Magazine 72 octobre 2015

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Ce mois écoulé aura été marqué par une longue suite d’événements tragiques avec le meurtre de notre camarade, des suicides en gendarmerie et dans les forces de police, sans oublier des accidents dramatiques qui ont touché des familles de gendarmes.


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3 – Edito : « Le gendarme est-il désarmé face à ce déferlement de violences. 4 – Meurtre du gendarme Pruvot, communiqué commun des associations de militaires. Obsèques. 7 – Loi bafouée dans la Somme. 8 – La délinquance et la justice : « Une semaine d’actualité judiciaire » 9 – Suicides en Gendarmerie « stop-discri » un outil performant. 10 – Suicide en Gendarmerie, ce n’est pas une fatalité. 13 – Mon regard sur la Gendarmerie. 14 – Usez de vos droits adhérez. 15 – Armer policiers, gendarmes et militaires 24H/24H, une absurdité. 16 – 4L Trophy – Gend ‘humanitaire nos camarades recherchent des sponsors. 18 – Brèves d’actualité. 24 – Lu dans la presse. 33 – L’AG&C c’est vous c’est eux et c’est moi ! 34 – Flashback « Suicides, halte au feu » 36 – Les risques du métier. 38 -- Padchance en garde à vue. 40 – Sous les pavés la plage (pamphlet). 42 – La boutique AG&C. 43 – Nos espaces numériques en chiffres. 44 – Partenaires et sponsors.


Le gendarme est-il armé face à ce déferlement de violence? Je ne pouvais pas commencer cet édito sans avoir une pensée pour Laurent Pruvost. Notre camarade est mort tragiquement au cours d'une altercation d'une extrême violence. Notre famille est endeuillée. Ce décès nous a tous affecté car au-delà de la peine, nous savons tous que ça pourrait arriver à n'importe lequel d'entre nous… Combien d'entre nous ont eu à intervenir sur une situation où un individu violent, souvent alcoolisé, sans aucun état d'âme, insulte, vocifère voir frappe un membre des forces de l'ordre. La violence est partout dans notre société et le gendarme est actuellement en première ligne.

Par Lionel DELILLE Président association Gendarmes et citoyens.

Sommes-nous armés face à ce déferlement de violence verbale et physique? Apprend-on à un jeune gendarme à gérer un citoyen énervé et méprisant lorsque celui-ci pousse la porte de l'accueil d'une brigade. Comment rester courtois et stoïque en toutes circonstances. Notre sang-froid est parfois soumis à rude épreuve. Nous n'avons aucune formation sur l'attitude à adopter, sur les éléments de langage à employer. La mission d'accueil est souvent confiée, ce que je déplore, aux militaires les plus jeunes ou les moins qualifiés (entendons qualification judiciaire) et tout le monde n'est pas armé face à certaines situations dégradées. Nous sommes soumis à une charte d'accueil des victimes mais nos autorités devraient être soumises à une charte de soutien des militaires de l'arme. Les demandes de justification diverses rajoutent à la pression du quotidien. Les lois ne protègent plus les forces de l'ordre, rendons-nous à l'évidence. Sur la plan de l'intervention professionnelle, nous apprenons tous à faire des clefs de bras à l'efficacité très variable mais nous ne sommes pas formés à gérer les situations avant d'en arriver à ces extrémités. On apprend tout par nous-mêmes au cours d'une carrière mais la formation doit être l'affaire de l'Institution. Nous nous rendons compte que face à la violence de la population nous devons nous équiper de plus en plus en matériel et que le ceinturon ne contient plus beaucoup d'espaces libres. Le holster de cuisse était une bonne alternative mais jugé trop agressif par nos sachants... un comble! Sur ce déferlement de violence en constante progression, certains articles de presse ont relayé des chiffres édifiants. En effet, les dernières statistiques parlent de près de 30% d'augmentation d'agression envers les forces de l'ordre. Cette augmentation a sûrement diverses explications et je partage l'avis de nos camarades policiers sur cette problématique. Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance, expliquait dans le Figaro : « « Ce chiffre n'est pas choquant, c'est malheureusement un fait que les agressions, outrages ou même tentative d'homicide de policiers sont en hausse. Il ne se passe pas une journée sans qu'on soit avisé par un collègue d'une agression. Le phénomène n'est pas nouveau, mais s'aggrave depuis deux ans sous l'effet de la politique pénale de la garde des Sceaux. Peu d'agresseurs sont poursuivis pour outrage à policiers. Ils savent donc qu'ils n'iront jamais en prison, ce qui renforce leur sentiment d'impunité. Il est regrettable que ces délinquants n'aient plus peur de l'uniforme et ne respectent plus la fonction. On attend que les policiers soient mieux protégés par les institutions. » ». Comment ne pas se retrouver dans ces quelques phrases. Nous partageons tous cette vision du gendarme ou du policier bien seul face à la violence du quotidien. Nous sommes entre le marteau et l'enclume. Dernièrement un camarade me disait qu'il en arrivait à avoir peur d'exercer son métier car il ne se sentait plus protégé par notre hiérarchie ou par la Justice, avant d'ajouter sur l'usage des armes : ''tu dois choisir entre perdre la vie ou ton métier, dans les deux cas une famille est au tapis!''. Car derrière cette femme ou cet homme en uniforme se trouve une famille, une femme, un mari, des enfants. J'ai dernièrement eu l'occasion de revenir sur les faits tragiques de Roye (80) où j'ai appris que depuis l'installation de ce campement de gens du voyage à proximité de la gendarmerie, les familles de gendarmes avaient déjà essuyé des tirs de carabine lorsqu'elles se trouvaient au jardin et que des intrusions dans la caserne avaient déjà eu lieu à plusieurs reprises, sans réaction particulière des autorités locales. J'ai été abasourdi face à ces déclarations. Le respect du gendarme n'est plus d'actualité et les dérives actuelles sont renforcées par le manque criant de réponses fermes de nos dirigeants. On a l'impression d'un laxisme ambiant qui conforte une couche de la population qui se sent au-dessus des lois. Nous demandons à nos autorités le soutien total des gendarmes dans leurs missions du quotidien car la peur doit changer de coté. Toutes les agressions verbales ou physiques d'un membre des forces de l'ordre devraient trouver systématiquement une réponse pénale ferme afin de dissuader tous les comportements violents. Je terminerai par une citation : Me voici, être humain violent, blanc, noir, brun ou rouge, et il ne m'intéresse pas de savoir si j'ai hérité de cette violence ou si la société l'a engendrée en moi : ce qu'il m'importe de savoir, c'est si je peux m'en libérer. Jiddu Krishnamurti



Tragédie de Roye (80) mort du gendarme Laurent Pruvot, déroulement et suites. Le 25 août 2015 à ROYE (80), dans un camp de gens du voyage, un gendarme a perdu la vie en intervenant pour neutraliser un forcené. Il s’agit de Laurent Pruvot, 44 ans, père de deux garçons de 14 et 19 ans, affecté comme pilote à la brigade rapide d’intervention au peloton d’autoroute de Roye. Il a été touché par un tir de chevrotines et n’a pas survécu à ses blessures. Le gendarme Johan Lefevre, 26 ans, du Psig de Roye a été également atteint et sérieusement blessé, nous lui souhaitons un prompt et complet rétablissement.

Le général Favier, directeur de la Gendarmerie, a témoigné devant les médias du courage et du dévouement des gendarmes de la Somme. Il a souligné combien ce drame touchait l’ensemble de la communauté gendarmerie. Il a rappelé que pas moins de 89 gendarmes ont trouvé la mort en service depuis 2007 et que ce type de violence était en constante progression avec 20 % de blessés en service en plus par rapport à l’an dernier.

C’est un enchaînement démentiel qui a provoqué cette tragédie. Un marginal, septuagénaire, fortement alcoolisé, s’en est pris à une famille de gens du voyage, tuant un homme, sa bru de 19 ans et un nourrisson de 9 mois. Un enfant de 3 ans a également été très gravement blessé. Le forcené a tiré une trentaine de cartouches. Il s’en est pris aux militaires, touchant deux d’entre eux, avant d’être neutralisé par les gendarmes qui ont riposté à ses tirs et l’ont blessé à son tour sans que ses jours ne soient en danger.

Premier septembre 2015, Honneurs militaires à AMIENS Obsèques du gendarme Laurent Pruvot à Roye (80). Le ressenti de nombreux gendarmes au travers des réactions de deux de nos camarades choqués par des autorités qui ont brillé par leur absence. « A peine la cérémonie militaire en l'honneur de notre camarade Laurent PRUVOT achevée, que déjà, j'ai envie d'exprimer mon profond dégoût envers nos politiciens ! Comment pouvons-nous encore croire que nous sommes considérés dans ce pays !! Notre camarade est décédé en accomplissant son devoir, assassiné par un fou furieux qu'il faut en plus protéger de sa propre communauté pour ne pas qu'il subisse le même sort. En remerciement, nos plus hauts dirigeants qui brillent par leur absence lors de cette cérémonie. Je suis écœuré, dégoûté, en colère, attristé pour notre camarade et sa famille de voir que le chef de l'état et notre propre ministre ne daignent même pas rendre les honneurs à notre camarade. Un Président, chef des armées, qui préfère faire la rentrée des classes !!! Mais qui sommes nous, soldats de l'état, pour que vous, Monsieur le Président, vous nous dénigriez ainsi ?? Monsieur le Ministre de la Défense, où étiez-vous donc à l'heure où nous pleurions notre collègue tombé au feu ??? Monsieur le Premier Ministre, même hausse, mêmes éléments !!!


