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les actus

Centenaire : un succès populaire Une vie en 1914-1918

Milunka Savic, la combattante la revue de la

en coulisses

Prêts de collections

Société des Amis du Musée de la Grande Guerre  n° 5  décembre 2014-février 2015  4,50 €

Dossier

Hiver 1914 : la surprise des tranchées www.museedelagrandeguerre.eu



www.sam2g.fr


© Famille Savic

Les actus de la Grande Guerre et du musée : succès pour le Centenaire de la Marne, la BD Charley's War exposée au musée...

© Musée de la Grande Guerre / Y. Marques

Une vie dans la guerre : Milunka Savic, la combattante.

Trois ans déjà !

Fin 1914 : le front s’enterre. Alors que les armées françaises pensaient être rentrées avant Noël et les armées par Michel Rouger, directeur britanniques avant que du Musée de la Grande ne tombent les feuilles des Guerre du Pays de Meaux arbres, le conflit s’enlise dans un premier hiver, terrible, auquel personne n’est préparé. C’est ce que le dossier de cette édition vous propose de découvrir en ce dernier numéro de l’année. Une année 2014, tant attendue depuis l’ouverture du musée, qui déjà s’achève. Elle aura été riche en rencontres et en temps forts au fil des rendez-vous proposés par l’équipe du musée. Ce dernier fête déjà ses trois ans d’existence et son succès est indéniable. Un succès à partager en vous remerciant pour votre soutien !

© association Nanteuil Mémoire

édito

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

au sommaire

8-9

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Nanteuil Mémoire Sur les panneaux électroniques de la ville de Nanteuil-lès-Meaux, deux mots vous apparaissent, « Nanteuil Mémoire », suivis de noms d’hommes morts en 1914. Passionnés, les membres de cette jeune association ne manquent pas d’idées pour raviver la mémoire des 66 Nanteuillais morts pendant la Grande Guerre : la célébration du centenaire à travers les morts de sa commune, l’organi-

La SAM2G au 1 Salon de la Jeunesse de Meaux er

autour du 11 novembre, l'édition

La Société des Amis du Musée

Au programme le 10 janvier à

d'un journal, et une exposition

de la Grande Guerre participera

partir de 10h, une démonstration

dans l'enceinte de la mairie, inau-

au 1 Salon de la Jeunesse orga-

et initiation de la règle pour jeu

gurée le 8 novembre. De belles

nisé à Meaux (Salle des Fêtes)

d'histoire Croix de Guerre sur le

initiatives qui se renouvelleront

les 9 et 10 janvier prochains.

thème de la bataille de l’Ourcq.

jusqu'au 11 novembre 2018.

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sation d’une semaine du souvenir


10-11

Hiver 1914 : la guerre s'enlise dans la boue des tranchées. Le témoignage artistique d'Alphone Grebel. Les trêves de Noël : généralité ou exception ?

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© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

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Au quotidien en 14-18 : les rigueurs de l'hiver 1914.

actus

Croix de Guerre à Arras La Carrière Wellington d’Arras un atelier Croix de Guerre sous la houlette des auteurs de cette règle de jeu d’histoire pour figurines : Sylvain Ferreira et Florian Frot. Accueillis chaleureusement par Isabelle Pilarowski et son équipe, des joueurs de tous âges ont pu découvrir la règle éditée par la Société des Amis du Musée de la Grande Guerre, avec un scénario original sur un épisode de la bataille d’Arras le 9 avril 1917. Rendez-vous est déjà pris pour l’an prochain.

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

accueillait, le 8 novembre dernier,

On cuisine au musée ! A l’occasion de la semaine du goût, le musée a proposé des ateliers pour les familles autour de recettes de cuisine. Afin d’éviter le gaspillage, les cuistots en herbe ont appris à cuisiner les épluchures de pommes de terre et à faire de la soupe de pain. Avec une bonne surprise : c’était un vrai régal !

Plus d'infos sur Croix de Guerre sur www.c4all.fr

© Pascal Bonnière

783 000

C’est le nombre de pertes humaines pour l'armée française à la fin novembre 1914, dont 301 000 morts.

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Prêts de collections : ils explosent en 2014 avec les commémorations du Centenaire.

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

au sommaire

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Une plongée au cœur des combats de la bataille de l’Ourcq, épisode central des opérations sur la Marne : voilà ce que de nombreuses manifestations organisées par les associations historiques du Pays de Meaux – dont la Société des Amis du Musée de la Grande Guerre – ont proposé en septembre dernier à un public très nombreux. Retour sur les temps forts de ces commémorations.

P

remier grand moment : la reconstitution proposée par l’association Histoire et Collections à Chauconin-Neufmontiers le 6 septembre. Une cinquantaine

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© photos : www.mathias-studio.com

Le Centenaire de la Marne : un

de reconstituants en uniformes français et allemands, un réseau de tranchées recréé à l’identique, et plus de mille personnes présentes à l’inauguration officielle. Le public était ensuite invité à visiter les tranchées sous la conduite de reconstituants pour une immersion dans la vie des Poilus. Même si l’été 1914 n’était pas encore marqué par la présence de tranchées permanentes, cette initiative répondait à

une vraie attente du public. Un succès qui s’est répété tout au long du mois de septembre.

De reconstitutions en cérémonies Le 7 septembre matin, c’était au tour de Villeroy d’accueillir, une cérémonie officielle autour de la grande tombe où reposent les restes du Lieutenant Charles Péguy et de ses compagnons.


Demandez le programme ! Les principales activités du musée en février et mars. Et les informations pratiques.

© Musée de la Grande Guerre

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Nos livres coups de cœur et nos idées cadeaux, à offrir ou à s'offrir !

© Elodie Le Strat

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Jeu d'histoire : à l’assaut d’Etrepilly au Musée Bossuet

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succès populaire incontestable même d’une réplique d’un canon de 75 français. La semaine commémorative des opérations sur la Marne s’est achevée le 12 septembre par la visite offi­cielle du Premier ministre Manuel Valls au musée.

