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HISTOIRE DES JARDINS Classe préparatoire du lycée horticole Vert d’azur d’Antibes - Promotion 2015/2016


Sommaire L’Antiquité:

Les XVIème et XVIIème siècles:

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Le jardin de l’Eden

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Les jardins de la période de transition

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Les jardins égyptiens

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Les jardins baroques

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Les jardins grecs

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Les jardins classiques à la française

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Les jardins romains

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Les jardins moghols

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Les jardins chinois

Le XXIème siècle: 

Les jardins contemporains

Les jardins du monde

Le XVIIIème siècle: Le Moyen âge: 

Les jardins médiévaux

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Les jardins japonais



Les jardins hispano-mauresques

La Renaissance: 

Les jardins de la renaissance italienne

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Les jardins de la renaissance française

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Les jardins de la période de transition

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Les jardins anglo-chinois

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Les jardins paysagers anglais

Le XIXème siècle: 

Les jardins paysagers anglais

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Les jardins paysagers français

Le XXème siècle: 

Les jardins mixtes



Les jardins de l’entre deux guerres



Les espaces verts des années 1960

Chaque partie en gras correspond à une grande époque, reliée avec les jardins du monde. Les autres jardins correspondent à différents style qu’on peut trouver dans cette grande époque

Classe préparatoire du lycée horticole Vert d’azur d’Antibes - Promotion 2015/2016


LES GRANDES EPOQUES Clément Bigot—Johan Transler

LES JARDINS DE L’ANTIQUITE 3500 av. JC - Vème siècle COMPOSITION DES JARDINS

L’APPARITION DE L’ECRITURE L’Antiquité est la période qui succède à la préhistoire. Elle est marquée par l’apparition de l’écriture en –3500 av. JC en Mésopotamie. Il s’agit d’une ancienne région historique situé dans le Croissant Fertile, entre le Tigre et l’Euphrate. Pourquoi ce met on à écrire ? Les premières cultures évoquées précédemment témoignent de la sédentarisation de l’homme, c'est-à-dire qu’il s’installe à un point précis et se déplace beaucoup moins qu’avant. La population connait ainsi des mutations profondes qui coïncident avec l'apparition des villes. Ses besoins, en l’occurrence, changent. Il a besoin de tenir des comptes, établir des listes. Tous ces changements vont conduire à la naissance de l’écriture. De ce besoin nait l’écriture. Il est nécessaire de comprendre que cette écriture à une importance capitale pour nous aujourd’hui. C’est la seule trace dont on dispose pour savoir comment étaient les jardins de l’époque. Peut être qu’il y a eu des jardins mais on connait peu de choses sur eux. A cette époque, les sociétés commencent à se hiérarchisée. Le système politique est la monarchie. La religion se développe et possède plusieurs divinité, reliées à divers thème de la vie. Dans la ville, on trouve de l’artisanat, avec notamment le travail des métaux (âge du cuivre, âge de fer …). La ville et le reste du territoire sont unis par des relations de domination et d’échanges : elle est le centre du pouvoir et le lieu de l’accumulation de la richesse.

Le croissant fertile, lieu où est apparu l’agriculture. On peut également voir l’emplacement des premiè-

Un exemple des premières écritures : les symboles désignent des mots et permettent de garder un historique des différents actes

La ville d’Uruk : un exemple d’organisation des cités

Antiquité

Moyen-âge

Les phénomènes de mutation de société permettent de mieux comprendre comment c’est formé le jardin antique. A l’origine, il s’agissait de jardins royaux (troisième millénaire av. JC), où se déroulaient souvent banquets et cérémonies. Ils ont une vocation vivrière (fruits, légumes, céréales), nourricière (chasse, pêche), ornementale (plantation de fleurs, alignements d’arbre). Mille ans plus tard, en Assyrie, l’existence de grands jardins publics est attestée. La société n’est donc pas mise de côte, ce qui est intéressant puisque au Moyen Age et jusqu’au XVIIIème siècle, les parcs étaient réservé au pouvoir. L'Empire de Rome fondit en un art nouveau du jardin. Cet art peut être baptisé, en latin, du nom d'ars topiaire, que l'on traduirait par « art du paysage ». Le jardin de plaisance, à Rome, est en effet appelé à créer des lieux privilégiés, des compositions formées d'éléments architecturaux et naturels, destinés au plaisir des hommes. L'ars topiaria naquit dans la seconde moitié du II siècle av. JC. . Ils adoptèrent aussi dans leurs parcs de plaisance des édifices qui accompagnaient les jardins sacrés, par exemple les « palestres » ( esplanade où on pratiquait la lutte) ou des lieux de cultes. On a retrouvé aussi à Pompéi une véritable villa de plaisance, où les pièces s’ouvrent sur le jardin. Il est, d'ores et déjà, destiné à servir de cadre à la vie quotidienne. Une notion importante apparait également durant l’Antiquité : le paradis. Elle s’exprime notamment au travers du jardin d’Adam et Eve ainsi que du jardin perse.

Renaissance

A Caumont-sur-Durance, sur le site d'une villa romaine du 1er siècle, un vestige de jardin (bassin) a été découvert. Il a été restauré puis accompagné par 12000 m2 de jardin, reconstitué comme le concevaient les romains. Sur cette illustration, une partie de la reconstitution

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Clément Bigot—Johan Transler

LES CARACTERISTIQUES DES JARDINS

LES PERSONNES INFLUANTES DE L’ ÉPOQUE Gilgamesh

LES JARDINS IMAGINAIRES Le jardin d’Eden étant un jardin mythique, le jardin merveilleux que découvre Gilgamesh à l’endroit où le Soleil se lève en est un autre, Homère, quant à lui, nous donne à contempler les jardins d’Alkinoos sur l’île des Phéaciens . Toutes les représentations de ces jardins sont uniquement basées sur des textes religieux ou sur des légendes ou mythe littéraire.

Dès le début du troisième millénaire av. J.-C. Gilgamesh, roi d’Uruk, se glorifie des vergers et des jardins dans les palais et les temples de sa cité.  

Vers 2 000 av. J.-C.

.

605-562 av. J.-C

LES JARDINS DE MÉSOPOTAMIE

Les plus célèbres jardins de l’Antiquité demeurent ceux de Babylone aménagés par le roi Nabuchodonosor II et considérés comme

Les palais royaux néo-assyriens suivent tous un même plan. On entre par une porte monumentale qui dirige vers une première cour autour de laquelle s'organise l'espace public du palais: magasins, ateliers, bureaux de l'administration palatiale. La décoration des palais royaux consistait en de longs basreliefs sculptés sur des orthostates. . Le complexe palatial peut aussi comprendre des édifices religieux, des bibliothèques ainsi que des jardins .

LES JARDINS ÉGYPTIENS On aménage en Egypte des jardins maraîchers pour approvisionner les populations citadines ou les habitants des déserts arides. Ces jardins de ferme offrant aussi bien l’autosuffisance qu’une villégiature agréable, ils se transformeront rapidement en résidences de campagne. C’est également en Egypte qu’on trouve le témoignage le plus ancien d’une véritable expédition destinée à collecter des végétaux : en 1495 avant J.C. 

Fin du Ier siècle après JC Pline le Jeune (vers 61 - 112) établit une classification des paysages crées autour de grandes villas : bois, bosquets, collines, bassins à poissons, caReprésentation des jardins royaux de Ninive, d'après un bas-relief du palais de Sennachérib, avec peutêtre une forme de jardins suspendus sur des arches en pierre, en haut à droite.

En la matière, l’invention des Grecs est un espace nommé « Bois sacré », lieu naturel non entretenu, plaisant et fécond. C’est un jardin lyrique, dédié à un dieu ou à un héros, qui représente le ‘locus amoenus’ idéal, un lieu magique distinct du reste de la nature où règnent une atmosphère et un esprit particuliers : le ‘genius loci’ ( esprit du lieu )

Reconstruction du jardin de la Maison des Vettii, présentée aux jardins Boboli (Florence, 2007).

LES JARDINS ROMAINS L'essentiel à cette époque est que se mettent en place deux types de jardins de tailles très différentes : de vastes jardins à la campagne d'une part et des jardins urbains aux dimensions nécessairement réduites d'autre part. Les jardins urbains étaient des jardins intérieurs, inscrits dans le plan de chaque maison. Après l’atrium, on trouvait l’hortus, à l’origine jardin potager qui se transformera en jardin d’agrément. Les jardins romains étaient également des lieux privilégiés de la pratique religieuse : on y trouve presque toujours un laraire (autel des divinités familiales), souvent inclus dans un mur.

Moyen-âge

Renaissance

Il fut un roi bâtisseur : temple d'Ishtar, murs de Assur, travaux de canalisation et les premiers jardin de temple rendu publics  

Nabuchodonosor II Le roi Nabuchodonosor II était le roi de l’empire néo-babylonien entre 604 et 552 av. J.-C..

JARDINS DU MONDE L’Antiquité ne démarre pas partout en 3500 av. JC. En effet, l’écriture apparaitra plus tard en Inde (2300 av. JC), en Chine (1500 av. JC), en Amérique centrale (400 av. JC), et en Afrique (IIe siècle après JC). D’autres jardins se sont créés dans diverses parties du monde. En effet en Perse en –500 av JC, les jardins sont apparus. Ils s’inspirent du jardin d’Eden car il représente un idéal de fraîcheur et de fécondité. Mais aussi des jardins égyptiens, car ce sont des jardins qui sont réguliers et clos de murs. Ils sont aussi divisés en quatre par des axes occupés par de l’eau. Ils possèdent même des kiosques pour permettre aux princes de se détendre.

LES JARDINS GRECS

Antiquité

Ilushuma

Gilgamesh, roi d’Uruk, se glorifie des vergers et des jardins dans

 

Personnage héroïque de la Mésopotamie antique, roi de la cité d'Uruk où il aurait régné vers 2650 av. J.-C.

De l’autre côté de l’hémisphère, en –2000 ans av JC des empereurs chinois font créer des immenses jardins. Ils sont des œuvres suggestives qui font travailler l’imaginaire, l’ensemble ne se révèle jamais totalement. Ils sont parfois aussi des représentations de grands paysages en miniature. Des pavillons et des éléments liés à la doctrine religieuse permettent de renforcer une ambiance. Tout est signification comme les courbes qui représentent le hasard de la vie. Par exemple le parc autour de son palais afghan de l’empereur Qiu, le fameux tombeau gardé par une armée de soldats. Ces jardins sont différents des jardins d’Europe.

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Johan Transler

LE JARDIN D’EDEN ET DE MESOPOTAMIE LE JARDIN: UN THÈME VIEUX COMME LE MONDE Le jardin d'Éden n'est pas à prendre comme un lieu géographique, mais plutôt un lieu de mémoire culturelle d'« une époque plus simple », où les hommes vivaient de la générosité divine par opposition au « labeur » de l'agriculture (que les peuples « civilisés » ont l'obligation de faire, par « définition »). Cependant, le Livre de la Genèse formule clairement que la culture, voire l'agriculture, existaient aussi bien avant qu'après la vie dans le jardin ; l'addition de la frustration et de la peine furent ajoutées à son travail, en punition de la désobéissance de l'homme, pour avoir mangé le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

         

Parce qu’ils ont été considérés comme l’une des sept merveilles du monde antique, les jardins suspendus de Babylone sont de loin les plus célèbres. Ils auraient été construits par Nabuchodonosor II (605 – 562 avant J.C.) pour son épouse d’origine perse qui regrettait les montagnes et collines boisées de son pays.

Dans une autre interprétation de ce jardin imaginaire, ‘L’Épopée de Gilgamesh’ fait voyager son héros au-delà du monde, dans un espace utopique. L’éloignement de ces terres permet de tout imaginer. C’est d’abord le jardin merveilleux que découvre Gilgamesh à l’endroit où le Soleil se lève. Comme le jardin des Hespérides, où les pommes sont en or, la végétation y est en pierres précieuses.

 

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

DES EXEMPLES

La Mésopotamie, littéralement le pays « entre les fleuves » est une région historique du Moyen-Orient située dans le Croissant fertile, entre le Tigre et l'Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l'Irak actuel

Le prophète Ézéchiel mentionne que les arbres dans le jardin d'Éden viennent du Liban. Basé sur une analyse de ce chapitre, Terje Stordalen a suggéré « une identification apparente de l'Éden et le Liban dans Ézéchiel 31 » et des relations symboliques entre Éden et le Liban. Edward Lipinski et Peter Kyle McCarter ont suggéré que le Jardin des dieux, l'équivalent sumérien du jardin d'Éden, se rapporte à un sanctuaire de montagne dans le Liban et l'Anti-Liban ( Montagne orientale du Liban ).

