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VERS UNE INTÉGRATION DU GENRE AU PROJET DE PAYSAGE Expérimentation menée au Havre - Seine Maritime

ZACHARIE CHAUVET DEP3 MT - février 2018 PFE PAYSAGE


Merci aux personnes ayant participé à l’étude: Élodie Estelle Dounya Coralie Léa Gersande Safira Axel Didier Yann Bellet Edith Jean-Pierre Solène Anna-Élisa Madeleine Isabelle Armance Ainsi que toutes les personnes ayant préféré conserver l’anonymat

Merci également à Benjamin Lebourg, chargé de médiation du quartier Danton (Le Havre)

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NOTE Ce travail fait suite au mémoire d’initiation à la recherche (TPER) réalisé durant le premier semestre de Master 1 et portant sur le lien entre genre et espace public. J’avais alors souhaité interroger la conscience et la prise en compte du genre par les paysagistes dans leur pratique. C’est alors naturellement que j’ai souhaité poursuivre ce travail en m’attachant moi-même à expérimenter cette prise en compte complexe en lien avec le projet de paysage. Le Havre était un territoire sur lequel aucune étude portant sur le rapport genre et ville n’avait été menée; ayant la possibilité de pouvoir y résider à temps plein, c’était donc pour moi un site d’expérimentation idéal.

LE HAVRE

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SOMMAIRE I- DU SUJET DE SOCIÉTÉ À LA DÉMARCHE PAYSAGISTE 1- Un sujet sociétal à intégrer à la fabrique de la ville

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2- Une nouvelle approche en tant que paysagiste -Qu’entendons nous par «paysage» ? -De quel genre parle-t-on? -En quoi le paysagiste est-t-il légitime dans ce travail? -Un engagement pour la mixité

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3- Contexte urbain - Le Havre -La construction d’une identité -Les quartiers est, une nouvelle priorité pour la ville, un terrain de recherche

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4- Révéler un paysage perçu et vécu -Questionnaire qualitatif écrit : perceptions à l’échelle urbaine, pratique de la ville -Statistiques de fréquentations urbaines -Observatoire photographique des pratiques urbaines -Cartographie mentale en groupe non-mixte -Approche par les groupes focus

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II- UN PAYSAGE PERÇU ET VÉCU SOUS L’ANGLE DU GENRE 1- Une dichotomie qui se maintient entre «ville» et «port»

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2- Cartographies des fréquentations

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3- Cartographie sensible de la ville perçue et vécue

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4- Thématiques de réflexion et préconisations -Les représentations liées à la zone industrialo-portuaire -La nuit + fiche préconisation -Les franchissements désertés + fiche préconisation -Une pratique de la ville influencée par le «care» + fiche préconisation -Stratégies d’évitement + fiche préconisation -Mono-spécificité des espaces ménagés + fiche préconisation

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5- Intégration du genre au projet ANRU

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BIBLIOGRAPHIE

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ANNEXES

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I

DU SUJET DE SOCIÉTÉ À LA DÉMARCHE PAYSAGISTE


1- UN SUJET SOCIÉTAL À INTÉGRER À LA FABRIQUE DE LA VILLE

Dans le cadre de sa pratique, le paysagiste est alors en mesure de révéler un paysage perçu et non plus uniquement physique et d’intégrer des sujets sociétaux dans des perspectives de projet. a dualité genrée est omniprésente dans En jonglant avec le domaine des sciences notre environnement. Elle est le pivot de nos sociales, l’objectif consiste alors, dans ce projet relations, de nos interactions personnelles expérimental, à la mise en place d’un protocole et collectives. d’analyse, sous l’angle du genre, dans l’objectif Cette dualité se perçoit également dans l’espace de rendre visibles et de spatialiser ces pratiques urbain selon le principe d’Henri Lefebvre et ces représentations liées au genre. Il s’agira soutenant que « l’espace urbain est la projection ensuite d’en inférer des préconisations en amont au sol des rapports sociaux ». L’intégration du projet ou de développer des ouvertures vers mentale d’une certaine « domination masculine » une prise de conscience de ce sujet par les accompagnée parfois par la conscience ou concepteurs. les préjugés des risques encourus en tant que Cette expérimentation vise alors à répondre aux femme dictent leur rapport à l’espace public. De deux problématiques suivantes: ce fait, mais aussi par leur rôle « convenu » de mère de famille, et leur conditionnement de genre Le paysage de la ville du Havre est-il perçu et subi vis à vis de certaines activités, les femmes vécu de manière égale par les hommes et les adoptent une pratique particulière de la ville. Cet femmes? usage est souvent plus dense, plus complexe, ponctué d’évitement, de stratégies d’adaptation Comment utiliser les pratiques et à des conventions de genre ou à des situations représentations liées au genre dans des de risque… perspectives de projet de paysage?

L

Il existe une réelle nécessité dans notre société à encourager la mixité, en travaillant notamment sur ces stéréotypes par le biais de l’éducation, de campagnes... Mais la lutte contre les problèmes d’égalité quels qu’ils soient ne peut se gagner que par une approche systémique, dans tous les secteurs, y compris donc par la fabrique de la ville. Il va donc de soi que l’étude des pratiques, des fréquentations, des représentations etc, devrait faire partie intégrante du processus de projet et à l’échelle des élus, urbanistes et concepteurs pour viser le « droit à la ville » qu’Henri Lefebvre revendique (Le droit à la ville - 1968).

2- UNE NOUVELLE APPROCHE EN TANT QUE PAYSAGISTE Qu’entendons nous par «paysage» ? La notion de paysage n’est pas cernée par une définition claire et univoque. Nous pourrions alors nous trouver désemparés par ce fait, travaillant et usant d’un concept dont nous n’arrivons pas à baliser la portée. Mais la force de cette notion peut aussi résider dans son acception sémantique abondante. L’appropriation que nous avons de ce terme en vient alors à forger notre engagement même dans notre profession.

Dans le domaine de la conception de l’espace, ce sujet est bien souvent méconnu, voire dénié. Il est en effet perçu comme une contrainte supplémentaire, peut-être superflue alors même que de manière générale la concertation ou l’étude des pratiques sont des démarches Le paysage n’est pas le territoire mais la largement répandues. représentation que ce fait un observateur de ce territoire. Nous entendons ici le paysage Le paysage loin d’être une pratique monocomme n’existant que par le regard. Non pas disciplinaire, se place à l’interface entre ce qui par le regard aiguisé du peintre, du paysagiste, relève du matériel, de l’immatériel et constitue ou autre «savant» mais celui de chacune et donc une production sociale et culturelle de chacun. Il suppose donc une interprétation qui l’espace.

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loin d’être immuable, évolue tout au long de notre construction sociale. Il dépend aussi de notre culture. Il est donc une réalité perçue et vécue et traduit un rapport à l’étendue terrestre. Le paysage a donc sa part d’intime mais également une acception plus collective, partagée par des groupes sociaux. Si dans ce travail, nous pourrions ainsi parler du «paysage des hommes» et du «paysage des femmes» c’est que nous croyons que dès la variable sociale du genre, le paysage est interprété et vécu de manière différente. Entendus comme construits sociaux et non comme êtres biologiques, les femmes et les hommes adoptent un rapport au paysage (ici urbain) dépendant alors de leur construction sociale.

