été
© Robert Hofer
NUMERO 39 | juillet ’20 | trimestriel
événement
GRIMeNTZ-ZINAL - ANIMATIONS eSTIVALeS Venez profiter des joies de la montagne ! Lever de soleil - 10/17/24/31 juillet et 7/14 août Brunch du 1er août Trail du Besso - 29 août Choeurs d'hommes sur l'alpe - 26/27 septembre + d’info : www.valdanniviers.ch
Hey!
ST-LUC/CHANDOLIN - TIGNOUSa PLaNET PaRK Le Tignousa Planet Park, mini parc d’aventure sur le thème des planètes sera inauguré à la fin de l’été à côté du restaurant de Tignousa ! En attendant, venez redécouvrir le Chemin des Planètes entièrement modernisé avec des télescopes interactifs et des nouveaux panneaux d’information à chaque planète. + d’info : www.valdanniviers.ch/fr/chemin-planetes-203.html
VeRCORIN - aSSIETTE PaNORaMIQUE aUSSI DEPUIS CHaLaIS Cet été, profitez de notre offre «Assiette Panoramique» comprenant, 1 aller-retour en installations depuis Chalais, accompagné de l’assiette du jour au Crêt du Midi au prix de CHF 38.- (enfant de -12 ans CHF 23.-) + d’info : www.valdanniviers.ch/assiette-panoramique
www.rma.ch
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L’invité Daniel Cornu
Le Tounot comme un miroir Comme tous les matins, ce dernier printemps, la petite charbonnière frappe obstinément aux carreaux. Elle y met un brin d’insolence. Petite charbonnière? Pour ne rien cacher, j’ai dû vérifier dans le petit atlas Payot «Oiseaux I». Planches de Robert Hainard. C’est bien à elle que mon obstinée ressemble le plus. Peu importe, au fond. Elle est la mésange messagère. Elle me fait signe. Saint-Luc. Un très ancien souvenir, dans les années cinquante. Une excursion avec une classe de collégiens genevois. Et puis plus rien jusqu’au printemps 1981. Je rentrais de Paris, avec ma petite famille, après quatre ans en qualité de correspondant de la Tribune de Genève. Pas mal de chambardement. Alors, à Pâques, un fort besoin de se poser. Des amis nous conseillent le lac d’Orta, dans le nord de l’Italie. Très joli, Orta! Mais quel temps détestable, ces jours-là! La chambre n’est pas chauffée. Le petit dernier cherche les oeufs dans la neige. C’est trop. Le lundi, sans attendre, retour à Genève. Au passage du Simplon, surprise. Le soleil. Pas royal, mais assez engageant pour faire éclore l’idée d’une halte fondue à Bettmeralp. Quand-même, quel dommage d’écourter si tôt des vacances tant attendues! Alors, nous reviennent les propositions de séjour, avant notre exil parisien, d’une ancienne voisine de palier propriétaire d’un grand chalet à Saint-Luc. Et si nous allions voir? Autour du village, les champs sont déjà dégagés, les perce-neige poussent le long des sentiers, une première promenade nous découvre un somptueux paysage alpin. À la Pension Favre, Gérard et Marie-Paule disposent encore d’une
chambre pour nous loger. Nous restons jusqu’à la fin de la semaine. L’accord est scellé. Pendant cinq ans, nous revenons chaque hiver à la Pension (aujourd’hui le Grand Chalet Favre), une semaine au moins. Puis nous nous accrochons. Un petit appartement dans les combles d’un chalet du vieux village. Vue sur le Cervin et sa suite. Plus intime, vue sur le Tounot. Genève est le lieu de mes racines, Paris celui de mes rêves. Saint-Luc est mon lieu du dedans. J’y ai rédigé une partie d’une thèse de doctorat tardive, lu des pages et des pages, sur le balcon. La montagne du Tounot est un miroir, une invitation à un retour sur soi. Pour en décrire les métamorphoses, il faudrait la palette de Cézanne devant la montagne Sainte-Victoire. Le petite charbonnière, hélas! ne tient pas cet article.
Daniel Cornu journaliste, ancien rédacteur en chef de la Tribune de Genève
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Concours
Sommaire
à la découverte d’Anniviers
© Paolo Marandola
3 L’invité
Où se trouve cette grotte ?
A) B) C)
Vissoie St-Luc Niouc
Envoyez votre réponse par mail à impa@impa.ch ou votre carte postale avec la mention «Concours-photo de juillet» à l’adresse: Imprimerie d’Anniviers, 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie Délai de réponse: 5 septembre 2020 à gagner un bon de 50.à l’Hôtel-Restaurant Le Beausite à St-Luc
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Sommaire / Concours
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Sauvées des eaux
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Edmond Bille en Anniviers
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OFXB St-Luc
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HC Anniviers
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Le dernier voyage de Cassandre
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Bien manger en Anniviers tout en
préservant la planète ?
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L’Association VissoiArt présente
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Anniv’info
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Comment était votre bulle ?
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Trail Hotspot Val d’Anniviers
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Anniviers Tourisme
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Sierre Anniviers Marketing
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Au coeur des glaciers
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Ski Team Anniviers
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Anniviers Formation
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Notre histoire.ch
La gagnante de l’édition no 38 parmi les 19 bonnes réponses est Regina Güntert de Wohlen
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évasion
Sauvées des eaux
D
’un port à l’autre, balloté de Sydney à Melbourne en Australie, le grand paquebot de croisière qui effectue un périple autour du monde ne permet plus à aucun passager de mettre pied à terre. Alors Félicie et Melissa ont décidé de rester à bord car la compagnie en charge des 2500 passagers se doit de tout mettre en œuvre pour les ramener en lieu sûr en ces temps de covid 19. Un rêve de grand tour les pieds sur la terre ferme d’abord Voyage déjà pratiqué auparavant aux USA, mais cette fois-ci, on passe un cran au-dessus : ce sera d’abord une visite des grands parcs américains d’ouest en est, en partant de Seattle. Nos deux globe-trotteuses louent une voiture et s’engagent dans ces Etats où la nature est reine encore, les paysages captivants, les parcs nationaux très bien organisés mêlant découvertes aventureuses comme des rencontres avec les ours, et parcours bien balisés. Dans la même journée, passer d’une ville immense et encombrée, comme Los Angeles, San Diego ou Las Vegas à de petites cités fantomatiques, emprunter des routes à plusieurs voies, puis se retrouver sur de longs parcours à deux pistes en ligne droite des heures durant et ne croiser que deux ou trois véhicules, dont des camions énormes et rutilants. Les contrastes sont saisissants. La mobilité de ce pays a vraiment été pensée pour les véhicules individuels et non pour les transports en commun. Les bus locaux ne sont pas chers, ce qu’elles ont pu tester à Hawaï plus tard. Les voies ferrées sont plus déve-
loppées pour les marchandises que pour les voyageurs. Le parc national du Bryce Canyon a particulièrement marqué nos deux voyageuses, mais c’est celui de Monument Valley, géré par les Indiens de cette région, qui leur a paru le plus beau. Elles ont logé dans des motels bon marché, dans des campings, dans des B&B, partout assez corrects, peu de mauvaises surprises heureusement. Les deux dernières semaines à Hawaï ont tenu lieu de vacances. A peine rentrées à fin novembre après trois mois de périple et plus de 18’000 KM, le grand tour a repris dès le 5 janvier, en bateau cette fois. Embarquement immédiat Est-ce que la croisière s’amuse ? Eh bien on peut dire que oui pour la première partie du périple, de Gênes au Cap Vert, de Salvador de Bahia à Rio, de l’île de Pâques à Tahiti, des îles Cook à la NouvelleZélande. Les escales ont permis à Félicie et Melissa de visiter des lieux si différents, de croiser des populations si variées, de percevoir des ambiances festives ou pesantes parfois, opulentes ou indigentes, d’observer des styles de vie étonnants. Impressions contradictoires, opinions multiples. Quelquefois, elles auraient souhaité disposer de plus de temps, mais cette manière de voyager leur a permis d’avoir un coup d’œil général, quitte à l’approfondir par la suite. La vie sur les eaux A bord, une vraie petite ville avec 2500 passagers et 1500 membres d’équipage s’organise avec toutes les commodités pos-
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sibles, spectacles, animations, piscine, salle de sports, restaurants, bars. Une majorité de retraités composent cette société éphémère, mais aussi d’autres générations. Félicie et Melissa ont fait de belles rencontres, le hasard leur a même fait partager la table avec deux autres Suisses. L’équipage est aux petits soins et n’a pas le droit de se montrer familier avec des passagers, la pression de la surveillance est constante. Pour chaque escale des propositions de visites guidées ou non sont à l’affiche. Certains passagers se comportent de manière peu civilisée, là comme partout finalement. Et soudain, arrêt brusque Suite à plusieurs informations et changements dus à la propagation du virus de par le monde, en Tasmanie le capitaine annonce finalement que plus aucune sortie du bateau ne sera possible et que Sydney marquera la fin de la croisière prévue initialement. Ce satané coronavirus a changé
Île de Paques
drastiquement la suite du programme. Les nouvelles évoluent en continu. A Sydney, les deux jours à quai ont permis de renflouer le bateau en vivres et carburant. Départ pour Melbourne où ceux qui ont souhaité prendre un vol leur permettant peut-être de rentrer chez eux ont dû signer un papier. Peu l’ont fait car l’incertitude régnait. Félicie et Melissa n’ont pas quitté le bateau, meilleure décision possible. Les ports d’Australie n’ont pas voulu accueillir ce paquebot en attendant de trouver une solution pour ramener les passagers chez eux. Après avoir tourné en rond pendant plusieurs jours près du port de Fremantle, le voyage s’est poursuivi vers l’Océan Indien, puis le Canal de Suez et enfin la Méditerranée. En cours de navigation, seuls ont subsisté les arrêts nécessaires pour faire le plein de carburant et de nourriture. Au Sri-Lanka, l’ancrage indispensable s’est fait hors du port par exemple.
Rio de Jeneirio
Ambiance particulière Heureusement, nos deux passagères ont pu garder un contact, aléatoire parfois, avec leur famille. Durant cette période d’incertitude, alors que le bateau était renvoyé d’un port à l’autre autour de l’Australie, elles auraient préféré partager ces moments avec leurs proches et tournaient un peu en rond comme leur embarcation. En même temps, elles se sont rendu compte de leur chance de vivre dans cet environnement non touché par le virus, donc sans risque sanitaire. Pourtant de faux bruits ont circulé sur les réseaux sociaux affirmant que certains passagers étaient atteints, fake news heureusement ! Quarante jours de blocage strict à bord sans possibilité aucune de descendre, voilà leur confinement. La sécurité oui, mais dans une ambiance très particulière.
Mettre pied à terre à Marseille le 20 avril a résonné bizarrement : que se passerait-il « dehors » ? Sur le bateau la distanciation sociale n’existait pas, comment la vivre à terre ? Dire au revoir à tout le monde, puis sortir dans le dernier flot de passagers avec masques et gants, ne plus toucher personne… très étrange sentiment. Le lendemain un bus affrété par MSC a ramené Félicie et Melissa en Suisse. Pour elles, le retour en Anniviers a pris un drôle d’aspect : la satisfaction de retrouver les familles et des contraintes difficiles à imaginer avant leur départ. Le rêve du grand tour a été amputé de moitié, ce circuit autour de la planète effectué d’abord dans le sens contraire de celui du virus a fini en eaux troubles. Sauvées des eaux et motivées de voyager encore, Félicie et Melissa m’ont fait rêver d’autres traversées, l’espoir toujours. Simone Salamin
Monument Valley
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culture
Edmond Bille en Anniviers sept temps forts
L
a première incursion du Neuchâtelois Edmond Bille (1878-1959) en Anniviers remonte à l’été 1897, quand il accompagne son père sur l’alpage de Barneuza. A l’automne de la même année, le jeune artiste s’installe avec deux collègues à Brienzwiler, s’immergeant dans un environnement rural inspirateur. Mais l’expérience tourne court et Bille écrit : « La nature oberlandaise manquait pour moi de lumière et d’éclat ; je me rappelais, avec de grands désirs de la revoir, la montagne valaisanne. » Ce sera chose faite en 1900. Grimentz et le sphinx En juillet 1900, le peintre séjourne à Grimentz à l’invitation du pasteur Frédéric de Rougemont, ami de la famille. Ce dernier lui fait part d’un souhait étonnant : «Edmond, je te propose de ne pas quitter cette vallée avant d’avoir vu Chandolin. De là, tu verras le Cervin tel qu’il m’est apparu... C’est un sphinx accroupi au milieu d’un cirque de cimes et de glaces. Essaie de faire un croquis. Ce sera du jamais vu.» Le jeune Bille s’exécutera et réalisera une toile de près de trois mètres de haut, peinte en plein air en janvier 1901. Construire à Chandolin Les heures passées avec le curé et les gens de Chandolin, l’admiration pour leur mode de vie, ainsi que la fascination des paysages alentour décident Edmond Bille à entreprendre la construction d’un grand chalet isolé et dominant l’église du village. De l’extérieur, il ressemble au bâti traditionnel, mais les aménagements internes sont modernes. Il le dote également d’un atelier. « Les Mélèzes » (tel est son nom) est inauguré en août 1906 par une raclette
Le sphinx, 1901. Huile sur toile, 278 x 180 cm © photo Robert Hofer
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Le Village dans la montagne Dès l’automne 1906, Bille se lance dans une aventure éditoriale ambitieuse ; pour ce faire, il se met à sillonner la vallée tout entière, accumulant des dizaines de croquis. Les éditions Payot parviennent à convaincre le prometteur écrivain Charles Ferdinand Ramuz qui signe ici son premier titre « valaisan ». A sa parution en décembre 1908, le livre, riche de centsoixante-six illustrations originales, obtient un succès phénoménal. Plus de cent ans après, cet ouvrage somptueux demeure l’une des réussites majeures de l’édition romande de tous les temps. Promotion touristique A la demande de la très officielle administration des postes alpestres suisses pour un album de gravures originales, tirées à trois cents exemplaires, Bille réalise une eau-forte (« Vissoye », sic) et une xylographie (« Zinal et le Besso »). Si cette commande s’adresse à un cercle réduit d’amateurs d’estampes, une seconde initiative touche un très large public : un guide du Val d’Anniviers / Eifischtal, (en langue allemande), dont Bille signe la couverture qui donne à voir deux Anniviardes en costume traditionnel assises, avec un village et ses constructions typiques en toile de fond. Deux vitraux… L’empreinte de l’art d’Edmond Bille en Anniviers s’enrichit en 1935 de deux œuvres, accessibles en tout temps : les vitraux ornant le chœur de l’église de Chandolin. Ces verrières revêtent pour leur concepteur une signification très particulière. Le choix des saints représentés découle d’un vécu intime et tragique. Jacques était le prénom du troisième enfant de l’artiste. En route pour l’Argentine, il disparaît en mer dans le naufrage du Mafalda le 25 octobre 1927. Le paquebot est visible dans la partie supérieure du vitrail. Quant à la présence de Christophe, patron des voyageurs, elle peut, dans ce cas, interpeler ! La seconde fenêtre est occupée par deux saintes : l’une, Catherine, porte
le prénom de l’épouse de l’artiste ; l’autre, Barbe, est patronne de l’église de Chandolin et protectrice des mineurs. Au dix-neuvième siècle, plusieurs sites riches en minerais étaient exploités dans la région. … et un diplôme Le dernier acte important de la relation entre Edmond Bille devenu célèbre et son lieu d’élection à la montagne est à mettre au crédit de la communauté qui l’a accueilli dès 1900. Les Bourgeois de Chandolin d’Anniviers, réunis en assemblée primaire confèrent au peintre la bourgeoisie d’honneur par un vote unanime. Le document officiel porte la date du 8 janvier de l’an 1939. Une semaine plus tard, le récipiendaire offre une « Marenda » au Restaurant du Chamois. Installé au Portugal, puis à Hermance dans les environs de Genève, l’artiste ne revient guère à son chalet anniviard. Il décède à Sierre le 8 mars 1959.