Et après cela, vous voulez que l'on vous écoute, que l'on vous croie lorsque vous déclarez avoir de la considération pour le métier que nous faisons ? Gardez donc vos balivernes et laissez nous pleurer les nôtres en paix...... » -o-o-o-o-o-o-o-o-o-

« Les obsèques de Laurent PRUVOT se sont déroulées à la caserne Garin d’Amiens (80) le premier septembre. Pas d’hommage national mais des honneurs militaires en présence du ministre de l’Intérieur, un service minimum. Pas de ministre de la Défense qui considère certainement que les gendarmes n’ont plus de lien avec son ministère et encore moins de Premier ministre ou président de la République, ce dernier étant occupé à faire sa rentrée scolaire. Que penser de cette forme de mépris à l’égard des gendarmes ? Rien de plus que ce que nous savons depuis 2012 et l’hommage national rendu à Audrey et Alicia assassinées à Collobrières (83) : La mort en service de gendarmes, tués dans les pires conditions, ne vaut plus le déplacement d’un premier ministre et encore moins d’un président de la République. Nous avons cependant constaté que Laurent Pruvot avait été promu major et qu’il a été fait chevalier de la Légion d’honneur, il a reçu la médaille militaire et a été cité à l’ordre de la Gendarmerie. Nous savons que ces distinctions à titre posthume ne le ramèneront pas mais c’est quand même mieux que pour Audrey et Alicia qui n’ont pas eu droit à tous ces honneurs. Il n’en reste pas moins que c’est la consternation pour un grand nombre de gendarmes et d’autres citoyens qui considèrent ces absences comme un manque de considération évident. Peut-être aurait-il fallu lancer un slogan du genre « je suis gendarme » ou « je suis Laurent » inscrit en blanc sur fond noir. »


Loi bafouée dans la Somme. Alors que la famille et la communauté Gendarmerie veille le corps de notre camarade Pruvot abattu le 25 août, à Roye (80) en attendant de lui rendre l’hommage qu’il mérite, nous sommes témoins d’une manifestation qui défie l’entendement dans ses motivations et dans les suites qui lui sont apportées. Trois jours après la fusillade qui a fait quatre morts et deux blessés, des tziganes (gentiment baptisés gens du voyage) décident de prendre en otages un grand nombre d’usagers de la route composé de travailleurs, citoyens rentrant de vacances et touristes de divers pays. Pour ce faire une soixantaine de tziganes coupent l’autoroute A1 dans les deux sens en allumant et entretenant des brasiers à l’aide de paille, pneus, palettes et arbres abattus, provoquant des dégâts relativement importants. D’autres foyers sont allumés dans les environs. Les motivations sont simples, ils exigent qu’un de leurs congénères, emprisonné pour plusieurs années, puissent bénéficier d’une permission de sortir, escorté, afin d’assister aux obsèques de son père victime de la fusillade du 25 août. Personne n’évoquant d’autres recours que cette violence il faut supposer que rien n’a été fait pour utiliser d’abord des voies légales.

Sous prétexte d’éviter un effet boule de neige, la préfecture choisi de laisser la situation en mode dégradé, avec un dialogue de sourd, en attendant la décision de justice. Des touristes se perdent dans la campagne suite à un système de déviations inefficace. La situation est débloquée le 29 août après que les vandales ont obtenu satisfaction. Un exemple de faiblesse déplorable donné aux membres de cette communauté. Quels enseignements tirer de cette manifestation ? Du côté des forces de l’ordre trois sentiments principaux nous sont remontés : Honte, colère et écœurement, inutile de développer davantage. Chez les tziganes il est évident que la force prévaut sur le droit. Certains « bobos » diront que ce n’est qu’une minorité dans la minorité qui use de la force. FAUX ! Nous voyons régulièrement dans la presse des groupes de « gens du voyage », de plus en plus nombreux, qui s’affranchissent des règles et utilisent les terrains d’autrui en force et sans autorisation sur tout le territoire national. Dans la majorité des cas au lieu de procéder à des évacuations les responsables choisissent la palabre de laquelle les membres de ces « minorités ethniques non sédentarisées » sortent le plus souvent vainqueurs. Il semblerait que dans la Somme, les autorités du ministère de l’Intérieur sont plus efficaces lorsqu’il s’agit de sanctionner sévèrement un éleveur dont le cheptel est trop important que de s’opposer à la violence d’un petit groupe de marginaux qui méprisent la loi. Bel exemple de laxisme qui ne manquera pas d’être suivi dans le milieu des nomades mais aussi dans certaines cités particulièrement chaudes ou les forces de l’ordre sont agressées régulièrement.


La délinquance et la justice « une semaine d’actualité judiciaire ». Nous apprenons dans un article du Parisien daté du 7 septembre que le chauffard qui avait tué deux policiers le 21 février 2013 en percutant le véhicule de la Police Nationale sur le périphérique parisien ne sera pas jugé pour meurtre mais pour violences volontaires. Rappel des faits : Ce dramatique jeudi de février un homme avec plus de 1,6g d’alcool dans le sang sortant de boîte de nuit et prenant le volant, sans permis, d’un véhicule loué grâce à un faux en écriture repère un véhicule de police un peu trop proche et décide de s’engager sur le périphérique pour ne pas se faire repérer. C’était sans compter sur la vigilance des policiers qui signalent la voiture « suspecte » aux collègues. Deux véhicules de police s’engagent sur le périphérique dont cette fameuse Ford Mondéo tous gyrophares allumés. Cette dernière se trouvant dans la circulation en avant du chauffard elle roule à vitesse normale en attendant de repérer le 4X4 arrivant à vive allure. Il ne tente pas d’éviter la Ford, ne freine même pas et percute les policiers à 151 km/ h... Tuant sur le coup les deux policiers Boris Voelckel 32 ans et Cyril Genest 40 ans et blessant grièvement le brigadier-chef au volant. Le premier ministre Ayrault et le ministre de l’intérieur Valls étaient présents lors d’obsèques nationales et n’avaient pas manqué dans les jours suivant le drame de rappeler le dévouement des forces de l’ordre et la sévérité à l’égard des auteurs de crimes contre les forces de l’ordre. Ne nous plaignons pas et estimons nous heureux que les policiers ne soient pas poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui... Autre exemple de l’efficacité de notre système judiciaire, : Au mois de juillet un homme qui avait tenté de prendre la fuite lors d’un contrôle de police (il ne s’était pas présenté à un précédent procès...) puis avait résisté à son interpellation crachant et menaçant les policiers lors de sa garde à vue a été condamné à une peine de 18 mois de prison ferme. Jusque là rien d’anormal si ce n’est qu’en lisant encore un article du Parisien nous apprenons que le monsieur avait déjà été condamné à 20 reprises et se trouvait en liberté sous contrôle judiciaire... La police fait son travail pour neutraliser des individus mettant en danger la population et ne respectant pas nos lois mais il faut 20 condamnations pour qu’un tribunal prenne des mesures... Continuons sur la lancée, la semaine judiciaire ne manque pas d’exemples. En novembre 2014 après les évènements de Sivens un cortège de soutien aux écologistes manifeste pacifiquement devant la caserne de Gendarmerie d’Eymoutiers en Haute-Vienne. Sachant que les gendarmes vivent là en famille on imagine aisément le contexte d’une telle journée, certains usent du droit de manifester pour mettre la pression

sur des femmes et des enfants. Ceci n’a pas l’air de perturber monsieur Edwy Plenel le patron du sacro-saint journal « Mediapart » qui prend fait et cause pour ce creusois de 35 ans ayant tout simplement cadenassé la gendarmerie, zone militaire, résidence des forces de l’ordre. Le 3 septembre au tribunal de grande instance de Guéret dans la Creuse avec le soutien de 200 personnes campant devant les portes du palais de justice, le parquet a requis une lourde amende de 1000€ avec sursis pour «entrave au mouvement de personnel ou de matériel militaire ». Le jugement est prévu pour le 8 octobre 2015. Encore une fois et à l’image des exemples précédents on peut librement s’en prendre aux forces de l’ordre, violenter, menacer, séquestrer, exercer des pressions sur les familles, insulter, tuer, la réponse judiciaire est toujours la même, laxisme exemplaire. Finissons la semaine en beauté ! Nous apprenons dans un article de Sud-Ouest que mardi dernier la voiture du procureur général de Bordeaux en Gironde a percuté un policier à moto le projetant sur plusieurs mètres. Heureusement il ne souffre que de quelques blessures légères. Le magistrat a ordonné à son chauffeur l’utilisation du gyrophare et de s’affranchir de la réglementation sous couvert de l’urgence alors qu’il se rendait tout simplement à la cérémonie de prise de commandement du général de Gendarmerie commandant la région. Selon les dires du secrétaire général du Parquet Général, il a franchi un « feu qui n’était pas complètement rouge ????» puis a tourné à gauche alors que la route ne le permettait pas pour finir par percuter le policier. Il est tout de même sorti de son véhicule quelques instants pour prendre des nouvelles du malheureux avant de repartir aussitôt... Un Procureur Général, chargé de faire appliquer la loi, a-t-il le droit de s’affranchir des règles du code de la route et mettre en danger la vie d’autrui (sans s’inquiéter beaucoup des conséquences de sa faute), tout ça pour participer à une cérémonie. Voilà une semaine d’actualité judiciaire au cours de laquelle des gendarmes et des policiers ont fait leur travail dans des conditions parfois indignes, sans compter ni rechigner face à des délinquants qui peuvent bénéficier de la mansuétude de la justice et poursuivre leurs méfaits. C’est à se demander « qui sert qui » mais une chose semble de plus en plus évidente dans notre pays, avant de chercher des solutions sociales, communautaires ou encore éducatives il faudra un jour se pencher sur une application plus stricte de la loi votée par les représentants des citoyens. Un ministre quel qu’il soit ne peut donner une orientation à la justice qui va à l’encontre de l’esprit dans lequel ces lois ont été votées.


Suicides en Gendarmerie. Stop discri un outil performant. Depuis longtemps déjà, plusieurs années en tous cas, l’Association Gendarmes et Citoyens a fait sien le combat contre le fléau du suicide dans les forces de l’ordre en général et la Gendarmerie en particulier. Nous avons toujours été conscients que les causes de ces tragédies à répétition étaient multiples et qu’il était insensé de vouloir stigmatiser systématiquement la hiérarchie même s’il arrive qu’elle soit en cause. Nous savons pertinemment que les raisons principales tiennent à la surcharge de travail, à la vie de famille rendue parfois difficile dans le vase clos de la caserne. Ces casernements dont l’état est parfois indigne de serviteurs de l’Etat volontaires et disponibles, avec une promiscuité difficile à supporter pour certains. Devant la nécessité d’apporter une réponse aux camarades en souffrance, nous avions souvent formulé le souhait de voir la généralisation d’expériences consistant à tenir une permanence pour être à l’écoute de ces militaires désespérés, un genre de « numéro vert ». Nous avions applaudi l’initiative de la création du dispositif stop discri qui pouvait apporter une réponse rapide à ces situations de désespoir en provoquant une intervention pratiquement immédiate partant du plus haut de la chaîne de commandement. Stop discri n'est pas là que pour s'adresser aux personnes "suicidaires" il doit permettre aussi aux gendarmes souffrant de comportements discriminatoires à leur égard de dénoncer ces faits. Rien ne pouvant être parfait, surtout pas l’homme, il est arrivé quelques dysfonctionnements dans le système avec des orientations d’enquêtes consistant à donner la responsabilité du problème à celui qui en souffrait.

