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Vol. 29 N o 3 : : Janvier / January 2015 : : skipresse.com : : GRATUIT/FREE

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Marie-Michèle Gagnon

photographe MELODY SKY photographer


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CONFIDENT WHEN IT MATTERSTM

12/16/14 12:50 PM 2015-01-06 13:18


SOMMAIRE / MOT DU RÉDACTEUR EN CHEF TABLE OF CONTENTS / FROM THE EDITOR-IN-CHIEF

© Sol Mountain

par/by Peter Oliver

Home sweet home

Y

our love of skiing is like wind beneath your wings, but where will it carry you ? In this issue, we see the many directions that skiing can take us. We might be in the remote isolation of Alaska’s Chugach Range, sharing deep-powder turns with Evans Parent. We might be among the thousands of racing fans gathered at the world championships next month at Beaver Creek, cheering on medal contenders like Marie-Michèle Gagnon.

Retour au bercail

D

ans cette parution, nous verrons que si la passion du ski peut donner des ailes, elle peut aussi se consommer sous différentes formes. Par exemple, comme nous le raconte Evans Parent, on peut choisir d’enchaîner les virages en neige profonde dans les montagnes Chugach d’Alaska ou encore, se rendre aux Championnats du monde, à Beaver Creek, et se joindre à des milliers de fans pour encourager les espoirs canadiens comme Marie-Michèle Gagnon. Plutôt que de dévaler les pistes, on peut aussi s’inspirer de Mélanie Bernier, une adepte de la randocourse, et se frotter aux Alpes européennes. L’ascension, pour de nombreux skieurs, procure autant de satisfaction que la descente. Mais, comme ce fut le cas pour Gagnon, ce genre d’aventures prend habituellement forme à la petite station de ski de son patelin. Peu importe où notre passion nous propulse, on ne perd jamais de vue d’où l’on vient. G a g non fa i t p a r t ie de l a coopérative devenue propriétaire du Mont-Orignal, la montagne où la skieuse a fait ses classes. Non

seulement un tel soutien assure la viabilité économique de la station, elle donne également la chance à de jeunes skieurs d’entamer leur propre aventure et qui sait, de suivre les traces de Gagnon. Les plus grands rêves prennent souvent naissance dans de modestes installations, tout près de chez soi. Alors osez rêver ! Et continuez à soutenir, comme le fait si bien Gagnon, la station de ski de votre région. Les débuts modestes ouvrent parfois la voie à des parcours exceptionnels. Suivez-nous sur Facebook et Twitter Follow us on Facebook and Twitter www.facebook.com/skipress https://twitter.com/Skipresse_mag

Or instead of simply going downhill, we might be emulating ski-mountaineering competitor Melanie Bernier in the Alps of Europe. For many skiers, climbing big mountains produces as much satisfaction as descending them. Remember, though : most of these journeys start, as Gagnon’s did, on some small, local mountain. Wherever you go to allow your imagination to conjure its own conception of skiing in its most vital and adventurous form, never lose sight of where you came from. Gagnon is a great role model. She became an investor in a co-op that bought her home hill of Mont-Orignal to assure that it would remain a viable business for the foreseeable future. Such support gives young skiers an ongoing chance to begin their own journeys and perhaps follow in Gagnon’s footsteps. The first seeds that spawn anyone’s global skiing ambitions are usually planted and nurtured in modest settings not far from home.

SOMMAIRE

EN COUVERTURE ON COVER

SOMMAIRE / MOT DE RÉDACTEUR EN CHEF TABLE OF CONTENTS / FROM THE EDITOR-IN-CHIEF. . . . . . 6

NATALIE SEGAL VERBIER

PREMIÈRES TRACES FIRST TRACKS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

© MELODY SKY

AVENTURE ADVENTURE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 CHRONIQUE DE L’INDUSTRIE INDUSTRY REPORT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 PROFIL PROFILE. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 CONSEIL DE SKI SKI TIP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 CHASSEUR D’IMAGES IMAGE HUNTER. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

6 | skipresse

So dream as big as you want. But don’t forget to look back to where you started, and continue to suppor t, as Gagnon did, your home hill. From humble beginnings come great things.

Vol. 29 N o 3 :   : Janvier / January 2015 DIRECTEUR GÉNÉRAL, ÉDITEUR / PUBLISHER, GENERAL MANAGER Patrick Wells patwells@skipresse.com 819 216-5312 RÉDACTEUR EN CHEF EDITOR-IN-CHIEF Peter Oliver RÉDACTION Peter Oliver Evans Parent Emilie Corriveau TRADUCTION Mari-Jo Lamarche Anne Johnston RÉVISION Peter Oliver Mari-Jo Lamarche GRAPHISME Geai bleu graphique IMPRIMÉ PAR Solisco ÉDITION, VENTES & DÉVELOPPEMENT Patrick Wells patwells@skipresse.com 819 216-5312 VENTES / ACCOUNT EXECUTIVE Lucie Lacroix, lucielacroix@skipresse.com 514 239-7095 Philippe Dumaine, pdumaine@courrierclairon.qc.ca 450 773-6028 DISTRIBUTION Marc Allard et Diffumag ISSN 1205-2043 © 2015 Les Nouvelles Ski Presse Inc. Tous droits réservés. Le magazine Skipresse a pris toutes les précautions nécessaires pour s’assurer de l’exactitude des renseignements mentionnés dans ses pages. Le magazine ne peut être tenu responsable des erreurs ou des négligences commises dans l’emploi de ces renseignements. Veuillez noter que les prix mentionnés dans le magazine sont sujets à être modifiés sans préavis.

Ce magazine peut être recyclé. Veuillez le recycler là où c’est possible. Skipresse est publié trois fois l’an, en édition bilingue. Pour établir un partenariat avec nous, contactez patwells@skipresse.com . Le magazine est aussi disponible en version électronique sur skipresse.com .

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par/by Skipresse

PREMIÈRES TRACES FIRST TRACKS

Festi-Télémark

Nouveauté palomar

jante de carbone pour FAT BIKES

Du 6 au 8 mars prochain, la char mante municipalité saguenéenne d e L’A n s e - S a i n t - J e a n accueillera la quinzième édition du Festi-Télémark d u M ont-É d ou a r d . Au programme f igureront plusieurs activités, notamment des épreuves am ic ales, des ateliers de perfectionnement, des cliniques sur divers thèmes, et un souper spectacle où tous auront l’occasion de se trémousser sur un plancher de danse.

Si l ’environnement dans lequel est tenu le Festival se veut convivial, il s’avère aussi très accessible aux familles. On y trouve notamment une garderie, une tour d’escalade pour les enfants et des activités d’animation au pied des pentes. Visitez la page Facebook de l’événement : Festi-Télémark du Mont-Édouard.

© bhadrakalpa photographie

Si le Festival est d ’abord conçu pour permettre aux amateurs de télémark de par tout à t raver s la province de s’épivarder et de partager leur passion le temps d’un long weekend, ce dernier est aussi bien str ucturé pour accueillir les néophytes.

« Le Festival, c’est l’événement parfait pour s’initier. Sur place, il y a des gens qui offrent des cliniques sur le télémark. Il y a aussi des instructeurs qualifiés qui sont là pour donner des cours et c’est possible de louer de l ’équipement », indique Myriam Benoît, bénévole pour Télémark Saguenay, l’organisme chargé d ’orchestrer les activités du weekend.

