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KIUSHO JUTSU- TAEKWONDO

SPÉCIAL JEAN-CLAUDE VAN DAMME

L'une des découvertes les plus remarquables de l'étude du Kyusho est la certitude qu'il existe un langage interne des formes (katas) et des enseignements des arts martiaux qui fait référence à l'action de ses mouvements en agissant sur les points vitaux. Cet article, écrit par Evan Pantazi, célèbre expert en la matière, nous permet de présenter une nouvelle vidéo de l'auteur qui nous ouvre tout un univers d'étude en référence à ces points dans le Taekwondo. Un DVD inestimable si vous aimez le Taekwondo.

APACHE KNIFE Le couteau apache : un mode de vie. Certaines tribus indiennes utilisent un poste de guerre comme moi (voir photo). Ça aide les élèves à comprendre l'importance d'utiliser la saisie en marteau. Le couteau engendre une tension dans la main quand on frappe le poste de guerre. Ils peuvent ainsi apprendre ce que l'on ressent quand on frappe un corps ou un os.

Van Damme est l'exemple de la persévérance et du succès malgré des hauts et des bas. Plusieurs dizaines d'années de cinéma martial le contemplent et aujourd'hui, dans ce magnifique article très complet, notre expert en la matière, Pedro Conde, qui l'a si souvent interviewé, pénètre dans les plis et les replis d'une carrière et d'une vie exceptionnelles.

JKD

CHOI LI FUT Le Choy Lee Fut est un système martial traditionnel chinois très dynamique et distinctif, caractérisé par une grande quantité de techniques combinées de bras et de jambes, des déplacements agiles unis à des mouvements circulaires de la taille, qui permettent d'engendrer des coups à grande vitesse et très puissants. Dans cet article, nous allons rendre compte des aspects les plus importants de cet héritage martial pour tous nos lecteurs.

COMBAT HAPKIDO Tout comme beaucoup d'autres pratiquants d'arts martiaux, David Rivas s'est intéressé au combat au sol après avoir vu le premier Ultimate Fighting Championship, après avoir vu comment Royce Gracie a battu sans trop d'effort ses adversaires et comment il les a rapidement immobilisés, les rendant incapables de continuer à se battre. Il décida alors d'améliorer ses habiletés en matière d'auto-défense et se mit à la recherche de toutes les informations qu'il pouvait trouver sur le combat au sol.

La « vieille école de JKD » se base sur les principes énoncés par Bruce Lee tout en comprenant le fondement et la fonction du Jeet Kune Do, de manière à pouvoir étudier d'autres arts martiaux et en tirer leur essence. Ils appellent cela le « Filtre du JKD ».

COMMENT REVET-ON UNE ARMURE DE SAMOURAI ? Shidoshi Juliana a revêtu notre directeur, Alfredo Tucci, d'une armure japonaise pour nous montrer ses différentes parties et la manière correcte de la revêtir. Un article qui explique en outre l'histoire et l'anthropologie de l'armure, l'un des principaux attributs du samouraï.

BUDO INTERNATIONAL DANS LE MONDE Budo International est un groupe éditorial international spécialisé dans les Arts Martiaux. Unique organe de presse à vendre une revue spécialisée dans les Arts Martiaux en six langues et dans le monde entier, il est en contact avec toutes les grandes compagnies spécialisées dans son domaine. Budo International touche plus de cinquante pays.

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INTERVIEW DE PAOLO CANGELOSI

ESKRIMA

Le grand maître Paolo Cangelosi nous a concédé une interview tous azimuts pour faire connaître à nos lecteurs les nouvelles et envoyer un message clair et sans rhétorique à la communauté martiale sur ces aspects et ces valeurs que tant les élèves que les professeurs ne doivent jamais perdre de vue : le respect et la gratitude.

SDS-CONCEPT La formation à la sécurité du SDS-Concept est un système pédagogique destiné à l'enseignement et à la formation à la sécurité opérationnelle et pratique. Certains groupes professionnels courent un risque nettement plus élevé d'être attaqués par des clients agressifs que d'autres. Ça peut être un travail quotidien, mais il ne doit pas être pris à la légère. Notre programme éducatif a été clairement conçu pour le travail quotidien de ces professionnels.

WINGTSUN Il est logique de penser qu'un pratiquant « normal » qui s'entraînent deux ou trois heures par semaines dans l'une des nombreuses écoles de WingTsun du monde ne va pas se transformer en la réincarnation du Leung Jan, mais nous, en tant que professeurs, sommes obligés d'essayer de tirer un maximum de chacun d'eux. Nous devons essayer de faire en sorte que leur potentiel atteigne le maximum dans le temps que chacun de ces pratiquants consacrent à nos écoles et qu'ils progressent dans la pratique de l'art que nous enseignons.

Comment devenir un bon eskrimador ? Aujourd'hui, l'Eskrima est un mélange de différents styles. Il semble que de nombreux élèves mélangent différents styles et appellent cela de l'Eskrima, et ils ajoutent de nouvelles choses qui n'ont rien à voir avec l'Eskrima. Ils s'autoproclament maîtres et oublient les principes les plus importants de l'Eskrima, ceux qui en constituent le fondement.

SYSTEMA MORABITO

HUNG GAR KUNG FU Le grand maître Martin Sewer reçut le 9e grade (dan) de maître de l'Institut d'arts martiaux du monde, avec ce commentaire de l ' o rg a n i s a t e u r responsable, le Dr Song : « C'est le moins que nous puissions faire pour vous distinguer. » Le grand maître Martin Sewer termina donc le week-end avec plus de prix qu'il ne pouvait en supporter et qui prouvent que le travail acharné est finalement récompensé.

Système de combat d'origine militaire, il contient des techniques adaptées à chaque individu qu'il soit civil, militaire ou professionnel dans le secteur d'intervention. Le Systema Morabito offre une étude approfondie du corps humain du point de vue de la biomécanique appliquée au corps, combinée avec la connaissance des lois mécaniques et physiques afin d'éluder toute forme d'attaque provenant de plusieurs points et de plusieurs adversaires.

REDACTION: c/ Andr s Mellado 42, 28015 Madrid, Espagne. T l: (34) 91 897 83 40, Fax: (34) 91 899 33 19, E-mail: budo@budointernational.com ¥ Directeur de publication: Alfredo Tucci, e-mail: budo@dimasoft.es ¥ Coordination Internationale: Alfredo Tucci • Service publicité: (+34) 91 549 98 37. • Correspondants permanents: Don Wilson, Yoshimitsu Yamada, Cass Magda, Antonio Espinós, Jim Wagner, Coronel Sanchís, Marco de Cesaris, Lilla Distéfano, Maurizio Maltese, Bob Dubljanin, Marc Denny, Salvador Herraiz, Shi de Yang, Sri Dinesh, Carlos Zerpa, Omar Martínez, Manu, Patrick Levet, Mike Anderson, Boulahfa Mimoum, Víctor Gutiérrez, Franco Vacirca, Bill Newman, José Mª Pujadas, Paolo Cangelosi, Emilio Alpanseque, Sueyoshi Akeshi, Marcelo Pires, Angel García, Juan Díaz. • Tous droits de reproduction réservés pour tous pays. Les documents reçus sont conservés par la rédaction et ne sont pas rendus à leurs expéditeurs. Leur envoi implique l’accord sans réserve d’aucune sorte pour leur publication.


« À mesure que nous élargissons nos connaissances, les choses ne deviennent pas plus claires, elles se font au contraire plus mystérieuses. » Albert Schweitzer

ous sommes tous les outils de forces qui nous transcendent, en partie choisies, en partie imposées par le processus même de notre évolution individuelle et collective. Ce processus d'éveil de la conscience ne s'interrompt pas pour des questions de détails, d'idéologies, d'opinions ou de goûts. Les grandes forces animent, soutiennent et sont sous-jacentes derrière les petites choses, parce que nous faisons partie de ce tout qui les crée. Depuis que l'homme est homme, et même avant d'une certaine manière, il a essayé de comprendre comment cet amalgame de forces, d'énergies et de tensions agit sur nous. Avec des résultats variables, il a exploré d'innombrables formules, voies et explications et il continuera de le faire tant qu'il existe. Le besoin de comprendre le mystère de l'existence et ses conséquences est inscrit dans notre ADN et fut irréfutablement activé dès le moment où la lumière de la conscience et de la compréhension se fit pour notre espèce. Rien ne peut remplacer l'aspiration inconsciente de ces regards curieux qui, regardant le ciel nocturne, se demandent ce qu'il y a làhaut ; de cette mère en larmes qui cherche à savoir pourquoi son fils a dû mourir ; de cet homme qui affronte la tempête qui ruine ses récoltes et condamne les siens à la mort. Comprendre va bien au-delà de l'évidence. Découvrir ce qui agit depuis l'invisible, ses voies et ses significations, ses lois et ses secrets, est le rêve de tout homme désireux de transcender le discours de la réalité conçue comme une vision accordée par le groupe. Les esprits rebelles qui furent capables de questionner les convictions de l'ensemble de leurs contemporains furent les transgresseurs qui transmutèrent la conscience du groupe. Qualifiés de fous parfois, d'apostats ou d'hérétiques d'autres fois, ils ouvrirent des portes qui étaient fermées et scellées par la stupidité d'une réalité reconnue comme telle, par peur ou par ignorance de la plupart généralement. Aujourd'hui, imbus de l'arrogance de cette pensée unique que promeut le matérialisme de notre époque, nous ne sommes pas très différents des contemporains de Galilée. La science même agit comme un mécanisme de diabolisation de toute autre forme d'analyse de la réalité qui ne concorde pas avec ses prémisses officialisées. Une fois le dommage fait, elle reconnaît parfois à ses hérétiques le mérite d'une perspective différente de la sienne qui, bien malgré elle, a conduit à la transformation d'un paradigme. Les choses, une fois perdu leur élan initial, se refroidissent et se barricadent dans leur propre tendance, mettant en lumière le meilleur et le pire d'elles-mêmes. Rien ne remplace l'humilité de celui qui est capable de dire : « je ne crois pas », « je ne sais pas », « c'est ma vérité, mais pas nécessairement la tienne ». Le respect est un grand antidote face aux fanatismes et aux stupidités qui sont le fruit du consensus de chaque époque. C'est pour ça que le sage écoute toujours l'esprit ouvert, sans juger. Il n'y a pas d'urgence ni de démérite à cela, au contraire. L'individu peut agir et doit le faire en accord avec sa propre vérité car les conséquences seront pour lui, en bien et en mal, et parce qu'elles font partie de sa propre histoire, de son propre cheminement. C'est l'incertitude, cette forme de

N

« Connais-toi toi-même avant de décider de la nature de Dieu et du Monde. » Ramana Maharshi

peur qui provient de l'insécurité, qui pousse les gens à intervenir et à essayer de convaincre les autres de leur vérité. Tout prosélytisme vient de ce mal. Il souligne sans équivoque cette faiblesse, il signale la perversion de nos certitudes. Respirez deux fois avant de conseiller quand on ne vous l'a pas demandé, respirez trois fois avant de critiquer les idées d'autrui, respirez cent fois avant de nier la vérité de l'autre. Oui, c'est la peur, toujours la peur, qui pousse à prendre position contre les autres, à leur refuser leur pain et leur avis, à les combattre sans merci et finalement à les détruire. Tout fanatisme est par conséquent une forme de cruauté, toute intransigeance, un pas vers le désastre. S'éveiller à cela est le résultat de beaucoup de remises en question et aussi bien sûr le fruit de l'expérience. Parce que tout tir à la cible transmet dans chaque flèche le potentiel et la faille de l'intention de l'archer. Souvent dans la vie, la flèche qui vous frappe est celle que vous avez lancée hier. Dans un Univers courbe, tout revient, tout retourne. Quand la vie vous enseigne cette leçon ou, mieux dit, quand nous sommes capables de la comprendre, beaucoup d'entre nous ont déjà le fessier plein de flèches. Nous ne pouvons rien faire pour ces flèches déjà lancées, mais nous pouvons le faire pour celles que nous lancerons dorénavant. Même le fanatique est nécessaire dans un Univers complet. Le sage doit pourtant se protéger des conséquences de cette folie, tout comme le chercheur revêt sa combinaison de protection pour entrer dans son laboratoire plein de microbes ou de poisons. La merdre doit exister, d'accord, mais nous ne sommes pas obligés de l'avaler. Les grandes forces de l'Univers sont à l'aise partout. Seuls les idiots ou les arrogants peuvent concevoir leur liberté comme quelque chose d'indifférencié et agir en passant outre de telles forces. On peut surfer sur les vagues, mais on ne sera jamais ni plus grand ni plus fort qu'elles. Les sages apprennent à utiliser les forces, à être à un pas devant elles, à les prévenir, ou même à les diriger, mais jamais ils ne se sentent plus grands qu'elles. Le pouvoir du mage provient de tout cela, il provient de sa connaissance et de son empathie vis-à-vis de telles forces. Il joue avec « Le Très Grand » qui se trouve derrière chaque chose. Dans un tel processus, il se fait petit, souple et imprévisible comme ce qu'il fréquente, fuyant et inaccessible pour ne pas être touché par elles, extrêmement robuste dans sa simplicité, parce que seul le vide peut être comparé au plus grand de tous les pouvoirs, le néant. Les forces monumentales qui font tourner le cosmos ne se basent pas sur une intention, mais sur la nature même des choses. Les êtres humains, au contraire, sont mûs par des intentions, qu'elles soient visibles ou cachées, à nos propres yeux ou à ceux des autres. Peu importe le type d'aveuglement qui nous pousse, il nous rend généralement prévisibles et mesquins, tout comme il peut nous rendre gigantesques et généreux. Cette seconde option dépend de notre niveau de conscience, mais également de notre grandeur intérieure. La vie fait toujours


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sortir ce que nous avons en nous, mais c'est dans les grandes crises, dans les situations extrêmes, que l'un et l'autre affleurent inévitablement. Nous servons tous à quelque chose de plus grand que nous. Consciemment ou inconsciemment, nous faisons partie de quelque chose de plus grand qui s'alimente de nous, tout comme nous nous alimentons d'autres choses. L'Univers existe dans un donnant donnant continuel de forces inimaginables, la plupart invisibles aux yeux des hommes. S'éveiller à ces réalités, c'est faire un pas de géant pour lequel bien peu sont préparés, mais auquel tout le monde est convié parce que la nature de l'occulte n'est pas différente de celle du visible. Tout ce qui existe s'alimente de quelque chose, tout ce qui s'alimente de quelque chose exerce une fonction et engendre des conséquences et un résidu. La nature de toutes les forces répond à des lois supérieures et remplit sa mission par delà toute considération de bien ou de mal. Ce qui est bon pour les uns sera mauvais pour les autres et vice-versa. Dans l'éternel devenir des choses, les hommes passent généralement leur existence, endormis et incapables de rien voir au-delà du bout de leur nez. Toujours face à un miroir, nous décidons un jour de nous y regarder et de nous demander qui est celui qui y est reflété. Ce n'est qu'après le questionnement que viendront les réponses… ça a toujours été comme ça. Pauvre de lui celui qui ne s'est jamais posé de questions et qui vit en s'alimentant au râtelier de la normalité, parce qu'il n'y a là rien d'autre que leurre et décadence. L'invisible opère derrière chaque souffle, il est tapi, agissant sans agir. Le sage tôt ou tard est voué à cette rencontre avec le mystère. Les anciens Shizen appelaient cela Fuemaru, « ouvrir les yeux ». Tout le visible provient de l'invisible. Si nous sommes les outils de forces supérieures, toute lueur possible de liberté, aussi petite soit-elle, dépendra de notre connaissance et de notre niveau de conscience. On ne peut surfer sur les vagues si on ne sait pas qu'elles existent, si on n'étudie pas comment elles se comportent.

Alfredo Tucci est Général Manager de BUDO INTERNATIONAL PUBLISHING CO. E-mail : budo@budointernational.com


L'une des découvertes les plus remarquables de l'étude du Kyusho est la certitude qu'il existe un langage interne des formes (katas) et des enseignements des ar ts mar tiaux qui fait référ ence à l'action de ses mouvements en agissant sur les points vitaux. Cet article, écrit par Evan Pantazi, célèbre expert en la matière, nous permet de présenter une nouvelle vidéo de l'auteur qui nous ouvre tout un univers d'étude en référence à ces points dans le Taekwondo. Un DVD inestimable si vous aimez le Taekwondo.

Photos : Brian Hall http://brianhallphotos.com/


ÂŤ Ces formes constituent un guide d'apprentissage progressif, aux possibilitĂŠs infinies, surtout si l'on y ajoute le Kyusho. Âť


Séries Kyusho dojo Taekwondo « On définit le point vital en Taekwondo comme n'importe quelle zone du corps sensible ou fragile, vulnérable à une attaque. Il est essentiel que l'élève de Taekwondo ait une connaissance des différents points afin de pouvoir utiliser l'outil adéquat pour attaquer ou bloquer. Toute attaque indiscriminée doit être condamnée, elle est inefficace et c'est un gaspillage d'énergie. » Général Choi Hong Li ( ), Encyclopédie du Taekwondo, Volume II, page 88. Le Taekwondo est l'un des arts martiaux les plus importants et professionnels dans le monde aujourd'hui. Il y a des milliers d'écoles et des tas de compétitions et de stages chaque année. Ces événements sont très fréquentés, des centaines de participants adhèrent à l'aspect sportif du style. Et bien que l'organisation se soit scindée en plusieurs groupes après le décès de son fondateur, le général Choi Hong Li, elle continue de grandir. Avec le temps, les facteurs sportifs l'emportèrent et beaucoup d'autres aspects furent ignorés ou rejetés dans le secteur des méthodes de self-défense originales. Dans les écrits originaux du général Choi, le ciblage, la structure et même l'usage des points vitaux « Kupso » ( Kyusho), ainsi que le développement des armes pour y accéder, sont décrits, mais ils n'ont jamais été entièrement enseignés. Le Kyusho International a développé un programme pour expliquer, instruire, intégrer et développer cet incroyable art martial en revenant à ses concepts fondateurs. Ce nouveau programme a tout l'appui du fils du fondateur, Choi Jung Hwa. Le Taekwondo classique a bien sûr des bases et du sparring ainsi que des formes o poomses (appelés katas en Karaté). Ces formes constituent un guide d'apprentissage progressif, aux possibilités infinies, surtout si l'on y ajoute le Kyusho. Quand le Kyusho est intégré dans ces formes, le pratiquant découvre un nouvel univers de méthodes secrètes, d'armes et un type de self-défense au cœur de l'art martial. Avec le Kyusho, ces formes transforment des exercices de conditionnement en une gamme complète de modules de combat et de self-défense. Une fois qu'on introduit le Kyusho, celui-ci modifie dynamiquement l'objectif du pratiquant,

l'éloigne de l'imitation de mouvements simples et lui apporte une nouvelle liberté dans la structure, tout en conservant cette structure et l'intégrité du style. La nouvelle série « Dojo » documentera ce regard plus approfondi sur l'art martial de manière à ce que chaque élève puisse apprendre et


comprendre un aspect caché, décrit et documenté par le fondateur, et qui n'a pas encore été transmis. La première de ces formes s'appelle Chong Ji (que l'on peut traduire par le Ciel et la Terre). Elle est la plate-forme de base de ce style moder ne. Elle ne contient que les pas et des formes de mains car il n'y a pas de coups de pied, mais ses infinies possibilités quand elle

positions et ces actions des mains sont présentes dans tout le Karaté et peuvent également être utilisées par n'importe quel karatéka pour commencer à développer le Kyusho par lui-même. Depuis les attaques des bras, on suit le plan d'étude de base du Kyusho et on travaille les cibles de la tête, du corps et des jambes puis les applications en situation de ces points connus. Ces

compréhension et des habiletés plus solides en Kyusho). L'analyse continue alors et l'on expose les manipulations articulaires cachées et même les possibles défenses de couteau avec les actions exactes de la forme. La forme de base révèle d'autres choses telles que les armes secrètes que le fondateur a incluses dans son encyclopédie, mais qui n'occupent pas

est associée aux points vitaux démentent sa simplicité. Quand nous disséquons Chong Li, nous partons du principe de base de l'utilisation des points sur les bras car la forme est principalement composée de positions et d'actions des mains. Ces

applications supplémentaires comprennent les points de pression des renversements et des contrôles et les prises debout (le combat au sol est introduit plus tard dans les formes quand celles-ci deviennent plus sophistiquées et que le pratiquant a développé une

une place importante dans le style du fait du manque de connaissance ou de compétence pour les appliquer. Tout comme les six mains Ji du Bubishi, ces armes spécifiques et apparemment étranges du Taekwondo offrent de puissantes possibilités et sont vitales


pour accéder au Kyusho contenu dans le style. On étudie le poing, par exemple, qui est prévalent dans toute la forme, mais nous n'avons pas seulement le poing, mais également d'autres armes documentées dans l'encyclopédie du fondateur telles que Mit Joomuk (sous le poing), destiné à cibler des structures anatomiques spécifiques qui ont, à leur tour, des cibles de Kyusho (non décrites). Conjointement à la manière de réaliser le coup de poing, se trouve également la position de la prise de la main appelée Jiap, « utilisée pour faire pression sur les artères et des points vitaux minuscules » (Kyusho). Rien qu'avec ces deux armes, vous pouvez, non seulement effectuer des destructions de bras, mais également de nombreuses actions d'attaques avec saisie qui constitueront une base pour accéder à d'autres cibles plus facilement et pour cibler toutes les structures anatomiques plus faibles. Ce ne sont cependant pas les seules armes que le Kyusho révèle, l'utilisation des mouvements exacts de la forme permet de commencer à développer d'autres armes cachées. Cellesci émergent naturellement et permettent de mieux cibler les structures anatomiquement plus faibles à mesure que grandissent les connaissances du pratiquant. Une fois que les armes commencent à devenir aussi naturelle que le ciblage du

Kyusho, nous a f f a i b l i s s o n s instantanément l'adversaire dès le tout premier contact. C'est un outil essentiel, car le Kuysho provoque des sensations très différentes de la simple douleur habituelle. Comme nous n'attaquons pas seulement le corps extérieur mais que nous essayons d'accéder à la structure nerveuse profonde, les nerfs sensitifs superficiels ne sont pas les seuls récepteurs de l'attaque de Kyusho. Nous attaquons différents nerfs qui ne sont pas facilement accessibles avec les moyens conventionnels. Cela provoque une douleur interne différente ainsi que l'envoi de messages nerveux réflexes chez l'adversaire. Cela confond le destinataire car son cerveau a du mal à interpréter et à répondre à ces effets neuronaux. L'individu est affecté par cette nouvelle sensation et ce disfonctionnement qui déclenche de nombreux effets psychologiques tels que la peur et la confusion, mais également la perte de la conscience cognitive. Ainsi, non seulement nous affaiblissons le corps de l'adversaire, mais également son esprit ce qui nous


donne un contrôle plus complet sur lui et sur la situation. L'un des souhaits des fondateurs énoncé dans ses écrits était également de promouvoir une bonne condition physique et la santé. Or, nous constatons que nous pouvons apprendre et assimiler beaucoup de choses sur notre propre anatomie à partir de notre étude de Kyusho. En acquérant une meilleure compréhension de la manière dont fonctionnent notre anatomie et notre physiologie, nous pouvons accroître notre compréhension et nos possibilités d'une vie plus dynamique et nous pouvons même guérir de nombreux problèmes physiologiques. Cela, parce que le pratiquant de Kyusho apprend d'abord à provoquer de nombreux problèmes pour ensuite apprendre à inverser le processus ou à les réparer à l'aide des mêmes fonctions physiologiques par d'autres moyens. Pour donner un exemple de cela, prenons une cible Kyusho au niveau du coude, un point situé à peu près là où se trouve le point TW-11 de l'acupuncture. Ce n'est pas un nerf, mais plutôt une partie neurologique intégrante de tous les tendons. Quand un tendon est étiré, comme on le voit dans la vidéo de cette interprétation Kyusho de la forme, une action réflexe est déclenchée par l'organe tendineux de Golgi. Il s'agit d'une partie du corps qui contrôle les tendons de sorte que, quand ils sont surmenés, l'action réflexe incite le cerveau à détendre les muscles pour que le tendon ne se déchire pas. Du point de vue martial, ceci provoque la relaxation de toute la musculature du corps provoquant un affaiblissement et une perte de la force. Maintenant, si nous considérons cela du point de vue de la santé, nous pouvons voir que si quelqu'un est stressé et ses muscles tendus, nous pouvons aider à libérer cette tension en utilisant le même point. Comprenez bien qu'il s'agit d'une description très élémentaire, juste pour permettre au lecteur ou au pratiquant de voir comment on découvre la dualité guérison-blessure quand on utilise le Kyusho encodé dans cette forme. Quand nous savons cela, nous comprenons ce que veut dire le vieil adage « Quand un coup de poing n'est


Points Vitaux plus seulement un coup » et de nombreux autres dictons. En effet, alors que la plupart des gens considèrent que les mouvements de la forme n'ont qu'un seul but, quand ils commencent à appliquer le Kyusho, ces buts commencent à augmenter de façon exponentielle. C'est parce que le Kyusho n'est pas une technique établie mais simplement un ciblage des zones plus

faibles exposées dans les situations de combat. Si l'on apprend un ensemble de techniques contre un ensemble d'attaques et que cette attaque est différente de la façon dont elle a été enseignée, apprise et appliquée, la technique ne fonctionne pas comme elle l'a fait au cours de l'entraînement... Et quand on est attaqué, ce n'est pas le moment de découvrir cette faille. Et

apprendre ou mémoriser une technique pour chaque attaque possible d'un adversaire serait impossible. Toutefois, si nous prenons les actions de notre forme et que nous apprenons à les diriger de toutes sortes de manières sur les cibles exposées, nous avons alors de plus grandes possibilités de succès. Nous apprenons à reconnaître les cibles exposées au cours de l'action plutôt que


d'essayer de réagir aux actions inconnues de l'adversaire. Conjointement à la méthode de reconnaissance de cible que nous venons de décrire, nous avons aussi l'avantage supplémentaire d'être en mesure d'accéder à de nombreux objectifs au sein de la même zone avec les mêmes mouvements. C'est essentiel car la taille de l'adversaire peut varier et la portée ou la distance par rapport à certaines cibles peut être difficile pour le pratiquant. Mais en utilisant les mêmes actions de la forme, nous pouvons accéder à plusieurs points à portée de main. Beaucoup de ceux qui ne pratiquent pas le Kyusho affirment qu'il est difficile de réussir à attaquer un petit point sur une cible en mouvement… et oui, c'est difficile. Mais ce qu'ils ne considèrent pas, puisqu'ils n'étudient pas Kyusho, c'est que, d'abord, le point n'est pas seulement un point, c'est une section du nerf ou du muscle, ou tout un tendon. Associer cela avec des groupes d'objectifs sur chaque zone et vous aurez toujours une cible disponible, peu importe la taille de l'adversaire ou comment il se déplace. Cela ne veut évidemment pas dire qu'il soit moins nécessaire de s'entraîner, non, ça l'est encore, mais l'individu qui pratique le Kyusho atteint un plus grand potentiel, augmente ses compétences et les effets de ses actions dans leur style ou de l'art. Chaque individu est unique en ce qui concerne ses capacités, sa complexion athlétique, son âge, sa taille, son sexe, sa force et toutes les variables. Le Kyusho lui permet de travailler naturellement avec ce qui est plus naturel pour lui en particulier, tout en travaillant les actions exactes que la forme et le style exige. Le même art s'individualise, il devient plus un parcours personnel que l'imitation d'un autre. La forme Chong Ji marque le début de notre exploration des secrets cachés de Taekwondo.


