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lA teTr ur

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s e iv t a n r e t l A s e d l i e u Le Rec

Travailler ? Pour qui ? PourQuoi ?

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En selle...

Une alternative appartient (très) souvent à plusieurs des thématiques ci-contre.

Agriculture / Environnement Energie / Transport

Économie Société

Les alternatives en gras dans ce tableau vous sont présentées au sein de ce recueil... 12 Juillet

Saint-Etienne

• Ocivélo • www.ocivelo.fr • • Loire en transition • http://loireentransition.com • • Tiers Lieux • https://yoannduriaux.wordpress.com/cyberloire •

13 Juillet

Saint-Genest-en-Malifaux

• Gaec de Montravel • • Collectif Loire Amont Vivante • www.loireamontvivante.fr •

14-15 Juillet

Le-Chambon-sur-Lignon

• CIMADE • www.lacimade.org • • Plateau Asile Solidarités (PAS) • http://asilesolidarite.blogspot.fr • • Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile • www.entraidepierrevaldo.org/cada.html •

16 Juillet

Chadron

• SOS Loire Vivante • www.sosloirevivante.org •

17 Juillet

Arlanc

• Talent Rural / Association 2 Bien Fêteur / Vélovergne • http://velovergne.fr •

18 Juillet

Marat

• Ana’chronique • www.anachronique.fr •

Saint-Jean-des-Ollières

• Le Centre d’Ailleurs • www.lecentredailleurs.com • • DAL • http://dal63.blogspot.fr • • ATTAC • http://local.attac.org/attac63 • • Université populaire et citoyenne du Puy-de-Dôme • http://upc63.ouvaton.org • • Asso. pour le Développement de Monnaies Locales dans le Puy-de-Dôme • http://adml63.org/ •

20 Juillet

Clermont-Ferrand

• Coll. Contre l’Implantation d’un Incinérateur à Proximité de l’Agglomération Clermontoise • www.airpur.org • • Alterekolo • http://alterekolo-auvergne.ouvaton.org • • Habiter autrement • www.habiter-autrement.fr • • Habitat et Humanisme • www.habitat-humanisme.org • • Terre de Liens Auvergne • www.terredeliens.org/auvergne • • Hôtel des Vil-e-s • www.hoteldesvil-e-s.blogspot.com •

20 Juillet

Gerzat

• Ferme des Raux (Terre de Liens) • www.terredeliens.org/ferme-des-raux •

21 Juillet

Clermont-Ferrand

• Chôm’Actif’ • http://chomactif.fr •

22-23 Juillet

Besse-en-Chandesse

• Ecosite de la Palfichade • http://palfichade.com • • La Grange à Ludo (Accueil Paysan) • www.lagrangealudo.fr • • Nature et Progrès Auvergne • www.natureetprogres-auvergne.org •

24 Juillet

Menet

• Démonstration taille de pierre sur thème AlterTour • www.pierresdemenet.com •

25 Juillet

Lamazière-Basse

• Le Chaudron des Bordes • https://sites.google.com/site/lechaudrondesbordes •

26 Juillet

Cornil

• Le Battement d’Ailes (réseau REPAS) • www.lebattementdailes.org •

27-28 Juillet

Ayen

• Mairie d’Ayen/Collectif «Le durable a son village» • http://ayen21.over-blog.com •

29 Juillet

Uzerche

• La p’tite fabrique solidaire • http://fabriquesolidaire.wifeo.com • • Brasserie de la Vézère • http://www.brasserie-vezere.fr •

30 Juillet

Eymoutiers

• Le temps des cerises • www.tempsdescerises.org • • Le Monde Allant Vers... • www.lemondeallantvers.org • • La courte échelle • http://courteechelle.wordpress.com •

31 Juillet 1er Août

Faux-La-Montagne

• De fil en réseau • www.defilenreseaux.org • • Télé millevaches • www.telemillevaches.net • • Ambiance Bois (réseau REPAS) • www.ambiance-bois.com •

2 Août

Vidaillat

• Vasi Jeune • http://vasijeunes.free.fr •

3 Août

Palais-sur-Vienne

• Collectif anti-LGV / pro-POLT • http://limogespoitiers.com •

4 Août

Ladignac-le-Long

• Inf’OGM • www.infogm.org • • Moulin de Busseix • www.moulindebusseix.org •

5 Août

Chalus

• Rénovation village abandonné en Eco-hameau •

6 Août

Piegut-Pluviers

• La Scierie • www.lascierie.org •

8-9 Août

Poitiers

• La Gibbeuse • www.gibbeuse.org • • Incroyables Comestibles Poitiers • www.facebook.com/incroyablesComestiblesPoitiers • • Jardi Nature • www.jardinature.fr • • Atelier du petit plateau • www.petitplateau.h3p.eu •

10 Août

Vasles

• Le Jardin de Verrines • http://lejardindeverrines.ning.com • • Ferme de l’Ortie • http://lafermedelortie.blogspot.fr •

11-12 Août

Argenton-les-Vallées

• La Colporteuse • www.lacolporteuse.net • • Terre de Rêves • http://parcheminsdeterre.free.fr • • On Loge à Pied • http://www.onlogeapied.fr •

13 Août

Pougne-Hérisson

• Le Nombril du Monde • www.nombril.com •

14 Août

Sansais

• Locibelle • www.locibelle.eu •

14-15 Août

Arcais

• La Frênaie (réseau REPAS) • www.lafrenaie.org •

16 Août

Saint-Xandre

• La Chèvre Rit • www.lachevrerit.fr •

17 Août

La Rochelle

• iC-Initiative Catering • www.initiative.catering.fr •

18-19 Juillet


En pleine crise économique mondialisée, dial di alis iis sée ée, le e fil rouge de l’AlterTour 2014 est « Le eT Travail  ra rava av va ail il »».. s et e ceux ceu e x Aujourd’hui, nombreux sont celles roi o ss s an nce ce.. e.... qui courent après, au nom de la croissance... pourtant destructrice ! Trip Tr pal aliiu um  um  m », », », L’étymologie du mot «Travail» est « Tripalium », to orrtu ure re » ! ce qui signifie « contraindre », voire «« torture » ! our ch ou c haq ha aq que que ue En plus d’un texte de présentation pour chaque é la a même mêm me alternative, nous avons donc posé question à tous leurs protagonistes : uo u oi ? ?»» «Travailler ? Pour qui ? PourQuoi co om mme ent n Histoire de mieux comprendre comment ré ém mun unér éré ér chacun vit sa relation au travail, rémunéré ivi vitté é ou ou la a ou pas, la dichotomie travail / activité corrélation entre travail et identité. err-le r-le lec cttu urre e..... Bonne alter-lecture...

