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La pentecôte hier et aujourd'hui Et soudainement….

Le 1e janvier 1901

Agnès Ozman fut baptisée dans le Saint Esprit et

parla en langues. Elle aurait parlé en Chinois pendant plusieurs jours. Cet événement remarquable, jusque là presque du jamais vu, s'est produit dans l'école biblique de Charles Parham. Les étudiants étudiaient le baptême dans le Saint Esprit et étaient parvenus à la conclusion que le signe biblique du baptême dans le Saint Esprit était le parler en langues. Les autres étudiants ont suivi ainsi que Parham lui-même. Et ainsi débuta ce qui fut appelé depuis le Siècle du Saint Esprit. L'école de Parham a déménagé pour s'installer à Houston ou l'un des élèves était William J.Seymour un noir, borgne, fils d'anciens esclaves. Il devait s'asseoir dans le couloir à cause des lois de ségrégation de l'époque. En 1906 Lucy Hutchinson a fait appel à Seymour pour devenir pasteur de l'église dont elle était responsable à Los Angeles. Très rapidement il a été exclu de l'église parce qu'il prêchait le baptême dans le Saint Esprit et le parler en langues. Néanmoins il a continué ses réunions au domicile de Edward Lee et ensuite dans celui de Richard & Ruth Asberry au 214 North Bonnie Brae Street ou Lee fut le premier à recevoir le baptême et à parler en d'autres langues. Lorsque le porche de la maison a cédé sous le poids des différents orateurs qui s'y tenaient pour s'adresser à la foule, ils ont dû chercher un lieu de réunion, en l'occurrence 312 Azusa Street.

312 Azusa Street

était sur le point d'entrer dans l'histoire…… Bientôt les

choses se sont accélérées, le feu est tombé, beaucoup ont été remplis du Saint Esprit avec des manifestations extraordinaires, et les visiteurs se sont multipliés. Ils sont venus de près et de loin à cet humble local, des noirs, des blancs, des immigrants, tous ayant faim et soif de Dieu, dans une atmosphère d'harmonie raciale sans précédent. La revue The Apostolic Faith écrit ceci « La nouvelle s'est répandue partout que Los Angeles est en train d'être visité par « un vent impétueux du ciel »… Un frère a déclaré que même avant que son train n'entra dans la ville, il sentit la puissance du réveil. Il y a une telle puissance dans la prédication de la parole dans l'Esprit que les gens tremblent sur leurs sièges. En venant à l’autel, beaucoup

tombent sous la puissance de Dieu, et souvent commencent à parler en langues. Parfois la puissance tombe sur les gens alors que le Saint Esprit agit sur eux, ceci pendant les témoignages ou la prédication et certains reçoivent même des

expériences bibliques. Dans ces manifestations, il ne s’agit pas de cris, ni de taper des mains ou sauter comment cela se


passait souvent dans les ‘campmeeetings’. . Il s'agit de tremblements à comme ce qu'avaient connu les premiers Quakers et que les Méthodistes appellent les « jerks » (tremblements). »

Le phénomène s'est propagé rapidement aux États-Unis et dans le reste du monde, en particulier parmi les églises méthodistes et du mouvement Holiness. Des réunions ont été organisées dans tous les États-Unis où des milliers de personnes ont été baptisés dans le Saint Esprit. Très rapidement de nouvelles églises ont été constituées dont Les Assemblées de Dieu. T.D. Barrat, un pasteur méthodiste en visite à New York a été baptisé dans le saint esprit. Il a ramené la flamme en Europe, ou des dirigeants comme Lewi Pethrus de Stockholm, A.A. Boddy de Sunderland, Anna Larssen du Danemark, et d'autres ont été touchés. Le monde attendait. Bientôt Oslo, Stockholm, Sunderland, l'Afrique du Sud avec Tom Hezmalhalch et John G. Lake, le Chili avec Hoover étaient embrasés par le flot de la pentecôte et les langues s'entendaient à Londres, à Rome, en Suisse, en Inde, en Chine, et on connaît le reste de l'histoire.