De quel genre parle-t-on ? L’étude du genre dans quelque domaine que ce soit n’est pas l’étude des femmes mais celle de relations qui font système. «S’intéresser au genre ne signifie pas uniquement s’intéresser aux femmes (ou aux hommes), mais appréhender les femmes et les hommes comme les éléments indissociables d’un système qui doit être regardé dans son fonctionnement d’ensemble, et notamment les rapports de pouvoir.» (Genre, rapports sociaux de sexe, sexualités : une introduction - Érika Flahault) Le concept du genre reste controversé et il existe autant de points de vue que de personnes. Le genre est en effet soumis à de nombreuses variables mais pour simplifier mes propos dans ce travail, j’userai du schéma binaire de féminin et masculin (sexe social) de la société traditionnelle malgré le fait que cette conception du genre ait ses limites.

PRATIQUES (CE QUE J’Y FAIS)

PAYSAGE PERÇU

PS

TEM

CONSTRUCTION SOCIALE FACTEURS PSYCHOLOGIQUES

CONSTRUCTION CULTURELLE

PRATIQUES

(CE QUE JE VEUX / DOIS Y FAIRE)

RAPPORTS SOCIAUX

GENRE

REPRÉSENTATIONS

FORMES URBAINES

PRATIQUES

(CE QUE LES GENS FONT)

PRATIQUES PASSÉES

(«MÉMOIRE DES LIEUX»)

CE QUE LES GENS EN DISENT

ESPACE RÉEL

(«RÉPUTATION»)

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Ces relations se manifestent par un déséquilibre dans la perception de l’espace entraînant alors des pratiques différenciées, plus libres d’un côté, plus contraintes de l’autre. Et c’est en cela que la pratique du paysagiste devient efficiente. Les rapports sociaux ne sont pas ici le coeur même de notre travail mais l’origine de phénomènes socio-spatiaux manipulables par le paysagiste puisque se traduisant par des perceptions particulières du paysage urbain et se cristallisant dans l’espace sous la forme de pratiques. À l’opposé du sociologue, le paysagiste ferait alors valoir dans ce contexte sa capacité à révéler ces perceptions via la diversité est-t-il des outils de représentation qu’il manipule puis son aptitude à construire un système de projet.

En effet, divers travaux ont prouvé qu’au delà de cette considération (homme et femme comme construits sociaux), la prise en compte du Queer, soit les identités perçues comme non-conventionnelles (LGBT: Lesbiennes Gays Bisexuels Trans), révélait d’autres phénomènes de ségrégation spatiales et une autre perception de la ville. Cette nouvelle prise en compte ne peut de toute façon qu’apporter un regard neuf sur le projet et permettre une déconstruction des espaces au regard du genre.

En quoi le paysagiste légitime dans ce travail?

Le paysagiste «conçoit, compose et organise l’espace en tant que territoire à voir et à vivre» (Donadieu, Périgord - Clés pour le paysage 2000). Le paysagiste n’est pas qu’un simple faiseur d’espace neutre. Il manipule un bien commun vécu et perçu par une multitude d’individus. La finalité de son intervention ne réside alors non pas dans l’objet mais bien dans le lancement de dynamiques visant à faire évoluer un système partagé. «Organiser la vie et les inter-relations, c’est notre rôle» (Jacques Coulomb - 2017). Même si nous ne pouvons prédire l’avenir du paysage que nous manipulons, il s’agit donc de tracer une direction vers un meilleur équilibre des usages et des liens sociaux, vers un cadre de vie commun et évolutif et non vers un décor figé.

Nous démontrerons ensuite par les résultats de ces travaux, situés entre la recherche et le projet (la recherche n’est-elle pas une forme de projet?) quels types de résultats nous pouvons obtenir par une lecture du paysage au prisme du genre et quels outils projectuels du paysagiste peuvent être mis en application au regard des inégalités entre hommes et femmes.

Un engagement pour la mixité

La question n’est pas de plaider dans l’intérêt d’un sexe ou d’un autre pour des espaces non-mixtes. Car ces espaces non-mixtes sont susceptibles de donner à terme une rupture d’égalité et une «solution» court-termiste même si elle peut être envisagée par certains chercheurs. Nous pouvons par notre action de paysagiste Mais il est vrai que la question de la nécessité créer ce qu’il y a de meilleur ou de plus d’un traitement différencié au nom de l’égalité souhaitable: des espaces publics appréciés, pour une transformation des relations de genre appropriés par tous, où le lien social se se pose. Le dilemme entre égalité et équité n’a développe dans les meilleures conditions. Mais pas fini de faire débat. nous pouvons malheureusement aussi créer ce L’objet de ce travail n’est pas non plus de qu’il y a de pire: des espaces publics sans âme, positionner la prise en compte du genre comme unique vecteur de projet mais de révéler dans sans interactions, voire que la population évite. Notre action et les formes que nous créons quel cas il devient intéressant (ou nécessaire) de peuvent donc considérablement jouer sur les l’injecter au projet global. rapports sociaux, sur les pratiques et sur le Il s’agit donc d’évaluer dans quelles situations les ressenti que nous sommes donc susceptibles de leviers d’action spatiale peuvent devenir vecteur d’une appropriation plus élargie des lieux, et de conforter ou de faire évoluer. créer les condition de la mixité et dans certains Dans ce travail, nous aborderons donc la cas de créer les conditions d’une présence plus question des rapports sociaux sous l’angle du légitime des femmes dans l’espace public. genre autrement dit la relation qui existe entre les hommes et les femmes.

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Le Havre, à l’embouchure de la Seine

3- CONTEXTE URBAIN - LE HAVRE

classique. Représentant une superficie de 133 ha, le centre reconstruit du Havre est depuis 2005 inscrit au patrimoine mondiale de l’humanité par l’UNESCO.

La construction d’une identité

La ville haute, située au nord du quartier historique et de la falaise de craie est constituée d’un fouillis Situé à l’embouchure de la Seine en Seine- pavillonnaire et est investie massivement dans Maritime (76), Le Havre est le port de Paris. Créé les années 1960. Elle devient plus peuplée que en 1517 sous François 1er, la ville est d’abord la ville basse dans les années 1970. un fort gardant l’entrée du port stratégiquement L’est de la ville du Havre correspond depuis positionné. Le port prend son essor durant le XVIII ème siècle toujours aux «bas-fonds» autant pour sa avec le commerce triangulaire et notamment population, petit peuple composé de marins, l’import du café, du coton, du sucre et des épices. dockers, ouvriers, artisans, petits commerçants, que dans son approche topographique. Mais outre sa zone industrialo-portuaire Les quartiers étaient réputés dangereux et aujourd’hui remarquablement grande (voir présentaient toutes les problématiques des illustration), la ville du Havre est surtout quartiers d’ouvriers développés rapidement face connue pour son centre urbain qui, après avoir à l’explosion démographique du XIXème. Ils été bombardé par les alliés durant la seconde étaient de même connus pour la prostitution, les guerre mondiale, fut totalement reconstruit sur cabarets et une vie nocturne débridée. les principes du modernisme. C’est à Auguste Perret qu’est confié ce projet À l’opposé, la partie ouest (quartier Perret) et d’envergure dès 1945. Le dessin est rigoureux, les plateaux étaient réservés à une population suivant une trame orthogonale constituée de aisée, composée des acteurs du négoce et larges boulevards et de grands îlots urbains globalement d’une classe bourgeoise. standardisés construits en béton armé et La composition de l’espace était donc clairement empruntants leur architecture au mouvement ségrégative sous l’angle de la géographie

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sociale. De plus, les discours de la presse et de la littérature étaient fortement empreints de représentations hâtives confortant, voire aggravant, l’image de ces quartiers. Si la société a considérablement changé, les quartiers de l’est du Havre (mis à part certains

points: l’entrée de ville, Docks Vauban et le cours de la république) n’étaient que peu prioritaires dans les politiques de rénovation urbaine, de mixité sociale etc… Ces quartiers ont donc conservé une certaine image dépréciative basée notamment sur la population ouvrière qui y réside et sur la présence encore forte des anciennes fabriques et industries.