A lt er Tou r 2014

11-12 Août

Argenton-les-Vallées 13 Août

10 Août

Pougne-Hérisson

Vasles

16 Août

Saint-Xandre

8-9 Août

Poitiers

14 Août

Sansais 17 Août

La Rochelle

14-15 Août

Arcais

3 Août

Palais-sur-Vienne

31 Juillet/1er Août

Chalus

Faux-la-Montagne

6 Août

30 Juillet ll l

Eymoutiers

4 Août

Ladignac-le-Long

18-19 Juillet

Saint-Jean-des-Ollières

22-23 Juillet

18 Juillet

Besse-en-Chandesse 24 Juillet

Uzerche

27-28 Juillet

Ayen

Clermont-Ferrand/Gerzat

Vidaillat

5 Août

Piegut-Pluviers uvi vier ers

20 Juillet

2 Août

25 Juillet

Menet

26 Juillet Lamazière-Basse

Cornil

12 Juillet

Saint-Etienne

Marat

17 Juillet

13 Juillet

Arlanc

16 Juillet

Chadron

Saint-Genest 14-15 Juillet

Chambon-sur-Lignon

Ont participé à la réalisation de ce Recueil 2014 de l’ALterTour : RédacteurEs Samy ARCHIMÈDE • Centre d’ailleurs • Le battement d’ailes • Le Monde Allant Vers... Claire BASTIER • Ecosite de la Palfichade • Mairie d’Ayen Christophe BONNEUIL • SOS Loire Vivante Marianne BRETON • Talent rural / Vélovergne / Association 2 Bien Fêteur Guillaume de CROP • SOS Loire Vivante • Hôtel des Vil-e-s • Chom’Actif Inf’OGM / Moulin de Busseix • Le Nombril du Monde

Ariane DELMAS • Ambiance bois • Terre de Rêves • Initiative catering Mathieu FROMONT • En selle... Fabien GOBLET • CIMADE / PAS • Collectif anti-LGV / pro-POLT Odile JERSYK • La Colporteuse • Le Nombril du Monde Romain LEGOUIS • La Gibeuse • La Frênaie Vincent KRAKOWSKI • La Scierie

Supplément au N°424 de S!lence de juin 2014 Directeur de publication : Jean-Marc Luquet S!lence est un mensuel écologiste publié depuis 1982

CorrecteurEs Gilbert BELGRANO • Christian eett EElElisabeth lisisab abeetth de ab d CCROP RROOP ORES OR ESSTTIIER E Toune FROMONT • Michel LEFORESTIER Charlotte MEUNIER • Elisabethh TTH THOMAS HOM O AASS Coordinateur • Maquettistee Guillaume de CROP

Toutes les images ont été fournies par les alternatives. Merci de demander leur autorisation en cas d’utilisation.

Abonnement découverte 20 euros pour 6 numéros Exemplaire spécimen gratuit sur demande à S!lence 9, rue Dumenge 69317 LYON Cedex 04 www.revuesilence.net

Imprimé par Impressions Modernes (07) Papier 100% Recyclé et Encres Végétales


14-15 Juillet

CIMADE / PAS

Ici, chacun est imprégné é de d la l tradition t diti d’accueil d’ il et connaît les actes de résistance qui marquent l’histoire du Plateau Vivarais Lignon : nombre d’exilés y trouvèrent refuge pendant la deuxième guerre mondiale grâce au courage et aux valeurs des habitants. La CIMADE (Comité Inter-Mouvements Auprès Des Evacués) existe dans ce coin de la HauteLoire depuis 1942. Aujourd’hui, ses adhérents et bénévoles perpétuent la tradition d’aide aux exilés : ils accompagnent juridiquement les demandeurs d’asile déboutés et sensibilisent la population à l’occasion de soirées-rencontres ou d’actions dans les établissements scolaires. L’association Le PAS (Plateau Asile Solidarité) assure en parallèle une aide logistique et matérielle complémentaire : elle récolte de l’argent, recherche des hébergements, participe aux frais de cantine, assure un soutien scolaire,... Aide salutaire car on est rarement volontaire à l’exil.

Ancienne mairie 43400 LE CHAMBON SUR LIGNON 07 78 19 22 24 (N° d’astreinte)

16 Juillet

SOS Loire vivante

La Loire est toujours vivante ! Pourtant elle en a connu des Grands Projets Inutiles et Imposés : en 1986, quatre grands barrages de plus et des centaines de km d’endiguement répartis tout au long de la Loire, l’Allier et le Cher. Il s’agissait d’alimenter en eau des centrales électriques et l’agriculture intensive. Est ensuite mise en avant la protection contre les crues. Pourtant, c’est connu, les barrages ne protègent pas des plus importantes. Les aménagements plus « doux » conservent les variations de niveau du fleuve, assurent la richesse écologique et sont efficaces contre les petites et moyennes crues. Mais un objectif moins avoué était de bétonner des zones jusqu’ici inondables, comme à Tours, dont le président de l’Etablissement Public de la Loire était… le maire. En 1994, le projet capote ! Il aura fallu « Loire Vivante » un réseau d’associations, avec « SOS Loire Vivante » comme cheville ouvrière  : 9 ans de lutte dont cinq d’occupation du site de Serre de la Farre. L’Altertour 2014 fêtera les 25 ans de cette victoire avec la « Journée européenne de la baignade en rivière » et un « Big jump ». Pensez au maillot de bain !

www.lacimade.org http://asilesolidarite.blogspot.com cimade43@lacimade.org

1 permanence par semaine, le jeudi de 16h à 18 H

8, rue Crozatier 43000 LE PUY EN VELAY 04 71 05 57 88

www.sosloirevivante.org simon.burner@rivernet.org

« S’enrichir de toutes les rencontres »

« Gérer la demande plutôt que l’offre »

« Chaque membre des associations apporte son aide selon ses compétences, sa disponibilité, ses envies. C’est un luxe de pouvoir faire du bénévolat dans ces conditions : malgré un investissement important, nous ressentons une vraie liberté dans nos activités, sans les contraintes d’un travail. Un malaise général existe, ce qui est un sentiment légitime en période de crise et d’austérité. Et l’approche des campagnes électorales n’arrange rien : les questions migratoires sont d’autant plus maltraitées qu’elles entretiennent une peur très utile à certaines chasses aux bulletins de vote. La tradition locale d’entraide et de solidarité a une histoire solide. Mais comme la conjoncture est assez compliquée, nous devons aussi rassurer les habitants du plateau en leur montrant concrètement ce que nous apporte la présence des exilés. Après leur sortie du Centre d’Accueil de Demandeurs d’Asile, nous agissons donc pour eux, pour les habitants. On s’enrichit de toutes ces rencontres. » Marianne Mermet-Bouvier, responsable de la Cimade43 et du PAS

« S’opposer à la construction de barrages pour, par exemple, gaver d’eau l’agriculture intensive, c’est de fait, repenser les paradigmes de notre société. À la place de gérer l’offre, gérons la demande ! Et donc, nous réclamions un changement du modèle agricole. Ce grand projet s’inscrivait dans la logique du « toujours plus », de la valeur travail catalyseur de croissance. Mais on ne peut pas changer le monde seulement en disant « Non ! Non ! ». Il est vraiment fondamental de ne pas être qu’une force de contestation. Pour être d’autant plus crédible, il fallait aussi être une force de proposition, d’explication, de pédagogie. Et à la fin des années 80, notre discours était novateur. Contre les crues de la Loire, nous étions porteurs du message « Si tu vis au bord du fleuve, il faut vivre AVEC le fleuve » et avons proposé des solutions sérieuses grâce à notre action scientifique de terrain. Ce combat gagné hier, et très proche de la lutte actuelle de NDDL, qu’évidemment nous soutenons ! Mais notre ZAD à nous va de la source de la Loire jusqu’à Nantes !!!! » Roberto Epple, Président activiste