EN QUÊTE DE POUDREUSE

V

ous planifiez un voyage de ski et avez soif de poudreuse ? Voici sept suggestions à considérer pour préparer et profiter pleinement de votre aventure en neige profonde.

1. Choisissez une destination Sélectionnez d’abord une destination – le Japon, la ColombieBritannique, la côte Est, l’Alberta, ou les Rocheuses américaines. Inspirez-vous des films de ski, d’un commentaire lu sur Facebook, d’un article paru dans Skipresse. Les spécialistes de séjours de ski peuvent également vous aider.

Les spécialistes de poudreuse Powder-destination specialists CANADA - EUROPE - USA - JAPON www.voyagesgendron.com www.skican.com GASPÉSIE www.chic-chac.ca www.skichicchocs.com ALPINE TOURING / RANDONNÉE ALPINE www.solmountain.com

Telemark Festival

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While the festival is first and foremost a chance for telemark enthusiasts from all over the province to mingle and share their passion over the course of the long weekend, it has also been set up to welcome newcomers to the sport. 8 | skipresse



“The festival is the perfect opportunity to get started. There’ll be people giving telemark clinics. There will also be qualified instructors who are there to give lessons and you can rent equipment,” says Myr iam Benoît, a volunteer with Télémark Saguenay, the organization charged with orchestrating the weekend’s activities. The festival environment is more than friendly, and it’s also very accessible for families. There’s daycare, a climbing tower for kids, and entertainment activities at the base of the slopes. Visit the event’s Facebook page : Festi-Télémark du Mont-Édouard.

© Sol Mountain

LOCATION DE

The fifteenth Festi-Télémark du Mont-Édouard will take place from March 6 to 8 in the charming Saguenay c o m mu n i t y o f L’A n s e Saint-Jean. There will be a number of activities such as friendly races, training workshops, clinics on a variet y of topics, and a supper show where al l those present will have the opportunity to get up and dance.

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2. Évaluez vos options

3. Déterminez la période idéale de l’année Connaitre les conditions de neige est évidemment important, mais d’autres facteurs sont aussi à considérer : l’ensoleillement, la température et les chutes de neige moyennes, la latitude (i.e. les régions plus au nord présentent des conditions optimales plus tard en saison.) Consultez le site web www. bestsnow.net ou encore, fiez-vous à l’expertise des spécialistes de voyages car ils connaissent les conditions typiques pour chaque région. Le mois de février tend à offrir d’excellentes conditions en Europe, au Japon, et dans l’Ouest (Canada et É.-U.). Et bien que mars s’avère favorable en Gaspésie, on peut aussi profiter de journées de poudreuse dans l’Est canadien, aux États-Unis, et en Europe.

4. Perfectionnez vos connaissances Pour explorer le terrain hors-piste avec plus de confiance une fois la poudreuse disparue en secteur balisé, n’hésitez pas à suivre un cours de sécurité en avalanche (consultez le web.) Vous pouvez aussi engager un guide spécialiste de la région visitée.

5. Améliorez votre condition physique et votre endurance Si vous optez pour la randonnée alpine, faites quelques montées avec des peaux d’ascension dans une station de votre région afin d’améliorer votre endurance. Si vous optez pour le ski en station, mettez-vous en jambes ; skier dans des montagnes offrant d’importants dénivelés s’avère plus ardu que skier dans des stations du Québec et de l’Ontario. En guise de préparation, accumulez les descentes à la station de votre région. www.skipresse.com

P © Sol Mountain

Établissez votre budget et identifiez votre niveau d’habileté afin d’éliminer rapidement certaines possibilités. Bien qu’une semaine d’héliski puisse s’avérer dispendieuse, un forfait combinant le ski en station et deux journées d’héliski peut être une option abordable. Si vous planifiez une aventure de randonnée alpine, assurez-vous de posséder les aptitudes et l ’endurance physique requises pour ce genre de défi.

6. Procurez-vous l’équipement adéquat Selon le type de séjour – randonnée alpine, héliski, catski, ski en station, ou une combinaison de toutes ces activités – faites une liste de l’équipement dont vous aurez besoin. Infor mez-vous auprès de votre détaillant car skier en haute montagne peut nécessiter un type d ’équipement spécifique ; des skis de poudreuse conçus pour la neige profonde, notamment. Aussi, ne prenez pas de risques inutiles et gardez vos bottes avec vous à bord de l’avion. Et, pour immortaliser ces moments exaltants, n’oubliez pas votre caméra ou votre caméscope !

7. Soyez prêt une fois arrivé à destination Une fois sur place, il est essentiel de consulter la météo et le bulletin d’avalanche. C’est ce qui déterminera votre horaire et votre plan de match quotidien. Un guide peut aussi vous aider à prendre ce genre de décisions. Par exemple, pour profiter d’une meilleure visibilité en condition de jour blanc (flat light), vous pourriez choisir de skier en limite forestière ou sous cette dernière, et si le soleil rayonne, vous aventurer en zone alpine. N’hésitez pas à prendre un après-midi de repos si la météo n’est pas idéale. De cette façon, vous serez fin prêt quand les conditions seront favorables. Finalement, pour un séjour mémorable, prenez le temps le temps d’apprécier la culture locale ; prenez un verre de vin au bistro-bar ; si vous avez choisi la Suisse, prenez le lunch sur une terrasse à mi-montagne ; en Norvège, découvrez les vertus d’un spa scandinave ; ou savourez tout simplement une bière entre amis au pub préféré des habitués de la place. Le plus important, c’est d’en profiter à fond. Les périples de ski procurent des souvenirs inoubliables…

owder is a mesmerizing, tantalizing, often hard-to-find and immensely satisfying thing. So in the great pursuit of this wondrous stuff, consider seven things to make the most of your next powder-seeking trip.

1. Find your destination First, figure out where to go. Ski movies, a Facebook post, an advertising poster or a story in Skipresse might be your inspiration. Trusted ski-travel specialists can also help. Find your dream destination – maybe Japan, British Columbia, the east coast, Alberta or the U.S. Rockies.

2. Evaluate the options Knowing your budget and your ability level quickly eliminates some possibilities. A week of heli-skiing might break the bank, but packages that combine resort skiing with two days of heli-skiing could be a budget-conscious option. If you are planning an alpine-touring adventure, be sure you have the physical fitness and technical skills to take on what can be quite challenging.

3. Chose the right time of year Snow quality is obviously important when seeking powder. Take into account many factors : the amount of sun, the average temperature and snowfall, the latitude (i.e, farther north is usually better late in the season). Visit a website like www. bestsnow.net to help with your decision. If you book through a specialist, rely on the company’s expertise in advising you about typical conditions for different times of year. February has a tendency to be excellent in many places in the Northern Hemisphere – Europe, Japan, western Canadian and the U.S. March is more favourable for the Gaspésie when it comes to seeking powder, but you can still find powder days in the eastern part of Canada, the U.S., and Europe.

4. Increase your knowledge Taking an avalanche training course will allow you to be safer in exploring off-piste when the powder is gone in-bounds. You can find a course on-line, or you can also hire a guide from the region you are visiting. Nothing beats local knowledge.

5. Fine tune your fitness If you are planning an alpine-touring outing, consider a few short trips on skins

near a ski area to test your stamina. If you are planning a trip to a more ski-liftoriented destination, make sure you put the mileage in your legs before you go. Big-vertical destinations will burn your legs. Skiing top to bottom is quite a different task from skiing at smaller ski resorts in Quebec or Ontario. It really helps to log many, many laps at smaller hills near home before heading to bigger mountains.