Premier numéro de The Apostolic Faith, Los Angeles,

septembre 1906, a couvert le réveil d'Azusa Street

En 1960

le révérend Dennis Bennet, un prêtre épiscopal a annoncé qu'il a été

baptisé dans le Saint Esprit et qu'il parlait en d'autres langues. Cet événement a déclenché une vague de baptêmes dans le Saint Esprit dans les églises traditionnelles et le mouvement charismatique est né. Des anglicans, des catholiques, des baptistes, des méthodistes, des presbytériens, et d'autres ont tous commencés à parler en d'autres langues. David Duplessis était l'homme que Dieu a utilisé pour jeter un pont entre les différentes dénominations et pour diffuser la parole au sujet du baptême dans le Saint Esprit au coeur même du Conseil Mondial des Églises.


Aujourd'hui on estime à 500 millions de personnes le nombre de ceux de par le monde qui ont reçu le baptême dans le Saint Esprit et qui parlent en d'autres langues. Les experts de l'histoire de l'église s'accordent pour dire que les plus grandes avancées dans la chrétienté au cours du XXe siècle se sont produites parmi ceux qui parlent en langues, en particulier les pentecôtistes. Qu'il y ait une réelle dimension de puissance pour témoigner associée au baptême dans le Saint Esprit ne fait plus de doute, toutefois s'agit-il uniquement d'un phénomène moderne ? Les critiques des mouvements pentecôtistes et charismatiques ont-ils raison de soutenir qu'il n'existe aucune trace du parler en langues dans l'histoire de l'église depuis la mort du dernier apôtre ? Un aperçu rapide de l'histoire de l'église nous révèle des données intéressantes au sujet des dons de L'Esprit et en particulier du parler en langues.

L'église primitive -- le Moyen Âge Les écritures témoignent de l'existence des dons de l'Esprit dans l'église primitive, à tel point que certains excès ont vu le jour ce qui a obligé l'apôtre Paul à écrire aux corinthiens pour en réguler l'usage. Dans les générations suivantes, les écrits des pères de l'église attestent, comme les exemples suivants le montrent, de la continuation des charismes.

Irénée (mort en 202), qui aurait connu Polycarpe, ce vénérable élève de l'apôtre Jean, a parlé de «…plusieurs frères qui ont le don de prophétie, qui parlent différentes langues par L'Esprit de Dieu». En vue d'être utiles, ils manifestent les secrets des hommes et interprètent les mystères de Dieu. ».

Tertullien

(mort en 220), en réponse à Marcion, un gnostique notoire, écrit ceci:

Que Marcion démontre donc, les dons de son dieu, des prophètes, qui n’auraient pas parlé avec l’intelligence humaine, mais par l’Esprit de Dieu, qui auraient prédit des choses à venir, ou manifesté les secrets du cœur ; qu’il produise un psaume, une vision, une prière – mais que ce soit par L’Esprit, en extase ; c'est à dire transporté ; là où l'interprétation des langues lui est venue… Maintenant tous ces signes proviennent de mon côté sans difficulté, et sont également en accord avec les règles, les dispensations et les instructions du Créateur …. »

Hilaire de Poitiers (mort en 367) a évoqué les « dons de parler ou d'interpréter divers types de langues. » Et terminé en disant, « il est évident qu'il s'agit là des agents de


l'église pour le ministère et le travail dont est constituée l'église et que Dieu les a établies. »

Ambroise (340 à 98), évêque de Milan a enseigné que les dons de 1 corinthiens 12 faisaient partie de l'expérience chrétienne normale. Toutefois Augustin et Jean Chrysostome, et d'autres ont commencé à parler de la cessation des langues et des dons, alors que Augustin lui-même a été témoin de guérisons dans sa congrégation nord-africaine le et ont commencé à chercher des explications à cette cessation. Il semblerait donc que à partir du Ve siècle, du moins dans l'Eglise organisée, les dons de l’Esprit aient connu un déclin. Cela à notre sens reflète probablement le déclin moral et spirituel de l'Eglise elle-même. Toutefois il pourrait s'agir également du reflet de la position théologique de ceux qui avaient accès aux livres et à l'écriture qui était persuadés que les dons avaient cessé et donc ne pouvaient que refléter cela dans leurs écrits. L'immense majorité des gens étaient des paysans et ne pouvaient donc pas documenter leurs expériences. Comme John Wesley a écrit en réponse à une remarque selon laquelle les langues étaient peu mentionnées dans l'histoire de l'Eglise, « beaucoup de chrétiens n'écrivent pas de livres ». Ce qui était encore plus vrai à l'époque que ça ne l'est aujourd'hui. Toutefois avec chaque réveil, des rapports sur l'activité du Saint Esprit et le parler en langues étaient largement diffusés. Au Moyen Âge, des groupes dissidents tels les Vaudois et les Albigeois, sont réputés avoir parlé en langues tout comme les frères mendiants du XIIIe siècle.

