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Année 11 - n° 220

17 mai 2018

www.ledireetlecrire.com

Rencontre avec Isabelle Carré Le 24 mai 2018 au Forum du QUAI à Angers L’association Le dire et l’écrire, La Sadel, la librairie Contact, Le Quai et l’association Le Bouillon Cube s’associent pour vous permettre de rencontrer cette artiste et débattre avec elle de son livre « Les Rêveurs ». La soirée sera animée par Catherine Malard et Pauline Faligand. ⧫Toutes les informations et réservation

Il y a 70 ans au Québec Le 9 août 1948, 16 jeunes artistes québécois publient un manifeste qui marquera l’histoire de leur pays. C'est le Refus global, un cri contre l’obscurantisme de la société québécoise, le pays ayant «un sauvage besoin de libération» Le groupe des « Automatistes », proche du mouvement surréaliste et réuni autour de Borduas et de Riopelle, veut libérer la société de la morale religieuse et du conformisme ambiant. Mais aussi se démarquer du communisme stalinien. Dans ces années, la « Grande Noirceur » étend sa chape de plomb sur le Québec. Ce sont les années (1944 – 1959) où le pays est dirigé par le 1er ministre très conservateur Maurice Duplessis ; où la société Suite page 2


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Le dire et l’écrire

Livres

Il y a 70 ans au Québec Suite de la page 1

québécoise est corsetée par une église catholique toute puissante et totalement réactionnaire. Le « Refus global » s’inscrit à l’avantgarde de ce que l’on appellera, à partir de 1960, la « Révolution tranquille ». Ce mouvement artistique et intellectuel, avec des aspects très élitistes, assume une rupture totale avec la société et avec les individus qui ne peuvent le suivre. Y compris en remettant en cause les liens familiaux, certains de ses protagonistes allant jusqu’à abandonner leurs enfants. Un dossier sur le « Refus global »

« Refus global » Après la parution en mars 2017 en France du très beau livre « La femme qui fuit » d’Anaïs BarbeauLavalette, voici quelques autres livres sur ce mouvement québécois.

Chez nous de Géraldine Kosiak C’est un livre qui commence par « Chez nous » et qui continue par « Chez nous ». Tous ses paragraphes, pleins de poésie et d’humour, commencent en effet par ces mots. « Chez nous » ? Le chez nous d’une famille française avec des origines polonaises, établie dans la deuxième moitié du XXe siècle dans une province qui n’est pas nommée et qui pourrait être chacune de nos régions. Elle est peuplée de gens, d'animaux, d'anecdotes et de rêves….Un récit intime de mémoire collective dans la lignée du I remember de Joe Brainard (et de Je me souviens de Georges Perec). Profondément original, excessivement attachant, c’est un livre qui donne envie d’explorer son propre « Chez nous ».


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Le dire et l’écrire

Livres

Voleur, espion, assassin de Iouri Bouïda

Le « Pacte » de Philippe Lejeune Depuis quarante ans, on ne parle guère de l’autobiographie sans évoquer le « pacte autobiographique ». Mais sait-on à quel point cette idée a évolué entre sa première formulation dans L’Autobiographie en France (1971) et Signes de vie (2005) ? Le présent ouvrage est consacré à la fortune de l’étude la plus citée de Philippe Lejeune, « Le pacte autobiographique » (1973), reproduite intégralement et suivie d’une analyse des débats qu’elle a suscités entre son auteur et des écrivains (S. Doubrovsky)...

Près de 50 livres à lire ou à relire

« Dans la vie, il n'y a pas de tragédies, il y a soit de l'amour, soit le vide. Et pour comprendre la vie des autres, il faut avoir vécu la sienne. » Narrateur dans la plus belle tradition russe, intellectuel averti et fin connaisseur des vicissitudes soviétiques, Iouri Bouïda nous livre avec Voleur, espion et assassin une autobiographie d'envergure. De son enfance d'après-guerre dans la région de Kaliningrad jusqu'aux premiers bouleversements de la perestroïka, Bouïda n'évoque jamais la violence et la désolation du quotidien sans recours au burlesque : des toilettes gelées, de l'érotisme au milieu de ruines teutoniques et des discours que plus personne n'écoute. ...

