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Volume 8

| numéro 3 | automne 2010

Le Marathon de Montréal

p. 4

Les résultats du concours photo

p. 8

Accréditation d’un Bac en sciences médico-légales

p. 16

Le LSJML au Marathon !

-Nos employés s’illustrent...

Chronique Profil... p. 13

2 employés nous quittent. p. 14 et 18

Ce que vous ne savez p. 20 pas de moi...


Éditorial Le

VOLUME 8, NUMÉRO 3 AUTOMNE 2010

Voir-Dire nouveau est arrivé!

Le Voir-Dire vient en quelque sorte de muer, de passer à l’âge adulte! Après sept années de version papier, votre journal prend le virage de l’écran  : une facture plus dynamique, un look plus magazine, plus professionnel. C’est aussi un virage vert  : presque plus de copies imprimées (seulement quelques copies pour les archives et les retraités qui ne nous ont pas donné leur adresse courriel). Un gros merci à Thierry qui a initié le processus de modernisation et qui a rapidement convaincu le reste de l’équipe par une démonstration super éloquente : proposition de nouveau logo, exemple de «  Une  » remaniée, projets de mise en page, etc… Un gros merci aussi à Nabil, dont l’aide technique a grandement contribué à la qualité du résultat!

Mais notre nouveau visage ne sert pas uniquement à présenter de belles photos; il se veut aussi intéressant, en parlant de nous, de nos intérêts, de nos réalisations. Tout d’abord, nos marathoniens  : nous avons recueilli des commentaires parmi ceux et celles qui ont participé au récent Marathon de Montréal; aussi, une nouvelle chronique « Vous ne le saviez pas…  », portant sur les intérêts, insoupçonnés, de nos collègues; sans compter nos articles habituels, c’est-à-dire la chronique Profil, les récents événements sociaux, etc.

Photo de la couverture par : Pedro Ruiz, Le Devoir

Rédacteur en chef Denis Cimon - denis.cimon@msp.gouv.qc.ca Direction artistique/Graphisme Thierry Marcoux - thierry.marcoux@msp.gouv.qc.ca Mise en page Nabil Laham - nabil.laham@msp.gouv.qc.ca Équipe de rédaction Dominic Granger - dominic.granger@msp.gouv.qc.ca Isabelle Loranger - isabelle.loranger@msp.gouv.qc.ca Vahé Sarafian - vahe.sarafian@msp.gouv.qc.ca

Je vous souhaite bonne lecture et à très bientôt (pour l’équipe, décembre va arriver trop vite, encore une fois…).

Révision linguistique et correction Denis Cimon - denis.cimon@msp.gouv.qc.ca Isabelle Loranger - isabelle.loranger@msp.gouv.qc.ca Direction Photo Thierry Marcoux - thierry.marcoux@msp.gouv.qc.ca

Denis Cimon

Et, pour démarrer du bon pied cette nouvelle façon de faire, quoi de mieux qu’un concours photo!

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Le Voir-Dire est publié quatre fois par année (printemps. été, automne, hiver) par le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale et distribué aux employés, aux retraités et aux différents contributeurs du LSJML.

Thierry Marcoux

Je dois dire que l’équipe du Voir-Dire a été comblée par la qualité et la quantité des photographies soumises  : cela nous a obligé à plusieurs heures d’efforts individuels et collectif, pour évaluer chacune d’entre elles et s’entendre sur les lauréats (heureusement qu’on avait un processus formel d’évaluation, avec critères, grille et tout, sinon on y serait probablement encore…), mais cela en valait largement la chandelle, comme vous pouvez le constater en page 8. Et, en plus des trois gagnants habituels, le jury n’a pu résister à l’envie de vous présenter ses coups de cœur individuels. Un gros merci à tous les participants! Et à tous ceux et celles qui n’ont pas pu soumettre de photos cette fois-ci, ne vous en faites pas, d’autres concours sont déjà prévus...

Collaboration rédaction / photographies Sophie Arseneault; Jean Bergeron; Camélia BlanchetteRuest; Denise Chartrand; Pauline Cloutier; Gabrielle Daigneault; Josée Houde; Éric Hudon; Martine Lamarche; Zola Mantomina; Olivier Paquette; Sureka Pathmanathan; Sonia Roy; Caroline Tanguay; Karine Thibodeau; Marie-Michèle Tremblay

Toute correspondance peut-être adressée au: Voir-Dire, Équipe de rédaction,1701 rue Parthenais, 12ième étage, Montréal, Québec, CANADA H2K 3S7. Téléphone: (514) 873-3301 poste 61470. Adresse courriel: voirdire-lsjml@msp.gouv.qc.ca Tous droits réservés pour tous les pays. Toute traduction, adaptation ou reproduction de tout ou en partie par quelque procédé que ce soit est interdite sans l’autorisation de la Rédaction du Voir-Dire du LSJML. © octobre 2010, Voir-Dire, LSJML


Thierry Marcoux

Mots du DG

Contre

vents marées... et

Les temps sont difficiles dans les administrations publiques par les temps qui courent. Autant à Ottawa, dans les autres provinces, à Québec, dans les municipalités, les ciseaux font œuvre d’armoirie, les coupures de postes et de budget demeurent des priorités et parfois, le moral atteint, certains employés pensent qu’ils sont les seuls à qui ces choses-là arrivent. Qu’en est-il réellement de notre organisation? Budget, ressources humaines, pieds carrés? Sommes-nous dans l’œil de la tornade? Rassurez-vous, nous ne sommes pas encore proche de l’abîme, pas encore dans le trèfle au genou mais pas le champ gauche non plus. Au niveau des ressources humaines, bien que la règle du remplacement de personnel « un sur deux » s’applique au laboratoire,

nous avons quand même la possibilité d’embaucher des occasionnels, ce qui fait qu’en bout de ligne nous disposons du même nombre d’employés pour effectuer notre travail. Au niveau des équipements scientifiques, le Ministère de la sécurité publique a quand même investi plus de 4,2 millions de dollars au laboratoire et ce dans tous les secteurs d’activité, de la médecine légale à la toxicologie, de la chimie à la biologie sans oublier balistique et documents. Bien sûr, nous avons subi une baisse de régime en terme de production de rapports et les délais étaient certainement indus dans plusieurs secteurs. Cette situation est maintenant derrière nous. Nous pouvons enfin voir poindre la lumière au bout du tunnel et pour une fois ce n’est pas un train. Des développements s’en viennent dans

certains services (à confirmer sous peu). Notre accréditation officielle en assurancequalité devrait nous être livrée avant les premières neiges. Les postes à pourvoir au laboratoire sont tous comblés à ce jour. Un quatrième pathologiste en médecine légale devrait arriver très bientôt. Les démarches sont déjà en cours. Finalement, contre vents et marées, je crois que nous tenons quand même assez bien le fort. En terminant,un gros bravo particulièrement spécial à tous nos athlètes du laboratoire qui ont couru soit le dix kilomètres ou le demi marathon lors du dernier Marathon de Montréal. Les André, Jacques, Pascal, Mélanie, Sonia, Caroline, Danielle et j’en oublie sûrement d’autres… Yves “Bob” Dufour

