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Eveil / réveil de la curiosité

No 4 - Décembre 2010


Impressum Résonances

Données techniques

La revue Résonances, qui fait suite à L’Ecole valaisanne parue de 1956 à 1988 et à L’Ecole primaire publiée de 1881 à 1956, est éditée par le Département de l’éducation, de la culture et du sport (DECS).

Surface de composition: 170 x 245 mm Format de la revue: 210 x 280 mm Impression en offset en noir et une teinte vive, photolithos fournies ou frais de reproduction facturés séparément pour les documents fournis prêts à la reproduction.

Edition, administration, rédaction DECS/SFT - Résonances Rue de Conthey 19 - Case postale 478 - 1951 Sion Tél. 027 606 41 59 - www.vs.ch/sft > Les domaines du SFT > Publications pédagogiques

Rédaction

Parution Le 1er de chaque mois, sauf janvier, juillet et août.

Délai de remise des textes et des annonces Délai pour les textes: 5 du mois précédant la parution. Délai pour les annonces: 15 du mois précédant la parution.

Nadia Revaz - nadia.revaz@admin.vs.ch

Abonnements Conseil de rédaction -, Ass. parents Maude Barras, AVECO Florian Chappot, AVEP Jean-François Dorsaz, CDTEA Daphnée Constantin Raposo, SPVal Stéphane Vaucher, AVPES Zoe Moody, HEP-VS

Tarif annuel: Fr. 40.– / Prix au numéro: Fr. 6.– Tarif contractuel: Fr. 30.– Tél. 027 606 41 59 - resonances@admin.vs.ch

Régie des annonces Schoechli impression & communication SA - Technopôle 3960 Sierre - Tél. 027 452 25 25 - info@schoechli.com

Impression, expédition Photographe Jacques Dussez

S ’abonner Les abonnements (pour les tarifs, cf. impressum) peuvent se faire: par courriel: resonances@admin.vs.ch par courrier: DECS-SFT, Résonances rue de Conthey 19, cp 478,1951 Sion Pour des raisons administratives (centralisation des fichiers), il est impératif que tous les abonnements et les changements d’adresse se fassent par courriel ou par courrier et non par téléphone, avec indication du degré d’enseignement (enfantin, primaire, CO, secondaire II). Merci à toutes et à tous pour votre compréhension.

Pour consulter les archives de Résonances www.vs.ch/sft > Résonances, mensuel de l’Ecole valaisanne

Schoechli impression & communication SA - Technopôle 3960 Sierre - Tél. 027 452 25 25 - info@schoechli.com


D ’un alphabet à l’autre Bastien est un élève de 2e primaire. De nature joviale, il est bien intégré dans sa classe et compte beaucoup d’amis. L’apprentissage de la lecture le met en difficulté, ce qui le décourage rapidement. Marine est en 5e primaire. Sa matière préférée est la géographie et ses résultats scolaires se situent au-dessus de la moyenne de sa classe. Marine se retrouve souvent au milieu des conflits. Plutôt autoritaire, elle n’accepte pas que sa meilleure amie puisse s’amuser avec d’autres camarades. Nouvel élève dans cette classe, Jérémy est le bouc émissaire du groupe. Quelle aide apporter aux difficultés rencontrées par ces trois élèves? La situation de Bastien paraît être la plus simple à résoudre. Les problèmes d’apprentissage de la lecture ne sont pas remis en question, il appartient donc à l’enseignant de trouver le chemin qui permettra à Bastien de surmonter ses difficultés. Il devra notamment faire preuve de créativité afin de susciter l’intérêt de son élève. Pour l’aider dans sa tâche, il fera peut-être appel à l’enseignant d’appui, voire la logopédiste. Les possibilités sont nombreuses et la validité d’une telle démarche ne fera l’objet d’aucune objection. Qu’en est-il pour Marine et Jérémy? Les difficultés qu’ils rencontrent ne sont, a priori, pas d’ordre scolaire. Est-il dès lors du ressort de l’enseignant d’apporter, comme il le ferait pour Bastien, son aide à Marine et Jérémy?

Chaque mois, la rédaction invite une autorité, un acteur ou un partenaire de l’Ecole valaisanne à s’exprimer via un édito-carte blanche.

Si l’on considère l’école comme étant LE lieu par excellence où les enfants ont l’occasion d’expérimenter leurs compétences relationnelles alors la réponse paraît claire. Et si l’on considère les habiletés sociales et comportementales non pas comme des compétences innées mais pouvant, au même titre que la lecture, s’acquérir par l’apprentissage, la réponse paraît encore plus évidente: Marine et Jérémy ont besoin de soutien face aux difficultés rencontrées. La mise en place d’activités (qui peuvent être scolaires!) destinées à l’ensemble de la classe et visant à développer des compétences relationnelles permettrait, non seulement à Marine et Jérémy, mais aussi à leurs camarades d’apprendre notamment à gérer un conflit, à développer une meilleure estime d’euxmêmes ou encore à reconnaître tant chez eux que chez les autres les différentes émotions liées aux événements vécus en classe afin de parvenir à se mettre à la place de l’autre. Et par là même à mieux réinvestir le scolaire souvent prétérité par les tensions sociales. Et qu’en est-il des élèves dont toutes ces capacités se développent naturellement? Cesse-t-on de proposer de nouveaux ouvrages à un enfant qui sait lire? Le comportement des uns influence celui des autres et ce n’est que dans l’interaction que des solutions peuvent être trouvées. «Alphabétiser émotionnellement» peut prendre du temps (au même titre qu’apprendre à lire) et ce n’est que sur l’impulsion de l’enseignant, attentif au climat de sa classe et aux enjeux des relations qui s’y déroulent, que cela peut se faire. Susciter non seulement la curiosité intellectuelle mais également la curiosité de soi et des autres dans le but de développer et renforcer des compétences relationnelles, quel programme! Corinne Bonnet-Burgener, diplômée en psychologie et co-auteure de «Prévenir la violence des jeunes. L’alphabétisation émotionnelle: des outils concrets pour mieux communiquer». Intervenante dans les écoles. corinne_burgener@yahoo.com

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S ommaire

r C. Bonnet-Burgene

à l’autre D’un alphabet

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4-12 Agenda Ecole-culture Environnement-sciences Mémento pédagogique Education musicale La voie des jeunes Du côté de la HEP-VS Regards sur l’école

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Des idées de sorties et de rencontres - Service de la culture Un nouveau site! Les sciences de la nature en ligne - A. Bardou et S. Fierz A vos agendas - Résonances Vocalité et chansons (1) - B. Oberholzer et J.-M. Delasoie L’Etat du Valais: entreprise formatrice - M. Bissig et D. Gugger Un mémoire sur les relations enseignants novices-parents - N. Jacquemet et N. Revaz 40 ans d’enseignement!!! - M.-C. Sierro

La vie des classes Education physique Sport Chiffre du mois Intégration des ICT Intégration des ICT

CPVAL Livres Organisation privée Doc. pédagogique AC&M et AV Revue de presse Images et sons du Valais

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CO de Martigny: un camp de formation humaine N. Revaz et B. Rogéré Pignolet Cirque et compagnie - Le team EP «L’école bouge» fait bouger votre classe! - L’école bouge Stages linguistiques des enseignants primaires en 2010 - SFT/URD Un coach pour créer une Une de journal avec sa classe? - J. Dussez Journée autour des dys… et de la lecture: de bonnes pratiques C. Mudry et al.

Risques cachés dans la gestion de portefeuille - P. Vernier La sélection du mois - Résonances L’aventure d’un échange culturel AFS - AFS Le pouvoir des mots selon Michel Viegnes - N. Revaz Art visuel et science - A. Vermot D’un numéro à l’autre - Résonances Les Alpes en 3D - A. Michellod

Plan d’études romand: c’est parti! - C. Germanier Primaire: infos relatives aux examens cantonaux 2011 - Service de l’enseignement CO: infos relatives aux examens cantonaux 2011 - Service de l’enseignement Reflets des résultats aux examens cantonaux 2010 - SFT/URD Les dossiers de Résonances

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Eveil / réveil de la curiosité

de la curiosité

La curiosité sert à allumer le moteur de la motivation. Ou alors est-ce l’inverse. Difficile à dire, mais une

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Apprendre aux élèves à surfer… sur leur curiosité S. Connac

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Daniel Favre et les trois sortes de motivations N. Revaz

chose est sûre: les deux sont liées et

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La bibliographie de la Documentation pédagogique E. Nicollerat

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Regards croisés sur la curiosité F. Fenouillet, F. Muller, P. Perrenoud, R. Viau

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Des sites pour aller plus loin Résonances et E. Nicollerat

conduisent à l’envie d’apprendre, ce qui les rend essentielles en contexte scolaire. Un enseignant curieux et des élèves curieux, c’est un bon début. Il existe mille et une attitudes pour éveiller / réveiller la curiosité scientifique, littéraire, artisitique… Il faut juste oser l’inattendu. Enfin juste, c’est vite dit.

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Avis d’enseignants N. Revaz


A pprendre aux élèves à surfer… S. Connac

«Lorsqu’on observe de très jeunes enfants, on constate souvent qu’à leur entrée à l’école maternelle, ils sont vivants, curieux, pleins d’imagination et avides de connaître. Pendant un certain temps, ils gardent ces traits merveilleux et, petit à petit, ils deviennent passifs en même temps que ces qualités s’estompent. […] Les aptitudes intellectuelles et l’énergie de l’enfant ne semblent pas avoir été altérées par les cinq ou six premières années de sa vie passées dans sa famille. Ce n’est sans doute pas là que l’on trouvera les causes de cette perte de curiosité et d’imagination. Il faut plus vraisemblablement les chercher dans l’école elle-même.1» Quelles sont les astuces qu’un enseignant est en mesure d’employer pour rendre ses élèves plus curieux, plus avides de connaissances, plus dynamiques dans le rapport aux savoirs que les espaces scolaires apportent? Voilà une drôle de question… D’abord, parce qu’elle paraît incongrue tant on se la pose rarement. Ensuite, parce que susciter la curiosité dans une classe, c’est risquer de voir apparaître chahuts et conflit, en particulier si rien n’est organisé pour conditionner l’expression de cette curiosité. Enfin, et surtout, parce que la question de la curiosité s’aborde difficilement par le prisme de la ruse, des trucs et gadgets, des astuces pédagogiques; c’est un trait originel de la personnalité de tout être humain, aucun artifice n’est réellement en mesure de la créer.

sur leur curiosité Si ce n’est par l’intermédiaire d’astuces et puisqu’il serait possible de l’estomper, comment peut-on s’y prendre pour autoriser les élèves à rester curieux, et même, à faire de cette avidité à connaître, un moteur pour apprendre? Comment les autoriser à «surfer» sur leur curiosité naturelle? Pour les enseignants, sous forme de gestes professionnels et dispositifs pédagogiques, plusieurs pistes sont envisageables:

® Entretenir des espaces d’expressions du vivant où les élèves auront la possibilité de faire entrer dans la classe des événements issus de leur quotidien. Ces espaces pourront prendre la forme de «Quoi de neuf?» pour tout ce qui concerne des faits de vie, des commentaires de faits d’actualité ou des présentations d’objets ou de lectures, de «Discussions à visée philosophique» pour un travail autour de la capacité des élèves à penser par eux-mêmes, de «recherches documentaires» finalisées par des «conférences d’enfants», d’espaces démocratiques de cogestion de la vie des classes pour tout ce qui concerne les problèmes rencontrés, les réussites obtenues et l’organisation des projets. A travers ces situations de communication, les élèves s’apercevront que l’école est aussi un espace qui leur appartient et dans lequel ils peuvent en toute authenticité faire preuve d’initiatives. Ils se verront en même temps invités à faire appel à ce qu’Edgar Morin appelle leur pensée systémique2, une pensée «en navette» entre plusieurs parties du monde qui les entoure.

® Décontaminer l’erreur de la faute3, ce qui se traduit par un certain nombre de discours et de gestes qui fournissent la preuve aux élèves qu’à l’école, il vaut mieux essayer et risquer de se tromper, plutôt que de s’interdire d’agir et éviter les remarques. «Une erreur ne devient une faute que lorsqu’on refuse de la corriger4.» Ainsi donc, valoriser les élèves qui essayent tout en assumant le risque de commettre des erreurs, plutôt que de louer exclusivement ceux qui réussissent.

® Penser et organiser des formes d’évaluations à partir desquelles les élèves obtiennent des informations sur ce qu’ils savent et maîtrisent effectivement. Cela leur permettra aussi de déter4

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miner ce qu’il leur reste à travailler selon les repères des programmes de l’école. Pour le dire autrement, préférer aux systèmes de notation, des bilans d’évaluation sous forme de degrés de maîtrise de compétences ou d’acquisition de connaissances. L’évaluation d’un travail n’est alors plus liée à l’appréhension de se voir jaugé par rapport aux camarades, ni d’être soumis à un jugement dont la visée est de sélectionner les élèves. Elle tend plutôt à être vécue comme la conséquence de ses efforts, au regard d’une norme reconnue mais indépendamment de l’humeur des évaluateurs et de la performance des copains de classe. Les élèves peuvent ainsi se sentir responsabilisés dans leur rapport à l’école puisque celle-ci se présente non pas comme un lieu où l’on reçoit des réponses à des questions que l’on ne se pose pas, mais comme un espace où le but est de travailler et d’apprendre pour participer à son enrichissement personnel.

® Proposer de travailler de manière coopérative,

«La curiosité s’aborde difficilement par le prisme de la ruse, des trucs et gadgets, des astuces pédagogiques.»

A l’heure où l’on entend de plus en plus dire que nos sociétés souffrent d’un trop grand individualisme, l’école reste la principale institution pouvant susciter davantage de solidarité entre les personnes. Encore faut-il s’en donner les moyens! Encore faut-il que les enseignants, au-delà des discours qu’ils produisent, parviennent à organiser leurs classes et leurs établissements pour que se construise l’altérité chez leurs élèves. Nous avons pu témoigner de plusieurs pistes allant dans cette direction. Nous avons également vu que chacune d’elles s’appuie sur la curiosité naturelle des enfants et même, qu’elles tendent à devenir le combustible principal de leurs apprentissages.

entrer dans une ingénierie des pratiques qui, outre du prêt-à-porter, propose du sur-mesure en matière de situations d’apprentissages. Il s’agit donc de personnaliser les apprentissages, c’est-à-dire, à objectifs constants, d’offrir aux élèves la possibilité d’effectuer des choix entre plusieurs possibles. En particulier, et au regard d’un curriculum de compétences commun à tous les élèves (de la classe et/ou de l’établissement), l’enseignant invite chaque élève à choisir celles qui correspondent à la fois à un projet personnel et à un besoin (les obligations scolaires). Puis, il leur permet d’opter pour la modalité de travail qui leur semble être la plus appropriée (travail individuel, en interrelation avec un pair ou un enseignant, en petit ou grand groupe). Chacun se trouve donc placé dans des situations où le savoir n’est plus une «becquée», mais où il a à s’employer s’il souhaite apprendre. Cette approche pédagogique, très apicole dans les formes qu’elle peut prendre, nécessite une organisation précise et rigoureuse pour éviter que chacun se perde dans le foisonnement des activités individuelles. Un outil s’avère particulièrement adapté pour permettre cette rigueur: le plan de travail. Document propre à chaque élève, co-rempli avec son enseignant, il regroupe l’ensemble des travaux à effectuer dans un intervalle de temps fixé. Lors des bilans, le taux de réalisation d’un plan de travail détermine le degré d’autonomie des élèves pour le plan de travail suivant: plus un élève s’est montré en mesure d’assumer son autonomie, plus il peut gagner en libertés; moins cette tâche a été facile, plus présente sera la guidance de l’enseignant.

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Notes 1

LIPMAN M., A l’école de la pensée, De Boeck Université, Bruxelles, 1995, p. 26.

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MORIN E., Mieux répondre à la curiosité de l’enfant, in TARPINIAN A. et al., Ecole: changer de cap – Contributions à une éducation humanisante, Chronique Sociale, Lyon, 2007, pp. 45-49.

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D’après les travaux de Daniel Favre.

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J.F. Kennedy lors de son dernier discours le 22 novembre 1963.

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CONNAC S., Apprendre avec les pédagogies coopératives Démarches et outils pour la classe, ESF Editeur, 2009, p. 46.

( l’ auteur

® Rompre avec une gestion uniforme de la classe:

en lien avec les autres élèves de la classe ou de l’établissement. C’est-à-dire, d’un côté, pouvoir solliciter un pair, reconnu pour sa compétence, pour qu’il puisse tenter de dépasser un problème qui fait obstacle, d’un autre côté, pouvoir soi-même mettre à disposition de la collectivité ses propres acquis. Il se trouve que, dans de telles situations tutorielles, celui qui apprend le plus, en termes de durabilité de l’apprentissage, est celui placé en qualité d’expert. Amené à réactiver ses apprentissages, à les mettre en mots, à les adapter au profil du demandeur et à s’appuyer sur d’autres réseaux cognitifs, c’est indéniablement le «tuteur» qui fournit l’activité intellectuelle la plus intense. Reconnus dans leurs compétences ou autorisés à solliciter celles de camarades pour apprendre, les élèves sont ainsi invités à vivre les savoirs scolaires comme des sources d’interactions et à trouver des terrains de valorisation de leurs curiosités.

Sylvain Connac est professeur des écoles. Il fait partie de l’équipe pédagogique de l’école coopérative Antoine Balard à Montpellier qui a reçu le prix de l’innovation éducative décerné par Le café pédagogique. Docteur en sciences de l’éducation et chargé de cours à l’université Paul Valéry, il publie régulièrement des articles de formation ou de recherche dans la plupart des revues pédagogiques. http://classes-cooperatives.icem34.fr

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D aniel Favre et les trois sortes de motivations Daniel Favre, docteur en neurosciences et professeur en sciences de l’éducation à Montpellier, a publié en 2007 chez Dunod – Paris «Transformer la violence de l’élève: cerveau, motivations, apprentissage» (site compagnon de l’ouvrage: www.transformerlaviolencedeseleves.com) et chez le même éditeur en 2010 «Cessons de démotiver les élèves: 18 clés pour l’apprentissage». Dans ce nouveau livre vulgarisant la théorie pour la rendre accessible et proposant des exemples très concrets afin de permettre aux élèves de renouer avec le plaisir d’apprendre, il est indirectement question de curiosité, dénommée par l’auteur «pulsion d’exploration», et surtout de motivation, d’où l’interview dans le cadre du présent dossier.

les stimule. Mais où nous mène la vie en balisant la réussite aux apprentissages et le gain d’autonomie par des récompenses internes sous forme de dopamine, reste relativement mystérieux.

Vous invitez le lecteur à soulever le capot et à observer le cerveau humain en reliant ces connaissances à des clés pour favoriser l’apprentissage, ce qui semble assez rare… C’était rare, mais depuis deux ou trois ans, l’intérêt des neurosciences pour l’éducation est plus fréquent et on peut lire davantage d’articles scientifiques sur le sujet. Quant à la Daniel Favre est l’auteur visite guidée du cerveau humain de «Cessons de démotiver les élèves». que je propose, elle est une invitation pour montrer comment aider Daniel Favre, dès l’introduction de votre ouvrage, concrètement un sujet potentiel à se développer «en on découvre l’importance d’une motivation natuprenant les commandes de lui-même» et en devenant relle de l’enfant pour l’apprentissage… plus autonome dans ses apprentissages. Je dirais que plus que les autres mammifères, le petit d’homme est mu par la pulsion d’exploration. La pluLes neurosciences ont-elles aujourd’hui davanpart des enfants sont naturellement et spontanément tage de place dans la formation des enseignants? enclins à faire de nouvelles expériences et à explorer, Dans ma pratique de formateur des enseignants, je en n’ayant peur ni de se tromper ni de devoir recomconstate très fréquemment que les notions de neuromencer. Ils manifestent le plus souvent une grande biologie sont encore largement absentes des cursus de opiniâtreté, ce qui signifie qu’il y a quelque chose qui formation. Il y a donc beaucoup à construire dans ce domaine. Pourtant dès que je décris la «cabine de pilotage» que constituent les lobes frontaux et évoque l’intérêt d’inviter l’élève à s’installer aux commandes, Un passage du livre la plupart des enseignants sont intéressés par ce type de connaissances. «La meilleure raison de “cesser de démotiver les élèves pour l’apprentissage”, je l’ai trouvée chez les Comment résumer les trois systèmes de motivaenseignants, dans leurs yeux et leurs comportetion présentés dans votre ouvrage? ments: moins de stress pour eux-mêmes, moins de tension avec les élèves – avec lesquels il devient La motivation de sécurisation, la motivation d’innovapossible de passer des contrats explicites –, des relation et son opposé: la motivation de sécurisation parasitions constructives avec les collègues. Et enfin, le retée ou d’addiction intègre différentes théories psychonouvellement de la pratique d’un métier qui perlogiques déjà existantes ainsi que le fonctionnement met d’apprendre tout au long de la vie: le meilleur des circuits nerveux de renforcement des comporteantidote au vieillissement pathologique du cerments. Pour les enseignants, comprendre ce triple foncveau… et la garantie de ne jamais s’ennuyer de son tionnement leur donne une sorte de carte plus précise vivant!» de l’élève que seulement penser que l’élève est motivé ou pas. Lorsque l’un d’eux dit: «Je suis content parce

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que l’enseignant me dit que je progresse» ou «Je suis content parce que je sens que je progresse» ou encore «Je ne suis content que lorsque l’enseignant me dit que je progresse», il peut décoder trois motivations différentes et ainsi choisir les mots les mieux adaptés pour intervenir auprès de l’élève et éviter de le démotiver pour l’apprentissage. Au terme de la cinquième clé, je propose des exercices pour s’entraîner à distinguer ces trois sortes de motivation et celles des élèves, ce qui aide pour trouver des réactions pertinentes selon les comportements des élèves, le but étant de leur permettre de se remotiver pour l’apprentissage. Cela permet surtout de dépasser le constat binaire: «L’élève est motivé» ou «Non, l’élève n’est pas motivé». Si l’on pense qu’il est «motivable», en recourant au chantage, à la menace ou à la séduction, les solutions mises en place aggravent généralement la situation, sachant qu’il faut inviter les enseignants et les élèves à travailler sur les ressorts à la fois externes et internes. Ce n’est que lorsque l’élève se sent en sécurité qu’il peut prendre le risque d’apprendre, d’où la complémentarité nécessaire entre motivation de sécurisation et d’innovation et cet indispensable équilibre à instaurer entre les deux. Mon message est de dire que pour allumer les feux de la motivation d’innovation, pour paraphraser Aristophane, il s’agit de développer en premier lieu la motivation de sécurisation et ainsi on antidote efficacement la motivation d’addiction, à l’origine des comportements addictifs comme la violence souvent associée à l’échec scolaire. La clé n° 14 est consacrée aux stratégies pour relancer la motivation d’innovation et donc allumer la flamme. Comment insuffler le goût pour la résolution de problèmes? Ce goût pour les énigmes remonte au moins à l’Antiquité et je suis heureux d’avoir pu parler dans mon livre de Cléobuline, la première femme à avoir été reconnue philosophe, grâce à ses énigmes. J’invite à faire le pari que la motivation d’innovation existe chez tous les

êtres humains. En classe de français, des professeurs ont par exemple choisi de lire à haute voix, à des élèves fâchés avec la lecture, des débuts de livres policiers bien écrits, en s’arrêtant à l’apogée du suspense et en passant à un autre texte au cours suivant. C’est d’abord un ou deux adolescents qui se sont manifestés pour connaître la suite de l’histoire et au fur et à mesure d’autres jeunes ont verbalisé leur frustration… et sont repartis avec le livre en question pour lire la suite. De la même manière, en mathématiques, plutôt que de donner le corrigé, il vaudrait mieux parfois donner une autre énigme, de façon à obliger l’élève à mettre le nez sur ce qu’il n’arrive pas à comprendre et «forcer la prise de conscience» comme le dit Gattegno.