En Mésopotamie, depuis les premiers royaumes d’Assyrie, les hommes ont toujours tenté de recréer un Paradis. A l’instar de Gilgamesh qui s’enorgueillit des jardins et des vergers de sa cité, tous les rois de Mésopotamie entretiennent des jardins royaux dès le deuxième millénaire avant Jésus Christ. D’ailleurs, il s’y déroule souvent cérémonies et banquets. Quant aux cours intérieures des palais, elles sont également agrémentées d’arbres et de fleurs. Certains textes évoquent des jardins de temple où l’on fait pousser fruits et légumes, pour honorer les dieux mais aussi sans doute pour nourrir les serviteurs. L’existence de grands jardins en ville est attestée mille ans plus tard, en Assyrie. On possède par exemple une description des jardins de la ville de Nimrud, dont la construction fut menée sous le règne du roi Assurnazirpal II (883 – 859 avant J.C.). Ces jardins, irrigués par des canaux acheminant l’eau des montagnes, comportaient des vignes, des arbres d’ornements (cèdres, cyprès), des fruitiers (pommiers, poiriers, cognassiers, amandiers, indigènes ou importés des campagnes militaires) ainsi que des arbustes et des fleurs.

nd - 144av. JC

Le Jardin des Délices (« éden » signifiant « délice » en hébreu), 1503-1504, huile sur panneau de bois, 220 x 195 cm pour l’ensemble du triptyque de Jérôme Bosch (1450-1516), Musée du Prado, Madrid.

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Celestine Mouge

LES JARDINS EGYPTIENS 2000 av. JC CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

Ces jardins étaient principalement des jardins de demeures seigneuriales ou bien autour de temples. Ils étaient donc réservés à une certaine population.

Les Caractéristiques

De plus ces jardins étaient situés au bord du Nil afin de faciliter leur irrigation, l’eau étant captée à l’aide de chadoufs. Ce fleuve qui traverse l’Egypte a une signification particulière en rapport avec le divin puisque chez les Egyptiens, le Nil était non seulement une source de vie, une richesse qui permettait une agriculture abondante mais il est également le seuil entre la vie et la mort. Il permettait donc d’atteindre l’au-delà. Le jardin était alors un moyen de rendre hommage aux dieux, le pharaon Ramsès II a construit 544 jardins en l’honneur du dieu Amon. C’est également à cette époque que la reine Hatchepsout a organisé une expédition afin de rapporter de nouvelles espèces végétales de Syrie, au total 38 nouvelles espèces.

-Jardin de forme carrée ou rectangulaire -Symétrique et composé de lignes droites -Clos de mur - Bassins réguliers décorés de papyrus et de lotus Pergola où grimpent de la vigne et du jasmin pour l’ombre -Arbres plantés en alignement -Arbres fruitiers et d’ornements - Peu de fleurs mis à part les lotus, papyrus et quelques arbustes

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Jardin de demeure seigneurale

     

   

JARDIN DE LA TOMBE REKHMIRE

 

Jardin Nebamon

Entrée avec pergola

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Celestine Mouge

LES JARDINS GRECS - 500 av. JC CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

Chez les Grecs, la nature était considérée comme une oeuvre divine, le « genius loci » qui signifie le génie du lieu. C’est pour cela que les jardins étaient assez simples. Les seules plantations qui se faisaient se trouvaient dans les lieux publics urbains tels que l’agora, les abords des temples et les promenades ainsi que dans les cimetières. Les grecs commencent à peindre des scènes mythologiques ou paysagères qui retranscrivent leur art de vivre sur des pots, pergolas, Homère décrit les jardins comme de vastes vergers et potagers et évoque également les quatre sources de la grotte de Calypso. C’est après les conquêtes d’Alexandre pour que l’on commence à s’inspirer des jardins d’agréments perses. Les jardins deviennent alors plus riches en ornementations comme les fontaines, niches et autres, et en plantes à fleurs.

Les Caractéristiques - Style régulier - Jardin divisé en quatre partie autour d’une pièce d’eau centrale - Accolé à la maison, jardin verger de dimension restreinte - Très ombragé - Peu de plantes d’ornement Puis, - Orné de fontaines, de grottes, de sculptures, de niches - Plantes d’ornements : roses, iris, lys, violettes, dianthus, bulbes à fleurs

Les grecs sont également à l’origine des parcs publics, tels que les jardins de l’Académie de Platon et d’Aristote en –300 av J-C. On déambulait dans ses jardins en même temps que l’on suivait un enseignement. Ces élèves sont appelés des péripatéticiens. Ils sont aussi à l’ori-gine de l’urbanisme avec l’alignement des maisons et la création de squares.

Une heure de cour dans un jardin

         

Peinture de Leloir, sur les jardins grecs

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Celestine Mouge

LES JARDINS ROMAINS 200 ap. JC CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

En quelques siècles Rome s’affirma comme la cité la plus puissante d’Italie et d’Europe. Les jardins grecs laissent alors la place aux jardins romains qui se sont tout de même bien inspirés de leurs prédécesseurs. Les romains inventent l’art topiaire qui se répand dans les grandes villas, certains commanditaires vont même jusqu’à représenter des scènes de chasse ou tailler le buis pour qu’il forme son nom. Ils inventent les orangeries qui permettent d’acclimater les végétaux. La notion d’architectonie apparait aussi avec les cours et patios qui matérialise le jardin dans la maison et les galeries et terrasses pour la maison dans le jardin. Le jardin reflète la réussite sociale, politique commerciale et militaire. En effet des maisons secondaire se construisent peu à peu au périphérie de la ville. Certains patriciens qui reviennent gagnent des terrains et ramènent avec eux leurs trouvailles (animaux, végétaux,..) . On assiste alors à la création de types de jardins, les grands jardins propriété de personnes puissantes telles que les patriciens, militaires,…) Et les petits jardins près de villas de personnes plus modestes. Les romains sont également à l’origine de deux phénomène qui sont l’urbanisation et la végétalisation de cette ville avec des arbres d’alignement et d’autres types d’aménagements végétal qui accompagnent les bâtiments

Les Caractéristiques  

Petits jardins:

Tracé régulier - Parterres de fleurs et arbustes aromatiques - Patios ou grandes cours plantés - Fermé ceinturé d’un déambulatoire 

Grands jardins :

- Tracé régulier simple - Patios et cours - Vastes bassins - Beaucoup d’ornementations (colonnades, statues, tonnelles), art topiaire,

Le Domus Aurea reconstitué

Villa romaine « au Grand Péristyle »

Villa Hadriana

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Anthony Menut

LES JARDINS CHINOIS

- 2000 av. JC - Aujourd’hui

CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES CARACTÉRISTIQUES :

La dynastie des Shang apparaît en 1766 avant J-C et marque l’apogée du bronze. Elle se termine avec la naissance de la dynastie des Zhou (-1111 à -249). Progressivement, de grandes unités politiques autonomes se constituent. La transformation se fait principalement sous le royaume des Qin de -249 à -206 et se poursuit par l’achèvement de la dynastie des Han (-206 à 220). L’agriculture, l’artisanat et les échanges commerciaux se développent. Une époque particulièrement troublée, suite aux pressions barbares, interrompt l’évolution et divise l’empire en trois royaumes.

• Succession de scènes qui surprennent le visiteur • Des éléments dominants : montagnes, collines, arbres, ou dominés : ruisseaux, étangs • Une représentation d’alternance de scènes complémentaires : - verticales / horizontales - montagnes / plaines - eaux / rochers - doux / rude - mystère / compréhension - masculin / féminin • Absence de symétrie • Points hauts pour l’observation des perspectives • Illusion d’étendue lorsque l’espace est limité • Constructions d’accueil : pavillons, kiosques, pagodes • Espaces clos réduits dans de vastes étendues • Constructions pour l’isolement et la méditation : abris, sièges, grottes • Murs et clôtures selon un plan géométrique • Formes circulaires • Ponts arqués, rustiques, richement décorés, en harmonie avec la composition • Rochers • Présence de l’eau sur 3/10e de la surface du jardin en divers points et sous différentes formes • Végétaux traités en masse • Plantation d’espèces symboliques : pivoine arbustive, lis rouge, lotus, pin, bambou, pêcher, bananier • Utilisation de plantes parfumées : rosiers, jasmins… et de plantes colorées

Après ces difficultés, la Chine traverse enfin une longue période d’unité et de richesse avec les empires Tang (618-907) et Song (960-1279). Jusqu’en 1368, date de la proclamation de la dynastie des Ming, la Chine fait partie de l’empire Mongol. Les Ming (1368-1644) et les Qing (1644-1911) font connaitre à la Chine une grande prospérité, mais l’expansionnisme russe et japonais, les crises sociales et les puissances des pays occidentaux mènent à la dislocation de l’empire. En 1912, à la chute de la dynastie Mandchoue, apparaît la république mais il faut attendre la victoire communiste de 1949 avec Mao Zedong (1893-1976) pour retrouver un pays unifié. L’art des jardins en Chine a toujours été lié aux doctrines religieuses et mystiques, taoïsme, bouddhisme, confucianisme. Ces préceptes sont transcrits dans la poésie et la peinture. Par ces modes d’expression et leurs principales religions, les Chinois ont appris à vénérer la nature et cherchés à transposer, dans les jardins, leur imaginaire et leurs convictions. La représentation cosmogonique est l’essence même du jardin.

Habiter les forêts Juqu (Juqu lin wu), 1378, rouleau vertical

Antiquité

     

Porte de lune, Suzhou

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

Wangshi Yuan

Yu

Jardins du Palas d’Eté

Parc Borély

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Alexandra Mangenot - Thibault Rivière

LES JARDINS DU MOYEN AGE 476 - 1400 COMPOSITION DES JARDINS

CONTEXTE GENERAL Le Moyen-âge est une période de l’histoire européenne s’étendant du Vème au XVème siècle. Il commença avec l’effondrement de l’Empire romain d’occident vers 476 après JC: des invasions barbares ont détruit l’Europe et l’ont plongée dans une période de régression. La peur s’empare des populations ce qui va engendrer une protection de celles-ci qui vont se confiner dans des enceintes closes impliquant donc un faible impact paysager. Cette période est située entre l’Antiquité et l’époque moderne.

Jardin médiéval de Royaumont

On trouvera au Moyen-âge différents types de jardins dans différentes cultures dont les jardins médiévaux, les jardins hispanos mauresques et les jardins japonais. L’évolution des jardins du Moyen-âge illustre une transition entre un jardin où la religion est très présente et un jardin d’art profane. Au début de cette période, le rapport à la religion est très présent. Les jardins de monastère ou jardins médiévaux, en France, sont de forme carrée et se situent à l’intérieur de cloitres. Il revêtent donc un caractère sacré. Le cloitre étant une cour entourée de murs, galeries et arcades créant un cheminement autour du jardin clos. Intervient alors la notion d’Hortus conclusus désignant un jardin clos secret situé proche ou à l’intérieur d’un bâtiment issu de l’époque médiévale. Les péristyles, galeries de colonnes faisant le tour extérieur ou intérieur d'un édifice, sont également des éléments récurrents.

Tableau représentant une scène de vie dans un jardin médiéval

Jardin hispano mauresque : jardin de l’Alcazar de Séville construit en 844

Le jardin de monastère consiste en la culture de plantes aromatiques, médicinales exemple des premières écrituresen : lesplus symboles et alimentaires tandis que parallèlement les jardins Un des châteaux revêtent un désignent des mots et permettent de garder un histocaractère de jardin d’agrément où l’eau est mise en valeur. rique des différents actes L’eau est très présente dans les jardins hispano mauresques issus de la culture arabe. On y trouvera des bassins centraux et des fontaines au centre des hortus conclusus. Le système d’irrigation prend forme. On commence alors à tendre vers la notion d’esthétique et de loisirs (terrains de jeux, étangs, viviers) gardant toujours à l’esprit l’aspect géométrique des plans.

Extrait du plan de l’Abbaye de ST Gall et de son jardin

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Alexandra Mangenot - Thibault Rivière

LES CARACTERISTIQUES DES JARDINS

DES PAYSAGISTES

- Jardin clos

Il est compliqué de trouver des noms de paysagistes de cette époque car les recueils et les livres du Moyen-âge ont pour la plupart disparus. Nous avons tout de même repéré quelques détails littéraires qui se rapportent à cette époque de jardins:

- Fontaines et jeux d’eau. Dans les jardins hispanos mauresques nous trouvons un système d’irrigation très développé. - Vergers: dans les jardins médiévaux, on retrouve des roses, des aromatiques tels que la menthe, le romarin, la sauge, le persil, etc., des lys, des pruniers, des pommiers, des poiriers, des violettes, des soucis, noisetiers. Dans les jardins hispano mauresques, une végétation plus adaptée au climat sec des régions du sud de l’Europe (Espagne en particulier): des palmiers, des figuiers, citronniers, des orangers... - Jardin des simples: c’est une partie du jardin médiéval qui comprend les végétaux permettant de guérir, d’assaisonner, de se nourrir et de décorer le château.

- Le capitulaire De Villis (aussi appelé Herbularius) est une liste de végétaux qu’il faut planté dans tous les jardins du Moyen-âge. - Theodore de Trace a pensé et dessiné le plan de l’abbaye de St Gall qui est un des jardins médiévaux les plus connus. - L’Hortus deliciarum est un jardin paradisiaque et imaginaire apprecié par le princes et inventé par les poètes.

- Galeries et arcades: tout autour des jardins on trouve ce style d’architecture qui permet à l’utilisateur de déambuler autour de l’espace. - Tracé rectiligne - Fascinage: typique des jardins médiévaux, cette technique permet de créer des massifs surélevés qui permet de planter les végétaux les plus bas. Elle consiste à tresser des branches de saules ce qui permet de créer des façades naturelles.