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Voir-Dire 3


La Une

Le LSJML au Marathon de Montréal

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objectifs à la baisse jusqu’à me dire: j’y vais pour le plaisir. Et cet objectif, je l’ai atteint. Le plaisir de courir du premier km jusqu’au dernier. Celui du temps, il n’est pas ce que je prévoyais mais je le trouve acceptable. D’ailleurs, félicitations Pascal, WOW, 14 km/h. J’aimerais bien avoir juste la moitié de ton enjambée. PROLOGUE L’an dernier, dans les semaines suivant mon 10km au Marathon, sans m’en rendre compte, je me suis mise à faire des distances de plus de 10km. Ce qui m’a laissé sur ma faim par rapport à cette première course.

C’est très motivant de réaliser qu’après une heure de course on a encore de l’énergie pour continuer. Je ne suis pas une coureuse de performance, un 5km à 12km/h, ce n’est pas dans mes temps. Ce que j’aime c’est quand je suis dans ma zone confort, où j’ai l’impression que je pourrais courir «des km, des km, soif dans la gorge, mal dans les pattes… Y’é pas question que j’passe ma vie emprisonné dans ma p’tite tête.». Je me suis donc inscrite à un cours de course au Centre Claude Robillard. Je voulais savoir comment m’améliorer et comment éviter

Source : WEB

J’AI RÉUSSI… J’en ai fait un, mon premier demi marathon! WOW! Quelle expérience ce fut. C’est impressionnant de voir cette marée de coureurs devant moi tout au long du parcours, s’appropriant les rues de Montréal et ce, jusqu’à l’entrée dans le stade. Heureuse, parce que les jambes étaient au rendez-vous, à aucun moment il n’y a eu de passage à vide, ce qui n’était pas le cas les trois dernières semaines. Trois semaines d’entraînement moyen, ça brime la confiance et Jean-Guy qui n’est plus là pour me prodiguer ses judicieux conseils, Michel et Carole non plus. J’ai revu mes


les périostites (quel enfer!). Comme il s’agit d’entraînement sur piste, pas besoin d’ajuster sa vitesse à la vitesse du groupe (comme l’offrent les clubs de course). Le coach a beaucoup d’expérience mais il est très axé sur la performance (il va me traiter de touriste quand il va savoir mon temps, il ne voulait pas me conseiller pour le demi, bof!). Je suis revenu de plusieurs de ces entraînements avec de la difficulté à monter les 2 étages pour me rendre à mon appart. L’entraînement le plus stimulant, un 5km à relais, 5 x 200m chaque, on se défonce pour l’équipe. ENTRAÎNEMENT Pour la majorité des gens (excepté Pascal), pour courir un demi, ça prend quand même un programme, pour un 10km aussi. Plusieurs sites de course peuvent vous en conseiller un, dont Runner’s World, il y a aussi celui de la boutique Endurance qui est disponible sur le web. Pour ma part, comme j’ai dû prendre un mois de repos sans course au mois de mai, j’ai choisi le programme du marathon de Montréal mais, comme il débute à la mi-mars, je l’ai adapté. On n’imagine pas le temps à consacrer à cet entraînement. Quatre fois semaine, dont une sortie de plus d’une heure. Et la discipline, ouf! Et les courses sont faites pour les lève-tôt, mais moi je suis une coureuse du midi et du soir, j’suis pas bonne le matin! Je n’ai pas de volonté. Donc, en plus, je dois me discipliner à me lever tôt le week-end, ne pas boire (ok… presque pas) et ne pas sortir pour aller danser. Quelle discipline, ouf! L’étape de l’entraînement que j’ai vraiment adoré, c’est la surcharge en glucides. Dans les jours précédant l’épreuve, il faut ingurgiter plus de 300g de glucides (pour mon poids). C’est fou tout ce qu’on peut manger SANS AUCUN REMORDS: du pain blanc, des pâtes, du riz, des patates et même des petits puddings au chocolat, au butterscotch (j’avais oublié comment c’était

bon!). Et, malgré tous ces km, je n’ai pas perdu une seule livre, j’en ai gagné 2! PUIS C’EST UN DÉPART Je n’aime pas le départ d’une épreuve, trop de monde qui ne court pas à la même vitesse, c’est difficile de trouver son rythme, quoique le départ du demi est beaucoup moins chaotique que celui du 10km, grâce aux indications de temps. Ah non! Déjà le moment de se mettre en place et je n’ai pas eu le temps de bien me réchauffer. Il me faudra être prudente dans les premiers km. Merci à Pascal et André pour leurs commentaires concernant leurs expériences de l’an passé: sachant qu’une fois le départ donné il y a une attente d’au moins 10 min avant de commencer à courir, j’ai eu le temps de prendre la file d’attente des toilettes avant de franchir la ligne du départ. En plus, comme je suis partie en fin de peloton, je dépasse plein de gens; c’est toujours bon pour le moral de dépasser, sauf que le peloton n’est plus là pour me protéger du vent. Vous savez comment il vente devant l’édifice, ben il vente encore plus sur le pont, un vent glacial. J’ai passé tout le demi à enlever et remettre mon t-shirt. Avec les encouragements, sur des Carrières, je me prends pour Contador au sommet du Ventoux, bon OK, comme je suis dans le peloton, plutôt Lance à son dernier tour. C’est fou la capacité de l’esprit de motiver (ou bien mentir) à notre corps. La musique dans les oreilles, on se dit, je vais prendre une pause après cette chanson, ah non la suivante est super bonne, je ne peux pas arrêter, OK après la lumière, finalement on s’arrête au point d’eau et de boisson énergétique. Vive les gels énergisants, le plus délicieux: Lemon sublime. Mon plus beau segment, à partir de Viau; il ne reste que 2km et j’ai encore des jambes, aucun malaise et ce jusqu’à l’arrivée dans le Stade. Comme André disait, quand on entre sous les encouragements et lorsqu’on entend son nom dans le stade, on s’imagine être