6. Get the right gear Make a list of what to bring, depending on the adventure you choose : alpine touring, heli-skiing, snow-cat skiing, resort skiing or maybe all of them. Take the advice of knowledgeable people at your local shop. Skiing big mountains might demand different equipment than you are used to. For example, big-mountain skis are invaluable for deep-powder skiing. And never compromise on your ski boots. Bring a pair you know and love, and carry them onto the plane with you, so there’s no chance they’ll become lost luggage. Also bring a camera ! A good still camera or a video-cam can immortalize every run and thrilling moment.

7. Be prepared when you’re there It’s critical to consult the weather and the avalanche report. They will determine your schedule and daily plans, or a guide can help make decisions for you. If, for example, flat light is forecast for a few days, you may choose to ski mostly at or below the treeline for better visibility. If the weather is sunny, consider an adventure in the alpine zone. At an alpine-touring destination or even in a controlled resort environment, plan to take an afternoon rest if the weather isn’t great. That way, you’ll be sure to be ready when conditions are at their best. Finally, a powder-seeking trip isn’t all about powder. Take time to enjoy the culture around you. Have a glass of wine at a wine bar. If you are in Switzerland, have lunch on a mid-mountain terrace. In Norway, book yourself into a Scandinavian spa. Wherever you are, simply go out with friends to a favourite local pub. Most important, enjoy every minute. These are memories for life… skipresse | 9


par/by Evans Parent

AVENTURE ADVENTURE

V

aldez est une petite ville côtière d’Alaska d’environ 4000 habitants. Bien que son activité économique principale soit la pêche, dans le monde du ski, Valdez est davantage connue pour ses montagnes abruptes et ses lignes de ski à faire frémir de peur (ou d’envie) tous les skieurs avides d’aventure.

© Evans Parent

10 | skipresse

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V

aldez is a pretty little Alaskan coastal village of about 4,000 souls. While its main economic activity is fishing, in the world of skiing, Valdez is better known to all adventure-seeking skiers for its steep mountains and its fear-inducing — or desire-generating — runs.

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© Evans Parent

© Evans Parent

Après avoir magasiné auprès de différentes entreprises, nous finissions par conclure un marché avec l’une d’entre elles : 200 $ par personne pour un aller simple, à 2100 mètres d’altitude, avec un guide. Date du départ : le lendemain matin ! E xcités com me des en fant s le matin de Noël, nous nous réveillons très tôt dans notre Subaru toute embuée. Pourtant, rien ne presse puisque nous avons

© Evans Parent

dormi sur place. Mais ma nuit avait été courte – trop d’appréhension et un peu d’anxiété – les questions défilaient dans ma tête : est-ce que ça sera comme dans les films ? Est-ce que je saurai gérer les petites avalanches de surface (slough ) ? Est-ce que je serai capable de skier en télémark les faces et couloirs que j’ai vus un peu partout autour ?

established. To start, we would ski Cherry Couloir, which runs down from Python Peak. After that, we’d see how this first run had gone. So after again going through avalanche safety instructions and particular measures to adopt around a helicopter, we placed our skis in the basket located on one of the helicopter’s skis and climbed aboard.

Sur place, on nous présente Dylan, notre guide pour la journée. Le

As we approached the couloir, Dylan did a visual analysis of the

snow conditions. The helicopter did a little tour of the other side of the mountain to make sure t hat t he cor nice didn’t pose any par ticular problem. The pilot and guide agreed on the most appropriate place to put us down. T he helicopter approached the summit and our guide exited to check the solidit y of t he chosen spot . After he approved, the machine did a 180-degree turn so that our door could open onto the

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plan de match est déjà établi. Comme entrée en matière, ce sera le couloir Cherry qui descend de Python Peak. Pour la suite, on devra voir comment se sera passée cette première descente. Après une révision des consignes de sécurité d’avalanche et des mesures particulières à prendre autour d’un hélico, nous déposons nos skis dans le panier situé sur un de ses patins, et prenons place à bord. À notre approche du couloir, Dylan fait une analyse visuelle des conditions de neige. L’hélico fait un petit tour de l’autre côté de la montagne pour s’assurer que la corniche ne pose pas de problème particulier. Le pilote et le guide conviennent de l’endroit le plus approprié pour nous déposer. L’hélico se rapproche du sommet et notre guide sort pour vérifier la solidité de l’endroit choisi. Après son approbation, le bolide exécute un 180 degrés pour que notre porte

© Evans Parent

puisse s’ouvrir sur le minuscule point de dépose… plutôt que dans le vide ! À ma sortie, je me rends compte qu’un seul patin s’est posé au sommet. Vraiment impressionnant comme expérience ! Dylan sort les skis du panier et l’hélico repart, nous laissant au s om me t . I l n’y a a lor s pratiquement pas de vent et le paysage des sommets enneigés et des glaciers environnants est encore plus renversant que ce qu’on avait pu s’imaginer. L’entrée du couloir est un peu trop rocailleuse pour qu’on puisse s’y attaquer du sommet. On descend d’une dizaine de mètres, nos skis accrochés à notre sac à dos. Ça donne un peu le vertige mais ça se passe plutôt bien. On

© Evans Parent

tiny drop-off point rather than onto empty space. As I exited, I realized that only one of the copter’s skis was actually on the summit. Quite an impressive experience ! Dylan got the skis out of the basket and the helicopter f lew off, leaving us at the summit. There was almost no wind and

the surrounding landscape of snowy peaks and glaciers was even more staggering than we could have imagined. The entry into the couloir was a bit too rocky for us to attack it from the summit. We descended ten metres or so, our skis attached to our backpacks. It created a bit of vertigo, but it went pretty much


© Evans Parent

© Evans Parent © Evans Parent

arrive finalement à un minuscule plateau où l’on chausse nos skis.

OK. We eventually arrived at a small plateau, where we put on our skis.

Notre guide y va de quelques virages prudents pour tester la neige. Pas question ici de partir en ligne droite pour finir en catastrophe au bas de la pente en deux secondes ! Il s’arrête sur le côté de la pente dans un petit ilot de sureté, et nous fait un signe d’approbation. C’est à mon tour d’y aller.

Dylan started off with a few careful turns to test the snow. No question here of starting straight down to end up two seconds later in a disaster at the base of the slope. He stopped on the side of the couloir in a little island of safety and signaled a thumbs-up. It was my turn to go.

J’aurais aimé me préparer mentalement plus longtemps car la pente est plutôt à pic. En plus, elle n’est pas très large. Mais bon, je m’élance quand même ! Hésitant, j’y vais de quelques virages en m’arrêtant entre chacun. Après avoir descendu une dizaine de mètres, je commence à m’habituer à l’angle. Aussi, la neige tient beaucoup mieux que j’aurais pensé.

I would have liked a bit more time for mental preparation, because the run was pretty steep. It was also fairly narrow. But “in for a penny”, I took off anyway. I was hesitant, and made a few turns stopping between each one. After descending ten or so metres, I started to get used to the steep angle. The snow also held a lot better than I would have expected.