Il est arrivé aussi que quelques gendarmes ou gradés proches, trop proches, du problème estiment que le « plaignant » nuisait à l‘ambiance locale en dénonçant des fautes de comportement. Peu de personnes écoutent, encore moins n’interviennent mais quand l’affaire est mise en évidence, elles estiment que cet éclairage au grand jour est anormal. Il nous semble également nécessaire de rappeler à tous les niveaux que la saisine de stop discri ne devrait pas nuire au militaire qui lui fait appel. La perfection n’est pas de ce monde, même en Gendarmerie. Il nous semble cependant tout à fait logique de mettre en avant un dispositif destiné à venir au secours de ceux qui souffrent en raison de leur vie professionnelle ou même privée. Nous savons bien que chez nous la vie professionnelle s’imbrique totalement dans la vie privée. Conscient de l’importance du système stop discri nous n’hésitons pas à conseiller aux militaires qui nous font part de leurs difficultés, de leur mal être, de faire appel à lui. Il nous arrive aussi de saisir directement ses intervenants et jamais nous n’avons eu à nous plaindre de l’accueil qui nous a été réservé ni des suites qui ont été apportées à nos sollicitations. Nous en arrivons à cette extrémité lorsque l'appel aux instances de représentation des personnels de la participation locale s'est révélé infructueux. Nous n’avons qu’un seul regret : Stop discri n’est pas assez connu au sein de l’institution, il nous semble totalement anormal que des militaires de la gendarmerie nous déclarent encore ignorer l’existence de ce dispositif lorsque nous les invitons à faire appel à lui. Un peu de publicité supplémentaire au sein de l’Arme ne peut nuire et si une seule vie a été sauvée grâce à stop discri l’investissement est déjà rentabilisé.


Suicides en Gendarmerie, ce n’est pas une fatalité. Le suicide est avant tout un acte personnel et sauf cas particuliers de harcèlements avérés le système "gendarmique" catalyse les drames. Port de l'arme, logement sur le lieu de travail, amplitude horaire dans le milieu professionnel, liberté totale et sans suivi professionnel des instances locales à décider de la vie ou de la mort professionnelle d'un subordonné, partialité du corps médical militaire, partialité des enquêtes internes, partialités des cellules d'écoutes locales, difficultés de la profession répercutées sur l'entourage familial, négligence de la sphère familiale par l'institution... Ce n'est pas professionnel c'est un tout ! Un détail qui m’échappe, sans vouloir pour autant accuser l'arme de ses drames. Mais quand un militaire fait usage de son arme par accident, négligence... on considère cela comme professionnel et on engage d'ailleurs à son encontre une procédure disciplinaire. Par contre quand un militaire fait usage de son arme sur lui, sur son lieu de travail ou de vie (qui se trouve être sur son lieu de travail) il n'est pas considéré cela comme professionnel? Pourquoi? C'est vite schématisé mais dans le concept cela laisse penseur... Tout est fait systématiquement pour ne pas avoir à prendre ses responsabilités mais quelles responsabilités? On ne parle pas là de clouer la Gendarmerie au rang des accusés mais de prendre ses responsabilités dans la prise en compte du quotidien professionnel des gendarmes pour catalyseur des suicides. Une autre "raison" plus globale à étudier, la manière dont est considéré le gendarme que ce soit dans le cadre de son activité professionnelle mais aussi parfois pour s'immiscer dans sa vie privée. Pourquoi considère-ton le gendarme comme un individu sans caractère, n'ayant aucune force décisionnelle propre? Même un enfant aujourd'hui est considéré à sa juste valeur quand il s'agit de s'en occuper ou de l'éduquer. Le gendarme est en perpétuelle phase d’apprentissage de la vie, on considère qu'il n'est pas capable de décider par lui-même et que seul le grand, le sachant, le parent, le commandant est l'autorité qui peut préserver son existence. On s'évertue à traiter le gendarme comme une unité sans âme et sans valeurs sortant du même et unique moule et devant exercer et assimiler les contraintes inhérentes au métier toujours de la même façon. Chaque gendarme est propre à lui-même, avec son état d'esprit, ses qualités et ses défauts. Ce n'est pas un gendarme en uniforme, c'est un homme ou une femme en uniforme. A considérer les gendarmes comme des enfants, nous éludons de fait ce pouvoir qu'ils ont en eux pour sortir d'une situation difficile, car tant que nous décidons pour eux, nous ne les écoutons pas. L'homme ou la femme derrière l'uniforme est capable, s'il est écouté, de dialoguer pour améliorer son quotidien, mais comme un parent qui estime que son enfant n'est pas suffisamment mature pour décider, on décide pour lui.

Si l'on considère le milieu professionnel comme catalyseur (et non comme cause) les solutions ne manquent pas: Le système des sanctions, par exemple, s’il est bien légitime d'engager des procédures disciplinaires à l'encontre des personnels ayant commis une faute et le personnel de les assumer, il faut aussi prendre conscience des risques moraux de son application telle qu'ils sont en Gendarmerie. Encore une fois, sans mettre en cause spécifiquement l’Institution, c'est son mode de fonctionnement propre qui fait une différence avec d'autres milieux professionnels. La "militarité" fait que le passage devant le chef est tout autre, le respect de l'autorité hiérarchique au sein des armées est sans égal et cela a des conséquences sur l'état dans lequel le gendarme ira faire valoir sa position lors d’un entretien disciplinaire. La culture militaire ne permet pas toujours au gendarme entendu de faire valoir avec justesse sa position et défendre ses intérêts. Le chef a totale emprise avant même que le futur sanctionné n'est passé la porte de son bureau, de par sa formation le militaire part perdant statutairement, il n'est pas donc pas anormal qu'il soit moralement rabaissé dans les heures ou les jours précédents sa convocation. Si à cela on ajoute le panel punitif illimité que le chef peut appliquer sans contraintes et contrôles indépendant de son commandement, ça ne laisse pas beaucoup de place au gendarme pour entrevoir le positif malgré le fait qu'il assume sa faute. Prenons l'exemple d'un véhicule de service endommagé. Rien de bien "folichon", faisons abstraction des raisons à charges ou à décharges (mauvaise décision, faute de conduite, matériel vétuste, fatigue due au service...) le militaire sera reçu en tenue dans le bureau du patron avec l'état d'esprit cité précédemment et se verra appliqué diverses sanctions comme par exemple 10 jours d’arrêt ferme (ce qui pour certains ne représente rien de bien grave mais ça peut être apparenté à des jours d'astreintes à résidence sans décisions de justice... Au seul bon vouloir du chef local). Pour un gendarme fier de servir, travaillant 90 heures par semaines au préjudice de sa santé, de sa famille et n'ayant que rarement ou jamais fait l'objet de sanctions tout au long de sa carrière, c'est une décision considérable aux conséquences variées, sentiment de culpabilité, de honte vis à vis du commandement et de ses camarades. Pour peu qu'il soit dans un moment de troubles familiaux, seul rempart à ce moment-là contre une baisse de régime professionnel, cela peut vite dépasser la simple sanction à la base bien légitime et avoir des conséquences sociales et morales hors du commun dans l'état militaire qu'est ce mode de vie. Et pour ne pas faciliter la chose, l'entourage professionnel permet d'en rajouter (la multiple peine) avec des appréciations négatives sur la notation, une fin de non-recevoir à l'avancement, la mutation... Et des années perdues où floues avant de retrouver une plénitude professionnelle.


Si le système disciplinaire ne peut être mis en cause, ses conséquences sont des catalyseurs sur les risques psycho-sociaux, dépressions, démissions, divorces, alcoolismes, suicides... En prenant cette réalité comme fait, il n'est pas difficile d'envisager des solutions et sans remettre en cause l'état militaire de l’institution ou l'accuser de tous les maux. Un encadrement strict des décisions disciplinaires, si le gendarme est imparfait il en est de même pour le décisionnaire. Nous ne manquons pas de personnels dans les bureaux aujourd'hui (et oui... Il faut bien caser toutes ses montées de grade) alors pourquoi ne pas mettre en place une cellule disciplinaire régionale indépendante du "pouvoir" local qui sans dévaluer le commandement pourrait en toute impartialité comme dans un tribunal statuer sur la sanction adaptée à la faute. Tout le monde sait comment cela se passe à l’échelon compagnie, le patron sait tout et décide de tout comme il le souhaite et pour peu que celui-ci n'est pas de limites morales et humaines, il a tout emprise sur ses subordonnés et leurs quotidiens privé et professionnel. Une obligation de consultation dans le cadre disciplinaire pour le militaire concerné afin de préserver une certaine écoute, soit via les processus existants comme les IRP soit par un corps médical indépendant. Si nous considérons aussi la méthode d'emploi et le mode de vie en Gendarmerie comme un catalyseur, les solutions ne manquent pas, encore faut-il en prendre conscience. Qui peut raisonnablement penser qu'un être humain, un citoyen Français en 2015 travaille plus de 300 heures par mois sans conséquences sur le quotidien? Encore une fois il ne s'agit pas de tirer la Gendarmerie vers le bas en voulant la fonctionnariser car c'est avant tout ça être gendarme. Une servitude à toutes épreuves pour une présence sans égal et ça passe par un temps de travail hors du commun. Mais voilà le gendarme d’aujourd'hui n'est plus le gendarme d'hier qui pouvait se permettre de vivre sur sa seule solde (considérée il y a encore quelques années comme une fois et demi voir deux fois le smic), maintenant pour subvenir à ses besoins élémentaires la femme de gendarme qui n'est pas non plus une moindre personne se doit d'exercer une activité professionnelle. Sacré quotidien familial, pour peu que des enfants soient dans la boucle avec un papa qui fait 90 heures par semaines et une maman travaillant en extérieur. (Et je ne parle même pas du célibat géographique...). Il faut être sacrément solide (et être un couple soudé) pour à la fois concilier ce quotidien familial et l'astreinte permanente au métier de gendarme avec des responsabilités considérables pour un simple "ouvrier de la sécurité publique". Si il y a bien une profession ou ces deux pans de la vie sont imbriqués et ne font finalement plus qu'un, c'est en Gendarmerie. L'un ne va pas s'en l'autre, de même que si l'un ne va pas, l'autre en pâti. On sait s’insinuer dans la vie personnelle du gendarme quand on souhaite lui porter préjudice professionnel, mais pour les suicides, c'est tout de

