Magazine mai 2018

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Association Professionnelle Nationale Militaire

Gendarmes & Citoyens LE Magazine

Dossier Couverture santé Le mot des vice-présidents, billet d’humeur et brève sur les retraites, Autocharges, CSTAGN...

N° 103 - MAI 2018 - AG&C®


Permanence téléphonique AG&C Vous êtes toujours plus nombreux à nous contacter pour obtenir des renseignements, des conseils, de l’aide, ou tout simplement une oreille attentive sans jugements et faux semblants. Si l’équipe AG&C s’en félicite, car cela démontre que nos méthodes sont les bonnes, que notre utilité n’est plus à démontrer, cela génère néanmoins beaucoup de travail en plus pour les gendarmes de terrain que nous sommes. Alors n’hésitez pas à nous contacter via ce numéro unique, un membre de l’équipe AG&C est toujours à votre écoute ! 0 986 453 008 02


L’édito L'été arrive timidement et les jours prochains s'annoncent riches, tant dans l'actualité que dans les travaux à venir. En premier lieu, la prochaine session CFMG, fin mai, qui est dédiée à l'instruction définitive sur le temps de travail (instruction n° 250 000) et sur la 30000 actuelle relative au logement (devenant vraisemblablement la 35 000) s'avère être des plus importantes de l'année écoulée. Nous serons évidemment très attentifs à ce qu'il se dira durant cette session, mais également à ce qu’il en sortira. Nul doute que cette 250000 est attendue avec impatience et devrait entériner une bonne fois pour toutes les liens au service et les récupérations. Je peux déjà vous dire que le projet de texte est bon sur le fond, mais perfectible dans la forme, ce que nous ne manquerons pas de souligner à notre Direction. En second lieu, il ne faut pas oublier les problématiques à venir et surtout celle qui cristallise l'inquiétude de la majorité d'entre nous... la réforme des retraites. A ce jour, nous ne savons toujours pas quelles lignes vont être adoptées par le Président de la République sur les retraites des militaires. Que dire également de nos camarades CSTAGN, qui actuellement souffrent d'un statut que l'on pourrait qualifier de « bancal ». À moitié militaire, à moitié civil, avec seulement les inconvénients des deux ! Il est grand temps à mon sens qu'un statut particulier soit créé pour ce corps et d'en déterminer exactement les caractéristiques pour le faire coller au plus près de leurs prérogatives. Enfin, nous sommes encore énormément sollicités par des problèmes de rappels de charges. Au vu de cela, nul doute qu’AUTOCHARGE est loin d'être l'outil promis !

Je conclurai cet édito avec une grande pensée à tous nos camarades qui nous ont quittés depuis le début de l'année. Nous ne pouvons que constater que cette année semble s'écouler avec un triste record à la clef. Nous savons qu'en Région, des choses sont mises en place sur les RPS pour tenter la détection rapide des camarades en souffrance. Visiblement, la solution est loin d'avoir été trouvée pour le moment. « Savoir d'où on vient pour savoir où on va ! » Le président 03


Le sommaire 2 – Contactez-nous, n’hésitez plus ! 3 – L’édito du président 6 – Le mot des vice-présidents Mdlc Lionel DELILLE Gnd David SOYER 8 – Billet d’humeur: Les retraites, la retraite, sujet d’actu... 10 – Petite brève sur les retraites 12 – DOSSIER :

LE MAGAZINE

La couverture santé 18 – Tribune libre: Autocharges : Le Louvois de la Gendarmerie? CSTAGN Après nous… le déluge ! 26 – Condoléances : 7 gendarmes nous ont quittés 28 – Communiqués Ouvéa 1988 Profanation cénotaphe 30 – Nous rejoindre !

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Le mot des vice-présidents Le dernier texte que j'ai rédigé portait sur la grossophobie. Je savais en l'écrivant qu'il provoquerait quelques réactions, positives ou négatives. Après tout, c'est le but d'une tribune, de créer des réflexions, du débat, du dialogue et globalement, les gens ont compris ma démarche. J'ai reçu beaucoup de témoignages en privé qui m'ont conforté dans ma vision. Si ça touche ou aide un seul gendarme, alors c'était utile et constructif. Ce que je n'imaginais pas ce sont les réactions hostiles sur la photo d'illustration du texte et franchement comment l'anticiper. Pour la petite histoire, quand on a voulu trouver la traditionnelle image qui accompagne un texte AG&C, sur le thème de la grossophobie, et bien nous avons séché un moment. Le sujet était délicat et du coup, l'illustrer était tout aussi compliqué. Finalement nous avons mis une photo récente de ma trogne qui illustre la rubrique du magazine ''le mot du vice-président''. Sur cette photo j'arbore fièrement une jolie barbe, bien taillée. Je suis barbu depuis toujours et cette barbe évolue avec le temps et les modes mais c'est toujours propre et soigné. J'ai plus de produits cosmétiques pour ma barbe que ma femme et mes trois filles en ont pour leurs cheveux (je caricature à peine). Les réactions sur cette barbe ont été parfois très violentes, m'assimilant à un ''crasseux'', un ''bougnoule''... bref, de l'intelligence à l'état pur. Moi qui voulait dénoncer une discrimination, des préjugés sur le surpoids, j'ai dû recadrer le débat car on ne parlait plus que des quelques poils sur mon visage. Je n'en peux plus de ces débats stériles et idiots au sein de notre Institution. Nous sommes bien souvent sur de l'arbitraire, du jugement de valeur, de l'appréciation personnelle et c'est très subjectif. J'ai reçu des messages de personnels qui sont tracassés au quotidien pour une barbe. Une simple barbe. Nous sommes en 2018 et certains officiers n'ont pas d'autres sujets à traiter que de faire la chasse aux barbus à coup de lettres d'observation. Je n'ai jamais été embêté pour le port de ma barbe ou de mes tatouages apparents (autre sujet sensible) et cette différence de traitement selon le commandement local est insupportable. C'est la roulette russe et dans une Institution où le métier est de faire appliquer les lois et règlements, c'est inimaginable qu'il y ait une différence de traitement entre les militaires, selon l'appréciation purement personnelle et sans réel fondement d'un homme ou d'une femme qui a un commandement se transformant en pouvoir de nuisance. La France est le pays des libertés individuelles et aucun officier n'a à juger mon apparence, mon culte, mes mœurs, mon orientation sexuelle, mon mode de vie etc... tant que rien ne va à l'encontre d'un texte législatif, rien ne peut m'être reproché. Donc, chers camarades barbus ou tatoués, si on vous fait des remarques orales ou écrites, que le reproche porte simplement sur ce que vous êtes sans aucun autre jugement sur votre manière de servir, écrivez-moi... envoyez-moi une photo de vous... et on verra si la discrimination a encore sa place dans l'esprit étriqué de certains chefs aux méthodes anachroniques. Je rappelle que la Police Nationale a statué sur la barbe et les tatouages et qu'à partir du moment où nous avons les mêmes missions, auprès du même public, avec le même équipement et sous le même ministère de tutelle pour l'emploi, il ne peut y avoir une différence de traitement sur ces thèmes. Comme dirait un camarade : ''que la barbe soit avec vous!''.

