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3 Mujeres

Un spectacle de la Compagnie Achtli avec Gaby Cordoba Seura


SOMMAIRE I. Le spectacle II. La genèse III. 3 mujeres, un récit de vie entre fiction et autobiographie IV. Un spectacle pluridisciplinaire V. Les artistes VI. Fiche technique VII. La Compagnie Achtli VIII. Annexes


Compagnie Achtli D’après une idée originale de Gaby Cordova Seura et de la Compagnie Achtli Conception et mise en scène Kathy Contreras Manzanilla et Nicolas Clément Avec Gaby Cordova Seura et Kathy Contreras Manzanilla Musique Puka Amaru, Victor Jara Regard extérieur Mélanie Lamon

Production Achtli Cie, 2012.


I. Le spectacle 3 Mujeres est un spectacle de danse-théâtre qui dans une atmosphère de réalisme magique, interroge les frontières entre le documentaire et la fiction. Une femme sur scène (Gaviota, interprétée par Gaby Cordova Seura) nous parle de son histoire à travers la danse, la parole, la poésie de Gabriela Mistral et Gioconda Belli, supportée par des sons et des images de Nicolas Clément et un deuxième personnage témoin interprétée par Kathy Contreras Manzanilla qui l’accompagne dans son récit de vie. “3 Mujeres » se dévoile au public comme un spectacle sincère et émouvant, abordant des thèmes comme la transmission entre les générations, l’oppression sous la dictature, l’exil, le pouvoir de la femme, et par son aspect autobiographique, questionne les liens entre la petite et la grande histoire. Gaviota nous emmène à parcourir avec elle un voyage au plus profond d’elle-même et de sa mémoire. Entre deux autres femmes, sa mère et sa fille, elle questionne les liens de transmission entre les générations. Elle a quitté un jour son pays, le Chili, qui à l’époque était opprimé par la dictature. Pour évoquer son histoire, l’exil et ses combats qui pourraient en évoquer bien d’autres, elle nous parle de ses souvenirs, de ses racines et de cette force puisée dans les paroles de sa vieille tante, de sa mère, de toutes ces femmes qui lui ont transmis cet amour pour « garder la tête haute ». Aujourd’hui, à son tour, elle veut pouvoir transmettre ce pouvoir à sa fille qui pourra aussi transmettre un jour à… Pour que le cycle continue...

Caby Cordova Seura


II. La genèse Ce spectacle est né de la rencontre entre les membres fondateurs de la Compagnie Achtli et la danseuse Gaby Córdova Seura. Nicolas Clément (Achtli), à travers sa pratique du portrait a trouvé dans les personnes de Gaby, sa fille, et sa mère un intérêt photographique. Gaby Cordova Seura dans une période de questionnement personnel voulait également explorer les thèmes de filiation, et de pouvoir de femmes à travers une forme théâtrale avec Kathy Contreras Manzanilla (Achtli). Cette heureuse coïncidence a permis l’exploration d’une forme spectaculaire prenant appui sur l’autobiographie de Gaby et de documents, sources de mémoire personelle et collective. Un travail photographique et de documentation a été réalisé à travers des interviews en amont du spectacle, ce qui a permis aux metteurs en scène de pouvoir encore mieux cibler les rapports de filiation et de transmission entre ces trois générations.

Le spectacle est raconté à la première personne, du point de vue de Gaby qui à travers le texte, la danse et la vidéo nous raconte son histoire:

... ]...[... « Les années ont filé emportant mon exil, mes douleurs, mes amours, mais mes souvenirs demeurent : une terre que j’ai chérie mais qui ne m’appartient plus, un chemin en moi-même dont je cherche encore l’issue, un double exil dont les portes ne sont ni ouvertes, ni fermées ... ]...[... ... ]...[... Mon histoire, j’ai choisi de l’exprimer autrement que par les mots. C’est un récit où se mêlent la perte de l’insouciance, la douleur, l’exil et la force des racines. Car même si je suis un arbre coupé en deux, la sève est intacte. ]...[...


Vues du spectacle, 2012.