JARDINS DU MONDE Apparut en l’an 300 au Japon, le jardin japonais est clos dans sa forme originelle. Celle-ci découlait traditionnellement d’un culte voué aux morts. Il fut importé au Japon par des migrants coréens. Peu après, avec l’émergence de la religion Shintoïsme, les bases de l’art des jardins sont clairement posées. Les shintoïstes ont une relation extrêmement forte avec la nature qui est habitée de divinités. Ainsi pourront ils vénérer et sacraliser une pierre ou un arbre à la forme particulière.  

En 600, la tradition bouddhiste côtoie la tradition taoïste, on voit apparaître les jardins îles comme présentation du paradis.

Fascinage dans un jardin médiéval

La Chine influence fortement le développement du jardin japonais, la taille de celui-ci ne cesse de croître et des éléments architecturés chinois (ponts et fontaines de pierre) viennent s’intégrer en plus de l’eau, des îles et des montagnes traditionnellement présentes.

- Faïence dans les jardins hispanos mauresques: ce sont des mosaïques de couleur bleue la plupart du temps qui recouvrent des bassins et des murs.

       

Faïence dans un jardin hispano-mauresque

Zuiho-en à Kyoto

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

En 800, les relations avec la Chine sont interrompues, pourtant le concept du jardin reste la mise en évidence du sentiment de l’éphémère que procure la nature. En 1200, le rapport de l’homme au jardin est réinventé avec le bouddhisme zen. Celui-ci est affranchi de la vénération divine et la recherche du salut s’effectue avec la maitrise de soi. Ce changement de spiritualité s’accompagne d’un épurement du jardin qui devient exclusivement minéral ( l’eau étant une représentation du paradis). Ils sont alors composée de sable blanc et de pierres.           


LES DIFFERENTS JARDINS Nathan Crosnier

LES JARDINS MEDIEVAUX

790 - 1450

CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

Suite à la chute du dernier empereur romain à Ravenne en 476, les ténèbres recouvrent l’Europe pour plusieurs siècles. Il faudra attendre trois siècles pour que les jardins médiévaux voient donc le jour au VIIIe dans les monastères suite au Capitulare de villis vel curtis imperii de Charlemagne. qui dresse une liste de 73 plantes et 16 arbres fruitiers à cultiver dans les jardins de la Couronne, à travers l’Empire. A partir de cette période, on considère qu’il y a une « renaissance » illustrée par la reprise des constructions et un essor de la vie culturelle. IXème siècle : Les jardins médiévaux se développent en dehors des murs de l’abbaye ou du monastère. Ils sont dès lors considérés comme arts et sciences dont les monastères entretiennent le savoir-faire et veillent à leur pérennité. Idéologiquement, les jardins sont également perçus à la même époque comme exutoire, presque idolâtrés, bien qu’astreignants. De surcroît, Saint-Gall en Suisse est désigné à l’époque comme l’archétype du jardin médiéval. Celui-ci est composé de 3 jardins à l’intérieur de ses murs : un jardin de simples , un jardin potager ainsi qu’un cimetière où sont plantés les arbres fruitiers. XIème siècle : Suite aux récentes croisades, les échanges se développent avec le monde musulman ainsi que l’Empire Byzantin, qui ont conservé un grand intérêt pour l’horticulture. De nouvelles plantes arrivent alors en Europe Occidentale : médicinales, ornementales mais en premier lieu alimentaires. XIV- XVème siècle : Malgré le développement des techniques, les jardins médiévaux n’évoluent plus. Cela est alors attribué aux épidémies de pestes ainsi qu’à la Guerre de Cent Ans. Néanmoins, l’intérêt pour les jardins continue de grandir par le biais des œuvres de Dante ou même Pétrarque mais également grâce aux illustrations des Très Riches Heures du Duc

CARACTERISTIQUES :  Jardin clos situé proche ou à l’intérieur d’un bâtiment issu de

l’époque médiévale.  Le jardin comprend des puits ainsi qu’une fontaine alimentant 4 canaux.  Caractérisé par la forme carrée et l’obsession du chiffre 4.

Notamment par la représentation des 4 fleuves du paradis, des 4 éléments ainsi que des 4 évangiles.  Jardin composé de 4 parties :

Le cloître de l’abbaye de Doualas près de Brest

- Hortus :

petit potager composé de légumes choisis pour leur beauté ainsi que leurs saveurs.

- Viridarium :

verger d’arbres fruitiers pouvant être placé dans les cimetières. Egalement considéré comme jardin secret ou d’amour.

- Le cloître :

Jardin principal axé autour d’un point d’eau. Agencement précis dont le but est de favoriser la méditation en représentant le paradis terrestre.

de Berry.

Au début du XVème, la peinture nommée le « Jardin de Marie » montre les symboles chrétiens se transformer en représentation du plaisir.

- Herbularium :

Fontaine du cloître de verdure vouée au chiffre 4 - Prieuré d’Orsan

Enclos de plantes médicinales qui côtoie constamment l’infirmerie.

 Grande présence de l’art topiaire notamment dans les allées.  Utilisation de jeux sonores par le biais de la volière, du bruit de

l’eau ainsi que du chant des oiseaux.  Jardin utilitaire (médecine, nourriture, esthétique, ludique)  Présence d’enclos ou de treillis pour protéger les jardins des animaux domestiques.  L’unité du jardin réside dans le fait qu’il soit clos, de façon à Capitulare de villis vel curtis imperii  

Antiquité

Plan du Saint-Gall

Moyen-âge

« Jardin de Marie » illustrant un Hortus conclusus

Renaissance

conserver l’intimité propice à la méditation.

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

Représentation d’un parterre surélevé maintenu par des fascines

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Rodolphe Lang

LES JARDINS JAPONAIS

VIème - XVIème

CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

    Les premières traces de jardin japonais remonte à 74 après J‐C. Elles décrivent l’empereur  en train de regarder son étang et d'admirer ses caps koï.  D'après différentes sources , nous pouvons établir une image simple de ce qu'étaient ces pre‐ miers jardins. Ils étaient centré autour d'un étang , avec de nombreux cour d'eau et une plan‐ tations variées marquant chaque saison.      En 552 le bouddhisme arriva au Japon et entraîna une reprise du développement culturel.  C'est en 794 que l'on peut réellement parler de jardin japonais. A partir de cette date et jus‐ qu'en 1185 le style Heian vit le jour et avec lui l’émergence du jardin.  Durant cette période de nombreux jardin, de taille très varié, fur créé à un tel point que cette  pratique  fut  élevé  au  rand  d'art.  A  la  fin  du  XI  siècle  un  manuel  ,  le  Sakuteiki,  fut publié.  Il  nous donne une image impressionnante de l'art des jardins de l'époque. L'un des premiers  conseils est celui d'utiliser le paysage naturel comme modèle.      Une partie de la doctrine bouddhiste qui a  inspiré les concepteurs traite du changement et  de  l'idée  que  le  monde  qui  nous  entoure  n'est  qu'une partie de la réalité. Cela a incité les créa‐ teurs  à  considérer  le  jardin  comme  un  paysage  décrivant une version idéalisée du paradis.        A la fin de la période Heian, le pouvoir est  passé de l’aristocratie aux militaires. Ils ont favo‐ risés la forme zen du bouddhisme qui est devenu  l'une des influences les plus fortes de la culture  japonaise. C'est à cette période que le Karesan‐ sui  (jardin  sec)  atteint  son  apogée  avec  la  créa‐ tion du fameux jardin de Ryoan‐Ji (1499) . 

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

- La pierre : Elle compte parmi les éléments décoratifs les plus importants. Les pierres et leurs groupements forment la structure du jardin. - Le bois et le bambou : Matériaux très polyvalent. Le bambou a de multiple utilisations (arches, portiques, ornements, clôture). Le bois est utilisé pour la fabrication de structures (abris, pavillons , terrasse) - Le gravier : Utilisé dans les jardins sec comme matériaux de couverture, il apporte de la luminosité et suggère la présence de l'eau. - L'eau : Composante très importante des jardins japonais, elle implique le mouvement et une sensations d'apaisement. Elle créer de l'énergie et repose l'esprit . - Les cheminements : Eléments de décorations les plus importants, ils ont une dimension pratique et esthétique. Les allées mènent le visiteur vers dans le jardin. Elles déterminent et influence l'expérience du promeneurs. - Les ornements en pierres : Ils ont pour seul but la décorations et de rythmer le regard

         

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Johanna Richard

LES JARDINS HISPANO-MAURESQUES 1200 - 1400 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES Caractéristiques

Le style hispano-mauresque s’est développé dans la péninsule ibérique puis dans certaines régions du Maghreb dès 1200 ap JC.

-Jardins fermés constitués par une succession de cours ou de patios

Les maures sont un peuple scientifique: tout est mathématique et de nombreuses transmissions de savoir sont faites au peuple chrétien . La civilisation arabomusulmane est alors à son apogée philosophique , mathématique et astronomique grâce à ses savants arabes.

-Axes principaux occupés par de l'eau animée par de fins jets d'eau (razzia) au ras du sol -Sols recouverts de carreaux multicolores (zellige bleu car rafraichissant et symbole de profondeur, ornement des fontaines)

La nature est aussi calculée, c'est un jardin avec des formes géométriques des arbres taillés et des parterres de végétaux en forme d’arabesques.

-Nombreux végétaux cultivés en bacs -Réalisation de parterres de végétaux taillés aux formes généralement abstraites

Les jardins hispano-mauresques sont les descendants des jardins perses. Ils montrent le désir d'un Paradis mahométan. La vie du musulman est liée à l'idée qu'un paradis existe. Lieu de fraîcheur de senteur de douceur de raffinement, le patio du jardin Maure s'apparente vraiment au paradis.

-Importance des végétaux à senteurs, compatibilité de la nature et de la spiritualité - On ne trouve jamais de statues personnifiées de Dieu ni de sculptures du fait que Dieu est supérieur à l’Homme

Le jardin se constitue de tout ce qui peut donner du plaisir aux 5 sens de l'homme. L'eau est toujours mise en valeurs du fait qu’elle soit rare, elle fait alors l’essentiel du jardin.

- Types de végétaux que l’on retrouve: bougainvillées, basilics, buis, chèvrefeuilles, cèdres, chênes, cistes, cyprès, eucalyptus, grenadiers, jasmins, lauriers roses, lavandes, menthes et verveines citronnelles, myrtes, œillets, orangers, palmiers, peupliers, pistachiers, platanes, rosiers de Perse.

         

Jardin de Narajestan I Qavam, 1250

Antiquité

Moyen-âge

Mosquée de Paris, 1922

Renaissance

Alhambra à Séville, 1300

XVI-XVIIème

XVIIIème

Generalife à Seville, 1319

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Flora Cezilly - Valentin Fontaine

LES JARDINS DE LA RENAISSANCE 1450 - 1600 COMPOSITION DES JARDINS

CONTEXTE GENERAL

Entre 1450 et 1600 apparaît un phénomène artistique intellectuel culturel : l’humanisme. L’Homme est placé au centre de l’Univers. On réapprend les langues et les littératures antérieures, particulièrement de la Grèce et de la Rome antique. Les grandes découvertes et évolutions (découverte Amérique, ouverture du commerce avec la Chine, courant artistique, étude de l’homme) remettent en question l’idée de Monde, et donc de dieu.

Echelle monumentale : grandes terrasses, allée principale . La création de perspectives avec l’utilisation d’éléments riches : statues, fontaines . L’aménagement d’allées symétriques . Adaptation au terrain avec utilisation des dénivelés et des sources . Un lien avec le bâti : jardin situé dans l’axe central par rapport à l’édifice . Jeux d’eau : fontaines, jets, cascades, bassins . Parterres bordés de buis et de fleurs, broderies . Dynamique avec l‘utilisation des dénivelés, des sculptures, des jeux d’eau

Et comme la plupart des sociétés nous retrouvons toutes leurs revendications sociétales, leurs questionnements dans l’art, à travers les peintures mais aussi l’art des jardins.

De haut en bas 1. Art topiaire Jardin de Villandry, d’inspiration Renaissance, XVIIIème s.

Un exemple des premières écritures : les symboles désignent des mots et permettent de garder un historique des différents actes

2. Allées

Grands personnages marquants de l’époque : · Christophe Colomb (1451-1506) · Leonard de Vinci (1452-1519) peintre sculpteur, ingénieur architecte et écrivain (1) · Michel ange (1475-1564) peintre de la chapelle Sixtine (2) · Du Bellay et Ronsard poètes français · Montaigne (1533-1592) homme politique et philosophe · Galilée (1564-1642) physicien et astronome · Le procès de Galilée par l’église · Catherine de Médicis . François 1er, roi de France emblématique de la période de la Renaissance (3) Sensibilisé au courant intellectuel par son éducation

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

Parc du château de Chenonceau, 1563 3. Jeux d’eau Villa d’Este 4. Plan Villa d’Este 1560/1575

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Flora Cezilly - Valentin Fontaine

LES CARACTERISTIQUES DES JARDINS

DES PAYSAGISTES

La renaissance italienne est marquée par le commerce florissant entre les grandes familles italiennes et les pays orientaux et asiatiques. Ces grandes familles italiennes favorisent cet élan d’humanisme à travers l’art des jardins de leurs Villas. Dans les jardins apparait un grand axe, de la perspective, l’utilisation de différents niveaux entrainant l’apparition de terrasses. Tout étant hiérarchisé et accompagné de statues minérales et de jeux d’eau. Cette organisation rappelle la découverte de la perspective dans la peinture où l’utilisation forte de minéral évoque les temples romains et grecs antiques. Il y a une rupture avec les habitations du Moyen-âge et l’omniprésence de la religion dans les jardins. La Villa Lante à Bagnaia (Italie), la Villa Médicis ainsi que la Villa Castello à Florence en font partie. Jardin de la villa Médicis à Florence, XVIème

Léon Battista Alberti

Pirro Ligorio

André le Nôtre (début de carrière)

Philibert de l’Orme

JARDINS DU MONDE La Renaissance est marqué par la découverte de l’Amérique, qui nous offre de vaste paysages inconnus jusqu’à lors. Des paysages de nature encore non colonisé par les Hommes, des milieux presque intacts. La Renaissance n’a pas seulement eu lieu en France puisqu’elle commence avant tout en Italie. Le gout pour l’Antiquité est présent et l’on a plaisir à redécouvrir l’art grec. On organise alors des fouilles archéologiques en Italie.