«La plupart des enfants sont naturellement et spontanément enclins à faire de nouvelles expériences et à explorer.» Cette prise de conscience n’est-elle pas en lien avec la «feuille de route» que vous décrivez dans la clé n° 10? Absolument. La feuille de route permet aux élèves de devenir «capitaines», sujets de leurs apprentissages et de se tracer une route, avec un point de départ et un point d’arrivée et entre deux des objectifs précis. Pour développer leur autonomie, l’enseignant doit les autoriser à se tromper et à recommencer sans contrôle «continu». Ensuite ce sont les élèves qui viendront demander à être évalués afin de mesurer le chemin parcouru ou encore à parcourir, ce qui est important pour leur permettre de se responsabiliser. Cette approche n’enlève en rien le rôle cadrant de l’enseignant qui doit par ailleurs veiller à l’équilibre entre motivation de sécurisation, garantie par le cadre, et motivation d’innovation, via les énigmes et autres résolutions de problèmes. Le problème de l’exercice de l’autorité sera alors de repérer les motivations d’addiction chez soi et chez les élèves pour éviter le piège des comportements de domination-soumission (clé n°15 & 16). En filigrane, vous dites que l’enseignant doit modifier son rôle… C’est vrai que le rôle de l’enseignant doit évoluer. Il n’est plus celui qui «oblige» des élèves à effectuer des tâches pour lesquelles ils ne sont pas motivés

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mais celui qui «accompagne» des sujets en devenir à travers la mini-crise affective et cognitive que constitue tout apprentissage en sachant que c’est au terme de cette épreuve que se produit la récompense endogène cérébrale. Sa tâche essentielle revient donc à éviter que les élèves se démotivent pour l’apprentissage car si cela se produit, ces derniers risquent de chercher ailleurs dans la motivation d’addiction (drogues, alcool, jeux, conduites à risque, violence, …) des sources exogènes alternatives d’excitations et de plaisir. En France, avec l’actuelle remise en question du système de formation, nous avons l’opportunité de repenser, même si cela a déjà été partiellement fait, les compétences professionnelles nécessaires pour enseigner et pour favoriser l’apprentissage des élèves. J’espère que nous saurons collectivement saisir cette opportunité pour aller plus loin. Modifier sa pratique en perdant certains automatismes prend du temps… Je répète souvent aux enseignants qu’il faut trois à quatre mois pour constater les conséquences d’un projet visant à permettre aux élèves au sein d’une classe de se remotiver pour l’apprentissage, souvent ils sont impatients d’avoir des résultats tout de suite, mais il faut se rappeler que la logique de l’immédiateté est corrélée avec l’addiction. Autre aspect important pour y parvenir, il est primordial de tenter l’expérience avec des collègues, car il est difficile de régler l’ensemble des difficultés tout seul. Le projet pédagogique que je propose (clé n°18) vise à développer l’autonomie des élèves, qui seront heureux ensuite de

Le dossier en citations «Vous savez que le mot «curieux» vient du mot latin cura: le soin? Soyons fiers de notre défaut; être curieux, c’est prendre soin. Soin du monde et de ses habitants.» (Erik Orsenna) «La curiosité est autant parente de l’attention que l’attention l’est de la mémoire.» (Richard Whately) «La curiosité des enfants est un penchant de la nature qui va comme au-devant de l’instruction; ne manquez pas d’en profiter.» (Fénelon) «La science? Après tout, qu’est-elle, sinon une longue et systématique curiosité?» (André Maurois) «La curiosité perdure et s’affirme s’il ne vient pas des réponses pour la combler trop vite.» (Claude Duneton) «A l’origine de toute connaissance, nous rencontrons la curiosité! Elle est une condition essentielle du progrès.» (Alexandra David-Néel)

comprendre comment leur cerveau fonctionne, comment on apprend. Et si l’enseignant se présente aux élèves en montrant que lui aussi doit apprendre, en particulier pour «décontaminer l’erreur de la faute», se donner l’autorisation de se tromper, de faire des erreurs à titre personnel (clé n°11) cela peut les aider dans le processus de sécurisation. Propos recueillis par Nadia Revaz

Cessons de démotiver les élèves «Enseigner, ce n’est pas remplir un vase, c’est allumer un feu…» Cette conception de l’enseignement, attribuée à Aristophane et reprise plus tard par Montaigne, se retrouve dans de nombreuses traditions. Pour aider les enseignants à ranimer le feu, Daniel Favre propose 18 clés, qui ne sont pas à utiliser toutes ensemble évidemment. Son regard est celui d’un formateur d’enseignants, mais aussi celui d’un spécialiste des neurosciences, ce qui lui permet d’aider le lecteur à comprendre le fonctionnement du cerveau humain en situation pédagogique. Il relève trois visions erronées, la première qui est celle de nous avoir fait croire que l’on pouvait apprendre sans affectivité, la deuxième liée à une sous-estimation de la plasticité de notre cerveau et la troisième qui est de penser que les capacités d’apprentissage sont limitées. Faire confiance à son cerveau et à la vie est donc la première clé livrée par l’auteur. De ce constat découle une double piste d’action,

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à savoir le postulat d’éducatibilité et la nécessaire «pratique du tissage de liens entre les connaissances pour mieux mémoriser, plus longtemps et pour construire du sens, donc de la motivation.» Pour Daniel Favre, la violence pourrait être une forme d’addiction et pour l’en détourner, il convient de comprendre le triple mécanisme des systèmes de motivation et d’explorer des stratégies pour décontaminer les pratiques pédagogiques polluées par l’assimilation de l’erreur au Mal, pour sécuriser et accompagner l’apprentissage et relancer la motivation d’innovation. Dans son approche, le rôle de l’enseignant doit évoluer vers une autorité sans la domination ni la soumission. Un vaste programme découpé clairement en 18 clés qui se concluent toutes par un précieux encadré intitulé «A ranger pas trop loin dans sa mémoire». Daniel Favre. Cessons de démotiver les élèves. 18 clés pour favoriser l’apprentissage. Paris: Dunod, 2010.

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A vis d’enseignants La curiosité en classe. Quelques enseignants ont accepté de parler du sujet en livrant leurs approches…

Raymond Borgeat enseignant au CO de St-Guérin à Sion «L’éveil à la curiosité est affaire d’émerveillement et s’acquiert très jeune. Les plus âgés sont un peu blasés, même si de nombreux ados restent passionnés par des pans du savoir et veulent en savoir plus. A l’école, si on fait trop de drill, on peut contribuer à éteindre cette curiosité, mais c’est surtout multifactoriel. Pour ma part, en classe, en évoquant un sujet, je cherche toujours à faire des liens entre les connaissances, ce qui me semble être un bon moyen pour donner l’impulsion d’investiguer. Pour les mathématiques ou les sciences, en créant des ponts entre l’abstrait et le concret, c’est plus motivant pour eux. Quand je parle d’électricité, je les associe souvent à des exemples en relation avec l’eau, car c’est plus accessible pour eux. J’aime bien les questions dites “hors sujet”, car la plupart du temps c’est parce que quelque chose les a titillés. La curiosité, c’est juste l’envie d’aller plus loin que ce que l’on sait et d’être plus dynamique dans le processus d’apprentissage. Elle peut être suscitée par le prof, par la matière, par la manière de la rendre attractive, toutefois ces différents catalyseurs dépendent totalement de l’individu.»

Patricia Gross enseignante au CO Ste-Jeanne-Antide à Martigny «La curiosité est un moteur très important de l’apprentissage, pour que ce dernier devienne plaisir et pas seulement effort. Pour titiller la curiosité des élèves, je pense qu’il faut aborder de temps à autre les cours un peu différemment, en jouant avec la mise en scène. J’aime bien leur lire des histoires courtes et étonnantes, par exemple les Histoires pressées de Bernard Friot. Même si elles sont d’abord destinées aux plus jeunes, elles contiennent plusieurs niveaux de lecture et peuvent plaire aussi à des adolescents. L’une d’elles décons-

Le dossier en citations «Je n’ai pas d’obligation plus pressante que celle d’être passionnément curieux.» (Albert Einstein) «La curiosité, mère de la science, est fille du savoir. Pour l’ignorance, tout est surprenant et rien n’est curieux.» (Jacques Bainville)

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truit par exemple les contes de fées. Ce genre d’approche peut leur donner l’envie de prolonger la lecture ou leur fournir des idées pour écrire la suite d’une histoire lue en classe. Si on leur lit quelque chose qui les intéresse et qui les interpelle, ils sont captivés et ont vite envie d’en savoir plus, de lire et de partager. L’important me semble de créer des moments particuliers et d’oser sortir des sentiers battus.»

Différentes pistes existent pour susciter la curiosité.

Antoinette Philippoz enseignante d’appui à Martigny «J’associe la curiosité à la motivation à apprendre et je crois qu’elle est présente, même si parfois latente, chez tous les élèves. Je pense qu’avec les petits degrés, il faut leur proposer un grand choix de livres, essayer des choses créatives et sortir de la classe, en allant à la Médiathèque, en visitant des expositions, en sortant en forêt pour observer les fourmis, etc. En enfantine, degré dans lequel j’enseignais jusqu’à cette année, on a une plus grande liberté. Reste qu’il faut simplement saisir toutes les opportunités. L’enseignant a un rôle de passeur de curiosités. Je crois que si l’on est soi-même très curieux de tout, c’est plus facile d’introduire une plus grande variété dans la nourriture que l’on apporte aux élèves. Pour que la curiosité de chacun soit stimulée, il faut un menu varié pour allécher selon les goûts.

Prochain dossier - février 2011

Regards sur le monde d’aujourd’hui en classe (regard historique et médiatique) Délai rédactionnel: 5 janvier 2011

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Et si les enfants voient que l’enseignant est dans la même démarche de découverte, cela les aide. Seule différence, certains auront un spectre large de domaines d’intérêt et d’autres une approche plus en profondeur, tout comme nous adultes.»

Adrienne Rey enseignante à l’école enfantine à Chermignon «A l’école enfantine, tout ce qu’on présente aux enfants est là pour susciter leur curiosité. On les laisse par exemple deviner les réponses, ce qui est possible puisque le programme à suivre est souple et on peut aisément reprendre le lendemain ce qui a été interrompu la veille. Le langage des jeunes enfants est aussi plus spontané. Reste qu’ils ont déjà des préférences, en lien avec leur environnement socio-culturel actuel: utiliser l’ordinateur les motive plus que dessiner par exemple. Plus on monte dans les degrés, plus ce doit être difficile, ne serait-ce qu’en raison des contraintes du programme à suivre, pour l’enseignant de partir de cette curiosité, qui est spontanée et assez globale dans la petite enfance.»

Monika Witschi enseignante en primaire à Monthey «J’essaie de susciter la curiosité des élèves en partant de leurs questions, de leurs centres d’intérêt. En début d’année par exemple, je les ai “scotchés” en leur parlant du blog auquel ils allaient contribuer. J’ai entendu des “wouah” d’enthousiasme. Après, pour raviver leur curiosité, je leur ai par exemple dit que quelqu’un, sans leur préciser qui, avait laissé un message, créant ainsi un petit suspense. L’enjeu, c’est de les guider dans leurs découvertes. L’éveil à la curiosité s’accompagne, car parfois les enfants peuvent être vite découragés si les connaissances sont trop complexes pour eux. En grandissant, ils perdent un peu de leur curiosité globale, car ils se découvrent des centres d’intérêts plus précis. Si l’enseignant est passionné, l’enthousiasme est plus facile à activer et ensuite si quelques élèves sont curieux, l’effet groupe peut faire le reste. Idéalement, ce serait bien si les élèves avaient un après-midi par semaine pour explorer ce qui les passionne.» Propos recueillis par Nadia Revaz

L a bibliographie de la E. Nicollerat

Documentation pédagogique

Le secteur documentation pédagogique de la Médiathèque Valais - SaintMaurice propose quelques suggestions de lecture en lien avec le dossier pour aller plus loin. Tous les documents mentionnés sont bien sûr disponibles à la Médiathèque Valais - SaintMaurice (cf. cotes indiquées) et pour certains à Sion également. Des activités pour motiver les élèves en difficulté…et les autres: [4 e /3e français], «Les petits carrés pour l’aide individualisée; 6», Nancy, Scérén-CRDP de Lorraine, 2001. Cote: 804.0(072) ACTI

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Le goût d’apprendre, «Les Entretiens Nathan; actes 14», Paris, Nathan, 2004. Cote: 37.02 GOUT Motiver, remotiver: des pratiques innovantes de l’école au lycée: des enseignants témoignent, des chercheurs s’expriment, Buc, CRDP de l’Académie de Versailles, 2006. Cote: 37.02 MOTI CZECHOWSKY N. (dir. Par), La curiosité: les vertiges du savoir, Paris, Autrement, 1983. Cote: 001 CURI DELANNOY C., La motivation: désir de savoir, décision d’apprendre, «Ressources formation. Enjeux du système éducatif», Paris, Centre national de documentation pédagogique; Hachette Education, 2005. Cote: 159.947 DELA LIEURY A et FENOUILLET F, Motivation et réussite scolaire, Paris, Dunod, 2006. Cote: 159.947 LIEU LONGHI G., Décrocheurs d’école: redonner l’envie d’apprendre aux adolescents qui craquent, Paris, Ed. de La Martinière, 2003. Cote: 371.212.72 LONG

MACCOMBS B., Motiver ses élèves: donner le goût d’apprendre, «Animer sa classe », Paris [etc.], De Boeck, 2000. Cote: 159.947 MACC THEYTAZ P., Motiver pour apprendre: guide pour parents, enseignants et élèves, «L’aire de famille»,SaintMaurice, Ed. Saint-Augustin, 2009. Cote: 159.947 THEY VIANIN P., La motivation scolaire: comment susciter le désir d’apprendre?, «Pratiques pédagogiques», Bruxelles. De Boeck, 2006. Cote: 37.02 VIAN VIAU R., La motivation scolaire en contexte scolaire, «Pratiques pédagogiques», Bruxelles. De Boeck, 2007. Cote: 37.02 VIAU

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R egards croisés sur la curiosité Quatre spécialistes de l’école (et de la motivation en ce qui concerne Fabien Fenouillet et Rolland Viau) ont accepté de relever un petit défi en lien avec la curiosité. Ils avaient pour mission d’aborder en quelques lignes ce sujet passionnant, en adressant leur message aux enseignants et/ou aux élèves. Voici le résultat. Ou comment d’une petite flamme de curiosité en faire un feu d’artifice. Alors, si vous êtes curieux, vous lirez avec empressement ces quelques lignes.

Fabien Fenouillet, professeur de Psychologie cognitive à l’Université Paris X Nanterre http://fabien.fenouillet.free.fr

La curiosité et la motivation intrinsèque (Fabien Fenouillet)

«Cher élève, trouveras-tu un moment pour regarder différemment, pour interroger ce qui «va de soi», pour proposer créativement. L’école ne peut se faire sans toi, elle est pour toi, par toi et avec les autres; alors trois suggestions courtes et réalistes pour envisager votre quotidien scolaire d’un autre regard: «cherchez l’erreur»: en sciences, si on ne remet pas en cause sa démonstration, on ne pourra jamais rien trouver; la science s’est construite souvent par les erreurs réalisées. L’erreur est pensée comme une source du progrès, et permet d’éviter l’enfermement. Jouez à «chercher l’erreur», quand vous participez au cours; questionnez ce qui paraît une évidence. Osez la «reliance»: créez le lien, le rapprochement entre ce qui peut paraître cloisonné, dissocié (regardez votre emploi du temps!); permettez-vous des mariages bizarres entre sciences et arts, entre vidéo et langue, entre éducation physique et sportive et histoire; proposez-le à votre professeur; ce sera toujours surprenant, et créatif, dynamique. Changez une «petite chose» dans votre organisation, qui bousculera peu à peu tout le reste; travaillez à deux, changez de place; ou encore, inventez des rôles dans la classe; bougez les tables; écrivez à votre professeur. Là encore, l’inattendu sera au rendez-vous.»

«Le concept de curiosité est proche de celui d’intérêt et de motivation intrinsèque, concepts qui tournent autour de l’idée qu’une activité peut être réalisée pour ellemême. Par exemple, l’élève peut s’investir à l’école parce qu’il veut faire plaisir à ses parents, pour avoir de bonnes notes ou encore parce qu’il a conscience de l’importance de ce travail pour son avenir. Dans tous ces cas de figure peu importe la nature de l’activité, cette dernière n’est que l’instrument d’une réalisation qui lui est extérieure. Ce n’est pas le cas pour la curiosité. Berlyne (1960) conceptualisait la curiosité comme un état d’éveil, autrement dit quand on est curieux, on est plus attentif, plus attentionné par ce que l’on fait. Pour éveiller la curiosité il faut intriguer, surprendre, prendre au dépourvu les attentes de l’élève. L’introduction de la nouveauté peut donc évoquer cette curiosité, tout comme l’incertitude. Cependant, il ne s’agit là que d’une activation à court terme. Une fois que la curiosité est “éveillée”, il faut ensuite être en mesure de la faire durer pour qu’elle profite réellement aux apprentissages scolaires, qui eux se conçoivent généralement sur du plus long terme. C’est à ce niveau-là que le concept d’intérêt peut s’avérer très utile, mais ceci est une autre histoire.»

Trois suggestions à l’élève (François Muller) «On ne force pas une curiosité, on l’éveille.» Daniel Pennac, Extrait de Comme un roman.

François Muller, responsable de la mission «innovation et expérimentation», académie de Paris Innovation > www.ac-paris.fr/portail/jcms/piapp2_694 25/innovation-et-experimentation Diversifier > http://francois.muller.free.fr/diversifier/ index.htm Le blog > www.lewebpedagogique.com/diversifier

Trois idées sur la curiosité (Philippe Perrenoud) Pour éveiller la curiosité, il faut oser par exemple se permettre des mariages entre sciences et arts.

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«“La curiosité est un vilain défaut“, dit-on aux enfants qui ne cessent de poser les questions, en particulier lorsqu’elles sont embarrassantes. Réveiller la curiosité,

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c’est d’abord renoncer à cette cenLa curiosité à apprendre: sure, ce qui ne va pas de soi, car l’enseignant, un modèle la curiosité des enfants s’adresse (Rolland Viau) bien entendu à ce que les adultes leur cachent ordinairement, à ce «Il est difficile de déterminer si la cuque la pudeur, le bon goût, la moriosité est une source ou une consérale ou l’hypocrisie interdisent de quence de la motivation à apprendire. Seconde idée: tous les endre à l’école. Quoi qu’il en soit, elle fants ne sont pas spontanément y est intimement liée. La recherche curieux simplement parce que en psychopédagogie démontre que ce sont des enfants. Cela dépend l’enseignant est l’un des plus imporde leur éducation, de leur classe tants facteurs qui influent sur la cusociale, de leur rapport au monde riosité intellectuelle et la motivation et au savoir. Troisième idée: cesà apprendre de ses élèves. sons de voir la curiosité comme un Souvent en classe il adopte une posLa petite flamme curiosité peut trait stable d’une personne. Perture d’expert qui “sait”, et dont le devenir feu d’artifice. sonne n’est curieux de tout. La curôle est de transmettre son savoir. riosité est le produit fragile et éphémère d’une renEn s’attribuant ce rôle, il oublie malheureusement de sicontre entre une personne et une situation qui crée gnifier à ses élèves que lui-même se retrouve fréquemun déséquilibre cognitif, un décalage entre le besoin ment dans une position d’apprenant afin de satisfaire de savoir et l’état présent du savoir. Si l’on ne peut sa curiosité intellectuelle. Il pourrait non seulement leur changer la personne, alors tentons de changer la sidire à quel point il aime apprendre, mais leur en faire tuation.» également la démonstration. Douter, se questionner, chercher, et surtout prendre plaisir à le faire, voilà ce qu’il doit accomplir devant ses élèves pour éveiller et Philippe Perrenoud, Faculté de psychologie et des entretenir leur curiosité à apprendre.» sciences de l’éducation, Université de Genève Internet: www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/perrenoud Laboratoire Innovation, Formation, Education (LIFE): Rolland Viau, Université de Sherbrooke, Québec www.unige.ch/fapse//LIFE https://pages.usherbrooke.ca/rviau

D es sites pour aller plus loin Atelier Graine de Curieux L’Atelier Graine de Curieux est un relais pédagogique didactico-ludique qui s’adresse aux enfants mais aussi aux parents ainsi qu’aux professionnels de l’enfance. Le site propose une vidéo intéressante sur le thème: «Apprendre, c’est se questionner».

http:// atelier graine decurieux. blogspot. com

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Questions sur… Questions sur la philosophie, sur l’informatique, sur internet, sur les migrations, sur l’archéologie, sur la biologie… Ce service permet d’adresser des questions à des spécialistes ou de lire les réponses qu’ils ont déjà fournies. Avec des vidéos. De quoi éveiller la plupart des curiosités.

www.questionsur.ch/home

Vidéos sur la motivation Interview d’Alain Lieury sur la motivation d’apprendre et donc sur la curiosité indirectement http://apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/article.php?cat_num_sel=&numtxt=1013

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A genda

ou de rencontres…

Service de la culture

Pour des idées de sorties ou de rencontres culturelles avec vos élèves: www.vs.ch/ ecole-culture > Agenda. LANGUE ET LITTÉRATURE

12-20 mars 2011

Semaine de la langue française et de la francophonie La 16e édition de la Semaine de la langue française et de la francophonie aura pour thème: «Solidarité». Les dix mots rattachés sont: Accueillant - Agapes - Avec Chœur - Complice - Cordée Fil - Harmonieusement Main - Réseauter. www.slff.ch

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D es idées de sorties

Ecol e-C u lture

dévisser le couvercle, à ouvrir la boîte, à soulever le capot avec une curiosité gourmande pour découvrir avec délectation les combines futées et les astuces techniques géniales que cachent ces objets quotidiens. www.hevs.ch/event MEDIAS

28 mars - 1er avril 2011

Semaine des médias Quel que soit le degré, toutes les classes pourront prendre part à la 8e édition de la Semaine des médias à l’école en Suisse romande. Elle aura lieu du 28 mars au 1er avril 2011, sur le thème du «parcours de l’info». Les inscriptions pour l’édition 2011 seront ouvertes début janvier. www.e-media.ch

SCIENCES

Du 17 janv. au 11 mars 2011

Exposition Manivelles et Roues dentées La HES-SO Valais va accueillir l’exposition Manivelles et Roues dentées de l’Espace des Inventions. Serrures, ceintures de sécurité, roulements à billes ou vibreurs de téléphones portables recèlent des trésors d’ingéniosité. Cette exposition est une invitation à

( Résonances - Décembre 2010

Projets de professionnels de la culture bénéficiant d’un soutien Etincelles de culture • Enfantin/Primaire Gare au loup, spectacle (découverte de la technique du théâtre au noir): jose-manuel.ruiz@bluewin.ch • Primaire Gletscherli, petit glacier perdu (spectacle visuel et musical plurilingue et multidisciplinaire): carinetripet@bluewin.ch • Concerts didactiques proposés par l’Association des Amis du Conservatoire Degré primaire: Jean-Maurice Delasoie, HEP jean-maurice.delasoie@hepvs.ch Degré cycle d’orientation: Claude-Eric Clavien, HEP claude-eric.clavien@hepvs.ch Degré secondaire 2: Maria Córdoba, Conservatoire events@conservatoirevs.ch • Secondaire Enregistrement professionnel d’un morceau de musique réalisé par des élèves musiciens: Norton Ashley ajn@kibare.org • Enfantin/Primaire La reine des Korrigans (conte musical celtique avec découverte d’une légende, d’une culture…): nellyfluckiger@hotmail.com • Fin du secondaire 1/Secondaire 2 Projet et rencontre autour du film de Daniel Duqué «A travers les branches d’un arbre»: info@merlin-films.ch Pour les tarifs avec soutien Etincelles de culture et les renseignements complémentaires, se reporter aux indications du site internet www.vs.ch/ecole-culture ou prendre contact directement avec les professionnels mentionnés.