« Certaines tribus indiennes utilisent un poste de guerre comme moi (voir photo). Ça aide les élèves à comprendre l'importance d'utiliser la saisie en marteau. Le couteau engendre une tension dans la main quand on frappe le poste de guerre. Ils peuvent ainsi apprendre ce que l'on ressent quand on frappe un corps ou un os. »

Le couteau apache : Un mode de vie

Texte et photos : R. Redfeather: redfeather88@aol.com


Tradition Le couteau apache : Un mode de vie Instructeur-chef fondateur : Robert Redfeather Je n'enseigne pas depuis une théorie, j'enseigne depuis mes expériences de vie. Une chose que j'ai apprise au cours de ma vie, c'est que vous ne devez pas livrer toutes vos batailles, mais vous devez rester debout sur vos deux pieds. Le combat au couteau apache est aussi vieux que la Terre-Mère. Il est direct et va main dans la main avec la nature, c'est le mode de vie de l'Indien apache. Considéré comme le plus ancien art martial américain autochtone, on m'a demandé en 2005 de représenter les États-Unis au 8ème festival mondial d'arts martiaux à Chungju City en Corée du Sud. J'ai eu l'honneur de porter le drapeau des États-Unis d'Amérique et de défiler pour représenter le peuple apache. J'ai donné des conférences dans les universités sur la culture amérindienne et j'ai fait des démonstrations de combat au couteau à l'armée coréenne. Il a été incorporé à leur musée d'art martial. En 2013, j'ai eu l'honneur de recevoir le prix d'honneur du musée des mains de Michael Matsuda, à Burbank en Californie, pour le Couteau Apache, le plus ancien art martial traditionnel amérindien. J'enseigne le combat au couteau apache et le tracking de combat. Je suis également producteur, conseiller technique et chorégraphe de combats au couteau et de scènes de cascades au cinéma. Je travaille actuellement sur un film appelé « Red Cloud Deliverance », réalisé par Alex Kruz. Mon frère Ralph Redfeather et moi parlons beaucoup du combat au couteau et du fait qu'il soit étonnant de voir combien de


Tradition personnes ont une image fantaisiste du combat au couteau, alors qu'ils n'ont en réalité aucune idée de ce dont il s'agit. Quand ils viennent à mon stage, je leur dis que je ne suis pas là pour leur apprendre à se battre au couteau, que je suis là pour leur apprendre à sauver leur vie et celle de leurs proches. Que je ne suis pas là pour être leur ami, que peu importe s'ils m'aiment ou ne m'aiment pas, que je suis là pour leur apprendre à survivre ! Mon frère sourit derrière moi parce qu'il sait qu'il y aura des bosses et des contusions et qu'ils seront très fatigués, vermoulus et vidés. Dieu merci, ce ne sont pas de vrais couteaux, parce que sinon, il pourrait bien avoir un mort. Mais plus que tout, il sait qu'ils n'oublieront jamais leur expérience et ce qu'ils ont appris avec Robert Redfeather. Il y a toujours quelqu'un dans le groupe qui demande : « Monsieur, monsieur, que feriez-vous dans une situation de couteau ? » Et je leur dis : « Je m'encourrais. » Ils me disent d'habitude : « Non, vraiment, que feriezvous ? » Et je répète : « Je m'encourrais parce que je sais ce qui se passe dans un combat au couteau et je ne veux pas me retrouver dans cette situation. » Puis je m'arrête et leur parle un peu de l'histoire apache et des choses que j'ai apprises de mon grand-père et de ma grand-mère. Mon grand-père exerça une grande influence sur ma vie et il m'enseigna ce qu'il avait appris des expériences de sa vie. Il était dans l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale et les histoires qu'il me raconta étaient à glacer le sang. J'ai toujours été fasciné par sa collection de couteaux de ses ennemis. Une chose très importante que mon grand-père m'a apprise, c'est à se débarrasser de la menace, qui est la main qui tient le couteau, la main armée. Il m'a donc appris à attaquer la main qui tient le couteau, à tailler, déplacer et poignarder, à tourmenter l'ennemi. À l'époque, il n'y avait pas d'hôpital où aller. Les couteaux étaient infectés par la rouille, les bactéries et les maladies, et vous pouviez mourir ou perdre un membre à cause d'une simple coupure. Donc, pour freiner l'ennemi, nous blesserions la main et nous nous encourrerions, ensuite nous reviendrions refaire la même chose encore et encore, parce qu'il serait obligé de s'arrêter pour

prendre soin des troupes. C'est comme un jeu d'échecs, il faut savoir comment vous déplacer et manipuler l'ennemi comme le vous voulez afin de vous en défaire. C'est ce que nous avons appris, c'est un art de combat appelé Nagondzoog. C'est un vieux terme pour le combat de guérilla. Nagondzoog n'est pas un style, c'est juste un terme, mais si vous l'utilisez dans une phrase correcte (Nagondzoog Nyol), il veut dire « Combat comme le vent ». C'est aussi le système de combat de ma famille. J'enseigne une technique élémentaire appelée « downward wind » (vent descendant), qui est un mouvement descendant de frappe et de coupe de la main armée de l'ennemi, ça peut être les doigts, la main, le poignet ou l'avant-bras. « Upward wind » (vent ascendant) est le même mouvement mais ascendant. À partir de là, je leur apprends à tenir le couteau correctement et à veiller à se cacher derrière la lame, dans une position de guerrier avec une jambe en avant et une jambe en arrière. Les élèves d'art martiaux ont toujours du mal avec ça parce qu'ils veulent se battre de côté, mais je leur dis que je n'ai jamais vu un cerf essayer de courir avec les jambes croisées. Il est très difficile de combattre de côté, vous devez pouvoir vous déplacer, marcher et courir. Ils sont surpris quand je leur dis de marcher, puis ils se rendent compte qu'il est naturel de marcher et de bouger. Tout le long du programme, ils ont du mal à marcher avec leur couteau quand ils se battent car ils ont l'impression qu'ils doivent rester bien fixés au sol et combattre. Nous sommes constamment en train de bouger et de marcher autour de l'ennemi. Un pratiquant d'un autre art martial ou un escrimeur veut bondir et puis, il reste planté là comme un arbre et ne bouge plus. Nous nous déplaçons autour d'eux comme le vent et nous essayons de le tuer. Laissez-moi vous expliquer pourquoi il est difficile de se battre dans une position de côté dans le combat au couteau. Lorsque vous êtes dans cette position, ou dans une position d'arts martiaux, vous exposez vos reins, vos poumons et vos fesses. Il est très facile pour quelqu'un de manœuvrer autour de vous et de se placer derrière vous. Se battre

dans cette position n'est pas mauvais, vous devez juste savoir quand et comment vous battre dans cette position, vous ne pouvez pas traîner car ça peut vous coûter la vie. Certaines tribus indiennes utilisent un poste de guerre comme moi (voir photo). Ça aide les élèves à comprendre l'importance d'utiliser la saisie en marteau. Le couteau engendre une tension dans la main quand on frappe le poste de guerre. Ils peuvent ainsi apprendre ce que l'on ressent quand on frappe un corps ou un os. Et plus important encore, ça les aide à apprendre à frapper, à marcher et à se déplacer autour du poste comme vous le feriez dans un combat au couteau. J'ai même des élèves qui fabriquent leur propre poste de guerre dans leur cour car ils se rendent compte de l'importance de s'entraîner avec lui. Un autre exercice d'entraînement que j'enseigne à mes élèves, c'est à poignarder le sol afin qu'ils puissent sentir ce que cela fait de poignarder un corps. Cet exercice fait pression sur le poignet et le pouce, ce qui vous aide à savoir comment placer le couteau. Il est très important d'avoir une garde sur votre couteau comme sur un Bar-K de manière à ce que votre main ne glisse pas vers la lame quand vous poignardez un corps. Le manche de la poignée doit être légèrement recourbé pour pouvoir aisément retirer le couteau du sol ou d'un corps, car si le manche est droit, votre main glissera, surtout si elle est couverte de sang. Comme disait mon grand-père, la première chose qui touche le corps est la


lame du couteau, pas les mains comme on le voit dans la plupart des films. Dans les films quelqu'un se faufile par derrière et essaye d'atteindre la bouche pour la couvrir avec la main, puis trancher la gorge (ce qui est tout à fait erroné). Nous apprendons à utiliser la lame pour toucher d'abord le corps, puis le cou. De même, dans les films de cowboys et d'Indiens, vous verrez un Indien sauter de son cheval et attraper l'ennemi, mais ça, c'est du cinéma. Dans la vie réelle, le guerrier ne saisira jamais son ennemi, sa lame est la première à toucher l'ennemi. Quand j'enseigne à l'armée américaine et aux forces spéciales, je le fais autrement qu'avec les civils. Dans les cours destinés aux civils, j'enseigne plutôt la légitime défense et la loi, tandis que j'enseigne aux militaires à se battre. J'enseigne partout dans le monde. Les gens organisent des stages pour que je puisse les former et j'y vais. Je donne également cours chez moi. Si vous souhaitez en savoir plus à propose de Robert Redfeather, visitez la page: www.apache-knife.com

J'aimerais terminer avec la manière de penser indienne. Vous aurez remarqué que tout ce que fait un Indien se trouve dans un cercle. C'est parce que le pouvoir du monde fonctionne toujours de manière circulaire et tout essaie d'être rond. Le ciel est rond et la terre est ronde, ronde comme une balle, et toutes les étoiles le sont aussi. Le vent, tout puissant, tourbillonne lui aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle, leur religion est la même que la nôtre. La marche des saisons, elle aussi, forme un grand cercle, les saisons refont toujours le même cycle. La vie d'un homme est un cercle, de l'enfance à l'âge adulte, et il en est ainsi partout où le pouvoir se meut. « Toutes les choses dans le monde sont deux (Naki-deux). Notre esprit est dual : bien et mal cohabitent. Avec nos yeux, nous voyons les deux choses : les belles choses et les vilaines. Nous avons une main droite qui frappe et est faite pour le mal et une main gauche pleine de bonté, près du cœur. Un pied peut nous conduire vers une mauvaise voie, l'autre vers une bonne. Ainsi, toutes les choses ont deux faces, tout est Naki. » R. Redfeather : redfeather88@aol.co


REF.: • KAPAP7

Le major Avi Nardia, l'un des principaux instructeurs officiels pour l'armée et la police israéliennes dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le Close Quarter Combat (CQB), et Ben Krajmalnik ont réalisé un nouveau DVD basique sur les armes à feu et la sécurité et sur les techniques d'entraînement dérivées de l'IPSC (Instinctive Point Shooting Combat). Le tir instinctif en combat est une méthode de tir basée sur les réactions instinctives et cinématiques pour tirer en distance courte dans des situations rapides et dynamiques. Un discipline de self-défense pour survivre dans une situation où la vie est menacée, où il faut une grande rapidité et une grande précision, où il faut sortir le pistolet et tirer en distance courte, sans utiliser la mire. Dans ce premier volume, nous étudierons : le maniement des armes (revolver et semi-automatique), la pratique du tir à sec et la sécurité, le Point Shooting ou tir instinctif en distance courte et en mouvement, des exercices de rétention de l'arme en situation de stress et avec plusieurs attaquants, des exercices de recharge avec chargeur, à une main… et finalement des pratiques en galerie de tir avec pistolets, fusils K-74, M-4, mitraillette M-249 et même lance-grenades M-16.

Tous les DVDs produits par Budo International sont scell s au moyen d une tiquette holographique distinctive et sont r alis s sur support DVD-5, format MPEG-2 (jamais VCD, DICX ou similaires). De m me, l impression des jaquettes ainsi que les s rigraphies suivent les plus strictes exigences de qualit . Si ce DVD ne remplit pas ces crit res et/ou si la jaquette ou la s rigraphie ne co ncide pas avec celle que nous vous montrons ici, il s agit d une copie pirate.

COMMANDES : Budo international. net


Une fois révisés et ajustés les concepts et les méthodologies d'une école qui provient d'une méthode de combat réel, la Zen Nihon Toyama-Ryu Iai-Do Renmei (ZNTIR) s'efforce actuellement de maintenir cette tradition vivante et de conserver les formes originales à travers un système qui unifie le corps, la pensée et l'esprit de manière réaliste et efficace. Ce DVD a été créé à la demande des pratiquants de la filiale espagnole de la Zen Nihon Toyama-Ryu Iaido Renmei (ZNTIR - Spain Branch) afin de faire connaître au monde entier un style de combat avec une vraie épée, créé au XXème siècle dernier, mais dont les racines plongent dans les anciennes techniques guerrières du Japon féodal. Il vous présente la structure de base de la méthodologie qui est appliquée dans le style, depuis les exercices d'échauffement et de préparation codifiés, en passant par les exercices de coupe, les gardes, les katas de l'école, le travail avec un partenaire et l'initiation au Tameshigiri, les exercices de coupe sur une cible réelle, la pierre angulaire sur laquelle se base le Toyama-Ryu. Nous espérons que la connaissance de l'existence d'un style comme le Toyama-Ryu Batto-Jutsu soit un stimulant envers ce style traditionnel, très différent des disciplines de combat actuelles et qu'il attire ceux qui désirent aller plus loin dans leurs pratiques martiales. Ce DVD sera utile à tous ceux que le sabre japonais intéressent, amateurs ou professionnels, pour appuyer leur apprentissage ou comme objet de consultation.

REF.: • TOYAMA1

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Reportage


Eskrima Comment devenir un bon eskrimador ? Comment devenir un bon eskrimador ? J'ai entendu cette question des centaines de fois dans mes séminaires et je reçois beaucoup d'e-mails de gens qui me posent cette question. Quand j'ai commencé l'Eskrima, il y a presque 30 ans, tout était différent. Il n'y avait pas d'ordinateurs, pas d'internet et pas d'e-mail. Vous ne pouviez pas trouver de vidéo sur YouTube et voir les maîtres en action. Il fallait découvrir la vraie Eskrima par vous-même. Aujourd'hui, vous pouvez facilement contacter les maîtres et même vous entraîner avec eux. Les temps modernes offrent beaucoup de possibilités. Mais en même temps, vous pouvez facilement vous faire berner par une vidéo. La vraie Eskrima doit être pratiquée, comprise et vécue en temps réel. Vous ne pouvez pas en apprendre les détails en regardant une vidéo.

« Aujourd'hui, l'Eskrima est un mélange de différents styles. Il semble que de nombreux élèves mélangent différents styles et appellent cela de l'Eskrima, et ils ajoutent de nouvelles choses qui n'ont rien à voir avec l'Eskrima. » Différents styles d'Eskrima Aujourd'hui, l'Eskrima est un mélange de différents styles. Il semble que de nombreux élèves mélangent différents styles et appellent cela de l'Eskrima, et ils ajoutent de nouvelles choses qui n'ont rien à voir avec l'Eskrima. Ils font leurs courses, veulent apprendre le plus de techniques que possible, puis les mélanger à leur manière et commencer à enseigner. Ils s'autoproclament maîtres et oublient les principes les plus importants de l'Eskrima, ceux qui en constituent le fondement. Tout art martial commence par une bonne base et ceci est également vrai pour l'Eskrima. Sans elle, on ne peut être un bon eskrimador et certainement pas le meilleur. L'utilisation d'un couteau, par exemple, commence par et avec la compréhension de l'arme ; ce qu'il fait dans une situation de combat, ses dangers, comment se défendre de lui, la façon de bloquer, comment attaquer, ce que signifie vraiment la distance et comment cela affecte le combat. Il faut des années de formation avec des bâtons et des couteaux avant d'avoir maîtrisé ces principes de base. Les maîtres


Reportage


Eskrima comprennent ces principes en profondeur et peuvent anticiper les attaques de leurs adversaires, ils prévoient leurs mouvements et leurs réactions. Ils connaissent leur adversaire car ils comprennent l'arme qu'eux-mêmes utilisent. Bien sûr, cela s'applique également aux techniques à mains nues. Malheureusement, de nombreux soi-disant « maîtres » ouvrent des écoles et se mettent à enseigner à leurs élèves de manière erronée, sans une bonne base. Vous pouvez imaginer l'effet que cela fait sur la vraie Eskrima. Il n'en reste plus grand-chose.

Les cinq règles de base des eskrimadors Ceci m'amène à ce que sont, pour moi, les cinq règles de base pour devenir un vrai eskrimador : obtenir une bonne base d'un bon professeur, se concentrer sur l'autodiscipline, s'entraîner dur, regarder et écouter, et évidemment, vous devez avoir du talent pour devenir un vrai eskrimador. Bien sûr, il y aurait beaucoup d'autres caractéristiques à mentionner, mais si vous savez trouver un bon professeur qui est prêt à vous enseigner de bonnes bases et que vous travaillez dur, avec un peu de talent, vous pouvez aller loin. Trouver un bon professeur n'est pas facile. Le professeur doit répondre à plusieurs critères. Le professeur doit être bon en Eskrima, peu importe le style qu'il pratique. Être bon en Eskrima, ce n'est pas seulement comprendre les exercices d'Eskrima et comment bloquer ou frapper. Comprendre l'Eskrima c'est savoir où et quand faire ces blocages, comment contrer correctement, quelle est la distance adéquate pour chaque arme. Avec un bâton, vous pouvez utiliser une plus longue distance qu'avec un couteau, etc. Puis, l'une des caractéristiques les plus importantes d'un bon enseignant est de savoir comment faire progresser leurs élèves en Eskrima, comment faire évoluer les élèves ? Parce qu'on voit souvent l'élève devenir meilleur que le professeur au bout de très peu de temps.

Entraînez-vous dur et de façon intelligente S'entraîner durement est la clé du succès, mais ce n'est pas la

seule. Donc, si nous avons un bon professeur et de bonnes base, rien ne s'oppose à ce nous nous devenions de bons eskrimadors. Si seulement c'était aussi simple que cela ! Regardez tous ceux qui ont réussi dans l'Eskrima, ils partagent l'une des caractéristiques les plus importantes : la volonté de s'entraîner dur. D'autre part, lors de mes stages, les gens viennent vers moi et me disent : « Frans, je m'entraîne quatre heures par jour, je travaille comme un malade contre les sacs de frappe et les pneus de voiture. Je m'entraîne avec des amis tous les jours et je ne progresse pas. » Ils s'entraînent dur. Ma réponse est simple, en fait : s'entraîner dur est la clé du succès, mais s'entraîner dur n'est pas suffisant. Vous devez vous entraîner durement et combiner l'entraînement dur avec un entraînement intelligente. Chaque séance d'entraînement devrait comprendre les principes de base. Vous devriez aussi essayer de définir ce que vous voulez apprendre à chaque fois, être plus centré sur ce que vous voulez apprendre. Par exemple, entraîner l'endurance, l'explosivité (très importante en Eskrima) ou vous centrer sur la coordination. Chaque séance d'entraînement devrait avoir un but, à chaque étape de la formation, vous devriez être en mesure d'expliquer comment atteindre votre objectif pour être un bon eskrimador.

Concentration La concentration est l'un des principaux aspects de mon style. Chaque coup, chaque attaque, chaque désarmement et chaque mouvement que vous faites, vous le faites pour une raison, dans un but. Le jeu de jambes fonctionnelle, le mouvement du corps, tout ce que vous faites doit servir un but. De cette façon, votre Eskrima sera efficace.

Talent Tout le monde ne naît pas avec du talent. Combien de fois avez-vous entendu dire : « J'ai du talent et je peux facilement pratiquer les mouvements et les techniques. » J'ai, malheureusement, de mauvaises nouvelles pour eux. D'après mon expérience, ce genre de personnes n'atteignent pas le sommet parce que pour réellement atteindre le sommet, le talent ne suffit pas. Les gens talentueux devront donc s'entraîner dur et intelligemment, et avoir un bon professeur. Mais si vous avez le talent, que vous remplissez toutes les conditions requises et que vous avez un bon esprit, vous atteindrez le sommet de la montagne et vous serez sans égal.

Conclusion N'importe qui peut apprendre l'Eskrima à son propre niveau, juste pour le sport ou l'auto-défense. Beaucoup de gens ne se soucient pas du style qu'ils pratiquent, simplement ils aiment bien leur professeur et ils pratiquent avec un groupe de personnes sympa. Mais si vous voulez devenir des eskrimadors de haut niveau, je vous conseille d'être très critiques dans le choix de votre professeur et de voir si votre professeur a vraiment les qualités qu'il faut pour faire de vous un bon eskrimador. Si vous souhaitez plus d'informations ou si avez des questions ou des commentaires à faire, n'hésitez pas à me contacter. Vous êtes bienvenus dans mon monde, le monde de l'Eskrima.


Texte : Emilio Alpanseque Photos : Rodrigo Sánchez

Le Choy Lee Fut est un système martial traditionnel chinois très dynamique et d i s t i n c t i f , caractérisé par une grande quantité de techniques combinées de bras et de jambes, des déplacements agiles unis à des mouvements circulaires de la taille, qui permettent d'engendrer des coups à grande vitesse et très puissants. Le Choy Lee Fut incorpore également une grande variété de maniements d'armes qui sont en général difficiles à trouver comme faisant partie d'un seul style. Dans cet article, nous allons rendre compte des aspects les plus importants de cet héritage martial pour tous nos lecteurs.

Les armes dans


« Le Choy Lee Fut de la famille Chan provenant de la province de Canton dans le sud de la Chine est un style de Wushu traditionnel fondé par le maître Chan Heung en 1836. »


Wu Shu Wushu Traditionnel Les armes du Choy Lee Fut Le Choy Lee Fut de la famille Chan provenant de la province de Canton dans le sud de la Chine est un style de Wushu traditionnel fondé par le maître Chan Heung en 1836. Il s'agit d'une tradition très enracinée dans les méthodes originales du temple de Shaolin, influencé par les factions du sud et du nord, amalgamant les principales techniques développées à une époque de conflits et de rebellions constants. D'après les registres de la famille Chan, Chan Heung passa plus de 20 ans à apprendre le travail des mains avec ses trois mentors : Chan Yuen Wu, Lee Yau Shan et le moine Choy Fook, avant de combiner ses expériences martiales dans un système efficace et intégral. Malgré les conditions précaires de la fin de la dynastie Qing (1644-1911), où la pratique publique des arts martiaux était en outre interdite, le Choy Lee Fut parvint à poursuivre son expansion à travers les sociétés secrètes et des groupes révolutionnaires. Par la suite, avec les années, il s'étendit ouvertement dans différentes provinces chinoises, dans le Sud-Est asiatique et le reste du monde. Actuellement, le maître Chen Yong Fa (Chan Wing Fat), cinquième descendant du fondateur par la ligne paternelle, est considéré comme le gardien du style et comme tel, lui a été confiée la tâche de le maintenir vivant à travers ses différents héritiers. Le maître Chen est né en Chine en 1951. Il a commencé à le pratiquer quand il avait 4 ans seulement, sous la direction de son grand-père, Chan Yiu Chi, et de son père, Chan Wan Hon. Il reçut ainsi le système complet tel qu'il fut pratiqué par ses ancêtres. Chen a hérité en outre des manuscrits originaux qui documentent l'histoire et l'évolution du Choy Lee Fut et décrivent de manière détaillée toutes ses formes et techniques. Chen, en plus d'être un expert martial consommé est également un pratiquant certifié de médecine traditionnelle chinoise qu'il exerce dans son école à Sydney en Australie depuis les années 80 tout en enseignant les arts martiaux, la Danse du Lion, le Qigong et la médecine traditionnelle à un groupe choisi d'élèves.