Des temps culturels

Une reconstitution haute en couleur à Chauconin-Neufmontiers le 6 septembre. L’après-midi, un public tout aussi nombreux que la veille participait à des marches historiques sous la houlette de l’historien meldois Raymond Pezant. Là encore, des reconstituants assuraient une plongée dans le quotidien des soldats avec la présence d’un bivouac, d’un taxi de la Marne et

Lors de deux journées de conférence au musée sur le thème de la bataille de l’Ourcq, les 13 et 14 septembre, Raymond Pezant a partagé son érudition avec un public nombreux, tout comme l’historien Vincent Majewski, spécialiste local du corps expéditionnaire britannique pendant les opérations sur la Marne. Enfin, le 27 septembre, Sylvain Ferreira, journaliste spécialiste en histoire militaire, a développé sa thèse sur les opérations sur la Marne dans l’auditorium du musée devant un public conquis.

En mémoire Le dernier temps fort de ce mois de septembre s’est déroulé le 28  septembre aux abords du bois du Télégraphe entre Penchard et Chauconin-Neufmontiers, lorsque la famille Hugot Derville au complet est venue honorer la mémoire du capitaine Hugot Derville, tombé le 5 septembre à la tête de ses soldats marocains, en présence de Daniel Maunoury, l’arrière petit-fils du général commandant la 6e armée française. « Quelle joie pour nous, expriment les membres de la Société des Amis du Musée, d’avoir fait connaissance avec les descendants de ces deux illustres soldats ! »

Charles Deslys Revivez l’événement avec une vidéo de la reconstitution à Chauconin le 6 septembre sur https://www.facebook.com/video. php?v=761433603913658&video_ source=pages_finch_main_video

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les

Un fleuron de la BD britann s’expose au musée Méconnue en France, la bande dessinée Charley’s War met en scène la Première Guerre mondiale du côté britannique. Quelques planches originales de cette œuvre font l’objet d’un accrochage original au sein des collections permanentes du musée.

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

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la fin des années 1970, a été publiée au RoyaumeUni une bande dessinée qui suit les aventures tragi-comiques d’un jeune volontaire anglais sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale : Charley’s War. Méconnue en France, cette bande dessinée a été redécouverte depuis 2011, grâce à Laurent Lerner, directeur des éditions Delirium qui a fait le pari de sortir une version française sous le titre La Grande Guerre de Charlie. Pat Mills, le scénariste, et Joe Colquhoun, le dessinateur aujourd’hui disparu, ont imaginé une histoire au plus près des soldats du front,

dans un réalisme saisissant qui plonge littéralement le lecteur au cœur du conflit, tout en dénonçant l’absurdité de cette guerre.

Inauguration avec l’auteur C’est avec émotion que Pat Mills a inauguré cet accrochage original le 16 octobre dernier, touché qu’un musée français rende ainsi hommage à son travail et à celui de Joe Colquhoun. Son intervention à l’auditorium du musée a permis de révéler quelques secrets de fabrication de la BD : un rythme effréné pour produire une histoire de trois pages chaque semaine, ou le fait que Joe et lui ne se sont jamais rencontrés physiquement pour travailler tout au long de ces années !

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D’Angoulême à Meaux… En janvier 2014, l’équipe du musée, par l’intermédiaire de Laurent Lerner, a rencontré Pat Mills au festival de la BD d’Angoulême. Une rencontre enthousiasmante, tant Pat Mills parlait avec passion de cette aventure, tout en louant le travail artistique de son complice Joe Colquhoun. En écho à la sortie à venir du tome 7 de la version française, l’idée est venue de présenter des planches originales de la bande dessinée au sein du musée, en lien avec les collections.


actus

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l’objet du mois Pétard-raquette ou « pétard de la Troisième Armée »

Johanne berlemont 

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Commence alors une période d’expérimentations et d’improvisations de toutes sortes. Des engins artisanaux sont fabriqués par les soldats, à l’avant ou en deuxième ligne, à partir de matériaux récupérés sur le terrain. Le pétard-raquette est conçu à partir d’un pétard

Ces grenades approchent un certain degré de standardisation et serviront jusqu’en 1916 puis seront remplacées par des fabrications industrielles de divers types à l’efficacité plus étudiée.

Jusqu’au 30 décembre 2014.

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Michel ROUGER

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L’équipe du musée a ainsi sélectionné une vingtaine de planches à exposer dans les différents espaces thématiques du musée : les gaz, le travail des femmes, les prisonniers de guerre, les troubles psychologiques, l’utilisation du char… autant de thèmes qui montrent à la fois la richesse du scénario et l’approche quasi documentaire du dessin. Encadrées et associées à leur version française, les planches sont réparties dans l’exposition permanente, accompagnées d’un texte qui les replace dans le contexte historique. Ce dispositif permet de confronter dessins et objets, imaginaire et réalité, fureur du front et tranquillité des vitrines, dans un dialogue qui s’impose comme une évidence.

contenant de l’explosif (mélinite ou cheddite) introduit dans un simple tube de fer et lié par un fil de fer à une longue planchette de bois. La mise à feu se faisait en tapant le clou à moitié planté au-dessus.

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En écho aux collections

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bandonnée en France après les guerres napoléoniennes, la grenade est simplement réservée à la défense des forts en 1914. Dès la fixation du front, elle devient une nécessité pour le soldat français qui était dans l’impossibilité de répondre aux nombreux jets de grenades venant des lignes ennemies.

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Au mois de mai, la rencontre avec Jane Colquhoun à Southampton est déterminante. Fille du dessinateur, elle possède et gère la majorité des planches de son père. Plusieurs ont déjà été exposées à l’étranger, mais jamais en France. Séduite par le musée et par le projet, elle donne son accord de principe.