THÉÂTRE

Février 2011: spectacle pour scolaire

Adaptation d’Andromaque La Cie Krajewski - Giorgio Brasey, basée à Lausanne, présentera une adaptation d’Andromaque de Racine en février prochain au Teatro Comico à Sion. Des scolaires peuvent être organisées. Contact: Jeanne Quattropani, admin@k-gb.ch www.k-gb.ch www.theatre-valais.com ET AUSSI DANS CE NUMÉRO

Exposition Pour tout l’or des mots à la Médiathèque Valais – St-Maurice: cf. p. 37. Exposition Glaciers: chronique d’un déclin annoncé à la Médiathèque Valais – Martigny: cf. p. 38

Mon projet Art clé en main L’animation pédagogique Arts visuels et Activités créatrices de la Haute Ecole pédagogique du Valais romand, en collaboration avec le Service de l’enseignement et le Service de la culture de l’Etat du Valais, vous présente son projet «Etincelles de culture: Dialogues plastiques avec les artistes!» Pour plus d’infos et/ou pour inscrire votre classe: http://animation.hepvs.ch/acm

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U n nouveau site:

i ronn ement En v sciences

les sciences de la nature en ligne organisations présentent des offres pédagogiques en Valais, des pistes de sortie sont ajoutées pour chaque objectif du PER.

Encore un… celui-ci est fait pour vous! L’animation pour les sciences a mis en ligne son nouveau site Internet. Il offre aux enseignants de l’école enfantine et du primaire comme aux spécialistes du CO des documents pour les accompagner dans leur activité. Une première partie vous mettra en contact avec les animateurs en fonction de votre degré: Nicole Magnin en enfantine, Samuel Fierz et Christian Keim en primaire et Adeline Bardou au CO. Ils sont toujours à votre disposition pour répondre à vos questions et vous accompagner dans la réalisation d’une activité en classe. Vous trouverez aussi les programmes en vigueur, les offres de formation continue et des suggestions de lecture.

leçons. C’est ainsi que se retrouvent facilement accessibles à tous les pistes pédagogiques 1P-3P avec leurs 116 propositions différentes ainsi que tous les dossiers de ces dernières années: biodiversité, HELIOS, génétique… Les contenus des futurs cours de formation pourront aussi être ajoutés au fur et à mesure. Comme les sciences peuvent se travailler sur le terrain et que diverses

Internet et les sciences ont un point commun: ce sont deux domaines qui évoluent! Pour que les enseignants de sciences puissent suivre quelques avancées de la science, une nouvelle scientifique est à disposition, choisie pour être en lien avec des thèmes traités dans nos classes. Il ne tient plus qu’à nous enseignants d’actualiser notre enseignement au vu des découvertes du XXIe siècle, quand cela est possible! Régulièrement, les nouveautés introduites sur le site sont mises en évidence sur la page d’accueil, pour vous tenir au courant des activités de l’animation de sciences. Au premier plan en ce moment, Nicole Magnin est

Les sciences et internet ont en commun d’évoluer. Quelques mois avant l’entrée en vigueur du nouveau programme du PER (Plan d’Etudes Romand), ce site lui correspond déjà, puisque les trois parties suivantes dépendent des objectifs du domaine MSN (Mathématiques et Sciences de la Nature) du PER: les phénomènes naturels et techniques le corps humain l’unité et la diversité du vivant Vous y trouverez, répartis par cycle d’enseignement (enfantine, primaire et CO) des dossiers pédagogiques, des suggestions d’activités et d’autres ressources pour dynamiser vos

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http:// animation. hepvs.ch/ sciences-dela-nature

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L’EDD (Education au Développement Durable) n’est pas en reste puisqu’une partie lui est consacrée avec des exemples d’activités et des sources de documents; les sciences apportent en effet leur contribution au développement durable sur sa facette environnementale et l’EDD contribue aux sciences en ouvrant nos disciplines aux facettes sociale, économique, historique et géographique. Cette page fera le lien dans l’avenir avec le site de l’animation en SHS (Sciences Humaines et Sociales), dont les disciplines histoire et géographie concourent aussi à l’EDD.

A vos agendas 18 et 19 avril 2011, HEP-BEJUNE, Bienne Colloque sur l’intégration scolaire «Intégration scolaire: regards croisés sur les nouveaux défis dans la formation des enseignants». L’organisation de ce colloque s’inscrit dans une orientation spécifique visant à soutenir les professionnels et partenaires de l’éducation, dans la mise en place d’actions éducatives tournées vers la réussite de tous les élèves. Ce colloque propose un terrain d’échange dans le but d’approfondir les connaissances, d’aider au renouvellement des pratiques professionnelles des enseignants ainsi qu’au renforcement des

capacités de tous les partenaires. www.hep-bejune.ch 20 - 22 juin 2011, Université de Bâle Congrès SSRE Ce congrès international de trois jours a pour thème «Réformes de l’éducation et critique des réformes». Il est organisé en coopération avec la Société suisse pour la formation des enseignantes et des enseignants (SSFE) et la Société Suisse de Sociologie (SSS). www.sgbf.ch > congrès annuels 31 août - 2 septembre 2011, Unitobler de Berne Congrès de pédagogie spécialisée Du jardin d’enfants à l’école, comme dans les institutions, les

Mémento

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à disposition des enseignants de l’école enfantine le mardi aprèsmidi pour dynamiser l’éveil aux sciences et à l’environnement dès les premières années d’école. N’hésitez pas à la contacter!

pédagogique

professionnels sont confrontés à des comportements agressifs, des provocations, des incivilités. Ce phénomène se manifeste aussi dans le cadre de l’intégration d’élèves ayant des

difficultés de comportement ou chez des adultes en situation de handicap exerçant de l’agression contre eux-mêmes ou contre autrui. De telles situations représentent aujourd’hui un défi pour les professionnel-le-s, les personnes concernées et leur entourage. www.csps-szh.ch > Manifestations du CSPS > Congrès 2011

Congrès pédagogique Activité physique & sport En ligne quelque temps avant l’entrée en vigueur du PER, ce site servira de plateforme pour mettre à la disposition des enseignants tous les documents nécessaires à un bon démarrage dans ce nouveau plan d’études, tout en laissant la possibilité à chacun de farfouiller dans les activités des cycles voisins, par curiosité (n’est-elle pas nécessaire en sciences?) ou pour profiter d’adapter des activités existantes. Alors bienvenue et cliquez seulement: http://animation.hepvs.ch/ sciences-de-la-nature Adeline Bardou et Samuel Fierz, animatrice pour les sciences au CO et animateur pour l’environnement au primaire

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Le congrès pédagogique «Activité physique & sport» ainsi que l’offre de formation ciblée de l’ASEP (Association suisse de l’éducation physique à l’école) sont l’occasion pour les enseignantes et les enseignants d’intégrer les thèmes tels que «école en mouvement», «éducation physique» et «activité physique et santé personnelle» de manière ludique dans leur quotidien scolaire à l’aide de nombreuses idées directement applicables. Nous recommandons les programmes de formation continue attractifs de l’ASEP à tous les enseignants et nous réjouissons de voir le plus grand nombre d’entre eux profiter de cette offre. Profitez de cette offre de formation continue attractive et réservez dès à présent ses dates (juillet 2011). Les inscriptions peuvent être effectuées dès le 1er février 2011 sur www.congressport.ch. Vous y trouverez également de nombreuses informations supplémentaires sur le programme de formation continue, les possibilités de combinaison avec la formation du SWCH à Bienne ainsi que la nouvelle offre commune «Formation continue à la carte».

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V

« ocalité» et chansons (1) On entend souvent dire, à la fin de spectacles chantés par des enfants ou des ados (dans le désordre): ils ne savent pas chanter sans crier, on n’entend rien car l’accompagnement est trop fort, ils n’ont pas de culture vocale, il est impossible qu’ils chantent sans amplification. Et on entend aussi dire, en conséquence, que le travail1 vocal serait indispensable… qu’il ne se fait pas… Bref, il y a beaucoup de récriminations de la part des personnes avisées. En fait, il est simplement possible qu’on n’ait jamais appris aux enfants quoi faire et comment faire… Il est temps, donc, de nous pencher sur ce sujet aussi brûlant que ceux que nous avons déjà tenté de développer dans ces colonnes. Pour ce qui est de l’école, les plans d’étude successifs et les moyens d’enseignement proposent une rubrique «pose de la voix» ou «vocalises», «culture vocale» ou, encore, «travail vocal». Les objectifs sont les mêmes: développer les capacités d’expression vocale des élèves.

Situation dans les classes Les sondages faits auprès de différents collègues semblent révéler que la pose de voix n’est pas la priorité, tant s’en faut. Il semble, en majorité, que l’on utilise LA CHANSON pour développer chez l’élève le sens du rythme, la pulsation, la structure du chant… De cas en cas, on utilise aussi la chanson pour l’audition mentale2, mais sans plus. La plupart du temps, l’apprentissage de la chanson reste au stade de… l’apprentissage. On apprend cinq, dix, voire vingt chansons sans pour autant trop s’inquiéter de la voix, du moins dans la plupart des situations. Apportons-nous vraiment à nos élèves une véritable

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Education musicale

tention au modèle présenté et le souci de reproduire le mieux possible dans toutes les composantes: Timbre et couleur des voyelles, dynamique, articulation, phrasé lié au souffle, recherche de l’équilibre sonore individuel et collectif. On peut parcourir tous les aspects de la musique à travers la pose de voix.

formation vocale? Plusieurs raisons tendent donc à prouver que l’on néglige cet aspect des choses. La volonté d’apprendre rapidement le plus de chansons possible pour ne pas lasser les élèves, le manque de qualités vocales des enseignants, la «ringardise» dans laquelle se trouve la pose de la voix, la certitude qu’on peut aussi bien faire sans la pose de la voix, l’exiguïté des salles de classe, le manque de verticalité dans les enseignements, le manque de temps face à l’amplitude du programme et les exigences de la pose de la voix3. Nous allons nous focaliser sur ce qu’Yves Audard4 a intitulé «La vocalité». Nous sommes cependant conscients que nos propos sont empreints d’idéalisme et qu’il n’est pas toujours aisé de faire chanter les élèves, du moins, parfois, au cycle d’orientation. Mais n’est-ce pas le rôle de l’enseignant de mettre de l’énergie pour tenter de permettre aux ados de s’exprimer par la voix?

Le chant au service de la voix, la voix au service du chant La voix, ça se construit, c’est une évidence. L’école peut-elle participer de cette construction ou faut-il laisser cet enseignement aux élites? Poser la question, en ce qui nous concerne, c’est y répondre. On peut, en utilisant simplement la chanson, participer de la découverte de la voix. Il y a tout: les consonnes et les voyelles, le phrasé, le rythme, la hauteur. Que demander de mieux? On peut parcourir tous les aspects de la musique à travers la pose de voix: d’une pierre deux coups (ou plusieurs coups…). La prochaine fois, nous allons vous proposer des pistes et quelques références. Bernard Oberholzer et Jean-Maurice Delasoie

Notes 1

Ce terme paraît drôlement contraignant…

2

Rappel: chanter une chanson sur une voyelle ou une syllabe.

3

La pose de la voix demande une persévérance et du temps.

4

Organiste, compositeur et pédagogue français, auteur de nombreux ouvrages de pédagogie musicale scolaire dont la série «Objectif». Dans l’ensemble, notre article est inspiré par ses écrits.

Définition Selon Audard, la vocalité c’est: La construction progressive du son qui prend appui sur la connaissance et la maîtrise de soi, sur l’at-

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L ’Etat du Valais,

La voie

des jeunes

entreprise formatrice Des métiers administratifs aux métiers manuels en passant par une quantité d’autres domaines, pour la gent autant féminine que masculine, l’Etat du Valais propose une vingtaine de formations au sein de ses différents services. Nous-mêmes apprentis employé de commerce et médiamaticienne à l’Etat du Valais, avons décidé de récolter POUR VOUS quelques témoignages au sein de notre entreprise.

Kevin Constantin, apprenti caviste de 3e année Dès notre arrivée à Châteauneuf, Kevin est très convivial, il nous accueille avec un sourire et nous raconte avec entrain son métier qui nous a bien intéressés!

sés et les blancs. Nous comptons sur notre domaine une collection de 53 cépages, un total de 26 vins et quelques eaux-de-vie telles que l’abricotine, le kirsch, la pomme et la williamine. Dans notre cave, nous sommes deux employés à produire environ 40’000 litres par an, le patron et moi-même, cela nous rend plus libre et plus autonome. Nos bouteilles servent à la vente privée et à approvisionner les différentes manifestations de l’Etat du Valais telles que les remises des diplômes CFC. Pour être un bon caviste, il faut bien évidemment aimer le contact avec les gens et savoir adapter son langage aux différentes personnes auxquelles nous sommes confrontés. La polyvalence est le plus grand atout d’un caviste, car il faut s’adapter à une multitude de tâches, supporter des horaires qui vont de 10 à 16 heures par jour en période de vendange et assumer parfois de hautes responsabilités. Quelques débouchés sont possibles après l’obtention du CFC de caviste, tels que l’école d’ingénieur de Changins pour devenir œnologue.

«Tout notre travail commence à partir du raisin amené par le viticulteur. Nous assurons tout le processus qui va jusqu’à la mise en bouteille. L’essentiel du métier se déroule durant la période des vendanges, lorsque nous récoltons le raisin et où nous transformons le fruit en vin, cette étape se nomme la vinificaEn parlant d’école, je tion. La seconde opétrouve que la théoration dans l’élaborarie ne vaut pas la ntin. Kevin Consta tion du vin est l’élepratique. Les apvage ou affinage du prentis cavistes ont en vin; on y relève quelques grandes 3e année un jour et demi de cours étapes telles que les filtrations, les par semaine. Le jeudi matin, nous différents modes de stockage (fousuivons des cours de culture génédre et barrique), ainsi que les colrale au CFPs (ndlr: Centre de formalages avant les mises en bouteille. tion professionnelle de Sion) où les Nous observons différents types de cours de société sont très intéresvinifications pour les rouges, les rosants, par contre je trouve le ni-

( Résonances - Décembre 2010

Places d’apprentissages à l’Etat du Valais Agent-e d’exploitation Agent-e en information documentaire Agriculteur-trice Assistant-e socio-éducatif-ve Assistant-e en soin et santé communautaire Caviste Conducteur-trice de camion Cuisinier-ère Employée-e de commerce Géomaticien-ne Horticulteur-trice Informaticien-ne Jardinier-ère Laborantin-e en chimie ou en biologie Logisticien-ne Mécanicien-ne en maintenance automobile Mécatronicien-ne d’automobiles Médiamaticien-ne Polymécanicien-ne

veau de langue et communication un peu faible, car nous n’acquérons pas vraiment de nouvelles connaissances, à part la rédaction de lettres professionnelles. En comparaison, les cours à l’Ecole d’agriculture de Châteauneuf sont beaucoup plus vivants et nous sommes plongés dans la réalité du métier. J’ai choisi ce métier, car j’ai toujours été baigné dans le monde du vin et des vignes, mon grand-père fabriquait artisanalement son vin dans sa cave. Donc ce n’est pas vraiment un choix, mais plutôt une vocation, parce que le métier de caviste est avant tout une passion.»

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Caroline Berclaz, collaboratrice économique Quel est votre rôle au sein de l’Etat du Valais? Le Service du personnel et de l’organisation est un service central qui s’occupe, entre autres, de la formation professionnelle. Pour ma part, je suis responsable des apprentis du Valais romand et ma collègue Dominique In-Albon est responsable des apprentis du HautValais. Nous sommes les premières personnes de contact tant pour les formateurs que pour les apprentis. Notre but principal est de garantir une formation de qualité pour les jeunes venant se former auprès de l’Administration cantonale, afin qu’ils acquièrent les compétences nécessaires pour trouver, par la suite, un travail sur le marché de l’emploi. Notre rôle est également de conseiller et de soutenir au mieux les services dans la formation professionnelle des jeunes. Quels sont les atouts d’un apprentissage à l’Etat? L’Etat du Valais est une grande entreprise comptant plus de 3000 employés et près de 180 apprentis. La 1re chose que nous pouvons apporter de plus qu’une petite entreprise privée par exemple, c’est la structure mise en place spécifiquement pour la formation professionnelle. Mme Dominique In-Albon et moimême sommes spécialisées dans ce domaine et à disposition des apprentis et des formateurs. Par ailleurs, l’Etat du Valais offre une formation variée avec plus de 20 professions différentes dans plus

Pour plus d’infos www.orientation.ch www.cfps.ch www.emvs.ch www.vs.ch www.epcl.ch

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places d’apprentissage, la réception et la distribution des dossiers dans les différents services, l’élaboration des contrats d’apprentissage, l’organisation des cours interentreprises pour les apprentis employés de commerce, la formation des formateurs en entreprise ainsi que toute la gestion administrative quotidienne. Le 2e axe est l’axe stratérclaz. Caroline Be gique où nous développons des concepts afin de continuellement améliorer la formation. de 40 services différents. Dans les Nous organisons, par exemple, grands services, tels que la Police chaque année le «Welcome Day» cantonale ou le Service de la circulapour tous les apprentis de 1re antion routière, un apprenti de commerce va pouvoir occuper plusieurs née où nous leur donnons des inpostes durant son apprentissage formations générales sur leur enafin de découvrir les différents dotreprise. Cette année, nous avons maines d’activités de son service. mis sur pied une cérémonie de clôture où un signe de reconnaissance De plus, les apprentis de l’Adminisa été remis à tous les apprentis et tration cantonale bénéficient de stagiaires qui ont achevé leur forl’horaire annualisé et de 5 semaines mation au sein de l’Etat. L’aspect de vacances quel que soit leur âge. marketing, comme la réalisation de Les jeunes rencontrant des soucis clips vidéo, notre présence à «Your professionnels ou privés peuvent Challenge» ou encore contacter le Bureau de la consulle développement tation sociale qui est disponide notre ligne grable gratuitement pour les phique font partie écouter et les conseiller. intégrante de l’asEn juin 2010, sur pect stratégique. 60 apprentis qui Actuellement, nous se sont présenLe poisson de la nouvelle analysons la possibités aux examens ligne graphique. lité de mettre en place de fin d’apprentissage, un système de tournus au sein de nous avons eu un taux de réussite l’Etat du Valais afin que les apprende 87%, ce qui est très positif. tis puissent, durant leur apprentisChaque année nous engageons ensage, être formés dans 2 ou 3 sertre 50 et 60 apprentis, cependant vices différents, leur permettant pour l’année prochaine, nous avons ainsi d’enrichir leurs compétences. 80 places mises au concours. Nous Cette méthode est déjà appliquée comptons trois nouvelles formadans quelques grandes entreprises tions depuis l’année dernière qui de Suisse et dans plusieurs adminissont: agent-e d’exploitation, géotrations cantonales. maticien-ne et logisticien-ne. Quel est le fonctionnement du Service du personnel et de l’organisation dans la formation des apprentis? Nous gérons deux domaines dans la formation des apprentis: L’axe administratif qui comprend entre autres: la publication des

Quelle est la stratégie de promotion des places d’apprentissages? Nous avons développé une nouvelle ligne graphique qui contient un petit poisson rouge sur un fond bleu représentant l’Etat du Valais comme un grand fleuve. Tous les

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documents que nous publions sont réalisés sur la base de cette identité visuelle. Cela nous permet d’être reconnus plus facilement et de dynamiser l’image de l’Administration cantonale valaisanne. Nous avons également réalisé des clips vidéo présentant certaines professions dans lesquelles il est possible de se former à l’Etat du Valais qui sont disponibles sur le site www.vs.ch. Par ailleurs, le Service du personnel et de l’organisation était présent aux deux éditions du «Salon des métiers» à Martigny. En mars 2010, nous occupions un stand avec plusieurs partenaires (Police cantonale, HEP, HES-SO, Ecoles des métiers) afin de représenter l’Etat du Valais comme le plus grand formateur du Valais. Les clips vidéo ont été diffusés ainsi que des brochures et des articles promotionnels distribués aux jeunes.

Celia Bertagna, apprentie assistante en information documentaire 3e année Celia Bertagna attaque sa dernière année d’apprentissage à la Médiathèque Valais-St-Maurice. Elle nous a gentiment expliqué tous les détails d’un métier qui la passionne. «Mes tâches principales consistent à traiter les documents acquis en les cataloguant, en les doublant, en les étiquetant et en y mettant un antivol. Il est important pour la médiathèque de les ranger au mieux, car un document ou un livre mal rangé peut être définitivement perdu. L’accueil et le renseignement font parties intégrantes de mon apprentissage, car il est important d’avoir un bon contact avec la clientèle. La sociabilité et la curiosité sont des qualités nécessaires pour ce métier. Bien sûr, un intérêt pour la culture et la littérature est aussi essentiel dans ce genre de professions. Souvent, nous mettons un ou plusieurs documents en valeur pour

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na. Celia Bertag

présenter une thématique. Régulièrement, un auteur coup de cœur est présenté aux lecteurs, par le biais d’une mise en évidence. Les jeunes amateurs de romans peuvent aussi trouver leur bonheur sur un grand présentoir.

J’apprécie le climat convivial au sein des collaborateurs qui favorise un bon travail. Les cours professionnels à l’EPCL (ndlr: Ecole professionnelle commerciale de Lausanne) sont un lien nécessaire entre la théorie et la pratique. Mon goût pour la lecture n’est pas étranger au choix de ce métier, j’aime lire des romans de fiction et des biographies. L’ambiance des bibliothèques m’attire depuis mon plus jeune âge mais aussi la diversité des documents qui est très enrichissante. Je trouve que mon travail est passionnant.» Propos recueillis par Marion Bissig et Damien Gugger

Présentation des auteurs Il était une fois deux apprentis nommés Marion et Damien. Un beau matin, sous l’ordre de leur reine Nadia, ils durent enfiler leurs vêtements de journalistes et partir à la recherche de précieuses informations. Damien, qui était formé en tant qu’employé de commerce eut le contact facile avec ses semblables et la princesse du royaume visité. Marion, quant à elle, suivait une formation de médiamaticienne, et eut le pouvoir d’épater la galerie avec ses clichés. D’un commun accord, les deux amis assemblèrent leurs œuvres et sortirent pour le grand bonheur et l’immense fierté de leur reine, le plus merveilleux des contes du pays des apprentis, avec la gardienne des livres Célia et le créateur de breuvages Kevin. Pour les récompenser de leurs trouvailles, la reine leur accorda une parution dans la revue des dieux. Marion Marion et Damien.