Saint Christophe et Saint Jacques, automne 1935. Vitrail, 204 x 82 cm. Chandolin, église Sainte Barbe © photo Robert Hofer
au son des fifres anniviards. Le bâtiment est toujours propriété d’un descendant du peintre.
Bernard Wyder
Page de couverture: Village de Chandolin, 1903. Huile sur toile, 65 x 49 cm
Edmond Bille a eu également une activité d’écrivain. Un livre racontant son arrivée en Anniviers a été réédité récemment : Les Heures valaisannes aux Editions Infolio. L’Association Edmond-Bille propose également deux ouvrages réalisés par Bernard Wyder, historien de l’art, Edmond Bille,
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Une biographie, paru en 2008 et Edmond Bille, Estampes et affiches, paru en 2013. Une nouvelle publication est prévue par le même auteur sur l’ensemble de l’œuvre du peintre-verrier, à paraître fin 2020. Pour en savoir plus : www.edmond-bille.ch
culture
OFXB St-Luc
La situation de l’astronaute est paradoxale par rapport à l’espace : il commence par s’en priver dans une capsule pour ensuite s’y plonger. Dès lors, quel est son état d’esprit lorsqu’il quitte enfin son vaisseau protecteur mais confiné ? Cette période inédite de sortie progressive d’isolement, pose une question étrangement similaire pour la reprise de l’activité touristique : quelles seront les aspirations profondes de nos futurs hôtes estivaux ? Parions sur un besoin accru d’espaces : espaces sauvages et naturels bien sûr, dont Anniviers regorge, mais aussi, espaces de pensées et pensées d’Espace. Quoi de plus naturel à Saint-Luc, la Station des étoiles qui proposera cet été un Mini-festival sur les Grands Espaces.
© Frédéric Rothen
De l’Espace pour l’Eté 2020
«Verticalité minérale, profondeur d’un ciel semé d’étoiles, horizontalité vertigineuse des espaces sauvages qui s’ouvrent sur le monde des hommes: Anniviers offre un condensé de panoramas contrastés, sources d’émotions profondes et durables.
Pas d’espace pour le doute Les circonstances actuelles très incertaines nous conduisent à reporter les deux événements estivaux qui devaient marquer d’une pierre blanche le quart de siècle symbolique de la découverte de la première exoplanète et – coïncidence cosmique incroyable ! - la naissance de l’OFXB. Michel Mayor, fraîchement nobélisé pour cette première historique nous fera l’amitié d’une conférence dès que les conditions seront à nouveau favorables… et dès que son agenda le lui autorisera! Georges Meynet et Romain Cinter se sont quant à eux fermement engagés pour profiter de ce report pour nous offrir un spectacle encore plus poétique et fantasmagorique dont les représentations sont d’ores et déjà prévues durant l’été 2021. Aucun doute, la fête des 26 ans n’en sera que plus belle et plus riche ! Et qu’est-ce qu’une année de plus à l’aune de l’âge de notre Univers qui n’en compte pas moins de 13,7 milliards ?
Autant d’invitations, en contact avec le sublime, à sonder nos espaces intérieurs à la recherche de l’essentiel.»
A St-Luc : un festival d’Espaces La crise de ces dernières semaines a ébranlé nombre de nos convictions et certitudes, notamment par rapport à la science, en questionnant notre condition humaine et terrienne. En bref, elle a donné dans nos vies plus d’espace aux interrogations et aux doutes. En miroir, l’équipe de l’OFXB et des bénévoles animeront dès juillet plusieurs espaces de réflexion et de rencontre, sous le signe… des Grands Espaces: • Le planétarium : un bon moyen pour reconsidérer notre place dans l’espace sidéral. • La galerie du raccard : exposition de photos sur le thème de la Montagne et de la Nuit. Quels espaces pour la faune sauvage et la nuit ?
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• La place de la Marmotte deviendra à l’occasion des marchés lucquérands une annexe de l’OFXB pour des observations du Soleil (si les conditions le permettent). La nuit des opérations « Village étoilé » avec extinction de lampadaires y sera également proposée. Pour vous divertir et trouver l’espace détente à votre goût, vous pouvez compter sur les Zolouks! Du 28 juillet au 2 août, la société des jeunes du village proposera cantines et activités ludiques (toboggan géant, jacuzzi, activités pour enfants…). En plus des animations astronomiques déjà décrites, la salle Bourgeoisiale sera ouverte pour la projection de «plans fixes»: Michel Mayor et Jean-Claude Pont interviewés par Georges Meynet.
Chemin des planètes et OFXB : espaces infinis Rêve de ski extrême sur les pentes glacées des cratères polaires de Mercure ? D’un slalom rafraîchissant dans les anneaux de Saturne ? Et si la beauté d’un paysage découvert chemin faisant rendait la pensée plus légère, lui ouvrait un espace infini de rêverie et d’échapper à notre condition de terrien? C’est le parti pris par les nouveaux audios sur le Chemin des planètes, prévus début juillet. Les panneaux, dont le contenu a été également revu, présentent les
dernières avancées dans le domaine de l’exploration spatiale en laissant la part belle à l’émerveillement et aux interrogations. Des promenades guidées seront organisées durant l’été pour donner vie à cette présentation de la science vue comme un chemin, qui se construit et donc se découvre pas à pas, de surprises en surprises. Et bien sûr, les animations nocturnes à l’OFXB permettront aux visiteurs de plonger dans l’infini de l’espace, sans quitter la Terre et sans confinement en capsule
3961 St-Luc Tél. 027 475 13 48
sport4000@netplus.ch www.sport4000.ch
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spatiale. Car l’astronome, contrairement à l’astronaute, est un voyageur immobile… Un paradoxe peut en cacher un autre… Eric Bouchet
ne manquez pas de visiter notre vinothèque
st-luc@13etoilespamvalais.ch www.achelli.ch
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sport
HC Anniviers
à toute la grande famille
L
e HC Anniviers tient sincèrement à vous remercier pour cette magnifique saison, qui malheureusement, s’est arrêtée prématurément à l’acte 5 de la demi-finale pour notre équipe fanion. Une défaite n’est pas amère lorsqu’elle est vécue en équipe.
Notre mouvement junior se porte bien. L’équipe des U15 (complétée par les juniors du HC Sierre) a terminé 5ème au classement. Pour les autres équipes, aucun classement n’est établi, car les rencontres se déroulent sous forme de tournoi à 4 équipes. Notre club possède 3 équipes : U13, U11 et U9. Le constat est réjouissant pour ces équipes, étant donné les résultats encourageants des derniers tournois. Pour terminer, je tiens à relever le nombre toujours croissant d’élèves participant à l’école de hockey. Un merci particulier et une pensée émue aux personnes qui ont œuvré corps et âme tout au long de la saison : A l’entraîneur Elvis Clavien et ses assistants David Viret et Valentin Savioz qui ont mené l’équipe avec une main de fer dans un gant de velours ainsi que pour leurs dynamismes et leurs dévouements, aux joueurs pour leur motivation et détermination, au staff de la 1ère équipe, au comité, aux officiels et officieux, au garde-matériel Luc Genoud, à Céline Salamin pour la création des affiches, à Sylvie Hug pour la gestion de la cantine, aux entraîneurs du mouvement juniors : Mario Rossi, David Viret, Guillaume Massy, Valentin Savioz, Mathieu Salamin, Kévin Epiney, Anthony Hug, Mathias Melly, Thomas Melly, Bastian Rossi, Lionel Dufour, Antoine Emery, Nathan Melly, Pascal Zufferey et Noah Savioz.
La relève du HCA
Un grand merci également aux parents des juniors du HC Sierre qui se sont rendus régulièrement en Anniviers pour soutenir notre équipe des U15, au centre scolaire d’Anniviers pour l’organisation du traditionnel Postfinance Trophy, à la Commune d’Anniviers, au HC Sierre, aux maîtres de glace Bruno et Charlot. Un tout grand merci à notre public, qui a suivi si nombreux de près ou de loin le championnat de la première équipe et du mouvement juniors. Sans votre présence et vos encouragements, la saison n’aurait pas été aussi belle. Je pense d’ailleurs que les tenanciers des cantines des équipes de la 3ème ligue doivent se frotter les mains vu le nombre d’Anniviard(e)s présent(e)s lors des matchs de leur équipe. Ce n’est pas le cas de toutes les équipes. Certaines devraient en prendre de la graine…
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Enfin, un éNORME MERCI à vous chers sponsors, membres du club des 100 et de la crosse d’Or, pour votre inconditionnel soutien financier. Sans vous, notre club n’aurait pas les moyens nécessaires pour faire évoluer cette jeunesse prometteuse ainsi que tout le club dans ses infrastructures et autres organisations tant sportives que culturelles. Je vous donne également rendez-vous la prochaine saison qui sera passionnante au niveau sportif et surtout au niveau infrastructure. En effet, nous aurons la chance de jouer sur une nouvelle patinoire. Je vous remercie d’ores et déjà pour l’attention que vous porterez à ce message et surtout prenez soin de vous ! Le Président, Frédéric Pellat
société
Le dernier voyage Le temps de trois articles, je me suis transformée en reporter pour aller glaner des idées, des impressions, des peurs et des rêves auprès des habitants d’Anniviers. Je voulais entendre parler les gens que nous croisons chaque jour dans nos villages. Les interroger sur des sujets si essentiels et pourtant si peu abordés : notre vision de ce que pourrait être notre futur dans 50 ou 100 ans, notre rapport au monde surnaturel et notre peur de la mort. Le premier article, publié dans l’édition des 4 Saisons de l’hiver 2019, suivait la promenade d’un personnage fictif, Cassandre, qui partait sur les routes de la vallée demander à ceux qu’elle croisait quel futur ils imaginaient. On vit ainsi des drones livrer des pizzas, des gens skier sur l’herbe, des guerres de l’eau se déclencher et des fermes se reconvertir en élevage de grillons. Pour le deuxième article, publié au printemps 2019, Cassandre repartit le long des sentiers pour savoir quelles étaient aujourd’hui les croyances et les superstitions de nos voisins et amis : l’un s’accommodait des esprits errants, un autre croyait en lui-même, une troisième nous parlait des esprits de la nature et nous disait de réapprendre à les écouter. Un enfant avouait sa peur des loups-garous, tout en doutant de leur existence. Enfin, dans le troisième article publié pendant l’hiver 2020, Cassandre demanda aux habitants de la vallée s’ils avaient peur de la mort. Certains étaient tristes ou terrorisés à l’idée de mourir. D’autres acceptaient l’inéluctable, ou trouvaient même que ce n’est rien. Suite à ces trois articles, une première
© Illustration d’Isabelle Plomb Gartner
de Cassandre
lettre de lecteur a été publiée. L’auteur y réfléchissait sur le monde surnaturel et la mort, parlant sous les traits d’un homme nu couché au soleil près d’un mayen. Il parlait d’une porte qu’il avait trouvée et derrière laquelle « des êtres fantastiques se mélangeaient dans un univers lumineux, minéraux, arbres, animaux, créatures de tous âges et de toutes formes dansaient », car « dans la lumière, le loup et l’agneau dansent ensemble ». Cette porte est-elle la mort ? Derrière elle, c’est « l’Ordre des Choses où les réalités cohabitent », où «le désir et la souffrance sont des notes de la musique, comme l’amour et la santé». L’homme nu terminait en disant : « si j’attends la déchéance de mon corps, je pense effectivement me retrouver devant cette même porte. » Après la parution de cette lettre en janvier, une seconde lettre arriva à la rédaction des 4 Saisons ; cette fois-ci, il
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s’agissait d’une lectrice et non d’un lecteur. Voici cette lettre : elle y raconte son rêve, évoque son lien au monde surnaturel et à la mort et explore les visions du premier lecteur, celle de l’homme nu dans la forêt et celle de la porte derrière laquelle irradie la lumière: « Chère petite Cassandre, j’ai fait un rêve… J’aime bien l’homme nu. Dans mon songe, il se mélange à la forêt qui nous entoure, aux mélèzes dorés de l’arrière-automne, au courant incessant du bassin dont l’onde finit par se mêler à la terre, aux pierres de l’honorable bâtisse, à la vapeur d’eau qui s’agglutine aux poussières sidérales quelque part au-dessus de nous… Il est la brise qui agite ses cheveux, la fourmi qui se perd dans ses poils et qui l’énerve, les flammes d’un feu qui le réchauffent la nuit
venue. Chaque partie de lui, chaque molécule, globule, cellule semble se mélanger au Grand Tout. D’autre part, quand il s’endort, content de lui, de la vie, des papillons-elfes virevoltent autour de lui, des ancêtres lui rendent visite, des êtres d’éther viennent l’observer (voire s’y accrocher momentanément ?), des nains se jouent de lui et s’amusent de leurs facéties. Mais tout cela, le voit-il ? Nu face au monde, cela lui semble naturel, il semble même en jouer, s’en jouer, voire s’en vanter ? Mais… sa nudité ne serait-elle pas une façade, un artefact pour cacher ses peurs profondes ? Je conviens que c’est bien trouvé ; qui irait chercher les blessures, les trésors intérieurs gardés jalousement derrière une nudité qui semble tout montrer ? Les apparences sont trompeuses, dit-on… Nue, est-ce que je franchirai la porte ? Actuellement, même si elles ne sont ni en coton, ni confortables, ni forcément bien assorties, des couches me protègent encore
de mon intérieur et de ce que je perçois comme des agressions de l’extérieur. Le monde surnaturel ne m’effraie pas vraiment, je discute avec les chouettes, avec des ectoplasmes, je souris quand je vois une coccinelle-fée ou danse avec les lutins du feu. Je ne peux certes affirmer que tout cela n’existe pas que dans le miroir de ma tête, dans mes pensées. J’ai plus peur de moi-même, je pense, que de tout le reste. Mais ne serai-je finalement pas, avec mes peurs intérieures, un miroir de l’homme nu ? Et vice-versa ? Au final, aurais-je peur de m’affranchir ? Probablement. Aurais-je peur de la franchir, cette porte ? Je n’en ai pas l’impression. Bien que, au seuil de la vie, qui peut vraiment dire comment cela va finir ? Pour moi, la mort est la fin d’une vie, de morceaux de vie, et aussi le début d’autre chose, d’une renaissance, quelle qu’elle soit. Elle fait partie de cycles, innombrables, certains enchevêtrés les uns dans les autres. Je vois une roue, la vie, la mort, les rires, les pleurs, la santé, la mala-
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die, tous ces éléments faisant partie de la même roue. J’espère simplement que je franchirai la porte dignement. Ayant effectué ce qui me tient à cœur. Ayant suivi mon cœur. Etant un cœur aimant tout élément de ce monde (dans la mesure du possible, on s’entend, hein, je ne suis qu’une femme, les limaces, j’ai encore du mal !). Voilà, ma chère Cassandre, ce que tu m’as inspiré. Au moment où j’ai fait ta connaissance, tu m’as rappelé quelque chose, quelqu’un, moi-même sans doute. Je ne sais pour quelle raison, j’ai eu envie de te répondre, j’aurais aussi bien pu garder tout ceci pour moi… J’ai hésité… Et puis j’ai pris un moment en cette soirée pluvieuse de lundi pour poser tout cela. » Un grand merci au lecteur et à la lectrice d’avoir pris le temps de partager avec nous leurs rêves et idées ! Pauline Archambault
environnement
Bien manger
tout en préservant la planète ? Les astuces !
