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r o F p u Stand ity r a d i l So

Pour un monde plus solidaire, plus juste et plus durable

1975 : Notre premier voyage d'études

50 ANS DE SOLIDARITÉ EN ACTION Fondé en 1969 par un groupe d’étudiants bénévoles, Action Solidarité Tiers Monde-ASTM est aujourd’hui une ONG de développement luxembourgeoise agréée par le MAEE. Elle travaille avec plus de 30 organisations partenaires en Afri�ue, Améri�ue latine, Asie et Moyen-Orient et a une é�uipe de 19 permanents soutenus par une vingtaine de bénévoles. Premier mouvement non caritatif au Luxembourg, l’ASTM a réalisé et réalise toujours un travail de pionnier. Pour comprendre notre évolution et notre rôle, nous vous invitons à retracer les moments clés des 50 ans de l'ASTM.

Les premières heures du partenariat avec les pays du sud

Rappelons que la plupart des pays dits du Tiers Monde venaient tout juste de sortir de l'ère de la colonisation et qu’une infime minorité avait accès à une formation supérieure. On peut alors observer un phénomène commun à beaucoup de nations émergeantes : les

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mené en consortium avec des associations similaires en Suisse, en Autriche et en Allemagne dans un réseau qui prend   justement la dénomination Aktion Führungskräfte.

1970 L’ASTM a été fondée comme association sans but lucratif au début de l’année 1969 sous le nom d’Action Formation de Cadres. Ce nom, qui peut aujourd'hui sonner quelque peu élitiste, avait été choisi parce qu'à l'époque l'un des buts fixés par l'association était la formation de jeunes responsables locaux dans les pays du Sud qui devaient prendre en main la destinée de leur pays.

Au mois d’octobre 1975, le Dahomey change son nom en république populaire du Bénin. Depuis deux ans l’AFC - (l’ancien nom de l’ASTM) - soutient deux ONG dans ce petit pays en pleine (r)évolution : le CFAR (Centre de Formation et d’Animation Rural) et le CBD (Centre Béninois de Développement). C’est dans ce contexte, sur invitation des deux ONG, que 9 jeunes militants de l’AFC, 5 garçons et 4 filles, âgés de 17 à 23 ans, partent en août 1975 pour une aventure de 6 semaines au coeur de l’Afrique.

étudiants sont souvent amenés à poursuivre leurs études chez leurs anciens colonisateurs, avec comme une des conséquences une fuite des cerveaux. L’ASTM décide alors d’aller à contre-courant. Elle finance des bourses d'études pour des jeunes qui souhaitent faire leurs études  dans leur pays d'origine. Un des premiers pays cibles de l'ASTM est l'Inde. Ce pays disposait à la fois d'un système scolaire et universitaire en plein développement ainsi que d'un énorme réservoir de jeunes gens voués au développement de leurs pairs mais issus de couches populaires et ainsi largement défavorisés. Ce système de bourses est

Déjà à l’époque le travail en réseau joue un rôle important. Il permet de mettre en commun les moyens et les compétences pour suivre une stratégie décidée d’un commun accord, tout en laissant à chaque membre du réseau la possibilité d’évoluer selon sa façon et dans un contexte spécifique. En effet, la plupart des pays du Sud ne manquent pas de personnes motivées et formées pour accomplir ces tâches. Ce qui fait plutôt défaut, c'est un cadre de travail qui permet à ces acteurs du développement de pouvoir mener leur action. En même temps, il faut remettre en question certaines structures paternalistes qui caractérisent alors l'aide au développement - un terme rapidement mis en question.

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Klimaschutz im Zeichen internationalen Solidarität

der

1995 gründeten der Mouvement Ecologique, fünf luxemburgische Gemeinden und die ASTM die Initiative Klima-Bündnis Lëtzebuerg. Die beiden Ziele des Klima-Bündnis waren der Schutz des Klimas und der Regenwälder. Im Gefolge des Erdgipfels in Rio 1992 waren bereits in Deutschland und Österreich KlimaBündnisse entstanden.

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AU COEUR DE NOS ACTIONS : LE RESPECT DES DROITS HUMAINS L’association Action Solidarité Tiers Monde (ASTM) est une ONG de développement luxembourgeoise qui lutte depuis 50 ans pour améliorer les conditions de vie des plus démunis. Elle s'engage pour l’émancipation politique, économique, sociale et culturelle des peuples issus des pays dits du "Tiers Monde". Au coeur de ses actions: le respect et la mise en œuvre des droits humains et environnementaux. L’ASTM agit à travers le soutien direct d’organisations partenaires en Afrique, en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient, l’information, la formation et la sensibilisation des citoyens du Luxembourg, le travail politique au Luxembourg et en Europe. Quel est notre objectif ? Face aux limites de notre système économique et politique, nous accompagnons les citoyens, organisations et décideurs politiques dans les pays de nos partenaires et au Luxembourg.

Pour devenir le levier du changement sociétal, nous les soutenons dans leurs démarches et actions nous engageant davantage pour des changements structurels Ceux-ci doivent mener à un nouvel équilibre des forces économiques et politiques qui favorisent de manière durable une société équitable qui permet l'épanouissement de tous les individus. Nous visons avant tout l’accomplissement des droits économiques, sociaux et culturels des bénéficiaires dans les domaines de l'alimentation, de la participation sociale et de l'environnement. Pour cette raison, nous soutenons des projets dans le domaine de l'agriculture durable, l'accès et la défense du territoire, l'adaptation au changement climatique, la promotion du rôle des femmes, des jeunes et des autochtones, la gestion durable des déchets et la production de savoir sur les ressources naturelles.

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Projets de solitarité : du nouveau à l'aube de 2020

Aujourd’hui, après 50 ans d’actions avec nos partenaires, nous avons analysé et évalué ensemble le travail réalisé, et décidé de consolider notre travail sur la thématique des droits. Il s’agit d’une étape à la fois d’adaptation à un contexte de double crise, écologique et sociale, et de précision afin d’avoir un impact encore plus fort.

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Pour un monde plus solidaire, plus juste et plus durable

Le nombre de partenaires réguliers passe alors à 15 puis à 25. côté du rennpun t et du C T M, l’A TM identifie un autre vecteur important du travail de sensibilisation les activités culturelles. Une agence culturelle, en coopération avec le ministère des affaires culturelles, voit le jour en  . ien avant la mode de la "world music", l'A TM organise des événements culturels (concerts, expositions, projections de films ...) avec des artistes originaires des pays du Tiers Monde. Restituer aux cultures du Sud toute leur valeur, leur complexité et leur richesse et permettre à travers des actions la découverte de l’autre, le respect et la tolérance – c’est toujours l’objectif de cette agence qui vit le jour il y a trente ans.

De g. à dr. Jean Feyder, Agnes Rausch, Guy Schuller, Richard Graf, Jacques Mergen

Etika asbl ist erwachsen aus einer Initiative der ASTM – vor allem Mike Mathias ist da als Motor zu nennen. Wir hatten uns im Bereich Finanzen viel mit Problemen wie Kapitalflucht, Bankgeheimnis oder Transfer Pricing beschäftigt und gingen dazu über, das auch kritisch anzugehen. Wir haben auch Gespräche mit Banken geführt, weil wir mehr Transparenz in Nord-Süd-Fragen haben wollten. Zum Beispiel in Zeiten der Apartheid keine Investitionen in Südafrika. Wir fragten uns dann aber auch: Können wir nicht etwas machen, bei dem wir das Finanzsystem nicht nur kritisieren, sondern auch etwas Innovatives auf die Beine stellen: Etwas, bei dem ich als Sparer weiß, was mit meinem Geld geschieht.

C’est ainsi que naît le concept de partenariat. Un partenariat entre pairs où des organisations partenaires du Sud développent des projets pour lesquels l'ASTM organise le financement, en grande partie à travers des collectes de fonds privés et - depuis la fin des années 1970 – aussi via des contributions publiques. Le système de cofinancement tel qu'il est connu aujourd'hui, n’existe alors qu’à un stade embryonnaire. En 1973, démarre ainsi notre premier partenariat en Afrique, plus précisément au Bénin qui s’appelle alors encore ahomey -    avec un projet de formation agricole pour les jeunes à Adja-Ouere et un programme de renforcement pour les femmes à Cotonou. Parallèlement à ces efforts, l'ASTM entame un large travail de  sensibilisation à Luxembourg. En effet, l'idée que le mal-développement repose sur des structures de dépendance et d'exploitation mène à la conviction qu'il ne s'agit pas seulement de soutenir des projets dans le Sud, mais d’apporter des changements au Nord, en remettant en cause certaines mentalités. C’est ainsi que nait en  le enn un t tt elt , la revue critique sur le développement qui - à l’occasion du 50e anniversaire de l’ASTM - vient d’être relooké et complété par une version digitale. Son premier objectif reste inchangé : renforcer la voix de la société civile tant du Sud que du Nord. Un des premiers dossiers traite d'une ressource qui est toujours d'actualité : le pétrole. Lors du coup d'Etat au Chili, la même année, l'ASTM se fait l'écho de ses partenaires victimes de représailles d’un régime sanglant, forcés à s'exiler pour de longues années. Le Luxembourg connaissait à l'époque l'une de ses premières vagues de réfugiés politiques émanant de l’hémisphère sud. En 1975, un groupe d’étudiants et d’élèves, dont certains font toujours partie des membres actifs de l’ASTM, participent un  premier voyage d’études  au énin, un type activités qui va jouer un rôle essentiel dans la sensibilisation des thématiques Nord-Sud tout au long des années. Le voyage d’études le plus récent date de 2017 et a amené une délégation de 15 représentants de différentes communes du lima- ndnis t ebuerg, des bénévoles et de sympathisants en Équateur.

extrait Brennpunkt Drëtt Welt 272, 2012 de l'interview avec Marc Elvinger, un des anciens présidents de l'ASTM et co-fondateur d'etika asbl.

En , une première vraie campagne a lieu : une semaine d’actions avec des événements, conférences, concerts. Pour cette Semaine Solidarité Tiers Monde  nous avons fait venir des experts de renom: René Dumont, agronome, premier candidat de la société civile au élections présidentielles françaises en 1974, Jacques Chonchol, ministre de l’agriculture sous Allende etc. Et l’organisation change une première fois de nom : tout en gardant le sigle connu de l'AFC, le slogan de la campagne s’y ajoute pour devenir AFC-Solidarité Tiers Monde. Entre-temps, l'association poursuit ses activités de pionnier de la coopération. En 1976 elle est l'une des premières organisations luxembourgeoises à réaliser un projet de coopération avec l'Union européenne.

Le gouvernement luxembourgeois ne va adopter un système similaire qu'à partir de 1984. En 1989, elle est membre fondateur du Cercle de Coopération des G au Luxembourg qui joue alors le rôle de plateforme nationale vis-à-vis des autorités européennes.

1980 ers une professionnalisation et diversi ication En , l'ASTM entame une première phase de professionnalisation. Le nombre de projets poursuivis par l'association dans les trois continents Afrique, Asie et Amérique latine dépassent la dou aine et le bureau d'accueil de l'association s'est muté, petit à petit, en centre de documentation spécialisé. 'idée du  CITIM (Centre d'Information Tiers Monde) est né. Pour concrétiser cette idée il faut bien une permanence. Mais comment la financer  Grâce au contributions volontaires des membres actifs de l'association le premier permanent est engagé. Un petit subside de la Commission Européenne permet par ailleurs de faire l’acquisition du premier équipement pour le centre, situé alors dans le quartier du elair.

René Vesque est pour ainsi dire le père spirituel de l’Action Formation de Cadres (AFC) qui est devenu l’ASTM aujourd’hui. Dès 1968 il avait rassemblé des étudiants et des jeunes adultes dans les locaux de Jeunesse étudiante chrétienne, dont il fût l’aumônier à l’époque, pour une lecture alternative  des te tes bibliques. Un jour René présenta un confrère jésuite venant d' nde, rancis d’ a, qui venait de fonder une organisation dans son pays, la TDSS. Pour donner une constance structurelle à l’appui de cette initiative, une asbl a vu le jour. ientôt d’autres partenariats s’ajoutaient au programme et l’association développait bientôt également ses activités de sensibilisation face à une société mal informée et influencée par une presse catholique ultra-conservatrice.  

Sous l’impulsion de René la revue rennpun t r tt elt v t le jour la même année ou Salvador Allende était assassiné au Chili. ien que René menait son travail d’information à contrecourant plutôt de façon discrète, en guidant une jeune génération dans sa propre voie vers une émancipation, il était dans le viseur d’une hiérarchie cléricale et d’une classe politique qui lui rendait la vie difficile. l a d quitter finalement le pays pour offrir ses services au Fonds européen de développement et de prendre des postes au quatre coins du monde de ingston, via Dakar et Ouagadougou vers la Nouvelle-Calédonie. Avant de quitter le Luxembourg il avait tout entrepris pour que la jeune association, qu’il avait aidée à créer, puisse voler de ses propres ailes.

Dans un souci de continuité mais aussi pour marquer l'importance d'une action politique conséquente dans les pays industrialisés, l'ASTM décide alors d’adopter son nom actuel : Action Solidarité Tiers Monde.

1990 e io oto enjeu du c angement climati�ue pour les relations ord ud Le travail d'éducation est petit à petit reconnu officiellement par les instances politiques luxembourgeoises. Les organisations nongouvernementales, les fameuses ONG, commencent à être prises plus au sérieux. Lors de la conférence mondiale sur l'environnement Rio, en  , l'ASTM et le Mouvement écologique se voient officiellement invités à participer à la délégation luxembourgeoise. Suite à un engagement de longue haleine qui se décline dans le Klimabündnis Lëtzebuerg. A partir de  1996, l'Agence Communes de l'ASTM débute un travail de sensibilisation sur l'impact du changement climatique dans les pays du Sud et la responsabilité de notre pays pour endiguer ce phénomène. Aujourd'hui, le lima- ndnis t buerg compte  communes-membres qui regroupent plus des deux tiers de la population luxembourgeoise. éj avant l’aventure du lima- ndnis, l'A TM et le C T M contribuent activement la naissance de nouvelles initiatives au u embourg  la Radio communautaire ARA, le comme ce uita le a ec ansfai in a de enu ai t ade t e ue g, les finances thi ues a ec ti a … et ce ne sont que quelques exemples d'activités qui ont connu leurs premiers débuts dans les locaux de l'ASTM. Celui-ci commence d’ailleurs à nouveau à manquer de place. Un deuxième déménagement, à l'adresse actuelle avenue da la Liberté - quel joli nom pour l’adresse d’une G de développement  -, s'en suit.

extr. du Brennpunkt 1982

Les années 80 sont marquées par un élargissement des activités tant de développement que de sensibilisation. En association avec des membres de la communauté capverdienne au u embourg, l'A TM réalise en 1  le emie ojet de coo ation lu em ou geois a ec le  a et l faut dédoubler la permanence et un premier déménagement, vers la rue du Fort Neipperg, devient nécessaire. Les systèmes de cofinancement mis en place par l’Union européenne et par le gouvernement luxembourgeois permettent alors à l’ASTM d’élargir son type d’activités au Sud, et d’engager une permanente affectée spécifiquement au projets de solidarité. 

eu personnes ont mar�ué l A au courant des 0 derni res années. eu noms sont unanimement cités ené es�ue 1930 010 et u c uller 19

a lutte contre des régimes dictatoriaux en Amérique latine et ailleurs, l'abolition de l'Apartheid  en Afrique du ud, des  échanges commerciaux plus équitables avec les pays du ud, une distribution plus juste des ressources de la terre, le  rôle des femmes dans le développement et enfin l'annulation des dettes énormes accumulées par les pays en voie de développement lors des décennies précédentes, marquent alors les points forts d'un travail de sensibilisation qu'on commence à appeler éducation au développement.

es années 199 marquent également un changement de priorité dans les politiques des pays industrialisés envers les pays dits pauvres : l'effondrement du bloc socialiste signifie la disparition d'un concurrent qui autrefois forçait les pays du Nord à respecter certaines revendications émanant du Sud. Dans la plupart des pays européens, les efforts envers les pays en développement diminuent. Le dividende de la paix, qu'on avait promis au pays du Sud, une fois la guerre froide terminée, ne voit jamais le jour. Le système de cofinancement de l'Union européenne, qui avait été une pionnière en la matière à une certaine époque, commence, lui aussi, à s'effriter.

01 .

