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Volume 10

| numéro 3 | automne 2012

Biologie Judiciaire ée r a p m o C

Nouveaux Profils

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Réunion ISFG-GF

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Bac en chimie criminalistique

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Mots croisés

Dans mes favoris

Profil

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Dans ce Numéro C’est à nouveau la saison du désespoir. La grisaille mélancolique des nuages d’octobre, la Fête des Morts de novembre, les arbres dénudés et frileux de décembre. L’automne est arrivé, on le voit tout de suite : les gens ont les épaules courbées, ils marchent tête basse vers un lot de tâches qui leur rappellent désagréablement ce qu’ils viennent de perdre : vider la piscine, ramasser les feuilles, nettoyer les jardins, abriter les fleurs trop fragiles, ranger le linge d’été. Année après année, on ne s’habitue pas au retour de la saison froide (ou devrais-je plutôt dire – réchauffement climatique oblige – le départ de la saison chaude?). L’automne, c’est aussi la rentrée scolaire, avec ses dures réalités qui affolent les enfants et leurs parents. « J’ai oublié mon livre, qu’est-ce que je fais? », « C’est le prof le plus débile de l’école! », « J’ai perdu mon iPod! », « On m’a volé mon iPad!! », « Je ne trouve plus mon iPhone!!! », « Ma iVie est foutue!!! ».

VOLUME 10, NUMÉRO 3 Automne 2012

articles. Vous y lirez une comparaison des systèmes judicaires du Québec, du Portugal et de la France; un compte-rendu d’un congrès francophone de génétique judiciaire, organisé par le service Biologie/ADN; une grille de motscroisés basée sur le LSJML; une série de profils de vos collègues; etc… Photographie de la couverture par : Thierry Marcoux

Fermez les rideaux pour ne pas être dérangés par le temps qu’il fait dehors, installez-vous confortablement avec vos grignotines et votre boisson préférées (attention de ne rien renverser sur le clavier…) et remontez-vous le moral avec votre magazine!

Rédacteur en chef Denis Cimon - denis.cimon@msp.gouv.qc.ca Direction artistique/Graphisme Thierry Marcoux - thierry.marcoux@msp.gouv.qc.ca Mise en page Nabil Laham - nabil.laham@msp.gouv.qc.ca

À bientôt!

Équipe de rédaction Dominic Granger - dominic.granger@msp.gouv.qc.ca Isabelle Loranger - isabelle.loranger@msp.gouv.qc.ca Karine Marcoux-Legault - karine.marcoux@msp.gouv.qc.ca Vickie Mercier - vickie.mercier@msp.gouv.qc.ca

Denis Cimon

Révision linguistique et correction Denis Cimon - denis.cimon@msp.gouv.qc.ca Isabelle Loranger - isabelle.loranger@msp.gouv.qc.ca Direction Photo Thierry Marcoux - thierry.marcoux@msp.gouv.qc.ca

Heureusement pour notre santé mentale collective, l’automne, c’est habituellement la saison où débute notre sport national. Mais pas cette année. Non, cette année, ça va être gris, froid et pluvieux dans la télé tout autant que dehors. Un lockout au hockey! ça peux-tu aller plus mal?

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Le Voir-Dire est publié environ quatre fois par année (printemps. été, automne, hiver) par le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale et distribué aux employés, aux retraités et aux différents contributeurs du LSJML. Toute correspondance peut-être adressée au: Voir-Dire, Équipe de rédaction,1701 rue Parthenais, 12ième étage, Montréal, Québec, CANADA H2K 3S7. Téléphone: (514) 873-3301 poste 61470. Adresse courriel: voirdire-lsjml@msp.gouv.qc.ca Thierry Marcoux

Mais ne nous abandonnons pas complètement à l’angoisse et la déprime. Il y a tout de même (alléluia!) un peu de bleu qui résiste dans ce ciel sombre et bas : le Voir-Dire d’automne 2012 descend dans les chaumières du LSJML, scintillant de tous ses

Collaboration rédaction / photographies Jessica Aubé-Lapointe, Vahé Sarafian, Marie-Pierre Taillon, Steve Tanguay, Lucie Vaillancourt, Maxime Gosselin(étudiant)

Tous droits réservés pour tous les pays. Toute traduction, adaptation ou reproduction de tout ou en partie par quelque procédé que ce soit est interdite sans l’autorisation de la Rédaction du Voir-Dire du LSJML. © juin 2012, Voir-Dire, LSJML


Thierry Marcoux Thierry Marcoux

Thierry Marcoux

Mots du DG

Un automne

PROMETTEUR

Après le très bon bilan des derniers mois et la réduction des délais de réalisation des rapports d’expertise dans la plupart des secteurs de notre Laboratoire, l’automne s’annonce prometteur pour la suite des choses au LSJML. Tout d’abord, dans des secteurs achalandés, tels que la médecine légale et la biologie, les « back log » qui embourbaient la livraison des rapports finaux ont été pour la plupart résorbés de façon tangible permettant à ces deux services de voir enfin la lumière au bout du tunnel et d’adopter un rythme de travail plus régulier et moins contraignant. Ceci étant, il reste encore à terminer la rédaction de plusieurs rapports d’expertise, mais nous pouvons dire sans nous tromper que nous sommes assurément sur la bonne voie pour atteindre nos objectifs de réduction de délais de service. En ce qui a trait à notre planification stratégique (2012-2016), nous devrions être en mesure de vous présenter une version finale dès le début de l’automne. Un exercice auquel plusieurs d’entre vous ont participé et qui permettra d’avoir une vision claire de notre laboratoire et de son avenir pour les quatre prochaines années. Par ailleurs, comme plusieurs d’entre vous le savent déjà, le Laboratoire, de concert avec l’École nationale de police du Québec et avec l’assistance de l’École des sciences criminelles de l’Université de Lausanne, avons largement contribué à mettre sur pied un cours en chimie criminalistique à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Ce projet a vu le jour en 2008. Quatre ans plus tard, l’UQTR accueille sa première cohorte d’étudiants, 15 filles et 9 garçons, qui débute cet automne une première session en chimie criminalistique. Ce programme est le seul donné en français en Amérique du Nord. Une cérémonie officielle organisée par le Service des communications de l’Université du Québec à Trois-Rivières a eu lieu le 5 septembre dernier. Nous avons pu y rencontrer le premier professeur embauché, M. Frank Crispino, de même que les étudiants et les principaux responsables de l’Université, notamment le vice-recteur, M. Sylvain Delisle, et les membres du corps professoral en chimie. Un beau défi pour l’ensemble des partenaires du projet qui a enfin vu le jour dans un délai respectable. Une très belle initiative qu’il nous fera plaisir de suivre de près. Comme vous pouvez le voir, nous n’avons pas chômé l’an dernier et l‘automne qui s’en vient s’annonce également très prometteur.