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vec une hausse de la consommation de produits bio, l’accroissement des magasins de proximité ou encore la tendance au véganisme ; nous constatons ces dernières années un changement de comportement alimentaire de la population suisse. Nous prêtons de plus en plus attention à ce que nous mangeons et cherchons à consommer toujours plus local. Dans cet article se trouvent plusieurs astuces pouvant vous aider à faire de meilleurs choix dans le but d’améliorer l’impact sur l’environnement. La consommation de viande Passé le cap d’environ 200 grammes de viande ingurgitée par semaine (viande transformée ou non), sa consommation peut être néfaste pour la santé (augmentation de la mortalité et du risque de maladies cardiovasculaires, de certaines formes de cancer comme celui du côlon ou de diabète). Nous pensons souvent à la santé, mais la surconsommation de viande a, à long terme, des effets désastreux sur notre environnement.
Nous entendons par le terme viande tous les élevages de volailles, porcins, ovins et bovins. Depuis les années 1950, la production mondiale a quintuplé, pour atteindre le nombre de 65 milliards de bêtes abattues par année (recensement en 2011). Sans parler des conditions d’abattage et d’élevage des animaux, ce type d’élevage a un coût qui n’est pas uniquement financier. Ce dernier regroupe également les effets de la déforestation afin de planter des champs de céréales destinés à nourrir les animaux, les émissions de gaz à effet de serre grandissantes qui en découlent ou encore la pollution causée par le transport d’un bout
Dans le graphique ci-dessus, il est effectivement possible de constater qu’il vaut mieux manger un steak de nos boucheries d’Anniviers qui ne servent que de la viande locale plutôt que de manger un panier de fraises en hiver, qui a fait le trajet en avion !
à l’autre de la planète. Le constat est clair; il faut l’utilisation de quelques milliers de litres d’eau pour un kilo de viande. De plus, l’élevage correspond à environ 14,5% des émissions de gaz à effet de serre (soit davantage que les émissions directes du secteur des transports). Vu les chiffres, la consommation de viande apparaît comme un véritable luxe. Bien
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entendu, il ne s’agit pas de renoncer à sa consommation du jour au lendemain, mais bien d’y instaurer une réflexion en amont afin de privilégier un mode de consommation local. Des éleveurs respectueux de leurs animaux sont très nombreux chez nous, soutenons-les !
Les bonnes pratiques Voici cinq bonnes pratiques alimentaires qui permettront de préserver l’environnement et de favoriser la production locale:
Les pistes de solutions Personne ne peut prétendre détenir une baguette magique permettant de résoudre tous les obstacles en vue d’une alimentation qui se veut saine et locale. Toutefois,
ces quelques pistes contribuent à dessiner la société de demain: • Rendez-vous sur le site internet www.agriculture.ch ! En deux clics, vous aurez accès à deux calendriers des saisons; l’un pour les fruits et l’autre pour les légumes. Cela vous permettra de savoir ce qui est réellement de saison. • Achetez local ! On ne le répètera jamais assez mais l’achat de denrées alimentaires auprès de producteurs locaux (boulangers, bouchers, agriculteurs, apiculteurs, etc.) vous permet de bénéficier d’une alimentation saine et de soutenir une forme d’économie circulaire en étant un acteur primordial du circuit local. Qu’a-t-il de mieux que d’offrir les meilleurs nutriments à son corps et de soutenir son voisin, le tout en un seul geste ? • Lisez les étiquettes ! Cela paraît si niais, toutefois, si vous accordez ne serait-ce que 30 secondes de plus par rayon lorsque vous êtes au supermarché, vous seriez certainement surpris de constater la provenance de certains produits et peutêtre retournerez-vous chez votre voisin ? Vous pouvez aussi installer l’application https://yuka.io/ qui permet de décoder les codes-barres de 600’000 produits.
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Ces pistes ne sont que les prémices de ce qui pourrait réellement être mis en place en termes d’économie circulaire. N’hésitez pas à prendre part au mouvement en sollicitant votre entourage, les élus communaux, les producteurs locaux, etc. En s’y associant, un calendrier sur la saisonnalité des produits pourrait être distribué aux habitants de la commune d’Anniviers en y incluant la liste des producteurs locaux, par exemple. Il n’y a pas de geste inutile ; chacun d’entre nous a sa part de responsabilité mais surtout : nous détenons toutes et tous le pouvoir de faire quelque chose de bien… Alors, qu’attendons-nous ? Alors qu’il marchait à l’aube sur la plage, le vieux vit devant lui un jeune homme qui ramassait des étoiles de mer et les jetait à l’eau. Il finit par le rejoindre et lui demanda pourquoi il agissait ainsi. Le jeune homme lui répondit que les étoiles de mer mourraient s’il les laissait là jusqu’au lever du soleil. « Mais la plage s’étend sur des kilomètres et il y a des millions d’étoiles de mer, répliqua-t-il. Quelle différence cela vat-il faire ? » Le jeune homme regarda l’étoile de mer qu’il tenait dans sa main et la lança dans l’écume.
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1. Boire de l’eau du robinet. Eh oui, c’est une bonne action pour surtout éviter les bouteilles en plastique. L’eau est l’élément essentiel pour notre organisme et pour l’environnement. Elle compose 60% du corps humain et il est donc important d’hydrater notre organisme régulièrement. Nous avons de la chance d’avoir une excellente qualité d’eau du robinet en Anniviers, issue de source, profitons donc de cette opportunité ! 2. Préférer les produits de saison. Les fruits et légumes doivent faire partie de notre alimentation saine et variée. Cette action permettra de favoriser la production locale ainsi que de limiter l’importation des produits par différents moyens de transports. 3. Devenir les champions du recyclage et du tri des déchets alimentaires. Selon l’Office Fédéral de la statistique suisse, les ménages produisent chaque année 1 million de tonnes de déchets alimentaires. Ces derniers pourraient aisément être réduits grâce à un système de tri adéquat. On peut aussi légitimement se poser la question pourquoi nous ne pourrions pas recommencer à nourrir nos amis les cochons avec ce que nous n’avons pas pu consommer, même si les règlements suisses, inspirés par des normes européennes nous l’interdisent. 4. Cultiver ses propres fruits, légumes et herbes aromatiques. Quel plaisir de passer du temps au jardin à cueillir ses propres aliments et par la même occasion profiter de l’air frais, de quelques rayons du soleil ? Le repas fait maison n’en sera que meilleur! 5. Manger moins de viande. Et si nous rajoutions quelques plats végétariens à notre menu hebdomadaire ? De plus il est conseillé de consommer des protéines animales qu’une à trois fois par semaine.
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Il répondit : « Cela fera une différence pour celle-ci. » Tiré d’un essai de Loren Eiseley – écrivain et anthropologue américain
Producteurs du Val d’Anniviers Pour mettre en pratique tous les conseils énumérés ci-dessus et ainsi limiter «les kilomètres dans nos assiettes», nous vous proposons quelques idées pour faire vos courses dans le Val d’Anniviers. A propos des fruits et légumes, il est évident qu’il y aura moins de production à 2000m d’altitude qu’en plaine. Cependant, il est possible de consommer des produits valaisans et même anniviards dans tous les supermarchés de notre vallée. Il existe également des solutions pour acheter directement chez le producteur ou en choisissant de se faire livrer toutes les semaines un panier de fruits et légumes de saison.
Les denrées telles que le pain, le fromage, les produits laitiers, les œufs ainsi que la viande se trouvent facilement dans les différents commerces de proximité, que ce soit dans votre village ou en chemin, si vous vous rendez en plaine pour le travail. Ainsi, vous avez la possibilité de vous approvisionner directement auprès de nos producteurs de fromage de vaches, brebis et chèvres, mais également dans les boucheries d’Anniviers, concernant les viandes séchées et autres dérivés. En consommant dans votre région, vous réduirez non seulement votre impact environnemental, mais vous soutiendrez également l’économie indigène. En effet, votre steak de bœuf ne viendra plus d’Argentine et vos fraises d’Espagne. De plus vous aurez, par la même occasion, injecté des ressources financières dans l’économie de votre vallée.
Au final, la modification de vos habitudes de consommation suscitera peut-être de nouvelles vocations auprès de futurs producteurs. Ainsi, chacun fournira les efforts requis en vue d’un avenir pérenne pour les générations futures.
Management de l’énergie HES-SO HES-SO Valais: Sierre - Économie d’entreprise / Sion - Énergies et techniques environnementales Jonas Bonvin, Danijel Dimic, Leonita Kabashi, Alona Obyekhova, Estelle Remondeulaz, Brian De Grenus, Théo Gonin, Kayne Ramirez, Aline Von Jüchen, Jérémy Wehrli et Prof Dr Stéphane Genoud
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culture
L’Association VissoiArt présente
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ans le cadre de son espace culturel au coeur du Val d’Anniviers, notre association vous propose cette année et l’année prochaine 2 expositions et des séances de cinéma en plein air. Tout d’abord, sur le Chemin des Images qui entoure la colline du château, nous vous proposons une exposition de photographies consacrée à l’oeuvre de René-Pierre Bille, réalisée par Jean-Louis Claude, avec la collabo-
ration de Geneviève Grandjean et de Nicolas Bille, fille et fils de RenéPierre. Ces derniers ont élaboré les textes sur l’oeuvre et la vie de leur père. Sous le titre «Des animaux pleins les yeux», vous pouvez admirer 32 photographies d’animaux de montagne du précurseur de la photographie animalière que fut René-Pierre Bille. Il a marqué les mondes naturalistes valaisans : personnalité très affable au langage
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cultivé, l’oeil bleu incisif, le visage haut en couleurs, marqué par le soleil et le froid, souligné d’une barbe fleurie. Sa carrure impressionnante le plaçait un peu à l’étroit dans la ville: on comprend qu’il n’ait pu trouver sa place que dans des activités exigeant un contact physique avec la nature. Il nous paraît important de vous faire redécouvrir ce personnage attachant qui a passé toute sa vie à Chandolin. Par ses conférences, ses films, ses livres, il a fait aimer et connaître le monde sauvage de l’Alpe.
Nous vous proposons également, devant la chapelle, en juillet et août 4 représentations en plein air d’un de ses films réalisé en 1958 «Le monde sauvage de l ‘Alpe». Ce film a obtenu un prix au Festival des Films de Montagne de Trento la même année. Il fut présenté par la suite dans le cadre de Connaissances du Monde avec un énorme succès. Ce succès tient tout à la fois à la beauté des images, aux commentaires en direct et à la personnalité de RenéPierre Bille. Ce film est suivi d’un court métrage d’Aurel Salamin «L’envol de l’Aiglon».
Jean-Louis Claude a procédé à l’inventaire des objets de culte des paroisses d’Anniviers. Il a constaté que chaque paroisse possède des trésors qui sont cachés aux yeux du public et dont certains sont totalement inconnus des gens d’Anniviers. Sous le titre «Art sacré et trésors des paroisses du Val d’Anniviers du 14ème au 19ème siècle», cette exposition, aussi réalisée par Jean-Louis Claude, a lieu à l’intérieur de la chapelle du château et restera également jusqu’en 2021. Nous vous attendons.