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Milunka Savic, la combattante Héroïne de guerre serbe, Milunka Savic est la femme militaire la plus décorée de la Première Guerre mondiale.

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux / Y. Marques

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ilunka Savic est née autour de 1890 (la date de 1888 est également avancée) à Koprivnica, un petit village du sud-ouest de la Serbie. En 1913, au cours de la Seconde Guerre des Balkans contre la Turquie, elle subtilise l’ordre de mobilisation de son frère et prend sa place dans l’armée. Ayant changé son prénom en Milun, elle combat ainsi cachée et se révèle bonne tireuse. Elle est promue au rang de caporal à la suite de la bataille de Bregalnica à l’été 1913. Sa bravoure est déjà bien reconnue lorsqu’elle est blessée la même année et que sa véritable identité est découverte.

Son supérieur, reconnaissant son mérite militaire, l’autorise à rester dans l’armée. Pendant la Première Guerre mondiale, elle continue à s’illustrer notamment lors de la bataille de Kolubra contre les troupes autrichiennes à l’hiver 1914. Elle reçoit en 1916 sa deuxième Etoile de Karageorge – distinction créée par Pierre Ier de Serbie – lorsqu’elle capture seule 23 soldats bulgares.

Des récompenses militaires à l’anonymat civil Sa conduite et sa bravoure lui valent de nombreuses récompenses parmi lesquelles deux Etoiles de Karageorge, la Légion d’Honneur,

Milunka à l'honneur au musée Milunka Savic a naturellement trouvé sa place dans le Couloir des Femmes du musée. Une sculpture de l’artiste serbe Ljubisa Mancic dialogue avec un agrandissement d’une photo de Milunka en soldat, fusil à la main. Le musée conserve par ailleurs des cartes postales françaises mettant en scène la combattante avec les drapeaux serbes et français. La forte présence de réfugiés serbes dès 1914 en France explique que l’histoire de Milunka Savic ait été si tôt diffusée par des cartes postales et des articles de journaux. C’est à travers eux que nous redécouvrons aujourd’hui cette femme singulière au parcours exceptionnel.


la Croix de l’Ordre de Saint-Georges (Russie), l’Ordre de Saint-Michel et Saint-Georges (Royaume-Uni). Elle est faite voïvode, honneur correspondant à celui de maréchal. Après la guerre, elle retourne à la vie civile et devient femme de ménage à Belgrade où elle vit modestement et tombe dans l’anonymat jusqu’en 1972. Cette année-là, elle assiste à un défilé parée de ses décorations ce qui attire l’attention de la presse. Le journal Politika publie au même moment des courriers de lecteurs dénonçant les conditions matérielles de celle qu’ils considèrent comme une hé-

roïne de la Grande Guerre. Suite à cela, la ville de Belgrade la reloge gratuitement. Elle meurt l’année suivante et est enterrée en toute discrétion à Belgrade.

Sa bravoure est déjà bien reconnue lorsqu’elle est blessée et que sa véritable

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

© Famille Savic

une vie dans la Guerre

consacré par la télévision serbe. L’émergence d’études sur la place des femmes durant le conflit a permis de redécouvrir le rôle particulier qu’elle a joué et la place unique qu’elle occupe, étant une des femmes soldats les plus décorées du XXe siècle.

Anaïs Raynaud

identité est découverte

Reconnaissance L’histoire de Milunka Savic n’a refait surface que récemment grâce à un documentaire qui lui a été

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au quotidien en 14-18 Hiver 14 : la guerre (très) Lorsque le conflit éclate, la France vit un bel été. C’est sous une chaleur intense, dépassant les 30 degrés, que les mobilisés français rejoignent le front. Persuadés que la guerre sera courte, ils ne peuvent imaginer, sous ce soleil ardent, que quelques mois plus tard ils auront à affronter, en plus de l’ennemi, la pluie, la neige, le gel…

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© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

ovembre 1914. Le mythe de la guerre éclair a vécu, les tranchées sont creusées, le conflit s’installe et avec lui, l’hiver… La première vague de froid, trois jours consécutifs de fort gel, déferle sur les Poilus. Les soldats, simplement équipés de quelques couvertures, ne peuvent lutter contre cet ennemi-là. Alors l’état-major, en décembre et en janvier, leur fera envoyer des pantalons de velours à grosses côtes, des galoches fourrées en peau de vache et des manteaux en peau de mouton. Il faudra attendre l’année suivante pour que

Quand les Poilus font la pluie et le beau temps Lorsque la Grande Guerre débute, la France est déjà dotée d’un réseau important de stations météorologiques : plus de 2 000 réparties sur tout le territoire, permettant de constituer des archives climatiques nationales.

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Mais le personnel de ces stations est, comme tout le monde, mobilisé en 1914. Dans le nord et le nord-est du pays, il n’y a alors quasiment plus personne pour effectuer les relevés. Ce seront donc les lettres des Poilus à leurs familles qui

combleront le manque, leurs écrits étant interprétés par les météorologues. Ainsi, il a été convenu que quand le terme « frais », était utilisé, il devait faire entre 5 et 15 degrés Celsius. Pour « douceur », la fourchette était de 15 à 25 degrés Celsius.


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les combattants soient finalement mieux équipés pour affronter la météo : des bottes fourrées, un manteau long, des gants et un passe-montagne seront mis à leur disposition. A l’arrière, les familles sont aussi sollicitées, encouragées à confectionner de quoi permettre aux soldats d’endurer le moins mal possible les rigueurs hivernales.

En butte aux rigueurs hivernales,

Les Poilus pataugent dans une boue glacée

Celles-ci prennent bientôt un autre visage, triste, lancinant, morne : la pluie. Durant la première quinzaine de janvier 1915, il tombe sur le nord-est de la France 115 mm de précipitations, quand la moyenne pour l’ensemble de ce mois est de 60 mm… Les Poilus pataugent dans une boue glacée. Des conditions qui ne font que préfigurer la suite : sur 1 563 jours de conflit au total, 648 ont été pluvieux ou neigeux. Comme si le ciel avait voulu, à sa façon, participer à la Grande Guerre.