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U n mémoire sur les relations

Du côté

de l a HEP-VS

enseignants novices-parents mêmes qui soulignent leurs diffilopper les institutions de formation cultés sur le plan organisationnel initiale afin de mieux préparer les des rencontres, certains des novices jeunes enseignants à leurs relations interrogés avouant ne avec les parents. pas savoir comment Le mémoire rédigé procéder et relevant Pour lire ce travail: par Alexandra Donainsi des lacunes dans net-Monay traite www.hepvs.ch > Recherche > S’inileur formation initiale. des relations écoletier à la recherche > Formation iniEn ce qui concerne les famille du point de tiale > Quand les enseignants nostratégies mises en vue des enseignants vices racontent leurs premières replace par les novices novices. Il s’agit d’un lations avec les parents… pour faciliter la commémoire intégré à munication avec les une recherche sur Nicole Jacquemet sur la base parents, l’auteure a l’insertion professiondu mémoire d’Alexandra constaté que, d’une nelle des enseignants Donnet-Monay manière générale, menée conjointement onnetelles ne différaient par plusieurs HEP de Alexandra D un prix çu pratiquement pas de Suisse romande et du Monay a re Interview de Claude BarrasV pour celles présentes dans Tessin et à laquelle a de la FRAPE l. ai av Paris, experte externe tr son excellent la littérature: les participé la directrice jeunes enseignants priviléde ce mémoire, Marie Claude Barras-Paris, ex-présidente gient les qualités dites professionAnne Broyon, professeure à la HEPde la Fédération romande des assonelles, comme la transparence et VS (voir Résonances d’octobre). ciations de parents d’élèves du Val’écoute. Toutefois, une stratégie Alexandra Donnet-Monay a reçu lais (FRAPEV), était experte externe semble être propre aux jeunes enun prix de la FRAPEV pour son exlors de la soutenance du mémoire seignants: ils n’hésitent pas à decellent travail. de fin d’études d’Alexandra Donmander de l’aide à leur entourage net-Monay. Occasion de revenir professionnel (collègues, spéciaavec elle sur ce regard extérieur, en Les recherches récentes concernant listes, formation continue). Une enl’occurrence celui des parents, posé l’insertion professionnelle des jeunes seignante interrogée a également sur les mémoires de la enseignants ont mis en exergue le relevé l’apport de HEP-VS et sur le prix de fait que l’une des difficultés que ces ses compétences réla FRAPEV. derniers relèvent le plus souvent flexives. concerne leurs relations avec les paEn définitive, les réClaude Barras-Paris, rents d’élèves. sultats de la recherest-il important qu’il Alexandra Donnet-Monay a anache montrent qu’il y ait des liens de lysé le vécu de jeunes enseignants n’existe pas de granpartenariat entre la novices concernant cette facette de des différences entre FRAPEV et la HEP? leur profession en comparaison ce que vivent (diffiavec celui d’enseignants expériOui, et des liens exiscultés, aspects posimentés. tent depuis la création tifs, stratégies) les enLes résultats obtenus mettent en de la HEP, puisque la seignants novices et évidence que le manque d’expéFRAPEV siège dans le les enseignants pris rience des jeunes enseignants pose conseil de direction is ar -P as Claude Barr globalement. L’auproblème à deux niveaux: d’une et vient présenter les te er xp était l’e la de teure conclut son trapart, du côté des parents qui se associations de pars lo e extern vail en proposant des montrent parfois méfiants face aux rents et les fédérasoutenance pistes d’encadrement compétences des novices; d’autre tions aux étudiants d’Alexandra ay. que pourraient dévepart, du côté des enseignants euxen fin de formation. Donnet-Mon Quand les enseignants novices racontent leurs premières relations avec les parents…

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Et parfois la FRAPEV est invitée pour des expertises externes lors de soutenances de mémoires traitant de thématiques liées aux parents. Comment avez-vous vécu ce rôle? Les évaluations que j’ai réalisées en tant qu’experte externe étaient bien sûr différentes de celles du directeur de mémoire et du lecteur HEP. J’avais l’œil d’un parent dont les enfants sont déjà grands et d’une bénévole qui a acquis une expérience à travers son engagement associatif.

En raccourci Poésie en liberté

Concours international Poésie en liberté est un concours international de poésie en langue française ouvert aux lycéens et étudiants via Internet du 3 janvier au 10 avril 2011. Ce concours s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans de tous les pays. Au total, des textes de 135 pays ont été envoyés au cours des 12 années d’existence du concours. www.poesieenliberte-2010.com Ecole changer de cap

Un site pour rond-point systémique Le but du site Ecole changer de cap est de tisser des liens entre les créateurs d’idées et de pratiques nouvelles autour de thèmes liant l’évolution des savoirs, des modes de fonctionnement de l’école et celle de la société. Il vise à former peu à peu un «rond-point systémique» mutualisant des réflexions et des actions provenant de différents acteurs de France, d’Europe et d’ailleurs. Et ainsi susciter – loin de toute fermeture idéologique – une compréhension et un regard collectifs sur les fondements d’une éducation humanisante au sens le plus éclairé du terme. www.ecolechangerdecap.net

Quelles sont ses principales richesses du mémoire d’Alexandra Donnet-Monay? Son mémoire montre bien l’importance d’une bonne collaboration avec les parents et la nécessité de stratégies à acquérir au-delà de la formation initiale. Le travail d’Alexandra Donnet-Monay met en évidence qu’être enseignant novice n’est pas forcément un handicap et que tous les parents ne sont pas des opposants à l’école qui défendent systématiquement leur enfant, autant de jugements qui reposent sur des idées reçues. Quel est l’objectif du prix FRAPEV qu’elle a été la première à recevoir? En offrant un prix à un mémoire traitant de l’école et de la famille, la FRAPEV vise à faire prendre davantage conscience qu’école et famille doivent travailler ensemble. C’est aussi une reconnaissance du travail effectué par les futurs enseignants pour établir de constructives relations avec les parents, en acceptant les différences et les complémentarités. Propos recueillis par Nadia Revaz

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Trait d’union

Promotion des échanges linguistiques Dans la dernière édition du magazine Le trait d’union, la promotion de l’échange linguistique est vue sous l’angle national, alémanique et romand. Corinne Barras et Sandra Schneider, du Bureau des échanges linguistiques du canton du Valais, évoquent la promotion des échanges dans un canton bilingue. Version pdf du numéro en ligne. www.ch-go.ch Estime de soi

Des ressources, des activités… L’estime de soi est devenue un enjeu important dans le monde de l’éducation, d’où l’idée pour l’organisme Estime de soi de proposer un site articulé en fonction de trois publics: jeunes, parents et enseignants. Une mine pour booster la confiance des élèves… www.estime-de-soi.com Article CSPS

Neurosciences et pédagogie spécialisée Pierre Vianin, enseignant spécialisé et professeur à la HEP-VS, s’interroge dans un article intégré à la dernière Newsletter du Centre suisse de pédagogie spécialisée sur l’importance des neurosciences cognitives dans le travail de l’enseignant spécialisé. Il présente un schéma du fonctionnement cognitif qu’il utilise dans sa pratique et qui lui a permis d’élaborer une grille d’évaluation diagnostique des processus cognitifs sollicités dans une tâche. Il conclut son texte par la présentation d’un exemple d’évaluation d’un élève en grande difficulté scolaire. Le pdf de l’article est consultable sur le site du CSPS. www.csps-szh.ch

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On m’a demandé de parler de mes presque quarante années d’enseignement, de relater des faits ayant marqué ma carrière, de revenir sur les lumières et les ombres qui ont teinté ma vie professionnelle. Vaste programme! J’ai l’impression de me retrouver au début d’une année scolaire quand le maître nous demandait d’écrire une rédaction sur nos dernières vacances. On se creusait la tête pour savoir ce qu’on pouvait bien lui raconter, car, sous le soleil de juillet, pas d’Arche perdue à retrouver, ni d’espions à traquer. Une phrase aurait suffi pour décrire nos étés: «Il a fait beau et c’était super!». Eh bien, pour vous parler de mes nombreuses années d’enseignement, je dirai la même chose: «Il a fait beau et c’était super!». Ma profession, je l’ai bien vécue, même très bien. A aucun moment je ne me suis ennuyée parce que les défis que j’ai eu à relever ont été nombreux et variés.

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4 0 ans d’enseignement!!!

Regards

sur l’école

Marie-Claire Sierro

ser, planifier les cours pour que les difficultés ne les découragent pas et tout ceci en sachant pertinemment que la leçon la mieux préparée ne résiste pas aux aléas du vivant. Une querelle, une incompréhension, un refus, un malaise, en un mot, le moindre bouleversement vous oblige à tout repenser, à tout réinventer.

Sierro Marie-Claire de nante au CO a été enseig . on Si à St-Guérin

Tout d’abord, avec les premiers concernés par mon activité, je veux parler des élèves. Chercher et chercher encore la meilleure méthode pour leur faire comprendre une matière, rendre le savoir attractif pour leur donner le goût et l’envie d’aller découvrir plus loin, organi-

De plus, la relation avec les adolescents relève d’un mélange subtil d’autorité, de compréhension, de patience, de sérénité et de rouge et sainte colère. Extraordinaire chimie qu’il faut doser avec le plus grand soin! Et dire que certains prétendent qu’il est facile d’enseigner! J’aimerais les voir passer, en un instant, d’Austerlitz à Waterloo en gardant toujours la tête froide, en faisant preuve d’humour et en ayant toujours à l’esprit la mission qui nous est impartie, à savoir instruire. Quelle belle aventure de côtoyer ces jeunes, quel beau métier j’ai exercé! Un autre défi que j’ai eu plaisir à relever est celui des nouveautés: nouvelles méthodes, nouveaux manuels, nouvelles approches: une nourriture de choix pour garder sa tête en forme et son enthousiasme intact. Pour moi qui aime voyager, la découverte de ces contrées inconnues a été passionnante. J’ajouterai cependant que pour que ces nouveautés soient véritablement un exhausteur de goût et qu’elles contribuent à améliorer l’enseignement, il a fallu d’abord que je leur donne ma couleur. Dans les partitions qu’on m’a demandé de jouer, j’ai ajouté les dièses et les bémols qui me semblaient le mieux correspondre à ce qui était bon pour mes élèves et pour moi. J’ai été curieuse de tout et circonspecte dans les applications.

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En dernier lieu, j’aimerais mentionner le privilège que j’ai eu à recevoir des enseignants stagiaires. Epauler un futur collègue, c’est comme faire une cure de jouvence. Les nombreux pourquoi, comment, dans quel but, vous obligent à rechercher les principes qui ont guidé votre action ou votre réaction. Il faut débarrasser la couche de poussière des routines pour comprendre le mécanisme de vos habitudes. Observer un stagiaire, c’était à chaque fois me revoir débutante, repenser le chemin parcouru et, bien des fois, corriger la trajectoire. Mes stagiaires ont été mes cordonniers privilégiés qui m’ont permis de redonner un bon coup de neuf à mes chaussures, chaussures qui m’ont donné un pas alerte jusqu’au dernier jour de ma vie professionnelle. Bien, il me semble que la rédaction imposée arrive à son terme. Il me reste encore à souhaiter à tous mes collègues une excellente suite d’année scolaire et, à ceux qui commencent dans la profession, à leur donner un petit conseil (caprice de vieille régente!): le bonheur d’enseigner n’est pas donné d’emblée, il se gagne! et ça marche!

Regards sur l’école Cette nouvelle rubrique, initiée dans l’édition de septembre, vise à offrir des points de vue distanciés sur l’école valaisanne contemporaine. C’est en quelque sorte une «carte blanche spéciale VIP» que nous ouvrons aux professionnels de l’école. Hormis une consigne sur le nombre de caractères à ne pas dépasser, aucune autre indication rédactionnelle n’est donnée. A chaque invité-e de choisir son angle d’attaque.

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N ouveau numéro de Mise en mots Le n° 5 de la revue Mise en mots, dirigée par Anne-Lise Prudat, propose une découverte et une initiation au théâtre principalement destinée aux jeunes de 10 à 13 ans et aux adultes qui s’occupent d’eux, parents, enseignants, animateurs. Cette nouvelle édition raconte les chemins de l’idée à la scène. Trois metteurs en scène racontent: Jean-Yves Ruf parle d’Erwan et les oiseaux, Dominque Catton de Blanches et François Marin de Pacamambo. Pour se procurer gratuitement le cahier Mise en mots 05: resonances@ admin.vs.ch. www.theatre-escarboucle.ch

En raccourci Prix Enfantaisie

Edition 2011 Le Prix Enfantaisie donne la parole aux enfants qui choisissent un livre qu’ils souhaitent célébrer parmi une sélection proposée. Le Prix Enfantaisie vise ainsi deux objectifs principaux. D’abord, écouter ce que les enfants ont à dire sur les livres et les inviter à construire un regard critique sur ce média. Ensuite, célébrer la littérature jeunesse pour rappeler son intérêt et sa complexité dans un contexte éditorial mondialisé. Le Prix Enfantaisie est ouvert à tous les enfants de 7 à 12 ans. Deux catégories réunissent les livres sélectionnés, cinq albums pour les 7-9 ans et cinq romans pour les 10-12 ans. Le délai pour le retour des bulletins de vote est fixé au 18 mars 2011. www.isjm.ch Vousnousils

Carrefour de la communauté éducative Vousnousils est un carrefour d’informations et de communication au service de la communauté éducative, de la recherche et de la culture. Avec des actualités, des fiches, des dossiers… www.vousnousils.fr Chanson francophone

Chroniques lycéennes Ce programme s’adresse à tout élève de lycée d’enseignement général ou professionnel scolarisé en France ou à l’étranger. A partir d’une sélection de 20 titres de la nouvelle chanson francophone (dont J’suis pas folle d’Aliose pour la Suisse romande), réunis sur un CD, les lycéens, accompagnés de leurs enseignants, sont invités à rédiger des chroniques ou critiques musicales, dont les 50 meilleures sont publiées dans un supplément du magazine les Inrockuptibles. Inscription en ligne: www.chroniqueslyceennes.fr

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C O de Martigny:

La vie

des classes

un camp de formation humaine 180 élèves et 19 enseignants du CO Ste-Marie de Martigny ont participé à un camp de formation humaine à l’Hospice du Gd-St-Bernard ou à l’Hospice du Simplon. Quatre camps de deux jours ont été organisés, regroupant à chaque fois deux classes et trois pour le dernier groupe. Même si l’animation a été faite en collaboration avec les chanoines, par l’intermédiaire de la pastorale des hospices, il ne s’agissait nullement de faire une retraite spirituelle, mais simplement de profiter d’un cadre apaisant pour que les élèves puissent expérimenter la vie de groupe, en travaillant les notions de confiance en soi, de respect, de tolérance, de différence et de solidarité. Autant d’objectifs pouvant avoir des répercussions positives sur le climat de l’école et la dynamique de classe. Les parents ont bien perçu la finalité de ce temps d’école hors les murs, mais il faut dire que la di-

Un camp organisé loin du stress, dans un cadre que les élèves ont apprécié.

rection a soigné la communication avant le camp, pour dissiper les légitimes appréhensions. De plus, une expérience-pilote avait été effectuée l’année passée, ce qui avait déjà permis de procéder à des ajustements nécessaires.

Regards d’élèves Andreia, Jessica, Ludovic, Laura, Miléna, et Marvin ont apprécié le camp de formation humaine dans son ensemble. Presque tous avaient déjà vécu une expérience de vie avec la classe au cours de leur scolarité, dans le cadre d’échanges linguistiques ou culturels. Les six élèves expliquent notamment combien il était important pour eux que ce ne soit pas un camp religieux, de façon à respecter les différences culturelles. «Avant d’y aller, j’avais peur que l’on doive faire des prières», souligne l’un d’eux pour qui il était essentiel de respecter la religion de chacun ou sa non-croyance. Au final, ils ont trouvé que ce point avait bien été respecté. Une expérience humaine qu’ils renouvelleraient. Andreia: «C’était comme des mini-vacances entre amis.» Jessica: «Certains élèves voulaient diriger les activités, mais autrement c’était agréable.» Laura: «J’ai aimé certaines activités, comme de devoir mimer la solitude.» Ludovic: «C’était une expérience sympathique.» Marvin: «Il y avait franchement plus de positif que de négatif.» Miléna: «Avant, en cours de français, on osait moins s’exprimer, alors que maintenant on se gêne moins, car on se connaît mieux.»

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Regards de la direction, des enseignants et des élèves Du côté de la direction, organiser un camp de formation avec les élèves au début de leur arrivée au cycle d’orientation vise à mieux intégrer les élèves qui arrivent de l’école primaire et qui découvrent un environnement de travail différent. «Il nous semblait primordial d’offrir à ces nouveaux élèves un espace de dialogue et d’écoute mutuelle, loin du stress lié à notre réalité scolaire, pour asseoir les bases de la vie en groupe», explique la direction. «Ce camp, à mi-chemin entre la médiation et l’éducation à la citoyenneté et placé sous le signe de l’ouverture, a été largement réussi», analyse Nicolas Theux, directeur adjoint au CO de Ste-Marie. Parmi les moments chargés d’émotion, il retient le témoignage de Florian Troillet, champion de ski-alpinisme ayant annoncé aux élèves, avant de le faire à la presse, son retrait de la compétition et sa réorientation professionnelle, puisqu’il entame une formation à la HES-SO pour devenir

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gestion, en particurôle de responsable de lier celle des repas et classe. Le choix de ce de la nuit, n’a pas cadre, d’une tranquiltoujours été facile. lité rare, lui a semblé Pour Nadine Borgeat, très judicieux pour inle point fort, en tant viter à cette ouverque titulaire, était de ture sur soi, aux auDu côté des enseignants, les deux tres et au monde enjournées ont été largement apprédécouvrir les élèves vironnant. ciées et ils sont 18 à se dire prêts hors contexte scolaire, à renouveler l’expérience, dont 15 notamment en anieat était Nadine Borg sans condition et 1 qui souhaiterait Du côté des élèves, mant certaines activiignantes se l’une des en le bilan est très posités. «C’est intéressant même s’investir davantage. Seul un s. atrice accompagn tif et pas seulement pour faire évoluer la adulte, qui s’était déjà impliqué dixit les enseignants. Les relation pédagogique lors de l’expérience pilote, préféreélèves de Nadine Borgeat et de Maet j’ai particulièrement apprécié que rait faire une pause l’année prorie-Madeleine Nanchen en témoitous les élèves s’impliquent dans les chaine. Globalement les enseignants gnent. Parmi les activités proposées activités. Par contre, j’aurais aimé ont trouvé l’implication des élèves (mime, jeu de cartes, débat autour davantage lâcher prise pour pouvoir bonne, voire très bonne et le travail d’un film, témoignage, réflexion faire davantage confiance aux anides animateurs (animateurs pastopersonnelle par le photo-langage), mateurs», commente l’enseignante, raux, chanoines et éducateurs spécertaines leur ont parfois paru un n’ayant pu totalement oublier son cialisés) varié et adapté, même si la peu longues, mais dans l’ensemble ils les ont trouvées intéressantes. Contrairement à ce qu’ils avaient Camp de Formation humaine et PER imaginé, ils ont vécu sans difficulté deux jours sans télévision, sans ordiLes activités proposées lors de ce camp sont une opportunité de travailler les nateur, sans téléphone, sans jeux compétences transversales et de certains objectifs de Formation générale déélectroniques. Nicolas Theux et Nafinis par le PER. dine Borgeat étaient convaincus que les élèves avaient été peu sensiLes capacités transversales concernées sont: bles à la beauté de la nature et la collaboration: prise en compte de l’autre, connaissance de soi pourtant ce fut la première réponse la communication: codification du langage à propos des émotions fortes de ces la pensée créatrice deux journées de camp de formala démarche réflexive: remise en question, décentration de soi. tion humaine. Pour reprendre les mots de Dimitri, «l’Hospice du GdQuant aux objectifs de Formation générale, il s’agit de: St-Bernard est un bel endroit.» Et FG 32: Répondre à ses besoins fondamentaux par des choix pertinents Ludovic d’ajouter: «On avait un peu en reconnaissant des situations à risque (violences, racket, dépendances, …) l’impression d’être seul au monde.» en développant des stratégies de protection et de comportement face à Hormis le cadre, c’est la découverte ces situations (savoir dire non, avertir un adulte, …). de soi et des autres qui les a marFG 35: Reconnaître l’altérité et la situer dans son contexte culturel et social qués. «C’était une occasion de côen analysant les phénomènes de groupe par opposition à l’action indivitoyer des élèves de la classe paralduelle lèle que l’on ne connaissait pas vraien débattant sur les règles ment», explique Emilie. Ils ont aussi en réfléchissant sur ses valeurs et la description d’éléments extérieurs (haapprécié de pouvoir voir les profesbits, attitudes, musiques, langages, …). seurs sous un autre angle. A la quesFG 38: Expliciter ses réactions et ses comportements en fonction des groupes tion de savoir s’ils recommanded’appartenance et des situations vécues raient un tel camp à d’autres cycles en analysant les effets de diverses influences (modes, pairs, médias, publid’orientation, ils répondent à l’uniscité, …) son: «Oh oui!». en analysant les préjugés, les stéréotypes en identifiant ses préférences, ses valeurs, ses idées et en acceptant celles Au vu de la réussite de cette expédes autres. rience de formation humaine, la On ne peut qu’inciter les établissements à organiser un tel camp et permettre deuxième édition est d’ores et déjà ainsi aux élèves de vivre des moments riches en émotions et en souvenirs. envisagée par la direction. Béatrice Rogéré Pignolet Propos recueillis par Nadia Revaz éducateur social. D’autres activités, comme la discussion autour du film La petite vendeuse de soleil, lui ont paru favoriser la réflexion et la communication entre élèves.

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Chacun d’entre nous a sans aucun doute vécu des moments d’émerveillement, de crainte, de rire et surtout de joie suprême en assistant à une représentation sous un chapiteau. Pour les enfants, la magie est instantanée: le spectacle n’a qu’à commencer!

Chacun doit pouvoir cheminer dans ses apprentissages selon ses possibilités. Un document à ce propos se trouve sur le site internet de l’animation (www.zwookedu.ch/edphys/zwook/ planification/lecons/5p-6p/jonglageavecballes). De plus, de nombreux sites internet permettent une visualisation «animée» des différentes possibilités de jonglage avec 2,3, 4… balles. www.jonglage.net http://1001figuresjonglerie.perso. sfr.fr

Le trapéziste En utilisant les anneaux et en y ajoutant un trapèze, de nombreux En classe, ce thème peut être utilisé dans de nombreuses situations. Mais le terrain idéal de mise en œuvre reste la salle de gymnastique. Voici quelques pistes et références pratiques en lien avec des leçons d’EP.

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C irque et compagnie

Education physique

exercices en équilibre instable peuvent être exécutés sur cette barre. Première remarque: la sécurité! La hauteur des anneaux doit être adaptée, des tapis doivent protéger les élèves en cas de chute. Une fois les positions de base acquises, les élèves peuvent créer un enchaînement seul, en duo, en équipe. L’apport de la musique donnera enfin à ce «spectacle» une dimension proche de la piste aux étoiles… Une fiche 5-6P sera bientôt disponible dans le nouvel assortiment proposé pour ce degré (sortie prévue 2011). Vous pouvez déjà l’obtenir pour la tester ainsi que des photos des différentes figures auprès des animateurs. Les trapèzes, eux, se commandent auprès d’Alder & Eisenhut (Fr. 98.- pièce, avec crochets) ou chez Wiba sports (Fr. 162.- pièce, avec sécurité).