De la réforme à l'ère contemporaine S'il est vrai que les principaux dirigeants de la Réforme ont recommencé à mettre l'accent sur le Saint Esprit et le rôle qu'il joue dans le salut, ils ont toutefois négligé son rôle dans la révélation de Dieu, en tant que Celui qui donne la puissance, la vitalité spirituelle, la hardiesse, et la direction à l'église. Toutefois un certain nombre de groupes ont connu l'action de l'Esprit et dans certains cas le parler en langues. Les anabaptistes (1500), qui croyaient à une expérience de conversion, à la sainteté, et qui avait des réunions de louange très vivantes.


Les camisards (1600 et 1700) en France, appelés « les petits prophètes des Cévennes », ou des paysans illettrés et de jeunes enfants auraient parlé dans un français châtié, et des gens étaient souvent ‘saisis par l'Esprit’. Toujours en France en mouvement catholique de réforme : Les jansénistes (1600 et 1700), ont expérimenté des signes et des prodiges, des guérisons, la prophétie et les langues. Les premiers Quakers (1600), en Angleterre, croyaient à la nécessité de laisser libre cours au Saint Esprit dans leurs réunions, leur surnom venait du fait qu’ils tremblaient (quake) sous la puissance de l’Esprit. « L’Esprit a été déversé sur nous, nos coeurs se sont réjouis et nos langues ont été libérées, nos bouches ouvertes, et nous avons parlé en d’autres langues comme le Seigneur nous donnait de nous exprimer, et selon la direction de Son Esprit. ». Les Piétistes (dont les Moraviens), fin 1600s, en Allemagne, qui ont mis l’accent sur les expériences spirituelles, Les Jésuites ; selon Christianity Today « Ignace Loyola, le fondateur de la Société de Jésus (les Jésuites), reçoit souvent la communication divine par des visions. Il expérimente souvent un don de larmes – en telle quantité qu'il ne peut se contrôler – le

don de loquela, que les experts modernes associent au phénomène de glossolalie (langues) chanté. »

Les méthodistes , Wesley évoque ici une conversation avec Whitefield,

« J’ai eu l'occasion de discuter avec lui de ces signes extérieurs qui accompagnent

ainsi souvent l'oeuvre intérieure de Dieu. J'ai trouvé que ses objections étaient pour la

plupart basées sur des informations très erronées à ce sujet. Mais le lendemain il a eu l'occasion d'avoir une meilleure connaissance des faits : à peine avaient-il commencé (dans

l'application de sa prédication) à inviter les pêcheurs à croire en Christ, que quatre personnes sont tombées par terre à côté de lui, presque au même moment. L'une est

restée prostrée sans bouger et sans réagir ; une deuxième était à secouée par des tremblements ; une troisième a expérimenté de fortes convulsions sur tout son corps sans

faire de bruit, si ce n'est des gémissements ; la quatrième, également expérimentant des convulsions, criait à Dieu avec des grands cris et des larmes. À partir de ce moment je crois nous allons tous pouvoir laisser Dieu continuer son oeuvre dans la manière qui lui plaira. »

Les Plymouth Brethren et plusieurs grands rassemblements organisés aux Etats-

Unis, et, fait intéressant, un historien décrit Luther comme « orateur en et interprète de langues ».