Les quatre armes de base Dans le système Choy Lee Fut, on utilise une grande variété d'armes pour la pratique et le perfectionnement des habiletés martiales. En général, ces armes peuvent être classées en trois groupes principaux en fonction de leur champ d'action : longues, moyennes et courtes. Ces trois groupes peuvent à leur tour se regrouper en différentes

catégories telles que armes dures, douces, doubles, combinées, souples et bien d'autres. Il existe cependant quatre armes qui sont considérées comme les armes fondamentales du style. Ce sont : 1) Gwan, le bâton Le bâton est essentiellement un bâton long ou gourdin en bois dur ou semi-souple. C'est une arme simple mais efficace. Comme le bois est difficile à rompre, il permet la transmission de la force du coup sur toute sa longueur. Le bâton incorpore de nombreuses techniques linéaires et circulaires, réalisées en mettant l'accent sur la force dure. Il sert de base pour l'apprentissage d'autres armes telles que les lances, hallebardes, fourchettes et autres. Parmi les bâtons les plus communs dans le Choy Lee Fut se trouvent Dan Tau Gwan (bâton à une tête), Seung Tau Gwan (bâton à deux têtes) et Chai Mee Gwan (bâton au niveau des sourcils). 2) Darn Dao, le sabre Le sabre est une arme coupante, recourbée, à un seul tranchant, à la poignée cylindrique en bois avec une protection pour la main ronde en acier. Il est idéal pour couper à grande vitesse en utilisant également la force dure. Du fait de la courbure de sa lame et de son tranchant unique, il est possible d'exécuter avec le sabre des techniques d'enroulement autour de la tête ainsi que l'usage de l'autre main comme appui additionnel dans certains mouvements. Il y a beaucoup de types de sabres, parmi eux se distinguent Gau Wan Darn Dao (sabre à neuf anneaux), Ma Dao (sable de cavalerie) et Kwan Dao (hallebarde de Kwan Kung). 3) Gim, l'épée L'épée droite fut un symbole de noblesse dans la culture chinoise. Comme son nom l'indique, elle possède une lame à double tranchant droite, avec une pointe affilée. La protection de la main est plate et alignée avec la lame de manière à protéger la saisie à la base des deux bords aiguisés. L'usage de l'épée droite est très raffiné. Il se base sur le contrôle précis du poignet et met l'accent sur la force douce avec des techniques de taille et d'estoc habituellement dirigées vers des cibles spécifiques ou des points vitaux. Parmi les épées les plus communes, nous avons Ching Lung Gim (épée du dragon vert), Ta Mo Gim (épée de Bodhidharma) et Moi Fah Gim (épée de la fleur du cerisier).


« Malgré les conditions précaires de la fin de la dynastie Qing (1644-1911), où la pratique publique des arts martiaux était en outre interdite, le Choy Lee Fut parvint à poursuivre son expansion à travers les sociétés secrètes et les groupes révolutionnaires. »


Reportage 4) Cheung, la lance La lance est essentiellement un bâton avec une pointe en métal en forme de diamant fixée à une extrémité. Elle incorpore donc beaucoup de méthodes utilisées avec le bâton à une ou deux têtes en plus de techniques qui font usage de la pointe pour couper, piquer, etc. Contrairement au bâton, les mouvements de la lance - tels que la combinaison caractéristique de couvrir, dévier et piquer - sont exécutés en mettant l'accent sur la force douce. Parmi les lances les plus communes dans le système on trouve : Ying Cheung (lance de l'ombre), Seung Tau Cheung (lance à deux tête) et Seer Sau Cheung (lance de la main de serpent).

Méthodologie d'enseignement L'étude du Choy Lee Fut se compose de deux parties principales : la méthode externe et l'interne. Les débutants commence par l'étude de la méthode internet et leur apprentissage se divise en trois niveaux de connaissance. Dans le premier niveau, on enseigne les fondements du système et le travail avec les deux séries principales : Ng Lun Ma (roue des cinq chevaux) et Ng Lun Choy (roue des cinq poings). La première présente les postures et les transitions principales en se déplaçant de manière linéaire et la deuxième apporte les techniques de main, poing et les blocages les plus importants, qui sont de nature circulaire. Une fois que les élèves sont familiarisés avec les bases du style, on commence immédiatement avec les armes et le maniement du bâton. Et pas seulement parce qu'il s'agit de l'arme principale de la tradition Shaolin, mais encore parce qu'il permet au pratiquant de préparer ses poignets et ses avant-bras tout en

« Faisons remarquer que les techniques modernes sont utilisées pour le maniement des armes classiques dans les compétitions sportives. » apprenant. En outre, le bâton sert de base pour l'usage d'autres armes longues. On commence généralement par certaines techniques linéaires du Dan Tau Gwan (bâton à une tête) telles que les coups latéraux et les coups ascendants et descendants à 45º. L'étape suivante consiste à apprendre la forme Seung Gaap Dan Gwan (bâton double et simple) qui, comme son nom l'indique, est une série qui combine les habiletés préalablement étudiées des deux armes. Cela qui permet aux élèves d'intégrer les principes de génération de la force et le travail « des chevaux » appris dans les formes à main nue avec les techniques du bâton, renforçant ainsi le développement intégral dans le style et les préparant à aborder les niveaux suivants de connaissances. Enfin, mentionnons que pendant qu'ils apprennent les séries avec armes du système, ils pratiquent également des combinaisons spécifiques séparément et avec un partenaire afin d'essayer de comprendre correctement les applications martiales.

Les raisons de l'entraînement avec les armes Indépendamment de sa morphologie, l'apprentissage et l'entraînement des techniques traditionnelles avec armes, suivant les mêmes méthodes que les ancêtres du système et utilisant des armes historiquement précises quant à toutes leurs caractéristiques (poids, longueur, construction), est également vital pour la compréhension du travail sans armes. Le maniement des armes contribuera à améliorer le langage corporel, les attributs physiques et la dextérité des pratiquants dans le combat. Par exemple, la pratique avec les armes longues et lourdes améliore l'équilibre des postures et renforce les muscles en général. Réaliser des mouvements compliqués aux niveaux avancés avec des armes coupantes exige également une plus grande attention et concentration, ce qui finalement améliorera l'harmonie entre la pensée, le corps et l'esprit. Faisons remarquer que les techniques modernes qui sont utilisées pour le maniement des armes classiques dans les compétitions sportives, qui sont très légères et/ou courtes, ne sont souvent pas adéquates pour l'analyse de ces armes suivant leur plus stricte application martiale. Dans le Choy Lee Fut, on essaye de percer les secrets écrits dans les registres de la famille Chan et de pratiquer avec les mêmes armes que celles qui sont décrites dans ces manuels, essayant d'acquérir les mêmes habiletés que celles que pouvaient posséder nos ancêtres. Il est essentiel pour tous les professionnels et maîtres, peu importe le style, de reconnaître le devoir de préserver cet héritage martial de génération en génération. La conservation est un défi continu pour les pratiquants d'arts martiaux traditionnels.


Wu Shu

« Une fois que les élèves sont familiarisés avec les bases du style, on commence immédiatement avec les armes et le maniement du bâton. »

Sur les photos, les maîtres Marcel et Raúl Toutin, disciples directs du grand maître Chen Yong Fa et directeurs du bureau sud-américain de Choy Lee Fut Wing Sing Tong, dont le siège se trouve à Santiago du Chili. Pour plus d'informations, visitez : http://www.choyleefutlatinoamerica.org


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Ref. 10175

Ref. 11800


S.D.S.-CONCEPT SECURITY TRAINING La formation à la sécurité du SDS-Concept est un système pédagogique destiné à l'enseignement et à la formation à la sécurité opérationnelle et pratique. Certains groupes professionnels courent un risque nettement plus élevé d'être attaqués par des clients agressifs que d'autres. Ça peut être un travail quotidien, mais il ne doit pas être pris à la légère. Notre programme éducatif a été clairement conçu pour le travail quotidien de ces professionnels. Le personnel de sécurité - privé ou officiel - doit faire face à la violence et aux agressions tous les jours. On voit souvent des situations où les agresseurs réels sont blessés. Faire face à des situations potentiellement dangereuses fait partie du pain quotidien du personnel de sécurité. Seulement un personnel de la sécurité très bien entraîné sera capable de gérer des situations complexes - intimidation, insultes, menaces, attaques - de manière appropriée. Il est absolument nécessaire de


réagir calmement et de manière adéquate dans des circonstances dangereuses. Les temps changent, les systèmes de self-défense et les programmes s'adaptent de plus en plus et SDS-Concept est également un produit de notre époque. La vie va vite de nos jours et la plupart des gens ne peuvent pas consacrer des années à étudier les arts martiaux. Le SDS-Concept n'est pas le sous-produit d'un système de combat quelconque. Il peut fonctionner hors des sentiers battus. Il se concentre complètement sur la formation en matière de sécurité, considérant tous les outils et les situations possibles. Il n'est clairement pas nécessaire d'étudier un système, pour simplement l'adapter plus tard ou en modifier les concepts et les principes pour pouvoir utiliser des armes ou des outils de self-défense.

S.D.S.-Concept Security Training L'idée L'idée de base de la formation à la sécurité du SDS-Concept est de donner plus de sécurité aux professionnels qui courent de hauts risques dans leurs professions. La combinaison d'une sécurité appropriée, d'une perspicacité pédagogique et psychologique associées à l'expérience d'avocats et du personnel de police a abouti à une offre de cours, séminaires et counseling.

S.D.S.-Concept - usage professionnel de l'équipement Les techniques du SDS-Concept sont généralement exécutées avec des outils tels que lampes de poche, menottes, tiges télescopiques, tonfas et gaz poivré. Ces outils sont utilisés pour attaquer, contrôler, attacher et transporter des adversaires, ainsi que pour la self-défense. Effets potentiellement nocifs des outils utilisés de façon inappropriée : • Blessures graves ou même la mort • Technique inapproprié pour une situation donnée • Les outils peuvent être interdits dans certains endroits (par exemple, certaines compagnies aériennes ne permettent pas de tonfas ou de gaz poivré à bord de leurs avions) • Techniques inappropriées pour le travail d'équipe • L'utilisation des techniques peut être exagérée et donc inappropriée • Pas toujours recommandée.

Contenu de la formation Le programme comporte des aspects techniques ainsi qu'une formation au travail d'équipe, l'évaluation de la situation, les techniques de recherche, la planification d'urgence, la protection des tiers, la protection de soi et une étude de l'aspect juridique. Pour le SDS-Concept, typiquement, les techniques sont toujours enseignées et pratiquées dans le cadre de demandes particulières concernant la tactique et la stratégie.

Tactiques opérationnelles Les tactiques opérationnelles peuvent être définies comme l'utilisation de moyens verbaux et physiques pour la mise en œuvre des mesures nécessaires dans une mission ou une tâche bien planifiée et coordonnée. Les facteurs importants sont la force de l'équipe, le timing, l'emplacement et le but.

Les tactiques opérationnelles contiennent : la préparation, le briefing de l'équipe, l'application de la force physique, l'utilisation d'outils, le positionnement des membres de l'équipe, les techniques d'accompagnement en équipe, l'attaque en équipe, les techniques d'immobilisation et de transport en équipe, la perception, les erreurs de perception, le traitement de l'information en situation de stress. Comme vous avez pu le voir dans les précédents articles, le SDS-Concept est un système très vaste. Il est différent des autres systèmes car il se concentre sur des situations et pas sur des niveaux. Il est parfait pour simplement apprendre, par exemple, des techniques appropriées pour les femmes, ou l'utilisation de gaz poivré, ou l'utilisation d'objets flexibles, etc. Il n'est pas nécessaire d'apprendre tout le système du SDS-Concept. D'une manière générale, le SDSConcept est un


système très élaboré de combat rapproché dans le seul but de permettre à chacun de se défendre efficacement. Le système couvre un large éventail de sujets, dans le secteur de la self-défense, que ce soit contre des agresseurs armés ou pas. Le SDS-Concept est une combinaison de techniques de self-défense avec le SDS - le bâton de self-défense (Kubotan, Dulo, Yawara, Pocket bâton) -, des objets de tous les jours et toutes les armes corporelles disponibles. Le SDSConcept n'est ni un sport de combat possédant un ensemble complexe de règles, ni un art martial traditionnel, mais plutôt un système qui met l'accent sur l'efficacité et rien que l'efficacité. Il est complété par des mesures

préventives (éviter l'escalade), des éléments de self-défense tactiques, un entraînement basé sur des situations, une formation à la manipulation SDS et des techniques de réduction d'intensité. Peter Weckauf est un expert de renommée internationale en matière d'arts martiaux et de self-défense. Il a conçu le SDS-Concept comme une extension significative et un complément à différents systèmes de self-défense et d'arts martiaux afin d'améliorer efficacement les capacités de self-défense des pratiquants. Les cours d'instructeurs sont prévus pour mars et septembre 2014. Pour plus d'informations, visitez: www.sds-concept.com ou www.sami-international.com Photos : Mike Lehner Texte : Peter Weckauf et Irmi Hanzal


AUTEUR: SALVATORE OLIVA

REF.: DVD/TV2

TITRE: J.K.D. STREET SAFE: REF.: DVD/SALVA • DVD/SALVA2 TITRE: KNIFE FIGHTING: • DVD/SALVA3 • DVD/SALVA4 TITRE: PROFESSIONAL • DVD/SALVA5 FIGHTING SYSTEM: • DVD/SALVA6 TITRE: PROFESSIONAL • DVD/SALVA6 FIGHTING SYSTEMKINO • DVD/SALVA7

REF.: DVD/BL

AUTEUR: B. RICHARDSON

MUTAI: TITRE: BRUCE LEE: L’HOMME ET SON HÉRITAGE

AUTEUR: RANDY WILLIAMS

AUTEUR: JOAQUIN ALMERIA

REF.: DVD/ALM2 TITRE: JKD TRAPPLING TO GRAPPLING

REF.: DVD/ALM3 TITRE: FILIPINO MARTIAL ARTS

TITRE: HOMMAGE BRUCE LEE AUTEUR: TED WONG & CASS MAGDA

REF.: DVD/ALM4 TITRE: STREETFIGHTING! JEET KUNE DO

REF.: DVD/RANDY1 REF.: DVD/RANDY2 TITRE: WING TITRE: WING CHUN KUNG FU: CHUN KUNG FU: SIU LIM TAO CHUM KIU Anglais / Espagnol / Italien

TITRE: JKD STREET DEFENSE TACTICS: TITRE: EXPLOSIVE DUMOG TITRE: JKD STREET TRAPPING”

Anglais / Espagnol / Italien

Anglais / Espagnol / Italien

TITRE: JEET KUNE DO BRUCE LEE’S YMCA BOXING

REF.: DVD/YAW2 TITRE: YAWARA KUBOTAN AUTEUR: MASTER PEREZ CARRILLO

TITRE: JKD EFS KNIFE SURVIVAL AUTEUR: ANDREA ULITANO

REF.: DVD/DP1 TITRE: 5 EXPERTS EXTREME STREET ATTACKS AUTEURES: VICTOR GUTIERREZ, SERGEANT JIM WAGNER MAJOR AVI NARDIA, J.L. ISIDRO & SALVATORE OLIVA

AUTEUR: BOB DUBLJANIN

TITRE: JEET KUNE DO ELEMENTS OF ATTACK

REF.: DVD/SILAT3

TITRE: JEET KUNE DO

DVD/RANDY4 TITRE: CONCEPTS & PRINCIPLES

REF.: DVD/EFS1

TITRE: JKD ”

REF.: DVD/RANDY3 TITRE: WING CHUN KUNG FU: BIU JEE

REF.: DVD/SILAT

REF.: DVD/JKDTIM

REF.: DVD/JKDTIM3

AUTEUR: TIM TACKETT

REF.: DVD/JKDTIM4

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ANGLAIS

AUTRES STYLES

REF.: DVD/JKDTIM2

REF.: MUKRANDY1

REF.: MUKRANDY2

TITRE: THE WOODEN DUMMY ANGLAIS / ITALIEN

TITRE: PENTJAK SILAT

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REF.: DVD/BURTON REF.: DVD/BURTON2 TITRE: JEET KUNE DO TITRE: JEET KUNE UNLIMITED DO UNLIMITED

TITRE: TITRE: ESPADA Y DAGA BUKA JALAN SILAT


La Persévérance du Phœnix Texte : Nuria Ortiz & Pedro Conde


Dans la très belle dernière publicité de Volvo (félicitations aux créatifs !) présentant la stabilité de leur nouveau système de direction, Van Damme fait le grand écart. Volvo remet ainsi sous les projecteurs ce titan du cinéma martial, éternel enfant terrible des coups de pied et des grands écarts parfaits, un homme qui a vécu et survécu au succès. Van Damme est l'exemple de la persévérance et du succès malgré des hauts et des bas. Plusieurs dizaines d'années de cinéma martial le contemplent et aujourd'hui, dans ce magnifique article très complet, notre expert en la matière, Pedro Conde, qui l'a si souvent interviewé, pénètre dans les plis et les replis d'une carrière et d'une vie exceptionnelles. Oui, messieurs, nous en avons pour un bon moment avec Van Damme ! Il a fait preuve d'une capacité à renaître de ses cendres comme peu de fois nous avons eu l'occasion de le voir. Un reportage extraordinaire que vous n'oublierez pas. Alfredo Tucci


Jean-Claude Van Damme, la persévérance du phœnix Jean-Claude François Camille Van Varenberg est né le 18 octobre 1960 à 6 heures 10 du matin à l'hôpital de BerchemSainte-Agathe, commune de Bruxelles, Belgique. Il a grandi au sein d'une famille bourgeoise aisée. Son père, Eugène, gérait sa propre entreprise. Déjà tout petit, Jean-Claude était introverti et très sensible, peut-être parce qu'il passa la plus grande partie de son enfance assez seul. Ses parents étaient trop occupés à essayer de mener à bien l'entreprise familiale pour lui consacrer toute l'attention dont il avait besoin. De fait, le petit Jean-Claude s'attacha rapidement à Manola, la jeune Espagnole, domestique chez les Van Varenberg, avec laquelle il passait la plupart de ses journées. À tel point que ses parents commentent qu'enfant, il parlait presque mieux l'espagnol que le français. Quand il commença à aller à l'école, les seuls cours qu'il supportait étaient les cours de dessin (très jeune, il faisait déjà preuve d'une grande habileté à dessiner) et de gymnastique. Son père l'encouragea très vite à se consacrer au sport, espérant qu'il surmonterait ainsi sa grande timidité et son insécurité et qu'il développerait un peu son corps fragile. Quand la fièvre des arts martiaux envahit la Belgique en 1973, son père l'accompagna un jour à un club de Karaté pour le mettre sous la tutelle de Claude Goetz, l'un des pionniers du Karaté en Belgique. Lorsque Goetz, pratiquant de Karaté depuis 1958, vit son nouvel élève, sa première impression fut qu'il n'était pas très doué pour l'exercice physique et qu'il était trop maigre. Ce gamin fluet de 12 ans fit cependant preuve de plus de volonté que la


majorité des adultes vétérans, raison pour laquelle Goetz s'attache immédiatement à lui. Claude Goets est un véritable personnage en Belgique. Il fut l'un des pionniers du Karaté dans son pays, élève de maîtres de la taille de Harada ou Taiji Kase, qu'il reçut dans sa propre maison. Il commença à pratiquer sous la direction de Jacques Delcourt, actuel président de la FFKAMA. On peut également le considérer comme l'un des principaux artisans de l'introduction du full et du

light contact en Belgique et il fut l'un des premiers à participer aux championnats d'Europe. Il participa activement à la création de la Fédération européenne de Karaté et, quelques années plus tard, à la création de la Fédération européenne de full contact. Il organisa même de grandes soirées de full contact comme celle qui affronta Dominique Valera et Macaruso. Van Damme allait donc être en de bonnes mains. Les entraînements de Goetz se faisaient « à la japonaise », autrement dit, ils étaient presque militaires. Il n'admettait pas d'excuses : celui qui ne résistait pas pouvait s'en aller, celui qui continuait, progressait. Ce fut certainement trop dur pour le petit Jean-Claude qui, après chaque entraînement, rentrait chez lui exténué, incapable de faire ses devoirs ou de se lever tôt pour aller à l'école. Au bout d'un an, il abandonna le club de Goetz, frustré par son incapacité physique à suivre le rythme des cours. Il médita pendant plusieurs mois et décida de reprendre les arts martiaux, mais avec un autre professeur, Miyazaki, du Karaté

Shotokan. Avec ce professeur traditionnaliste, Van Damme apprit à se forger une volonté de fer et acquit une plus grande rapidité et précision. Mais quelque chose continuait de le torturer intérieurement : il était trop mince, ses techniques manquaient de puissance et devant un adversaire plus lourd que lui, il ne pouvait pas faire grand-chose. Cette insécurité, associée à un physique frêle, le poussa à reprendre ses cours avec le professeur Goetz afin de se forger un corps dont il put être fier. Il se consacra en même temps à aller souvent à un centre de musculation pour lever poids et altères, modifia son régime alimentaire et inclut plus de vitamines et de protéines et s'abonna aux magazines « Pleine Forme » et « Muscles & Fitness ». Il avait enfin canalisé son obsession et commença petit à petit à gagner du poids et à développer un corps solide, qui lui permit finalement de remporter, avec le temps, le titre de « Mister Belgique ». Ses parents furent pour lui d'une grande aide. Ils lui laissaient assez bien de liberté, l'encourageaient et, chaque fois qu'il revenait crevé des entraînements, il trouvait le repas prêt et des mots affectueux et de compréhension. Ses études cependant n'allaient pas si bien,


elles ne l'intéressaient pas beaucoup et il y consacra de moins en moins de temps pour pouvoir s'entraîner plus. Ses parents ne s'inquiétaient pas trop, pensant que si leur fils ne parvenait finalement pas à se distinguer en Karaté, il pourrait toujours reprendre le commerce familial : un magasin de fleurs. C'est en aidant sa mère au magasin que Van Damme fit la connaissance de Monette, un jolie jeune fille qui

donnait des cours de danse. Van Damme s'y intéressa immédiatement et s'inscrivit à ses cours sous prétexte d'améliorer sa souplesse. Comme il le reconnut lui-même, la raison était très différente : « C'était impressionnant de se retrouver presque tous les jours entouré de tant de beautés graciles et fascinantes. J'étais amoureux de toutes les danseuses ! » Il n'est donc pas difficile de comprendre pourquoi il conjugua pendant plus de quatre ans

la danse et les arts martiaux. Mais ce qui n'était au départ qu'un hobby « coquin » finit par devenir quelque chose de plus sérieux. En effet, son extraordinaire souplesse et sa grande coordination de mouvements étaient telles que divers professeurs de danse classique et de ballet lui proposèrent de s'y consacrer intensivement, lui dessinant un avenir prometteur sur scène. Van Damme médita le sujet car la danse lui offrait,