Talent Rural Association 2 Bien Fêteur Vélovergne 17 Juillet

Une bétaillère devenue « Bête-à-bière », une cage d’écureuils à taille humaine, des triplettes de vélos couchés : autant d’ingénieux systèmes générateurs d’électricité, et visibles lors de fêtes consacrées aux économies d’énergie. Animé par Sylvain, ingénieux ingénieur inventif hyperactif en Livradois-Forez, il met en lien plusieurs dynamiques locales au travers des associations « 2 Bien Fêteur » et « Talent rural » et de la coopérative « Vélovergne ». Talent rural organise des veillées hivernales et des soirées cabarets, mais aussi Lagristock au printemps, une grande fête à l’énergie 100 % renouvelable et nomade : chacun peut, en pédalant ou en faisant tourner la cage aux grands écureuils, produire l’électricité nécessaire à la soirée. A côté de ça, Vélovergne propose du montage de carrosseries sur vélos couchés, tandis que les Bien Fêteurs sensibilisent à la permaculture ou à l’apiculture avec des ruchers-écoles. Enfin, une toute jeune brasserie associative permet même de faire sa bière. Quel turbin !

Centre d’Ailleurs

18-19 Juillet

Il y a quatre ans, l’humoriste « Chraz » rachète une ancienne colo. Il en fait un lieu rural culturel et de création artistique. « Le Centre d’ailleurs », association devenue en 2013 société coopérative d’intérêt collectif (Scic), est aujourd’hui un espace multi-activités. 2 associations en constituent l’ossature : « Territoires voyageurs », qui installe son chapiteau chaque année dans le parc du Centre, et le « Malela » (Mouvement d’absorption de l’Europe par l’Auvergne), producteur presque sérieux de contes et de spectacles humoristiques. À 40 kilomètres de Clermont-Ferrand, le Centre propose des événements culturels tous publics, une restauration locale et des hébergements de groupe. Après l’humoriste Didier Porte en 2011, le photographe Simon Mathey y a établi ses quartiers. Une activité de résidence artistique que la coopérative veut développer en privilégiant les « petites formes artistiques », type clowns. Les expositions d’arts plastiques sont également les bienvenues. Après avoir hébergé l’AlterVillage d’Attac en 2012, le Centre d’ailleurs veut continuer à promouvoir les alternatives, notamment au travers du mouvement des « Villes en transition ».

Chavarot 63520 SAINT-JEAN-DES-OLLIÈRES 04 73 31 08 62 www.lecentredailleurs.com contact@lecentredailleurs.com

8, Place de Verdun 63220 ARLANC 06 01 77 72 98

http://velovergne.fr info@velovergne.fr Rencontre tous les jours sur rendez-vous

« Que mes activités aient du sens » « Hyperactif certainement, travailleur acharné pourquoi pas. Mais la façon dont je vais « gagner ma vie » (ou presque !) m’importe peu au final. L’essentiel est que mes activités, rémunérées ou pas, aient du sens. J’ai grandi dans le souci de manger bio et de respecter la nature, mais cela n’a rapidement plus suffit. La fin du pétrole va mettre à bas le système agricole que nous connaissons. Il faut du temps pour commencer autre chose, comme mettre en place la permaculture. Je travaille donc pour le bien commun et parce que j’ai la chance d’avoir des compétences à offrir et à utiliser. Que ce soit en matière d’énergie ou d’agriculture, l’idée est de créer des modes de vie durables et autonomes. » Sylvain, ingénieux créatif multi-cartes

« Si les gens s’impliquent, c’est parce qu’on leur fait confiance » « Nous sommes une coopérative. Nous avons une activité commerciale mais fonctionnons avec un esprit associatif et dans l’intérêt collectif. L’idée, c’est de mettre l’humain au centre du travail. Chez nous, il n’y a pas de système hiérarchique, les salariés et bénévoles actifs rendent des comptes à la coopérative et chaque salarié a une mission. Tout cela fonctionne sur la confiance. Si les gens donnent le meilleur d’euxmêmes, s’ils sont impliqués, c’est parce qu’on leur fait confiance. Ce qui donne du sens à notre travail, c’est le contenu et la finalité que nous développons : la culture en milieu rural et la transition vers une société plus juste et durable. Mais le Centre manque de financements et il faudrait pouvoir rémunérer les salariés à leur juste valeur. Nous nous intéressons par ailleurs aux monnaies locales. Une idée serait de donner une partie du salaire en monnaie locale et de développer ainsi les circuits courts. » Astrid Joly, coordinatrice


20 Juillet

Hotêl des Vil-e-s

Où peut-on depuis 20 2009 : Assister à un concert ? Faire un atelier clown ou sérigraphie ? S’éclater dans un dojo ? Réparer ou fabriquer son vélo ? Dormir si l’on est de passage ou débouté-e du 115 ? Se faire un cinoche mensuel ? Vivre à temps plein ? Se restaurer à la cantine hebdomadaire Vegan à prix libre ? Et bien à l’« Hôtel des vil-e-s » à Clermont Ferrand !!! A 1mn de la gare principale, cette ancienne auberge de jeunesse entretient le lien social suite à sa réouverture par la Fédération des Artistes Demandeurs d’Asile. Le lieu est géré par une AG mensuelle ouverte à toutes et tous. Une quinzaine de personnes agées de 5 à 55 ans y vivent et participent par là même à son animation. Elles y ont même cassé le béton pour faire place à un modeste et génial petit jardin. Beau symbole ! Alors, allez faire vos vilain-e-s en 2-roues sans moteur à l’occasion des « Apéros-Vélos » et des ateliers d’autoréparation.

Chôm’Actif

21 Juillet

ncore de « beaux » beaux » jours Le chômage (structurel ?) a encore devant lui. Les presque 30 bougies de Chom’Actif l’attestent, au point d’organiser le mariage de « Monsieur Chômage et Madame Précarité ». Au delà de l’humour grinçant, les 7 salariéEs de l’association soutiennent les refoulés de l’emploi. Créé sous l’impulsion de la solidarité Actifs-Chomeurs, la branche Clermontoise de ce réseau national travaille sur 3 axes : la défense des droits des demandeurs d’emplois (DE), leur accompagnement, le tout dans le cadre de l’Économie Sociale et Solidaire. Ainsi, les DE peuvent préparer un examen, être reçus par un conseiller en insertion, faire/refaire un CV ou suivre une formation en informatique. De temps en temps, certainEs DE poussent les portes de Chom’Actif suite aux difficultés d’une radiation abusive par Pôle Emploi. Alors même que Chom’Actif travaille habituellement main dans la main avec la fameuse agence, elle se réserve aussi un droit plus revendicatif face aux injustices de certaines situations. Elle est même fière d’avoir « un pied dedans ET un pied dehors ».