COTEAU

Falaise de craie

VILLE XIXÈME

Due au développement massif du port et à l’industrialisation.

VILLE RECONSTRUITE Ville nouvelle reconstruite sur les principes du modernisme dès 1945 par Auguste Perret.

ZONE INDUSTRIALOPORTUAIRE

Le long de l’estuaire de la Seine. Le Havre est le 2ème port de France et s’étend sur environ 106km2. Vue aérienne du Havre Grandes entités paysagères

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N

0m

500m

1000m

1500m


PLATEAU DE CAUX

Pavillonnaire et grands ensembles des années 1960. Nombreuses villas cossues en belvédère sur le coteau.

TISSU MIXTE

Entrelacement d’activités anciennes et contemporaines et d’habitat. Typologie d’entrée de ville au dessus de l’ancien canal Vauban.

E

ILL V E ÉE D R T EN

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Les quartiers est, une nouvelle alors un cadre idéal pour une telle étude, portée priorité pour la ville, un terrain de sur les représentations et les pratiques genrées. En effet, le port a longtemps été un lieu fortement recherche masculin et empreint de représentations négatives. L’entre-deux, où port industriel et Les quartiers de l’est de la ville, à l’interface habitat s’imbriquent, forme un terrain propice du centre reconstruit et de la zone industrialodans la « réconciliation » de ces deux grandes portuaire font aujourd’hui l’objet d’un regain entités. Un lieu privilégié où la passerelle autant d’intérêt de la part de la municipalité. matérielle (formes urbaines) que conceptuelle Des financements de l’état par l’Agence (dans les représentations) devient un enjeu Nationale de la Rénovation Urbaine (ANRU) majeur pour le développement de la ville. sont alors prévus afin d’engager un grand projet Ce cadrage permet en outre de mener cette de rénovation urbaine dans les quartiers au sud, étude dans un contexte concret et de pouvoir les plus proches de la zone portuaire. inscrire une réflexion en corrélation avec les Plus au nord, dans les quartiers anciens de la projets de ville. ville, c’est au titre du Programme National de Rénovation des Quartiers Anciens Dégradés (PNRQAD) que l’évolution de la ville s’opère. Enfin, le Plan Campus se positionne à la rencontre de ces deux projets. Outre la modernisation et le développement de l’université, le programme prévoit un travail concret sur l’évolution de l’espace public et des équipements du quartier. Le positionnement du projet de ville (ANRU+PNRQAD+Plan Campus) constitue

EST U O D NOR ment que histori sé plus ai

PLAN CAMPUS

SECTE UR ÉTUDI É PNRQAD

ANRU

ST SUDquEement

histori ulaire p o p s u pl Cadrage étudié, positionné à «l’interface ville/port»

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Ville XIXème, vieillissante. Maillage relativement étroit ponctué de friches (démolitions) sur la partie est.

Infrastructures ferroviaires et routières imposantes créant une frontière forte entre nord et sud.

Bassins de l’ancien port du Havre. Nombreux hangars et ateliers parfois réaménagés (centre commercial Docks Vauban).

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LÉGENDE DIscothèques Gare SNCF

Magasins généraux

Commerces et restaurants

Parcs + aire de jeux

Université, collèges, lycées

Cinémas

Écoles primaires et maternelles

N 0m

Cartographie des fonctions urbaines (non exhaustive)

200m

400m

600m

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4- RÉVÉLER UN PERÇU ET VÉCU

PAYSAGE

à connaître les comportements et perceptions généraux dans la ville et à les mettre en corrélation avec la variable genre. Par une série de questions ouvertes ou à choix multiples nous abordons, e protocole mis en place pour ce travail les ambiances urbaines, les empêchements répond à des standards de recherche visant d’ordre matériel, personnel et relationnel liés à à croiser les outils de manière triangulaire la pratiques de la ville, mais aussi les théories pour obtenir des informations complètes. Il s’agit spontanées vis à vis de certains quartiers dits alors d’observer ce que les gens font, ce qu’ils « dangereux ». disent de ce qu’ils font et se représentent tout en Cette approche à l’échelle large est un premier observant la typologie de l’espace. balayage analytique du rapport à la ville, une toile de fond permettant de mieux introduire des démarches d’avantage situées par la suite et de comprendre certaines observations. (Questionnaire disponible en annexe)

L

Questionnaire qualitatif écrit : perceptions à l’échelle urbaine, pratique de la ville Dans un premier temps il s’agit d’étudier les pratiques et représentations des habitant(e)s du Havre à l’échelle de son agglomération. L’objet de l’étude étant entre autres de faire apparaître les inégalités d’accès ou de pratique de la ville entre femmes et hommes, nous cherchons à révéler tout d’abord si une représentation partagée du Havre existe (un rapport identitaire du « nous »). Puis nous confrontons cette représentation à l’expression d’un paysage plus personnel, du rapport plus intime entre l’individu et les quartiers de la ville (rapport intime du « je », le lieu de vie, le paysage vécu et perçu du quotidien). Cette phase se traduit par une cartographie dessinée et simplifiée du Havre dans laquelle l’habitant est invité à identifier ce qu’il trouve positif et négatif dans chaque grand quartier de la ville. Il note de même dans chacun de ces quartiers les usages qu’il en a. L’expérience des lieux, évoquée selon des pratiques, des imaginaires, rend alors lisibles au travers de la traduction et synthèse cartographique les espaces de forte urbanité, ce qui fait ville et non-ville, les lieux avenants ou repoussants,... en somme les espaces à forts enjeux pour la ville qu’ils soient basés sur des représentations «négatives» ou «positives» . Par ce premier outil, nous cherchons de même

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Statistiques urbaines

de

fréquentations

Cette démarche vise à cartographier les fréquentations hommes/femmes dans le secteur plus précis de la ville étudié (« interface villeport »). Il s’agit d’un simple comptage des piétons distinguant hommes et femmes. Ces comptages de 15 minutes chacun se font sur deux tranches horaires  : 16h30-18h30 (heures de débauche et de l’affluence la plus forte dans la ville) puis 22h-00h (heures des loisirs de soirée et des retours tardifs). Dans ce cas d’étude et étant donnée la temporalité de l’exercice, tous les relevés ont été effectués en semaine (du lundi au jeudi), mettant ainsi de coté l’étude des fréquentations de weekend, nécessitant probablement une étude dédiée. Les relevés sont effectués sur 21 espaces d’affluence forte à modérée. Il s’agit donc des rues commerçantes, boulevards et rues structurantes, places et centralitées de quartier mais aussi des trois franchissements permettant la traversée des voies ferrées et bassins marquant une partie nord et une partie sud dans le secteur étudié. Ces espaces sont choisis en outre afin de couvrir la quasi intégralité du secteur. (Tableaux statistiques et cartographie des lieux de relevés disponibles en annexe)