à l'époque, plus de possibilités de devenir célèbre que les arts martiaux. Mais il commençait en même temps à caresser sérieusement l'idée de tenter sa chance dans le monde fascinant du cinéma. Il déclina donc toutes les offres qui auraient pu l'écarter de son objectif. Les danseurs ne deviennent pas des héros, les acteurs bien. Et c'était à cela que Van Damme voulait se consacrer un jour : devenir un héros. Après cela, il vécut une époque de participations victorieuses et prometteuses à diverses compétitions de Karaté et de light contact, obtenant deux fois le titre de Champion du Monde de l'Association

européenne de Karaté professionnel (Full Contact à l'époque) dans la catégorie des poids moyens. Il ouvrit un peu plus tard le California Gym, qui marcha bien, mais n'était pas ce qu'il souhaitait faire dans la vie. En 1982, avec son ami Michael Qissi, intime ami d'enfance également élève de Goetz, il se lança à la poursuite du « rêve américain » et s'en alla tenter sa chance au cinéma. Il ferma son gymnase et se rendit à Los Angeles, avec pas plus de 8000 dollars en poche. Les débuts furent difficiles et peu encourageants. Il fit un tas de petits boulots : conducteur de taxi, livreur de pizzas, conducteur de limousine, professeur de Karaté et masseur, entre autres. Grâce à ses extraordinaires qualités physiques et à ses connaissances en musculation et en fitness, il parvint à devenir le sparring et l'assistant personnel de Chuch Norris qui obtint pour lui une petite participation de rien du tout dans « Missing in Action » (Portés disparus). Après deux ans aux États-Unis à poursuivre son rêve, ce n'était pas grand-chose, mais c'était au moins un début. Désespéré pour avoir un rôle et ne voyant rien venir, il accepta de jouer le rôle d'un homosexuel avec certains scènes un peu fortes dans « Monaco Forever ». En 1985, il put travailler dans une production de Hong Kong intitulée « No Retreat, No Surrender » (Le Tigre rouge) qui passa avec plus de peine que de gloire ou, en tout cas, qui fut très loin de ses expectatives malgré le fait d'être réalisée par le fameux réalisateur Corey Yuen (The Transporter). En 1988, il eut l'occasion de montrer à Menahem Golam, l'un des producteurs et réalisateurs de la Cannon Group, ses étonnantes qualités physiques et celui-ci décida de lui donner le rôle principal de « Bloodsport ». Le film eut un succès discret qui augmenta au fil du temps. Viendra ensuite « Black Eagle » (L'Arme absolue) avec Sho Kosugi. En 1989, il tournera de nouveau pour


la Cannon avec « Cyborg ». Ces productions le firent connaître, mais c'est « Kickboxeur » qui lui apporta vraiment le succès. Le film coûta 1,5 millions de dollars et rapporta, rien qu'aux États-Unis, 14,5 millions de dollars et dans le reste du monde 25 millions, et ce, rien qu'avec les premières du film. Cette quantité augmenta avec sa distribution et la vente de vidéos. En 1990, il filma « Lionheart » (Full Contact), le premier film de Jean-Claude Van Damme tourné et distribuée par l'un des grands studios d'Hollywood : l'Universal Pictures. Cela se nota surtout dans son budget de tournage qui fut de 6 millions de dollars. Il rapporta, rien qu'en salles de cinéma sur le marché américain, 24 millions. À cette époque, l'acteur était considéré comme une valeur sûre sur le marché des vidéos, ses longs-métrages étant de véritables hits dans les vidéoclubs, surtout sur le vieux continent. Mais l'acteur était plus ambitieux que cela, il voulait sortir des séries « B » et tourner des films avec plus de moyens et des scénarios un peu plus soignés. Et bien qu'il continuât avec des longsmétrages d'action et d'arts martiaux, les portes d'un autre grand studio d'Hollywood s'ouvrirent à lui : la Metro Goldwyn Mayer Pictures, qui lui offrit l'occasion d'être l'acteur principal de « Death Warrant » (Coups sur coups), un film d'ambiance carcérale où il put interpréter et montrer qu'à part donner des coups de pied, il avait un potentiel en tant qu'acteur. Le film encaissa 46.665.776 dollars. Chaque première dépassait en bénéfices la précédente. Son image apparut dans toutes sortes de publications et moyens de communication. En 1991, il s'impliqua dans le tournage de « Double impact » qui, tout comme « Enter the Dragon » fut intégralement tourné à Hong Kong. Même Bolo Yeung y fit son apparition. Le film coûta 15 millions de dollars, deux fois plus que ses précédents films, et curieusement, les résultats des recettes se multiplièrent et atteignirent les 80.039.915 dollars. Le film fut distribué par Columbia et fut bien reçu dans le

monde entier. En 1992, le même studio lui donna l'occasion d'avoir le rôle principal de « Universal Soldier » (Soldat Universel). Le studio paria gros car il avait un budget de tournage de 23 millions. Aux États-Unis, le film sortit en salles le 10 juillet et rapporta 10 millions de dollars, devenant le deuxième film le plus rentable du week-end. En tout, il parvint à récolter en salles dans le pays 32,6 millions de dollars, obtenant un succès modéré aux ÉtatsUnis alors que dans d'autres pays, il devint numéro 1 et rapporta un total, en salles, de 102.299.898 dollars dans le monde entier. Ce long-métrage fit de lui une vedette d'Hollywood. À cette époque, il connut Darcy Lapierre, épouse du millionnaire Ron Rice. Les Van Damme et les Rice coïncidèrent au cours d'une soirée mondaine où les deux épouses portaient la même robe, ce qui fut très commenté. Le Belge, pour minimiser le sujet, se fit photographier avec les deux riant et blaguant avec les paparazzis. D'après certains, c'est là que commença le pire de ses maux car Van Damme débuta une relation avec Darcy et demanda le divorce à Gladys Portugues. En 1993, il s'impliqua dans un projet où il essayait de montrer ses dons d'interprétation et de fuir des arts martiaux. Ce projet avec pour titre « Nowhere to Run » (Cavale sans issue) et disposait pour son tournage d'un budget nettement inférieur à celui de son dernier long-métrage, seulement 15 millions de dollars. Le film ne parvint pas à se faire une place en salles au niveau mondial, il n'obtint que 52.189.039 dollars, malgré le fait que Van Damme s'y mit à fond pour sa promotion. Lors de sa tournée en Europe, il présenta à la presse


Darcy, sa nouvelle épouse, et commenta son changement de registre en long-métrages : « Ce n'est pas exactement un changement, c'est plutôt une transformation. J'aime avant tout le genre d'action, mais je n'aime pas faire toujours la même chose : des bagarres et encore des bagarres. C'était un défi pour moi de pouvoir évoluer un peu, de faire un film avec une histoire intéressante. Je ne veux pas abandonner l'action, mais j'aimerais la traiter de manière différente. » Malgré les efforts du Belge, le film resta très loin des expectatives de l'acteur de sorte que, lors de son long-métrage suivant « Hard Target » (Chasse à l'homme), il se remit à faire ce qu'il savait faire de mieux… C'était le premier film américain de fameux réalisateur d'action John Woo, le maître du cinéma d'action de Hong Kong, un film qui coûta 20 millions de dollars. Ce film lui permit de récupérer le terrain perdu et de gagner en outre et surtout en popularité et en prestige, qui était ce qu'il souhaitait réellement : « Si je parviens à me créer une image et un style propre aux États-Unis, une acceptation unanime du public, je commencerai à recevoir des projets de films réalisés par James Cameron, Paul Verhoeven, Oliver Stone ou ce type de réalisateurs, qui est ce à quoi je veux arriver. » Il toucha pour ce film 3 millions de dollars. Le film coûta 19,5 millions de dollars et remporta en salles 74.189.677 dollars. Statistiquement, Jean-Claude triplait toute inversion que l'on faisait en lui. En 1994, « Timecop », dirigée par Peter Hyams, le situa à l'Olympe des grandes vedettes d'Hollywood, il toucha pour lui 8 millions de dollars. La superproduction disposa d'un budget de 35 millions de dollars. Van Damme était tout à fait sûr de son succès : « J'ai enfin un personnage avec une histoire, des sentiments, une certaine humanité. Ce film doit fonctionner parce que je veux que les gens se rendent compte que je suis plus que des biceps, des abdominaux et des fesses. Je sais que je peux interpréter bien plus que ce que j'ai fait jusqu'à présent, j'ai juste besoin de bons scénarios, de bons rôles et de bonnes occasions. En ce sens « Timecop » est un pas fait dans la bonne direction. Ce n'est pas un film de plus dans ma filmographie. » Le Belge avait raison, c'était la voie correcte, ce fut le long-métrage qui fit le plus de recettes de sa filmographie, dépassant la barrière des 100 millions de dollars en salles dans le monde. Parmi les salaires d'Hollywood de l'époque, les acteurs qui étaient le mieux payés pour leur travail étaient

Ar nold Schwarzenegger, Eddie Murphy, Michael Keaton, Bruce Willis et Steven Seagal, avec 15 millions de dollars. Kevin Costner et Tom Cruise touchaient 14 millions ; Sylvester Stallone et Michael Douglas, 12 millions ; et Harrison Ford, 10 millions. Les salaires descendaient ainsi jusqu'aux 8 millions de dollars que toucha Van Damme pour « Timecop ». Indiscutablement, il se rapprochait des grands du celluloïd et curieusement, il était le premier acteur non Américain à le faire. Le chemin avait été long et très difficile, mais il était en train d'y parvenir. Le film suivant qu'il tourna, « Street Fighter », fut un grand succès commercial qui rapporta trois fois son coût de production (35 millions de dollars), mais fut critiqué par les critiques, les fans de la série et les spectateurs. En définitive, il ne plut à personne. On en vint même à le considérer comme l'un des plus mauvais films de 1994. En 1995, Jean-Claude Van Damme, dans une tentative de se racheter aux yeux du public se mit de nouveau sous les ordres de Peter Hyams dans « Sudden Death » (Mort subite) qui rapporta aux États-Unis 64 millions de dollars. Sur le marché de la vidéo, il s'approcha des 50 millions. Malgré les résultats, Van Damme parvint avec lui à être consacré comme l'un des grands du grand écran. Lorsqu'il connut les résultats, l'acteur s'assit à négocier avec l'Universal Studios, qui avait produit ses trois derniers films, lui proposant d'en tourner trois autres et voici ce qui se passa d'après les déclarations de l'acteur même : « J'ai reçu une grande offre de l'Universal Studios pour renouveler mon contrat. Ils voulaient que je joue dans trois de leurs films et me payer 12 millions de dollars pour chacun d'eux. Je leur ai répondu : “Je veux toucher 20 millions par film comme Jim Carrey (ce furent ses honoraires pour Menteur Menteur)”. Ils me répondirent que non, que ma proposition était une folie et me laissèrent en rade. Je leur ai fait ensuite une contre-proposition, réduisant mes honoraires, mais ils ne décrochèrent pas le téléphone. » Ses prétentions économiques à l'époque étaient peut-être exorbitantes, mais il aurait pu y avoir une négociation. Sans nul doute, les réticences du studio à continuer de travailler avec lui se devaient à son divorce sonnant avec Gladys Portugues et à sa relation tourmentée avec Darcy La Pier, où les scandales étaient continus tout comme les rumeurs de son addiction à la cocaïne. On parla donc plus de tout cela dans les médias, que de ses

productions. Les jour nalismes américains ont la réputation d'être très volubiles et ont le pouvoir d'élever au plus haut certains personnages aussi bien que d'enfoncer leur carrière. Lamentablement, Jean-Claude Van Damme devint leur point de mire, le fait de ne pas être américain y contribua peut-être. Tout cela eut lieu en 1996 et loin de se décourager, il s'investit dans « The Quest » (Le Grand Tournoi), un projet personnel de l'acteur. Avec lui, il pensait récupérer le prestige perdu. Le pari était sûr car la trame tournait autour d'un tournoi d'arts martiaux, autrement dit, il en revenait à ses origines, « Bloodsport », le film qui le fit connaître. Dans « The Quest », il comptait sur plus d'experts et d'arts martiaux connus et espérait dépasser les résultats de son premier film. De fait, voici ce qu'il a déclaré : « Je vais peut-être consacrer deux ans à ce film car je vais me charger du scénario du film, de la réalisation, du casting et de la chorégraphie des scènes d'action en plus d'être l'acteur principal de celui-ci. “The Quest” est une épopée sur les arts martiaux dont la trame se déroulera à Paris, en Chine, aux États-Unis, etc. Il se déroulera dans les années 30, il y aura donc des costumes d'époque, des chevaux, des calèches, etc. Il y aura également des pirates et des temples de Shaolin. À ce sujet, je voudrais amener l'équipe jusqu'aux véritables temples qui n'ont jamais été filmés, ainsi qu'aux magnifiques temples situés en Malaisie et en Thaïlande où les moines continuent de s'entraîner. J'aimerais également filmer à l'intérieur de la Cité interdite. Pour ce film, j'aimerais de véritables extérieurs. Ce sera fondamentalement une histoire de courage, d'amitié et d'amour. On utilisera beaucoup de moyens car je veux relater l'histoire de manière épique et raconter l'histoire des arts martiaux depuis leurs origines, pour que parents et enfants puissent aller le voir et comprennent ce qu'ils sont. Je veux faire un véritable classique, avec des moyens et une grande distribution d'acteurs. Je pense que ce sera un grand film et j'aimerais le dédier à Bruce Lee pour le remercier pour tout ce qu'il a fait pour le cinéma et pour les arts martiaux. » En principe, il allait compter sur un budget de 40 millions de dollars qui finalement en restèrent à 35 millions. Lors de la première aux États-Unis, il recueillit 21.600.000 dollars. Comme à l'habitude, le film fut mieux accueilli à l'étranger et toucha près de 40 millions de dollars, mais ces


chiffres s'éloignent beaucoup de ce qui en était attendu. Le grand stress enduré pendant le tournage commença à faire sentir ses effets. Au cours du tournage, il souffrit d'insomnie grave, il ne pouvait pas dormir la nuit et ce problème, associé au trouble bipolaire qui l'affecte depuis son enfance, engendra une dépendance vis-à-vis d'un somnifère. Il reconnut à part ça que, durant le projet, il commença à consommer de la cocaïne. Et ses ennuis semblaient ne pas vouloir se terminer. « The Quest » était basé sur un scénario écrit par Frank Dux qui intenta un procès contre lui pour avoir changé le scénario et les scènes et payé moins d'argent que promis. Mélanger la cocaïne, les somnifères et ses médicaments habituels pour les troubles bipolaires constitua un cocktail des plus funeste. L'acteur ne tarda pas à s'en rendre compte et décida de mettre fin à ses problèmes en entrant dans un programme de réhabilitation, d'une durée d'un mois, mais qu'il abandonna au bout d'une semaine. À cette époque, il dépensait 10.000 dollars par semaine en cocaïne. Il s'embarqua dans un nouveau projet : « Maximum Risk » (Risque maximum), réalisé par un autre directeur emblématique de Hong Kong, Ringo Lam, fameux pour ses films d'action et qui compta sur un budget de 25 millions de dollars, mais ne fit pas plus de 14 millions de dollars de recette en salles aux États-Unis. Mondialement, le film rapporta 51,7 millions de dollars. Il était clair que la mauvaise presse qu'il avait obtenue en Amérique continuait de peser lourdement. En 1997, il tourna Double Team, de nouveau sous la direction d'un autre des grands poids lourds de Hong Kong, Tsui Hark, avec un budget de 30 millions de dollars pour obtenir la somme dérisoire de 48 millions en salles. Le déclin de sa carrière était évident. Les problèmes qu'il eut durant le tournage, unis à ceux de sa vie personnelle, étaient en train de l'enfoncer. En novembre de cette même année, il décida de divorcer de Darcy La Pier. L'acteur déclara que c'était elle qui l'avait incité à consommer de la cocaïne, sa grande perdition. Évidemment, Darcy contre-attaqua l'accusant d'être un maniacodépressif en plus de cocaïnomane et de la maltraiter. Elle en vint à affirmer qu'au cours de leur mariage tourmenté, il l'avait frappée et torturée psychologiquement, ce qui fut rejeté par le juge faute de preuve. Elle reconnut à part ça qu'elle était une consommatrice habituelle de cocaïne. Cet échange d'accusations devant les moyens de communication porta encore plus de préjudices à l'image de Van Damme. En 1998, il réitéra avec « Knock Off » (Piège à Hong Kong), un film dirigé par Tsui Hark, cette fois dans un environnement parfaitement connu du réalisateur : Hong Kong. Le long-métrage coûta 35 millions de dollars, une fortune pour un film tourné dans l'ex-colonie britannique. Dans le film intervinrent certains des meilleurs cascadeurs et techniciens de l'endroit, mais les résultats en salles furent décevants. Le film ne rapporta pas plus de 10,3 millions de dollars aux États-Unis. Ajoutant cela au reste des recettes mondiales, il obtint un total de 44 millions. Il était clair que Van Damme avait cessé d'être une bonne inversion dans le monde du cinéma, et plus encore quand on apprit que, pendant le tournage, l'acteur souffrit d'une overdose de cocaïne qui fut sur le point de lui coûter la vie.


Lorsqu'il eut terminé de promouvoir le film, van Damme entra de nouveau dans une clinique de désintoxication et cette fois, il termina la thérapie, changeant complètement ses habitudes et sa manière de vivre. Il se réconcilia avec Gladys Portugues, avec qui il se remaria. Grâce à elle, à l'appui inconditionnel de ses parents et à certains vrais amis, il parvint à sortir de l'enfer de la poudre blanche. Par la suite, dans ses déclarations, l'acteur affirma qu'il surmonta son addiction aux drogues par luimême car les centres de réhabilitation et leurs thérapies ne l'aidèrent en rien. Peu de temps après être sorti de clinique, il accepta de faire « Légionnaire », un film qui sera tourné aux Maroc. Il crut qu'un changement d'air et d'ambiance lui ferait du bien. Le film coûta 20 millions de dollars, il rapporta 15 millions aux États-Unis et un peu plus internationalement, ce qui n'était pas mal compte-tenu du fait que les arts martiaux brillèrent par leur absence. En 1999, peu de temps après la sortie du film, les paparazzis le surprirent en état d'ivresse à la sortie d'une célèbre boîte de nuit, en train d'enlever sa chemise et d'essayer de rentrer dans sa Mercedes. Après quelques tentatives, il y parvint et conduisit lui-même sa voiture dans les rues de Beverly Hills. Les paparazzis appelèrent la police et les agents l'arrêtèrent pour conduite en état d'ivresse. Bien sûr, tout cela fut filmé et retransmis par les télévisions du monde entier. Il fut pour cela condamné à trois ans de liberté conditionnelle. Jean-Claude Van Damme essaya de rectifier son erreur et totalement libre de drogue et avec une vie sentimentale stabilisée, il s'efforça de relancer sa carrière d'acteur. Il arriva à un accord avec la Columbia Tristar Pictures, l'un des grands studios d'Hollywood. Il s'engagea à tourner un seul film qui porterait le nom de « Universal Soldier: The Return » (Universal Soldier : Le combat absolu). Le précédent avait très bien fonctionné, aussi bien à sa sortie en salles que sur le marché de la vidéo. Le projet compta sur un budget de 45 millions de dollars. Pour certains experts en productions d'Hollywood, c'était un pari très risqué, surtout si on tenait compte des revenus de ses der niers films. Le film rapporta 10.937.890 dollars aux États-Unis et 20 millions seulement sur la scène internationale. Ce fut donc un échec fracassant, l'un des grands fiascos de l'année, surtout si on le compare aux


revenus du premier film de la série qui rapporta 102 millions de dollars. Après cela, les grands studios d'Hollywood se montrèrent réticents aux nouveaux projets de l'acteur. Il était clair qu'il était en train de payer cher le scandale de sa conduite en état d'ivresse à Beverly Hills et ceux de son précédent mariage avec Darcy La Pier. Même les magazines spécialisés en arts martiaux cessèrent de parler de lui. Le public, son public, surtout sur le vieux contient, commença également à lui tourner le dos. À partir de là, ses longs-métrages commencèrent à sortir directement en vidéo d'abord et plus tard en DVD sur le marché américain. Dans certains pays d'Europe et dans d'autres parties du monde, certains de ces longsmétrages sortirent également en salles, mais peu. Avec le temps, ils suivirent la direction des États-Unis. Les films de cette époque sont : « Infierno » (1999), « Replicant » (2001), « The Order » (2001), « Derailed » (Point d'impact, 2002), « In Hell » (2003), « Narco » (2004), « Wake of Death » (L'Empreinte de la mort, 2004), « Second in Command » (Ultime menace, 2006), « The Hard Cops » (2006), « Until Death » (Jusqu'à la Mort, 2007) et « The Shepherd: Border Patrol » (Trafic mortel, 2008). En 2008, il tour na une œuvre personnelle : « JCVD », une parodie de sa vie. Il y fit clairement référence à

la manière dont son agent et les studios s'approprièrent de son argent, autrement dit : il faisait le travail et d'autres emportaient le magot. À part ça, il toucha subtilement beaucoup des problèmes qu'il avait eu à Hollywood. Ce film sortit en salles aux États-Unis et dans d'autres pays et reçut de bonnes critiques. Après cela, il tour na les films suivants : « Universal Soldier : Regeneration » (2009), « The Eagle Path » (2010), « Assassination Games » (2011), « Beur sur la ville » (2011), « Rjevski contre Napoléon » (2012) et « Dragon Eyes » (2012). En 2012, il accepta de travailler avec les grands « poids lourds » du cinéma d'action d'Hollywood dans « The Expendables » (Expendables 2 : Unité spéciale). Il sera le vilain, donnant vie à un personnage vil et mesquin, sans aucun principe, alors que les autres vieilles gloires étaient mises sur un piédestal. Il fut à la hauteur de son rôle et aussi bien le public que les critiques apprécièrent son travail. Grâce à lui, il attira à nouveau l'attention du public du monde entier, mais sans l'appui des grands studios d'Hollywood. Il lui était très très difficile de relancer sa carrière. En 2013, autrement dit cette année, l'acteur s'est fait opéré de la hanche droite suite à une arthrose progressive. Il s'en est actuellement

complètement récupéré et continue de s'entraîner comme dans le passé. En ce qui concer ne sa vie personnelle, elle est actuellement tout à fait stable. Rappelons que sa jeunesse fut un peu turbulente à se sujet. Il en vint même à être marié cinq fois : un premier mariage avec la Vénézuélienne Maria Rodriguez (1980 à 1984) ; le deuxième avec Cynthia Derderian (1985 à 1986) ; le troisième avec Gladys Portugues (1987 à 1992) dont il a deux enfants : Kristopher Van Varenberg, né en 1987 et Bianca Bree, née en 1990 ; le quatrième avec le mannequin Darcy La Pier (1994 à 1997) dont il a un fils, Nicolas, né en 1995 ; et en 1999, il se remaria avec Gladys Portugues. En résumé, l'acteur et expert martial est en pleine forme et ses problèmes avec les drogues ne sont plus qu'un triste souvenir du passé. Il est le plus jeune des acteurs pratiquants d'arts martiaux des années 90 et il a encore beaucoup de choses à dire et à faire, mais il a besoin d'un bon scénario, d'un bon réalisateur et indiscutablement de l'appui d'un grand studio pour récupérer le terrain perdu. On a même parlé de la possibilité de tourner avec Tony Jaa. Les projets ne manquent pas, l'appui de son public et des amateurs non plus, il a juste besoin d'un film qui le situe à nouveau à la place qu'il mérite dans le septième art. Espérons que ce film soit pour bientôt.