Ainsi, elle était la première organisation luxembourgeoise à obtenir le financement de la Commission européenne en 1975. C’est en cette même année qu’il incita un groupe de neuf jeunes Luxembourgeois à visiter les projets de l’A TM au énin. Un des jeunes à participer à cette visite de terrain fût Guy Schuller. Ce jeune étudiant, qui allait entreprendre des études en économie politique à l’Université catholique de Louvain, était devenu un des acteurs les plus militants de l’association. l contribuait dans une très large mesure à l’évolution de la revue rennpun t, il inspirait un grand nombre d’activités de sensibilisation, organisait des conférences publiques, élaborait des sujets pour des formations internes et faisait l’acquisition de nom-

breux ouvrages spécialisés, qu’il commentait et annotait en détail, et qui allaient bientôt devenir le fonds de commerce de ce qui est devenu le Centre d’ nformation Tiers Monde C T M . C’est Guy qui allait rédiger en 1982 le concept d’un tel centre en vue d’obtenir un financement de départ via la Commission européenne. C’est aussi lui qui contribuait à faire démarrer la professionnalisation de l’association, dont les membres les plus actifs commençaient leur vie active dans d’autres domaines et ne pouvaient plus maintenir le même niveau d’engagement que du temps de leur vie estudiantine. Tout comme René esque, Guy chuller restait plutôt discret en ce qui concernait son engagement auprès de l’ASTM. D'abord parce que sa carrière professionnelle, qu'il venait d'entamer

auprès du Statec, ne lui lassait plus autant temps, mais aussi parce qu’en tant que fonctionnaire d’une institution publique il s’obligeait lui-même à une certaine réserve. Ceci ne l’empêchait cependant pas à soutenir et à guider les autres membres – bénévoles et permanents – de l’ASTM pour toujours approfondir et améliorer leur analyses et leur travail. Guy était sur le point de se réinvestir dans l’ASTM, pour soutenir l’association dans un moment de réflexion important sur les orientations futures à donner au travail de solidarité avec ses partenaires au Sud, et participer aux efforts de sensibilisation au sujet au Luxembourg. Une maladie affreuse l’en emp chait Guy est décédé en été 2 1 .


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2000 es aléas du co inancement étati�ue des projets Au Luxembourg, qui avait prix un sérieux retard dans les années 1970 et 1980 pour se doter d'une véritable politique de coopération, une tendance opposée peut être observée.   es gouvernements successifs s'engagent atteindre au début des années 2000 le seuil m thi ue de 0,7 % du PIB consacrés à l'aide publique au développement. Cette promesse, qui avait été donnée en 1970 et qui était due pour l'année 1980, est atteinte à l'heure actuelle uniquement par un petit nombre de pays industrialisés, dont le Luxembourg. Parallèlement à cette volonté de rattraper un certain retard, le gouvernement met en place un système de cofinancement de plus en plus performant, aussi bien au niveau des activités menées par les ONG dans le Sud que pour les actions de sensibilisation au Nord. Cependant, depuis quelques années la dynamique en faveur des activités des organisations comme l'ASTM commence se ralentir. En  2006 le  taux de cofinancement des projets et des activités de sensibilisation  pour les accords-cadres – réservés aux ONGs les plus expérimentées - est ramené de 85 à 80 %. Ce qui ne semble qu'une réduction peu signifiante de la marge de manoeuvre des ONGs, représente en fait un frein majeur. Si autrefois avec un apport de fonds propres de 150.000 Euros, une ONG pouvait financer des projets à hauteur de 1.000.000 Euros, cette même somme ne permet alors plus de financer des projets que pour 750.000 Euros. Le volume se voit donc réduit d'un quart. ’argument que les moyens budgétaires augmentent moins vite que la capacité des ONGs à formuler des projets peut aussi signifier que le poids relatif des ONG dans la coopération ne doit plus évoluer. Malgré    ces soucis de financement, l’A TM poursuit son envol et lance, par exemple, en 2001 le site astm.lu sous forme de blog pour  donner accès une information critique et complémentaire sur le développement, la coopération, la société civile et le monitoring sur des sujets liés au développement. Récemment complétement revu, le site a aujourd’hui comme objectif d’informer sur les partenariats, les activités de sensibilisation et de formation et le travail politique de l’organisation.

Pour la formulation de son accord-cadre couvrant les années 2005-2009 l’ASTM fait sien le concept des DESC (droits économiques sociaux et culturels). Les droits humains sont au coeur de toutes les actions de l'organisation : les projets de solidarité, la sensbilisation et les formations ainsi que l'analyse et le travail politique.

2010 ampagnes t émati�ues institutionnel

et

renforcement

’A TM entame une série de campagnes qui impliquent   chaque fois l’ensemble de l’équipe et des bénévoles. En 2 11,   l’exploitation des minerais est thématisée, aussi bien en ce qui concerne les effets sur les pays du ud et leurs populations ainsi que le rôle des sociétés transnationales. La campagne touchera toutes les couches de la population  des tous petits qui contribueront   gare la mine  une e position remarquée au Grund, jusqu’aux politiques et la presse.

a m me année, le groupe jeunes  voit le jour. i l’expérience d’un groupe centralisé à Luxembourg-Ville est abandonné après quelques années pour privilégier le travail avec les jeunes de façon plus décentralisée dans les communes o dans les lycées, des idées pour des campagnes plus stimulantes sur des sujets qui intéressent les jeunes voient le jour. L’ASTM affiche dès 2006 son scepticisme envers les Accords avec les pays des AC Afrique, Cara bes et Pacifique) qui fragilisent les partenaires du Sud. L'Union européenne souhaitait alors les remplacer par des Accords de partenariats économiques. Aujourd’hui ces d’accords sont remis en question bien au-delà des ONG.

Pour la formulation de son accord-cadre couvrant les années 2005-2009 l’ASTM fait sien le concept des DESC (droits économiques sociaux et culturels). Le développement est définit comme un droit, une large campagne d’affiches dans les abribus est entreprise à ce sujet en 2006. En 2007 l’ASTM adhère au Grupo Sur (aujourd’hui EU-LAT), et affirme ainsi l’importance du travail en réseau pour contribuer aux luttes de ses partenaires en Amérique latine. a justice climatique  devient un élément central dans le travail de sensibilisation  les pays du ud, qui subissent de plein fouet les conséquences du changement climatique sont ceu qui y ont contribué le moins. ans les négociations internationales il est d’autant plus important que les pays industrialisés prennent leur responsabilité pour réduire la production de CO2. L’ASTM participe ainsi à la création de Votum Klima, un forum d’ONG luxembourgeoises qui essaie d’influencer les élections nationales et européennes en 2009, mais aussi la position du Luxembourg à la conférence des Nations unies sur le climat Copenhague.  A l’occasion du 40e anniversaire l’ASTM organise un colloque sur le rôle de la société civile en présence d’un grand nombre de ses partenaires.

En 2015, le Luxembourg prend en charge la présidence de l’Union européenne. Mais ce sera aussi l’Année européenne du développement qui culminera en deux réunions internationales importantes la COP 21 de Paris sur le climat et l’adoption de l’Agenda 2030 des Nations unies. L’ASTM s’implique largement dans la préparation de ces rendez-vous internationaux, tout en gardant une distance critique face à des résultats qui ne sont pas toujours à la hauteur de ce qu’on aurait pu espérer et de ce qui aurait été nécessaire.

Romain Schneider, Ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire, et Richard Graf, président de l'ASTM à l'occasion du 35e anniversaire du CITIM en 2017

e site solidarite.lu  est pour la première fois dédié entièrement à une telle campagne. La même année permettra aussi au CITIM de faire un bond en avant  son fonds documentaire est intégré dans le réseau des bibliothèques nationales et régionales  bibnet et devient ainsi consultable en ligne. Un an plus tard    le centre de documentation peut déménager au rez-dechaussée du bâtiment où l’ASTM est logée depuis plus de 15 ans. Tout un programme d’activités dans et autour du centre est alors organisé avec notamment la formule des  lunch-débats  que de nombreuses G vont se mettre profit. L’effort est couronné en 2013, quand le CITIM reçoit le Lëtzebuerger Bicherpräis.

Emission d'ASTM-Jeunes sur radio ARA

En interne, l’ASTM opère une vaste redéfinition de sa stratégie à long terme, doublée d’une restructuration interne, devenue nécessaire alors que l’équipe comporte selon les situations entre 16 et 19 membres et que l’éventail des activités n’a cessé de croître. Ces changements ont lieu à un moment où des facteurs externes remettent en cause le modèle de fonctionnementdes organisations comme l’ASTM. Suite au Zukunftspak élaboré par le nouveau gouvernement, l’appui institutionnel se voit réduit, jusqu’à mettre en cause de façon drastique certains cofinancements de partenariats qui ne se situent pas dans des pays dits les moins avancés.

La même année démarre la campagne sur l’accaparement des terres, où l’ASTM innove à nouveau en créant un webdocumentaire qui permet aux utilisateurs de choisir euxmêmes leur cheminement à travers les différentes étapes et les différents exemples richement documentés.

Avec d’autres organisations de la société civile, l'ASTM s'engage dans les processus d’adoption et de ratification d’accords internationaux comme le TTIP ou le CETA en mettant en avant les conséquences parfois désastreuses que ces accords auraient sur les pays du ud et notamment les populations marginalisées.

A dr. Pol Faber, bénévole ASTM lors de la encontre des organisations partenaires ASTM en Afrique à l'occasion des 20 ans de notre organisation partenaire ARFA à Fada au Burkina Faso du 2 au 5 novembre 2016.

En octobre 2016, l'ASTM a participé à la manifestation STOP CETA et TTIP qui avait mobilisé plus de 4.000 citoyens dans les rues de Luxembourg

Une nouvelle campagne sur l’impunité des actions des sociétés transnationales prend forme en 2017, le Brennpunkt se double d’une plateforme en ligne et s’ouvre encore plus aux différents acteurs du développement tant au Nord qu’au Sud. L’ASTM entame sa 50e année dans un contexte de redéfinition de ses partenariats. Les projets en Afrique – intégrés pendant une dizaine d’années dans un consortium avec SOS-Faim – se retrouveront à nouveau réunis avec ceux d’Amérique latine et d’Asie dans une enveloppe commune axée autour des droits humains et le renforcement de la société civile. Une société civile mise à mal sur de multiples plans, jusqu’ l’élimination physique des responsables des organisations partenaires – comme ce fut le cas de Ben Ramos, défenseur des droits humains philippin, assassinée sur le chemin à son domicile en 2018.

Le directeur de notre organisation partenaire PDG aux Philippines, Ben Ramos, (à gauche), était de passage dans nos bureaux en 2016 après avoir assisté au Tribunal Monsanto à La Haye en octobre 2016

A l’aube des années 2020 Campagne sur l'accaparement des terres lancée en 2011 sur solidarite.lu

Dans le cadre du Klima-Bündnis Lëtzebuerg, l’ASTM demande une première fois aux responsables politiques de ratifier la convention du Bureau international du travail sur le droit des peuples autochtones (ILO 169). Adoptée en 1989 par l’assemblée plénière de l’ILO à Genève, elle est finalement ratifiée par le Luxembourg 29 ans plus tard en 2018. Dans le contexte de concrétisation des mesures s’attaquant directement aux conséquences du changement climatique, l’ASTM lance un projet pilote avec son partenaire ARFA au Burkina Faso. En vue des premières élections de juin 2014 (qui suite à une crise gouvernementale se tiendront déjà en octobre 2013), l’ASTM participe dans une large mesure au premier Baromètre des cohérences politiques publié par le Cercle des ONG.

On voit à travers cet historique et les articles de ce journal que l’ASTM disposait - et dispose toujours - d’une sacrée capacité d’innovation. Elle était précurseur dans beaucoup de domaines, et continue à l’être qu’il s’agisse des conséquences du changement du climat, de l’impunité des multinationales, des défenseurs de droits humains ou des questions du financement du développement - chaque fois que des questions liées à l’interdépendance nord-sud se posent, l’ASTM marque sa présence. La position de l’ASTM est toujours guidée par un strict principe de l’égalité de tous les ressortissants de cette planète et de la solidarité avec les plus démunis.


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BÉNIN

1975 : NOTRE PREMIER VOYAGE D'ÉTUDE Le Dahomey est un petit pays de l’ouest africain, coincé entre le Togo et le Nigéria, ancienne colonie française, indépendant depuis 1960. Suite à un coup d’état en 1972, le Colonel Mathieu KEREKOU avait pris le pouvoir à la tête d’un gouvernement mili�aire et révolutionnaire. Au mois d octo re 19 il c ange son nom en répu li�ue populaire du énin. epuis deu ans l A l ancien nom de l A soutient deu dans ce petit pa s en pleine r évolution le A entre de ormation et d Animation ural et le entre éninois de éveloppement . est dans ce conte te, sur invitation des deu , �ue neuf jeunes militants de l A , gar ons et illes, gés de 1 3 ans, partent en ao t 19 pour une aventure de semaines au c ur de l Afri�ue. La découverte Dès la descente de l’avion, une chaleur humide nous met en sueur au moindre mouvement. La bonhomie de nos hôtes, Mathias et Dominique, les responsables des deux ONG, nous met rapidement en confiance. Grâce à leur intervention, nous passons rapidement la douane et, à travers les rues de Cotonou encore bien vivantes malgré l’heure tardive, nous rejoignons notre lieu d’hébergement, un bâtiment simple, mais vu les circonstances, asse confortable  il y a même des douches. Le lendemain au réveil, c’est le dépaysement total. ous avions en tête des images d’une certaine Afrique, mais vivre sur place est une toute autre réalité. Tout ici est nouveau pour nous  les odeurs, les bruits, les vêtements aux mille couleurs, les africains eux-mêmes - ici c’est nous les blancs que les gens regardent, surtout ceux qui ont les cheveux blonds. Les rues poussiéreuses sont bordées de petites échoppes, où tout se vend et tout se répare  cigarettes, boissons et sucreries, légumes et boîtes de conserves, savon, piles et cassettes de musique. Tailleurs et brodeurs, coiffeurs, cordonniers et réparateurs de vélos et vélomoteurs y offrent leurs services.

’essence pour les vélomoteurs s’y vend au litre, en bouteilles de plastique recyclées pour les besoins. Quelques scribes assis derrière de vieilles machines à écrire, écrivent des lettres pour des personnes analphabètes. Des femmes et de grands enfants parcourent les rues en balançant sur leur tête de grandes corbeilles plates, remplies de pains ou de bananes. Et puis il y a le trafic, chaos incroyable, qui fonctionne grands coups de klaxon et selon la loi du plus fort, le piéton étant évidemment l’élément le plus faible. ci, il n’y a pas de transport en commun. On se déplace à pied, en vélo, en moto 3 ou places, ou en 'ta i' de vieilles 2CV et des R4, peintes aux couleurs du Bénin, jaune et vert, qui tiennent à peine ensemble, et qui vous emmènent pour quelques francs CFA la course, mais mieux vaut ne pas regarder l’état des pneus avant de monter dedans. Et puis, il y a les minibus, tout aussi branlants, toujours surchargés, qui font les liaisons vers les autres localités. Pour nous faire connaître le Bénin, nos hôtes nous ont organisé dès les premiers jours différentes visites. L'huile de palme étant à l’époque un des principaux produits d’exportation, nous visitons une

plantation de palmiers à huile palmiers à huile avec son moulin à huile où nous découvrons des pompes fabriquées au Luxembourg. Lors d’une visite du port de Cotonou, un jeune Béninois, qui devait avoir notre âge, nous aborde et une discussion s’engage aussitôt. Il nous parle de son désir de partir en France, pays de cocagne ses yeu , o tout lui semble facile, alors que dans son pays les perspectives d’avenir ne sont guère alléchantes et qu’il faut se battre chaque jour pour survivre. Pour lui nous devions être très riches pour pouvoir voyager ainsi. as facile pour nous de lui expliquer que chez nous tout n’est pas si rose que ce qu’il imagine en écoutant ce qu’on raconte ou encore en regardant la télévision dans un bar. Une autre visite nous a fortement impressionnés, c'est celle chez un féticheur. Le Bénin est un des berceaux du culte animiste du Vaudou, (que les esclaves africains ont amené au Cara bes  qui utilise des énergies parapsychologiques pour communiquer avec les esprits des anc tres. Moyennant quelques bouuteilles de SODABI, l'alcool de vin de palme local, nous avons pu suivre le féticheur dans quelques consultations concernant des problèmes de couples, et nous avons

vécu des phénomènes étranges problèmes de couples, et nous avons vécu des phénomènes étranges un homme en transe, qui communique avec les esprits qui révèlent les vérités secrètes de ses clients, qui en confirment la véracité et puis des bruits de voix dont nous n’avons pas pu situer l’origine, mais que nous avons entendus pareils tous les 9. Alors, pure illusion, manipulation habile, ou réalité, la question est restée sans réponse, mais nous a laissés bien perplexe.

Rencontre avec les jeunes des projets La motivation et le but principal de ce voyage était évidemment la visite des 2 projets et la rencontre avec les responsables et les jeunes bénéficiaires. A Cotonou nous avons visité les différents ateliers du CBD Formation de soudeurs et de mécaniciens pour les gar ons  une équipe était justement en train de reconstruire entièrement ue de ces 2CV-taxis qui parcouraient les rues de la ville. Une formation d’avenir, vu l’état général du parc automobile local. Pour les filles ce sont des formations en couture et tricotage. C’est avec elles que nous avons passé le plus de temps pour échanger et discuter.

Une fois leur timidité du début disparue, elles nous questionnent beaucoup notamment sur l’égalité des femmes chez nous, et pour finir c’est elles qui nous apprennent à tricoter.

ne semaine Adja uere Pendant une semaine nous avons pu partager la vie des jeunes stagiairesagriculteurs du CFAR dans leur centre de formation, situé près du village d’ADJA-OUERE, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Cotonou. our y accéder, partir du chef-lieu, quelques kilomètres d’une piste défoncée qu’aucun européen n’aurait envisagé d’emprunter avec une voiture normale. Nous nous sommes retrouvés en pleine brousse, sans électricité et sans eau courante. our nous loger  un dortoir avec des lits de camp sur un sol en terre battue. 2 petites pièces aux murs d’argile, fermées par des rideaux, nous servaient de salles de bain. Dans chacune d’elles une grande bassine en terre cuite, remplie d’eau froide du puit et des demi-calebasses comme écuelles pour nous verser l’eau sur la tête. Le luxe pour des jeunes, habitués au camping, - en fait les mêmes conditions d’hébergement que les stagiaires.  