suite (quelques heures après le décès et sans conclusion d'une enquête) une raison personnelle, on ne savait pas, il avait des problèmes à la maison... Ce manque de prise de conscience et d'honnêteté n'arrange rien car il élude le quotidien de vie du gendarme et fait l'impasse sur les solutions à la portée de l'institution. Donc en connaissance de cause, pourquoi ne pas mettre en place pour l'ensemble de la profession (dans tous les corps) un suivi périodique indépendant et obligatoire n'ayant absolument aucune emprise sur le déroulement de carrière pour échanger sur son quotidien professionnel mais aussi et surtout personnel? Qui peut croire qu'une cellule d'écoute dirigée par son notateur ou celui avec qui son chef mange le midi est efficace pour tous? Encore un sérieux problème de prise de conscience et d'honnêteté... Peut-être que certains ont peur de perdre quelques privilèges dans l’amplitude de leurs commandements... Il faut sortir de ces annonces "raisons personnelles", raison personnelle veut dire quoi? Que l'on cherche un coupable, une raison à part entière et en faisant ainsi nous disons aux familles des défunts "vous êtes la cause de la mort de votre mari, de votre père, frère, sœur...". Le suicide, cet acte personnel n'est pas le fait de la famille ou de la Gendarmerie, c'est un ensemble de circonstances qui font qu’à un moment donné, le gendarme décide seul, personnellement de mettre un terme à sa souffrance. La Gendarmerie n'est pas la cause des suicides en Gendarmerie, c'est ce mode de vie à part entière tout confondu qui peut accentuer certains passages à l'acte et c'est là que la force humaine prend tout son sens. On ne peut pas nous la vendre à toutes les sauces et l'oublier à la moindre occasion quand il s'agit des suicides. Tant que l'ensemble de l'Institution sera dans ce discours aveugle en activant systématiquement le mode "protection de l'image de l’institution", ils n'y aura pas moins de morts. Ce qu'est la Gendarmerie permettrait de faire tout cela et ce serait d'une facilité déconcertante, c'est là l'atout de la force humaine qu'on ne trouve pas dans le civil. Bien évidement ces propos, ces idées sont génériques et ne peuvent s'appliquer à l'ensemble des hommes et des femmes en uniforme de gendarme mais exactement comme pour les processus actuels d'écoutes si ils trouvent preneur dans une certain tranche de la population "gendarmique" (et tant mieux) ne sont pas efficaces pour d'autres. Exception pour stop-discri que nous revendiquons sans limites pour l'avoir réclamé pendant des années et qui est un bon début dans la prise de conscience des risques psycho-sociaux. Comme pour la sécurité routière et le nombre de morts sur les routes, nous n'aurons jamais zéro suicide mais nous ne supportons plus d'avoir au bout du fil des commandants d'unités, des camarades, des papas des mamans qui témoignent des circonstances professionnelles dans lesquelles ils ou elles ont perdu un être cher pour raisons personnelles !



Mon regard sur la Gendarmerie. Comment la gendarmerie en général et comment les hommes qui la composent sont-ils perçus par les citoyens lambda dont je fais partie ? Je donne ici mon point de vue sur ce que je vois et j’entends ici et là. Lorsque vous êtes amené pour telle ou telle raison a parler avec des voisins, ami (e)s, connaissances, d'un fait, vous concernant ou non, qui a amené la Gendarmerie à intervenir, c'est souvent le même refrain: quel que soit le "délit", ils ne sont jamais au bon endroit! Ce n'est jamais de la faute du contrevenant mais dans 90% des cas, toujours à cause de...! Et pourtant ....ces hommes et ces femmes, qui se sont engagé(e)s pour assurer notre sécurité,, parfois au péril de leurs vies, c’est souvent au détriment de leurs vies familiales. Nous devrions leur montrer notre reconnaissance, les soutenir même si parfois(comprendre n'est pas excuser) il y a des "bavures" car n'oublions pas que ce ne sont que des hommes et des femmes comme vous et moi et nous savons bien que nous ne

sommes pas non plus, exempts de fautes pour les uns et de turpitudes pour d'autres. Je sais qu'ils et qu’elles font leur travail dans des conditions souvent déplorables...Lorsqu'ils font des arrestations et que par décision de justice les malfrats de toutes sortes sont relâchés réduisant à NÉANT tout le travail accompli en amont, cela doit en dégoûter plus d'un...Entre leurs conditions de travail, les pressions exercées pour ceci ou cela, qui fatalement jouent sur leurs vies familiales, peut-on être étonné du nombre de gendarmes qui passent la main en se suicidant ? Et là, que font leurs supérieurs? Rien....!! La grande muette, il faut la rendre audible et il nous incombe à nous, les civils de tous bords, de le permettre. Ne me dites pas :" Ils et elles ont signé pour en chier"" car là je vous répondrais " ils et elles ont signés pour en chier ...pour vous et moi"!! Matut Jeanine membre civil d'AG&C


Chers amis, chers camarades, Le droit d’association pour les gendarmes est acquis. Le 27 juin 2015 AG&C a voté ses nouveaux statuts professionnels et l’ensemble du conseil d’administration est composé de gendarmes en activité. AG&C est une association qui a toujours su démontrer son implication au service des gendarmes, il vous appartient, dès aujourd'hui, de nous rejoindre pour former un groupe incontournable. Nous avons besoin de toujours plus de gendarmes d'active pour que notre association puisse représenter le plus grand nombre, des retraités qui peuvent s'exprimer sans risquer de se voir sanctionner et des civils dont la présence montre leur soutien aux gendarmes mais également leur souci d'une sécurité pour tous. L'adhésion de 15 euros est juste destinée à financer notre fonctionnement ce qui serait largement insuffisant sans l'implication des bénévoles qui donne leur temps pour faire vivre cette association. Depuis 2008 AG&C s’efforce de dénoncer les dérives et lacunes, harcèlements, discriminations, matériel vétuste, manque d’effectifs, logements en mauvais état... Ce n’est jamais plaisant mais la Gendarmerie mérite pour ceux qui la servent que nous tirions les conditions d’emploi vers le haut. Pour cela une force de proposition efficace et représentative passe par le plus grand nombre, sans distinctions d’armes ou de corps. Adhérer chez AG&C ce n’est pas être anti Gendarmerie, anti commandement... Comme dans l’ensemble de notre société il y a des injustices, des comportements préjudiciables, nous avons aujourd’hui l’occasion de tous participer à l’amélioration de notre quotidien ! Adhésion par soutien, adhésion par passion professionnelle, adhésion pour s’investir, proposer, argumenter, témoigner... Chacun peut trouver sa place dans une force commune de dialogue et d’échange avec l’assurance comme depuis 7 ans d’une indépendance sans failles. AG&C c’est aussi partager son expérience pour aider et sortir de situations compliquées des gendarmes réclamant notre aide de manière discrète et indolore. AG&C ce n’est pas les lauriers, ce n’est pas l’avancement professionnel facilité, ce n’est pas les petits arrangements entre amis, ce n’est pas un pouvoir de nuisance pour passer en force devant ses camarades. AG&C c’est le don de soi, une idée de son métier, des convictions mais surtout de la passion. Nous ne sommes pas un syndicat et nous n'envisageons pas notre avenir comme tel. Nous sommes une association et nous nous associons autour d’idées communes puisées au cœur de ce qui fait la grandeur de notre institution. Le conseil d’administration (Pour celles et ceux qui le souhaitent, conformément à l'article 6 des statuts de l'association, vous pouvez nous rejoindre anonymement. Pour cela il vous suffit de cocher la case correspondante sur le formulaire d'adhésion.) Adhésion en ligne par paiement sécurisé:

http://www.assogendarmesetcitoyens.com/#!asso/cngp


Armer policier, gendarmes et militaires 24 heures sur 24, une absurdité. Le centre de réflexion sur l’insécurité, CRSI association loi 1901, nous fait penser à un des nombreux comités Théodule qui grèvent les finances de la France à coups de subventions sans jamais rien proposer de constructif. Montrant sa méconnaissance de la réalité, son président, interviewé dans une émission de C dans l’air, propose une idée surprenante pour lutter contre l’insécurité : Que les policiers gendarmes et militaires conservent leurs armes de service sur leur temps de repos et en présence de leurs familles. Cette idée dangereuse impliquerait les familles dans les risques liés à une intervention armée en les mettant en danger au quotidien. Un gendarme vit en caserne dans le milieu gendarmerie et lui consacre souvent 80 heures de service par semaine. Posons-nous la question de savoir ce qu’il lui restera comme temps de décompression s’il doit porter son arme 24 heures sur 24, 365 jours par an. Les gens qui consacrent leur vie à la sécurité sont suffisamment sérieux pour s’impliquer s’ils sont témoins de faits graves mais leur imposer d’être armés en permanence dépasse l’entendement. Pourquoi ces militaires devraientils travailler bénévolement pour faire économiser encore et toujours sur le coût de la sécurité des français. Très fréquemment un usage des armes en tenue et en service amène des enquêtes interminables pour savoir si le gendarme a bien respecté les textes. Comment imaginer qu’en présence de sa famille il ne puisse pas avoir un jugement déformé sur le droit d’utiliser son arme. Les policiers, les gendarmes et les militaires ne sont pas responsables de l’insécurité, c’est d’abord à la justice de se montrer ferme, si elle n’en a pas les moyens ce n’est pas aux militaires et fonctionnaires de police d’assumer ses carences. Avant de se lancer dans des projets risqués pourquoi ne pas réformer le droit pénal en allégeant la procédure (notamment en finir avec les pages et les pages ne servant qu’à fournir des données administratives visant à alourdir chaque procédure). Sans enlever les gardes fous, mettre en place une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, donner de vrais prérogatives aux acteurs de vigipirate et mettre en place un système de peines fermes et applicables... Autant de réformes qui ne coûteraient pas des fortunes

mais feraient gagner en efficacité les acteurs de la sécurité. Si on fait une obligation de ce port d’arme, il est des endroits que les forces de l’ordre ne pourront plus fréquenter, piscines, salles de sport etc. Si cette mesure est facultative on trouvera vite une discrimination dans la notation selon que certains seront porteur ou non de leur arme hors service. La proposition de ce président d’association n’est pas plus efficace que celle qui consiste à vouloir donner la gratuité des transports aux forces de l’ordre sous prétexte de faire plus de sécurité par leur présence. S’il doit y avoir gratuité c’est pour faciliter les déplacements des policiers, gendarmes et militaires, ils ont suffisamment d’esprit civique et de sens du dévouement pour intervenir contre la voyoucratie quand ils sont en mesure de le faire. Il n’existe qu’une mesure efficace pour assurer la sécurité de nos concitoyens : Des effectifs suffisants. Il faut optimiser les budgets consacrés à la masse salariale. Il faut cesser d’utiliser comme variable d’ajustement la suppression de brigades et de postes de sousofficiers au contact des populations et obtenir ainsi des créations, en nombre exponentiel, de postes de généraux et d'officiers supérieurs dans les états-majors à commencer par celui de la direction de la Gendarmerie. Nous fermons des commissariats, des escadrons de Gendarmerie, des brigades de Gendarmerie des casernes militaires et maintenant on voudrait faire travailler bénévolement les membres de forces de l’ordre, en présence de leurs familles. Une autre source d’économie peut venir de la réduction des coûts exorbitants consacrés au fonctionnement de notre parlement, assemblée nationale et sénat il serait possible de dégager des crédits à consacrer à la sécurité des français. D’autres organismes pourraient subir un régime amaigrissant dans les ministères ou dans la réduction des crédits alloués à des comités Théodule. Pour agrémenter cet article bien sombre d’une note d’humour, un retraité disait que la pétanque va être interdite aux forces de l’ordre et à l’armée de crainte des conséquences possibles si un joueur demande à un autre de « tirer ». Nous sommes opposés à ce bénévolat sécuritaire