aux Olympiques. L’an dernier, lors de mon entrée, je me suis mise à voir embrouillé, je pensais que je me sentais mal quand j’ai réalisé que c’était mes lunettes qui étaient embuées. En plus, j’avais débuté mon accélération en entrant, mais 400m c’est long comme sprint. Cette année, j’ai sprinté seulement sur la dernière ligne droite. J’ai même failli prendre le couloir réservé au marathon!!! ÉPILOGUE Seul bémol, le retour en transport en commun, des wagons bondés de gens qui sentent la transpiration! Et la foule à l’intérieur du stade, les familles qui retrouvent les coureurs avec les poussettes, difficile d’avoir accès au lunch pour refaire ses réserves! Pour l’édition de 2010, André a fait un beau travail de recrutement dans la salle d’autopsie (au moins 90% de cette section). Allez la bio (même pas 5%)! Qui chaussera ses espadrilles pour le 11 septembre l’an prochain? Cette année, on n’a aucune chance de gagner le défi qu’il a lancé, tous les coureurs sont en patho et en tox mais, l’an prochain, si on essayait, on est les plus nombreux! Toutes les distances sont bonnes. RÉCUPÉRATION Maintenant, après un peu plus de 300km, je vais pouvoir boire d’la bière et manger des chips avant de m’y remettre. Peutêtre pour un 10km au Parc Lafontaine au mois d’octobre. On y prend goût! C’est fou toute l’énergie que cela procure, on a juste le goût de recommencer à courir le plus tôt possible, y’a juste mes orteils qui ne veulent pas. Saviez-vous qu’on peut faire des ampoules entre les ongles et la peau? Moi, OUI, maintenant. Deux questions quiz: combien M. Dufour a-t-il couru de marathons? Quel fut son meilleur temps? Sonia Roy

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Caroline Tanguy

Le LML au Marathon de Montréal

Merci André ! Pour tous ceux et celles qui ne sont pas au courant de l’origine de la nouvelle «vague de coureurs» en médecine légale, eh bien voici un bref résumé. Mon cher collègue a commencé à courir il y a quelques années. Mais André a une façon disons insistante de partager (ou même d’imposer!!!) ses nouvelles passions. Alors c’est sous la menace que j’ai été obligée de m’inscrire au 10 km du marathon de Montréal avec trois autres de mes collègues (ceux qui n’ont pas couru cette année, vous ne savez pas quelle année de railleries vous attend!). Cette inscription contre mon gré m’a valu des mois de chiâlage, l’absence complète de course comme mode d’entraînement et la hantise du mois de septembre. Finalement, j’ai abdiqué au mois d’août et j’ai décidé d’aller courir puisque, après tout, j’étais inscrite au 10 km. Quel bonheur… peut-être pas tant que ça quand même, c’est souffrant la course!!! Mais on passe nos journées à courir pour avoir du temps. On court pour le travail, pour rentrer à la maison, faire les devoirs etc… Les coroners, les enquêteurs, les procureurs courent après nous pour les autopsies, les rapports, les témoignages. Bref, toute notre journée est une course contre la montre. Et là, ça fait du bien de s’arrêter pour courir, juste pour soi. Enfin, pendant une heure de la journée, on peut juste courir, sans penser à rien d’autre et laisser un peu de stress en chemin (juste le temps d’une pause parce qu’il nous attend au retour!!!). Merci André pour ton défi, merci pour m’avoir fait redécouvrir le bonheur de l’entraînement, merci pour ton encouragement. Caroline Tanguay

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Quotidien

Appel à tous Nous avons donc maintenant donné un nouveau look à notre journal… Il ne tient qu’à nous tous de le remplir d’articles scientifiques, professionnels et personnels, avec photos et illustrations, pour en faire un véritable outil de communication et de promotion des gens du LSJML et des travaux qu’ils et elles effectuent. Vous aurez compris qu’il s’agit là d’un appel à tous, et que l’équipe du Voir-Dire vous lance presque un défi… Si vous ne voulez pas écrire vous-mêmes, on peut vous aider en prenant des notes lors d’une rencontre.Vous pouvez aussi demander à des gens de l’extérieur du laboratoire pour des articles sur des sujets d’intérêt scientifique ou autre.

Communiquez avec nous au VD au 514 873-3301 poste 61470 ou par courriel : voirdire-lsjml@msp.gouv.qc.ca

CET ESPACE ATTEND VOTRE ARTICLE !

Saviezvous que... Le 23 septembre dernier avait lieu l’événement Sélection Exposition Concours, de l’Association des artistes peintres de Longueuil, tenu dans le cadre des Journées de la Culture. Notre ancienne collègue Michèle McSween y a remporté la mention Coup de Cœur des Juges avec sa pièce Complémentarité (techniques mixtes de 36x24 po), dans la catégorie « peinture contemporaine ». Félicitations Michèle!

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Concours Photo

1Seuleer auPrix Monde, Martine Lamarche Parc Strathcona, Ile de Vancouver, juillet 2010

«Le Mont Albert Edouard culmine de ses 2093m sur cette image qui représente la progression d’une de mes 4 journées en autonomie complète. C’est une réflexion sur la pureté et l’isolement».

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Les Gagnants

ième 2 Prix Surf in USA, Olivier Paquette Cap Hatteras, Caroline du nord, juin 2009

«C’est le souvenir d’un sport que j’aime!».

ième 3 Prix Plaisirs de la Mer, Josée Houde Iles de la Madelaine, août 2010

«Cette photo refait jaillir en moi le souvenir de la merveilleuse musique interprétée par les musiciens des Iles».

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Concours Photo

Karine Thibodeau

La pureté et l’harmonie des couleurs, les kayacs glissant sur le calme de l’ea et aussi peut-être l’envie d’être à leurs places? Voilà pour ce coup de cœur!