Directement à la Renaissance Italienne, son homonyme français défend le même humanisme. Francois 1er, commanditaire du château de Chambord, est un personnage important de la Renaissance française, « le Père et Restaurateur des Lettres » et Roi de France est un mécène des arts, il hébergea même Leonard de Vinci (alors haït par l’Eglise dû à ses dissections humaines). Cela influence directement les jardins : tous les seigneurs s’inspirent de leur Roi et étant les commanditaires de châteaux, on retrouve alors de nombreux jardins de la Renaissance Française en bord de Loire. Parc du château de Chantilly, André le Nôtre, XVIIème

Monument Valley

Des jardins en Italie se développent, ces jardins de la Renaissance italienne sont des jardins de villas appartenant à des nobles à la campagne et qui témoignent de leur puissance. Au xve siècle, la renaissance s’intensifie en Grèce, elle s’étend aussi aux Flandres, à l’Angleterre, à certaines régions d’Allemagne, à la Baltique (Hanse),…

Villa d’Este

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Noémie Trinkwell

LES JARDINS DE LA RENAISSANCE ITALIENNE CONTEXTE DU JARDIN

1450 - 1515 DES EXEMPLES Caractéristiques

Le jardin à l’italienne est né au début de la Renaissance italienne sur les collines qui bordent l’Arno, dans la région de Florence. Rome possédait déjà de somptueux jardins mais on doit ce style aux florentins qui s’inspirent à la fois de l’imaginaire des romains et du décor végétal napolitain.

- Dénivelées importantes: Perspectives, pentes accidentées, terrasses, paliers - Jeux d’eaux théâtraux : Fontaines, jets, cascades, bassins - Végétaux taillés : Topiaires, labyrinthes, parterres de Buis, allées d’arbres, symétrie parfaite

Si Florence a préparé l’éclosion de l’art renaissant des jardins, Rome en a donné l’impulsion décisive. Les jardins sont situés autour des villas, presque toujours médicéennes, les mettant en valeur en servant de théâtre. « Lieu de retraite proche de la ville où l’Homme est libre de ne faire ce qui lui plait. » Alberti Durant la Renaissance italienne, la transformation de l’art des jardins s’est faite tout en conservant les fondements des thèmes médiévaux qui usaient de pelouses, de treilles, de charmilles et de fontaines ornées de statues. Toutefois, la composition de ces jardins s’effectue dans des ensembles plus vastes, étagés en terrasses et ouvrant sur de larges perspectives. Le jardin à l’italienne se caractérise donc par sa capacité à exploiter le paysage environnant. La composition des plans horizontaux en terrasses, l’utilisation d’écrans de végétation taillés créent des échappées qui encadrent et mettent en valeur le paysage de la campagne italienne. Ce mode de composition, que l’on retrouve dans la peinture de la Renaissance italienne reflète l’idéal d’ouverture de la pensée humaniste.

- Eléments architecturaux : Statues, sculptures, grottes Plan villa Lente

         

Grands personnages marquants

Florentin Leon Battista Alberti (1404-1472)

Antiquité

Catherine de Medicis (1519-1589)

Moyen-âge

Donato Bramante (1444-1514)

Vignole (15071573)

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Théo Turquois

LES JARDINS DE LA RENAISSANCE FRANCAISE 1494 - 1618 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES Caractéristiques

A la fin du XVème siècle, la France rentre en guerre contre l’Italie. Sensible à l’esthétisme de leur architecture et de leurs peinture, François Ier (qui régna de 1515 à 1547) convainc plusieurs artistes italiens de venir en France exercer leurs talents et travailler à la construction et à l’embellissement de nombreux châteaux. Cependant, l’influence italienne n’empêche pas les jardins français de présenter des particularités liées à des raisons physiques et culturelles. François Ier, amateur de chasse séjourne à partir de 1526 dans le château de Fontainebleau.

- Des dénivelés plus modestes - Des parterres plus nombreux - Des éléments architecturaux moins sophistiqués - Une eau présente, mais plus calme ou dormante - Tracé régulier mis en valeur par une végétation taillé en topiaire

Plan du château de Chanonceau

          Bassin du Tibre, Château de Fontainebleau

Entouré d’immenses forêts, il fut édifié sur des terres marécageuses; une série de douves et un grand canal durent être creusés pour éviter d’éventuelles inondations. Les modifications touchant au jardin sont nombreuses avec l’arrivée d’Henri IV (15331610), aménagement du jardin du Tibre, du «jardin de l’étang» et du jardin de Diane divisé en quatre carrés, avec en son centre une fontaine (1602) et la statue de Diane (déesse de la chasse) Le roi Louis XIV y résidera jusqu’en 1682 avant d’installer la cour royale à Versailles.

De haut en bas: 1) Les jardins du château de Chenonceau 2) Influence Renaissance du chateau de Villandry 3) Labyrinthe du Château de Cormatin

Statut de Diane

Antiquité

Pavillon de l’étang

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Thibault Rivière

LES JARDINS DE LA PERIODE DE TRANSITION 1570 - 1630 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES Les principaux jardins de ce mouvement sont le jardin des Tuileries réaménagé en 1599 par Claude Mollet (ci-contre) et Jean Le Nôtre (père d’André Le Nôtre) qui partagent tous deux la responsabilité du parc. Claude Mollet (1557-1647) est le jardinier référence de cette période de transition. Il a travaillé pour plusieurs rois de France comme Henri IV ou encore Louis XIII. Il sera même chargé d’aménager une partie du jardin du château de Versailles en 1639. Autre jardin important, celui du château de Saint-Germain en Laye crée en 1595 par Claude Mollet.

Ces jardins apparaissent à la fin du XVIème siècle en France lors de la fin des jardins de la renaissance française. Ils se terminent lors de l’arrivée des jardins classiques dit « à la française » en 1630. Pendant ces 60 années, d’autres styles de jardins se mêleront aux jardins de la période de transition : les jardins moghols ou les jardins baroques. Ces jardins présentent peu de caractéristiques qui leurs sont propres : on retrouve la plupart de celles-ci dans les jardins de la renaissance française et dans les jardins classiques « à la française ». Les principales caractéristiques de ces jardins sont un dessin régulier et simple basé sur des lignes droites la majeure partie du temps, des allées larges ponctuées d’allées plus petites qui relient les différentes parties du jardin et enfin des parterres de broderies en buis (ci-dessous). Les végétaux utilisés avec le buis sont des aromatiques, des charmes pour les haies, des cyprès pour apporter de la verticalité aux jardins, des lilas, des iris, des pensées, des rosiers et des tulipes pour apporter une touche de couleur, des pêchers, des poiriers, des pommiers et autres fruitiers pour un apport vivrier et des arbustes tels que des viburnums, des tamarix, des philadelphus ou des cercis. Ces jardins résultent du souhait de la société de l’époque : beaucoup de formes géométriques qui structurent le jardin. Rien n’est placé au hasard. Le souhait des jardiniers de l’époque est de montrer la puissance humaine capable de dompter la nature en la soumettant à des formes strictes et en limitant son aspect naturel. Pour la société de l’époque la nature est signe de chaos et de désordre que l’Homme se doit de maitriser dans son jardin.

Ces trois gravures de jardins représentant de gauche à droite les jardins du château de Fontainebleau, du château de St Germain en laye et des Tuileries nous montrent les similitudes de la période des jardins de transition. Des tracés rectilignes et géométriques qui structurent l’espace, des parterres de buis taillés qui dessinent de larges formes géométriques au sol et enfin plusieurs allées de différentes tailles permettant à l’utilisateur de déambuler dans le jardin.

Broderie de buis

 

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Nathan Crosnier—Lucie Lascabes

LES JARDINS DU XVI - XVIIème 1500 - 1699 COMPOSITION DES JARDINS

CONTEXTE GENERAL Le XVIème et le XVIIème siècle sont composés de plusieurs périodes majeures pour les jardins. Avec au XVIème les jardins de la Renaissance et la période de transition. Et au XVIIème siècle, les jardins baroques, moghols et classiques à la française.

Période de transition (1570 - 1630) : La volonté de l’époque était d’avoir des jardins structurés par le biais de formes géométriques et aucun détail n’était laissé au hasard de façon à montrer sa puissance. C’est une transition entre les jardins baroques et les jardins classiques à la française. Cette période est caractérisée par des broderies de buis. (Photo du jardin des Tuileries)

Le XVIème C’est un siècle de transition. Il commence par les guerres d’Italie et fi ni par les guerres de religion. Le siècle de la Renaissance est une période de progrès dans tous les domaines (techniques scientifiques et géographiques) et est marqué par l’Humanisme. Cette philosophie place l’Homme et les valeurs humaines au dessus de toutes les autres valeurs. En ce qui concerne son contexte social celui-ci est caractérisé par la volonté de montrer la supériorité de l’Homme sur la nature. Le XVIIème

Jardin Baroque (début XVIIè) : Les sentiments l’emportent sur l’esprit, c’est l’art du spectacle, de la représentation, de l’imagination, de l’illusion, du mouvement, le baroque va transformer l’architecture et l’art des jardins. Jardin classique à la Française (1630 - 1730 ) : Ces jardins visent à être des lieux de réception en plein air ainsi qu’une extension des châteaux. Ceux-ci étant également très symétriques, l’eau occupe une place centrale au cœur de ces jardins. (Photo jardin de Versailles)

C’est un siècle de prospérité, de la grandeur et du classicisme. La guerre des religions vient de se terminer. Le règne de Louis XIII entre 1610 et 1643 est marqué par la régence de Marie de Médicis et le cardinal Richelieu. La monarchie est à son apogée avec le règne de Louis XIV de 1661 jusqu’à sa mort en 1715. La tendance sociale est de mettre davantage en valeur la puissance du Roi. De surcroît, suite à son décès, le pays connaîtra une période sombre en terme d’économie. En effet, à sa mort, le Trésor est vide et les revenus des deux anUn exemple des premières symboles nées suivantes sont déjà dépensés. La dette publique s’élève à desécritures taux: les records. désignent des mots et permettent de garder un histoPar suite, l’économie du pays deviendra de nouveau prospère. rique des différents actes Au travers de cette époque, l’Homme cherche à montrer sa supériorité en contrôlant la nature de façon à agencer des jardins structurés très symétriques. 

Plan du jardin de Versailles

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Nathan Crosnier—Lucie Lascabes

LES CARACTERISTIQUES DES JARDINS

DES PAYSAGISTES

Jardin Baroque: - Terrasses, amphithéâtres. - Répartition plus aléatoire des éléments, statues, grottes, rochers, sculptures, fontaines. - Les couleurs, les formes, l’abus de la rocaille. Jardin classique à la Française: - Des perspectives. - Une axe principale et des axes secondaires. - Bosquets, futaies, labyrinthes, amphithéâtres, boulingrins, treillages, portiques. - Un dessin régulier, géométrique, symétrique. - La terrasse large et permettra l’accès au jardin par trois marches au minimum. - Variation dans les matériaux , ardoise, brique , cailloux, marbre, sable blanc. - Des allées bordées par deux ou quatre rangs d’arbres en palissades. - Fontaines, jets d’eau. Voici une palette des végétaux caractéristiques de ce jardin : des bouleaux, buis, charmes, ifs, chênes, érables. 

Claude Mollet, parmit ses rélisations le parterre des Tuilleries et le château de Saint Germain en Laye. Il était le jardinier d’Henri

André le Nôtre, il est le conceptur du jardin de Versailles, Chantilly

JARDINS DU MONDE La construction de Versailles a eu beaucoup de répercutions dans le monde et a influencé beaucoup de jardin représentant le triomphe du jardin à la française. Tous les princes de l’Europe, et même au delà voulurent avoir leur Versailles. Ces multiples « interprétations » sont des adaptations, souvent à une autre échelle, fondées sur l’émulation plus que sur la copie, de plus elles tiennent compte de la nature du terrain, de l’esprit du pays et du commanditaire. Russie : le jardin de Peterhof En 1716, Pierre Le Grand avait visité Versailles qui l’avait fasciné, il a donc lancé la construction d’un château et d’un jardin similaire, il fi t venir JeanBaptiste Le Blond architecte et élève de Le Nôtre, qu’il eut rencontré à Paris, et qui se mit immédiatement au travail à son arrivée en 1717. Deux vastes parcs ont été aménagés, un jardin supérieur côté terre, et un jardin inférieur côté mer, le palais forme un lien entre les deux, il y a à ses pieds une gigantesque cascade qui chute sur un majestueux buff et de marbre sculpté et doré composé de deux escaliers d’eau se déversant dans un bassin en contre-bas lui même ouvert sur un large canal prolongé jusqu’à la mer. Ce jardin s’est donc inspiré de Versailles comme beaucoup d’autres jardins comme le palais de Blenheim de Vanbrugt en Angleterre, ou même le château de Schönbrunn en Autriche et le Château de Herrenchiemsee en Allemagne.