Hung Gar

C

e n'est pas un secret, l'homme qui travaille dur et fait beaucoup sera tôt ou tard récompensé pour ses peines. Parfois, il est difficile de reconnaître le moment de la récompense, parce qu'on a généralement tendance à ne voir que les difficultés. Mais ce sont précisément ces moments qui testent notre persévérance et qui nous montrent combien on veut vraiment faire quelque chose. Une expérience que le grand maître Martin Sewer connaît très bien. Quand très jeune, il sentit déjà qu'il allait consacrer sa vie à l'apprentissage et à l'enseignement des arts martiaux, il rencontra une résistance. Enseigner le Kung-Fu ? On n'est pas professeur de Kung-Fu. C'est comme affirmer, enfant, que plus tard on sera pilote de course ou pompier. Mais pour Martin Sewer, c'était beaucoup plus que ça. Il connut ses vrais maîtres au cours d'un stage à Zurich, alors qu'il était en plein dans le monde des arts martiaux et qu'il était en train d'apprendre un tas de choses en Judo, Karaté, Kung-Fu et Boxe occidentale. Il dut d'abord faire de nombreux stages avant de finalement rencontrer l'art martial qu'il cherchait. Lorsqu'il fit la connaissance de Chiu Chi Ling, il ne rencontra pas seulement l'art martial dont il avait rêvé, le Shaolin Hung Gar Kung Fu, mais aussi son Sifu (professeur et maître) actuel, chef de file de ce style d'art martial. À l'époque, Chiu Chi Ling était une figure du monde des arts martiaux, expert du combat au corps à corps pour le département de police de Hong Kong et pour l'Armée des États-Unis. Il ne s'attendait en aucune façon à rencontrer Martin Sewer. Au contraire, Martin était un élève occidental, plus un passionné qu'un élève, comme beaucoup d'autres. Martin Sewer ne savait encore rien de ce qui l'attendait quand il écrivit à Chiu Chi Ling pour lui demander de le prendre comme disciple. Il lui annonça plusieurs fois son intention d'aller le voir à Hong Kong, sans réponse. Un jour, quand il eut réunit suffisamment d'argent pour le voyage, Martin Sewer se rendit à Hong Kong et frappa à la porte de l'école de Chiu Chi Ling. Une fois résolus divers problèmes linguistiques et d'organisation, il put prendre part aux cours de fameux maître Chiu, mondialement connu. Il avait dans son curriculum vitae de bonnes connaissances en arts martiaux, mais ces leçons furent les plus dures de sa vie. Après plusieurs semaines d'un rude apprentissage et un long voyage de retour, Martin Sewer utilisa toute sa force de volonté pour réfléchir sur ce qu'il avait appris et réunir suffisamment d'argent pour un nouveau voyage. Pendant des années, il fut l'élève étranger de Chiu Chi Ling, effectuant de nombreux voyages à Hong Kong. Bien sûr, il invita son maître en Suisse (l'une des rares invitations internationales que Chiu Chi Ling accepta) et lui demanda de donner cours à ses élèves. On devine, évidemment, qui paya le billet d'avion et le séjour de Chiu Chi Ling. Très vite, après avoir passé de difficiles examens, Martin Sewer obtint l'autorisation d'enseigner au nom


Hung Gar d e s o n m a î t re ; Ch i u Ch i L i n g l'éleva au rang de Sifu, autrement dit de maître. Apprendre sous la direction d'un maître traditionnel exigea de lui de grands efforts, mais former une école de Kung-Fu en Suisse aussi. Il y avait encore à cette époque en effet un véritable désert en ce qui concerne le Kung-Fu, ce qui lui valut de nombreuses difficultés. Non seulement il se fit ar naquer par certains de ses associés, mais encore il fut plusieurs confronté à la manière de penser occidentale des élèves à qui il devait enseigner à la fois le vieil art martial du Kung-Fu, mais aussi les

traditions qui lui sont associées. Il n'abandonna cependant pas. Cela fait maintenant 20 ans qu'il a fondé l'école de Kung-Fu Martin Sewer et qu'il la dirige avec force. Pendant les dix premières années de l'école, il n'y eut qu'un seul local à la Fröbelstrasse à Zurich. Il commença alors à réunir suffisamment d'argent pour élargir l'école et fonda petit à petit plusieurs filiales. Naturellement, cette croissance systématique de l'école du Sifu Martin Sewer et de sa compétence professionnelle ne passa pas inaperçue. Il reçut régulièrement des prix et des distinctions ainsi que des doctorats honorifiques de p l u s i e u r s institutions en tant qu'expert d'arts martiaux. Il a obtenu jusqu'à présent, de son maître Chiu Chi Ling, le 8e dan (grade de maître) sur un maximum de 10. Comme dans d'autres styles de KungFu, seul le dirigeant du style possède le grade de 10e dan. Le grand maître Martin Sewer a vu sa compétence se confirmer plus que jamais cette année. L'Institut mondial des arts martiaux invita en effet le grand maître Martin Sewer à Kushing (Malaisie) au « World Black Belt Hall of Fame », un événement et une rencontre destinée uniquement aux plus grands et aux meilleurs maîtres. Tout en maintenant un calendrier strictement organisé, le week-end riche en événements commença le vendredi soir avec un dîner élégant et la cérémonie d'ouverture, au cours de laquelle le grand maître Martin Sewer effectua même une démonstration improvisée pour les invités présents. Et cela se poursuivit les jours suivants. Alors qu'en 2012, Martin Sewer avait été nommé « grand maître de l'année », il reçut cette année le titre d'« instructeur de grands maîtres de l'année », un titre encore plus important. Mais tout cela n'était que la pointe de l'iceberg. Il fut également nommé « conseiller senior » par l'Institut international

des arts martiaux, accompagné d'un prix de la Fédération mondiale de Kuo Shu au Bangladesh pour client VIP. Naturellement, Martin Sewer a également pris part au tournoi de démonstration qui eut lieu le samedi et, comme en 2012, il le fit dans la catégorie de grand maître. Il se décida, come l'avait déjà fait le grand maître Chiu Kow au championnat national chinois, pour la forme bien connue du Tigre et de la Grue, Hook Seung Yin Fu Kuen. Pendant que ses élèves l'attendaient en Suisse, curieux de connaître les résultats, Martin Sewer donna un stage pour les élèves, maîtres et grands-maîtres présents en Malaisie, un événement qui remplit tous les participants d'admiration. Et pour dignement conclure la journée, il fit une agréable visite touristique de la ville de Kushing. Le dimanche commença avec la réouverture très attendue du « Nanyang Wushu Centre of Excellence » qui avait brûlé quelques années auparavant. Grâce à un don généreux de l'école de Kung-Fu de Martin Sewer, il fut possible de reconstruire cette école. Pour le plus grand plaisir de tous, on annonça peu après que le grand maître Martin Sewer avait gagné le tournoi de la veille, remportant ainsi, comme en 2012, le « Trophée du grand maître », un prix d'honneur, avec lequel plus aucune confirmation de sa qualité de professeur n'est nécessaire. Mais le grand maître Martin Sewer reçut le plus grand honneur à la fin de l'événement de trois jours : l'octroi du 9e grade (dan) de maître de l'Institut d'arts martiaux du monde, avec ce commentaire de l'organisateur responsable, le Dr Song : « C'est le moins que nous puissions faire pour vous distinguer. » Le grand maître Martin Sewer termina donc le weekend avec plus de prix qu'il ne pouvait en supporter et qui prouvent que le travail achar né est finalement récompensé. Bien sûr, en Suisse, ses élèves se réjouirent de l'énorme succès de leur professeur et cela les motiva plus encore à s'entraîner dur pour poursuivre leurs objectifs personnels. Tout cela fut clairement démontré aux récents championnats d'Europe à Neu-Ulm, en Allemagne. Avec plus de 50 participants, la délégation du grand maître Martin Sewer prit d'assaut le tournoi ; l'école remporta près de 30 podiums en les catégories de formes, contact léger et full contact.


Un perroquet sait-il parler ? Mémoire ou adaptation ? Cette question que je pose dans certaines de mes conférences et au cours de certains stages crée généralement une bonne dynamique au début de ceux-ci. C'est un peu une question « piège » car je connais la réponse… Je cherche toujours à capter l'attention de celui qui assiste à un stage de WingTsun et à le faire entrer dans une dynamique qui n'est pas toujours utilisée dans le monde des arts martiaux : la réflexion ! Évidemment, bien qu'un perroquet soit capable de reproduire des mots, ce n'est pas suffisant pour avoir une communication verbale avec d'autres individus. Nous connaissons tous quelqu'un qui possède l'un de ces oiseaux qui sont capables de prononcer parfaitement : « Salut, c'est Coco ». Si nous ne voyons pas d'où vient le son, nous ne sommes pas capable de distinguer s'il s'agit d'une

MÉMOIRE OU ADAPTATION ?


« Un grand nombre de pratiquants d'arts martiaux (et bien sûr de WingTsun) s'entraînent d'une manière qui finira par faire d'eux des perroquets. »

personne ou de l'un de ces animaux à plumes qui parle. Mais si nous essayons de dialoguer avec lui et que nous lui posons des questions simples telles que : « D'où viens-tu ? », « Qu'est-ce que tu aimes manger ? », « Tu vis toujours chez tes parents ? », nous nous rendons compte que la réponse à toutes ces questions est toujours la même : « Salut, c'est Coco ! ». Vous vous demanderez peutêtre pourquoi est-ce que je fais cette réflexion pour introduire mon article du mois. Et bien, c'est simple. D'après moi, un grand nombre de pratiquants d'arts martiaux (et bien sûr de WingTsun) s'entraînent d'une manière qui finira par faire d'eux des perroquets. Ils seront capables de reproduire une série de mouvements et de techniques avec une esthétique que beaucoup reconnaissent comme un art martial, mais quand ils affronteront une situation de self-défense, ils seront incapables de réaliser aucune d'entre elles car ils n'auront pas compris la véritable nature du combat et de l'affrontement. Il est logique de penser qu'un pratiquant « normal » qui s'entraînent deux ou trois heures par semaines dans l'une des nombreuses écoles de WingTsun du monde ne va pas se transformer en la réincarnation du Leung Jan, mais nous, en tant que professeurs, sommes obligés d'essayer de tirer un maximum de chacun d'eux. Nous devons essayer de faire en sorte que leur potentiel atteigne le maximum dans le temps que chacun de ces pratiquants consacrent à nos écoles et qu'ils progressent dans la pratique de l'art que nous enseignons. Si nous consultions diverses écoles d'arts martiaux, nous serions surpris de voir que l'immense majorité des pratiquants d'arts martiaux et de sports de contact n'ont jamais confronté leurs connaissances du combat à une situation de rue réelle. La somme de plusieurs facteurs expliquent cela, mais je soulignerais par dessus tout le fait que les arts martiaux (et surtout à main nue) ne sont plus une arme pour se battre contre d'autres personnes. On ne tient pas toujours compte de cela, mais c'est un élément sur lequel j'insiste toujours auprès de mes élèves et de mes instructeurs, car même si nous n'avons jamais besoin de ce que nous pratiquons, nous ne pouvons jamais oublier leur nature : ils furent créés pour le combat. S'il y a bien quelque chose qui, pour moi, définit le combat de manière très claire, c'est l'absence de rythme. Ce concept que j'appelle le non-rythme est quelque chose que certains des plus grands de l'histoire des arts martiaux et des sports de contact ont étudié en profondeur et je crois fermement que ça devrait être quelque chose à analyser dans la pratique quotidienne de nos écoles et de nos styles. Bruce Lee ou le mythique Mohamed Ali firent d'intéressantes réflexions à propos de la manière de ne pas entrer dans le rythme que marque l'adversaire, sinon bien au contraire : entrer dans un état de non-rythme qui rende impossible à votre adversaire de rentrer dans le vôtre. Ce point est très important si nous voulons que les arts de combat commencent à avoir un sens logique (il suffit de voir comment fonctionne le monde de la Boxe ou des MMA) et on n'en tient pas toujours

compte. Je crois que si nous ne tenons pas compte de ce principe, tout le système et les méthodes d'entraînement que nous utilisons finiront par perdre tout leur sens. Si notre pratique se centre sur le fait que l'élève apprenne au moyen de la répétition incessante de techniques ou de tactiques, nous pourrons percevoir une amélioration de la coordination neuromusculaire, une indiscutable amélioration des attributs et des connaissances techniques, etc., mais je suis sûr qu'il lui sera pratiquement impossible d'appliquer une seule d'entre elles quand l'adversaire ne collaborera pas… Nous pourrions citer des centaines d'exemples d'excellents pratiquants d'arts martiaux et plus concrètement de WingTsun qui ont été battu au combat par des adversaires moins bien dotés techniquement ou de moins d'expérience. Mais comme je l'ai commenté dans un article dernièrement, nous croyons parfois que, parce que nous avons réussi à distinguer nos défauts et à critiquer ce que nous faisons, le mal n'existe plus. Je me suis promis de présenter humblement mon point de vue sur ce système et les solutions que j'envisage. De fait, c'est ce que je fais (ou en tout cas, ce que j'essaye de faire) dans mes séminaires, formations, cours, etc. Des solutions !!! Pour analyser le problème et la solution possible, de nouveau, nous devrons défaire le chemin parcouru et regarder le passé depuis une certaine perspective. Nous devrons nous demander comment ont appris certains des plus grands maîtres d'arts martiaux traditionnels, il y a plus d'un siècle. Habituellement, les enseignements se faisaient directement de père en fils. Cette évidence engendre différentes dynamiques et des doutes qui méritent d'être étudiés pour comprendre pourquoi les styles classiques en sont arrivés à la situation actuelle : 1. Aucun pratiquant n'apprenait pour enseigner à un autre. Un fils apprenait l'art que son père lui enseignait dans un seul but : sa propre protection, le combat. Dès lors, des éléments tels que la didactique, la méthode, etc., n'avaient aucune importance. Le seul objectif du père était d'enseigner à son fils comment il devait se battre et pour cela, il utilisait

MÉMOIRE OU ADAPTATION ?


MÉMOIRE OU ADAPTATION ?


le travail quotidien et privé. Une fois atteint l'objectif dans une plus ou moins grande mesure, quelle important la manière s'y être arrivé pouvait-elle bien avoir ? 2. À mesure que le père enseignait au fils, il le testait et l'introduisait au monde du « peu tangible » : à la visée, à la distance et au non-rythme. Pratiquer avec quelqu'un qui sait ce que c'est que de se battre peut vous aider en vous situant dans différentes situations pour, avec cette pratique directe et un seul partenaire, pouvoir en tirer nos propres conclusions et une habileté très personnelle. 3. On n'avait aucun intérêt à enseigner à personne. Au contraire. La connaissance d'une technique de combat vous assurait une position de supériorité sur vos possibles rivaux. Ainsi, non seulement on n'avait aucun intérêt à enseigner à personne, mais encore, on essayait d'occulter ce savoir, de le crypter et même de rendre invisible toute connaissance à ce sujet au reste des pratiquants (adversaires potentiels). Ces trois points et certains autres expliquent de nombreux maux de nos systèmes. Nous n'avons pas été capables de nous rendre compte de ce « petit » changement de contexte. De un à quarante. De secret à public. De cacher à essayer de faire connaître… Ne me dites pas que ce n'est pas passionnant ! Mais il est vrai que ce changement de contexte et l'absence d'adaptation de nos écoles à ces changements ont incité les élèves à apprendre en regardant ce que font leur professeur et en essayant de reproduire fidèlement ses gestes, son esthétique, ses mouvements et même sa philosophie ou sa manière de comprendre le combat ou la vie. Dans les premières lignes de cet articule, nous faisions référence à la difficulté de comprendre ces intangibles que sont la visée et surtout le nonrythme. Ce type d'arguments ne peut être compris par le système de la répétition. Celle-ci ferait irrémédiablement de nous des perroquets, capables de répéter à la perfection ce qu'ils ont appris de leurs maîtres, mais il nous serait très difficile d'acquérir les autres éléments qui sont absolument nécessaires pour le combat. Bien que le système de transmission du WingTsun était à l'origine absolument valable, il a actuellement perdu son efficacité pour une question de numéro. Comme je le dis dans mon livre et dans certains de mes articles, vers le milieu du XXème siècle (vers 1959), nous pouvions compter sur le bout des doigts les pratiquants de WingTsun dans le monde entier (Cham Wa Sum eut 16 élèves). Soixante-dix ans plus tard, ils sont des centaines de mille à pratiquer ce passionnant système de combat d'origine chinoise. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai coutume de rire quand quelqu'un affirme que c'est un système d'enseignement « classique », comme ceux qui affirment qu'ils utilisent un Wing Chun « authentique et classique ». Pour que ce soit vrai, ils devraient le faire directement d'un seul sifu et dans des cours privés pour une transmission directe. Les associations et les écoles n'ont pas de sens dans l'apprentissage de cet art martial si nous voulons utiliser ces termes. En outre, le concept de « classique » est un terme peu concret. Où mettons-nous la ligne de démarcation du classique ? Stupide discussion que certains maîtres utilisent comme bon leur semble pour s'autoproclamer « authentiques représentants de la sagesse »… (un sujet tellement vieux qu'il en devient ennuyeux).

Qu'est ce que je propose ? En premier lieu, le sens commun… En deuxième, utiliser correctement les différentes phases de l'apprentissage de chaque discipline en relation avec l'acquisition des


« Anciennement, on n'avait aucun intérêt à enseigner à personne. Au contraire. La connaissance d'une technique de combat vous assurait une position de supériorité sur vos possibles rivaux. Ainsi, non seulement on n'avait aucun intérêt à enseigner à personne, mais encore, on essayait d'occulter ce savoir, de le crypter et même de rendre invisible toute connaissance à ce sujet au reste des pratiquants (adversaires potentiels). » compétences. Le WingTsun n'en est pas exclu. Finalement, les arts martiaux sont des instruments pour acquérir des habiletés (physiques ou mentales) et il existe dès lors deux parties différentes mais inséparables : la connaissance technique et tactique et la découverte de soi. C'est peut-être le deuxième point celui que nous avons coutume d'oublier dans la pratique. 1. La première phase, c'est connaître la technique, la tactique, la philosophie, le point de vue du système, etc. Cela ne fait pas de doute. Sans base, sans contenu technique et sans réalisation correcte, il n'est pas possible de faire un pas en avant. La connaissance des formes de notre système (qui possèdent la connaissance ancestrale) est donc fondamentale ainsi que les situations que celles-ci engendrent. 2. Une fois le système complété, lorsqu'on y retourne, il convient d'introduire des éléments qui engendrent une incertitude dans l'application. Autrement dit, réaliser des exercices qui nous sont connus et que nous maîtrisons avec deux ou trois éléments que nous ne contrôlons pas. Nous savons ce que nous devons faire, mais pas quand et à quelle distance nous devrons le faire. Ces petits éléments qui échappent à notre adversaire et où nous situe notre partenaire ou notre instructeur nous font faire les premiers pas à la recherche de l'autonomie. 3. Il nous faut faire des exercices de sparring dans lesquels nous nous obligeons à travailler avec la technique du système WingTsun et donc à l'utiliser dans des situations imposées à un rythme changeant (toujours pacté avec le partenaire). Ce troisième élément commencera à nous apporter deux points très importants. Le premier, prendre conscience des distances, des visées, de l'usage de la puissance et de la connaissance du rythme pour nous approcher du non-rythme. Le deuxième nous permettra de faire confiance à ces mouvements qui, seuls, ne servent pas à grand-chose, mais que nous osons tester dans la pratique dans une situation à moitié libre. À mesure que la confiance augmentera, augmenteront aussi la vitesse, la force et la puissance des exercices. 4. Le travail libre. Les exercices en dehors des schémas fixés où j'oblige un des pratiquants (même s'il est libre) à essayer d'appliquer les techniques que nous avons essayées de pratiquer avec les camarades dans les phases antérieures. Peut-être ne serons-nous parfois pas capables de le faire, mais si nous réduisons simplement un peu la vitesse, nous commencerons à voir quoi, quand et où… il sera toujours temps après d'augmenter la vitesse ou l'intensité, mais ça ne sert à rien de se battre comme des fous.

5. Obliger à la prise de décisions. Bien que notre style ne soit pas particulièrement riche en techniques ou en tactiques (il existe des styles chinois avec un arsenal technique largement supérieur), nous pouvons nous mettre dans des situations où nous devons prendre une décision. Chaque prise de décision, nous situe devant la possibilité de l'erreur. Ne jamais corriger un pratiquant qui prend des risques ou commet des erreurs, mais analyser pourquoi et où elle réside. Et encourager toujours à être courageux dans la pratique. Si nous commençons à travailler avec ces simples paramètres, un jour le WingTsun pourra arriver plus loin qu'il ne l'a jamais fait. Peut-être pas avec moi, ni avec nous. Peutêtre une prochaine génération… mais elle y parviendra sûrement. Ces dernières années en Europe, le WingTsun a souffert une croissance effrénée quant au nombre de pratiquants, d'écoles, etc. Bien que cela ait du bon, ça a aussi du mal. J'ai coutume de dire aux passionnés de ce style que le moment est venu de « baisser la tête », de travailler en silence, de suer sang et eau, d'utiliser la caboche pour penser et d'être les numéros 1 en humilité ! Sinon nous oublierons que le WingTsun peut être un style absolument merveilleux (amusant, passionnant, durable et efficace) ! Merci à tous pour votre appui.

MÉMOIRE OU ADAPTATION ?


Kung Fu

Rescapés de l'expérience positive du Festival d'Orient de Carrare (Italie) et à l'occasion d'un séminaire qui a eu lieu au siège central de son association, à Gênes, nous avons eu, à Budo Inter national, la chance et le privilège d'échanger quelques mots avec un personnage qui n'a pas besoin de beaucoup de présentations. En effet, nos lecteurs réguliers connaissent bien la contribution inestimable du grand maître Paolo Cangelosi : plus de 15 années de collaboration avec de nombreux articles et couvertures, des vidéos didactiques de son immense savoir martial et la participation à de nombreux galas et événements internationaux parrainés par Budo international. Engagé depuis plus de 35 ans dans la vulgarisation des arts martiaux traditionnels chinois,

nous le voyons aujour d'hui de plus en plus impliqué dans la réalisation de programmes spécifiques innovants pour la selfdéfense et les sports de combat. Nous avons voulu le rencontrer, à propos des projets qu'il est en train de mettre en œuvre dans des secteurs qui ont de plus en plus d'adeptes et pour lesquels on observe également une augmentation constante de l'intérêt des mass-médias en Italie et dans le monde. Une interview tous azimuts que le grand maître Paolo Cangelosi nous a concédée pour faire connaître à nos lecteurs les nouvelles et envoyer un message clair et sans rhétorique à la communauté mar tiale sur ces aspects et ces valeurs que tant les élèves que les professeurs ne doivent jamais perdre de vue : le respect et la gratitude.

Budo International : Permettez-moi de commencer par vous demander en quoi consiste l'événement qui se déroule ici au siège de votre école à Gênes ? Paolo Cangelosi : Aujourd'hui, nous allons faire un stage qui permettra de traiter deux sujets, le Shuai Jiao et le Jiao Li, l'art chinois du combat debout et au sol que nous cultivons conjointement aux styles traditionnels que nous pratiquons dans nos cours de Combat Freestyle. C'est une section consacrée aux techniques de corps à corps et d'Escrime aussi.

P.C. : C'est clair. Nous avons créé un règlement pour le rendre viable à niveau sportif et l'avons divisé en trois catégories : amateurs, semi-professionnels et professionnels. On pourra utiliser toutes les techniques d'escrime, de coups de poing, pied, coude, genou, le clinch et le combat debout avec projections, pour terminer avec le combat au sol où seront permis l'utilisation des techniques de la lutte et les finalisations avec clés articulaires et étranglements. En fonction du niveau des athlètes, le règlement prévoit un contact total ou un semi contact et l'usage des protections.

B.I. : C'est donc un système très complet... P.C. : Oui. Avec les années, j'ai codifié un système appelé W.M.A, Warrior Martial Art, créant ainsi une méthode qui combine les principales techniques des styles traditionnels chinois, japonais et thaïlandais dans un mélange adapté au combat. Ce secteur est développé dans toutes nos écoles et fournit une évolution compétitive possible.

B.I. : Y a-t-il déjà des athlètes de votre école qui se livrent à ce nouveau système que vous avez codifié ? P.C. : Bien sûr. Il s'agit d'un système d'entraînement qui a toujours existé dans mon école. Dans nos programmes, il était défini comme le secteur de la « technique générale ». Puis au fil des années, il a évolué et a été perfectionné dans le « Combat Freestyle ». Dans le passé, on ne considérait pas l'aspect compétitif, mais il était pratiqué comme une méthode d'entraînement au combat.

B.I. : Une issue compétitive est donc prévue au système W.M.A ?


