Issuu on Google+

Rapport annuel 2012

Ensemble, pour une Nouvelle Agriculture


La Nouvelle Agriculture , c’est trois différences : ®

Sommaire p. 01

Profil

p. 02

Message du Président et du Directeur général La compétitivité de la Nouvelle Agriculture®

p. 04

Gouvernance Une vision moderne de la coopération

p. 06

Chiffres clés 2012 Coopérative et groupe Terrena

p. 08

Faits marquants 2012

p. 12

« TERRENA, VISION 2015 » Ensemble, pour une Nouvelle Agriculture®

p. 14

La Nouvelle Agriculture® au service de l’agriculteur

p. 20

La Nouvelle Agriculture au service du consommateur

p. 22

TERRENA, 3 PÔLES D’ACTIVITÉS

p. 24

PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC) Productions végétales Distribution agricole et logistique Nutrition animale Ruminants Monogastriques Agriculture biologique Semences Terrena Viticulture Pommes à jus Protéines végétales

p. 36

PÔLE FILIÈRES VÉGÉTALES ET DISTRIBUTIONS SPÉCIALISÉES (FVDS) Nutrition et santé végétale Distributions spécialisées Distribution grand public Machinisme Horticulture

p. 42

PÔLE AGROALIMENTAIRE (AA) Gastronome Multilap - ALPM Elivia Evélia Laïta

p. 48

Scientifique et Environnement

p. 50

Rapport financier 2012

1 – Nos agriculteurs organisés en coopérative, véritables Sentinelles de la terre ;

2 – L’Agriculture Écologiquement Intensive comme socle technologique ;

®

3 – La Nutrition Santé comme bénéfice pour les consommateurs.


Profil

La Nouvelle Agriculture , ®

pour créer une grande proximité entre l’agriculteur et le consommateur Rendre accessible au plus grand nombre de consommateurs des produits de proximité issus de nos exploitations : c’est l’objectif de la Nouvelle Agriculture . ®

Les agriculteurs de Terrena sont convaincus que les pratiques agricoles doivent évoluer profondément pour relever le nouveau défi de ce siècle, produire plus et mieux avec moins. Plus pour nourrir une population toujours plus nombreuse à un prix accessible au plus grand nombre. Mieux pour améliorer les qualités nutritionnelles des produits et contribuer par l’alimentation à la préservation du capital santé de chacun d’entre nous. Et avec moins en réduisant le recours aux pesticides, antibiotiques et autres engrais chimiques : en d’autres mots avec moins d’intrants artificiels. Pour cela, il s’agit d’innover pour mieux utiliser le potentiel naturel des sols, pour replacer l’animal et son confort au cœur de nos pratiques d’élevage. En d’autres termes, il s’agit de pratiquer une Agriculture Écologiquement Intensive (AEI), c’est-à-dire qui voit l’environnement comme un levier d’innovation plutôt qu’une contrainte.

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 PROFIL

01


Message du Président et    du Directeur général 

La compétitivité de la Nouvelle Agriculture

Hubert Garaud, Président du Groupe Terrena

02

 HUBERT GARAUD ET ALAIN GUILLEMIN, quel bilan faites-vous de l’exercice 2012 pour Terrena ? Hubert Garaud : 2012 a constitué un véritable test pour la capacité d’adaptation de nos modèles économiques. La situation de crise que nous connaissons n’est pas conjoncturelle. Elle est le signe d’une profonde mutation de nos économies. Malgré ce contexte très difficile, surtout sur le second semestre, nous nous sommes donné comme priorité de maintenir la qualité de l’accompagnement aux agriculteurs et la rémunération de nos adhérents. C’est un choix stratégique pour sortir plus fort de cette crise. Mais ce choix a une contrepartie, l’adaptation de nos fonctionnements que ce soit le déploiement de la Nouvelle Agriculture ou la rénovation de la contractualisation. Alain Guillemin : Dans un contexte où nous sommes convaincus que nous ne traversons pas une crise mais que nous vivons un changement profond et durable, nous avons choisi de ne pas céder à la facilité et de donner la priorité à la sauvegarde des compétences et de l’emploi. C’est un gage pour pouvoir rebondir. Par contre, à l’image des agriculteurs, c’est un contrat bilatéral. La contrepartie, c’est l’accélération du changement, la mutation des métiers et l’augmentation de la flexibilité et de la productivité.

rapport annuel 2012 Message du Président et du Directeur général

 Et en termes de performance économique ? AG : Si le résultat net a été divisé par deux pour atteindre 10 millions d’euros, la capacité d’autofinancement s’élève à 62,4 millions d’euros, supérieure à celle de l’année 2010. Nous avons sauvegardé les résultats dans la tempête. Cela nous permet de conserver notre capacité à réaliser nos projets d’investissements. HG : Deux actualités ont marqué l’année 2012 du point de vue économique. D’une part, la fragilité de l’économie et de la consommation française dans un contexte mondial en profonde mutation et l’impact déraisonnable des fluctuations du prix des matières premières sur les productions animales. Pour ce qui est du premier, il nous confirme que l’économie de notre Groupe est aujourd’hui trop dépendante de l’économie hexagonale. Nous devons absolument et rapidement ouvrir nos activités sur le marché européen et sans doute dans un second temps au niveau mondial. Il est symptomatique de voir que les activités de notre Groupe, qui sont déjà pour une part significative à l’international, sont celles qui résistent le mieux. Pour le second point, la situation est plus délicate. La rapidité des fluctuations sur les marchés des matières premières ne nous laisse pas le temps de les répercuter tout au long de la filière. Quand en quelques semaines le prix du blé augmente de + 40 %, il est impossible de faire varier les prix aux consommateurs en proportion dans le même délai. AG : Cette volatilité est d’autant plus impactante que les produits alimentaires bruts sont peu marketés. Il est donc fondamental de travailler le marketing de l’offre et de redonner de la valeur aux productions les plus concernées comme les viandes. C’est ce que font très bien les produits laitiers de grande consommation ou les biscuits.

Terrena

®


Quelles sont les solutions possibles face à ce constat ? AG : Il n’y a pas de surprise. Nous savons depuis plus de cinq ans que la dynamique des marchés irait dans ce sens et s’accentuerait. C’est d’ailleurs cette analyse qui a donné naissance à notre projet stratégique « Terrena Vision 2015 ». Aussi, la solution, c’est d’avancer méthodiquement et avec persévérance dans sa mise en œuvre. En février, un accord a été finalisé avec les familles Lœul et Piriot pour constituer ALPM (Alliance Lœul et Piriot et Multilap). Cette dernière a d’ailleurs repris Bretagne Lapins en ce début 2013. Cette alliance permet à la filière lapin de disposer d’un leader dont la mission est de relancer cette production notamment par l’innovation produit et de développer son activité à l’international. En juillet, Davodeau-Ligonnière a repris la société Valois pour constituer le leader européen du plan de pommiers et l’un des tout premiers acteurs mondiaux. En production agricole, la première année de fonctionnement d’Agrihub a été réussie et a permis à chacun des partenaires de gagner en compétitivité. HG : Nous sommes également très satisfaits des investissements que nous avons réalisés dans la filière semences, notamment sur le site de Beaufort en Vallée. Cela se traduit très concrètement par des augmentations de surface en multiplication. Nous engageons le même plan sur l’activité céréales pour être à même de gérer les cahiers des charges, d’adapter nos productions aux marchés, et nos infrastructures à la mutation des exploitations agricoles et aux exigences de nos clients.  Dans quelle direction le travail va-t-il se poursuivre en 2013 ? HG : Les entreprises qui gagnent et qui seront là demain sont celles qui se sont donné les moyens d’aller chercher, hors de leur périmètre, les ressources humaines et financières nécessaires à leur croissance et à l’atteinte de la taille critique par métier. Pour accueillir des investisseurs extérieurs, il faut une organisation et une gouvernance adaptées, qui leur donnent confiance. C’est l’étape que nous allons franchir en 2013 avec l’évolution de notre gouvernance. Cette modernisation vise à accélérer le déploiement de vision 2015. Le conseil d’administration de la coopérative Terrena s’impliquera plus dans la dimension agricole avec l’objectif de suivre plus précisément les productions. Les commissions de productions actuelles deviendront des commissions productions et marchés pour, d’une part créer les produits NA – La Nouvelle Agriculture et d’autre part, mieux se connecter aux marchés et à ses évolutions. En parallèle, nous créerons un conseil des filiales et participation dont la mission sera de suivre spécifiquement les filiales en productions végétales et agroalimentaires ainsi que les participations ®

Terrena

minoritaires. Ce conseil accueillera en septembre deux administrateurs indépendants. AG : Cette adaptation est nécessaire car la volatilité des prix a un impact très concret sur notre structure financière. Si le Groupe Terrena a su constituer des fonds propres conséquents au fil des années, ces derniers sont fortement sollicités pour garantir le fonctionnement au quotidien. Aussi, la capacité à conclure les bons partenariats, à faire appel à des investisseurs ou partenariats est une condition sine qua non à la pérennité de nos métiers et à leur inscription dans le marché européen.  Et pour les agriculteurs ? AG : L’investissement que nous avons choisi de faire dans l’Agriculture Écologiquement Intensive paye. Ceux qui nous prédisaient d’aller dans le mur se rallient à notre analyse. Le marché du biocontrôle, par exemple, explose à travers le monde, notamment aux USA. C’est important de pouvoir proposer à nos adhérents les solutions les plus adaptées aux enjeux. En 2013, nous poursuivrons le développement de Solutions-NA pour les agriculteurs et nous déploierons sur le maximum de productions les produits NA – La Nouvelle Agriculture vers les consommateurs. Le déploiement du projet Sentinelles de la terre avec la mise en place du fond de partage du risque innovation constituera une innovation unique en Europe. HG : Dans un monde économique aussi mouvant la clé, c’est l’offre. C’est en créant des offres pertinentes pour les agriculteurs et pour les consommateurs que nous assurons la pérennité de nos activités et de celles des agriculteurs qui nous font confiance. Soyons au diapason de nos clients et des tendances de société, sachons prendre des risques, innover, sortir du cadre avec conviction et courage. C’est par le rapprochement entre les agriculteurs et les consommateurs, dans une logique de contractualisation rénovée tout au long de la filière, y compris avec nos clients distributeurs, que nous trouverons les clés de notre avenir.

Alain Guillemin, Directeur général du groupe Terrena

®

®

®

rapport annuel 2012 Message du Président et du Directeur général

03


Gouvernance

Une vision moderne de la coopération

1

2

3

4

1

2

3

5

6

7

8

8

9

10

9

10

15

16

17

LE BUREAU 1. Hubert Garaud, agriculteur à Lusanger (44), Président du groupe Terrena, 2. Marcel Placet, agriculteur à Montreuil-sur-Maine (49), Vice-président de Terrena, Président d’Evélia 3. Pierre Ducellier, agriculteur à Lathus-Saint-Rémy (86), Vice-président de Terrena, Président de Terrena Poitou

LES ADMINISTRATEURS 5. Olivier Chaillou, agriculteur à Charcé-Saint-Ellier (49), Président du pôle Filières Végétales et Distributions Spécialisées, Président de Jouffray-Drillaud, Président de Davodeau Ligonnière 6. Dominique Chargé, agriculteur à La Rouxière (44), Président de Laïta 7. Thierry Lambert, agriculteur à Bouillé-Ménard (49), Président du groupement porcs Terrena

4. Gérard Guilbaud, agriculteur à Chéméré (44), Secrétaire du Conseil, Président de Terrena Grand Public

04

RAPPORT ANNUEL 2012 LES INSTANCES DE LA GOUVERNANCE

8. Philippe Martineau, agriculteur à Chemillé (49), Président d’Elivia 9. Jean-Yves Ménard, agriculteur à Saint-Jean-de-Linières (49), Président de Gastronome, Président de Valiance 10. Patrick Moron, agriculteur à Usseau (86), Vice-président de Terrena Poitou

1. Éric Aubrun, agriculteur à Valdivienne (86)

6. Daniel Frappreau, agriculteur à Trémont (49)

2. Pierrick Babonneau, agriculteur à La Chapelle-Heulin (44)

7. Christophe Godet, agriculteur à La Petite-Boissière (79)

3. Pascal Ballé, agriculteur à La Selle-Craonnaise (53)

8. Dominique Grasset, agriculteur au May-sur-Èvre (49)

4. Louis-Marie Besnard, agriculteur au Mesnil-en-Vallée (49)

9. Michel Guionnet, agriculteur à Luché-Thouarsais (79)

5. Vincent Caillon, agriculteur à Campbon (44)

TERRENA


Notre finalité première est de valoriser durablement et de façon performante les productions de nos adhérents afin de pérenniser leurs exploitations. Terrena regroupe 22 000 agriculteurs. L’engagement et la solidarité entre tous, constitue un socle fort et un capital essentiel à préserver. Cela résume l’essence de la coopération et le lieu qui relie les adhérents dans la structure commune au service d’un projet collectif. Le Conseil d’administration est composé de 27 administrateurs agriculteurs dont un associé non coopérateur, salarié de la coopérative. Autour d’Hubert Garaud, le Président de Terrena, neuf d’entre eux, fortement impliqués dans la stratégie du Groupe, constituent le bureau du Conseil d’administration. Le Comité de direction est, quant à lui, composé de sept directeurs autour d’Alain Guillemin, le Directeur général.

4

5

6

7

1

2

3

11

12

13

14

4

5

6

7

8

LE COMITÉ DE DIRECTION 10. Jean-Marc Lalloué, agriculteur à Issé (44)

14. Bruno Perroteau, Salarié administrateur

1. Alain Guillemin, Directeur général Groupe

5. Christian Vanhove, Directeur Administratif et Financier

11. Olivier Martin, agriculteur à Vaudelnay (49)

15. Jean-Marc Poirier, agriculteur à Blou (49)

2. Hubert de la Hamelinaye, Directeur général adjoint, Directeur pôle Productions Animales et Grandes Cultures

6. Philippe Grié, Directeur des Ressources Humaines

12. Christophe Miault, agriculteur à Donges (44) 13. Pierre-Luc Pavageau, agriculteur à Boussay (44)

TERRENA

16. Marc Réveillère, agriculteur à Bouzillé (49) 17. Philippe Villain, agriculteur à Loudun (86)

3. Philippe Vernet, Directeur pôle Agroalimentaire 4. Christophe Laederich, Directeur général Gastronome

7. Alain Montembault, Directeur Scientifique Recherche & Développement 8. Christophe Couroussé, Directeur Marketing stratégique et Communication

RAPPORT ANNUEL 2012 LES INSTANCES DE LA GOUVERNANCE

05


Chiffres clés 2012

La coopérative Répartition du Chiffre d’affaires 2012

1342

2,3 % Autres Lait

MILLIONS D’EUROS* DE CHIFFRE D’AFFAIRES

Distribution et agrofournitures

Nutrition animale

2012

2011

2010

1 342,3

17279,8

17111,9

17,3

12,5

7,2

Résultat net

20,8

22,6

12,6

Capacité d’autofinancement

28,4

27,0

17,5

Résultat opérationnel

16,6 % 29,7 % Productions animales

Compte de résultat* en M€ Chiffre d’affaires

9,9% 27,6 % Productions végétales 13,9 %

1232 SALARIÉS EN 2012

* Soldes Intermédiaires de Gestion (SIG)

06

RAPPORT ANNUEL 2012 CHIFFRES CLÉS DE LA COOPÉRATIVE

TERRENA


Le groupe Terrena Répartition du Chiffre d’affaires 2012 par pôle d’activité Divers

0,2 %

12 046

41,6 % 51,5 % Pôle Agroalimentaire (AA)

Pôle Productions Animales et Grandes Cultures (PAGC)

6,7 %

4 478 MILLIONS D’EUROS* DE CHIFFRE D’AFFAIRES TERRENA

SALARIÉS EN 2012

Pôle Filières Végétales et Distributions Spécialisées (FVDS)

Compte de résultat* en M€ 2012

2011

2010

4 478,3

4 365,5

3 871,2

3,7

16,5

14,1

Résultat net

10,9

20,7

22,7

Capacité d’autofinancement

62,4

77,2

53,9

Chiffre d’affaires Résultat opérationnel

RAPPORT ANNUEL 2012 CHIFFRES CLÉS DU GROUPE TERRENA

07


Faits marquants

L’année 2012 Quand le monde change, Terrena avance !

01

FÉVRIER 01. INVESTISSEMENT SUR L’USINE D’ALIMENT DU COUREAU L’usine de fabrication d’aliments située à Ceaux-en-Couhé (86) affiche désormais une capacité de production annuelle de 100 000 à 120 000 tonnes d’aliments pour bovins, ovins, caprins, porcs, canards prêts à gaver et basse-cour. 02. LAÏTA ET UN CENTRE DE RECHERCHE BASÉ EN BELGIQUE S’ASSOCIENT POUR CRÉER UN DES LEADERS EUROPÉENS DU COLOSTRUM European Colostrum Industry (E.C.I.), société nouvellement créée, est le fruit d’une joint-venture à 50/50 avec le CER Groupe, centre de recherche basé à Marloie, en Belgique. ECI devient un des leaders européens sur le marché du colostrum bovin.

Les deux partenaires mutualisent leur savoir-faire et leurs moyens pour accélérer leur développement sur le marché porteur de l’immuno-nutrition. MARS 03. HUBERT DE LA HAMELINAYE NOMMÉ DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DU GROUPE TERRENA Hubert de la Hamelinaye, directeur du pôle PAGC est nommé Directeur général adjoint du Groupe Terrena. Dans le même temps, les activités de production de la coopérative sont regroupées dans le pôle PAGC : activité semences, viticulture, lupins, pommes à jus et bulbes. 04. TER’ELEVAGE : 3,5 MILLIONS D’EUROS POUR AIDER LES ÉLEVEURS À INVESTIR Ter’Elevage lance un plan ambitieux de développement

de la production qui représente 3,5 millions d’euros sur cinq ans. Ce dispositif appelé « Elit 2017 » aidera à la création de 7 500 nouvelles places d’engraissement de jeunes bovins, la rénovation de 17 500 places dans les ateliers existants et l’extension d’ateliers existants avec un objectif de 7 500 places. Au final l’ensemble du plan vise à passer de 70 000 à un potentiel de 85 000 places d’engraissement disponibles pour les adhérents Ter’elevage soit une capacité d’élevage annuel de 100 000 jeunes bovins. AVRIL 05. CRÉATION D’ALPM EN LAPINS Les familles Lœul et Piriot, Terrena et Unigrains s’allient pour redynamiser le marché du lapin et créent la société ALPM détenue à 60 % par les familles Lœul et Piriot, 30 % par Terrena et 10 % par Unigrains. L’objectif est de mobiliser les moyens nécessaires, notamment

04

03

08

06

RAPPORT ANNUEL 2012 FAITS MARQUANTS

05

TERRENA


Photo : Michel Stassart

06

en recherche et développement, en intégrant les grands enjeux que sont l’évolution des modes d’élevage ou le bien-être animal. JUIN 06. TERRENA ORGANISE LES TERRENALES À LA FERME Après une première édition des Terrenales en 2010, 1 rendez-vous mondial de l’Agriculture Écologiquement Intensive, Terrena organise du 1 au 19 juin 2012 les Terrenales à la ferme autour de huit thématiques AEI. 4 500 agriculteurs ont pu ainsi découvrir les dernières innovations et solutions au travers d’ateliers et de temps forts. er

er

07. 1 PRIX EUROPÉEN POUR L’INNOVATION COOPÉRATIVE Terrena a reçu au Parlement européen de Bruxelles, le 1 prix européen pour l’innovation ER

er

07

coopérative dans la catégorie Durabilité/Efficacité d’utilisation des ressources. Ce prix a été décerné à la coopérative par Paolo Bruni, Président de la Cogeca (association communautaire des coopératives européennes) en cette année 2012, déclarée année internationale des coopératives par l’ONU.

09. DL ET VALOIS FUSIONNENT Les Pépinières Valois et DL Davodeau Ligonnière se rapprochent pour ne former qu’une seule et même entreprise spécialiste du pommier. Dès 2004, ils avaient mis en commun leurs moyens de recherche en créant une station commune baptisée International fruit obtention. En particulier leurs travaux sur les pommes à chair rouge.

JUILLET 08. TERRENA-LES FERMIERS D’ANCENIS CERTIFIÉ NF V 01-007 QUALITÉ ET ENVIRONNEMENT La Commission Nationale de la Certification Environnementale (CNCE) a donné un avis favorable à Terrena-Les Fermiers d’Ancenis (production de volailles fermières) pour la reconnaissance au niveau 2 de leur certification NF V 01-007 (Agri Confiance). Les Fermiers d’Ancenis font partie des deux coopératives françaises à recevoir cette distinction.

08

06

TERRENA

09

RAPPORT ANNUEL 2012 FAITS MARQUANTS

09


SEPTEMBRE 10. TERRENA RÉAGIT À LA HAUSSE DU PRIX DES CÉRÉALES La flambée du prix des céréales et du soja a fortement impacté les productions animales. L’augmentation de + 50 % du prix des céréales conduit à une augmentation du coût de production de la volaille vive en moyenne de + 24 % et de plus de + 17 % sur le kilo de viande de volaille. Devant l’urgence de cette situation, le conseil d’administration de Terrena et de Valiance a mis en place un plan d’économie pour chacun des maillons de la filière qui, pour les éleveurs, a pris la forme d’une contribution de 2€/m² pour faire face à une situation exceptionnelle. 11. CAMPAGNE D’AFFICHAGE NATIONALE DES PRODUITS TENDRE ET PLUS… Du 18 au 24 septembre, Tendre Et PLUS s’est affichée, via son « Idée hamburger », dans les dix plus grosses

agglomérations de France. Ce produit a été reconnu « Saveur de l’année 2013 ».

Terrena, basée à Ancenis au siège de Terrena, touche de nombreux domaines : les produits, les services, la technologie, l’ingénierie, les analyses, les nouvelles énergies, la réglementation et l’environnement.

OCTOBRE 12. 3 ÉDITION DES ENTRETIENS DE L’AEI À L’ESA D’ANGERS Ces entretiens portaient sur les agriculteurs innovants qui expérimentent des solutions nouvelles en matière d’agriculture fondée sur l’ingénierie écologique. Le Conseil d’administration de l’Association, présidé par Michel Griffon, père fondateur de l’AEI, a réfléchi à quelques propositions pour consolider le mouvement d’innovation en cours. En savoir plus sur www.aei-asso.org

14. SIGNATURE D’UN PARTENARIAT ENTRE AGROCAMPUS OUEST ET TERRENA Agrocampus Ouest, établissement d’enseignement supérieur et de recherche en sciences du vivant, et Terrena ont signé un accord-cadre de partenariat dans une même ambition de contribuer à un développement durable des ressources sur leurs territoires.