33, rue de Vertaizon 63000 CLERMONT-FERRAND 04 73 92 14 04 http://chomactif.fr contact@chomactif.fr 9h/17 du lundi au vendredi

55, avenue de l’Union Soviétique 63000 CLERMONT FERRAND

www.hoteldesvil-e-s.blogspot.com razlepompon@gmail.com

« Le travail est devenu une affaire d’identité » « Aujourd’hui, « Travailler plus » c’est pour gaspiller plus. Et puis le manque de diversité dans le travail engendre une forme d’enfermement. Ne pas travailler sous la forme d’un salariat classique permet de s’occuper d’un lieu comme ici, des autres, de ses enfants et d’avoir encore du temps pour soi. Et ce n’est pas être un parasite de la société que d’envisager cela. Par contre, il est complexe de l’expliquer à un entourage qui a souvent du mal à comprendre que l’on puisse vivre autrement. La relation travail/identité est devenue si forte ! Regarde, quand tu te présentes, c’est presque un réflexe de dire « Bonjour, je m’appelle X ou Y et je fais ça ». Si tu ne le dis pas, on te le demande de toute façon. D’avoir un métier te rend « classable », alors que nous, avec nos alter-activités pourtant si importantes socialement, c’est un facteur discriminant. » Laetitia, Cécile, Boris, vilainEs habituéEs de l’Hôtel

« Les femmes subissent encore plus que les hommes » «  Pour travailler, il faudrait déjà qu’il y ait du travail ! On remplace de plus en plus l’homme par la machine. Et c’est une situation exacerbée pour la moitié de la société : les femmes. Nous constatons qu’il y a encore ce fond de « L’homme protecteur et pourvoyeur d’argent de la famille ». Et puis, il y a aussi tout ce temps où les femmes élèvent les enfants et qui n’est encore pas suffisamment reconnu. Quand on dit qu’il y a 3,5 millions de chômeurs, on ne compte pas les désinscritEs, les radiéEs. Tout le monde doit pouvoir apporter une valeur ajoutée à la société. Un bénévole au Secours Populaire le fait, lui. Les Restos du cœur comblent les carences du système. D’ailleurs si ils récupèrent de la bouffe, c’est parce que c’est économiquement intéressant pour les donateurs  ! Notre modèle est au service de l’argent et pour entretenir cette logique, on fabrique des machines à laver qui tombent en panne au bout d’un an ! Le travail n’est pas une fin en soi, mais il doit avant tout répondre à des besoins vitaux. » Jean-Paul BARATIN, Administrateur


22-23 Juillet

Ecosite de la Palfichade

« « La ferme, c’est elle qui m’a trouvée  ». En 1994, quelques années après son arrivée en Auvergne, q Brigitte découvre une jolie ferme isolée, à l’abandon B depuis trente ans, dans la vallée de Chaudefour. d Touchée par les lieux, la jeune potière s’y installe et T se s consacre alors à « la nature sauvage ». Grâce à la l Sicarappam, coopérative agricole de plantes aromatiques et médicinales biologiques d’Auvergne, a elle s’initie à l’art de la cueillette. Ainsi d’avril à e octobre, Brigitte collecte gentiane, arnica, myrtilles, o bruyères sur les 10 hectares qui entourent la ferme à b 1.200 mètres d’altitude. Elle y ac(cueille) également en 1 stages et ateliers, celles et ceux qui désirent connaître s les plantes sauvages, leurs usages culinaires ou l médicinaux. Brigitte a aussi des ânes : avec eux, elle m aimerait relier les villages proches pour s’y arrêter le a temps d’une soirée de contes, autour d’une bonne t soupe. Petite graine, l’idée est sur le point de germer… s Vallé de Chaudefour Vallée 637 63790 CHAMBON-SUR-LAC 04 7 73 88 69 75

26 Juillet 2

Le Battement d’Ailes

« Même répétée indéfiniment, une erreur ne devient pas vérité ». Les mots de Gandhi inspirent l’ambitieux projet transformateur et émancipateur du « Battement d’ailes ». Cette association coopérative d’Éducation Populaire montée en 2002 cherche à favoriser le passage à l’acte vers une société responsable et solidaire. Autour de son centre agroécologique et culturel, elle met en place de multiples activités pour accompagner ou susciter le changement : chantiers bénévoles (éco-habitat, création paysagère, jardinage…), stages de formation (éco-construction, connaissance du vivant…), accueil de groupes scolaires et de porteurs de projets, location de toilettes sèches… Sur un espace de 5 hectares, elle dispose d’un jardin pédagogique, d’une aire de camping, d’un centre de ressources et d’une librairie. Membre du réseau REPAS, Le battement d’ailes, très ancré sur son territoire, répond à toutes les sollicitations des écoles, collectivités, associations et individus en quête de transformation.

http://palfichade.com palfichade@wanadoo.fr

Lauconie 19150 CORNIL 05 55 26 49 98

www.lebattementdailes.org brette.pascal@no-log.org info@lebattementdailes.org

« Beaucoup de savoir-faire à se réaproprier » « Un revenu minimum universel pour ne n pas accepter n’importe quel boulot » « Ce que je fais ici, ce n’est pas du travail. Dans la «  notion de travail, je vois quelque chose de négatif, de n fforcé et donc de contraignant : c’est en tout cas la manière dont beaucoup le vivent. Un revenu minimum m universel, ce serait une bonne chose, pour ne pas u accepter n’importe quel boulot. Je n’ai jamais travaillé a avec d’autres personnes, dans un système rémunéré : a jje suis plutôt indépendante. Ici, j’aime avoir du monde à l’occasion des ateliers et des stages, mais j’ai aussi besoin d’être seule pour me ressourcer. Les moments b de cueillettes sont un bon moyen. Aujourd’hui on doit d sse définir par ce qu’on fait avant de dire qui on est. Moi, je suis multi-facettes. Il faut croire à ce qu’on veut M ê être, surmonter ses craintes, car on ne risque rien en ffait. Et alors on peut avancer. Les rencontres et les événements de la vie nous changent aussi. A nous é d d’être réceptifs au monde qui nous entoure. Nous ssommes tous reliés à la nature et aux êtres vivants. » Brigitte, paysanne gardienne de la montagne

