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JEAN-MARIE COAT JACQUES BOUMENDIL MELANIE CHALLE ARTSTUDIOK #jesuisparisArtauction

#2 - FEV 16 - 5,00€


DELON - HOEBANX MAISON DE VENTES AUX ENCHÈRES

EXPERTISES GRATUITES ET CONFIDENTIELLES INVENTAIRES - VENTES AUX ENCHÈRES 198, Boulevard Pereire 75017 Paris Tél. : 01 47 64 17 80 - Fax : 09 70 62 79 28 - contact@delon-hoebanx.com

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NANI GIGANTUM HUMERIS INSIDENTESET une maxime qui nous offre en ce début de 2016, une relecture toute particulière. Nous ne sommes plus seulement des lilliputiens face aux génies artistiques de nos ancêtres, nous sommes aussi soutenus par leur création et leur audace. A chaque fois que le diktat a obscurci l’horizon, les artistes et plus largement les créatifs se sont opposés avec ironie. Nous pensons de prime abord aux mouvements comme le Dadaisme, le Bauhaus, mais aussi aux Edelweiss pirates. Et pourtant combien les artistes ont été courageux dans le passé, rappelons-nous par exemple de la représentation du Saint Sébastien à la Renaissance qui était un coup de pied dans l’orthodoxie ambiante. Les exemples sont pléthoriques. L’Art trouve toujours un moyen de s’exprimer et de soutenir la Liberté. En période de crise, les mouvements artistiques se démultiplient et nous constaterons prochainement une accélération de l’émergence de nouveaux courants. 92collector sera là pour les découvrir et les soutenir. Diversité, création plurielle, sublimation de l’ordinaire seront nos réponses face à l’obscurantisme de tous bords.

is a maxim that, at the beginning of 2016, resonates within us in a special way. We are no longer just Lilliputians before the artistic genius of our ancestors; we are also sustained by their creativity and audacity. Whenever diktats have obscured the horizon, artists and more widely, creators, have countered them with irony. The first that spring to mind are the movements such as Dadaism and the Bauhaus, but also the Edelweiss Pirates. Yet, how many artists have been brave in the past? We may recall, for example, the paintings of Saint Sebastian during the Renaissance, which were a kick in the teeth to prevailing orthodoxy. Examples abound. Art always finds a way to express itself and to support freedom. In times of crisis, artistic movements multiply and soon we will see a spurt in the emergence of new trends. 92collector will be there to discover and support them. Diversity, pluralism in creativity, a sublimation of the ordinary, will be our response to obscurantism of every complexion.

Des nains sur des épaules de géants.

Bernard de Chartres XIIème siècle

L’équipe 92collector est désormais forte de huit personnes, les fondateurs : Stéphane Schein, Linda Seng Mealy-Warin et Thierry Tessier ; nous ont rejoint Frédéric Bonnin, Petra Van der Linden et Catherine Cavin et en régie Martine Pinel et Corinne Farbiarz. Notre approche est axée sur trois convictions: Suivre et découvrir les tendances et les photographes, le magazine est l’outil idéal pour cette action. Aider les collectionneurs à acheter des oeuvres, la galerie online a cet objectif. Et enfin organiser des rencontres entre les artistes et son public, c’est la finalité des expositions. Par ces trois axes d’action, 92collector offre une démarche culturelle différente et en accord avec son temps. The team of 92 collector is now 8-strong; the founders: Stéphane Schein, Linda Seng Mealy-Warin et Thierry Tessier, and those who recently joined us: Frédéric Bonnin, Petra Van Der Linden , Catherine Cavin and advertising Martine Pinel et Corinne Farbiarz. Our approach focuses on three main axes: Tracking and discovering photographic trends - our magazine is the ideal tool for this task. Helping collectors with their purchases of photographs - the online gallery fulfils this objective. And lastly, organising encounters between artists and their public - organizing exhibitions is a means to attain this objective. With these three main lines of action, 92collector offers you both a different cultural approach and guidance.

92Collector - Magazine trimestriel édité par ICP sarl, 37 rue d’Amsterdam 75008 Paris - Prix de vente en France uniquement 5€ - ISSN en cours - Directeur de la publication: Stéphane Schein Email: contact@92collector.com - Rédactrice en chef : Linda Send-Mealy Warin Tel: 06 62 81 95 10 - Email: linda@92collector.com - Rédacteur en chef adjoint: Thierry Teissier Email: thierry@92collector.com ©2015 ICP et artistes - Tous droits réservés - Reproduction interdite sans accord écrit de 92collector.


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> JEAN MARIE COAT Nous nous sommes tant aimés ce dimanche 11 janvier, tous unis dans la peine et débout pour dire non à l’obscurantisme et à la barbarie, pour défendre nos valeurs, la tolérance et la liberté. Pour dire « nous sommes tous Charlie ! », pour dire « même pas peur ! », pour dire nous sommes tous juifs, chrétiens, musulmans ou athées, tous unis pour défendre la « patrie en danger ». Il y avait des jeunes et des vieux, des intellos et des bobos, des feujes et des rebeux, des bourges et des prolos, des parisiens, des provinciaux, des étrangers, des blancs, des noirs, des jaunes, des rouges et des immigrés qui partagent les valeurs de notre République. Nous ne défilions pas, les slogans étaient rares, nous étions juste là ensemble, serrés, les uns avec les autres, avec Marianne, drapeaux au vent. Liberté, Egalité, Fraternité… Trop souvent frileux, craintifs et rugueux, nos regards et nos sourires se croisaient enfin. Nous nous reconnaissions comme les membres d’une même famille trop longtemps éloignés. Nous étions un et mille. 1,5 million à Paris selon le Ministère de l’Intérieur, plus de 4 millions en deux jours dans toute la France. 30.000 dans les rues de Montréal et des milliers d’autres à travers le monde. Que reste-t-il un an après ? Ces photos si proches semblent aujourd’hui étrangement lointaines. Nous sommes nous aussi éloignés ? Souhaitons en tout cas que l’esprit de cette marche républicaine continue de vivre et de nous guider. Et qu’un jour nous ne puissions dire, comme un personnage d’Ettore Scola dans « Nous nous sommes tant aimés » que « nous voulions changer le monde mais que le monde nous a changé ».