III. Entre fiction et autobiographie « … Dans mon sang, je porte les gènes de mes ancêtres. L’esprit de mes aïeux traversent mes veines et nourrissent mon souffle. Mon héritage est encore plus ancien, quand je pense que depuis le début de la vie sur cette terre, une chaîne infinie et sans interruption m’a permis d’ouvrir mes yeux dans la Serena. Ma vie transite entre héritage et liberté. Je suis née dans un pays du sud de l’Amérique du Sud. Mon enfance fût heureuse et pleine de contes de pouvoir, puis vint la dictature. Quand l’oppression d’un régime brutal et totalitaire mettait en danger ma dignité, j’ai décidé d’émigrer dans le vieux monde cherchant refuge et épanouissement. Dans cette terre de paix apparente, l’ennemi est devenu interne. La nécessité de résister et d’être forte s’est installée dans mes os. Se battre, toujours se battre, ne jamais baisser la garde. La femme qui vit en moi est fatiguée de toute cette violence. Comme dans l’univers je porte la vie en moi. Après bien des hésitations, j’ai donné naissance à un seul enfant. Son nom est Clara, comme ma vieille tante qui m’a donné sa bénédiction quand j’ai quitté mon pays. C’est également le nom de sa grand-mère paternelle. Clara est le point où se sont rencontrées deux vies ... mais ça c’est une autre histoire. Maintenant, la lumière de mes entrailles sera en mesure de transmettre et de faire rayonner dans sa vie le meilleur de nos générations. » La scène, comme espace de représentation. Entre fiction et documentaire, appuyée par des images, une femme se livre à nous, à travers son corps, ses paroles, ses mots et ses propres souvenirs. La mémoire comme enjeu crucial à préserver au fil des générations. Quand elle nous parle de sa mère et de sa fille, c’est à toutes les femmes de ce monde qu’elle s’adresse. Gaby vient du Chili. Elle a décidé de quitter un jour son pays qui vacillait à l’époque dans la dictature. Elle, sa famille, ses ami(es) étaient en danger. … L’exil, une situation que nombreuses personnes ont vécues et vivent encore aujourd’hui. Une terre qu’on laisse, des nouveaux pays qui nous accueillent ; pourtant, on ne perd jamais ses racines, elles sont au plus profond de nous. La famille est là pour nous le rappeler que ce soit à travers la parole de la Mami Julia, les souvenirs de la vieille tante Clara ou l’album de famille… Pouvoir de femmes, préservation et transmission sont au centre de ce récit et voyage autobiographique qui entre récit et fiction, passé, présent et futur nous amènera à accompagner Gaby dans son long voyage de vie.


Album photo de Gaby


. Des femmes je suis au moins 3 femmes ma mère ma fille et moi Je suis trois générations Je suis d’avant Je suis maintenant Je suis d’après et suis après et après et après ... et peut-être plus.


Julia, 2011


Gaby, 2011


Clara, 2011


IV. Un spectacle pluridisciplinaire 3 Mujeres est un spectacle au croisement de plusieurs disciplines. Danse, théâtre, musique et images se croisent, se relaient, et se superposent pour appuyer ce récit autobiographique. Si la chorégraphie orchestrée par Kathy Contreras Manzanilla emmène Gaby dans des mouvements étranges et gracieux qui nous ouvrent les portes d’un imaginaire, les mots de l’écrivaine nicaraguayenne Gioconda Belli dits par Gaby nous renvoient à des sentiments forts et poignants d’une femme en lutte et responsable. Ce subtil mélange entre le mouvement et le texte est également appuyé par une réflexion et un travail d’images réalisé par Nicolas Clément qui occupe une place prépondérante dans le spectacle. La première partie s’ouvre sur un triptyque vidéo reprenant les visages de ces trois femmes, trois générations devant l’horizon de la mer et faisant face à la caméra. La musique aux sonorités préhispaniques de Puka Amaru (Pérou) soutient ces images contemplatives. Le motif de la «mer» est réccurent tout au long du spectacle comme source de vie originelle de notre nature. L’archive photographique intime (album de famille) cotoie l’archive médiatique (images de la dictature) pour mieux faire surgir au plus profond de notre inconscient collectif les liens qui peuvent se tisser entre la petite et la grande histoire. Plus qu’un simple collage de disciplines, 3 mujeres est un essai théâtral qui montre aujourd’hui les possibilités de croisements entre différentes disciplines comme le théâtre, la danse, le documentaire, le témoignage, l’histoire, etc.