Observatoire photographique des pratiques urbaines Menée sur les mêmes créneaux horaires que les statistiques de fréquentations urbaines, cette démarche consiste à photographier les pratiques de la ville et les caractériser dans des thématiques constituées de manière empirique. Ces thématiques sont donc orientées vers l’usage, qu’il soit détourné ou conventionnel. L’étude ayant été majoritairement menée sur la période hivernale, la diversité et le nombre des usages a naturellement été affecté, notamment concernant les usages liés aux loisirs. Si ces photographies peuvent renseigner sur des tendances de répartition des pratiques de la ville sous l’angle du genre, elles nourrissent aussi les autres outils du protocole. Ainsi, de manière itérative, cette phase permettra d’alimenter et de justifier certains éléments de réponse des questionnaires et de compléter les résultats des statistiques de fréquentations.

et/puis nocturne, les temps forts du quotidien, et de visualiser les zones de tensions, les zones plus avenantes. L’exhaustivité de cette synthèse cartographique subjective ne sera que relative mais permettra en revanche d’apprécier quels types de résultats une telle démarche peut produire. Outre cette synthèse graphique, ce format permet une étude des discours, des valeurs et qualificatifs par lesquels les hommes et les femmes déterminent leur paysage du quotidien. (méthodologie du déroulé d’une séance en annexe)

Approche par les groupes focus Le critère majeur de distinction entre hommes et femmes est ici l’âge. Nous partons ainsi de l’hypothèse que les distinctions d’émancipation dans l’espace urbain sont fonction des effets de génération. Les groupes sont ici composés de préférence de personnes appartenant aux classes moyenne et populaire en partant du principe qu’elles représentent la plus grande majorité de la population urbaine. Elles sont de même plus représentatives dans leur pratique de la ville, la grande majorité des services et aménagements publics leur étant dédiés. Enfin, le critère de l’ancienneté résidentielle sera un autre déterminant incontournable, permettant aux individus des groupes un regard plus aiguisé et plus critique sur la ville. Classes d’âge: 18-26 ans 27-45 ans 46-65 ans +65 ans

Cartographie mentale en groupe Pour cet exercice, l’accent a été porté sur les non-mixte L’étude qualitative par la carte mentale permet de spatialiser les perceptions, le ressenti dans le secteur de la ville étudié. Le format non-mixte de cet outil permet de libérer la parole des hommes comme des femmes sur des sujets difficiles à aborder en groupes mixtes. Il est nécessaire de respecter la composition des groupes focus pour cette étude (voire chapitre suivant « approche par les groupes focus »). Elle permet sur un temps d’environ 1h30 de partager collectivement la vision du paysage diurne

groupes focus des 18-26 ans (en majorité étudiants) ainsi que sur un échantillon (moins large) du groupe 27-45 ans. Il s’agissait avant tout de comprendre quel type de résultat nous pouvions obtenir par ce protocole et non de mettre en œuvre une étude exhaustive qui nécessiterait une temporalité plus grande et/ou des moyens humains plus importants.

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II

UN PAYSAGE PERÇU ET VÉCU SOUS L’ANGLE DU GENRE


L

a mise en relation des informations recueillies par le biais du protocole permet d’affirmer une différenciation de perception et de pratique du paysage étudié entre les hommes et les femmes. Cette différenciation s’observe par le biais de différentes productions : cartographie des représentations du Havre par quartier, cartographie des fréquentations jour/nuit du secteur étudié, cartographie sensible du secteur étudié... Ces cartographies traduisent une situation à un temps T et peuvent représenter un support de réflexion, une connaissance particulière du paysage appropriable à des fins projectuelles. Le croisement des informations donne de même lieu à l’élaboration de 5 thématiques de « dysfonctionnement » accompagnées de principes spatialisés ou non, de remise en question des principes d’aménagement. L’objet n’est donc pas de proposer de formalisations

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NNAIRES QUESTIO TIFS QUALITA

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Cartographie du Havre simplifiée à remplir par les habitants

abouties mais d’apporter certaines pistes de réflexion, de questionnement, dans une démarche programmatique et donc en amont du projet d’aménagement.

1- UNE DICHOTOMIE QUI SE MAINTIENT ENTRE «VILLE» ET «PORT» La compilation des perceptions des quartiers (questionnaire papier) démontre une représentation univoque à l’échelle du Havre. Il existe pour les habitants une partie nord-ouest (centre Perret et plateau résidentiel) avenante et agréable , s’opposant radicalement à une partie sud-est (zone industrialo-portuaire et anciens quartiers ouvriers parfois entremêlés) peu rassurante, considérée comme insécurisantes et dont l’espace construit entretient ces perceptions.


S

TISSEMENT

PLATEAU LO

ENTREE DE QUARTIERS

VILLE

OUVRIERS

RET

CENTRE PER

PORT Une dichotomie entre nord ouest et sud est qui se maintient

ZONES ISOLÉES ARCHITECTURE (TOURS, BARRES) PEU ACCUEILLANT MANQUE D’ANIMATION

MANQUE DE BUS ACCÈS COMPLIQUÉ

«

«

PEU RASSURANT INSÉCURITÉ BRUIT LAID, SALE DÉGRADÉ

ZONE AVENANTE DE NUIT SE LIMITANT AU CENTRE RECONSTRUIT

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2CARTOGRAPHIES FRÉQUENTATIONS

DES

de lecture, nous utilisons des gradients de couleurs (pourcentages exacts en annexe) signifiant de haut en bas : les espaces fortement féminins, féminins, mixtes, masculins, fortement Les relevés de fréquentation effectués sur le masculins. Il ne s’agit pas de qualifier les espaces terrain permettent la création d’une cartographie comme étant intrinsèquement genrés mais de des fréquentations de jour (16h30-18h30) et dénominations pour des espaces « genrés par de nuit (22h-00h). Par souci de la facilitation l’usage ».

JOUR

FRÉQUENTATION H/F 21 RELEVÉS DE 16H30 À 18H30 DURÉE: 15 MIN/RELEVÉ

MIXTE

++ : 100-80 % + : 80-60 % MIXTE : 60-40 %

(60-40%)

++

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+

+

++


2225

RVÉS ES OBSE PASSAG DE SPACES SUR 21 E DE NUIT JOUR ET

NUIT

FRÉQUENTATION H/F 21 RELEVÉS DE 22H00 À 00H00 DURÉE: 15 MIN/RELEVÉ

MIXTE

++ : 100-80 % + : 80-60 % MIXTE : 60-40 %

(60-40%)

++

+

+

++

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3- CARTOGRAPHIE SENSIBLE DE LA VILLE PERÇUE ET VÉCUE La séance de cartographie sensible a, dans le cadre de cette expérimentation, été menée avec un groupe de 4 étudiantes de 22 à 25 ans. Ce format réduit a permis une prise de parole riche de chacune. Il serait nécessaire d’opérer ces atelier avec un public plus large (voir groupes focus) dans le cadre d’une étude exhaustive. Cette expérience nous permet en revanche de découvrir un paysage propre à ce groupe ponctué d’espaces anxiogènes liés à des expériences concrètes, des rumeurs, l’espace construit, mais aussi des lieux très appréciés.