JE SUIS CHARLIE 1

We were all so full of love for each other, that Sunday, January 11, all of us united in grief, standing up to say No to obscurantism and barbarism, to defend our values, tolerance and freedom. To say «I am Charlie!», to say, «Not even scared!», to say we are all Jews, Christians, Muslims or atheists, all united in defence of the «Motherland under threat». There were the young and old, the intellectuals and hobos, Jews and Arabs, the upper-classes and the proletarians, Parisians, provincials, foreigners, the white, black, yellow and red, and immigrants who share the values of our Republic. No marches were organised, slogans were hardly heard; we just stood there together, shoulder to shoulder, with the Marianne and flags flying. Liberty, Equality, Fraternity... Too often timid, apprehensive or harsh, we finally looked and and smiled at each other. We recognized ourselves as members of a single extended family that had been separated for far too long. We were one, and a thousand. A million and a half in Paris alone, according to the Ministry of the Interior, more than 4 million came out during those two days all over France. Thirty thousand in the streets of Montreal and thousands more everywhere in the world. Where are we now after a year? These images that were so poignant now seem strangely distant. Have we grown apart? We can only hope, in any case, that the spirit of that republican rally will continue to live and guide us. And that one day, like one of the characters in Ettore Scola’s «We All Loved Each Other So Much» we will be able to say, «We wished to change the world but the world changed us».

JE SUIS CHARLIE 2

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> JACQUES BOUMENDIL Puissance, respect, dignité, voici les sentiments qui nous traversent en visualisant le silence assourdissant des clichés de Jacques Boumendil. Jeux habiles des lumières et des oppositions entre une netteté stable magnifiée dans la sculpture du lion de Léopold Morice (1846-1919) et le flou étourdissant des quidams qui viennent se recueillir. Ce lion représente la puissance du peuple pour soutenir le suffrage universel. Quant aux Parisiens, ils sont présents par leur ex-voto : un hommage au baiser de Doisneau, une Tour Eiffel, des caricatures, des bougies…La mémoire collective est devant nous et nous soutient face à l’adversité. Jacques Boumendil a développé sa technicité de l’angle idoine après cinquante ans de carrière au cinéma. Son début de carrière est marqué par le contact avec les plus grands photographes grâce à l’émission culte Dim Dam Dom diffusée de 1965 à 1970. Plus tard, lors de ses tournages l’appareil photo n’est jamais très loin. Les voyages, les lieux et situations insolites et les rencontres avec de nombreux artistes - peintres, écrivains et musiciens - deviennent ses sujets. Aujourd’hui, il insuffle un regard empli d’humanisme, dans ses créations photographiques.

After a 50-year career in both films and television as Director of Photography, Jacques Boumendil returns to his first love - photography - a passion he has never abandoned. The beginning of his career was influenced by his encounters with several great photographers thanks to the cult programme DIM DAM DOM for which he worked during several years. Later on, while shooting movies, his camera was never far away. Voyages, places, exceptional settings and encounters with a number of artistes - painters, writers and musicians - became the focus of his lens, beyond the film he was shooting. Today it is his humanistic perspective, the fleeting moments he captured, that predominate in his photographic creations.

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

PLACE DE LA REPUBLIQUE 1

PLACE DE LA REPUBLIQUE 2

PLACE DE LA REPUBLIQUE 3


> MELANIE CHALLE

Et la lumière fut

Ces clichés, extraits de la série Et la lumière fut, ont été réalisés à Paris sur les lieux touchés par les attentats du 13 novembre 2015. L’artiste est allée y méditer à sa manière, afin de recueillir l’image de ces innombrables bougies allumées par tant d’inconnus. Saisissant les lumières éparpillées dans l’obscurité, les photographies de Mélanie Challe mettent l’accent sur des contrastes forts et presque animés d’un mouvement vibratoire. Volontairement libérées de tout impératif de netteté et proposant une troisième voie entre figuration et abstraction, elles font l’objet d’un traitement plastique dont la portée symbolique est à la fois multiple et limpide. Evoquant avec humanité les perceptions subjectives et contrastées face à une telle situation de vie, le contour changeant des formes fait également référence à une vision devenue trouble. Par un geste simple et symbolique, l’artiste décrit ainsi très bien l’ambivalence bouleversante d’un moment de recueillement intime qui se mue en un instant partagé entre tous. Mélanie Challe s’intéresse finalement à la lumière en tant que représentation universelle de la vie, à laquelle des milliers d’individus ont eu recours, spontanément et simultanément.

These photographs, extracts from the series Et la lumière fut, were taken in Paris at the scenes affected by the events of 13th November 2015. The artist went there to meditate in her own way, to capture the images of the innumerable candles lit by so many strangers. Seizing the effects of the lights strewn in the dark, Melanie Challe’s photographs place the emphasis on strong contrasts animated by an almost vibratory movement. Voluntarily disregarding all constraints of sharpness and offering a third path between figuration and abstraction, they are the subjects of a plastic treatment where the symbolic latitude is both multiple and clear. Evoking with humanity the subjective and contrasting perceptions when faced with such a life situation, the changing contours of the forms also conjure up a vision that has become cloudy. With a simple and symbolic gesture, the artist describes very well the overwhelming ambivalence of an intimate moment of meditation that morphs into an instant shared by all. Ultimately, Melanie Challe is interested in light as a universal representation of life, to which thousands of people had recourse, spontaneously and simultaneously.

ET LA LUMIERE FUT 1

ET LA LUMIERE FUT 2

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> DELPHINE WARIN La photo de portrait, c’est ce que le photographe prend, et ce que l’autre lui donne. Les photos de Delphine Warin, on ne les oublie pas, parce qu’elle a su prendre, et ainsi signer chacun de ses portraits (denses et pourtant très lumineux). Mais elle a eu aussi la générosité d’attendre le moment où l’autre se donne, et se donnent à deux puisque cette série est un vis-à-vis: mère-fille, père-fils, amants... Plus qu’un travail de photographe, c’est une recherche d’analyste trouvant dans la relation qui est le dominant et par conséquent le ou la dominée. C’est le souvenir qu’il me reste des photos de Delphine Warin: la personnalité de chacun mais surtout la relation qu’ils partagent. Son regard a réussi à dire ce que l’on ne voit pas. Ses images surprennent et vibrent d’émotion. Nathalie Luyer

A portrait is an image the photographer captures, and what the other conveys to him. The photographs taken by Delphine Warin are unforgettable, because she knows the art of capturing them, and thus stamp each of them with her unique signature (dense, yet filled with luminosity). But she also has the generosity to wait for the moment where the subject gives of itself, and gives mutually, because this series is a face-to-face: mother-daughter, father-son, lovers ... More that the work of a photographer, it is the research of an analyst, discovering who is the dominant and, consequently, who is the dominated in the relationship. That is the impression that lingers after seeing Delphine Warin’s photographs: individual personalities, but more than that, the relationship they share. Her perception is able to reveal that which is not visible. Her images surprise and vibrate with emotion.