Perspective du jardin de Versailles

Fontaine, la présence de l’eau est importante dans les jardins régulier

Parterre de fleurs aux couleurs flamboyantes présent dans les jardins baroques

Labyrinthe commun aux jardins réguliers

Les jardins Moghols

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Alexandra Mangenot

LES JARDINS BAROQUES 1600 - 1730 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES L’art baroque dans le jardin est un art du spectacle plutôt que de la contemplation, l’illusion. Les éléments de la Renaissance restent mais sont théâtralisés, on cherche à créer pour provoquer l’émotion. On trouve des éléments baroques, la période n’est donc pas figée.

Parlons ici d’inspiration baroque. Ce mouvement apparait vers 1600 à Rome, le style s’étend ensuite à toute l’Europe. La vocation de l’art baroque en Italie s’appuie sur des événements qui eurent lieu au siècle précédent avec pour objectif de servir la contre-réforme dans sa lutte contre le protestantisme. Les progrès scientifiques perturbent la vision de l’univers fini, l’homme se retrouve devant l’infini. Apparait donc une vision baroque du mouvement de l’espace.

         

Le baroque touche tous les domaines: Peinture, littérature, musique, théâtre, architecture.

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Lucie Lascabes

LES JARDINS CLASSIQUES A LA FRANCE 1630 - 1730 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

Les jardins classiques à la française sont le symbole de la domination française à cette époque. Avec l’arrivé de Louis XIV au pouvoir la monarchie absolue la France connait son apogée. Et cela se ressent dans tous les domaines, notamment dans la littérature, les arts, l’architecture, la science mais aussi les jardins. De nouvelles techniques font leur apparition au niveau de l’hydraulique et la topographie, comme l’emploi d’instruments de mesure. Le classicisme est un courant qui domine le siècle, il exprime le style de la monarchie absolue. Il se repend en Europe et impose un modèle du beau qui se prolongera jusqu’au XVIIIème siècle. Le roi Soleil a une influence jusqu’a sur la nature. Celle-ci est totalement domptée, l’homme doit montrer sa domination. Ces jardins sont de lieux de réception en plein air et montre la position sociale des propriétaires. L’un des jardiniers majeur de ce siècle est Le Nôtre. Les jardins doivent s’harmoniser avec les châteaux du roi. Ils sont dessiné comme un édifice avec une succession de pièces. Ils ont été conçu pour être admiré depuis le château et en sont l’extension. Les différents éléments ont des noms d’inspiration architecturale (salles, chambres, théâtre de verdure, mur de charmilles, escaliers d’eau...)

CARACTERISTIQUE DU JARDIN Le jardin classique à la française est un exemple de la domination et de la société du XVII et XVIIIème siècle. Pour cela il est composé de : - Dessin régulier, géométrique et symétrique. - Perspective ouverte à l’infi ni. - Terrain rectangulaire avec des axes principaux et axes secondaires se croisent sur des cercles. - Elargissement des allées pour écrasser la perspective et rendre le jardin plus petit qu’il n’est. - Pareterre fl eurit avec des broderies de buis. - Terrasse large qui permettra l’accès au jardin par trois marches minimum. - Unité dans le tracé, dans l’emploi des matériaux et des végétaux. - Art topiaire - Proportions respectées - Présence omniprésente de l’eau, dans des bassins, mirroirs, fontaines, jets d’eau. - Bosquets, futaies, labyrinthes, amphithéâtre.

Jardin de Chantilly réalisé en 1663 dessiné par André Le Nôtre

Vaux le vicomte réalisé en 1656

Jardin de Versailles réalisé de 1661 à 1693

         

Escallier d’eau Versailles

Plan du jardin de Clagny,1674-1678 Fontainebleau, la partie ‘Le parterre » et les bassins redessinés par André Le Nôtre de 1660 à 1664

Mur en charmilles, Versailles

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Adeline Labrousse

LES JARDINS MOGHOLS XVI et XVIIème CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

Origines et influences L’art des jardins Moghols est une tradition vieille de 6 000 ans née dans l’ancienne Perse (Iran, Irak, Afghanistan). Ce jardin, tire son nom du peuple Moghol, qui conquit l’Inde en 1526. C’est l’empereur de l’époque, qui développa en Inde le jardin de type Chahar bagh ou jardin en quatre parties, déjà connu en Perse et en Asie centrale dont s’inspirent les jardins moghols.

         

Exemple de Chahar Bagh : Jaigarh Fort

Le plus emblématique des jardins Moghols : le Taj Mahal

Les composantes La plupart de ces jardins sont donc des chahar bagh, dont ils reprennent la disposition et les composantes : - forme carrée ou rectangulaire - divisés en quatre, en huit ou en douze massifs par des canaux ou des allées qui se coupent en angle droit - entourés d’une haute muraille percée de quatre portes (porte principale souvent monumentale) - au centre se trouve un canal, bordé de briques ou de pierres - de nombreux points d’eaux (fontaines, canaux latéraux) - présence de plates-formes, de kiosques et de pavillons - végétaux composés de fruitiers et d’une flore variée (on retrouve des essences d’Europe, d’Asie et d’Afrique grâce aux nombreux climats)

Le mausolée funéraire

Plan du jardin en quatre parties

Les particularités Les jardins en quatre parties sont des lieux de fêtes et de réception. Cette utilisation n’est pas reprise par les Moghols. Ils y ont inséré des symboliques islamiques, notamment le mausolée funéraire. Ce jardin devient un lieu où sont honorés les défunts. Les principaux créateurs de jardins Moghols sont les empereurs Moghols, ils y aménent des modifications, repris ou non par leur successeur. Mausolée funéraire des Samanides

Antiquité

Palette végétale diversifiée

Vue d’une plateforme

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Tom Thierry - Barbara Forster

LES JARDINS IRRUGELIER XVIIème COMPOSITION DES JARDINS

CONTEXTE GENERAL Le jardin régulier las, il est difficile et coûteux à entretenir. Les parterres se transforment en fouillis et les arbres taillés prennent une forme extravagante. L’Angleterre devient une grande puissance mondiale, se modernise et une société tournée vers la démocratie se met en place. Le pays entre en rivalité avec la France notamment sur l’appropriation de colonies. Les Anglais veulent leur propre style de jardins. En Angleterre, les jeunes gens issus des hautes classes de la société partent pour le Grand Tour : ils parcourent principalement l’Italie pour parfaire leur éducation et apprendre à peindre « la beauté de l’antique ». Cause directe de l’évolution du goût et de l’esthétique, ces voyages ont tissé un rapport inédit entre l’art et l’espace. Les peintres tels que Claude Lorrain (ci-dessous) ou Nicolas Poussin ont inspiré les concepteurs de jardin avec leurs toiles aux paysages naturels et surtout magnifiés.

Dans le jardin irrégulier, tout doit évoquer la nature telle que l’on se la représente à cette époque : aspect sauvage, beauté, campagne idéalisée. L’objectif est d’imiter la nature. On reproduit une nature spontanée de façon à créer une peinture vivante, et ainsi retransmettre la poésie du lieu. Les jardins jouent la corde du sensible. La promenade prend la forme d’errance poétique. Avec la reprise des ah-ah, la limite du jardin n’est plus visible : le jardin fait partie intégrante du paysage. De nombreux végétaux sont importés suite aux expéditions et aux découvertes (Rhodendron, Agrumes, Ginkgo Biloba, Tulipier de Virginie au Petit Trianon). La classification linnéenne sera fondamentale pour les jardins botaniques. Évoquant l’Antiquité grâce aux fabriques, le jardin irrégulier n’a cessé de se modifier dans des styles et des inspirations plus ou moins variées. Sous le second Empire, Napoléon III officialise le jardin irrégulier dans les jardins et parcs urbains.

En France, la mort de Louis XIV remet en cause l’idéologie et la monarchie. Les Lumières, philosophes aux idées visionnaires, vont diffuser leurs points de vue : le roi n’est plus une entité divine. Les idées changent, en conséquence, l’art aussi. La nature est redécouverte : elle est sauvage et poétique. Le jardin s’inspire du paysage alentour et s’y inscrit, les limites visuelles sont supprimées. On remet en question le sens du jardin (utilitaire et agrément), tout en cherchant une représentation idéalisée de la campagne.

Conception irrégulière, Stourhead garden

Fabrique, Wilton house garden

Les prairies engazonnées Stowe Garden

Un exemple des premières écritures : les symboles désignent des mots et permettent de garder un historique des différents actes

Claude Gellée dit Le Lorrain, Paysag pastoral, 1644 Plan du jardin petit Trianon

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Tom Thierry - Barbara Forster

LES CARACTERISTIQUES DES JARDINS

DES PAYSAGISTES

- Conception irrégulière et se base sur le paysage alentour et non sur le bâti - Allées courbes - Reliefs naturels exploités - Végétaux denses à développement libre pour donner une apparence de nondomestication - Travail des vues - Perspectives atmosphériques : la profondeur n’est plus créée par des jeux optiques mais par des variations de couleurs dans les plans successifs qui se découvrent pas à pas - Nombreuses folies artificielles de style oriental ou italien (temples, ruines, ponts) placées à différents points du jardin. Ils sont le résultat des inspirations antiques et orientales, animant le jardin et complétant les jeux d’ombres et de lumières.

Charles Bridgeman: dans les années 1720, il est le créateur du premier jardin irrégulier qui fût le Claremont Garden au Royaume-Uni. Il tente de sortir du classicisme. C’est un véritable amphithéâtre de verdure. Il a créé le Stowe Garden en Angleterre. William Kent: l’aspect abandonné des villas en Italie. Il prend la suite de Bridgman à Stowe en 1935. Il permet l’essor du jardin irrégulier.

Jean-Marie Morel: il est le créateur du premier jardin irrégulier en France, dans l’Oise dans les années 1970. Il s’agit du jardin d’Ermenonville, où l’on retrouve des fabriques de style romantique autour de l’étang du désert. Il a servi d’inspiration à Richard Mique pour la conception du jardin du petit Trianon en 1774 et à François de Monville en 1785 pour le désert de Retz.

JARDINS DU MONDE Fabriques et plan d’eau

Fabriques du Stowe Garden

Amphithéâtre au Claremont Garden

Les jardins paysagers ou irréguliers ont influencé des jardins dans le monde et particulièrement en Allemagne. Touchés par le mouvement Schiller et Goethe, deux écrivains allemands, exaltaient le nouveau mouvement romantique. L’Allemagne adopte facilement la transformation du paysage imaginée par les anglais. L’Englischer garten est un grand jardin paysager au Nord Est de Munich. Il fait parti des plus grands jardins paysagers du monde. Le jardin a été ouvert au public en 1792. Les plans du jardin furent dessinés par Friedrich Ludwig von Sckell. Ce jardin est composé d’une maison «Rumfordhaus», d’une tour chinoise, d’un monopteros ( temple rond), d’une maison de thé japonaise et d’un lac, élément caractéristique des jardins paysagers : le lac Kleinhesseloher. Il y a également de nombreux ruisseaux qui traversent le jardin.

Etang du Wilton House Garden

Serpentines et prairies au Petit Trianon

Temple de l’amour au Petit Trianon

Le château de Kalkum en Allemagne, au nord de Düsseldorf, est un chateau du 17ème siècle entouré d’un parc. Celuici a en son centre un jardin paysager. Le projet de Maximilian Friedrich Weyhe date de 1808. Il présente les éléments typiques des jardins paysagers anglais avec ses chemins sinueux, arbres en groupes ou isolés et également un étang.

Campagne à perte de vue, Jardin conçu par Humphry Garden

Le monopteros du Englishrer garten

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

Plan du Englischer garten

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Tom Thierry

LES JARDINS ANLO-CHINOIS 1700—1750 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES Jardin du petit trianon :

Les jardins Anglo-Chinois sont apparus au début du XVIIIe siècle dans les jardins irréguliers en Angleterre. Au retour des voyages en Chine, on a appris à imiter et perfectionner la nature. Cette mode c’est développée aux Pays-Bas mais surtout en Angleterre. L’art des jardins chinois au XVIIIe siècle a influencé l’art des jardins anglais. Les parcs présentent d’inombrables sentiers et une exagération de fabriques et d’ornements (temples, kiosques, pagodes, rochers...) Il faudra attendre la seconde moitié du XVIIIe siècle pour voir apparaître les jardins anglo-chinois en France. Les aristocrates aiment l’Art chinois (Chinoiseries) et on voit apparaître dans les jardins des fabriques Chinoises, Pagode de Chantelou, Pavillon Chinois de Cassan à l’isle Adam, maison chinoise du désert de Retz. Le jardin anglo-chinois allie avec soin les volumes plantés et des constructions dans le goût chinois ou oriental, sans pour autant renoncer à des constructions de l’antique. On cherche à sublimer la nature, cherchant à imiter son côté sauvage afin d’en exalter la poésie. Une lettre du frère Jean Denis Attiret, jésuite français au service de l’empereur de Chine, va jouer un rôle majeur dans le développement et l’épanouissement du goût pour le jardin irrégulier en expliquant que le jardin Chinois vise à reproduire les puissances de la nature elle-même plutôt que la puissance de l’homme sur la nature.