Jean-Marc Caloz, Président de VissoiArt Jean-Louis Claude, Scénographe
Chemin des Images: Accès libre dès le 2 juillet 2020. Le Monde Sauvage de l’Alpe: Les mercredis 15 et 29 juillet, 12 et 26 août 2020 à 21h00. Les séances ont lieu en plein air devant la chepelle. Art sacré et trésors des paroisses du Val d’Anniviers du 14ème au 19ème siècle: Ouvert du 2 juillet au 30 août 2020 de 14h00 à 17h00 du jeudi au dimanche. Entrée CHF 3.-, Pass « Anniviers Liberté » gratuit.
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Construction de bains publics et rénovation du Grand Hôtel du Cervin à St-Luc
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n mai 2020, le chantier est très impressionnant. Les travaux de fondation laissent apparaître un trou béant devant les façades ouest et nord, ce qui permet d’imaginer une construction et une rénovation de grande ampleur. Historique Le 4 avril 2014, le conseil municipal confirme son appui à un projet présenté par la Société du Funiculaire s’inscrivant dans le sillage de la promotion de lits chauds. Le 16 juin 2014, l’Assemblée Primaire approuve l’investissement prévu de 4 millions de francs. La commune a bien sûr respecté les directives officielles concernant les marchés publics pour adjuger les travaux. Le 30 décembre 2019, signature de l’acte de constitution d’un droit distinct et permanent de superficie entre la commune et la SA de l’hôtel. Le chantier débute alors le 20 mai 2019 à la suite de quoi des spécificités apparaissent, liées notamment au site. Il est vrai qu’une telle rénovation sur un bâtiment historique pouvait laisser présager un travail plus complexe que la normale. Des micropieux, non prévus au départ, ont donc dû être fichés dans le terrain à l’intérieur, sous l’hôtel, afin de garantir la stabilité du tout. Le service d’archéologie est intervenu pour s’assurer qu’aucune trouvaille historique ne serait négligée, ce qui a occasionné l’arrêt du chantier durant plusieurs semaines. La complexité amène bien évidemment son lot de contraintes. L’espoir est de pouvoir terminer la partie sous dalle pour le mois de décembre 2020, tout en ayant en ligne de mire le budget à respecter. D’ailleurs, l’exécutif communal
tient à féliciter et à remercier tous ceux qui œuvrent sur cet imposant édifice. Les Bains L’eau dont Anniviers dispose en abondance permet de prévoir des espaces bien-être ouverts au public. Un bel exemple existe déjà du côté de Zinal depuis quelques années, il sera complété par celui de St-Luc. Jean-Marc Genoud du bureau d’architecture en charge du projet partage son point de vue. Construire un centre de bien-être de 4000 m3 sous et devant un hôtel historique de plus de 120 ans est un vrai défi. Afin de ne pas dénaturer l’équilibre entre l’hôtel et ses alentours, nous avons proposé d’enterrer cette construction. Le remblai aval avec son mur de soutènement étant construit bien après l’hôtel n’a pas de valeur historique. Nous avons dès lors souhaité retirer ce remblai et occuper cet espace. D’autre part, le site étant placé à l’entrée du vieux village, nous avons prévu de destructurer cette imposante face minérale pour offrir de généreuses ouvertures. Ainsi, la lumière naturelle va éclairer l’ensemble et donner des
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points de vue imprenables sur la vallée. Les derniers événements sanitaires (COVID-19) nous ont contraints à scinder l’ouvrage en plusieurs chantiers et les travaux ont pu se poursuivre en toute sécurité. Intégrer une offre touristique supplémentaire avec ce nouveau centre en conservant les qualités d’un hôtel centenaire, voilà le concept développé qui prend forme aujourd’hui. Simon Crettaz représentant du bureau d’ingénieur explique de son côté : le centre de bien-être se trouvant sous l’esplanade d’entrée de l’hôtel à une profondeur de 6 mètres, il a fallu excaver au droit des façades de l’hôtel. La maçonnerie des murs, très ancienne est plutôt de piètre qualité. Ce travail par étapes d’excavation et de bétonnage pour maintenir les ouvrages en place dans le meilleur état possible a été particulièrement minutieux. Une paroi berlinoise composée de profilés métalliques fichés dans le sol et de béton a été mise en place au nord-ouest de l’hôtel. Quelques fissures ont été constatées, elles seront colmatées à la fin du chantier. L’hôtel a subi à plusieurs reprises des transfor-
mations plus ou moins importantes. Aucun plan n’étant à disposition, il a fallu se contenter des relevés de l’état actuel. Les différents bureaux mandatés sont habitués à collaborer sur un tel chantier, la coordination permet de trouver les meilleures solutions possibles. C’est une chance et un grand plaisir de participer au maintien et à la rénovation d’un ouvrage historique, tout en lui adjoignant une infrastructure de bien-être au service de la population locale et touristique. La sauvegarde, l’entretien, la mise à niveau des anciennes bâtisses touristiques ou privées de notre vallée est un devoir de la collectivité publique et de leurs propriétaires. Bravo aux amoureux du Grand Hôtel du Cervin qui ont mis la main au portefeuille pour redonner une nouvelle vie à cet édifice, emblème de l’éclosion du tourisme en Anniviers. Le Grand Hôtel du Cervin Le bureau d’ingénieurs Gilles Rey et celui d’architecture Catherine Gay Menzel sont mandatés pour cette partie du projet. Mme Gay précise : le début du chantier de l’hôtel a révélé ses premiers secrets ; les sols d’origine et le plan du niveau de l’entrée ont amené des surprises. Le projet est en cours de réajustement par rapport à ces découvertes. Parallèlement les couleurs d’origine dans les étages sont mises à jour et répertoriées. Des
restes de peinture de façades ont peut-être été trouvées sous la véranda. Sur ces bases sera développé le concept des couleurs. Actuellement nous travaillons sur la mise aux normes de protection incendie. Beaucoup de temps a été pris avec nos ingénieurs spécialisés pour étudier les résistances existantes des planchers bois en les relevant tous. Les couches additionnelles des planchers varient en fonction de leur état. Notre défi est de trouver le ton juste de la transformation : il s’agit d’abord de saisir l’esprit du Grand Hôtel, puis d’intervenir de manière précise pour mettre en relief les qualités connues et celles qui ont été révélées. Les nouveaux éléments sont clairement identifiables, mais visent une harmonie avec l’existant dans un souci de cohérence globale de l’intervention, d’équilibre entre nouveau et ancien. Au niveau du déroulement du chantier, nous sommes tributaires de l’avancement des travaux structurels des Bains du Cervin. Le radier du rez-de-chaussée a été coulé. Nous nous réjouissons du projet et de ce chantier très inspirant. Il est à relever que le bureau d’architecture Gay Menzel est le lauréat 2020 du Prix d’encouragement culturel de l’Etat du Valais. Preuve du bon choix de la SA pour redonner vie à cet hôtel.
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La SA propriétaire bénéficie également du soutien de l’Association des Amis du Grand Hôtel du Cervin, forte de 250 membres, qui participera financièrement à certains éléments d’ameublement et de décor par exemple. Aujourd’hui débarrassé d’ajouts inappropriés apportés au cours des ans, le bâtiment se remet à respirer, il retrouve son souffle. Un futur d’espoir Entrer dans cet édifice et de tout en haut contempler ce chantier à la fois animé et ordonné donne un sentiment d’admiration pour nos anciens qui, en des temps difficiles, ont décidé d’aller de l’avant en construisant des hôtels si grands en comparaison des petits villages de cette époque, comme si l’espoir d’un avenir meilleur devait se marquer durablement sur le terrain. Simone Salamin © photos Gaëtan Salamin de St-Luc
Merci à Mme Catherine Gay Menzel et à MM. Philippe Biéler, Jean-Marc Genoud et Simon Crettaz. Association Les Amis du Grand Hôtel du Cervin www.amishotelducervin.ch
Au fil de l’eau
La Navizence, un dossier d’ampleur qui vous concerne Une crue courte L’été : la saison des vacances, du beau temps, des balades mais également des orages. Un orage particulièrement intense a touché la Commune d’Anniviers le 2 juillet 2018. Il s’abat violemment vers 18h30 en amont de Zinal. Le niveau de la Navizence, déjà alimentée par la fonte glacière du sommet du bassin versant, monte brutalement. Au sommet du Plat de la Lé, les intensités indiquées sur les images radar atteignent 60 à 90 mm par heure sur une durée de 1h30. Sur toute la durée totale de la pluie d’environ 4h, la quantité d’eau totale précipitée est de l’ordre de 100 à 160 litres par mètre carré. Selon l’atlas hydrologique national, les valeurs de cet événement dépassent grandement (près du double) les précipitations théoriquement atteintes une fois tous les 100 ans à Zinal. Heureusement, les fortes intensités des précipitations n’ont pas eu lieu simultanément sur l’ensemble du bassin versant de la Navizence. Néanmoins, elles ont conduit à une forte crue qui s’étend dans la vallée et provoque de grandes érosions et un transport de matériaux jusqu’à Chippis. La crue correspond à un débit très rare à Zinal avec 60 m3/s et un débit rare à Mission avec 65 m3/s. Ceci n’est pas sans conséquences : des érosions de rives (photo 1) sur près de 20 km ou plus de 75 emplacements relevés, du charriage de matériaux érodés dépassant les 200’000 m3 (20’000 camions), 5’000 m3 (plusieurs milliers d’arbres) de bois arrachés des forêts riveraines, des débordements avec des dépositions importantes de matériaux dans les replats et des obstructions et destructions sur tous les ponts enjambant la Navizence.
photo 1: Érosions survenue le 2 juillet 2018 à l’aval de Vissoie (Source 2)
Il faut remonter aux 27 et 28 août 1834, épisode durant lequel une crue avec une ampleur comparable est décrit par le curé JeanBaptiste Rouaz. La crue de 2018 a causé des dommages matériels directs de 26 mio de francs sur les conduites, installations hydroélectriques, routes et ponts communaux, chemins et ponts pédestres, zones de constructions et d’installations publiques. Les coûts de remise en état, sécurisation et remplacement d’infrastructures se chiffrent à 80 mio de francs, dont 44 mio de francs pour la mise en œuvre du concept de protection2 de la Navizence. Une intervention rapide Dès le lendemain de la crue et jusqu’à la fin 2018, des travaux urgents ont été entrepris par la Commune d’Anniviers avec un fort soutien de l’Etat du Valais et de la Confédération. Ils ont notamment servi à la sécurisation immédiate de la Navizence par des curages, la pose d’enrochements, le rétablissement du profil hydraulique, ainsi que la remise en état partielle des services et l’évacuation des bois flottants. Durant l’hiver 2018/2019, des bureaux spécialisés ont développé des mesures anticipées de première priorité. Ces mesures sont cohérentes avec le concept de protection et ne peuvent attendre la fin de la procédure d’approbation des projets faute de quoi des dommages importants seront à déplorer et l’intervention d’autant plus délicate et coûteuse. Elles se chiffrent à 8.9 mio de francs et sont portées d’une part par la Commune d’Anniviers et le Service
photo 2: Mesures anticipées: stabilisation du lit (P. Epiney)
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Un chemin long Malgré tous ces efforts, le promeneur attentif et soucieux remarque que la Navizence poursuit son évolution vers un nouvel équilibre du profil en long – s’il en existe un ? Une niche d’érosion ici, un tronçon qui s’incise là, des arbres instables ailleurs, des fissures sur les rives,
Lot 1 - Mission Contexte local Chaque Anniviard a pu constater dans le secteur de Mission le profond bouleversement du paysage intervenu suite à la crue centennale de la Navizence survenue le 2 juillet 2018. La rivière a fortement endommagé et détruit les infrastructures : entreprises, arène, terrain de foot, routes, ponts, etc. En cas de crue rare, une quantité phénoménale de matériaux est transportée par la rivière et déposée sur toute la largeur de ce replat alluvial. Par conséquent l’emplacement des infrastructures et activités menacées ou disparues doit être aujourd’hui repensé. La situation de danger hydrologique actualisée indique d’ailleurs un danger élevé (rouge) interdisant toute construction. Lancement de l’étude et objectifs C’est pourquoi la Commune a démarré l’étude d’un projet d’aménagement de cours d’eau, afin de garantir la protection contre les crues du secteur de Mission, au minimum des infrastructures existantes : route, pont et
un talus instable, etc. Pour cette raison, la Commune avec l’appui du Canton n’a pas chômé et a continué les démarches en parallèle à la réalisation des mesures anticipées. Aujourd’hui, ce travail se reflète dans un concept de protection validé, dans la définition de l’espace réservé aux eaux le long de la Navizence et dans l’actualisation de la carte des dangers hydrologiques instabilités des versants comprises. Un plan d’alarme et d’intervention a été établi et une surveillance étroite des tronçons ne faisant pas partie des mesures anticipées. Des variantes sont à l’étude pour l’assainissement de la décharge des Vernis et finalement des études d’avant-projet, de projet d’ouvrage et de mise à l’enquête publique pour toute la partie de la Navizence qui n’ont pas fait l’objet de mesures réalisées
ont été lancées. Ces études ont comme objectif principal de rétablir la sécurité et de valoriser la Navizence pour l’homme et la nature. Elles ont commencé en avril 2020 et le travail se répartit en trois lots : un premier lot d’étude allant de Mission à la prise d’eau des FMG à l’aval de St-Jean (détaillé ci-après), un deuxième lot pour le linéaire entre le bassin de Vissoie et la STEP et un troisième lot pour le reste de la Navizence entre Zinal et Vissoie. Les premiers jalons sont l’achèvement d’une phase préliminaire en août 2020 ayant comme but de consolider les bases de projet et le concept, puis un avant-projet pour début 2021. Au vu des objectifs multiples et des contraintes diverses, le secteur de Mission fait l’objet d’une démarche participative qui accompagne l’élaboration du projet.
camping. Il est incontournable de laisser suffisamment de place à la rivière pour garantir le passage des crues rares à très rares. Cet espace sécuritaire dédié à la Navizence permettra également de remplir d’autres fonctions utiles aux loisirs et à la détente, à la qualité paysagère du site et à la biodiversité. Un autre objectif de l’étude est d’identifier la marge de manœuvre dans le réaménagement du site, en tenant compte des différents intérêts en présence. Dans ce cadre plusieurs variantes seront élaborées en impliquant les acteurs concernés et en tenant compte tant que possible des avis récoltés. Ces variantes seront ensuite évaluées et comparées afin de choisir et développer la meilleure combinaison possible dans le cadre légal en vigueur. A l’heure actuelle, il est prématuré de se prononcer sur la faisabilité et l’emplacement exact des infrastructures et activités telles qu’arène et zone artisanale, qui n’ont pas une garantie de situation à Mission. Ce processus participatif sera d’une grande utilité pour identifier des solutions innovantes, durables et adaptées aux besoins,
dans le cadre du projet ou à l’échelle du territoire communal.