Xavier Gillet

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dossier © Emilie Biens

Hiver 1914 : dans Au mois d’août 1914, il est entendu que la guerre sera courte, terminée en quelques semaines ou quelque mois. Pourtant, au cours de l’hiver 1914, sur le front Ouest, les armées


s les tranchées s’immobilisent et la guerre s’enlise pour longtemps dans la boue des tranchées.  Dossier réalisé par Johanne Berlemont et Sylvain Ferreira

La surprise des tranchées

U

ne instruction générale du Ministère de la Guerre datée du 30 juillet 1909 indique que « l’issue d’une guerre dépendra avant tout du choc des masses formées par les armées de campagne mobilisées dès le début de la guerre ».

Les plans de guerre des français et allemand (Plan 17 pour la France et plan Schlieffen pour l’Allemagne) ont la caractéristique commune d’affirmer la volonté d’offensive avec une entrée en action immédiate de toutes forces lors d’opérations en rase campagne. Du côté français, cette doctrine de l’offensive « à outrance », de la « charge furieuse baïonnette au canon » est devenue une sorte de dogme défendu avec ardeur et conviction par une élite de jeunes officiers jusqu’à s’imposer dans les règlements et les manuels d’instruction. Certes, les aspects défensifs et l’intérêt des travaux de campagne à l’usage de l’infanterie ne sont pas ignorés. Il est vrai que les derniers grands conflits – la guerre de Sécession, la guerre franco-prussienne puis, au début du siècle, la guerre contre les Boers en Afrique du Sud et surtout le conflit russo-japonais en 1905 – avaient démontré la nécessité, l’efficacité et l’importance de la fortification du champ de bataille. Il existait bien

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

Une volonté offensive

quelques directives concernant la fortification légère de campagne, mais elles prenaient soin de préciser qu’il ne s’agissait que d’une étape et qu’elle ne devait pas entraver le mouvement. Le manuel d’instruction 

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dossier Ci-dessous : déblaiement d'un boyau à Massiges.

militaire de l’infanterie daté de 1912 précise que « la fortification n’est qu’un moyen et pas un but. Il faut en user en se conformant avant tout aux nécessités techniques et ne jamais hésiter soit à renoncer à la protection, soit à abandonner des installations déjà créées pour en recommencer de nouvelles ailleurs ».

Espoir et désillusion Puis arrive la guerre. La volonté offensive des deux adversaires se concrétise dès le début d’août 1914 par une série de batailles violentes aux deux extrémités du front en Belgique et en Alsace, accréditant la thèse d’une guerre courte. Cependant, pour les

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troupes françaises, ces combats se transforment en une retraite imprévue et éprouvante avant que les opérations en rase campagne connaissent leurs dernières convulsions avec les opérations sur la Marne et la course à la mer. Les troupes françaises se lancent à la poursuite de l’ennemi mais se trouvent arrêtées dans leur marche en avant par de solides retranchements allemands organisés le plus souvent sur des positions avantageuses. La puissance de feu de l’artillerie lourde, trop éloignée pour être neutralisée, et des mitrailleuses conduit les combattants, qui connaissent maintenant leur vulnérabilité en terrain découvert, à s’enterrer.


© photos : Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux / don Hellot

La guerre des tranchées

des tranchées de plus en plus profondes, protégées par Dès lors, à partir d’octobre 1914, de Verdun à l’Aisne, des réseaux de fils de fer barbelés et renforcées par des puis progressivement de l’Oise à la mer du Nord, tout fortins et des secondes lignes. au long de cette ligne de feu immense que l’on appelle Une nouvelle guerre commence et s’impose à l’Ouest : désormais « le front », les soldats, exténués par les la guerre des tranchées. Elle durera trois ans sans immenses efforts fournis lors des que les offensives des uns ou des semaines précédentes, creusent autres parviennent à faire chanLes combattants et organisent de précaires fossés ger sensiblement la ligne de front. sont las et confrontés comme positions protectrices et C’est la faillite des manœuvres défensives. Peu à peu les trous stratégiques et des plans longueà d’alarmantes lacunes individuels s’approfondissent et se ment réfléchis et étudiés pendant rejoignent en boyaux étroits, des abris sont creusés les années du temps de paix, ce qui oblige les étatspour protéger les soldats. On creuse de part et d’autre majors à repenser les opérations et à reconsidérer la 

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© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux / don Radisson

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux / don Hellot

dossier  guerre. Du côté français, les tranchées resteront longtemps provisoires, ce qui s’explique par l’état d’esprit initial et par le désir de libérer le sol national. Pour les Allemands, mieux entraînés aux fortifications de campagne, il s’agit de garder le terrain conquis et ils s’installent sur le long terme.

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Côté français, les tranchées resteront longtemps provisoires. Ci-contre : Calonne, 1915. En bas : Lorraine, 1914.

Mais les combattants sont las et confrontés à d’alarmantes lacunes : les munitions sont épuisées et l’armement individuel se révèle mal adapté, les matériaux manquent et les outils de terrassements sont distribués avec lenteur. Les hommes vivent maintenant enterrés et s’apprêtent à affronter l’hiver sans que rien n’ait été prévu pour s’abriter, s’éclairer et se protéger du froid et de l’humidité. D’abord simple protection contre le feu ennemi, la tranchée devient le lieu de vie de millions d’hommes. De par l’étendue des misères qu’elle impose aux combattants dans La tranchée devient le lieu un quotidien de vie de millions d’hommes bloqué, brutal, dangereux et précaire, la tranchée va très vite sacraliser l’histoire de la Grande Guerre en Europe occidentale.

Johanne Berlemont


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dossier

Les œuvres de l’artiste Grebel témoignent des épreuves subies par les combattants au cours du premier hiver de guerre. Les collections du Musée de la Grande Guerre en conservent plusieurs.