Une deuxième bénédiction Du mouvement Holiness issu du Méthodisme nous vient le concept d'une deuxième expérience suite au salut que eux appelaient « entière sanctification », ou « perfection chrétienne ». John Fletcher, un prédicateur qui a travaillé aux côtés de Wesley était le premier à appeler cette expérience un baptême dans le Saint Esprit qui serait nécessaire pour la puissance et la purification. Wesley a dit ceci, en réponse à une remarque selon laquelle les langues n'existeraient plus à son époque, « elles ont été entendues plus d'une fois, pas plus loin que les vallées du Dauphiné ». Toutefois il fallait attendre 1830 avant qu'un effort réel ne se fasse pour rechercher les dons du Saint Esprit. Edward Irving, un pasteur presbytérien londonien très connu croyait que les charismes et les cinq ministères pouvaient être restaurés à l'église. Il a commencé à tenir des réunions où il y aurait eu des langues et de la prophétie. Lorsqu'il a été expulsé de l'église presbytérienne, il a créé l'église apostolique catholique. Le mouvement n'a pas connu un grand succès mais il est considéré par plusieurs comme un des précurseurs du mouvement pentecôtiste actuel. Edward Irving était le premier à affirmer que le parler en langues était le signe initial du baptême dans le Saint Esprit. Progressivement, avec le mouvement Keswick, sous la direction de Hannah Whittall Smith et d'autres, la deuxième bénédiction a commencé à être considérée comme portant davantage sur l'onction que sur la pureté intérieure.

Revivalistes Charles Finney

a beaucoup écrit sur le baptême dans le Saint Esprit. Il le

considérait comme une expérience séparée du salut dont tout chrétien et tout ministre de l'Évangile avait besoin pour être équipé de puissance pour le service. Dans son autobiographie il écrit ceci : « En me retournant pour m'installer à côté du feu, j'ai reçu un puissant baptême dans le Saint Esprit. De façon totalement inattendue… le Saint Esprit est descendu sur moi de telle sorte qu'Il


semblait traverser tout mon être, corps et âme. Les mots ne suffisent pas pour exprimer le merveilleux amour qui a été répandu dans mon coeur. J'ai pleuré de joie à haute voix ».

Il ne parle pas d'avoir parlé en langues lors de cette expérience, mais dans son autobiographie il évoque deux occasions où il a gémit et pleuré dans la prière avant de parvenir à la victoire. En discutant de cela avec un frère, celui-ci lui répond qu'il s'agit là du travail de son âme, et selon Finney, « il m'a montré certains versets des écritures pour me permettre de comprendre ». Il a également parlé de guérisons, une fois deux malades mentaux ont été guéris de façon instantanée, l'un avec un cri assourdissant ; et des gens qui tombaient sous la puissance de Dieu, ce qui se produisait parmi les méthodistes et les presbytériens lors de ses réunions.

Dwight L Moody (1837 -- 1899). Deux femmes méthodistes ‘Aunty Cook’ et ‘Mrs Snow’, pensant qu'il lui manquait la puissance dans son ministère ont commencé à prier pour lui et avec lui afin qu'il puisse « recevoir la puissance ». Selon R.A.Torrey, « la puissance de Dieu est tombée sur lui alors qu'il marchait dans la rue et il a dû se précipiter dans la maison d'un ami et demander d'avoir une chambre où il pouvait être seul. Et il est resté dans cette chambre pendant des heures, le Saint Esprit est venu sur lui et a rempli son âme d'une telle joie que à la fin, il a dû demandé à Dieu de retenir sa main pour qu'il ne meurt pas de joie dans ce lieu. » Moody est ensuite parti faire une tournée d'évangélisation en Angleterre, et il a vu « la puissance de Dieu agir puissamment à travers lui dans le nord de Londres, et des centaines de personnes ont été ajoutées à l'église. » Moody aurait dit par la suite à Torrey, « Torrey, je veux que vous prêchiez sur le baptême dans le Saint Esprit. » Le révérend D. D. Boyd, un pasteur baptiste a dit ceci, (page 402, Trails and Trumpets of Faith) « le dimanche soir suivant lorsque je suis arrivé au YMCA, j'ai trouvé des réunions pleins de feu. Les jeunes parlaient en langues et prophétisait. Mais qu'est-ce que cela voulait dire ? Simplement que l'après-midi ils avaient entendu Moody prêcher. » Torrey aurait également parlé d'un culte à Los Angeles ou Moody ne pouvait pas prêcher parce qu'une autre langue sortait de lui. Il la finit par pouvoir prêcher après la prière et la louange.


Maria Woodworth Etter était un précurseur pour Dieu qui a commencé à prêcher en 1883. Son ministère était accompagné d'extraordinaires manifestations de l'Esprit -- des transes, des visions du ciel et parfois de l'enfer, des guérisons extraordinaires, des danses dans l'esprit, la musique céleste, les langues et l'interprétation de langues. Elle pouvait rester figée pendant des heures, parfois avec un doigt indiquant le ciel et un autre l'enfer, et quand elle revenait à elle-même, elle continuait son message là où elle s'était arrêtée. Elle parlait continuellement de la puissance du fit Saint Esprit et de la Pentecôte.