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Déroulement en 4 étapes L’évolution d’un tel projet et son développement passe par différentes phases et étapes: • Etude préliminaire et processus participatif (été-automne 2020) • Avant-projet (début 2021) • Projet de l’ouvrage (été 2021) • Mise à l’enquête publique (automne 2021) Processus participatif La démarche définie par l’Office fédéral de l’environnement s’articule autour de quatre axes : • Identification et analyse des acteurs • Information de la population • Définition des objectifs • Discussion des variantes L’identification des acteurs a commencé avec la Commune et la Bourgeoisie et pourra être complétée par la démarche pro-
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des forêts, des cours d’eau et du paysage, et d’autre part par les Forces Motrices de la Gougra. Les autorisations respectives ont été délivrées dans des délais très courts en avril 2019 et septembre 2019. La réalisation se terminera prochainement (Photo 2). Par la suite, les secteurs les plus fortement touchés en 2018 ainsi que les pylônes de la ligne 65 kV des FMG seront sécurisés.
Vue générale Lot 1 Mission
Zoom sur secteur Mission
PARTICIPATIF VOTRE AVIS NOUS INTÉRESSE ! Vous êtes un acteur local, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées dans le cadre de la consultation menée en ce début de projet. Si vous souhaitez être contacté et donner votre avis, veuillez vous rendre à l’adresse internet indiquée ci-dessous en mentionnant vos noms, adresse et le groupe d’intérêt auquel vous appartenez : Privé - Acteur économique - Agriculture - Société locale - Tourisme - Autre (à préciser) www.anniviers.org/navizence2020
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posée à la page 26. L’information à la population sera effectuée sous différentes formes, cet article dans le «4 Saisons» constituant un premier pas. La définition des objectifs, dans un premier temps définie par l’équipe de projet, pourra être affinée, complétée et harmonisée avec les attentes des acteurs. Enfin, la discussion des variantes permettra de définir la marge de manœuvre possible pour atteindre les objectifs. Différents outils pourront être utilisés dans le cadre de ce processus participatif : • Contacts bilatéraux • Ateliers de discussion par groupes d’intérêt • Séances d’information • Communications dans le « 4 Saisons »
Dans le calendrier envisagé à ce stade, les contacts bilatéraux nécessaires se dérouleront durant l’été 2020 (juin à août). Des ateliers de discussion seront organisés courant septembre, et une séance présentant la synthèse des discussions menées et une information générale sera organisée début novembre. A ce propos, les personnes souhaitant être intégrées au processus ou souhaitant donner un avis peuvent le faire jusqu’à mi-août (voir encart page 26). Premières idées La page 26 illustre le lot dans son entier (environ 2km, image de gauche), et un zoom sur le secteur clé au niveau des enjeux (image de droite). Quelques pictogrammes permettent d’illustrer les idées ou
les objectifs visés. Ces premières réflexions donnent quelques pistes, sachant qu’à ce stade rien n’est figé, le processus participatif devant nourrir la réflexion et le développement d’un projet équilibré. Commune d’Anniviers, David Zufferey
Service des forêts, des cours d’eau et du paysage: Daniel Devanthéry sd ingénierie, Sion: Frédéric Métrailler BG Ingénieurs Conseils SA, Sion: Tobias Meile 1 Groupement BICE: Crue de la Navizence 2-3 juillet 2018, Analyse d’événement, 28.09.2018. 2 Groupement BICE: Crue de la Navizence 2 juillet 2018, Concept de protection, 24.05.2019.
Mérites et distinctions 2019 Etant donné la période de pandémie de COVID 19 et pour respecter les mesures d’hygiène et de distanciation, la remise des distinctions et mérites sportifs et culturels 2019 décernés par la Commune d’Anniviers, n’a malheureusement pas eu lieu ce printemps. Les lauréats cités ci-après ont été félicités pour leur performance et ont reçu leur récompense par courrier. L’énoncé de leurs résultats est bien entendu non exhaustif.
- Ignatius Mctighe, natation, 3ème , brasse championnat suisse: distinction sportive - Marmaduke Mctighe, natation, 6ème , brasse 100 m. + 2ème brasse 50 m., championnat suisse: distinction sportive - Damien Revey, ski alpin, champion valaisan en slalom et géant: distinction sportive - Ilan Ménard, FC Sion FE14, championnat suisse FOOTECO ASF: encouragement.
- Alison Savioz, Stéphanie Moura, Antoine Emery et Cyril Zufferey, musiciens à la fanfare l’Echo des Alpes et du Brass Band Constellation, Champion suisse 2ème catégorie: distinction culturelle - Dominique Zufferey, directeur émérite de chœurs et fanfare: mérite culturel - Agnès McTighe, course à pied, 1ère à la course de l’Escalade: distinction sportive
Sur l’initiative de la SDJA, nous espérons toutefois qu’une manifestation pourra avoir lieu dans le cadre d’un remerciement général à la population pour son comportement exemplaire et pour toutes les actions bénévoles mises en place durant ce printemps 2020. Dès lors, les bénéficiaires des mérites et distinctions 2019 seront reçus officiellement.
Bibliothèque d’Anniviers Chers lectrices et lecteurs, cet été la bibliothèque sera fermée du 22 juin au 20 juillet. Réouverture le mardi 21 juillet à 15h00. à bientôt ! Lisez bien !
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«Si l’homme fait une petite chose pour le monde, alors le monde changera»: des nouvelles de la Commune d’Anniviers durant le semi-confinement Pendant les deux mois de semi-confinement, chacun s’est retrouvé dans son appartement ou sa maison comme dans un petit vaisseau spatial flottant dans l’espace, coupé du monde. Certains vaisseaux étaient joyeux, pleins de cris d’enfants et d’amour ; d’autres étaient plus silencieux, plus solitaires. Pour certaines personnes, il a été difficile de traverser cette grande plaine vide où le temps s’étirait sans fin : surtout ceux qui étaient seuls chez eux, et aussi ceux qui ne pouvaient pas sortir, à cause de leur âge, de leur vulnérabilité ou parce qu’un de leurs proches était à risque. Et il y a ceux qui cumulaient les deux : la solitude et l’enfermement. Dès le début de la pandémie, la Commune d’Anniviers s’est inquiétée de ne laisser personne sans aide ou dans le désarroi. Nous avons la chance d’être une petite vallée, une sorte de grande famille, et personne ne devait être oublié. Dans ce but, une équipe s’est créée dès mi-mars, avec Danièle Zufferey et Christiane Favre, conseillères communales, ainsi que Christelle Crettaz et le personnel de la structure d’accueil, pour téléphoner aux résidents âgés de 70 ans et plus. L’équipe a contacté plus de 500 personnes, pour les écouter, apaiser leur angoisse, connaître leurs besoins, les rassurer, leur donner des informations, les mettre en contact avec la SDJA qui pouvait se charger de leurs commissions, ou simplement pour couper leur solitude. Un réseau s’est formé pour arriver à atteindre même ceux qui ne répondaient pas ou dont on ne trouvait pas le bon numéro de téléphone. Personne n’a été délaissé. Certains n’avaient besoin de rien, d’autres ont été très touchés de ne pas être abandonnés. La moitié de la population d’Anniviers vient de l’extérieur et les aînés n’ont pas toujours la chance d’avoir leur famille autour d’eux.
Des personnes seules ont demandé à être rappelées régulièrement. On peut faire des miracles par téléphone… L’équipe de soutien téléphonique a continué ses appels jusqu’à début juin, puis a conseillé aux aînés de reprendre une vie normale tout en respectant les consignes de sécurité. Comme le souligne Christiane Favre, cette période de bouleversement nous a montré que l’extraordinaire est dans l’ordinaire. Que ce sont les petites choses qui sont grandes. Des petites choses qui ne coûtent pas grand-chose, mais qui changent tout, et qui font que nous sommes des humains. Il faut juste regarder et prendre le temps. La jeunesse du val d’Anniviers a su se montrer solidaire en organisant, sous l’impulsion de Mauranne Etienne, un réseau d’entraide pour faire bénévolement les commissions aux aînés et aux personnes à risque qui en avaient besoin. Mauranne a lancé un appel à la SDJA et beaucoup ont répondu présents : Sébastien Zufferey, Juliane Zufferey, Antoine Arend, Fiona Monnet, Noah Antille, Mathieu Arend, Noémie Constantin, Lynn Vergères, Edwige Tissières, Pierre Schmutz et Guillaume Revey. Un autre groupe de bénévoles s’est formé en parallèle, à Niouc, autour de Matthieu Zufferey. «Beaucoup de personnes âgées, raconte Mauranne, ont de la peine à demander de l’aide. En effet, au début, beaucoup voulaient encore aller faire les commissions par euxmêmes malgré les risques et les consignes de confinement. Plus le temps passait et plus les téléphones étaient nombreux, heureusement. Cependant, les personnes qui ont appelé le plus souvent avaient un réel sentiment de solitude. C’est aussi avec celles-ci que les discussions par téléphone duraient le plus longtemps». Chaque jeune
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bénévole a été sollicité une à deux aprèsmidi par semaine pour faire les commissions. Chaque jour, Mauranne centralisait les demandes et les redistribuait à chaque bénévole en fonction d’un planning hebdomadaire. Afin d’alléger le travail, certains magasins ont accepté de préparer à l’avance les commandes. Les bénévoles ont parfois dû descendre jusqu’en plaine pour trouver certains produits ou médicaments. La pharmacie de Vissoie a transmis à l’équipe des jeunes un protocole de questions à poser aux personnes qui appelaient, en cas de doute sur leur santé, afin de les rediriger vers la pharmacie ou le médecin. 17 bénévoles se sont impliqués jusqu’à fin mai, aidant 35 personnes, livrant 152 commissions et effectuant plus de 1600 kilomètres. A Pâques, une vingtaine de bénévoles a distribué 508 fleurs aux personnes âgées de tous les villages du val d’Anniviers, grâce à Sébastien Zufferey qui avait réussi à trouver ces fleurs : des pensées! Le centre scolaire d’Anniviers a également participé en demandant à ses élèves de faire des dessins qui ont ensuite été distribués aux personnes qui sollicitaient l’aide de la jeunesse pour les commissions. « Cependant, explique Mauranne, les plus jeunes de la vallée ne semblaient pas se rendre compte de l’ampleur de cette crise et certains prenaient cela à la légère. La commune fut alertée par des appels de parents désemparés face au comportement de leurs enfants. De ce fait, elle mandata la jeunesse afin qu’elle fasse passer un message de prévention. Le 8 avril, grâce à l’aide de Manu Zufferey et à la participation de Monsieur le président et sa famille, une vidéo de prévention à la sauce anniviarde vit le jour et fut partagée sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram et Whatsapp).