On ne pouvait faire mieux pour nous mettre dans le bain. Pour les stagiaires c’était la période des vacances et seuls quelques jeunes étaient restés sur place. Les contacts sont vite établis et nos échanges portent sur leur formation et leur futur rôle de multiplicateurs, leurs perspectives, leurs difficultés, mais également sur nos modes de vie respectifs bien différents.

UNE ETAPE CRUCIALE DANS MA VIE par Charles Margue

Ce voyage, cette aventure reste un repère majeur dans ma vie, car me structurant à 19 ans et influant largement mes choix d’études (sociologie et ethnologie) juste avant de passer mon bac en 19 6. Ayant eu l’intuition que ce voyage allait tre déterminant pour moi, j’avoue avoir tout fait pour faire partie du groupe, j’avais même fait l’impasse d’assister au mariage de ma sœur durant ce mois d’août, je lui ai ramené une statuette en bois d’ébène en cadeau. 6 semaines en offshore, climat pesant chaud et humide, pays politiquement fragile avec des contrôles militaires arbitraires, découverte d’autres habitudes alimentaires et enfin rencontre et échange avec cet autre que sont ces femmes et hommes d’Afrique que je n’avais connu qu’ travers images et récits  le décentrage total 

tion autour de la guerre du Vietnam, de la guerre civile au Biafra, de l’Apartheid…, premier gouvernement 1974-79 sans le CSV, abolition de la peine de mort, lois sur le divorce et l’avortement il est important pour moi de replacer cette expédition africaine un peu fofolle de 9 jeunes dans le conte te de l’époque. 

Et n’oublions pas que les jésuites aumôniers de la JEC et co-fondateurs de l’AFC couvraient l’initiative et avaient mis en confiance familles et amis. Le mode préparatoire était bien à la sauce de l’époque, que d’ingrédients d’une bonne dynamique de groupe analyse approfondie des motivations des candidats au voyage, longs E de préparation avec d’âpres discussions, gestion du budget y compris l’argent de poche, répartition des responsabilités (argent, photo, pharmacie, documentation …) études des projets Les années 1970 sont des années que nous allions visiter, et … prévoir le bouillonnantes au u embourg  retour, car le deal de la participation l’après 68, maintes ONG tiers était de rendre compte à travers des mondistes voient le jour, mobilisaconférences publiques au Luxembourg,

de témoigner notre vécu. 19 indépendance des anciennes colonies portugaises (Cap Vert, Angola, Mozambique, Guinée Bissau), autant de victoires dans les guerres de libération atroces au sujet desquelles, à travers l’ASTM (ex-AFC), nous avions contribué à sensibiliser l’opinion publique lu embourgeoise  entre autres par des distributions de tracts qui nous avaient valu altercations avec des travailleurs immigrés portugais – anciens soldats ayant servi en Afrique – et à moi-même une visite des services de la Sûreté à la maison. Fin 2008, ma fille ainée me suggère à 21 ans de reprendre le chemin de l’Afrique en famille, cette fois-ci avec sa sœur et son frère… "Avec maman, vous nous avez tellement parlé de ce voyage au Dahomey, il me semble qu’il vous a profondément marqué, si nous allions nous rendre en Afrique, je pourrais mieux comprendre." Hmm…, nous avons donc entrepris en 2009 un

voyage découverte de l'Ehtiopie dans un groupe de touristes. Et ce voyage auprès des peuples d’Ethiopie du Sud a lui aussi marqué profondément mes enfants et inspiré leurs plans d’avenir. Mon épouse, Josée, fût aussi du voyage au ahomey 1 ans, membre de ce groupe de 9 jeunes, nous n’étions pas en couple alors, mais par la suite nous avions des repères partagés elle est décédée début 2008 et notre expédition 34 ans plus tard a été en quelque sorte un retour aux sources familiales. Développement et besoin de formation agricoles, exode rural avec son lot de personnes précarisées arrivant à Cotonou sans attache, sans trop de repères et souvent sans grands revenus  les 2 projets soutenus par l’A C restent symboliques des questions récurrentes que sont le défi alimen-taire et la situation de la femme  travers le voyage au ahomey j’ai pu intérioriser des grilles

de lectures qui me sont utiles encore aujourd'hui et m’ont permis de mieux comprendre lors de mes études universitaires. Voir de près le fonctionnement efficace d’un petit hôpital à Parakou géré par les sœurs luxembourgeoises avec le concours des fonds d’ONG et en face de l’autre côté de la rue une maternité publique dans un dénuement incroyable, m’ont interrogé sur les enjeux capitaux de la gouvernance politique. Autres images dont je me souviens bien les familles pourvoyant l’alimentation et au soins d’hygiène de leurs proches malades les veillant 24/24h et l’aide que j’ai été amenée à donner pour porter un jeune garçon décédé. Et puis une anecdote raconter le passage au commissariat pendant quelques heures en compagnie de Guy chuller. e préfet nous y avait emmenés pour interrogatoire, car il n’avait pas apprécié ma curiosité de photo-reporter dans ce ahomey nerveu et fragile, Suite page 14


Pour un monde plus solidaire, plus juste et plus durable

Nous participons à certains travaux, comme la récolte et l’égrenage du maïs, ce qui donne lieu à des entretiens plus détendus où on rigole pas mal. C’est également l’occasion de rencontrer quelques femmes du village qui participent également à ces travaux, avant d’amener les grains au moulin pour faire la farine. Un autre jour, un match de football oppose une équipe de jeunes du village à l’équipe des stagiaires renforcée par quelques stars européens. Nous rendons visite à quelques paysans, parents de stagiaires, qui se sentent très honorés, voir même valorisés par la visite de ces jeunes, venus de si loin, qui ont traversé la brousse à pied et en voiture pour les rencontrer. La fin de notre séjour au centre est marquée par l’inauguration très officielle de la nouvelle session de formation, en présence d’un Ministre, de diverses autorités locales et régionales et d’un photographe de presse très sérieux, armé d’une caméra qui a dû connaître l’époque coloniale. Cérémonie suivie d’une réception dansante aux sons des tambours où nous sommes chaleureusement invités à participer. C'était une semaine de rencontre et d’échanges intense, pendant lequel nous avons pu suivre de près la vie difficile de petits paysans, mais également nous rendre compte de leur sens de l’hospitalité.

Voyage à Djougou Peu avant la fin de notre séjour, une autre aventure nous attendait. Pendant quelques jours nous sommes partis sans accompagnement cette fois,- pour DJOUGOU, petite ville dans le nord du pays où des sœurs luxembourgeoises avaient la charge d’un petit hôpital et d’une léproserie. Partis le matin de Cotonou, confortablement installés sur les bancs en bois de l’unique classe d’un train hérité de l’époque coloniale, il nous faut à peu près 8 heures pour parcourir les 400 km jusqu’à PARAKOU, terminus de la ligne. Ce qui était bien, c’est que nous étions au contact direct avec la population, les hommes, les femmes avec tous leurs paquetages, leurs enfants et leurs poules. En cours de route on ne rencontre pas de problèmes de ravitaillement, puisqu’à tous les arrêts, - et ils sont nombreux des vendeurs longent le train pour vous offrir nourriture et boissons. Arrivés en soirée à Parakou il faut trouver un logement pour la nuit. Dormir à la belle étoile aurait été trop dangereux et notre budget ne nous permettait pas de loger à l’hôtel. Un estaurateur libanais un peu douteux nous laisse finalement un hangar vide ou nous dormons à même le sol.. Le lendemain un 'taxi-brousse' - un PickUp bâché, équipé de deux bancs de bois nous emmène sur les pistes de

PARTIR À LA DÉCOUVERTE DE L'INCONNU par ac�ues de latérite rouge jusqu’à Djougou. A la descente du taxi, nous sommes aussi rouges que la piste, la poussière de la route ayant pénétré partout malgré la bâche. L’accueil par les sœurs est grandiose. Elles se réjouissent comme des enfants de pouvoir accueillir des patriotes et elles nous gâtent comme des enfants. Le lendemain nous pouvons nous rendre compte du travail formidable qu’elles réalisent dans des conditions assez difficiles. Dès le lever du jour une centaine de personnes attendent patiemment devant le dispensaire et cela ne se termine que le soir. L’hôpital dispose en outre de quelques lits pour les cas plus graves et d’une maternité. Après la visite de l’hôpital nous accompagnons deux des sœurs pour les soins des lépreux. La léproserie, qui se situe à l’extérieur de l’enceinte de l’hôpital, ce sont quelques cabanes en terre où vivent les lépreux, normalement avec un membre de leur famille, les sœurs ne pouvant donner que les soins médicaux.

ergen

Vers l’âge de 12 ou 13 ans un livre sur la vie du Docteur Albert Schweitzer m’avait fasciné et depuis tout ce qui concernait l’Afrique m’intéressait. Quand en 1973 l’AFC entreprit de soutenir 2 projets au Dahomey, tout naturellement je me suis impliqué dans la prise en charge. Et quand 2 ans plus tard l’occasion s’est présentée de visiter ces projets, il fallait absolument que j’y participe. J’avais enfin la possibilité de réaliser mon r ve partir la découverte de ce monde inconnu. Un tel voyage ne s’improvisait pas  visas, vaccinations, précautions médicales, chèques de voyage (la carte VISA n’existait pas encore) tout devait être préparé dans le détail. Nous n’avions aucune idée précise de ce qui nous attendait là-bas, si ce n’est que les responsables des projets allaient prendre bien soin de nous. 

Dès notre débarquement à Cotonou unmonde nouveau nous accueillait les odeurs, les bruits, la lumière du ciel, la température, la nourriture tout était tellement différent  le dépaysement était total et c’était fascinant, … à condition de s’ouvrir à l’inconnu.

Cette expérience m’a sans aucun doute marqué et elle a été pour moi une vraie école de vie. Elle a contribué à définir ma vue sur la question du développement  et elle m’a motivé pourun engagement au sein de l’ASTM qui continue encore aujourd’hui.

Mais au-delà de l’aspect dépaysement et aventure, c’est bien l’aspect humain qui était le plus touchant. A commencer par l’hospitalité.

Et je peux dire qu’elle a également influencé dans une certaine mesure mon style de vie et mes habitudes de consommation.

uelles le ons pour nous, enfants gâtés  d’une société matérialiste. Quand 30 ans plus tard j’ai eu l’opportunité de visiter des projets en Inde, j’ai revécu exactement cette même fascination et ces mêmes aspects humains.

De g. à dr. Jacques Mergen, son épouse Marie-Josée et un membre de notre partenaire Jana Jagaran lors d'une visite 30 ans plus tard

La rencontre avec ces personnes marquées non seulement par la maladie, mais également par l’exclusion sociale, est un moment aussi touchant qu’inoubliable. Leur gratitude envers les sœurs se lit sur leur visage.

Conclusion Pendant ces 6 semaines nous avons fait des rencontres tous les jours, des responsables locaux, des amis de nos hôtes, des jeunes, des hommes et des femmes avec lesquels nous avons échangé et discuté et nous avons appris énormément sur le pays, ses coutumes, son sens de l’hospitalité, sa culture comme la musique et la danse, son histoire et ses problèmes actuels, mais après 45 ans ce sont surtout les faits les plus marquants qui sont restés en mémoire. a g ande le on ui este a toutefois, c est ue nous a ons tant a end e d eu ce sont les e em les d’humanité et de solidarité, c’est leur volonté de prendre leur avenir en main et d’avancer ensemble. Ce dont nous avons pris conscience et que nous avons bien retenu, c’est que le développement ne fonctionne qu’en double sens, en partenariat, que c’est un processus d’acceptation et d’apprentissage mutuel. En effet qui d’autre que les hommes et les femmes concernés peuvent connaître les vrais problèmes et discerner les besoins et les solutions effectives. Notre rôle d’ONG consiste avant tout à leur donner les moyens de réaliser leurs projets, de les soutenir dans leurs combats et de défendre leur cause ici chez nous. C’est cette prise de conscience, que nous avions déjà pressentie avant ce voyage, qui a définitivement marqué la philosophie de l’ASTM, au point d’inclure définitivement le mot de solidarité dans le nom de notre ONG.

44 ANS APRÈS ... LES IMAGES FORTES RESTENT par Nicole Hoscheit

par Nicole Hoscheit -Maas

En été 1975 je faisais partie des neuf jeunes étudiants qui passèrent 6 semaines au Dahomey (renommé Bénin quelques semaines seulement après notre retour). Un tel voyage dans les années 70 n'était pas anodin. C'était l'époque où il n'y avait presque pas encore d'ONG permettant à des stagiaires de passer, bien encadrés, quelque temps dans tel ou tel projet en tel ou tel pays. C'était l'époque préhistorique sans internet et il fallait donc rechercher une a une les informations voulues ou nécessaires à la préparation de ce voyage dans des livres, des journaux, les ambassades. C'était également l'époque lointaine, inimaginable aujourd'hui, qui ne connaissait pas encore les téléphones mobiles avec lesquels on aurait pu rester en contact avec la famille et les amis restés à la maison. Ce voyage au Dahomey avait donc pour la jeune fille de 17 ans que j'étais et malgré toute notre préparation méticuleuse les six mois avant le départ un goût de voyage dans l'inconnu, très loin et bien séparée de tout ce que j'avais pu connaitre jusque-là. Je me rappelle que dans l'avion de nuit qui nous menait de Paris à Cotonou une question a brièvement traversé mon esprit : Mais qu'est-ce qui t'a pris de faire ça ? Etait-ce vraiment une bonne idée ?

A 17 ans, évidemment, on ne donne pas de place a de telles questions et surtout, pour ne pas perdre la face, on ne les formule pas à voix haute. Une fois là-bas je n'avais plus le temps de me poser ces questions. Notre programme, concocté par les responsables des deux projets que nous allions visiter, était dense et chaque jour il y avait une multitude de nouvelles impressions qu'il fallait intégrer et digérer. L'humidité extreme de l'été équatorial, l'adaptation de notre manière de nous alimenter, les petits (ou moins petits) bobos inévitables pendant un tel voyage dans un pays tropical: Oui, notre dépaysement était extrême et nous demandait des efforts certains d'adaptation, mais de retour: quelle richesse en nouvelles rencontres, quel cadeau qui nous fut offert par la spontanéité et la chaleur humaine avec laquelle on nous accueillait et nous faisait participer à la vie dans les deux projets et finalement quel émerveillement quasi quotidien de découvrir ce pays tellement riche en couleurs, en sons et en gouts nouveaux. Aujourd'hui, 44 ans après, il y a surtout deux images fortes qui me restent de ce voyage: L'une était notre recontre avec des jeunes Dahoméens qui, a peine plus

âgés que nous, travaillaient dur, très dur pour essayer dese forger un avenir et qui gardaient, malgré leurs conditions de vie incomparablement plus difficiles que les nôtres, le sourire et l'espoir d'une vie plus facile pour les leurs. La deuxième image forte qui me reste est celle de la camaraderie, de l'entraide et de la complicité dans notre groupe de participants. Les interminables discussions passionnées : Comment résoudre les problèmes du monde (ou simplement comment préparer la soupe du soir ...), les innombrables rigolades et l'enthousiasme commun de découvrir des réalités jusque-là inconnues. Tout cela est toujours présent même si au fil des années la douleur de voir partir beaucoup trop tôt deux d'entre nous s'y est mêlée. Le voyage au Dahomey en 1975 : pour moi, tout juste a l'entrée de la vie d'adulte, c'était l'occasion d'en ramener quelques outils précieux comme les concepts de solidarité' et de responsabilité.


Pour un monde plus solidaire, plus juste et plus durable

BRENNPUNKT DRËTT WELT SEIT 1973

FAKE NEWS GAB ES SCHON DAMALS... Demokratien leben von öffentlichen Debatten und Kritik. Doch Demokratie gerät heute unter Druck. Die Luft wird enger. Das kennen wir von den ndern, in denen unsere Partnerorganisationen aktiv sind : frei reden oder schreiben kann im lo alen den le ensgef rlic erden.  aut Reporter ohne Grenzen gibt es aber auch bei uns immer mehr Hetze gegen Journalisten. So soll sich in keiner anderen Weltregion die Lage der Pressefreiheit so stark verschlechtert haben wie in Europa 2018. Die differenzierte Berichterstattung wird auch durch die Besitzverhältnisse der Medien erschwert. Wichtige Massenmedien sind in den Händen weniger, oft regierungsnaher Eigentümer konzentriert. Unabhängige, kritische Medien sind also heute wichtiger denn je.