Dominic Grang

Cette photo m’a tout de suite plu, à cause de l’aura de mystère qui s’en dégage. Est-ce la brume du matin que l’on voit? S’agit-il plutôt d’une source d’eau chaude? Qu’y a-t-il derrière le tournant? Qu’est-ce qui est écrit sur le panneau? Le fait de se trouver dans un couloir, dans l’ombre, et de ne pas distinguer toute la pièce accentue une impression d’être sur le point de découvrir un secret. Le fan fini de jeux de rôles que je suis ne peut résister à l’envie d’inventer plein de scénarios pour poursuivre l’aventure… Merci à Karine Thibodeau pour cette photo démarreur d’imaginaire. Denis Cimon

Pour la sensualité qui se dégage de cette photo toute en courbes et transpa ences. On dirait une danse nuptiale.

Vahé Sarafia

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au,

ger

Denise Chartrand

Jean Bergeron

Denise Chartrand

Coups de Coeur

C’est la multitude des plans et le cadrage non conventionnel des bateaux qui attirent mon attention... Il n’y a aucune embarcation qui apparaît complètement sur cette photo et notre oeil cherche de l’information à travers ce jeu du détail et des couleurs... C’est également une belle image montrant l’importance de l’EAU pour la communauté de pêcheurs acadiens, elle devient un élément rassembleur et souligne l’importance des ressources qu’elle nous fournit.

Je pourrais dire que cette photographie est graphiquement intéressante. La diagonale au centre génère deux zones en triangle; l’une se compose de vaguelettes d’eau et l’autre, de vaguelettes de sable; le mouvement de l’eau et du vent y est suggéré. Le thème est aussi omniprésent. Oui, oui, tout cela est vrai! Mais si j’aime cette image, c’est avant tout pour la douceur et la poésie qui s’en dégagent! Dominic Granger

Léo Lavergne

Karine Thibodeau

Thierry Marcoux

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Cette photo a attiré mon attention par sa clarté, son dynamisme et sa vitalité. Le thème de l’eau est bien mis en évidence, on dirait même qu’elle déborde du cadre.

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Nabil Laham

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Thierry Marcoux

Concours Photo

Félicitations à Josée Houde (Bio), Martine Lamarche (Tox) et Olivier Paquette (Bio) nos gagnants de cette édition du concours photo du Voir Dire dont le thème l’EAU a sucité bien de l’intérêt chez nos lecteurs... En effet, un peu moins d’une soixantaine de photographies nous ont été soumises, toutes bien intéressantes et parfois intrigantes, ce qui démontre beaucoup de talent visuel au sein des employés du LSJML ! Thierry Marcoux

Merci à nos commanditaires qui ont offert de beaux prix à nos gagnants

Un ensemble photo, comprenant un sac pour appareil photo et une lingette spécialement conçue pour nettoyer les lentilles. Une gracieuseté de notre fournisseur Royal Photo du boulevard Rosemont (valeur de $65).

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De beaux billets de la Banque du Canada totalisant un montant de $50, une gracieuseté du Club Social du LSJML et qui est acceptée dans toutes les institutions du pays!

Une carte cadeau de $25, gracieuseté du Café Vienne qui permet de pallier à une petite crise de caféine ou de contrôler un gargouillis gastrique (surtout en réunion) ou de diversifier son éternel lunch...


Profil Abdelhalim (« Halim ») est né en Algérie, dans la ville côtière de Bejaia; ses parents étaient tous deux gestionnaires pour la compagnie gouvernementale de distribution de produits de raffinage (essence, etc.). D’un côté de la maison familiale, il y avait la mer Méditerranée et de l’autre, le parc national de Gouraya, une réserve faunique naturelle avec singes, oiseaux, etc. que Halim pouvait voir et entendre de la fenêtre de sa chambre. Intéressé à la fois par la médecine et la biologie, Halim choisit d’étudier dans cette dernière discipline. Il fait d’abord un baccalauréat à l’université de Bejaia puis, à 22 ans, se rend en France pour continuer ses études. Il habite Paris pendant 4 ans, le temps d’obtenir à l’université Denis-Diderot une maîtrise en biochimie et, à l’Institut Pasteur, un diplôme en immunologie approfondie. Marchant dans les pas de leur grand frère, les deux sœurs de Halim ont elles aussi étudié en biologie : une, dans le domaine environnemental et l’autre, dans le domaine agroalimentaire; la première habite en France et la deuxième vit toujours en Algérie. Tout au long de ses études, Halim a fait du volleyball. Il a d’ailleurs participé à plusieurs tournois de haut niveau : Championnat d’Afrique cadet de 1992 en Égypte (2e place), Championnat du monde scolaire de 1993 en France, Championnat d’Afrique junior de 1994 en Tunisie (1ère place), Championnat du monde junior de 1995 en Malaisie. Halim s’est malheureusement vu obligé d’arrêter le volleyball lorsque ses études ont commencé à exiger de plus en plus de temps. Mais ses deux sœurs et ses deux frères ont repris le flambeau et fait du volleyball, comme leur grand frère… Même s’il n’a pas étudié dans ce domaine, Halim s’intéresse à l’informatique. Alors, ses deux frères ont étudié en informatique : un travaille présentement en France, tandis que l’autre termine ses études dans une institution algérienne. Le monde est petit quand même : Halim vient

Technicien de laboratoire de découvrir que cette institution est jumelée au Collège Lasalle de Montréal… Au fil de ses études, Halim a réalisé qu’il aimerait travailler dans le domaine de la « police scientifique ». Malheureusement, en France, ce n’était pas possible parce qu’il n’était pas citoyen français. En Algérie, ce n’était pas non plus une véritable option : le laboratoire appartenait à la Gendarmerie et Halim n’était pas partisan de travailler pour une organisation qui fait partie de l’armée; de plus, la Gendarmerie ne possédait pas à ce moment-là de laboratoire véritablement dédié à la biologie. Étant donné qu’Halim voulait vivre dans un endroit où il y avait moins de monde, où il y avait plus d’espace et plus de possibilités de grandir professionnellement, il a décidé d’émigrer au Québec : pendant ses études, il démarre donc le processus d’émigration et arrive ici en 2005, un an après l’obtention de son diplôme de l’Institut Pasteur. À peine un mois plus tard, il obtient un poste au Laboratoire Charles River (il en est au début de sa recherche d’emploi et c’est seulement le deuxième cv qu’il envoie) : en tant que technicien en aérosols, Halim s’occupe de tests sur les médicaments ingérés par voie aérienne (bronchodilatateurs, etc.) dans le cadre d’essais pré-cliniques. Quatre années plus tard, Halim voit l’annonce d’un concours pour des postes de technicien au gouvernement du Québec, entre autres au LSJML; il applique immédiatement et après les procédures d’usage, il est accepté dans le secteur Biologie. Il s’est joint à l’équipe du LSJML en août 2009. Dans ses temps libres, Halim continue bien évidemment à jouer au volleyball, mais aussi au tennis; il va régulièrement au cinéma et aime bien la musique classique, ce qui lui a permis récemment de découvrir l’OSM au Festival de Lanaudière. Denis Cimon