« Le travail est un thème très fort chez nous. On se définit un peu comme une coopérative d’intérêt général, même si on a le statut associatif. On a fait le choix d’être le moins dépendant possible de l’argent public : 70% de nos revenus sont générés par notre activité propre. Toutes nos activités d’accueil passent par le travail. Il y a beaucoup de savoir-faire à se réapproprier. Tout ce que nous faisons est issu d’une réflexion sur l’idée d’intérêt général et collectif. Ce qui est central pour nous, c’est l’humain, la plus-value humaine et politique de la compréhension du monde. Nous accordons beaucoup d’attention à la pluriactivité. Tout le monde est polyvalent. Notre action est aussi basée sur le bénévolat, l’apprentissage et la réciprocité des apprentissages. Avec les gens qui viennent ici faire du bénévolat, on essaie de leur transmettre des choses, de les aiguiller, de faire en sorte que leur travail leur soit profitable. Nous dédions beaucoup de temps à l’accompagnement. On a un cahier des charges social qui rend notre travail à la fois plus exigeant, plus sensé et conforme à notre image. » Pascal Brette, membre actif permanant


in s u o im L • e n g r e v u A

4

Poitou-Charentes

Reliez les alternatives à vélo

r u lA terT

t û o A 7 1 • 12 Juillet


www.altertour.net

Inscriptions sur

SCOPIE - Toulouse


Mairie d’Ayen

27-28 Juillet

Collectif « Le durable a son village » « Motive ton voisin, tu auras fait un bout du chemin ». C’est le leitmotiv d’Ayen, un petit village de Corrèze, au nord-ouest de Brive-La-Gaillarde. Petit village certes, mais grande énergie ! Tout commence en 1995, lorsque le maire et son équipe entendent redynamiser les 632 âmes pour favoriser l’accueil de nouveaux habitants. Ils décident en 2005 d’insérer ce projet dans un Agenda 21 à leur échelle. De la réduction des inégalités à la gestion économe et durable des ressources, l’Agenda 21 se décline en une série d’actions locales : jardin pédagogique, compostage collectif, café-débat, commune zéro phyto, démocratie participative,... Le collectif « Le Durable a son village » est garant de la démarche de développement durable. « On fédére les habitants et associations du territoire, autour d’actions concrètes et pragmatiques » commente Marylène VALÈS, responsable du collectif. Cette année, le projet d’un covoiturage de proximité assorti d’une monnaie locale est dans les cartons. C’est sûr, à Ayen, ils font du chemin.

Le Monde Allant Vers...

30 Juillet

Objets inanimés, avez-vous une seconde vie ? À Eymoutiers, la réponse est oui ! Valoriser les déchets ? Une question de bon sens. Et en la matière, « Le Monde allant vers… » est expert. Collecter, trier, nettoyer, réparer, tester. Le recyclage, c’est le credo de cette association née en 2002 avec la rencontre de compagnons du réseau REPAS et d’une ressourcerie. Balais WC, livres, brocante, vêtements, produits d’entretien,... , on trouve de tout à la boutique située dans le bourg. Une boutique devenue un vrai lieu de vie, où les gens du coin aiment se retrouver. Pour les objets plus volumineux (gros meubles, literie, électroménager, quincaillerie, matériaux de construction), rendezvous dans la zone artisanale, prés de la déchetterie. Mais pour modifier les comportements, il faut aussi sensibiliser le public, jeune et moins jeune. Les six «  animateurs-valoristes  » de l’association proposent donc de nombreuses animations de sensibilisation à l’environnement.

2 avenue Foch 87120 EYMOUTIERS 05 55 69 65 28

www.lemondeallantvers.org contact@lemondeallantvers.org 07 82 16 74 62

http://ayen21.over-blog.com ayendurable21@gmail.com

« Mieux Travailler, c’est peut être faire moins de choses pour bien les faire. » « Pour moi, le travail est une part importante de mon quotidien. A Ayen, on essaie de rassembler beaucoup d’acteurs de domaines très différents : des associations environnementales, artistiques et sociales. Mon action au sein du collectif est passionnante et très diversifiée. Je touche à beaucoup de projets et cela me plaît : l’organisation des café-débats, gérer les partenariats donc il y a un côté relationnel. Je travaille aussi sur tout le volet administratif de l’Agenda 21 de la commune et l’interaction entre tous les services. Être sur plusieurs projets et interlocuteurs, c’est très riche. C’est le côté partage que j’aime. Des fois, c’est pas évident, il ne faut oublier personne. Nous sommes un collectif, donc on peut s’exprimer. C’est assez ouvert. On a une amplitude, mais il ne faut pas s’éparpiller car beaucoup de gens ont des idées. Mieux Travailler, c’est peut être faire moins de choses que prévu pour bien les faire. » MARYLENE VALES, chargée de mission du collectif «Le durable a son village»

Boutique Mercredi et vendredi : 15H-18H30 Jeudi et samedi : 9H30-12H30

« Valoriser les complémentarités » « La question de la place de l’humain dans le travail est présente dans notre association depuis sa naissance. Nous sommes structure d’accueil des compagnons du réseau Repas. Nous cherchons à travailler autrement et valorisons la complémentarité des uns et des autres. Nous sommes donc en autogestion et prenons les décisions au consensus pour prendre en compte l’avis de tous. Les salariés sont tous des « animateurs-valoristes », mais avec des compétences et des expériences différentes. Comment mettre tout cela en musique ? C’est l’un de nos challenges. Et ce n’est pas toujours simple. Il peut y avoir des tensions dans l’équipe et les tâches sont parfois ingrates. Mais comment sensibiliser à la problématique des déchets si on ne met pas le nez dedans ? Nous nous inscrivons clairement dans l’économie réelle en tant que structure de l’économie sociale et solidaire, acteur de la gestion des déchets. Mais nous avons aussi choisi d’avoir un conseil d’administration collégial sans président, ni secrétaire ni trésorier. » Isabelle LAMANDA, salariée de l’association


Collectif anti-LGV / pro-POLT

3 Août

31 Juillet - 1er Août 3

Ambiance Bois

P Produire des matériaux en bois, les vendre à des clients e et engranger du chiffre d’affaires : faire du commerce, o oui, mais surtout pas comme n’importe quelle e entreprise… Ambiance bois est depuis sa création en 1 1988, une Société Anonyme de Participation Ouvrière ((SAPO). Ce statut reflète une manière atypique d d’organiser le travail. Dans la pratique, voici leurs o originalités de gestion : les décisions sont prises et a assumées collectivement. Il n’y a pas de hiérarchie : lle PDG est désigné tous les 2 ans par tirage au ssort parmi des volontaires. Les salaires sont égaux. L Le partage des tâches, la polyvalence ou encore le ttemps partiel choisi sont prépondérants au quotidien. L La répartition des bénéfices se fait à 50 % pour le c capital et à 50 % pour le travail. Autre valeur forte, A Ambiance Bois couvre l’intégralité de la filière bois, d de l’exploitation forestière aux meubles finis : u une rareté pour ce secteur. Enfin, elle est très investie d dans le réseau économique local et la vie du territoire. L L’AlterTour a déjà été reçu par Ambiance bois en 2010.