Yves ”Bob” Dufour

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. . . ONTÉE DE LAIT M Éditorial

Vous me connaissez, je suis l’incarnation même du calme, de la sérénité, de la douceur, etc. Cependant, je dois l’avouer, il arrive que la conduite automobile soit pour moi cause de légers irritants. Juste assez, par exemple, pour que mes ongles s’incrustent dans mon volant (en bois); pour causer des dommages permanents à ma dentition; et même suffisamment pour que j’en oublie mon langage en présence des oreilles chastes et pures de mes deux adorables (bruits de toux… encore… attendez, je vais boire de l’eau) marmots. Ainsi, quelqu’un pourrait-il demander aux municipalités pourquoi il est permis de tourner à droite aux feux rouges partout, sauf aux endroits où ce serait d’une quelconque utilité!!! Non mais franchement, à Mont-Joli par exemple, il est où, le danger de tourner à droite depuis le chemin Perreault jusque sur la route Jacques-Cartier? C’est pour l’heure de pointe des orignaux? ou des maringouins? Le stationnement. Premièrement, il y a les panonceaux qui nécessitent 7 ou 8 heures

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de lecture attentive pour en comprendre le sens (un peu comme une procédure ISO, le côté somniférique en moins); c’est beaucoup plus que ce qui est raisonnable quand une file de voitures te suivent et que tu as déjà besoin d’un bon 10 minutes et 5 ou 6 essais pour « réussir » un stationnement en parallèle. Puis, il y a le problème des restrictions elles-mêmes. Est-ce que les rues ont vraiment besoin d’être nettoyées 2 fois par semaine alors qu’elles ne le sont pas de décembre à avril? Non, bien sûr! Ce qui est nécessaire, c’est que ce soit interdit de stationner suffisamment souvent pour compliquer la tâche aux automobilistes, qui feront nécessairement des erreurs et qui permettront ainsi à la municipalité d’engranger assez de revenus pour payer les balayeurs de rue (et, incidemment, les

petits bonshommes verts dans les voitures rouges)! Puis est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer quelle est l’utilité des feux de circulations dotés d’une flèche verte toute droite qui interdit donc aux voitures de tourner quand le feu devient vert, les forçant plutôt à attendre qu’un piéton soit rendu dans l’intersection pour leur autoriser un virage qui n’est alors plus possible (à moins d’écraser le dit piéton, qui est probablement une femme enceinte avec une poussette – double – et sa grand-mère en marchette, ce qui est tentant, certes, mais peu éthique). On nous dit que c’est pour protéger le piéton mais comme il n’est jamais là au début, le piéton, je vous garantis que je n’ai jamais eu autant envie d’en aplatir un que depuis l’arrivée de ce système! De plus, évidemment, quand vous voulez continuer


tout droit, les 2 voitures en tête de file veulent assurément tourner, une à droite et l’autre à gauche, bloquant par le fait même toute la file de voitures qui les suivent! Finalement, le Ministère des transports, au lieu d’ouvrir 756 chantiers sur la 40 entre Québec et Montréal pendant 4 mois , ça leur tenterait pas, peut-être, d’en faire juste 3 ou 4 à la fois mais de les FINIR??? Ils trouvent ça l’fun, eux autres, rouler à contre-sens sur l’autoroute entre des blocs de bétons, sur de l’asphalte à moitié enlevée constituée de lignes qui font vibrer le volant??? Habituellement, je n’ai rien contre ce qui vibre, mais j’avoue que je fais une exception quand je suis au volant! Bon, je me sens mieux! Je vais pouvoir retrouver mon état zen naturel et je termine donc sur une note positive en vous soulignant que nous sommes néanmoins chanceux d’échapper à ce fléau qui contaminait Pasadena : les

boutons pour piétons.Vous avez bien lu : des intersections où il faut absolument appuyer sur un bouton pour obtenir le petit bonhomme blanc qui nous autorise à traverser… et je vous spécifie en passant qu’il faut absolument appuyer sur le bouton quelques secondes AVANT que le feu passe au vert. Il va sans dire que ledit bouton est placé à bonne distance du coin du trottoir, ce qui est éminemment pratique, bien sûr! Mais chut! On ne sait jamais, peut-être que des employés du Ministère des (non)transports nous lisent! Vickie Mercier

Tournoi de Golf Le tournoi annuel de golf du LSJML (ce n’est que la deuxième année mais bon, on peut dire qu’il est en passe de devenir annuel) a eu lieu cette année au club de golf « Le Versant  » à Terrebonne, le 12 septembre, par une superbe journée ensoleillée. Seize joueurs/joueuses se sont dépassés pour remporter le trophée virtuel du meilleur quatuor. Les gagnants sont Diane Séguin et son conjoint Sylvain Landry, Olivier Paquette et Maria Fiorillo. Mention honorable à Erik Hudon, sa conjointe Marie-Ève Neault, Josée Tanguay et son conjoint Serge Dupuis. De l’avis des participants, le souper qui a suivi était à la hauteur des attentes. À l’année prochaine, peut-être?