Le jongleur Dans les petits degrés primaires, le jonglage peut débuter à l’aide des foulards, plus légers et moins rapides que les balles. Plusieurs thèmes de la coordination se déclinent à ce propos: Orientation: se situer par rapport à la position des foulards dans l’espace. Différenciation: visualiser dans l’espace la trajectoire de différents objets (deux à trois). Rythme: lancer et recevoir avec une cadence donnée. Réaction: prendre des renseignements pour l’exécution précise des gestes.

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Les pyramides humaines

Par 2, 3, 5 ou plus, il ne reste qu’à prendre la pose pour la photo, en n’oubliant pas de veiller à la sécurité.

Que l’on soit porteur ou voltigeur, l’idée est de créer ensemble une pyramide humaine. Par 2, 3, 5 ou plus, il ne reste qu’à prendre la pose pour la photo! Ne pas oublier de veiller à la sécurité: la tenue du dos et/ou l’emplacement correct des appuis sur lesquels pourront se tenir les voltigeurs doivent être vérifiés en permanence pour éviter chutes et autres douleurs malvenues. Votre manuel 4 dans la brochure 3 à la page 28 vous propose quelques figures sous le titre «acrobaties avec un partenaire».

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D’autres possibilités vous sont offertes sous http://eps.roudneff.com

Le funambule Qui ne rêve pas de vivre le grand frisson qu’apporte la marche en équilibre sur un fil? Les débuts peuvent se faire sur une corde posée sur le sol, puis sur une barre fixe ou enfin sur un slack line fixé entre deux montants de reck par exemple. Attention dans ce cas également à la sécurité; et n’oubliez pas de mettre en place de l’assurage chaque fois que vous l’estimez nécessaire. La différenciation des offres est également importante dans ces exercices: à chacun donc de gérer personnellement les risques et de choisir la situation qui lui convient.

Encore plus loin… Pourquoi finalement ne pas combiner plusieurs exercices tels que jongler en effectuant une pyramide ou inventer une figure en équilibre sur des cordes? De nombreux chemins peuvent être parcourus selon le temps à disposition et le y ajoutant neaux et en an s projet choisi. Plusieurs le re nt lib sa ui En utili cices en éq mbreux exer no e. rr centres scolaires ont de ba e, e èz tt un trap és sur ce t être exécut en uv même tenté l’expérienpe le instab ce de se mettre en piste à plusieurs et ont, en fin de période, proposé L’acrobate un spectacle aux parents. Il est possible d’envisager de transAlors, … tous en piste! former une suite aux engins en piste acrobatique. Plusieurs pistes à niveaux sont proposées dans le maLe team EP: nuel 4, dans la brochure 3 à la page Nathalie Nanchen 16. Les suites peuvent se terminer Gérard Schroeter par une pyramide par exemple. Lionel Saillen

L 'école bouge» fait bouger votre classe!

«

En août 2010, «l’école bouge» a entamé sa 6e année d’existence. A ce jour, ce sont plus de 1950 classes qui ont participé au programme et commandé plus de 7000 modules (situation au 11.11.2010, situation actuelle sous www. schulebewegt.ch). Chaque jour, de nouvelles classes s’inscrivent – peut-être serez-vous la prochaine? Vous êtes-vous déjà demandé comment intégrer davantage le mouvement dans le quotidien scolaire sans trop de travail à la clé? «L’école bouge» vous fournit un large éventail d’idées.

Le programme «l’école bouge» Le programme de l’Office fédéral du sport OFSPO «l’école bouge» vise à faire bouger les classes de la Suisse et du Lichtenstein, tous niveaux confondus, au moins 20 minutes par jour en plus des leçons d’éducation physique obligatoires. Dans cette perspective, il met gratuitement à leur disposition des idées faciles à réaliser. Les enseignants intéressés inscrivent leur classe en ligne (www.schulebewegt.ch) à un module minimum ou quatre modules maximum (un module = un trimestre). Pour 2010/2011, six modules différents (comptant jusqu’à 40 idées) ainsi qu’un module supplémentaire «Alimentation» sont proposés. Une fois inscrites, les classes reçoivent gra-

( Résonances - Décembre 2010

«L’école bouge» fournit un large éventail d’idées pour intégrer le mouvement à l’école.

tuitement par poste, en plus du matériel d’information, les modules commandés et le matériel pratique. A la fin du programme, l’enseignant est invité à donner un petit feed-back en ligne (questionnaire). «l’école bouge» est une manière simple et efficace d’intégrer l’activité physique à l’école. Laissez-vous convaincre et participez avec votre classe à «l’école bouge». Vous trouverez de plus amples informations ainsi que le formulaire d’inscription à l’adresse suivante: www.schulebewegt.ch

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SFT/URD

enseignants primaires en 2010

35 enseignants du primaire ont effectué un stage linguistique entre mars et octobre 2010.

Dans le cadre du concordat HarmoS, la décision a été prise d’introduire en Valais l’étude de la seconde langue cantonale dès la 3e primaire et de l’anglais dès la 5e primaire.

Afin d’offrir un enseignement de qualité, l’exigence fixée par le DECS pour les enseignants primaires est d’atteindre le niveau B2 dans les deux langues. Parallèlement et afin de permettre aux enseignants d’atteindre ce niveau, une offre de formation est proposée, ce depuis l’année scolaire 2009-10 dans

gration Int é des ICT

(

U nn coach coach pour pour créer créer

la la Une Une d’un d’un journal journal avec avec sa sa classe? classe? Suite au succès grandissant du concours de Unes organisé pendant la semaine des médias l’offre des cours «Intégration des ICT» s’étoffe d’une nouvelle proposition: Créer la Une d’un journal avec sa classe Cette formation, programmée sur 2 soirées, sera animée par un journaliste professionnel. Du matériel pédagogique tel que fiches pratiques à travailler en classe, Unes de divers quotidiens, fascicule méthodologique, est mis à disposition. Elle vise les objectifs suivants: A quelles fonctions répond la UNE d’un journal? Comment hiérarchiser les informations? Quelle place et quel choix des illustrations en Une? Quel est le rôle de la titraille? Quel support informatique employer pour la mise en page? Comment répartir le travail entre les élèves? Quelles sont les erreurs à éviter? Au terme des 2 rencontres, l’enseignant est invité à participer avec sa classe au concours de Unes organisé dans le cadre de la semaine des médias 2011. Il peut, au besoin, faire appel à l’animateur durant la semaine du concours. Matériel pédagogique à disposition

Inscriptions en ligne: www.hepvs.ch > formations

Dates: 1 + 8 février 2010 Horaire: 18 h-19 h 30 Lieu: Sion ou St-Maurice en fonction de la provenance des participants Informations sur les concours de Unes précédents et les fiches pratiques: www.e-media.ch

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S tages linguistiques des

Le chiffre du mois

le Haut-Valais et depuis l’année scolaire 2010-11 dans le Valais romand. Cette offre est diverse: une formation en présentiel est proposée dans différents lieux du canton de même qu’une formation mixte en blended-learning: (75% d’enseignement à distance et 25% en présentiel). La durée de la formation varie entre une année et trois ans en fonction du niveau initial de l’enseignant. Pour parfaire cette formation, une aide financière est proposée afin de favoriser les stages linguistiques à l’étranger. La subvention proposée par le DECS se monte à Fr. 750.- par semaine pour un maximum de 3 semaines. Ce sont 35 enseignants travaillant dans le cadre de l’école obligatoire qui ont effectué un stage linguistique entre mars et octobre 2010. La majorité de ces enseignants (28) sont haut-valaisans. Le fait que la formation ait démarré en 2009 déjà, n’y est certainement pas étranger. Parmi ces 35 enseignants, 11 étudient l’anglais, 20 étudient le français et 4 l’allemand. Le choix des destinations est libre. Ces stages ont été effectués dans différents instituts et universités en Europe et aux USA. La répartition hommes/femmes de ces 35 enseignants (29% d’hommes et 71% de femmes) correspond à la répartition hommes/femmes du personnel enseignant primaire. L’immersion dans le pays étant bénéfique pour l’apprentissage de la langue, gageons que ces enseignants seront encore mieux armés pour offrir un enseignement de qualité.

Résonances - Décembre 2010

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J ournée autour des dys… et

gration Int é des ICT

de la lecture: de bonnes pratiques De bonnes pratiques Invitation lancée par les conseillers multimédias Mercredi 26 janvier 2011 à Sion de 14 h à 16 h 30

Invitation destinée aux enseignants spécialisés et aux enseignants accueillant un enfant dys… avec un logiciel formidable pour les enfants dys…, un outil indispensable pour l’enseignant qui accueille dans sa classe un enfant qui a besoin d’aménagements. Je veux parler de Médialexie qui sera présenté par son concepteur Monsieur Vessière www.medialexie.com. Cette présentation de deux heures peut se concevoir comme la découverte d’un nouvel outil au service de l’école ou comme une introduction au cours de formation continue sur le même thème qui débutera au printemps. Le cours lui-même sera également donné par Monsieur Vessière. Invitation destinée aux enseignants de première primaire intéressés par «Que d’histoire». Le canton de Neuchâtel a couplé «Que d’histoires» avec le logiciel Lectramini www. lectramini.com. Les participants à cet atelier pourront profiter en classe de ces ressources créées dans un autre canton. Invitation enfin aux maîtres des petits degrés et de l’enseignement spécialisé avec la venue de Monsieur Daniel Bouziat qui vous aidera à intégrer une suite passionnante et efficace de trois logiciels: «Itinéraire combinatoire», «Itinéraire cognitif» et «Itinéraire phonologique». http://itineduc.free.fr/

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Derrière cette appellation «De bonnes pratiques» ne se cache que notre envie de mettre à la disposition des enseignants des outils permettant d’intégrer les ICT avec, pour interlocuteurs, des intervenants dont la pratique est reconnue. Ainsi, Monsieur Bouziat a enseigné dans les petits niveaux et dans l’enseignement spécialisé durant 40 ans. Madame Patricia Rothenbuler est quant à elle enseignante primaire à Neuchâtel…

Pour s’inscrire La présentation de Médialexie va durer 120 minutes. Les personnes qui s’inscrivent à cet atelier ne peuvent donc s’inscrire aux deux autres. Par contre, pour les autres enseignants, vous pouvez vous inscrire à l’atelier «Itineduc» comme à «Que d’histoires» puisque ceux-ci sont répétés deux fois. Pour vous inscrire il vous suffit de vous rendre sur le site http://ict. hepvs.ch.

Présentation

valence phonétique, une synthèse vocale, une cartographie mentale, un traitement visuel textuel et un traitement automatique de l’écrit). Pour utiliser correctement les outils de remédiation, l’enseignant doit acquérir des compétences informatiques, pédagogiques, linguistiques et prosodiques. Lors de cette présentation, on pourra également évaluer les prérequis techniques et intellectuels permettant à l’élève une pleine utilisation de ces outils. On envisagera également les outils de remédiation des troubles spécifiques du langage, qui viendront s’ajouter dans un futur à court mais également à moyen terme.

Atelier 1 De bonnes pratiques: à propos d’activités MITIC en lien avec «Que d’histoires!» Les albums de la collection «Que d’histoires!» font partie des moyens d’enseignement de la lecture retenus dans notre canton de Neuchâtel, tant en 1P qu’en 2P. Dès lors, la volonté d’y associer une pratique

De bonnes pratiques: Médialexie La présentation est destinée à fournir aux enseignants les informations nécessaires de manière à leur permettre d’évaluer l’apport de l’outil de remédiation et ainsi d’identifier les élèves qui pourraient bénéficier de ce type d’aide technique (barre d’outils logiciels incluant une dictée vocale, un correcteur capable de traiter un texte très déformé (l’Ecriveur), un prédicteur de mots à pré-

www.medialexie.com

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en lien avec MITIC a poussé un groupe de travail à adapter trois logiciels pour permettre une utilisation dans toutes les classes.

en deux versions destinées aux élèves de 1P et de 2P. Les textes utilisés s’inspirent des albums de la collection.

Il s’agit des applications «Imagemo», «Lectramini» et «MEMOT».

Quant au dernier logiciel, «MEMOT», il permet un entraînement de l’apprentissage orthographique des mots, et il est, pour le moment, principalement destiné aux 2P puisque des listes de mots reprenant la thématique des albums sont utilisées dans les différents exercices.

Ayant eu la chance d’appartenir à ce groupe, puis de pouvoir expérimenter ces activités au sein de ma classe, je souhaiterais vous les faire découvrir au cours de cet aprèsmidi de formation. Afin de susciter chez le corps enseignant de 1P et 2P de votre canton l’envie de prendre part à cet atelier, je me propose de vous dévoiler quelques-unes des principales caractéristiques de chacun de ces trois logiciels. «Imagemo» permet un travail au niveau du mot, en mettant en relation des images et des mots. Il se décline en trois versions destinées aux enfants allophones, de 1P et de 2P. Les listes de mots utilisées sont is-

Que d’histoires!

sues, dans leur plus grande partie, du vocabulaire des albums. «Lectramini», quant à lui, propose un travail autour du texte et de la compréhension. Il se décline

Patricia Rothenbühler, enseignante à Neuchâtel

Atelier 2 De bonnes pratiques: logiciels pédagogiques pour l’école élémentaire et maternelle, l’enseignement spécialisé, et l’orthophonie

www.lectramini.com

Enseignant spécialisé, j’ai souhaité mettre à la disposition des élèves des activités qui accordent une attention particulière aux comportements cognitifs adoptés lors des situa-

Le logiciel Médialéxie Médialexie, concepteur et développeur de logiciels de compensation des troubles du langage, souhaite vous proposer de découvrir la «Barre d’outils Médialexie», conçue pour les personnes présentant un trouble spécifique du langage, un handicap de communication (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie) ou encore un handicap moteur. La Barre d’outils Médialexie offre des fonctionnalités performantes, évolutives et simples d’utilisation. Disponible en français, anglais et bilingue français/anglais, elle réunit en un seul logiciel: Une dictée vocale adaptée alliant performance et simplicité d’utilisation. Un ensemble d’outils dédiés (Agenda, Cartographie mentale, Prédicteur de mots, Transcriveur, Visualiseur, Formuleur, Résumeur, dictionnaires, conjugueur…). Un correcteur puissant de la dysorthographie (brevet déposé par Médialexie).

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Les logiciels Médialexie, en constante évolution, sont le fruit d’une recherche permanente alimentée par les évaluations de ses utilisateurs et de ses partenaires (CERAS, professionnels de santé, établissements scolaires, membres d’association,…). Médialexie propose ainsi de manière régulière et gratuitement, le téléchargement de mises à jour avec de nouveaux outils qui viennent enrichir la Barre d’outils Médialexie. Chaque Barre d’outils est accompagnée d’une formation gratuite à l’utilisation, destinée aux utilisateurs du logiciel mais également à ses accompagnateurs (enseignants, professionnels de santé, parents…). «Médialexie est le logiciel le plus complet, qui correspond le mieux aux dys. Mon fils dyslexique, dysphasique, dysorthographique et dyspraxique léger, l’utilise depuis janvier 2006 et en est pleinement satisfait. Pour rien il ne voudrait s’en séparer.» Véronique W.

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tions d’apprentissage et ceci, naturellement, dans l’objectif d’acquérir des compétences. C’est dans cet esprit que j’ai développé les logiciels ItinEduc. Cette volonté a donné naissance à une «trilogie»: Itinéraire Cognitif, Itinéraire Phonologique et Itinéraire Combinatoire, dont la démarche est très particulière, démarche qu’il est indispensable d’intégrer si l’on veut être en accord avec les intentions énoncées (voir les guides pédagogiques http://itineduc.free.fr/ telecharg.htm). Les logiciels prennent en compte les aspects liés à la relation entre l’apprenant et l’objet d’apprentissage. C’est ainsi que l’élève dispose de moyens pour s’exprimer sur la qualité de son travail, évaluer ses réponses, corriger, analyser sa démarche... Je me suis efforcé, à travers les fonctionnalités des logiciels, d’in-

Itinéraire Phonologique est un dispositif pédagogique destiné à améliorer le niveau de conscience phonologique. Itinéraire Combinatoire offre un cadre pour mettre en œuvre et développer ses compétences dans l’objectif d’apprendre à lire les mots. http://itineduc.free.fr/telecharg.htm

duire une attitude autonome, favorisant les choix argumentés à l’inverse de conduites impulsives ou hasardeuses. Le document itinéraire, l’aide hiérarchisée, le questionnement, l’autoévaluation… sont des éléments qui contribuent à mieux cerner l’activité de l’élève. Itinéraire Cognitif se propose, en intégrant un environnement adapté, d’être un instrument d’analyse des comportements adoptés lors des situations d’apprentissage.

Confusions de Sons fournit une solution pour traiter ce type de difficulté par évocations visuelles et auditives. Tarifs valables pour l’ensemble d’un établissement: 1 logiciel: 28 euros. 2 logiciels: 45 euros, ensemble des 3 logiciels: 57 euros. (Confusions de sons est en cours de test). Informations, guides pédagogiques, téléchargements et commandes sur le site: www.itineduc.com d.bouziat@itineduc.com Daniel Bouziat

F ED recherche enseignants… Chères enseignantes, chers enseignants, Nous sommes à la recherche d’enseignants des degrés secondaires I (degrés 7-8-9) et des degrés 5-6 P intéressés à participer à deux projets d’études sur l’utilisation en classe du matériel pédagogique diffusé par la Fondation Education et Développement. Ces deux recherches contribueront à une meilleure compréhension de vos objectifs et de vos attentes pédagogiques quand vous réalisez des activités à l’aide de notre matériel, tout comme du type d’apprentissages développés par les élèves.

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Si vous êtes intéressés ou prévoyez de mettre en place des activités pédagogiques en lien avec nos thématiques, nous vous encourageons vivement à participer à l’un de ces projets! La première recherche est réalisée par Nicole Awais (collaboratrice pédagogique à la FED) dans le cadre de sa thèse d’habilitation en didactique à l’Université de Fribourg. La deuxième est réalisée par une équipe de l’Université de Lausanne, sous la direction de la professeure Michèle Grossen. Dans les deux cas, les chercheurs auront besoin de vous interviewer et d’assister à une séquence en classe. Le respect des codes de déontologie propres à ce

type de recherches est bien entendu garanti (confidentialité, autorisation des DIP si requise). Pour en savoir plus, merci de prendre contact avec Isabelle Steinhäuslin (021 612 00 81, isabelle.steinhauslin@globaleducation.ch) d’ici le 15 décembre 2010. En espérant que vous répondrez nombreux à cet appel, nous vous adressons nos remerciements pour l’intérêt que vous portez à nos activités et nos plus cordiales salutations. Fondation Education et Développement www.globaleducation.ch

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CPVAL

Patrice Vernier

la gestion de portefeuille Processus

Des règles simples et claires peuvent éviter à la caisse de se retrouver sous pression en temps de crise. C’est ce que CPVAL se fixe comme objectifs dans sa philosophie de gestion, de suivi et de contrôle de son portefeuille. La matérialisation simultanée de différents risques oubliés ou sousestimés par les investisseurs fut l’élément marquant de la dernière crise financière. Afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise, CPVAL poursuit inlassablement ses procédures de vérification si la structure de son portefeuille reflète toujours les caractéristiques de son allocation stratégique. Les réponses aux questions suivantes devraient notamment être apportées: le pilotage de l’allocation a-t-il été optimal? Les décisions de gestion successives ontelles permis de conserver une struc-

En raccourci Les p’tits philosophes

Un site documenté Le site Les p’tits philosophes a été créé en 2008 une association afin de développer la pratique de la philosophie avec le jeune public (à partir de 6 ans) et de promouvoir la sensibilisation à la philosophie à destination des enfants. Ce site contient une riche documentation (albums jeunesse, revue de presse…) sur le sujet. http://lesptitsphilosophes. blogspot.com

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R isques cachés dans

ture de portefeuille efficiente? Les véhicules d’investissement sélectionnés ont-ils introduit des risques non désirés dans le portefeuille? Les marges tactiques représentent un élément important de la politique de placement. Fixées lors de la définition de l’allocation stratégique, elles permettent au portefeuille de fluctuer autour de l’objectif de long terme. Optimalement, les marges tactiques devraient être établies de manière à contrôler le risque global du portefeuille tout en limitant les frais de transaction liés à de trop fréquents rebalancements. Lors de la dernière crise, en raison d’une tolérance au risque affaiblie, de nombreuses caisses n’ont pas respecté ces marges, notamment en ne rachetant pas d’actions. Cette décision a fortement pénalisé la performance lors de la reprise des marchés. Ce ne fut pas le cas de CPVAL, qui, en 2009, avait racheté pour environ CHF 70 millions d’actions. Elle a ainsi montré que son processus de gestion était efficace et garant de bons résultats à longue échéance. Déjà rencontrée lors de la précédente crise (2001-2002), cette situation montre que, sur un cycle complet, le rebalancement mécanique du portefeuille s’avère plus efficient et évite à l’investisseur de se reposer sur des anticipations souvent erronées.

Une fois la stratégie choisie, la caisse met en place la structure de son portefeuille. Par exemple, pour gérer les actions suisses, elle diversifiera son exposition par l’acquisition de fonds de placement de type indiciels ou à gestion plus active. Cette démarche cherche à réduire l’impact de l’éventuelle sous-performance d’un des gérants. D’expérience, la caisse a appris qu’en mêlant ces deux types de gestion, cela permettait une diversification efficace et souvent moins coûteuse. Dans le cas des actions suisses, une telle structure pourrait allier un fonds indiciel à un produit actif sur les petites et moyennes capitalisations. Elle offre l’avantage à la caisse de contrôler le risque de sous-performance et d’engager ses moyens dans des sources de risque potentiellement plus rémunératrices à long terme. C’est la stratégie qu’a adoptée CPVAL pour toutes ses classes d’actifs.

«Les marges tactiques représentent un élément important de la politique de placement.» La façon de structurer les différentes classes d’actifs peut également conduire la caisse à modifier fondamentalement les caractéristiques «rendement/risque» retenues lors de la détermination de l’allocation stratégique. Par exemple, en raison du bas niveau des taux d’intérêt, les obligations gouvernementales paraissent peu attrayantes. Sacrifiant

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la sécurité offerte par ce type de placement, les caisses n’hésitent pas à introduire, en forte proportion, du risque de crédit ou de la dette des pays émergents. Si ces risques additionnels apportent à la classe d’actifs rendement et diversification supplémentaires, ils modifient également fortement le niveau de risque global de l’allocation stratégique. En cas de crise, la diversification entre les obligations et les actions n’est alors plus assurée. Au niveau des produits utilisés, l’importance du choix du véhicule d’investissement est fréquemment sous-estimée car les risques tels que le risque de contrepartie, d’illiquidité, entre autres, ne réapparaissent en général qu’en cas de crise. La caisse n’a alors plus la possibilité de diminuer son exposition. Le prêt de titres en fut une bonne illustration. D’autres types de risques cachés dans le concept même du produit se sont matérialisés. Ce fut notamment le cas pour des fonds passifs dans lesquels la technique de réplication était basée sur des méthodes statistiques qui se sont avérées peu robustes. Ces quelques exemples prouvent qu’une politique de placement basée sur des règles simples, claires et compréhensibles peut éviter à l’investisseur de se retrouver sous pression en temps de crise lorsque les repères disparaissent. De plus, une identification préalable des sources de risque, leur compréhension et leur validation sont nécessaires tout comme leur suivi régulier. Si l’investisseur désire profiter d’opportunités d’investissement, il doit le réaliser en gardant une certaine cohérence dans son portefeuille et en sélectionnant des produits transparents dont il maîtrise le fonctionnement. Cette philosophie a fait ses preuves depuis un certain nombre d’années. Je reste convaincu qu’elle sera également à l’avenir garante de succès. Le temps nous le dira…

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Carte blanche, votre rubrique Vous pouvez collaborer à Résonances de diverses manières. Pour rappel, la rubrique carte blanche attend vos textes et/ou ceux de vos élèves et/ou ceux des étudiants de la HEP-Vs. Vous êtes également invité-e à faire part de vos suggestions de tous ordres. N’hésitez pas à clapoter pour envoyer un message à la rédaction, indiquer une adresse internet ou un projet que vous aimeriez faire partager… Et si vous n’êtes pas adepte du courriel (resonances@admin.vs.ch), vous pouvez aussi téléphoner au 027 606 41 59 ou au 079 429 07 01.