« Plus vite, plus haut, plus fort ». Certes, la devise s’applique au TGV, véritable vitrine technologique nationale. Mais aussi « Plus cher », BEAUCOUP PLUS CHER ! Et pas seulement sur le plan budgétaire. En 2004, l’aménagement du réseau existant pour un TGV Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT) est abandonné au profit d’un projet de LGV Limoges Poitiers. Le Collectif anti-LGV et pro-POLT réunit alors associations, fédérations, syndicats et partis politiques pour mener un triple combat : rénover la ligne POLT, améliorer les lignes transversales et s’opposer à une LGV prohibitive. Ces lignes LGV font payer le prix fort dans de nombreux domaines. Elles impactent directement l’environnement, l’agriculture, la santé des secteurs traversés. De plus, les activités socioéconomiques chutent dans les régions où le « petit » trafic ferroviaire est détourné au profit des LGV.

http://limogespoitiers.com contact@limogespoitiers.com

La Fermerie 23340 Faux-la-montagne 05 55 67 94 06 www.ambiance-bois.com contact@ambiance-bois.com Visite sur RDV

« Ne pas séparer les décideurs des exécutants » « Oui, même dans le monde de la production iindustrielle, il est possible de ne pas séparer les décideurs des exécutants, de verser des salaires d égaux pour tous et de produire avec du sens. Travailler é pour quoi ? Pour fabriquer des choses utiles à tous, p des meubles, des maisons, … et donc prendre sa d part de cette quantité de choses à produire pour nos p existences. Mais il est indispensable d’équilibrer cet e aspect en occupant sa vie avec autre chose comme a lla culture, l’éducation ou simplement le temps libre. Le travail fait intrinsèquement partie de notre vie, mais L iil ne doit pas pour autant devenir une corvée, dont iil faut décompresser ailleurs. Les valeurs « liberté, égalité, fraternité » de notre société civile sont souvent é o oubliées dans l’environnement du travail. Nous avons lla volonté de les y intégrer pleinement. » Marc Bourgeois, salarié coopérateur

« Le travail du contribuable pour supporter les financements privés » « Il est surprenant que des projets de ce type soient encore vendus sur fond d’utilité publique. Pourtant des études prouvent que la vitesse ne profite pas à la baisse du chômage sur les agglomérations concernées. La réalisation du barreau LimogesPoitiers coûterait 2,2 milliards d’euros, soit 3 fois plus cher que l’aménagement des lignes existantes classiques entre Limoges et Toulouse et vers la façade atlantique, lignes qui seront délaissées à terme. Le nombre de trains sera volontairement diminué par souci de rentabilité pour la LGV. L’impact écologique porterait sur 16 000 ha de terres de toutes natures. 163 fermes seraient dépréciées ou supprimées, 800 ha de terres agricoles disparaîtraient, 300 ha seraient confisqués pour y déposer des déblais pollués, parfois radioactifs  ! Le contribuable devra par son travail supporter pendant plusieurs générations un remboursement du financement de Vinci calculé à partir de recettes voyageurs surestimées. Comme pour le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ! Cela relève d’un incroyable cynisme qui ne laisse aucun doute sur la nature des vrais bénéficiaires. » Jean-Pierre Chauffier, membre du collectif


Inf’OGM Moulin de Busseix

4 Août

Les OGM ? Plus on en sait, moins on en veut ? Face à un choix fondamental de société, l’alimentation, Inf’OGM remplit une fonction fondamentale : celui de recenser, analyser et synthétiser l’information mondiale sur la thématique des OGM agricoles. Au point où, après 15 années d’existence, Inf’OGM est devenu une référence indépendante incontournable, y compris auprès des grands médias nationaux. Fort d’une parution mensuelle électronique et papier complétée par un site Internet, l’association ne se contente pas du débat scientifico-scientifique. Elle aborde également les questions géopolitiques, sociales, juridiques, environnementales, sanitaires que soulèvent les manipulations du vivant dans les champs et les assiettes. Christophe NOISETTE, l’un de ses salariés, réalise ce travail au cœur d’un écohamaux, le Moulin de Busseix. 1 maison en pierres, 1 roulote, 2 maisons de paille, 3 bâtisses en mono-mur, 1 cabane en bois et 1 yourte à venir, 10 personnes y vivent dans une ambiance d’auto construction. Et bien sûr, pas d’OGM au jardin !!!

La Scierie

6 Août

« La Scierie », c’est d’abord une aventure. Un groupe de potes en quête de sens et de collectif. Lorsqu’ils débarquent en Dordogne il y a 6 ans, c’est avec l’ambition de construire un lieu de vie couplé avec un lieu associatif et culturel : ils dégotent le grand hangar en bois d’une scierie abandonnée et son grand terrain boisé de 3ha. Coup de foudre ! Même si ils ne peuvent y habiter, ils décident de le retaper. Pari réussi : tous les ans depuis 2010, plus de 100 personnes viennent de toute la France donner un coup de main sur ce chantier participatif de réhabilitation. Des événements sont organisés, tant sur le site que dans les villages alentours, histoire de partir à la rencontre des populations locales. Représentations théâtrales, spectacles de cirque, concerts et bals se tiennent tout au long de l’année sous l’impulsion de cette jeune équipe, porteuse de rêves et avec les pieds bien ancrés sur Terre. 24360 PIEGUT-PLUVIERS 05 53 56 33 72 05 53 60 96 46

www.lascierie.org contact@lascierie.org

Inf’OGM 2B, rue Jules FERRY 93100 MONTRUEIL 01 48 51 65 40 www.infogm.org

Moulin de Busseix www.moulindebusseix.org Visite sur RDV

« Réduire le temps de travail rémunéré pour partager » « Le Moulin du Busseix n’est pas un lotissement. C’est un projet collectif et non communautaire parce que nous tenons à la conservation de la sphère individuelle. Par exemple, nous ne partageons pas l’argent mais avons une voiture et une épicerie commune. Nous menons une réflexion importante sur nos activités respectives. Beaucoup d’entre nous sont à mi-temps pour se consacrer aux tâches communes comme la préparation du repas collectif du midi. Cette réduction du temps de travail rémunéré se fait au profit d’un autre enrichissement : celui du partage de connaissances. Mon activité de salarié au sein d’Inf’OGM est également une remise en question d’une certaine idée du travail : les OGM agricoles simplifient à outrance les pratiques agro-culturales. On exploite, au sens littéral, la terre avec moins de main d’œuvre. Toute l’histoire de la chimie est là : elle remplace le temps humain. Et maintenant que la nature se rebelle, il faut changer de modèle. Et puis il y a un autre travail que le système OGM tue : celui des organismes vivants du sol, ce qui rend nos sols malades. » Christophe NOISETTE, salarié Inf’OGM

« Travailler donne localement du crédit » « Le projet est fortement lié à la notion de travail. On choisit toujours des artisans locaux qui ont une démarche respectueuse du territoire et de l’environnement. Sur le chantier participatif, il n’y a que des bénévoles. Ils bossent, non pas pour de l’argent, mais pour participer à l’aménagement du lieu. Pour eux, mais aussi pour les autres, pour nos enfants. C’est très gratifiant de voir le projet se concrétiser grâce à l’implication de tous. Pour les gens du coin, notamment les plus âgés, la notion de travail est très importante. Travailler donne du crédit auprès de la population locale. C’est une valeur commune, intergénérationnelle. La plupart des membres de la Scierie ont également un travail en tant qu’indépendants, souvent dans l’artisanat. On fait tous notre métier avec une certaine vigilance : ne pas tomber dans l’aliénation du travail, rester libres. Et on s’entraide. On a toujours un petit chantier chez les uns et les autres. Certes, c’est du travail, mais toujours dans le collectif, dans le partage. » Cako, Shivain, Patrick, administrateurEs