“Mettons en commun ce que nous avons de meilleur et enrichissons-nous de nos mutuelles différences.” De Paul Valéry

Mdl/c Lionel DELILLE - Vice président

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Vous avez sans doute remarqué que depuis le début du mois de mai, la majorité des pays européens est en dette écologique vis à vis des générations futures. Nous avons dépensé plus que les ressources renouvelables de la planète ne le permettent. Vous avez aussi remarqué que personne n'en parle ni ne s'en inquiète, sujet mineur. Certains budgets de la Gendarmerie connaissent cette même courbe d'épuisement, de plus en plus tôt dans l'année, il en va ainsi, par exemple, de certains garages auto qui savent déjà qu'ils auront du mal à acquérir des pièces après l'été... Et que dire des budgets « jours réserves » ? Ils ont simplement été annulés, on en arrive à la situation incroyable où pour pallier l'absence de réservistes, ce sont les gendarmes de brigades ou les mobiles de DSI qui servent de variable d'ajustement... en travaillant plus. Mais là aussi, personne n'en parle, ni ne s'en inquiète, sujet mineur. Il me semblait pourtant que nos décideurs n'avaient pas de mots assez élogieux pour encourager l'engagement de la Gendarmerie sur tous les fronts au cours du printemps. Il me semble même que certains sont chagrins d'apprendre que le moral des troupes n'est pas au firmament du positivisme, il faut croire que les gendarmes ont de plus en plus de mal à avaler des couleuvres. Quand on vous couvre de louanges mais que les budgets ne suivent pas, les mots sont vite vides de sens. Et puis pour conserver le moral, en général, rien ne vaut la stabilité. Nous sommes aujourd'hui face à une société qui le 1er mai n'hésitait pas à chanter « tout le monde déteste la Police » pour s'apercevoir que c'est quand même bien des forces de l'ordre présentes, quand un terroriste sort son couteau. Ces montagnes russes de la popularité me laissent pantois, on ne sait plus trop quelles sont les valeurs respectées par la société française. Personne n'en parle ni ne s'en inquiète, sujet mineur. En ce qui me concerne, ce mois de mai se termine comme mes derniers moments en tant que vice -président de notre association. Je contemple le chemin colossal parcouru en deux ans et je souhaite laisser la place à un mobile ou un garde républicain, pour que toujours, l'action d'AG&C reste au plus près des préoccupations du socle : les gens du terrain. Nous connaîtrons mon remplaçant le mois prochain, faites lui le meilleur accueil, likez sa tribune. En ce qui me concerne je retrouve ma place au sein du conseil d'administration, attentif à ce que notre association prenne toute sa place dans le dialogue interne de l'Institution et au-delà, un sujet dont on parlera et qui est loin d'être mineur.

À bientôt.

Gendarme David SOYER - Vice président 07


Billet d’humeur Les retraites, la retraite, sujets d'actualité, pour demain, mais demain, c'est juste le jour d'après !

Le regard du monde du privé sur les régimes de retraite actuellement en place dans le public se fait critique. C'est un sujet sensible que j'aborde devant votre tribune et l'Ire, la critique d'autant que les interventions vont abonder sur la page ouverte au nom du débat citoyen. Il y a des rendez-vous majeurs où le choix du politique vous taraude, car les choix d'aujourd'hui vont vous impacter demain. Attention, le mouvement se mettra en œuvre et comme le cite notre ancien Chef d'État-major des Armées à qui je vole cette formule (cf. son livre, SERVIR), « se comporter comme un poisson mort à suivre scrupuleusement le sens du courant n'a jamais fait avancer les choses ». Gendarmes et Citoyens. Si le premier mot est ce que vous êtes actuellement, le second est ce que vous êtes depuis votre naissance. Pour préparer cette réforme inévitable, le « privé » tire le premier en soulignant les avantages du public. Je ne fais aucun parti pris, je me contente de faire la mission aseptisée d'agent de constatations et pour abonder mes propos, je flirte avec le monde du renseignement pour approcher le « civil », syndiqué ou non, mais aux aguets ! Alors inutile de brailler sur les spécificités de votre métier (gendarmes, agents hospitaliers, policiers, etc...) de nous rappeler vos difficultés, vos heures, votre stress, les risques etc. Le comptable public n'a que faire de vos particularismes fonctionnels. Lui, son arme n'est pas un Famas, un sig pro ou un stéthoscope. Lui, il a une calculette sans cœur, sans âme. Il est parvenu bon gré, mal gré, avec des succès disparates, à faire fermer plus de 50 unités militaires, bases aériennes, régiments, hôpitaux des armées etc. Alors quand un choix politico-technique est décidé par l'Etat, sachez que tout va vite. Très vite ! Et puis avec un militaire c'est tellement facile. Il suffit de lui dire, « garde à vous, repos, rompez » et la pilule passe, car à 20 ans, à 30 ans, on pense mission, service public, et non retraite. Non, on n'y pense pas tout de suite mais elle se prépare dès le début d'une carrière. Pas de politique. Juste une analyse, la mienne que je vous présente. Pas d'accord, aucun souci. Produisez votre contre-article, je vous lirai avec le même intérêt que vous aurez eu à lire ma réflexion analytique. 08


Notre gouvernement annonce une nouvelle réforme pour 2018 dont l'ambition est de restaurer « enfin » (SIC) une équité de tous les régimes de retraite. Et dieu sait qu'il y en a en France. La critique du privé composée de syndicats, de particuliers, de collectifs, dénonce ces milliers d'agents du service public qui partent encore à la retraite à tout juste 50 ans, bien frais et pleins de vitalité. Au final, beaucoup passeront plus de temps à la retraite qu'ils n'en auront passé en activité. Mais il est rappelé aussi que la pension des « fonctionnaires » est garantie à 75/100 du dernier traitement indiciaire alors que dans le privé, le niveau des retraites ne cesse de plonger et les cotisations d'augmenter. Les syndicats du privé, les plus virulents parlent d'injustice sociale, de privilège du public. On déclare que la France est coupée en deux. Certains peuvent partir à 50/52/57 ans alors que d'autres doivent trimer jusqu'à 67 ans pour une pension de retraite moindre. On dénonce même en sous-entendu l'inconstitutionnalité des mesures qui pourtant devant la République se basent sur les thématiques de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité. Mes sources avancent des arguments comptables. J'écoute sans pouvoir mesurer les propos. La CNAV (Caisse nationale assurance vieillesse) cumule 46 milliards de dettes. Un alignement du public sur le privé (vous lisez bien !) permettrait en quelques années de remettre à flot le système. Vous avez bien lu. Je dois vulgariser ? « « des nantis, des moins nantis, allez plus de différence, tous des non nantis » » La situation financière du pays est connue de tous. Des choix sont à faire et seront faits. Il ne m'appartient pas d'en dire plus. Chacun en son âme individuelle assumera sa part. On nomme cela « responsabilité citoyenne ». Demain se construit aujourd'hui et vous êtes l’acteur de votre retraite. Je vous remercie de votre lecture

Capitaine Marc ROLLANG - Membre du conseil d’administration 09


Petite brève sur les retraites... LA MAJORATION DE PENSION ATTRIBUÉE POUR AVOIR ÉLEVÉ 3 ENFANTS

Vous savez que la pension pour les fonctionnaires (donc également pour les gendarmes) peut être majorée pour avoir élevé trois enfants. Cela vaut pour la pension du père et de la mère. Un certain nombre de critères sont requis pour l’ouverture de ce droit à majoration. Ce dispositif concerne bon nombre de gendarmes (mariés, pacsés ou divorcés) et n’est donc pas à négliger dans le cadre d’une réflexion globale.