Interview « Je ne veux pas que tout se réduise à un coup de pied ou un coup de poing, je veux que les gens montrent autant de techniques d'arts martiaux que possible. »

« Ces dernières années, j'ai beaucoup fréquenté le monde des sports du ring participant à diverses réunions internationales et il y a une chose sur laquelle j'insiste beaucoup, c'est un grand respect et un sentiment d'appartenance chez les athlètes, les entraîneurs, etc. »


Kung Fu

Aujourd'hui, bien que en soyons encore aux premiers stades de la formation, nous avons déjà formé des athlètes qui sont en mesure de se présenter sur le ring pour combattre. Nous avons commencé à introduire le système dans diverses manifestations. Ainsi, récemment, nous avons été invités à un gala à Turin, organisé par Angelo Baglio, où il y avait deux matchs suivant notre réglementation. Prochainement, le 18 janvier, nous serons ici à Gênes pour présenter de nouveau la WMA et nous continuerons de le divulguer autant que possible. Toute personne souhaitant connaître et pratiquer notre système peut nous contacter à tout moment. B.I. : En parlant de la réglementation et des sports de contact comment le WMA s'inscrit-il dans ce contexte, en particulier par rapport à des d i s c i p l i ne s c o m m e l e M M A s i p o p u l a i re aujourd'hui ? P.C. : Ce que je voulais faire n'est pas seulement un type de combat plein contact, parce qu'il y a déjà tellement de tout cela. Je voulais donner une touche plus artistique à la technique, ainsi que de l'efficacité évidemment. Mais l'objectif principal du "Combat Freestyle Cangelosi”, c'est l'amélioration de la technique parce que nous ne devons pas oublier tout le bagage qui existe dans les arts martiaux. Je ne veux pas que tout se réduise à un coup de pied ou un coup de poing, je veux que les gens montrent autant de techniques d'arts martiaux que possible. Pour cela, j'ai exclu de ce système l'utilisation de coups au sol, car à mon avis, il s'agit là plus d'une violence gratuite, digne d'un combat de rue, que de l'éthique de l'art martial qui se respecte. Le règlement vise également à stimuler le pratiquant à manifester toute l'habileté technique et artistique dont il dispose et non à réduire tout cela à une ou deux actions et pas beaucoup plus. B.I. : En parlant d'habiletés techniques, dans le der nier Festival d'Orient à Carrare, nous avons vu sur le ring votre fils Shan. Comment se comporte le garçon ? P.C. : Je dirais que bien, considérant qu'il s'est battu suivant les règles du K1. des styles Provenant traditionnels de Kung-Fu, il se spécialisa ensuite en Muay Thaï. Ce type de réglementation restrictive le pénalise généralement beaucoup. Son adversaire


Interview était bien préparée et particulièrment expérimenté en K1, mais Shan est monté sur le ring avec son courage habituel, tout en étant conscient des difficultés qu'il pourrait rencontrer. Il s'est bien comporté car il touché l'adversaire, il a eu un peu plus de confiance en lui et en ses propres capacités, variant souvent les techniques et c'est une bonne chose. Au K1, il a encore tendance à donner des coups isolés, il devrait utiliser plus de combinaisons dans ses actions d'attaque et de contreattaque. Mais le match s'est bien passé, il a gagné et maintenant, nous continuerons avec d'autres expériences en Muay Thai et en SuperKombat. B.I. : Et le fait qu'il participa à un événement aussi important sur le plan technique et médiatique que le SuperKombat renforce plus encore le résultat qu'il a obtenu ? P.C. : Absolument. L'événement a été très bien organisé par la WTKA. Nous allons continuer et essayer de faire toujours de notre mieux. B.I. : Pour en revenir aux arts martiaux et aux sports de combat, comment connecter deux mondes si proches et pourtant si différents ? P.C. : Grâce aux techniques. La partie technique, l'utilisation des bras et des jambes, est très similaire aussi bien dans les deux arts martiaux, japonais et chinois, que dans les sport du ring, avec la différence que les mouvements sont écrémés dans la chorégraphie stylisée et que nous éliminons le coups mortels et dangereux en mettant des protections, mais leur matrice, qui peut venir du Karaté, du Kung-Fu, du Jiu-Jitsu, etc., reste reconnaissable. C'est ce qui les unit plus. B.I. : Il y a donc un important dénominateur commun… Mais y a-t-il aussi quelque chose qui va au-delà du simple geste technique ? P.C. : Bien sûr. Ce sont les valeurs qui entourent les arts martiaux et les sports de combat. C'est ce que nous disons toujours, que le respect et la gratitude sont à la base de ces disciplines. À ce sujet, je voudrais mentionner une note un peu négative sur le monde des arts martiaux. Ces der nières années, j'ai beaucoup fréquenté le monde des sports du ring participant à diverses réunions internationales et il y a une chose sur laquelle j'insiste beaucoup, c'est un gr a n d re s p e c t e t u n s e n t i m e n t d'appartenance chez les athlètes, les entraîneurs, etc. Une chose que, so u v e n t , j e n e v o i s p l u s d a n s l e monde des arts martiaux. En fait, il m'ar rive souvent de voir de la

jalousie, de l'envie et un manque de respect et de gratitude. Évidemment, il est arrivé à tous les maîtres du monde, passés et présents, de tous les arts martiaux, d'avoir à faire avec tout cela. Il m'est arrivé, au récent festival, de rencontrer d'anciens élèves, qui ont fréquenté mon école pendant de nombreuses années. Ils étaient à quelques pas de moi et ont tout fait pour éviter de rencontrer mon regard. Ils ont préféré éluder le contact, quand aurait suffit un sourire, un geste de solidarité envers leur ancien compagnon qui venait de quitter le ring après un combat. Pourquoi un tel comportement ? Dans les arts martiaux, au contraire, on enseigne précisément la reconnaissance et le respect ... Ces gens n'ont probablement encore rien compris aux arts martiaux ! (Commente-t-il avec une pointe d'amertume). C'est malheureusement un point négatif de la réalité actuelle des arts martiaux que je dois souligner. Et c'est mauvais pour tout ce qu'ils ont toujours représentés. B.I. : Changeant définitivement de sujet, pouvez-vous nous parler d'un nouveau projet sur le thème de l'auto-défense que vous êtes actuellement en train de démarrer, le cours de F.A.D. ? P.C. : Le F.A.D., pour Full Action Défense, est un ensemble de techniques et l'utilisation d'un matériel destiné à la self-défense, un programme qui j'ai élaboré en réunissant certaines de mes passions, autour de l'art martial. Nous avons inclus l'utilisation de l'arme à feu, le tir à l'arc, le couteau, des techniques de self-défense et de conduite automobile sûre et extrême. Un cours adapté à tous, pour celui qui veut s'amuser et vivre des émotions un peu spéciales, mais aussi pour le garde du corps professionnel ou l'agent de police. Ce sont toutes des techniques qui peuvent être utiles aux fins de la sécurité publique, mais qui peuvent être aussi un complément à l'art martial lui-même. Tirer avec un pistolet, avec un arc engendre des sensations particulières, un peu différentes du simple geste d'envoyer un coup de poing ou un coup de pied dans un sac. Cela exige une concentration extraordinaire. Le couteau peut être dangereux et nous savons ce que cela signifie d'avoir la confiance qu'il faut et se sentir en sécurité lors de sa manipulation. La conduite automobile extrême enseigne à savoir gérer l'adrénaline du moment et à agir correctement instinctivement, à contrôler la voiture dans son dérapage, freinage et accélération. Tout ceci est mélangé pour configurer et mettre en place les techniques qui

définissent notre circuit F.A.D. Nous utilisons un circuit que nous avons créé avec les cibles pour tirer à l'arc, pour les armes à feu et la reproduction de situations d'agression avec et sans couteau, pour mettre en pratique tout ce qui a été travaillé au cours. Ce sont de petits cours qui ont un début et une fin, allant d'un niveau à l'autre progressivement. B.I. : La méthodologie de ce cours est donc adaptée à toute personne, qu'elle pratique ou non les arts martiaux ? P.C. : Oui, à 100% ! Il est clair que mon expérience m'a appris que celui qui pratique déjà les arts martiaux depuis un certain temps est avantagé parce qu'il a un meilleur contrôle de son corps, des positions et une meilleure coordination. Sans sous-estimer l'aspect physique : tirer avec une arme à feu pendant une heure est fatiguant, à la fois physiquement et mentalement. Sans parler de tirer 100 flèches avec un arc de 15 ou 20 kilos, ce qui use les muscles considérablement. Ce n'est donc pas seulement un travail mental, c'est aussi très physique. En même temps, le divertissement rend l'individu plein d'énergie et j'ai remarqué que les élèves quittaient les premières séances très enthousiastes. B.I. : Nous sommes presque à la fin de cette réunion. Y a-t-il quelque chose que vous voulez dire aux lecteurs de Budo International ? P.C. : Tout d'abord que je suis heureux et fier du travail que nous faisons en collaboration avec Budo et du portail martial Network. À mon avis, ces médias sont très importants culturellement, car ce sont des véhicules de communication essentiels pour faire participer et transmettre aux pratiquants des nouvelles de partout dans le monde. Je suis heureux que Budo International soit une fois de plus disponible sur papier (en Italie) et en ligne, donnant la possibilité à tous les fans de pouvoir collectionner le magazine et de l'avoir à tout moment avec eux. Les lecteurs de Budo savent qu'ils ont en main un support qui donne une information globale sur les arts martiaux et tout ce qui concerne les disciplines orientales. Je pense que nous devons soutenir ce projet et le soutenir à fond. B.I. : Les lecteurs peuvent savoir que vous continuerez, avec une énergie renouvelée, d'être présent dans les pages de Budo, n'est-ce pas ? P.C. : Certainement, je n'y manquerai pas. B.I. : Merci Maître ! P.C. : Merci !


Le Kihon Waza (techniques de base) est la partie la plus importante de l'entraînement de tout art martial. Dans ce DVD, le maître Sueyoshi Akeshi nous montre divers types d'entraînement du Kihon avec Bokken, Katana et à mains nues. Il explique dans tous les détails chaque technique afin que le pratiquant ait une idée plus claire de chaque mouvement et de la manière dont le corps doit correspondre au travail de chaque Kihon. Toutes les techniques ont comme base commune l'absence de Kime (force) afin que le corps puisse se développer en accord avec la technique du Battojutsu et, bien que cela puisse paraître étrange à première vue, tout le corps doit être détendu pour atteindre une capacité de réponse rapide et précise. Toutes les techniques de base sont effectuées à la vitesse réelle puis sont expliquées afin que le pratiquant puisse atteindre un niveau adéquat. L'absence de poids dans les pieds, la détente du corps, le fait de laisser tomber le centre de gravité, sont des éléments importants sur lesquels le maître insiste et qui permettent d'obtenir un bon niveau technique et une relation directe entre la technique de base et l'application réelle.

REF.: • IAIDO7

Tous les DVDs produits par Budo International sont scell s au moyen d une tiquette holographique distinctive et sont r alis s sur support DVD-5, format MPEG-2 (jamais VCD, DICX ou similaires). De m me, l impression des jaquettes ainsi que les s rigraphies suivent les plus strictes exigences de qualit . Si ce DVD ne remplit pas ces crit res et/ou si la jaquette ou la s rigraphie ne co ncide pas avec celle que nous vous montrons ici, il s agit d une copie pirate.

COMMANDES : Budo international. net


Self-défense

« Dans le Systema Morabito, il n'y a donc pas de positions et de points fixes mais un mouvement continu qui permet de modifier chaque position de combat en changeant de plan de travail. »

Systema Morabito Système de combat d'origine militaire, il contient des techniques adaptées à chaque individu qu'il soit civil, militaire ou professionnel dans le secteur d'intervention. Le Systema Morabito offre une étude approfondie du corps humain du point de vue de la biomécanique appliquée au corps, combinée avec la connaissance des lois mécaniques et physiques afin d'éluder toute forme d'attaque provenant de plusieurs points et de plusieurs adversaires. On étudie dans ce système la réflexologie appliquée au corps humain pendant le combat. Ce type d'entraînement augmente la perception et l'instinct lors de la pratique, permettant d'obtenir de très bons résultats dans le combat au corps à corps. Au cours de l'étude, on décompose les techniques d'attaque et de défense en un système vectoriel et cartésien tridimensionnel, analysant de cette façon chaque solution possible et éventuelle dans un combat réel. Cet entraînement développe chez chaque pratiquant la capacité de « lire » une attaque et de la décomposer, trouvant immédiatement des solutions de défense adéquates. Dans le Systema Morabito, nous utilisons certaines méthodes d'entraînement où nous étudions la ligne d'attaque et de défense, conjointement à la profondeur de champ. Lors d'une action défensive, ces concepts physiques appliqués au corps humain

permettent d'aborder une technique d'attaque sur un plan de travail où la technique ne s'avère pas être la plus efficace. Au cours de l'entraînement, nous étudions également la position relative du combattant, analysant et modifiant cette position si nous remarquons que certaines techniques d'attaque peuvent être éludées plus facilement en changeant notre position défensive. Dans le Systema Morabito, il n'y a donc pas de positions et de points fixes mais un mouvement continu qui permet de modifier chaque position de combat en changeant de plan de travail. Le Systema Morabito contient également les meilleures techniques de base et avancées du Systema russe de différentes écoles. Le Systema est un art martial de combat au corps à corps qui préfère la polyvalence et l'improvisation dans l'affrontement, combinant l'usage des mouvements de la lutte avec des techniques brutales et immédiate. Le Systema Morabito est basé sur l'expérience personnelle du grand maître acquise lors d'importantes collaborations internationales dans le secteur civil et militaire, et dans des environnements à hauts risques. Ce système est actuellement certifié et attesté par différentes organisations au niveau international. La Fédération I.K.M.O., section Systema Morabito, utilise des programmes spécifiques d'entraînement avec les armes, qu'elles soient conventionnelles ou qu'il s'agisse d'objets communs. Et, last but no least, l'étude et l'utilisation avancée du « non-contact ». Pour plus d'informations : I.K.M.O. International Krav Maga Organization Cours et séminaires pour groupes de travail, instructeurs, secteur militaire, délivrance de certificats internationaux secteurs Krav Maga, Kapap, Systema. www.internationalkravmaga.com - www.ikmo.it info@internationalkravmaga.com


Pour plus d'informations : info@pset.eu Formation sécurité et protection Services de sécurité, protection VIP, centre d'entraînement opérationnel, délivrance de certificats internationaux dans le secteur de la sécurité www.protectionsecuritytraining.com www.pset.eu Pour plus d'informations : info@pset.eu


des programmes israéliens et russes et opérant avec une technologie avancée, elle se consacre aux solutions alternatives pour optimiser le risque et la vulnérabilité. Nous offrons les cours suivants toute l'année en langue anglaise et italienne : Combat au corps à corps et techniques de défense opérationnelle Tactiques de pistolet Tactiques de carabine Protection VIP Contractor Opérateur sécurité maritime SSO Tactiques CQB Tir dynamique Environnements à risques

Maritime Security Operative

Protection Security Training La nouvelle frontière de la sécurité. Aujourd'hui plus que jamais, l'argument de la sécurité est opportun vu la forte demande sur le marché international. On voit donc apparaître de nouveaux professionnels capables de travailler dans des environnements à hauts risques et à la protection des lieux sensibles et des personnes. La « Protection Security Training » (formation sécurité et protection), société leader dans le secteur de la sécurité internationale en matière de qualité de l'entraînement et des services offerts, assure la formation des professionnels de la sécurité dans toutes sortes d'environnements. Fondée par une équipe de spécialistes hautement qualifiés dans le secteur civil et militaire, avec

L'objectif de cette formation est de fournir aux élèves toutes les connaissances théoriques et pratiques afin d'être en mesure de travailler comme SSO ou comme opérateur employé à la sécurité sur un navire conformément aux procédures internationales. En outre, l'élève devra participer à une simulation réelle sur un navire qui lui permettra de mieux comprendre la spécificité du secteur maritime et le rôle de l'opérateur employé à la sécurité sur un navire.

Sujets : Private Military Contractor L'objectif de ce cours est de préparer les militaires, les forces de l'ordre et les civils à effectuer des opérations de sécurité dans des environnements hostiles (Afrique, Amérique du Sud, Amérique centrale, Moyen-Orient). La formation fournira un scénario le plus réaliste possible grâce à l'appui d'experts de la sécurité de niveau mondial et vous donnera l'occasion de connaître les différents types d'armes et les équipements indispensables dans les situations à haut risque.


Posture 10 : Se pencher en avant Padahastasana Comme nous l'avons découvert précédemment dans la posture Chakrasana (la posture de la roue), nous sommes fortement influencés par les vibrations, la lumière et les photons de l'Univers. Une fois qu'ils sont absorbés dans notre corps par les chakras et les nadis, ils imprègnent notre être tout entier. Cette pose tire profit d'un même phénomène à travers les chakras du dos, quand la colonne vertébrale est étirée vers l'avant, relâchant la pression sur la colonne et les nerfs en libérant la tension des muscles contractés du dos. Cette détente permet la libre circulation des énergies et des vibrations perceptibles à travers la colonne vertébrale pour communiquer directement avec le cerveau. En substance, les cinq sens décodent les signaux vibratoires, les convertissent en signaux électriques et les envoient au cerveau. Le cerveau décode ensuite ceci pour nous faire percevoir ce que nous percevons comme étant la réalité extérieure, mais tout est en réalité interne. Tout à l'extérieur est un champ vibratoire, c'est intérieurement que nous construisons notre image physique, entité ou réalité perçue en trois dimensions. La vie humaine est une expérience aux possibilités et au potentiel infinis et c'est ce que nous sommes au fond de nous, possibilités et potentiel infinis. Nous sommes conditionnés par l'éducation et la multitude d'informations « forcées » par la mémorisation et la régurgitation des données exacts, telles que requises, et sur demande. Cela conditionne et favorise les aspects hiérarchiques et

l'influence du cerveau gauche, tout en étouffant simultanément le cerveau droit. Pour confirmer cela, il suffit de regarder un bébé, un enfant en bas-âge ou un jeune enfant qui n'a pas encore été conditionné par une éducation forcée et structurée, ce sont des génies ... libres, décomplexés, largement créatifs, sensibles et ouverts à l'apprentissage et non biaisés dans leurs perceptions du monde. Ils peuvent sentir, deviner, percevoir complètement l'énergie et communiquer avec l'énergie et le sens bien plus au-delà du discours technique ou d'autres méthodes apprises (conditionnées). Quand nous grandissons et nous nous scolarisons, nous sommes de force structurés majoritairement du point de vue de l'activité, la pensée et la structure du cerveau gauche. Un autre exemple. Pensez aux savants autistes qui fonctionnent principalement avec le cerveau droit, capables de génie et de créativité débridée. Les communications ne sont pas contrôlées, classées et limitées par le cerveau gauche et ont donc un potentiel illimité pour l'interprétation et la possibilité créative. Le cerveau est divisé en deux hémisphères, le droit et gauche, reliés par une sorte de pont appelé corps calleux. Le corps calleux est un faisceau de fibres nerveuses, grand et plat. C'est la plus importante commissure transversale du cerveau. Il connecte l'hémisphère gauche et l'hémisphère droit et assure la communication entre les deux hémisphères consistant en 200-250 millions de prolongations axonales controlatérales. Les deux hémisphères ont des manières complètement différentes de percevoir nos expériences. Notre

cerveau gauche décode ou interprète la réalité et les événements en séquences ; il est habile pour la perception du temps linéaire, de la distance, de la structure, du langage et voit tout séparément. Nous en sommes venus à le concevoir comme systématique ou capable de relier une perception à une classification exacte. Le cerveau droit, quant à lui, perçoit à partir de l'intuition, de la créativité, de l'émotion ; il perçoit les choses dans leur ensemble et simultanément. Cependant, lorsque notre cerveau fonctionne dans sa totalité, les deux côtés travaillent et communiquent ouvertement à travers le corps calleux, apportant un équilibre sans limite. Quand nous ouvrons ce canal de communication, nous commençons à percevoir la réalité et les expériences au sein d'un vaste monde relié et intuitif aux possibilités infinies. Nous plongeons dans un océan ou un champ d'énergie universelle dont nous faisons partie, conscience éveillée pure et abstraite qui engendre notre réalité personnelle à mesure que nous observons l'énergie s'écouler et circuler naturellement (à l'inverse d'une structure linéaire et contrôlée). Nous devons d'abord réaliser que celui qui prend les décisions n'est pas notre esprit conscient. Le rôle de l'esprit conscient est celui d'un observateur et d'un expérimentateur. Les gens sont attrapé par la réalité de l'esprit conscient, mais le fait est que notre esprit commence une action avant que notre esprit conscient ne perçoive qu'elle ait été activée ou pensée. Les études scientifiques ont même montré que quand un athlète imagine simplement les actions de son corps physique dans une situation particulière, ses muscles et son état physique réagissent exactement comme ils l'auraient fait dans l'action ou la situation particulière. Ce sont notre subconscient conditionné depuis un premier conditionnement, les actions apprises et les habitudes qui peuvent nous maintenir dans notre état habituel d'éveil, de santé ou de condition physique (ou leur absence). Cependant, il est possible de tout changer à mesure que nous nous ouvrons à de nouvelles expériences et que nous passons de l'observateur conscient intérieur à l'extérieur, en relation avec toute l'énergie qui nous entoure. Quand nous utilisons les postures et les transitions du yoga, nous avons vu que, non


seulement cela permettait et maintenait notre équilibre musculaire, mais encore que cela stimulait systématiquement le cerveau gauche et le cerveau droit, séparément et conjointement, pour reconquérir la communication et l'accès à une plus grande liberté de pensée, créative, cognitive et potentielle. Ceci engendre la santé et le bienêtre de la pensée, du corps et de l'esprit, car l'énergie circule plus libre et plus vibrante. Les anciens savaient et s'efforçaient de rendre plus souple et plus flexible la structure inter ne et exter ne pour permettre un mouvement plus libre de ces vibrations d'énergie et de lumière. Nous avons perdu cela avec le temps à mesure que la vie est devenue plus complexe et plus décentrée, mais la puissance est en nous en réalité, et pas dans des états de consciences conditionnés et façonnés qui nous asservissent et nous limitent. Nous avons la capacité de changer notre être et devenir partie intégrante de la vibration énergétique au plus haut niveau. Les postures spécifiques ouvrent ces connexions en forçant la communication des deux cerveaux, en exigeant des interactions du côté gauche et du côté droit du corps physique, en stimulant électriquement nos muscles, nos organes internes et toutes nos possibilités. Et en faisant cela, nous commençons à débloquer notre conscience et notre génie.

Se pencher en avant Padahastasana Garder les pied joints comme dans la posture précédente (Chakrasana, la posture de la roue), pour empêcher l'énergie de monter à l'intérieur des jambes. Le pratiquant forme un triangle avec les index et les pouces qui se touchent, imitant la forme de plusieurs chakras frontaux. Ensuite, la transition commence. Le praticien baisse lentement les bras devant lui et se penche en avant tout en les tendant vers le sol. Les paumes forment ensuite le même triangle sur le sol juste devant les pieds. La base des paumes peut toucher les orteils du pied qui se trouvent devant elles pour refermer la boucle énergétique. Comme le corps est penché en avant, les énergies ne peuvent pas sortir de terre car l'intérieur des jambes est scellé et la poitrine, l'estomac et la gorge sont rentrés ou comprimés, étirant la colonne vertébrale jusqu'au crâne. L'absorption de la lumière et des énergies externes se situe alors directement dans la colonne vertébrale et les chakras postérieurs qui aboutissent au cerveau. Cette posture empêche également l'arrivée de la lumière sur le devant du corps, concentrant l'absorption de la lumière uniquement sur les portes énergétiques postérieures (pour augmenter la concentration), contrairement à une entrée symétrique sur les chakras frontaux et postérieurs. Avec la tête maintenant inclinée vers l'avant, le pratiquant va sentir la transmission directe de ces énergies absorbées dans la colonne vertébrale et transférées directement au cerveau. Il s'agit d'une nouvelle ouverture de la Kundalini de manière restreinte et contrôlée. En maintenant l'équilibre avant arrière dans cette position, vous pourrez également sentir l'énergie s'enraciner derrière les jambes et les talons... ce qui l'empêche de monter jusqu'au cerveau et permet une pratique sûre

et contrôlée. Pour expérimenter brièvement ce à quoi ressemble une montée excessive d'énergie, adoptez une posture incorrecte, laissez vos mains aller au-delà du contact avec les orteils de manière à ce que le poids du corps soit déplacé et forcé plus en avant des mains. Les énergies provoqueront une sensation inconfortable (réellement dangereuse en excès), de la douleur, des vibrations ou même de la chaleur au milieu de la tête. Précautions : maintenez le menton replié, si vous ne voulez pas que l'énergie monte jusqu'au troisième œil (6ème chakra), ce qui lui permettrait de se concentrer sur le chakra couronne. Ne faites pas de cela une pratique régulière. Nous l'avons simplement proposé ici comme une expérience concrète, afin de mieux comprendre le concept, la posture et la nature de l'énergie.

Respiration et intention À partir de la posture antérieure, inspirez par le nez permettant à toute l'énergie de circuler dans le sol. Commencez à expirer lentement tout en amenant vos mains et vos bras tendus vers le bas. Laissez les mains se reposer sur le sol quand vous avez terminé d'expirer, sentez les énergies descendre vers le bas derrière les jambes vers le sol à travers les talons ainsi que vers le haut en direction du chakra couronne. Maintenez cette posture, inspirez lentement en sentant à nouveau le gonflement de l'abdomen et du périnée. Au cours de l'inspiration, vous sentirez le flux d'énergie principalement à l'arrière des jambes vers les talons et le sol, et quand vous expirerez, vous aurez la sensation d'une montée de Kundalini tout en conservant l'enracinement pour conserver le contrôle. Il s'agit d'un aspect essentiel pour votre futur travail énergétique. Quand vous vous redresserez, vous vous sentirez plein d'énergie, euphorique et vous aurez une sensation de plus grande conscience. Prochain numéro : « Vers le bas, face au chien » Chatuspadasana

Instructrice de Yoga : Carolina Lino - Ponta Delgada, Açores Photo : Tiago Pacheco Maia - Ponta Delgada, Açores


La formation dans le Fu-Shih Kenpo En Fu-Shih Kenpo, être en pleine forme physique est une nécessité absolue. Si on frappe avec les poings, les poignets, les jointures, les genoux, les tibias, les pieds, les coudes, ou si on utilise des techniques de saisies ou autres, sans une bonne préparation, on aura mal et on se blessera peut-être. Il n'est donc pas possible de frapper de manière continue dans avoir la condition physique adéquate. Peu importe le style que l'on pratique, la condition physique est indispensable et est associée à la formation mentale elle-même. Souvenez-vous que le combat réel ou de rue n'admet pas l'usage de protections ni de règles et qu'il faut considérer que ceux qui ont coutume de faire des démonstrations de casse de briques ou autres n'ont pas prouvé leur véritable habileté au combat. Un combat de rue dure jusqu'à ce que vous ayez frappé votre adversaire suffisamment fort pour l'arrêter. Combien de fois un combat de rue nous a montré qu'un seul coup ou plus n'était pas suffisant parce que l'individu, même grièvement blessé, continuait de se battre. C'est l'instinct de survie, le niveau d'adrénaline, le degré d'alcool dans le sang ou la consommation de drogues. C'est cette force ou cette énergie mystérieuse que nous possédons tous qui se manifeste là. Cependant, parfois, un coup rapide et précis est suffisant. On sait bien que les combats de rue se terminent généralement très rapidement, autrement dit, il ne dure qu'un temps très bref, parfois quelques secondes. Si une bagarre de rue dure plus de 15, 20 ou 30 secondes, cela devient préoccupant.