Thierry Marcoux

Abdelhalim Kazouit

1. Ta couleur préférée? Bordeaux. 2. Le livre que tu lis en ce moment? En ce moment, je révise un manuel de statistiques; avant, j’ai terminé l’essai d’Amin Maalouf, Les identités meurtrières. 3. Une chanson ou musique qui te transporte? Pink Floyd. 4. Une fleur que tu aimes? L’orchidée. 5. Un mets que tu détestes? Je n’aime pas les plats qui mêlent les saveurs sucrées et salées ensemble. 6. Un sport que tu aimes regarder? Le soccer, depuis toujours; depuis que je vis au Québec, je suis aussi le hockey, de plus en plus. 7. Ta boisson préférée? L’eau. 8. Ce que tu fais quand tu es énervé? Je fronce les sourcils. 9. La chose qui t’importune le plus? Le « bitchage », les gens qui parlent en mal des autres.

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Nouveaux Départs Pour JOSÉE… Il fallait bien que ce soit un texte sur Josée pour que j’accepte d’écrire un petit mot dans le Voir-Dire. J’avoue que je vis chaque trois mois l’angoisse de retrouver ma photo en dernière page! Josée est maintenant comme vous le savez à la retraite. Comme on s’ennuie à la réception des pièces! Chaque matin, le quatuor sans son mentor rentre travailler le cœur gros, le regard vide. Désemparé… J’exagère, mais c’est vrai qu’elle nous manque notre Josée. La blonde/ rousse du département mettait de la couleur dans nos journées. Toujours de bonne humeur, je ne compte plus les fous rires que nous avons eus ensemble. C’est sûr qu’elle jouait plus souvent qu’à son tour au clown. Elle n’avait pas non plus peur du ridicule. Que dire de la fois où elle s’est mise des bouchons de liège dans les narines parce qu’elle avait des allergies. Presqu’aussi judicieux que la moustache de Daniel Fournier! Sur une note plus personnelle, Josée avait quelques hobbies. Elle a eu la piqûre des voyages quand Serge et elle partirent trois belles semaines en Italie. Nous avons d’ailleurs préparé son départ de façon sérieuse

et pratique, notamment en apposant des post-it en italien sur les meubles de la réception des pièces tel que « étagère » et « mur », deux mots couramment utilisés au quotidien en Italie. Outre les voyages qu’elle doit sûrement être en train de planifier je l’imagine quelque part sur un terrain de golf en train de faire un trou d’un coup! Dans les dernières années (je n’étais pas là avant!) je l’ai vu se développer une passion pour le golf. Fervente bénévole dans les tournois, sa dernière année au laboratoire aura été marquée par sa participation en tant que joueuse au tournoi du SPVM, section des crimes majeurs. Dans les derniers trente jours, c’est à contrecœur que je partageais son bonheur de partir à la retraite. Elle arrachait, chaque jour, un bout de papier sur son décompte suspendu au dessus de son bureau (Merci Gaétan!). Elle a d’ailleurs travaillé avec plaisir jusqu’au dernier. Je suis certaine que c’est avec le sentiment du travail accompli qu’elle est partie et nous sommes, Sureka, Zola et moi, la cuvée Josée! Pour ceux qui comme moi s’ennuient, je ne doute pas que Josée sera présente au party de noël 2010 (publicité dissimulée!) Je souhaite à Josée la meilleure des retraites et ce même si je dois maintenant décider seule ce que je vais manger pour souper!

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Chantal Côté

Chantal Côté

Marie-Michèle Tremblay


Josée Tanguay

Thierry Marcoux

nous quitte...

Même si Josée était au Laboratoire depuis longtemps je n’ai pu passer seulement que quelques mois avec elle. Je suis très heureuse d’avoir pu partager ces derniers mois avant sa retraite. JOSÉE : une personne Joviale, Organisée au travail, Sympathique, Élégante et Éclatante. Josée est une charmante dame avec qui j’ai eu beaucoup de plaisir au travail. Elle était vraiment une très bonne collègue, très appréciée, avec beaucoup de qualités: motivée, chaleureuse, compétente, serviable et surtout à l’écoute des autres... Aussi raffolait-elle goûter toutes les cuisines. Chaque jour vers la fin de la journée, elle se posait toujours la même question: qu’est-ce qu’on mange ce soir?

Qui est jeune de coeur. C’est quelqu’un qui s’amuse et qui aime amuser les autres. Elle est active et travaillante. N’importe où elle est, soit au travail, dans un restaurant ou dans une fête, l’environnement autour d’elle est influencé par sa gaieté et sa bonne humeur.

Ses autres passions étaient et le sont encore, le voyage, le golf, la lecture...

Je suis très contente d’avoir travaillé avec elle parce que j’ai appris plein de choses d’elle. C’est quelqu’un qui va rester dans nos mémoires pour la vie. Je suis certaine qu’elle nous manque. Je lui souhaite la santé, le bonheur et tous les autres plaisirs qu’elle veut.

