivalents temps plein) 4,4 milliards € de chiffre d’affaires 545 millions € de capitaux propres 93,3 millions d’euros investis par an Pôle production animales et grandes cultures 1,752 milliards € Pôle Agro-alimentaire 2, 277 milliards € Pôle filières végétales et distributions spécialisées 324,6 millions € Pôle PAGC 2 245 salariés 1,7 milliard d’euros de CA 250 points de collecte de céréales 49 magasins Espace Terrena Pôle FVDS 1 524 salariés 324,6 millions d’euros de CA 50 magasins Gamm vert Pôle agroalimentaire 7 697 salariés 2,3 milliards d’euros de CA 63 sites


Dossier de presse LES TERRENALES A LA FERME