JOSEF ASTOR 1991 AUTOPORTRAIT


> CALENDRIERS CALENDRIER DES VENTES AUX ENCHERES 17 et 18 février 2016 Christie’s New York, Rockefeller center Vente – Modern visions : exceptional photographs 20 février 2016 Sotheby’s Paris Vente - Now ! 12 Mars 2016 Cornette de Saint Cyr - Paris Vente - Photographie 15 Mars 2016 Million & associés – Paris Drouot Vente - Photographie pour tous 8em édition 23 février 2016 Christie’s online Vente – First Exposure 16 mars 2016 Sotheby’s Londres Vente – Made in Britain 4 avril 2016 Phillips New York Vente – Photographs 26 avril 2016 Bonhams New York Vente – Photographs

CALENDRIER DES FESTIVALS Festival d’images / Les Photographiques Du 5 mars au 27 mars Festival de photographie dans l’ensemble de la commune du Mans Journée photographiques de Bienne Du 29 avril au 22 mai 2016 Suisse – Canton de Berne Boutographies Montpellier Du 30 avril au 22 mai 2016 Rencontres photographiques de Montpellier

CALENDRIER DES EXPOSITIONS Après la Shoah. Rescapés, réfugiés, survivants. 1944-1947 Du 27 janvier au 30 octobre 2016 Mémorial de la Shoah Fernell Franco. Cali Clair-Obscur Du 5 février au 1er mai 2016 Fondation Cartier pour l’Art contemporain Daido Moriyama. Daido Tokyo Du 5 février au 1er mai 2016 Fondation Cartier pour l’Art contemporain Helena Almeida Du 9 février au 22 mai 2016 Musée du jeu de Paume Charles Matton, cinéaste et écrivain Du 9 février au 26 mars 2016 BNF, site Mitterand galeries des donateurs François Kollar (1904-1979) Du 9 février au 22 mai 2016 Musée du jeu de Paume Louidgi Beltrame Du 11 février au 23 mai 2016 Palais de Tokyo. SAM Art Projects Faces cachées. Photographie chilienne (1980-2015) Du 12 février au 30 avril 2016 Maison de l’Amérique Latine Gérard Fromanger Du 17 février au 16 mai 2016 Centre Pompidou Les Années 1980. L’insoutenable légèreté. Photographies, films, Du 24 février au 23 mai 2016 Centre Pompidou La boîte de Pandore. Une histoire de la Photographie, par Jan Dibbets Du 1er mars au 31 juillet 2016 Musée d’Art Moderne de la ville de Paris Seydou Kéïta, photographe Du 31 mars au 24 juillet 2016 Grand Palais Dans l’atelier, l’artiste photographié d’Ingres à Jeff Koons Du 5 avril au 17 juillet 2016 Musée du Petit Palais Gus Van Sant Du 13 avril au 31 juillet 2016 La Cinémathèque française


MA D E L A IN E 1 4 r u e Cle r 7 4 0 0 7 Pa r is 01 45 50 21 54 m e r ce r ie m a d e la in e @ g m a il.co m

Création Bénédicte Gauquelin


> PIONNIER Si vous interrogez le (large) grand public sur la date de création de la photographie,la plupart dirait 1890, et pour les connaisseurs ce sera 1850, mais rares sont ceux qui savent que la première photographie date de 1825. Elle représente un cheval guidé par son conducteur ( fermier ) et fut réalisée par Nicéphore Niépce. Elle a été vendue par Sotheby’s Paris le 21 mars 2002, durant la seconde session de la vente de la collection Marie-Thérèse et André Jammes. L’Etat Français avait préempté l’achat à la demande de la Bibliothèque Nationale. Joseph Niépce, naît le 7 mars 1765 à Chalon-sur-Saône en Bourgogne,sous le règne de Louis XV. Son père, Claude Niépce, conseiller du Roi, est avocat à la Cour, receveur des consignations à Chalon-sur-Saône et intendant du Duc de Rohan. Très aisée et l’une des plus anciennes de Chalon, la famille Niépce possède des propriétés dispersées autour de la ville, procurant à Joseph des revenus élevés. Il adoptera le surnom de Nicéphore lors de la période révolutionnaire. Il s’engagea en 1792 dans les armées révolutionaires. A partir de 1816 ,Niépce réalise une cinquantaine d’essais avant de réussir ce cliché en 1825. Les appareils qu’il utilise sont des chambres obscures avec prisme pour le paysage, et prisme-ménisque pour les natures mortes. Il investira en 1826 dans un mégascope lenticulaire, avec un objectif de peu de foyer, (pour) afin d’ obtenir une plus grande finesse des détails. La technique de développement fut complexe, la matière photo sensible est du bitume de Judée, puis un vernis spécifique recouvre l’essai et l’ensemble est exposé au soleil durant plusieurs heures. La morsure de la plaque de cuivre était faite à l’acide acétique ou nitrique. A partir de 1826, il arrête d’utiliser les plaques de cuivre pour réaliser ses héliogravures et lui préfère l’étain qui est plus sensible aux acides dilués. Niépce entretient une relation professionnelle avec Louis Daguerre (1787-1851) , dès 1826 et ils signent un contrat de communication réciproque en 1830 pour faire connaître au monde leur découverte. Niépce meurt prématurément en 1833 sans avoir pu réellement communiquer sur ses inventions. Daguerre en profitera et avec l’appui de François Arago (1786-1853) déposera l’invention sous le nom de Daguerréotype en 1839. Il s’ensuit une polémique sur la paternité du procédé entre les deux familles. Ce n’est qu’en 1841 que Nièpce sera reconnu comme l’inventeur de la photographie.