Zola Mantomina

Avec Amour, Sureka Pathmanathan

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Judiciaire

sciences médico-légales

L’Université Laurentienne et son département de Connaissez-vous l’Université Laurentienne? Elle se situe à Sudbury, en Ontario. Nous pouvons lire sur son site internet bilingue (http://www.laurentienne.ca): « Avec plus de 9  000 étudiants à plein temps et à temps partiel, l’Université Laurentienne est le véritable reflet du Canada. L’une des deux seules universités bilingues du pays, elle accueille aussi une importante population étudiante autochtone et un nombre croissant d’étudiants étrangers. » En effet, Sudbury se trouve dans les terres traditionnelles des Ojibwas et est entourée de nombreuses communautés de Premières nations, notamment les Premières nations du lac Whitefish et de Wahnapitae. Sa population est multiculturelle et multilingue avec des Italiens, des Finlandais, des Polonais, des Chinois, des Ukrainiens et des Croates, qui se mêlent aux 160 000 habitants. Sa population francophone est aussi la troisième en importance au Canada en dehors du Québec. Voilà pourquoi cette université est multiculturelle et bilingue! L’Université Laurentienne, en collaboration avec l’Université Lakehead à Thunder Bay, chapeaute l’École de médecine du Nord de l’Ontario, première nouvelle faculté de médecine à ouvrir ses portes au Canada depuis 30 ans! Leur première cohorte d’étudiants a vu le jour en 2005. En fait, si je vous parle de l’Université Laurentienne, c’est qu’elle offre depuis quelque temps des études en sciences judiciaires. La «Science médico-légale» à l’Université Laurentienne a commencé comme option au département de biologie, de 1998 à 2004. En mars 2004, le sénat de l’Université Laurentienne a annoncé la création du nouveau et indépendant Département de la Science médico-légale. Ce département a ses propres ressources, son corps enseignant, son personnel de soutien et de recherche. Le corps enseignant se compose des praticiens légaux qui apportent leur connaissance de la science médico-légale directement à la salle de classe et au laboratoire d’enseignement. Récemment, le Département de la Science médicolégale (Department of Forensic Science) a obtenu une accréditation complète de la Forensic Science Education Program Accreditation Commission (FEPAC), un important comité de l’American Academy of Forensic Sciences (AAFS). La mission de la Forensic Science Education Program Accreditation Commission (FEPAC) est de maintenir et d’améliorer la qualité de l’enseignement des sciences médico-légales par le biais d’une évaluation formelle, en reconnaissant les programmes académiques universitaires. La principale fonction de la Commission est de développer et de maintenir des normes et de délivrer une accréditation aux programmes d’études en

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sciences judiciaires qui rencontrent les standards et qui se distinguent par leur grande qualité. Une accréditation FEPAC constitue le plus haut standard aux États-Unis pour juger du degré de l’enseignement des sciences judiciaires, et la FEPAC (www.aafs. org) est la seule organisation en Amérique du Nord à accréditer les études de premier cycle et les études graduées dans un programme de sciences judiciaires. Habituellement, la FEPAC accrédite uniquement aux ÉtatsUnis, mais voilà qu’elle vient d’accréditer un premier programme de sciences judiciaires au Canada, parce qu’il répondait avec succès à leurs critères de qualité; il faut noter qu’il n’existe aucune accréditation semblable au Canada. Les étudiants canadiens ont donc maintenant le choix de poursuivre leurs études dans un programme de sciences judiciaires accrédité par la FEPAC, tout en demeurant au Canada. L’accréditation d’une institution canadienne en éducation par la FEPAC pourrait être comparée à l’Accréditation ASCLD (American Society of Crime Laboratory Directors) d’un laboratoire en sciences judiciaires. Pour mettre en contexte, il existe aux États-Unis et au Canada 150 programmes en sciences judiciaires (études de premier cycle et études graduées). Jusqu’à ce jour, 29 programmes de 27 institutions ont été accrédités par la FEPAC. Sur ce nombre, seulement 16 institutions offrent un programme de premier cycle qui est complètement accrédité. Le département de sciences judiciaires de l’Université Laurentienne constitue le premier au Canada à être accrédité à 100% pour son programme de premier cycle, pour une période de 5 ans. Le département de la Science médico-légale offre aussi deux autres programmes combinés, soit le baccalauréat en sciences judiciaires et anthropologie et le baccalauréat en sciences judiciaires et psychologie. Cependant, ceux-ci ne sont pas accrédités par la FEPAC, qui ne délivre pas d’accréditation, du moins pour l’instant, lorsque d’autres disciplines sont associées aux sciences judiciaires. Dominic Granger


Visez-Vert

L’écologie au Depuis quelques mois, des employés du LSJML se sont regroupés pour former le nouveau comité Visez-Vert. Celui-ci est composé de 11 membres, soit Martine Lamarche (Tox), Thierry Marcoux (Ima), Martin Bergeron (Lml), Dominic Granger (Bio), Annie Ciarlo (Bio), Lise Lévesque (SAJ), Damian Angeles Papa (Info), Martine Bazinet (Bio), Gilbert Desjardins (Admin), Myriam Desrosiers (Chimie) et moi-même, Gabrielle Daigneault (Tox). Nous vous invitons à participer aux initiatives du Comité Visez-Vert, en proposant vos idées et commentaires aux représentants, pour que nous ne cessions de nous améliorer. Il nous sera alors possible d’entreprendre les démarches nécessaires pour les mettre en application. Ou bien, si vous désirez vous impliquer d’avantage, il est toujours possible de faire partie de l’équipe! Mais soyons honnête, commencer à regarder tous nos gestes, les critiquer et les changer complètement pour qu’ils soient écologiques… ce n’est pas ce qu’il y a de plus attrayant. Mais sachez que tous les petits gestes, posés par chaque personne individuelle, vont avoir un impact positif en bout de ligne, lorsque comptabilisés en fin d’année sur une base collective. Nous avons donc discuté durant nos réunions d’actions possibles à entreprendre comme le recyclage, la diminution de la consommation et dépense énergétique en vue de la réduction des gaz à effets de serre (GES), etc. Nous voulions donc vous en proposer quelques-unes qu’il sera possible de mettre en application. Ça ne coûte rien, et c’est facile!

LSJML Comment agir à l’échelle du LABORATOIRE?

ÉTEINDRE les appareils non essentiels les fins de semaine, ainsi que les lumières des laboratoires, bureaux, toilettes, les écrans d’ordinateur lorsque l’on est la dernière personne à quitter. On peut ainsi sauver quelques heures d’éclairage avant la fermeture automatique vers 20h. RÉDUIRE les volumes de solution à préparer en fonction du volume nécessaire. Ceci réduit les volumes de solvants à disposer et incinérer. BAISSER les vitres de hottes lorsque non utilisées. Ceci réduit de beaucoup l’énergie nécessaire pour la ventilation. RECYCLER le plastique rigide (emballage de matériel de labo non souillé) avec logo de recyclage dans une boîte identifiée qui sera ramassée par le personnel d’entretien. CONSOMMER l’eau du robinet plutôt que l’eau de la distributrice. Il sera possible éventuellement de retirer celle-ci. En attendant, il est toujours faisable d’utiliser les tasses plutôt que les verres de carton. IMPRIMER recto-verso si l’imprimante le permet et utiliser le verso de feuilles imprimées comme papier brouillon. APPORTER une tasse réutilisable pour le Café Vienne. FAVORISER le linge à vaisselle plutôt que le papier brun pour l’essuyage de la vaisselle.