La Reine Marie Antoinette fit créer un jardin anglo-chinois dans le parc du Petit Trianon, par l’architecte Richard Mique aidé du peintre Carmontelle, entre 1775 et 1785. On trouvait entre le Petit Trianon et le lac supérieur un jeu de bagues au décor chinois, qui a disparu. Ce type de jardin témoigne du goût pour la Chine, très à la mode au XVIIIe siècle. Le temple de l’amour fut crée en 1777 sur un îlot de la rivière artificielle (photo de gauche) ainsi qu’un belvédère et une grotte artificielle (photo de droite).

          Temple de l’amour—Petit Trianon

Le désert de Retz :

Kew Gardens :

Le jardin anglo-chinois ne s’est développé en France qu’à partir des années 1760, soit vingt ans après les Anglais. En 1774, le désert de Retz est né de l’imagination débridée d’un richissime gentilhomme, M. de Monville.On retrouve près de 17 fabriques dont le pavillon chinois (photo de droite) construit vers 1777 qui fut la première véritable maison chinoise en Europe.

Dès le début du XVIIIe siècle, les Anglais sont sensibles au charme des précieuses compositions chinoises. Situé à Greenwich, The Kew garden est l’archétype du jardin anglo-chinois. On y dénombre une quarantaine de fabriques, en parfait état de conservation. Parmi cette pléiade, on retrouve la fameuse pagode chinoise de 50 mètres de haut construite par William Chambers en 1762, suite au voyage qu’il entreprit en Chine. (Voir ci-contre) Il faudra attendre Humphry Repton entre 1800 et 1810 pour observer un retour au style paysager plus proche du naturel, plus champêtre.

Pagode chinoise au Kew garden

Antiquité

Fabrique et grotte du petit Trianon

Moyen-âge

Renaissance

Pavillon Chinois, désert de Retz

Représentation aérienne du desert de Retz

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Arnaud Hainco

LES JARDINS PAYSAGERS A L’ANGLAISE 1750—1770 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

«Un nouvel art des jardins vient de voir le jour : il a eu tant de succès (...) que l’on redessine tous les plans des plus grands parcs du royaume désormais disposés selon les idées de Monsieur Kent, c’est-à-dire sans niveau ni cordeau.» Cette remarque faite en 1734 par sir Thomas Robinson, diplomate et grand amateur de jardins, illustre le basculement qui se produit alors en Angleterre dans leur conception. Les excès du style classique d’une part, comme le montre le texte « la nouvelle Héloise » de Jean-Jacques Rousseau et l’intérêt pour la campagne et les paysages ruraux d’autre part sont à l’origine d’un nouveau style de jardin, le jardin paysager à l’anglaise puisque ce style est né en Angleterre. Ce nouveau style de jardins est fortement influencé par la littérature et la philosophie (Jean-Jacques Rousseau, Milton) ainsi que par la peinture avec les peintres de paysages romains Claude Lorrain (1600-1682) et Poussin ( 1615-1675). Par ailleurs, la croissance économique et sociale ainsi que le développement des transports facilitent l’accès aux résidences de campagne. Ces parcs sont composés comme une succession de tableaux d’ou l’expression :« planter des tableaux », « promenade-musée ». Ces parcs imitent les formes de la nature et ne présentent pas de limite visible avec la campagne environnante. C’est une véritable rupture avec les périodes antérieures de l’histoire des jardins. La composition consiste à déterminer quelques points de vue intéressants que l’on traite comme des tableaux. Légende : 1 circulation : sinueuses, elles relient les points de vue à partir desquels on constitue les tableaux 2 Pièces d’eau naturelles : le parc est implanté dans un secteur vallonné afin de recevoir, dans sa partie basse une pièce d’eau traitée en étang. 3 Construction : implantation d’édifices remarquables, appelés fabrique ou folie, qui permettent de guider le promeneur dans son cheminement, ils constituent souvent le point d’intérêt principal de chaque tableau 4 gazons : le climat est favorable aux grandes étendues de gazon qui dégagent la vue sur le lointain 5 Plantations : végétaux réunis en bosquet aux contours souples d’ou quelques beaux spécimens isolés ou en petits groupes semblent s’être essaimés naturellement. Les végétaux gardent leurs formes naturelles 6 « HaHa » ou « saut de loup » : large fossé sec permettant de dissimuler les limites du parc et de relier au paysage rural environnant

KENT (1685-1748) : c’est un peintre. Il conçoit le paysage comme un tableau Lancelot « capability » BROWN ( 1716-1783) : paysagiste qui a une grande maitrise pour utiliser la capacité d’un site pour le transformer en jardin paysager. Il fait tomber les limites du jardin. REPTON (1752-1818) Il laisse des traces écrites(les red books) il tient compte de la demeure, du terrain et des souhaits du client. Ces trois paysagistes on travaillé au parc de Stowe ( le plus célèbre)

Les aquarelles des Red Books de Repton comportaient des rabats mobiles permettant de comparer l’avant et l’après des projets

         

Le jardin de Stourhead ont été concus par Henry Hoare II et mis en place entre 1741 et 1780, autour d’un grand lac. Ce parc est composé d’un certain nombre de temples. On peut voir le temple d’Apollon sur cette photo.

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

Stowe en 1731, fut repris par KENT. Le jardin est composé de temples situés sur les vallons autour d’un lac, des ponts traversent les différents canaux

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Noémie Trinkwell - Anthony Menut

LES JARDINS DU XIXème XIXème COMPOSITION DES JARDINS

CONTEXTE GENERAL 1800-1850: Une certaine lassitude naît de l’évolution croissante du nombre de jardins classiques. D’autres part, les caractéristiques de ces jardins font qu’ils nécessitent une gestion et un suivi très rigoureux, or dans de nombreuses propriétés le constat est simple : les parterres se transforment progressivement en de ridicules enchevêtrements et les arbres taillés dégénèrent en extravagantes fantaisies. Une paisible révolution s’ensuit alors au niveau de l’art des jardins. Le retour vers la nature et les idées philosophiques des anciens et des nouveaux penseurs redeviennent des concepts à intégrer dans l’aménagement des parcs. L’universalisme fait son entrée dans les jardins. 1850-1900: A partir de 1850, la poussée industrielle, l’évolution des mœurs, les changements de structures de la société et l’expansion des villes entraînent la création de nouveaux jardins. En France, l’empereur Napoléon III (1808-1873) s’inspirant du modèle anglais, ordonne la réalisation de grands travaux et en confie la réalisation au pragmatique Baron Georges Haussmann (1809-1891), préfet de la Seine de 1853 à 1870. A partir de 1880, Edouard André, qui avait jusqu’alors dessiné à la manière de Baril-let-Deschamps, étudie les théories de Repton et change sa formule en évoluant vers le jardin mixte ou composite (mélange des styles paysager et géométrique). Parallèlement au développement des jardins urbains, à partir de 1860, le tourisme hivernal se développe sur la Côte d’Azur et les folies apparaissent.

1800-1850 : La lassitude des jardins classiques et les difficultés d’entretien conduit à de nouvelles techniques d’aménagement plus proches des formes naturelles et plus sensibles. Nous ne recherchons plus à dominer le paysage mais à l’apprécier.

Buttes Chaumont

1850 - 1900 : Au milieu du XIXe siècle, Paris se présente à peu près sous le même aspect qu'au Moyen Âge: les rues y sont encore sombres, étroites et insalubres. Suite à la propagation du choléra et la visite au R.U. de Napoléon III, ce dernier engage G. Haussmann pour réaménager la capitale. C’est le début des alignements d’arbres, des squares et des parcs publics.

Parc Monceau

Vers la fin du XIXe s., les styles se mélangent, on parle alors de jardins composites. En parallèle se développent les jardins particuliers où jardins anglais ou mixtes sont de mise. Souvent pour des maisons secondaires, l’objectif est l’extravagance

. Palais de Marbre

Au XIXème siècle, le jardin paysager en Angleterre évolue énormément. De nouveaux courants apparaissent : Un exemple des premières écritures : les symboles La réintroduction du jardin de fleurs Loudon et le style « gardenesque » désignent des mots et permettent de garder un histoJardin public anglais rique des différents actes Naissance du jardin « naturel » et formal Les jardins de Gertrude Jekyll et Edwin Lutyens

Square Jean Cousin Sens

Antiquité

Moyen-âge

Plan du parc des Buttes Chaumont

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Noémie Trinkwell - Anthony Menut

LES CARACTERISTIQUES DES JARDINS

DES PAYSAGISTES

- 1800-1850: Jardin paysager : composition réalisée à partir d’un point de vue remarquable, création de perspectives à découvrir progressivement, utilisation des reliefs et vallonnements, allées cheminant dans le parc et épousant les reliefs, suppression des clôtures et des limites visuelles, reprise du saut de loup (larges fossés autour de la propriété devant un haha), plantation de végétaux à haute densité et à développement libre, utilisation des ombres et lumières, animation du paysage par des fabriques ou folies. Jardin anglo-chinois : innombrables sentiers, exagérations de fabriques et d’ornements (temples, kiosques, pagodes). Romantique : folies, temples, grottes, tombeaux ou inscriptions. Terrible (dolmens druidiques) puis mélancolique (fausses ruines). Premiers jardins publics : Nantes (1807), Nancy (1835) Claude RANBUTEAU

- 1850-1900: Quartiers : Voies plantées d’arbres, réseaux d’égouts et constructions d’immeubles. Des espaces verts sont aménagés et pendant cette période, chaque quartier dispose d’un jardin de libre accès appelé square. Evolution des parcs et jardins de la capitale : priorité donnée au relief, réalisation de bassins et massifs en fayots, imitation de rochers, création de grandes serres, rocailles, jardins ouvriers, jardins botaniques, mise en ornement des espèces rares. Jardin mixte ou composite : mélange des styles paysagers et géométriques. Jardins particuliers : Les jardins de style anglais ou mixtes sont accompagnés de bâtisses dans lesquelles l’abondance végétale se distingue avec une prédilection pour les essences résistantes à la sécheresse, à la floraison et à feuillage persistant.

Gabriel THOUIN

Georges HAUSSSMAN

Jean Charles - Adolphe ALPHAND

JARDINS DU MONDE Deux jardins pour une seules époque. En effet, le XIXème siècle accueille différents styles de jardins : nous allons voir un jardin botanique et un parc public.

Serpentines et prairies au Petit Trianon

Le jardin botanique de Kirstenbosh

Pour commencer, partons pour l’Afrique du sud. Le jardin botanique de Kirstenbosh est situé sur les pentes de la montagne de Table dans la banlieue de la ville du cap. Ce jardin botanique est l’un des plus renommés au monde de par sa collection et sa situation exceptionnelle. Ce sont les premiers colons au XVIIème qui ont protégé les forêts et plantés des espèces pour satisfaire leurs besoins en bois (chêne, châtaigniers, amandiers …). Les anglais poursuivirent le travail, nous laissant en héritage un précieux conservatoire de la flore d’Afrique australe. Le jardin eut différents propriétaires au XIXème pour de l’élevage de porc au début puis se transformer en jardin botanique : il fut donc officiellement fondé en 1913. De l’autre côté de l’Atlantique, il y a aux Etats Unis, dans l’arrondissement de Manhattan à New York, la création du premier grand parc public américain. Central Park est créé en 1857. Un concours fut organiser pour dessiner les plans du parc, et c’est le projet de l’écrivain Frederick Law Olmsted et de l’architecte britannique Calvert Vaux qui fut retenu. Sa construction commença la même année. Avec une superficie de 341 ha, il constitue un poumon vert dans la ville

Central Park

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Arnaud Hainco

LES JARDINS ANGLAIS DU XIXème 1800-1900 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