Ça y est, cette fois, je me lance pour vrai ! J’enchaine les virages en prenant bien soin de contrôler ma vitesse. Après une douzaine de virages, je m’arrête à mon tour sur le côté de la pente. Je m’attends alors à voir passer une coulée de neige de surface, mais non, pratiquement rien. Après cette pause, j’enchaîne les virages un peu plus rapidement alors que le couloir s’élargit et que la pente s’adoucit légèrement. Sur le replat, complètement extatique suite à cette première descente, je rejoins Dylan et Alexis. Adjacents au couloir que nous venons tout juste de descendre, se trouvent d’autres couloirs tout aussi invitants. Mais pour les skier, nous devons d’abord les grimper. Je puise donc dans mes réserves d’énergie pour profiter à fond de ce terrain de jeu absolument exceptionnel. Il n’y a pas de doute, les montagnes de cette région d’Alaska ne sont pas mythiques pour rien. Après ce périple inoubliable, Alexis et moi y retournerons, c’est certain. À quand votre tour?

That was it. This time, I really took off. I connected the turns while taking care to control my speed. After about a dozen turns, I stopped on the side of the slope. I expected to see a slough run past me but no, there was almost nothing. After that little break, I connected my turns a bit faster as the couloir widened and the slope angle eased off slightly. On the flat, utterly ecstatic after this first run, I rejoined Dylan and Alexis. Beside the couloir we had just descended there were other, equally inviting couloirs. But to ski them, we first had to climb them. So I delved into my energy reserves to make the very most of this absolutely exceptional playground. There’s no doubt in my mind that the mountains in this part of Alaska deserve every scrap of their mythical reputation. After this unforgettable expedition, Alexis and I will certainly return. When will you go ?


par/by Peter Oliver

CHRONIQUE DE L’INDUSTRIE INDUSTRY REPORT

Au chaud, au Warm,

© Rab


sec, et britannique dry and British Q

uand on se lance en affaires, vaut mieux commencer par ce qu’on connait. En 1981, voilà comment pensait l’alpiniste britannique Rab Carrington quand lui et son épouse Sue créèrent leur compagnie de vêtements. Ayant « enchaîné les expéditions » dans les régions montagneuses les plus impressionnantes au monde – Chamonix, la Patagonie, l’Himalaya – pendant dix ans, il souhaitait maintenant transposer l’expérience acquise dans un projet d’affaires portant son nom. Cette année-là fut assez mouvementée pour les Carrington. L’entreprise vit le jour la même année qu’ils eurent leur premier enfant. Une année

à s’occuper d’un bébé naissant et à fabriquer à la main des sacs de couchage en duvet. Ils travaillaient à leur maison de Sheffield, en Angleterre, avec « le bruit des

I

f you’re going to start a business, start with what you know. That, in part, was the mindset of British alpinist Rab Carrington when he and his wife Sue founded a small clothing company in England in 1981. For the previous decade Carrington had “lurched from expedition to expedition,” spending time in the great climbing regions of the world – Chamonix, Patagonia, the Himalayas. Now he wanted to translate his expeditionary experience into a business venture bearing his name. It was an eventful year for the Carringtons. The company was born in the same year as the birth of their first child, resulting in a year of infant care combined with the frenzied activity of making

down sleeping bags by hand. It began in their house in Sheffield, England, with “sewing machines buzzing away in the attic, down slowly dr i f t i n g dow n st ai r s,” says Carrington.


machines à coudre qui résonnait du grenier jusqu’en bas de l’escalier », raconte Carrington. Peu de temps après, Carrington vit aussi un marché pour les vêtements en duvet. Il ne voyait pas nécessairement ça comme une tentative d’améliorer ce qui existait déjà ; après tout, il avait des copains et des partenaires d’expédition qui fabriquaient des produits de qualité pour différentes marques connues. Ils savaient ce qu’ils faisaient. Mais « la vente de vêtements Rab me semblait possible », dit-il. Au fur et à mesure que les vêtements Rab évoluaient, l’objectif restait le même : concevoir des produits fonctionnels ; légers, chauds, imperméables, respirants, et assez robustes pour défier les conditions corsées de l’arrière-pays et des régions éloignées. Dans les années 1970, les vêtements conçus pour l’expédition entamaient une époque vraiment emballante. Moins lourds que ceux portés vingt ans plus tôt par des pionniers comme Edmund Hillary et George Mallory, les matériaux synthétiques utilisés et le poids plume (littéralement !) des matériaux naturels comme le duvet d ’oie répondaient maintenant aux besoins techniques des alpinistes, à une fraction du poids. Selon Carrington, Rab fut la première entreprise à commercialiser le manteau en duvet pesant moins d’une livre.

It wasn’t long before Carrington saw a market for down clothing as well. He didn’t necessarily view his enterprise as a grand attempt to improve upon what was already available ; after all, he had friends and expedition partners who were producing quality gear under different brand names. They knew what they were doing. But, says Carrington, “it just seemed possible that a few sales might be made from a brand called Rab.” As Rab clothing evolved, the goal was simply to create gear that worked. It had to be lightweight, warm, waterproof and breathable while still being able to withstand the most brutally harsh environmental conditions big mountains and remote locations could throw your way. Expeditionary clothing in the 70s was at the threshold of an exciting new era, already light years removed from the heavy and cumbersome garments worn less than two decades earlier by mountaineering pioneers like Edmund Hillary and George Mallory. Synthetic materials and, literally, featherweight natural materials such as down were now able to meet the technical needs of expeditionary climbers at a fraction of the weight. Carrington claims that Rab was the first company to make a commercially available down jacket weighing less than one pound. As the brainchild of someone who spent much of his early adult life on mountain expeditions, Rab was conceived with functionality as the focus. The down sleeping bags and jackets were first out of the gate, but shells, layers and other technical

Le fruit du travail d’un individu ayant passé une grande partie de sa vie en expédition, les produits Rab furent donc spécifiquement conçus pour être fonctionnels. Rab offrit d’abord les manteaux et les sacs de couchage en duvet, puis vinrent les coquilles, les couches, et autres types d’items techniques. Comme le soutient le manufacturier, ils devaient pouvoir défier « les pires conditions au monde. » Selon Antoine Simpson, directeur général des produits Rab (Canada), le principe fondamental du design et de la fabrication, c’est « comment le produit se comporte et non à quoi il ressemble. »

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Évidemment que l’expérience personnelle de Carrington s’est avérée une ressource inestimable. Et même s’il a vendu l’entreprise il y a 11 ans, le feedback d’athlètes se révèle toujours précieu x pour le design des produits. Aujourd’hui, l’entreprise se fie sur les recommandations et les essais sur le terrain d’une équipe de plus de 25 athlètes – alpinistes, skieurs, guides de montagne, photographes et coureurs d’aventures, et même un adepte de traineau à chiens. Parmi les membres de l’équipe, Gary Rolfe a parcouru plus de 30 000 kilomètres dans l’Arctique avec son escouade de chiens, tandis que Richard Parks a grimpé les plus hauts sommets des sept continents, et visité les deux pôles (Sud et Nord) lors d’un périple de sept mois. Si les produits Rab conviennent à ces explorateurs, ils peuvent certainement combler les athlètes impliqués dans des aventures moins extrêmes. L’entreprise a davantage évolué au niveau de la conception et du design que sur le développement de matériaux. Elle a © Johnny Anthoniuk

www.reachforthetop.myevent.com choisi de collaborer avec des producteurs de tissus et d’isolants pour produire ses designs plutôt que de développer ses propres matériaux. Depuis ses débuts, par exemple, Rab a travaillé de près avec Perseverance Mills, l’entreprise créatrice du Pertex, un matériau synthétique doté d’une technologie évacuant l’humidité. Au fil du temps, Rab et Pertex ont progressé en synergie. « On a pensé à s’unir pour concevoir des tissus ultra légers », soutient Car r ing ton. « En combinant 20 | skipresse