Les conditions sont énumérées sur le site officiel de l’administration française accessible depuis https:// www.service-public.fr/particuliers/vosdroits. Si vous me le permettez je vais vous faire un court résumé des dispositions pour une primo-illustration d’ensemble ce qui va vous permettre d’avoir suffisamment d’éléments en approche de lecture.

Donc les conditions sont les suivantes :

Vous bénéficiez d'une majoration de votre pension si vous avez élevé au moins 3 enfants, pendant au moins 9 ans : · soit avant leur 16e anniversaire, · soit avant l'âge auquel ils ont cessé d'être à votre charge pour les prestations familiales (selon les prestations, 20 ans ou 21 ans au plus tard). · vos enfants légitimes, naturels et adoptifs, mais également dans le contexte de familles recomposées ; · les enfants de votre conjoint issus d'un mariage précédent, ses enfants naturels et adoptifs, · les enfants ayant fait l'objet d'une délégation de l'autorité parentale en votre faveur ou faveur de votre conjoint, · les enfants placés sous votre tutelle ou sous la tutelle de votre conjoint, si elle s'est accompagnée de la garde effective et permanente de l'enfant, · les enfants recueillis à votre foyer à condition d'en avoir assumé la charge effective et permanente. La pension est majorée de : · 10 % pour les 3 premiers enfants, · 5 % par enfant au-delà du 3e.

Pour exemple : Il est ainsi de l'agent qui a élevé 4 enfants et qui peut bénéficier d'une majoration de 15 % de sa pension (10 % pour les 3 premiers enfants + 5 % pour le 4e).

Toutefois, le montant de la pension majorée ne peut pas dépasser le montant du dernier traitement indiciaire brut pris en compte pour le calcul de la pension. En cas de dépassement, les montants de la pension et de la majoration sont réduits à due proportion. 10


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Dossier LA COUVERTURE SANTE

C'est un sujet d'actualité Vous avez été destinataire d’un courrier de la part de votre mutuelle UNEO qui vous alerte sur le changement prochain (juin 2018) du mode de prélèvement, qui passe de votre fiche de paie à votre compte bancaire. Vous êtes invités, individuellement à télécharger un formulaire SEPA et à faire le nécessaire pour proroger votre couverture santé. Pour bon nombre d'entre nous, cette échéance est l'occasion aussi de revisiter ce contrat. Je vous propose quelques pistes pour appréhender votre démarche de la manière la plus complète possible, la plus impartiale aussi, car in fine, c'est vous le concerné et le payeur, pas moi ! La concurrence est rude, la santé est un business et chaque acteur propose ses yeux doux à coups d'offres promotionnelles et de garanties pour glaner de nouveaux « malades ».

Je vous propose de plonger dans le cœur de la santé en abordant le monde de l'assurance et de la mutuelle santé. Pour une parfaite lecture et pour identifier l'essentiel de l'accessoire (je sais que dans ce monde tout doit aller vite car plus personne n'a le temps pour rien) j'articulerai mon propos désintéressé sur le schéma d'un dialogue où les questions sont nativement celles d'un concerné (célibataire, chargé(e) de famille, retraité..) intéressé à ce sujet d'actualité.

On choisit sa couverture santé comme on choisit une voiture. Après avoir regardé l'extérieur, formes et coloris, on ouvre le capot moteur et les portières. Alors plongez dans ce monde nébuleux de la santé revisitée. 12


Mais tout d'abord, quelles sont les différences entre une mutuelle santé et une assurance : Hé oui, vous n'êtes pas sans ignorer que la langue de Voltaire est d'une richesse de roi et que si deux mots citent la même chose, il ne s'agit pas forcément d'un synonyme. De manière liminaire il nous faut comprendre le sens du mot complémentaire. C'est peut être acquis pour les plus anciens (ceux qui nous coûtent chers, je taquine mon camarade JF), un peu moins peut-être au sein de la génération montante ; · La complémentaire santé est proposée par les organismes complémentaires, assurance santé ou mutuelle santé. Elle vient s'ajouter à la couverture de l’assurance maladie obligatoire (la Sécurité sociale - CNMSS) pour vous assurer un remboursement plus important, Les différences existent dans le régime juridique des deux entités. Il serait dommage pour le sachant de confondre une SARL et une association. Et bien là, c'est un peu pareil. En effet, l’assurance santé est souvent confondue avec la mutuelle santé alors que ces deux termes sont différents. Bien entendu leur but reste le même, à savoir rembourser tout ou partie des frais de santé non couverts par la Sécurité sociale. Mais comme je le disais plus haut, la nature et le statut de l’assurance santé et de la mutuelle constituent leur différence. · Les assurances santé sont régies par le code des assurances (ce sont des compagnies) qui s’occupent des relations entre les clients et les assurés. Le rôle des assureurs est de garantir les remboursements de frais de santé non pris en charge par la Sécurité sociale. En tant que société privée, les clients d’une assurance ne peuvent participer directement à la prise de décision. De plus, la souscription est payante et prend en compte votre consommation médicale individuelle. · Une mutuelle, aussi appelée société mutuelle est une société de personnes, à but nonlucratif, qui s’organise au sein du groupe la solidarité. Les fonds de ce genre de société proviennent des cotisations des membres. Le fonctionnement des mutuelles est régi par le Code de la Mutualité. L’ensemble des adhérents élisent une Assemblée Générale et un Conseil d’Administration, qui auront pour rôle d’assurer la gestion de leur mutuelle. 13


Dossier Donc je résume ce premier chapitre ! (Vous trouverez le pendant à ma conclusion partielle en élaborant votre propre schéma). En tant qu'entreprise à but non lucratif, une mutuelle santé n'est pas supposée faire de bénéfices. Si c'est le cas, le conseil d'administration de la mutuelle peut décider de reverser une partie de ces bénéfices aux adhérents ou de constituer une réserve, en prévision de périodes difficiles. Dans tous les cas, la mutuelle informe ses adhérents de ses choix. Il est important de savoir aussi qu'à la différence des assurances santé, les mutuelles santé ne peuvent exiger de questionnaire médical pour leurs adhérents Maintenant que nous avons compris les structures nous allons aborder le produit proposé et vendu aux clients. Il s'agit de ; L'assurance santé ; L'assurance santé est aussi communément appelée «complémentaire santé». C'est un produit commercial proposé par une compagnie d'assurance privée. La grande différence entre une mutuelle santé et une assurance santé réside dans le fait qu'une compagnie d'assurance vend des produits pour en tirer un bénéfice, qui reviendra aux actionnaires de la compagnie (et non aux adhérents). Vous aurez saisis que logiquement, les compagnies d'assurance sont plus «exigeantes» et peuvent demander, par exemple, un questionnaire médical avant l'éventuelle signature d'un contrat avec un assuré. Donc : L'assurance santé intervient dès qu'un contrat liant deux parties, assureur et assuré, par lequel le second paie au premier une somme en échange de garanties de couverture financière (par exemple, couverture santé, contrat de prévoyance, etc.). C'est de l'assurance – code des assurances -

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La mutuelle santé, complémentaire santé a pour but de vous rembourser tout ou partie de vos dépenses de santé. Elle vous garantit le complément des remboursements de la sécurité sociale. Elle n'est pas obligatoire. Ses fonds proviennent principalement des cotisations des membres. La notion de bénéfice n'est pas retenue.