13. CRÉATION DE TERRENA INNOVATION 2012 voit s’ouvrir une nouvelle étape importante avec la création de Terrena Innovation qui regroupe l’ensemble des équipes de la Direction Scientifique et Recherche & Développement. Cette société détenue à 100 % par

15. INAUGURATION DE L’USINE DE MÉTHANISATION VALDIS La nouvelle usine de méthanisation d’Issé, près de Châteaubriant (44), permet de produire du biogaz transformé en électricité et en chaleur grâce au traitement

E

12

10

10

13

RAPPORT ANNUEL 2012 FAITS MARQUANTS

TERRENA


14

de matières agricoles et de coproduits de la filière agroalimentaire (Elivia et Gastronome), de la grande distribution et de la restauration. Baptisée Valdis, la nouvelle usine pourra traiter annuellement 58 000 tonnes de biodéchets et produire l’équivalent de la consommation électrique d’une ville de 10 000 habitants. Pour ce nouvel équipement, l’un des plus importants du genre en France, cinq partenaires ont investi 15 millions d’euros, aux premiers rangs desquels le groupe Saria Industries, spécialisé dans la valorisation des coproduits alimentaires, et Terrena à hauteur de 34 %. 16. LE LAPIN NA - LA NOUVELLE AGRICULTURE EST EN RAYON Après les Solutions Nouvelle Agriculture proposées aux agriculteurs, Terrena lance en rayon le premier produit alimentaire Nouvelle Agriculture à destination des consommateurs. Il s’agit d’un lapin découpé (entier ou demi) dont l’histoire prend racine chez les éleveurs du

groupement accompagnés des salariés de la coopérative qui ont su apporter une vraie différence au consommateur. En savoir plus sur www.lanouvelleagriculture.coop. 17. INAUGURATION DE LA STATION EXPÉRIMENTALE LAITIÈRE D’ARVALIS L’Institut du Végétal ARVALIS a inauguré sa nouvelle station expérimentale laitière à la Chapelle St Sauveur, le 2 octobre 2012. Deux années de travail aux cours desquelles les équipes de Terrena se sont fortement mobilisées pour présenter un concentré d’innovations technologiques. 18. LES MOULINS D’EVELIA ET LEUR PARTENAIRE GABOPLA, ORGANISENT LES RENCONTRES DE LA BOULANGERIE Plutôt que de se centrer sur la fabrication, un meunier organise pour la première fois des ateliers centrés sur des thématiques économiques : animation et vente en

15

boulangerie, comment valoriser son fonds de commerce, comment investir et solliciter des financements, optimisation du travail dans un fournil Un concept unique en France de boulangeries mobiles et modulaires développé par la société Bongard a également été présenté en avant-première. C’est la solution idéale et innovante pour faciliter la première installation pour un couple. La Boulangerie mobile permet à des artisans de proposer un pain artisanal de grande qualité partout et à tous. Une vraie avancée pour lutter contre la désertification commerciale des territoires. NOVEMBRE 19. ÉCOLE DE MANAGEMENT TERRENA Terrena, en partenariat avec le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) des Pays de Loire, a mis en place une école de management opérationnel.

16

18

TERRENA

17

RAPPORT ANNUEL 2012 FAITS MARQUANTS

11


« TERRENA, VISION 2015 »

Ensemble, pour une Nouvelle Agriculture

12

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

®

TERRENA


La Nouvelle Agriculture , c’est trois différences : ®

1 – Nos agriculteurs organisés en coopérative, véritables Sentinelles de la terre ; 2 – L’Agriculture Écologiquement Intensive comme socle technologique ; 3 – La Nutrition Santé comme bénéfice pour les consommateurs.

Du 1 au 19 juin, Terrena a organisé 8 Terrenales à la ferme pour être encore plus proches des agriculteurs et approfondir les connaissances. er

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

13


La Nouvelle Agriculture au service de l’agriculteur Ž

La Nouvelle Agriculture , c’est mettre en place des dÊmarches, basÊes sur l’innovation, pour faire Êmerger de nouvelles pratiques agricoles et de nouvelles solutions technologiques capables de se substituer progressivement aux intrants d’origine chimique ou non renouvelables. Par sa dÊmarche, Terrena remet l’agriculteur au centre du dispositif. Ž

SENTINELLES DE LA TERRE Les agriculteurs adhÊrents de la coopÊrative jouent un rôle essentiel dans l’expÊrimentation de nouvelles techniques issues d’une Agriculture Écologiquement Intensive. Certains d’entre eux, vÊritables Sentinelles de la terre , testent grandeur nature chez eux des innovations.

2012 Du 1er au 19 juin

Ă  la ferme

Rencontres professionnelles de l’Agriculture Écologiquement Intensive

ÂŽ

r 8 sites Ă  visite

rent (79) La Chapelle St-Lau s (49) Basses (86) • St-RÊmy en Mauge • MazÊ (49) • ay (35) Chauvigny (86) • Grand-Fouger • Casson (44) Grez Neuville (49)

8 exploitations ions rÊpartis sur 30 ha d’innovat NATURE S GRANDEUR DÉMONSTRATION lesalaferme.com

PAROLE DE SENTINELLES

www.lesterrena

Sentinelles de la terre Producteur de maïs et de semences potagères à Blou (49)

AGRICULTURE ÉCOLOGIQUEMENT INTENSIVE Conçues et animÊes par les Êquipes de la coopÊrative, les Terrenales à la ferme ont rÊuni du 1 au 19 juin 2012 plus de 4 500 professionnels du monde agricole venus Êcouter spÊcialistes (instituts techniques et de recherche, chambres d’agriculture, etc.) et agriculteurs expÊrimentateurs. 8 thÊmatiques en huit lieux ont permis d’aborder en profondeur les dernières idÊes, solutions et innovations : analyse infrarouge des acides gras du lait, association de cultures, technique du Strip-till et semis direct sous couvert, pilotage des cultures par satellite, activitÊ biologique des sols, irrigation‌ er

SOLUTIONS NA Plantes compagnes du colza, Fongipro, Farmstar, ProďŹ lia, Broutard Max... une vingtaine de Solutions Nouvelle Agriculture sont accessibles au plus grand nombre d’agriculteurs et permettent de gagner en efďŹ cacitĂŠ ĂŠconomique tout en prĂŠservant l’Êcosystème. Les Solutions Nouvelle Agriculture sont le fruit de la recherche et de l’innovation Terrena en lien avec nos agriculteurs expĂŠrimentateurs. ÂŽ

LES SOLUTIONS NOUV

ELLE AGRICULTURE

Terrena signe par l’estampille Solutions-NAÂŽ (Solutions et services qui rendent Nouvelle Agriculture) les possibles une Agriculture produits Écologiquement Intensive. accessibles au plus grand Des solutions nombre d’agriculteurs et qui permettent de gagner ĂŠconomique tout en prĂŠservant en efďŹ cacitĂŠ l’Êcosystème. Les Solutions de la recherche et de l’innovation Nouvelle AgricultureÂŽ sont le fruit Terrena en lien avec nos agriculteurs expĂŠrimenta teurs.

ORFY MEGA :

1ER PRIX EUROPÉEN POUR L’INNOVATION COOPÉRAT

de nouvelles solutions nutritionnelles.

IVE

L’agriculture de demain devra inventer de nouvelles solutions technologiques capables de se substituer progressivement aux intrants non renouvelables actuels. Nouvelles Solutions et

technologies LES GARANTIES DE L’ESTAMPILLE SOLUTIONS NOUVELLE AGRICULTURE :

Rendement

FonctionnalitĂŠs alitĂŠs ĂŠcologiques et biologiques 1 Maintenir et amĂŠliorer

la performance technique et Êconomique de l’exploitation,

Solutions ÂŤchimiquesÂť chimiques (engrais, phyto, etc.) 1an

5 ans

G A I N S E N V I R O N N E M E N TA U X Sans additif chimique

ÂŽ jouent un rĂ´le Les agriculteurs Sentinelles de la terre des innoessentiel, entre la recherche et l’utilisation pionniers, vations Ă  grande ĂŠchelle. Ces exploitants de noulargement investis dans l’AEI, expĂŠrimentent cience et l’efďŹ velles techniques et valident laÂŽ ďŹ abilitĂŠ de chacune des Solutions-NA .

L’absence de molÊcules d’origine chimique remplacÊes par des nutrifacteurs.

GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES RÊsultats techniques : Indice de consommation rÊduit de 0,1 + 5 à 10 % > point soit une amÊlioration technique de + 3,5 %. Un taux de mortalitÊ amÊliorÊ de 15 %.

FERS DE LANCE DE LA NOUVELLE AGRICULTURE

2 Limiter le recours aux intrants non renouvelables et chimiques par des alternatives fondĂŠes Ce prix rĂŠcompense les innovations sur des fonctionnalitĂŠsÂŤnaturelles, Solutions Nouvelle AgricultureÂŽ Âť. 10 ans de façon signiďŹ cative 3 RĂŠduire les impacts sur l’environnement, 4 Reposer sur une innovation et avoir ĂŠtĂŠ testĂŠe par des ÂŽ agriculteurs Sentinelles de la terre .

B'HSOLDQW DFFRUGHRQ [ 

Orfy MĂŠga est une gamme d’aliments pour lapins en engraissement composĂŠs, enrichis en OmĂŠga 3 avec des apports de matières premières spĂŠciďŹ ques (graine de lin) et d’extraits vĂŠgĂŠtaux, d’huiles essentielles, de parois de levures qui font ofďŹ ce d’antioxydants naturels. Ils sont utilisĂŠs au cours de la phase sevrage - vente. Cette Solution NA a ĂŠtĂŠ labellisĂŠe par le pĂ´le de compĂŠtĂŠtivitĂŠ Valorial et dĂŠveloppĂŠe en association avec CCPA et l’INRA.

Terrena a reçu le 1er prix europĂŠen pour l’innovation coopĂŠrative 2012, dans la catĂŠgorie DurabilitĂŠ/EfďŹ cacitĂŠ d’utilisation des ressources. Ce prix a ĂŠtĂŠ dĂŠcernĂŠ Ă  la coopĂŠrative par Paolo Bruni, PrĂŠsident de la Cogeca (association communauta ire des coopĂŠratives europ��Šennes ) en cette annĂŠe 2012, dĂŠclarĂŠe annĂŠe internationale des coopĂŠratives par l’ONU. LES SENTINELLES DE LA TERRE,

Marge

PROFILIA :

AXIOLIN :

GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES EfďŹ cacitĂŠ CoĂťt de production

> IC Engraissement = - 0,13. TMP = + 0.5 point.

>

bien nourrir les vaches pour plus de performance en ĂŠlevage et une meilleure qualitĂŠ de la viande. de ďŹ nition des PersillĂŠ Rubis est une gamme d’aliments 3. PersillĂŠ Rubis vaches Ă  l’engrais, enrichis en omĂŠga zootechniques, une offre de meilleures performances carcasses et une bonne rĂŠgularitĂŠ dans la qualitĂŠ des15 producteurs dans utilisent Axiolin. L’incorporation qualitĂŠ nutritionnelle de la viande. de lins extrudĂŠs l’aliment de nutrifacteurs ajoutĂŠe Ă  l’apport Cette Solution expliquent l’amĂŠlioration des performances. utilisant la cuisson NA est issue d’une technique innovante d’extraits l’association et lin de extrusion de la graine vĂŠgĂŠtaux et de levures.

UX G A I N S E N V I R O N N E M E N TA > Baisse des rejets de mĂŠthane. MĂŠthane

UX G A I N S E N V I R O N N E M E N TA > L’utilisation de graine de lin MÊthane permet de rÊduire le dÊgagement de mÊthane des vaches.

ONOMIQUES GAINS TECHNIQUES ET ÉC > EfďŹ cacitĂŠ laitière amĂŠliorĂŠe. Rendements Il faut moins de matière sèche ingĂŠrĂŠe pour faire un litre de lait.

ONOMIQUES GAINS TECHNIQUES ET ÉC GMQ en ďŹ nition > Gains de poids et Croissance amĂŠliorĂŠs de + de 10 %. RĂŠduction signiďŹ cative de la durĂŠe d’engraissement.

EfďŹ cacitĂŠ protĂŠique. Marge

possible de 15 > Gain ĂŠconomique Ă  30 â‚Ź par vache comparĂŠ Ă  une technique classique.

une nouvelle technologie pour Êconomiser du gaz et amÊliorer le confort en production de volailles. Ecosysteme Volailles PRC est une technologie basÊe sur le transfert des calories par conduction en ux croisÊ d’air intÊrieur-extÊrieur, baptisÊe communÊment  Êchangeur et rÊcupÊrateur d’air . Son objectif est de rÊduire les consommations de gaz de chauffage dans les bâtiments de volailles. Cette offre s’accompagne d’un diagnostic et d’un conseil à l’installation.

CAPALIA MEGA :

la dĂŠmarche.

300 producteurs utilisent PersillĂŠ Rubis.

- 30 % Ă  - 40 % de consommation de gaz.

RAPPORT ANNUEL 2012 ÂŤ TERRENA, VISION 2015 Âť

Azote

UĂŠĂŠ ÂˆÂ“ÂˆÂ˜Ă•ĂŒÂˆÂœÂ˜ĂŠ`Ă•ĂŠĂƒĂŒÂœVÂŽĂŠ`½>Ă˘ÂœĂŒiĂŠ>ÂŤĂ€mĂƒĂŠ rĂŠcolte 0 Ă  20 u N/ha, permise par le calcul de la dose, le pilotage et la modulation intra parcellaire. UĂŠĂŠ ÂˆÂ“ÂˆÂ˜Ă•ĂŒÂˆÂœÂ˜ĂŠ`Ă•ĂŠĂ€ÂˆĂƒÂľĂ•iĂŠ`iĂŠÂ?iĂƒĂƒÂˆĂ›>}iĂŠ des nitrates.

GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES

> + 5 à 7 Kg à 5 semaines. A un effet positif sur la consommation d’aliment solide ce qui facilite un sevrage prÊcoce. RÊduit la frÊquence des diarrhÊes des veaux et limite par consÊquent

HygromĂŠtrie mieux maĂŽtrisĂŠe

> Ambiance homogĂŠnĂŠitĂŠ de la tempĂŠrature.

CoĂťt de chauffage

> Selon les types de bâtiments : UĂŠĂŠ-ĂŒ>ĂŒÂˆÂľĂ•iĂŠ\ʇÊ{äʯÊ`iĂŠVÂœÂ˜ĂƒÂœÂ“Â“>ĂŒÂˆÂœÂ˜ 2 de gaz (Gain de +

GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES Rendements

> + 4,4 q/ha en BTH**. *

2

***

laitières aux teneurs de l’Ênergie et permettant d’amĂŠliorer la qualitĂŠ Cette Solution NA ration. de la en alimentaire l’efďŹ cacitĂŠ cĂŠrĂŠales d’hiver basĂŠ sur la de pilotage Cet outil innovante* utilisant la cuisson d’une technique Ă  supprimer est issue de l’Êvolution des maladies, vise prĂŠvision d’extraits l’association etsystĂŠmatiques de lin280 ĂŠleveurs utilisent le Milkbar. un de la graine en apportant extrusion fongicides les traitements levures. et de vĂŠgĂŠtaux Ă  la rĂŠalitĂŠ du risque et personnalisĂŠ Ă  adaptĂŠ conseil la nĂŠcessitĂŠ ou non la parcelle. Il permet de dĂŠterminer Terrena en partenariat avec CCPA * Issue de la Recherche & DĂŠveloppement mais ĂŠgalement la date et la dose du intervention fermes de rĂŠfĂŠrence. INRA, 2 - essaisd’une traitement sur blĂŠ tendre, blĂŠ dur et orge d’hiver. UX G A I N S E N V I R O N N E M E N TA >I R O N N E M E N TA U X GAINS ENV de graine de lin L’utilisation > MĂŠthane rĂŠduire le dĂŠgagement de % permet- 14 Fongicides mĂŠthane des vaches. de> 59 % des parcelles en 2011 sans FrĂŠquence MIQUES N O verse. ÉCO piĂŠtin E C H N I Q U E S E T anti S Ttraitements G A I Ndes sĂŠcurisĂŠe du premier Suppression % de lait par chèvre. surfaces de ProductivitĂŠ > + 7 Ă  12 traitement surde100 TP. % des + 0,5 Ă  1,5 pointsd’hiver et qualitĂŠ en 2011. blĂŠ tendre + 0,5 Ă  2,5 points de TB. UES O M I Qbrute N marge E T É C Ode U E S possible I Q gain A I N S T E C H NUn MargeG > chèvre et sur 7 ans) par moyenne 50 â‚Ź (en Ă  +q/ha de>+ 30 + 3,2 Rendements alimentaire surcoĂťt 4 un jusqu’à pour semaines d’Êcart par anSur BTH, â‚Ź. 10dĂŠclenchement du traitement de de 8 Ă de 2007 et 2010. Marge brute

> + 40 â‚Ź/ha en moyenne sur 8 ans.

des intrants (fertilisation, protection des cultures...). Outil d’aide Ă  la dĂŠcision pour le dĂŠclenchement de OxyStop, système Plus hermĂŠtique ** Ă  l’air et plus ĂŠcologique, source Terrena 2011, ***source Arvalis 2010, BTH. la date de semis de maĂŻs, basĂŠ sur la mesure de la de protection et de conservation des ensilages et fourrages, tempĂŠrature du sol (tempĂŠratures du sol relevĂŠes toutes les permet des gains de matières premières considĂŠrables. (prĂŠvisions mĂŠtĂŠo Ă  mĂŠtĂŠorologique 60 mn) et la prĂŠvision 1 991nature 25 producteurs agriculteurs classique, Terrena ont installĂŠ Ecosysteme Volailles PRC. ComparĂŠ en grandeur utilisent ses au système Farmstar 10 jours). L’agriculteur est informĂŠ en temps rĂŠel. pour une surface cultivĂŠe rmĂŠes.de 89 266 ha. sont conďŹ performances de conservation G A I N S E N V I R O N N E M E N TA U X > Baisse du nombre de tours d’eau Consommation d’irrigation. HumiditĂŠ du grain d’eau plus faible (moins de sĂŠchage) (- 3,3 pts PEX 2009). GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES Rendements

> + 11,7 q/ha en sec (Pex 2009).

Marge brute

> Environ 30 ₏/ha d’Êconomie en eau (soit 25 - 30 mm d’ÊconomisÊs).

Risque mycotoxines > - 3,3 pts d’humiditĂŠ en irriguĂŠ. et maladies de ďŹ n de cycle. IntĂŠgration dans un modèle de prĂŠvision informatique de donnĂŠes (tempĂŠratures du sol relevĂŠes toutes les 60 mn et prĂŠvisions mĂŠtĂŠo Ă  10 j). Communication Ă  l’agriculteur en temps rĂŠel et personnalisĂŠe.

G A I N S E N V I R O N N E M E N TA U X > Volume de ďŹ lm plastique Ă  recycler Bilan divisĂŠ par 3. carbone

120 agriculteurs utilisent SĂŠmonia.

global Concept d’association de deux variÊtÊs de maïs fourrage

complĂŠmentaires sur le plan agronomique (meilleure exploration des ressources du sol et interception du rayonnement solaire) et alimentaire. Cette association permet une meilleure expression du potentiel de rendement et d’exploiter au mieux les diffĂŠrents types d’amidon. G A I N S E N V I R O N N E M E N TA U X EfďŹ cacitĂŠ

GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES Protection > 28 fois plus ĂŠtanche qu’un ďŹ lm en polyĂŠthylène. PrĂŠserve la quantitĂŠ et la qualitĂŠ du fourrage en limitant les pertes lors du stockage. Limite le risque de corps ĂŠtranger comparĂŠ aux pneus (limaille‌) et assure une meilleure protection contre les rongeurs, corbeaux. > 315 â‚Ź de rĂŠduction des pertes pour 170 â‚Ź CoĂťts alimentaires de surcoĂťt investis pour un silo de 350 m². > Seul le ďŹ lm alimentaire est Ă  changer Consommation en ďŹ lm de protection chaque annĂŠe. Les autres produits (silosac et silosat) ont une durĂŠe de vie plus longue.

330 agriculteurs utilisent Oxystop.

sans > Augmentation du rendement recours à des intrants supplÊmentaires. AmÊlioration de l’Êtat sanitaire de l’Êlevage (moindre recours aux traitements).

RĂŠduction ĂŠmission CO2 > 50 %.

Un rÊel progrès dans la conservation des fourrages. Ce concept a ÊtÊ rÊcompensÊ lors du space 2009 par un Innov’Space.

100 producteurs utilisent Capalia MĂŠga.

2 300 agriculteurs utilisent Fongipro pour une surface de 77 000 hectares.

14

ÂŽ*

* FarmstarÂŽ est dĂŠveloppĂŠ par Astrium GEO-Information Services et ARVALIS Institut du vĂŠgĂŠtal, en collaboration avec le CĂŠtiom.

5 â‚Ź/m ). Teneur en protĂŠines > + 0,5 point . un programme alimentaire alliant l’utilisation des antibiotiques. UĂŠĂŠ ĂžÂ˜>Â“ÂˆÂľĂ•iĂŠ\ʇÊÎäʯÊ`iĂŠVÂœÂ˜ĂƒÂœÂ“Â“>ĂŒÂˆÂœÂ˜ĂŠ Marge brute valorisation etavancĂŠ > 4 Ă  5 â‚Ź/ha en conseil N sortie hiver (Gain de + 2 â‚Ź/m ). production, santĂŠ Sevrage > Gains liĂŠs aux possibilitĂŠs d’avancer CONCEPT BI-VARIÉTÉS : 9 Ă  17 â‚Ź/ha en conseil N de ďŹ n OXYSTOP : le sevrage compte tenu du gain SEMONIA : des fourrages. montaison FONGIPRO : associer deux variĂŠtĂŠs de maĂŻs. de poids additionnel. une innovation dans la conservation 9 Ă  13 â‚Ź/ha en conseil rĂŠgulateur . semer son maĂŻs au bon moment. bonne dose le bon produit, Ă  la des ensilages. Un pilotage innovant des parcelles par images satellites avec prise une gamme d’aliments pour chèvres Capalia au bon moment. bonestendroit, auMĂŠga en compte de la variabilitĂŠ intra parcellaire. Outil de gestion en matières grasses ĂŠquilibrĂŠes,

IntÊgration dans un modèle de prÊvision informatique de donnÊes expÊrimentales et mÊtÊorologiques, renouvelÊes chaque annÊe. Communication à l’agriculteur en temps rÊel et personnalisÊe.