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Equilibrium (un tissu en Pertex) avec une couche légère évacuant l’humidité, on a produit Vapourrise. » Sur son site web, Rab offre une description de Vapour-rise : « Évacue l’humidité, procure chaleur et protège du vent afin de maintenir un microclimat interne confortable dans différentes conditions et lors d’activités d’intensité diverses. » La gamme actuelle utilise aussi des matériaux comme Polartec, Primaloft, la laine mérinos, et le duvet. (Et « pas du duvet asiatique bas de gamme », insiste Simpson. « Nos duvets proviennent tous d’Europe. ») Rab a récemment décidé de se pencher sur la conception de vêtements conçus spécifiquement pour le ski, particulièrement le backcountry. Un marché qui, selon Simpson, représente environ 20 % des ventes à l’échelle mondiale de Rab. Au sein de sa brigade d’athlètes, Mélanie Bernier, une Québécoise vivant à Revelstoke, est une adepte de la rando-course (SkiMo), un sport techniquement très exigeant pour les vêtements. Une épreuve typique implique trois ou quatre ascensions cumulant environ 1700 mètres avec, entre chaque montée, des descentes à haute vitesse. Durée : environ une heure et demie. « C’est très dynamique, très différent de la position stationnaire de la grimpe », dit-elle. La chaleur du corps et la transpiration montent en flèche puis se dissipent à un rythme effréné. Les vêtements doivent pouvoir maintenir la température du corps le plus stable possible. En offrant au manufacturier du feedback sur les produits, Bernier apprécie que les designers « l’écoutent ; c’est une forme de respect. Je vois qu’ils ont

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gear would gradually be added to the line. The gear had to stand up to “the most extreme conditions in the world,” according to a tag line that the company continues to use today. “How it functions not how it looks” is what Antoine Simpson, Rab’s general manager in Canada, calls the foundational principle in the design and manufacture of Rab gear. Carrington’s personal expeditionary experience, of course, was an invaluable resource. And although he sold the company 11 years ago, the input of active athletes continues to be a critical driving force in Rab design. Today, Rab relies on the recommendations and field testing of a team of more than 25 athletes – mostly climbers but also with skiers, mountain guides, adventure photographers, adventure racers, and even a dog sledder in the mix. Among the team’s credentials : Gary Rolfe has traveled more than 30,000 kilometres in the Arctic with his team of dogs ; Richard Parks climbed the highest peaks of the seven continents and visited both the South and North Poles in a seven-month omnibus adventure. If Rab gear could work for those guys, it could certainly work for athletes engaged in less ambitious undertakings. Rab has evolved more as a design and engineering company than as a material developer. That is to say, the company has worked with outside fabric and insulation producers in assembling its clothing designs like a jigsaw puzzle, rather than developing innovative materials itself. Since its early days, for example, Rab has worked closely with Perseverance Mills, the developers of Pertex, a synthetic material with an unusually effective technology for wicking moisture. Rab and Pertex have

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progressed synergistically over the years. “We looked at putting lightweight fabrics together,” says Carrington, offering this example : “We married Equilibrium (a Pertex fabric) with a highly wicking light pile to produce Vapour-Rise.” The Rab web site describes Vapour-Rise as balancing “wicking, warmth and wind resistance to maintain a comfortable micro-climate within the garment through a wide range of activity levels and weather conditions.” In the current Rab line, such trustworthy materials as Polartec and Primaloft are also incorporated, along with natural materials such as merino wool and down. (And “no cheap Asian down,” Simpson insists. “It’s all from Europe.”) Rab has only recently begun to get serious about clothing specifically designed for skiing, especially in the backcountry. According to Simpson, the skiing market now represents about 20 percent of Rab’s worldwide sales. On the Rab’s team of athletes is ski-mountaineering racer Melanie Bernier, a native Quebecer who now lives in Revelstoke, BC. Bernier’s sport exacts technical demands on clothing that are about as extreme as anything in skiing. In a typical ski-mountaineering race, she faces three or four climbs totaling roughly 1,700 metres with high-speed descents in between, all to be completed in about an hour and a half. “It is very dynamic, very different from being (mostly) stationary when climbing,” says Bernier. Body heat and moisture spike and dissipate in rapid succession, and clothing must be designed to keep body temperature as much on an even keel as possible. www.skipresse.com


Rab fabriqua d’abord les manteaux et les sacs de couchage en duvet, puis apparurent les coquilles, les couches, et autres types d’items techniques. Comme le soutient le manufacturier, ils devaient pouvoir défier « les pires conditions climatiques de la planète. »

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maintenant intégré certaines de mes suggestions. » Parmi celles-ci, des poches plus larges pour insérer les peaux, doublées en mesh pour leur permettre de sécher entre les montées. Le genre de détail pouvant uniquement provenir de l’expérience d’une skieuse s’étant déjà retrouvée au sommet d’une montagne, prise avec des peaux enneigées et mouillées, ne sachant trop quoi en faire. Même si Rab suit toujours son dicton – la fonctionnalité prime – l’entreprise réalise que pour les skieurs, plus que pour les alpinistes se retrouvant dans des lieux éloignés, le look aussi compte. Bien que « l’essentiel est la conception de produits techniques, pousser cet aspect ne gonf le pas nos ventes », sout ient Simpson. Ces cinq dernières années, l ’entreprise www.skipresse.com

s’ ét ant élarg ie au x marchés internationaux, s’implantant en Amérique du Nord, en Chine et en Australie, elle ajouta des couleurs plus tendances. Mais lorsqu’un adepte parle des produits Rab, ce sont ses particularités techniques qu’il mentionne : « Durable », « respirant », « sèche rapidement », « évacue l’humidité », « imperméable. » Des termes techniques reviennent à chaque énoncé, mais le style l’est rarement. La fonctionnalité a cependant un prix ; les vêtements Rab ne sont pas donnés. Mais face aux pires intempéries, dans les endroits les plus isolés de la planète, maintenir « un microclimat interne confortable », ça n’a pas de prix. Rab Carrington peut être fier de ce qu’il a créé il y a plus de 30 ans; ce sont des produits techniques vraiment performants.

In providing the company input on ski-clothing design, Bernier appreciated that the designers “listened to me. It was a form of respect. I now see things I suggested applied.” Among Rab’s cool, ski-specific features, for example, are wider pockets to stash climbing skins. The pockets are mesh-lined to allow the skins to dry when not in use. That is the kind of design that only comes about through the experience of someone who has stood at the top of a climb holding wet, snowy skins and trying to figure out what the heck to do with them. For its ski clothing, Rab continues to follow its founding dictum : function first. But the company is also discovering that skiers care, perhaps more than climbers in remote locations do, about how they look. While “the heart of the company is technical products,” says Simpson,

“pushing the technical aspect is not what creates (sales) volume.” As the company in the last five years has expanded into international markets from North America to China to Australia, it has added color choices for wider fashion appeal. Still, when anyone affiliated with Rab talks about its products, it is the technical features that are touted. “Durable,” “breathable,” “fast drying,” “wicking,” “hydrophobic” – functional words seem to come up in every sentence, while fashion and style are almost never mentioned. Function comes at a price ; Rab clothing is not cheap. But when going to the harshest and most remote corners of the Earth and still maintaining “a comfortable micro-climate within the garment,” no price is really too high. Rab Carrington can be proud of what he started more than 30 years ago. This stuff works. skipresse | 21

The down sleeping bags and jackets were first out of the gate, but shells, layers and other technical gear would gradually be added to the Rab line. The gear had to stand up to “the most extreme conditions in the world.”


par/by Peter Oliver

PROFIL PROFILE

Rapide comme un chat Marie-Michèle Gagnon Quick as a cat La skieuse vedette

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our Marie-Michèle Gagnon, devenir skieuse de niveau international n’aura peut-être pas été une certitude génétique… mais c’était vraiment près de l’être. Dans l’album de souvenirs d’enfance que sa mère garde précieusement à la maison familiale de Lac-Etchemin, on peut y lire l’ambition du fillette de sept ans : devenir une skieuse professionnelle.