Photos: Léo Lavergne

Vahé Sarafian

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La Une MÉTIER :

Nom : Joana Dias Lieu de naissance : Lisbonne, Portugal J’ai pratiqué le métier de biologiste judiciaire  : De 1998 à 2006, au Laboratoire de police scientifique de la Police judiciaire portugaise

Biologiste ju

Les témoignages à la Cour  : ils sont vraiment plus « contradictoires » au Québec. La nécessité d’obtenir une preuve hors de tout doute raisonnable rend les témoignages plus difficiles. Au Portugal, on allait témoigner pour expliquer et rendre les informations du rapport plus compréhensibles pour les avocats et juges. Sauf en situations problématiques, éventuellement avec contre preuve, l’expert et son rapport étaient acceptés sans problème. Mais je pense que la situation est probablement semblable maintenant, à cause d’une connaissance plus approfondie des analyses d’ADN de la part de la défense et de la couronne et à cause de l’effet « CSI » qui se ressentait déjà quand je suis partie.

J’ai été embauchée comme biologiste judiciaire au LSJML : Mai 2011

Le traitement statistique des mélanges, inexistant au Portugal, et aussi l’utilisation du LR (likelihood ratio) dans la présentation des résultats. On ne l’utilisait pas du tout au Portugal.

Ce qui m’a le plus surpris du métier à Montréal: Pouvoir parler avec les enquêteurs au dossier.Au Portugal, dû au devoir d’indépendance (l’expert ne travaille ni pour la couronne, ni pour la défense), les conversations avec les enquêteurs étaient vraiment plus restreintes qu’ici. Sauf en situation de doutes majeurs, on ne parlait pas aux policiers.

Ce que j’aime le plus du métier pratiqué ici: L’organisation du travail ; la chaîne de possession presque totalement informatisée; la super base de données DNA Profiles qui rend notre travail vraiment plus simple et accessible; l’automatisation des procédures de la chaîne technique; la division de tâches entre employés; les journal club.

Je suis arrivée au Québec : Mai 2006

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La réception et l’entreposage des pièces dans un département séparé, lié par informatique à chaque département. Le système ISO déjà en place. On commençait à préparer toute la documentation pour son implantation quand je suis sortie du labo au Portugal. On respectait les recommandations de l’ENFSI, mais le système ISO n’était pas encore en place. Et les gens! L’équipe est super professionnelle et gentille. L’ambiance de travail est agréable.

Ce qui est très différent du métier dans mon pays d’origine: L’organisation du laboratoire. Quand je suis entrée au labo au Portugal on était 5 personnes : 1 responsable de secteur, 2 professionnels et 2 techniciens. Les professionnels et les techniciens travaillaient en équipe de deux et étaient responsables de l’ensemble du travail pour chaque dossier qui leur était assigné (à l’équipe). Les techniciens pouvaient seulement faire quelques parties du processus (prélèvements et tests sérologiques), les analyses d’ADN étaient faites en totalité par les professionnels. Les rapports étaient rédigés par le professionnel et signés par le professionnel responsable du dossier et la responsable du secteur. Pour aller à la Cour, c’était toujours la responsable du secteur. Toutes les autres tâches


(réception et entreposage des pièces, sortie des rapports, nettoyage et décontamination des labos, stérilisation des consommables et solutions, toute la partie bureautique et papier liée à la chaîne de possession et aux règlements ENFSI, etc.) étaient partagées par les 4 employés (professionnels et techniciens) avec un calendrier de service. La formation des policiers était faite par les professionnels ou la responsable du secteur. Huit ans après (et dû à l’augmentation du nombre de dossiers), les choses étaient déjà un peu différentes. L’équipe a grandi, est passée à 16 personnes, incluant 2 adjointes administratives et 1 responsable de secteur, le reste était environ constitué pour moitié de professionnels, et moitié de techniciens. Les professionnels et techniciens travaillaient encore en équipe. Les analyses d’ADN étaient encore faites par les professionnels mais quelques techniciens ont eu la formation pour faire quelques parties du processus (extraction, amplification). Les rapports ont commencé à être signés par tous les employés qui avaient travaillé sur le dossier (normalement 1 professionnel et un technicien) et un professionnel de validation (au besoin). La charge des appareils 3100 a été attribuée à un seul technicien qui était responsable de rouler tous les échantillons du laboratoire. CODIS a été installé et 3 professionnels nommés administrateurs avec tous les mêmes droits. Toute la gestion du système et des matchs était réalisée par ces trois personnes, ainsi que les recherches au niveau international demandées par Interpol.Tous les employés qui signaient les rapports pouvaient être appelés à témoigner, mais normalement c’était le professionnel responsable du dossier qui était appelé.

Comparé

Et la plus grande différence, c’est que tous les employés de la Biologie allaient sur les scènes de crime. On était de service aux scènes de crime une semaine par mois, 24h sur 24h. La dernière année (en 2005 et 2006), cette situation à changé  : une équipe spécialisée en scènes de crime a été créée, avec des professionnels de tous les secteurs du laboratoire (chimie, physique, toxicologie, imagerie, balistique, biologie et documents). Les professionnels et techniciens du laboratoire ont arrêté de participer aux prélèvements dans les scènes de crime.Tout était en train de changer quand je suis partie, je suis certaine que l’organisation du travail présentement doit être différente.

j’ai appris à aimer le Canada, le Québec, les gens, et je me sens bien ici. Le futur le dira!