Guy Schuller, extr, Brennpunkt Drëtt Welt 280, 12/2013

Mir wollten am Luxemburger Wort eng Réi Dossiere publizéieren iwwert Themen, déi zum Beispill déi eemoleg Kolonie vu Portugal an och den Nord Süd Dialog am Kader vun der UNCTAD Konferenz betraff hunn. Déi goufen awer vun der deemoleger Redaktioun net ugeholl an du gouf d’Décisioun geholl: Ma da maache mir eben ons eegen Zeitung. Dat war 1973, matten an der Pëtrolskris. Et ass ons op eemol d’Asiicht komm, datt net nëmmen do hannen an der Drëtter Welt eppes ze maachen ass, mä datt och e Bewosstsinn heiheem ze schafen ass. D’Ziel vun der Zeitung war, ir déi Iddie vun onsem Krees och no baussen ze droen. A well mer bei deene lëtzebuerger Zeitungen net genügend ukomm sinn, hu mer de Brennpunkt gegrënn�, ir dee Publikum kënnen ze erreechen, de mer iwwert dee Wee konnten erreechen. Deemools hat d’Drëtt-Welt-Problematik nach e ganz marginale Stellewäer�.

Ganz am U�ank, wou ech derbäi komm sinn, krute mer esou eng al Kopiesmaschinn an déi ass dunn zwee Deeg gelaf ir déi 32 Säite vum Brennpunkt ze drécken. An du sinn 32 Kéip gemaach ginn an d’Benevoler sinn ronderëm den Dësch gaang ir d’Säiten zesummen ze agraféieren. Duerno sinn se dann an Enveloppen agepaakt ginn. Am U�ank hu mer d’Titelen och nach geriwwen. Mir haten esou Blieder mat Busch�awen, déi huet een dann ee nom aneren op de Pabeier geriwwen, wa méiglech an enger riichter Rei. D’Artikele selwer goufe mat der Schreifmaschinn getipp�. Mä dat huet sech dann awer an E�appen ëmmer méi verbesser�. Wou ech 1991 gaang sinn, ass de Brennpunkt scho vun enger Dréckerei gemaach ginn an ass och vun do direkt bäi d’Post gaang. Enn der 1980er Jore krut mer och den éischte Computer, een A�ari.

1974

1984

1999

1981

Was eine Handvoll Studenten 1973 motivierte ein kritisches Blatt herauszugeben, ist heute wieder aktuell, nämlich der Zugang zu spezifischen und analytischen Informationen: Von der Bekämpfung der Informationsmonopole über die der Informationsflut bis heute hin zur Bekämpfung von Fake News. Die von der ASTM herausgegebene Brennpunkt Drëtt Welt ist eine Zeitschrift, die sich in der luxemburgischen Medienlandschaft einen festen Platz schaffen konnte, wenn es darum geht kritisch und umfassend über Problemsituationen und Ungerechtigkeiten im Globalen Süden zu berichten.

oc ie ar das 19 3 rennpun t entstanden

ie ist der erste

Der Brennpunkt ist in den Post-1968-Jahren zum ersten Mal erschienen. Es gab damals neue soziale Bewegungen - egal ob sie von Umweltfragen, Geschlechtergerechtigkeit, Minderheitenrechten oder internationaler Solidarität sprachen -, sie wollten gehört werden. In Luxemburg wurden einige der Anliegen dieser Bewegungen damals einfach nicht ernst genommen. Schlimmer noch: Ohne Universität und Raum für kontroverse Debatten wurden einige Themenbereiche einfach durch eine bewusste Politik erstickt, die Totschweigen genannt wird. Die damaligen Aktivisten wurden als politisch oder links abgestempelt. 1973 entschied sich dann eine Handvoll Studenten, die bei der ASTM seit 1969 ehrenamtlich tätig waren, darunter Charles Margue, Jacques Mergen, Guy Schuller, Robert Garcia, unterstützt von René Vesque, den Brennpunkt herauszugeben, nachdem der Versuch eine Reihe von Artikeln im ‘Luxemburger Wort’ zu veröffentlichen scheiterte. as war mitten in der  l rise. Entwicklungsthemen wurden zu der Zeit ignoriert oder marginalisiert und wurden auch nicht von den luxemburgischen Medien thematisiert. Auch wurde der ASTM damals bewusst, dass Themen wie Unterernährung, Armut, Unterdrückung, auch mit uns Bürgern in Luxemburg zu tun haben. Diese Themen störten, weil sie unsere Gewohnheiten, Lebens- und Denkweise in Frage stellten.    Auf der einen Seite gab es die krasse Ausbeutung von Millionen von Männern, Frauen und Kindern, auf der anderen Seite, eine Lebensweise, die auf die Verschwendung der Rohstoffe und landwirtschaftlichen Ressourcen ausgerichtet war.

Robert Garcia, extr, Brennpunkt Drëtt Welt 280, 12/2013

1973

Die ASTM wollte mit dem Brennpunkt ein Sprachrohr sein für die Schreie der Vergessenen der Dritten Welt, ein Sprachrohr für ihre Wutschreie und Forderungen.

Neuorientierung und Professionalisierung Im Zuge der Professionalisierung der ASTM, hat sich auch die Zeitschrift neu orientiert und professionalisiert. Anfangs ausschließlich mit Ehrenamtlichen zusammengestellt, auf der Schreibmaschine getippt und vervielfältigt, kamen 1982 die ersten Festangestellten, darunter Richard Graf, heute Vorsitzender des Verwaltungsrates der ASTM. Nach und nach wurde der Text mit visuellen Elemente gestaltet, wie hausgemachte arri aturen, es wurde eine reda tionelle Linie definiert und die Zeitschrift fotokopiert. Ende der 90er Jahre, mit der Anschafffung des 1. Computers, nahm die Gestaltung dann eine neue Entwicklung an. Mike Mathias, der bereits seit Mitte der 80ger Jahre bei der ASTM ehrenamtlich tätig war übernahm die Redaktion der eitschrift 1999. ooperationen mit alternativen Presseagenturen wurden auf die Beine gestellt, Dossiers veröffentlicht und Beiträge über und von unseren Partnerorganisationen veröffentlicht. Auch stellte sich im Laufe der Zeit heraus, dass sich die Motivationen, im Vergleich zur ursprünglichen Idee, deutlich verändert hatten. Es ging nicht mehr um die Bekämpfung von Informationsmonopolen, sondern um die Bekämpfung der Informationsüberflutung. Es ging der ASTM darum, grundlegende Analysen durchzuführen und Debatten aufzuwerfen, die nicht wie bei

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schnell- und kurzlebigen Informationen zu falschen Schlussfolgerungen führen können. Ziel war es die Akteure der Zivilgesellschaft mit den Informationen und Argumenten versorgen, die für ihre Lobbyarbeit notwendig waren, die politische Gemeinschaft über die Anliegen von Entwicklungs-ONGs auf dem Laufenden zu halten, wenn neue Herausforderungen in Sachen ooperation auf der Tagesordnung standen. Der Brennpunkt wurde somit das Sprachrohr der politischen Arbeit der ASTM. Als der Brennpunkt Drëtt Welt 2013 seinen 40. Geburtstag feierte, stellte sich die A TM die rage rde sie das gleiche E periment wieder starten? Schwer zu sagen, denn die Printmedien begannen zu dieser Zeit an Bedeutung zu verlieren. Es wurde zunehmend schwieriger nach Aussen zu erklären, dass im Zeitalter von Facebook, Twitter & Co. ommuni ation auch ein langsamer und teurer ro ess sein kann und darf. Langsam? Ja, die Ideen, Analysen, Studien und Meinungen können nicht in Millisekunden aufbereitet und geteilt werden, sondern es kann Wochen und Monate dauern, bevor sie ihren Weg zur Öffentlichkeit finden. Wenn es darum geht, dieses oder jenes Phänomen ausführlich zu erklären oder die tatsächlichen Ursachen der Armut in verschiedenen Teilen der Welt zu analysieren, reichen die 140 Zeichen eines Tweets einfach nicht, der Beitrag auf Facebook und die Titelseite der ebsite auch nicht.   Es ist auch aufwendiger, denn sobald Sie aus dem Mainstream herauskommen, gibt es kaum noch Medien, die bereit sind, in Recherchen und Analysen zu investieren, und deshalb führt die ASTM im Rahmen ihrer politischen Arbeiten diese Recherchen und Analysen weitgehend selbst durch. Gedruckte Informationen bleiben langsam und teuer, aber sie geben die Möglichkeit, sich mit Inhalten auseinander zu setzen und Informationen nicht in aller Schnelle zu konsumieren. Und vor allem Quellen

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und Hintergründe zu erkennen.

Der Stand heute Heute wird die offene Diskussion der Zivilgesellschaft zunehmend eingeengt, der Zugang zu differenzierter Information und umfassenden Analysen erschwert, die Wahrnehmungen von Tagespolitik und größeren Weltproblemen gesteuert und verzerrt. Um der Zivilgesellschaft mehr Raum für eine freie Meinungsaüßerung zu bieten, und eine kritische Auseinandersetzung mit dem Begriff Entwicklung zu ermöglichen, hat die ASTM 2018 den Brennpunkt Drëtt Welt neu überdacht und dieses Jahr ein neues Konzept und eine digitale Version in vier Sprachen herausgegeben. Mit ihrem trimestriellen Magazin will die ASTM die öffentliche Diskussion fördern und zusammen mit anderen Akteuren der Zivilgesellschaft dazu beitragen, den Übergang zu einer solidarischen, gerechten und nachhaltigen Welt zu gestalten. Die digitale Version soll verstärkt breitere nationale und internationale Zielgruppen erreichen und somit den Zugang zu Entwicklungsfragen vielfältiger gestalten.  lima rise, unehmende so iale Ungerechtigkeiten, Straffreiheit multinationaler Unternehmen, Landflucht und Migration, diese Herausforderungen brauchen ein starkes Forum, um gehört zu werden. Dafür wurde der neue Brennpunkt Drëtt Welt entwic elt. Erg n t wird er von brennpunkt.lu


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L'ASTM, c'es t 7 ans de par tenariat avec développeme des effets tan nt des prati� gibles sur le ues agroécolo avec la gi� mis ues e dan en s pla la ce de pool préfecture de de pay Tch apicole, le dém san amba s rela is et le arr dév age elo du ppement de la pro cessus de créatio agro-écologie �ilière n d’un centre et un renforcem de formation ent organisat en ionnel paysan .

INADES Formations Togo

is gramme, ma pas son pro appui nous impose ur nous, cet L'ASTM ne sons déjà. Po �ue nous fai la région, la s renforce ce le pays et dan droits civils nt car dans est importa antage sur les dav se concentre nomi�ues, coopération les droits éco et moins sur ctive, nous et politi�ues cette perspe turels. Dans tribution sociaux et cul orte une con e l'ASTM app lvador. ESPAD pensons �u F sociale au Sa à la justice dor signi�icative Salva

MCP Brésil Sans le soutien de l'ASTM, il nous aura it été impossible d'articuler ces expé riences dans un si grand pays, principa lem ent parc e �ue nos militant s sont des gens pauvres comme la majorit é de notre peuple. 1987, le Père Joao En établit le contact entre le Mouvem l’ASTM. Cela ent et fut notr e prem ier projet de coopéra 30 ans, il y a eu 11 tion. En projets. Nou s avon s construit �uel�ue 30 « noyaux » dan s s 9 états du Brésil, des espaces où les communautés se réunissent pour disc uter de leur prob s lèm es et cher cher des solu tion s.(… ) Durant ces 30 années de coopéra tion entre l’ASTM et le Mouvement, milliers de personn des es soutenues par le MCP, dans plusieur s état s du Brés il, ont ainsi ac�uis des terres, de l'aide sociale, des services publics, du travail, des reve des logements. (…) nus et sans jamais créer de dépendances.

A GEMES Togo

Grâce au partenariat, nomb re de populations du Togo , en parti Région des Savanes, ont culie r de la vu leur condition de vie sociale, culturelle et économi�ue s’améliorer . Les femmes sont les plus touchées par les avanc soci-économi�ue du parte ées nariat.

MASIPAG Philippines l notre travai nd impact sur M a eu un gra tion, de at avec l'AST és d'informa Le partenari s nos activit ement tamment dan lations direct politi�ue, no rès des popu e campagnes aup a Gold, Woggl formation des comme Ocean re niè nous l'industrie mi s l'ASTM de affectée par us remercion cteurs de Royal Co. No projets destru Company et bat contre les OGMs et dans notre com ie minière, les accompagner �ue l'industr nnementtel notre enviro pesticides...

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RAN

Deux choses très importantes �ui distinguent l'ASTM sont, d'une part, son engagement pour le développement institutionnel d'organisations comme la nôtre, une organisation féministe �ui lutte dans un contexte aussi di��icile �ue celui du Honduras et, d'autre part, son orientation stratégi�ue visant la transformation structurelle du modèle économi�ue et social actuel. Grâce au soutien de l'ASTM au �il des ans, nous avons été en mesure de renforcer les capacités et le leadership des jeunes femmes et nous avons pu aussi consolider notre organisation. Ce n'est pas si facile d'obtenir ce genre de soutien !

CDM uras Hond

JANA JAGA Inde

Ce �ui distin CEDIB gue l'ASTM des autres par transform Bolivie ten aire atio s, c'es ns soc t son iales et d'une ferme soutien société plus jus organisations en faveur des te. com Il me y a aus la nôt si le respect pou re. D'une cer sœur. taine manière, r les l'ASTM est une organisation

Notre partenariat de 25 ans est un exem ple vivant de solid joie de vie et du trav arité, de ail. L'ASTM a clair eme nt dém ne faisons �u'un et ontr é �ue nous �ue tant �ue chac un n'aura pas prog réalisé son potentie ressé et l et transformé ses rêves en réalité, nou travailler en solid s devons arité.

s’est FA ne ée M –AR s'est ampli�i n AST oratio ndie et villages collab approfo éga et ss 2004, la et lle s'est o, cé (Nie Depuis pue. E en ina Fas rk u interrom elle a comm o. En d du B jamais où ina Fas du Nor on le localité u Burk la régi compte l’Est d dans la ) dans nd en on de nnants la régi ion pre enviro t dans llaborat s les écoles, argissan an cette co en s’él chage, ation d s u maraî de form r les �uestion plus d A tion et su ARF a Faso d’éduca s les villages in travail dan . Burk climat unes et comm t et de nnemen d’enviro

CHINTAN Inde

Nous viv on s à un e épo�ue de de construi div isio n et de mé�ia re de solide nce. L’AST s alliances mo contr M est en tra e le nd ch ial an es in gement clima pour un mo nde durable ti�ue, et ce appropriée et d’une maniè et plus juste. re �u'on ne peut plus

Retrouvez les témoignages vidéo de nos partenaires sur astm.lu ou sur notre chaîne ASTMLU sur youtube.com


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SENSIBILISATION ET FORMATION

POUR UNE ACTION CITOYENNE SOLIDAIRE

OFFIZIELLE ANERKENNUNG FÜR DIE FORTBILDUNGSANGEBOTE 2016 hat die ASTM einen weiteren wichtigen Schritt auf dem Weg zum Fortbildungszentrum getan. Mit dem „Agrément comme organisateur de cours de Formation Professionnelle Continue“ hat das Ministère de l’Education nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse die ASTM nun als offiziell zugelassenern Weiterbildungsanbieter anerkannt. Lehrerfortbildungen zum Globalen Lernen in Zusammenarbeit mit dem Institut de formation de l’Education nationale (IFEN), haben bereits lange Tradition bei der ASTM. Zusätzlich konnte in den letzten Jahren das Angebot für Erzieher, Gemeindemitarbeiter und Gruppenleiter in den Bereichen Nachhaltige Beschaffung und Bildung für Nachhaltige Entwicklung (BNE) ausgebaut werden. Globale Nachhaltigkeit, Menschen- und Umweltrechte, Klimawandel und Ressourcenschutz sind zentrale Arbeitsfelder der ASTM und fester Bestandteil entwicklungspolitischer Bildungsarbeit. Die Bedeutung einer gleichwertigen Behandlung von Umwelt- und Entwicklungsperspektiven findet sich schon im Grundsatz 4 der Rio-Deklaration von 1992, die besagt, dass eine nachhaltige Entwicklung nur möglich ist, wenn der Umweltschutz Bestandteil des Entwicklungsprozesses ist und nicht von diesem getrennt betrachtet wird – eine Aussage, die 2015 durch die von der UN formulierten globalen Nachhaltigkeitsziele nochmals bestätigt wurde.