Que faire, Je reste volontairement générique dans mon approche. Je ne suis pas un commercial et je ne me permettrais pas d'influencer plus un produit qu'un autre. Il y en a pour tous les profils, pour tous les risques sanitaires et surtout pour tous les budgets. Mais face à l’augmentation des frais de santé et à la réduction des remboursements, il paraît indispensable de souscrire une complémentaire santé – aussi appelée "mutuelle santé". Cette dernière offre un remboursement complémentaire de ceux de l’Assurance maladie obligatoire, prenant ainsi en charge tout ou partie de vos dépenses non couvertes. Comment choisir sa mutuelle ? Comment en changer ? Tiers payant, ANI, parcours de soins coordonnés, ticket modérateur... La première question à vous poser est : êtes-vous satisfait du rapport qualité – Prix de votre couverture santé actuelle ? C'est comme une assurance voiture, il y a des garanties plus ou moins bien couvertes, des profils (enfants, anciens) plus ou moins bien adaptés. La seule idée qui doit accompagner votre cheminement intellectuel est de vous souvenir que vous êtes militaire (si, si). Les produits mis en place par les structures que vous connaissez (UNEO, TEGO, etc...) sont des produits pour les militaires. Un peu d'historique : UNEO : En 2008, la Mutuelle Nationale Militaire (MNM) et deux autres mutuelles militaires que sont la Caisse Nationale du Gendarme - Mutuelle de la Gendarmerie (CNG-MG) et la Mutuelle de l'Armée de l'Air (MAA) ont décidé de mettre leur force et leur savoir-faire respectifs en commun au profit de la communauté militaire en créant la mutuelle

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Dossier Unéo. La fusion de l'activité santé de ces trois mutuelles d'origine au sein d'Unéo a constitué une nouvelle réponse en terme de protection sociale. Avec près de d'un million de personnes protégées, Unéo constitue la première mutuelle des Armées et la seconde mutuelle de la fonction publique. Elle est la mutuelle de la communauté militaire, référencée par le Ministère des Armées pour assurer la protection sociale des militaires et de leur proche. 90% des militaires y sont recensés. TEGO ! C'est une fédération créée en septembre 2015 par les associations AGPM et GMPA. Ses membres fondateurs ont été rapidement rejoints par la MAA (Mutuelle d’Assurances des Armées), la MER (Mutuelle Epargne Retraite) la MCDef (Mutuelle Civile de la Défense) et PRÉFON. Tégo a pour but de faire évoluer, en concertation avec les administrations concernées, l’offre de protection sociale au profit des populations des forces de défense et de sécurité. J'en reste là volontairement.

Il y a des comparateurs pour vous faire une idée ! (pensez toutefois OPEX, risques spéciaux du métier dans vos recherches). Pour un comparateur des devis de mutuelle pour militaires, il faut préciser dans quelle arme vous servez : armée de l'air, marine, armée de terre, gendarmerie. Ensuite vous pouvez prendre toutes les infos utiles auprès de la Cnmss, qui doit être ou qui va être votre caisse nationale militaire de sécurité sociale. Enfin vous aurez par leurs services la liste des mutuelles complémentaires conventionnées par la Cnmss.

Je vous remercie pour votre lecture. Capitaine Marc ROLLANG - Membre du conseil d’administration Sources : Figaro, UFC Que choisir, La Tribune, notamment. 16



Tribune libre Autocharges : Le louvois de la gendamerie ? Depuis plusieurs mois, AG&C est régulièrement sollicitée au sujet d'avis de régularisation de charges de logements NAS. En fait, une loi modificative parue en 2014 prescrit un certain nombre de contraintes au bailleur concernant la communication des décomptes et doit en informer dans les plus brefs délais le locataire. La gendarmerie, lorsqu'elle n'est pas propriétaire des casernements qu'elle met à disposition de ses personnels, est considérée comme étant le locataire vis à vis de la réglementation. Cette mise à disposition n'est pas soumise aux contraintes de la Loi dite Alur parce qu'elle entre dans le cadre d'un accord entre l'employeur et son salarié. Et c'est là toute la difficulté de ces concessions par nécessité absolue de service. Cette situation est paradoxale pour les raisons suivantes. La gendarmerie est locataire d'un bien appartenant à autrui. Elle entre donc dans le cadre de la loi de 1989, modifiée en 2014, mais les gendarmes qu'elle est dans l'obligation de loger en sont exclus et n'ont d'autres recours que le code civil et une vieille disposition législative de 1968, concernant les créances de l'état. Nous sommes donc confrontés à une incongruité systémique, notamment dans le cadre de locations à des bailleurs civils. Ils fournissent des états de régularisation à l'administration chaque début d'année. Il appartient ensuite aux services de soutien de procéder à la répartition des charges entre les parties prenantes individuelles et les locaux de service. La mise en place d'un outil informatique révolutionnaire (AUTOCHARGES) en remplacement d'une application vieillissante (GESTCHAR), avait été présentée comme une innovation moderne qui devait, à terme, réduire les délais très sensiblement. Pour information, les agences immobilières et les bailleurs sociaux fournissent dans le premier trimestre de l'année A+1, un état de régularisation des charges à leurs locataires. Si l'on peut concevoir un normal retard à l'allumage dans la mise en œuvre d'une nouvelle application, il est incompréhensible qu'en 2018, on réclame des apurements de charges de chauffage et d'eau chaude de 2013. Le retard accumulé lors des années précédentes n'a donc pas été rattrapé et plus grave, il s'est accentué. Il faut remarquer deux énormes écueils dans cette situation.  La règle en matière de régularisation des charges est simple. On calcule le nouvel appel en multipliant par 1,1 le coût total des fluides de l'année précédente et on divise par 12 mois, pour l'année suivante. Cette méthode évite à l'occupant d'avoir des surprises en anticipant les futurs apurements. C'est d'ailleurs l'usage dans la comptabilité des bailleurs, syndics ou autres loueurs sociaux ou privés. Adresser des états de régularisation des charges quatre ans après la clôture de l'année de référence induit non seulement des tracas financiers pour les familles mais un sentiment d'injustice lié essentiellement à l'absence d'explications. 