Comment agir à l’échelle de sa MAISON? MANGER des produits certifiés biologiques par des organismes canadiens. ACHETER des produits locaux, limitant ainsi les GES engendrés par le transport. ÉVITER de manger des animaux en voie de disparition, tel que le thon rouge. RÉDUIRE sa consommation d’eau potable. DISPOSER des produits dangereux et du matériel électronique ou électrique dans des lieux propices comme les écocentres (consultez le http://ville.montreal. qc.ca pour plus d’informations sur les heures d’ouverture, les lieux et les matières acceptées). ÉLIMINER l’utilisation de pesticides et composter, afin de transformer ses déchets en engrais pour le jardin. ÉVITER de contaminer l’eau potable en recyclant les métaux, les piles (disposez-en dans les bacs au rez-de-chaussée), plastiques et autres déchets qui contribuent lorsqu’ils sont enfouis à la contamination de la nappe phréatique, donc des sources d’eau souterraines. ÉCONOMISER l’eau potable. Merci à tous et continuez ainsi à faire de notre planète un environnement plus vert! Gabrielle Daigneault

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Nouveaux Départs Salut mon

Jean !

C’était en 2004, durant le mois de juillet si ma mémoire est bonne. Je venais tout juste d’être engagé comme spécialiste en balistique. Nous avions reçu une demande pour participer à une opération spéciale secrète, consistant à aller désactiver des armes à feu cachées dans un boisé adjacent à la résidence d’un mariculteur. C’est assez simple : nous prenons l’arme, nous la rendons inopérante, et nous la remettons au même endroit comme si de rien n’était. Toujours de belles expériences, fortes en adrénaline (ça n’arrive pas assez souvent à mon goût…). Toujours est-il que c’est Jean Dion qui avait été désigné pour la tâche et, voulant montrer le travail au « jeune », il a décidé de m’emmener. Nous nous étions bien préparés, sachant à l’avance de quel type d’arme à feu il s’agissait. Toujours est-il qu’un beau matin, nous nous sommes rendus dans un poste de la SQ, celui de Lacolle je crois, pour préparer notre opération. Jean et moi avons eu droit à la totale : vêtements de camouflage, bottes, gilets pare-balle (un small pour moi, vraiment trop grand quand même!), de la fausse mousse, et surtout du gros crayon noir dans le visage. On se serait crus dans un vieux film de Rambo. Nous montons dans une fourgonnette banalisée sans fenêtres et nous engageons dans un petit chemin forestier. À ce moment, je me sentais très petit et me demandais un peu ce que je faisais là; « le petit étudiant en a fait du chemin », que je me disais. Pour sa part, Jean demeurait calme, attendant son moment de gloire. À quoi il pensait à ce moment-là? Je ne saurais dire. Juste à le voir, ça me calmait un peu. À un certain moment, le véhicule s’arrête, et mon cœur en même temps. La porte s’ouvre et on se planque dans le fossé. Nous sommes à environ 500 m de notre objectif : la cache d’armes située dans la forêt qui nous fait face. Nous entrons en rampant dans le boisé et commençons notre périple. Jean, ayant déjà fait l’armée, semblait très à l’aise dans ses déplacements, tandis que moi je le suivais en butant sur quelques racines. Après quelques clôtures de broche, nous arrivons devant un imprévu : des taureaux en liberté! Un nous aperçoit et se lève, nous faisant face. Le policier qui nous escortait sort son arme, le met en joue, tandis que moi je cherche quel arbre je pourrais grimper, me disant que ça prendrais plusieurs projectiles 9 mm pour en venir à bout. La tension est à son comble, mais finalement, ils nous laissent passer et nous poursuivons notre avancée. Nous arrivons enfin à la fameuse cache et l’opération se déroule exactement comme prévu, sans anicroche (ou presque), le tout dans un silence total (ou presque)… Lors du retour dans la fourgonnette, le policier qui surveillait l’endroit nous dit qu’il

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avait seulement entendu un pic-bois. Et moi de répondre : « Ouais, un pic-bois qui lâche un tabarn%$?, c’est quand même assez rare! » Cette expérience restera à jamais gravée dans ma mémoire, une des plus belles que j’ai eues depuis mon entrée au LSJML, et je l’ai vécue avec mon mentor Jean Dion, qui est parti sans faire de bruit à une retraite bien méritée en juillet. C’est bien une des rares fois qu’il n’a pas fait de bruit. Jean m’a souvent dit qu’il n’y a personne d’irremplaçable, et il a raison. La section balistique continue à opérer depuis son départ. Par contre, je me rends compte que la dynamique ne sera plus jamais la même. De toute ma vie, je n’ai jamais rencontré un aussi « bon gars » que Jean Dion. Pour une petite équipe telle que la balistique, c’est un gros vide qui s’est créé. Mais ça fait partie de la game, et Jean a fait de la place pour la relève. Salut mon Jean! Merci pour tout et bonne retraite. J’espère te revoir aussi souvent que possible! Erik Hudon


et son dévouement au travail, sa patience et sa sollicitude pour la clientèle et surtout sa générosité à aider et dépanner compensaient largement son petit côté «sauvage». Oui, on a perdu, en notre Pépère Bougon, un homme vaillant, au cœur grand comme la terre. Jean Dion, tu nous en «as-ti» parlé, de cette retraite!!! À peine arrivée en balistique, je me préparais à te voir partir… Et maintenant que c’est fait, je réalise que j’aurais pu te supporter encore longtemps… Johnny-Boy, je lève mon chapeau à ton départ. Il n’y aura jamais un autre Jean Dion, le moule a été cassé à ta naissance! Tu as laissé les armes à feu pour ton jardin, tes livres, tes mots croisés, tu peux mainte-

nant te consacrer à plein temps à ta famille, tes petits-enfants vont enfin pouvoir profiter à fond de leur «papy». Je te souhaite d’être un homme heureux dans ta nouvelle vie de retraité. Mais puis-je me permettre de te dire que, depuis ton départ, le laboratoire de balistique me semble bien silencieux… Une ex-collègue fière de t’avoir côtoyé. Pauline Cloutier