C atéchèse: rencontres Différentes rencontres vous sont proposées à la Maison diocésaine NotreDame du Silence, Ch. de la Sitterie 2, 1950 Sion

Le conte et la catéchèse Jeudi 27 janvier 2011, 20 h-22 h – Avec Françoise Bourban Les objectifs de cette rencontre: Ecouter un conte Acquérir quelques clés de compréhension: - conte, légende, mythe, fable… - symboles, liens avec la Bible Partager des expériences Ecouter un conte et l’intérioriser Inscription: Centre de catéchèse, Sion - 027 327 44 02. catechese@cath-vs.ch

Vendredi 4 février 2011, 19 h 30 – 22 h

Pain pour le prochain et Action de Carême vous invitent à leur soirée de lancement de la campagne œcuménique 2011. Pour ceux qui le souhaitent, pique-nique à 18 h 30 (boissons chaudes sur place). Pas nécessaire de s’inscrire.

Pardonner pour guérir, guérir pour pardonner samedi 12 février 2011, 9 h 30-18 h et dimanche 13 février 2011, 9 h 30-16 h Animation: Isabelle d’Aspremont, disciple et collaboratrice du Père Jean Monbourquette, conseillère en relation d’aide. Le pardon est un voyage intérieur tissé de multiples étapes. Charriant les eaux tumultueuses de notre psychisme blessé, il aboutit à la libération et à la guérison du cœur. La démarche du pardon est donc source de croissance psychologique et spirituelle. L’objectif de la session est de permettre d’expérimenter sur soi le processus du pardon en parcourant ses étapes. Renseignements et inscription: 027 327 44 00. ndsilence@netplus.ch

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Livres

Le livre des si Autant de questionnements, possibles ou impossibles, mais comment répondre? Voici un livre plein de surprises qui saura rebondir sur l’étonnement de ses lecteurs, avec des explications claires et documentées. Christine Beigel et Alain Korkos explorent toutes les questions de science, la génétique, les croyances, les inventions, les arts et les grandes énigmes, sur un mode poétique et drôle. Pour aller d’étonnements en découvertes. Ah tout le pouvoir des si!

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L a sélection du mois sciences de l’éducation ont contribué à la rédaction des chapitres de ce livre pour analyser les différents contextes de rencontres interculturelles lors d’échanges scolaires franco-allemands. La présentation de situations paradigmatiques, lors de confrontations avec la langue de l’autre, vise à développer les aspects tant théoriques que pratiques que ces expériences de la rencontre suscitent. Cet ouvrage s’adresse aussi bien à des étudiants et à des chercheurs en sciences de l’éducation qu’en anthropologie et didactique des langues, ainsi qu’aux enseignants des écoles. Une réflexion critique sur des dispositifs pédagogiques favorisant la découverte de l’autre ouvre des perspectives d’intervention pour la formation d’enseignants.

qui lui a offert ce cadeau exceptionnel pour son septième anniversaire… Aujourd’hui Nina a trente ans, et «son» Grand Livre des Petites Choses s’adresse désormais à tous les enfants! A l’occasion de la première publication en français de ce grand album farfelu et inventif, les Editions La Joie de Lire et Payot Libraire lancent un grand concours Keith Haring et invitent les enfants à créer leur propre version du Grand Livre des Petites Choses d’ici le 20 mars 2011!

Christiane Montandon. Pédagogie de l’interculturel à l’école primaire. Paris: L’Harmattan, 2010.

Le Grand Livre des Petites Choses Il y a une petite fille qui a vraiment reçu Le Grand Livre des Petites Choses dessiné rien que pour elle par Keith Haring: elle s’appelait Nina et ses parents étaient amis avec le célèbre artiste,

Droits d’enfants: un livre-disques

Alain Korkos, Christine Beigel (textes) et Bruno Liance (illustrations). Le livre des si. Paris: De la Martinière Jeunesse, 2010. Dès 7 ans.

Pédagogie de l’interculturel à l’école primaire L’apprentissage d’une langue étrangère ne signifie pas seulement pour l’enfant l’acquisition ludique d’une compétence linguistique, c’est également un moyen d’apprendre à connaître une autre culture. Enseignants des écoles et chercheurs en

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Le livre-disques DROITS D’ENFANTS a été créé par deux artistes suisses, – Léopoldine Gorret – auteure et illustratrice – et Denis Alber – compositeur et chanteur. «Droits d’enfants est un livre-disques dont la vocation est d’expliquer aux enfants (ainsi qu’à ceux qui les accompagnent), leurs droits. Nous en avons choisi 16, extraits de la convention des droits de l’enfant (adoptée par l’assemblée générale des Nations Unies en 1989). Pour lui permettre d’atteindre son but de façon ludique et vivante, nous avons pourvu ce livre d’atouts majeurs: illustrations faites à la main, poèmes inspirés, parallèles adéquats au monde animal, informations clés, chansons aux mélodies entraînantes. Deux CD, encartés dans les pages de couverture, contiennent pour l’un les 16 chansons et pour l’autre les 16 orchestrations avec les lignes mélodiques ainsi que les partitions qui donnent la possibilité de reprendre les chansons en famille ou à l’école.» www.droitsdenfants.com

Keith Haring. Le Grand Livre des Petites Choses. Genève: La Joie de lire, 2010. www.payot.ch/fr/nosLivres/ selections/dans-nos-librairies/ keithHaring

L’élève contre l’école - Scolariser les a-scolaires L’élève contre l’école est celui qui, tout en ayant les capacités et les potentiels pour vivre pleinement sa scolarité, se place face à l’Ecole pour la questionner. II se pose en personne ayant des besoins différents et, dans ce dialogue ouvert et souhaité, il veut être reconnu comme tel. Compte tenu de la pression d’une société qui entend faire de l’inclusion un principe de

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son organisation, l’Ecole se trouve en plein désarroi face à ces élèves: il y a là un enjeu pour elle, voire un défi.

parfois de “réinventer la roue” à longueur de pratique. Il est de la responsabilité des autorités locales et nationales de les soutenir avec bienveillance, d’aider ces acteurs à mutualiser leurs expériences et de mettre sur la table les moyens pour les reproduire, les diffuser, voire les généraliser.» Contre vents des réformes et marées des injonctions paradoxales, des hommes et des femmes (enseignants, proviseurs, élus, chercheurs, artistes, acteurs du monde associatif) réinvestissent les politiques éducatives, repensent l’école dans son environnement, réinventent l’acte d’enseigner et participent de cette évolution nécessaire du système scolaire en usant de méthodes inédites et inventives. Ce livre, ouvrant les portes de la créativité, rassemble toute une série de pistes innovantes de manière stimulante. Julie Chupin et Aurélie Sobocinski. Quand l’école innove. Paris: Autrement, 2009.

L’agenda de l’apprenti… Le présent ouvrage entend clarifier au mieux les situations de scolarisation que peuvent rencontrer les personnels de l’Ecole en essayant tout d’abord de définir des profils d’élèves non pas en fonction de caractéristiques médicales, mais en fonction des perceptions et des ressentis que peuvent avoir les enseignants. Pour chaque profil, il s’attachera ensuite à faire évoluer le regard, à partir d’un apport de connaissances générales et dans le but d’apporter des savoir-faire et des ressources.

Un agenda pour jouer les apprentis philosophes (l’agenda de l’apprenti philosophe). Un autre pour entrer dans le monde de l’illustration (l’agenda de l’apprenti illustrateur et dessinateur de BD). Un autre pour s’introduire dans le monde des écrivains (l’agenda de l’apprenti écrivain). D’autres encore pour expérimenter les sciences (l’agenda de l’apprenti scientifique), la poésie (l’agenda du presque poète) la comédie (l’agenda de l’apprenti comédien) ou la gourmandise (agenda de l’apprenti gourmand). A chaque fois, 365 idées, activités et citations pour piquer la curiosité des enfants et adolescents avec humour et fantaisie sur des thèmes sérieux. Martine Laffon (textes), Pascal Lemaître (illustrations). L’agenda de l’apprenti philosophe. Paris: De La Martinière, 2010. A partir de 10 ans.

Fabienne Ramond et JeanMarc Louis. L’élève contre l’école - Scolariser les ascolaires. Paris: Dunod, 2010.

Quand l’école innove «Les enseignants innovants se disent souvent isolés, marginalisés, et se lassent

Eveiller l’esprit critique - Former des citoyens à l’école Devenir citoyen nécessite de comprendre les enjeux de la vie démocratique et d’adopter une posture critique. C’est de cela qu’il est question dans ce livre. Pour former de futurs citoyens, quels savoirs transmettre en sciences humaines qui permettront aux élèves de comprendre la société? Par quelle démarche pédagogique, quelle démarche didactique? Comment éveiller chez eux une attitude critique? Quels risques cela fait-il prendre à l’Ecole? Comment les élèves d’aujourd’hui peuvent-ils comprendre une éducation à la citoyenneté? En particulier dans les milieux les moins favorisés, ceux qui bien souvent sont et se vivent comme des exclus de la démocratie? L’Ecole, enfin, est-elle la seule à devoir assumer ce rôle? Et comment préparer ceux qui doivent éduquer à la citoyenneté, enseignants ou éducateurs? Pour répondre à ces questions, nous avons choisi de nous tourner vers

( Résonances - Décembre 2010

Les livres présentés dans cette rubrique sont disponibles à la Médiathèque Valais. www.mediatheque.ch

ceux qui éduquent à la citoyenneté sur le terrain et qui nous racontent leurs expériences, et les réflexions, doutes, questions que cela provoque. Sous la coordination de Gaëtane Chapelle. Eveiller l’esprit critique - Former des citoyens à l’école. Bruxelles: Couleurs Livres, collection l’école au quotidien, 2009.

L’Ecole en France de 1945 à nos jours L’Ecole en France de 1945 à nos jours interroge soixante ans de politiques scolaires en France, depuis la Libération jusqu’à la dernière loi en vigueur (2005). L’ouvrage repose sur l’exposé et l’analyse des décisions effectivement prises par les gouvernements et traduites dans la réalité scolaire. Intéressant également pour les lecteurs suisses, au vu de certaines similitudes au niveau des questionnements. André D. Robert. L’Ecole en France de 1945 à nos jours. Grenoble: PUG, 2010.

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anisation Org privée

(

L ’aventure

d’un échange culturel AFS Connaître les coutumes d’un pays étranger et faire l’expérience d’une autre culture sur le vif! En plongeant dans le quotidien d’un autre pays dans le cadre d’un échange scolaire, non seulement la porte s’ouvre sur une nouvelle culture, mais on découvre aussi de toutes nouvelles perspectives pour soimême. Mais cette occasion ne se présente pas seulement aux jeunes prêts à partir mais aussi à tous ceux qui se décident de recevoir un étudiant chez eux en devenant famille d’accueil. Les deux possibilités s’offrent avec AFS, l’organisation à but non lucratif qui est spécialiste pour l’échange culturel depuis plus de 50 ans. Le choix de programmes est en l’occurrence très vaste. Programmes scolaires classiques pour 3, 6 ou 11 mois ou engagement volontaire dans un projet d’intérêt commun – tout est possible dans de nombreux pays sur tous les continents. Pour les jeunes qui se lancent dans l’aventure c’est un bénéfice à long

nant famille d’accueil. Au début les familles doutent souvent d’être à la hauteur et elles ne savent pas exactement à quoi s’attendre. C’était aussi le cas de la famille Andrey qui a reçu Carlos de Malaisie chez eux: «Devenir une famille d’accueil, c’est comme sauter dans l’eau sans qui reste re tu savoir nager! Mais, très en av lturel, une res. L’échange cu oi ém m vite, on comprend que s le et dans le cœur cela peut être une aventure très enrichissante, une ouverterme. Non seulement sur le plan ture sur le monde, sur les cultures, linguistique mais aussi en apprivoiet bien d’autres découvertes.» sant un autre mode de vie et en apMais, après le départ, les souvenirs prenant à se débrouiller seul, tout uniques et précieux restent pour en bénéficiant d’un appui sur place. toute la vie: «Cette année, Carlos restera dans nos cœurs et dans nos Roman qui a passé une année aux mémoires comme une merveilleuse Etats-Unis le décrit avec ses mots: expérience et nous souhaitons à «Ma vision de la vie ou des situanotre “fils d’accueil” une belle et tions difficiles a changé. Cette exheureuse route de vie.» périence m’accompagnera toute L’aventure interculturelle vous ma vie et restera à mes côtés, tel un tente? Nous recherchons actuelami toujours prêt à aider.» lement des familles d’accueil Et ceux qui ne peuvent pas partir valaisannes pour les étudiants qui ou qui veulent partager ces expéarrivent fin février 2011. Pour riences avec leurs proches? Pour plus d’info: www.afs.ch ou info@ eux une tout autre aventure interculturelle peut se réaliser en deveafs.ch.

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Echanges de jeunes dans le monde Découvre une autre culture et vis-la de l’intérieur pendant 3,6 ou 11 mois – une expérience inoubliable!

Tél. 044 218 19 19, Kernstr. 57, 8004 Zurich

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Résonances - Décembre 2010

)


(

L e pouvoir des mots

u men tati on Doc péd agogique

selon Michel Viegnes Michel Viegnes, progée, alors que pour ma fesseur ordinaire de part j’étais surtout faslittérature française ciné par l’extraordinaià l’université de Frire souffle presque cosbourg et auteur de mique de sa poésie. plusieurs ouvrages, notamment sur le fanDans votre conférence, vous avez tastique et l’imagidit que «démasnaire, était invité le 26 quer les mots est octobre à la Médiathèune opération cique Valais – St-Maurice es a Michel Viegn vique». Pourriezdans le cadre des anice en confér donné une mations autour de l’exvous expliciter vor oi sur le pouv s. ot position Pour tout l’or tre pensée? m s de incantatoire des mots. Il a parlé du A l’université de Fripouvoir incantatoire des bourg, nous donnons une confémots, en évoquant les restes de penrence annuelle pour les collègues du sée magique dans notre modernité. secondaire. J’aimerais être davan«Il est très étonnant de voir dans tage persuadé que les jeunes ont à nos cultures post-modernes des rétravers l’école une conscience linsurgences d’archaïsme», souligne le guistique qui se développe et qui professeur de littérature. leur permette de résister à la manipulation mentale, mais pour l’insMichel Viegnes, comment vous tant, je constate qu’il y a des iniest venue la passion de la littétiatives individuelles intéressantes, rature, de la poésie et des mots? sans avoir le sentiment d’un vrai projet pédagogique cohérent pour La littérature et les mots sont liés, introduire cette dimension critique car on ne peut pas être architecte, dans toutes les classes. sans s’intéresser aux matériaux. Et la poésie joue avec les mots euxmêmes. «Aboli bibelot d’inanité soForce est de constater par contre que les jeunes aiment écrire… nore»: avec de tels mots, Mallarmé explore leur vacuité. C’est étrange La pratique de l’écriture de l’intime comme ce vers, vide de sens, parprogresse en effet. Chez les jeunes, vient à hanter la mémoire. Cela déil y a quelque chose de très positif montre qu’on ne peut pas réduire le à vouloir s’approprier les mots langage à sa fonction référentielle. pour se dire eux-mêmes, toutefois il faudrait qu’on les aide à rester conscients que le langage n’est pas Vos premiers souvenirs de lecseulement solipsiste, mais qu’il est tures poétiques sont-ils scolaiun bien commun renvoyant à d’aures? tres réalités que soi-même. Non, c’est en suivant mon grandpère qui allait régulièrement «recharger» son sac de romans policiers Votre vision de la langue franque j’ai découvert la poésie. J’ai çaise est somme toute assez rasainsi été grandement marqué par surante, puisque vous n’envisaPablo Neruda, car le bibliothécaire gez pas forcément un déclin de était amateur de littérature enganotre langue…

( Résonances - Décembre 2010

La fascination pour la consommation et l’ultra-technologie nous place momentanément dans un univers mental anglophone, cependant le français peut avoir un avenir si le monde se détourne d’un certain modèle de civilisation. L’anglais ne déclinera pas pour autant, car c’est une langue souple, flexible et audacieuse. A propos du pouvoir incantatoire des mots, y recourez-vous vous-même? Cela fait partie de mon métier. En début d’année, je dis aux nouveaux étudiants que les études littéraires leur permettront de maîtriser l’art de la parole, autrefois appelé rhétorique. Si vous deviez conseiller un livre pour comprendre le pouvoir des mots, quel serait-il? Pour avoir une vision passionnante à vertigineuse de la création lexicale, il faut essayer de lire Finnegans Wake de James Joyce. Pour ma part, c’est au fil des pages de 1984 de George Orwell que je me suis rendu compte de l’enjeu vital et politique de la langue. Propos recueillis par Nadia Revaz

Exposition Pour tout l’or des mots Interactive, l’exposition Pour tout l’or des mots, est visible à la Médiathèque Valais St-Maurice jusqu’au 23 décembre. Visite des classes sur inscription: contacter evelyne.nicollerat@mediatheque.ch. www.mediatheque.ch www.semainesdelalecture.org

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On a souvent discuté de la relation existant entre la science et les arts. D’ailleurs la tendance est d’opposer l’artiste et le scientifique, en insistant sur tout ce qui les sépare. Pourtant ces deux activités sont guidées par des critères d’esthétique et c’est par une approche empirique qu’elles sont jugées. Elles correspondent à deux modes complémentaires de construction d’un réel adapté à nos besoins. La science comme l’art tentent de répondre, chacun à leur manière, dans une multitude de nuances à la question «Qu’est-ce que la réalité»? Chacun émet sa théorie, tout devient illusion; les théories scientifiques comme les œuvres d’art sont des abstractions dont chacun doit connaître les limites. La science et les arts sont imbriqués depuis la nuit des temps.

La géométrie et les solides platoniciens, le nombre d’or, la perspective, redécouverte par Brunelleschi et mise en œuvre par les peintres du quattrocento, sont tous des notions liées aux mathématiques. Plus près de notre siècle Seurat a utilisé les propriétés de la simultanéité des contrastes de couleur dans le pointillisme. Puis pour parcourir quelque peu les sciences humaines, Freud et les surréalistes jouaient avec la libération de l’inconscient, et les limites de la conscience. Maurits Cornelius Escher, quant à lui, est étudié dans le cursus universitaire en mathématique pour les notions de pavage de l’espace.

L’art a illustré les sciences avec ses planches botaniques, zoologiques ou anatomiques… urat. Georges Se La parade de

Sous Louis XIV, par exemple, les scientifiques qui partaient découvrir le monde se devaient d’être de bons illustrateurs ou s’ils ne l’étaient pas, de nombreux artistes au talent reconnu les accompagnaient afin de garder une image réaliste de ce qu’ils pouvaient découvrir.

L’artiste tout comme le scientifique doivent faire preuve de pensée logique, de capacité d’analyse, mais c’est loin d’être suffisant pour faire un travail créatif, car l’inconscient tient un rôle prépondérant dans l’acte créateur.

Mais l’art dépend aussi de la science: la chimie, voire l’alchimie, entrent en interaction avec lui par rapport aux préparations des colles et des pigments afin d’assurer une pérennité des couleurs de l’œuvre.

On pense parfois que le scientifique n’a pas besoin d’imagination, ou tout au moins qu’il peut se satisfaire d’une imagination réduite aux conditions de l’expérience. C’est une erreur liée à une méconnaissance: la

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(

A rt visuel et science

AC&M AV

Annick Vermot

science est un processus constructiviste, dont la puissance repose sur la possibilité d’imaginer d’autres univers ou d’autres logiques à celles qui sont communément reconnues. L’imagination sert en permanence à suggérer des hypothèses aux chercheurs, mais ces hypothèses ne se concrétisent en découverte que lorsque leurs produits sont vérifiés par une démonstration formelle. L’imagination est la base de chaque activité créatrice et l’art tout comme la science en sont. D’ailleurs plusieurs chercheurs étaient aussi de véritables artistes. Le plus connu est Léonard de Vinci qui se présentait et était reconnu comme un homme de science, de technologie et d’art. Albrecht Dürer était peintre, graveur et mathématicien. Plus près de nous il y a Benjamin Franklin, Jacques Conté, Pierre Gallais, Benoît Mandelbrot… Einstein disait que «l’imagination est plus importante que la connaissance. La connaissance est limitée alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution». Il faut d’ailleurs souligner qu’il y a autant d’exigences et de rigueur en art qu’en science – si l’on parle des créateurs importants. Certes les méthodes et les attitudes sont différentes. Mais face à l’interrogation sur le monde, les artistes et les scientifiques sont égaux, chaque réponse contenant une part de vérité exprimée de manière différente.