8-9 Août

La Gibbeuse

À Poitiers, Arnault donne forme à une envie et, en 2011, acquiert un terrain débordant de nature le long 2 du d Clain. Les idées de rénovation de la petite maison semi-troglodyte et de permaculture sont vite enrichies s par p la présence de Louise. Rapidement, il le nomme « La Gibbeuse ». Les imaginaires fusent et le projet avance dans le monde de l’autonomie et du FAIRE ! a Le L territoire est fertile d’un grand nombre d’urbains et d’amis. Tous apportent leur dynamisme, apprennent d et e s’investissent au travers de chantiers participatifs, de rencontres et d’échanges de savoir-faire. d Exactement ce que Louise et Arnault imaginent de E l’esprit de la Gibbeuse : un « espace collectif support l d’expérimentation » ! Grâce à l’énergie de plusieurs d Gibbons, c’est maintenant sous forme associative que G l’animation du lieu s’envisage de façon pérenne. l

11 - 12 Août

La Colporteuse

Les vénérables murailles du château de Sanzay, abritent de singuliers colporteurs : trois amis séduits par le cadre exceptionnel, décident d’y implanter des activités culturelles. Fondée en mai 2007, l’association de « La Colporteuse » entraîne rapidement les riverains dans une aventure conviviale de partage citoyen. Mission : rassembler dans des actions collectives, habitants du voisinage, jeunes - en insertion ou pas - et vieux, stagiaires, étrangers de passage de tous horizons. Chacun apporte ses compétences et partage ses savoirs dans l’esprit de l’éducation populaire : chantiers de restauration du château, entretien du rucher école, culture du potager, soirées-débats, musique ou jeux. Un parcours d’interprétation et les douves du château labélisées « Espaces Naturels Sensibles » servent de théâtre à la découverte et protection de la biodiversité. Tout est bon pour se rencontrer, élaborer des projets, agir ensemble.

4 place Léopold Bergeon 79150 ARGENTON-LES-VALLÉE 05 49 65 22 53 www.lacolporteuse.net

84, rue de La Mérigotte 86000 POITIERS 74 66 91 28 06 7 www.gibbeuse.org www contact@gibbeuse.org con

« Une activité révélatrice de sens » « Le travail est aujourd’hui fait pour occuper les gens. IIl n’est plus connecté à l’utilité sociale. Travailler pour Qui ? Et gagner de l’argent pour Quoi ? Pour accéder Q à des besoins de base, d’accord. Mais est-ce aussi p pour « s’acheter » une reconnaissance sociale ? Est ce q qu’une activité non rémunérée a forcément moins de vvaleur ? Chômeur = bon à rien / La Vérité = travailler plus ! On n’est pas un peu sado parfois ? Et du coup p on fait faire aux autres ce qu’on ne prend plus le o ttemps de faire comme cuisiner, garder les enfants, rréparer, jardiner, construire son logement... Dans nos précédents emplois salariés, nous avions tous deux p des rôles qui consistaient à regarder et conseiller d plutôt que faire. Toutes nos lectures et nos rêves n’ont p point rassasié notre faim d’action, et c’est à travers le p p projet de la Gibbeuse que nous avons compris à quel point c’est à portée de main ! Au 1er et au 2nd degré p bien sûr ! La vraie richesse d’échange n’est pas dans b ll’argent mais dans le temps ! » Louise & Arnault, initiateurEs de la Gibbeuse

« Chez nous, le travail connecte les gens » « Ici, le travail est entièrement tourné vers le public : la Colporteuse permet la connexion entre les gens et la germination des projets communs. Toute la région en est dynamisée. Outre les activités au château et le petit café culturel associatif, les Colporteurs créent des événements dans les villages alentours : caravane itinérante, concerts, festivals, projection de films, débats, contes, ateliers ou stages, échanges de savoirs, vente de produits bio en circuits courts… Les Colporteurs sont polyvalents et dynamiques. Mais le budget mis à disposition de ces nombreuses activités est souvent insuffisant. La structure s’autofinance à hauteur de 40%, mais dépend pour le reste des fonds publics, qui sont hélas souvent difficiles à rassembler. Il s’agit pourtant d’une véritable action de développement de la région dans le domaine de l’animation et des loisirs conviviaux, mais aussi de la sensibilisation à l’écologie par le recyclage des objets ou la culture de potagers biologiques. » Mattieu Bernardin, Coordinateur


11 - 12 Août

Terre de Rêves

De l’horizon vu des sommets, il est passé à l’horizon vu du haut de son vélo. En 5 ans, à la force des mollets, Guillaume MIOT a parcouru 47 000km en Ecocyclette autour du globe sans passage par la France. De reportages en volontariat dans des structures locales, il rencontre le monde paysan, d’abord vers le Sud puis vers l’Est. Dans 39 pays, il observe et vit le rapport à la nature que d’autres peuples du monde, eux, n’ont pas perdu. Revenu en France, il met logiquement en application son apprentissage : défendre un rapport plus sain, plus lent au monde, il s’installe dans les Deux Sèvres. Sur un terrain d’un hectare, une yourte est montée. « Terre de rêves » y accueille entre autres des stages de permaculture. Guillaume, l’accompagnateur en montagne devient jardinier-animateur. Il est salarié à temps partiel de l’association, surtout pour la couverture médicale. Outre les stages, la vente de son récit « Par chemins de Terre » de globe-pédaleur assure les revenus de l’association. En complément, il projette de produire et vendre des herbes aromatiques. Il vise l’autonomie énergétique et alimentaire, pour une dépendance individuelle moindre au système économique dominateur.

13 Août

Le Nombril du Monde

Dans la petite ville de Pougne-Hérisson, dont le nom est déjà un poème, prospère cette étonnante structure dédiée au conte : « Le Nombril du Monde ». La légende dit que c’est en ce lieu précisément que sont nées toutes les histoires à l’origine du monde. Et il suffit d’y croire pour les voir. Elles viennent se reposer, là, dans un jardin. Un jardin fabuleux s’il en est, où un parcours sonore, intégrant histoires, sons divers et musiques mixées et retravaillées par des techniciens, véritable « machine à histoires », encercle le visiteur et l’entraine dans une poétique déambulation. On assiste le matin à l’éveil du jardin palpitant, puis au concert de la journée et enfin à son endormissement le soir. La promenade est volontiers rêveuse, conteuse, dolente et créative. Et cette année, du 5 au 16 août, pour contribuer à la rénovation d’œuvres d’art brut en bois qui parsèment cet étonnant jardin depuis 10 ans, le visiteur devra déposer, en guise de droit d’entrée, un rondin de bois !