Gend’humanitaire recherche des sponsors. La nouvelle voiture de nos amis Maxence et Kévin a débuté sa mue pour se transformer petit à petit , sinon en bête de course, au moins en voiture robuste un peu comme celles qu’ont connu les gendarmes il n’y a pas si lonbgtemps que ça. Cette transformation est loin d’être gratuite. Kévin est venu au siège de l’association pour recevoir un chèque de la part d’AG&C remis par le président honoraire. Il faut que l’esprit de ce sponsoring soit précisé. Sans négliger la performance sportive, notre aide est aussi motivée par le côté humanitaire de ce rallye 4L Trophy qui vient en aide à des enfants. L’ensemble est aussi de nature à faire briller l’image de la Gendarmerie.


Un gendarme tué à un passage à niveau fermé. 17 août, le maréchal des logis chef Philippe Marty, 47 ans, de la brigade motorisée de Marmande (47) a trouvé la mort dans son véhicule personnel happé par un train. Vouloir franchir un passage à niveau fermé est une faute qui nous paraît incompréhensible de la part d’un professionnel de la sécurité. Nous adressons à sa famille et à ses camarades nos sincères condoléances.

Un jeune policier strasbourgeois se donne la mort. 24 août, un policier strasbourgeois, brigadier de 35 ans, père de famille, affecté à la Direction de la sécurité publique du Bas-Rhin depuis peu de temps, s’est rendu dans son ancien commissariat de Strasbourg. Il a subtilisé l’arme d’un collègue pour se tirer une balle dans la bouche.

Alors qu’en général les suicides et principalement leurs causes sont souvent passés sous silence, dans ce cas particulier la presse révèle qu’il aurait été entendu le 18 août par l’Inspection Générale de la Police Nationale pour avoir téléchargé des images à caractère pédopornographiques. Ces fuites seraient le fait de source proche du dossier. Nous ne pouvons que nous élever contre cette propension à dénoncer des faits lorsqu’ils entachent les forces de l’ordre. Que peut apporter un tel déballage ? mentionner une enquête interne aurait largement suffi. Cette tragédie démontre aussi ce que nous avons déjà évoqué : Une personne faisant l’objet d’un dossier disciplinaire devrait être suivie car elle peut présenter des risques psycho-sociaux. Nous pensons surtout à une famille détruite et aux collègues de ce fonctionnaire nous les assurons de notre compassion et de notre soutien.


Une camarade nous quitte à la suite d’un accident en montagne. Le 28 août, une gendarme de la brigade de Chamonix, Claire David, passionnée d’alpinisme, est décédée suite à une chute au pied de la Vierge, sur le glacier du Milieu en Haute-Savoie. Agée de 43 ans et célibataire, Claire David totalisait 8 années d’ancienneté en Gendarmerie, affectée depuis deux ans à la brigade de Chamonix, elle profitait d’une journée de repos pour s’adonner à son sport de prédilection, l’alpinisme. Nous nous associons à la douleur des familles des proches et des camarades de cette jeune femme.

Un gendarme ancien se donne la mort. Nuit du 31 août au 1er septembre, l’adjudant-Chef Olivier Le HETE du CSAG (centre de soutien automobile de la Gendarmerie) de « La Tontouta » en Nouvelle-Calédonie, s’est donné la mort par pendaison semble-t-il. Cet ancien de l’Arme, natif de Mulhouse (68), totalisait 33 ans de services, la médaille militaire lui avait été décernée récemment. Nous ignorons tout de ce qui a pu entraîner ce drame. Nous adressons aux proches et à la famille nos condoléances les plus sincères et avons une pensée pour ses camarades.

Un jeune policier se suicide. C’est dans un article très bref du Courrier Picard que nous avons appris le suicide d’un policier âgé d’une trentaine d’années. Il aurait utilisé une arme à feu. Ce jeune fonctionnaire était affecté dans un commissariat d’Amiens. C’est le 4 septembre qu’il s’est donné la mort à Saint Quentin (02).

Nous sommes affligés par ce nouveau drame et nous adressons nos condoléances sincères et attristées à la famille et aux collègues de ce policier.

Brest: un policier se suicide en plein commissariat Un policier d'une quarantaine d'années s'est donné la mort le 7 septembre au commissariat central de Brest avec son arme de service. Bien que n’étant pas en service Le policier, père de famille, s'est suicidé dans les vestiaires du commissariat. Les raisons de cette tragédie ne sont pas connues. C’est un nouveau malheur qui frappe les forces de l’ordre et nous compatissons à la douleur des familles et des proches, nous imaginons le désarroi qui doit frapper les collègues de ce policier.

L’interminable liste des suicides dans les forces de l’ordre ne cesse de s’allonger. Un jeune gendarme adjoint volontaire nous quitte. Le 12 septembre Sébastien Deniel a mis fin à ses jours avec son arme de service dans les bureaux de sa nouvelle affectation, il était depuis peu à la BMO de Nice dans les Alpes-Maritimes. Avant d'intégrer la Gendarmerie il était pompier. A seulement 25 ans être au service des autres était plus qu'une vocation. Nous n’avons pas plus de précisions sur les raisons de ce nouveau drame. Le groupement des Alpes Maritimes refuse de communiquer avec la presse. Un magistrat du parquet s’est rendu sur les lieux. Nous adressons nos sincères condoléances à la famille aux proches et nous soutenons les camarades de Nice dans cette épreuve qui a du leur occasionner un choc compréhensible.


Interview du prĂŠsident d'AG&C le gendarme Lionel Delille sur France Bleu Azur. "Les risques psycho-sociaux en Gendarmerie". Journal de 7h le 15 septembre 2015, par David Di Giacomo. www.facebook.com/ associationGendarmesetCitoyens/ videos/491120777736730


Nouveau deuil pour la Gendarmerie. Le 15 septembre Matthieu GARREYN, gendarme adjoint volontaire à la Gendarmerie maritime de Toulon (83), a été percuté par un véhicule alors qu’il circulait à moto en dehors du service. Il allait avoir 20 ans. Il semble que le conducteur du véhicule adverse était sous l’emprise de produits illicites. Il ne se passe plus une semaine sans que nous perdions un de nos camarades, décédé sur la route, par suicide ou tué dans l’exercice de ses fonctions... Encore aujourd’hui nous perdons un jeune gendarme, fauché en pleine jeunesse. Nous adressons à la famille et aux proches nos plus sincères condoléances. Tout notre soutien aux camarades de Toulon.

900 postes créés en police et gendarmerie. De l’effet d’annonce irréalisable. Le 16 septembre, à l’Assemblée Nationale, le Premier ministre a annoncé des mesures qui, pour un observateur lambda, sont irréalisables. Rétablir les contrôle aux frontières demande des effectifs de forces de l‘ordre qui sont déjà très largement employés ailleurs. A chaque fois que des troubles de l’ordre public se produisent, dans telle ou telle ville, on annonce des renforts et des créations de postes alors que policiers et gendarmes voient leurs effectifs se réduire comme peau de chagrin. Que dire de l’annonce de la création de 900 postes? On sait que la formation de policiers et gendarmes demande de 6 mois (pour un gendarme

adjoint volontaire) à un an (pour un sous-officier). Comme nous l’avons souvent répété, les structures des écoles (locaux et encadrement) sont insuffisantes pour absorber ces formations supplémentaires. En admettant que ces créations soient réalisées, elles ne représentent même pas de quoi boucher le trou à l’emploi. Toutes ces gesticulations verbales n’amélioreront pas la sécurité et pour s’en convaincre il suffit de voir que nos parlementaires n’évoquent que très rarement ce problème du manque d’effectif. Ils savent pertinemment que pour obtenir des forces de l’ordre en nombre suffisant il faut un gros investissement et des plans à longue échéance. Les visions d’avenir de nos hommes politiques se limitent aux prochaines échéances électorales et tant pis pour la sécurité des citoyens. Quand nous lisons les conditions de réalisation des objectifs du Premier ministre «Humanité et solidarité, mais aussi sérieux, fermeté et maîtrise.» le mot sérieux n’est pas très à sa place en terme de réalisation des effectifs. Quant à la fermeté et la maîtrise nous avons pu l'apprécier lors de la manifestation des gens du voyage sur l'autoroute A1 à ROYE (80).

Un jeune gendarme adjoint volontaire tué par sa compagne. Le 17 septembre à Saint-Nazaire un jeune gendarme adjoint volontaire âgé de 20 ans, a été tué d’une balle à la tête par sa compagne de 19 ans. Cette dernière a tenté ensuite de mettre fin à ses jours et présente une grave blessure au visage. Cette information de France bleu Loire océan ne précise pas l’origine de l’arme utilisée. Le jeune gendarme, Victor Badreau étant affecté au peloton de surveillance de La Roche Sur Yon (85) il parait improbable qu’il ait pu transporter son arme de service. Formé à Tulle (19), il servait précédemment au peloton motorisé d’Angers (49) Cette tragédie est consternante et nous nous associons à la douleur des familles et des proches.