Résonances - Décembre 2010

)


Revue

Enseignement

Cours de langue obligatoires dès 3 ans A Zurich, comme à Bâle, l’idée d’imposer des cours d’allemand aux enfants de langue maternelle étrangère fait jaser. Depuis 2008, les écoliers de langue maternelle non germanophone constituent la majorité des élèves zurichois (50,2%). Et seule une minorité poursuit son chemin au gymnase. Derrière ce malaise se retrouve souvent un contexte familial défavorable, notamment au niveau du bagage linguistique. En début de scolarité, un enfant sur cinq souffre de déficits linguistiques. Pourquoi ne pas dispenser des cours d’allemand obligatoires aux enfants allophones avant d’entrer à l’école? A Zurich, où 170 langues sont utilisées, les autorités reconnaissent l’urgence des besoins et insistent sur les efforts faits pour enseigner l’allemand aux mères et aux pères, mais les cours pour les enfants ne sont pas en adéquation avec la loi cantonale. Le Temps (13.10)

Bracelets magiques

Perturbateurs des classes Depuis la rentrée scolaire, l’objet à la mode qui a recalé la carte Pokémon au rang de vestige poussiéreux, c’est un bracelet en silicone qui a déjà été vendu par millions aux Etat-Unis. Comme il se décline en de multiples motifs amusants, les enfants se les échangent à la récré. Jusquelà tout va bien. Mais le

fameux bracelet, toujours à portée de main, distrait les élèves et agace les profs. En outre, les plus fripons n’hésitent pas à utiliser ces élastiques pour lancer des taquets à travers la classe, ou dans les bus scolaires. 24 Heures (18.10)

Fribourg

L’iPad débarque dans les écoles A Fribourg, le centre fri-tic, qui travaille à l’intégration des technologies de l’information dans les écoles du canton, va lancer une expérience d’utilisation de tablettes tactiles en milieu scolaire. Les premiers bénéficiaires devraient profiter des appareils mi-novembre. Le test débutera avec des élèves de classes primaires. Six tablettes vont être prêtées aux écoles du canton. D’autes pourraient être acquises par la suite. 20 minutes (24.10)

Petite révolution

Libre comme un logiciel Le collège sédunois les Creusets a pris l’option des programmes informatiques libres. Une petite révolution qui permet d’économiser 5000 francs par année. Depuis déjà quatre ans, le collège a instauré dans son bâtiment l’utilisation d’OpenOffice, logiciel libre de bureautique. Les Creusets ne se sont pas limités à OpenOffice mais ont aussi proposé l’utilisation de Python pour la programmation et l’application des maths ainsi que XnView pour le graphisme et le traitement photo. Après quatre ans d’utilisation, le bilan est positif pour les étudiants. Du côté des professeurs, par contre, les réticences aux changements ont été nombreuses. Les autres écoles du Secondaire 2 ont aussi fait le pas, à leur rythme, mais «ils auraient souhaité une prise de position claire du Département en faveur de cette option». Le Nouvelliste (28.10)

Jeunes profs français

«Je suis dépassée» Deux mois après la rentrée, comment s’en sortent-ils, ces jeunes profs stagiaires, parachutés en classe début septembre? Premiers à être passés par la fameuse réforme dite de «masterisation», ils se sont retrouvés, leur capes ou agreg en poche, devant les élèves sans réelle formation et avec des emplois du temps super chargés pour certains. Censés être épaulés par un tuteur (prof expérimenté du même établissement), certains reconnaissent être bien encadrés mais d’autres n’en ont pas vu la couleur. «C’est un énorme bricolage cette réforme en pratique, avec des grosses différences d’application d’une académie à l’autre», dénonce le Snes, principal syndicat des profs du secondaire, qui a lancé une enquête auprès des jeunes profs. Premier bilan: 95% des 150 profs sondés estiment la formation insuffisante. «C’est pas compliqué, je ne sais toujours pas préparer un cours. Normal,

( Résonances - Décembre 2010

(

D ’un numéro à l’autre

de presse

personne ne m’a appris. Je me suis retrouvée parachutée du jour au lendemain dans une classe. Je n’y arrive plus, je suis dépassée». témoigne une prof d’anglais dans un collège tout près de Paris. Libération.fr (5.11)

L’Ecole

Retour à la vieille école Ils rêvent d’une école jamais réformée. De classes où les élèves les moins doués seraient regroupés pour ne plus importuner les meilleurs. Ils appellent aussi à la mort des «dogmes gauchisants». Les membres de l’UDC ont lancé le 23 octobre leur offensive sur le primaire, contre le plan d’études prévu par la Conférence des directeurs cantonaux de l’Instruction publique et pour en finir «avec la crise de l’école publique». Comme souvent quand l’UDC s’empare d’un thème, le débat risque d’enflammer le pays. En Suisse romande, il secoue déjà l’Arc lémanique, laboratoire des réformes les plus audacieuses. Dans le canton de Vaud, l’initiative «Ecole 2010» réclame déjà le retour à une école traditionnelle: le peuple votera en 2011. A Genève, pro et anti-notes se sont déchirés jusqu’au retour de ces dernières en 2006. Mais que reproche-t-on à l’école d’aujourd’hui? Les réformes auraient fait baisser le niveau des élèves en français, affirment ses détracteurs. En Suisse, les recherches chiffrées manquent toutefois pour préciser la situation. Tout le monde se réfère à l’étude internationale PISA, qui désillusionnait le pays en 2000 par ses piètres résultats en lecture. Le Temps (8.11)

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ges e t sons Ima du Valais

La Médiathèque Valais participe chaque année au Festival Scènes valaisannes en présentant un spectacle original qui fait la part belle aux mots et sonorités de ses deux langues officielles.

La technique pour rendre visible la profondeur, la fameuse troisième dimension, est presque aussi ancienne que l’invention de la photographie. Le terme technique pour décrire l’ensemble des techniques mises en œuvre pour produire la perception du relief à partir de deux images est «stéréoscopie». Elle repose sur le fait que la perception humaine du relief se forme dans le cerveau lorsqu’il reconstitue une seule image à partir de deux images différentes provenant de chaque œil. En photographie, la stéréoscopie consiste à réaliser deux images différentes et à les vi-

, 1903. ire, Aletsch Table glacia y lais - Martign

e Va Médiathèqu © Emile Gos,

sionner simultanément à l’aide de lunettes à verres polarisés ou d’un stéréoscope. Ces images sont à proprement parler spectaculaires, particulièrement quand il s’agit de paysages, avec un premier plan qui donne à la fois l’échelle et la profondeur de l’image. En marge de l’exposition Glaciers: Chronique d’un déclin annoncé, qui se tient à Martigny, la Médiathèque Valais propose une sélection d’images d’archives et de films contemporains sur le thème des Alpes. La comédienne Viviane Deurin leur donne vie en les habillant de textes littéraires français et allemands qui racontent à la fois la fascination pour les glaciers et leur place dans l’actualité. La projection débute par un montage qui explique l’odyssée de la 3D au fil des âges, des premières tentatives aux technologies actuelles qui se passent des lunettes polarisées.

Des séances pour les classes

de permettant Stéréoscope ies ph ra s photog visionner de . on rt ca r es su doubles tiré

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Anne Michellod

chaque jour, plus particulièrement à l’intention des classes de 6e primaire et plus.

Le millésime 2011 surfe sur la vague de la mode puisqu’il s’agit d’une soirée de projection d’images en 3D! A l’heure où le cinéma fait fortune grâce à des films en trois dimensions, la Médiathèque Valais propose une soirée de projection particulière, elle aussi en 3D.

(

L es Alpes en 3D

Les quatre sites de la Médiathèque Valais organisent deux journées de projections durant les mois de janvier et février 2011. Deux projections scolaires sont organisées

En l’espace d’une projection, vous allez traverser la Mer de glace en crinoline, franchir des crevasses sur des échelles, mais aussi survoler les Alpes en hélicoptère et vous trouver nez à nez avec des séracs imposants... La magie du cinéma, c’est encore plus vrai en 3D!

Agenda 2011 Médiathèque Valais – Martigny 17-18 janvier, projections scolaires à 14 h et 15 h 15. Projection publique à 18 h. Réservations et renseignements: anne.michellod@mediatheque.ch Médiathèque Valais – Sion 25 janvier, projections scolaires à 14 h et 15 h 15. Projection publique à 18 h 15. 26 janvier: projections scolaires à 9 h et 10 h 30, projection publique à 18 h 15. Réservations et renseignements: aline.heritier@mediatheque.ch Médiathèque Valais – Brig 9 février, projections scolaires à 9 h et 10 h 30, projection publique à 20 h 30. 10 février: projections scolaires à 14 h et 15 h 15, projection publique à 20 h 30. Réservations et renseignements: melanie.sarbach@mediatheque.ch Médiathèque Valais – SaintMaurice 14-15 février, projections scolaires à 14 h et 15 h 15. Projection publique à 18 h 30. Réservations et renseignements: catherine.widmann-amoos@mediatheque.ch

Résonances - Décembre 2010

)


P

lan d’études romand: c’est parti!

L’accord HarmoS, ou l’harmonisation de la scolarité en Suisse (objet d’une votation populaire en 2006), amène son premier lot de mesures en terres valaisannes. Découlant de celui-ci, un plan d’études régional (PER) est édicté et mis en application dans toute la Romandie. Le 27 mai 2010, la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse romande et du Tessin (CIIP) a en effet adopté le PER, signe porteur d’une collaboration effective au niveau de la région romande. A la base de ce nouveau plan d’études se trouve une déclaration politique de la CIIP concernant les Finalités et objectifs de l’école publique (2003). Une dizaine d’années plus tard, ce message est concrétisé par l’introduction du PER. Nous aurons l’occasion lors des prochaines parutions de Résonances de vous présenter quelque peu cet ouvrage en y découvrant ses différents contenus.

Introduction en Valais En Valais, l’introduction du PER s’effectuera par phases successives. En lien avec la mise sur pied du nouveau Cycle d’orientation (Loi sur le CO, 2009), le PER sera en vigueur dès 2011 pour la 1re année de ce cycle. Les années suivantes permettront aux autres degrés (2e et 3e CO) de suivre la démarche. En ce qui concerne l’école enfantine et primaire, l’introduction débutera dès 2012 (école enfantine et 3e - 4e primaire). L’année suivante (2013) permettra d’introduire le PER dans

( Résonances - Décembre 2010

La durée prévue pour la présentation générale est d’une demi-journée (1 séance). Les formations spécifiques pourront s’étaler sur deux journées (4 séances).

tous les degrés de la scolarité obligatoire pour la partie francophone.

Informations – Formations Un concept de formation est défini par le canton (août 2010). Les choix qui permettent de présenter le PER, de former les responsables scolaires et le corps enseignant à son utilisation et à sa traduction en pratique de classe, de même que le suivi qui sera mis en place pour en assurer l’évolution, sont autant de facteurs déterminants pour contribuer à la réussite de son introduction dans les classes valaisannes. Tous les enseignants (enfantines, primaires, cycle d’orientation, spécialisés et de disciplines particulières) suivent la formation prévue. La formation précisée ci-dessous est donc obligatoire. Les directions d’école et cadres scolaires recevront également une information – formation au PER avant le corps enseignant. Deux parties sont prévues: présentation générale du PER et de son contenu, de son utilisation; (in)formations spécifiques concernant divers éléments du plan d’études.

L’information générale est organisée pour tous les enseignants, directeurs, cadres scolaires avant l’introduction du PER (printemps 2011 – cf. calendrier en page 42). Les formations spécifiques débuteront ensuite pour les enseignants concernés (suivant le calendrier d’introduction). Il est prévu 1 à 2 demi-journées (1 - 2 séances) de formation avant la rentrée scolaire et 1 à 2 demi-journées (1 - 2 séances) durant la première année d’utilisation du PER. Particularité du Cycle d’orientation Etant donné l’organisation et les enseignements dispensés dans les divers établissements, tous les enseignants du CO sont formés dès le printemps 2011. Les formations spécifiques se centreront sur les disciplines et chaque enseignant devra suivre les formations adéquates en lien avec ses enseignements.

Formes du PER Le PER est proposé sous deux formes: UNE VERSION IMPRIMÉE Le Plan d’études romand est réalisé en trois coffrets correspondant chacun à un cycle. Chaque coffret est composé de 5 brochures qui contiennent pour chaque cycle: la présentation générale du Plan d’études romand; les cinq domaines disciplinaires (Langues / Mathématiques et Sciences de la nature / Sciences

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Calendrier des informations / Présentation générale PER

Arrondissement VI

Arrondissement V

Arrondissement IV

Arrondissement III

Arrondissement II

Arrondissement I

Obligatoire pour tous les enseignants

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Personnes concernées

Lieu

Date

Directions des Arr. I-II-III

ECCG Martigny

12.01.11

Directions des Arr. IV-V-VI

CO Derborence / Conthey

19.01.11

CO: Enf. P:

Vouvry Vionnaz, Vouvry, St-Gingolph, Port-Valais

CO Monthey

26.01.11

CO: Enf.-P:

Collombey Collombey

CO Monthey

02.02.11

*

CO: Enf.-P:

Troistorrents + Monthey (1 ) Champéry, Val d’Illiez, Troistorrents, Monthey (1)

CO Monthey

09.02.11

CO: Enf.-P:

Monthey (2) Monthey (2)

CO Monthey

16.02.11

CO: Enf.-P:

St-Maurice Bassin versant

CO Tuilerie / St-Maurice

23.02.11

CO: Enf.-P:

Orsières Bassin versant

EP La Proz / Orsières

02.03.11

CO: Enf.-P:

Bagnes Bassin versant

CO Bagnes

16.03.11

CO: Enf.-P:

Leytron Leytron, Riddes, Saillon, Isérables, Saxé

ECCG Martigny

26.01.11

CO: Enf.-P:

Martigny (1) Trient, Finhaut, Salvan, Bovernier, Martigny-Combe, Charrat, Saxon

ECCG Martigny

02.02.11

CO: Enf.-P:

Martigny (2) Fully (sans Saxé), Martigny (Bourg, Bâtiaz, Finettes, Neuville – CPS)

ECCG Martigny

09.02.11

CO: Enf.-P:

Martigny (3) Martigny ville

ECCG Martigny

16.02.11

CO: Enf.-P:

Collines (1), Don Bosco Agettes, Arbaz, Grimisuat, Salins, St-Léonard, Centre protestant, Don Bosco, Ste-Agnès

LC Planta, Sion

23.02.11

CO: Enf.-P:

Collines (2), St-Raphaël Sion (1)

LC Creusets, Sion

02.03.11

CO: Enf.-P:

St-Guérin (1) Sion (2)

LC Creusets, Sion

16.03.11

CO: Enf.-P:

St-Guérin (2) Sion (3)

LC Creusets, Sion

23.03.11

CO: Enf.-P:

Nendaz, Hérens Bassins versants

CO Nendaz

23.03.11

CO: Enf.-P:

Savièse, Ayent Bassins versants

CO Savièse

30.03.11

CO: Enf.-P:

Derborence (1) Conthey, Chamoson

CO Derborence

06.04.11

CO: Enf.-P:

Derborence (2) Ardon, Vétroz

CO Derborence

13.04.11

CO: Enf.-P:

Les Liddes, Anniviers Anniviers, Sierre (Beaulieu, Glariers, Planzette, Noës, Muraz, NDL)

CO des Liddes

30.03.11

CO: Enf.-P:

Grône Grône, Chalais, Chippis, Granges, Flanthey

CO Grône

06.04.11

CO: Enf.-P:

Goubing Sierre (Borzuat), Veyras, Miège, Venthône

CO des Liddes

13.04.11

CO: Enf.-P:

Montana Montana, Chermignon, Lens, Randogne, Mollens

CO Montana

20.04.11

Résonances - Décembre 2010

)


humaines et sociales / Arts / Corps et mouvement); les Capacités transversales / la Formation générale. La version imprimée sera distribuée lors de l’information – présentation générale. LA PLATEFORME DU PLAN D’ÉTUDES ROMAND La plateforme du PER, qui reprend tous les éléments figurant dans la

www.plandetudes.ch

version imprimée, est accessible sur le site www.plandetudes.ch. Ce site offre une navigation facilitée entre domaines, disciplines, objectifs d’apprentissage, attentes fonda-

Les séances ont lieu de 13 h 30 à 17 h 30. Des informations complémentaires seront transmises par courriel (adresse professionnelle: prenom.nom@vs.educanet2.ch) Nous vous remercions par avance de vous tenir au calendrier proposé. Si pour de justes motifs vous ne pouvez assister à la séance prévue, nous vous prions

mentales. Il propose des liens internes entre domaines et disciplines, voire vers des références extérieures et contient un potentiel de développement vers des ressources en ligne, des exemples, des épreuves de référence à valeur diagnostique, des documents cantonaux spécifiques. www.plandetudes.ch > Plan d'études romand. Christophe Germanier Chef de projets

d’avertir par mail valerie.mogeon@admin.vs.ch et d’indiquer la séance qui vous convient. Pour toute autre information: christophe.germanier@admin.vs.ch *

Eu égard au nombre d’enseignants, une répartition sera effectuée et communiquée par la direction.

En raccourci «Enfance sans fumée»

Campagne de sensibilisation Des enfants fument passivement à domicile l’équivalent de 1 à 8 cigarettes! En collaboration avec l’Institut de Santé au Travail (IST), le CIPRET Valais a lancé le 18 octobre 2010 «Enfance sans fumée». L’objectif principal de cette campagne est de protéger les bébés, les enfants d’âge préscolaire et les écoliers des méfaits de la fumée passive. Pour atteindre cet objectif, le CIPRET offre gratuitement aux parents un test qui permet de quantifier la fumée passive à domicile, et ainsi de connaître la réelle exposition de leur enfant à la fumée passive (en équivalent de cigarettes/fumée). www.cipretvalais.ch/fumee-passive/campagne-enfancesans-fumee.html Du primaire au secondaire I

Raccourci pour les enseignants Les enseignantes et enseignants diplômés pour le primaire pourront dorénavant acquérir un diplôme d’enseignement pour le secondaire I en accomplissant un master sur deux

( Résonances - Décembre 2010

ans reconnu à l’échelle suisse. Les institutions peuvent dès maintenant demander la reconnaissance des filières de ce type auprès de la CDIP. www.cdip.ch forumlecture.ch

Littératie, recherche et pratiques La plateforme forumlecture.ch est l’instrument d’information et de communication principal de l’association. Elle ouvre une fenêtre sur la scène de la littératie en Suisse, encourage la diffusion d’un discours spécifique dépassant les frontières linguistiques et institutionnelles, favorise le transfert des expériences et des connaissances entre recherches et pratiques en littératie, soutient des publications spécialisées de qualité sur le thème de la littératie. www.forumlecture.ch

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rimaire: infos relatives aux examens cantonaux 2011

Dates:

note de français est formée de deux composantes: 50% concernant la communication (compréhension et expression) et 50% la structuration (technique de lecture, grammaire, conjugaison,…).»

Mardi après-midi 14 juin 2011: Français – Expression écrite. Mardi 21 et mercredi 22 juin 2011: Français (Compréhension de l’écrit – Structuration) et Mathématiques. Les examens de français et de mathématiques de fin d’année 2011 ne testeront que les objectifs du fundamentum. Des informations plus précises sur les modalités de passation et d’organisation de ces épreuves vous seront communiquées au printemps 2011.

Français Les examens de fin d’année ont été rédigés dans le respect des directives relatives au livret scolaire des degrés primaires et de la déclaration du service de l’enseignement (août 2006) qui précisent les composantes de la note de français: «La

Orthographe: Nous rappelons aux enseignant-e-s que l’orthographe peut être évaluée de plusieurs manières: à travers un exercice de dictée dans la partie structuration, dans des exercices de structuration, dans l’expression écrite, en situation dans certaines parties de l’examen (copie, transformation de phrases…).

Français: degré 4P

Français: degré 6P

Thèmes retenus pour l’expression Narrer: le conte merveilleux Argumenter: la réponse au courrier des lecteurs

Thèmes retenus pour l’expression Argumenter: la lettre au courrier des lecteurs Narrer: le conte du pourquoi et du comment

Temps de passation des épreuves: 175 minutes Compréhension de l’écrit Expression écrite Structuration (dictée comprise dans cette partie)

Temps de passation des épreuves: 190 minutes Compréhension de l’écrit Expression écrite Structuration (dictée comprise dans cette partie)

Seuls ces ouvrages de référence sont à disposition des élèves durant les épreuves: mémento dictionnaire tableaux de conjugaison (Bescherelle...)

Seuls ces ouvrages de référence sont à disposition des élèves durant les épreuves: mémento dictionnaire tableaux de conjugaison (Bescherelle…)

Les moyens de référence sont à disposition des élèves pour les épreuves suivantes: compréhension de l’écrit expression écrite structuration (1re partie)

Les moyens de référence sont à disposition des élèves pour les épreuves suivantes: compréhension de l’écrit expression écrite structuration (1re partie)

Pour la 2e partie de la structuration, les élèves ne disposent d’aucun moyen de référence.

Pour la 2e partie de la structuration, les élèves ne disposent d’aucun moyen de référence.

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Résonances - Décembre 2010

)


Expression écrite: Les genres de textes retenus sont développés dans le moyen romand «S’exprimer en français». Pour l’expression écrite, deux thèmes sont proposés. Un seul de ces thèmes sera retenu pour l’épreuve annuelle. Nous rappelons qu’un document de synthèse est à disposition des enseignants. Ce document est disponible sur le site du Service de l’enseignement. www. vs.ch/enseignement > informations scolaires > examens cantonaux finaux L’animation de français se tient à la disposition des enseignant-e-s qui souhaiteraient davantage d’informations.

Mathématiques Degré 4P Temps de passation des épreuves: 105 minutes. L’examen comprend 3 parties testant les objectifs de l’année dont une de calcul. Moyens de référence: aucun. Le matériel Polydron doit être à la disposition des élèves.

( Résonances - Décembre 2010

Degré 6P Temps de passation des épreuves: 125 minutes. L’examen comprend 3 parties testant les objectifs de l’année dont une de calcul. Moyens de référence: aide-mémoire mathématique. Calcul 4P et 6P En 2007, a été édité un «Complément valaisan au Plan d’Etudes romand de Mathématiques» pour les degrés 1 à 6. Dans ce document, certains outils de calcul sont proposés aux élèves, entre autres: répertoires mémorisés, résultats rapidement reconstruits, calcul réfléchi. Les nouveaux cahiers de calcul se basent également sur ces différents outils. Cette approche sera à nouveau proposée dans la partie «Calcul» de l’examen cantonal 2011. Aussi, ce volet comportera 3 parties distinctes en 4P et 2 parties en 6P. Pour chacune des parties, le mode de passation sera différent. L’animation de mathématiques se tient à la disposition des enseignant-e-s qui souhaiteraient davantage d’informations.

En raccourci Standards nationaux de formation

Accueil positif lors de la procédure d’audition La CDIP maintient son cap pour l’élaboration des standards nationaux de formation. L’Assemblée plénière compte adopter ces instruments en mars et en juin 2011. www.cdip.ch Message sur la culture 2012-2015

Les devoirs d’abord La CDIP demande à la Confédération, vu l’étroitesse des ressources financières prévues dans le message sur la culture 2012-2015, de fixer plus clairement ses priorités. La Confédération doit garantir avant toute chose le financement des tâches qui lui sont conférées par la loi. La CDIP souligne en outre que toute nouvelle activité prévue doit l’être avec l’aval des cantons, et le message doit en prévoir clairement le financement. www.cdip.ch

Service de l’enseignement

45


C

O: infos relatives aux examens cantonaux 2011

Dates: dès le lundi 6 juin 2011: Français et Allemand: Expression orale mardi après-midi 14 juin 2011: Français I: Expression écrite mardi matin 21 et mercredi matin 22 juin 2011: Examens écrits

Français

FRANÇAIS 1 / Langue écrite L’épreuve Français 1 de langue écrite 2011 portera sur les objectifs spécifiques du Programme Provi-

EE

Rubriques

Genres de texte

2S/NI

- narrer - décrire

- la scène de roman policier - le portrait physique

2G/NII

- narrer - argumenter

- la lettre narrative - la note critique de lecture

3CO

- narrer - argumenter

- le récit fantastique - la lettre argumentative

soire 2003 qui font l’objet d’un apl ) et d’une mobilisaprentissage (° tion en situation (l).

L’épreuve portera sur l’un et/ou l’autre des types et genres de texte annoncés ci-dessous.

Elle sera composée de 3 parties, dont chacune vaudra le ¼ de la note globale de l’examen cantonal 2011, et totalisera 60 points.

Partie 3. Structuration (25 minutes, 20 points)

Partie 1. Expression écrite (EE) (90 minutes, 20 points) L’épreuve portera sur l’un et/ou l’autre des rubriques et genres de texte annoncés ci-dessus. Partie 2. Compréhension de l’écrit (50 minutes, 20 points) (CE)

CE

Types de texte

Genres de texte

2CO

- narratif

- le récit de voyage - la scène de roman policier

3CO

- narratif - descriptif

- la nouvelle - le portrait (physique et psychologique)

EO

Types de texte

Genres de texte

2CO

- descriptif

- la lecture expressive + la lecture d’image (sur le thème de la science-fiction)

3CO

46

- explicatif

- la lecture expressive + le compte rendu de lecture

10 autres points de structuration seront en principe répartis dans les Partie 1 / Expression écrite (5 points) et Partie 2 / Compréhension de l’écrit (5 points). FRANÇAIS 2 / Langue orale Expression orale (EO) (20 points) L’épreuve Français 2 de langue orale 2011 portera sur les objectifs spécifiques du Programme provisoire 2003 qui font l’objet d’un apl ) et d’une mobilisaprentissage (° tion en situation (l). Elle totalisera 20 points et vaudra le ¼ de la note globale de l’examen cantonal 2011. Elle portera sur les types et genres de texte annoncés ci-contre. Remarque: Des informations complètes sur le contenu et le déroulement des épreuves de Langue orale seront transmises aux enseignant-e-s au printemps 2011.