7 rue des Merveilles - Hérisson 79130 POUGNE-HÉRISSON 05 49 64 19 19 www.nombril.com lenombril@nombril.com

79150 Argenton-les-Vallées (79) http://parcheminsdeterre.free.fr (livre disponible gratuitement) terredereves@hotmail.fr

Ouverture du Jardin Public du Nombril De maintenant et jusqu’au 7/07 et du 1/09 au 6/10 : Tous les WE, jours fériés et ponts :14h03 à 19h03. Du 7/07au 31/08 : Mercredi au dimanche :14h03 à 19h03

Visite sur RDV

CORDIER D.R. Amélie

« Le conte : un outil de résistance »

« Je n’ai pas l’impression de travailler mais de vivre » « A propos du WWOOFing, ce volontariat à la ferme n’est pas un travail mais bien un échange. La notion de découverte est plus importante que celle de l’engagement. Aujourd’hui au quotidien, je n’ai pas l’impression de travailler, mais de vivre. Je ne considère pas mes activités comme professionnelles. Tout est lié, mon projet de vie et mon projet professionnel. Je ne compte pas mes heures. J’ai eu l’envie de me mettre en marge du système monétaire, et je sais d’où vient l’argent que je touche. Ce n’est pas la solution mais je continue à cogiter. Chaque matin je fais un nouveau voyage et je ressens le même enthousiasme au gré des rencontres, du réseau et des dynamiques locales que je fréquente. » Guillaume Miot, jardinier-animateur

« Les contes parlent du monde, et donc inévitablement du travail. Je pense à l’histoire des 3 tailleurs de pierre. Tous répondent à la même question : Qu’est ce que tu fais ? Le premier répond tristement qu’il taille la pierre, que c’est un métier de merde. Il subit. Pour le second, on sent qu’il met quelque chose de plus que l’acte professionnel qu’il pose : il nourrit sa famille. Quant au troisième, il annonce avec un large sourire : « Je construis une cathédrale ». Il travaille pour quelque chose de plus grand que lui et donc cela a du sens. D’aussi loin que l’on remonte, aux Sumériens par exemple, on a des traces d’histoires. Dans nos sociétés, elles mettent souvent en scène de modestes paysans contre de gros châtelains. Et bien sûr, c’est le petit qui gagne ! Idem avec un petit animal plus malin qu’un gros. En fait, le conte est aussi très souvent un outil linguistique servant à maintenir un esprit de résistance. Seul le cadre change : le contexte social évolue et les personnages sont adaptés à leur Biotope. » Yannick JAULIN, conteur


La Frênaie

14 - 15 Août

C’est l’histoire de 5 jeunes, chacun initié de son côté à la construction d’une yourte. En 2007, Titou, Julien, Guillaume, Joseph et David mutualisent leurs forces : bienvenue à la SCOP/association « La Frênaie ». Ici, ils construisent et forment à la construction de yourtes et de tipis, habitats nomades écologiques. Là, ils construisent un projet autonome et équitable avec prises de décisions collectives, égalité des salaires, etc... Là encore, ils construisent l’avenir avec les gens en s’appuyant sur le Marais Poitevin, qui offre un théâtre idéal pour la sensibilisation à l’environnement. Humblement. Les principales valeurs de tout ce petit alter-monde nourrissent de fait l’esprit d’équipe. Aujourd’hui ils sont 10, tous ancrés dans le territoire par leur implication dans la dynamique locale: AMAP, CIVAM, défense du marais,... Ils entretiennent un engagement militant solide par leurs actions de sensibilisation et de promotion de l’habitat léger, par leur envie d’entretenir le côté humain de leur entreprise. Leur force : la remise en question permanente afin de « savoir pourquoi on fait les choses ».

17 Août

iC - Initiative Catering Du pain pas perdu pour tout le monde, de la soupe sans moulin à légumes et des conserves de produits en fin de saison… Voilà entre autres choses, ce qui occupe Camille et Isabelle au sein d’« Initiative Catering  ». Leurs ateliers de cuisine participative tournent autour de l’équilibre d’un menu, de la préparation des légumes d’hiver ou des plaisirs de la table. Lien social, accompagnement culturel, éducation populaire sont autant de valeurs qui animent ces filles dynamiques. Pour compléter les revenus de la structure, elles mènent une table d’hôtes itinérante et fabriquent des conserves (tartinades de légumes, soupes…). Suite à leur rencontre dans leur précédent emploi au sein d’un centre social, elles ont décidé de monter leur propre cadre de travail. Grâce à leurs droits au chômage, elles ont pu lancer ce projet associatif dont elles sont maintenant toutes deux salariées. Elles portent leurs idées et réalisations de cuisine au travers des groupes qu’elles animent autour de La Rochelle, et plus largement sur la Région Poitou-Charentes..

13, rue New Rochelle 17000 LA ROCHELLE

www.initiative.catering.fr initiative.catering@gmail.com

Isabelle Mabille 06 58 61 07 46 Camille Ruiz 06 81 22 13 01

44, route de Saint-Hilaire 79210 ARCAIS

www.lafrenaie.org lafrenaie.org@gmail.com

« Nous voulons un travail qui nourrit » « La liberté du travail, c’est être décisionnaire de son outil de production tout en s’éloignant de l’aliénation de l’argent : être riche n’est pas la clé pour s’enrichir du quotidien. C’est même une sorte de protection de ne pas gagner trop ! Nous voulons un travail qui nourrit, et qui soit choisi plutôt que subi. Notre enrichissement vient avant tout de l’esprit d’entraide, de la bricole, de la convivialité et des multiples autres avantages en nature. On ressent vite la forte dimension d’éducation populaire impulsée par ces acteurs du territoire qui «  ont des valeurs et ne lâchent pas le morceau  ». Nous en faisons partie. Le camping municipal dont on s’occupe est un véritable outil pédagogique. On plante des graines, puis on invite les gens à être autonomes, responsables et à développer leur esprit critique. Ça ouvre leurs champs des possibles. » Anaïs et Guillaume, salariéEs de la Frênaie

« Cuisiner, c’est fédérer ! » « En travaillant ensemble pendant 5 ans, on peut dire que nous nous sommes choisies professionnellement. On s’est aperçu que certaines activités bénévoles n’étaient pas reconnues de la même façon que si c’était porté en salariat. Nos accompagnants Pôle Emploi ont été très utiles. Ils ont soutenu notre démarche dès le début. Ça nous a permis d‘obtenir des contrats aidés après la fin de nos indemnités chômage. Dans notre propre structure, nous pouvons davantage maîtriser le contenu et la portée de nos ateliers. Les mêmes valeurs nous faisant bouger, notre activité la plus importante est l’accompagnement social et culturel par l’alimentation, en particulier au sein d’un parcours de santé. Même si les autres activités, table d’hôtes et conserverie, sont bien sûr reliées, c’est celle-ci qui justifie notre statut d’association plutôt que d’entreprise. Malgré des commentaires qui ont tenté de nous dissuader et les difficultés rencontrées, nous avons décidé que nous avions ça à vivre ! » Camille Ruiz et Isabelle Mabille, Fondatrices et salariées


r u r e t l L’ A T

, c’es t...

... un relai solidaire à vélo,

... itinérant, ... militant,

... festif,

... qui part à la rencontre d’alternatives de société.

Photos : DR. G. de CROP

... autogéré,

Recueil des Alternatives de l'AlterTour 2014  

Petite sélection d'Alternatives rencontrées pendant l'AlterTour 2014 avec présentation et interview.

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