Depuis sa création en 1969, l’ASTM accorde une importance majeure à ses actions d’information, de sensi ilisation et d éducation l égard du pu lic lu em ourgeois. Plus les partenariats entre les organisations du ud et l A se développaient dans les années 0 0, plus des �uestionnements sur le processus et l’objectif du "développement" émergeaient. Renforcer la solidarité entre les organisations du ord et du ud, dénoncer les inégalités et proposer des alternatives impli�ue une compré ension et une criti�ue des mécanismes �ui créent des injustices, notamment l essor du capitalisme, où le marché dicte ses lois sur les autres sphères de la société. Le poids des sociétés multinationales sur les décisions politi�ues s est progressivement imposé, laissant peu de place au élus politi�ues et afouant aujourd ui encore la démocratie. À cela s’ajoute la place importante des images et des messages vé iculés par les médias sur les pa s du iers onde, ainsi �ue le paternalisme et la charité ancrés dans nos sociétés. Il s’agissait certes de manque d’informations, mais également d’informations simplistes sur des réalités complexes qui, quand on les regarde de plus près, questionnent les politiques hégémoniques des grandes puissances occidentales. Pour une association comme l’ASTM, il ne suffisait plus de palier à un manque d’information ou de réajuster les explications simplistes, il fallait déconstruire les imaginaires en faisant preuve de pédagogie avec différentes sources d’informations et des méthodes interactives pour ramener d’autres réalités sur la scène. Comment sensibiliser les gens sur la nécessité de soutenir de futurs cadres sortant des grandes écoles des pays du Tiers Monde pour prendre en main l’avenir de leur société, quand chez beaucoup d’européens l’image du jeune africain était d'abord et surtout celui de l’enfant avec le ventre ballonné et des mouches sur les eu   De surcroit, à l’époque les médias expliquaient rarement les causes de ce que les altermondialistes comme l’ASTM ont appelé le mal-développement et qui constate que l’aggravation des conditions de vie des plus démunis dépend également de nos politiques néolibérales. 

n , l o asion des ans de no re a elier in era i Klima, Kanu, Quetschekraut, la pièce de théâtre Tourist op der falscher Platz a été créée avec des classes de l’école fondamentale de Mamer.

En effet, l'idée que le mal-développement repose sur des structures de dépendance et d'exploitation nous avait mené à la conviction qu'il ne s'agissait pas seulement de soutenir des projets avec des organisation dans les pays du sud, mais aussi de changer les mentalités au nord, chez nous. C’était déjà les prémisses du travail de sensibilisation de la population Luxembourgeoise et de ce que nous   appelons aujourd’hui éducation au développement ou à la citoyenneté mondiale et solidaire. L’objet même des finalités des démarches d’éducation du développement s’oriente sur la recherche de changements. De l’information, des méthodes ont été développées pour former, comprendre les causes et les conséquences de la globalisation et ses enjeux, et développer des moyens d’actions pour agir en tant que citoyen dans sa société.

La démocratie implique des citoyens actifs et l’ASTM y contribuera. Loin de se substituer à l’enseignement formel et informel, l’ONG s’est dotée d’outils et de méthodes enrichissant le public avec des analyses de sources et rencontres diversifiées et inédites. L’association s’est ainsi, dès ses premières années, positionnée comme une organisation apprenante et agissante en vue de provoquer de manière générale des changements depuis le niveau micro jusqu’au niveau macro, tant Aujourd’hui encore, nous orientons nos réflexions et actions avec le but d’influer sur les savoirs, représentations, attitudes et comportements des citoyens, des organisations et des institutions. Cela se concrétise par les articles du Brennpunkt Drëtt Wëlt, depuis 1973 notre magazine critique sur le développement international, par l’organisation de voyages d’études pour permettre aux participants intéressés de vivre les réalités des partenaires du Sud ainsi que les réponses/alternatives qu’ils développent, par la documentation et les ateliers organisés dans son Centre d'Information Tiers Monde - CITIM,, nos ateliers culturels et enfin les ateliers, formations et l’accompagnement que nous proposons aux communes dans le cadre de l’Alliance pour le climat.   Aujourd’hui nos modèles de sociétés sont questionnés par de nombreux autres acteurs et les injustices et inégalités qu’ils engendrent sont largement divulguées par des rapports de scientifiques, des Think Thank et des organisations comme l’ASTM. Même si de nombreuses plateformes et mouvements alternatifs ont vu le jour cette dernière décennie au Luxembourg et participé aux débats sociétaux, le travail de sensibilisation et d’éducation à la citoyenneté mondiale reste plus que nécessaire et doit être renforcé.

Campagne 2006 : Le droit à la solidarité, un droit fondamental", sensibilisation autour de l'interdépendance Nord-Sud et du droit fondamental à la solidarité, tel que décrit dans la Déclaration universelle des droits humains.

La différenciation avec les fakenews est d’autant plus difficile que les réseaux sociaux sont devenus la source principale d’information d’une grande partie de la population. Il est clair que ces réseaux permettent une diffusion et une mobilisation rapide de différents publics, mais nous devrons rapidemnt trouver d’autres moyens pour éviter de les essouffler. Le défi de notre travail d’éducation à la citoyenneté mondiale est triple, d’une part, continuer à capter l'intérêt du public et à le sensibiliser, d’autre part, trouver de nouvelles voies de mobilisation qui amèneraient le public intéressé à s'impliquer dans l action et enfin, ennise cet engagement pour aboutir à de vrais changements.

A l’ère de la digitalisation, une quantité innombrable d’informations circulent à grande vitesse et c’est normal que les gens soient rapidement saturés par tout ce qu’ils voient et entendent.

En 2018, quatre femmes de la communauté indigène de Sarayaku, en visite à l'ASTM, ont testé le nouvel atelier Hilfe, wo ist mein Klopapier qui a comme objectif de sensibiliser à la forêt amazonienne et le changement climatique. Elles ont confirmé l'authenticité des éléments relatifs aux communautés indigènes.

En janvier 2018, l'ASTM avait organisé, dans le cadre de sa dernière campagne Droits humains avant profit la conférence-débat Under control – How corporations determine our food system en présence de Barbara Unmüßig, présidente de la Heinrich Böll Stiftung, pour débattre sur le poids des multinationales sur notre alimentation et le risque en terme de sécurité alimentaire qui en découle.


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ASTM UND KLIMA-BÜNDNIS LËTZEBUERG

Klimaschutz im Zeichen der globalen Solidarität 199 gr ndeten der ouvement cologi�ue, f nf lu em urgisc e emeinden und die A das lima ndnis t e uerg. ie eiden iele des lima ndnis aren der c ut des limas und der egen lder. m efolge des rdgipfels in io 199 aren ereits in eutsc land und sterreic lima ndnisse entstanden. nd so rei te lima ndnis t e uerg sic in dieses europ isc e et er ein.  um el stverst ndnis des lima ndnis ge rte auc von vorn erein die usammenar eit mit den ndigenen des Ama onas ec ens, des gr ten egen aldge ietes der rde.

ar des Pro ek es rom er ons mp ion o olidari , ei dem die ead des onsor i ms war. n der i e ie mar irkes, limae per e in ord d ra en

n isc en sind 0 emeinden itglied des lima ndnis, das mac t me r als 3 der ev l erung aus. e en i rem ngagement f r die m elt a en sic die itgliedsgemeinden auc u einer a tiven usammenar eit im ereic der ord d e ie ungen verp lic tet. a sic unser e ensstil dire t auf esonders edro te l er und rte dieser rde aus ir t, ver indet das lima ndnis lo ales andeln mit glo aler erant ortung. as et er f rdert die usammenar eit mit indigenen l ern, f rt ampagnen ur e usstseins ildung durc und ent ic elt nstrumente f r die limasc ut planung. s ietet den itgliedern a lreic e glic eiten ur a tiven eteiligung so ie um Austausc untereinander und vertritt i re nteressen auf nationaler, europ isc er und internationaler ene. iel der A ist es, die eteiligten emeinden u unterst t en, ins esondere durc ildungsange ote in der nt ic lungs usammenar eit und eranstaltungen u ord d emen. ie A ar eitet mit c ulen, er nden, ruppen und sc lie lic mit den politisc en ntsc eidungstr gern der itgliedsgemeinden des lima ndnis usammen. iel ist es die lu em urgisc e ev l erung f r die erausforderungen einer nac altigen nt ic lung auf glo aler ene u sensi ilisieren Lokal handeln, Global denken.  ir a en uns mit ietmar ir es unter alten, der seit 199 a tiv die A lima ndnis ildungsange ote u ord d emen in u em urg oordiniert.

„Im Juli 1998 saß ich in einem mit Büchern und Aktenordnern vollgestopften Räumchen in der 39, rue Fort Neipperg im Quartier de la Gare mit drei Herren der ASTM zusammen: einem gewissen Marc, dem Präsidenten des Vereins, einem Mike und einem Langhaarigen namens Richard. Ich hatte mich auf die Stellenanzeige der   ewor en, ar ei e e a er no h in einem ild n s en r m r a hhal i kei nd erne er are ner ien in der i el. h woll e mi h er ndern.   Dietmar Mirkes bekam den Job. Seine Aufgabe war es, auf der Ebene der Klima-Bündnis-Gemeinden, Sensibilisierungskampagnen vorzubereiten. „Ich kam war a s dem mwel ild n smilie , ha e mi h a er in meinem Geographiestudium mit Entwicklungsländern es h i . as s hien den reien on der Entwicklungsorganisation wohl gerade recht, und so wurden wir ns eini . rei ands hl e nd wei n ers hri en. nd die hal en is he e ... , blickt Dietmar Mirkes schmun elnd ur c . 

ie s eh he e mi ihrer r ahr n on ahren an der ei e der n eren Genera ion, unterstützt „Youth for Climate“ und demonstriert gemeinsam mit ihnen für Klimagerechtigkeit.

Eine der Aufgaben der ASTM war es, Dritte Welt-Themen in die Gemeinden zu tragen, zum Beispiel kein Tropenholz zu benutzen, ausschließlich fair gehandelte Produkte zu kaufen etc. armen h r rand , meine damals einzige Kollegin, konzentrierte sich auf die ild n sar ei in h len nd inder r en mi endli hen nd indern, i h mi h a die r ei mi Erwachsenen. Ansprechpartner dafür waren vor allem die era enden ommissionen in den Gemeinden, or allem die mwel kommissionen. h merk e ald, dass das a p in eresse mwel hemen al . r lo ale olidari a es war e li he konkre e Pro ek e nd o ene hren, a er keine ei ene ommission. n der erhiel es si h umgekehrt. Umwelt w rde als na hran i e en er Menschenrechten und Globaler Solidarität’ angesehen, teilweise als Aufmerksamkeitskonkurrenz. Und somit war we hselsei i e ensi ilisier n an esa . ehr hil rei h war da ei die prak is he sammenar ei mi den olle en om Mouvement Ecologique (zu Beginn Pol Ruppert, dann Pol Polfer), die aus der Position des Stärkeren heraus stets offen r ri e el hemen waren. nsere a e es and a darin, hrli he emeinsame r ei spro ramme nd d e s r das lima ndnis a s ellen, a den General ersamml n en r e a e s ellen nd s hlie li h or r in nd mi den Gemeinden realisieren.

In diesen internen Diskussionen wuchsen in der Koordination das gegenseitige Verständnis für die Prioritäten des Anderen und die Gemeinsamkeiten“. In den dara ol enden ahren ewann das hema lima in der Gesellschaft immer weiter an Bedeutung. Neue Gemeinden ra en dem lima ndnis ei. Dabei gelang es der ASTM erfolgreich Menschenrechte, Entwicklung und Klima miteinander zu verknüpfen: Aus unseren Südpartnern w hl e die     e einen a s a einamerika, rika nd Südasien aus, der einen Bezug zum Klima hatte. Jede Mitgliedsgemeinde suchte sich davon einen aus und spende e Geld r dessen Pro ek .

tu ienrei en ire te ritte

elt r a run

ie a e der war es ihr ild n san e o in den Gemeinden r nd m diesen d Par ner a a en. m in ensi s en i el der ild n sar ei w rden die dienreisen den Par nern. enn man sieh , wie skrupellos ein Ölkonzern wie ChevronTexaco in Kauf nimm , dass die nwohner ihrer l ellen an re s krepieren, wenn ein a er einem das Gra seines miss e ilde en ohnes ei , der n r weni e a e le en ha e,  dann is das e was anderes als einen no h so en e er lo ale n ere h i kei oder s r k relle Gewal zu lesen. So ging es mir, und so ging es vielen Teilnehmern der eise, die i h im o em er     m ers en al organisierte“ so Mirkes. ie eilnehmer, epr sen an en der ilma ndnis Gemeinden, konnten sich so ein eigenes Bild von e ens edin n en ma hen, die r ns ka m er r li h sind, on denen wir a er d r h illi e ohs o e nd Produkte profitieren. Gerade am Beispiel ’Ölverschmutzung’ sieht man, wie Verstöße gegen die Umwelt und gegen ens henre h e lie end ineinander er ehen. So entwickelte die ASTM die Studienreisen immer weiter zu einer Bildungskampagne, bei der die Teilnehmer nach ihrer Rückkehr in ihren Gemeinden mit Vorträgen und Broschüren darüber berichteten und so zu sehr glaubwürdigen Multiplikatoren wurden. Einer der einflussreichsten Teilnehmer sollte  Camille Gira werden...

"Die Reisen lehrten uns auch, den Menschen in Entwicklungsländern auf Augenhöhe zu begegnen und von ihnen zu lernen. Insbesondere auf der letzten Studienreise im März 2017 ins Indigenen-Dorf Sarayaku im ecuadorianischen Regenwald merkten wir, wie oberflächlich eigentlich unser ewiges Geschwätz von Nachhaltigkeit ist im Vergleich zur real gelebten Kosmologie der Indigenen, die sich als Teil ihrer Mitwelt, der Mutter Erde, sehen und ihre Grenzen respektieren."

nderung edarf der ontinuit t und des langen Atems 2010 war ein entscheidendes Jahr. Im Juni 2007 richtete die Regierung Ecuadors einen visionären Vorschlag an die internationale Gemeinschaft: Wenn sie genügend Geld aufbringt, würde Ecuador auf die Ölförderung im Nationalpark Yasuni verzichten. Die Gegenleistung des internationalen solidarischen Ausgleichsbetrag sollte mindestens 50% des entgangenen Umsatzes abdecken. 2010 schloss Ecuador ein entsprechendes Abkommen mit der ereinten ationen. Gespeist u.a. aus den Erfahrungen aus den Studienreisen nach Ecuador forderte ASTM/Klima-Bündnis Lëtzebuerg die luxemburgische Regierung auf, diesen Vorschlag zu unterstützen. Diese folgte dem Vorschlag und überwies 5 Millionen Euro auf das vorgesehene UNOTreuhandkonto. Damit wurde Luxemburg zu dem Land, das pro Kopf das meiste beitrug. Doch kam insgesamt viel zu wenig Geld zusammen. 2013 scheiterte das Projekt. Dietmar Mirkes: „ ie adorianer erwiesen das Geld r k. Ge lie en is die klare rkenn nis, dass es m h lo aler Gemein er wie dem e enwald oder dem el klima no h s rkerer m l ila eraler sammenar ei nd in erna ionaler olidari edar . Ein zweiter Ansatz verlief erfolgreicher: Das Klimandnis t ebuerg,  auf orschlag der A TM als ordSüd-Koordination, forderte im Mai 2012 mit einer Resolution die Regierung auf, die ILO-Konvention 169 zu ratifizieren.


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Umweltschutz und Wahrung der Menschenrechte sind keine Gegensätze mehr, sondern werden immer deckungsgleicher. Die Berichte des Weltklimarates zeigen in immer alarmierender Deutlichkeit die Gefährlichkeit und globale Ungerechtigkeit der Überhitzung der Erde. Für Philip Alston, den Sonderberichterstatter ber e treme Armut und Menschenrechte am U Menschenrechtsrat, ist der Klimawandel „ein skrupelloser Angriff auf die Armen der Welt“. Von daher steht die ASTM mit ihrer Erfahrung von 50 Jahren heute an der Seite der jüngeren Generation, unterstützt Youth for Climate und demonstriert gemeinsam mit ihnen für Klimagerechtigkeit. 2016: Der damalige Arbeitsminister Nicolas Schmit verkündet auf einer Pressekonferenz offiziell, dass Luxembourg die ILO169-Konvention ratifizieren werde

Es ist das einzige völkerrechtlich bindende Instrument, welches die Rechte indigener Völker schützt. Es folgten fünf Jahre des Bohrens dicker Bretter: mit einer Motion der Chambre, diversen parlamentarischen Anfragen, weiteren Resolutionen von Klima-Bündnis Lëtzeburg und KlimaBündnis International und etlichen Schreiben an mehrere Minister. Caritas Luxembourg und Partage.lu/Bridderlech Deelen, die beide ebenso viel Erfahrung mit indigenen Partnern haben wie die ASTM, informierten gemeinsam mit der ASTM die Öffentlichkeit über den Weg von Info-Ständen, Presseartikeln, Interviews, Veranstaltungen in Schulen und mit öffentlichen Aktionen. as et wer otum lima und der Cercle des G s unterstützten die Initiative mit ihren Veröffentlichungen. „Jahrelang bewegte sich nichts, musste die ASTM im Verbund mit den anderen Organisationen immer weiter den Druck aufrecht erhalten. Ein entscheidender Schritt nach vorne war es, die Umweltministerin Carole Dieschbourg als Alliierte zu gewinnen. Sie war unserer Argumentation gefolgt, dass der Schutz der Rechte der Indigenen zugleich der beste Schutz für den Regenwald und das Klima sei“, erklärt Mirkes. Am 15.11.2016 verkündete schließlich der für die ILO ust ndige Arbeitsminister icolas chmit auf einer gemeinsamen Pressekonferenz mit uns, dass Luxemburg die ILO 169 ratifizieren werde. Im Februar 2017 stimmte die Chambre einstimmig dafür. Und seit Juni 2019 ist die Ratifizierung rechtskräftig – sieben Jahre nach der KlimaBündnis-Resolution.