Cheval conduit par son conducteur à pied 1825 par Niépce - gravure héliographique, épreuve sur papier d’après une plaque de cuivre -100x147mm


Nicéphore Niépce (1765-1833) et la première photographie If you ask the general public when photography was invented, most would say 1890 and for the connoisseurs it would be 1850. However, few people know that the first photograph dates back to 1825. It shows a horse being lead by its driver and was taken by Nicéphore Niépce. Sotheby’s Paris sold it during the second session of the sale of the Marie-Thérèse and André Jammes collection on 21st March 2002 . The French state pre-empted the purchase at the request of the National Library. Joseph Niépce, was born on 7th March 1765 in Chalon-surSaône in Burgundy during the reign of Louis XV. His father, Claude Niépce, the King’s advisor, was a barrister, receiver of consignments at Chalon-sur-Saône and intendant to the Duke of Rohan. Very wealthy and one of the oldest in Chalon, the Niépce family owned properties scattered all over the city that brought in high revenues for Joseph. He adopted the nickname Nicéphore during the revolutionary period. In 1792, he enlisted in the revolutionary army. From 1816 onwards Niépce made about fifty tests before succeeding in taking this photograph in 1825. The devices he used were a camera obscura with a prism for landscapes and a meniscus lens for still life, investing in 1826 in a lenticular megascop with a lens that had a smaller focus to obtain finer detail. The development technique was complex. The sensitive photographic material used bitumen of Judea, and the plate was then coated with a special varnish and exposed to the sun for several hours. The engraving of the copper plate was carried out with acetic or nitric acid. From 1826, he stopped using copper plates for his rotogravures, preferring pewter that was more sensitive to diluted acids. Niépce maintained a professional relationship with Louis Daguerre (1787-1851) from 1826 onwards and they signed a reciprocal information contract in 1830 to let the world know of their discovery. Niépce died prematurely in 1833 without having a chance to really make his inventions known. Daguerre took advantage of this fact and with the support of François Arago (1786-1853) filed a patent for the invention in 1839 under the name Daguerreotype. A controversy followed over the ownership of the process between the two families and it was not until 1841 that Niépce was recognized as the inventor of photography.


> EXHIBITION

Hommages... Vernissage: A partir de 19 H le 12 fevrier Parkings: 30 Bd de Belleville 83 rue du Fbg du Temple MĂŠtros: Belleville lignes 2 et 11 et Couronnes ligne 2 Bus: 96 Couronnes Contacts / Linda Seng Mealy / linda@92collector.com 0662819510 Thierry Tessier / thierry@92collector.com 06752139 11

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Francis Grosjean Danse sur le volcan Estampe numérique sur aluminium encadrée 75 cm x 100 cm 1/5 signée et dédicacée


> #jesuisparisArtauction 92 collector soutient pleinement l’action de la vente aux enchères du 20 février 2016 qui aura lieu à la Marie du 11ème arrondissement au profit de l’Institution Nationale des Invalides pour l’amélioration de la prise en charge des victimes des attentats terroristes du 13/11/2015 et reproduit ci-dessous l’ensemble du communiqué de presse. Philippe de Boucaud curateur s’est entouré de Jean Philippe Aka et Nicolas Hugo, galeristes du 11e et 6e, ainsi que de Pierre Cornette de Saint-Cyr, le commissaire-priseur des grandes causes, pour organiser une vente aux enchères au profit des victimes des attentats terroristes du 13 novembre 2015. Au lendemain des attaques, la France s’était réveillée dans un climat d’horreur. Les Arts et la Culture n’allaient pas rester à terre mais rentrer en solidarité aux côtés des Parisiens, des Français et de toutes les personnes touchées dans leur chair et dans leur esprit. La Nation était en deuil, néanmoins #jesuisfrançaisArtauction entourée de nombreux soutiens s’est tournée immédiatement sur les blessés, rappelant la mémoire de tous ses visages oubliés qui allaient garder leur souffrance toute leur vie, avec souvent la double peine : avoir perdu un proche à leurs côtés. François Vauglin a tout de suite répondu positivement en accueillant la vente dans sa Mairie du 11eme arrondissement. Si la cause est nationale, le cœur et le souffle repartiront du quartier. L’intégralité des profits de la vente sera donnée à l’Institution Nationale des Invalides, dirigée par le Médecin chef Inspecteur Christian Plotton, qui accueille les blessés à la sortie d’hospitalisation. Les Parisiens vont pouvoir se réunir samedi 20 février 2016 à 14h30 (expo 19-02 14h/19h) à la Mairie du 11eme, M° Voltaire et apporter leur soutien moral et financier. C’est une façon de répondre à la barbarie par les armes les plus convaincantes : celles de la paix et de la liberté. Remporter une œuvre d’art, quel que soit le prix est un geste important certes pour les victimes, mais aussi pour combler son propre deuil.

92collector fully supports the initiative of the auction being held in the Town Hall of the 11th arrondissement (district) on 20th February 2016 in favour of the Institution Nationale des Invalides to contribute to the care of the victims of the terrorist attacks of 13th Nov. 2015. Below is the full text of the press release: Philippe de Boucaud, Curator, is joined by Jean Philippe Aka and Nicolas Hugo, art dealers from the 11th and 6th, and Pierre Cornette from Saint-Cyr, the auctioneer that supports major causes, to organize an auction for the benefit of the victims of the terrorist attacks that took place on 13th November 2015. The day after the attacks, France woke up in an atmosphere of horror. Art and Culture were not going to sit back but show their solidarity alongside the Parisians, the French and all those affected physically and mentally. The nation was in mourning, but #jesuisfrançaisArtauction backed by several supporters immediately turned its attention to the injured, recalling all the forgotten faces who would carry their suffering with them throughout their lives, often with a twofold sorrow: the loss of someone who was dear to them. François Vauglin immediately responded positively by agreeing to host the auction in the Town Hall of his 11th district. Although the cause is one that is national, its heart and its inspiration will radiate from the district. The entire proceeds of the auction will be offered to the Institution Nationale des Invalides, headed by Chief Medical Inspector Christian Plotton, the one who receives those injured when they leave the hospital. Parisians will be able to come together on Saturday, 20th February 2016 at 02:30 p.m. (exhibition 19th February 02:00 p.m. to 07:00 p.m.) at the 11th district Town Hall, Metro Voltaire, and to offer their moral and financial support. It is a way of responding to barbarism with the most convincing weapons of them all: those of peace and liberty. Taking back a piece of art, no matter the price, will be an important gesture for the victims certainly, but will also alleviate one’s own grief.