Résonances - Décembre 2010

)


Allemand: structure de l’examen et pondération basées sur le CECR A1-B1

Durée

30 minutes

Total: 50 points

50 minutes

Oral: 30 points (60%) Hören: 15 points

Compétences réceptives (Hören / Lesen)

10 minutes de préparation et 10 minutes de passation

Sprechen: 15 points

Deux parties:

Ecrit: 20 points (40%) Lesen: 10 points

Schreiben: 10 points

Comprendre, un texte de façon détaillée

A: Compréhension globale de petits messages avec une écoute B: Compréhension plus détaillée d’un texte avec deux écoutes

Compétences productives (Sprechen / Schreiben)

Trois parties:

critères d’évaluation définis précisément (CECR) (A1-A2-A2+B1)

B: interaction, questionsréponses /3 pts

Rédiger une réponse à un message ou écrire un texte d’après les consignes données; 60-80 mots selon le niveau

A: production individuelle /3 pts

La grammaire (les aspects formels) est évaluée dans cette partie.

C: discussion et tâche commune à résoudre avec fiche de consignes /6 pts Evaluation globale concernant la correction de la langue /3 pts

Connaissances culturelles

Quelques questions d’ordre général concernant le monde germanophone 1 à 2 points en expression orale ou écrite

Allemand

Expression orale: organisation L’examen d’expression orale dure 20’ pour l’élève (10’ de préparation et 10’ de passation). Cette épreuve se déroule en interaction (deux élèves à la fois et deux examinateurs). Les paires sont formées aléatoirement par l’enseignant-e.

( Résonances - Décembre 2010

Allemand: plan de cheminement niveau 1

Geni@l A2 E1-E12

niveau 2

Geni@l A2 E1-E8

niveau 1

Geni@l A2 E13-E15, B1 E1-E7 (sans E6)

niveau 2

Geni@l A2 E9-E15

2CO

3CO

Pour la préparation de l’examen oral, l’utilisation du dictionnaire n’est pas autorisée. La prise de notes, par contre, sur une feuille

donnée par l’enseignant-e est admise et ces notes peuvent être employées lors du passage proprement dit.

47


Annonce des thèmes oraux

En raccourci

Les sujets proposés pour l’expression orale peuvent porter également sur des thèmes abordés les années précédentes. Ceci vaut pour les niveaux 1 et 2.

netcity.org

Mathématiques Comme les années précédentes, l’examen cantonal de mathématiques du CO comportera deux parties. Quelques rappels toutefois: Le temps total maximum réservé à cet examen reste à 125 minutes (50’ + 75’). Deux ou trois exercices de recherche, intégrant en particulier la visée 1 du plan d’études (cf. pp. 5 et 6 du PEVS 03) seront présents dans l’épreuve. Des comptes rendus de ces recherches seront demandés aux élèves. Ne pas oublier donc de leur proposer, durant l’année scolaire, des activités de ce type, activités nécessitant un soin particulier à la présentation et à l’argumentation. En principe, les épreuves 2011 seront ainsi présentées: 2CO NI ou S / NII ou G: 1re partie 50 minutes (sans calculatrice, ni aide-mémoire) 2e partie 75 minutes (avec calculatrice et aide-mémoire)

Campagne de prévention «Surfer prudent, c’est surfer intelligent!», telle est la devise choisie par la Fondation Suisse pour la Protection de l’Enfant pour promouvoir sa campagne nationale de prévention des dangers liés à Internet dont l’objectif est d’aider les enfants à mieux se protéger sur le net. La campagne mise sur le développement des compétences des enfants dans l’utilisation des médias. Les éléments clés de cette campagne sont le jeu de prévention en ligne netcity.org destiné aux 9-12 ans et le bus de la campagne, équipé d’ordinateurs, qui parcourt la Suisse et s’arrête dans les écoles, les foires tout public et les centres commerciaux. www.campagne-netcity.org Droits de l’enfant

Un sujet pour l’année La FED (Fondation Education et Développement) propose une série d’activités pour aborder les droits de l’enfant avec vos élèves, sur la base des magnifiques illustrations colorées d’Albeiro Sarria pour les petits, et au moyen des livrets des droits de l’enfant pour les plus grands. Les enseignantes et les enseignants sont invités à choisir et à adapter les activités proposées pour établir des liens entre les droits et les devoirs de chaque enfant et les situations vécues au quotidien. Les droits de l’enfant, c’est toute l’année! Commandez le sous-main des droits de l’enfant qui accompagnera vos élèves tout au long de l’année! Des suggestions pédagogiques permettent d’utiliser ce support. Vous pouvez également les réserver pour la rentrée 2011! www.droitsenfant.globaleducation.ch 2000 mètres sous les mers

Concours artistico-scientifique Site avec de fascinantes images d’animaux qui vivent à plus de 2000 mètres sous les mers. En lien avec l’exposition Abysses, des vidéos, des photos, des liens Internet et des textes utiles en particulier pour les jeunes de 10 à 20 ans qui veulent participer au concours artistico-scientifique à réaliser en binômes. La date limite d’envoi des projets est fixée au 31 mars 2011. www.atomes-crochus.org/abysses Dossier d’actualité

3CO NI / NII: 1re partie 50 minutes (avec calculatrice, sans aide-mémoire) 2e partie 75 minutes (avec calculatrice et aide-mémoire) L’animation des mathématiques au CO se tient à votre disposition pour tout complément d’information.

L’éducation à la citoyenneté Depuis une dizaine d’années, la notion d’éducation à la citoyenneté est présente dans les déclarations institutionnelles et dans les travaux de recherche en éducation. Privilégiant une approche comparative internationale, l’équipe de la Veille scientifique et technologique de l’INRP à Paris a essayé de comprendre ce que l’expression «éducation à la citoyenneté» recouvre, selon les pays, les traductions qui en sont faites dans les curriculums ainsi que les représentations et applications qui en sont données sur le terrain. www.inrp.fr/vst/LettreVST/57-octobre-2010.php

Service de l’enseignement

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Résonances - Décembre 2010

)


R

eflets des résultats aux examens cantonaux 2010

Pour l’équipe dynamique qui prépare les examens cantonaux, l’année 2010 a été l’occasion d’une intense réflexion autour de la notion de validation. En effet, la production d’examens cantonaux de qualité implique toutes sortes de contrôles et de questionnements afin que l’examen mesure au mieux ce qu’il est censé mesurer: le degré de maîtrise par les élèves de connaissances fondamentales. Pour ce faire, une table de spécification (sorte de plan de l’épreuve mettant en rapport les objectifs visés, le nombre d’exercices, de points attribués à chacun d’eux, le style de question, etc.; voir documents sur Educanet2) sert de document-clé auquel on fera ensuite sans cesse référence et qui facilite certaines vérifications. On relèvera notamment une validation qualitative du contenu (degré de difficulté, rôle du hasard, détection de biais éventuels, etc.) une passation – test dans trois classes, des analyses statistiques et qualitatives des résultats ainsi obtenus, tout cela afin de parvenir à des examens de meilleure qualité possible et de réduire la marge d’erreur liée à l’instrument lui-même. Le travail d’équipe a donc été amélioré et intensifié, les échanges se sont multipliés entre les niveaux

(primaire, CO) aussi bien qu’entre les diverses disciplines.

naux. Leurs textes complets peuvent être consultés sur Educanet2.

Une désormais traditionnelle récolte et analyse des résultats par le SFT1

Des résultats satisfaisants en français

En juin-juillet 2010, l’URD a reçu de la part des enseignants de 4 et 6P, de 2e et de 3e du CO, comme demandé par le Département, plus de 2000 fichiers Excel recensant les résultats des élèves. Il a fallu alors constituer un fichier unique et analyser les données rassemblées. Ces résultats ont été communiqués aux équipes de rédaction au cours d’une séance qui a conduit à formuler un premier lot d’interrogations et de constats. On relève par exemple à cette occasion l’intérêt certain des résultats détaillés actuellement produits pour les mathématiques et le caractère faible et préoccupant des résultats des 2e NII. Puis chaque animateur a approfondi l’analyse en vue de produire un rapport complémentaire et les résultats ont été diffusés à la fin octobre auprès des autorités de chaque établissement scolaire. Les lignes qui suivent ont été écrites à partir des rapports produits par les animateurs de chaque discipline concernée par les examens canto-

Résultats globaux aux examens cantonaux pour les élèves de 4P et de 6P Tableau 1

4P (N >= 2265)

6P (N >= 2292)

Rendement*

Taux d’échec**

Rendement

Taux d’échec

Français

77.82%

9.33%

73.63%

15.15%

Mathématiques

73.97%

19.74%

76.77%

13.51%

* pourcentage moyen de points obtenus par les élèves ** pourcentage des élèves n’ayant pas obtenu 60% des points, équivalent de la note 4

( Résonances - Décembre 2010

Que cela soit en 4P, en 6P ou au CO, les résultats globaux en français sont considérés comme satisfaisants par les responsables des examens. Les taux de rendement les plus élevés sont observés en 4P et en 6P en compréhension de l’écrit et au secondaire dans le domaine de la compréhension de l’oral. Les taux de rendement de toutes les parties de l’examen de français de 4P sont supérieurs à 74% ce qui atteste d’une bonne maîtrise de chacune des compétences évaluées (expression écrite, compréhension de l’écrit, structuration 1, structuration 2). En 6P, le taux d’échec le plus élevé se trouve dans la partie de la structuration effectuée avec les moyens de référence, ce qui étonne les responsables et les amène à approfondir leur réflexion. C’est aussi en structuration que les élèves du secondaire obtiennent les moins bons résultats.

Comprendre les résultats des élèves de 2NII Comprendre les résultats la plupart du temps faibles des élèves de 2NII ces dernières années, voilà une tâche complexe à laquelle il faut continuer à s’atteler. On observe depuis plusieurs années les mêmes questionnements, on passe d’un type d’explication à un autre sans être en mesure de valider aucune hypothèse et sans avoir d’éléments en vue d’améliorer la

49


situation. Nous nous demandons année après année si le niveau de difficulté des examens est trop élevé, si les objectifs des plans d’études sont ou non atteignables par ces élèves, si les méthodes d’enseignement sont suffisamment adaptées ou s’il faut plutôt attribuer les difficultés observées au désinvestissement des élèves qui vont quitter le système. Peut-être faudrait-il également intégrer des données qui concernent des élèves d’enseignement spécialisé qui, très souvent, ne se trouvent plus dans les classes de 3CO. Cette année encore nous ne pouvons apporter d’éléments pour enrichir le débat. Il faudrait en effet élargir la prise d’informations pour faire un pas de plus, prendre par exemple en compte les résultats de ces élèves tout au long de l’année scolaire et les comparer aux résultats aux examens cantonaux ou distinguer les résultats des élèves qui quittent le système en fin de 8e NII de ceux des autres élèves. Des informations qualitatives pourraient être récoltées auprès de certains enseignants. Bref il reste à faire.

Vers une exploitation en classe

seignant peut toutefois les étudier pour sa classe. Prenons pour exemple l’étude de la compétence de structuration 1 en 4P. Un tiers des points de cette partie (7/23 points) est consacré à une dictée. Il serait alors intéressant de voir si c’est dans cette partie que les élèves ont rencontré davantage de difficultés. Si c’est le cas, il s’agirait de comprendre pourquoi. La dictée était-elle particulièrement difficile? Le type d’erreurs commises induirait-il à adapter notre enseignement à venir? Les résultats obtenus seraient-ils selon nous plutôt liés au mode d’attribution des points, sans que les compétences des élèves en orthographe soient particulièrement faibles? Si les éclaircissements ainsi obtenus ne sont pas suffisants, poursuivons notre réflexion avec l’analyse des réponses aux exercices 2 à 7 qui demandent à l’élève d’effectuer des recherches dans les moyens de référence. Nous pourrons ainsi nous faire une idée sur le degré de maîtrise de la consultation de ces outils par les élèves et envisager des modifications de nos interventions, si nécessaire, au cours des années à venir.

En mathématiques

Que peut faire l’enseignant des pourcentages, rendements et autres informations quantitatives qu’il reçoit suite au passage de ces examens par ses élèves? Comment exploiter des informations qui concernent certes des facettes importantes de son enseignement? Les résultats fournis en français notamment ne permettent pas d’analyser les items en détail. Chaque en-

En mathématiques, les résultats sont moins satisfaisants qu’en français dans tous les degrés, sauf en 6P. Au CO, la dispersion des résultats entre les divers établissements retient l’attention de l’animateur et nous y reviendrons. C’est dans la première partie de l’examen que les difficultés semblent les plus fortes en 9e: près d’un élève sur trois ne la réussit pas. Une analyse plus fine des notions paraissant être les mieux ou les

moins bien maîtrisées peut être consultée dans le rapport complet de l’animateur sur le site.

En cas de constat d’insuffisance: limites de l’item, de l’examen… ou lacune dans les compétences des élèves? Lorsque des résultats sont insuffisants, une question récurrente se pose: les faiblesses observées sontelles vraiment liées aux incompétences des élèves, ou pourraientelles être, malgré toutes les précautions prises, liées à des limites de l’instrument d’évaluation. En effet, il reste toujours une marge d’erreur et les équipes de rédaction tirent les leçons de chaque constat pour améliorer les examens futurs. N’est-ce pas là une grande marque de qualité au sein d’un système que d’être capable de faire au mieux en fonction de ses compétences et du contexte, puis de réguler en fonction des résultats de ses actions? Prenons quelques exemples en mathématiques, puisque des analyses par item sont effectuées dans cette discipline depuis trois ans. En mathématiques 4P, dans l’exercice 14, une difficulté liée au dessin proposé a été observée en phase de validation. Celui-ci a été modifié, mais pas suffisamment amélioré. Il s’agit donc là d’une question de clarté de l’item, dont la version révisée aurait nécessité un second test auprès de quelques élèves. Voilà qui est noté! Autre exemple: l’exercice 5, «l’habillage» d’une tâche liée à des diviseurs, semble avoir compliqué la tâche des élèves. Revenir à l’objectif de l’exercice est alors

Résultats globaux aux examens cantonaux pour les élèves de 2e et de 3e du CO Tableau 2

2e NI/S (N >= 1222)

2e NII/G (N >= 1092)

3e NI/S (N >= 712)

3e NII/G (N >= 1034)

Rendement

Taux d’échec

Rendement

Taux d’échec

Rendement

Taux d’échec

Rendement

Taux d’échec

Français

70.6%

12.9%

70.6%

19.1%

74.6%

2.8%

70.8%

9.1%

Mathématiques

72.6%

18.2%

67.9%

27.4%

69.6%

18.8%

64.9%

31.7%

Allemand

76.1%

9.6%

66.5%

28.6

73.8%

10.5%

67.4%

26.6%

50

Résonances - Décembre 2010

)


nécessaire. Enfin, dernier exemple, quelques autres exercices dans le même examen montrent quant à eux de réelles lacunes dans les connaissances des élèves, notamment dans le domaine des périmètres et des aires, de même que dans celui de l’algorithme de la division. Au CO, la question se pose à un niveau plus global, puisque les taux d’échec à l’examen de mathématiques dans son entier sont assez élevés. Diverses pistes d’explication peuvent être alors empruntées. Il s’agirait de vérifier par exemple si le niveau de difficulté des différents items n’est pas trop élevé pour ces degrés d’enseignement, notamment pour les élèves des classes de niveau II. Il serait opportun aussi de contrôler si les objectifs évalués et leur niveau taxonomique (ex: nommer, résoudre, créer…) correspondent bien à ceux des plans d’études. On pourrait aussi se questionner sur les apprentissages des élèves, les modalités mises en œuvre par les enseignants pour atteindre les objectifs, voire envisager des propositions de formation continue des enseignants en lien avec les difficultés rencontrées.

Que faire des différences entre les résultats des établissements? Une grande dispersion des résultats entre les moyennes obtenues au sein de différents établissements est mise en évidence dans l’analyse des résultats en mathématiques au CO. A nouveau diverses pistes d’explication peuvent être proposées, pistes que nous n’allons pas lister ici. Nous retiendrons une proposition: celle d’explorer les caractéristiques des établissements dont les élèves obtiennent des résultats particulièrement élevés, en étudiant leur fonctionnement, les caractéristiques des élèves, le type d’enseignement qui y est dispensé, de communication entre les enseignants, etc., dans le but de dégager d’éventuelles «bonnes pratiques» ou faisceaux de conditions positives susceptibles de favoriser les apprentissages des élèves.

( Résonances - Décembre 2010

L’allemand: des résultats réjouissants Globalement, les compétences orales (Sprechen – Hören) sont satisfaisantes, voire bonnes, alors que certaines compétences écrites (Grammatik-Schreiben) sont peu satisfaisantes en 3NII, voire insatisfaisantes en 2NII.

cations plus globales et conséquentes vu sa phase d’adaptation. Le responsable annonce notamment dans cette branche: des consignes plus courtes et précises avec rajout d’un exemple, une intégration de la structuration grammaticale dans l’expression écrite, une meilleure préparation des élèves à l’expression orale en interaction, davantage d’exercices et d’évaluations courtes en expression et compréhension orale.

Pour conclure

2010, 0 -juillet de 200 En juin çu plus e r a t n D a l’UR recens s Excel es. fichier es élèv d ultats les rés

La structuration et l’expression écrite dans le cadre de cette discipline ne sont pas dans les priorités de l’apprentissage et sont les compétences les plus difficiles à acquérir. Cependant, il est à relever que la nouvelle méthode geni@l permet, dès à présent, un meilleur apprentissage quelle que soit la compétence concernée (répétition, items courts, variétés). Etant donné que l’enseignement est influencé par la phase d’adaptation du nouveau moyen d’enseignement Geni@l, deux à trois années seront nécessaires pour assimiler toutes les nouveautés, trouver un bon équilibre et un rythme de travail de la 6P à la 9e. Pour 2011, les élèves seront déjà mieux préparés aux épreuves.

Modifications en vue, en allemand notamment L’analyse de ces résultats a amené les responsables de chaque équipe de rédaction à envisager quelques modifications pour l’an prochain et ceci aussi bien au primaire qu’au secondaire I. L’allemand se distingue toutefois par des projets de modifi-

De plus en plus d’écoles jouent le jeu de l’échange en établissement autour des notions liées à l’évaluation, en lien direct ou non avec les examens cantonaux par une collaboration plus forte au quotidien. Dans ce cas, un des objectifs forts visé par les retours de résultats des examens cantonaux est atteint, et l’élan est à poursuivre. C’est avec les propos de l’animateur d’allemand puis de mathématiques du CO que nous souhaitons conclure ici. En effet, ceux-ci illustrent à la fois la complexité de la tâche, la qualité du travail fourni par les uns et les autres, et la perspective d’amélioration dans laquelle se situent en permanence tous les acteurs. «On peut affirmer que les examens cantonaux ne sont pas une science exacte et que, malgré tous nos efforts, les résultats de ces épreuves garderont toujours un caractère aléatoire». Toutefois, «grâce à l’investissement professionnel des rédacteurs et des enseignants en général, notre évaluation et notre enseignement gagnent chaque année en qualité». SFT/URD

Note 1

Plus précisément par l’unité de recherche et de développement du système de formation (URD) du Service de la formation tertiaire (SFT).

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2006/2007

Infos 2006-2007 Promouvoir la lecture Maturités et passerelles Génération zapping Les langues étrangères Enseignants technophobes/philes Projets pédagogiques 1/2 Projets pédagogiques 2/2 Harmonisations: état des lieux

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N° 8 mai N° 9 juin

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N° 1 septembre N° 2 octobre N° 2 novembre

Infos 2010-2011 Quantité et/ou qualité Sciences, techniques, technologies

2010/2011

2009/2010

2008/2009

N° 1 septembre N° 2 octobre N° 3 novembre N° 4 déc.-janvier N° 5 février N° 6 mars N° 7 avril N° 8 mai N° 9 juin

2007/2008 52

N° 7 avril

La citation du mois

L es dossiers

« «A l'avenir, l'éducation aura pour but d'apprendre l'art du filtrage.» Umberto Eco

En raccourci Cahiers pédagogiques

Lycée professionnel Ce dossier met en avant le travail mené dans les lycées professionnels et évoque un certain nombre de tensions avec les publics décrocheurs, avec les exigences de l’économie… www.cahiers-pedagogiques.com Comportement médiatique des jeunes

Résultats grâce à l’étude «James» Les premiers résultats sont rassurants: nos jeunes continuent de rencontrer régulièrement des amis, de pratiquer des activités sportives et de jouer de la musique. Bien entendu, les jeunes Suisses sont aussi très actifs, voire régulièrement présents, sur le Net. 95% disposent d’un accès Internet à leur domicile. Ils surfent en moyenne deux heures par jour et une heure de plus les week-ends. Toutefois, une partie du temps passé sur Internet est dédiée aux devoirs et autres recherches d’informations. L’Internet est évidemment aussi utilisé comme source de divertissement, en premier lieu sur les sites de réseautage social, tels que Facebook et Netlog. www.skppsc.ch Quiz des langues

Une question par jour Vous pensez savoir une chose ou deux à propos des langues? Testez vos connaissances avec le quiz sur les langues européennes. Un exemple de question, sur le mode de Qui a dit?: «Un pays sans langue est un pays sans âme?» Victor Hugo, Pádraig Mac Piarais (Patrick Pearse) ou Johann Wolfgang von Goethe? http://ec.europa.eu/education/languages/quiz

Résonances - Décembre 2010

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Te c h n o p ô l e - 3 9 6 0 S i e r r e - Tél. 027/ 452 25 25

Donnons aux enfants malades la chance d’être des enfants avant d’être des malades. Notre fondation réalise les vœux d’enfants malades. www.makeawish.ch


Co n co u

rs d e d e ssin Q uiz

ves Pour les élè âgés de 6 à 18 ans !

Chez toi !

Le 41 e Co ncours internat ional Ra iffeisen jeunesse pour la appelle les enfa les jeun nts et es à réali ser un tr créatif a avail utour du thème «Chez to i !».

Fais-nous entrer dans ton univers. TALON DE COMMANDE DES DOCUMENTS «CHEZ TOI! FAIS-NOUS ENTRER DANS TON UNIVERS.» Je souhaite recevoir la brochure d‘information destinée aux enseignants ainsi que

exemplaires de la brochure sur le concours pour les élèves.

Ecole Nom, prénom Rue NPA, localité Prière d‘envoyer le talon-réponse à votre Banque Raiffeisen ou à Raiffeisen Suisse, Marketing, 9001 Saint-Gall (Tél. 071 225 88 46, fax 071 225 85 69) Vous pouvez également commander les documents par Internet sous : www.raiffeisen.ch/concours

41e Concours international Raiffeisen pour la jeunesse

Résonances, mensuel de l'Ecole valaisanne, décembre 2010  

Eveil, réveil de la curiosité

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