Un gendarme adjoint volontaire décède d’une balle dans la tête, une jeune femme touchée par deux coups de feu se retrouve entre la vie et la mort. C’est le 17 septembre, à SaintNazaire (44) que cette tragédie s’est nouée sur fond de séparation. Dans un premier temps les renseignements obtenus laissaient penser que la jeune femme de 19 ans, gravement blessée, avait tué son ex petit-ami, 20 ans, avant de tenter de mettre fin à ses jours. La version actuelle, délivrée par un représentant du parquet à la suite de renseignements obtenus en ce début d’enquête, est totalement différente. Il semblerait que ce soit le gendarme adjoint volontaire qui aurait tiré à trois reprises, avec son arme de service, sur son ex-compagne et sur lui-même. Les différentes analyses scientifiques devraient permettre de confirmer ou d’infirmer, cette dernière version. Le jeune gendarme, Victor Badreau, était affecté au peloton de surveillance et d’intervention de La Roche Sur Yon (85) il avait été formé à Tulle (19), il servait précédemment au peloton motorisé d’Angers (49). Cette tragédie est incompréhensible et consternante. Nous nous associons à la douleur des familles et des proches.

Tueur de flic libéré : Dégoût vis à vis de la justice et colère. Nous avons évité de réagir à chaud mais, même avec un peu de recul, nous trouvons insupportable la remise en liberté d’un individu condamné à 20 ans d’emprisonnement pour le meurtre d’un jeune policier.

Nous comprenons le désarroi de la mère de la victime et nous partageons l’immense colère et l’émotion suscitées dans les rangs des membres des forces de l’ordre. S’il y a des fautifs ce sont avant tout les magistrats qui ont laissé traîner un dossier et une justice trop lente incapable de fixer la date d’un procès en appel. En tout cas il n’existe aucune justification acceptable. Nous estimons qu’à la base il y a obligatoirement des erreurs et des négligences. Même si le ministère de la Justice à demandé un rapport nous savons parfaitement que la ministre ne commentera pas puisqu’elle ne le fait jamais pour des décisions de justice. Ce qui est certain c’est qu’elle est responsable de cette bavure judiciaire étant l’initiatrice de la procédure pénale que nous connaissons et de l’application qui en est faite. Cette phénoménale bavure, cette aberration judiciaire, confirme bien les propos du général Soubelet, mis à l’écart pour avoir dénoncé l’application d’une justice laxiste. Nous nous souvenons d’un mur des cons mis en place par des magistrats. Aujourd’hui existe-t-il un qualificatif assez fort pour mettre au fronton d’un mur qui dénoncerait les responsables de cette bavure judiciaire qui n’est malheureusement pas la première.


Démarchage publicitaire. L’Association Gendarmes et Citoyens a passé un contrat publicitaire avec la société OCEAN communication dont les coordonnées figurent en seconde page de notre magazine. Ce contrat exclusif, nous permet d’apporter une aide financière à des gendarmes ou leurs familles touchés par les drames de la vie (décès, accidents, maladies). Les démarcheurs ne peuvent en aucune façon se réclamer de la gendarmerie ou prétendre que des versements puissent apporter des avantages particuliers aux annonceurs. Le paragraphe de notre contrat traitant du démarchage est précis: 10- Le démarcheur doit se présenter sous sa véritable identité ou le cas échéant sous le nom figurant sur son registre de commerce .(Registre spécial des agents commerciaux) il devra fournir des informations objectives concernant le support pour lequel il prospecte et ne doit, en aucun cas, évoquer un prétendu patronage d’une quelconque administration ou entreprise ou encore promettre une intervention administrative sous quelque forme que ce soit, étant entendu que le MAGAZINE ASSOCIATION GENDARMES & CITOYENS est une publication associative, la Gendarmerie Nationale, n’éditant pas elle-même de revues avec encarts publicitaires. Ces mentions figurant obligatoirement au recto de l’ordre d’insertion publicitaire, toute ambigüité sera ainsi écartée. Toute infraction à la présente disposition pourra faire l’objet de poursuites judiciaires et notamment pénales à l’égard des auteurs éventuels conjointement avec OCEAN COMMUNICATION.

Au cas où des entrepreneurs commerçants ou toutes autres personnes seraient victimes de démarchages abusifs pour le compte de notre association AG&C, nous les invitons instamment à nous alerter pour que nous prenions immédiatement les dispositions qui s’imposent. contact@assogendarmesetcitoyens.fr.









Loir-et-Cher - Billet

Hollande en Loir-et-Cher 08/09/2015 05:23

billet L'information se confirme : François Hollande effectuera un déplacement en Loir-et-Cher, ce vendredi 11 septembre, même si cette visite ne figure pas encore à son agenda officiel. Deux étapes sont programmées. Le président de la République passera d'abord par Contres, pôle départemental de l'industrie agroalimentaire où il visitera probablement une usine. Puis il prendra la direction de Saint-Aignan, pour participer à 11 h 30 aux cérémonies du 35e anniversaire du ZooParc de Beauval qui a connu une fréquentation record cet été. Il sera accompagné de nombreux élus du département et de la région, dont François Bonneau, actuel président du Centre-Val de Loire qui a beaucoup milité en faveur de ce voyage. Il a, il est vrai, une campagne électorale sur le gaz ! C.G. Vos commentaires christian contini>10/09/2015 12:58:57 Un petit conseil au président de la République, chef des armées. Qu'il profite de son passage à CONTRES pour visiter les logements des gendarmes dont la majeure partie est insalubre. Il verra ainsi dans quelles conditions vivent les serviteurs de l'Etat. Christian Contini, Coulommiers la Tour 41100.



L’ AG&C, c’est vous, c’est eux et c’est moi. (par Win) Nous avons la chance, grâce aux supports AG&C et à la Liberté d’expression qui anime notre beau pays, de pouvoir parler quasiment de tout… ou presque. Nous parlons de nos déboires, de nos moments difficiles, de nos anecdotes, de notre vie de famille, de notre quotidien mais nous n’osons que trop peu aborder les choses qui gênent. Oui, ce dont je vais parler aujourd’hui, il y a encore des endroits où çà gêne… Personnellement, je suis Militaire de la Gendarmerie Nationale, Citoyen Français et gay (nous noterons le « g » minuscule !!) pour celles et ceux qui ne l’auraient pas encore compris. Après un « coming-out » tardif et un peu particulier, je me suis assumé pleinement en ma qualité d’homo (ne soyez pas offusqués si j’emploie des termes tels que pd, tapette, tafiole ou autre du même genre, ils ne font que partie de mon vocabulaire et, sans doute, aussi du vôtre !). Ayant découvert ce « côté obscur de la force » alors que j’étais au lycée, mon service militaire (oui, çà existait encore à ce moment-là) m’a posé une interrogation majeure : comment vais-je gérer autant de mecs autour de moi ? Comment vais-je réagir en cas de réactions, comment dire, incontrôlables !! Au final, trop d’interrogations inutiles, tout s’est très bien passé et ce fut le moment d’intégrer « La Grande Maison ». Cette institution, haute en couleur (enfin surtout bleue) qui est aussi et surtout, de facto, l’Armée. Ce monde de mecs, de machos, de durs à cuire, de sueur et de tatouages (images poussées à outrance mais pas tant que çà…). Ayant été muté (en première affectation) à quelques 800 km de chez moi, ma vie a pris un sens différent : j’étais libre. Pas de regard familial, pas de questions trop personnelles, trop précises… et mes collègues du moment ont très vite compris que mon côté à moi, c’était le masculin. Effaçons tout de suite les stéréotypes, je ne porte pas de talons, je n’ai pas de string rose, je ne me maquille pas quand je sors (enfin, « lorsque le service le permet » humour...) et je respecte toutes les formes de l’approche qu’on peut avoir du « milieu ». Ma grande gueule (ben si, faut le reconnaitre) et mon franc-parler m’ont certainement servi à une époque où l’homophobie au sein de l’Armée n’était qu’un très vague sujet de discussion entre deux cocktails : « quoi ? Y’a des pd dans l’Armée !!! » Ben oui… et je serai tenté de reprendre une triste phrase, reprise parfois avec un ton que je déteste : « ils ne peuvent pas se reproduire et, pourtant, il y en a de plus en plus ». Je fais

taire également les préjugés : je suis hors milieu et je m’entends très bien avec les femmes ! J’ai cette chance d’avoir eu et d’avoir encore des collègues qui me prennent tels que je suis. Je ne suis pas plus con qu’un autre, je suis très sociable (je vais éviter de dire « très ouvert »…), je passe mes journées à râler mais je suis comme çà. Au hasard d’une discussion avec une tierce personne que je me garderai bien de nommer (évidemment), j’ai senti que mon bien-être n’était pas le sien. Entendez par là que lui, ne s’assumait pas au sein de sa formation. Que doit-on encore craindre aujourd’hui ? Le regard des autres ? Les fameux « on dit que » ? Une forme d’exclusion professionnelle ou sociale ? Le risque de brimades ou de réprimandes subtilement cachées ? Dès qu’on parle d’homo, j’adore entendre cette phrase magnifique : « ah mais moi, j’ai un (ou une) de mes meilleur(e)s ami(e)s qui est gay et je m’entends super bien avec !! ». Oui, faut le dire, c’est « fashion tendance » d’avoir un(e) gay dans ses relations… çà doit refléter, aux yeux des autres, une certaine ouverture d’esprit. Nous avons dans ce groupe de personnes qu’est AG&C des hommes, des femmes, des hétéros, des bi, des homos, des petits, des grands, des minces, des enveloppés ( ), des blancs, des noirs, des jaunes et nous le vivons très bien, non ? Nous partageons chaque jour nos idées et défendons les valeurs qui sont les nôtres. Récemment, nous parlions de suicide avec des raisons diverses et variées. Je bondissais de lire trop souvent ce fameux « non imputable au service », « problème personnel », j’en passe… L’exclusion, quand on est gay, elle ne se voit pas… elle se ressent et elle appartient à la personne qui la subit. C’est une forme de violence psychologique au même titre que les violences physique au sein d’un couple… à la différence que l’une se voit et l’autre non. La Gendarmerie Nationale a mis en avant, il y a encore peu de temps, le fait que l’homophobie dans ses rangs était répréhensible et, d’une façon plus générale, au sein des Armées. Rendons nous à l’évidence… aussi étrange que cela puisse paraitre, un homo, çà vit, çà pense, c’est sensible et çà a un cœur… Je sais sourire, je sais comprendre, je sais partager, je sais écouter, je sais pleurer… Je suis Gendarme, je suis Citoyen et je suis gay. Ma liberté à moi, c’est mon identité je n’embête personne avec.


Dans notre magazine N° 27 de janvier 2012 http://issuu.com/agecassociation/docs/ agec_magazine_janvier_2012_352_mj Nous avions publié l’article suivant sur les suicides en essayant d’expliquer comment il est possible à en arriver à une issue fatale. Où en sommes nous trois années plus tard ?