Alphonse Grebel, un

© Musée de la Grande Guerre du Pays deMea

ux / D. P

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é à Hirson dans l’Aisne en 1885, le jeune Alphonse étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il est l’élève du sculpteur Antonin Mercier, et à l’Ecole des arts décoratifs. Il est incorporé dans la classe 1905 du département de la Seine sous le numéro 63. Il fait un service militaire de deux ans et termine sergent. Artiste pluridisciplinaire – sculpteur, peintre, graveur et dessinateur – il installe son atelier à Montmartre. A la déclaration de guerre, Alphonse Grebel est mobilisé et affecté au 236e Régiment d’Infanterie, régiment de réserve du 36e RI. Il participe aux combats en Belgique (Charleroi et Guise) et à la bataille de la Marne. Puis il est stationné à Bray-sur-Somme et Carnoy en

Alphonse Grebel transcrit dans son art son expérience des tranchées. Ci-contre : sculpture en bronze représentant un soldat grelottant.


n soldat de l’hiver 1914 mandes du village de Matmez des 17 et 18 décembre, avant d’être évacué le 20 décembre 1914 car ses pieds ont gelés. Il est soigné au Val-de-Grace puis réformé définitivement en mai 1915.

© photos : Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

Picardie avec son régiment. La guerre s’enlise et l’hiver s’abat sur les combattants. Le temps est rude, il gèle et neige dès le 15 novembre. Epuisés et manquants de munitions, les soldats réclament des protections contre la pluie et le froid. Mais rien n’a été prévu ni préparé pour aider les hommes à subir la mauvaise saison. Le soldat Grebel participe à l’attaque des positions alle-

Après la guerre, Alphonse Grebel vit toujours à Paris et figure aux salons des Indépendants et d’Automne et obArtiste du front tient une médaille d’or à l’exposition des Arts Décoratifs L’artiste reprend alors sa carrière. en 1925. Il est membre de la Society Ses lithographies Dans une série de lithographies of Independant Artists1 ce qui lui publiées en 1916, Alphonse Greoffre l’opportunité de travailler aux décrivent le quotidien bel décrit avec ironie le quotidien Etats-Unis. misérable et précaire misérable des hommes au cours Puis en 1934 il vient s’installer défini­ de ce premier hiver de guerre où tivement à Antibes où il enseigne le des soldats tout manque excepté les multiples modelage et sculpte plusieurs mosouffrances : le froid, l’eau qui envahit les tranchées, numents publics à Juan-les-Pins, Antibes et Cannes. Il l’apprentissage forcé d’une vie précaire en plein air, le meurt à Antibes en septembre 1968. quotidien où dormir, manger, se laver est devenu complexe, la proximité de l’ennemi dont il faut se protéger. Johanne Berlemont 1 Une sculpture en bronze particulièrement émouvante Association créée à New-York en 1916 qui a pour objectif d’organiser des expositions annuelles d’artistes avant-gardistes nous montre la silhouette d’un soldat recouvert de ouvertes à tous les artistes sans prix et sans jury moyennant un abonnement et des frais d’entrée. fripes et grelottant.

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dossier

Les trêves de Noël 1914 : généralité ou exception ? De tous les phénomènes liés à la Grande Guerre, celui des trêves et des fraternisations à Noël 1914 sur le front occidental est un des plus commentés depuis la sortie du film Joyeux Noël en 2005. Mais au-delà de l’aspect symbolique indéniable de telles manifestations entre ennemis, ce phénomène a-t-il été un exception ou une généralité le long de la ligne de front ?

L

e 7 décembre, le futur général De Gaulle souligne dans une lettre à sa mère que l’apparition de tranchées risque de faciliter la fraternisation des combattants qui se font face pendant plusieurs jours. Il est clair que l’installation durable d’unités dans un même secteur conjuguée avec la misère des conditions de vie dans des tranchées rendues très vite boueuses voire inondées (notamment dans les Flandres) augurent de comportements incompatibles avec l’esprit guerrier.

une grande majorité, combattent sans arrêt depuis mi-août.

Stille nacht dans les Flandres

L’épisode le plus marquant et le plus souvent évoqué se déroule donc à Ploegsteert (Belgique), le 25  décembre au matin. Les soldats britanniques et français qui tiennent les tranchées dans ce secteur sont surpris d’entendre les Allemands entonner Stille nacht (Douce nuit) et constatent que des arbres de Noël ont « fleuri  » le long de la tranchée. Les Britanniques réLes tranchées premières coupables pondent en chantant eux aussi des cantiques. Les AlleLa première trêve mentionnée dans un document offi- mands sortent alors désarmés dans le no man’s land en ciel date du 11 décembre 1914, et elle est rapportée exhortant les Britanniques à les rejoindre. Les Français par le War Diary (NDLA : journal sont plus réticents. Proximité durable nd  de marche) du 2 Essex Regiment Dans le no man’s land, les hommes (secteur d’Ypres) qui explique que échangent du tabac, de la nourrides ennemis et misère des hommes ont rencontré les solture en présence de leurs officiers partagée amenuisent e dats allemands du 19   Corps saxon subalternes. On en profite bien sûr à mi-chemin entre les tranchées. Le pour enterrer les camarades. Dans l’esprit guerrier récit par un soldat anglais de cette certains secteurs, on évoquera des er rencontre sera même publié le 1 janvier 1915 dans la matchs de football entre Allemands et Britanniques, le presse. 25 décembre ou dans les jours suivants. Toujours dans les premiers jours de décembre, on constate des phénomènes de trêve entre Français Une belle exception et Alle­mands pour enterrer les camarades morts et Dans l’ensemble, seuls les cas évoqués ci-dessus seéchanger des journaux. Tout cela se déroule dans un ront rapportés par les combattants des deux camps climat général d’épuisement des combattants qui, pour dans leurs courriers ou dans certains journaux anglais.