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 Elle constitue également un manque d'anticipation sur les coûts des ingrédients entre 2013 et 2018. L'augmentation naturelle des combustibles et de l'énergie est un vecteur à prendre en compte chaque année pour établir le montant des charges. En outre, il n'a pas pu être tenu compte de celle-ci pour étalonner les appels de charges. Dans le cas de figure actuel, il faudra attendre 2019 pour connaître celles de 2014.


Cet état de fait, qui semble ne pas évoluer, année après année, n'étonne apparemment pas les services de soutien. La plupart du temps, au préjudice de la situation financière des familles, il pousse les occupants à demander un échelonnement des sommes dues et obère leur pouvoir d'achat durablement. Doit-on expliquer que, si les états de l'année de référence étaient rédigés en début d'année + 1, chaque occupant pourrait aligner le curseur de son appel de charges. Il était un temps où dans les casernes domaniales, les commandants d'unité établissaient en début d'année le procès-verbal de répartition de charges. Ils passaient un temps non négligeable mais l'apurement était validé dans l'année A+1 et tout le monde s'en félicitait. Ils l'établissaient manuellement, sans application métier et en concordances avec les factures qu'ils avaient reçues. Grâce aux progrès des outils informatiques, la même tâche est réalisée maintenant cinq ans après l'arrêt des comptes. En 2018, on apure donc, dans la grande majorité des régions, l'année 2013, sans véritables explications, sinon que les services spécialisés sont en surchauffe ou qu'il leur manque des documents comptables (factures, bon de livraison, etc.) Nous prend-on pour des abrutis (n'ayons pas peur des mots!) ? Une société qui livre du fuel domestique, par exemple, va attendre plusieurs années pour transmettre sa facture ? Ou alors les services des finances règlent-ils le coût de la livraison sans documents comptables ? Qui peut le croire ? D'autant qu'en opposant cette difficulté aux remarques justifiées, les services compétents excluent, de fait leur responsabilité. On peut les inviter à relire plusieurs fois, le cas échéant, la circulaire 102.000 qu'ils exhibent dès qu'on les sollicite pour une éventuelle explication. Elle précise, entre autre chose, que « Le centre administratif et financier zonal de la gendarmerie ou organisme assimilé... règle les factures (eau, chauffage et électricité, etc.) et procède au recouvrement des charges (appels de charges, régularisation) auprès des PPI. » ou encore « La formation administrative prélève, par précomptes de charges sur la solde (9), le montant correspondant aux provisions de charges. Ce montant est réactualisé annuellement à partir de la régularisation des PPI de l'année précédente. » et pour finir « En principe, la régularisation de charges intervient annuellement au cours de l'année qui suit la gestion à régulariser, de telle sorte que chaque occupant connaisse rapidement le montant exact du remboursement ou de l'imputation supplémentaire le concernant. Elle est notifiée à l'occupant pour prise de connaissance et peut être contestée dans les conditions fixées aux articles R. 4125-1 et suivants du code de la défense. » Illustrer par un dessin ce qui est une évidence paraîtrait à ce stade de la démonstration comme un affront à l'intelligence des spécialistes ? Les régularisations de charges doivent être établies ANNUELLEMENT. Et si on peut accepter qu'un retard lié à l'on ne sait quelles raisons techniques allonge ce délai de quelques mois, il est inconcevable de ne recevoir des états 5 ans après l'arrêt de l'imputation. Ah oui, c'est vrai, on oublie que les fournisseurs de gaz, de fuel ou d'électricité sont des misanthropes qui attendent plusieurs années pour adresser leurs factures !

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Tribune libre On ne peut plus se contenter d'un tel argument, s'agissant de dispositions réglementaires qui touchent au portefeuille des gendarmes. Il est tout à fait juste que les charges d'un logement soient supportées par ceux qui les consomment, en revanche, il n'est pas normal que les régularisations interviennent plusieurs années après leur clôture. Un autre sujet a été soumis à la sagacité des membres de AGEC. Il s'agit de la gestion des casernes bénéficiant d'un réseau de chaleur (également appelé chauffage urbain). Bien plus technique (opaque?) ce nouveau procédé de chauffage répond essentiellement à des critères d'économie et à la préservation écologique de l'environnement. La part récupérable de la consommation se décline en 3 postes : La consommation proprement dite et l'abonnement (R1), l'entretien courant et les réparations (R2) et les gros frais d'entretien et le renouvellement (R3). La gendarmerie impute le coût des postes R1 et R2 sur l'occupant (le gendarme) et prend en charges le poste R3, comme l'exige la Loi Alur. Elle applique donc des règles édictées par une loi qui exclue de son champ d'action les logements dits de fonction. En effet, la circulaire 102.000 (1) ne prescrit que la récupération des consommations et abonnements éventuels sur le compte des parties prenantes individuelles. Il y a certainement matière à déposer des recours sur cette anomalie d'interprétation à géométrie variable d'un texte qui ne concerne pas les gendarmes. Toutes ces difficultés - on peut même évoquer de graves dysfonctionnements - génèrent une colère et un sentiment d'injustice de la part de ceux qui paient sur leurs deniers le manque d'anticipation, l'insuffisance ou les dérives d'un système n'offrant plus aucune crédibilité. Et les différentes interventions des « sachant » comme il est habituel de les désigner, ne sont pas rassurantes. En 2014, ils nous vendaient un produit qui devait résoudre toutes les impérities des vieux logiciels de gestion de charges. On est loin du compte. AG&C attire solennellement l'attention de la direction générale de la Gendarmerie Nationale sur ce sujet. Il devient urgent de pallier les carences de gestion en priorisant les apurements des charges de 2014 à 2017. Quand on veut restaurer la confiance, on doit faire montre de la capacité à relever les défis. Capitaine (ER) Jean-François CHARRAT - Rédacteur en chef (Chargé des saisines « Rappels de charges » pour AG&C) (1) Chauffage urbain : Le prix de vente TTC de la chaleur (correspondant, sur les factures, aux prestations P.1 ou R.1) et les primes fixes liées à la prestation fournie sont répartis entre tous les utilisateurs exclusivement au prorata des surfaces et du nombre de jours de chauffage de chacun. Les autres postes (correspondant, sur les factures, aux prestations P.2 ou R.2) et éventuellement (P.3) - gros entretien renouvellement - sont supportés par le budget de fonctionnement de la formation administrative. 20