Jean Philippe Atelier Morales,2014 Archeologie N°2 30 cm x 40 cm. Edition de 3 ex D’après le poème «Arqueologia» d’Eliseo Diego


#jesuisparisArtauction

VENTE AUX ENCHERES MAIRIE DU 11ÈME

20 FÉVRIER 2016 14H30 AU prOFIT DE

L’INSTITUTION NATIONALE DES INVALIDES (INI) POUr L’AMÉLIORATION DE LA prISE EN chARGE DES VIcTIMES DES ATTENTATS TERRORISTES DU 13/11/2015

L’ApEROck cAfé - LE BATAcLAN - LA BELLE EqUIPE - LA BONNE BIÈRE - LE cARILLON LE cOMPTOIr VOLTAIRE – LE cOSA NOSTRA - LE pETIT cAMBODGE

#JESUISPARISArTAUcTION - 30 rUE DE chARONNE 75011 pARIS – TéL. 06 03 57 76 97 - jEAN PhILIPPE AkA - SIMON cAU - NIcOLAS hUGO - PhILIPPE DE BOUcAUD


INVITE #2

> EMMANUEL PIERRE

Histoire d’une rencontre, et de partage, les « Tapis Flamboyants » fabriqués par la Maison Codimat en collaboration avec Emmanuel Pierre sont des œuvres uniques. Conçus comme des patchworks de motifs et de techniques différents, ces tapis sont des objets d’art reconnus par leur qualité autant que par leur originalité. Tout commence avec la maison Catry Codimat qui a toujours recherché à atteindre l’excellence. Entreprise créée en 1955, elle a constamment privilégié le travail fait main en tissage Wilton. Riche de 16.000 archives de motifs, la manufacture n’a de cesse que d’innover et d’échanger avec les artistes. Quant à Emmanuelle Pierre, c’est un coloriste de par nature. Positif et curieux de tout, il poursuit la cherche de l’angle différent dans les espaces et les matières. Architecte de formation, diplômé de l’Ecole d’Estienne, il œuvre à ouvrir les espaces à la lumière et aux couleurs pétillantes. Il nous invite à voir différemment. Influencé par Le Corbusier (1887-1965) et en particulier par la période dite des « villas Blanches » vers les années 20 où le Maître avait déjà exploré avec audace les voies de la déstructuration, des puits de lumières et des aplats de couleurs vives. Le résultat, sont des tapis constitués d’une bordure et d’un cœur aux motifs différents. Nous retrouvons, parfois des motifs du XIXème siècle comme ceux inspirés des Rölakan-Agedyna suédois, ou des Dhurrie indiens, voir même des Kilim Bidjar originaires de Perse. Mais Emmanuel Pierre a su les associer, par opposition de couleurs, à des motifs plus modernes conservés dans les archives de la maison Codimat. Nous y retrouvons de nombreuses inspirations comme William Morris (1834-1896) dans la formes des entrelacs, Dorothy Draper (1889-1969) visible dans la largesse des feuilles d’acanthes, Madeleine Castaing (1894-1992) dans des envolées néo-classiques voire même de Victor Vasarely (1906-1997) dans les jeux optiques. Parfois ce sont aussi des motifs plus contemporains, plus minimalistes, résultats d’une collaboration antérieure avec le galeriste David Hicks. L’œuvre finie est une ode à la technique des tapis et à la créativité.

The story starts with an encounter and sharing - the «Tapis Flamboyants» rugs, manufactured by Codimat in collaboration with Emmanuel Pierre, are exceptional pieces. Designed as patchworks of motifs and using different techniques, these rugs are works of art recognizable as much by their quality as by their originality. It all started with Catry Codimat, a company that has always sought to attain excellence. Founded in 1955, the company has consistently preferred the hand made in Wilton weaves. With a rich collection of 16,000 designs of motifs, the manufacturer has never ceased to innovate and interact with artists. As for Emmanuelle Pierre, he is a colourist by nature. Positive and inquisitive about everything, he unceasingly searches for different perspectives in terms of space and materials. An architect by training, and a graduate from the École Estienne, he works to open up spaces to light and vibrant colours. He invites us to look at things differently. His main influences have been Le Corbusier (1887-1965), particularly the period around the 20s known as «White villas» when the Master had boldly explored the techniques of de-structuration, shafts of light and flat areas in bright colours. The final result is embodied in rugs consisting of a border and centres composed of varying motifs. Sometimes motifs from the nineteenth century, or those inspired by the Swedish Rölakan-Agedyna, Indian Dhurries or even the Kilim Bidjar that have their origins in Persia. But Emmanuel Pierre has succeeded in combining them, using opposing colours, with the more modern motifs found in the Codimat archives. Their inspiration is drawn from various sources, such as William Morris (1834-1896) for the form of their interlacing, Dorothy Draper (1889-1969) seen in the large acanthus leaves, Madeleine Castaing (1894-1992) in their strokes of neoclassicism, or even Victor Vasarely (1906-1997) in their optical effects. Sometimes the designs are more contemporary, more minimalist, a result of a previous association with gallery owner, David Hicks. The finished rug is an ode to creativity and carpet techniques.

PALAIS ROYAL 1

PALAIS ROYAL 2


INVITE #1

> YUMI SAITO

92collector commence une nouvelle aventure, promouvoir la French touch dans la section nommée Création, en présentant les œuvres d’ artistes et designers dont le travail inspire les photographes de still life, de concert, ou de studio. Il nous semblait important d’ouvrir ce champ d’exploration et de rendre honneur aux artistes, architectes, fashion designers qui par leur esprit novateur sont souvent à l’avant-garde des révolutions culturelles. Ce trimestre nous avons le plaisir de vous présenter l’architecte Emmanuel Pierre et la floral designer Yumi Saito. 92 collector begins a new adventure, promoting the French touch in the section entitled Creation, by presenting the works of artists and designers. Their work inspires still life, concert, or studio photographers. It seemed important to us to open this field of exploration and pay tribute to the artists, architects and fashion designers who, by their innovative spirit, are often at the forefront of cultural revolutions. This quarter we are pleased to feature works of the architect Emmanuel Pierre and the floral designer, Yumi Saito.