EXPÉRIMENTATION D’UN ATELIER DE CARTOGRAPHIE MENTALE (GROUPE FOCUS FEMMES 18-26ANS)

èsert la «C’est d nuit»

«J’y vais jamais c’est pas la peine»

«Le bistrot il craint, ils te regardent avec insistance»

«Lumiére, belle architecture»

«Là c’est la voiture, les parkings, c’est pas agrèable»

«(...) comme dans un champs»

«C’est convivial»

«Quand le truc (le pont) il est levè, elles font comment? Beh elles passent par la rue d’la mort.»

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«Y’a pas de lumiére, mais y’a des graviers, donc tu entends si y’a du monde qui arrive»

«Archi-stressant!»


«Y’a une fille qui s’est fait agresser devant la BU, en plein jour!»

=ivrogne

«Le soir c’est même pas la peine, y’a des ritons à tout va!...le jour ça va.»

«Les murs d’Auschwitz» «Au Havre, les ponts ils font peur» «Ça sent la mort, ça fait peur»

«Y’a pas de maisons, rien d’ouvert, c’est les industries» «Ça fait trop peur»

«Les coins perdus du Havre»

«C’est calme ici, le jour et la nuit»

Représentation graphique du secteur étudié après l’atelier de cartographie mentale (carte brute complète en annexe)

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1

4- THÉMATIQUES DE REFLEXION ET PRÉCONISATIONS

LES REPRÉSENTATIONS

LIÉES À LA ZONE INDUSTRIALO-PORTUAIRE

Comme vu précédemment (p.23) la dichotomie se maintient entre «ville et port» et les quartiers plus populaires et proche de la zone industrialo-portuaire pâtissent du passé sulfureux de ces lieux et de l’image d’un quartier fortement masculin (usines, emplois liés au port, bistrots,...).

ENJEUX / PRÉCONISATIONS Adopter une politique d’animation des espaces publics du quotidien (mise en place de groupes de réflexions, assouplissement des AOT...) afin d’utiliser l’événement comme outil de reconquête / réaffect d’un paysage et renouer avec la ville industrielle. Rendre la légitimité de la présence féminine dans l’espace public «masculin» en visant un public mixte (apporter une alternative aux musiques amplifiées et de cultures urbaines qui conservent un public essentiellement masculin) Ne pas effacer ou masquer l’image de l’industrie mais valoriser son image

Contact frontal avec le port dans des espaces propices

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Guinguette rive droite de Bordeaux


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LA NUIT

Comme vu précédemment (p.25) la fréquentation féminine de la ville baisse considérablement la nuit (parfois plus de 90% d’hommes sur certains espaces voir annexe p.49). Le manque d’éclairage est souvent cité dans les questionnaires. Mais l’aspect «désert» de la nuit, le manque d’activités nocturnes mixtes, la présence de flâneurs, les interpellations sont aussi des facteurs limitants importants. Ce n’est donc pas le simple manque de lumière qui bride la mobilité ou les usages féminins quand la nuit tombe mais tout l’aspect social de la nuit qui est en cause.

«Il t’arrive quelque chose ici, personne ira t’aider» «Je sors jamais la nuit»

«(...)en soirèe, le Havre est un vrai dèsert»

«LA RUE DE LA MORT 2»

(cf cartographie sensible p.27) Des prédateurs jusque sur les murs

ENJEUX / PRÉCONISATIONS

Ne pas penser réponse sécuritaire « tout éclairage », mais qualité, hauteur d’éclairage… L’éclairage peut contribuer à des cheminements plus ludiques, chaleureux et donner des ambiances urbaines particulières, des repères… La lumière peut être considérée comme une composante forte de l’identité d’un lieu et donner lieux à de véritables concours (concepteurs lumières…) Porter une réflexion sur la monofonctionnalité des lieux qui perdent toute vie en fin de journée. Pallier le manque considérable d’activités de soirées dans les quartiers hors Perret (demande réelle des Havrais)

29


3

LES FRANCHISSEMENTS ET

SITUATIONS LIÉES AUX INFRASTRUCTURES 1

2

3

DES FRANCHISSEMENTS ÉVITÉS:

Situation, perçue comme anxiogène, créée par les infrastructures routières

1

«Au Havre, les ponts ils font peur»

35%

«isolè»

Dounya - 21 ans «manque de bus»

32%

«Le petit recoin, dègoûtant, dangereux»

2

«C’est presque impossible de traverser ici!» 17%

0%

3 30%

30

19%

Élodie - 25 ans

ENJEUX / PRÉCONISATIONS Améliorer la lisibilité et la sécurisation des franchissements bridant surtout la mobilité des femmes (d’après les statistiques produites) Porter une réflexion sur les «recoins», espaces résiduels et passages (souvent sales et perçus comme «coupe-gorge») induits par ces infrastructures Améliorer, élargir la mobilité piétonne de ces franchissements aujourd’hui monospécifiques, futurs vecteurs d’une «réconciliation entre ville et port»


4

UNE PRATIQUE DE LA VILLE INFLUENCÉE PAR

«LE CARE»

LE CARE est un concept définissant entre autres les tâches liées à la responsabilité et l’équilibre de la structure familiale, le souci des autres, souvent assigné à la mère de famille ou plus globalement à la femme dans nos sociétés.

FAIRE LES COURSES

TRAVAIL

DOMICILE

LOISIRS DES ENFANTS

ÉCOLE DES ENFANTS

(TÂCHES DOMESTIQUES)

PROMENER LE CHIEN

70% F 15% H

15% MIXTE (source: observatoire photographique)

DES MOBILITÉS PLUS NOMBREUSES ET SÉQUENCÉES DANS LA VILLE.

ENJEUX / PRÉCONISATIONS Réorganiser l’espace et retrouver une forme de proximité immédiate en terme de services et d’aménités afin de penser à la rentabilité du «travail gratuit» (Di Méo) qu’il soit entrepris par les femme comme par les hommes Mettre en place un partage coopératif, communautaire de services et d’espaces de sociabilisation (par exemple au sein d’îlots urbains ou d’organisation de quartiers) Travailler sur des espaces associant loisirs pour les enfants et loisirs pour les parents

31


5

STRATÉGIES D’ÉVITEMENT «On dèveloppe des systémes de sècuritè, on change de trottoir, change la façon de s’habiller...»

CONTRÔLE SOCIAL DES HOMMES:

Estelle - 22 ans

«Le bistrot il craint, ils te regardent avec insistance»

Dounya - 21 ans

CAFÉS, BARS

ÉPICERIES NOCTURNES

BANCS, ASSISES

ENJEUX / PRÉCONISATIONS

HALLS, ABRIS

32

Questionner les situations pouvant entraîner une forme de contrôle social (orientation, convivialité, alternatives, ouverture à une appropriation plus mixte). Questionner la forme et l’orientation des assises en favorisant des situations de convivialité plutôt qu’une orientation systématique sur les axes passants. Mener un travail sur les seuils, les frontières, raccords public/privé en lien avec les acteurs du privé.


6

MONO-SPÉCIFICITÉ DES ESPACES AMÉNAGÉS

UN SEUL USAGE = UN SEUL PUBLIC

«Il y a besoin de pistes cyclables, d’èlargir les trottoirs, mais surtout des lieux de vie!»