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du Pays de Meaux / don Vercauteren © photos : Musée de la Grande Guerre

Extrait d'une lettre d'un Poilu décrivant les cadeaux laissés par les Allemands dans le no man's land. Et l'étoile laissée par eux au sommet du sapin de Noël et mentionnée dans la lettre.

Malgré leur caractère symbolique, ils resteront limités géographiquement au secteur d’Ypres et ne concerneront que très exceptionnellement des troupes françaises, et jamais les belges. Le souvenir des villages français dévastés et le martyr des populations belges n’engageaient pas les soldats à fraterniser avec les Allemands à l’inverse des Britanniques. Le phénomène des fraternisations ne reflète donc pas une volonté de suspendre les hostilités avec un ennemi ré-humanisé autour d’une fête commune.

SYLVAIN FERREIRA 21


Prêts de collections : ils explosent Le Musée de la Grande Guerre prête régulièrement ses collections à des musées et des institutions pour des expositions temporaires ou dans le cadre de projets culturels. La première année de commémoration du centenaire de la Grande Guerre a été marquée par une forte sollicitation et une explosion du volume de ces prêts.

L L'organisation des prêts a donné lieu à de nombreux échanges et partenariats scientifiques. Elle a permis également de redécouvrir, restaurer et récoler de nombreuses pièces. 22

es prêts sont autant d’occasion de montrer au plus grand nombre les collections du musée, contribuant ainsi à leur rayonnement et à la diffusion de la connaissance historique et scientifique sur la période. Ils s’inscrivent également dans une tradition de collaboration entre musées.

Des sollicitations variées En 2014, le musée a ainsi accompagné plus de 45 évènements en France ou à l’étranger et a participé

à plusieurs des grandes expositions nationales comme l’exposition Août 1914, les derniers jours de l’ancien monde à la Bibliothèque nationale de France. Si certaines thématiques d’expositions reviennent fréquemment – les femmes, les animaux, le service de santé, etc. – d’autres institutions révisent leur sujet sous l’angle de la Grande Guerre : la présentation, par exemple, des œuvres de guerre de Mathurin Méheut au Musée Méheut de Lamballe.


Coulisses du musée

D’autres encore n’hésitent pas à proposer des approches originales comme le Service des musées de Belfort qui présentait une exposition sur le système D.

questions de fond(s) L’organisation des prêts a nécessité des échanges et partenariats

scientifiques intenses et des recherches dans les collections qui ont permis quelques belles découvertes. Elle a également imposé de faire des choix (doit-on dépouiller le parcours permanent de tel uniforme ou de telle pièce emblématique ?), de gérer des formalités administratives et douanières, de

avec le centenaire préparer

de

© photos : Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

Des pièces de collections du musée ont été expédiées dans plus de 45 lieux en France et à l'étranger.

nombreuses listes de colisage, de réaliser des constats d’état et des conditionnements et d’organiser des convoiements d’œuvres en France ou à l’étranger…

Un surcroît d’activité Enfin, la gestion des prêts a été l’occasion de mutualiser dans une même chaîne opératoire plusieurs activités du service de la conservation : l’étude et le choix des collections ont entraîné des campagnes de traitement de conservation, voire de restauration, suivis de campagnes de prises de vues. Puis, avant leur départ, tous les objets et documents ont été récolés et le tout est renseigné dans l’inventaire informatique des collections.

Johanne Berlemont 

En kit Le musée, devant concilier la diffusion la plus large des collections tout en assurant leur conservation, a eu l’idée originale de créer des kits « vie quotidienne » : ceux-ci comprennent quelques objets du quotidien du soldat dans une caisse prête à partir.

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20 novembre 2014 ©

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Ouvert le Lundi de 11H à 14H30, du Mardi au Samedi de 11H à 18H


La Première Guerre mondiale du point de vue russe

La Grande Guerre chimique 1914-1918

Visite guidée thématique. Dimanche 1er février, 14h30. Billet d’entrée du musée + 2,50 €.

A l’annonce de l’entrée en guerre de son pays, Lénine affirmait : « C’est le plus beau cadeau que le Tsar pouvait faire à la révolution.» Présentée en 1914 comme un allié fort de la France, la Russie ne peut supporter un conflit de longue durée qui entraîne en 1917 la chute du régime tsariste. A l’instar d’autres pays, son système social et politique est profondément bouleversé par la Grande Guerre.

Café conférence. Jeudi 5 février, 19h. Par Olivier Lepick, docteur en Histoire et Politiques Internationales à l’Institut des Hautes Etudes Internationales de Genève et chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (Paris). Gratuit.

Les armes chimiques furent-elles les premières armes conçues non pas pour conquérir le territoire ennemi mais pour anéantir physiquement l’adversaire ? Au terme d’un éclairage essentiellement militaire, le propos de cette conférence est de tenter de mettre en lumière quel fut l’impact de l’arme chimique sur le déroulement des hostilités tant du point de vue humain, industriel, tactique, que stratégique.

Après une visite qui aborde les premiers mois du conflit, les enfants répartis en équipes progressent sur un tapis de jeu de l’oie géant. Il s’agit d’une reproduction d’un jeu de 1914 qui permet de rappeler les grandes lignes du début de la guerre et d’évoquer les évolutions technologiques et de communication du XIXe au XXe siècle.

le programme !

février

Visite-atelier en famille : visite guidée thématique suivie de l’atelier « jeu de l’oie géant ». Mercredi 18 et 25 février, 15h. Dès 8 ans. Compris dans le billet d’entrée.

L’atelier conduit les enfants à traduire graphiquement leur visite. Ils sont amenés à formuler leurs impressions de visite et à les transposer artistiquement en expérimentant une technique utilisée dans l’artisanat de tranchées (le repoussé, la gravure sur métal).

Les enfants dans la Grande Guerre

Visite-atelier en famille : visite guidée thématique suivie de l’atelier « Nénette et Rintintin ». Vendredi 20 et 27 février, 15h. Dès 8 ans. Compris dans le billet d’entrée.