Cocaïne de Pitigrilli … Publié en 1921, le roman de Pitigrilli est un chefd'oeuvre d'humour cynique et de satire grinçante. La modernité du ton employé, son évocation de l'amour libre et des paradis artificiels lui valurent d'être mis à l'index par l'Église, et fascinèrent le cinéaste Rainer W. Fassbinder qui en tira un scénario jamais réalisé. Longtemps tabou, ce classique maudit de la littérature italienne prouve Note de lecture qu'il n'a rien de Pierre perdu de son Ahnne charme corrosif.

Enterrez-moi debout d’Isabel Fonseca … Boucs émissaires ou figures de l'imaginaire romantique, les Tziganes font partie intégrante de notre univers, mais aucun livre ne les avait approchés de manière aussi vivante et humaine. Traduit dans le monde entier, aujourd'hui enrichi d'une postface inédite, Enterrezmoi debout est un classique indispensable.


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Le dire et l’écrire

Livres

A l’école en Algérie - des années 1930 à l’indépendance

Une vie de Miguel Royo Il est des livres qui éveillent, étonnent et transforment notre regard sur le monde. L’autobiographie de Miguel Royo ouvre une brèche dans ce que nous croyions … Miguel Royo est un résilient. Face au dénuement extrême, aux situations absurdes, aux violences d’un monde dévasté, il oppose son goût de la vie, son exigence de liberté, ses valeurs de solidarité et son humour. Jamais il ne renonce. En relatant les événements de sa vie avec l’élégance du sourire, il marque la victoire de l’humain sur l’inhumain. A l’âge de 74 ans et pendant quatre années, Miguel Royo a écrit ce beau récit de la traversée des épreuves, pour ses enfants, pour lui et pour nous qui avons la chance de le lire. De sa vie, il fait une œuvre.

Zef ou l’enfance infinie de Louis Aminot Port militaire, sa ville a beaucoup souffert des bombardements, systématiques et massifs. Les ruines côtoient les milliers de baraques montées en urgence pour reloger les sinistrés. Des immeubles, modernes et gris, commencent à s'élever sur les vestiges de la ville historique, volontairement enfouis. La vie reprend cependant son cours et à deux reprises un extraordinaire élan de solidarité accompagne les grandes grèves des travailleurs du Bâtiment et de l'Arsenal de Brest…. C'est à une évocation d'un monde aujourd'hui disparu et à une histoire bretonne simple que nous convie le petit gars de Brest, devenu un « vieux zef ».

Le 17 avril 2018, le « vieux zef » est mort, nous privant certainement de la suite de son autobiographie

sous la direction de Martine Mathieu-Job Cinquante-deux auteurs de cultures musulmane, juive ou chrétienne livrent leurs souvenirs d'école dans l'Algérie française et coloniale. De l'école française, pour "indigènes" ou non, espace de normativité mais aussi, souvent, d'ouverture à l'autre. Et parfois, en parallèle, de l'école coranique ou talmudique. Reflets de la complexité des expériences vécues, ces récits inédits recèlent des informations méconnues, mettent à mal des préjugés sur les deux rives de la Méditerranée ...

Revues

Venise et les livres

Feuilles d’automne

dossier de la revue LIRE n° 465

dossier de la revue LES MOMENTS LITTERAIRES n° 40


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Le dire et l’écrire

L’agenda

Mai 2018

Juin 2018

Juillet 2018

des expositions sur Mai 68

Un festival du livre et du film

Une exposition peintures-photographies-romans

Etonnants voyageurs à Saint-Malo

Passages et Passants à Saint-Nazaire

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