780 producteurs sont engagĂŠs dans

FARMSTARŽ : l’imagerie satellite pour plus de prÊcision. Farmstar est un outil de gestion globale des intrants sur cÊrÊales à paille (blÊ tendre, blÊ dur, triticale et orge) et colza. À partir d’images satellites, Farmstar permet d’ajuster la fertilisation azotÊe et soufrÊe des cultures et maÎtriser le risque de verse. Farmstar permet aussi de mieux dÊtecter les accidents en vÊgÊtation, enherbement, perte de pieds liÊe aux ravageurs...

G A I N S E N V I R O N N E M E N TA U X

G A I N S E N V I R O N N E M E N TA U X Énergie

GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES Croissance

Une amÊlioration des performances d’Êlevage permettant une amÊlioration du coÝt de production de 3,5 cts ₏/kg de carcasse.

PERSILLE RUBIS :

de l’alimentation ProďŹ lia est un nouvel outil de pilotage infrarouges traduit la des vaches. L’analyse du lait par la ration en matière manière dont les vaches ont valorisĂŠ protĂŠique, de prĂŠvention d’efďŹ cacitĂŠ laitière, d’efďŹ cacitĂŠ 12 producteurs lia MĂŠga. utilisent ProďŹ Orfy d’immunitĂŠ. de l’acidose, de qualitĂŠ du transit et des animaux. Les veille ainsi sur la santĂŠ et l’Êquilibre rĂŠagir rapidement rĂŠsultats permettent aux ĂŠleveurs de ration des animaux, par des actions correctives sur la : sur leur bien-ĂŞtre ce qui produit un triple effet positif nutritionnelles du lait et leur longĂŠvitĂŠ, sur les qualitĂŠs gras) mais aussi une (amĂŠlioration du proďŹ l en acides meilleure performance technico-ĂŠconomique.

ECOSYSTEME VOLAILLES PRC :

un nourrisseur pour assurer le bon dĂŠmarrage des veaux. Milkbar est un nourrisseur pour veau laitier. L’adaptation des veaux au nourrisseur est très rapide et permet Ă  l’Êleveur de vĂŠriďŹ er très facilement s’ils ont bu ou non. Avec autant de tĂŠtines que de veaux, il n’y a pas Ă  faire jouer la concurrence pour obtenir sa ration ! L’emplacement des tĂŠtines du nourrisseur permet au veau de reproduire la position naturelle de tĂŠtĂŠe aux mamelles de sa mère : tĂŞte et cou tendu vers le haut, il boit ainsi moins vite qu’au seau. L’augmentation sensible de la salivation des veaux, grâce au nourrisseur, favorise la consommation d’eau - essentielle pour le dĂŠveloppement ruminal. EnďŹ n, l’utilisation des tĂŠtines dĂŠveloppe prĂŠcocement la musculature de la mâchoire des veaux, ce qui facilite leur passage aux aliments solides.

G A I N S E N V I R O N N E M E N TA U X > Note carbone Le contrôle de l’IC permet de diminuer de 10 kg la consommation d’aliment par porc produit. Impact GES nutrition (estimÊ par Note Carbone* IC) amÊliorÊ de + 2 %. Impact GES : - 20 kg CO2/T porc vif.

> Un gain possible de + 25 % de la MCA (marge sur coÝt alimentaire) contre un surcoÝt aliment de 5 à 10 %. Une baisse des frais de mÊdication jusqu’à - 25 %.

piloter la production et la santÊ lait. du troupeau laitier par l’analyse du

MILKBAR :

pour une bonne performance en ĂŠlevage et amĂŠliorer la qualitĂŠ de la viande. Axiolin est une gamme d’aliments composĂŠs pour porc en phase de croissance et de ďŹ nition en vue d’une production de viande de porc enrichie en OmĂŠga 3.

GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES expression du Rendements > Jusqu’à + 8 %. Meilleure potentiel de la culture. 2 silos RÊgularitÊ > Supprime l’effet transition entre d’ensilage. > - 25 % des acidoses (meilleur Êquilibre Acidoses en amidon), soit un gain de 45 ₏/ha de maïs/an. Marge brute

> Jusqu’à + 85 ₏/ha.

La Solution NA ÂŤ Concept Bi-variĂŠtĂŠs Âť est une offre unique en France, basĂŠe sur de rĂŠels bĂŠnĂŠďŹ ces pour l’Êleveur (quantitativement et qualitativement) sans aucun surcoĂťt.

1100 agriculteurs utilisent le Concept Bi-variĂŠtĂŠs pour une surface de plus de 13 000 ha.

PLANTES COMPAGNES : un couvert vÊgÊtal entre les rangs de colza. L’implantation d’un couvert vÊgÊtal entre les rangs de colza permet de limiter le dÊveloppement des adventices. Certaines espèces ont ÊtÊ sÊlectionnÊes pour leur installation rapide, avec une prÊcocitÊ favorable à leur destruction par le gel avant le dÊmarrage du colza en sortie d’hiver. En occupant le sol pendant l’automne à la place des adventices nuisibles à la culture, le couvert vÊgÊtal permet d’Êviter le premier traitement herbicide au semis, tout en ayant des effets agronomiques favorables. G A I N S E N V I R O N N E M E N TA U X > - 27 % de traitement herbicide IFT de prÊ-levÊe. > RÊduction du lessivage dans les eaux. Lessivage > Effet positif sur les ravageurs Ravageurs (population moindre). GAINS TECHNIQUES ET ÉCONOMIQUES lÊgère progression Rendements > Maintien, voire jusqu’à 2 q/ha par absence de concurrence. Sol > Meilleure maÎtrise de l’enherbement. Meilleure redistribution de l’azote. AmÊlioration de la structure du sol. Marge

en moyenne : rĂŠduction > + 25 â‚Ź/ha du coĂťt de traitement herbicides.

130 agriculteurs utilisent les plantes compagnes.

TERRENA


Bâtiment du futur Un quart d’heure suffit pour pailler les logettes de 50 vaches, sans effort ni poussières, avec la télécommande.

TERRENA INNOVATION Terrena Innovation regroupe les 94 collaborateurs de la direction R&D et Technologies de l’AEI (services agronomie, OAD NTIC, laboratoire, La Noëlle Environnement, Recherche et Innovation AEI), de la R&D Nutrition Santé et de la Direction Technique (services ingénierie et travaux neufs, patrimoine et DAP, LNE Energies Renouvelables). Ils interviennent sur de nombreux domaines : les produits, les services, la technologie, l’ingénierie, les analyses, les nouvelles énergies, la réglementation, l’environnement. BÂTIMENT DU FUTUR L’inauguration, en octobre 2012, du bâtiment vaches laitières de la station expérimentale d’Arvalis à La Chapelle-Saint-Sauveur est venue couronner deux années de travail. Ce bâtiment du futur est le fruit du savoir-faire pluriel des équipes de Terrena associées à celles d’Arvalis : innovation, conception, maîtrise d’œuvre dans Terrena Innovation, matériel et montage avec Proval. Sa construction a aussi permis de mettre en pratique de nombreuses innovations au service de l’environnement (eau, production et économies d’énergie, insertion paysagère), de la productivité du travail, du confort de l’éleveur et des animaux (ventilation naturelle, séparation des logettes et de la zone d’alimentation, matelas paillés dans les logettes…), etc. Un concentré d’innovations technologiques — une chaîne d’alimentation robotisée : mélangeuse à poste fixe qui mixe les différents fourrages pouvant préparer jusqu’à 32 rations différentes et robot distributeur qui alimente les animaux par un système de distribution automatique par wagonnet sur rail ; — paillage semi-automatique par soufflerie : plus rapide et moins pénible, il limite les poussières et apporte plus de confort pour les hommes et les animaux ; — économie des ressources naturelles (récupération des eaux de pluie pour le lavage de la salle de traite et l’air d’attente…).

LE PEX Un laboratoire à ciel ouvert : sous l’égide du service agronomie, le PEX ou périmètre expérimental est une station dédiée à la recherche et à l’expérimentation. Basé à Brain-sur-l’Authion (49) sur 22 hectares, il est le support de parcelles d’essais. Pour répondre aux besoins d’une Nouvelle Agriculture, 360 essais, soit environ 14 000 micro-parcelles, sont mis en place tous les ans sur les terres du PEX ainsi que sur les terres mises à disposition par 45 agriculteurs et réparties sur l’ensemble du territoire de Terrena. Les axes de travail portent aussi bien sur les grandes cultures que sur les cultures fourragères : performance génétique, itinéraires culturaux, protection des plantes, fertilité et travail du sol, gestion de l’eau et de l’irrigation, conservation des fourrages, valorisation animale et humaine, milieu et environnement.

La génératrice de ce tracteur JD6210 RE entraîne l’épandeur à électricité. Une première en France.

Lupin, féverole, pois, luzerne, trèfle et aussi colza, blé, à chacun sa façon de produire des protéines à la ferme.

FORMATION CERTIPHYTO Près de 2 000 adhérents et 400 techniciens, amenés à vendre ou à conseiller des produits phytosanitaires, ont bénéficié de la formation Certiphyto.

Découverte du Strip-till.

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

15


16

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

TERRENA


TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

17


18

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

TERRENA


TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

19


La Nouvelle Agriculture au service du consommateur ®

Les produits Nouvelle Agriculture s’adressent à des consommateurs attentifs aux conditions de production et aux modes d’élevage. Avec le produit NA – La Nouvelle Agriculture , le consommateur a l’assurance d’avoir un produit de proximité issu d’un mode de production plus naturel, accessible en prix, bon en goût et apportant un bénéfice Nutrition Santé. ®

®

LE LAPIN NOUVELLE AGRICULTURE La viande de lapin ne fait aujourd’hui plus partie des incontournables, malgré ses qualités nutritionnelles. Face à ce constat, les éleveurs de lapin Nouvelle Agriculture ont choisi de relever le défi et de proposer une nouvelle offre. ®

Le lapin Nouvelle Agriculture est la première concrétisation de la Nouvelle Agriculture pour le consommateur. C’est un lapin qui a été élevé par les éleveurs de la coopérative, selon un cahier des charges précis à partir du sevrage incluant notamment : — une alimentation avec luzerne et graines de lin, — une alimentation sans OGM (< 0,9 %), — un élevage sans antibiotique. ®

®

PAROLE DE SENTINELLES Véronique, Sentinelles de la terre Producteur de lapins à Vern-d’Anjou (49)

Ce produit est le résultat d’une volonté commune aux éleveurs de lapin travaillant depuis 4 ans à la diminution puis la suppression des antibiotiques en élevage.

20

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

Pour ce faire, la filière a dû revoir son mode de fonctionnement, impliquant un travail de R&D important et de nombreux investissements. Elle a notamment réfléchi à l’évolution de l’alimentation proposée aux animaux pour réintroduire des sources végétales traditionnelles, riches en oméga 3. Des spécialistes, chercheurs en nutrition animale, ont ainsi développé un aliment de finition contenant du colza, du lin et de la luzerne, qui favorise la nutrition préventive et garantit une alimentation avec des produits toujours plus sains et naturels. Bien nourris, les animaux présentent alors une viande de meilleure qualité nutritionnelle. Les agriculteurs ont ainsi la volonté de mettre sur le marché des produits de qualité, accessibles au plus grand nombre.

TERRENA


LES ENJEUX NUTRITION SANTÉ En association avec Bleu-Blanc-Cœur, la Nouvelle Agriculture promeut une agriculture responsable à vocation santé qui s’attache à mieux prendre en compte les objectifs environnementaux et nutritionnels dans les productions agricoles et donc dans les produits. ®

Concrètement, la démarche Bleu-BlancCœur permet, à travers l’optimisation de l’alimentation des lapins, d’améliorer naturellement le profil lipidique de la viande. La viande du lapin Nouvelle Agriculture est ainsi plus en adéquation avec ®

les recommandations nutritionnelles françaises, grâce à : — une amélioration des apports en oméga 3 ; — un meilleur rapport oméga 6/oméga 3 — une limitation des apports en Acides Gras Saturés. Ces améliorations nutritionnelles sont garanties par le suivi du cahier des charges Bleu-Blanc-Cœur (un plan de contrôle est mis en place pour garantir que ces cibles nutritionnelles sont atteintes). Ainsi, la viande du lapin Nouvelle Agriculture est plus équilibrée au bénéfice du consommateur. ®

— une démarche agricole vertueuse par la nutrition de l’homme et pour l’environnement, par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation ; — une démarche de progrès nutritionnel par le ministère de la Santé ;

COMPARAISON DES VALEURS NUTRITIONNELLES ENTRE UN LAPIN STANDARD ET UN LAPIN BBC Lapin standard

Lapin entier Bleu-Blanc-Cœur

(Source CIQUAL 2012)

(Source plan de contrôle 2011 - Association BBC)

165

158

Protéines (g/100g)

20,5

19,6

Glucides (g/100g)

traces

0

Énergie (kcal/100g)

Bleu-Blanc-Cœur reconnue comme :

Lipides (g/100g)

9,2

8,8

AG* saturés (g/100g)

4,0

2,8

AG* monoinsaturés (g/100g)

2,6

2,5

AG* polyinsaturés (g/100g)

2,1

3,1

Total oméga 3 en mg/100g

221

798

Total oméga 6 en g/100g

1,8

2,3

Rapport omega6/3

8,3

2,9

— une démarche officielle de réduction des gaz à effet de serre par le ministère de l’Écologie et par les Nations-Unies.

* AG = acides gras

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 « TERRENA, VISION 2015 »

21


Terrena, 3 pôles d’activités

PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC) Productions végétales, Distribution logistique, Équipement, Proval, Nutrition animale, Lait, Bovins, Ovins, Porcs, Volailles label, Volailles classiques et certifiées, Gavage, Œufs, Lapins, Agriculture biologique, Terrena Semences, Viticulture, Protéines végétales, Pommes à jus, Terrena Bulbes

22

2 479

1,864 milliard

salariés

d’euros de CA

RAPPORT ANNUEL 2012 LES 3 PÔLES D’ACTIVITÉS DE TERRENA

250 points de collecte de céréales 51 magasins Espace Terrena

TERRENA


Terrena répond à cinq finalités : — valoriser durablement et de façon performante les productions de nos adhérents, — offrir des services différenciants, performants et de proximité, — satisfaire durablement nos clients (industries agroalimentaires, distribution, consommateurs) par des approches en filières. — permettre aux coopérateurs d’être acteurs de leur devenir, — renforcer le tissu social et économique sur notre territoire.

Réaliser nos missions dans le respect de nos valeurs : — engagement et solidarité, — respect et considération des salariés, — culture du client, — création de valeur à long terme.

PÔLE FILIÈRES VÉGÉTALES ET DISTRIBUTIONS SPÉCIALISÉES (FVDS) Ného, LVVD, Distribution Grand Public, Machinisme et motoculture, Jouffray-Drillaud, Minier, DL-Valois, Jeanne de Laval

1 351

301,4 millions

salariés

d’euros de CA

50 magasins Gamm vert

PÔLE AGROALIMENTAIRE (AA)

TERRENA

7 858

2,3 milliards

salariés

d’euros de CA

63 sites

RAPPORT ANNUEL 2012 LES 3 PÔLES D’ACTIVITÉS DE TERRENA

23


Pôle Productions Animales et Grandes Cultures (PAGC)

ÉLEVER & CULTIVER Le pôle Productions Animales et Grandes Cultures (PAGC) comprend l’ensemble des activités de production et de commercialisation des productions végétales et animales, les métiers de la nutrition animale et de l’agrofourniture, la distribution agricole et la logistique, le matériel et l’équipement d’élevage. Le pôle PAGC travaille avec les agriculteurs pour rechercher chaque jour la meilleure performance économique par des évolutions techniques de production. Il propose des solutions qui permettent de mettre en pratique une Agriculture Écologiquement Intensive.

Productions végétales CÉRÉALES ET OLÉOPROTÉAGINEUX L’année 2012 restera marquée par une très bonne récolte en volume, malgré des conditions climatiques difficiles lors des récoltes tant estivales que d’automne.

Le second semestre de la campagne 2011 aura été sous l’influence des récoltes de l’hémisphère Sud. Les cours de nos céréales et oléagineux marquent une reprise à l’encontre de l’analyse fondamentale initiale.

D’autre part, les conditions de marché imposées par les très faibles productions exportables en Europe de l’Est ont fortement perturbé nos exports au moment de la récolte. Les capacités portuaires ont été bloquées, nous imposant de déplacer nos flux de grains pour réceptionner cette grosse récolte.

Pour le premier semestre de la campagne 2012, les estimations de production de prérécolte auront été invalidées par la réalité.

La conjonction de ces facteurs révèle les limites actuelles de nos installations. Aussi, il devient important pour la coopérative d’entamer un plan de modernisation et de redéploiement de nos outils de collecte et de stockage durant les prochaines années, avec le double objectif d’améliorer notre productivité et d’offrir un service de qualité tant à nos adhérents qu’à nos clients.

La palette de nos offres apporte à nos adhérents les outils nécessaires pour valoriser leurs productions, tant en gestion déléguée qu’en gestion autonome, tout en garantissant le professionnalisme et la transparence indispensables à cette activité.

Le travail accompli avec le soutien du service agronomie – et avec le développement des OAD : Farmstar, Epicles – a permis une récolte de qualité en blé, avec des teneurs en protéines satisfaisantes. Ce travail est indispensable pour satisfaire la meunerie Française et Export. Pour la mise en marché, l’année 2012 se décompose en deux périodes : la vente du solde de la récolte 2011 et celle du début de la récolte 2012.

La baisse des disponibilités des principaux pays exportateurs, tant en blé, en maïs, qu’en oléagineux, constitue le moteur de la hausse des cours des matières premières agricoles.

Autre source de satisfaction : la grande majorité des adhérents (80 % de la collecte) continue de faire confiance à sa coopérative Terrena en lui confiant la commercialisation de sa récolte via l’offre de valorisation céréperformance.

CÉRÉALES ET OLÉOPROTÉAGINEUX* Collecte 2012 Groupe Terrena

unités

2012

2011

tonnes

1 799 197

1 388 254

tonnes

1 247 099

954 710

Blé tendre et dur

tonnes

766 011

578 742

Maïs

tonnes

192 694

167 225

Colza

tonnes

98 640

79 125

Tournesol

tonnes

41 338

51 630

Autres

tonnes

148 416

77 988

dont Coopérative Terrena

* Terrena et Terrena Poitou

24

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

TERRENA


AGROFOURNITURES La campagne 2012 est marquée par un fort contraste : la première partie de l’année a permis l’expression du potentiel des cultures d’automne, se concrétisant par de bons rendements, tant en céréales qu’en oléoprotéagineux. Le second semestre, quant à lui, se caractérise par une forte sécheresse de fin d’été puis par une pluviométrie très supérieure à la moyenne, perturbant aussi bien les récoltes que l’implantation des cultures d’automne. Les surfaces mises en place en céréales à paille pour la prochaine campagne sont donc en léger retrait. Sur ce même exercice, on assiste aussi à un tassement des volumes en fertilisants et un développement en amendements amorcé depuis trois ans qui se poursuit tout particulièrement en amendements organiques. 2012 est également le premier exercice complet d’Agrihub, centrale nationale de référencement et d’achat d’agrofournitures regroupant quatre pôles régionaux : Catélys (dont fait partie Terrena), Seveal, Caliance et Euralis. Outre l’amélioration des conditions d’achat, Agrihub a permis également de gommer l’inflation demandée par les fournisseurs, tout particulièrement en santé végétale. Cependant, la force d’Agrihub ne se limite pas à la fonction d’achat mais s’appuie également sur le partage d’une vision commune pour le développement et la mise en marché de solutions innovantes et source de performance.

Conformément au plan Écophyto 2018 de la loi Grenelle II, l’année 2013 verra un changement profond dans le conseil et la distribution en santé végétale. Chaque utilisateur professionnel de produits de santé végétale devra, en outre, disposer d’un Certiphyto. Afin de permettre à chaque producteur de répondre aux exigences demandées, Terrena va mettre à disposition des équipes de terrain un outil de traçabilité du conseil dès 2013. Chaque conseil délivré, sécurisé par rapport au respect de la réglementation, sera ainsi transmis au producteur, archivé et consultable à tout moment, en particulier en cas de contrôle.

AGROFOURNITURES – COOPERATIVE TERRENA* Amendements fertilisants Santé végétale équipement agricole et rural Semences

unités

2012

2011

tonnes

303 000

329 400 1 454 825

ha

1 459 300

M€

43

44

ha

323 500

328 670

* Terrena, Espace Terrena et Terrena Poitou

Distribution agricole et logistique ESPACE TERRENA 2012 a été une année marquée par des conditions climatiques très médiocres (printemps tardif et pluvieux, été touché par le mauvais temps) et le manque de confiance en l’avenir des consommateurs qui freinent leurs achats. Ces deux faits majeurs ont un impact direct sur l’activité des magasins : une baisse du chiffre d’affaires de 2,7 % et de la fréquentation de 4,2 % pour la gamme rurale. Ces chiffres viennent néanmoins consolider la progression de 2011 qui avait été forte. La carte de fidélité d’Espace Terrena a rencontré son public : déjà 35 000 titulaires tandis que les souscriptions se poursuivent. Elle nous permettra de fidéliser notre clientèle et de lui faire des offres plus personnalisées. Sur le plan de la relation avec les adhérents, l’action des commerciaux chargés de marchés complémentaires (films plastiques, ficelle, produits d’hygiène, huile tracteur, GNR) a été efficace : la progression de chiffre d’affaires a été de + 21 %. À noter aussi la mise en place du catalogue internet sur Terciel qui va permettre de faire mieux connaître l’ensemble des gammes à destination des éleveurs. Notre offre est large, mais les produits ne sont pas tous en magasin. La transformation de nos magasins s’est poursuivie. Le nouveau Relais Terrena de Rougé a été inauguré début 2012. Les Espaces Terrena de Bressuire et de Saint-Mars-la-Jaille ont été agrandis et sont opérationnels depuis le printemps 2013. Les magasins de Savenay et de Couesmes, précédemment dans le périmètre de Terrena Grand Public, sont passés sous enseigne Espace Terrena. Situés dans des zones agricoles significatives, ils viennent compléter le maillage territorial en redéployant une offre plus adaptée aux adhérents, tout en gardant leur ancrage auprès du grand public.