MEHR ÜBER DAS KLIMA-BÜNDNIS Heute ist das Klima-Bündnis mit über 1.700 Mitgliedern aus 26 europäischen Ländern das weltweit größte Städtenetzwerk, das sich dem Klimaschutz widmet, und das einzige, das konkrete Ziele setzt: Jede Klima-Bündnis-Kommune hat sich verpflichtet, ihre Treibhausgasemissionen alle fünf Jahre um zehn ro ent u redu ieren. n u emburg sind mittlerweile Gemeinden Mitglied. um elbstverst ndnis des Klima-Bündnis gehörte auch von vornherein die Zusammenarbeit mit den Indigenen des Amazonasbecken, des größten Regenwaldgebietes der Erde. Bis heute ist ein Vertreter des Dachverbandes der nationalen Indigenenorganisationen der Amazonas-Anrainerstaaten, der COICA, Vizepräsident des Klima-Bündnis, der „Europäische Kommunen in Partnerschaft mit indigenen Völkern der Regenw lder .  ach jahrelanger usammenarbeit mit ndigenen am die Er enntnis, dass der Regenwald dort am besten erhalten ist, wo Indigene Landrechte besitzen und dass es daher wichtig ist, sie in ihren Rechten zu unterstützen.

Mehr unter klimabündnis.lu

STUDIENREISEN – INTENSIVES MITTEL FÜR BILDUNGSARBEIT Die ASTM Nord-Süd Koordination hat im Laufe der Jahre insgesamt 7 Studienreisen organisiert, im Schnitt für die Dauer von 10 Tagen, mit jeweil ± 12 Vertretern aus Klimandnis emeinden und Proje tpartnern.  November 2000: Erste Studienreise nach Togo zum Partner Cidap Februar 2004: Studienreise nach Indien zum Partner Jana Jagaran November 2005: Erste Studienreise nach Ecuador, gemeinsam mit dem Internationalen Klima-Bündnis und Partnern im EUProjekt Schwarzes Gold aus grünen Wäldern in die Ölregion im Amazonasgebiet, zum ehemaligen Partner Frente de Defensa de la Amazonia. September 2007: Zweite Studienreise nach Togo zum Partner Ced September 2009: Zweite Studienreise nach Ecuador mit internationalen Teilnehmern der Partner im EU-Projekt „Energy Bridges“, mit Frente de Defensa de la Amazonia in der Ölregion und dem Kichwa-Dorf Sarayaku. Juni 2014: Studienreise nach Peru zur Goldmine Yanacocha und den Indigenen im Amazonasgebiet, gemeinsam mit dem Internationalen Klima-Bündnis und Partnern im EU-Projekt From Overconsumption to Solidarity. März 2017: Dritte Studienreise nach Ecuador ins Indigenendorf Sarayaku im EU-Projekt The Future we want Erste Studienreise nach TOGO zur Partnerorganisation CIDAP

CAMILLE GIRA - DIE TREIBENDE KRAFT Besuch unserer Partnerorganisation CHINTAN in der Deponie Muertendall. Von l. nach r. : Bharati Chaturvedi, Direktorin von CHINTAN, Umweltministerin Carole Dieschburg, "Santu" von SAIFA SENA

r fte

ndeln dan europ isc er ooperationen

Die ASTM hat seit jeher die Vision einer kooperativen und solidarischen Welt, und praktiziert dies auch in ihrer Bildungsarbeit nach dem Motto Eine andere Welt ist möglich. Die Zusammenarbeit mit dem Internationalen Klima-Bündnis fand zunächst vor allem bei deren Jahrestagungen statt, so 2005 und 2014 auch in Luxemburg. Immer wichtiger wurde dann im Laufe der Zeit die kontinuierliche Zusammenarbeit mit dem internationalen und dem österreichischen Klima-Bündnis in EUkofinanzierten Bildungsprojekten. Wir lernten und lernen auch heute dabei, was unter Bildung zu globaler Nachhaltigkeit in NGOs und Stiftungen in Tschechien oder Ungarn, Rumänien oder Italien, Griechenland oder Dänemark verstanden wird. Wir bekamen und gaben viele Anregungen. Mit solchen Projekten hat man mehr Geld zur Verfügung, um zum Beispiel Partner zu Europatourneen einzuladen oder gemeinsame Ausstellungen zu realisieren – und praktiziert zugleich ein Stück gelebtes Europa. Innerhalb der ASTM gewann das Thema ’Klima’ somit auch an Gewicht und Stellen“, erläutert Dietmar Mirkes. Ebenso wichtig wurden die politischen Kooperationen in NGO-Netzwerken wie etwa das Climate Action Network (CAN) Europe oder auf nationaler Ebene in Votum Klima, dem Zusammenschluss luxemburgischer Umwelt- und Entwicklungsorganisationen sowie in der Bildungsarbeit der Austausch im GEDEV, eine Austauschgruppe in Sachen Globales und Nachhaltiges Lernen unter dem Dach des Cercle de Coopération des ONGDs.

Was Umweltschutz mit Menschenrechten zu tun hat „Durch die Erfahrungen, die wir mit unseren Partnern in der Dritten Welt teilen – sei es durch die Zerstörung des Regenwaldes in Amazonien wegen der intensiven Ölförderung, sei es durch das Vordringen genmodifizierter Monokulturen in Burkina Faso oder auf den Philippinen oder oder ...  – sehen wir immer klarer, wie die Gier nach Geld und Profit immer mehr Lebensräume in unserer Mitwelt zerstört und damit Menschen ihre Lebensgrundlagen entzieht. Die Verletzung von Umweltrechten geht in fast allen Fällen einher mit der Verletzung von Menschenrechten“, so Mirkes. weiter.

Als Bürgermeister von Beckerich war Camille Gira 1995 einer der Mitbegründer und gehörte zu der treibenden Kraft des Klima-Bündnis Lëtzebuerg. Sein Wort hatte Gewicht. Von 2004 bis 2014 saß er im Vorstand des Internationalen Klima-Bündnis. Er verließ ihn, nachdem er nach den Wahlen von 2013 in Luxemburg Staatssekretär im Umweltministerium wurde. Camille war eigentlich immer gut drauf, ein positiver Pol in einer Gruppe. So auch während der Studienreise 2009 in Ecuador im Bus auf kurvenreicher Strecke am Andenabhang. “Es wurde Abend und dunkel – aber der Bus hatte kein Licht. Dicke Öl- und Holztransporter überholten uns. Wir wurden unruhig, hielten Taschenlampen aus den Seitenfenstern, die Stimmung im Bus drohte zu kippen. Camille, eine Kerze in der Hand, stimmte auf einmal „Highway to Hell“ von AC/DC an, und wir hatten Spaß statt Angst...“, erinnert sich Dietmar Mirkes.

Am 16. Mai 2018, mitten in seiner Rede vor der Chamber um neuen aturschut geset , traf ihn der chlag, drei Stunden später war Camille Gira tot. Für die ASTM war Camille ein Politiker, der globale Zusammenhänge sah und sich aktiv für Belange des Südens einsetzte. Sie wird sich in seinem Sinne weiterhin für eine solidarischere Welt einsetzen.

STUDIEN -  ARGUMENTATIVE GRUNDLAGEN FÜR POLITISCHE ARBEIT 

IMPRESSUM Herausgeber

ie internationalen et er e ilden usammen mit unseren Proje t und dpartnern auc eine ic tige uelle f r tudien Eine saubere Entwicklung. Wie Luxemburg seine Treibhausgas-Emissionen weltweit reduziert, Mai 2009, in Zusammenarbeit mit CDMWatch, digital auch auf Englisch Luxembourg’s Fair Share in a Climate Constrained World (über Luxemburgs fairen Beitrag zur globalen Klimapolitik), April 2011, in Zusammenarbeit mit EcoEquity, dem Stockholm Environment Institute und Caritas Der luxemburgische Pensionsfonds und die Menschenrechte, in Zusammenarbeit mit Votum Klima, Mai 2017, digital auch auf Französisch Der Kampf um Land und Wasser in Amazonien/Belo Monte, Odebrecht und die LuxemburgConnection, Oktober 2018, digital auch auf Englisch und Spanisch

Action Solidarité Tiers Monde asbl - ASTM, RCS F6030 55 avenue de la Liberté L-1931 Luxemburg astm.lu Redaktion Sena Afeto, Rocio Albertos, Gabriela Caceres, Richard Graf, Tres Gorza, Nicole Ikuku, Jacques Mergen, Dietmar Mirkes, Katrin Mockel Konzept & Layout Katrin Mockel Bilder: Action Soldiarité Tiers Monde Piktogramme : freepik.com Danke an Jang, Julie, Michèle und Monique für das Korrekturlesen, an unsere Partnerorganisationen und an alle, die direkt oder indirekt mitgewirkt haben Oktober 2019


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PROJETS DE SOLIDARITÉ

VERS UNE NOUVELLE ÉTAPE Aujourd’hui, après 50 ans d’actions avec nos partenaires, nous avons analysé et évalué ensemble le travail réalisé, et décidé de consolider notre travail sur la thématique des roit l a it une é�a e la oi a a �ation un onte te e ou le ri e é olo i ue et o iale et e ré i ion a in avoir un im a t en ore lu or� é ouvre ette nouvelle é�a e an un ormat e ue tion et ré on e

Est-ce que l’évolution de notre modèle de société et la globalisation n’y sont pas aussi pour quelque chose ?
 C’est exact. Aujourd’hui comme plusieurs études scientifiques l’évoquent, la dégradation sociale et écologique est marquée par une série de problématiques transversales dont notamment l’épuisement des ressources naturelles, la pollution des habitats et une paupérisation accrue. Ces problématiques prennent la forme de crises reliées entre elles : crise sociale et environemmentale. On ne peut penser à l’une sans renvoyer à l’autre. Le caractère double de cette crise remet en question notre mode de vie et interpelle également notre modèle de société, une société basée sur la croissance et une grande consommation énergétique. Un modèle qui ne répond pas plus à l’alarmante crise écologique. C’est en tous cas, le constat des scientifiques et experts.


Dans quelle mesure, ce constat impacte-t-il le travail de l’ASTM avec ses organisations partenaires ?

 Parmi les impacts les plus frappants de cette double crise, nous trouvons tout d’abord des violents dérèglements climatiques qui se multiplient partout dans le monde. Ils frappent en premier lieu les populations les plus vulnérables au Sud. Elles sont les premières victimes de l’avancée des déserts, de la baisse de la qualité nutritionnelle des aliments, de la productivité agricole et, de la perte de la biodiversité. Ce sont elles qui subiront de plein fouet le réchauffement des océans, les pénuries d’eau, les mouvements migratoires... Nous constatons également que d’importants pans de la population sont marginalisés et coupés de l’accès aux services sociaux de base. Les libertés civiles et l’espace pour l’action publique sont à leur tour de plus en plus rétrécis ; ce qui affaiblit sérieusement les systèmes politiques actuels. Plus que jamais, autant les problèmes et les solutions à caractère structurel prennent une forme globale. L'ASTM, consciente de cette réalité, a décidé de continuer d’agir dans les zones plus affectées par cette double crise. Pour nous, cette situation n’est autre que la conséquence du déni ou du non-respect d’un certain nombre de droits humains. Actuellement, nous assistons à une négation systématique de ce que le monde s’était accordé à définir comme les éléments indispensables à la vie de toute personne humaine dans la société, c'est-à-dire les droits humains. Nous observons également un décalage croissant entre le cadre normatif des droits humains et les comportements socio-politiques. Certains discours décrédibilisent les instruments internationaux des droits de la personne et affaiblissent ainsi un pilier fondamental de la société d’après-guerre.

AP par

Nous constatons qu’aussi bien les sociétés multinationales que les gouvernements des pays du Nord et du Sud passent outre les droits humains et les conventions internationales. En Haut de l'affiche, voir ce qui se passe actuellement au Brésil et aux Philippines !! De plus, la concentration accrue de la richesse dans les mains d’une minorité entraîne une aggravation des inégalités et une augmentation de la tension sociale. Dans plusieurs pays, noyés dans la corruption, les États ne sont plus à même de répondre à ces problématiques et cherchent à repousser la contestation sociale. La criminalisation de la protestation sociale est devenue une constance dans presque tous nos pays d’intervention. Le cas emblématique qui relaye la corruption et la répression est le meutre brutal de la militante écologique indigène Berta Caceres au Honduras en mars 2016.

Comment l’ASTM compte contribuer à la réponse à ces problèmes ? Face à cet état de choses, l’ASTM est persuadée qu’il faut agir sur les causes de ces problématiques et non (seulement) sur les conséquences. D’après notre analyse, une cause fondamentale est le rapport inégal de forces entre l’Etat et les citoyens. Il est indispensable de rééquilibrer ce rapport en faveur de l’acteur le moins fort, à savoir la société civile. Nous optons donc pour une approche basée sur les droits et dans laquelle il revient à l'’Etat la responsabilité finale pour la création d’un cadre qui garantit le respect, la protection et le faire-valoir des droits fondamentaux de tous les citoyens. Et il revient aux personnes et communautés le devoir d’être pleinement informées sur leurs droits, d’exiger leur respect et de participer aux décisions qui les concernent. Dans son nouveau programme de solidarité, l’ASTM veut contribuer à équilibrer le rapport de forces entre les acteurs du système social pour faire en sorte qu’ils puissent remplir adéquatement leur rôle en matière des droits humains. Il s’agit de rétablir la valeur et le rôle social des droits humains, pas seulement en tant que cadre protecteur, mais aussi en tant qu’outil d’autonomisation qui, selon nous, est le meilleur garant de durabilité. Très concrètement, avec nos partenaires, nous visons le renforcement de capacités des organisations et mouvements sociaux pour pouvoir exiger le respect, la protection et le faire valoir des droits des personnes et des collectifs auprès des institutions étatiques, et donc pour pouvoir convaincre ou obliger l’Etat à assumer sa responsabilité par rapport aux citoyens. C’est auprès de groupes marginalisés et exclus, dont les droits sont systématiquement bafoués, que ASTM va continuer d’agir. Comme par le passé, nous considérons les individus et les collectifs comme des acteurs majeurs plutôt que comme des bénéficiaires. Pour cette raison, nos actions favorisent depuis toujours l'autonomisation et la responsabilisation des individus.

Notre nouveau partenaire Accion Ecologica s'engage pour la protection de la forêt amazonienne en Equateur et la défense de la souveraineté alimenatire

L’ASTM a toujours placé le respect des droits humains au cœur de ses actions. En quoi le nouveau programme innove-t-il ? Le nouveau programme ne change pas fondamentalement notre approche. Il s'inscrit bel et bien dans la continuité du précédent, à savoir contribuer à ce que les citoyens, les organisations de la société civile et les décideurs politiques dans les régions des partenaires de l’ASTM, s’engagent davantage pour des changements structurels en vue d’un monde plus juste, plus solidaire et plus durable. Avec le nouveau programme, nous souhaitons optimiser notre impact. Et cela demande plus de précisions. Compte tenu des nouveaux critères imposés par le Ministère des affaires étrangères et européennes et suite à nos analyses ainsi qu’eu égard à toute l’expérience de nos partenaires et la nôtre, nous avons décidé de cibler à partir de 2020 trois groupes finau les paysannes et paysans, les peuples autochtones et les femmes. Cela concernera plus précisément trois secteurs des droits de la personne  le droit à la terre, les droits des femmes et le droit à défendre des droits. Ce sont donc trois problématiques correspondant à trois droits humains et trois cibles spécifiques qui se situent dorénavant au cœur de notre nouvelle stratégie et de la cohérence géographique.

ments de libération, etc. ont été la boussole qui, depuis toujours, a orienté le positionnement politique et de l'ASTM. C’est ainsi qu’à partir du début des années 1980, l'ASTM a soutenu des partenaires en Amérique Latine (Chili, Brésil, Équateur, Guatemala, Honduras, El Salvador, Pérou), en Asie/Moyen Orient (Inde, Philippine, Palestine) et, ensuite, en Afrique de l’Ouest dès le milieu des années 1990 énégal, Côte d’ voire, énin, Togo ensuite ur ina Faso), période de l’émergence des premiers mouvements de lutte pour la démocratie. La présence dans ces différentes zones depuis toutes ces années a renforcé nos expériences, expertises et, surtout, notre connaissance de ces régions et pays. Notre capacité pour un meilleur ciblage des problématiques et des actions a donc progressé sensiblement au fil des années. Nous sommes conscients, qu’aujourd’hui plus que jamais, les problèmes et les solutions à caractère structurel prennent une forme globale. C'est pour cette raison que l’ASTM a décidé de continuer d’agir dans les trois régions les plus affectées par la double crise.