Mauranne conclut : « cette expérience nous aura permis de constater que la jeunesse a un rôle important à jouer dans cette vallée. Ce rôle a, jusqu’ici, été sousestimé et négligé, mais grâce à cette crise, nous avons pu prendre un nouveau départ. Dans l’ensemble, toutes les personnes ont été ravies de nos services et nos bénévoles heureux de pouvoir se rendre utiles. Cette crise nous aura fait constater que le lien social entre les générations et entre les personnes âgées est très important, voire même vital dans certains cas. Ainsi, il serait très intéressant de mettre sur pied des activités dédiées uniquement aux aînés, de même que des activités qui leur permettraient d’aller à la rencontre des générations plus jeunes, dans le but de partager et pourquoi pas d’instruire. Ces personnes sont les traces vivantes de notre patrimoine et ont énormément de choses à raconter, à nous apprendre : il serait regrettable de ne pas en profiter. C’est pourquoi nous proposons de mettre en place une fête intergénérationnelle qui aurait lieu tous les ans, pendant laquelle les nouveaux arrivants seraient intégrés et les anciens pourraient avoir un temps de parole afin d’expliquer, raconter le val d’Anniviers d’antan.[…] Cette crise nous a appris que les petits gestes sont ceux qui touchent le plus, et que, seul, nous ne faisons pas grand-chose. Il est donc important d’apprendre de ce confinement et de pérenniser les leçons apprises durant ces deux derniers mois. […] En définitive, si ce virus nous aura bien appris une chose, c’est la suivante : « si l’homme fait une petite chose pour le monde alors le monde changera ». Le vendredi 13 mars, l’annonce de la fermeture des écoles causa un choc. Ce qui aurait pu ressembler à un rêve d’écolier avait plutôt des airs de catastrophe de
science-fiction. Frédéric Zuber, directeur du centre scolaire, explique que le conseil de direction s’est immédiatement réuni pour organiser l’école à distance. Mathieu Jeandroz a préparé la plateforme educanet afin que les enseignants puissent y déposer des travaux dès le lundi. Mais comment gérer les grandes disparités liées à l’école à domicile? Des familles disposaient de matériel informatique, d’autres non. Certains foyers devaient partager le même ordinateur entre plusieurs enfants scolarisés, ou même avec les parents qui faisaient du télétravail. Une partie des élèves étaient autonomes par rapport au travail scolaire demandé, d’autres moins. Des parents en chômage partiel étaient disponibles pour passer du temps à aider leurs enfants, alors que d’autres rentraient épuisés le soir après de longues journées de travail ; d’autres encore devaient habilement jongler entre le soutien scolaire à leurs enfants et leur propre télétravail, tout ceci dans le même lieu. Consciente de ces inégalités, l’équipe pédagogique a pris soin de garder le contact avec les familles et de les ménager au maximum, tout en gardant la ligne de travail. Pour cela, l’enseignement a été différencié et individualisé au maximum pour tenir compte des possibilités de chacun. Par l’intermédiaire des titulaires, les parents d’élèves ont été sondés par mail ou par téléphone deux semaines après le début de l’école à domicile, ceci afin de cerner les difficultés rencontrées par les familles. Suite au sondage, le conseil de direction a décidé de diminuer la charge de travail des élèves, pour que les familles ne lâchent pas prise et dans le but d’éviter de créer une mauvaise ambiance ou un stress supplémentaire dans les foyers. Le sondage rendit visible que 95% des familles traversaient l’épreuve sans trop de problème. Des mesures de soutien individualisées furent mises en place pour les élèves qui rencontraient des difficultés et pour ceux qui ne pouvaient pas recevoir d’aide de la part de leurs parents : visioconférence, rendezvous par mail ou whatsapp, téléphones… Tout a été mis en place, avec succès, pour éviter au maximum le décrochage scolaire. L’organisation des cours du cycle d’orientation était un défi plus compliqué à relever, parce que chaque élève a plusieurs
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enseignants avec différentes manières de travailler. Les retours des parents concernant l’organisation de l’école à distance et le suivi effectué par les enseignants ont été, dans leur grande majorité, positifs. Les cours ont repris le 11 mai au centre scolaire. Les deux premières semaines, le retour partiel à l’école a permis de voir où en étaient les élèves. Ceux du cycle d’orientation sont venus quatre demi-journées par semaine (au lieu de deux jours entiers pour leurs homologues du Valais romand) afin de leur permettre de garder un rythme. C’était surtout important pour les élèves de 10 et 11ème, car certains d’entre eux poursuivront leur cursus au Secondaire II à la rentrée d’août ou débuteront un apprentissage cet été. Respectivement depuis le 18 et le 25 mai pour le primaire et le cycle d’orientation, l’école a lieu tous les jours, et la priorité est mise sur l’étude des branches essentielles : le français, les mathématiques, l’allemand et la science (sauf en primaire). Frédéric Zuber tient à remercier chaleureusement les élèves, les parents et les enseignants pour leur travail durant cette période de crise. Il est conscient des difficultés qui ont dû être surmontées et relève que les parents ont été très disponibles et à l’écoute. Mais que s’est-il passé pour les 90 familles de la vallée qui ont besoin de la structure d’accueil (nurserie, crèche, uape) pour leurs enfants ? Christelle Crettaz, responsable de la structure d’accueil, explique que la nouvelle de la fermeture est tombée subitement le vendredi 13 mars, et que la Commune a très rapidement réagi. Le personnel de la structure d’accueil a commencé par téléphoner aux 90 familles pour les informer que tout serait fermé dès le lundi, sauf pour les familles dont les deux parents exerçaient des professions liées à la gestion de la crise, comme les infirmières et les médecins. Les critères étaient très stricts, et seules deux ou trois familles d’Anniviers répondaient à ce profil. Tous les deux jours arrivaient de nouvelles directives du Conseil fédéral et ce n’était pas facile de trouver un fonctionnement. Un accord a été passé avec la crèche Europe de Sierre qui a accueilli les enfants des deux familles
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Les résultats de cette vidéo ne sont malheureusement pas connus mais elle toucha plus de 1400 personnes. Cependant, la jeunesse ne pouvait pas s’arrêter là. Il fallait aussi aider et trouver des occupations pour les jeunes enfermés chez eux. C’est dans ce contexte que naquit l’idée des challenges hebdomadaires. »
concernées, en échange d’un coup de main si nécessaire. Par la suite, au tout début du déconfinement, il y a eu deux semaines de battement du 27 avril au 11 mai : les enfants dont les deux parents travaillaient ont alors pu être accueillis, soit entre 10 et 15 enfants par jour. Une collaboration s’est mise en place avec le centre scolaire qui avait aussi quelques élèves à accueillir. Le déconfinement a apporté son lot de nouveaux défis à surmonter : l’organisation sanitaire coûte beaucoup, par exemple pour les jeux qui doivent être désinfectés tous les soirs, ce qui prend beaucoup de temps. Les adultes doivent respecter une distance de deux mètres entre eux ou porter un masque, ce qui pose problème à l’arrivée et lors du départ des enfants, surtout à la nurserie. Les parents ne peuvent pas se tenir plus d’un à la fois dans le couloir et cela crée des files d’attente le matin. Lors de la réouverture de la structure d’accueil, quelques enfants sont arrivés déprimés, mais la plupart étaient surtout contents de retrouver les autres. Certains parents avaient un réel besoin psychologique de remettre leurs enfants là. Pendant toute la durée de la crise, l’équipe de la structure d’accueil est restée soudée, souple et ouverte aux changements. Chacun est resté en contact et a essayé de tirer parti de cette situation pour mettre en place des projets pour la réouverture : des activités en extérieur, en lien avec les animaux ou le jardin, des balades en plein air…. surtout sortir les enfants ! Le thème de la rentrée sera « co-vivre » : des activités pour apprendre à
vivre ensemble et à accepter les autres dans les actes du quotidien. A l’heure du déconfinement, le Conseil municipal veut aider les entreprises et les prestataires de services pénalisés par la pandémie, afin de redonner un élan au tourisme et à notre économie locale. Une baisse de taxes relatives aux services communaux (eau, égouts) sera accordée. D’autre part, un budget complémentaire a été dégagé en prévision de la baisse des entrées de taxe de promotion touristique, ce qui permettra de garantir un marketing de qualité, ainsi que des produits touristiques durant la saison estivale. En troisième lieu, une sensibilisation sera faite auprès des citoyens et des propriétaires de résidences secondaires en les invitant à favoriser les entreprises et commerces de notre vallée et à privilégier les achats locaux plutôt qu’en ligne (sachant que les mêmes produits sont disponibles proche de nos logements et que cela contribue à conserver des emplois). Ceci permettra de plus de favoriser une économie générant moins de déplacements et ainsi plus propice à un environnement durable. Ce message sera accompagné d’un bon cadeau d’une valeur de CHF 25.- valable pour un achat minimum de CHF 50.-. Ce bon ainsi que la directive y relative, seront adressés d’ici la fin juin 2020 à toutes les personnes domiciliées, ainsi qu’aux propriétaires de résidences secondaires. Ces bénéficiaires seront invités à utiliser ce bon d’ici au 31 octobre 2020 auprès des entreprises, commerces
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et prestataires de services locaux s’acquittant de la taxe de promotion touristique. Toutes les informations seront envoyées ces prochaines semaines par courrier. Ces mesures permettront d’injecter plus de CHF 700’000.- en faveur du tourisme et de la reprise de notre économie locale. Pauline Archambault
société
Comment était votre bulle ?
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« Le premier week-end du confinement, il y a eu un mouvement d’inquiétude et d’incompréhension qu’on a fortement ressenti au magasin. Les touristes étaient choqués par la fermeture des remontées mécaniques et par cette situation surréaliste et brutale. Certains comprenaient, mais beaucoup minimisaient le risque et trouvaient que les mesures étaient trop restrictives. Ils étaient venus jusque-là et voulaient profiter de leur week-end de ski. Suite au mouvement de panique dans les magasins en plaine, certains ont fait le choix de venir faire leurs courses dans la vallée. Ils avaient peur, parce qu’ils étaient plongés dans l’inconnu. C’était une ambiance bizarre. Les deux premières semaines, j’avais la boule au ventre, c’était compliqué de faire
respecter les gestes barrières dans le magasin. Certaines personnes ne prenaient pas de précautions, venaient plusieurs fois par jour au magasin ou ne se désinfectaient pas les mains. Ce n’était pas si facile de s’habituer à ces nouveaux gestes d’hygiène, pour tout le monde, même pour nous : c’était un apprentissage. Beaucoup de gens ont fui des zones risquées et sont arrivés d’autres cantons ou d’autres pays pour se réfugier dans leur résidence secondaire. Ils sont venus ici pour se protéger. J’ai rencontré un jour un client qui était surpris d’apprendre qu’il y avait des cas de coronavirus dans la vallée ; il avait la fausse impression qu’ici il était à l’abri, que personne n’était contaminé et qu’il ne risquait rien. Maintenant, les gens ont appris à faire attention, les gestes barrières sont devenus une habitude, un réflexe, donc ça me panique moins. » Coralie
« Je voudrais bien que ce soit comme avant, pour revoir mes amis et retourner à l’école. Je n’ai même pas dit au revoir à ma maî-
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tresse, je ne savais pas que c’était le dernier jour d’école. Maintenant, avec mes amies, on ne peut plus échanger des jouets, ou toucher la même chose, ou se dire bonjour. On joue aux barbies à deux mètres l’une de l’autre. Je pense que quand on retournera à l’école on aura des masques et des gants. Mais si mes gants sont trop grands, comment je vais écrire ? … ça me fait un peu peur. Je prendrai tout en double, comme ça je n’aurai pas besoin d’emprunter quelque chose. Je ne prendrai pas de goûter, parce que sinon je risque de le partager à la récré, d’oublier qu’on ne doit pas. » Mafalda
« La globalisation nous montre une autre de ses faces sombres. La science n’est pas surprise par cette première pandémie mondiale, c’est l’économie qui voit son rêve éveillé tourner au cauchemar. Elle ira comme d’habitude saigner les faibles et ponctionner la classe laborieuse pour sauver ses privilèges, et même ses bénéfices. Le spectacle doit continuer, le système ne
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e vendredi noir du 13 mars, notre quotidien s’est disloqué. D’un seul coup, tout s’est effondré comme un château de cartes. Les annonces stupéfiantes ont succédé les unes aux autres. Ecoles vidées, frontières bloquées, restaurants et magasins fermés, avions cloués au sol, confinement… où est-ce que ça allait s’arrêter? Chacun s’est retrouvé enfermé dans sa bulle. La moitié de la planète en résidence surveillée. Bulle paradisiaque ou traumatisante, sereine ou catastrophique, solitaire ou surpeuplée, lente ou frénétique, querelleuse ou amoureuse, affamée ou opulente, douce ou violente, étouffante ou libératrice, protégée ou précaire, ennuyeuse ou épuisante, il y a eu autant de bulles que d’individus, avec chaque fois des drames, des joies et des espoirs. Chaque personne aurait une histoire différente à raconter. En voici quelques-unes d’Anniviers, glanées pendant le confinement:
connaît que la croissance, il préfère courir à l’effondrement plutôt qu’évoluer. Au final, survivre, ce n’est pas acheter, mais produire ce dont on a besoin, au niveau des individus puis des sociétés. Cette crise nous met le nez dans la merde, en plus de polluer et de nous obliger à gesticuler en tous sens, la globalisation transmet les maladies à une vitesse jamais atteinte. Ce ne sera pas la dernière pandémie, mais la pollution, l’extinction des espèces et les conflits à venir m’inquiètent bien plus : seule notre fin apaiserait ces crises-là. Nous avons eu du temps pour penser, vérifier nos stocks de papier WC, profiter des beautés de la montagne au printemps. La masse reprendra ses habitudes, elle voyagera pour gagner de quoi voyager plus loin, vendra son temps pour acheter et alimenter l’illusion de posséder. Une élite se dégagera pourtant, son analyse de la situation lui fera cultiver son jardin, profiter du pays où elle vit, aimer l’écosystème auquel elle participe. Nombreux, vu l’ampleur du chambardement et du temps laissé à la réflexion, ces esprits se joindront aux écolos et autres adeptes de la décroissance, de la vie en adéquation avec la nature. Bientôt ils seront assez nombreux pour inverser le mouvement, assez sages pour se contenter d’aimer ce qui est proche plutôt que tenter d’atteindre le lointain. Et si nous renonçons aux déplacements inutiles, peut-être aurons-nous les moyens d’acheter bio, de rechercher la santé dans l’équilibre plus que dans les produits des pharmas. Et tout ira bien, comme on peut le lire sur des balcons. […] Cette civilisation n’est pas vendue au capital comme je le craignais. Les états ont pris le dessus dans la crise, la collectivité adopte et impose les décisions qui protègent sa survie et celle de ses membres les plus faibles. Quand les élus d’une démocratie directe décident dans l’urgence de mesures exceptionnelles au mépris des lobbies commerciaux, c’est beau et émouvant : le contraire d’une dictature capitaliste qui estime pouvoir perdre 200’000 de ses concitoyens sans trop en souffrir. Prenons acte de la leçon en cours, consommons les tomates valaisannes, partons en vacances au Bouveret, partageons l’espace vital et les ressources en PQ comme toutes les autres. Manu
« Le 13 mars, à l’annonce du début du confinement, et les jours suivants, il y a eu un afflux massif de gens à la pharmacie et beaucoup d’appels téléphoniques ! Ils voulaient tous acheter des masques, des solutions pour se désinfecter les mains, du paracétamol et faire une réserve de leurs médicaments. Nous avons dû mettre sur pied rapidement des normes de sécurité pour protéger les clients et le personnel. Nous nous sommes mises à porter un masque, à désinfecter régulièrement les surfaces, à délimiter au sol les distances entre les personnes, puis avons installé des plexiglas. L’approvisionnement de masques et de solutions hydroalcooliques fut très compliqué ! Du coup, nous avons fabriqué nous-mêmes la solution désinfectante : de ce fait, les gens de la vallée ont toujours pu en obtenir. Le stress et l’inquiétude des clients fut aussi très difficile à gérer. Nous avons eu peur de ne pas pouvoir répondre aux besoins de la clientèle, de manquer de médicaments, de solutions désinfectantes ou encore de masques, mais surtout d’être confrontées au virus, de tomber malades et de contaminer le reste de l’équipe, puis d’être contraintes de fermer la pharmacie ! Maintenant, cela se passe dans la sérénité, la situation s’est bien calmée. Nous avons mis sur pied un service de livraison pour la population de la vallée et notre principal défi sera de pouvoir subvenir aux besoins de celle-ci jusqu’au bout de cette crise. » L’équipe de la pharmacie
« Quand je suis tombé malade, je n’ai pas tout de suite été sûr que c’était le coronavirus, mais au bout de 3 ou 4 jours, oui. Je n’ai pas eu peur, j’ai pensé à ne pas contaminer nos proches. J’ai trouvé la maladie longue, mais pas trop handicapante. La récupération a été peu linéaire. [Le 13 mars], j’étais stupéfait que ça nous arrive dans cette dimension-là. Cette situation [de confinement] m’a supprimé les bons moments entre copains. Il m’a apporté la collaboration avec nos enfants dans les activités scolaires. Il y a eu des hauts et des bas. De bons moments de partage en famille, mais aussi des frustrations et des in-
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certitudes. Je constate que le système dans lequel on évolue est extrêmement fragile. J’apprends de cette crise que nous devons revenir à des valeurs plus simples : baisse de la consommation, baisse du rythme de vie, consommation locale. En résumé, retour aux années 50, avec le confort actuel. Je ne pense pas trouver un réel sens à une telle situation [de pandémie], mais nous devons ouvrir les yeux et réagir à la suite de ce message. » Pasco
« C’était très dur de faire l’école à la maison, car quand maman fait la prof, c’est pas très bien expliqué…. On s’est un petit peu engueulé. Quand je vais retourner à l’école, je vais avoir peur de transmettre le virus, plus que de l’attraper.» Luca
« Je suis une personne dite à risque, mais je vais marcher chaque jour dans la nature que j’observe au fil des saisons. Je pense que la cause de cette pandémie vient du non-respect de l’homme par rapport à la nature, à sa façon de traiter les animaux, à surexploiter les ressources de la planète. L’homme fait tellement de conneries que c’est normal qu’à un moment donné il doit les assumer! S’il y a toujours eu des épidémies, elles se succèdent de plus en plus souvent. Je ne cherche pas de signification ou de sens, j’espère seulement que les gouvernements vont prendre des mesures pour éviter un nouveau confinement dans quelques années. Ce qui m’interroge, ce sont les moyens considérables mis en œuvre pour sauver des vies alors que des millions de personnes même dans nos sociétés occidentales ne font tout simplement que survivre. Ce confinement va-t-il changer les priorités, les besoins, la manière de vivre de suffisamment de personnes pour changer la société, ou une majorité n’attend que le moment de reprendre ce qui a été interrompu momentanément ? » Christine
« J’ai l’impression que le monde s’est figé, tout est lent…. Et moi je cours comme une folle. Je travaille beaucoup plus qu’avant.