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

Fermeture annuelle du lundi 5 janvier au vendredi 23 janvier inclus.

Dès 8 ans. Compris dans le billet d’entrée.

Demandez

1914, l’entrée en guerre

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

l’intégralité du programme sur www.museedelagrandeguerre.eu

janvier

L’artisanat de tranchée

Visite-atelier en famille : visite guidée thématique suivie de l’atelier « Impressions de visite ». Jeudi 19 et 26 février, 15h.

Après une explication sur le quotidien des enfants au début du XXe siècle et le bouleversement créé par le déclenchement

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Horaires D’octobre à avril : de 10h à 17h30. De mai à septembre : de 9h30 à 18h30. Fermé le mardi. Fermeture annuelle du lundi 5 au vendredi 23 janvier inclus.

Préparer sa visite Tarifs individuels ou groupes, services et accès sur le site : "préparer sa visite". Pour les scolaires : "espace pédagogique".

Programme 2015 L’intégralité de la programmation 2015 est disponible sur le site du musée, ou sur simple demande à l’accueil.

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

totale des énergies pour soutenir l’effort de guerre. Les femmes se voient alors confier des tâches jusque-là réservées aux hommes et rejoignent massivement les industries de guerre où elles se montrent une main d’œuvre efficace, docile et rentable.

MARS Les femmes dans la Grande Guerre

Visite guidée thématique. Dimanche 1er mars, 14h30. Billet d’entrée du musée + 2,50 €.

Dans tous les pays en guerre, les femmes remplacent les hommes absents dans les campagnes. Pendant la Grande Guerre, l’enlisement du conflit oblige bientôt à une mobilisation

Jeanne et Marguerite

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

Rue Lazare Ponticelli 77100 Meaux +33[1] 60 32 14 18 www.museedela grandeguerre.eu

© Musée de la Grande Guerre

plus d’infos sur www.museedelagrandeguerre.eu/preparer-sa-visite

Infos pratiques

de la guerre, les jeunes visiteurs fabriquent leur poupée, Nénette ou Rintintin. Ces poupées de laine, créées par Poulbot, étaient censées donner du courage aux soldats. L’atelier permet de comprendre le rôle fondamental joué par la correspondance entre le front et l’arrière pour le maintien du moral des soldats.

Théâtre. Dimanche 8 mars, 14h30. Par la Compagnie Françoise Cadol, théâtre La Bruyère, théâtre Roger Barate et la ville d’Herblay. Une pièce de Valérie Péronnet. Mise en scène Christophe Luthringer. Avec Françoise Cadol. 5 € (4 € pour les résidents du Pays de Meaux ; gratuit pour les moins de 26 ans).

Années 1900, Marguerite a 16 ans lorsqu’elle croise le regard du bel Eugène sur une plage niçoise. Jeanne, 34 ans, femme d’aujourd’hui, trouve

l’amour en surfant sur Internet. Plus d’un siècle les sépare, et pourtant on y retrouve les mêmes mots, les mêmes émotions, le même amour fou. La Première Guerre mondiale bouleversera l’amour de Marguerite ; l’Afghanistan, Gaza ou la Tchétchénie celui de Jeanne.

L’intervention de l’armée japonaise pendant la Grande Guerre

Conférence. Dimanche 22 mars, 14h30. Par Miho Matsunuma, maître de conférences à l’Université de Gunma au Japon et chercheuse associée au Centre d’histoire de l’Asie contemporaine de l’Université Paris I. Gratuit.

Dès 1914, l’idée de faire intervenir l’armée japonaise est lancée en France et suscite un grand intérêt


le programme !

le musée met en lumière les handicaps auditifs à travers deux actions distinctes : une visite guidée en Langue des Signes Française (LSF) et des ateliers de sensibilisation pour tous. A destination des personnes sourdes et entendantes pratiquant la LSF, la visite guidée aborde la vie quotidienne des soldats dans les tranchées, leurs combats et la mobilisation des civils à l’arrière. Parallèlement, tout au long de la journée, l’association Signes et Paroles invite à s’initier à la langue des signes au sein même des collections du musée.

Demandez

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

l’intégralité du programme sur www.museedelagrandeguerre.eu

dans la presse et auprès des gouvernements alliés, mais cette intervention ne se concrétise finalement pas. En retraçant les débats menés dans la presse et sur la scène politique et diplomatique en France et au Japon, nous observons comment la « mondialité » de la guerre a été perçue dans les deux pays.

Signer l’Histoire : le musée accueille la langue des signes Dimanche 29 mars. Visite guidée en Langue des Signes Française à 14h30. Billet d’entrée du musée + 2.50 €. Atelier de sensibilisation à la langue des signes à partir de 10h30. Compris dans le billet d’entrée. Par l’association Signes et Paroles.

Dans le cadre des Journées nationales Tourisme et Handicap,

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les amis du musée à l’assaut d’étrepilly au Musée Bossuet à Meaux à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, plus de 200 personnes ont découvert la Grande Guerre par le prisme du jeu d’histoire, lors d’un atelier Croix de Guerre proposé pour la troisième année consécutive par la Société des Amis du Musée de la Grande Guerre.

© photos Elodie Le Strat

L

es murs du Musée Bossuet ont accueillis en septembre dernier un atelier Croix de Guerre inédit : la reconstitution de l’assaut nocturne sur Etrépilly le 8 septembre 1914 par les célèbres zouaves du colonel Dubujadoux. Pour mettre les spectateurs et les joueurs dans l’atmosphère de l’époque, la Société des Amis du Musée de la Grande Guerre (SAM2G) avait reconstitué au 1/56e la partie nord du village du Multien avec son célèbre cimetière et rassemblé plus de 300 figurines (28 mm) pour revivre les terribles combats. Enfin, un diaporama animé et projeté sur grand écran permettait de découvrir

Pour cet atelier inédit, la SAM2G avait reconstitué au 1/56e la partie nord du village d'Etrepilly et rassemblé plus de 300 figurines. le contexte de cette bataille et les protagonistes grâce à de nombreux clichés d’époque inédits.