Armance - 26 ans

Terrain de Basket à Massillon

«C’est dèsert...» Madeleine - 54 ans

City-stade au quartier d’Arcole

Terrain de pétanque rue Ferrer

ENJEUX / PRÉCONISATIONS

«Il n’y a rien à faire»

Coralie - 21 ans

Apporter des alternatives aux diciplines fléchées comme masculines (pétanque, foot, basket, skate...) Favoriser des usages intergénérationnels, également source de mixité. Favoriser la superposition des usages en un même lieux pour multiplier les temporalités de vie de l’espace.

33


5- INTÉGRATION DU GENRE AU PROJET ANRU RÉVÉLER UN PAYSAGE PERÇU ET VÉCU Sensibiliser les élus Interpeller et concerner les habitant(e)s réinterroger la manière de concevoir Ouvrir une nouvelle réflexion sur la ville Alimenter le cahier des charges de l’ANRU

CITOYENNE

PARTICIPATION 34

T+1

T0

L’ÉVÉNEMENT COMME OUTIL DE RECONQUÊTE DU PAYSAGE Favoriser l’appropriation mixte de l’espace public Renouer avec la ville industrielle Rendre la légitimité de la femme dans des lieux historiquement très masculins

FORMATION DE GROUPES DE RÉFLEXION HABITANTS Favoriser l’initiative habitante Planifier les évènements Faire remonter des besoins Thématiser les actions

PROCE DE PR

CHANTIERS COLLECTIFS Expérimenter, préfigurer des usages Favoriser l’appropriation mixte de l’espace public Lien social, vie des quartiers


CARE

ÉTAT D ES LIEU X CAHIER DES CH A

RGES

STRATÉGIES D’ÉVITEMENT

AMBIANCES NOCTURNES

MIXIT É D’USAGE S

RETOUR RÉFLEXIF Évaluer la mixité de l’appropriation Récolter les avis Enrichir, faire évoluer

+15 ...

+10

ESSUS ROJET

T+5

...

AMÉNAGEMENT Faire perdurer les usages mixtes qui fonctionnent Apporter des moyens plus conséquents Ajuster

35


BIBLIOGRAPHIE

A’URBA - 2011 - L’usage de la ville par le genre A’URBA - 2013 - Pratiques de l’espace public BRETAUD MARIE, LE GAL HÉLÉNA - 2015 - L’affect des lieux - TPFE Paysage C2D - 2014 - Ville HQE : Haute Qualité Égalitaire DENÈFLE SYLVETTE - 2004 - Femmes et villes - Presses universitaires François-Rabelais DI MÉO GUY - 2011 - Les Murs Invisibles - Armand Colin, Recherches DONADIEU PIERRE, PÉRIGORD MICHEL - 2005 - Clés pour le paysage - Géophrys FAURE EMMANUELLE, HERNANDEZ EDNA, Luxembourg CORINE - 2017 - La ville: quel genre? (LE) MONITEUR - 12 janvier 2018 - Penser la ville pour les femmes, l’aménager pour tous RAIBAUD YVES - 2011 - Géographie socioculturelle - L’Harmattan RAIBAUD YVES - 2015 - La ville faite par et pour les hommes - Editions Belin RAIBAUD YVES - 2017 - Femmes et mobilités urbaines - Métropole de Bordeaux

36


ANNEXES

37


ANNEXE 1 - QUESTIONNAIRE QUALITATIF

ÉTUDES DES PRATIQUES & REPRÉSENTATIONS GENRÉES* DU HAVRE

Diverses études ont démontré que l’espace public n’était pas vécu et perçu de la même manière par les femmes et les hommes. La question de la prise en compte du genre dans les projets urbains émerge donc peu à peu dans le but de développer des villes plus inclusives et égalitaires. Ces projets prendraient ainsi en compte les pratiques (activités, déplacements,...) et les représentations (théories spontanées, sentiment d’insécurité,...) de chacun(e)s. Ce questionnaire est destiné à alimenter un travail étudiant portant sur le paysage vécu et perçu du Havre selon le genre de l’individu. L’objectif final est d’intégrer la question du genre dans le projet de conception urbaine. *: pratiques et représentations dépendant du genre de l’individu, autrement dit de son sexe et de sa construction sociale, culturelle etc...

Zacharie Chauvet Étudiant paysagiste à l’ENSAP Bordeaux zacharie.chauvet@icloud.com 06.74.70.82.49

38


INFORMATIONS PERSONNELLES Prénom ........................................................... Âge .......................................... Sexe: F H Lieu de résidence (ville-quartier) .................................................................................................................................... Ancienneté de résidence........................................................................................................................................................... Situation familiale ............................................................................................................................................................................ Situation professionnelle............................................................................................................................................................. EMail (facultatif) : ............................................................................................................................................................................ (vous souhaitez être informé(e) des résultats de ce travail auquel vous avez contribué)

CE QUE VOUS FAITES AU HAVRE Fréquence des moyens de transport utilisés (nombre de fois par semaine, jour) Voiture: ...................... /semaine Vélo: ............................ /semaine Tram: ............................ /semaine Bus: ............................... /semaine Marche: .................... /semaine ................ /jour Autres (précisez): .................................... .................... /semaine ................ /jour

Pratiquez vous une activité de loisir hors de chez vous au Havre? ......................................... Si oui la(les) quelle(s)?(sport, musique, danse, activités de bricolage, jardinage...) ....................................................................................................................................................................................................................... Dans un lieu fermé prévu à cet effet? (précisez)........................................................................................... Dans l’espace public ou un lieu ouvert prévu à cet effet? (précisez)..................................... .......................................................................................................................................................................................................................

39


Que faites vous dans les quartiers du Havre? (cochez les cases correspondantes dans le tableau) Bois de Bléville

Plateau de Sanvic Sainte-Adresse

Caucriauville Sainte-Cécille Aplemont

Côteau-forteresse

Côteau est

Vieille ville

Entrée de ville stade

Ste-Marie St-Léon Université

Arcole Brindeau

Quartier Perret

Travail / études Shopping Magasins alimentaires Accompagnement enfant(s) Sport / activités de loisir Activités culturelles Bars Restaurants Promenades Parcs et Jardins Se poser dans la rue Autre: Bars Restaurant Promenade Activités culturelles Boite de nuit Se poser dans la rue Autre: À pieds En tram / bus En voiture Autre:

40

int

Sa

Pla

tea

ud eS an vic e-A d res Cô se tea u-f ort Vie ere ille sse vill e Ste -M ari Qu eS art t-L éo ier nU Bo Pe is d rre niv t ers eB Ca ité lév uc i l l e ria uv Sa ille int e-C éc Cô ille tea Ap ue lem En st on tré t ed e Arc v ille ole sta Bri Zo de nd ea ne u Do po cks rtu Va aire ub an

Zone portuaire Docks Vauban


CE QUE VOUS PENSEZ DU HAVRE Quels sont les premiers mots qui vous viennent à l’esprit lorsque vous pensez au Havre? ....................................................................................................................................................................................................................... .......................................................................................................................................................................................................................