Photos: Thierry Marcoux

udiciaire

Nom : Laure Delpech Lieu de naissance  : Bastia (Corse), France

Ce que j’aime de Montréal, du Québec : L’été, les fabuleux parcs nature, le mélange culturel, l’accès aux activités culturelles. Ce qui me manque ou dont je m’ennuie de mon pays d’origine : La mer, l’odeur de l’océan! Le poisson frais grillé! L’efficacité et la fiabilité du réseau de transports publics. Les hivers printaniers. Et bien sur la famille et les amis!

J’ai pratiqué le métier de biologiste judiciaire  : De janvier 2001 à janvier 2008 au Laboratoire de police scientifique de Marseille Je suis arrivée au Québec : Le 1er avril 2008

Autres commentaires: Beaucoup de gens me demandent : « Vas-tu retourner au Portugal? ». Je ne dis pas « jamais », mais

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La Une J’ai été embauchée comme biologiste judiciaire au LSJML: Le 14 avril 2008 Ce qui m’a le plus surpris du métier à Montréal: Les locaux et l’espace et, par voie de conséquence, les moyens financiers dont disposait le laboratoire. Le niveau d’automatisation et d’informatisation (base de données, étendue du parc informatique) déjà mis en place, très avantgardiste pour une personne qui écrivait tout sur papier. Après mes « premières armes », le paradoxe entre un certain « conservatisme » dans les formulations de rapport (utilisation extrême du conditionnel un peu partout) et la témérité de l’analyse des mélanges, beaucoup plus poussée que ce à quoi j’étais habituée (incluant l’approche statistique, la probabilité d’exclusion (PE) m’était totalement inconnue, seul le likelihood ratio (LR) prévalait). Ce que j’aime le plus du métier pratiqué ici: L’environnement de travail et les moyens dont nous disposons. La chance que nous avons d’avoir accès à de la formation continue dans de bonnes conditions, par rapport à ce qui était offert dans mon ancien laboratoire, soit pratiquement rien!

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Le fait de pouvoir signer mes rapports et témoigner dans mes dossiers. L’ambiance de travail où le niveau de stress est bien plus supportable qu’en Europe. En rapport, à mon avis, avec une méthode de management et un relationnel (hiérarchique et autres) au sein de l’équipe de travail complètement différents. Ce qui est très différent du métier dans mon pays d’origine: Le fait de pouvoir signer mes rapports et témoigner dans mes dossiers (du déjà vu non J), ce qui en France est réservé à un expert inscrit (ce que je n’étais pas pour cause de quota, atteint pour mon laboratoire), qui finalement ne fait que la relecture d’un dossier entièrement traité par un ingénieur technique (du prélèvement à la pré-rédaction des rapports). En France, les relations hiérarchiques sont plus formelles et très conventionnelles, beaucoup moins conviviales. Ce que j’aime de Montréal, du Québec: Vivre à Montréal c’est vivre dans une grande métropole sans avoir certains des inconvénients des grandes métropoles françaises. Beaucoup de parcs et de verdure, un accès facile aux structures de quartier (piscine, parcs pour les enfants, patinoires, etc.), l’accès à la culture; et pas si loin que ça, l’accès à la nature, aux grands espaces. Ici, la vie est plus paisible, moins agressive, un paradis de sécurité pour les enfants.Tout cela tient de la civilité et du calme des Québécois, le respect de l’autre.

Dans un autre registre, j’adore les paysages, la nature omniprésente et les saisons… de vrais saisons marquées, avec une belle préférence pour l’automne lorsque les couleurs s’étendent... Ce qui me manque ou dont je m’ennuie de mon pays d’origine: D’un point de vue « humain » : la famille et les amis. D’un point de vue plus « matériel »: le système de santé!!! Et comme je viens du sud de la France, parfois le climat, mais j’adore l’hiver, quand il y a de la belle neige J. Autres commentaires: Un commentaire principal qui résume, je pense, assez bien mon sentiment en ce qui concerne notre choix de partir de la France pour le Québec, de tout quitter et de tout recommencer : si c’était à refaire, je le referais sans aucune hésitation. Je respecterais ainsi ma maxime préférée : « il vaut mieux avoir des remords que des regrets »*; j’avais un rêve, un projet (que notre entourage ne comprenait pas, vu notre vie d’avant), je l’ai partagé avec mon conjoint et nous avons tout quitté pour le vivre. Nous avons ensuite eu la chance qu’il réponde à nos attentes. * dans le sens indiqué par ces définitions J Remords : tourment moral causé par la conscience d’avoir mal agi. Regret : peine due à un désir insatisfait. Propos recueillis par Dominic Granger


Nouveaux Profils Zineb Bahi

Agente de bureau, Centre de documentation

Zineb est née à Casablanca au Maroc, où habitent toujours ses parents; elle est la cadette de trois filles. Sa toute première expérience de travail a été comme commis à la dotation pour la Banque marocaine du commerce extérieur. Elle a vite compris que ce serait son dernier emploi dans une banque… Formée comme technicienne en chimie textile, Zineb a beaucoup aimé travailler chez Iboma–Progretex, fabricant marocain de vêtements pour bébé : elle analysait les tissus et déterminait les recettes de couleur et d’apprêts pour les ateliers de teinture. Venue à Montréal il y a douze ans pour une formation en gestion de production de mode, Zineb n’est jamais repartie et, du textile, est passée au domaine de la mode : la production à la chaîne, les délais de livraison, l’approvisionnement, la concurrence de la Chine! L’arrivée dans sa vie d’un conjoint, puis d’enfants, l’a amenée à choisir le travail de bureau pour mieux concilier travail et famille, ce qui l’a aujourd’hui conduite au Centre de documentation du LSJML. Mais il n’y a pas que le travail dans la vie, il y a aussi les loisirs, qui incluent la restauration de meubles et les voyages en famille (« dont la ville de Tolède en Espagne, visitée l’été dernier »). Son animal préféré : L’ours; je suis fascinée par cet animal depuis un face à face lors d’un camping au Lac Tahoe au Nevada Un son/bruit qu’elle déteste : Une tondeuse pendant ma sieste Un autre métier qu’elle aimerait exercer : Designer d’intérieur