Il y a une disparité énorme entre ceux qui courent dans tous les sens et ceux qui ne font plus rien. A l’EMS, les résidents ne reçoivent plus de visite, alors ils sont plus en demande qu’avant. Les soignants sont épuisés. Il y a deux EMS en Valais où il y a eu beaucoup de morts parmi les résidents et de malades parmi les soignants. Là-bas, les résidents doivent être isolés dans leurs chambres pour être protégés. Mais sans animation, ils dépérissent. Heureusement, nous n’avons eu aucun cas de coronavirus dans l’EMS où je travaille. Mais le niveau de stress a quand même changé chez les résidents. Ceux qui comprennent sont angoissés et ceux qui ne comprennent pas sont déprimés sans savoir pourquoi. Leurs proches leur manquent. Quand ils reçoivent des appels de leur famille, certains embrassent leur téléphone, le serrent jusqu’à le casser, le caressent. Je suis très attentive à ne pas être contaminée à l’extérieur pour ne pas risquer la vie des résidents de l’EMS. Ca me stresse beaucoup si des gens se rapprochent de moi dans la queue du supermarché. Je ne me pardonnerais jamais d’être la cause de la mort de quelqu’un. Ce qui va être difficile, c’est
Alain Zuber
quand tout le monde va reprendre une vie normale, parce que nous, on n’aura pas le droit de se relâcher. Dans trois mois, ce sera plus compliqué que maintenant où tout le monde fait attention. Dans les EMS, il faudra peut-être attendre jusqu’à fin 2020 pour que la situation redevienne normale : en même temps, on ne peut pas se retenir d’exister pendant un an ! Je ne regarde pas le téléjournal pour ne pas être plombée dès le matin quand j’arrive au travail. Je garde le masque toute la journée, et à force de respirer mon propre souffle, j’ai mal au crâne tous les soirs, surtout avec la chaleur qui règne dans l’EMS. Cette crise a beaucoup soudé notre équipe et chacun est devenu plus polyvalent. On a dû inventer de nouvelles façons d’animer, avec des groupes plus petits, sans sorties, sans se toucher. Il y a eu des moments émouvants, comme la joie des résidents de pouvoir sortir dans le jardin, leur tristesse quand je leur refuse d’habituels gestes de tendresse ou leur incompréhension devant mon masque. Ils me disent : « tu as peur que je te contamine ? ».
« Le 13 mars, j’étais soulagée que les écoles ferment afin de limiter la propagation du virus et de protéger ma famille. J’avais besoin que les mesures deviennent plus strictes. Le semi-confinement et le fait d’avoir été malade ont stoppé mes loisirs en grande partie. J’ai été moins heureuse qu’avant, car les amis, la famille et les moments de partage me manquaient. J’ai pu constater de la peur dans le regard de certaines personnes. La mondialisation du commerce et les importants déplacements de personnes font que les épidémies évoluent vite en pandémies. Un commerce plus local et une hausse du tarif des vols, parmi d’autres démarches, seraient un début de leçon qui donnerait du sens à l’irruption de cette épidémie. [Si cette crise est comme un révélateur et un miroir pour notre société], dans ce miroir, j’ai vu des images de files de voitures devant les McDo. Cela m’a stupéfaite et attristée. » Stéphanie Propos recueillis par Pauline Archambault
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sport
Trail Hotspot Val d’Anniviers
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epuis l’été 2017, les amateurs de course à pied en montagne, de marche rapide, de “trail running” ou simplement de randonnées, ont loisir de fouler un nouveau type de parcours au Val d’Anniviers. L’histoire a démarré à St-Luc/Chandolin en 2016, avec la volonté croisée de la marque Salomon, de l’entreprise Funiculaire St-Luc/Chandolin SA, de la Commune d’Anniviers et du concours de la course Sierre-Zinal, de mettre en place un immense terrain de jeu pour les pratiquants de ce nouveau sport/loisirs. Le trail running tel que nous le connaissons désormais est une pratique relativement ancienne. Parmi les premières grandes épreuves, on peut citer la course Sierre-Zinal (!), le Marathon du MontBlanc (intéressantes vidéos sur cette épreuve désormais reprise par l’UTMB) ou d’autres courses entre l’Italie du nord, la Suisse et la France. Toutes les grandes marques de matériel outdoor se sont lancées dans le marché du trail. Salomon a été et est resté notre partenaire de la démarche. La marque souhaitait mieux s’implanter en Suisse en créant des ateliers “How To Trail Run” (Comment faire du trail) dans les villes et dans certaines stations. Ces ateliers étaient gratuits et permettaient aux novices de découvrir ce sport avec des athlètes professionnels et du matériel prêté. Le but était et est resté commercial. La création des parcours de trail au Val d’Anniviers est également commerciale: si l’accès aux parcours est entièrement gratuit et libre, il augmente l’offre touristique de notre vallée et par la force des choses, attire de nouveaux clients et fidélise les clients (certes dans une niche de clients sportifs).
Les parcours Trail du Gypaète, Trail St-Luc/Chandolin, Trail des Lacs… autant de noms qui évoquent nos parcours, de St-Luc/ Chandolin à Vercorin en passant par Zinal. Au total, si vous parcourez tous les sentiers, vous aurez couru ou marché plus de 220 km et franchi plus de 17’000 m de dénivelée! Un tour du monde pour certains, un magnifique terrain d’entraînement pour d’autres…
parcours sur notre site sont effectués par les offices du tourisme. La mise à jour de Facebook est effectuée par Sébastien Chaudron et d’autres personnes de son équipe notamment. Elle est participative, nous invitons toutes celles et ceux qui le souhaitent à poster sur les réseaux sociaux avec #trailhotspot. Nous profitons de ces lignes pour remercier chaleureusement celles et ceux qui oeuvrent à ces mises à jour.
Comment les parcours sontils mis en avant? Notre offre est entièrement gratuite. Elle est également (presque) entièrement online. Notre éco-système se compose d’un site Internet www.trailhotspot.ch, relié à un compte “Outdoor Active”. Ce compte nous permet de présenter les cartes des parcours et de mettre à jour les ouvertures/ fermetures. Nous avons également une page Facebook: facebook.com/trailersdanniviers, mise à jour de manière récurrente. Les travaux d’ouverture/fermeture des
En développement Nous avons prévu de développer nos parcours à Grimentz, notre dernière étape. Celle-ci permettra de terminer la liaison entre Chandolin et Vercorin. Ainsi nous pourrons nous présenter comme un vrai “paradis” du trail running!
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Petite surprise pour les Anniviards: la naissance du “Trail Dè Villâzo”. Par le concours des sociétés de développement et toujours de la Commune d’Anniviers, le petit trail des villages, le “trail d’en bas” a
vu le jour ce printemps. Il ouvre de nouveaux horizons aux trailers lorsque le temps est trop mauvais en altitude, ou en début/ fin de saison d’hiver. Nous vous laissons aller le découvrir sur notre site! Attention le Trail de la Corne et la Verticale de Sorebois ne seront pas praticables cet été en raison de la construction de la nouvelle télécabine Zinal-Sorebois. Liens utiles www.trailhotspot.ch facebook.com/trailersdanniviers/ Devenez membre! Ecrivez nous à info@trailhotspot.ch pour devenir membre et soutenir notre association à but non lucratif! Martin Hannart Président Trail Hotspot Val d’Anniviers © photos Team Salomon
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La CHaSSE aU TRÉSOR «FOXTRAIL» DéBARQUe À ZINAL Voilà près de 20 ans que la société Foxtrail développe des parcours ludiques dans les principales régions suisses et villes européennes. Toutes les régions sauf une, le Valais! Cette lacune est maintenant comblée puisque Zinal et Saas Fee accueillent dès cet été leurs chasses au trésor labélisées « Foxtrail. » ZINaL UNe PReMIèRe eN VALAIS Après Lenzerheide, Laax et Flims, Zinal est donc la prochaine destination de montagne hôte d’un de ces parcours. Il sera inauguré le 8 août prochain. D’une durée d’environ 90 minutes et disponible de mi-mai à fin octobre environ, cette expérience est conçue pour être partagée en famille, entre amis ou entre collègues. Le parcours
vous emmènera au cœur de Zinal, à la recherche du légendaire Dahu. Pour cela il vous faudra interpréter correctement les indices disséminés sur différents postes et faire preuve de flair pour activer les mécanismes au bon moment . Le lancement de ce nouveau produit touristique est le fruit d’une année de travail, mené sous l’impulsion de Marie-Eve Melly et rendu possible grâce à l’excellente collaboration des partenaires et habitants de Zinal que je profite de remercier ici. Nous sommes très heureux et fiers de pouvoir proposer cette activité à nos hôtes et à toute la communauté « Foxtrail » qui compte près de 200’000 fans en Suisse et plus de 160’000 visiteurs qui parcourent l’une ou l’autre des 50 chasses au trésor disséminées entre Lausanne, Paris, Rome ou encore Helsinki.
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QUeLQUeS INFORMaTIONS PRaTIQUES Les groupes jusqu’à 18 personnes n’ont qu’à réserver leurs heures de départ sur foxtrail.ch ou auprès de l’office du tourisme de Zinal. Les équipes, composées de deux à sept personnes, peuvent s’élancer individuellement. En cas d’énigme insoluble, la ligne d’assistance téléphonique vous aidera à vous remettre sur la bonne voie. L’offre Foxtrail est également idéale pour les séminaires, les réunions ou les sorties d’entreprise. Prix Foxtrail Zinal Adulte CHF 26.Enfant CHF 14.Famille CHF 69.-
(2 adultes + 2 enfants)
Groupe (dès 19 pers) offre et réservation obligatoire via foxtrail.ch
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évasion
Au coeur des glaciers écouter le silence Ushuaia. Nous sommes le 22 février 2020. Il est 16 heures. Je prends place à bord du navire de la compagnie norvégienne Hurtigruten dont la flotte de croisière d’expédition est l’une des plus respectueuses de l’environnement. Il quitte la Terre de Feu en Argentine, puis traverse le canal de Beagle et le Cap Horn. Il s’engage ensuite dans le redoutable détroit de Drake pour une traversée d’environ 1000 km. Ce passage maritime sépare l’Amérique du Sud de l’Antarctique et relie les océans Pacifique, Atlantique et Austral. Ici, il n’y a plus rien pour freiner les masses d’air. C’est pourquoi les pires conditions météorologiques de toute la planète s’y affrontent. Le vent austral se lève, le ciel devient pesant,
des embruns humidifient l’atmosphère, les vagues sont puissantes et terrifiantes avec une houle de 7 à 10 mètres. Après deux nuits et un jour de navigation agitée, j’aperçois enfin les îles Shetland du Sud qui marquent l’arrivée en Péninsule Antarctique. Cette navigation ressemble à la traversée d’un tunnel qui débouche au paradis. C’est bouleversant, magique.
Sur le pont, tous les passagers sont médusés, attentifs et respectueux, envahis par un sentiment d’impuissance devant cette nature grandiose, immaculée. C’est si beau que j’en ai le souffle coupé. Mes yeux sont éblouis de beauté. Remplis de larmes d’émotion, ils peinent à faire le point de manière précise pour immortaliser ces paysages sublimes qui défilent, malgré la qualité de mon matériel photo.
Le bateau avance tout tranquillement, sans bruit aucun parmi les baleines qui soufflent et dansent. D’immenses icebergs flottent sur l’eau couleur indigo, teinte propre à l’océan Austral. A part le couinement des manchots, l’écho de la glace qui se brise et le clapotis de la mer, aucun chuchotement ne vient rompre le silence.