Tout au long du week-end, plus de 200 visiteurs sont venus découvrir et participer à cette partie géante orchestrée pour l’occasion par les deux auteurs de la règle, Sylvain Ferreira et Florian Frot. Rendezvous est déjà pris en 2015 pour revivre les heures tragiques du débarquement des Dardanelles.

Charles Deslys Plus d'infos sur Croix de Guerre sur www.croixdeguerre.sam2g.fr

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La guerre à coups d’hommes Patrick-Charles Renaud Nous connaissons tous les opérations sur la Marne et les batailles de l’Ourcq et des marais de Saint-Gond, mais nous ignorons trop souvent le rôle décisif joué par les armées en Lorraine en août 1914 avec l’assaut de Morhange et en septembre avec la défense héroïque du Grand Couronné de Nancy. Grâce à son nouveau livre, Patrick-Charles Renaud nous plonge dans l’horreur des combats de la IIe Armée (Castelnau) en Lorraine de la mobilisation à la mi-septembre 1914. A travers un récit haletant et très bien documenté, l’auteur met en scène le destin de différents acteurs de ces deux épisodes décisifs trop souvent oubliés des livres d’Histoire. On découvre l’enfer de l’attaque de Morhange à travers le regard des combattants, du simple soldat à l’officier d’état-major. Les morts se comptent par milliers et les défaillances de la chaîne de commandement sont mises en lumière. Les assauts à la baïonnette par des régiments entiers, des deux camps, comme à l’époque napoléonienne sont

détente

décrits avec une précision terrifiante. On réalise également que les combats défensifs, meurtriers, menés début septembre dans le secteur de la Trouée de Charmes ont joué un rôle décisif dans la victoire globale qui se dessinait sur la Marne. Récemment récompensé par le Prix Erckmann-Chatrian, ce livre est une des belles surprises de cette première année du Centenaire et un excellent complément pour comprendre l’ensemble des opérations de l’été 1914. Bref, une excellente idée de cadeau pour Noël ! La guerre à coups d'hommes : la bataille des frontières de l'Est, Lorraine, août-septembre 1914. Ed. Grancher, 432 pages, 25,90 €

© Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux

Coup de cœur

culture et

Porte-bonheur La SAM2G vous propose des reproductions de Nénette et Rintintin, ces deux poupées de laine qui devinrent un porte-bonheur à offrir au soldat bien-aimé dans le but de le protéger pendant les combats. Pour plus d’informations : contact@sam2g.fr

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détente

1914-1918 : le journal du soldat Jean Dupin Thierry Dupin Le meldois Thierry Dupin nous propose de découvrir le destin de son grand-père Jean à travers le journal tenu par ce dernier pendant plus de cinquante mois de guerre passés sur tous les hauts lieux du conflit. Au fil des entrées et des pages se révèlent ainsi à nous, sans atermoiement et presque brutalement, le quotidien des soldats, la réalité des tranchées, la vermine et la boue, les incessants déplacements et les périls, l'horreur du gaz et les exécutions pour l'exemple... Immersion éloquente, in vivo et in media res, dans quelque cinquante mois de mobilisation, ce document nous confronte à cet indicible qu'est la guerre qui fait de vous, ainsi que l'exprimait Jean Dupin, « un mort en sursis ». De même qu'il nous laisse entendre une voix de Poilu inédite. Ed. Publibook. 18,95 € en format livre et 9, 47 € en format numérique sur www.publibook.com

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Une série de hors-séries Le magazine 14-18 et le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux vous présentent 1914, les armées de l’entente par l'historien Jean-Pierre Verney. « À l’occasion des années du centenaire de la Première Guerre mondiale, le magazine 14-18 a proposé au Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, fort de sa collection de plus de 60 000 pièces et documents, de s’associer pour une édition originale de hors-séries au rythme de deux par an, explique Michel Rouger, directeur du musée. Ce présent numéro marque le début de cette collaboration, qui trouve son originalité à travers une riche iconographie issue principalement du fonds du musée. » Retrouvez dans ce hors-série n°1 les uniformes, les équipements et les armes des armées française, britannique, russe, belge et serbe. Focus sur l’armement de 1914 et les premières semaines de guerre… A commander sur hommell-magazines.com ou à retrouver à la boutique du musée, 14,90 €.

Nouveautés

Saisissant

culture et

Figurines Croix de Guerre Pour créer ou compléter vos armées de figurines allemandes ou britanniques de l’année 1914, Croix de Guerre vous propose désormais les magnifiques figurines de Mutton Chop Miniatures. Certes elles coûtent cher mais elles valent le détour ! 9,50 € le blister de 4 figurines à commander sur www.croixdeguerre.sam2g.fr

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Le Mag, magazine trimestriel de la Société des Amis du Musée de la Grande Guerre, Rue LazarePonticelli, 77100 Meaux, 01 60 32 14 18, sam2g.fr, contact@sam2g.fr   Direction de la publication : Jean-Christophe Ponot et Michel Rouger. Rédacteur en chef : Sylvain Ferreira   Rédaction : Yvan Belair, Johanne Berlemont, Charles Deslys, Yann Mathias, Xavier Gillet   Réalisation : Agence Kaolin, 5 square de Clignancourt, 75018 Paris, agencekaolin.com   Création graphique et secrétariat de rédaction : Marguerite Comte   Publicité : Denis Schuck, 06 30 07 83 15, dschuck@sam2g.fr   En couverture : © Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux / don Hellot ; en vignette : © www.mathias-studio.com   Impression : Chevillon, Sens (89)   Tirage : 14 000 exemplaires. Dépôt légal : à parution. Numéro ISSN : 2272-5512.


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