Cynthia Côté Spécialiste, Toxicologie

Photos: Thierry Marcoux

Cynthia est née à Pointe-Claire et a toujours vécu dans la grande région montréalaise. Après un DEC en Sciences de la nature au Collège Maisonneuve («  il y a bien longtemps…  ») et un baccalauréat en biochimie à l’UQAM, Cynthia travaille comme technicienne de laboratoire chez Charles River à Senneville, « une très bonne école, mais je fais rapidement le tour ». Un an plus tard, elle change d’emploi et se retrouve chez Theratechnologies à Ville Saint-Laurent où elle reste peu de temps parce qu’au même moment, elle est acceptée à l’université McGill… où elle obtiendra une maîtrise en chimie en 2005. Depuis ce temps (jusqu’à son entrée au LSJML dans le service Toxicologie), elle est scientifique en recherche et développement chez Algorithme Pharma à Laval. Ses passe-temps : La lecture, cuisiner et jouer avec mes enfants Ses voyages : Pas assez… mais ça viendra Son animal préféré : Les marmottes écrasées sur le bord des autoroutes (à chaque voyage Montréal-Québec, je compte le nombre de carcasses qu’on rencontre) Son repas préféré : Le chocolat (oui, je sais, ce n’est pas un repas, mais ça fait un délicieux substitut) Un magasin dans lequel elle viderait son compte en banque : La chocolaterie La cabosse d’or Selon elle, la plus grande invention de l’Humanité : Le chocolat!!! Un souvenir de vacances agréable : Été 2012, « Maman, Laurence a fait pipi dans la tente », je ris encore en pensant à la tête que

mon conjoint a fait...

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Nouveaux Profils Edith Desmarais Technicienne en électrotechnique

Édith est née à Baie-Comeau, mais n’y est pas demeurée longtemps. Son premier déménagement (en direction de Montréal) a eu lieu lorsqu’elle avait à peine un mois... Par la suite, suivant les promotions et mutations paternelles, Édith et sa sœur aînée ont déménagé en moyenne aux deux ans, un peu partout à travers le Québec, jusqu’au milieu du secondaire. Après ses études, Édith a travaillé au SAJ, avant de se joindre à l’équipe de Parthenais, dans le service Administration.. Edith aime apprendre. lire, danser et chanter.

Véronique Gosselin Spécialiste, Toxicologie

Véronique est née à Saint-Jean-sur-Richelieu. En 1997, pendant son baccalauréat en chimie à l’université de Montréal, on lui offre un stage en industrie au LSJML, dont elle ne soupçonnait pas l’existence. L’expérience lui plaît suffisamment pour que, par la suite, le sujet de son mémoire de maîtrise soit relié aux sciences judiciaires (sur une suggestion de P. Mireault). À partir de 1999,Véronique travaille plusieurs années en chimie analytique, dans différents laboratoires  : Pharmascience, Ratiopharm, Bristol, GlaxoSmithKline. Elle ne revient aux sciences judiciaires qu’en 2012, lorsqu’elle se joint à l’équipe de Toxicologie en tant que spécialiste. Dans ses temps libres,Véronique aime faire du vélo de montagne et de la course à pied, de la lecture, etc.

Un son/bruit qu’elle déteste : Les battements de très petites ailes… comme un moustique! Un magasin dans lequel elle viderait son compte en banque : All Saints; la boutique en ligne (malgré la complication des douanes,

etc.) ou encore les boutiques aux USA. Le livre qu’elle lit en ce moment : City Boy, de Geraint Anderson. Ce qu’elle fait quand elle est énervée : Je prends un Spritz. Sa boisson préférée : Le Spritz! Un souvenir de vacances agréable : Faire du canyoning à Zonza, en Corse. Ayant déjà visité la Corse avec une amie, j’y suis retournée avec mon copain. Le canyoning, ce n’est pas de tout repos pour quelqu’un qui a un peu peur des hauteurs, mais j’ai vraiment apprécié mon expérience, d’autant plus que les paysages corses sont absolument superbes.

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Josiane Larose L’aînée de trois enfants, Josiane est née à St-Valérien-de-Milton, près de St-Hyacinthe, où son père exploitait un moulin à scie.Après des études à St-Valérien et St-Hyacinthe, Josiane a déménagé à Montréal pour y obtenir un baccalauréat en biochimie et un doctorat en biologie moléculaire, de l’Université de Montréal. Elle demeure présentement sur la Rive Sud, avec son conjoint et ses enfants Félix (8 ans) et Rosalie (5 ans). Avant de nous faire bénéficier de ses talents, Josiane a travaillé onze ans comme associée de recherche au CHU Ste-Justine, en oncogénomique pédiatrique, plus précisément sur la leucémie lymphoblastique aiguë de l’enfant. Les temps libres de Josiane sont évidemment en grande partie vécus en famille, qu’il s’agisse de vélo, de baignade, de camping ou d’autres sorties (zoo, etc.). De manière plus personnelle, Josiane aime bien faire de la photographie et de l’équitation; elle garde aussi un merveilleux souvenir de voyages avec son conjoint, entre autres en Suisse (« voir les montagnes, les prés verts et l’eau bleue - pas brune comme ici mais bien bleue! -, c’est de toute beauté ») et au Grand Canyon. Un autre métier qu’elle aimerait exercer : Orthophoniste, cette formation m’aurait bien servie auprès de mes enfants!!! Selon elle, la plus grande invention de l’Humanité : La vaccination Son animal préféré : Le cheval Un film qui l’a impressionné : Incendies, de Denis Villeneuve. C’est un très bon film, touchant, avec un dénouement hors du commun.