L’oeuvre de Repton marque la transition entre les idéaux du XVIIIème siècle et verra la réinterprétation du style anglais. Il nous montre une maison avec un nouvel aménagement où les pelouses ne prolongent pas le paysage jusqu’au pied de la maison. En 1803, il écrit : « on peut admettre, avec modération, des jardins de fleurs réguliers et artificiels. » Après la mort de Repton en 1818, l’homme de jardins le plus influent fut John Claudius Loudon (1783-1843). Le jeune Loudon était partisan du style irrégulier pittoresque. Mais après un voyage en Europe, Loudon défendit ce style « gardenesque » dans son populaire gardener’s magazine, lancé en 1826. La véritable innovation du XIXème siècle est l’apparition et la généralisation des parcs municipaux mis à la disposition de tous et non plus seulement de quelques privilégiés. En Angleterre, John Claudius Loudon fut le premier à plaider en faveur de l’ouverture des jardins publics, affirmés comme « instruments de réforme sociale ». En 1820 Hyde park était la seule promenade équestre en Angleterre. Les jardins de plaisance du XVIIIème siècle n’étaient ouverts qu’à ceux qui s’acquittaient d’une souscription. Quant aux parcs royaux, même s’ils étaient en principe ouverts ils n’offraient au promeneur ni siège ni abri. Son Terrace garden de Gravesend (1835) fut le premier du genre en Angleterre. Les plus grands parcs furent toutefois l’oeuvre de Jospeh Paxton (1803-1865), le concepteur du Crystal palace. Le plus connu des parcs de Paxton reste Birkenhead, commencé en 1844, le premier qui soit une initiative publique et non plus privée. L’irlandais William robinson (1838-1935) va être l’auteur de ce style. Robinson estimait la nature, elle qui avait été considérée comme une menace au cours des siècles précédents. Il veut redonner place à la nature en créant des plantations permanentes, la conception d’un jardin ne doit favoriser l’épanouissement des végétaux, respecter leurs couleurs, feuillages,formes et natures. William Robinson est beaucoup influencé par le mouvement Art&craft signifant arts et artisanats. Son discours sur l’approche naturaliste des jardins créant le style de jardin horticole ou jardin de fleur anglais. Ce style permis l’épanouissement d’une expression individuelle à l’intérieur de chaque jardin. Henry Ernest Milner paysagiste de l’époque soutenu les idées de Robinson. Mais en opposition à ce jardin «natural» Reginald Bloomfield (18561942) publia un livre sur le jardin formal, jardin reprenant le style classique français, et devint donc l’ennemi juré de Robinson. Ces deux oppositions ont donc influencé les jardins par la suite. Gertrude Jekyll a été la conceptrice de jardin la plus célèbre en Angleterre, avant la Seconde guerre mondiale. Elle réalisa avec Edwin Lutyens des jardins avec un naturel savant mais avec un cadre architectural strict conçu par lui. Inscrite également dans le mouvement Art&crafts elle réalisa environ 400 jardins ou plus. Gertrude Jekyll a donné ses lettres de noblesse aux plates-bandes d’herbacées adossées à des murs dans les grands jardins de la Belle époque anglaise, en les traitant en grands mouvements colorés et serrés. Utilisant les études de Chevreul, miss Jekyll a ainsi développé la technique des mixed borders, très utilisée aujourd’hui encore. Une autre caractéristique de ce style est l’aménagement de chambres de verdure. Mélangeant donc le «natural» et «formal». Deux créations majeures sont le jardin de Hidcote manor et Sissinghurst

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

          La vue du cottage d’Humpry Repton, en 1816

Plan du parc de Borkenhead

Crystal palace

Sissinghurst Castle

XVI-XVIIème

Le jardin blanc, Hidcote Manor

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Valentin Fontaine

LES PARCS PAYSAGERS FRANCAIS 1750-1900 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

Jean Jacques Rousseau fait une critique des jardins classiques et fait l’éloge des parcs paysagers dans La nouvelle Héloïse : la nature employe - t - elle sans cesse l’équerre et la règle ? Outre-manche, il se ressent un épuisement de l’omniprésence des jardins classiques à la française. Il existe une profonde envie de changement, une lassitude du contrôle sur la nature. Apparait alors de nombreux parcs et jardins anglais paysagers. A la suite d’une visite sur le territoire anglais, Napoléon III s’en inspire et commande au Baron Haussmann de grands travaux sur Paris. Apparait sur la capitale : l’urbanisme du 19ème siècle. Haussmann crée de grandes percées dans la capitale et fait place à de grandes rues où apparait des parcs urbains. Adolphe Alphand, ingénieur paysagiste, est nommé par Haussmann chef du service des Promenades et Plantations de Paris. Il travaille entre autre sur le parc du Thabor et sur le bois de Vincennes.

Des personnes emblématiques

         

CARACTERISTIQUES - Sélection de vues privilégiées : catch eyes - Plantations de végétaux libres et floues - Grandes étendues de gazon ponctuées de corbeilles (massifs bombés) - Utilisation de reliefs et de vallonnements - Allées périphériques dirigeant le promeneur vers le centre - Suppression des barrières visuelles donnant sur le paysage avoisinant, saut de loup (petit fossé) - Perspective à découvrir - Animation via des fabriques, folies - Créer des pièces d’eau et des rivières

Napoléon III

Haussman

Alfand

Parc de la Tête d’Or

Parc du Thabor

Catch-eyes des Buttes Chaumont

Antiquité

Ca

Moyen-âge

Plan du parc des Buttes Chaumont

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

Le Parc Montsouris

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Flora Cezilly

LES JARDINS MIXTES 1880-1920 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES - La valeur du jardin régulier tient de l’ordonnance des plans, intimement liée aux formes et aux dispositions adaptées au lieu. Les scènes que nous devons voir successivement doivent avoir de la variété alors que celles que nous devons voir ensemble doivent avoir de la symétrie : le jardin se regarde à plusieurs échelles.

Les jardins mixtes se situent entre le XIXème et le XXème siècle. Quelques évènements clés marquent cette période : - Les grands travaux Haussmanniens à Paris (1852/1870) - obsession de la ligne droite, réalisations architecturales de prestige mises en avant (jeux de perspectives). Les jardins d’Haussmann : réinterprétation du jardin à l’anglaise. - Parallèlement se développe le mouvement « Arts and Crafts » en Angleterre (1860), équivalent de l’Art Nouveau en France (1890) qui naît en réaction à l’obligation de faire ce qui est convenable, codifié et contre la reproduction intensive de grands styles. Inspiration importante de la nature et esthétique des courbes. - En 1905, loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est dans ce contexte qu’en 1880, le paysagiste Edouard André fait évoluer ses jardins vers le jardin mixte (dit aussi composite). Le jardin est traité majoritairement sur le modèle du jardin paysager, sauf aux abords des édifices où l’on admet des parties régulières, un jardin plus géométrique (style français). On note une relation importante donc entre jardin et architecture, souligné par Edouard André : « C’est de l’union intime de l’art et de la nature, de l’architecture et du paysage que naîtront les meilleures compositions de jardins » - extrait du Traité de la composition des parcs et jardins. Ce sont des jardins publics et surtout privés qui sont aménagés ainsi (nombreux sont sur la Côte d’Azur), souvent dans le cadre de restaurations d’anciens jardins (nouveau type de commande) ou d’agrandissements, qui induiront ensuite la restauration ou la mise en valeur des bâtisses présentes sur les parcelles. Les jardins mixtes sont des jardins éclectiques : leurs principes permettent une grande liberté dans la composition des jardins. Edouard André sera ainsi influencé par ses voyages, des jardins du monde. Jules Vacherot à partir de 1908 consacrera plus de place aux motifs réguliers, sous l’influence des oeuvres d’Achille Duchêne qui connaissent un grand succès. Gertrude Jekyll, paysagiste anglaise, développe des idées naturalistes dans un cadre formel. Elle utilise dans ses jardins les « mixed-borders », des parterres de fleurs vivaces où elle porte une attention toute particulière aux choix des couleurs.

- L’union de l’utilité et de l’agrément constitue la perfection. - Le principal but des arts d’imitation est de reproduire les beautés naturelles, le paysagiste doit donc s’attacher ici à créer des paysages en tenant compte de la Nature et en combinant les matériaux qu’elle met à sa disposition. Dans cette même idée, il ne faut pas soumettre invariablement le sol à une planimétrie absolue, ni emprisonner la Nature avec des murs, des escaliers, des rampes, et des terrasses.

E. André, Sefton Parc, 1872 Considéré comme le premier parc de style mixte A connu plusieurs modification

- Prédilection pour les essences résistantes à la sécheresse, à floraison hivernale et à feuillage persistant. Parc de l’orangerie à Strasbourg redéssiné en 1895

De gauche à droite : Edouard André Achille Duchêne Gertrude Jekyll

Hestercombe Garden—Sir Ewin Luytens and Gertrude Jekyll, 1908

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Théo Turquois - Adeline Labrousse

LES JARDINS DU XXème XXème COMPOSITION DES JARDINS

CONTEXTE GENERAL - De 1900 à 1950 Dans les années 1910 et jusqu’aux années 1945, du fait de la succession de guerres, de crises économiques et politiques. La priorité n’est pas à la réalisation de jardins et encore moins à celles de grands parcs publiques Des jardins privés aux styles variés sont construits un peu partout en France comme à l’étranger, le plus souvent dans des cadres pittoresques, par des gens fortunés : à Barcelone (Parc Guëll), en Italie la villa Hambury, à Saint Jean cap Ferra la villa Ephrussi de Rotschild, Albert Kahn à Boulogne Billancourt. L’Art déco a pris son essor au cours des années 1920, pour décliner dix ans plus tard. Le mouvement qui a d’abord trouvé naissance dans le cubisme, s’est démocratisé par le design et l’architecture, Le jardin de la «Villa Noailles» à Hyère en est un bel exemple. - Les espaces des grands ensembles (années 40-70) L’après-guerre voit apparaitre un développement exceptionnel de la construction et engendre le besoin de créer des cadres de «verdure» et d’assurer la production de végétaux d’ornements diversifiés. La notion d’espaces verts apparue dans les années 20 se confirme, mais celle ci se présente souvent comme un maquillage végétal de dernier recours puisqu’il se contente d’occuper l’espace libre laissée par les constructions. Les premières études de site ont lieu dans les années 60.

1) Les jardins mixtes ou jardins composites : - jardin de promenade comportant plusieurs thèmes - végétation très éclectique - on retrouve un style d’allée classique (droite, rectiligne) - prise en compte de la topologie et de la biodiversité du lieu 2) Les jardins d’entre deux guerres : - l’art cubiste (forme linéaire, régulière, couleur vif - l’art déco : retour à l’ordre classique mais stylisé, pierre de taille, inspiration cubiste

Parc d la Vilette à Paris, réalisé par Bernard Tschumi, 55ha

3) Les espaces des grands ensembles (années 40-70) : - surface de pelouse importante 4) Les jardins modernes : - Réhabilitation d’un espace - des formes de jardins et d’allées simples jumelées avec des bâtiments ou sculptures à l’architecture plus travaillés La Géode au sein du parc de la Vilette

- Les jardins modernes (début des années 80) Les mouvements démographiques que connaissent les villes et les espaces rurauxengendrent des constructions de plus en plus massives : voies autoroutière, zones comUn exemple des premières écritures : les symboles merciales, zone industrielles, banlieux périurbaines. Ces aménagements conduisent à la deszones mots et permettent garder un les historévolte des paysagistes qui réclament vouloir travaillerdésignent sur ces d’étudesdeafin de rique des différents actes rendrent esthétiques, agréables et fonctionnelles. En 1973 est créé le centre d’étude et de recherche du paysage CERP.Enfin les objectifs de la politique d’aménagement paysagers sont définis pour la première fois. Depuis quelques années il incombe aux paysagistes de cicatriser ces plaies laissées dans le paysage par l’implantation d’autoroutes, des friches industrielles ...

Plan d’un lotissement, la fonctionnalité est poussée à l’extrême

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Théo Turquois - Adeline Labrousse

LES CARACTERISTIQUES DES JARDINS

Jardin de la villa d’Ephrussi en côte d’Azur. Réalisé par de nombreux paysagistes, notamment Harold Peto et Achille Duchêne

DES PAYSAGISTES

Villa Noaïlles à Hyères, jardin cubiste réalisé par Gabriel Guévrékian

Achille Duchêne

Jacques Simon

Michel Courajoud

Il a réssuscité le jardin à la française et inventé le « jardin social »

On lui doit le renouvellement de la compostions des grands ensembles

Inventeur du miroir d’eau de Bordeaux

JARDINS DU MONDE

Parc des Coudraies réalisé par Michel Corajoud

Parc des Coudrays vu par les élèves de Corajoud

Jardins de Jacques Majorelle à Marrakech. Aménagé en 1923 en m��me temps que la villa sur un demi ha. Il comporte une collection de plantes et d’arbres exotiques. Composé de façon picturales, les bâtiments sont d’architectures variées : du style des palais de Marrakech (arcades bassins, murs, massifs aveugles), à un style plus épuré et élégant pour la villa atelier. Construite en 1931 par l’architecte Sinoa. Tous sont peints avec des couleurs vives, en particulier en bleu Majorelle, dont Klein fit se couleur de prédilection) et de nombreux bassins et fontaines aux formes géométriques ornent le jardin. Les jardins de Majorelle restent aujourd’hui un des lieux les plus fréquentés du Maroc. Jacques Majorelle (1886-1962) artiste français, voyageur et jardinier

Jardin d’Eole à Paris, fruit d’une mobilisation de citoyens, d’associations et d’élus

Villa à Marrakech, en bleu Majorelle

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Margot Laugier

LES JARDINS D’ENTRE DEUX GUERRES 1918 - 1939 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

La période située entre la fin de la Première Guerre Mondiale et le début de la Seconde est une période de contrastes, on les retrouve dans l’émergence de styles variés de jardins. On assiste d’abord à une euphorie qui suit la paix retrouvée en 1918 après un conflit terrible au plan des pertes humaines. Nommées les Années Folles, ces années sont une période d’espoir, de révolution intellectuelles (Freud, Einstein) mais aussi de forte croissance pour la France notamment dans le secteur de l’industrie. On assiste en 1925 à l’exposition Internationale des arts décoratifs et Industriels Modernes. Le style ART DÉCO triomphera de cette exposition. Il a pour caractéristique des couleurs vives, ainsi que des formes géométriques et des lignes épurées. Il s’oppose à l’art nouveau de la fin du XIXe siècle. Il a de fortes influences cubiques.