Capture d’écran de «Tryptique vidéo», 2012


V. Les artistes Gaby Cordova Seura (Gaviota), chilienne, belge, chorégraphe, danseuse et performer, habite et travaille dans deux pays, deux continents, deux mondes. Elle apprend la danse classique à partir de l’âge de 7 ans et poursuit ses études de danse au Conservatoire de Santiago du Chili, puis commence une recherche expérimentale (tai chi, yoga, danse contemporaine et danse nationale folklorique) vers l’âge de 15 ans. Elle vit en Europe depuis 1982, d’abord en Hollande ou elle présente une série de performances en solo ou en collaboration, notamment avec Dominique Schmidt (formé chez Shiro Daimon). Elle participe ensuite à des ateliers de travail en France, en Suisse et en Belgique avec Richard Cieslak, Shiro Daimon, Kazuo Ohno, Kô Murobushi, Ariane Mnouchkine, Joshi Oida et à des ateliers de danse balinaise, danse hindou et de la comedia dell’arte au Théâtre du Soleil, puis au Danemark avec le Théâtre Odin. Depuis 1992 elle fait un travail de recherche avec le vidéaste Det’l’F., en collaboration avec Philippe Arveiler et Dominque Schmidt, et de 1993 à 2003 avec le groupe «Fête» à Paris (improvisation-corps-rythme-respiration-voix). En 1996, elle participe en tant que comédienne à la création de «La Compagnie du Complot» et du spéctacle «Le bal des Atrides», présenté en Belgique, France et Allemagne. Stages et collaborations avec Nicole Mossoux et Patrick Bonte au Mexique, en France et en Belgique à partir de 2005

Kathy Contreras Manzanilla (1976, Mexique) s’est concentrée sur l’exploration des divers aspects du langage artistique, afin de trouver des ponts ou des connexions à travers leurs différences et leurs similitudes. Née dans une famille de musiciens, elle a commencé ses études de piano dans son pays natal. Plus tard, entraînée par son désir d’approfondir ses connaissances, elle émigre à Paris et plus tard à Bruxelles, où elle a étudié le piano, la danse et la pédagogie du rythme et de l’expression corporelle. En 2011 elle finit son Master en arts du spectacle à l’Université Libre de Bruxelles avec Distinction, études durant lesquelles, elle effectue une année d’Erasmus à la Freie Universität de Berlin. Son intérêt principal, en tant que metteuse en scène et performer, est celui de confronter les principaux aspects des cultures préhispaniques mexicaines, tel que la religion ou l’esthétique avec des formes plus contemporaines du théâtre et de la danse. Membre fondatrice de la Compagnie Achtli, elle a présenté dernièrement un solo à l’Institut Cervantes de Bruxelles sur la vie de la célèbre peintre Frida Kahlo.

Nicolas CLÉMENT, né en 1976 à Tournai en Belgique, développe depuis l’année 2000 un travail photographique. Celui-ci explore les pratiques documentaires et interroge la perception. Ses images dépassent leur fonction descriptive : offertes à la réappropriation, elles tissent un lien entre son vécu et celui du spectateur. Il a été un des membres fondateurs du collectif BlowUp (2001-2009). Au croisement des disciplines, il travaille également la vidéo, le son, l’installation et fait partie du collectif pluridisciplinaire OST. Ses photographies ont notamment été montrées au Musée de la photographie de Charleroi (2000), à la Biennale des arts-visuels de Liège (2002), aux Rip d’Arles (2003), au Museum du Botanique (2005), à la Galerie Neï Licht (2006-2009), au Casino du Luxembourg (2007), au Festival Foto Espana (2009) et au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris (2011). De novembre 2010 à novembre 2011, il a été boursier au Centre de recherches de la Fondation de la Tapisserie de Tournai. Membre fondateur de la Compagnie Achtli, il vit et travaille en Belgique où il enseigne la photographie.