Geneviève Ricard Secrétaire, Criminalistique

Geneviève est née et a été élevée dans Ville Saint-laurent, cadette de deux filles.Après avoir travaillé à divers endroits (station service, dépanneur et même Orange Julep - oui, oui, la grosse orange sur le boulevard Jean-Talon!), elle est retournée aux études, en secrétariat au CSM. Suite à son diplôme, Geneviève est entrée à la Sûreté du Québec en 1998; elle y a travaillé quatorze années, et s’est promenée dans plusieurs départements, que ce soit comme agent de bureau ou comme secrétaire aux opérations : par exemple, le service du Contrôle des armes à feu, le service des Renseignements criminels, le Centre Québécois d’enregistrement des délinquants sexuels, le Quartier général de Mascouche, le poste de la MRC de Montcalm… Geneviève a toujours aimé la lecture et la marche mais elle a également développé, au cours des 6 dernières années, un grand intérêt pour la photographie. Son animal préféré : Le tigre (mais faute de place, je me contente de deux chats!). Un son/bruit qu’elle déteste : Un rateau sur du ciment. Sa boisson préférée : Rocket (bière et Smirnoff Ice). Ce qu’elle fait quand elle est énervée : Je me dis que la cigarette que je ne fumerai pas, parce que j’ai arrêté il y a 15 ans, serait

bonne en titi!!!

Un film qui l’a impressionnée : E.T. J’avais une dizaine d’année et, jusqu’à ce jour c’est toujours mon film préféré. Je peux pas

m’empêcher de pleurer quand la tite bête meurt…

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Photos: Thierry Marcoux

Spécialiste, Biologie/ADN


LSJML en Congrès

Réunion à Montréal Durant la rencontre de 2011 de l’ISFG (International Society for Forensic Genetics) - Groupe francophone, il a été convenu par les membres que le LSJML, à Montréal, serait l’hôte pour la 20ième réunion qui se tiendrait en 2012. Mais qui étaient donc ces invités que nous avons reçu avec plaisir du 27 au 29 juin dernier pour leur rencontre annuelle?

L’ISFG - Groupe francophone est un groupe de travail regroupant les membres de l’ISFG qui proviennent de plus de 20 laboratoires de pays francophones, soit la France, la Belgique, la Suisse, le Canada (Québec) et depuis 2011, le Maroc et le Liban. Ce groupe a trois objectifs principaux, soit : - Échanger sur un exercice appliqué de comparaison des pratiques dans le traitement d’un dossier. - Discuter des défis et des embûches reliés à l’accréditation ISO17025 des laboratoires. - Échanger sur des histoires de cas.(1) Cette année, nos collègues francophones de la GRC ont également participé à la rencontre pour un total de 60 participants.

À l’automne 2011, un comité organisateur fut formé afin de planifier ces trois jours de congrès et de formation commandités par le LSJML ainsi que par deux de nos fournisseurs, soit Applied Biosystems et TECAN. Le comité devait, pour commencer, présenter un horaire de présentations formatrices, stimulantes et favorisant un échange interlaboratoires. Être l’hôte d’un congrès d’envergure internationale spécialisé permettait à l’ensemble des professionnels de la biologie d’y participer, élément non négligeable par les temps qui courent. Par contre, pour nos collègues majoritairement Européens, le programme proposé devait justifier le déplacement. C’est ainsi que durant ces trois journées de congrès, les participants ont pu assister à la présentation des résultats de l’exercice appliqué, à 17 présentations portant sur le traitement d’un dossier en biologie judiciaire, les techniques s’y rattachant et l’analyse des résultats obtenus, 4 tables rondes (nouveauté cette année) et effectuer une visite de la section biologie du LSJML. Selon moi, notre laboratoire s’est particulièrement distingué dans la qualité, l’originalité et la variété des sujets de ses présentations.

C’est ainsi que la majorité des présentations se sont déroulées dans une salle de conférence de l’Institut d’hôtellerie de Montréal. Le 28 juin, les participants ont pu assister à un spectacle multimédia et une visite guidée au Musée Pointe-à-Callières, question d’en apprendre un peu plus sur notre métropole. La soirée s’est conclue par un souper absolument délicieux au restaurant du musée. L’ambiance festive du Vieux Montréal a permis à nos invités de voir notre ville dans ses couleurs estivales les plus vives. Ce fut un moment riche en échanges professionnels, chacun des pays participant ayant ses pratiques et ses lois qui lui sont propres. De nombreuses questions soulevées ont permis d’en apprendre davantage sur les pratiques de chacun, de discuter de solutions possibles face aux problèmes rencontrés dans nos pratiques et d’échanger sur les nouvelles options qui s’offrent à nous dans l’avenir. Ce fut un congrès très réussi sur le plan scientifique et social, donnant au laboratoire un rayonnement international. Bravo à toute l’équipe des organisateurs du secteur de la Biologie. Karine Marcoux-Legault

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Photos: Thierry Marcoux

1 : http://www.isfg.org/Working%20Groups/French


Mots Croisés

Horizontalement 1) Activités redoutées par plusieurs au Laboratoire 2) Protocole d’internet - Baffe 3) En Thrace - Précieux pour la famille 4) Section - Consonnes qui se suivent... presque 5) Voyelle double - Étourdi en désordre 6) Conjonction - Ne l’est plus - Interjection 7) C’est nous ça ! - Il y a celui de Nantes 8) Peut marquer le temps - Tranchant 9) Un des Gilbert ? - Pointe parfois son nez divin au Labo 10) Pronom personnel - Forme d’art - A sa propre route 11) Article - Parcourus - Possessif 12) Nous en avons quelques-unes au Labo

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Verticalement 1) 2) 3) 4) 5) 6) 7) 8) 9)