TERRENA

PLATE-FORME ODALIS : + 6,56 % de chiffre d’affaires La Société Odalis exploite une plate-forme de 12 500 m², classée Seveso Seuil Haut, à Mésanger. Le chiffre d’affaires de l’année 2012 est de 3 874 K€. Odalis a continué à optimiser le nombre de livraisons directes (11 426 livraisons) pour les exploitations agricoles, arboricoles et viticoles du Groupe Terrena, afin de limiter la hausse des coûts logistiques. Le nombre de livraisons par exploitation est de plus en plus difficile à diminuer du fait de l’impact de la Loi de Modernisation de l’Économie (raccourcissement des délais de paiement) qui incite à fractionner les commandes, et des flux tendus en termes de disponibilité de certains produits (en santé végétale et semences). La plate-forme continue à développer son activité hors agriculture sur les marchés des produits classés (25 % du chiffre d’affaires prestation logistique). L’évolution des différentes réglementations (REACH, Seveso 3, rubriques de stockage, CLP, traçabilité des produits) permet à Odalis de proposer ses services à des industriels européens et à des sociétés commerciales régionales. Cette année, l’objectif de maîtriser les coûts logistiques des coopératives actionnaires a été atteint grâce à ce développement. Odalis, société certifiée ISO 14001 depuis mai 2011, diminue chaque année son impact environnemental et se fixe comme objectif d’appliquer le référentiel SQAS CEFIC (industrie chimique) en 2013. Ces référentiels et les audits HQSE de ses clients industriels sont un atout majeur pour continuer à se développer sur le plan européen. Le travail mené par Odalis au sein du groupe de travail européen SC Trace va aussi permettre en 2014 d’assurer la traçabilité depuis l’amont jusqu’à l’exploitation agricole. Le Conseil d’administration a fixé à Odalis un objectif clair de performance : être au meilleur niveau du marché français en termes de qualité de service et de sécurité.

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

25


FIOUL

PROVAL

Le volume de FOD (Fuel Oil Domestique) et de GNR (Gazole Non Routier) vendu en 2012 a progressé de 1,2 % par rapport à 2011, ce qui est exceptionnel sur un marché en baisse depuis de nombreuses années. Espace Terrena Fioul vend désormais 55 % de GNR et 45 % de FOD. Cette évolution favorable a notamment permis de prendre la décision d’investir dans un nouveau camion de distribution de 19 m .

En deux années, Proval a vu ses activités se développer. Elles concernent : • l’installation et la maintenance des équipements techniques en production laitière et dans les bâtiments volailles-lapins et porcs, • la distribution des équipements et des matériaux pour les élevages, • enfin le machinisme, avec la vente de matériel tracté dans les Mauges et le nord des Deux-Sèvres.

3

En 2012, une opportunité de développement s’est confirmée pour Espace Terrena : les Certificats d’Économie d’Énergie qui permettent d’aider financièrement les particuliers ou les entreprises investissant dans les économies d’énergie. D’autant plus que cette aide vient d’être étendue à toutes les énergies : cela se traduit par la remise de bons d’achat dans les magasins Espace Terrena ou Gamm vert. Mais le principal fait marquant de l’année est le lancement par Espace Terrena Fioul Service d’un GNR de nouvelle génération : le Générium. Testé sur six tracteurs, avant et après utilisation du Générium, ce nouveau carburant apporte un double bénéfice : • une baisse de consommation de 1,7 %, • une diminution des rejets d’imbrûlés de 60 %. Notons que cette création s’inscrit dans une démarche plus globale de recherche d’économie de carburant. À cette fin, Espace Terrena Fioul lance (en synergie avec Terrena Innovation et Sicadima) un groupe d’agriculteurs « Sentinelles de la terre » sur le suivi des consommations sur trois ans. Cette initiative débouchera sur la création d’une formation à la conduite économique pour les agriculteurs.

FIOUL Volumes commercialisés

unités

2012

2011

m

74 855

78 807

Groupe Terrena

3

Conforme aux prévisions du plan quinquennal arrêté en 2010, cette progression est le résultat des efforts de rationalisation qui ont été réalisés, ainsi que du renforcement des équipes techniques et commerciales. Ce travail va se poursuivre et permettre à l’entreprise d’être plus réactive, plus précise dans ses conseils et d’innover avec le référencement d’équipements. Notons aussi que le renforcement des partenariats avec les groupements, la laiterie, l’équipe nutrition, les magasins Espace et Relais Terrena a aussi favorisé cette performance. Au titre des faits marquants, trois actions ont contribué fortement à la croissance de Proval en 2012 : • l’installation des équipements techniques pour l’exploitation laitière expérimentale d’Arvalis en Loire-Atlantique, • la distribution de plus de 450 silos dans le cadre de l’opération Qualistock, • enfin, au niveau du machinisme, l’élargissement des gammes avec la vente de presses à balles rondes Kuhn et de matériel de désherbage mécanique Hatzenbichler. Pour 2013, nous prévoyons deux actions représentant des enjeux importants : • le plan à 5 ans de Ter’Elevage pour rénover et créer des places d’engraissement de jeunes bovins, • la mise à disposition pour les abonnés Terciel d’un catalogue en ligne commun aux activités Espace Terrena, santé animale, nutrition et Proval.

PROVAL Chiffre d’affaires

unités

2012

2011

M€

13,6

12,2

Nutrition animale ÉVOLUTION DU MARCHÉ

NUTRITION ANIMALE Volumes commercialisés aliments composés

unités

2012

2011

Groupe Terrena

tonnes

1 357 846

1 343 402

dont Coopérative Terrena

tonnes

558 597

554 294

* reprise de l’usine Lea en 2012

Le marché français des aliments composés poursuit sa baisse des volumes (- 0,54 %) avec 19,9 millions de tonnes produites en 2012. Les aliments volailles sont en baisse de 0,5 %, les aliments porcs de 2,3 %, les aliments lapins de 1,7 %, les aliments caprins de 9,8 % et les aliments ovins de 1,34 %. Seuls les aliments bovins progressent de 2,2 %, cette performance étant uniquement due au marché des aliments vaches laitières.

RÉPARTITION DES VOLUMES DU GROUPE TERRENA

4,9 %

10 %

Lapins

Porcs

Le contexte de prix élevés des matières premières a eu un impact négatif sur la rentabilité des productions animales avec des réductions, voire des arrêts de production.

23 % Ruminants

3% 59,1 %

Autres

Volailles

26

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

TERRENA


ACTIVITÉ DE LA COOPÉRATIVE

LAPINS

RUMINANTS

Le marché des aliments lapins poursuit son repli avec une réduction de 1,7 % en 2012, confirmant la baisse continue de la production nationale.

La flambée des prix des matières premières a eu plusieurs conséquences sur notre marché d’aliments pour ruminants : une contraction des achats pour assurer la trésorerie des élevages et des arrêts de production significatifs dans les zones céréalières en vaches laitières et bovins. La baisse du prix du lait constatée pour plusieurs laiteries de la région a accentué les difficultés de trésorerie chez les producteurs. En caprins, les producteurs ont subi des baisses de volume de production et des prix du lait en raison des difficultés de valorisation de la filière. Dans ce contexte, les mises en place en production de viande se sont réduites dans toutes les catégories en Pays de la Loire : - 8,7 % en JB et - 7,2 % en vaches, avec une conséquence négative sur les ventes d’aliments bovins viande de la coopérative : - 6,7 % en aliments pour JB. Les ventes d’aliments vaches laitières de la coopérative ont légèrement baissé avec des variations contrastées entre les régions du nord et du sud de la coopérative. En aliments caprins, dans un contexte difficile, les ventes ont progressé de 1,7 % alors que le marché a chuté de plus de 9 % en 2012. Soucieuse d’augmenter sa performance en conseil, Terrena Nutrition animale a mis en place un référentiel technique dénommé Nutrirama pour son équipe de techniciens ainsi que de nouveaux outils d’aide à la décision pour optimiser la qualité des programmes alimentaires (suivi des quotas, montée au pic, valorisation des réformes, optimisation des GMQ, etc.). Avec près de 1 000 éleveurs, la Solution Nouvelle Agriculture Profilia continue de se développer avec succès. Associée aux analyses de lait issues de Profilia, une nouvelle démarche Écométhane a été mise en place fin 2012 pour réduire de façon significative les rejets de méthane chez les bovins. Les résultats sont enregistrés mensuellement et la démarche s’affiche sur un panneau à l’entrée des exploitations. Pour faire évoluer les prestations de gestion technico-économique, l’activité nutrition animale a développé un programme spécifique : Capaction, utilisé par 90 producteurs laitiers. L’activité santé animale a innové en créant une nouvelle offre de services vétérinaires dénommée Ter’Vet : déployée depuis septembre 2012, elle renforce les démarches de prévention en élevage et améliore l’efficacité des prestations vétérinaires. Les formules d’abonnement Ter’Vet Primo, Progrès ou Sérénité favorisent une collaboration durable entre le vétérinaire de Terrena et l’adhérent, marquée par des objectifs de progrès concrets.

PORCS Le cours moyen du porc au cadran de Plérin a été en 2012 de 1,454 contre 1,309 € en 2011, soit une progression de 11 %. Les dernières analyses du MPB indiquent que le cheptel de truies en France a été en baisse de 3,2 % en 2012. Dans ce contexte, l’activité nutrition animale s’est attachée à limiter les hausses de prix et à améliorer l’efficacité alimentaire de ses programmes d’aliments. Malgré un marché qui a chuté de 2,3 % en 2012, le volume d’aliments porcs du Groupe a progressé de 1 %. Dans le cadre de la démarche « Nouvelle Agriculture », Terrena nutrition animale a lancé début 2012 une nouvelle gamme d’aliments, 2 âge Axior Starty Digest, contenant des nutrifacteurs. Le programme présente deux intérêts : il renforce la sécurité digestive des porcelets et réduit l’utilisation de supplémentations médicamenteuses en élevage.

Dans un marché national en recul de 1,7 %, l’activité aliments lapins de Terrena a progressé quant à elle de 1,7 %. Pour accompagner la démédicalisation en élevage, l’activité a continué de développer de nouvelles formules dans la gamme ORFY Élevage (stabilisateurs de flore, stimulation de l’immunité des mères). De plus, un nouveau programme alimentaire accompagne la mise en place du cahier des charges de production Lapin Nouvelle Agriculture destiné aux consommateurs.

VOLAILLES DE CHAIR ET PONTE Alors que le marché des aliments toutes volailles a chuté de 0,5 % en France, les volumes d’aliments volailles de chair de Terrena ont progressé de 5,7 % et de 16,3 % en aliments pondeuses. Les performances et la compétitivité des programmes alimentaires, le développement des modes alternatifs de production (plein air, label rouge, bio, etc.) et la sécurité des débouchés du Groupe en sont les principales raisons. • Volailles classiques Terrena Nutrition Animale a mis en place des solutions alimentaires de réduction de rejets de phosphore à travers ses aliments. Les essais terrain ont révélé que les rejets de phosphore sont diminués de 15 % en dindes médium et de 27 % en dindes lourdes par rapport à la référence Corpen. • Ponte L’activité ponte poursuit la mise en place de nouveaux élevages engagés depuis 2011, notamment en plein air et en bio pour satisfaire la demande de l’aval. Les volumes de la coopérative sont en croissance de 17,8 % et dépassent désormais les 42 000 tonnes.

FLAMBÉE DES PRIX DE MATIÈRES PREMIÈRES EN 2012 Les cours se sont envolés à partir du début de l’été avec une augmentation sur les céréales de 44 % en 2012. Le cours du tourteau de soja a atteint un niveau record de 560 €/ tonne à la mi-juillet et enregistré une hausse de 63 % en 2012. Les autres tourteaux (colza, tournesol) ont suivi cette évolution. L’activité nutrition animale a été également pénalisée par l’augmentation du complexe « cellulose » (pulpes de betteraves, luzerne et son). Face à ces évolutions de marché, la politique d’achat de la coopérative (l’optimisation de la formulation, le partenariat avec l’activité céréales) a permis de limiter la hausse.

AUTRES FAITS MARQUANTS 2012 • Bilan de l’opération qualistock Avec 402 exploitations, 475 silos et 54 containers, cette opération a permis d’améliorer la sécurité, la capacité et la qualité du stockage de ces élevages. • Nouvelle sacherie terrena nutrition animale Afin de répondre aux axes AEI et à la charte de communication de Terrena, une nouvelle sacherie Terrena Nutrition animale a été mise en place, totalement recyclable avec du papier certifié PEFC issu de bois de forêts gérées durablement.

e

• Développement de l’activité export Les volumes à l’exportation ont progressé de 36 % avec de nouveaux clients en Europe, en Afrique de l’Ouest et aux Antilles.

Une nouvelle offre Nuxia composée d’aliments minéraux, de concentrés, de matières premières et d’un service de formulation, a été proposée aux éleveurs de porcs qui fabriquent leurs aliments à la ferme.

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

27


PERSPECTIVES ET PROJETS 2013

PRIX DES MATIÈRES PREMIÈRES (IPAA) ET PRIX MOYEN DES ALIMENTS (IPAMPA) 200 180 160 140 120 100

12 20

ve m

bre

11

01 1 No

20

l2

re tob

Oc

Av ri

01 1 l2

10

mb pte

Av ri

10

20 re

09

20 rs

Ma

mb pte

Se

Se

re

20

09

08

20

20

er

ût Ao

vri Fé

7

08 20

vri

er

07

00

20

t2 ille

Ju

ier nv Ja

t2 ille Ju

Ja

nv

ier

20

00

6

06

80

IPAA : calculé par l’hebdomadaire La Dépêche–Le Petit Meunier, cet indice mesure l’évolution du prix en disponible d’un panier de 16 matières premières représentatives des utilisations globales par les fabricants d’aliments (indice 100 : janvier 1995).

Malgré des perspectives difficiles dans les productions animales, l’activité nutrition animale vise une progression de 1 % de ses volumes, avec les actions suivantes : • mise en place d’un Indicateur de Densité des Aliments Livrés en vrac, logiquement baptisé IDAL. Il permet aux éleveurs d’ajuster le réglage de leurs équipements de distribution automatique en fonction des variations de densité observées entre les livraisons. IDAL sera indiqué sur les bons de livraison des aliments composés en vrac sortis des usines, • fin janvier, un catalogue de produits et spécialités d’élevage sera disponible pour les adhérents dans l’extranet Terciel, • vaches laitières et bovins viande : les équipes Ruminants ont pour objectif de développer et d’équiper plus de 100 exploitations en démarche écométhane avec un compteur CO associé, • porcs : mise en place d’une démarche de services avec Elixir IC, un outil d’optimisation de l’indice de consommation, • lapins : travaux d’expérimentation pour améliorer durablement les performances en maternité, • nouvelle technologie – Évolution du site d’Ingrandes-sur-Vienne pour fabriquer des produits et aliments extrudés pour le Groupe et ses partenaires. 2

IPAMPA : indice reflètant l’évolution des prix de vente sortie usine des aliments composés observés par l’INSEE (base 100 : année 2005).

Ruminants LAIT L’année 2012 aura été compliquée au niveau climatique pour l’activité laitière, avec un mois de mars très frais qui a retardé le pâturage, et une année humide rendant difficile les ensilages d’herbe, les semis de maïs, ainsi que les ensilages de maïs à l’automne. La production fourragère a néanmoins été correcte en quantité, mais de qualité moyenne. L’exercice a aussi été marqué par une flambée des cours des céréales et de matières azotées. De ce fait, les coûts de production ont augmenté d’environ 20 €/1 000 litres. Ajoutons que les performances laitières n’ont pas été au rendez-vous, avec des fourrages de qualité médiocre, et que notre outil Profilia a pu démontrer toute sa pertinence dans ce contexte en permettant de mieux ajuster les rations et d’optimiser l’efficacité alimentaire. Au sujet de la conjoncture laitière, le bilan est lui aussi assez mitigé : en début d’année, des volumes en forte progression dans tous les grands pays laitiers ; à partir de l’été, les conditions climatiques qui font régresser la production ; au final, avec une demande en produits laitiers toujours soutenue et une production en repli, l’équilibre offre/demande est meilleur, et de ce fait les cours mondiaux se sont orientés à la hausse. Au niveau de la politique laitière, citons en début d’année l’interdiction de publier des recommandations interprofessionnelles relatives au prix du lait. À noter aussi la suppression du système de pénalité à la française en cas de dépassement du quota, une décision qui anticipe de fait la fin des quotas. Dans ce contexte, 373 millions de litres ont été collectés, soit 2 de plus qu’en 2011 et 40 de plus par rapport à 2009. Ces volumes supplémentaires laissent à penser que notre dispositif « double volume/prix différencié » répond bien aux attentes de nos adhérents. Un Plan d’Accompagnement Filière Lait de 3,5 millions d’euros a aussi été décidé par Terrena afin d’accompagner nos adhérents dans cette période de changement et de les encourager financièrement à mettre en œuvre de nouveaux outils comme la prévision de livraisons et Profilia.

28

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

Enfin, nous constatons que la dynamique Laïta est en marche avec de belles performances commerciales en beurre, en fromage, mais aussi en produits secs élaborés. Pour consolider ce développement, un plan d’investissement de 100 millions d’euros est engagé sur 2012-2013 afin de continuer « à valoriser fortement et durablement le lait de nos adhérents ». Pour 2013, avec des perspectives de marché plutôt favorables, nous continuerons à travailler nos deux priorités stratégiques définies avec la Commission Lait : • permettre aux producteurs d’optimiser leurs outils de production au travers de notre dispositif volumes/prix, • fournir des repères pour identifier les marges de progrès au niveau des coûts de production.

ÉVOLUTION DU PRIX MOYEN PAYÉ PAR TERRENA €/1 000 litres 400

20

350 300

16

22 15

250 200 150

323 270

297

2009

2010

309

100 50 0 2011

2012

Prix composition qualité Prix de base

TERRENA


2012, c’est aussi la confirmation d’un engagement fort de la coopérative vis-à-vis de la production bovine, avec une enveloppe de 3,5 millions d’euros, destinée au financement du « plan de confortement filière » sur cinq ans. La déclinaison de cet accompagnement financier se traduit par un plan d’actions sur trois axes : • la rénovation du parc existant (COP Renov’place), • la construction de places supplémentaires (COP Crea’place), • la création de nouveaux ateliers JB (COP Sérénité).

ÉVOLUTION DE LA COLLECTE TERRENA Millions de litres 380 370 360 350 340

373

2011

2012

Nous abordons donc l’année 2013 avec ce dispositif structurant et la capacité de nos équipes à porter cette offre auprès du plus grand nombre de nos adhérents sera le facteur déterminant de notre réussite.

350

330 320

371

334

OVINS/CAPRINS

310 2009

2010

L’activité ovine de l’union Ter’Elevage continue de progresser en 2012 suite à la prise en compte de l’activité de l’année complète d’Ovi-Ouest. Les adhérents ovins de Terrena représentent 58 % des volumes collectés par les 530 apporteurs de Ter’Elevage, et se positionnent comme le principal opérateur ovin du Grand Ouest.

BOVINS Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour l’activité bovine : après la sécheresse printanière de 2011, c’est plutôt l’excès d’eau qui a caractérisé l’année 2012. Quoi qu’il en soit, les conditions climatiques ont été favorables à l’élevage bovin : nourriture en abondance, et prix de marché d’un niveau jamais atteint ont procuré une bouffée d’oxygène indispensable à la production.

Les mises en marché de l’année 2012 ont permis une meilleure revalorisation des agneaux, nécessaire aux producteurs afin d’amortir l’évolution constante des coûts de production et les impacts importants, par endroits, de la maladie de Schmallenberg. La diversité des démarches qualité a permis de bien valoriser la production de chaque adhérent pour atteindre 70 % des agneaux commercialisés. Agriculture biologique, démarches officielles de la qualité et de l’origine, signatures régionales, démarches de proximité, nutrition santé avec la marque du Groupe Terrena D’Anvial… tels sont les atouts de la production ovine de nos territoires.

En jeunes bovins, la baisse annoncée en 2011 a été confirmée (- 5 %), même si nous maintenons une position supérieure au national (- 6,5 %). En réformes laitières, la démarche Eli’te VL initiée fin 2011 a atteint son plein rendement en 2012. Les objectifs ont été atteints voire dépassés avec une progression de 22 % de vaches laitières livrées à Elivia. Le marché national a quant à lui régressé de 6 %.

La réflexion engagée en 2012 par les commissions d’éleveurs pour le confortement de notre filière ovine va maintenant s’articuler autour de trois grands axes : • transmission, installation & création d’ateliers, • contrats de production en adéquation avec les besoins de la filière, • amélioration des indicateurs techniques de production.

PRIX PAYÉ AU KILO DE CARCASSE DES VACHES ELITE VL Prix au kilo de carcasse 3,60 3,50

S44 : amplitude >à 0,30 €/kg de carcasse

3,40 3,30 3,20 3,10 3,00 2,90

Prix payé des vaches Holstein Prix payé des vaches Elite Holstein

2,80 2,70 2,60

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52

Semaines

En vaches de réforme issues du troupeau allaitant, l’offre globale a été déficitaire quasiment sur toute l’année. Après la décapitalisation du troupeau en 2011 (sécheresse), le nombre d’animaux à réformer a fortement diminué. En bovins maigres, la baisse des volumes de - 8,1 % peut apparaître comme une contre-performance. C’est en fait une bonne nouvelle. En effet, les éleveurs qui avaient vendu leurs broutards en 2011 ont fait le choix de les garder en 2012 dans leur atelier d’engraissement. Autant d’animaux que nous retrouverons à l’abattoir en 2013.

Sur ce dernier point, l’identification individuelle électronique, désormais obligatoire, constitue pour l’équipe technique la base des actions à développer, avec près de la moitié des brebis d’ores et déjà suivies par un logiciel de gestion de troupeau. L’activité caprine quant à elle, principalement représentée par l’engraissement des chevreaux, est en pleine mutation. Dans un contexte difficile marqué par un prix de l’aliment d’allaitement très tendu, un prix de vente du chevreau très dépendant des marchés fragiles d’Europe du Sud et une saisonnalité liée aux décisions de la production laitière, la collaboration entre Terrena et Lœul & Piriot au sein de LPM, acteur majeur de l’abattage de chevreaux de l’Ouest, laisse augurer de belles perspectives pour l’avenir.