Pages suivantes: Sur les deux cartes (le Havre le jour - le Havre la nuit & le soir), notez ce qui vous plaît et vous déplaît dans chacun des quartiers (comme dans l’exemple en bas de page)

41


SAINTE-ADRESSE

VIELLE VILLE

QUARTIER PERRET

-sale -bruyant -laid

EXEMPLE

-dynamique -nombreux marchands -bonne ambiance

ZONE PORTUAIRE DOCKS VAUBAN

CÔTEAU FORTERESSE

BOIS DE BLÉVILLE

ARCOLE BRINDEAU

PLATEAU DE SANVIC

STE MARIE-ST LÉON UNIVERISTÉ

CAUCRIAUVILLE

SAINTE CÉCILE APLEMONT

COTEAU EST

ENTRÉE DE VILLE STADE

42


SAINTE-ADRESSE

VIELLE VILLE

QUARTIER PERRET

-mal éclairé -sentiment d’insécurité

EXEMPLE

-festif -rencontres -détente

ZONE PORTUAIRE DOCKS VAUBAN

CÔTEAU FORTERESSE

BOIS DE BLÉVILLE

ARCOLE BRINDEAU

PLATEAU DE SANVIC

STE MARIE-ST LÉON UNIVERISTÉ

CAUCRIAUVILLE

SAINTE CÉCILE APLEMONT

COTEAU EST

ENTRÉE DE VILLE STADE

43


Pensez vous que certains quartiers soient dangereux? OUI NON Si oui, lesquels?............................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................ Pourquoi?.............................................................................................................................................................................................. Avez vous déjà fréquenté plusieurs ou l’un de ces quartiers? OUI NON Pour quelles raisons?.................................................................................................................................................................. Dans les quartiers délimités par les cartes, quels sont les espaces précis (places, espaces verts, rues...) que vous trouvez repoussants, peu agréables? (précisez pourquoi dans chaque cas) ....................................................................................................................................................................................................................... ......................................................................................................................................................................................................................... ......................................................................................................................................................................................................................... ......................................................................................................................................................................................................................... Dans les quartiers délimités par les cartes, quels sont les espaces précis (places, espaces verts, rues...) que vous appréciez fréquenter? (précisez pourquoi) ......................................................................................................................................................................................................................... ......................................................................................................................................................................................................................... ......................................................................................................................................................................................................................... ......................................................................................................................................................................................................................... Aimez-vous marcher en ville? OUI NON Pourquoi?................................................................................................................................................................................................. .......................................................................................................................................................................................................................... Rencontrez-vous des empêchements d’ordre matériel liés à la marche? OUI NON Si oui, lesquels? Trottoirs inadaptés ou encombrés, escaliers... Absence de traversées piétonnes sécurisées Mauvais éclairage Pollution visuelle, olfactive et sonore Autre .......................................................................................................................................................................................... Rencontrez-vous des empêchements d’ordre personnel liés à la pratique de la marche? OUI NON Si oui, lesquels? Enfants, rythmes de vie Incompatibilité avec un chargement encombrant ou lourd (sacs, cartables …) Santé, âge, handicap Vêtements, chaussures, présentation de soi Autre ..........................................................................................................................................................................................

44


Rencontrez-vous des empêchements d’ordre relationnels liés à la pratique de la marche? OUI NON Si oui, lesquels? Incivilités Peur de l’agression Sexisme Autre .......................................................................................................................................................................................... Concernant le sexisme, précisez: Interpellation sur votre physique Propos désagréables, insultes Contacts physiques non désirés Vous arrive-t-il de vous déplacer à pied en ville la nuit? oui, sans problème oui, mais j’adapte mes déplacements non, j’évite Pourquoi?................................................................................................................................................................................................. .......................................................................................................................................................................................................................... Pensez-vous que les femmes et les hommes ont les mêmes facilités pour se déplacer à pied Oui Non Pourquoi?................................................................................................................................................................................................. ...........................................................................................................................................................................................................................

Comment évaluez vous l’ambiance des déplacements à pied au Havre? très agréable agréable moyennement agréable désagréable très désagréable

A votre avis, quels aménagements ou quelles initiatives publiques permettraient d’améliorer votre pratique de la marche à pied? ............................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................... ........................................................................................................................................................................................................................... ...........................................................................................................................................................................................................................

45


ANNEXE 2 - POURCENTAGES FRÉQUENTATION H / F JOUR

FRÉQUENTATION H/F

1

++

19

5

+

20

MIXTE

2 16

+

21

17

++

4

6

9 7 18

(60-40%)

3

8

21 RELEVÉS DE 16H30 À 18H30 DURÉE: 15 MIN/RELEVÉ ++ : 100-80 % + : 80-60 % MIXTE : 60-40 %

10

14 13 11

15 12

Feuille1

1 Cours Aristide Briand 2 Cours de la République (université) 3 Esplanade Gare SNCF 4 Le pont JJ Rousseau 5 Cours Maréchal Joffre 6 Place Danton 7 Boulevard de Strasbourg (tram) 8 Passerelle Hubert Raoul Duval 9 Rue des briquetiers (vers leaderprice) Rue Gustave Brindeau 10 11 Rue Ferrer (bricomarché) 12 Rond-point Marceau Courbet (décathlon) 13 Vauban (entrée E.Leclerc) 14 Vauban (entrée Accrosport) 15 Vauban (entrée Cinéma) Square Jean Holker (Danton) 16 17 Lycée François 1er 18 Quais George V 19 Place Sainte Marie 20 Parc Massillon 21 Passerelle Denis Papin MOYENNE

46

femmes 44% 43% 46% 35% 44% 31% 40% 30% 44% 46% 40% 48% 56% 55% 48% 62% 56% 58% 47% 54% 17% 46%

JOUR hommes 56% 57% 54% 65% 56% 69% 60% 70% 56% 54% 60% 53% 44% 45% 52% 38% 44% 42% 53% 46% 83% 54%

échantillon 133 134 147 26 62 54 45 102 41 98 47 80 174 91 126 55 80 33 53 57 23

femmes 27% 26% 41% 32% 25% 22% 36% 19% 0% 2% 27% 22% 23% 27% 50% 44% 45% 43% 8% 33% 0% 29%

NUIT hommes 73% 74% 59% 68% 75% 78% 64% 81% 100% 98% 73% 78% 77% 73% 50% 56% 55% 57% 92% 67% 100% 71%


NUIT

FRÉQUENTATION H/F

1

++

19

5

20

2 16

MIXTE

(60-40%)

+

21

17

++

4

6

9 7 3

18

+

8

21 RELEVÉS DE 22H00 À 00H00 DURÉE: 15 MIN/RELEVÉ ++ : 100-80 % + : 80-60 % MIXTE : 60-40 %

10

14 13 11

15 12 Feuille1

JOUR femmes hommes échantillon 44% 1 Cours 56% Aristide Briand133 43% 2 Cours de57% la République (université) 134 46% 3 Esplanade 54% Gare SNCF147 35% 4 Le65% pont JJ Rousseau 26 44% 5 Cours 56% Maréchal Joffre62 31% 6 69%Place Danton 54 40% 7 Boulevard 60% de Strasbourg (tram) 45 30% 8 Passerelle 70% Hubert Raoul Duval 102 (vers leaderprice) 44% 9 Rue des briquetiers 56% 41 Rue 46%10 54%Gustave Brindeau98 40%11 Rue60% Ferrer (bricomarché)47 48%12 Rond-point53% Marceau Courbet (décathlon) 80 56%13 Vauban 44% (entrée E.Leclerc) 174 55%14 45%(entrée Accrosport) Vauban 91 48%15 Vauban 52% (entrée Cinéma) 126 Square Jean Holker (Danton) 62%16 38% 55 56%17 44% Lycée François 1er 80 58%18 42% Quais George V 33 47%19 53% Place Sainte Marie 53 54%20 46% Parc Massillon 57 17%21 Passerelle 83% Denis Papin23 46% 54%MOYENNE

femmes 27% 44% 26% 43% 41% 46% 32% 35% 25% 44% 22% 31% 36% 40% 19% 30% 44% 0% 46% 2% 27% 40% 22% 48% 23% 56% 27% 55% 50% 48% 44% 62% 45% 56% 43% 58% 47% 8% 33% 54% 17% 0% 29% 46%