Section Période - Courant Pas épais - Article Choisie - Parfois nécessaire pour entrer Adverbe ou préposition ou pronom - La crème de la crème Ceux-là sont d’habitude plus bruyants - Peintre allemand - De la ville ou des champs Homme de qualité - Grand chef Malade mental - Conditionnel Course à l’envers pour les anglais - Celles de la Couronne et de la Défense sont souvent opposées 10) Grâce à Thierry nous le devenons de plus en plus - Le patriarche 11) Procédure médicale - Peuvent-être blanches 12) Leur production est notre raison d’être

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Visez Vert

Pensez vert, pensez jardin communautaire Dans les locaux du service de la Chimie, il y a bonne entente. Il y a aussi des gens qui se passionnent pour le jardinage. Chacun semble avoir un petit pot de quelque chose sur son balcon, des fines herbes dans ses plates-bandes ou, encore mieux, plein de bons légumes dans son jardin.

sommes allés nous occuper de l’entretien, de l’arrosage et de la récolte de notre lot, généralement sur l’heure du midi. Les gens y allaient selon leur intérêt, leur engouement et leur disponibilité, avec un minimum d’organisation et de coordination; les récoltes ont été distribuées de la même manière, dans un climat bon enfant.

Cette année, le service de la Chimie s’est lancé dans l’aventure du jardinage communautaire, avec l’objectif de prendre le temps de s’occuper d’un jardin, de prendre le temps de sortir du travail, de prendre le temps tout simplement! Et cela, selon les disponibilités et les intérêts de chacun. En naviguant sur le site internet de la Ville de Montréal, on a obtenu les renseignements pertinents, posé notre candidature et finalement obtenu un lot dans le jardin communautaire Sainte-Marie, juste à côté du LSJML.

Ce fut une première expérience positive et couronnée d’un nombre incalculable de petites tomates. Je tiens à remercier l’équipe de la Chimie et spécialement Valentina (notre mère nature à nous), Myriam et Nicole pour leur grande implication et j’espère pouvoir renouveler l’expérience l’an prochain, puisque le terrain nous est toujours réservé. La formule changera peut-être, le choix de légumes aussi : cinq de nous sont maintenant abonnés à des paniers bio directement livrés du fermier, grâce à l’influence de Stéphanie. C’est un dossier vert à suivre… Steve Tanguay Service de la chimie

Photos: Steve Tanguay

Le règlement obligeait de planter un minimum de quatre variétés. Au début du printemps, nous avons donc fait nos semis (tomates italiennes/cerise/raisin, poivrons, haricots, navets, laitues, coriandre, persil, etc.). Par la suite, les graines et les semis ont été répartis entre le jardinage personnel à la maison et l’activité jardin communautaire. Pendant l’été, selon nos disponibilités respectives, nous

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Santé Marathon Rock & Roll de Montréal – Édition 2012 Encore cette année, quelques valeureux collègues ont osé relever le défi du Marathon de Montréal, dimanche le 23 septembre. Nous nous sommes joints à une petite gang de coureurs de la Sûreté du Québec (nous étions 52 au total) afin de ramasser des fonds pour Suicide Action Montréal. La marathonienne et olympienne Jacqueline Gareau était de notre groupe, qui a réussi à recueillir près de 4000$. Merci à ceux qui ont donné. Voici le lien, pour les curieux : https://courirpourlavie.ca/participants/202

Après avoir gelé avant le départ, la course s’est bien déroulée. À l’arrivée, l’attente pour récupérer nos effets personnels était assez longue, mais les sourires étaient radieux. Une belle ambiance de fête régnait. Il y a eu la cérémonie de remise des médailles et un spectacle pour clôturer le tout. Somme toute, une belle expérience de plein air pour promouvoir la santé ainsi que la cause de la prévention du suicide. Félicitations à tous les participants! Qui se joindra au groupe pour l’édition 2013? Mylène Signori

Résultats : pour le demi marathon (21 km) Pascal Mireault : 1 h 28 min!!! Wow, 98e sur 8693! André Bourgault : 2 h 16 min

Résultats : pour le 10 km

Thierry Marcoux

Jacques Jr Beauchemin : 0 h 50 min Magali Loyer : 0 h 58 min Gabrielle Daigneault : 1 h 01 min Mylène Signori : 1 h 05 min Mélanie Pichette : 1 h 19 min

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Bons Coups

e i m i h c n e t a é r u a Baccal e u q i t s i l a n i m i r c profil

L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) a inauguré cet automne son nouveau programme de Baccalauréat en chimie – profil criminalistique, événement auquel M. Dufour et M. Laberg e ont été conviés. Ce tout nouveau cur sus s’effectue ave c notre collaboration et celle de l’École nationale de Police du Québec. Afin de nous remercier de notre soutien, le directeur du programme nous a fait par venir une lettre que nous reproduisons pour vous ici. L’UQTR a entamé le proces sus de reconnaissance de ce baccalauréat par l’Ordre des chimistes et entend également le soumettre au processus d’agrément de la Forensic Science Educati on Programs Accreditation Commission (FEPAC).

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Favoris Dans mes favoris ... Nous avons tous dans nos ordinateurs des liens internet favoris, ceux que nous consultons régulièrement et même parfois tous les jours. Ces liens nous mènent vers des sites informatifs, utilitaires, inspirants ou encore des blogues qui méritent d’être connus. Je dirais même qu’en consultant la liste des favoris d’une personne, nous en apprenons beaucoup sur celle-ci. Nous vous invitons à nous présenter un ou plusieurs de vos liens préférés.