©

Alpine star

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ecoming a world-class ski racer might not have been a genetic inevitability at birth for Marie-Michèle Gagnon. But it was pretty close. In an album of childhood memorabilia assembled by her mother at the family home in Lac Etchemin, Québec, the declared ambition of a seven-year-old is recorded : to be a professional ski racer.

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Évidemment que la vie, dans la tête d’un enfant de cet âge, n’est jamais si simple ou axée sur un objectif à ce point précis. Passionnée de sport, Gagnon en a pratiqué une multitude. Elle aurait pu s’imaginer devenir patineuse artistique, pro de trempoline, ou kayakeuse professionnelle. Ces sports ont tous transformé sa jeunesse en une célébration continuelle d’activité physique. Tennis, course en sentier, triathlon ; du sport, tout le temps. « Je les pratiquais presque tous », dit-elle.

de longs parcours de descente et de super-G leur permettant d’être à l’aise à haute vitesse.

Mais la course de ski a gagné, surtout parce qu’elle « aimait se retrouver en groupe, en train de faire le genre de folies que font les jeunes » en montagne. Un peu plus « extrême » que les autres, elle avait la réputation d’être accro à la vitesse quand elle skiait au mont Orignal, au sud de Québec. « Pour les patrouilleurs, j’étais celle qui skiait en position de recherche de vitesse », dit-elle. « J’aimais skier le plus vite possible. »

E l le tomba en amour ave c l’intensité frénétique du slalom. « Tu dois prendre des risques », dit-elle. « Le slalom, c’est super intense. La vitesse, c’est plus relaxe. » Elle termina la saison dernière au sixième rang mondial en Coupe du monde de slalom, et remporta le titre canadien et américain aux Championnats national de slalom.

De là sa progression plutôt inhabituelle comme coureuse. La plupart des jeunes québécois exploitent d’abord leur talent dans les disciplines techniques (slalom et slalom géant), avant de développer leur vitesse. On peut blâmer la topographie – nos montagnes ne présentent pas l’ampleur nécessaire pour concevoir

Mais quand Mitch (comme on l’appelle) fut invitée à son premier camp d’entraînement avec l’équipe nationale (en C.B.), avant ses débuts en Coupe du monde en 2008, c’est sa vitesse qui impressionna les entraineurs. Depuis, elle a inversé le parcours de développement habituel, se transformant graduellement en l’une des meilleures skieuses de slalom au monde.

Le sport définit même sa vie amoureuse. Son copain, l’Américain Travis Ganong, est aussi un skieur. Pendant la saison morte, à leur maison située près de Lake Tahoe, en Californie, ils partagent la même consigne : Ne pas prendre ça mollo ! Surf à pagaie, voile, vélo de montagne – « Si je n’étais pas skieuse, je ferais de la descente de vélo de montagne », avoue-t-elle.

Of course life is never quite so simple or so singularly focused in the gloriously chaotic mind of a grade schooler. Gagnon spread her love of sport across a broad athletic landscape. She could have declared her intention to become a professional figure skater. Or a professional kayaker. Or a professional trampoliner. A ll were activities that made her childhood a wall-to-wall celebration of physical exertion. Tennis, trail running, triathlon – any sport, any time, all the time. “Doing almost every sport possible” is how she puts it.

Blame the topography – the hills simply lack the magnitude to create long downhill or super-G courses for kids to get comfortable at high speeds.

But ski racing won out, primarily because she “loved to be outside with groups, doing the crazy things that k ids do” on the mountain. And she might have been just a little bit crazier than all the other kids, earning the reputation of being a speedaholic on her home hill of Mont-Orignal, south of Québec City. “All the ski patrollers knew me as the kid who was always tucking,” she says. “I loved going as fast as possible.”

She fell in love with the frenetic intensity of slalom. “You have to be gutsy, you have to take risks,” she says. “Slalom is super hyper. Speed is more relaxed.” She ended last year ranked sixth in the world in the World Cup slalom standings and won both the Canadian and U.S. national slalom championships.

Which led to an unusual evolution as a ski racer. Most Québec kids show their initial sk i-racing promise in t he technical disciplines, slalom and giant slalom, before gradually developing speed-event skills.

But when Mitch (as she is called) was invited to her first nationalteam training camp in British Columbia before her World Cup debut in 2008, it was her speed skills that attracted the attention of coaches. Since then, she has reversed the usual course of racer development, gradually evolving from a speedster into one of the world’s best slalom racers.

Athleticism, on snow and off, defines even her love life. Her boyfriend is a ski racer, American Travis Ganong, and at a house the two bought together near Lake Tahoe in California, they heed a shared, off-season mandate : Don’t take it easy. Stand-up paddleboarding, sailing, mountain biking – “if I wasn’t a ski racer I’d be a downhill mountain-bike racer,” she

Gagnon tomba en amour avec l’intensité frénétique du slalom. « Tu dois prendre des risques », dit-elle. « Le slalom, c’est super intense. La vitesse, c’est plus relaxe. » Gagnon fell in love with the frenetic intensity of slalom. “You have to be gutsy, you have to take risks,” she says. “Slalom is super hyper. Speed is more relaxed.”

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© Pentaphoto – Alpine Canada © Dave Riley

Pas le temps de relaxer ; un luxe, semble-t-il. Elle est aussi demeurée fidèle à sa personnalité d’athlète quand elle a posé pour incarner la Lange Icon de l’année, vêtue d’une combinaison noire hyper moulante à l’allure sexy d’une catwoman. Dans ses bottes de course, jouant le rôle de l’un des sex-symbols du ski, elle semble tout de même prête à chausser ses skis. Au lieu d’opter pour une pose sensuelle, c’est comme si la caméra l’avait surprise en plein saut. Peu importe où elle va, peu importe ce qu’elle fait, son côté sportif est toujours présent. En début décembre, entre le super-G de Lake Louise et les courses de slalom tenues à Åre, en Suède, elle n’a pas profité de quelques précieuses journées de repos avant d’entamer l’éprouvant 24 | skipresse

says. Not a moment, it seems, for the indulgent luxury of taking a relaxed breath. She stayed true to her athletic soul even when she dressed in a sleek, black bodysuit to capture with an unambiguous sexiness the feline allure of a catwoman as the annual Lange girl. In taking on the role of one of skiing’s iconic sex symbols, she is still locked and loaded in her race boots, as

if one step away from clicking into her slalom skis. Rather than adopt some sultry, fetching pose, she appears to be bounding, as if caught by the camera in mid-leap. Wherever she goes, whatever she does, athleticism is never out of the picture. She didn’t use the precious few days in early December between the Lake Louise super-G and giant slalom and slalom races in far-off www.skipresse.com


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C’est un hiver important pour les sk ieurs de la Coupe du monde, surtout les nord-américains, avec les Championnats du monde tenus à Beaver Creek au Colorado, en février. Gagnon espère prendre part à au moins trois disciplines – slalom, SG et supercombiné. Pour le Canada, elle représente le meilleur espoir de médaille. Elle espère aussi réaliser son souhait de jeunesse, soit de confirmer sa place comme skieuse professionnelle aux Championnats du monde. Elle cherche à amasser un autre titre que sa mère pourra ajouter en annexe à son fameux album de souvenirs. www.skipresse.com

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Canada • États-Unis • Autriche • France • Italie • Suisse • Chili • Japon

And finally, she is not one to let a little pain stand in the way of a deep desideration to fill her life with athletic abundance. When she dislocated her left shoulder, for the fourth time, in the GS in Åre, she simply popped the shoulder back in place by herself. No big deal, right ? She then skied to an 11th place finish in slalom the next day.