Yumi Saito est une petite fée qui nous vient du Japon, une gente dame qui aime les fleurs. Originaire de Nagano, elle a été initiée à l’art floral japonais traditionnel nommé Ikénaba qui est basé sur une variation du vide à la différence de l’art floral européen dont l’axe est centré sur le plein. Elle commence aussi à s’initié en autodidacte à la photographie. Passionnée par la France, Yumi décide de quitter le Japon pour Paris en 2000, elle fait un stage chez Christian Tortu, artiste floral reconnu, basé à St Germain des Prés, pour se former aux nouvelles tendances européennes de l’art du bouquet. Ceci lui a permis d’acquérir en particulière l’esthétique champêtre, où toute plante, toute fleur est digne de figurer dans un ensemble cohérent de couleur et de forme. Par la suite, pendant 4 ans elle co-réalise les décorations pour le Ritz Paris. Collaborant avec Vincent Laissart, Yumi Saito développe une activité de floral designer à Paris et une carrière de photographe de nature morte. Aimant un rapport proche avec les fleurs, elle joue avec les flous, les lumières, les couleurs et les espaces pour renforcer une approche globale de l’art floral. Publiant deux ouvrages, correspondante pour le magazine fleurist au japon, elle enseigne une nouvelle façon d’aborder le bouquet. Forte de sa formation originale en Ikénaba, de son enseignement auprès de Christian Tortu, elle nous offre à voir une photographie douce, équilibrée et enchantée.

Yumi Saito is a little an enchantress who comes to us from Japan, an elegant lady who loves flowers. A native of Nagano, she had been initiated into Ikebana, the traditional Japanese floral art that is based on variations of space that is empty, unlike European floral art which is centred around space that is filled. She also began to teach herself photography. Fascinated by France, Yumi decided to leave Japan and come to Paris in 2000. She did an intership with Christian Tortu, the well-known floral artist based in Saint Germain-des-Prés, to learn about the latest European trends in the art of the bouquet. This enabled her to acquire, in particular, a sense of aesthetics based on the pastoral, where every plant, every flower is worthy of being incorporated into coherent combinations of colours and forms. Subsequently, during the next four years she co-created the decorations for the Ritz Paris. Working with Vincent Laissart, Yumi Saito built a floral designer business in Paris and also a career as a still life photographer. Enjoying a close rapport with flowers, she plays with soft edges, light, colours and spaces that lay emphasis on a comprehensive approach to floral art. A publisher of two books and correspondent for the magazine Fleurist in Japan, she teaches a new way of apprehending the bouquet. Drawing on her initial training in Ikebana and everything she acquired with Christian Tortu, she offers us photographic visuals that are soft, harmonious and enchanting.

BOUQUET 3

BOUQUET 4


> HARRY. F & ZDEY L’humour est-il de l’art ou simplement une critique de la société ? Depuis Andy Warhol (1928-1987) avec le Pop Art et ses suiveurs contemporains comme Jeff Koons et le Kitsch art, cette question devient de plus en plus pertinente. Bantsky a été l’un des premiers street artiste à user de l’humour pour critiquer la société contemporaine. Et souvent cette démarche ne fut pas appréciée, même par les artistes de la rue, qui avaient une vision beaucoup plus dogmatique, d’un art qui se devait d’être violent et dur, comme une métaphore de la lutte des classes. Mais les temps évoluent et ce qui était un épiphénomène est maintenant partagé par une large frange des artistes. Tel l’artiste Zdey qui a créé un personnage récurrent nommé « The masked Bastard », ce petit bonhomme au faux air d’un Zorro monochrome court sur les murs du monde entier pour critiquer le monde, rire de nous, ou nous aider à remarquer l’invisible. Nous observons également un autre phénomène surgit de plus en plus, ce sont les collaborations entre les street artistes et les artistes qui utilisent un média plus conventionnel. C’est une façon très pragmatique de reconnaître le street art comme un art de premier plan. Et l’association entre Zdey et le photographe Harry.F est de cet ordre. Deux générations différentes, deux média qui de prime abord n’ont rien en commun et pourtant leur collaboration est fructueuse. Ne cherchant pas à modifier leur style, chacun ajoute à l’œuvre sa part très personnelle. Harry.F qui est un homme au caractère fort et à la grande puissance d’analyse, apporte un travail photographique sans concession. Alors que Zdey imagine avec son personnage remarquable entre mille, une touche d’humour et d’irrévérence. L’œuvre finale combine ces axes et nous offre une lecture originale du monde et de nous-mêmes.

UNCLOUD YOUR MIND ORANGE

Is humour art or just a criticism of society? Since Andy Warhol (1928-1987) with his Pop Art and his contemporary followers such as Jeff Koons and Kitsch Art, this question becomes increasingly more relevant. Bantsky was one of the first street artists to use humour to lampoon contemporary society. And often this approach was not appreciated, even by street artists, who had a much more dogmatic vision, of an art that had to be violent and tough, like a metaphor of class struggle. But times change and what was an epiphenomenon is now shared by a large section of artists. One of them being Zdey, the artist who created a recurring character named «The masked Bastard», the little man with the false air of a monochrome Zorro who runs along the walls around the world to poke fun at it, laugh at us, or help us to see the unseen. We also see another phenomenon emerging more and more, the collaboration between street artists and artists who use a more conventional media. It is a very pragmatic way of recognizing street art as a major art form. The association between Zdey and the photographer Harry. F, photographer is of this category. Two different generations, two media that prima facie have nothing in common and yet their collaboration is fruitful. Not trying to change the other’s style, each one adds his very personal contribution to the work. Harry. F, a man of strong character with great analytical power, provides the photographic work that is uncompromising, while Zdey visualizes with his remarkable and distinctive character, a stroke of humour and irreverence. The final tableau combines these two axes and offers us original interpretations of the world and of ourselves.

UNCLOUD YOUR MIND BLUE

UNCLOUD YOUR MIND GREEN


> JACQUES BOUMENDIL Puissance, respect, dignité, voici les sentiments qui nous traversent en visualisant le silence assourdissant des clichés de Jacques Boumendil. Jeux habiles des lumières et des oppositions entre une netteté stable magnifiée dans la sculpture du lion de Léopold Morice (1846-1919) et le flou étourdissant des quidams qui viennent se recueillir. Ce lion représente la puissance du peuple pour soutenir le suffrage universel. Quant aux Parisiens, ils sont présents par leur ex-voto : un hommage au baiser de Doisneau, une Tour Eiffel, des caricatures, des bougies…La mémoire collective est devant nous et nous soutient face à l’adversité.