OVINS Animaux commercialisés

unités

2012

2011

Groupe Terrena

têtes

112 290

117 373

dont coopérative Terrena

têtes

65 508

68 440

CAPRINS Animaux commercialisés

BOVINS Volume d’activité

unités

2012

2011

têtes

293 125

326 038

Jeunes bovins

têtes

74 056

86 737

Gros bovins

têtes

79 271

90 199

Bétail maigre

têtes

63 533

64 840

Veaux

têtes

76 265

84 262

têtes

100 030

76 664

Groupe Terrena

dont Coopérative Terrena

TERRENA

unités

2012

2011

Groupe Terrena

têtes

38 295

40 598

dont coopérative Terrena

têtes

37 219

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

29


Monogastriques PORCS Le cours du cadran détermine à plus de 90 % le prix du porc, d’où son importance : • en 2010, 1,145 €/kg, • en 2011, 1,309 €/kg, • en 2012, 1,454 €/kg. De 2010 à 2012, le prix du porc a gagné plus de 30 centimes d’euro. Dans le même temps, le coût alimentaire a atteint des sommets, comme par exemple le cours du soja qui a atteint plus de 550 € la tonne. Pour les exploitations, l’année 2012 est très contrastée d’un point de vue économique : celles qui ont un lien fort au sol sont nettement moins dépendantes de la volatilité des matières premières et maîtrisent mieux les intrants par l’apport d’engrais organique produit par l’élevage. Terrena a commercialisé 428 000 porcs dont 340 000 unités pour la section porc de la coopérative. Malgré un marché en recul de 3 % sur la moyenne des quatre dernières années, la coopérative a progressé de 19 % grâce à l’arrivée de nouveaux adhérents, preuve d’un dynamisme et de création de valeur ajoutée pour les éleveurs.

PERFORMANCE & TECHNICITÉ Au cours du second semestre, un groupe d’étudiants de l’ESA (École Supérieure d’Angers) a mené une étude qualitative auprès d’un grand nombre d’éleveurs, intitulé « Bilan et perspectives à court et moyen terme ». 78 % des enquêtés se disent « plutôt satisfaits » de Terrena Porc et 18 % se disent même « tout à fait satisfaits ». Les travaux des étudiants ont permis de mettre en place un plan de progrès par service afin de continuer à délivrer le meilleur service possible.

INFORMATION & CONVIVIALITÉ Au cours de l’année, plusieurs rendez-vous sont proposés : réunions de secteurs, assemblées de production, CETA, forums techniques, réunions « grillade »… Chacune de ces rencontres se termine autour d’un repas facilitant la poursuite des échanges entre producteurs. La communication a également évolué au cours de l’année 2012 : la lettre hebdomadaire « Aveltis Hebdo » a, depuis le printemps, un volet spécifique Pays de Loire, et l’extranet « Terciel » est plus complet et convivial depuis l’automne.

En 2013, l’activité porcine de Terrena se fixe quatre objectifs : • optimiser le coût alimentaire, notamment par des outils informatiques développés en interne, • continuer à accompagner la restructuration des élevages, • accélérer la démédicalisation avec un groupe de « Sentinelles de la terre », • renforcer les créneaux à valeur ajoutée.

EXTRAIT DE RÉSULTATS GTE NAISSEURS ENGRAISSEURS* Critères

unités

Truies présentes Vifs produits/truie/an Porcs produits/truie/an IC global

Terrena 20 % >

Terrena Moyenne

Pays de Loire

têtes

215

162

147

kg

2 793

2 538

2 460

24

22,1

21,8

2,76

2,83

2,90

têtes

* Année 2011

VOLAILLES LABEL — FERMIERS D’ANCENIS Au regard des volumes produits et de la consommation, le marché des volailles Label rouge est resté stable en 2012 et n’a pas été directement affecté par la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs. Dans ce contexte, la production aux Fermiers d’Ancenis a atteint un volume de 8,69 millions de volailles label. Avec 295 000 m de surface de bâtiments, dont 4 % sont consacrés à la production biologique, le potentiel de production du groupement de producteurs se maintient, les arrêts d’élevage étant compensés par des créations. Avec l’accompagnement financier de Terrena et de Gastronome, 10 nouveaux bâtiments ont été construits et 25 sont en prévision sur 2013. 2

Sous l’angle économique, l’ensemble de la filière a été affecté par des hausses de matières premières sans précédent qui n’ont été que partiellement répercutées sur le produit fini. Les producteurs des Fermiers d’Ancenis ont contribué à cette difficulté à hauteur de 1 €/m² sur une bande de volaille. 2012, c’est l’année du rapprochement entre les Fermiers d’Ancenis et la gastronomie. Fortes de quatre nouvelles médailles au Concours général agricole cette année, nos volailles fermières ont été mises à l’honneur par de grands chefs qui les ont sublimées au travers de recettes d’exception, comme sur le pont de Verdun à Angers le 1 juillet dans le cadre des Tablées Uniques, ou lors du concours Gargantua des meilleurs cuisiniers de la restauration collective à Jallais. er

GESTION DE PROJETS Cela fait déjà un an qu’un homme « conception de bâtiment » est arrivé au sein du groupement. La mise aux normes des élevages avance à grand pas, et désormais les éleveurs se projettent dans l’avenir en repensant leurs outils. Pérennité, énergie, sanitaire, ergonomie,... sont des mots-clefs au cœur de notre réflexion. D’ailleurs, l’équipe technique est formée pour vous accompagner sur ces sujets.

Autre fait marquant : la reconnaissance du travail effectué par tous les éleveurs en matière d’environnement avec l’obtention de la certification Valeur Environnementale de niveau 2. C’est le niveau le plus élevé de certification collective et cette distinction va dans le prolongement des engagements pris dans le cadre de la norme Agriconfiance NF V 01-007. L’ensemble des actions menées par les Fermiers d’Ancenis a pour objectif de répondre aux attentes de nos clients et aux attentes des consommateurs. Aussi, nous intégrons dans notre réflexion les préoccupations en matière de santé humaine.

30

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

TERRENA


Fiers de leur métier, les éleveurs des Fermiers d’Ancenis sont à l’écoute des consommateurs. Ils sont allés à leur rencontre dans les magasins où ils ont animé 62 week-ends, mettant en avant les qualités de nos volailles fermières. En 2013, nous poursuivrons les échanges avec nos ambassadeurs que sont les chefs cuisiniers de la région, nous finaliserons le programme d’implantation de haies sur les parcours pour atteindre plus de 200 kilomètres et nous nous attacherons à valoriser nos différences auprès de nos clients et consommateurs

VOLAILLES LABEL Volailles Fermiers d’Ancenis

unités

2012

M€

48,9

48,3

%

- 0,8

- 0,5

têtes

8 688 607

8 731 216

Chiffre d’affaires Labellisations Productions label

2011

VOLAILLES CLASSIQUES ET CERTIFIÉES L’année 2012 s’est achevée avec des volumes de production en volaille de chair en hausse de 1 % (139 250 tonnes) par rapport à l’année précédente. Un exercice marqué une fois de plus par des prix de vif élevés (+ 25 %) que les abattoirs n’ont pu répercuter que pour moitié à leurs clients distributeurs. Les cours des céréales ont atteint un niveau élevé, proche des 250 €/tonne jusqu’au troisième trimestre. Le cours du soja a notamment culminé à un prix supérieur à 550 €/tonne. En fin d’année, ces cours ont connu une accalmie qui a remis définitivement en cause la dernière hausse tant attendue par les abatteurs. Ainsi, 2012 aura été la réédition de 2011 dans des proportions démesurées qui ont impacté très lourdement l’ensemble de la filière volailles françaises. Les performances technico-économiques ont été supérieures aux objectifs pour toutes les espèces.

INDICE DE PERFORMANCE 2012 COMPARÉ ITAVI/VALIANCE

La répercussion des hausses n’a été prise en compte que pour moitié à fin décembre par les clients, ce qui illustre bien pour la troisième année consécutive les difficultés pour les abatteurs à surmonter des hausses de tarifs. Ces derniers ne pourront supporter longtemps de telles volatilités du coût alimentaire (70 % du coût vif) car elles mettent en péril cette filière. D’ailleurs, nous avons dû demander aux éleveurs une contribution exceptionnelle de 2 € du m² au titre de cette année 2012. En résumé, notre environnement a changé et notre marché national est de plus en plus convoité par des producteurs étrangers qui prennent des parts de marché supplémentaires d’année en année, au fur et à mesure des référencements.

GAVAGE L’année 2012 a été marquée par un recul de la production en France de 5 %. Cette baisse est volontaire afin d’adapter au plus juste les volumes à la demande suite à l’envolée des coûts des matières premières. Une augmentation des coûts de production qui n’a pas impacté les marges des éleveurs du fait d’un ajustement des prix de reprise. Les volumes du groupement en prêts à gaver sont en légère augmentation avec 519 000 canards produits. Cette année 2012 a vu l’installation de cinq nouveaux projets dans cette production. En canards gras, les mises en gavage sont stables avec 345 000 animaux gavés. Les résultats techniques en élevage sont en progression avec une augmentation de 3,1 % de la marge brute des éleveurs. Sur le premier semestre 2013, les premiers logements collectifs seront installés dans les bâtiments de gavage. De plus, un plan de développement d’une dizaine de bâtiments sera mis en place sur le second semestre afin de pallier l’arrêt de production d’éleveurs qui ne souhaitent pas investir pour se mettre aux normes avant 2016.

GROUPEMENT PALMIPÈDES GRAS 21 producteurs (canards PAG)

500

Production (PAG)

450

16 gaveurs

400

Canards gras

350 300 250

unités

2012

2011

nombre

519 150

518 900

unités

2012

2011

nombre

345 000

369 428

Foies

tonnes

186

203

Viande

tonnes

1 479

1 081

437

451

200 150

305

ŒUFS

296 181

100

179

Après une chute très importante survenue au printemps 2012, la production d’œufs en France a retrouvé en fin d’année son niveau d’avant la mise aux normes.

Itavi

En production d’œufs standards, nous assistons à une concentration des élevages, puisque le Groupe comprend désormais 16 éleveurs pour 1 817 000 poules.

50 0 Valiance

Itavi

Poulet standard

Valiance

Itavi

Valiance

Dinde

Canard

Indice de performance = [(GMQ * VIABILITE)/indice de consommation]/10

Le niveau de production de Valiance s’est maintenu en 2012 avec des rotations plus rapides des élevages qu’en 2011, notamment en poulets de chair.

TERRENA

En termes de perspective, notre développement est toujours axé sur la construction de bâtiments de 30 000 poules en volières, afin de répondre aux besoins en production d’œufs plein air ou au sol exprimés par nos clients locaux.

Autre fait marquant : la mise en route du nouvel abattoir de dindes à Moncoutant avec le passage de la production de dindes médium en dindes plus lourdes. Cette nouvelle approche industrielle de la dinde de chair dans un contexte de marché déplorable était nécessaire au groupe Gastronome pour gagner en compétitivité et investir de nouveaux marchés. Du côté des élevages, les performances techniques en dindes lourdes ont été au rendez-vous.

PRODUCTION ŒUFS

En canards, l’année a été correcte en volume, tant sur le marché intérieur en frais que pour l’export en congelé (bien qu’il y ait des incertitudes croissantes sur les volumes de l’Allemagne qui devient très contraignante sur le sujet du bien-être animal).

Œufs

Groupe Terrena Producteurs Œufs

unités

2012

nombre

141

2011 150

milliers

793 000

777 032

dont coopérative Terrena Producteurs

nombre

64

67

milliers

263 000

218 312

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

31


LAPINS Dans un contexte de baisse de la production nationale du fait d’arrêts d’élevage (baisse de 2,1 % des inséminations) et de difficultés sanitaires, Terrena Production Lapins a maintenu ses apports à hauteur de 3,894 millions de lapins en 2012. Une performance qui s’explique principalement par l’arrivée de nouveaux adhérents entre 2011 et 2012 et qui traduit bien le dynamisme et l’attractivité du groupement de producteurs. Sous l’angle économique, l’année est marquée par les hausses sans précédent des matières premières. La revalorisation du prix de base par les abattoirs (+ 3,6 % en par rapport à 2011) a permis de maintenir partiellement les marges éleveurs affectées par l’augmentation du prix de l’aliment. Au regard du Renaceb 2011, Terrena Production Lapins s’inscrit toujours dans le quart supérieur des 24 groupements du réseau, avec une marge sur coût alimentaire de 0,97 €/kg et une productivité de 15,54 kg/IA.

À noter enfin un événement de taille : l’émergence d’un vrai leader dans le paysage cunicole avec la création d’ALPM, Association Lœul & Piriot Terrena dont l’objectif est de mobiliser les moyens nécessaires, notamment en Recherche & Développement, en intégrant les grands enjeux que sont l’évolution du mode d’élevage ou le bien-être animal. Pour 2013, Terrena Production Lapins réaffirme sa volonté de conforter sa production de lapins Nouvelle Agriculture et de conserver son avance en poursuivant sa politique d’innovation continue.

LAPINS Groupement Lapins Terrena

unités

2012

2011

Lapins mis en marché

milliers

3 894

3 559

%

+ 0,9 %

+ 17,0 %

M€

17,9

14,4

Évolution Chiffre d’affaires

Autre fait marquant de l’année : la mise en marché du lapin Nouvelle Agriculture à l’issue de plus de 4 années de réflexion menée par l’ensemble de la filière lapin, les éleveurs, le groupement, la nutrition animale et l’abattoir. Le lapin Nouvelle Agriculture est le résultat d’un progrès technique majeur, obtenu grâce à la maîtrise croissante des différents facteurs de production par les éleveurs qui peuvent désormais s’affranchir de l’utilisation de médicaments du sevrage à l’enlèvement des lapins. C’est aussi la conséquence d’une bonne analyse du marché mettant en avant la nécessité de proposer aux consommateurs de nouveaux produits en rayon, plus en accord avec leurs attentes, notamment en matière de nutrition santé et de proximité avec l’éleveur.

Agriculture biologique La France comptait 23 135 exploitations agricoles engagées en bio en 2011, soit 4,5 % des exploitations françaises. Les surfaces bio ont donc continué de progresser (+ 15,3 % en 2011 par rapport à 2010) pour représenter 3,5 % de la Surface Agricole Utile (SAU). Avec 3,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la consommation de produits alimentaires bio atteint désormais 2,3 % du marché alimentaire total. Notons que ce marché connaît une progression constante d’environ 10 % par an depuis le début des années 2000. Bien que nous ne disposions pas encore de chiffres officiels, la croissance est toujours au rendez-vous en 2012. Concernant Terrena, nous assistons à un nouveau développement des productions bio : près de 40 % en collecte de grains, 11 % en nutrition animale et 17 % en œufs, pour ne citer que ces productions. Face à ce développement, nous avons consacré la totalité du silo de Pouancé (11 000 tonnes) au stockage des grains biologiques à partir de la collecte 2012. Nous avons aussi sécurisé nos approvisionnements de matières premières pour la nutrition animale.

32

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

Les prix des produits végétaux et animaux quant à eux se sont maintenus à de très bons niveaux pour la quatrième année consécutive. On peut déduire de ces résultats que le ralentissement de la croissance économique a pour l’instant peu impacté les marchés bio. Sur 2013, nous nous attendons à une consolidation des marchés car il faut sans doute souffler un peu après ces années de très forte croissance. Nous allons en profiter pour renforcer les collaborations avec nos partenaires régionaux pour encore mieux préparer l’avenir.

AGRICULTURE BIOLOGIQUE Quantités commercialisées

unités

2012

2011

Viandes rouges

tonne

3 300

3 331

Volailles

tonne

3 297

4 464

Œufs

tonne

5 198

4 430

Céréales

tonne

9 351

6 272

Nutrition animale

tonne

42 652

38 347

TERRENA


Semences Terrena SEMENCES TERRENA Terrena est l’un des leaders français de la production de semences autour de 4 grandes familles de productions : potagères et fleurs, fourragères, céréales et protéagineux, maïs. Le chiffre d’affaires de l’activité semences a progressé de 23 % en 2012. • En semences de maïs, les surfaces de multiplication ont à nouveau progressé plus vite que le marché national en 2012 pour dépasser le précédent record (2009) de 7 %. L’année a été très atypique d’un point de vue climatique avec un retard de 15 jours des semis dû à une forte pluviométrie. Une période sèche s’en est suivie alors que les réserves en eaux étaient déjà très basses. Revenue au moment de la floraison, la pluie a ensuite duré jusqu’à la fin de l’année et a fortement perturbé les récoltes. Compte tenu du volume record qui était prévu à la récolte, la période de séchage a été allongée de trois semaines. La pluie n’a pas favorisé une récolte rapide, les engins ne pouvant pas rentrer dans les parcelles. Il a alors fallu faire appel à des équipements dédiés aux rizières en Italie pour récolter quelques centaines d’hectares. Au final, aucune parcelle n’a été perdue. Ces conditions ont néanmoins perturbé l’organisation et la productivité des stations, tant au niveau des réceptions et du séchage que du triage et du calibrage. À noter une augmentation de 36 % du nombre de variétés multipliées en 2012 par rapport à la moyenne des années précédentes. • En semences de céréales, la campagne 2012 a été très soutenue avec une progression de 10 % vs 2011. Les stations ont réalisé une production proche des records.

• En semence potagères, la production de pois potager a vu un repli très net par rapport aux années précédentes, expliqué par un assainissement des stocks de nos clients, notamment en Afrique du Nord. Les autres cultures potagères quant à elles ont progressé, en plein champ comme en tunnel. Le travail commercial initié en 2011 a aussi commencé à porter ses fruits en 2012 avec la progression du nombre de nouveaux clients. • En semences fourragères, Le bilan de l’année est mitigé : bon globalement en graminées et mauvais en légumineuses. Là encore, l’influence négative d’une météo pluvieuse est manifeste, avec des rendements en luzerne assez médiocres. L’activité semences se déploie sur trois sites : Beaufort-en-Vallée, Lusignan, Vern-d’Anjou. Le projet de rénovation des outils industriels a débuté en 2012 sur Beaufort avec une première tranche de 7 M€. La station de Beaufort a vu en 2012, en plus des mises aux normes nécessitées par notre classement ICPE, l’ajout de 3 300 m² de stockage, une nouvelle ligne de triage (potagères) et une ligne d’ensachage automatisée. La capacité de séchage a été augmentée dès 2012 et le sera encore en 2013. Le programme d’investissement continuera sur 2013 jusqu’à 2015 et concernera l’ensemble des trois stations.

COOPÉRATIVE TERRENA Production de semences Effectif Producteurs Surfaces Clients internationaux

TERRENA

unités

2012

2011

qx

420 800

350 887 142

ETP

155

nombre

566

555

ha

10 846

9 396

nombre

70

70

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

33


Viticulture VIGNERONS DES TERROIRS DE LA NOËLLE L’année 2012 des Vignerons des Terroirs de la Noëlle a été marquée par un volume commercialisé à nouveau en hausse de 3 % (+ 27 % déjà l’année passée par rapport à 2010). Les appellations muscadet ont été les moteurs de cette hausse (+ 26 %) alors que les autres appellations ont connu une tendance à peu près similaire à l’année 2011. Notons toutefois une nouvelle progression de 13 % de notre anjou rouge qui a encore été médaillé d’or. Le chiffre d’affaires de l’année quant à lui suit la même tendance avec une progression de 2 %.

VIGNERONS DES TERROIRS DE LA NOËLLE unités

2012

M€

7,0

6,9

Produits commercialisés

hl

53 000

50 600

Volumes commercialisés en vins finis conditionnés

hl

26 600

28 000

hl

21 200

41 600

ha

712

721

Chiffre d’affaires

Volumes vinifiés Surfaces de vignes

2011

Le fait marquant de l’année 2012 reste la faiblesse des volumes récoltés, un constat que la profession n’a pu effectuer que très tardivement, parfois même une fois la récolte engrangée. Même si les prévisions étaient modestes, le résultat a surpris et ce, jusqu’au début des vendanges ! Citons pour preuve les estimations de l’interprofession qui ont baissé de 30 % en volume entre le 1 septembre et la fin du même mois. Ainsi, les rendements enregistrés ont été cette année de 22 hectolitres/hectares en muscadet et de 40 hl/ha en gamay. Plusieurs causes peuvent expliquer cette baisse conduisant à la plus faible récolte en Loire, mais aussi en France depuis 1991 : mauvais mois d’août 2011, gels printaniers, mois d’avril très frais, mauvaise floraison en juin, très maussade, sécheresse d’août à fin septembre, etc. Quant aux pluies d’automne, elles n’ont pas inquiété les vignerons du Muscadet et de la région d’Ancenis qui cultivent des cépages précoces ayant pu être vendangés avant les pluies. Ainsi, la qualité du millésime 2012 aux Vignerons de la Noëlle est extraordinaire, avec des degrés naturels quasiment tous supérieurs à 12° en blancs. er

L’activité de l’année a été marquée par le renouvellement de notre certification IFS/BRC, mais aussi par notre certification bio pour désormais pouvoir vinifier, conditionner et commercialiser un véritable « vin bio », en l’occurrence du muscadet-sèvre-et-maine sur lie bio. Autre innovation de l’année : la mise en place d’un filtre tangentiel utilisable sur bourbes et sur vins. Cet outil présente l’intérêt d’améliorer les conditions de travail, de limiter les pertes de matières premières, de diminuer les effluents viticoles et permet une qualité accrue de filtration avec une meilleure productivité.

34

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

Après le succès retentissant du lancement fin 2011 de notre vin liquoreux « Les Grains Givrés de la Noëlle », produit à partir de raisins récoltés sur l’exploitation viticole de Terrena, nous avons souhaité innover autrement en 2012. Ainsi, du travail méticuleux à la vigne chez plusieurs de nos adhérents et des synergies entre les équipes salariées de l’activité et de LVVD (Loire Viti Vini Distribution) est née une gamme d’excellence : les crémants de Loire Madame de Chanceny. Lancés à l’automne au Caveau des Vignerons de la Noëlle et dans les réseaux Gamm vert et Espace Terrena, ces crémants, proposés en blanc ou rosé, sec ou demi-sec, se veulent être des vecteurs pour faire savoir notre savoir-faire, en sublimant les palais les plus avertis comme ceux des découvreurs. La première cuvée vient d’ailleurs d’obtenir une prometteuse médaille d’argent pour son premier concours.

ALLIANCE LOIRE La filiale de commercialisation commune avec les caves coopératives partenaires a connu un exercice en hausse de 4,5 % en volume et de 1 % en chiffre d’affaires. En 2012, la croissance a été soutenue par le marché français, et notamment par le marché dit « Trad », (un véritable paradoxe au regard des éléments météorologiques ayant perturbé la saison touristique). Cette bonne performance conforte la politique de développement de la structure avec plusieurs nouvelles arrivées de commerciaux cette année. L’événement majeur de l’année est sans nul doute l‘arrivée de la Cave de Mareau-aux-Prés (Orléans) qui produit un peu moins de 5 000 hectolitres annuellement. Son cépage phare est le pinot meunier, qu’aucune autre cave ne produit.