Le réveil du pays de Galles En 1904, il y a tout juste 100 ans, le réveil a commencé au pays de Galles et en l'espace de quelques années, plus de 100 000 personnes ont été converties. On y a témoigné de phénomènes inhabituels. Des mineurs et des jeunes illettrés auraient parlé dans le gallois le plus châtié de l'époque. Le journal The Times a documenté le cas d'une jeune femme qui avait prié à haute voix dans une assemblée de 2000 personnes en utilisant les Ecritures, des hymnes gallois, et ses propres mots, le tout dans ‘le meilleur gallois classique et idiomatique’ qui, selon le journal ‘aurait fait la fierté du plus grand théologien de l'église du pays de Galles. ‘ Le réveil du pays de Galles a eu un impact considérable sur celui de Azusa Street, en suscitant chez plusieurs pasteurs de Los Angeles le désir de voir Dieu agir, ce qui les a poussé à la prière.

Deux ou trois témoins Selon la revue évangélique conservatrice Christianity Today « Il est certain que certains des leaders et des groupes évangéliques les plus influents et les plus connus ont recherché et ont connu une expérience de transformation postconversion identifiée avec le Saint Esprit. Il est vrai que ces expériences ne se sont pas toujours accompagnées du don de langues, mais force est de constater qu’elles manifestent par ailleurs une grande similitude avec l'expérience charismatique moderne appelée baptême dans le (ou du) Saint Esprit. » Selon la Encyclopaedia Britannica, Edition 1972, Vol. W, p 75 « le parler en langues s'est manifesté très tôt dans l'expérience chrétienne. À la Pentecôte (acte 2) le don est apparu comme un signe de la présence du Saint Esprit, une marque distinctive des chrétiens primitifs… Au cours de l'histoire de l'église, la glossolalie (le parler en langues)


s'est produite parmi les frères mendiants au XIIIe siècle, les petits prophètes des Cévennes, les jansénistes, et les Irvingites. Les langues existaient également parmi les premiers Quakers, aussi bien que parmi les converties de John Wesley et de George Whitefield . Dans l'époque moderne la glossolalie existe surtout parmi les groupes Holiness et pentecôtistes. »

Et la suite - une nouvelle Pentecôte ?

Que peut-on tirer de tout cela ? Simplement que tout au long de l'histoire de l'église, ici et là, il y a eu des hommes et des femmes qui ont cherché à avoir plus en de Dieu et à recevoir davantage de puissance d'en haut. Toutefois le mouvement pentecôtiste reste sans précédent depuis l'église primitive de par son ampleur. On est donc obligé de se dire 100 ans après, que Dieu avait et a probablement toujours quelque chose en tête. Aujourd'hui malheureusement il semblerait que les flammes dévorantes de l'activité du Saint Esprit qui ont galvanisé l'église et propagé le feu de la Pentecôte sur toute la terre soient réduites à des braises à peine ardentes. Avons-nous pris pour acquis le merveilleux Saint Esprit ? Qu’est-il arrivé à la puissance ? Et la passion ? La naissance du mouvement pentecôtiste était accompagnée d'une ferveur ardente fit pour l'évangélisation ; des hommes et des femmes partaient en mission pour la vie. Pour beaucoup le désir principal en cherchant à être rempli du Saint Esprit était de pouvoir parler des langues étrangères qu'ils n'avaient jamais apprises et partir comme missionnaire. Deux ou trois générations plus tard avons-nous perdu la passion pour les âmes consumées comme nous le sommes par nos propres désirs ? Beaucoup sont sortis du mouvement Holiness pour former de nouvelles dénominations pentecôtistes qui aujourd'hui paraissent encore plus froides que celles dont elles sont issues. Dans beaucoup d'églises charismatiques, on parle peu du Saint Esprit et beaucoup qui sont assis sur nos bancs ne sont pas remplis du Saint Esprit ou disent l'avoir été, dans un passé lointain, alors que nous savons qu'il faut être continuellement rempli. Smith Wigglesworth disait cette phrase lancinante : « C'est une chose sérieuse d'avoir le baptême est rester à stationnaire ; vivre deux jours de suite au même niveau spirituel est une tragédie. », et encore de dire « il n'y a aucune limite à ce que nous pouvons devenir si nous demeurons et vivons dans l'Esprit ».