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Tribune libre CSTAGN Le Corps de soutien est-il encore soutenu et le sera-t-il toujours dans l’avenir ? Le DPMGN s’est exprimé devant les élèves sous-officier du CSTAGN et les stagiaires du BSS pour faire un point sur les évolutions du corps et rassurer les personnels sur la pérennité de leur statut au sein de l’institution. (30mars 2018 à l’école de Rochefort) La question que se posent les personnels du CSTAGN : qu’en est-il du projet concernant l’amélioration des carrières, des conditions de travail et plus particulièrement de la reconnaissance des responsabilités exercées, ainsi que l’assimilation à la catégorie B des sous-officiers du CSTAGN ? Ce projet de décret est toujours fortement contesté en interministériel et un avis défavorable a été rendu le 26 octobre 2017 par la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) et la direction du budget (DB). Toutefois, au même titre que les autres mesures inscrites au Protocole du 11 avril 2016, la DGGN demande le respect de cet engagement au profit des SOCSTAGN au titre de la "parole donnée", important en termes de fidélisation et de valorisation des personnels constituant le soutien militaire de la gendarmerie nationale. Entrant dans une nouvelle phase de négociation interministérielle, ce projet sera vraisemblablement soumis prochainement à l’arbitrage du cabinet du Premier ministre. Si la voie statutaire s'avère impossible à mettre en œuvre, des solutions en gestion seront alors recherchées pour obtenir l'effet recherché, à savoir un début de carrière plus attractif et plus dynamique. Il convient de bien avoir à l'esprit, au regard du rôle structurant tenu par les corps militaires de soutien dans la résilience du "modèle gendarmerie", force militaire contribuant directement à la continuité de l'action du Gouvernement en toutes circonstances, que l'existence et la pertinence d'un soutien militaire ne sont plus remis en cause. C'est ainsi que le DGGN a pu obtenir du ministre d’État, ministre de l'intérieur, que le nouveau plan de substitution d'emplois se réalise en remplaçant des OG et SOG pour moitié sur des OCTAGN et CSTAGN d'une part, des Personnels civils, d'autre part. En clair, cela vient du BPSOCSTAGN , mais on attend des réponses pas un constat . On nous a « dit » application du statut, le 1er janvier 2019, qui peut le certifier ? Mdl/c Benoit ROBINEAU - Membre du conseil d’administration 22


“ APRES NOUS, LE DELUGE ! “ Face aux situations comme “Calais, les cités de non-droit qui fleurissent un peu partout sur notre territoire, plus récemment Notre-Dame-Des-Landes, ou tout dernièrement suite aux dernières manifestations du premier mai à PARIS” (la liste est malheureusement loin d’être exhaustive), ne nous trompons pas. En se montrant délibérément laxiste, tempérant, faussement démagogique voire même “compatissant”, le gouvernement actuel comme les précédents d’ailleurs, sait parfaitement ce qu'il fait et ce qu’il risque de provoquer. Pour nos actuels gouvernants, empêcher les forces de l'ordre d'intervenir efficacement en leur donnant l’ordre de ne pas faire usage de la force, force dont elles sont pourtant “capables” et légalement investies de par ce que leur prescrit la Loi (“force doit rester à la Loi”), Loi pour laquelle elles ont été formées dans le seul but de la faire appliquer, en servant et en représentant “fidèlement” l’autorité de l’État dont elles sont censées être “le bras armé”, permet insidieusement à ces mêmes gouvernants (faussement émasculés contrairement aux dires de certains...), d'entretenir et d'approfondir une division sociale durable, utile à affaiblir l’opposition dont ils font aujourd’hui quasi “unanimement” l’objet de la part de tous leurs adversaires politiques déclarés, et plus prosaïquement, de la part d’une immense majorité d’électeurs Français, lesquels se sont vus affublés de ce nouveau “monarque” par le jeu de “l’abstentionnisme” et du “vote blanc”, l’ayant inconsciemment assis sur le trône du poste suprême, élisant par le fait un président pour lequel ils n’ont finalement objectivement, démocratiquement, concrètement et manifestement pas voté. Ce gouvernement “d’opérette” se positionne depuis, médiatiquement et à force de prises de paroles aussi solennelles que vides de sens, comme restant alors, de par ses positions politiques, comme étant “institutionnellement et démocratiquement” le seul rempart “constitutionnel”, face aux agressions terroristes, aux violences urbaines “quasi insurrectionnelles et ponctuelles”, violences qu'il a pourtant délibérément laissé s’installer voire même initiées, de par ses orientations sociétales (quasi “arbitraires”, et finalement à des années-lumière de ce que devrait être une véritable “démocratie”), violences et situations de non-droit qu’il tolère ponctuellement, localement et ouvertement, de par ses non-prises de décision. “Merci monsieur MACRON.” Notre gouvernement discrédite ainsi publiquement et à bon compte les différents groupes syndicaux qui manifestent légitimement, les assimilant et les reliant même “directement” aux bandes de casseurs “Black Blocs and Co”, bandes qu'il laisse pourtant agir délibérément dans une impunité affichée totale , aidé en cela par une justice qu’on peut, d’un point de vue populaire non moins légitime, finir par croire “corrompue et aux ordres” de nos gouvernants actuels, non moins corrompus et vénaux que ceux qu’elle est pourtant chargée de sanctionner. Les exemples sans suite réelles et concrètes sont malheureusement légions, “CAHUZAC, BALCANI, GUÉAN”, pour ne citer que ceux-là en omettant les moins connus, sans inclure à cette liste les non moins “suspects” mais non encore condamnés... “CHIRAC, JUPPÉ, SARKOZY et combien d’autres”... L’État se sert quasi ouvertement des forces de l’ordre comme d'un “fusible bon marché”, sur lequel s'acharnent plutôt que sur lui, les citoyens mécontents ainsi que les médias, qui ce faisant servent à dessein sa volonté gouvernementale, pour asservir durablement toute une population... ( la suite page suivante) 23


Tribune libre Tribune libre ! ...divisée par moult idéaux politiques et mouvements sociétaux d’origines diverses, qu’ils soient de droite, de gauche, en passant par le centre ou les extrêmes des deux bords ! Plus largement, la situation “de non-droit” que le gouvernement installe chez nous depuis maintenant bien trop longtemps, n’a indéniablement pour but que de servir profitablement au “royaume de la finance mondiale”, lequel ne cesse d'enrichir ses plus riches actionnaires au détriment des masses laborieuses, qui s'appauvrissent inexorablement et “exponentiellement” pour leur remplir les poches ! Les magnats financiers mondiaux, cristallisés et aidés par la puissance bancaire et monétaire internationale manipulent et redistribuent à leur guise à leurs adeptes “initiés” toutes les ressources et richesses planétaires, sans aucune intention de les partager avec "n'importe qui", et surtout pas avec ceux qui pourtant les produisent au prix de leur sueur et malheureusement trop souvent “de leur sang”! Ces gens-là ont indéniablement encore de beaux jours devant eux ! Ils ont en outre enfin réussi aujourd'hui, à installer un "roi banquier" aux manettes d'une Nation influente au niveau européen (influente encore mais pour combien de temps ?), pour leur permettre d’œuvrer encore plus librement dans leur quête insatiable de profits. Ils n'ont plus dorénavant qu'à attendre que bientôt d'autres, issus du même "moule" que MACRON-JUPITER, n'étendent à leur tour leur influence au niveau mondial en se faisant comme lui récemment, élire grâce aux habiles manipulations médiatiques, s'étant préalablement et consciencieusement emparés de la quasi-totalité de la presse écrite, télévisée ou radiophonique, et bientôt n'en doutons pas, de l'ensemble des réseaux sociaux qui brassent encore sans trop de restrictions, les humeurs de toute une population "mondiale", inconsciemment exploitée, asservie, manipulée et oppressée par une “auguste caste de nantis” à qui par ce biais rien n’échappe. Cette pauvre “populace” est visiblement et depuis longtemps prête à avaler n'importe quoi, pourvu qu'on lui donne l'illusion qu’elle a encore le pouvoir de s’opposer, de dénoncer, de revendiquer, ou tout simplement de croire qu’elle peut encore de nos jours jouir du droit fondamental à la libre expression. Ce rêve pieux est malheureusement devenu aujourd’hui “inepte et bafoué”. La “charte des droits de l’homme de 1789” entretient encore naïvement dans les mémoires ce droit, droit pourtant formellement et “institutionnellement” acquis au prix d’un sang versé abondamment dans la douleur par tout le peuple Français à l’époque de “la terreur”, et dont le modèle a cependant initié une prise de conscience mondiale ! Cette “charte” et cette conception de la liberté, “historiquement et mondialement reconnues” par l’ensemble des Nations qui citent la France comme modèle universel à suivre, nous entravent cependant aujourd’hui “fatalement”. Elles nous lient les mains insidieusement et fermement en nous interdisant de pouvoir, selon nos propres concepts, nous autoriser à lutter “à armes égales” face aux agressions terroristes ou insurrectionnelles “internes”. 24