Sécurité dans l'attaque Avant une attaque réussie, il y a trois préceptes vitaux : 1. Piège ou feinte 2. Pression 3. Isolement 1. Méthode de piège ou feinte. En prenant et en frappant le poignet de la main contraire vers le bas et en la croisant sur le corps de l'adversaire, le bras se maintient suivant un angle d'à peu près 45º. Il faut veiller à ce que le poids du corps de l'adversaire soit incliné devant sur sa jambe avant, ce qui prévient la possibilité d'un coup de pied et évite qu'il ne frappe avec le bras libre. Il y a alors sécurité pour entrer dans son périmètre défensif et frapper. 2. Méthode de pression. C'est simplement pour dévier le périmètre de l'adversaire de la propre ligne d'attaque. On utilise surtout un coup de main à l'avant-bras ou au coude de l'adversaire pour laisser à découvert le côté de celui-ci. Le coup de main se fait toujours vers le bas ou de côté (croisé), jamais de face avec poussée car cela rétablit l'équilibre de l'adversaire sur la jambe arrière lui donnant

l'occasion d'utiliser la jambe. Le coup de main donné vers le bas et également horizontal maintient le poids de l'adversaire sur la jambe avant, lui interdisant d'utiliser la jambe arrière pour frapper. Il est alors plus sûr de donner un coup dans le périmètre défensif avant de reculer et de reconsidérer la position. Remarque : seulement des coups individuels. 3. Méthode d'isolement. C'est essentiellement un puissant coup sur la main, l'avant-bras, le triceps et le biceps de l'adversaire, provoquant une forte douleur et laissant le bras inerte. Une combinaison d'attaque sur et à travers le périmètre de défense est alors possible. C'est la méthode la plus positive pour assurer une attaque pleine de succès. Il est très important de comprendre que si l'attaque sur le bras avant de l'adversaire rate lorsqu'on utilise n'importe laquelle de ces méthodes, il est indispensable de reculer et d'essayer de nouveau depuis un autre angle. On ne pourra attaquer le corps que quand on aura assuré le bras avant de l'adversaire. Tout le reste est de la simple escrime, si l'ennemi bloque une attaque, détruire le bras qui a bloqué. Remarque : Accompagner toujours avec une avancée progressive ces trois méthodes. Souvenez-vous : La self-défense n'est pas un jeu, il faut s'engager vis-à-vis du bras de l'adversaire, si celui-ci se trouve sur la trajectoire d'attaque, utilisez l'une de ces méthodes.

Coups de pied D a n s l e s s t y l e s c h i n o i s , o n re g a rd e beaucoup le coup de pied. Si vous avez pratiqué le Shaolin du nord, vous saurez qu'il exige des coups de pied hauts et que d'autres styles exigent des coups de pied bas. Moi, je n'ai personnellement pas de préférence. En fonction de la situation, j'utiliserai les uns ou les autres ou bien une combinaison des deux. De toute manière, il faut tenir compte du fait que dans les combats de rue, nous devons utiliser tout notre meilleur arsenal depuis la ceinture jusqu'en bas pour attaquer dans cette zone, et depuis les hanches jusqu'en haut pour attaquer la zone moyenne et supérieure. En Fu-Shih Kenpo, quand on fait un coup de pied haut, on ajoute toujours un coup de pied bas : hanche, genou ou tibia, on ne laisse jamais un coup de pied haut sans que celui-ci ne soit précédé d'un coup de pied bas et vice-versa. La philosophie des coups de pied en FuShih Kenpo doit suivre une philosophie du travail des mains. Par exemple, donner un coup de pied direct depuis la hanche en position frontale, similaire au coup de pied frontal, en frappant avec la cheville, le tibia ou plus haut suivant un angle de 45º pour disloquer la rotule.


Kenpo « Souvenez-vous, la self-défense n'est pas un jeu. »

Avant d'essayer un autre coup de pied, accrocher avec le talon du pied l'intérieur du tibia, la cheville ou le mollet, coups de pied circulaires avec le cou-de-pied ou le métatarse au fémur, à la cuisse ou derrière le genou. On utilise principalement ces coups pour neutraliser une possible contre-attaque de l'ennemi avec la jambe avant. De nouveau et comme pour les attaques de main, on ne doit pas attaquer le périmètre défensif du corps avant d'avoir dévié la jambe avant de l'adversaire ou de lui avoir infligé un châtiment sévère. Il ne faut pas considérer cela comme exagéré, le châtiment est essentiel, il ne faut pas transiger avec la jambe avant de l'adversaire. Infliger le plus grand dommage possible avant d'essayer de donner des coups de pied au corps. De cette manière, si l'attaque au corps n'a pas de succès, au moins l'adversaire ne peut pas contre-attaquer ou continuer avec une autre attaque. En Fu-Shih Kenpo, tous les coups de pied sont lancés avec la jambe avant, de cette manière il ne faut pas modifier l'équilibre, c'est plus rapide que de frapper avec la jambe arrière et cela permet plus de mobilité. Un rapide traîné des pieds vers l'avant ou de côté représente une tension sur les jambes, sur les mouvements à droite ou à gauche. On n'a pas tendance à faire des coups de hanche comme on le voit dans les styles japonais ou coréens car la majorité des Européens sont plus corpulents et on met plus l'accent sur la rapidité des jambes et des déplacement du corps que sur le pouvoir du coup de pied. Comme les jambes possèdent une force près de cinq fois plus grande que les bras, je ne comprends pas l'obsession des gens à mettre beaucoup de puissance dans le coup de pied car un coup modéré avec la jambe peut infliger un grand dommage.

« Un combat de rue dure jusqu'à ce que vous ayez frappé votre adversaire suffisamment fort pour l'arrêter »


Combat Hapkido


Self-défense Le sol n'est pas votre ami ! Tout comme beaucoup d'autres pratiquants d'arts martiaux, je me suis intéressé au combat au sol après avoir vu le premier Ultimate Fighting Championship, après avoir vu comment Royce Gracie a battu sans trop d'effort ses adversaires et comment il les a rapidement immobilisés, les rendant incapables de continuer à se battre. J'ai alors décidé d'améliorer mes habiletés en matière d'auto-défense et je me suis mis à la recherche de toutes les informations que j'ai pu trouver sur le combat au sol. Qu'il soit très clair que je n'aime pas être au sol et (contrairement à beaucoup de styles de grappling) que je ne veux pas amener un combat au sol intentionnellement ! J'ai donc entrepris une étude approfondie de ces systèmes afin de mieux comprendre leurs forces et leurs faiblesses et d'apprendre à appliquer ces connaissances dans des scénarios d'autodéfense de rue. Au cours de ces années de recherche, je me suis formé pratiquement en allant à

des stages avec de nombreux lutteurs et experts du combat au sol, dans des disciplines comme la Lutte, le Judo, le Jiu-Jitsu Brésilien, le Sambo et le Submission fighting. J'ai aussi acheté toutes les vidéos, DVD et livres sur le sujet que j'ai pu trouver en vue d'étudier ce sujet à fond. Presque immédiatement, il est devenu évident pour moi que la plupart des techniques que j'avais étudiées étaient, soit strictement orientées vers le sport, soit ne fonctionnaient que si la personne qui les exécutait était très athlétique et très souple. En outre, presque toutes les techniques étaient conçues pour un combat contre un seul adversaire sans considérer les situations aux multiples attaquants. Et enfin, ils semblent surtout vouloir maintenir le combat au sol, là où je ne voudrais vraiment pas rester trop longtemps. Quand il s'agit de self-défense de rue, le sol n'est pas votre ami ! Heureusement, c'était aussi la philosophie de mon maître, le fondateur du combat Hapkido, le grand maître John

Pellegrini. Après avoir repassé mes recherches en 2002, nous avons décidé de constituer un nouveau programme pour affronter les combats au sol dans une idée exclusivement de survie, sans grappling, sans soumission, sans techniques sportives et sans s'attarder au sol une seconde de plus que nécessaire. Notre objectif était de mettre en place une composante de sol supplémentaire et de nous servir de la plupart des concepts que nous utilisons dans notre programme de Combat Hapkido pour apprendre à se remettre debout, y compris les points de pression de notre programme de points de pression tactiques du Combat Hapkido, afin de rendre les techniques plus faciles et plus efficaces. Nous étions également déterminés à ne pas rendre trop athlétiques ou trop acrobatiques les techniques car notre système est centré sur l'auto-défense pratique pour tous. Je devais veiller à ce que les techniques que je voulais enseigner soient, non seulement faciles à apprendre et


Combat Hapkido réalistes, mais aussi qu'elles puissent être enseignées aux enfants et aux adultes de tous âges et de toutes constitutions, y compris les personnes ayant un handicap physique, les personnes âgées et les gens ne pratiquant pas les arts martiaux. Notre programme de sol serait pour tout le monde et pas seulement pour les pratiquants d'arts martiaux expérimentés ou pour les personnes ayant la constitution physique « adéquate ». La tâche terminée (ce fut un processus de 2 ans), nous avons lancé notre nouveau programme de « Survie au sol » pour nos élèves et pour la communauté des arts martiaux dans le monde. Il a connu un succès instantané. J'ai, depuis lors, la chance de voyager, seul ou avec le grand maître Pellegrini, pour diriger des stages partout dans le monde avec le stimulant format « Double Impact ». Notre stage unique « Triple Impact », récemment donné à Valence, en Espagne (avec le maître Gridley qui enseigna les points de pressions tactiques) fut le stage qui obtint le plus de succès dans ce pays de ces dix dernières années. Pour faciliter l'apprentissage (et l'enseignement !) du programme, nous avons produit, en collaboration avec le magazine Budo International, une série de 5 DVD pédagogiques qui est également devenue un best-seller dans le monde des arts martiaux. Au fil des ans, depuis le lancement du Combat Hapkido Ground Survival, j'ai eu l'honneur et le privilège d'enseigner à des milliers d'élèves d'horizons très différents. Pour les élèves handicapés qui suivaient mes cours, j'ai modifiés certaines techniques en fonction de leurs capacités spécifiques. Et comme ce programme était également amusant et sûr à apprendre, il a obtenu beaucoup de succès auprès des enfants et de leurs parents, qui, en raison de l'incidence croissante de l'intimidation violente, souhaitaient que ceux-ci apprennent la self-défense pratique. Lorsque j'enseigne aux femmes, j'insiste sur le fait que le sol n'est pas leur ami quand leur agresseur essaye de les violer, de les blesser ou de les tuer, et que plus elles y resteront, plus ce sera mauvais pour elles. Elles doivent se remettre debout dès que possible ! Et la même chose est vraie pour les hommes. Je souligne que, même s'ils connaissent un peu de combat au sol ou de wrestling, ils doivent considérer le fait

que l'attaquant peut ne pas être seul ou que, ayant été blessés lors de l'attaque initiale qui les a amenés au sol, ils peuvent ne pas être capables de se battre avec toutes leurs capacités physiques. Je tiens également à souligner le fait évident, mais souvent omis, que dans nos entraînements, la plupart du temps, nous travaillons sur des tapis qui sont sûrs et confortables, tandis que dans la rue, vous avez des pierres, des morceaux de verre, des ordures, etc., et ce n'est pas un endroit où vous avez envie de lutter et de vous rouler. Le Combat Hapkido a différentes branches pour former la police et le personnel militaire et de sécurité. L'entraînement de ces unités requiert une compréhension approfondie de la façon dont elles fonctionnent dans différents environnements et avec des missions différentes des civils. Leurs membres sont également équipés et habillés différemment. Enseigner à ces groupes techniques un système destiné au sport est une perte de temps et les met en danger ! Au lieu de cela, ils ont besoin de techniques efficaces, faciles à apprendre et adaptables aux besoins spécifiques de leurs fonctions. Par exemple, la mission principale d'un agent de police est de contrôler et de contenir les individus pour les empêcher de causer des blessures à d'autres personnes et aux agents eux-mêmes, tout en veillant tout le temps à ce que l'individu n'accède pas à leurs armes (arme à feu, tazer, gaz poivré, etc.). Ou encore, nous pourrions avoir un soldat dont la mission est de veiller à ce qu'une ville, un village ou un bâtiment soit protégé d'un ennemi qui cherche à leur nuire, tout en portant environ 35 kg de matériel, d'armes et d'équipement de protection. Comme vous pouvez le voir, dans ces deux derniers scénarios, il est impératif, pour l'individu se retrouvant au sol, d'être capable de survivre à l'attaque initiale et de revenir à la position dominante debout ! J'espère vous avoir donné un aperçu instructif à propose de la philosophie de la Survie au Sol du Combat Hapkido et avoir suscité votre intérêt pour en apprendre davantage. Dans les prochains articles, je partagerai avec vous quelques-uns des aspects techniques de notre programme. Ne prenez pas de risques et rappelez-vous : le sol n'est pas votre ami, ne luttez donc pas au sol ... survivez !


Shidoshi Juliana a revêtu notre directeur, Alfredo Tucci, d'une armure japonaise pour nous montrer ses différentes parties et la manière correcte de la revêtir. Un article qui explique en outre l'histoire et l'anthropologie de l'armure, l'un des principaux attributs du samouraï.

L'armure était extrêmement importante et avait une signification profonde. On la conservait chez soi comme un symbole d'honorabilité. Mais il n'en fut pas toujours ainsi. Avant et pendant la période de l'empereur Kotoku et surtout la première année de Taika (645) il était interdit à tous, même aux officiers, d'avoir chez eux une armure ou tout autre arme de guerre. On ne sait pas quand cela changea, mais à un moment donné, les armures et les armes personnelles commencèrent à être conservées au domicile. D'après certains auteurs, ce fut là la base de la formation d'une classe professionnelle de guerriers qui passèrent de la périphérie politique au centre du pouvoir. Ce qui finit par en faire un symbole de dévotion militaire. Chaque clan, famille de la classe samouraï ou militaire possédait son propre gusoku-shi (fabriquant d'armures), ce qui explique la grande variété de modèles développés pour la bataille. Naturellement, les secrets de la fabrication des différents modèles étaient jalousement gardés par chaque clan, de sorte que seuls ceux qui appartenaient au même lignage pouvait utiliser un certain type d'armures. La tradition de conserver secrète la fabrication des armures se maintint avec un tel acharnement et un tel sérieux que les styles, leurs différents éléments et les manières particulières de les utiliser devinrent inintelligibles en périodes de paix. Il existait cependant un patron d'armure général comportant des protections pour la tête, le cou, les épaules, les bras, le thorax, l'abdomen, les jambes et les pieds. Naturellement, il avait des variantes suivant les types de soldats. Ainsi, le soldat d'infanterie qui combattait debout, le soldat monté à cheval et les hauts commandements militaires avaient des modèles différents en fonction de ce qui convenait à leurs fonctions. Avec le temps, l'armure cessa d'être seulement fonctionnelle pour devenir un symbole de pouvoir, plus ornementé et de plus grande valeur. Les armes cessèrent d'être seulement des instruments de guerre pour devenir un reflet du statut social et de la force. Les anciennes armures, produites avant le XVIème siècle étaient appelées : o-yoroi, kachu, haramaki, do-maru, etc.

Comment revêt-on une armure de samouraï ?


Celles qui furent produites postérieurement portent le nom de gosoku. Les matériaux utilisés dans la fabrique de l'armure samouraï reflètent la préoccupation pour la vitesse et la fonctionnalité de l'équipement sur le champ de bataille. De plus, l'armure complète était utilisée seulement par les samouraïs des classes les plus élevées. Du fait de la préoccupation pour la vitesse et la fonctionnalité, il existe évidemment des différences entre l'armure utilisée par un samouraï à cheval et un samouraï d'infanterie. L'armure était essentiellement constituée de pièces en cuir. Arai Hakuseki, grand connaisseur du confucianisme, qui servit à la cour du Shogun Ienobu (1662-1712) et étudia les vieux manuscrits Sandai Jitsuroku, mentionne (Arai, 17) des armures faites en cuir de mouton et de vache, utilisées par les guerriers d'Ono-no-Ason-Uyu durant la période Konin et données à leurs fils Mutsu-no-Kami-Harueda et Tsushimano-no-Kami-Harukaze, qui luttèrent à l'ère Jogen (976-978). Le cuir était tellement fondamental pour l'armure japonaise que les pièces de ce matériel non seulement servaient à l'union entre les parties, mais encore qu'elles constituaient le matériel essentiel pour la confection de l'équipement. Les plaques en cuir étaient renforcées par du fer, de l'acier et/ou d'autres matériels laqués, de manière à apporter la rigidité nécessaire. Les casques et les plastrons, tous fabriqués en métal, rencontrés et datés de périodes très anciennes du Japon, suggèrent que leur acceptation par les fabricants d'armures se produisit très tôt dans leur histoire. Les pièces rencontrées montrent que le fer était habillement travaillé pour qu'il y ait une réduction du poids ; il était rendu plus fin là où il serait utilisé comme pièce unique, comme pour les casques, ou plié en couches. Les petites pièces allaient au casque et les plus grandes servaient pour le plastron. Mais ce fut à partir de la période Heian que l'armure se développa finalement au point de devenir cette belle œuvre d'art composée de plaques de fer unies les unes aux autres par de petits nœuds en cuir (odoshi) qui ont donné à l'armure son style caractéristique définitif. La taille des plaques de cuir et de fer était adaptée de manière à protéger la zone à laquelle elles étaient destinées. Les longues pièces étaient utilisées pour la protection des épaules (sode) ou pour la protection du thorax (do).


Avec le temps, on parvint à réunir des matériaux qui apportaient une protection efficace tout en étant légers. L'armure devint capable de protéger contre les attaques des épées, des flèches et des balles des mousquets et d'offrir un équipement qui ne soit pas trop lourd à porter, en plus d'une protection maximale. La variété des couleurs, des styles et des matériaux utilisés pour confectionner

l'armure firent d'elle une œuvre d'art, de grande valeur aujourd'hui pour les musées du monde entier et pour les collectionneurs particuliers. Ce sont précisément ces détails qui enrichissaient les armures qui apportaient une différenciation d'un style à l'autre. Ils permettaient même l'identification des membres de plusieurs clans en fonction des couleurs particulières utilisées pour les cordons et les détails de leurs

armures. Il y avait des cordons de nombreuses couleurs pour entrelacer les plaques en métal. Les cordons en cuir étaient appelés kawa-odoshi, tandis que ceux qui étaient en soie chinoise portaient le nom de kara-ya-odoshi. Sous la régence de Tokugawa à la tête du Japon, les nombreux conflits et affrontements dans les batailles finirent par cesser. Curieusement, bien que l'armure ait perdu son importance en ce


Comment revĂŞt-on une armure de samouraĂŻ ?


Tradition Japonaise

qui concerne le combat réel, car ces derniers devinrent de plus en plus rares jusqu'à disparaître, l'importance de l'armure comme symbole de pouvoir augmenta. Plus que jamais, le sabre devint la référence de la classe et de la

place occupée par le samouraï. Ainsi, une série de grandes armures (o-yoroi) furent utilisées par les saimyo au cours des cérémonies de la cour, des cérémonies militaires et de la régence de la couronne.

Pièces composant l'armure : 1. Tazuna, fundoshi : Sous-vêtement utilisé sur le corps. 2. Shitagi et obi : Kimono commun, d'usage quotidien. Les samouraïs des


catégories les plus hautes utilisaient des kimonos somptueux en accord avec leur position. On les appelait yoroi-hitatare. Pour ajuster le kimono, ils utilisaient une ceinture, obi, qui faisait deux fois le tour de la taille et se nouait devant.

3. Hakama, kobakama ou matabiki : Pantalons plissés avec des détails sur la partie de derrière (koshi-ita). Le kobakama se caractérisait pour être plus court et plus petit. Le matabiki était utilisé par les catégories inférieures.

4. Tabi : Bas spéciaux avec une division entre le gros doigt de pied et les autres. 5. Kyahan ou habaki : Protecteurs de jambe allant de la cheville jusqu'au genou, fabriqués en tissus.


Tradition Japonaise

6. Waraji : Sandales utilisées par les classes les plus basses. Normalement, on en avait une autre paire à la ceinture. Les plus hautes classes utilisaient une sorte de bottes confectionnées en peau d'ours

principalement (kengetsu, kutsu, tsuranuki). 7. Sune-ate, shino-zutsu : Jambière faites en métal moulé ou en cuir laqué. Certaines étaient faites en une seule

plaque de métal, plus souvent utilisée par la cavalerie pour protéger contre les lances et autres armes. La majorité étaient faites de plaques unies entre elles et de plaques centrales protégeant les


genoux. Normalement elles comportaient une plaque en cuir laqué sur les côtés (abumi-zure) qui protégeait à son tour contre la friction des étriers et des selles, dans le cas de la cavalerie. Les genoux

étaient généralement protégés par l'Hizayoroi kakuzuri, une plaque en métal qui faisait parfois partie intégrante du suneate ou qui était, moins souvent, une pièce séparée. Il existait en outre un type de

protection fait de maille en fer, utilisée en dessous des caleçons par l'infanterie en temps de guerre et par les bushi en temps de paix, appelé kusari-kyahan ou kusai-suneate.


8. Haidate : Pièce externe protectrice de la cuisse, semblable à un tablier, dont l'extrémité inférieure était généralement constituée de petites plaques (Kozane) en métal, en cuir ou même en os de baleine. Ouvert au milieu, l'haidate possède des cordons qui font le tour de la taille et se nouent par devant. Il existe plusieurs types d'haidate, bien qu'ayant tous la même fonction. 9. Yugate : Gants, normalement avec un petit orifice au milieu des paumes. 10. Kote-tegai : Protecteur du bras et de l'épaule, normalement fait en maille de fer, avec des plaques dont la fonction était défensive. La plaque protectrice de l'épaule s'appelle kamuri-ita ; celle du bras, gaku-no-ita ; la plaque concave du coude, hijigane ; et finalement celle de l'avant-bras, ikada, faite d'une série de lamelles longitudinales en métal. Parfois il était ajusté sur une seule pièce en métal trouée et moulée, à laquelle était attachée, à hauteur du poignet, une autre pièce qui avait pour fonction de protéger le dos de la main. Cette pièce était doublée de cuir et recourbée de manière à s'ajuster aux doigts du guerrier. Dans les anciennes armures, les pièces pour les doigts et les anneaux s'ajustaient les unes aux autres au moyen de petits cordons. Plus tard, ils utilisèrent de pesants gants de cuir. Parfois, il y avait également une protection du dos de la main appelée tetsu-gai. La partie extérieure du bras était ainsi protégée, mais la partie intérieure était plus vulnérable. Il existait une grande variété de ces protecteurs, suivant la fonction du guerrier. Par exemple, les archers utilisaient un type de protecteur appelé yu-gote, bien connu pour ne comporter aucune pièce pesante qui puisse contrarier leurs mouvements. La portion interne du bras qui requérait une moins grande protection que la zone externe était recouverte d'un tissu lourd ou de cuir entremêlé de soie ou de lanières de cuir. Leur défense se basait cependant plus sur les habiletés du guerrier que sur les pièces de l'armure car cette zone était exposée quand les bras se levaient pour appliquer les coups avec le sabre.

Il existait des techniques qui devinrent célèbre en Yari Jutsu et en Kenjutsu, pour chercher à atteindre ces zones exposées et vulnérables de l'armure dans un combat contre un adversaire. Il y avait une incroyable quantité de tailles, types, formes et matériaux que le bushi pouvait sélectionner pour cet important vêtement. Un exemple, ce sont les manches de l'armure recouvertes d'une maille faite d'anneaux et de chaînes en métal (kusari gote). Ensuite, les bras étaient protégés par des plaques (tetsu gote). Il y avait un type de manches qui protégeait le bras, le couvrant d'une large plaque (comme un sode de plus), noué à l'épaule (tsugi gote). D'autres avaient des écailles sur le biceps (gaku no ita) ; d'autres encore alternaient des lamelles de ces plaques avec une maille en métal (oshi no gote) ; ou étaient totalement faits d'une maille à laquelle étaient amarrées de solides plaques de toutes sortes (shino gote, echu gote, awase gote). Ils utilisaient également une petite protection pour l'avant-bras, couverte avec les plaques et la maille, puis d'un tissu rustique (hansho gote). Ces manches étaient spécifiques au type d'objectif martial désiré. Ainsi, il y avait des manches spéciales (yu gote) confectionnées en soie et en brocard, sans protection lourde, qui étaient portées à partir des épaules. Elles étaient utilisées par les archers qui avaient besoin de liberté de mouvements pour manier leurs arcs et leurs flèches. Parfois, les archers ne portaient qu'une seule de ces manches pour protéger le bras droit, l'épaule et une bonne partie de la poitrine et du dos. On les nouait autour du corps. La plupart des manches de l'armure considérées comme légères étaient utilisées en temps de paix. Le bushi les portait en dessous du kimono quand il devait être prêt pour des bagarres de rue. Les articulations, qui étaient généralement moins protégées du fait de l'ouverture existant entre les manches protectrices (kote) et les plaques latérales (watagami) du corset (del), étaient renforcées par des couches de maille métallique, de

plaques et d'écailles (waki biki). On les portait sous le corset, séparément ou unies les unes aux autres par une lamelle en métal (kusari waki biki). Un type d'équipement particulier (manju nowa) les combinait avec un collier et des épaulettes. 11. Wakibiki : Protecteur de la zone des aisselles et de la zone latérale supérieure du thorax, région entre le kote-tegai et le watagami do, du corset protecteur du thorax. On pouvait le trouver annexé au do ou même combiné avec un type de collier protecteur pour le cou et les épaules (manju-nowa). Il pouvait être ajusté avec des boutons (botan-gake), des cordons (himo-tsuki) ou des crochets (kohaze-gake). 12. Do : Protecteur du thorax, partie centrale de l'armure. Conjointement au casque, il caractérise l'identité de l'armure et sa période historique : la préhistorique (tanko, kachu, kisenaga), l'ancienne (yoroi) et la moderne (gusoku). La plus grande partie du corps du bushi était revêtue d'un corset confectionné de larges plaques de métal comme les anciens corsets (kaki yoroi, keiko) du IVème siècle. Il y avait également des corsets en cuir brillant, doublés et recouverts d'écailles bien nouées avec de la soie ou des cordons en cuir. Comme nous l'avons dit précédemment, le cuir était la matière première préférée pour confectionner les armures. Les différents types de cuir utilisés, tout comme les différents types de traitement, donnèrent lieu à une série de corsets (kawa tsutsumi) tels que les corsets de cuir chinois (kara kawa tsutsumi), de cuir rouge (aka kawa tsutsumi) et de cuir fleuri (hana gawa tsutsumi). Les catégories les plus basses utilisaient ceux qui étaient faits en cuir laqué noir (sewari-gusoku), tout en utilisant de nombreux types de cuir pour leur confection en général. Les plaques qui composaient le do étaient parfois couvertes de peau de requin (same tsutsumi), de carapace de torture (moji tsutsumi) et décorés d'os de baleine. Quand ils étaient ouverts dans le dos, on les appelait haramaki-do et quand ils s'ouvraient latéralement, domaru. Il y avait en outre le do fait d'une seule pièce en métal. Bien que peu

Comment revêt-on une armure de samouraï ?