Jardin aux arbres cubiques, Paris 1925 (Robert Mallet Stevens)

Square Saint Lambert à Paris XV (Georges Sébille). Parc public inspiré du mouvement art déco, lequel fut largement répandu en Europe.

Jardin des Colombières, Menton (1930) par Ferdinand Bas

Durant cette période nous avons aussi un grand style émergent : le modernisme ou style international est porté entre autres par l’architecte le Corbusier. Il comporte en plus des caractéristiques communes au style art déco. Une aspiration à une fonctionnalité absolue et à un épurement des lignes. Le style jardin de la riviera : il mélange différentes influences, dont hispano-mauresque, style régulier à la française, mythologie grecque, et architecture moderne. Construit pour des aristocrates, surtout aux abords de la méditerranée. Principaux créateurs: Ferdinand Bac, Jacques Majorelle.

Jardin triangulaire de la villa de Noaïlles (1926 par Gabriel Guevrekian C’est le jardin emblématiques des années folles

Ici le pavillon de l’esprit nouveau, Paris 1925 (Le Corbusier et Pierre Ici le pavillon de l’esprit nouveau,

Hestercombe Garden—Sir Ewin Luytens and Gertrude Jekyll, 1908

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Clément Bigot

LES JARDINS ESPACES VERTS DES ANNEES 60 1945-1971 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES

Au début du XXème siècle, la France, excepté Paris, était encore un pays essentiellement rural et agricole. Mais après la seconde guerre mondiale, de gros changements se produisent : Les mœurs évoluent. En effet, les nouvelles techniques de communication véhiculent des modes de vie plus modernes. C’est l’apparition des loisirs. Une idéologie de confort s’articule autour de l’électroménager. Les ménages se dotent de ces nouvelles technologies qui nous semblent indispensable aujourd’hui.  Les techniques agricoles se modernisent rapidement en raison des techniques développées durant la guerre. Campagne de publicité de moulinex, producteur d’éléctroménager, incitant à Cela va induire la modification considérable du paysage acheter les nouvelles technologies rurale. Les parcelles s’ouvrent pour permettre d’aller plus vite. La mécanisation de l’agriculture permet de libérer de la main d’œuvre. Celle-ci, sans emploi, se tourne alors vers une industrie qui est elle aussi en pleine expansion. Ces redirections sont qualifiées d’exode rurale, car les populations vivant à la campagne partent pour aller en ville. Toutefois, ce transfert est insuffisant, et le monde de l’industrie va faire appel à une immigration massive. La fin de l’Empire colonial français et l’indépendance de l’Algérie entraine un important afflux de population dites « rapatriées ». Cette explosion de la croissance est qualifiée par Jean Fourastié, les Trente Glorieuses. Elle se termine en 1973, lors d’une crise pétrolière. Tout ces éléments combinés constituent « un rattrapage » du début du XXème siècle. Cela va impliquer la constructions d’infrastructures modernes (autoroutes, aéroports, électrifications, réseaux téléphoniques …) et de logements urbains dans l’urgence; raison qui explique qu’ils se soient effectués avec des techniques répétitives privilégiant les objectifs quantitatifs au détriment des objectifs qualitatifs.

Marly-le-Roi en région Île de France : batiments « Les Grandes Terres ». Cette photos montre un exemple de logements fait pendant les années 60

Le secteur du paysagisme n’est pas épargné par tous ces changements. La dépréciation de la notion de jardin (jardin pensé construit et pensé porteur de significations sensibles par rapport au contexte) se fait progressivement au profit d’un paysagisme d’accompagnements qualifier le plus souvent de verdure. C’est suite à la rédaction de la Charte d’Athènes que le terme jardin sera remplacé par « espaces verts », afin d’être plus en accord avec l’urbanisme moderne de l’époque.

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

Robert Joffet, paysagiste DPLG (coordinateur en chef des jardins de Paris) a beaucoup œuvré dans les années 1960, pour la commande immobilière privée et les parcs de grandes sociétés. Il conduit des projets où la fonctionnalité est primordiale ; sans aucun rapport avec les recherches picturales et plastiques alors vivantes à Paris et dans le monde. Il réalise notamment les parcs de Rocquencourt, de Béarn, de Cassan, associés à des opérations immobilières en région parisienne ; les aménagements paysagers des sièges de Thomson, la liaison de la Promenade des Anglais-Aéroport et d’IBM à Nice, le parc floral de Vincennes …

Comment reconnaitre un espace vert ? Il faut retenir que ce type d’aménagement accompagne le plus souvent des immeubles datant d’après la seconde guerre mondial, afin de « maquiller » en quelque sorte la rapidité des constructions et de combler l’espaces vides entre le bâtit. La demande de main d’œuvre dans le domaine du paysagisme est supérieure au nombre de paysagiste. Ainsi, des personnes peu qualifié se lance dans la profession et contribuent à appauvrir les propositions. Les parcs se compose généralement de grandes étendues de pelouses, accompagnés par quelques allées qui desservent des points utilitaires. La gamme de végétation est réduite. Tilleuls, Erables, Cèdres, Platanes … sont massivement plantés. Les arbustes sont choisis pour leur caractère persistant, coloré, fleurie et sont taillés : Pittosporums, Cyprès de Leyland, Berbéris, Fusains panachés, Forsythias, Boules de neiges … Enfin, quelques petites zones sot délimités pour créer des décors fleuries. Ces décors se décompose en deux temps : un fleurissement estival avec des plantes annuelles, et un fleurissement hivernale avec des bisanuelles et des bulbeuses. C’est également en 1960 qu’apparait le terme de mosaïculture. Les plantes sont Un exemple de mosaïculture, art très répandu dans les années 1960 utilisés pour réaliser de véritables tableaux. Très peu d’ornementations matérielles sont installées, et ce, pour réduire les coûts. Des jeux pour enfants sont installés pour les familles qui vivent dans les bâtiments. Les allées sont en enrobés bitumineux afin d’avoir un entretien simplifié.

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Rodolphe Lang—Johanna Richard

LES JARDINS DU XXIème XXIème COMPOSITION DES JARDINS

CONTEXTE GENERAL Il n'existe pas de styles à proprement dit au XXIème siècle. Les aménagements d'aujourd'hui et de demain répondent à des enjeux planétaires et communs. Le contexte économique, écologique, politique et social du monde actuel nous oblige à penser notre développement différemment. L'engouement actuel pour les jardins n'est pas une mode passagère. Le jardin s'est renouvelé à partir des années 1970, à toutes les échelles depuis de vastes portions de territoire jusqu'à de minuscules parcelles. L'évolution des modes de vie, marquée par l'avènement des loisirs et préoccupations pour l'environnement, a stimulé une forte demande.

- Multifonctionnel (esthétisme, loisirs, production…) - Opposition de styles : > Lieux épurés / gestion différenciée - Développement durable - Laboratoire d'expériences (nouvelles technologies) - Identité et évocations - Mélange des arts et techniques

Parfois traité comme un produit "culturel", le jardin continue néanmoins à être l'œuvre intime de personnalités originales et passionnées. Laboratoire d'expériences sociales et écologiques dans des lieux "alternatifs", il sert désormais, à l'âge de la mondialisation, de modèle pour donner forme à des matières responsables d'habiter la planète. Le terme d'énergies renouvelables et fossiles s'intègre dans les manières de concevoir. A plus grande échelle, la prise en compte des usages et usagers devient importante. Le jardin ne doit pas faire l'objet d'une seule utilité mais doit bel et bien être multifonctionnel. Sont pris en compte les aspects économiques, écologiques ou environnementaux, sociaux, esthétiques et productifs en dépassant les oppositions banales qui nous emprisonnent telles que architecture contre horticulture ou encore nature contre culture.

^ Parc André Citroën, Paris, Gilles Clément

Un exemple des premières écritures : les symboles désignent des mots et permettent de garder un historique des différents actes

^  ^ Jardin de particulier    < Mur végétal,  quai Branly, Pa‐ trick Blanc  Miroir d’eau, Michel Courajoud, Bordeaux

Antiquité

Moyen-âge

Mur végétal, Patrick Blanc, Quai Branly

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES GRANDES EPOQUES Rodolphe Lang—Johanna Richard

LES CARACTERISTIQUES DES JARDINS

DES PAYSAGISTES

1-Gilles Clément : « Faire le plus possible avec, le moins possible contre » Création du parc Matisse à Lille ou le jardin le mouvement et tiers paysage sont à l’honneur. 2-Pascal Cribier : « Rien n'est moins confortable que le nature, nul ne peut y vivre, elle n'a souvent rien d'accueillant » A Fives-Lille, réaménagement d’un vieux tissu industriel peuplé de vastes hangars pour être transformés en logements, bureaux ou lycée. Le tout prolongé, englobé, dans un espace public "vert". 3-Louis Benech : « Dans le jardin, il y a quelque chose qui participe de l'émerveillement devant la Création » Création du jardin du quai d’Orsay et de nombreux jardins au sein de l’île de France. 4-Jacqueline Osty : « Le paysage c’est avant tout un contexte. Il faut comprendre le lieu avant de le transformer » Création de l’écoquartier des Batignoles et de la plein africaine au parc de la Tête d’Or.

Gilles Clément

Pascal Cribier

Louis Benech

Jacqueline Osty

JARDINS DU MONDE Tous les styles de jardins ont subi pendant l’époque contemporaine des modifications, une sorte de déclinaison contemporaine. Le but étant de faire un jardin ou un aménagement qui mêle à la fois les anciennes traditions avec de nouveaux concepts ou matériaux, eux contemporains. Ainsi on assiste à des jardins japonais ou chinois qui sont revisités par des paysagistes. En Chine, Wang Xiangrong utilise les matériaux contemporains comme le bois, métal et tissus mais garde cependant les codes du jardin chinois traditionnel (cicontre) On assiste également à de nombreuses réhabilitations, une « renaturalisation » de milieux industriels tels que des usines, des friches. En Allemagne, le paysagiste Peter Latz a conçu l’Emscher Park de Duisbourg situé dans les anciennes aciéries de la Ruhr. Aux Etats-Unis, la High Line aménagée Piet Oudolf ancienne voie de chemins de fer réhabilitée en parc linéaire, inaugurée en 2009.

Emscher Park  

High Line  

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain


LES DIFFERENTS JARDINS Barbara Forsters

LES JARDINS CONTEMPORAIN 1945-1971 CONTEXTE DU JARDIN

DES EXEMPLES Parc du Heyritz, Strasbourg (2014)

La politique actuelle de développement de la ville diffère du modèle ancien sur lequel est basé la construction urbaine. La solution est donc d’adapter les zones qui ont la possibilité de l’être : les zones délaissées tel que les friches sont le candidat idéal. L’objectif est de valoriser une partie de la ville qui a perdu toutes ses fonctions tout en y intégrant des critères sociaux, écologiques et économiques (les piliers du développement durable, rejoignant la notion de Tiers paysage). Les paysagistes ont donc un rôle très complet à jouer. Mais la créativité n’est pas mise au rebus pour autant, comme le prouve le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire qui réunit chaque année des paysagistes du monde entier travaillant sur un thème de jardin. Ce festival reconnu par la profession et le grand public invite à réfléchir tout en faisant voyager.

Un nouveau quartier de qualité conciliant ville, nature et politique de mixité, dans un parc de 8,7 hectares a vu le jour à Strasbourg. Il y a quelques mois, ce n’était encore qu’une friche, ancienne zone de glacis militaire et portuaire (canal). Le caractère naturel des lieux est conservé et mis en valeur : boisements, mise en valeur du canal, réhabilitation des jardins familiaux… Les usagers ont été concertés car l’espace leur sera consacré. Le jardin est organisé autour de trois concepts : de la terre à l’eau (des jardins familiaux à la promenade des berges), s’amuser (pôle sports et loisirs), se rencontrer (zone d’animation). Tout l’aménagement se tourne vers la biodiversité : espaces ouverts, semi-ouverts ou fermés, terrestres ou aquatiques, plus ou moins accessibles au public, offrant de multiples habitats à la faune et à la flore... Des jardins fllottants de tailles diverses, animant le bassin

Logements dont sociaux et étudiants, gymnase, hôtel, bureaux, parkings

Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire Véritable laboratoire de la création contemporaine dans le domaine des jardins et de la création paysagère mondiale, le domaine propose chaque année des aménagements différents selon une thématique donnée. Des paysagistes du monde entier s’y réunissent pour proposer des créations diverses. Cet événement redynamise l’art des jardins en proposant des matériaux, fleurissements, idées et approches novatrices. La diversité et la créativité mettent en valeur le patrimoine vert.

Ponton en bois, promenade et sensibilisation du public (Parc du Heyritz

Créations de l’édition 2015

Antiquité

Moyen-âge

Renaissance

XVI-XVIIème

XVIIIème

XIXème

XXème

Contemporain



Dossier histoire des jardins