Ces agressions Islamistes sont pourtant perpétuées sans aucune considération humaine ou morale, usant pour atteindre leur but de tous les moyens mortifères imaginables et sanglants, dont leurs auteurs revendiquent fièrement quand d’aventure ils sont interpelés en vie, de suivre “religieusement” des dogmes que nous autres occidentaux qualifions de carrément “anachroniques”, pour ne pas dire “débiles, déjantés ou fanatiques”. Il n’en demeure pas moins que nous subissons, « quasi-impuissants », les agressions terroristes, antisociales ou anarchiques que notre gouvernement tolère manifestement sans réagir. (S’il n’est pas en plus réellement établi qu’il ne les facilite pas). Il peut se confondre ensuite publiquement et après coup en obséquieuses, pieuses et compatissantes condoléances “Nationales” exercice auquel SARKOZY, HOLLANDE et aujourd’hui MACRON sont passés maîtres. Nous ne pouvons que constater que ce droit d’expression et de liberté, le libre choix de sacrifice consenti par certains au bénéfice de la Nation, de la Patrie nourricière, droits pourtant chèrement acquis par les sangs de nos aïeux est sérieusement muselé de nos jours suite à un long travail de sape qui finit par apporter ses fruits. MACRON, comme d'autres à venir, n'est qu'un outil fabriqué de toutes pièces par et pour tous ceux qui ne vivent que dans le seul but, étendre leur pouvoir et leur fortune, n’ayant cure de toute autre considération, qu'elle soit morale, sociale, humanitaire ou écologique, que celle de prospérer inlassablement au détriment des plus faibles qu’ils méprisent sans même se cacher ! Leur devise pourrait très bien être : "APRÈS MOI LE DÉLUGE ", l'image étant à prendre malheureusement en l'espèce au sens propre, le réchauffement climatique auquel ils sont d’ailleurs intimement liés, étant aujourd’hui un fait “avéré” !

Arnaud CHADELAT, Adjudant de Gendarmerie en retraite, citoyen encore conscient... 25


Condoléances Le 21 mai: C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que nous avons appris le décès de la Gendarme Adjoint Volontaire Émilie DUGARD. Âgée de 21 ans, elle était affectée à la Brigade Territoriale de CARIGNAN dans les Ardennes et nous a quitté le Dimanche 06 mai 2018. AG&C présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses amis, à ses camarades et les assure de son soutien le plus total dans ces circonstances dramatiques qui endeuillent notre Institution. Le 8 mai : C’est avec douleur et émotion que nous venons d’apprendre le décès accidentel de Philippe HERVE, gendarme motocycliste à la brigade motorisée de THEIX-NOYALO (56) Il était âgé de 44 ans. AG&C présente ses sincères condoléances à sa famille, à ses amis, à ses camarades et les assure de son soutien attristé dans des circonstances dramatiques qui endeuillent l’Institution où la communauté motocycliste paye un lourd tribut à la sécurité de nos concitoyens. Le 12 mai : C’est avec émotion que nous apprenons le décès du Gendarme Guillaume JOST. Âgé de 37 ans, il était affecté à la Brigade de Proximité de DRULINGEN, dans le département du Bas-Rhin, et nous a quitté le vendredi 11 mai 2018. AG&C présente à sa famille, à ses amis et à ses camarades, ses condoléances profondément attristées Le 21 mai : C’est avec émotion que nous avons appris le décès du Gendarme Lionel GUIGON, affecté au PSPG de VALDUC (21), survenu le dimanche 20 mai 2018. Âgé de 32 ans, il était en couple et père de deux enfants. AG&C présente ses sincères condoléances à sa compagne, ses enfants, sa famille, ses amis et ses camarades.

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Le 24 mai: Décès accidentel d’une jeune camarade C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que nous avons appris le décès de l’ÉlèveGendarme Camille MAREAU. Elle a perdu la vie dans un accident de la route sur la commune de PLOMODIERN (29) le dimanche 20 mai 2018 à l'age de 25 ans. Passagère d’une moto et accompagnant un autre élève-gendarme gravement blessé dans l’accident, ancienne GAV, elle avait intégrée l’École de Sous-Officiers à CHATEAULIN (29) afin de poursuivre sa carrière en Gendarmerie. AG&C présente ses condoléances attristées à sa famille, ses amis et ses camarades de promotion et assure de tout son soutien le camarade blessé avec lequel elle se trouvait. Nous adressons également nos condoléances aux familles, proches et camarades du Gendarme Karim HATTAB du PMO CERANS-FOULLETOURTE (72). Il était père d’un enfant et avait 42 ans. Et du Gendarme Mébarek ABAIDIA du PMO de CHAMBRAY LES TOURS, décédé le 8 mai des suites d’une longue maladie à l’âge de 42 ans.

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Communiqués

Ouvéa 1988… 22 avril 1988 – 22 avril 2018 : Ouvéa, 30 ans déjà... Une date que les plus jeunes ne connaissent pas ou peu, si ce n'est dans les récits des « anciens ». Une date qui a pourtant marqué les esprits mais aussi et surtout notre Institution. Resituons rapidement les faits : avril 1988, une situation politique extrêmement tendue entre Paris et la Nouvelle Calédonie. L'attaque de la Gendarmerie de Fayaoué, un drame. Nous perdrons 4 des nôtres : l’adjudant-chef Georges Moulié, les gendarmes Edmond Dujardin, Daniel Leroy et Jean Zawadzki, et aurons de nombreux blessés dans nos rangs. S'en suivra une prise d'otages, sans précédent, des Militaires de la Gendarmerie. Tandis que certains seront libérés sous la pression des « sages », d'autres seront conduits dans la grotte d'Ouvéa. Ce n'est qu'au jour du 05 mai que « l'opération Victor » verra la libération des otages, libération ayant coûté la vie à l'adjudant Régis Pedrazza et le 2e classe Jean-Yves Véron du 11ième Régiment Parachutiste de choc et l’intervention de près de 75 hommes dont ceux du GIGN. L'assaut, terrible, se fera sous les balles des AA52 et autres Famas dérobés lors de l'attaque de la Gendarmerie d'Ouvéa, assaut durant lequel le Lieutenant T. du GIGN sera gravement blessé ; il ne sortira du coma que longtemps plus tard. Si les pertes ont été conséquentes, d'un côté comme de l'autre, Ouvéa restera marqué dans l'esprit de tous. Le devoir de mémoire est important à nos yeux ; il en va du respect de ceux qui sont tombés au service de la France. 28