ACKERMAN Avec un chiffre d’affaires en hausse de 2 % en 2012, Ackerman confirme sa croissance et surfe sur les retombées de son bicentenaire fêté en 2011. La société Monmousseau, basée à Montrichard, et acquise en fin 2010, a connu quant à elle un exercice en hausse de 4 %. Les deux entreprises enregistrent toutes deux une forte croissance à l’export, mais aussi au travers de l’activité de leurs caveaux de vente aux particuliers. Enfin, l’activité de vente à distance issue de la reprise de Donatien Bahuaud en 2009 connaît une nouvelle année de hausse significative.

TERRENA


Pommes à jus POMMIAUX Filiale de Terrena, la SA Pommiaux a transformé sur son site de Martigné-Ferchaud en Ille-et-Vilaine un volume de 9 000 tonnes de pommes en 2012. Cette matière première issue à 50 % des coopérateurs arboriculteurs Terrena est complétée par 50 % d’achats sur le marché libre auprès de groupements de producteurs sur tout le territoire national.

La SA Pommiaux a vu son prix de matière première augmenter de 25 %, fragilisant pour la deuxième année consécutive son compte d’exploitation. Malgré les ajustements opérationnels apportés sur sa productivité et les démarches commerciales auprès de ses clients, cet exercice 2012 ressort déficitaire. Pour 2013, un retour à la normale des cours de pommes est indispensable pour une stabilisation de l’activité.

Les 65 800 hectolitres de jus de pommes « 100 % pur jus » obtenus ont été commercialisés auprès d’industriels français conditionnant pour leur propre marque et majoritairement pour la grande distribution à marque MDD.

Protéines végétales LUP’INGRÉDIENTS En 2012, l’activité Lup’Ingrédients a poursuivi son développement commercial sur une dynamique proche de l’exercice 2011, avec une augmentation de ses volumes de 14 %, soit une progression cumulée de 30 % sur les deux dernières années. Fidèle à son modèle stratégique, Lup’Ingrédients s’appuie sur les adhérents de la coopérative et sur toute la filière lupin de Terrena pour approvisionner son unité de production en matière première. Les mises en production de graines de lupin étant tirées par les débouchés, nous assurons un écoulement total de la marchandise et une progression du revenu minimum garanti à nos producteurs. La progression à deux chiffres de nos marchés est le fruit du travail collégial de toute une équipe sur : • des travaux R&D pour la fiabilisation de notre produit P 450 breveté fin 2011, • des améliorations technologiques en production permettant des gains de productivité, • la refonte globale de notre système qualité sur les bases du référentiel ISO 22000, • des démarches commerciales raisonnées et concurrentielles sur un marché de dimension européenne.

TERRENA

Ainsi, Lup’Ingrédients aura gagné en 2012 des parts de marchés sur ses concurrents et ouvert de nouvelles perspectives en agroalimentaire, en travaillant sur les qualités nutritionnelles et fonctionnelles de ses ingrédients (riches en protéines, sources de fibres, associées à des acides gras essentiels, vitamines et minéraux). Pour 2013, Lup’Ingrédients vise la place de leader européen, un objectif ambitieux mais réaliste si l’on se réfère aux progressions enregistrées depuis deux ans ainsi qu’aux engagements forts contractés sur cette fin d’année. Pour soutenir ce développement commercial, la certification ISO 22000 attendue pour le 1 semestre sera un atout supplémentaire. er

Des projets R&D seront travaillés pour l’élargissement de notre gamme et des sujets en lien avec la nutrition santé seront examinés sur des échéances à moyen terme. Notre activité est en plein essor, les champs d’applications sont nombreux et loin d’être tous explorés... nous mettons donc tout en œuvre pour les découvrir et les exploiter au mieux.

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE PRODUCTIONS ANIMALES ET GRANDES CULTURES (PAGC)

35


Pôle Filères Végétales et Distributions Spécialisées (FVDS)

SEMER & DISTRIBUER Le pôle Filières Végétales et Distributions Spécialisées (FVDS) travaille au développement de solutions innovantes afin de satisfaire la demande grandissante de ses adhérents et des consommateurs. Pour cela, il faut progresser dans la connaissance scientifique, investir dans les processus d’innovation et explorer la santé des plantes.

Nutrition et santé végétale JOUFFRAY-DRILLAUD • Semences De la recherche fondamentale à la production de semences, Jouffray-Drillaud (JD) est créateur de variétés fourragères et de plantes de couverture de sol. En 2012, le marché des ventes de semences fourragères a été peu porteur. Cependant, l’expertise reconnue de JD lui a permis de conforter sa position parmi les leaders à l’échelle nationale. L’entreprise a aussi pérennisé le lancement d’un conservateur d’ensilage unique en France, provenant d’une technologie développée aux USA. Le développement de la gamme SAS (Solution Appliquée à la Semence) est une véritable innovation pour les fourragères d’un point de vue technologique et voit ses ventes en forte progression, tout comme les couverts végétaux et plantes compagnes qui continuent à se développer fortement. On retiendra aussi l’annonce d’une alliance stratégique avec Syngenta sur la gamme hybrides, ainsi que la création de Phytunion semences, filiale JD à 100 %, qui commercialise une gamme de services avec des premiers résultats très prometteurs. • Nutrition-santé végétale Adjuvants extemporanés, produits de bio-protection et de bionutrition, solutions appliquées aux semences sont les champs d’investigation de la Recherche & Développement de JouffrayDrillaud. Le développement de ces nouveaux produits s’appuie sur des partenaires ressources en substances actives, des méthodes innovantes de screening, un réseau d’expérimentation multilocal et un savoir-faire dans l’homologation. La gamme santé végétale a connu un développement significatif des produits adjuvants, permettant à JD de conforter sa place de leader sur ce marché.

Le déploiement du projet industriel en cours (atelier de conditionnement, enrobage et triage) va permettre des gains significatifs en productivité et en sécurité, avec l’objectif de développer un outil industriel de référence, en semences fourragères et en gazons. Enfin, Jouffray-Drillaud a déployé sa nouvelle image et son nouveau logotype, deux initiatives venant s’inscrire dans la stratégie de la société, l’écoperformance, ou comment allier l’efficacité agronomique, économique et le respect de l’environnement. Sans oublier la mise en ligne d’un nouveau site Internet pour assurer une promotion efficace de Jouffray-Drillaud auprès de ses différents publics.

JOUFFRAY-DRILLAUD ET FILIALES unités

2012

2011

Chiffre d’affaires

M€

56,4

54,3

Effectifs

ETP

142

138

RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES 2012 DE JOUFFRAY-DRILLAUD

La gamme biosciences connaît aussi un développement commercial soutenu, ainsi qu’un fort élargissement de sa gamme avec plusieurs projets de recherche en cours pour des mises en marché dans les années à venir.

Prestations

3%

44 % Nutrition Santé végétale

53 % Semences

Enfin, la gamme antilimaces a souffert d’une demande modérée et d’une pression importante sur les prix, en raison d’une nuisance modérée des limaces et d’une concurrence accrue.

36

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE FILIÈRES VÉGÉTALES ET DISTRIBUTIONS SPÉCIALISÉES (FVDS)

TERRENA


Distributions spécialisées NÉHO

LVVD

2012 a été pour Ného une année de transition, marquée par des changements d’organisation liés à notre volonté d’être encore plus proches de nos clients, Le contexte quant à lui s’est révélé peu favorable : • les horticulteurs et pépiniéristes, après une année 2011 très difficile du fait de la sécheresse au printemps, ont d’abord épuisé les stocks de fournitures non utilisés sur 2011 et ont donc réduit leurs approvisionnements sur 2012, • l’automne très humide a retardé les chantiers d’Espaces Verts et freiné les ventes aux paysagistes et aux collectivités. Ného a cependant maintenu le même niveau de chiffre d’affaires qu’en 2011, soit 32 M€. Les efforts des équipes ont porté sur une nouvelle sélection d’offres-produits, le renforcement des relations avec les fournisseurs par le biais de la signature de chartes, l’amélioration des relations commerciales avec les clients et la progression de notre taux de service. La supply chain a été optimisée avec, en région lyonnaise, le transfert du dépôt de Saint-Genis-les-Ollières vers un magasin mieux situé, à Écully. Le back-office de l’activité espaces verts a, lui, été transféré sur le siège des Ponts-de-Cé, près d’Angers, pour être plus proche des équipes commerciales. En 2013, nous améliorons la présentation de nos gammes. Nous étoffons notre offre de produits innovants et de nouveaux services vers les professionnels. Les forces de vente vont être dotées d’un nouvel outil de GRC (Gestion de la Relation Clients) qui leur permettra d’être encore plus réactives. Enfin, nous nous mettons en ordre de marche en vue d’obtenir l’agrément de Ného pour la vente de produits phytosanitaires, en améliorant notamment la traçabilité de nos conseils.

Loire Viti Vini Distribution est spécialisée dans la distribution et le conseil viticole et vinicole, la culture de la vigne, le traitement et l’élaboration des vins. LVVD possède huit espaces de vente LVVD, des côtes-de-grand-lieu à Chinon. Le chiffre d’affaires 2012 est en recul de 8 % par rapport à 2011 et s’établit à 24,6 M€. L’activité a été impactée par la pression des maladies de la vigne de début mai à fin août et par une récolte incroyablement faible, la plus basse depuis 40 ans. Le vignoble a subi plusieurs aléas climatiques : gel, floraison hétérogène, grêle localisée, coulures importantes, nouaisons difficiles. Au titre des faits marquants 2012, citons un nouvel élan pour la Méthode traditionnelle : nous avons investi dans une nouvelle chaîne de dégorgement pour l’élaboration des vins effervescents afin d’obtenir un produit homogène et de meilleure qualité, ainsi qu’un gain appréciable de productivité. Nous avons aussi recruté une œnologue spécialisée dans les vins effervescents et développé la méthode ancestrale, vin effervescent très aromatique et faible en degré alcool à destination des nouveaux consommateurs. Nous avons aussi adapté notre offre packaging pour une meilleure personnalisation et segmentation de nos produits avec la mise en route d’une unité d’impression « flexo » pour les cartons et les Bagin-Box (BIB). Pour 2013, nous sommes d’ores et déjà engagés dans la poursuite ou la réalisation de plusieurs grands projets, aux objectifs clairement définis : • créer de la valeur pour nos clients viticulteurs grâce à la personnalisation des cartons et BIB dans notre atelier d’impression, • développer nos produits Line Biotech , produits œnologiques, bouchons, matériel vinicole, • améliorer et sécuriser notre chaîne d’approvisionnement (Supply Chain), • animer nos espaces de ventes avec de nouvelles offres saisonnières. ®

NÉHO unités

2012

2011

M€

32,8

32,5

Chiffre d’affaires

RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES 2012 DE NÉHO

3%

LVVD Chiffre d’affaires

unités

2012

2011

M€

24,9

26,8

Divers Arboriculture

RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES 2012 DE LVVD

12 % 41 % Horticulture et Pépinière

25 % Maraîchage

Divers

Méthodes traditionnelles Matériel vinicole

19 % Espaces verts

4% 4%

5%

29 %

8%

Vigne

Œnologie

50 % Packaging

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE FILIÈRES VÉGÉTALES ET DISTRIBUTIONS SPÉCIALISÉES (FVDS)

37


Distribution grand public GAMM VERT Avec 50 jardineries sous enseigne Gamm vert, Terrena Grand Public (TGP) exploite un des principaux réseaux franchisés de la marque. Le chiffre d’affaires réalisé en 2012 est de 55 M€, soit une régression de 1,8 % à périmètre constant. Les rayons porteurs des jardineries Gamm vert sont les végétaux (pépinière, plantes d’intérieur et marché aux fleurs), les produits et accessoires de jardin et l’alimentation animale avec près de 70 % du chiffre d’affaires. L’exercice a été marqué par un recul général du marché du jardin. Si la morosité économique peut expliquer une partie de ce retrait, l’impact de la météo printanière et en particulier du mois d’avril (25 % de baisse par rapport à 2011 alors que traditionnellement, c’est le plus gros mois d’activité) a été la raison majeure du retard d’activité que les autres mois n’ont pu rattraper. L’arrivée de concurrents sur quatre de nos sites a eu également un effet important sur la performance de l’activité. En 2012 aussi, plusieurs magasins ont été transformés, dans le prolongement d’investissements déjà engagés en 2011 : • Neuville-de-Poitou (86), un des cinq plus gros chiffres d’affaires de TGP, agrandissement et modernisation (façade et mobilier), • Pont-Château (44), agrandissement de la serre (marché aux fleurs) et de la pépinière, nouvelle façade et nouveau mobilier, • Bain-de-Bretagne (35), nouvelle façade et réimplantation de la pépinière, • Saumur (49), agrandissement de la serre (marché aux fleurs) et réaménagement de la pépinière (pavage du sol), • Nort-sur-Erdre, nouvelle façade et nouvelle entrée. TGP a aussi créé une fonction d’Expert Végétaux et d’Expert Animalerie afin d’augmenter l’expertise métier des équipes de magasins : les résultats ont été immédiats sur l’amélioration des collections, de la marge et sur la diminution de la démarque. La formation est un point fort chez TGP : la première promotion de l’école des futurs responsables a été diplômée avec succès en mars 2012, et les huit personnes formées occupent toutes un poste de responsable de magasin désormais. Encouragée par succès, TGP mettra en place une seconde promotion de huit élèves en juin 2013.

Ces deux nouveaux magasins auront la particularité d’offrir une animalerie avec oiseaux, rongeurs, poissons et reptiles et seront ouverts le dimanche (matin pour Angers et toute la journée de mars à juin pour Cholet). • Le magasin de Nort-sur-Erdre terminera sa modernisation entamée en 2012 par la création d’une grande serre pour accueillir le marché aux fleurs, • en partenariat avec Atlantic Motoculture, un Service après-vente centralisé sera créé pour réparer les tondeuses, motoculteurs et autres appareils à moteur de nos clients, en complément des SAV magasins existants, Notons enfin que Gamm vert fera de la publicité à la télévision pendant le printemps afin de développer la fréquentation dans nos jardineries et la notoriété de l’entreprise.

EDIMAG Edimag est la plate-forme de stockage des marchandises et la centrale d’achats de l’activité grand public au service des magasins Gamm vert de Terrena Grand Public et Espace Terrena. En 2012, Edimag a réalisé un chiffre d’affaires de 24,7 millions d’euros, en diminution de 9,6 % par rapport à 2011. La diminution significative du niveau de stocks dans les magasins explique cette baisse d’activité. 2012 a été l’année de travaux conséquents avec la mise aux normes des racks et la réfection d’une partie des aires de préparation extérieures. La mise en place du logiciel d’aide au réapprovisionnement est désormais effective à la plate-forme et dans 100 % des Gamm vert. Elle sera finalisée à la fin du 1 trimestre 2013 dans les Espaces et Relais Terrena. er

Pour la plate-forme, la gestion affinée des approvisionnements a permis une baisse effective du niveau de stocks de 15 % par rapport à 2011.

RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES 2012 D’EDIMAG

En 2013, les projets sont nombreux pour conforter l’image de Gamm vert auprès du grand public et développer l’activité de TGP : • création, le 6 mars, d’un nouveau Gamm vert à Cholet. Ce magasin de 2 600 m portera la nouvelle enseigne des jardineries d’attraction « Gamm vert Nature » et sera le 1 000 magasin du réseau Invivo, • réouverture, le 21 février, du Gamm vert d’Angers-Saint-Serge après travaux.

2% Autres filiales

2

e

35 % Espace Terrena

63 % Terrena Grand Public

38

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE FILIÈRES VÉGÉTALES ET DISTRIBUTIONS SPÉCIALISÉES (FVDS)

TERRENA


Machinisme SICADIMA – BEAUPRÉAU MOTOCULTURE – PÉHU En 2012, l’environnement agricole a été favorable à la vente des agroéquipements, notamment avec les cours soutenus, mais aussi les innovations développées par les constructeurs qui ont également permis de tirer le marché vers le haut. Les immatriculations des tracteurs toutes marques confondues ont progressé différemment selon les départements : une progression de 22 % sur la Loire-Atlantique (contre une régression de 1 % en 2011), une progression de 11 % sur le Maine-et-Loire (après une progression de 15 % en 2011). Dans ce contexte, les ventes de nos activités machinisme ont progressé de 23 % en 2012 pour atteindre, et ce pour la première fois, un chiffre d’affaires de 75 M€. Nous avons aussi enregistré une progression de 29 % des ventes de matériels neufs et de matériels d’occasion. Les activités de services quant à elles, même si elles progressent de 6 %, connaissent une année très difficile en organisation des équipes du fait des conditions climatiques compliquées pour les semis et les récoltes. Le plan de développement mis en place, suite au partenariat signé avec la société Péhu fin 2010 a porté tous ses fruits : le chiffre d’affaires de l’entreprise a progressé de 51 % sur l’année 2012 pour atteindre les 15 M€. L’excellent accueil fait à notre nouvelle gamme de tracteurs John Deere série 6 R et les performances constatées sur ces matériels nous laissent espérer un bon début d’année 2013. Toutefois, les conditions climatiques du printemps seront déterminantes pour les implantations du maïs ou d’autres cultures afin de compenser les pertes prévisibles dues aux mauvaises conditions de semis des cultures d’automne. Pour le machinisme, 2013 sera l’année de la construction d’une nouvelle base machinisme de Péhu à Beaufort-en-Vallée. Nous allons également développer en 2013 nos propositions de contrat d’entretien et de garantie des matériels dans le but d’améliorer la satisfaction de nos clients par un bon suivi de leurs matériels, une diminution des risques de pannes et une valeur de revente optimisée.

SICADIMA – BEAUPRÉAU MOTOCULTURE – PÉHU Chiffre d’affaires Tracteurs neufs facturés

unités

2012

2011

M€

74,8

61,2

nombre

286

259

2012, année du développement des réseaux RTK Après cinq années de commercialisation de réseaux RTK, propriétaires dans le secteur des Maraîchers Nantais (2007 à 2011), nous avons pris l’initiative de créer nos propres réseaux au sein de l’activité machinisme du groupe Sicadima en 2012 : trois réseaux ont vu le jour sur les silos Terrena de Trémentines, Doué-la-Fontaine et Beaufort-en-Vallée. La mise à disposition du signal RTK est facilitée pour les agriculteurs se trouvant dans ces zones de couverture représentant environ 40 000 hectares chacune (superficie incluant les habitations, les voies d’accès et les forêts). Permettant aux exploitations de travailler avec plus de précision et de répétabilité, ce service favorise des pratiques culturales plus respectueuses de leur cahier des charges économique et environnemental. Une quinzaine d’équipements RTK véhicule ont déjà été commercialisés en 2012, ce qui laisse espérer un développement important en 2013 dans ces territoires.

TERRENA

2012, année des synergies du machinisme avec les activités de la coopérative Terrena : Un travail en partenariat avec les équipes du service agronomie a permis de valoriser l’offre Farmstar. Les adhérents de Terrena ont ainsi pu trouver des solutions de modulation automatique des fertilisants auprès des techniciens du groupe Sicadima. Fin 2012, un projet de collecte des données issues de sondes capacitives John Deere Water a été initié avec l’équipe AEI et le service agronomie dans la région de Beaufort-en-Vallée. Il entrera dans une phase active au printemps 2013 avec les équipes commerciales PAGC. Le groupe Sicadima, par l‘intermédiaire de sa filiale Ets Péhu, assurera le suivi des modems équipant les sondes capacitives pour permettre la vente d’un service de suivi et de maîtrise de l’irrigation chez les producteurs de maïs.

ATLANTIC MOTOCULTURE L’année 2012 a connu un fort développement de l’activité professionnelle vers les collectivités et paysagistes : + 30 % avec 2 619 K€. Le chiffre d’affaires global de l’entreprise, 9 439 K€, marque une progression de 13 % par rapport à 2011. Les activités de services progressent quant à elles de 7 % (2 582 K€) et l’activité plaisance augmente de 8 % (3 689 K€) sur un marché parfaitement étal. Implantée sur trois départements avec six magasins employant 46 personnes, l’entreprise poursuit sa réorganisation pour atteindre son objectif de rentabilité, avec une contribution importante des métiers de service : management, coaching de chaque unité de l’entreprise, critères de production permettant d’atteindre un taux d’absorption (des frais généraux) de 55 %. Début 2013, nous déplaçons notre magasin situé au nord de La Roche-sur-Yon pour rejoindre une zone plus commerciale, avec l’objectif de doubler le chiffre d’affaires de ce point de vente. Atlantic Motoculture travaille également en étroite collaboration avec Terrena Grand Public, filiale de Terrena, pour la fourniture des matériels motoculture aux magasins Gamm vert. Pour offrir un service après-vente des plus efficaces, nous projetons de créer un SAV centralisé et dédié aux magasins Gamm vert, avec une logistique et un transport du matériel assuré par Edimag. Enfin, Atlantic Motoculture continue de valoriser son engagement environnemental en faisant la promotion de solutions alternatives au désherbage chimique. L’entreprise apporte aussi aux professionnels du paysage un conseil à quatre dimensions (sociale, économique, environnementale et culturelle) sur la conception et la gestion différenciée du paysage.

RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES 2012 D’ATLANTIC MOTOCULTURE

30 %

30 %

Services

Professionnels

40 % Jardiniers amateurs

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE FILIÈRES VÉGÉTALES ET DISTRIBUTIONS SPÉCIALISÉES (FVDS)

39


Horticulture PÉPINIÈRES – MINIER

175 ans d’existence... Et une volonté d’entreprendre intacte.

Acteur majeur sur le plan européen, les pépinières Minier sont spécialisées dans la production d’arbres, d’arbustes et de conifères d’ornement. Une gamme de 1 200 variétés est ainsi distribuée dans 17 pays auprès d’une clientèle principalement constituée de distributeurs spécialisés, de pépiniéristes revendeurs, d’entreprises de paysage et de grossistes.

1838-2013 : les pépinières Minier n’ont jamais paru aussi jeunes et innovantes que l’année de leurs 175 ans. La société entend bien d’ailleurs poursuivre son développement à l’export et conforter son statut de première pépinière ornementale française avec, à ce jour, 118 créations testées de par le monde, dont 11 d’ores et déjà protégées.