VI. Fiche technique Espace scénique idéal - - -

Profondeur : Ouverture : Hauteur :

7m 9m 8m

Sol de danse noir Pendrillons noirs sur tous les murs avec deux italiennes Vidéo Prévoir un projecteur vidéo de minimum 4.000 Lumens entrée VGA + Cables BNC Surface projection 4m X 3m (arrière-scène, mur blanc parfait, voir schéma) Son Système de diffusion sonore avec possibilitée d’entréev ordinateur. 1 Micro HD Lumière - - -

6 découpes 1000 8 PC 1000W 1 BT (basse tension) Occultation totale.

Conditions générales d’accueil - plateau propre - loge avec miroir - sanitaires à proximité - catering - repas et hébergement pour l’équipe (3 personnes) sur les jours de montage et de re présentation

L’installation du public est laissée aux soins de l’organisateur.


VII. La Compagnie Achtli ACHTLI a vu le jour à Berlin en 2010 lors du festival 100° Grad à la Sophiensaele avec la performance « Die Wohnung », spectacle déambulatoire dans lequel le public accompagnait un taxidermiste solitaire à l’intérieur de son appartement. A l’origine de la compagnie, se trouvent une performer mexicaine, Kathy Contreras Manzanilla et un artiste visuel belge, Nicolas Clément. Leur intérêt de travailler ensemble est de pouvoir partager leurs différents savoirsfaire au service d’une création commune. Le travail proposé par ces deux artistes est fatalement pluridisciplinaire et multiculturel. Leurs créations prennent des formes diverses.Elles sont le fruit du questionnement sur la dimension mythique et archétypale de l’homme de Kathy et de l’approche du réel, du social et du politique par le travail de Nicolas. Cette tension entre le réel et le mythique, l’archétype et l’historique nourrit la collaboration de ce couple d’artistes que ce soit à travers la mise en scène, l’installation, la performance ou même le documentaire. La compagnie est à géométrie variable et s’associe à différents artistes selon les projets. Pour le spectacle, la compagnie Achtli s’associe avec Gaby Cordoba Seura.

http://compagnieachtli.tumblr.com

2013-2014 (en cours) - Laboratoire en cours «Cabaret Ourobouros». Performance pluridisciplinaire - Mise en place du spectacle « La Malinche » de Victor Hugo Rascón Banda en collaboration avec Le Melting Teatro. - Création du spectacle pour Jeune Public «Tao et les quatre éléments» en collaboration avec la chanteuse Morena Brindisi et la danseuse Erika Faccini. Résidence MMCS Molenbeek Saint-Jean et Fabrique de Théâtre Mons. - Présentation du spectacle de rue Ollin @ Recyclart et Brigittines, juin 2013. Projet soutenu par la Fédération Wallonie-Bruxelles, la ville de Bruxelles et l’ambassade du Mexique. - Présentation du spectacle « La mujer que cayó del cielo » Victor Hugo Rascón Banda. Mise en scène de Rodrigo Marco Del Pont de au Centre culturel Bruegel, mai 2013. 2012-2011 - Présentation du spectacle 3 mujeres au Pianofabriek septembre 2012. - Projection de photographes contemporains mexicains au Tempo Color Festival avec Lowdjo, Liège Sept 2012. - Mise en place du spectacle de rue participatif OLLIN dans le quartier des Marolles, en collaboration avec différentes associations et artistes. - Montage du documentaire sur la chorégraphe de Butoh japonaise, Minako Seki. - Résidence artistique au Centre d’art Contemporain La Curtiduria, Oaxaca, Mexique. Mise en place d’une installation monumentale et participative, el arbol de la vida autour du thème du sacrifice. 2010 - Performance autour de Frida Kahlo présentée au Centre Wallonie-Bruxelles et à l’Institut Cervantes de Bxl, 2010. - Performance Icnocuicatl, présentée au Bethanien N-Y, Berlin, 2010. - Performance « Die Wohnung » présentée dans le cadre du 100° Festival à la Sophiensaele de Berlin, mars 2010.


VIII. Contact Compagnie Achtli asbl Rue de Dublin, 9 1050 Bruxelles achtli.info@gmail.com http://compagnieachtli.tumblr.com Kathy Contreras : +32 (0) 471 530 623 Nicolas ClĂŠment : +32 (0) 497 606 478 Banque Triodos : BE43 5230 8051 2301


2012

3 Mujeres  

Dossier du spectacle 3 Mujeres

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