Feuille1

JOUR NUIT hommes 73% 56% 74% 57% 59% 54% 68% 65% 75% 56% 78% 69% 64% 60% 81% 70% 100% 56% 98% 54% 73% 60% 78% 53% 77% 44% 73% 45% 50% 52% 56% 38% 55% 44% 57% 42% 92% 53% 67% 46% 100% 83% 71% 54%

échantillon 133 33 134 50 147 83 19 26 62 8 27 54 22 45 102 21 10 41 45 98 22 47 23 80 174 22 15 91 126 26 27 55 29 80 21 33 24 53 27 57 10 23

NUIT évolution la fréquentation féminine femmes jour-nuit de hommes échantillon 27% -16% 73% 33 26% -17% 74% 50 41% -5% 59% 83 32% -3% 68% 19 25% -19% 75% 8 22% -9% 78% 27 36% -4% 64% 22 19% -11% 81% 21 0% -44% 100% 10 2% -44% 98% 45 27% -13% 73% 22 22% 78% 23 23% 77% 22 27% 73% 15 50% 2% 50% 26 44% -17% 56% 27 45% -11% 55% 29 43% -15% 57% 21 8% -39% 92% 24 33% -21% 67% 27 0% -17% 100% 10 29% 71%

év

47


ANNEXE 3 - RÉSULTAT DE LA SÉANCE DE CARTOGRAPHIE EN GROUPE NON-MIXTE (GROUPE FOCUS FEMMES 18-26ANS) UNIVERSITÉ

LA LIGNE DU 2

«Y’a une fille qui s’est fait agresser devant la BU, en plein jour!»

«y a u dehor place»

«l’université, c’est pas «Quand tu vas chercher surveillé» ta voiture, c’est toujours la seule qui reste la nuit»

«En bus ok, à pied non.» «C’est désert la nuit» «Y a plein de magasins fermés, c’est triste» Tati et l’assurance COURS DE LA RÉPUBLIQUE «Du rond-point à la gare, la nuit c’est chaud» «Pour le vélo c’est super bien!»

«La rue de

«Quand y a le marché c’est cool, c’est familial» PLACE DANTON «J’y vais jamais c’est pas la peine» «trafiquants»

Lycée

GARE «Le bistrot il craint, ils te regardent avec insistance» «Plein de gars bourrés dès 18h»

Mac D Gare

PERRET «Lumière, belle architecture» «Les prostituées elles sont là»

«Là c’est la voiture, les parkings, c’est pas agréable»

«C’est calme, il y a de l’eau» «C’est désertique comme dans un champs»

DOCKS VAUBAN

«La

«Tu peux te faire un cinéma, un petit resto...»

rue

«C’est convivial»

48

N

«Y a pas de lumière, mais y a des graviers, donc tu entends si y a du monde qui arrive»

«Quand le truc (le pont) il est levé, «Les filles à science po’ elles sont pas très à l’aise» elles font comment? Beh elles passent par la rue d’la mort.»


un bar où ils s’étalent rs, ils boivent sur la »

«Dans le tunnel, faut pas toucher les murs» SAINTE MARIE «Tout le monde marche la tête baissée, parce qu’il y a des crottes partout»

ndies» «La rue des ince Gymnase Massillon

PARC MASSILLON «Le soir c’est même pas la peine, y’a des ritons à tout va!...le jour ça va.» «pas à pied»

e la mort 2» Église ste Marie LES PONTS «Au Havre, les ponts ils font peur(...) je préfère appeler une copine parfois» «Le petit recoin, dégoûtant, dangereux»

Maison des étudiants

dents»

«La rue des acci

itz»

uschw

rs d’A es mu

«L

les plus ision s l i a r :v «Les gs égal n i k r pa r» rreu d’ho

Do’

«Ça sent la mort, ça fait peur» «Les tags, quand ils sont renouvelés, c’est mignon»

BOITES DE NUIT «Les boites du Havre, c’est pourri!» «À éviter» «Ça fait trop peur» «Y a pas de maisons, rien d’ouvert, c’est les industries»

ARCOLE BRINDEAU «Les coins perdus du Havre» «À part pour Carrefour ou Aldi, j’y fais rien»

LÉGENDE

a

de l

Là où on peut poser le vaisseau (espaces les plus calmes/plaisants)

t 1» mor

Trajectoire appréciée «Archi-stressant!»

LA CLINIQUE «C’est calme ici, le jour et la nuit»

Trajectoire redoutée Autres repères spatiaux évoqués

49


ANNEXE 4 - DÉROULÉ D’UNE SÉANCE DE CARTOGRAPHIE EN GROUPE NON-MIXTE -Remerciements -explication du pourquoi de la réunion (usages de la ville, représentations de la ville, genre) -présentations respectives -règles et objectifs (écoute mutuelle, pas de mauvaise réponses, recherche d’une expression -relâchée etc…)

Présentation de la PROJECTION IMAGINAIRE («scénario») Une exploratrice extra-terrestre débarque dans le quartier. Elle ignore tout des usages terriens et du Havre, ainsi que les rapports entre hommes et femmes de notre société. Elle doit faire ce voyage pour informer les femmes de son monde avant que quelques-unes d’entre elles viennent s’installer ici. Elle a donc besoin de vous pour la conseiller durant sa découverte. Elle commence par prendre l’apparence d’une femme humaine pour se fondre dans la masse et doit poser son vaisseau dans un lieu paisible, agréable.

QUESTIONS -où lui conseillez vous d’atterrir? -elle souhaite réaliser une promenade à pieds des lieux les plus plaisants du quartier, pouvez vous l’aider à tracer son chemin? (argumentez) -qu’est-ce qui l’étonne le plus? -qu’est-ce qui l’enthousiasme le plus? -quels lieux ou passages serait-il préférable qu’elle évite lors de ses futures promenades? -qu’est-ce qui pourrait la choquer? lui déplaire? -quels sont les lieux où elle ne trouvera aucun intérêt à aller? -quels conseils donnera-t-elle aux futures émigrantes de sa planète? -que doivent-elles changer pour s’acclimater?

50


ANNEXE 5 - MINIATURES DE L’OBSERVATOIRE PHOTOGRAPHIQUE DES PRATIQUES URBAINES

CULTURES URBAINES

BOIRE UN COUP

S’ASSEOIR

51


ATTENDRE DEBOUT

52


JOUER

ACCOMPAGNER LES ENFANTS

53


MANGER

PROMENER LE CHIEN

54


FAIRE DU SPORT

55


Pfe paysage zacharie chauvet  

Expérimentation de l'intégration du genre dans la pratique du paysagiste.

Pfe paysage zacharie chauvet  

Expérimentation de l'intégration du genre dans la pratique du paysagiste.

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