Cela veut dire que l’ASTM continuera de travailler dans les trois régions actuelles Afri ue, Amérique latine, Asie/Moyen-Orient ? Oui. Nous sommes présents dans ces régions du Sud depuis de très longues années, et nous restons convaincus que les problémes socio-politiques qui minent les populations du Sud sont une conséquence de la globalisation avec toutes ses dérives environnementales et sociales. Il s’avère que les origines, acteurs et victimes des crises socio-économico-politiques sont les mêmes ou sont liés, voire ont les mêmes caractéristiques. es données socio-politiques qui ont affecté  les pays dits du Tiers Monde telles que l’existence des dictatures, la survenance des guerres accompagnant des mouve-

A

oni�ue angevin

Mai 1990, je mets les pieds sur le continent sud américain pour la première fois. Coordinatrice des projets de solidarité à l’ASTM depuis deux ans, me voici en mission pour visiter les projets que nous appuyons en Equateur. Bernard, mon mari, m’a accompagnée pendant ce séjour qui a concilié travail et vacances. Ce pays m’a fascinée dès ce premier séjour. Des paysages somptueux, que ce soient la Sierra avec ses volcans, la forêt amazonienne ou la Costa. Mais derrière cette description de publicité touristique, il y avait et il y a toujours, une réalité souvent dramatique que j’ai pu cotoyer en me rendant par la suite dans plusieurs endroits de l’Amazonie défigurés et empoisonnés par l’extraction du pétrole. N’empêche, je ne me lasse pas de ces paysages. Et puis au delà des paysages, il y a les équatoriennes et les équatoriens.  ors de toutes les missions que j’ai eu la chance de faire, j’ai rencontré et travaillé avec beaucoup d’entre eux : indigènes de différentes

Finalement ils nous y ont conduits et nous avons alors compris leur malaise. Il n’y avait ni maracuyas, ni citronniers, seulement un champ couvert de hautes herbes. En fait quand ils avaient élaboré leur projet, ils n’avaient pas réalisé que le terrain étant éloigné du village,  ils ne pourraient pas faire de plantation sans la présence d’un gardien en permanence… les plants de maracuyas avaient été mangés par des vaches!! Le volet plantation a ainsi été arrêté, quant au volet formation nous n’avons pas vraiment su ce qui s’était réalisé. Nous avions notre responsabilité dans cet insuccès... le projet avait été accepté sans que nous ayons travaillé la faisabilité avec les membres de l’organisation.

nations, colons de l’Amazonie ou de la Costa, paysans, iintellectuels. our revenir cette première mission... nous avons sillonné l’Equateur en tout sens afin de visiter les six organisations de base avec lesquelles nous avions des projets. Toutes font partie, et encore à l’heure actuelle, d’une coordination, la FENOC devenue par la suite la FENOCIN (Confédération nationale des organisations paysannes, indigènes et noires) que nous avons avons continué à appuyer jusqu’en 2010. Chacune des visites a apporté son lot de surprises. Mais j’en retiens surtout une qui illustre bien les différences d’approche entre 1990 et maintenant, quand il est question d’appuyer la réalisation d’ un projet. Le siège de organisation de base en question, la UOCAFO, se trouvait à Arenillas dans le sud du pays à la frontière avec le Pérou. Pour aller jusque là bas, le voyage en bus avait duré des heures et des heures. Et en 1990, les bus étaient loin d’être confortables, sans parler de l’état des routes. Nous avions fini par arriver tard le soir pour ne trouver qu’un seul hôtel et qui ne disposait que de chambres sans fen tre   e projet prévoyait des plantations de 2 ha de maracuyas et de citronniers, ce afin d’inciter la population à cultiver et à consommer des fruits, ainsi qu’un petit volet de formation.

De g. à dr. Monique Langevin, actuellement co-présidente de Aujourd’hui quand un partenaire nous présente un nouveau l'ASTM, Daniel Pascual, directeur de notre partenaire CUC et Dilcia projet, nous étudions sa faisablité, les objectifs à atteindre Figueroa, bénévole ASTM, lors d'une visite terrain au Guatemala en et les activités à mettre en place pour les atteindre. 2008.

Dès les premiers contacts, nous avons senti une réticence quand nous leur demandions de nous emmener sur les lieu du projet. e lendemain matin, nous voici partis la recherche des responsables de l’organisation que nous avons eu beaucoup de mal à trouver. Il faut se souvenir qu'à l'époque il n'y avait pas de portables et les rendez-vous se prenaient à l’avance par téléphone.

Cela dit, même ainsi préparé on n’est pas à l’abri de problèmes, ni d’imprévus. Après cette première mission, je suis retournée quatorze fois en Equateur. Et à chaque fois, ce fut passionnant et stimulant.


Pour un monde plus solidaire, plus juste et plus durable

Droit au territoire Le droit à la terre (et à ses ressources) est de plus en plus menacé par les impératifs de la controversée course à la croissance économique et le problème se retrouve surtout et d’abord dans les zones d’intervention de l’ASTM. Les victimes peuples autochtones et les communautés rurales – sont le plus souvent spoliées et expulsées violemment ou par le chantage, la séduction pécuniaire avec des sommes d’argent pourtant dérisoires eu égard à la valeur de la terre. Or ce sont des terres qu’elles détiennent depuis de nombreuses générations. Les régimes fonciers coutumiers qui protégeaient autrefois les terres détenues collectivement s’affaiblissent, les régimes modernes des titres fonciers sont détournés par le chantage économique ou autres formes de violence. Les peuples autochtones et les communautés rurales s’activent à présent pour protéger leurs droits fonciers avant que des entreprises ne viennent frapper à leur porte. Bien qu’elles possèdent collectivement plus de la moitié des terres au monde, ces communautés n’en sont légalement propriétaires que de 10 %, et une proportion encore plus faible de ces terres est enregistrée au cadastre et fait l’objet de titres de propriété. Pour les victimes de l’accaparement des terres, la première conséquence est évidemment la perte de l’accès à la terre ou à la forêt, voire la destruction de leurs logements ou de leurs habitats. Pour des gens qui survivent uniquement grâce à leur propre production, cette perte peut immédiatement mener à la pauvreté extrême et à la malnutrition. Cela est déjà en soi une atteinte aux droits de l’homme. La paupérisation croissante et la raréfaction des terres fertiles sont une réalité que vivent les populations concernées.

Droit à défendre des droits Les attaques contre les défenseur(e)s des droits humains se multiplient en tout point du globe. Les attaques, de plus en plus fréquentes et inquiétantes, prennent des formes différentes la criminalisation, la diffamation, les campagnes de dénigrement, les arrestations, l’emprisonnement, les gels d’avoirs, les menaces de mort et le harcèlement, les attaques physiques, les meurtres et les disparitions. Selon Global Witness, 77% des personnes assassinées en 2018 étaient des paysan·ne·s et peuples autochtones qui luttaient pour leur droit à la terre. L’organisation rappelle aussi que 60% des personnes assassinées en 2017 étaient latino-américaines et que les Philippines ont été le pays qui a connu le plus grand nombre de meurtres jamais enregistrés dans l'histoire d'un pays asiatique  seulement en 2017.

Droit des femmes Malgré les immenses efforts et les moyens engagés depuis des années, les discriminations et les inégalités à l’égard des femmes persistent et les obstacles à surmonter sont titanesques. D’après les chiffres d’ONU Femmes, les inégalités entre les sexes se manifestent dans tous les aspects. Concernant la pauvreté extrême, le ratio mondial est de 122 femmes âgées de 25 à 34 ans pour 100 hommes du même groupe d’âge. Quand les ménages n’ont pas accès à suffisamment de nourriture, les femmes sont souvent les premières à en tre privées les femmes représentent des pauvres de ce monde. En plein bouleversement écologique, sociale, économique et politique au niveau mondial, non seulement la promesse de l’égalité des sexes n’est toujours pas tenue, mais surtout les droits des femmes se heurtent à la résistance renouvelée de différentes formes de fondamentalisme et conservatisme. L’espace civique se rétrécit et les défenseur·e·s des droits des femmes sont également menacé·e·s et persécuté·e·s par des acteurs étatiques et non étatiques. Dans son dernier rapport dédié à la situation des défenseuses des droits de la personne, le Rapporteur Michel Forst met l’accent en particulier sur les risques et les obstacles supplémentaires auxquels se heurtent les défenseuses des droits de la personne du fait de leur sexe. Il met aussi en relief l’importante contribution de ces femmes à la promotion et à la protection des droits de la personne. Les attaques aux femmes œuvrant pour la défense des droits sont nombreux autant en Afrique, Amérique Latine que dans la zone Asie/Moyen Orient.

Mon travail est une bénédiction pour moi parce �ue j ai la possibilité de connaître la réalité des paysannes - j'apprend d'elles et je valorise leurs forces.

Mon nom est Madame DOUTI Minkinam, je viens de Sidjitre dans le canton de Bogou au ogo. ela fait deu ans �ue je suis les cours d’alphabétisation. Avant �ue je m inscrive au cours d’alphabétisation, je ne savais ni lire ni écrire. Aujourd'hui je dis dis merci à A et son partenaire. Désormais, je peux lire et écrire mon nom en langue ben et en français, je peux faire le calcul, la dictée... Je peux aussi m’exprimer en français.

LE RÔLE DES BÉNÉVOLES EST FONDAMENTAL isbeth, ans, est née ucay dans la province d'Urubamba, un lieu connu comme “Capitale de la Vallée Sacrée des Incas”. Diplomée en pédagogie, elle a eu du mal trouver un premier emploi dans son domaine. Elle décide alors de travailler coûte que coûte. Elle devient caissière dans une institution publique pour un salaire de 50 euros par mois. Aujourd'hui, Lisbeth travaille pour MIDE, une institution de microfinance pour les femmes indigènes dans la région de Cusco au Pérou. MIDE est un partenaire de l'ASTM depuis 2011. Sa mission consiste   favoriser  l'emploi  et l'entrepreneriat féminin tout en luttant contre les inégalités entre  hommes et femmes.

La question de la pauvreté de la femme rurale demeure une réalité préoccupante dans la région des savanes au Togo. Bon nombre d’entre elles s’adonnent aux activités génératrices de revenus. Elles ont cependant du mal à commercialiser leurs produits faute de disposer d’une stratégie de communication efficace autour de leurs activités. Cette situation traduit la plupart des difficultés que rencontrent les femmes revendeuses ou commerçantes du pays, et notamment les petites transformatrices de produits locaux de la région des savanes. Notre partenariat avec GEME-SA inscrit ce problème au cœur de son intervention.

Surekha Suresh Patil ist 38 Jahre alt und hat 3 Jahre die Schule besucht. Sie besitzt 1 Morgen Land, welches sie mit ihrem Mann anbaut. Leider produzieren sie nicht genug, um davon leben zu können. In der Selbsthilfegruppe wurde Surekha motiviert und unterstützt, Biolandbau zu betreiben. Sie hat Kohl, Linsen, Koriander und Blumen angebaut. Sie verkaufte ihrer Produkte auf dem Markt für einen guten Preis und machte in einem Jahr 12.000 s Pro it, 0 me r als im a r davor. Trot ihrer wichtigen Rolle bleiben rauen in ndien im ffentlichen eben immer noch unterrepr sentiert. ies trifft auch auf die rauen und insbesondere die "Tribals", die Ureinwohnerinnen ndiens- u, in den orfgemeinschaften, in denen A A AGARA arbeitet. eshalb versucht unser roje tpartner mit politischer ildung und rauen-Empowermentstrategien, das elbstwertgef hl und die gesellschaftliche tellung der rauen u verbessern.   A A AGARA  will diese rauen m ndig machen und mit ihnen gemeinsam f r ihre Rechte einstehen. Und es fun tioniert. as Erfolgsmodell elbsthilfegruppen und eer- sungen.

LES FEMMES :

ACTRICES DU CHANGEMENT

Pieca, pourquoi as-tu décidé de devenir bénévole à l’ASTM ?

L’ASTM n’a pas attendu 2019 pour mettre un poids particulier sur les femmes dans son activité d’aide au évelo emen� lle a tou our mi l a ent ur un partenariat fondé sur la réciprocité où le artenaire e t re on a le e l i enti i ation et e l e é ution e ro et t e ui tou our l or ani ation a mi un o u ur le emme Depuis la création de l’ASTM, il y a cinquante ans, du chemin a été parcouru. par et pour les femmes. Aujourd'hui ce sont les sphères de la haute politique qui se sont emparés du sujet. Lors du sommet W20 des femmes à Berlin en 2017, Angela, Ivanka, Christine, Maxima et Cie se soucient de l’inégalité des salaires entre hommes et femmes, la Fondation Nike - tristement célèbre pour avoir fait travailler des enfants dans ses usines dans de pénibles conditions de travail - met en avant l’adolescente du ud comme solution au problème  de développement. Quand au discours des Fondation Gates, de l’USAID (Agence pour le développement international des Etats Unis), du DFID (Département pour le développement international GB), du FNUAP (Fonds des Nations Unis pour la population), ils se sont carrément appropriés les concepts d’  empowerment  et de capacité d’agir des femmes. Ont-ils vraiment la santé, l’avènement et l’autodétermination des femmes en tête. Ne s’agit-il pas plutôt de pérenniser un système de développement économique néolibéral  Ne soyons pas dupes, aujourd’hui le concept du genre est utilisé partout dans les discours officiels pour vendre une politique visant à accroître les profits des uns aux détriments des autres - dont les femmes - parce qu’elle ne mène pas à des avancées dans l’égalité, mais à des accumulations supplémentaires de capital et de profits. Madame Paulette Lenert a récemment identifié la priorité du gouvernement luxembourgeois en matière d’aide au développement pour l’année 2019. Seront au focus les femmes dans le secteur de l’aide humanitaire et leur protection dans des tâches difficiles et dangereuses qu’elles doivent accomplir. L'ASTM n'a pas attendu 2019 pour faire des femmes une priorité dans ces programmes.

1974 : Premier projet d'autonomisation des femmes Dès les débuts de l’activité de l’AFC à l’époque, en 1973-74, au Benin, le premier projet à Cotonou consistait entre autres dans le renforcement et l’autonomisation des femmes, afin de leur fournir les moyens de gérer leur propre vie. Il s’agissait du financement d’un atelier de couture, certes un projet qui nous semble aujourd’hui assez traditionnel en ce qui concerne les stéréotypes de rôle, néanmoins il a porté ses fruits.

ie a ev en a e e ui l lle e t mem re u rou e ro et en méri uel atine lle a un r le a ti e suivi dans les activités du Mouvement des ommunauté o ulaire or ani ation partenaire de l 'ASTM au Brésil depuis r une ormation en e tion e le e ro et et a re lo i ue or ani ée ar le er le e elle art en our a remi re mi ion e uivi au ré il e t le é ut une lon ue olla oration

J'ai été invitée par des amis engagés en tant que bénévoles à l’époque. J’ai choisi l’ASTM plutôt qu’une autre ONG parce qu'à l’ASTM le rôle des bénévoles est fondamental dans tout le processus de la gestion du projet de solidarité. Le bénévole participe activement depuis l’analyse d’un projet présenté par un partenaire, jusqu’à l’exécution, le suivi et encore l’évaluation permanente. Le bénévole à l’ASTM voit respecté son droit de vote et peut ainsi exercer son pouvoir de décision au sein du groupe. Franchement, je connais peu d’organisations qui travaillent de cette façon.

1998 : Promouvoir le rôle des femmes Autre projet initié en 1998, qui met les femmes au centre est celui de l’ONG Jana Jagaran en Inde, qui est encore aujourd’hui un des partenaires de l’ASTM. L’objectif du projet était d’enrayer l’exode rural en construisant des communautés villageoises solides, qui prennent en main leur propre développement. Un des aspects centraux du travail de Jana Jagaran est la promotion du rôle des femmes. L’approche préconisée par Jana Jagaranpour promouvoir l’égalité des sexes est de faciliter p.ex. la mise en place de groupements de femmes dans les villages women’s self help groups et de contribuer à l’indépendance économique des femmes par un système de microcrédits géré par elles-mêmes. Ce réseau de groupes de femmes s’échange également sur les droits à la santé, à l’éducation. Le projet a évolué entretemps et s’est enrichi e.a. d’un système de formation pour jeunes femmes pour les rendre aptes à défendre leurs droits.

Aujourd’hui : 10 projets avec au centre le renforcement des femmes Dans les autres projets, l’ASTM insiste auprès de ses partenaires pour intégrer l’égalité des chances dans leurs activités, notamment par une participation active des femmes dans la gestion du projet, si possible de façon paritaire. Les nouveaux défis que doivent affronter les femmes dans les pays du Sud actuellement sont multiples. Une des principales préoccupations est celle de la destruction de l’environnement et par là celle du changement climatique. En sont coresponsables les grandes compagnies minières qui, sous l’œil bienveillant et avec l’accord des autorités déboisent la forêt vierge et/ou s’approprient les territoires des peuples indigènes.

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Tu travailles plus spécifiquement sur le Brésil ? As-tu une affinité pour ce pays? Oui, le Brésil est ma terre natale, j’y ai vécu jusqu’à l’âge de 28 ans. En le quittant en 1987, au moment justement où il vivait la transition entre la dictature militaire et la tant rêvée démocratie, un sentiment de responsabilité s’est installé en moi. Cette responsabilité est à l’origine de mon engagement. Non seulement le fait de parler la langue, mais aussi la connaissance de la réalité actuelle et du passé historique du pays, facilitent le travail sur le terrain. Après plus de 15 années de bénévolat, ma motivation reste intacte contribuer au développement de mon pays natal, le Brésil.