Quand les anciens et les pharisiens ont libéré les apôtres après leur avoir interdit de continuer à parler au nom de Jésus, ils sont retournés vers les autres chrétiens et ont élevé la voix et ont crié vers Dieu. La Bible nous dit que le lieu où ils se trouvaient a tremblé, et qu'ils ont été remplis du Saint Esprit et de hardiesse. Ils voulaient encore plus du Saint Esprit. Dieu ne s'est pas contenté de faire trembler son peuple, il a également fait tremblé le bâtiment. Parfois Dieu a des idées bizarres au sujet du comportement. Les apôtres avaient l'air d'être totalement ivres le jour de la Pentecôte. Pourtant dans certains milieux aujourd'hui on méprise tout déversement de L'Esprit qui va à l'encontre de leur opinion rigide sur le comportement à avoir. Ils ont eu une autre Pentecôte, ô combien aujourd'hui nous avons besoin d'une autre Pentecôte.

Et les langues ?

Il y a

quelques semaines le Seigneur m'a conduit a faire une nouvelle étude et à

enseigner sur le pourquoi du parler en langues. Au départ je pensais, mais tout le monde connaît cela. J'avais tort. En réalité souvent nous nous contentons de vérifier notre ‘charismatiquetitude’ avec quelques syllabes en langues, et vite nous rangeons les langues dans le tiroir pour nous en servir parcimonieusement à des moments précis. L'utilisation parcimonieuse que nous faisons de ce don montre clairement que nous avons oublié la raison pour laquelle elle a été donnée. Dieu a quelque chose en tête et nous avons beaucoup à y gagner si nous y participons maintenant. Remettons-nous face contre terre et commençons à crier a Dieu pour recevoir davantage de l'Esprit, commençons à utiliser activement la langue spirituelle qu'il nous a donnée pour appeler la manifestation de ses buts sur la terre, travaillons comme partenaires, déclarant des mystères divins et faisant jaillir des soupirs inexprimables, pour faire naître des plans de Dieu dans notre génération. Élevons nos voix avec joie et reconnaissance tous les jours pour lui offrir une louange qui transcende toutes les barrières, dans la langue de l'esprit, une louange parfaite, une louange glorieuse, une louange agréable, une louange harmonieuse, et une louange reçue avec joie à la cour du ciel.

100 ans après le réveil du pays de Galles, 100 ans après Azusa, qu'en sera-t-il de ce siècle ?


L'Esprit

du Seigneur est sur moi, avait dit le Maître. Que Dieu nous oigne de

nouveau en cette saison de la Pentecôte ; nous n'y sommes pas arrivés avec notre organisation, avec nos cultes bien chronométrés, écourtés style micro-ondes, ni avec nos beaux chants, nos oeuvres de charité, et nos différentes activités diverses et variées. Ils permettent certes de remplir nos bancs dans une société où les gens se sentent de plus en plus isolés et recherchent en sentiment d'appartenance, mais ne sont-ils pas des clients que nous divertissons le dimanche et dont nous nous efforçons de retenir l'intérêt pour que l'argent puisse continuer à entrer ? Si nous voulons les transformer en des personnes passionnées de Dieu et qui vivent une vie sainte ; si nous voulons aller partout en faisant du bien et en guérissant ceux qui sont opprimés par le diable ; si nous devons prêcher la bonne nouvelle aux captifs, guérir ceux qui ont le coeur brisé, et renvoyer libres les opprimés ; si nous devons briser l'emprise croissante du péché sexuel et de la perversion sur la vie des gens au lieu de nous contenter de manifester bruyamment contre des lois iniques, nous devons être oints du Saint Esprit. Prenons la décision de poursuivre les choses de l'Esprit avec une vigueur nouvelle, de Lui faire la place, de Le laisser inonder totalement notre être et nous secouer de nouveau ; laissons de côté les arguments stériles sur le comportement et les manifestations ; qu'ils s'écrient, qu'ils crient, qu'ils tremblent, ou qu'ils tombent, pourvu qu'ils soient remplies du Saint Esprit. Sans lui notre état sera pitoyable.


la pentecôte - hier et aujourd'hui