Depuis début 2012, il nous semble que des efforts importants ont été faits au niveau de la Gendarmerie. Si les suicides sont toujours trop nombreux il nous semble qu’une meilleure prise en compte du problème depuis quelques années arrive à infléchir la courbe de ce fléau. Restons vigilants.


17 août, Ponsonnas (38). Un gendarme s’est sérieusement blessé à une main en agrippant un désespéré de près de 100 kilos qui voulait sauter du haut d’un viaduc. 17 août, Maisons-Alfort (94). Un policier a été heurté par le chauffeur d’un véhicule qui voulait se soustraire à un contrôle routier. Un second policier a tiré et le chauffard de 26 ans a été blessé à un mollet. 19 août, Le Mans (72) . Un individu de 33 ans, sans permis, poursuivi pour avoir refusé d’obtempèrera à un contrôle a percuté un véhicule de police. Un fonctionnaire a été blessé. 20 août, Notre-Dame-des-Landes (44). Un véhicule de Gendarmerie a été incendié. Des individus, zadistes, masqués et armés s’en sont pris aux gendarmes venus assister un huissier pour une expulsion ils ont mis le feu au véhicule avec une fusée de détresse. Lors de la recherche des auteurs des gendarmes ont du faire face à des individus armés, gantés et casqués. Un gendarme a été très légèrement blessé. 20 août, Saint-Maixent-l’Ecole (79). Quatre jeunes ont créé des troubles en ville avec feu d’une poubelle et d’un scooter avant de provoquer une rixe et de prendre la fuite. Lors de la poursuite un gendarme s’est blessé. 23 août, Toulouse (31). Un chauffard, ivre et sans permis, a percuté un véhicule de police blessant 3 des occupants. 24 août, Saint-Brès (34). Les gendarmes qui intervenaient suite à des menaces de mort sur le maire de la commune ont été reçus à coup de fusil. Un militaire a été blessé à un bras. Après 13 heures de siège l’homme de 66 ans a été interpellé à son domicile. 24 août, Saint-Quentin (02). Suite à un simple vol de scooter l’auteur est interpellé et reconnaît les faits. Le lendemain, le propriétaire du deux-roues vient au commissariat retirer sa plainte, suivi de l’auteur des faits qui veut à son tour déposer plainte pour avoir été brutalisé par les fonctionnaires. Le commissaire qui intervenait reçoit un briquet au visage avant de neutraliser le violent et déposer plainte à son tour. 24 août, Cénac-et-St-Julien (24). Un réserviste gendarmerie en tenue est agressé à la porte d’un restaurant, il arrive à prendre le large avec l’aide d’un gendarme adjoint. Pendant ce temps l’agresseur alcoolisé s’en prend à la voiture. 26 août, Saint André Interpellé au guidon de sa 125 cc sans permis ni assurance un homme de 20 ans assène un coup de tête à un policier. 26 août, Montargis (45). Une quinzaine de jeunes s’en sont pris à des policiers, des pierres ont été jetées sur les fonctionnaires. 28 août, Grande-Synthe (59). Un automobiliste de 27 ans, récidiviste, refuse d’obtempérer lors d’un contrôle et fonce sur les policiers 28 août Montrichard (41). Un homme de 35 ans après avoir menacé une femme a déambulé dans les rues, arme au poing, en tirant des coups de feu en l’air. Il a été maîtrisé par les gendarmes. 29 août, Brest (29). Pompiers et policiers qui intervenaient sur un incendie de véhicule sont l’objet de jets de cocktail Molotov par un groupe d’individus. Deux jeunes de 17 ans sont interpellés. 29 août, Thouars (79). Voyant une patrouille de police cet homme de 21 ans, récidiviste, jette un gobelet sur le véhicule. Lorsque les policiers interviennent il frappe l’un d’eux et se retranche derrière un groupe d’une dizaine d’individus pour prendre la fuite. 29 août, TAVEL (30). Ivre et bagarreur, un individu qui perturbait le festival lyrique, a mordu un gendarme à la main lors de son interpellation. Il a été neutralisé au taser. 30 août, Lille (59). Trois policiers se sont approchés d’un groupe qui se livrait à un trafic de stupéfiants. Ils ont été agressés, l’un d’eux jeté au sol et frappé s’est fait dérober son arme de service. Les voyous courent toujours. 30 août, Poitiers (86). Un individu de 26 ans, refusant de s’arrêter à un contrôle, a pris la fuite au cours de laquelle il a heurté délibérément un véhicule de police, immobilisé il est reparti en traînant un policier sur une trentaine de mètres. Il a été neutralisé avec un taser. 30 août, Méreau (Cher).Un boulanger armé s’est retranché chez lui. Les gendarmes, qui avaient essuyé une trentaine de tirs dans leur direction à leur arrivée, ont fini par maîtriser le quinquagénaire sans qu’on ne déplore de blessures. Un dispositif particulièrement important avait été mis en place. 30 août, Villeneuve-la-Garenne (92). Deux policiers se sont jetés à l’eau pour porter secours à un désespéré déterminé qui s’était tranché la gorge avant de se jeter dans la Seine. Les policiers qui ont failli couler avec le suicidaire de 31 ans ont réussi à l’extraire de l’eau et le mettre hors de danger. 31 août Cannes(06). Appelé pour du tapage nocturne, les policiers municipaux sont reçus par une femme alcoolisée qui mêle injures puis propositions sexuelles avant d’agripper les parties génitales d’un des fonctionnaires. 31 août, Sin-le-Noble (59). Plusieurs interpellations après un incendie de véhicule et jets d’une brique et des bouteilles enflammées sur les policiers. On ne déplore aucun blessé. 1er septembre, Thorigny-sur-Marne (77). Violences envers les forces de l’ordre un policier frappé à plusieurs reprises au visage et à l’épaule par un individu alcoolisé. Un peu plus tard à Chelles (77) c’est le passager d’une voiture, ivre, qui a frappé un policier au visage. 1 er septembre, Antibes (06). Un policier qui sortait de chez lui pour aller prendre son travail a été agressé par 3 individus. Il a été jeté à terre et roué de coups. 1er septembre, La-Ferté-Gaucher (77). Alors que les gendarmes intervenaient pour un rodéo de voitures et de motos, un homme, ivre, s’est rebellé. Cet individu de 22 ans a insulté les militaires et les a frappés à plusieurs reprises. 2 septembre, Chatou (78). Un individu, recherché pour divers délits graves, doit la vie à un policier qui s’est jeté à l’eau pour le sortir de la Seine alors qu’il coulait. Le véhicule qu’il conduisait était volé. 3 septembre, Vannes (56). Un scooteriste de 17 ans, pour se soustraire à un contrôle, blesse deux policiers en les accrochant avec son véhicule. 3 septembre, Sainte-Foy-lès-Lyon (69). A la suite de l’intervention des policiers sur une rixe, un véhicule a pris la fuite renversant un policier qui a ouverte le feu. Un passager touché à la tête est décédé. La victime faisait l’objet d’un mandat d’arrêt. 4 septembre, Chessy (77). Un groupe d’une dizaine de personnes ont attaqué une patrouille de police qui transportait un individu suspecté de vol. Ce dernier a réussi à prendre la fuite.


4 septembre, Saint-Parres-lès-Vaudes (10). Un homme de 29 ans a foncé sur les gendarmes lors d’un contrôle. Il était l’auteur d’un home-jacking et il avait également dérobé 1200 €, alcoolisé il n’avait pas de permis de conduire. 5 septembre, Séméac (65) Lors de son contrôle un motocycliste sans assurance appelle discrètement sa famille. La mère âgée d’une cinquantaine d’années et le fils de 23 ans s’en prennent physiquement aux policiers. Ils sont interpellés et le motocycliste en profite pour prendre la fuite. 6 septembre, Verberie (60). Des coups de feu en grand nombre ont été tirés sur des voitures stationnées. A leur arrivée les gendarmes ont été pris pour cibles. Aucun blessé à déplorer. 6 septembre, Mantes-la-Jolie (78). Des policiers ont été la cible de jets de pierre à commencer par des motocyclistes. Les troubles se sont poursuivis nécessitant plusieurs interventions des forces de l’ordre. Un policier blessé un véhicule endommagé. 7 septembre, Pont-Scorff (56). Un individu souffrant de troubles du comportement tente de mettre le feu à la brigade. Il voulait récupérer son véhicule soi-disant saisi. 7 septembre, Lyon (69). Un homme de 28 ans a suivi une policière sur le chemin de son domicile et l’a menacée de mort. 8 septembre, pointe-à-Pitre (guadeloupe). Des policiers qui av aient interpellé un braqueur de 22 ans ont fait l’objet de tirs avec des armes de chasse de gros calibre utilisant de la Brenneck. Ce type d’agression se généralise dans cette région. 8 septembre, Emerainville (77). Des policiers municipaux qui intervenaient sur des vols de jantes ont été encerclés par une vingtaine de personnes leur jetant divers projectiles. L’intervention de renforts de police nationale a été nécessaire. 10 septembre, Canteleu (76). Un motard de la police poursuivant un véhicule qui s’était soustrait à son contrôle a fait une chute. Le chauffard verra sa course interrompue par l’action coordonnée police et gendarmerie. 10 septembre, Carrières-sous-Poissy (78). Alors qu’ils interpellaient un homme de 19 ans sur un quad, une trentaine de jeunes ont voulu s’interposer et les policiers ont du se dégager en tirant au flashball. 10 septembre, Fontainebleau (77). A la sous-préfecture, un demandeur de titre de séjour, créant du désordre s’est rebellé face aux policiers mordant et frappant, blessant quatre fonctionnaires. 11 septembre, Kremlin-Bicêtre (94). Un détenu de 17 ans, venant de Fresnes et qui se rendait à l’hôpital sous escorte a bénéficié de l’aide de deux complices armés pour prendre la fuite à l’entrée de l’hôpital. 11 septembre, Saint Nazaire (44). Un adolescent de 15 ans a jeté des projectiles vers des policiers. 11 septembre, Romans-sur-Isère(26). Lors d’un contrôle un conducteur mal intentionné a traîné un policier qui avait le bras dans l’habitacle et en a heurté un autre. 12 septembre, Paris (75). Un agent SNCF de la SUGE a été agressé au cutter par une dizaine de personnes alors qu’il venait de quitter son service. 12 septembre, Avignon (84). Des policiers qui poursuivaient un véhicule dont les trois occupants étaient soupçonnés de vols ont mis leur voiture en travers de de la route pour stopper les fuyards. Ces derniers ont foncé sur les policiers, deux ont réussi à s’écarter mais un troisième a été percuté. Les fonctionnaires ont tiré pour immobiliser le véhicule poursuivi. Le jeune policier de 25 ans a été hospitalisé. 13 septembre, Brest (29). Un homme de 21 ans, hors de contrôle, a agressé deux policiers à coups de pied et par étranglement. Ces derniers étaient sortis du commissariat pour le calmer. 14 septembre, Romilly-sur-Seine (10). Un policier municipal, accompagné de son collègue et de deux gendarmes, a été violemment agressé en voulant calmer des perturbateurs 15 septembre, Toulouse (31). Cinq policiers ont été agressés et blessés par une quinzaine de personnes en voulant mettre fin à une bagarre. 16 septembre, Saint Nazaire (44). Un homme de 19 ans, en détention provisoire, s'est évadé du Palais de justice de Saint-Nazaire où il devait comparaître. Un gendarme de l’escorte a été légèrement blessé dans la bousculade. 16 septembre, Louvres (95). Un homme de 45 ans alcoolisé et sans permis a foncé sur les gendarmes pour échapper à leur contrôle. Deux militaires sont légèrement blessés en évitant le choc frontal. 18 septembre, Sainte-Hélène (88). Un homme a tiré au moins une cinquantaine de fois en direction des militaires, des pompiers et de leurs véhicules. Un véritable arsenal se trouvait à son domicile où il s’était retranché. Les gendarmes intervenaient suite à une menace de suicide. On ne déplore pas de blessé. Un dispositif très important avait été mis en place. 18 septembre, Saint-Gein (40). Après avoir proféré des menaces de mort contre sa famille un homme de 35 ans, s’en est pris à des gendarmes avec un couteau et une machette. Il blesse gravement un militaire dont les camarades ripostent. L’homme est décédé.

Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive car de nombreux cas de violences et d’agressions sur les membres des forces de l’ordre échappent à nos recherches dans la presse. Merci à notre partenaire police réalités qui fait un travail remarquable pour recenser toutes ces agressions ou accidents.

http://policeetrealites.wordpress.com/


N° 68 - Padchance En garde à vue Le 12 octobre 2013 lors d’une vérification sur les comptes bancaires de l’association, Padchance découvre qu’ils ont été totalement vidés de leur contenu le 11 octobre. Un appel à l’agence bancaire lui apprend que c’est une enquête judicaire qui est à l’origine de cette opération. En téléphonant au siège de la régie publicitaire il obtient quelques éclaircissements. Les principaux responsables de la société ACPAS ont été interpellés le 10 octobre, une somme d’argent importante aurait été saisie mais la secrétaire ne peut donner plus de précisions car les enquêteurs l’ont mise en demeure de ne rien dire sur ce qui s’est passé. Un appel direct au policier le la brigade de répression de la délinquance astucieuse n’apporte pas plus d’élément. Etonnement, plus de détails parviendront d’un journaliste du parisien qui est parfaitement renseigné sur l’enquête mais qui annonce une escroquerie portant sur des sommes impressionnantes. Dans son article, il donne une somme de 1,5 million d’euros détournés par un faux gendarme faisant près de 800 victimes. En lisant son écrit on peut penser que la méthode était bien rôdée, des démarcheurs se présentant comme gendarmes usaient de tas de subterfuges pour vendre des encarts publicitaires y compris en faisant miroiter des passe-droits grâce à un autocollant fourni par la société Acpas (Cet autocollant est toujours distribué gratuitement à toute personne qui adresse au siège de l’association une enveloppe timbrée à son adresse). Plus grave une multitude de victimes ont acheté des espaces publicitaires et n’ont jamais été publiés. Du côté de Padchance, une seule fois un annonceur a signalé que sa publicité n’était pas parue, le mois suivant son encart était en ligne. Les affirmations du journal sont tellement énormes que Padchance se sent rassuré, il est impossible qu’une escroquerie de cette ampleur ait pu se produire sans qu’il n’ait eu des retours de la part des victimes. La question se pose de savoir de qui peuvent prove-

nir les fuites, la justice ou la police. Quelle que soit l’origine il est inadmissible et incompréhensible que ces indiscrétions puissent se produire sans que leur origine ne soit recherchée et sanctionnée. Malheureusement nous vivons dans un Etat qui se veut de droit mais dont les lois sont perpétuellement détournées. Plutôt que faire le gros dos et attendre la suite de l’orage, Padchance lance un communiqué de presse dénonçant l’escroquerie et mettant en avant sa bonne foi et celle de l’association dans cette triste affaire. L’épisode suivant consiste en la réception au siège de l’association d’une ordonnance du juge d’instruction saisi. Le document daté du 16 octobre 2014, 5 jours après la saisie des avoirs de l’association (si l’on ne tient pas compte de l’année), ordonne cette mesure portant sur la somme de 14 344 euros (elle comprend des règlements ACPAS mais aussi des cotisations et des dons). Le délit retenu est « escroquerie en bande organisée » avec en cerise sur le gâteau : La précision qu’un ou plusieurs membres de l’association avaient connaissance des méthodes de démarchage et donc de l’origine frauduleuses des fonds. Plus tard les policiers tenteront tout pour essayer de faire endosser à Padchance la participation à une bande organisée, mission impossible quand ils pourront constater que pas le moindre centime n’a profité à leur cible. Les comptes étant totalement vidés de leur contenu deux problèmes se font jour : Il faut couvrir des chèques sans provision émis avant la saisie. La banque a « oublié » d’avertir les responsables de l’association de la mise à zéro des comptes, elle ne s’est pas inquiétée de savoir si des chèques étaient en circulation mais ça ne l’empêche pas d’adresser une interdiction bancaire à sa cliente AG&C. Pour couvrir ces chèques il suffit de prélever sur ses deniers personnels ou anticiper sur les paiements de cotisations. Le second problème tient à ce que les comptes étant vidés il ne restera rien de la réserve destinée a faire éventuellement appel à un avocat.


La solution sera vite trouvée il n’y aura pas de conseil lors de la procédure pas plus qu’une plainte à l’égard des escrocs qui ont abusé de la confiance qui leur était accordée. Les semaines passent avant que les policiers ne se manifestent. Le premier à être convoqué est le trésorier qui se présente avec sa comptabilité et les divers justificatifs. Le ton est donné les policiers veulent que le président ait détourné de l’argent à son profit. Malheureusement pour les enquêteurs chaque versement sur le compte de Padchance est justifié et il s’agit le plus souvent de remboursements d’achats réglés avec sa carte de paiement personnelle ou des remboursements de frais. Leurs efforts ne permettent pas de recueillir des charges contre le président de l’association. Padchance est convoqué le 15 janvier 2013 par un enquêteur au siège de la BRDA à Paris. Dès son arrivée il est placé en garde à vue, il ne demande pas d’avocat étant donné que l’association n’a plus les moyens de régler des honoraires d’un conseil et qu’il se considère totalement étranger à l’escroquerie de la régie publicitaire. Si le premier contact est correct le déroulement de l’audition sera digne d’un très mauvais polar. Entre un enquêteur qui reste calme mais essaie toutes les grosses ficelles pour faire dire à Padchance ce qu’il a envie d’entendre et les vociférations d’une jeune femme qui partage le petit bureau, c’est une journée particulièrement pénible qui va se dérouler. Pour faire bonne mesure, le gardé à vue à droit aux photos, à la prise d’empreintes, à deux séjours en cellule et un repas composé de lasagnes sous vide servies tièdes. Pas moins de 3 autres personnes passent dans le bureau au cours de la journée, chacune y allant de ses réflexions y compris un personnage qui semble gradé et qui baptise AG&C de petite association de merde. A part l’enquêteur principal personne ne jugera utile de se présenter pas même l’enquêtrice virulente qui pose des questions mais hurle lorsque les réponses ne lui conviennent pas. Lorsque Padchance évoque le contrat qui donne la totale responsabilité de la prospection à la régie publicitaire, les interventions pour faire cesser des méthodes douteuses, les mises en garde mentionnées sur les bons de commande les réponses fusent pour dire que tout ça ne représente rien et que c’est désigner les annonceurs comme étant les responsables. Les bons de commandes sont attaqués car tricolores pour leur

donner une forme officielle de façon à tromper le client, on oublie de préciser qu’il y a aussi du noir et du jaune dans ces documents. Tout est bon pour essayer de mettre la responsabilité sur le dos de l’association et de son président en particulier. Les enquêteurs vont jusqu’à trouver des failles dans la conception de l’association cherchant à la rendre illégale, elle est même évoquée comme un problème ministériel. Des formules utilisées comme « entre poulets » peuvent faire sourire. Que 80% des fonds reçus de la régie publicitaire aille à des aides sociales, que tout le reste soit justifié au centime près dans les registres comptables ne présente aucun intérêt pour les enquêteurs. A plusieurs reprises, en particulier lorsqu’une injure échappe à l’enquêtrice, Padchance envisage de se taire et de demander à être entendu directement par la juge. Il y renonce sachant qu’il est attendu par son épouse et le trésorier qui l’ont accompagné et que cette demande se traduirait certainement par une nuit en garde à vue le temps que le juge soit disponible. Lorsqu’il évoque son intention de déposer plainte pour l’abus de confiance caractérisé de la part de la société Acpas à l’égard de l’association AG&C, l’enquêteur conseille de ne pas le faire sous peine de mettre le juge en colère. De toute façon faute de finances pour verser une consignation le problème est résolu.

Après un nouveau séjour en cellule, le temps que le juge rende sa décision, Padchance est remis en liberté en fin d’après-midi à l’issue d’une journée épuisante. Jamais au cours de ses 35 années de carrière en Gendarmerie il n’a connu des gardes a vue menées dans de telles conditions même vis-à-vis des pires voyous. Une lettre adressée au juge au cours de l’été 2014 pour connaître les suites de l’affaire restera sans réponse. Un appel à l’enquêteur au printemps 2015 se révèlera inutile, selon lui le dossier a été remis au juge, il ignore si un jugement a été rendu, il ne peut préciser le montant définitif du préjudice pas plus que le nombre de victimes et de plaignants. Alors que nous arrivons à la fin de l’été 2015, le conseiller de l’association gendarmes et citoyens a été mandaté pour obtenir des renseignements sur le dossier et si possible rentrer en possession de l’argent saisi. Affaire à suivre…..


Sous les pavĂŠs: la plage. (Pamphlet)



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