Après quatre années difficiles, l’année 2012 marque le retour annoncé à la profitabilité !

En 2013, les pépinières Minier veulent affirmer leur différence en offrant à leurs clients et partenaires l’ensemble des moyens nécessaires à la satisfaction de l’utilisateur ainsi qu’à une bonne efficacité technico-économique : une offre large et de qualité ; des innovations marketing et variétales permettant de maintenir une longueur d’avance ; des services simplifiant la vie des clients en rendant leur offre plus attractive et plus facile à mettre en œuvre.

L’exercice a pourtant bien mal commencé avec un fort épisode de gel conduisant à une destruction significative du stock végétal. Malgré une indemnisation partielle dans certaines régions, cette calamité est venue s’ajouter à quelques problèmes récurrents de profitabilité, comme la difficulté à répercuter des coûts en forte croissance, par exemple. Fort heureusement, le printemps fut dynamique et marqué par une demande soutenue qui s’est prolongée dans le temps, même si l’automne est venu tempérer l’optimisme naissant par une humidité qui a ralenti précocement les ventes en jardineries. Pour la profession, le bilan 2012 est assez hétérogène suivant les productions et les typologies d’entreprises et se traduit dans le meilleur des cas par une stagnation des volumes. L’offre étrangère quant à elle est toujours aussi agressive puisque stimulée par des coûts de main-d’œuvre significativement plus faibles. Dans ce contexte, les pépinières Minier ont parfaitement su tirer leur épingle du jeu en déployant les mesures mises en place par la nouvelle direction depuis mi-2010 : • clarification et partage du projet d’entreprise, • capitalisation sur nos fondamentaux : qualité, diversité variétale et innovation, • émergence de nouvelles fonctions, recrutement de nouveaux talents et meilleures définitions des rôles et missions de chacun en encourageant l’initiative et la prise de responsabilité, • développement de nos efforts en R&D (récompensés par de nombreuses nouveautés comme le rosier Queen Babylon Eyes, l’hortensia arbustif rose, le kiwi à chair jaune, le prunus spécial déco, etc.), • et en particulier de nos accords et licences internationaux pour un accès privilégié à l’innovation.

« Minier, la tranquillité d’esprit », cette signature que nous venons d’adopter résume clairement ce que nos clients trouvent et trouveront chaque jour davantage en faisant appel à nos services… pour optimiser leur rentabilité et fidéliser les consommateurs. Une promesse forte et engageante pour chacun de nos collaborateurs que nous assumons tous ensemble avec enthousiasme, optimisme et bonne humeur. Tandis que l’offre se raréfie, que nos clients se développent tout en se recentrant sur leur métier de distributeur ou de producteur, nous sommes convaincus que les spécificités des pépinières Minier trouveront un écho de plus en plus important sur leur marché. En ce sens, 2013 doit conforter ce retour à la profitabilité par la réalisation de nouveaux objectifs très ambitieux.

PÉPINIÈRES – MINIER unités

2012

2011

Chiffre d’affaires

M€

28,0

25,9

• Distribution Spécialisée (DS)

M€

15,2

13,0

• Professionnel (Pro)

M€

12,8

12,9

DS France

M€

13,0

11,3

Pro France

M€

4,6

4,4

DS Export

M€

1,5

1,7

Pro Export

M€

8,2

8,5

Dont :

Sans oublier un effort tout particulier en termes de dynamisation marketing et commerciale avec le développement de nouvelles thématiques et de nouveaux services, à destination de la Distribution spécialisée comme du circuit professionnel.

40

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE FILIÈRES VÉGÉTALES ET DISTRIBUTIONS SPÉCIALISÉES (FVDS)

TERRENA


DAVODEAU LIGONNIÈRE

JEANNE DE LAVAL

2012 est une année qui restera dans la mémoire de Davodeau Ligonnière (DL) par sa fusion avec le groupe des Pépinières du Valois. Prolongement logique de la création en 2004 d’IFO, une unité commune de Recherche & Développement, les deux groupes ont décidé d’unir leurs forces en fusionnant leurs holdings au sein de la SA Davodeau-Ligonnière, transformée depuis en SAS Dalival.

Jeanne de Laval distribue et commercialise des bulbes à fleurs, dont 20 % sont cultivés par les producteurs adhérents de la coopérative (près de 60 % sur le Printemps). Avec 16 % de part de marché, cette filiale du Groupe est aujourd’hui le 1 producteur français de dahlias. La progression des ventes de dahlias label rouge (+ 66 %) et de bulbes en végétation ou en fleurs permet notamment à certains producteurs du Groupe Terrena de se développer.

Ce mariage va apporter plus de pertinence et d’efficacité aux développements des projets d’IFO, un catalogue variétal et une offre produit très complets, tout en optimisant le service client par une présence sur le terrain plus forte et plus étendue. Par la complémentarité de ses hommes et de ses savoir-faire, le groupe Dalival se prépare dès maintenant aux évolutions et aux mutations futures de sa filière. 2012 est aussi l’année de naissance de la SAS Ifored, société internationale dont les associés proviennent de dix pays répartis sur quatre continents. Sa vocation est simple : développer de nouvelles variétés de pommes à chair rouge à travers le monde. L’activité pépinière se maintient dans un contexte de production européenne de fruits plus faible. Du fait de la fusion, les ventes d’arbres progressent fortement par rapport à 2011/2012, avec un maintien de nos parts de marché en France, la fidélisation de la clientèle, une prospection dynamique à l’export liée à nos huit filiales et à son réseau d’agents. La vente de porte-greffe quant à elle se conforte avec une fidélisation sur de nouveaux pays. Sur la saison 2012-2013, le verger poursuit sa réorganisation après l’arrachage de 25 hectares début 2012 : nouvelles méthodes de travail, une seule station d’emballage au lieu de deux, maintien des investissements par une accélération du renouvellement du matériel. Dalival maintient dans son verger une expérimentation poussée pour développer une production AEI (Agriculture Écologiquement Intensive). Le réseau d’expérimentation mis en place depuis trois ans affiche des premiers résultats encourageants dans la perspective de nouvelles alternatives pour atteindre l’objectif d’un verger AEI productif et rentable. Du fait de la fusion, Dalival a vu son chiffre d’affaires 2012 enregistrer une progression mécanique de 18 % et présente pour 2013 un potentiel de vente de plus de 4 millions d’arbres et de 6 000 tonnes de pommes.

er

En 2012, l’activité a légèrement progressé (+ 3 %), caractérisée par deux faits marquants : au printemps, une progression de ses ventes de 7 % liée aux bulbes en pots et pépinière (+ 40 %) ; en automne, une légère baisse de ses ventes de 3 % liée aux conditions climatiques défavorables. L’usine de Beaufort quant à elle a profité de l’investissement dans une plate-forme pour améliorer la productivité. Jeanne de Laval a aussi poursuivi la commercialisation de produits de diversification en lançant une gamme de rosiers à la pépinière et aux plantes grimpantes… L’ensemble représentant maintenant plus de 15 % de notre chiffre d’affaires printanier. Précisons aussi que cette initiative vient compléter d’autres offres en végétaux d’ornement comme une gamme de ligneux développée en partenariat avec les pépinières Minier. Les ventes aux jardineries ont progressé plus vite que celle des autres créneaux de distribution. Les dahlias label rouge, quant à eux, ont représenté 8 % des ventes et leur progression sur 2013 sera importante. Pour 2013, nous tablons sur une progression de notre chiffre d’affaires grâce à l’arrivée de nouveaux clients et à la mise sur le marché de nouveaux produits comme « les rapides à fleurir », des bulbes pour les consommateurs pressés, des assortiments qui attirent les insectes pollinisateurs, ainsi qu’un fort développement de ventes de pépinière.

RÉPARTITION DU CHIFFRE D’AFFAIRES 2012 DE JEANNE DE LAVAL

1 % Hard discount, autres GSB bricolage

8% DAVODEAU LIGONNIÈRE ET VALOIS unités

2012

2011

M€

19,9

16,8

Arbres commercialisés

millions

4,8

2,6

Production de pommes

tonnes

5 200

6 763

ha

12

12

Chiffre d’affaires

Surface de vergers pour la création et l’expérimentation variétales-IFO

42 % Jardineries Lisa

49 % GSA hyper et supermarchés

* Changement de périmètre

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE FILIÈRES VÉGÉTALES ET DISTRIBUTIONS SPÉCIALISÉES (FVDS)

41


Pôle Agroalimentaire (AA)

PRODUIRE & CONSOMMER Le pôle Agroalimentaire s’attache à satisfaire les consommateurs par la qualité de ses produits. Il s’inscrit comme un acteur responsable et engagé. L’origine des produits, les méthodes et les conditions de production sont pour nous des critères de choix. Notre modèle coopératif tire sa force de la cohérence d’une filière qui va des agriculteurs à la mise en marché.

Volailles GASTRONOME

RÉSULTATS 2012 En 2012, Gastronome a développé son volume (+ 2,5 %) et son chiffre d’affaires (+ 2 %), défendant ainsi ses parts de marché et l’emploi. Notre marché a néanmoins connu des perturbations majeures en 2012. L’envol du cours des matières premières, notamment le soja à partir de l’été a pesé lourdement sur nos comptes car la hausse subséquente du vif n’a pu être répercutée que pour moitié environ dans les prix de vente (malgré une mobilisation forte des équipes concernées). D’autre part, la surproduction en dinde au plan européen a aggravé les résultats de cette filière pour l’ensemble des acteurs et s’est conjuguée chez Gastronome avec les surcoûts de démarrage du nouvel abattoir et de la nouvelle souche alourdie. Malgré les efforts déployés pour augmenter les prix de vente, améliorer le mix produits et pour déployer le plan « Sursaut d’économie » lancé en septembre, Gastronome a connu une année difficile. L’investissement a été freiné mais les projets stratégiques ont pu être préservés. Globalement, l’activité poulets classiques a bien résisté et démontré son potentiel, les performances techniques ou de coûts s’avérant conformes au budget, voire meilleures, excepté sur la dinde. Les filiales ont également bien résisté à la conjoncture. Une mention particulière doit être faite à l’activité bio et à notre filiale Bodin, qui a continué en 2012 à se développer et à conforter sa position de leader européen en volailles bio. Son modèle de filière a été récompensé par le prix Carrefour du développement durable.

INITIATIVES 2012 En termes d’offre produits, signalons tout d’abord le lancement du premier produit Terrena portant la marque NA, traduisant la volonté des agriculteurs de la coopérative de valoriser jusqu’au consommateur leur démarche Nouvelle Agriculture et leur capacité à se différencier avec un produit « premium ». Il s’agit de produits « lapin », élevés par le groupement d’éleveurs de Terrena lapins, abattus chez Multilap et commercialisés par Gastronome. En termes de marque, Douce France a adopté sur toute sa gamme une nouvelle charte graphique et lancé plusieurs nouveautés, dont les « Sensation’Ailes ». Au plan commercial, Gastronome a fait évoluer son organisation pour être plus proche de ses clients dans l’ensemble de ses circuits de distribution, spécialiser et renforcer les équipes en place et développer le BtoB : de nouveaux comptes ont été démarchés avec succès. Sans oublier que la force de vente GMS a été étoffée. Dans le domaine de l’amont, Gastronome a mis en place une production de poulets alourdis, complétant une démarche similaire déjà lancée sur les dindes. En parallèle, face à une conjoncture dégradée, Terrena et Gastronome ont annoncé la nécessité de faire évoluer le modèle de contractualisation volaille en vigueur depuis de nombreuses années. Sur nos sites de production, le projet MVP (Management Visuel de la Performance) a été étendu à tous les sites et a permis d’engranger de nouveaux gains. Le projet VIF (GPAO) a démarré comme prévu sur le site pilote du Bignon. Enfin, au plan logistique, un test pilote a été conduit avec succès, en commun avec Elivia, pour massifier les livraisons clients sur une partie de la France à partir d’une plate-forme située en Maine-etLoire. Au niveau des filiales, les Fermiers du Sud-Ouest (FSO) ont repris les Fermiers du Périgord à Terrasson (Dordogne).

42

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE AGROALIMENTAIRE

TERRENA


GASTRONOME unités Chiffre d’affaires Volumes de produits finis* Investissements Effectifs

2012

2011

M€

836.4

819,9

tonnes

179 046

177 947

M€

17,6

27,6

nombre

3 727

3 646

* Hors FSO

PERSPECTIVES 2013 Pour 2013, les priorités de Gastronome seront de : • mieux répercuter le prix du vif dans le prix de vente, • optimiser les filières (amont/aval) dans leur globalité, • améliorer le portefeuille de marques et de produits (le mix), • combler les déficits de compétitivité, • relever le défi spécifique sur la dinde, • financer le plan de retournement.

• le renfort de nos positions commerciales dans le marché BtoB, en pleine croissance, • la concrétisation de synergies entre les différentes entités du groupe Gastronome, • le chantier contractualisation avec les éleveurs avec la prise en compte de critères techniques de performance, en ligne avec les besoins aval/clients, • les progrès à faire dans tous les domaines sur notre filière dinde, à Moncouttant et ailleurs, • l’optimisation des souches alourdies, • le démarrage du projet MVP au siège, • le démarrage d’un 2 site en GPAO (Saint-Nicolas-du-Pelem), • la poursuite de nos optimisations logistiques de concert avec Elivia, • la mise en place pour nos clients d’un Pacte de développement durable prolongeant dans notre métier d’industriel l’approche faite à l’amont (AEI et Nouvelle Agriculture) par nos agriculteurs et éleveurs. e

Parmi les nombreux projets et plans d’actions initiés figurent notamment : • un développement de la marque et du business Douce France, ainsi que de la marque Saint-Sever en label, • le succès des produits NA lapin et le lancement d’autres produits à marque NA, • l’émergence de la marque Gastronome Professionnels comme la marque transversale de référence en restauration,

Lapins MULTILAP – ALPM Multilap poursuit sa stratégie consistant à optimiser la rentabilité de son fonds de commerce. Nous noterons trois faits marquants pour l’année 2012 : • la hausse conséquente du prix du vif, en corrélation avec la hausse des matières premières impactant le prix de l’aliment, • la création de ALPM (Alliance Lœul et Piriot - Multilap) pour additionner les forces de deux acteurs majeurs du marché, • le lancement du lapin Nouvelle Agriculture. Dans un contexte de consommation en légère régression, la société Multilap, grâce à sa collaboration avec l’équipe commerciale Gastronome, est parvenue à faire progresser ses ventes sur le marché de la GMS. Cependant, la hausse subite du prix du vif, liée au contexte de « flambée » des matières premières, n’a pas pu être répercutée immédiatement et dans sa totalité aux différents clients.

La création de ALPM au mois de juillet 2012 nous a permis sur la fin d’année d’entamer une réflexion sur l’évolution industrielle de nos deux sites, en cumulant trois objectifs décisifs : compétitivité, qualité, sécurité. Cette alliance autorise aussi des échanges de matières premières pour assurer un taux de service optimum à nos clients. Enfin, le lancement de la gamme Nouvelle Agriculture constitue une réelle opportunité pour l’entreprise mais aussi pour le groupement d’éleveurs Terrena et Gastronome : segmentation de l’offre, création de valeur et de volumes, reconnaissance du travail effectué par les éleveurs, image de leadership vers nos clients, etc.

MULTILAP Chiffre d’affaires Volumes commercialisés de produits finis Investissements Effectifs

TERRENA

unités

2012

2011

M€

39,7

34,7

tonnes

5 142

5 379

M€

1,2

1,0

nombre

258

133

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE AGROALIMENTAIRE

43


Bovins Un marché en baisse

ELIVIA Filiale viande de Terrena, Elivia abat, transforme et commercialise les viandes bovines, porcines et ovines. Numéro deux français de la viande de bœuf, c’est le spécialiste des démarches « filières qualité » et le leader en porc dans l’abattage de coches de réformes. La diversité est aussi l’un de ses points forts : avec 18 sites industriels répartis en France, Elivia s’appuie sur des sites spécialisés ou polyvalents, à dimension nationale ou régionale, aussi bien dans les technologies du frais que du surgelé, à destination de tous les circuits de distribution, en France comme à l’export. Aujourd’hui, plus de 2 300 salariés assurent le bon fonctionnement de l’organisation et garantissent une expertise dans tous les métiers.

ELIVIA Chiffre d’affaires Investissements Effectifs* Volumes commercialisés

unités

2012

2011

M€

892,0

893,7

M€

9,5

14,6

nombre

2 710

2 776

tonnes

140 870

156 047

* Hors tâcherons

L’année 2012 aura été principalement marquée par une baisse générale des abattages nationaux de 6 %, soit un retrait de 135 000 animaux. Cette réduction s’explique par une diminution de la disponibilité des animaux, conséquence logique de deux phénomènes : • les jeunes bovins ont été impactés par l’exportation d’animaux en vifs, notamment à destination de la Turquie, et l’augmentation du prix des aliments, • la production de vaches de réforme continue de régresser, l’attractivité de la filière animale étant devenue moins importante que la filière végétale en termes de rentabilité. Plus ou moins significative en fonction des types de viande, la baisse du cheptel a aussi entraîné une explosion du prix des animaux vivants, certaines catégories enregistrant une hausse de 30 % sur deux années. Citons pour exemple le prix des races à viande, qui a progressé de 10 % en 2011 et de 20 % en 2012, soit un supplément de 1,00 €/kg. Autre fait marquant : une compétition accrue sur les prix, avec la difficulté récurrente de répercuter les hausses de prix que nous subissons, que ce soit sur les produits de découpe ou sur les produits élaborés. Dans ce contexte difficile et incertain, entre une baisse de la consommation de viande et un renchérissement du prix des animaux, Elivia est tout de même parvenue à augmenter ses parts de marché sur la vente de produits élaborés en frais et en produits surgelés. Au registre des satisfactions, notons aussi la reconnaissance de la qualité de nos produits avec la remise de nouvelles récompenses par les professionnels de notre secteur d’activité. Elivia a poursuivi avec rigueur sa démarche environnementale par une recherche d’économies pertinentes sur tout ce qui n’est pas de l’ordre de la matière première : consommations d’énergie, consommation d’eau, emballages, etc. Enfin, au chapitre événementiel, les sixièmes journées SteakExpert de juin ont été un franc succès, avec de nombreuses visites et interventions de nos clients comme de nos confrères pour partager ensemble nos expériences et nos points de vue sur de nombreux sujets ayant trait à la profession.

Quels enjeux & perspectives pour 2013 ? Le grand enjeu de 2013 et des années à venir sera notre capacité à collecter un nombre suffisant d’animaux pour parvenir à satisfaire la demande des consommateurs et de nos distributeurs. En termes d’objectif, nous visons en permanence l’amélioration de nos performances pour assurer la pérennité de notre activité.

Focus sur l’activité Cheville En 2011, le Comité Cheville mensuel a été créé pour mettre l’accent sur les activités traditionnelles du groupe Elivia et favoriser l’échange et la stimulation autour de nos métiers de valorisation des viandes à destination des boucheries artisanales et des rayons « traditionnels » de la GMS. En 2012, l’activité Cheville a enregistré de bonnes performances commerciales du fait de notre proximité avec l’outil et le client et de la qualité des animaux, issus d’élevages de référence.

44

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE AGROALIMENTAIRE

TERRENA


Porcs HOLVIA Holvia Porc est spécialisée dans les coches et porcs sous signes de qualité, destinés pour l’essentiel au secteur de la boucherie traditionnelle et à la salaisonnerie. L’activité de cette filiale représente à elle seule près de 50 % du marché de l’abattage de coches en France.

Un marché en baisse Comme pour l’ensemble des produits carnés, le principal fait marquant a résidé dans la difficulté à trouver le nombre suffisant d’animaux : la baisse du cheptel porcin, initiée par l’obligation de mise à niveau au titre du bien-être animal dans les élevages, a créé une dépression sur la disponibilité des coches. Nous ne sommes donc pas en perte de parts de marché au niveau de nos capacités de collecte mais nous rencontrons simplement un problème d’approvisionnement en matières premières nécessaires à l’exercice de notre activité.

TERRENA

Quels enjeux & perspectives pour 2013 ? Holvia Porc poursuit sa stratégie consistant à produire des porcs de qualité au détriment des porcs charcutiers traditionnels, avec l’ambition d’aller chercher de la valeur ajoutée sur ce marché, notamment pour valoriser son expérience et son savoir-faire en la matière. Pour palier le problème de disponibilité animale qui conditionne le développement de nos activités, nous souhaitons adopter une démarche globale de fiabilisation de nos approvisionnements, en allant chercher plus loin, en investiguant davantage et en passant les accords nécessaires. Nous devons accompagner nos adhérents pour sécuriser la sortie de leurs animaux et lisser leur entrée dans nos abattoirs. En face de nos charges fixes, nous devons en permanence être en adéquation entre les besoins externes et l’expression du marché. Dans ce but, nous devons pouvoir juguler l’accès des animaux aux abattoirs sur les périodes de faible demande et intensifier leur arrivée aux moments propices.

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE AGROALIMENTAIRE

45


Meunerie EVÉLIA (ou TERRENA MEUNERIE) En 2012, l’environnement et le marché ont été une fois de plus très compliqués pour les meuniers français : • en quatre mois seulement, le prix du blé s’est envolé de plus de 30 %, • la situation financière de nombreux artisans boulangers est tendue et les banques sont de plus en plus fébriles, • les industriels utilisateurs de farine (pain, biscuit, biscotte, brioche, etc.) voient leurs marges se restreindre car ils n’arrivent pas à répercuter auprès de leurs clients, les grandes enseignes de la distribution, la hausse de leurs prix de revient liée à l’envolée du coût des matières premières (beurre, œufs, farine). Malgré ce contexte, après deux années de restructuration lourdes mais nécessaires, les résultats et volumes de l’activité Meunerie de Terrena sont à la hausse : les huit moulins du Groupe ont écrasé 202 653 tonnes de blé dans l’année, soit une production de 166 655 tonnes de farine pour une progression de + 4 % par rapport à 2011. En marge de cette performance volumique, les équipes commerciales ont été fortement mobilisées en fin d’année pour répercuter les hausses de prix des matières premières. L’amélioration globale de la rentabilité, de près de 2,5 M€ par rapport à l’année 2011, est en partie due à ce travail difficile et délicat. Cette performance économique est aussi le fruit des efforts et restructurations qui ont été menés ces dernières années sur les plans industriel et logistique. En 2012, de nouvelles capacités de stockage de farine ont été installées à Andrezé et la mise en route d’une nouvelle station d’ensachage entièrement automatisée a permis de regrouper les volumes initialement traités à La Varenne et à Andrezé. L’installation de palettiseurs automatiques à Andrezé et à Faymoreau a également permis d’augmenter la productivité tout en améliorant les conditions de travail. Un nouvel atelier de thermisation (broyage et chauffage des produits du blé) a été mis en route en 2012 à Livrac (44), notre filiale qui assure les prestations d’usine de mélange et le labo R&D pour l’ensemble du périmètre. Il permet d’envisager de nouveaux débouchés à plus forte valeur ajoutée (germe de blé, farines étuvées, etc.).