Power, respect, dignity – these are the feelings that move us when viewing the deafening silence of Jacques Boumendil’s photographs. Skilful play of light and contrasts between a stable sharpness amplified in the sculpture of the lion by Léopold Morice (1846 – 1919) and the dizzying blur of people who come to pray. This lion represents the power of the people to support universal suffrage. As for the Parisians, they are present through their votive offerings: a tribute to Doisneau’s Kiss, the Eiffel Tower, caricatures, candles … the collective memory unfolds before our eyes and supports us in the face of adversity.

Jacques Boumendil a développé sa technicité de l’angle idoine après cinquante ans de carrière tant au cinéma. Son début de carrière est marqué par le contact avec les plus grands photographes grâce à l’émission culte Dim Dam Dom diffusées de 1965 à 1970. Plus tard, lors de ses tournages l’appareil photo n’est jamais très loin. Les voyages, les lieux et situations insolites et les rencontres avec de nombreux artistes - peintres, écrivains et musiciens - deviennent ses sujets. Aujourd’hui, il insuffle un regard empli d’humanisme, dans ses créations photographiques.

Jacques Boumendil developed his technique of the correct angle during his fifty-year career in films. His early career was influenced by his encounters with several great photographers, thanks to the cult programme DIM DAM DOM that was broadcast from 1965 to 1970. Later on, while shooting films, his camera was never far away. Voyages, places, unusual situations and encounters with a number of artistes - painters, writers and musicians - became his subjects. Today, he instills a perspective full of humanism in his photographic creations.

CANNES PROJECTION

MAJESTIC

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BONNETS ROUGES


> APSARA W. Aspara W. a commencé la photographie vers 10 ans jouant avec les appareils jetables, par la suite elle a commencé à développer une fibre plus artistique. Jeune femme pleine de vie et d’énergie, elle conserve de sa prime jeunesse cette curiosité débordante qui la motive à découvrir l’inconnu, à questionner l’autre. Et c’est tout naturellement qu’elle fut aspirée par l’énergie euphorique du festival Burning Man en Californie. Durant deux ans, elle a capté l’irréel du lieu, et sa dimension parfois mystique mais toujours poétique. Apsara W.’s interest in photography started when she was about 10 years old, playing with disposable cameras. Later, she started to develop a more artistic fibre. A young woman full of life and enthusiasm, she retains from her childhood a boundless curiosity that motivates her to explore the unknown, to ask questions. And it was quite naturally that she was drawn to the euphoric energy of the Burning Man festival in California. She spent two years capturing images of the almost surrealistic location and its sometimes mystical but always poetic dimensions.

JEU DE COULEUR


> BURNING MAN

MAGIE TEMPORAIRE

DEEP PLAYA


HOMMAGE A BOWIE 1

HOMMAGE A BOWIE 2

HOMMAGE A BOWIE 3

HOMMAGE A BOWIE 4


> VALENTIN PERRIN Valentin Perrin use de la beauté et de l’onirisme comme moyen de communication. Ses photographies sont autant des histoires rêvées que des mythes contemporains. Usant de la culture universelle du tout à chacun, puisant dans un terreau de référentiels partagés de tous, il nous offre une relecture colorée et esthétique des travers de la société. Il imagine aussi par ce biais un neverland possible, seulement si nous osions assumer notre lyrisme. Son travail est le reflet de l’histoire de la photo de mode depuis les années 30. Par exemple d’Erwin Blumfeld (18971969), il a conservé l’esprit surréaliste, mais comme Steven Klein, il pousse son originalité au maximum, et il use des décalages comme Steven Meisel, tout en affectionnant les couleurs éthérées de David LaChappelle dans un esprit d’élégance à la manière de Norman Parkinson. C’est un travail qui se veut puissant, fort est esthétique qui parle à tous et offre une relecture de notre monde pour apporter un peu de cette magie enfantine que nous avons trop vite perdue.

Qui fut David Bowie ? Un artiste de musique, un peintre, un metteur en scène ? Un artiste global ? Un excentrique en mal de notoriété ? Plus que le scandale, David Bowie fut et restera une personnalité de référence que ce soit dans la musique, la mode ou la scénographie. Artiste multiple il a toujours su innover et découvrir les nouvelles tendances. Mais pas seulement, il nous a aussi offert des messages subliminaux, que seuls les esthètes étaient capables de lire et de comprendre. Je pense par exemple au costume qu’il porte en tant que Ziggy Stardust en 1973 lequel est un jumpsuit dessiné par Kansai Yamamoto. Pour le grand public, ce costume est excentrique, certains l’on même comparé à un costume de contrebasse peinturluré… Pourtant c’est un hommage appuyé au costume pour le Bahaus réalisé par le chorégraphe Oskar Schlemmer (1888-1943) en 1921. En effet il le créa pour le « Triadisches ballet » qui est un manifeste à une chorégraphie plus géométrique, une volonté de transformer le danseur en une forme simple et pure en constante évolution dans un univers blanc et noir. Pourquoi David Bowie s’inspira-t-il du Bahaus ? Car cette école des arts décoratifs fermée par le National-Socialisme en 1933 est le symbole de la liberté absolue des arts face à tout diktat. David Bowie c’est avant tout cela, un artiste libre, un Homme libre. Et s’il a inspiré d’autre artiste comme Klaus Nomi (1944-1983), nous sommes certains de retrouver encore très longtemps des artistes qui se référeront au génie de David Bowie.

Costume pour le Triadisches ballet créé par Oskar Schlemmer en 1921 Striped bodysuit pour Aladdin Sane tour en 1973 créé par Kansai Yamamoto Photographie de Masayoshi Sukita


> HOMMAGE A BOWIE Valentin Perrin uses beauty and fantasy as a means of communication. These photographs are as much about stories of dreams as they are contemporary myths. Making use of a universal culture of everything and everyone, drawing from fertile sources shared by all, he offers us a colourful and aesthetic replay of the warps in our society. In the same vein, he also imagines an attainable Neverland possible only if we dare assume our lyricism. His work is a reflection of the history of fashion photography from the 30’s. For example that of Erwin Blumfeld (1897-1969), of which he has retained the surrealist spirit, but, like Steven Klein, he pushes his originality to its limits, and uses offsetting like Steven Meisel does, while at the same time favouring the ethereal colours of David LaChappelle with a spirit of elegance in the manner of Norman Parkinson. They are creations that are powerful, strong and aesthetic that speak to each of us and offer a rereading of our world to bring back some of the magic of childhood that we lost too soon.