Tradition Japonaise commune, cette pièce s'appelait hatomune-do ou hotoke-do. Du XVI Ième et XVIII ème siècle, on copia l'armure européenne. Il pouvait en outre y avoir dans le do, deux plaques dont la fonction était de protéger l'aisselle gauche (hato-noita) et la droite (sendan-no-ita). Il y avait une variété presque infinie de corsets en usage au Japon aux différentes périodes. Ils furent divisés en deux catégories principales : la première et la plus commune englobe les pièces constituées de plaques et d'écailles et nouées avec de solides cordons (do) et la deuxième, celles des pièces entières. Les pièces plus récents étaient appelées « poitrine de colombe » (hatomune del) ou « poitrine de saint » (hotoke del) parce qu'elles simulaient la courbure du corps humain. Elles furent utilisées au Japon au cours des XVII et XVIII ème siècles. Apparemment copiées des modèles européens, elles pouvaient avoir une ouverture dans le dos ou sur les côtés. Celles qui avaient une ouverture frontale étaient peu communes. Adoptées par les classes les plus basses des samouraïs et leurs assistants, certains modèles ajustables plus simples présentaient d'innombrables variantes. Certains modèles incluaient deux attaches auxquelles attacher le drapeau de la cavalerie. Les samouraïs de haut niveau revêtaient des pièces supplémentaires comme les importantes se-ita ou se-ita no yoroi, qui étaient de petites plaques qui protégeaient les articulations des épaules et la partie supérieure du bras. Les plus anciennes étaient généralement en métal ou en cuir plus épais, richement décorées avec des détails en métal sur les bords. Les plus récentes étaient faites de trois grosses plaques ou de rangées d'écailles superposées, protégées de cuir tanné. Dans les derniers corsets fabriqués, les samouraïs de basse classe, qui n'étaient pas autorisés à porter les plaques protectrices, revêtaient

des protections mineures appelées giyo yo ita. Il y avait plusieurs modèles de cette pièce spécifique. 13. Una-obi : Ceinture nouée à la taille. C'est dans cet obi que le sabre était amarré. En général, il était en lin ou en tissu, avec des ornements à l'avant. Quand le samouraï coupait les extrémités de cet obi et jetait le fourreau de son épée, qui était généralement attaché à la ceinture, son intention de mourir sur le champ de bataille était clairement indiquée à ses ennemis et mettait en évidence la nature désespérée de son combat. 14. Sode : Les bushi de plus haut niveau avaient des protecteurs d'épaule appelés sode, généralement constitués de plusieurs petites pièces unies les unes aux autres, par couches, au moyen de cordons en cuir ou en soie sur une plaque de métal ou de cuir laqué. Le haut était toujours en métal solide, richement décoré (kamuri-ita) alors que la portion inférieure (hishinui-ita) était habituellement rembourrée et se nouait avec des cordes en x pour le tenir. Habituellement ils étaient de forme rectangulaire et carrée et leur taille pouvait être grande (osode), moyenne (chu-sode) ou petite (ko-sode). 15. Koshiate : Protecteur attaché au côté gauche pour charger les épées, aussi bien la longue (dalesho) que la courte (wakizashi). Anciennement, le bushi emportait une épée de plus, plus longue que la dalesho, et appelée nodashi, qui était pendue dans son dos en diagonal. Mais cela devint peu fréquent au cours de la période Tokugawa. 16. Nodowa : Protecteur de cou. Utilisé par les samouraïs de haut niveau. En forme de « U », il était composé de petites plaques. Il semble avoir été développé au XV Ième siècle, s'inspirant sur un collier habituellement utilisé en dessous du do. Au cours de la période Tokugawa, il commença à être utilisé au-dessus du do, dans une variété de modèles, avec parmi eux un qui protégeait même

la nuque, noué ou attaché avec des crochets derrière le cou. Le nodawa pouvait également être attaché directement au masque, bien que le modèle détaché (tetsuki) soit le plus populaire. 17. Hachimaki : Bandeau blanc noué autour de la tête sur le front. Sa couleur est une référence à la mort imminente. 18. Uchi-bari : Coiffure protectrice utilisée en dessous du kabuto. Il était attaché avec des cordons (shinobi-no-el) sous le menton et au casque. 19. Mempo : Masque de fer, d'acier ou de cuir laqué, utilisé pour protéger le visage. Il pouvait couvrir tout le visage (mempo, membo o so-mempo) ou une partie de celui-ci. Quand il laissait les yeux à découvert on l'appelait saru-bo. Il représentait normalement le visage humain, la face d'un démon ou d'un animal. Les plus célèbres étaient : le visage coréen (korai-bo), le fantôme (moriyo), le démon (akuryo), le barbare du sud (namban-bo), le démon des forêts au grand nez (tori-tengu), le vieil homme (okina-men), le jeune homme (wara-wazura) ou la femme (onna-men). 20. Kabuto : Casque protecteur. Il était composé de plusieurs pièces et avait pour fonction de protéger la tête. Sa pièce centrale était appelée hachi, une pièce concave en métal, comme une coupole, qui suivait la forme de la tête humaine. Sur sa partie frontale, on trouvait une pièce en cuir laqué, souvent laquée en rouge et décorée, appelée maezashi. Le shikoro est la partie protectrice du cou, composée de 3 à 7 couches de 100 à 138 plaques métalliques. Cette pièce retombait sur les épaules et le dos. Les protecteurs d'oreilles (fukigaeshi), avec une courbure et une inclinaison vers l'arrière caractéristiques, étaient également richement décorés de cuir et de métaux nobles tels que de l'or ou de l'argent. 21. Jinbaori : Espèce de kimono ouvert, utilisé sur l'armure pour les officiers de haut niveau.

Comment revêt-on une armure de samouraï ?


Arts Martiaux du Sud-Est Asiatiques Un des mes jeunes élèves débutants me demanda après le cours ce qu'il fallait faire exactement pour devenir un grand pratiquant d'arts martiaux. « Hum, voilà une question intéressante », pensai-je. J'aurais sûrement pu lui offrir rapidement une série de conseils bien sonnants, mais j'ai demandé à l'élève de r evenir la semaine suivante et de me reformuler sa question, j'aurais alors sa réponse. Pour le cours d'après, j'avais préparé pour lui les points suivants, dans cet ordre :


Maîtres Internationaux 1) Motivation Vous devez avoir une bonne raison d'apprendre les arts martiaux. Cette raison peut être différente d'un élève à l'autre. Qu'il s'agisse de self-défense, de dépassement personnel, de confiance en soi ou d'acquérir une habileté particulière, il est important que vous sachiez quel est votre motif (il ne sera publié dans aucun magazine). Vous devez pour cela décrire avec le plus de précision quel est votre objectif. Si on n'a pas une véritable raison et qu'on est simplement attiré et enthousiasmé par les arts martiaux, on ne restera pas suffisamment dans la pratique pour devenir un véritable expert.

2) Comprendre la voie martiale Après un certain temps dans le processus de formation, vous savez comment une chose conduit à une autre et que la balle est ronde, pour ainsi dire. Votre nouvelle condition affecte votre technique car vous ne vous fatiguez plus aussi rapidement et vous pouvez donc réaliser un plus grand nombre de répétitions. Vous comprenez ainsi comment en améliorant votre coordination et vous pouvez faire des choses que vous ne pouviez qu'admirer chez les autres auparavant. Votre nouvelle compréhension de la théorie vous permet de modifier de vieilles habitudes car vous avez appris comment les corriger. Vous observez que, petit à petit, au cours des exercices, vous commencez à vous ajuster et à aller dans la direction de vos objectifs. Vous pouvez vous faire une idée du chemin.

3) Dominer les bases Les outils du pratiquant d'art martial sont ses techniques physiques. Bruce Lee voulait faire une œuvre d'art de chacun de ses outils. Il n'est jamais trop tôt pour commencer à perfectionner ses bases, même si on n'a appris que quelques techniques. Votre confiance en vous grandira avec vos nouvelles aptitudes et habiletés à travers la maîtrise de ces concepts de base. Il ne s'agit pas d'apprendre un grand nombre de techniques. Ce n'est pas la quantité de choses que vous savez qui importe, mais la manière d'utiliser les connaissances. Il faut connaître les concepts de base et leur accorder une attention particulière au cours de la pratique.

4) Pratiquer L'un de mes très chers maîtres, que l'on pourrait décrire comme un pratiquant d'art martial exceptionnel, a une soixante-dizaine d'années. Au cours de l'un des camps d'entraînement les plus durs que je connaisse, je l'ai vu terminer régulièrement un programme de six heures. Ce temps de pratique épuise physiquement des athlètes trois fois plus jeunes que lui. Quand je lui ai demandé pourquoi il était capable de s'entraîner autant de temps, il me répondit : « Je dois pratiquer pour rester en forme. »

Comment devenir un pratiquant d'art martial exceptionnel ?


Arts Martiaux du Sud-Est Asiatiques On ne peut mieux l'expliquer. La pratique est la voie qui conduit du bon pratiquant au pratiquant extraordinaire. La motivation, la théorie et la technique sont inutiles sans une pratique constante de vos arts martiaux.

5) Patience Personne ne devient excellent du jour au lendemain ou sous le fait d'une soudaine et brillante inspiration. Il faut pratiquer régulièrement la maîtrise des bases. Pour les maintenir et continuer de les développer, il faut donc du temps. Les ravages du temps peuvent ronger ou polir votre travail. C'est à vous de décider comment vous utiliser votre temps. Si on étudie la personnalité des pratiquants d'arts martiaux excellents, on se rend compte qu'ils sont parvenus à le devenir grâce à l'activité quotidienne et à la diligence de nombreux petits pas. Ils ont pris beaucoup de temps à développer leur art martial.

Une fois que vous aurez compris l'importance des quatre points précédents, le temps et vos connaissances seront les facteurs qui vous permettront de passer d'un bon pratiquant à un pratiquant excellent. On ne peut accélérer le temps. Faites attention à ne pas être comme les petits enfants qui regardent toutes les minutes une fleur récemment plantée pour voir si elle a grandi. Prenez le temps et pratiquez pour trouver la voie qui vous conduira vers la maîtrise dans les arts martiaux.

À propos de l'auteur : Bob Dubljanin est l'un des principaux instructeurs d'arts martiaux du Sud-Est asiatique (Kali, Muay Thai, Pentjak Silat) et de Jeet Kune Do en Europe. Depuis 1993, il donne des cours et des stages en Allemagne et dans d'autres pays européens. Pour plus d'information et pour consulter les séminaires actuels, visitez www.soai.de ou envoyez un e-mail à info@soai.de


Wolf Extreme Defense est un système de selfdéfense éclectique, créé par le maître David Buisan, ceinture noire 6e Dan de Fushin Kenpo et instructeur de self-défense. Son système reflète son parcours martial qui fut assisté par deux grands maîtres : Santiago Velilla du Karaté et Raúl Gutiérrez du Kenpo. Son système est efficace, simple et rapide à apprendre car il combine la versatilité du Kenpo, la concentration du Karaté et du Ju-Jutsu, les déplacements de l'Aïkido, le coup et le travail défensif et offensif du KickMuay et de la Boxe, le travail de l'énergie interne en plus de l'attention particulière portée sur les aspects psychologiques de la self-défense. Dans ce travail, le maître Buisan nous présente un arsenal complet de techniques contre les coups de poing droits et circulaires, les saisies de cou, de revers, les saisies frontales, latérales, de dos, et le travail d'anticipation et des points de pression. Un excellent exemple d'une génération de maîtres qui développent la nouvelle selfdéfense du XXIème siècle, en se basant sur l'innovation, la simplicité et l'efficacité.

REF.: • WOLF1 Tous les DVDs produits par Budo International sont scellés au moyen d’une étiquette holographique distinctive et sont réalisés sur support DVD-5, format MPEG2 (jamais VCD, DICX ou similaires). De même, l’impression des jaquettes ainsi que les sérigraphies suivent les plus strictes exigences de qualité. Si ce DVD ne remplit pas ces critères et/ou si la jaquette ou la sérigraphie ne coïncide pas avec celle que nous vous montrons ici, il s’agit d’une copie pirate.

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En qualifiant le Jeet Kune Do de « juste une philosophie », sans programme ou progression de techniques, nous le dépouillons de la valeur technique de la matière enseignée par son fondateur, Bruce Lee. Mais d'autre part, en fixant l'art comme « ce que Bruce Lee a enseigné », nous nous privons de la liberté d'expression et du naturel (ou du naturel-no naturel !) si vivement préconisé par Sijo Lee. Pour notre groupe, il ne faut pas choisir l'une OU l'autre approche.

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Le (soi-disant) matériel d'origine du JKD combiné avec les éléments philosophiques contenus dans les notes et les écrits de Bruce Lee fournissent une base sur laquelle nous construisons notre propre art martial personnel. Dans notre cas, c'est là l'origine de la « vieille école de JKD ». En utilisant les principes énoncés par Bruce Lee tout en comprenant le fondement et la fonction du Jeet Kune Do, nous pouvons étudier d'autres arts martiaux et en tirer leur essence. Nous appelons cela le « Filtre du JKD ».


Le filtre du JKD Un article du Groupe du Vendredi soir « Touche à tout » ou maître de quelque chose ? Beaucoup diront que la seule façon d'être un véritable artiste martial c'est de s'entraîner à tout : Boxe, Lutte, Jiu-Jitsu et Judo de compétition, Kali pour les armes, arts martiaux basés sur la réalité pour la légitime défense, et ainsi de suite. Tous ont été testés sous pression et ont démontré leur efficacité, indiscutablement. Cependant, il me semble qu'il y a deux questions importantes que chaque pratiquant d'art martial qui s'entraîne de cette manière (en croisant les styles) devrait se poser : 1) Est-il plus efficace pour moi de passer d'un art à l'autre (et d'un système à l'autre) plutôt que d'avoir une seule plate-forme à partir de laquelle utiliser toutes mes attaques et défenses? 2) Est-ce qu'une accumulation de techniques fait de moi un meilleur combattant ou serait-il plus avantageux pour moi de limiter la quantité d'outils que j'entraîne et de perfectionner chacun d'eux au plus haut point ? Le temps est le bien le plus précieux de chaque être humain. Quand on considère que les arts de combat tels que la Boxe, la Lutte ou le JKD exigent des capacités athlétiques qui commencent souvent à disparaître quand nous atteignons l'âge mûr, l'utilisation efficace du temps d'entraînement devient essentielle. C'est l'une des raisons pour lesquelles le principe de la perte au quotidien (daily decrease) - et non l'accumulation au quotidien - est un principe aussi important du JKD. Comment puis-je effectuer les répétitions nécessaires pour maîtriser une technique quelconque si je passe tout le temps de mes entraînement à ajouter de nouvelles techniques ou à pratiquer un tas d'arts martiaux différents utilisant des structures différentes ?

Appliquer le filtre du JKD Nous avons toujours été à la recherche de la meilleure voie, en essayant de trouver des outils plus efficaces et d'examiner nos propres faiblesses. La recherche constante et l'expérimentation sont nécessaires. Toutefois, afin de tirer au maximum profit de notre temps d'entraînement,

nous devons trouver le moyen de filtrer une grande quantité de matériel sans devoir tout pratiquer. En termes simples, voici la façon dont nous analysons un nouveau matériel : • Nécessité - Cela ajoute-t-il quelque chose qui manque dans notre jeu ? • Structure - Devons-nous changer notre système pour l'adapter à la nouvelle technique ou s'inscrit-elle dans ce que nous faisons déjà ? Un exemple simple de ceci serait une technique qui ne fonctionne pas bien à partir d'une position idéale (par exemple, pied droit ou pied gauche avant) nous obligeant à changer de pied pour l'utiliser, annulant ainsi la structure du côté avant dominant et télégraphiant notre intention. • Adaptabilité - Quelles sont les limites de son application ? Est-elle efficace contre les différents types de combattants ? Contre différentes méthodes de défense ? Dans des conditions moins idéales ? • Vulnérabilité - Nous laisse-t-elle exposés à une contre-attaque qui peut

JKD Stance Photo 2

être plus dommageable que l'attaque initiale dont nous nous défendons ? « Ce n'est pas ce que vous pouvez apprendre, c'est ce que vous pouvez éliminer. » Bruce Lee (à Bob Bremer)

Premier exemple Certaines des premières techniques que nous avons ajoutées à notre expression du Jeet Kune Do étaient les coups de coude de Muay Thaï. C'est l'exemple le plus élémentaire d'outils qui répondent à tous les critères ci-dessus. À des fins de démonstration, nous allons discuter seulement de la manière dont ces coups s'inscrivent dans la structure du JKD. Les explications techniques sur la façon d'exécuter chaque technique ne sont pas nécessaires ici.


JKD Stance Photo 1


Il est intéressant de noter que les coups de coude sont des outils de distance courte qui seront le plus souvent réalisés à partir d'une position solide « comprimée ». Naturellement, à mesure que la distance diminue, la position de la main doit être ajustée pour fournir une défense contre les attaques rapprochées des adversaires. Si on n'a pas la distance et le temps requis pour l'intercepter, tendre le bras avant aussi loin que nous le ferions dans la technique Bai Jong typique n'a pas de sens. (Voir position de JKD photo 1 contre position de JKD photo 2) Coup de coude vers le bas en diagonale (Voir coup de coude photo 1 & coup de coude photo 2) Coup de coude horizontal (Voir coup de coude photo 1 & coup de coude photo 3) Coup de coude vers le haut en diagonale (Voir coup de coude photo 1 & coup de coude photo 4) Coup de coude vertical

(Voir coup de coude photo 1 & coup de coude photo 5) (Remarque : certains pratiquants de JKD peuvent préférer utiliser les coups de coude diagonaux, vers le bas et horizontaux du système Wing Chun.)

Deuxième exemple Les coups de paume « lourds » engendrent une énorme puissance, tout en réduisant le risque de se blesser aux mains. Le Sifu Tim Tackett a appris certaines de ces techniques à Taiwan, tandis que d'autres proviennent d'un instructeur dans notre groupe appelé Bert Poe. Palm Hook (Voir coup de paume lourd photos 1 - 2) Palm Smash (Voir coup de paume lourd photos 3 - 4 - 5) Willow Leaf

« Passez 80% de votre temps sur ce que vous allez utiliser 80% du temps. » Tim Tackett


À propos de l'auteur : Mike Blesch est membre du Groupe JKD du Mercredi soir et cofondateur de l'Association Chinatown JKD. Pour plus d'informations, visitez JKDWedNite.com et JKDLessons.com. Photos : Angelico Tolentino AngelicoT.com Démonstrations : Tim Tackett, D.M. Bleu, Jeremy Lynch et Steven Resell. Edité par Brent Lance BrentLanceJKD.com


(Voir coup de paume lourd photos 6 - 7 - 8 - 9) Side Palm (Voir coup de paume lourd photo 10)

Voici comment nous avons traité les trois exemples ci-dessus :

Troisième exemple Dans la rue, nous voulons éviter d'aller au sol à tout prix. Si nous y arrivons, l'objectif est d'anéantir l'adversaire et de nous remettre debout le plus rapidement possible. Cela dit, il est encore plus souhaitable pour nous d'amener l'adversaire au sol et de l'y neutraliser, tout en restant nous-mêmes debout et dans la meilleure position possible pour faire face à plusieurs attaquants et finalement leur échapper. Prenons un renversement qui fonctionne souvent très bien au MMA. (Voir Tackle & Hook - “plaquer au sol et crocheter” photos 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6a - 6b) (Remarque : 6a et 6b sont deux angles de la même position) Tout combattant qui envoie des coups de la main avant très rapprochés (comme le pratiquant de JKD) doit être conscient de sa propre vulnérabilité au type d'entrée utilisé ici. Jeremy Lynch utilise la proximité de Steven qui lui envoie un coup de poing pour lui appliquer une saisie du corps et accrocher la jambe avant d'exécuter un renversement (c'est un bon exemple de la raison pour laquelle les stop kicks sont si importants pour combler l'écart). Lorsque si nous considérons cette technique comme un outil offensif potentiel, nous pouvons rapidement voir qu'il viole nos principes structurels (voir la photo finale de la séquence). Jeremy finit par terre avec Steven et n'a pas une position dominante (demi garde). Dans un environnement sans règles, cela peut être très dangereux Steven peut très bien avoir une arme, sans mentionner que Jeremy est dans une très mauvaise position s'il doit faire face à plusieurs attaquants. Il y a des fois où il peut être nécessaire d'amener un adversaire au sol, afin de neutraliser un avantage de frappe par exemple (plus rapide, plus grande portée, plus habile, etc.), mais pour nous, il existe des moyens plus efficaces.

Écarter, accorder moins d'importance ou remplacer ? Parfois, une technique que nous aimons vraiment peut ne peut pas passer à travers le filtre. La question devient alors : avons-nous besoin de garder la technique simplement pour nous entraîner contre elle ? Même quand la réponse est non, nous avons acquis une certaine expérience avec le processus et nous nous serons au moins familiarisé avec une technique qui peut être utilisée contre nous.

« Passez 80% de votre temps sur ce que vous allez utiliser 80% du temps. » Tim Tackett

La loi des 80-20 Aussi appelée « principe de Pareto », la loi des 80-20 stipule que, dans bien des cas, 80% de vos résultats proviendront de 20% de vos efforts. Par conséquent, pour obtenir les meilleurs résultats, vous devriez passer 80% de votre temps sur les 20% qui importe. C'est une idée très utile qui a été appliquée avec succès à de nombreuses disciplines. Pour notre groupe, il fonctionne essentiellement comme un deuxième niveau de filtre JKD en nous rappelant de nous concentrer sur les techniques et les principes fondamentaux de JKD. L'astuce est de trouver exactement quelles techniques constituent les 20% vitaux qui fourniront 80% des résultats. Quand il s'agit de sports de combat comme la Boxe ou le MMA, la tâche est un peu plus simple car on dispose de statistiques détaillées. On peut voir qu'un combattant de MMA léger termine plus de combats par soumission que par KO, les habitudes d'entraînement des combattants devront donc en tenir compte. Pour les mi-moyens et les poids supérieurs, c'est l'inverse qui est vrai. Certes, il y a plus d'une façon d'interpréter les données (ainsi, les combattants plus petits ont besoin de travailler leur puissance de frappe et les plus grandes, besoin de travailler leurs soumissions), mais ce n'est pas pertinent pour la discussion actuelle. En Boxe, nous constatons que le combattant qui envoie le plus de jabs gagne généralement. Le problème avec un art du « combat de rue » comme le Jeet Kune Do, c'est qu'il n'y a aucun moyen précis d'obtenir ce type de statistiques. Alors, comment pouvons-nous décider quelles techniques seront nos premières réponses (les 20% vitaux) ? La solution pour nous a été de trois ordres : 1. En suivant les principes du JKD, en particulier « l'économie de mouvement » 2. En individualisant, en tenant compte des forces, des faiblesses et du tempérament 3. En testant, en apprenant des succès et des échecs dans le sparring, l'entraînement des situations et sur le ring ou dans la cage. Notre analyse finale des 3 exemples ressemble à ceci :

Conclusion Le filtre du JKD et le principe de la perte au quotidien (daily decrease) peuvent être appliqués au régime d'entraînement de n'importe quel pratiquant d'art martial, quel que soit le style. Que votre art martial de base soit le Muay Thaï, le Judo ou le Karaté, et que vous pratiquiez la self-défense, la compétition ou les deux, des fondements solides forceront vos adversaires à vous respecter et vous permettront de préparez vos outils les plus élémentaires, de rendre plus efficaces toutes vos réponses secondaires et de maximiser votre temps de formation.


« Le but de ce groupe est de préserver et de promouvoir l'art du Jeet Kune Do de Bruce Lee, pour aider à définir et à enseigner le programme de base, pas pour nous limiter mais pour nous libérer et pour découvrir notre expression personnelle de l'art de Bruce. » Tim Tackett


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