Sur ces bases, l’année 2013 s’annonce sans projet de restructuration ni d’investissement majeur et ce, pour la première fois depuis trois ans. L’heure est donc à la consolidation de nos acquis, en travaillant tout particulièrement sur la relance de l’activité commerciale en boulangerie artisanale et en bio. Pour réussir le challenge en boulangerie artisanale, nous continuons bien évidemment à nous appuyer sur Festival des Pains dont la dynamique et la renommée ne cessent de croître auprès des 1 500 boulangers que nous livrons chaque jour sous cette marque. Nous entretenons aussi un lien étroit avec le boulanger artisanal : citons pour exemple l’organisation du salon « Rencontres de la Boulangerie » en octobre dernier à Ancenis. Cette initiative a réuni plus d’un millier de professionnels de la boulangerie artisanale et permis de faire le point avec toutes ces PME sur les meilleurs moyens de résister au ralentissement économique. Pour clarifier notre offre et répondre aux artisans qui ne souhaitent pas être associés à une marque nationale, nous avons aussi décidé de supprimer au 1 février 2013 toutes les anciennes marques historiques des moulins pour les regrouper sous la marque « Ami du Village » qui bénéficie pour l’occasion d’un relooking total. À la fois dynamique et chaleureuse, cette nouvelle image résume en deux mots tout simples, les valeurs de respect, de confiance et de proximité que nous portons auprès des boulangers. er

Gageons que l’année 2013 connaîtra le même succès que celui rencontré lors de notre premier salon, « les Rencontres de la boulangerie » organisé en octobre dernier, et que la construction de nouvelles filières, relatives aux travaux de Terrena sur la Nouvelle Agriculture, nous permettra de nous différencier de la concurrence.

EVÉLIA unités

2012

Chiffre d’affaires

M€

84,9

80,1

Volumes farines

tonnes

166 655

160 500

Volumes de blés écrasés

tonnes

202 653

194 221

ETP

226

222

Effectifs

2011

Notons enfin que la réorganisation initiée il y a deux ans s’est terminée cette année par une nouvelle organisation des équipes commerciales et la mise en place, au 1 janvier 2013, d’un nouveau progiciel de gestion commerciale... Un projet ô combien mobilisant mais tellement important et structurant pour l’avenir du Groupe. er

46

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE AGROALIMENTAIRE

TERRENA


Lait LAÏTA

2012 : une année de forte croissance organique pour Laïta Répondre le plus qualitativement possible à nos clients pour accompagner leur développement : voilà le chemin que Laïta a suivi en 2012 et qui a conduit à une année de forte croissance organique. Ainsi, en produits de grande consommation, la progression des tonnages a été de 4,5 % dans un marché européen mature. Beurres et fromages progressent non seulement auprès des distributeurs français mais aussi en Europe, avec une mention particulière pour le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie où les filiales Eurilait, Fromka et Laïta Italia sont en forte croissance, notamment en fromages. Paysan Breton confirme sa position de leader en beurre moulé et son potentiel de leader national en GMS tous formats confondus en beurre. Avec une activité progressant de plus de 10 % en 2012, le fromage fouetté de Paysan Breton poursuit sa rencontre avec les consommateurs et permet à notre marque d’élargir son territoire. Ce développement est également conforté par le Lait Ribot et les Crêpes, autres succès commerciaux de l’année grâce à une diffusion de plus en plus nationale pour des produits jusqu’alors plutôt régionaux. Régilait fait également une bonne année (+ 6,5 %). Mamie Nova reste leader sur le marché des Gourmands, dans un marché de l’Ultra-Frais en régression.

La poursuite d’un ambitieux plan d’investissements Améliorer le mix produit, être plus performant sur nos prix de revient, répondre aux demandes qualitatives des clients... voici en trois objectifs la finalité des investissements de Laïta qui auront été proches de 50 millions d’euros en 2012. Les principaux dossiers ont concerné : la réorganisation des beurreries qui a été finalisée, de nouvelles capacités en affinage à la fromagerie d’Ancenis pour répondre au pic de demande de fin d’année (notamment sur les marchés anglais) et l’amélioration de l’environnement qualitatif des tours de séchage pour satisfaire aux nouvelles exigences en matière de sécurité des aliments.

Un contexte européen qui évolue vite Restructurations, concurrence entre acteurs européens sur tous les marchés nationaux, crise économique, la filière laitière européenne traverse à nouveau des turbulences fortes, notamment sur son marché intérieur. En 2013, les enjeux de Laïta se dessinent encore plus clairement du fait de ces évolutions : confirmer le développement européen en produits de grande consommation, conquérir des marchés dans les pays tiers (hors Europe) en ingrédients et en produits nutrition-santé, investir pour être plus performant et qualitatif. C’est la voie pour s’adapter à une volatilité mondiale permanente et à des valorisations sur les marchés domestiques de moins en moins assurées. C’est aussi et surtout la voie la plus efficace pour valoriser durablement le lait des 3 800 éleveurs qui livrent leur production à Laïta.

Les clients industriels et ceux de la Restauration Hors Domicile ont continué de faire confiance à Laïta qui devient année après année un fournisseur de référence en répondant spécifiquement à leur demande de conditionnements adaptés à leurs process. Ce secteur demeure néanmoins celui qui souffre le plus de la crise économique et qui a vu ses conditions de marché (prix et volumes) se dégrader le plus.

ACTIVITÉ LAÏTA

Le marché des ingrédients secs quant à lui s’est inscrit dans un équilibre mondial offre-demande qui s’est rétabli à partir de l’été 2012 mais qui, jusque-là, conduisait à des pertes importantes sur ces marchés. Laïta poursuit l’évolution de son mix produit vers des poudres de lait à plus forte valeur ajoutée (poudres prémium, à cahier des charges techniques ou rituels, …) ou vers des ingrédients élaborés (mix fonctionnels, poudres fermentées), voire des produits finis (lait infantile). Cette orientation a notamment permis de mieux supporter la difficile conjoncture du premier semestre.

unités

2012

2011

Produits de grande consommation (hors Régilait)

tonnes

196 000

187 000

Régilait

tonnes

23 350

21 900

Ingrédients Secs

tonnes

85 670

83 370

Aliments Jeunes Mammifères

tonnes

42 140

42 435

En nutrition santé, Even Santé Industrie continue de diversifier son activité auprès des grands comptes de la nutrition en Europe. Son challenge est désormais de conquérir une clientèle dans les pays émergents et de devenir encore plus international.

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 PÔLE AGROALIMENTAIRE

47


Scientifique et Environnement

INNOVER ET PRÉSERVER

LA NOËLLE ENVIRONNEMENT (LNE) L’année 2012 a été marquée par le rattachement du bureau d’études LNE à la Direction R&D et technologies AEI, puis le transfert dans Terrena Innovation. Au niveau de l’activité, retenons en particulier une dynamique d’innovation sur les bâtiments et une évolution des formations certyphyto des agriculteurs vers les techniciens.

Certiphyto Après une année 2011 très occupée avec les certyphytos agriculteurs, la quantité réduite de crédits VIVEA accordés ont fortement limité le nombre de sessions de formation. Néanmoins, sur la fin de l’année, la mise en place de la réforme de l’agrément pour la distribution, le conseil et l’application des produits phytosanitaires ainsi que le choix de l’entreprise de passer par la formation plutôt que par les QCM ont eu pour conséquence de mobiliser les équipes. Entre novembre 2012 et juin 2013, 1 506 journées de formation sont organisées pour former 461 techniciens, conseillers vendeurs de Terrena, TGP ou LVVD,… Une collaboration étroite entre LNE et les services concernés a aussi permis de construire des formations adaptées et de mettre en avant les solutions AEI.

Valorisation de la matière organique Au-delà des plans d’épandage habituels, l’année aura été marquée par la mise en place du plan d’épandage de Valdis : 50 agriculteurs et 5 000 hectares pour une valorisation agronomique du digestat issu de l’unité de méthanisation. Toutefois, l’automne pluvieux a rendu les conditions d’épandage difficiles.

Déclaration PAC Ce service a continué son développement grâce à la formation des Conseillers Expert Service. LNE et le service agronomie ont assuré le transfert de compétences et le suivi de la campagne dont le volume a doublé par rapport à 2011.

Bâtiments d’élevage du futur Généralement positif, le contexte des productions animales ainsi que la mise aux normes animales des ateliers de truies ont conduit les éleveurs à investir dans leur outil de production. Un nombre important de dossiers a donc pris forme. Citons pour exemple l’inauguration du bâtiment vaches laitières de la station expérimentale d’Arvalis à La Chapelle-Saint-Sauveur qui est venue couronner deux années de travail. Ce bâtiment du futur est le fruit du savoir-faire pluriel des équipes de Terrena : innovation, conception, maîtrise d’œuvre dans Terrena Innovation, matériel et montage avec Proval. Sa construction a aussi permis de mettre en pratique de nombreuses innovations au service de l’environnement, de la productivité du travail, du confort de l’éleveur et des animaux.

48

RAPPORT ANNUEL 2012 SCIENTIFIQUE ET ENVIRONNEMENT

Pour favoriser les synergies entre tous les techniciens intervenant dans la conception des bâtiments d’élevage, un groupe transversal a été créé. Il va permettre de partager les expériences et les connaissances sur les différentes façons de travailler ainsi que les solutions d’optimisation à proposer aux agriculteurs. Enfin, les dossiers de méthanisation, en lien étroit avec Onova, sont en cours d’étude et présentent de nouvelles perspectives pour 2013. Au final, l’ensemble de cette activité a permis à LNE de réaliser le budget initialement prévu de 1,4 M€.

LES ÉNERGIES RENOUVELABLES Avec 25 installations photovoltaïques réalisées en 2012 pour 1,3 MWc, dont 16 installations déjà mises en service, le service Énergies Renouvelables (EnR) de Terrena Innovation a porté en 2012 à 5,44 MWc la puissance raccordée cumulée depuis le début de l’activité photovoltaïque en 2007. Sur le plan commercial, l’année a été marquée par une très forte demande de la part des agriculteurs pour engager de nouveaux projets et ce, malgré les baisses trimestrielles des tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque. Les demandes concernaient, pour la plupart, des bâtiments neufs (de stockage ou d’élevage). Les modèles de hangars photovoltaïques conçus fin 2011 par l’équipe EnR ont d’ailleurs pu répondre aux attentes de ces agriculteurs. Ce sont ainsi 351 demandes qui ont été enregistrées en 2012, parmi lesquelles : • 25 projets pour 1 MWc ont été signés et seront réalisés d’ici fin 2013, • 62 dossiers réglementaires ont été engagés pour un potentiel de 3,6 MWc supplémentaires. Afin de gagner en compétitivité, le service EnR a poursuivi en 2012 sa politique de négociations de prix avec des distributeurs allemands de référence sur le marché photovoltaïque. En plus de leur proximité, gage de réactivité, ces fournisseurs sont garants de la qualité de leurs produits et services, tests à l’appui : certificats de conformité aux normes européennes, tests d’électroluminescences, conditionnement optimum pour la résistance aux chocs lors du transport, par exemple. Par ailleurs, dans le cadre du plan de confortement de la filière bovine, Ter’Elevage a sollicité l’appui d’un technicien de l’équipe EnR pour la mise au point d’une gamme de bâtiments d’élevage, équipés d’une toiture photovoltaïque. L’objectif est de réaliser les premiers bâtiments d’ici fin 2013. Enfin, en parallèle de l’activité photovoltaïque agricole, le dossier de rénovation des couvertures des bâtiments Terrena est au cœur des préoccupations : les études menées cette année ont permis de conserver dans le portefeuille projets 10 sites à fort potentiel. La sélection d’un investisseur tiers est en cours de finalisation et la réalisation des chantiers est prévue pour le premier semestre 2013.

TERRENA


LABORATOIRE

ONOVA

Créé en 1963 pour répondre aux besoins analytiques des secteurs vins et céréales, le laboratoire a traité plus de 20 000 échantillons et réalisé 100 000 analyses en 2012, pour un chiffre d’affaires de 1,25 M€ contre 1,19 M€ en 2011, soit une progression de plus de 5 %.

Terrena et Lyonnaise des Eaux se sont associées pour donner naissance en mars 2012 à une structure pionnière dédiée à l’eau et à la terre : Onova. Basée à Ancenis, Onova développe et propose de nouvelles solutions aux agriculteurs et aux industriels, pour une meilleure utilisation de l’eau et des ressources.

L’année 2012 a été marquée par la mise en place du progiciel de gestion LIMS (Laboratory Information Management System). Utilisé par tous les grands laboratoires, il permet : • la traçabilité des échantillons et des analyses, • la gestion des utilisateurs, des instruments, des stocks... • le suivi des produits, des équipements utilisés... • la facturation. Notons aussi qu’il garantit la maîtrise et la qualité des données du laboratoire. Parallèlement, des formations techniques ont été dispensées à l’ensemble de l’équipe pour développer de nouvelles compétences et permettre d’élargir notre offre de services (analyses bactériologiques et chromatographiques). Au total, 46 jours de formation ont été suivis par dix personnes. Enfin, la compétence et le savoir-faire du laboratoire ont été une nouvelle fois reconnus par les auditeurs COFRAC. L’accréditation selon le référentiel NF EN ISO/CEI 17025 a donc été renouvelée jusqu’en juin 2014 pour les programmes : • LAB GTA 25 : analyses physico-chimique en vue de la détermination de la composition, des critères de qualité et technologiques, et de l’étiquetage nutritionnel dans l’alimentation humaine et animale, • 96 : analyses de terre. Le laboratoire est également agréé par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche pour les analyses de sols (type T1-physico-chimie + granulométrie + oligo-éléments + éléments traces) ainsi que pour le dosage de l’eau dans les grains et les farines par le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.

Produire plus en dépensant moins, c’est possible ! Onova propose une gamme de services complète à chaque maillon de la chaîne d’irrigation : du développement de la ressource en eau et de sa gestion, jusqu’au bon apport d’eau à la racine. Le déploiement de technologie de contrôle et de modélisation des consommations garantit à l’utilisateur une réduction des charges opérationnelles : en énergie et en temps. Une dizaine d’adhérents ont demandé à Onova la réalisation d’études de faisabilité de retenues d’eau, afin de pouvoir sécuriser leurs rendements en période estivale mais aussi de développer leurs activités par le biais de nouvelles cultures à plus forte valeur. Les premières réalisations seront mises en service en 2013. Onova accompagne aussi les agriculteurs dans le développement de nouveaux outils de valorisation énergétique des matières organiques produites à la ferme, de type méthaniseur individuel ou collectif. Plusieurs projets sont en cours, et quatre réalisations sont prévues dès début 2013. Principal fait marquant pour cette année 2012, Onova a été retenue pour construire la partie process d’un méthaniseur collectif sur la commune de Mortagne-sur-Sèvre (85). Cette unité sera l’une des premières à produire du biogaz valorisé par injection directe dans le réseau de gaz de ville. Ce projet innovant est porté par la société Agri BioMéthane, dont Terrena et Lyonnaise des Eaux sont chacune actionnaire à hauteur de 3,5 %. Enfin, Onova intervient auprès des sites industriels Terrena pour les accompagner dans la gestion du cycle de l’eau. Le site Gastronome de Falleron a fait appel à Onova pour réaliser l’extension de sa station d’épuration. Le site Elivia de Villers-Bocage a retenu Onova pour assurer l’exploitation de sa station d’épuration. Une vingtaine de dossiers sont en cours avec en particulier des projets liés au recyclage de l’eau, pour une utilisation sur site, ou en agriculture pour irriguer des parcelles après un traitement complémentaire. Moins d’un an après sa création, Onova débute 2013 avec un carnet de commandes d’un montant supérieur à 1,7 million d’euros. Ce résultat montre le dynamisme de l’équipe et vient confirmer les enjeux liés à l’eau pour les agriculteurs et pour les industriels.

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 SCIENTIFIQUE ET ENVIRONNEMENT

49


Comptes combinés du Groupe Terrena BILAN COMBINÉ Actif (en milliers d’euros)

Capital souscrit non appelé

Montant brut 31.12.2012

Amortissement et provisions

Montant net 31.12.2012

Montant net 31.12.2011

5 850

0

5 850

0

Écart d’acquisition Immobilisations Incorporelles Immobilisations Corporelles Immobilisations Financières Titres mis en équivalence

42 715 95 447 1 221 563 57 870 21 176

- 33 740 - 32 313 - 879 006 - 2 754 0

8 976 63 134 342 557 55 115 21 176

10 847 51 951 326 890 51 409 21 118

Actif Immobilisé

1 438 772

- 947 813

490 958

462 215

599 446 10 126 391 793 199 545 23 979 38 014

- 12 692 0 - 19 031 - 5 890 0 0

586 753 10 126 372 763 193 655 23 979 38 014

488 933 13 091 413 920 164 250 14 076 24 030

1 262 903

- 37 613

1 225 289

1 118 299

Stocks & en-cours Fournisseurs - avances et acomptes versés sur commande Clients et comptes rattachés Autres créances VMP - Équivalents de trésorerie Disponibilités Actif Circulant Comptes de régularisation

Total Actif Passif

9 857

0

9 857

5 813

2 717 382

- 985 427

1 731 955

1 586 327

31.12.2012

31.12.2011

Capital Réserves Résultat de l’exercice

37 894 488 074 12 607

37 213 468 244 21 635

Capitaux propres part Groupe

538 575

527 092

19 201

17 843

Intérêts minoritaires Autres fonds propres

181

0

69 883

65 475

366 196 5 869 405 489 326 560

284 525 3 803 361 647 325 942

1 104 115

975 917

1 731 955

1 586 327

(en milliers d’euros)

31.12.2012

31.12.2011

Chiffre d’Affaires

4 478 317

4 365 492

33 896 - 3 910 871 - 466 823 - 9 906 - 59 146 - 61 786

19 505 - 3 791 293 - 445 662 - 10 731 - 56 693 - 64 095

Provisions risques & charges Emprunts & dettes financières Clients - Avances et acomptes reçus sur commande Dettes fournisseurs et comptes rattachés Autres dettes & comptes de régularisation Dettes

Total Passif

COMPTE DE RÉSULTAT

Autres Produits exploitation Achats consommés Charges de Personnel Autres Charges exploitation Impôts & taxes Dotation nette aux amortissement & provisions Résultat d’exploitation

3 681

16 524

- 2 501

- 3 494

Résultat courant des entreprises intégrées

1 180

13 029

Résultat exceptionnel Impôts sur les résultats

416 9 957

4 453 2 983

Résultat net des entreprises intégrées

11 554

20 465

Quote-part des résultats des sociétés en équivalence Amortissement des écarts d’acquisition

903 - 1 561

1 653 - 1 414

Résultat net de l’ensemble consolidé

10 896

20 704

1 711

931

12 607

21 635

Résultat financier

Intérêts des minoritaires

Résultat net part du Groupe

50

RAPPORT ANNUEL 2012 COMPTES

TERRENA


Comptes de la coopérative Terrena BILAN Actif (en milliers d’euros)

Montant brut 31.12.2012

Amortissement et provisions

Montant net 31.12.2012

Montant net 31.12.2011

Immobilisations Incorporelles Immobilisations Corporelles Titres de Participations Autres immobilisations financières

33 703 300 752 153 633 26 812

14 869 240 704 4 563 216

18 833 60 048 149 070 26 596

10 523 51 503 152 337 22 993

Actif Immobilisé

514 900

260 351

254 548

237 355

Stocks & en-cours Avances et acomptes versés Clients et comptes rattachés Créances associés coopérateurs Autres créances Disponibilités

143 483 1 681 106 366 35 122 277 919 7 643

645

142 838 1 681 105 495 31 058 277 888 7 643

114 716 6 987 90 494 27 640 267 050 5 064

Actif Circulant

572 215

566 602

511 951

4 955

969

826 106

750 276

Comptes de régularisation

Total Actif

Passif

871 4 064 32 5 612

4 955

1 092 070

265 964

31.12.2012

31.12.2011

Capital Réserves et divers Résultat de l’exercice

36 882 414 276 20 792

35 763 393 404 22 554

Capitaux propres

471 949

451 721

0

0

Autres fonds propres

18 491

20 708

Emprunts et dettes financières Dettes fournisseurs et comptes rattachés Dettes Associés coopérateurs Autres dettes Comptes de régularisation

Provisions pour risques et charges

75 292 99 599 120 609 39 074 1 092

37 210 67 277 124 702 48 309 349

Dettes

335 666

277 846

826 106

750 276

(en milliers d’euros)

31.12.2012

31.12.2011

Chiffre d’affaires

1 342 256

1 279 718

7 060 - 1 250 592 - 63 282 - 3 351 - 6 731 - 8 025

4 957 - 1 191 325 - 61 261 - 3 225 - 6 438 - 9 927

17 334

12 498

- 104 4 364

- 72 4 964

21 594

17 390

- 567 - 212 - 24

5 845 - 225 - 456

20 792

22 554

Total Passif

COMPTE DE RÉSULTAT

Autres produits exploitation Achats consommés Charges de personnel Autres charges exploitation Impôts et taxes Dotation nette aux amortissement & provisions Résultat d’exploitation Quotes-parts des opérations faites en communs Résultat financier Résultat courant avant Impôts Résultat exceptionnel Participations des salariés Impôts sur les résultats

Résultat net

TERRENA

RAPPORT ANNUEL 2012 COMPTES

51


52

TERRENA


Rédaction : Direction marketing stratégique et communication Groupe Terrena ; Keima. Conception et création : Keima. Crédits photos : Photothèque Direction marketing stratégique et communication Groupe Terrena ; Horizon, le magazine de Terrena ; photothèque John Deere. Photographes : Nathalie Gautier, Michel Stassart, Scopic. – Infographies : Agence Idé. Imprimeur : Hauts de Vilaine • Document imprimé sur un papier 100 % certifié FSC mixte.


TERRENA « La Noëlle » – BP 20 199 – 44155 Ancenis Cedex – France – Tél. 02 40 98 90 00 – Fax 02 40 98 91 64 www.terrena.fr


Rapport annuel Terrena 2012