Lors de cette croisière, durant une conférence sur la glaciologie, un professeur chilien m’a demandé mon origine. Lorsqu’il a appris que j’étais Suisse, il a bondi de joie et m’a dit qu’il collaborait régulièrement avec des spécialistes des Alpes valaisannes. Il a ajouté que la Suisse, mon
Rongé Island - Détroit de Gerlach - Péninsule Antarctique, 1er mars 2020.
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Manchots Papou - Paradise Bay - Péninsule Antarctique, le 27.02.20
monde des chercheurs et incarne un enjeu colossal. Il possède en effet 70% des réserves mondiales d’eau douce, prisonnières des glaces. Il constitue les archives climatiques de la planète.
Comprendre le passé et anticiper l’avenir Au XIXe siècle, de nombreux pêcheurs partent chasser les phoques et les baleines le long des rives de l’Antarctique. Ils sont les premiers êtres humains à approcher ce coin du globe jusqu’alors inconnu mais dont les Grecs avaient déjà soupçonné l’existence. C’est le marin britannique William Smith qui révèle l’existence du Grand Blanc et certifie avoir aperçu des oiseaux et des terres au sud du 62e degré ouest. C’était le 19 février 1819.
Patrimoine commun à l’humanité, cet endroit est fragile car ses glaces fondent, victimes du réchauffement climatique. Son avenir dépend de quelques nations qui ont les moyens de maintenir une activité scientifique sur le continent.
L’Antarctique ne ressemble à rien de connu. C’est un immense dôme de glace, le plus isolé et le plus froid du monde. Ses températures peuvent descendre jusqu’à moins 85° C. Cela rend ce territoire inhospitalier, seules des équipes de scientifiques de différentes nationalités y résident de manière temporaire. L’Inlandsis excite le
Sa superficie de 14 millions de km2 représente 340 fois celle de la Suisse. C’est le continent le plus élevé du globe avec une altitude moyenne de 2250 m. Il est couvert d’une calotte glaciaire d’environ 5000 mètres d’épaisseur. A lui seul, il possède 90% des glaces de la terre. Son point culminant jaillit du socle rocheux du massif Vinson à 4897 m. Au cœur du continent, le Pôle Sud atteint 2835 mètres d’altitude. La flore de l’Antarctique est composée de lichens et de micro-organismes adaptés pour survivre au grand froid. Les eaux et
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les rivages abritent des oiseaux marins et une faune exubérante de manchots, de phoques et de baleines. Sous leur peau, ces créatures possèdent une couche de graisse qui les protège du froid pendant les longs mois d’hiver. Leur nourriture est abondante et se compose de petits poissons et de krill. Terre de Paix - Le traité de l’Antarctique Cet accord clarifie le patrimoine commun à l’humanité, prône la paix (les armes y sont interdites) ainsi que la recherche scientifique et la conservation de la nature. Signé par quelques 50 Etats le 1er décembre 1959, il est en vigueur depuis le 23 juin 1961. Il réglemente tout ce qui a trait à l’Antarctique et son but est de protéger ce territoire de toutes violations humaines. Les douze états fondateurs de ce pacte sont l’Afrique du Sud, l’Argentine, l’Australie, la Belgique, le Chili, les États-Unis, la France, le Japon, la Norvège, la NouvelleZélande, le Royaume-Uni et la Russie. Cependant, tous les pays membres des Nations Unies ou les Etats invités par tous les signataires du traité peuvent y adhérer.
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petit pays, tient une place importante parmi tous les pays actifs dans les Pôles du fait de la qualité de ses activités dans les zones alpines et extrêmes. Cela m’a surprise, car je n’en savais rien ! Quelle fierté pour moi !
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Depuis 1990, la Suisse possède uniquement un droit de parole, car elle n’a pas de base scientifique là-bas. Ses contributions en faveur de la recherche polaire sont toutefois importantes. La Suisse met le cap sur l’Antarctique Tout commence en 2007-2008. Les cadres de l’Ecole Polytechnique Fédérale (EPFL) de Lausanne et ceux de l’Institut Fédéral de Recherches sur la Forêt, la Neige et le Paysage (WSL) de Birmensdorf, incitent la Suisse à s’engager pour partager les frais et la gestion de la base scientifique belge, Princesse Elisabeth. Celle-ci est novatrice et fonctionne aux énergies éoliennes, thermiques et solaires, selon le modèle «zéro émission». Cette collaboration permet à notre pays d’adhérer au Traité de l’Antarctique et de prendre part à des projets sur le désert de glace. Il serait autrement utopique pour la Suisse d’installer une station suisse en Antarctique à partir de rien, même si les idées de projets helvétiques dans des lieux aux conditions extrêmes ne manquent pas : glaciologie, climatologie, systèmes d’énergie renouvelable, organismes vivants, traque aux météorites (justement, l’un des plus gros cailloux tombé de l’espace, d’un poids de 18 kg, a été déniché près de la station belge), etc…
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Par la suite, le Swiss Polar Institute (SPI), un consortium réunissant les deux EPF, les universités de Berne et de Lausanne ainsi que des instituts de recherche suisses a été créé avec le soutien de Frederik Paulsen (avide explorateur et sponsor suédois). Destiné à rejoindre l’antenne valaisanne de l’EPFL à Sion, le SPI renforce les sections scientifiques déjà actives en Valais dans les domaines de l’énergie, de la chimie verte, de l’environnement et de la santé. Les projets menés par cet institut sont visionnaires et ambitieux. Ils se réalisent grâce aux échantillons conservés au plus profond des glaces depuis la genèse des espèces. Ils fournissent de précieux indices sur les origines de la vie mais également sur l’avenir du manteau glaciaire, notamment dans nos Alpes. La première expédition scientifique du SPI, l’Antarctique Circumnavigation Expedition a lieu en 2016. Il s’agissait de contourner complètement le continent blanc pendant trois mois à bord d’un brise-glace russe, l’Akademic Treshnikov, transformé en laboratoire scientifique pour l’occasion. Sur 120 personnes présentes à bord, quelque 60 scientifiques issus de 18 pays, dont la Suisse. Le SPI est un institut de recherche scientifique dont la tâche est de contribuer de
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manière renforcée aux développements de la diplomatie, de la science et de l’économie suisses. Son objectif est de stimuler la recherche polaire en lien avec les défis environnementaux tels que la gestion des ressources mondiales et les changements climatiques, des sujets essentiels qui, de nos jours, préoccupent la planète toute entière. Le SPI rejoindra l’EPFL Valais dès 2021 dans le cadre plus large du centre de recherche en environnement alpin et extrême (Alpôle), en cours de construction. photos & texte : Dominique©Epiney Regolatti
Sources • 29.04.2013. Journal Le Temps. Projet de base «suisse» en Antarctique, article du journaliste scientifique, Olivier Dessibourg. • 20.04.2016. www.rts.ch/la-suisse-se- lance-dans-l’exploration-des-glaces- de-l-antarctique. • 20.12.2016. www.tdg.ch/savoirs/ sciences/tour-antarctique-90-jours/ story. • Antarctic Peninsula. British Antarctic Survey 2016. Natural Environment Research Council. • 27.04.2020. https://www.epfl.ch/ about/campus/fr/valais-fr/ epfl-en-valais/page-122739-fr-html/.
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Ski-Team Anniviers Les sélectionnés pour la saison 2020-2021
NLZ Ouest Dames: Hitter Elise, 2000, SC Vercorin Hommes: Revey Damien, 2003, SC Grimentz
CRP Anniviers - Groupe 1 Buchard Lisa, 2005, SC St-Luc Galliano Noa, 2005, SC Vercorin Hitter Jules, 2005, SC Vercorin Rossi Théo, 2005, SC Zinal Kunzi Mathis, 2006, SC Zinal Markwalder Enak, 2006, SC St-Luc Hannart Aymeric, 2007, SC Chandolin Rossi Tim, 2007, SC Zinal Epiney Eulalie, 2008, SC Zinal Pont Taïssa, 2008, SC St-Luc
Ski-Team Anniviers - Groupe 2 Moulin Tia, 2007, SC Grimentz Rosset Lorenzo, 2006, SC Grimentz Meier Jin, 2007, SC Zinal Bovon Romain, 2007, SC St-Luc Garey Camille, 2008, SC Vercorin
Ski-Team Anniviers - Groupe 3 Moulin Méline, 2009, SC Grimentz Pacios Mylène, 2009, SC Grimentz Augier Malik, 2009, SC Grimentz Abramowski Romain, 2009, SC St-Luc Forrer Tristan, 2009, SC Grimentz Leicht Maxwell, 2009, SC Grimentz Hannart Maxime, 2010, SC Chandolin Morisod Lana, 2010, SC Zinal Hadjeres Vito, 2010, SC St-Luc Epiney Justin, 2011, SC Zinal Chappuis Luca, 2011, SC Zinal Droux Marion, 2011, SC Grimentz Raval Malik, 2011, SC Vercorin Maël Burgi Entraineur Responsable Ski-Team Anniviers
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éducation
Anniviers Formation de nouvelles formations au Gîte de St-Jean
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ue se passe-t-il au gîte pour Anniviers Formation ? Christine concocte de bons petits plats à midi et de succulents gâteaux aux pauses pour tous nos étudiants. Les formations ont un franc succès : 40 étudiants débutent en 2020 le cursus d’accompagnateurs(trices) en montagne. Proposer des formations aux citoyens et citoyennes de la commune fait partie des objectifs prioritaires d’Anniviers Formation. Les micro-formations ainsi que les formations itinérantes sont proposées avec un rabais de 10% pour les résidents de la commune d’Anniviers. En octobre prochain, Anniviers Formation proposera une formation sur les pouvoirs de la lune, animée par Germaine et Raymond Cousin du Val d’Hérens. Sont également prévues une initiation sur la photographie en milieu naturel et une autre sur l’équilibre personnel au travers du pendule. Les formations itinérantes permettent à chacun d’acquérir ou de perfectionner ses compétences personnelles pour la randonnée. Visitez notre offre de formation sur notre page web ou téléphonez au 079 522 27 33. La qualité de la formation est un facteur primordial pour Anniviers Formation et les étudiants recherchent des labels qui permettent de leur garantir du professionnalisme de la part des formateurs et des collaborateurs. Cette dernière année a donc été riche en certifications !
A la suite d’audits de conformité menés par un organisme de certification indépendant, notre établissement s’est vu décerner les certifications suivantes:
Les valeurs de professionnalisme, qualité, sécurité et respect de l’environnement sont appliquées à travers notre charte d’entreprise: http://www.anniviersformation.ch/ fr/Anniviers-formation-/
• ISO 9001-14401 Valais Excellence • ISO 21993 - Services de formation fournis en dehors du cadre de l’enseignement formel et Swiss School Impulse - projet d’établissement pour la partie pédagogique • ISO 21101-2-3 - Tourisme d’aventure – système de management de la sécurité – Leaders – Compétence du personnel-Informations aux participants.
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Anniviers formation a d’ailleurs profité du temps de pause lié au Coronavirus pour se moderniser et être à la pointe du digital : télétravail, déploiement d’une plateforme de formation à distance, visioconférence, etc.. La renommée de l’école est suisse et même internationale. Nous participons à un projet européen ERASMUS !
Sylvie
Martine
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Coordinatrice opérationnelle
Coordinatrice opérationnelle
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Consultez le site www.anniviersformation.ch pour en savoir plus. Nous serions très heureux de pouvoir vous compter parmi nos étudiants ! L’équipe d’Anniviers Formation
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héritier & associés terrassement sa Terrassement Transport Anniviers Case Postale 73 / CH-3961 VISSOIE
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patrimoine
Notre histoire.ch par Michel Savioz de Vissoie
En arrivant à Ayer-Anniviers Route Cantonale 49, 3961 Ayer, Suisse La Poste Suisse, collection Marie Favre-Clivaz © Michel Savioz Une automobile postale, «car postal FBW», arrive à Ayer vers le virage de la Chapelle de la Blanche-Pierre. Environ 1925-1930. Feuille commerciale de Sierre et du district, 14 septembre 1923. Les autorités communales d’Ayer donnent l’assurance que le service postal par autocar commencera l’année prochaine avec 3 courses par jour, l’administration des Postes va faire construire cet hiver les voitures nécessaires Selon la Feuille commerciale de Sierre et du district, 30 mai 1925 AUTOCARS POSTAUX le service Sierre-Ayer commencera le 5 juin et durera jusqu’au 30 septembre. Chaque jour une voiture partira de Sierre à 8h20 et arrivera à Ayer à 9h55; elle en repart à 10h10 pour être de retour à Sierre à 11h45. En juillet et août, 2ème course quittant Sierre à 15h30 et Ayer à 17h26; retour à Sierre à 19h00. Le modèle FBW est mis en circulation en 1925. La roue de secours se trouve à droite chez Saurer et à gauche chez FBW. Informations: Yannik Plomb, un grand merci ! Impressum
Bienvenue aux non-résidents
Les 4 Saisons d’Anniviers
Abonnez-vous !
Comité de rédaction : Christiane Favre (Conseillère communale) Valentin Crettaz (Président Ski-Team Anniviers) Christian Caloz (Président FC Anniviers) Frédéric Pellat (Président HC Anniviers) Martin Hannart (Président Montagne-Club Anniviers) Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers sàrl) Rédaction : Janine Barmaz, Simone Salamin, Pauline Archambault Correctrice : Ursula Surber Impression : Imprimerie d’Anniviers sàrl, Vissoie Remerciements : Commune d’Anniviers et tous les annonceurs Mode de parution : trimestrielle Tirage : 2’100 exemplaires
Pour soutenir la jeunesse sportive du Val d’Anniviers
Des journaux sont à disposition dans les différents offices du tourisme d’Anniviers, dans les bureaux communaux d’Anniviers ainsi que dans la caissette située sur le bâtiment de la poste à Vissoie, à côté de l’entrée d’Anniviers Tourisme.
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Tarif : 50.-/an (4 éditions) en Suisse et 100.-/an à l’étranger. Adressez votre demande par e-mail à impa@impa.ch ou par courrier à Imprimerie d’Anniviers 4 Saisons d’Anniviers, 3961 Vissoie.
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