Profanation cénotaphe 4 mai 2018 Depuis plusieurs semaines, nul n’a pu ignorer le niveau de violence atteint par les différentes manifestations simultanées, événements en face desquels nous sommes nombreux à opposer notre intégrité physique. Pour preuve, les derniers incidents du 1er mai, où plus d’un millier d’anarchistes ont pu saccager les rues parisiennes avec, en objectif secondaire, de casser du flic. S’en sont suivis plus d’une centaine de gardes à vue, et tout autant de tweets condamnant ces “malotrus”. Néanmoins, aucune information n’a filtré concernant les diverses réponses pénales, qui s’avèrent être la finalité du processus. Bien évidemment, il ne faut pas bafouer les droits de la Défense, ainsi des expertises ADN sur des projectiles ont été requises, des heures de visionnage de vidéos seront demandées afin de comparer la réalité aux pixels à travers d’infimes détails. L’irréfutabilité de la preuve sera tellement difficile à acquérir qu’il nous est aisé de croire qu’une faible partie des individus interpellés fera l’objet de sanctions. La France, ce pays de valeurs pour lequel nos Anciens se sont battus ! Des années de combats, au mépris de leur vie, pour que nos parents, nos futures générations, afin que nous puissions jouir de nos libertés individuelles, droit aujourd’hui devenu constitutionnel. Ainsi, même si les traditions se perdent, même si l’Histoire de notre pays n’est pas considérée comme un point essentiel dans l’éducation de nos enfants, il y a une notion à ne jamais oublier : on ne touche pas à nos Morts. Ces Hommes méritent un respect incommensurable et surtout éternel. C’est avec effroi, émoi, que nous avons découvert dans les médias une photo d’un cénotaphe profané. Se situant au sein de l’École normale supérieure à PARIS, ce monument est érigé à la mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale. Au cours d’un mouvement contestataire à l’encontre de la réforme pour l’accès à l’université, un groupe de militants a jugé utile de commettre de tels actes. Estimant outrancier le fait qu’il faille travailler pour accéder à l’université, ces délinquants ont entaché ce monument aux morts d’inscriptions insultantes envers les forces de l’ordre. Serait-il bon de leur rappeler que le confort de leur quotidien résulte en partie des sacrifices de tous ces hommes et ces femmes ? Dans notre Patrie, si fragile soit-elle, si laxiste devient-elle, il reste des valeurs inattaquables et le devoir de mémoire envers nos morts en fait partie. Cet acte de profanation ne doit pas se cantonner à une condamnation « Tweeterienne » comme sait si bien le faire notre gouvernement. Si le mépris des forces de l’ordre semble être la normalité, il ne faut pas que notre Histoire devienne une banalité. « Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants. » Châteaubriand 29


Nous rejoindre ! Cher(e)s ami(e)s, chers camarades, Association Gendarmes & Citoyens® travaille depuis 2008 à défendre les intérêts de la Gendarmerie et du quotidien du gendarme et de sa famille en particulier. Association à caractère professionnel depuis bientôt 10 années, elle a subi plusieurs transformations jusqu’à devenir en 2016, une Association Professionnelle Nationale Militaire ! Si le décret sur les APNM n’est finalement pour AG&C qu’une appellation juridique, tant elle s’est démenée au cours de toutes ses années pour faire remonter au plus haut niveau les défaillances conduisant à compliquer la vie professionnelle et personnelle des militaires de la Gendarmerie, il n’en demeure pas moins que ce dernier institutionnalise un concept de la concertation inventé et construit pas à pas par cette dernière ! Il officialise aux yeux de la loi, le droit qu’a chaque gendarme d’influer sur son quotidien et protège ce dernier dans son engagement associatif. La structure professionnelle AG&C n’a jamais caché ses méthodes de fonctionnement, ce n’est pas un substitut, un copié/collé ou un remplacement de la concertation interne déjà existante. C’est un organe légal et agréé, indépendant, destiné à favoriser les échanges, en remontant les informations sans filtre mais surtout sans les dénaturer, afin que l’ensemble des décideurs ait un regard plus large sur les réalités du terrain. La principale activité de l’association reste l’écoute et l’entraide dans le cadre de ce que nous appelons des « dossiers individuels ». Les prises de contact avec l’équipe associative sur des thématiques plus variées les unes que les autres, les renseignements divers, les problèmes statutaires, sociaux, les harcèlements, discriminations, non-respect ou non applications des textes comme par exemple avec l’IP 36132, les conseils dans le cadre de recours sont autant de sujets que nous avons à examiner et à faire en sorte qu’ils remontent au plus haut niveau de l’institution mais demeurent l’image de notre quotidien à tous. Cela représente plusieurs dizaines d’heures par semaine pour l’équipe AG&C avec des demandeurs ou interlocuteurs de tous grades et de tous corps mais c’est de loin notre activité associative la plus valorisante, car elle influe directement et positivement sur le quotidien de nos camarades et de leurs familles. Suite à ces retours nous pouvons intervenir directement sur place en prenant attache avec les conseillers- concertation ou quand cela est plus « complexe » avec les autorités, en passant par les compagnies, ou régions, parfois jusqu’à la Direction Générale. L’intérêt principal étant la protection du « demandeur » : agir au nom d’un groupe professionnel impersonnel ayant de bonnes relations avec les « autorités », cela permet d’obtenir satisfaction à tous les coups, à condition que la demande soit juste. D’un aspect plus collectif, AG&C, c’est près de trois mille communiqués depuis sa création, une centaine de magazines, interviews télés, à la radio ou sur presse écrite... toujours dans l’intérêt commun et loin des propagandes ou revendications que nous pouvons constater régulièrement avec les syndicats d’autres institutions. L’équipe AG&C est composée de gendarmes en activité de service, principalement en unités de terrain. Le temps donné à l’association est en plus du temps de service, il n’y a pas de « crédit temps », de postes privilégiés aux portes capitonnées proches des palais Parisiens. Chacun peut prétendre rejoindre l’équipe AG&C pour y apporter sa contribution, son expérience de vie professionnelle et personnelle. AG&C est une association d’individualités générant un pot commun de ce qui fait l’essence de l’institution. On ne rejoint pas AG&C pour obtenir, pour quémander, pour « râler ». On rejoint AG&C avant tout par soutien, par idéologie professionnelle, cette idéologie propre à la « militarité » qui fait que notre institution est une des dernières avec les armées en général à encore véhiculer des valeurs républicaines que certains dans notre société taxent d’un “autre temps”… Adhérer pour contribuer ou par simple soutien est un acte institutionnel, en adéquation avec la défense de nos valeurs militaires. Plus nous serons nombreux, plus nous serons « représentatifs », plus nous aurons de marges de manœuvres pour améliorer nos quotidiens ! 30

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