45 destinations

T h is is an impor t ant w inter for World Cup ski racers, especially for North Americans. This is a world championship year, with Beaver Creek in Colorado being the host site in February. Gagnon expects to compete in at least three events – slalom, GS and super combined – and she carries with her Canada’s best hopes for a medal.

Canada • États-Unis • Hollande • Espagne

She also carries with her a hope to affirm a childhood ambition, proving herself as a professional ski racer on the sport’s biggest stage. She is looking for one more bit of memorabilia for her mother to add as an appendix to that grade-school album. skipresse | 25

48 groupes accompagnés Eric Berger

Finalement, elle n’est pas du genre à laisser une petite douleur nuire à son profond besoin de combler sa vie de réalisations sportives. Quand elle subit une dislocation de l’épaule gauche, sa quatrième, lors du SG, à Åre, elle l’a simplement remise elle-même en place. Pas plus grave que ça. Le lendemain, elle prit le 11e rang du slalom.

Åre, Sweden to rest up for the grueling transatlantic travel that lay ahead. Instead, she was at Sunshine Village, south of Lake Louise, up to her eyeballs in untracked powder.

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voyage transatlantique qui l’attendait. Elle se trouvait plutôt à Sunshine Village, au sud de Lake Louise, dans la poudreuse jusqu’au cou.


Le podium des stations The ski resort podium

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S

epuis qu’elle a entamé sa carrière sur l’équipe nationale canadienne, il y a environ huit ans, Gagnon eut l’opportunité de courir et de skier dans plus de 60 stations, sur quatre continents. En restant sur le thème des Championnats du monde du mois prochain, elle créa un podium pour classer ses trois stations de ski préférées.

ince beginning her career on the Canadian national team about eight years ago, Gagnon has had the opportunity to race and ski at more than 60 resorts on four continents. In keeping with the theme of the upcoming world championships next month, she came up with the podium finishers as her three favorite resorts in the world.

1 LES TROIS VALLÉES

© Pentaphoto – Alpine Canada

The gold goes to Les Trois Vallées in the French Alps, which isn’t quite fair. After all, the Les Trois Vallées is mainly three, interconnected resorts – Courchevel, Meribel and Val Thorens – all medal-worthy ski areas if taken individually. But put them together, says Gagnon, and it’s no contest. “It’s gigantic,” she says. “There is so much to explore, and every run comes with a different view, different scenery.”

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© Les Trois Vallées David André

Les Trois Vallées, dans les Alpes françaises, remportent l’or, ce qui n’est pas parfaitement équitable puisqu’il s’agit de trois stations interreliées – Méribel, Courchevel et Val Thorens – et que chacune mérite une médaille. Combinez les trois et « c’est gigantesque », soutient Gagnon. « Il y a tant à explorer, et chaque descente propose un panorama et un paysage distincts. »

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3 WHISTLER Finalement, le podium ne serait pas complet sans une station de ski canadienne : Whistler. Emballée avant même d’y être ; « la route le long de la côte, avec les îles et l’océan, est à couper le souffle », confie-t-elle. Elle trouve aussi vraiment stimulante l’énergie régnant au village de Whistler. Et, comme le dit si bien Dorothy dans Le magicien d’Oz, on est vraiment bien à la maison.

2 CORTINA D’AMPEZZO

© Foto Cortina

Elle cède l’argent à Cortina d’Ampezzo dans les Dolomites, en Italie. Le ski y est fabuleux et la beauté exceptionnelle des Dolomites – ses rochers majestueux changeant de couleur avec la lumière du jour – l’impressionne vraiment. Et, évidemment, le charme irrésistible de sa cuisine italienne. She g ives t he si lver medal to Cor t i na d’A mpezzo in t he Dolomites of Italy. While the skiing is great, the unique beauty of the Dolomites’ powerful upthrust – the sheer, vertical rockiness that changes color with the changing light of day – is what really gets her attention. That, and of course the irresistible food, this being Italy after all.

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Finally, no podium would be complete without a home-country contender. Whistler excites her before she even gets there ; “the drive along the coast, with the islands and the ocean, is breathtaking,” she says. Once there, she finds the energy of Whistler village invigorating. And as Dorothy said in the Wizard of Oz, there’s no place like home.


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l vient un temps où à chaque virage que l’on fait, l’équilibre sur le ski extérieur est non seulement efficace, mais tout à fait agréable. Mais qu’est-ce que le ski extérieur ? Il s’agit en fait du ski qui est le plus près du bas de la montagne lors d’un virage. Que ce soit en virage coupé à haute vitesse ou dans la poudreuse jusqu’à la taille, vous aurez plus de contrôle et vous dépenserez moins d’énergie.

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here comes a time in every turn where balance on the outside ski is not only effective and efficient, but it just feels good. What is the outside ski ? It’s the one closest to the bottom of the hill at the end of the turn. Whether you are carving a high-speed turn or floating through waist-deep powder, you will gain control and use less energy.

Comment être à la mode… en s’équilibrant sur le ski extérieur. 1 Habillez-vous différemment des autres !

2 Pointez les skis dans la direction où vous souhaitez vous diriger, en utilisant le bas du corps pour créer une séparation entre le haut et le bas du corps.

How to become an outsider… D ress differently than 1  everyone else !

2 Point your skis where you want to go using your lower body, creating upper and lower body separation.

3 A s your hips move inwards

2 Bilingual

Bilingual - reverse

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English tag

English tag - reverse

and in the direction of the snow, balance toward your downhill ski with your upper body.

4 M aintain some separation in anticipation of the next turn. www.skipresse.com

© JohnEvelyPhoto.com CSIA

par/by l’AMSC/CSIA


LUNETTES ET CASQUES

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3 Lorsque vos hanches se rapprochent de la neige, équilibrez-vous sur votre ski extérieur à l’aide du haut du corps.

4 Maintenez une certaine séparation afin de vous préparer au virage suivant. Dans la première partie du virage, le fait d’utiliser le bas du corps pour diriger l ’effor t de virage améliore naturellement l ’équilibre sur votre ski extérieur puisque le haut de votre corps reste parallèle à la pente. Dans la seconde partie du virage, lorsque vous déplacez les hanches vers l’intérieur du virage et qu’elles se rapprochent de la neige, le haut de votre corps peut contrebalancer ce mouvement. Cela vous permettra d’avoir une plus grande adhérence sur la neige durcie, ainsi qu’une plateforme plus stable dans la neige plus molle ou dans des conditions de neige plus difficiles. L’effort déployé pour maintenir une certaine séparation entre le haut et le bas du corps à la fin de votre virage aura un effet de contre-rotation et vous aidera à anticiper le nouveau virage. Pour enchaîner vos virages sans effort, relâchez simplement l’effort de tourner et le bas de votre corps sera redirigé dans la direction à laquelle vous faites face. S’équilibrer au milieu du ski extérieur diminue l’effort musculaire et fonctionne dans toutes les situations et les conditions de neige. Revisitez vos classiques ; équilibrez-vous sur le ski extérieur !