Thierry Marcoux

Gilbert Gravel

Gilbert Gravel

Gilbert Gravel

Karine Thibodeau

Après avoir fini de corriger son dernier dossier, il a éteint son ordinateur. La semaine précédente, il avait fait le ménage de son bureau, distribuant à qui en voulait ces petits objets qu’on accumule au fil des ans et qu’on laisse dormir au fond des tiroirs. Jusqu’au jour où, en fouillant, ces souvenirs liés à de longues années de travail remontent à la surface! Ce jour-là, donc, il a éteint son ordinateur. Pas de redémarrage, cette fois. Il a pris son sac à dos, a fait une petite tournée de serre-mains, et il est parti! Comme ça, sans tambours ni trompettes, presque sur la pointe des pieds, pour ne pas attirer l’attention. Car il était comme ça, Jean. Une grande gueule, défendant son point de vue contre vents et marées, pourfendeur d’injustices, un vrai «Michel Chartrand» qu’on pouvait entendre jusqu’aux ascenseurs! Un homme à la voix forte et aux opinions tranchées! Pourtant, cet apparent «pitbull» était un gars modeste, pas prétentieux pour deux sous, un bon yâble, comme on dit en québécois. C’est vrai, Jean n’aimait pas les « fla fla », ne participait pas aux partys, mais sa passion

Jacinthe Prévost

À Jean Dion…

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Vous ne le saviez pas Étant une amatrice de sport automobile depuis de nombreuses années, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir qu’il est accessible à tous de piloter une voiture sur une piste de course. Les 2 autodromes de la région (St-Eustache et Mirabel) offrent des soirées de lapping, de mai à octobre. Le lapping consiste à piloter sa voiture sur un circuit fermé, mais sans être chronométré. Ce n’est donc pas une course, au sens propre du terme, mais c’est certain qu’on essaie toujours de dépasser la personne devant nous.

De la course à pied … au

lapping

Évidemment, on ne s’improvise pas pilote automobile du jour au lendemain. Il y a trois ans, je me suis donc inscrite dans un club qui encadre les débutants. J’ai eu droit à la présence d’instructeurs pour m’apprendre comment bien conduire sur une piste (comment prendre les courbes, quand freiner, accélérer…). Maintenant, il ne me reste qu’à m’amuser et essayer d’améliorer mon temps. J’apprécie beaucoup le lapping. Il y a toujours quelque chose à apprendre. De plus, maîtriser les comportements « extrêmes » de ma voiture me sert également dans ma conduite de tous les jours. C’est aussi une bonne façon d’oublier le quotidien. En effet, une fois sur la piste, on ne doit penser à rien d’autre si on ne veut pas commettre d’erreurs et risquer de se retrouver dans le gazon. Par expérience, je peux vous dire que ce n’est pas la partie la plus agréable! Je n’ai jamais eu d’accidents matériels, seulement quelques 360º… un peu épeurants. Alors, si ça vous tente, essayez, vous allez vraiment vous amuser!

Photos : Thierry Marcoux

Sophie Arseneault

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Allées et Venues ARRIVÉE DE NOUVEAUX EMPLOYÉ(ES) OCCASIONNEL(LES)

DÉMISSION :

NOM

D.E.F.

DIRECTION

Geneviève Huppé

15 mars

TOXICO

12 juillet

12 juillet

3 septembre BIOLOGIE

Agent de bureau

BIOLOGIE

Technicienne de laboratoire

Edith Viel

21 septembre PATHOLOGIE

Médecin-pathologiste

DÉPART : Jérémie Ndayishimye

Spécialiste sc. physiques

Elisabeth Lebel

Anny Sauvageau

DÉPARTS À LA RETRAITE : Josée Tanguay

TOXICO

Spécialiste sc. physiques

20 juillet

PIÈCES

29 juin

BALISTIQUE

19 juillet

INCENDIES

Agent de bureau

Guillaume Arnet

2 août

BALISTIQUE

Jean Dion

Spécialiste sc. physiques

Spécialiste sc. physiques

Yann Dazé

2 août

PATHOLOGIE

Médecin-pathologiste

Jean-François Daigneault

16 août

BALISTIQUE

25 août

BIOLOGIE

7 septembre

DOC

AFFECTATION : Nicole Larochelle Technicienne de laboratoire

Spécialiste sc. physiques

Tsevtomila Bakardzhieva Technicienne de laboratoire

Monique Boisseau Spécialiste en sc. physiques

D.E.F. : date d’entrée en fonction

L’excision Lors d’un dîner de fin d’été, Pauline Cloutier nous a parlé d’un travail que Camélia Blanchette-Ruest avait rédigé dans le cadre de son cours de Droit comparé, à l’UQAM. Le sujet : l’excision. L’enthousiasme et la curiosité des gens autour de la table pour ce sujet peu ou mal connu, ont fait que Camélia a généreusement accepté de fournir une copie de son travail pour vous, lecteurs et lectrices du Voir-Dire. Merci Camélia! Merci Pauline! Dominic Granger

Cliquez ici pour avoir accès au document sur l’excision.

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Club Social

Invitation au

Party de Noël Date : 17 décembre 2010 Endroit : Salle du 8e Ambiance  : Pour faire différent cette année, nous avons décidé de faire une soirée costumée. Le tout aura donc lieu dans une ambiance des années 20. Puisque nous croyons à la liberté d’expression, vous n’êtes pas obligés de vous costumer, mais l’effet ne sera évidemment pas le même si vous venez en jeans. L’invitation est justement lancée tôt pour permettre le «magasinage» de votre tenue. Pour vous aider dans vos choix de costumes, nous avons créé un blog sur Internet où d’autres informations seront régulièrement ajoutées selon l’avancement des procédures. Nous avons mis à votre disposition différents liens selon les budgets (et selon les différentes motivations). De plus, étant donné que le temps de l’halloween approche, on retrouve beaucoup de costumes et d’accessoires à très bon prix. Il y aura d’ailleurs trois prix pour les meilleurs costumes. Nous avons éliminé les prix de présence pour faire place aux prix pour les plus motivés d’entre vous. Première place : 100$ Deuxième place : 50$ Troisième place : 25$ Le prix pour la soirée n’est pas encore fixé puisque nous sommes encore dans les procédures d’organisation. Nous voulions simplement lancer l’invitation tôt afin de permettre aux gens de trouver leurs accessoires et leurs vêtements. Le prix devrait tourner autour du prix habituel d’un billet pour un party de Noël. Pour toute information supplémentaire : http://partynoel2010.blogspot.com/ Au plaisir de vous y voir! Le Comité du Party de Nowel

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Voir-Dire, vol 8, numéro 3