Le journal du cannabis depuis 1985
GRATuit Année 15 – Edition 1-2017
16 De l’hydroponie en outdoor
31 Reproduction sexuée
38 Autofleurissantes XXL : objectif dépassé
18+ Réservé aux adultes. Soft Secrets est une édition de Discover Publisher, Pays-Bas
À Marseille, 150 personnalités s’engagent pour la légalisation
white berry • sensi-star • delahaze • pandora • belladonna • wappa • allkush • atomical haze • ice cream • nebula
OG KUSH
Le 8 janvier dernier, une tribune a été publiée dans le Journal Du Dimanche pour demander la légalisation du cannabis. Intitulé « Légalisation du cannabis: l’appel de Marseille », le texte a été signé par deux députés socialistes, Patrick Mennucci et Marie-Arlette Carlotti ,et par des personnalités diverses, tous habitants de Marseille : avocats, magistrats, médecins, hauts fonctionnaires, chefs d’entreprise, militants associatifs, artistes… En France, Marseille occupe une place particulière dans le domaine du cannabis. On a longtemps pratiqué ici le commerce du chanvre pour le textile et les cordages des bateaux et nous savons tous que le nom « Canebière » vient de cannabis.
apparition. On peut même, dans certaines cités, acheter de l’herbe à la carte, comme dans les CSC espagnols ou les coffee-shops hollandais. Plusieurs variétés d’herbe et de haschich sont proposées avec le menu affiché dans les escaliers.
Aujourd’hui, la ville est surtout connue pour ses cités, devenus de véritables hypermarchés du cannabis. Vous trouverez ici principalement du haschich en provenance du Maroc mais depuis quelques années, l’herbe européenne a fait son
Marseille, ce n’est pas seulement le trafic international. La culture locale est aussi bien développée, notamment en outdoor avec un climat très favorable. Plusieurs grow shops sont installes dans la ville et les alentours. Mais ce qui préoccupe les signataires de l’appel de Marseille, c’est bien le trafic dans les cités qui perturbe fortement la vie des vie des habitants et est responsable de 34 décès en 2016 lors de règlements de compte entre trafiquants (contre 14 en 2015). Le but de cet appel est de « sauver Marseille du désastre et du crime ». Les auteurs du texte ont développé un argumentaire en quatre parties. - La prohibition du cannabis est un échec. 20 % de l’activité policière concerne le trafic de cannabis. 9.095 procédures pour infraction à la législation sur les stupéfiants ont été enregistrées en 2016 contre 6.808 en 2012, soit une augmentation de 25 %. L’interdiction et la répression n’ont pas empêché l’augmentation de la consommation et du trafic. - La répression est très coûteuse. Beaucoup d’argent est dépensé pour la police, la justice,
la prison… Cet argent pourrait être affectée à des investissements « nécessaires et productifs » (santé, logement, école…). - La prohibition est dommageable pour la santé. L’interdiction du cannabis éloigne les consommateurs des institutions et empêche les pouvoirs publics et les associations de pratiquer une véritable politique de prévention. - La prohibition génère de l’exclusion. Le cannabis est interdit au nom d’une certaine moralité qui ne repose sur aucune logique scientifique. « Des personnes présentant un mode de vie particulier ou ayant une pathologie addictive sont stigmatisées, rejetées, punies… » En conclusion, les marseillais demandent la légalisation de la production, de la vente et de la consommation, telle qu’elle existe déjà dans certains pays et espèrent porter le débat au niveau national. La légalisation du cannabis devrait être l’un des sujets abordés durant les débats précédant les élections présidentielles. Plusieurs candidants de gauche se sont dejà prononcés sur la légalisation ou la dépénalisation et selon les derniers sondages, une petite majorité de français serait favorable maintenant favorable à ces changements. (OF)