4

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GANTS ET BÂTONS DE SKI

In the first half of your turn, using your lower body to lead your turning effort naturally increases balance on your outside ski because your upper body stays more aligned with the slope.

GLOVES & SKI POLES

In the second half of your turn, when you move your hips downwards to the snow and inside your feet, your upper body can counterbalance this move, resulting in additional grip on hard snow and a more stable platform in softer or rougher snow conditions. The effort to maintain some upper and lower body separation at the end of your turn results in a winding effect and helps you anticipate the new turn. To link your turns effortlessly, simply release the turning energy, and your lower body will unwind in the direction you are facing.

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par/by Emilie Corriveau

CHASSEUR D’IMAGES IMAGE HUNTER

Melody Sky le meilleur ski dans l’est.

E

nfant, jamais Melody Sky n’aurait pensé qu’elle se retrouverait un jour à dévaler quotidiennement des sommets enneigés. En digne fille d’un surfer convaincu, elle adorait passer ses journées sur les plages ou dans les vagues et ne s’intéressait aucunement aux sports d’hiver. Etonnamment, elle est pourtant devenue la première femme vidéaste de ski en Europe. Récit d’un parcours atypique…

A

s a child, Melody Sky would never have thought that one day she’d find herself hurtling down snow-covered slopes on a daily basis. As befits the daughter of a committed surfer, she loved spending her days on the beach or in the waves and had zero interest in winter sports. Amazingly, however, she has become Europe’s first woman ski-video maker. This is the story of a most unusual journey…

info@chic-chac.ca

Aujourd’hui photographe et v idé aste de spor t s d ’aventure, Melody se souv ient t rès bien du prem ier cliché spor t if qu’elle est par venue à capter. Elle avait neuf ans et le sujet lui était très familier : son père et sa planche de surf !

et ma mère prenait toujours des photos. Elle ét ait complètement obsédée par la photographie. À l’âge de neuf ans, je suis moi aussi devenue obnubilée par ça. J’utilisais tout mon argent de poche pour faire développer mes photos », se rappelle-t-elle.

« Nous avions l’habitude d’aller à la plage pour flâner

Mais malgré sa passion pour l’image, Melody a mis

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Now an advent ure -spor t s photographer and video maker, Melody well remembers the first sports shot she took. She was nine years old and highly familiar with the subject she was shooting : her dad with his surfboard ! “We used to go to the beach to hang out and my mom would always be shooting photos. She was obsessed with it. At the age of nine, I became obsessed with it, too. I used to spend

all my pocket money on developing photographs,” says Melody. But in spite of her passion for the captured image, Melody took time to officially make it her trade. She loved scuba diving and surfing and had spent much of her young twenties exploring the underwater world all over the globe. Strangely, it was these aquatic adventures that allowed her to www.skipresse.com


le meilleur ski dans l’est.

CATSKI HELISKI APRÈS-SKI

© Melody Sky

un certain moment à décider d’en faire officiellement son métier. Grande adepte de plongée sous-marine et de surf, elle a consacré une bonne part de sa jeune vingtaine à explorer les fonds marins du monde entier. Étrangement, ce sont ces aventures aquatiques qui lui ont permis de découvrir son intérêt pour le ski. « Je faisais de la photo sous-marine et je travaillais avec quelqu’un qui faisait partie de l’équipe de ski du Canada. Pendant deux saisons, www.skipresse.com

discover her interest in skiing. “I was doing some underwater photography, and I worked with someone who was on the Canadian ski team. For two seasons, the team tried to convince me to go with them to the Alps. I was not interested, mostly because of the cold weather. I was doing diving seasons back to back and eventually, I had October free and decided to try to go surprise them,” she says. Except the tables were turned, and it was Melody who was surprised : for the first skipresse | 31

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« Les femmes sont davantage mises de l’avant. Il y a deux ans, je n’avais encore jamais fait de photos de skieuse et depuis, je n’arrête plus de recevoir des demandes pour les photographier et les filmer. » - Melody Sky


“There is a lot more push for women in freesports. Until two years ago I had never shot a woman, and in the last two years, I’ve been getting so many requests to photograph and film them.” - Melody Sky © Melody Sky


time in nine years, her buddies had decided to train in Whistler, BC, instead of at Tignes in the French Alps . So she found herself feeling alone in the alpine complex about which her friends had told her so much. To pass the time, she started chatting with the people there. She soon landed a job as an under-ice diving instructor and, a short time later, perhaps because her bosses also owned a ski school, they finally introduced her to the joys of skiing ! “A nd I loved it a lot more than I thought I would,” says Melody, laughing. But she still felt the siren call of sandy beaches and the beauty of the deep oceans and, after spending some time with her feet in snow, Melody started to vacillate between reclaiming her life as a beach bum and enrolling in university, which was a dream she had not yet achieved. “I flipped a coin whether I’d go to university or go to Australia to do some diving. I got university, so, at 26, I moved to London from the Alps to study Film and Sport Sciences.”

After producing a thesis about the inf luence of the mass media on the int r insic cult ure of ex t reme spor t s, Melody ret ur ne d to live in the Alps—this time in Verbier, Switzerland—to shoot photographs and films. A female pioneer in a man’s world, she became the f irst wom a n sk i-v ide o m aker i n Europe. “I always loved it. At the beginning, it was hard because I tried to compete too much with the guys. Physically, it was really demanding. I pushed myself too hard, so I ended up having neck problems. But now, it’s a lot easier for me. And I feel in the last couple of years, there has been a real turnaround. There is a lot more push for women in freesports. Until two years ago I had never shot a woman and in the previous two years, I’ve been getting so many requests to photograph and film them. It feels good !”

timelinemis melodysky. 34 | skipresse

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With a huge talent for composing images and known for her action photos set against mag nif icent landscapes, Melody still works out of Verbier. With five colleagues—Xavier de la Rue, Matt Hollis, Guido Perrini, Matthieu Giraud and Tero Repo—all at the top of their field, she recently fou nde d T i mel i ne M i ssion s, a production company that specializes in ski movies as well as providing photographic services. While she intends to devote the next months of her life to the development and positioning of the young company, she also hopes to have the opportunity to get involved in a humanitarian or pro-environmental campaign. “I’d love to use my photography to help. For a fundraiser, maybe. It’s one of my goals. I think it’s important to raise awareness and to do something for other people.” Talented, incredibly charming and wearing her heart on her sleeve – in other words, the kind of photographer you’re encouraged to discover.

ssions.com .com www.skipresse.com

© Melody Sky

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Née au cœur de la nature sauvage de la côte ouest canadienne, Arc’teryx s’inscrit sur des valeurs de précision et de qualité tant au niveau du design que de la fabrication offrant ainsi une performance inégalée dans les conditions extrêmes.

Disponible chez Arc’teryx Montréal Édifice Concordia #1515 Ste-Catherine Ouest Montréal, Quebec

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