Pour un monde plus solidaire, plus juste et plus durable

suite de la page 13 - Les femmes : actrices du changement Elles ne rechignent pas devant la violence et l’assassinat, comme l’a tristement démontré le meurtre de Berta Caceres au Honduras. Activiste pour les droits des peuples indigènes et membre de COPINH, elle luttait contre l’e tractivisme et également contre la violence faite aux femmes et contre le patriarcat. Une vague de solidarité laquelle s’est jointe l’A TM, a suivi ce lâche assassinat. Au Honduras, les violences faites aux femmes sont très nombreuses. Il y a en moyenne 58 plaintes par jour, les femmes victimes n’ont souvent pas d’accès la justice et l’Etat hondurien ne se soucie guère de leur sort. ’A TM soutient l’ G C M Centre des droits des femmes) qui milite activement contre la violence de groupes d’e termination agissant de manière ciblée et ayant dans le collimateur surtout de jeunes étudiantEs de l’Université du onduras. ace cela, le C M veut renforcer l’e ercice des droits, de la citoyenneté et de l’égalité politique, culturelle, sociale, juridique et personnelle des femmes. e comité uvre la prévention de la violence, encourager la participation citoyenne et défendre les droits des femmes au travail et leurs droits sexuels et reproductifs. la lutte des femmes dans les conflits écoterritorials illustre les vrais défis de la lutte contre le changement climatique qui vont bien au-del de la responsabilité individuelle d’unE chacunE. es activistes femmes occupent souvent le devant de la scène, s’affrontent au multinationales, qui détruisent la « terre mère » et aggravent ainsi la crise climatique. Elles mettent un cause un système économique lui-même qui, pour un dollar de plus, bafoue les droits humains en toute impunité et souvent avec la complicité des autorités. Les femmes, qui plus est, doivent souvent lutter également contre la résistance machiste de leurs partenaires qui s’opposent leur activisme et elles doivent affronter la violence sexuelle, utilisée comme une véritable arme pour les mettre genou . Cette problématique fut évoquée lors d’une conférence au u embourg avec la participation de deux activistes péruviennes, María Luzmila Bermeo, dirigeante du peuple ama onien Awaj n érou et Rocío Silva Sanisteban, activiste et féministe péruvienne et professeure d’université. Elle fut organisée par l’A TM et le C raen an Gender.

Rocio Silva Santisteban lors de sa visite à l'ASTM/CITIM en novembre 2018

Dans son livre sur les femmes et les conflits écoterritorials, Rocío écrit : "Les opposantEs aux exploitations minières deviennent les boucs émissaires de la crise des conflits sociaux et ils/elles ne sont pas seulement stigmatiséEs, mais aussi criminaliséEs, poursuiviEs, dénonçéEs, faitEs prinsonnierEs, battuEs, torturéEs ; lorsqu’il s’agit de femmes, elles subissent de la violence sexuelle, sont harcelées moralement et finalement assassinées." Aujourd’hui, partout dans le monde la criminalisation des défenseurEs des droits et la violence à leur encontre augmente. Dès lors, la solidarité est plus que jamais de mise pour lutter pour un monde plus juste, plus égalitaire où la défense des droits humains englobe tout naturellement la défense des droits des femmes.

Suite de la page 4 - Une étape cruciale dans ma vie théâtre d’un putsch en juin, deu mois avant notre e pédition l’interrogatoire n’a pas eu lieu, avant que la sieste ne se termine nos amis béninois sont intervenus pour nous libérer’. ans ma vie je considère que ce voyage de 19 , n’a été qu’une première étape d’un parcours qui en a connu d’autres. ar e emple l’année 2 9 qui est celle d’un autre rdv avec l’A TM  1 Grad est une initiative d’empowerment avec Caritas et Greenpeace pour préparer 2 citoyens électeurs au législatives de 2 9 sur fond de changement climatique. es G m’avaient confié la mission pour constituer le groupe de 2 personnes, que d’autres ont accompagné sur un an. ’ai eu l’honneur d’animer le voyage d’une di aine de personnes de ce groupe parti au angladesh la rencontre des sinistrés des cyclones au Sud et de la sécheresse au ord de ce pays de 1 millions habitants. Et puis, je vis une nouvelle étape de ce parcours depuis mon élection en octobre 2 1 comme député déi Gréng. En effet nombreuses sont les ressemblances  9 député-e-s d’âges et d’hori ons bien divers, de tempéraments affirmés, formant de plus en plus un groupe enthousiaste et complice et dont le moteur est le combat pour une même cause. Et cette cause n’a pas changé depuis 19

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ASTM-JEUNES

UNE JEUNESSE QUI S'ENGAGE En 2001, l'ASTM lance une initiative jeunes pour leur permettre de combattre à leur façon, l indifférence, la pauvreté, tout en continuant de croire �u un monde juste et solidaire est possible. t sans ou lier �u au �uatre coins du monde des jeunes sont eu aussi en train de vivre ou plut t survivre le mal développement, et croupir sous le poids des dettes de leurs pa s sans �u ils aient emprunté �uoi �ue ce soit.

AU SALVADOR : LA SOLIDARITÉ PAYE ! Au Salvador, l’ASTM soutient COLECTIVA FEMINISTA. Ce collectif a obtenu raison dans le cas d vel n ernande , une jeune femme de 1 ans �ui avait perdu son bébé en accouchant dans des toilettes en 01 . lle a été ac�uittée le lundi 19 ao t apr s avoir passé 33 mois en prison pour avortement et omicide alors �u elle a toujours clamé son innocence, a irmant �ue l enfant était mort né. ne a irmation prouvée par l autopsie du é é. a jeune femme aurait été violée par un membre de gang et avait été condamnée en juillet 2017 à 30 ans de prison, mais la décision avait été annulée en février par la our supr me �ui l accusait alors d omicide aggravé par négligence, et non plus par préméditation. Le 19 août, défendue par les avocats de notre organisation partenaire Colectiva Feminista, la jeune femme a été acquittée.En soutenant COLECTIVA EM TA, Action olidarité Tiers Monde souhaite accompagner les femmes jeunes et adolescentes prendre conscience et renforcer leur droit défendre et disposer librement, et sous aucune contrainte extérieure, de leur corps. Pour cela, notre partenaire sensibilise les jeunes femmes au sujet des grossesses précoces et les accompagne élaborer une stratégie de prévention ce sujet. es groupes d’animateurs aident les jeunes femmes renforcer leur capacité de participation, de mise en réseau et d’engagement afin que leur santé soit améliorée et qu’elles puissent agir sur la grossesse précoce et la violence sexuelle.

A TM- eunes a vite compris que l’engagement citoyen ou l’engagement social des jeunes ne s’arr te pas seulement aller voter ou s’attendre voter un jour. ls persistent de croire que, si un jeune peut être utile aux plus démunis, ce ne peut être vraisemblablement que par ce qu’il représente et ce qu’il est capable d’apporter, savoir sa connaissance et son temps. epuis le début, les jeunes bénévoles se sont donc engagés pour informer et former les jeunes au u embourg devenir des citoyens du monde, des jeunes porteurs d’une meilleure compréhension entre les peuples, et préparés intégrer les nouvelles donnes d’une mondialisation incontournable. aire cet apprentissage travers une véritable e périence d’échanges et de rencontres, voil l'idée de départ qui au fur et mesure ont pris des formes concrètes comme le programme d’émissions Radio sur les ondes de la radio ARA, les soirées d’informations politiques suivant l’actualité, le projet de micro-finance avec l'organisation partenaire e alut au Togo, le projetphare culturel sur la diversité rummers Cercle pour ne citer que quelques activités.

Un des éléments clés de cette valise est ce que nous appelons un voyage avant le voyage qui sert d’interface entre les 3 temps principaux du grand voyage à savoir : l’avant (pourquoi partir, préparer le voyage), le pendant (séjour dans une autre culture) et l'après (retour dans sa propre culture). Cette formation existe toujours. Elle a été adaptée et elle est actuellement proposée par le SNJ et le Cercle de coopération des ONGD. En 2009, la plupart des jeunes avaient bien grandi, certains sont partis de Luxembourg, d’autres sont devenus parents ou ont renforcés les groupes moins jeunes de l’ASTM.

ans un souci d'intéresser plus de jeunes la problématique du Sud, les jeunes bénévoles ont également mis en place une structure unique en son genre au Luxembourg pour préparer les jeunes, groupes ou classe de jeunes projetant de faire un voyage dans les pays du ud La valise prêt-à-partir. Après avoir participé de nombreuses formations en Belgique, en France auprès des grandes organisations spécialisées en la matière et ce pendant plusieurs années, l'A TM a construit une méthodologie spécifique pour la préparation des jeunes dans leur projet de voyage dans un pays du Sud.

Une classe du Lycée classique de Diekirch a participé au prorgamme de préparation d'ASTM-Jeunes dans le cadre de leur projet de voyage d’études, d’échanges et de découvertes au Togo et au Bénin en 2005. Ici, au au Bénin, ils remplacent un démarreur en panne.

DERRIÈRE LES COULISSES DE GORDIAN TROELLER ET DE L'ASTM L’histoire de l A est intimement liée celle du cinéaste d origine lu em ourgeoise ordian roeller 191 003 . et ancien de la guerre d spagne et résistant avait d uitter le u em ourg apr s la econde guerre mondiale parce u une série de proc s politi ues intentés contre le ournal indépendant  , u il avait fondé avec or ert ommand, avaient fini par ruiner ces deu journalistes a ant osé criti uer le comportement du gouvernement d e il des années 19 0 .

Troeller devint correspondant du Stern et réalisait de nombreux reportages sur des pays et des régions pratiquement inconnus l’époque du lectorat de l’hebdomadaire allemand. lus tard, une caméra de 16mm sur l'épaule, il commen ait réaliser des documentaires produits depuis les années 19 par Radio remen, une station de télé régionale affiliée la première cha ne allemande AR . A une époque o les cha nes privées n’e istaient pas encore, la diffusion de ses films par la cha ne publique lui permettait d’atteindre des tau d’audience exceptionnels et ceci sans devoir faire de concessions quant au contenu et une analyse très tiersmondiste. Le monde venait tout juste de tourner la page du colonialisme pour entrer dans l’ère de la mondialisation qui signifiait tout sauf prospérité et paix pour les plus démunis. C'est au cours de l’Année européenne de l’Environnement 19 que l’A TM fit re découvrir aux compatriotes que ce grand journaliste et cinéaste avait ses origines u embourg.

L’ASTM a poussé le CNA et l'Info-Vidéo-Center à acquérir les droits pour le Luxembourg des 50 films réalisés par Troeller en grande partie avec sa compagne Marie Claude effarge, décédée en 19 . es séances publiques furent organisées, en partie en présence du réalisateur. Depuis, jusqu’à sa mort en 2003, Gordian Troeller est revenu régulièrement au pays et a rendu visite à l’ASTM pour discuter des questions politiques internationales qui lui tenaient à cœur. ors de l’année de la culture 2 , l’A TM lan ait le projet Troeller revisited pour permettre trois jeunes cinéastes lu embourgeois de visiter trois pays - résil, Erythrée et Iran - sur lesquels Troeller avait réalisé plusieurs reportages des décennies avant. En 2 1 une petite rétrospective a été organisée pour f ter les 1 ans de Gordian Troeller. Une affiche de son emblématique série télévisée Au nom du progrès continue orner la salle de réunion de l’A TM.


Pour un monde plus solidaire, plus juste et plus durable

KULTUR, HEBEL FÜR RESPEKT UND TOLERANZ

Mit ihrer Kulturagentur bietet die ASTM seit 30 Jahren den Kulturen des Südens eine Bühne, um ihre Werte, ihre Komplexität und ihren Reichtum zu präsentieren, und die Öffentlichkeit in Werke und Aufführungen mit Künstlern aus dem Globalen Süden einzubeziehen. Indem sie Begegnungen mit Künstlern aus Afrika, Lateinamerika und Asien ermöglicht und herstellt,, verschafft die Kulturagentur der ASTM der interessierten einheimischen Bevölkerung Zugang zu anderen Kulturen. Die eingeladenen Künstler erzählen uns ihren Alltag und Ane doten u den r uchen ihres andes sie ochen mit uns ihre lokalen Gerichte, lehren uns, Instrumente zu bauen, bringen uns ihre Tänze bei…

Les élèves ont le moyen de découvrir d'autres cultures et d'apprendre beaucoup sur les pays du Tiers Monde. Ainsi les cours de connaissances du monde, de vie et société est enrichi par ce projet. 1

Enseignante au Lycée Technique du Centre

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1 Meyouzik am Knüdler, 2012 2 Afrika Festival à Esch, 2013 3 Fête finale des ateliers des cultures au Neimënster, 2011 4 Stand d'information et ateliers au Neimënster 5 Exposition de photos de REZA Destins croisés, 2005 6 Pièce de théâtre L'Eldorado de la Méduse, 2003 7 Théâtre interactif avec ARCAN et du Lycée Belval, 2015 8 Ateliers des cultures dans une classe d'accueil du Lycée Technique Bonnevoie, 2017 9 Soirée littéraire au CITIM avec l'auteur congolais Emmanuel Mbolela, 2017 10 Ateliers des cultures au Daycenter de la Ligue HMC


Pour un monde plus solidaire, plus juste et plus durable

é, le t i r a ! lid La so i compte e qu t s e g

Perspektiven schaffen, Solidarität leben! Informieren. Analysieren. Bilden. Mitmischen. Unterstützen. Kämpfen. Action Solidarité Tiers Monde setzt sich seit 50 Jahren für mehr Gerechtigkeit, mehr Solidarität und Nachhaltigkeit ein. Dabei stehen Menschen- und Umweltrechte immer im Mittelpunkt unserer Handlungen. Mit unseren Partnerorganisationen in Afrika, Südamerika, Asien und im Mittleren Orient schaffen wir neue Perspektiven für die Ärmsten dieser Welt und leisten so einen Beitrag für bessere Lebensbedingungen der Bedürftigsten im Globalen Süden. Wir unterstützen sie, ihre Rechte einzufordern und setzen uns in Luxemburg und Europa ein, wenn es um Menschen- und Umweltfragen geht. So tragen wir zum Schutz der Lebensgrundlage der Bedürftigsten bei.

Faire un don, c'est agir

Lancez votre propre action solidaire

Un don ponctuel ou mensuel? Chaque don fait une différence. Nous avons besoin de votre soutien pour les programmes que nous menons avec nos partenaires du Sud en faveur des droits des personnes les plus vulnérables dans ce monde. Vivez la solidarité en action !

Profitez de toute manifestation ou événement sportif ou culturel pour faire un don au profit de l'ASTM. Faites comme Tres, Jamil, Stephanie, Yolande et Brihanna, et lancez votre propre action de collecte de fonds sur les réseaux sociaux, comme par exemple Facebook. C'est facile et sécurisé, car notre statut d'ONG et la reconnaissance d'utilité publique auprès de l'Etat luxembourgeois a été verifié pour pouvoir vous proposer votre propre collecte de fonds.

Spenden statt Geschenke Das Jahr ist voller Anlässe zum Feiern. Erleben Sie auch, dass zur Hochzeit, zum Jubiläum oder Geburtstag, oder zur Geburt immer wieder die Frage gestellt wird: "Was soll ich dir schenken?" oder sie sich fragen "Was soll ich schenken?" Haben Sie schon einmal darüber nachgedacht statt eines Geschenkes eine Spendenaktion zu starten? Oder ein solidarisches Geschenk zu machen? Das ist nicht nur etwas anderes, sondern ist in unserer konsumorientierten Gesellschaft auch nüztlich. Und... Sie können sich und anderen dabei eine Freude machen.

Trost spenden Wer um einen geliebten Menschen trauert, empfindet tiefen Schmerz. Oft ist es für den Verstorbenen und auch für die Hinterbliebenen ein Bedürfnis statt Blumen und Kränze um Spenden zu bitten. Mit einer Gedenkspende an die ASTM können Familienangehörige, Freunde und Kollegen des Verstorbenen ein positives, zukunftsweisendes Zeichen setzen und dazu beitragen neue Perspektiven für die Menschen des Globalen Südens zu schaffen und Solidarität leben.

Léguer, c'est perpétuer votre vision de la solidarité Avec un testament, vous pouvez tenir compte de vos proches, de votre famille et de vos amis, et en plus perpétuer vos valeurs et ideaux d'un monde plus juste, durable et solidaire. Chaque don - petit ou grand - garantit notre engagement et vous permet de donner de l'espoir au-delà de votre propre vie.

Werden Sie aktiv! Abonnieren Sie sich an unseren Newsletter, nehmen Sie an Events, Fortbildungen und Diskussionen teil und erfahren Sie im Austausch mit Experten und unseren Südpartnern aus erster Hand mehr über soziale Gerechtigkeit, Nachhaltigkeit und Solidarität im Globalen Süden. Leihen Sie gratis Bücher in unsere Nord-Süd Fachbibliothek. Nutzen Sie unsere zahlreichen pädagogischen Materialen und bald auch mit Blended Learning, um ihren Unterricht aktiv vorzubereiten. Lust auf ein ehrenamtliches Engagement? Es gibt zahlreiche Möglichkeiten, aktiv und gemeinsam etwas zu bewegen und neue Perspektiven für die Bedürftigsten dieser Welt zu schaffen.

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Stand up for Solidarity - Le journal des 50 ans de l'ASTM  

A l’occasion de son 50e anniversaire, l’ASTM revient sur ses 50 an de solidarité en action et son rôle de pionnier qui ne se limite pas aux...

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