Who was David Bowie? A music artist, a painter, a director? A global artist? An eccentric hungry for recognition? Beyond the provocation, David Bowie was and will remain a personality of reference whether in music, fashion or stagecraft. A multi-dimensional artist, he always knew how to innovate and display new trends. However, that was not all, he also offered us subliminal messages that only the aesthete was able to decipher and understand. I am reminded, for example, of the costume he wore as Ziggy Stardust in 1973, which was a jumpsuit designed by Kansai Yamamoto. For the public, this costume was just an eccentricity; some even compared it to a double bass daubed with paint. Yet it was a glowing tribute to the choreographer Oskar Schlemmer (1888-1943) who created the costume for the Bauhaus in 1921. In fact, he had created it for the «Triadisches Ballet» which was a manifesto that advocated a choreography that was more geometrical, a wish to transform the dancer into a simple and pure form evolving constantly in a white and black universe. Why did David Bowie take his inspiration from the Bauhaus? Because this school of decorative arts, shut down by National Socialism forces in 1933, was a symbol of the absolute freedom of the arts confronted with any diktat. David Bowie was, above all, a free spirited artist, a free man. And if he inspired other artists such as Klaus Nomi (1944-1983), we are sure that we will discover artists who will find a reference in the genius of David Bowie for a long time to come.


> CHRISTOPHE AUDEBERT Christophe Audebert a décidé de changer de cap en 2004, de quitter une carrière professionnelle traditionnelle pour vivre de la passion : la photographie. Son travail artistique s’articule autour d’un lieu, d’un espace dont se dégage, une sérénité et une grandeur qu’elle soit industrielle ou bucolique. Jouant sur les codes conventionnelles de la photo de mariage, sa série « Ici et là – the lovers » présente de réels couples s’embrassant avec passion en ces lieux si décalés. Il en ressort un jeu subtil de couleurs, d’opposition et d’ironie. Travail puissant et poétique qui nous invite à redéfinir notre rapport avec les conventions.

> ICI ET LA Christophe Audebert decided to change course in 2004, leaving a conventional career to live his passion: photography. His artistic work revolves around a place, a space, from which serenity and grandeur radiates, whether industrial or bucolic. Playing with the conventional codes of the wedding photo, his series «Ici et là - the lovers» portrays real couples kissing passionately in these offbeat surroundings. The visual effect is a subtle play of colours, contrasts and irony. Powerful and poetic work that invites us to redefine our relationship with conventions.

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> ANNE-MARIE BARTHELEMY & PIETRO CHIAPPONI Qu’est-ce que la notion de couple, est-ce seulement deux individus qui s’aiment? Qui veulent partager un instant une vie ? Qu’est-ce que l’amour, existe-il une hiérarchie entre l’amour érotique, l’amour platonique, l’amour fraternel, la piété filiale, ou l’amour sans aile qu’est l’amitié ? Un couple n’estil pas seulement la rencontre de deux individus qui croisent leur route pour un temps donné, for a couple of minutes ? Ce projet photographique est né de la volonté de capter l’énergie positive que ces couples peuvent transmettre. Anne-Marie Barthelemy entreprend ce travail en binôme avec son ami photographe Pietro Chiapponi. Ensemble, ils mettent en scène les couples dans leur environnement familier et les photographient simultanément, l’une en noir et blanc, l’autre en couleur. Des instantanés « vérité », des portraits sans artifice. Anne-Marie Barthelemy fut d’abord maquilleuse à New York pour des personnalités aussi fortes que Patrick Demarchelier, Gilles Bensimon ou Albert Watson. Elle s’installe à Paris dans les années 90. Maquilleuse-star de cette décennie, elle enchaine les défilés de Chanel, Dior, Emanuel Ungaro, les couvertures des magazines Vogue, Glamour, Elle ou Harper’s Bazaar, les collaborations avec Karl Lagerfeld, Guy Bourdin, Helmut Newton, Jean-Paul Goude. Depuis une dizaine d’années elle se consacre à la photo et particulièrement aux portraits. Pietro Chiapponi, photographe d’architecture et de décoration, s’est installé à Paris en 2007. Il a parallèlement créé l’association CARRALDO, dont le but est d’aider le mal-être de personnes en difficulté, mixant un travail psychologique et photographique en proposant par exemple des ateliers sur l’estime de soi, sur les conduites à risques ou sur l’intégration.

What is the concept of a couple? Is it just two people who love each other? Who wish to share their lives for a moment? What is love, does a hierarchy exist between erotic love, platonic love, brotherly love, filial devotion, and the wingless love one calls friendship? Is a couple not just an encounter between two individuals whose paths cross for a period of time, for a couple of minutes? This photographic project was born from the desire to capture the positive energy that these couples were able to convey. Anne-Marie Barthelemy undertook this work in tandem with her photographer friend Pietro Chiapponi. Together, they portrayed scenes of couples in their usual environment and photographed them simultaneously - one in black and white, the other in colour. Instant ‘real life’ snapshots, portraits without artifice. Anne-Marie Barthelemy was first a makeup artist in New York for strong personalities such as Patrick Demarchelier, Gilles Bensimon and Albert Watson. She moved to Paris in the 90’s. A star among the makeup artist of that decade, she took on a series of assignments for one fashion show after another - Chanel, Dior, Ungaro, the covers of Vogue, Glamour, Elle and Harper’s Bazaar, collaborating with Karl Lagerfeld, Guy Bourdin, Helmut Newton and Jean-Paul Goude. For the last ten years she has devoted herself to photography, especially portraits. Pietro Chiapponi, a photographer of architecture and decors, moved to Paris in 2007. He created the CARRALDO association at the same time, the goal of which is to help people in difficulty deal with their malaise, combining psychological work and photography, holding, for example, workshops on self-esteem, self-destructive behaviour and integration.

SARAH & JULIA DOYLE JUMELLES

SARAH & JULIA DOYLE JUMELLES


CHRISTOPHE AUDIBERT YUMI SATO APSARA W. VALENTIN PERRIN EMMANUEL PIERRE AM BARTHELEMY & P CHIAPPONI HARRY. F & ZDEY DELPHINE WARIN

JUMELLES Julia et Sarah Doyle «T’avoir à mes côtés est ma plus grande joie»

Profile for 92 Collector

92collector#2  

Le nouveau magazine 92Collector est arrivé Vernissage le 12 février à Paris

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