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Profil Guylaine MARION Guylaine est née à Montréal, aînée de quatre enfants. À l’âge de quatre ans, toute la famille déménage à Edmonton, où son père fait un doctorat en administration scolaire. Deux ans plus tard, la famille vient vivre à Québec, où les enfants se font traiter d’anglais… De retour à Montréal à l’âge de onze ans, Guylaine fait un DEC, puis étudie en criminologie; elle change rapidement d’orientation et obtient plutôt un baccalauréat en sociologie. Après avoir tâté de la gestion documentaire, elle opte pour une maîtrise en bibliothéconomie qu’elle termine en 1988; c’est un choix qu’elle ne regrettera jamais, malgré que... trouver du travail dans sa discipline ne soit pas facile. Après ses études, elle vogue de contrat en contrat, sans jamais trouver de poste permanent : Bureau du Solliciteur général du Canada, Cégep de Baie-Comeau, CLSC de BaieComeau, Ministère de l’immigration et des communautés culturelles, Sobeco, Ministère du tourisme. Finalement, en 1991, elle obtient un poste permanent en tant que bibliothécaire, à l’Hôpital général du Lakeshore; elle y demeurera dix ans, jusqu’à ce qu’elle se joigne à l’équipe du LSJML, en 2001. Guylaine est une femme active (« j’aime que les choses avancent ») et cela se traduit, au-delà des emplois et de l’éducation de ses trois filles, par une panoplie d’activités. Guylaine lit (« j’aime beaucoup l’histoire, mais pas les romans historiques; j’aime aussi les romans policiers, plus particulièrement les romans à énigmes, où la logique est importante »); elle voit des films, ceux qui montrent « la vie des gens » comme, par

exemple, Les uns et les autres de Claude Lelouch; elle écoute de la musique (« j’aime un peu tout, le classique, le rock, le jazz, en autant que ce ne soit pas trop lourd; j’écoute continuellement la radio – la 1ère chaîne de Radio-Canada - ce qui me donne de la musique de tous genres, mais aussi des émissions d’actualité dont je suis très friande »); elle fait du sport, du vélo, de la marche, du ski de fond, du yoga, du pilates, etc. (« j’aime la nature, j’ai besoin de bouger, alors le sport est intégré dans ma vie de tous les jours. »); elle fait du camping (« d’abord avec les enfants, pour des voyages en famille, mais aujourd’hui je continue avec mon conjoint. On s’est procuré une petite roulotte; même si on a un chalet, j’ai besoin de voir des paysages différents, de ne pas toujours rester au même endroit. »); elle s’implique socialement : association étudiante universitaire, CA de la garderie, CE de l’école primaire, Conseil multidisciplinaire de l’Hôpital du Lakeshore, CA de Projet TRIP (organisme communautaire pour les jeunes), etc. Toutes ces occupations ne laissent malheureusement pas beaucoup de place pour les voyages, mais Guylaine veut aussi renouer avec ce plaisir (« mon conjoint et moi, on espère retourner en Europe dès l’année prochaine. »). Denis Cimon

Thierry Marcoux

Bibliothécaire; Centre de documentation

Son animal préféré : Le cheval, si impressionnant, si élégant.... Le livre qu’elle lit en ce moment  : Je viens de terminer Des gens très bien d’Alexandre Jardin; le prochain sur la liste est La constance du jardinier de John Le Carré. Un autre métier qu’elle aimerait exercer : Je n’y ai jamais vraiment pensé alors je ne sais pas trop. Peut-être professeur au primaire : la capacité créatrice des enfants, leur imagination, leur appétit d’apprendre, c’est merveilleux à voir. Sa boisson préférée  : Le vin, blanc quand il est très bon mais, comme il y a beaucoup plus de bons rouges que de bons blancs, je bois souvent du rouge.. Ce qui l’importune le plus  : Le manque de respect, sous tous ses aspects. Un film qui l’a impressionnée  : Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, il ne m’a pas impressionnée, il m’a charmée. C’est devenu un film culte pour moi et mes trois filles, on le fait découvrir à plein de monde.

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Allées et Venues ENTRÉES EN FONCTION:

NOM

ADMINISTRATION Zineb BAHI BIOLOGIE Josiane LAROSE

POSTE

DATE

agente de bureau

le 27 juin 2012

spécialiste en sciences physiques

le 3 juillet 2012

DÉPARTS: SERVICE DES APPAREILS DE JEUX Sophie MINYEM ingénieure

le 13 juillet 2012

Travail - Sport Après l’aménagement travail-famille, voici le temps de l’aménagement travail-sport! En effet, depuis maintenant quelques années, il est possible de s’inscrire à des cours de yoga et de pilates (et même à un cours d’aérobie) donnés ici-même, à Parthenais, principalement sur l’heure du midi. Pour celles et ceux (on ne sait jamais…) que ça pourrait intéresser, voici l’horaire des cours, qui débutent la semaine du 17 septembre (pas de cours le lundi 8 octobre) Jour Lundi Mardi ou mercredi* Mercredi Jeudi Vendredi

Heure 12h 16h30 12h 12h 12h

Activité Yoga Aérobie Yoga Pilates Yoga

Niveau Intermédiaire S/O. Débutant S/O Intermédiaire

· à l’unité : 14$/cours · 3 cours / semaine : 250 $ / 38 cours · 2 cours / semaine : 200 $ / 26 cours · 1 cours / semaine : 115 $ / 13 cours

Malheureusement, la période d’inscription principale est déjà passée, mais il n’est pas trop tard pour vous inscrire pour cette session, ou pour la prochaine (voir ci-dessous pour savoir comment joindre l’instructeur). Un esprit sain dans un corps sain, rien de tel pour travailler dans la bonne humeur! Et comme on ne peut pas faire grand-chose pour votre esprit… Par ailleurs, comme plusieurs personnes du labo sont déjà inscrites, c’est l’occasion idéale pour nouer des liens avec des personnes que vous ne côtoyez pas sur une base régulière. Vickie Mercier

Laura Daxon Certified Personal Trainer, Aerobics,Yoga & Pilates Instructor 514-376-1684   514-265-1684 http://www.ldharmonie.com

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Voir-Dire, Vol 10, numéro 3  

Journal du LSJML

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