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production-valorisation-innovation-environnement

rapport

2010-2011

d’activités

21ème Assemblée Générale

9 décembre 2011


Sommaire

rapport d’activités 4/5

Éditorial

6

Chiffres clés & repères

7

Stratégie globale

8/9

L’année de Dijon Céréales

10/11 Implantations 12/13 Métiers et sociétés 14/15 Conseil d’Administration 16

Sur le terrain à vos côtés

17

Services

métiers 18 Les du grain

20 21 22 23 24 25 28 30 31 32 34

Collecte 2010-2011 Marchés 2010-2011 Enjeux Commercialisation Politique Commerciale Approvisionnements Alimentation animale Logistique Investissements Damier Vert Bilan financier

36 La distribution

38 Natura’Lisa 40 Natura’Lis 41 Bourgogne Viti Service

42 La meunerie

44 Dijon Céréales Meunerie 46 Decollogne 47 Point Chaud® - SOMMAIRE -

3

productions 48 Les légumières

50 Val Union STL 51 Trilégumes

dimension 52 La régionale

54 Cérévia 57 Bourgogne Céréales Stockage BFC Semences 58 AREA 59 Soréal

60 Les perspectives 62 PIAE-Artémis Développement durable 64 Cérélab® 65 Vitagora®

66 Contacts


Edito Dijon Céréales d’aujourd’hui et surtout de demain Marc Patriat, Président, et Pierre Guez, Directeur Général font un tour d’horizon de la dernière campagne et de l’évolution de Dijon Céréales.

Que retiendrez-vous de cette campagne 2010-2011 ? Marc Patriat : le point majeur est bien sûr

le formidable retournement des marchés puis leur grande volatilité par la suite. Après une campagne 2009-2010 en berne, la hausse des cours des céréales et des oléagineux à partir de juillet 2010 a été fulgurante. On doit se réjouir de ces niveaux de prix retrouvés pour les producteurs céréaliers, mais les effets de yo-yo des marchés mettent souvent en risque les producteurs et la coopérative. Je retiens aussi de cet exercice les difficultés du secteur de l’élevage. En tant que coopérative, nous avons joué notre rôle pour limiter le coût de l’intermédiation et pondérer au maximum le prix des aliments de base céréalière. Nous avons aussi œuvré, qu’il s’agisse de logistique paille ou de soutien de trésoreries, dans le cadre de la solidarité qui s’est mise en œuvre suite à la sécheresse du printemps 2011.

Pierre Guez : le déroulement de cette campagne nous conforte dans les grands choix stratégiques que nous avons faits en matière de commercialisation des céréales. L’embargo russe, qui a fait suite à la sécheresse dans ce pays, a laissé en 2010-2011 une belle place à nos productions sur les marchés du bassin méditerranéen. C’était un élément de conjoncture qui ne doit pas cacher la concurrence de la Mer Noire en Afrique du Nord et au Moyen Orient. Avec l’union Cérévia, avec des outils comme les terminaux de Fos, Pagny ou le hub ferroviaire de VenareyLes-Laumes, nous sommes maintenant aux portes d’un bassin qui draine près de 30% du marché mondial du blé. Nous sommes aujourd’hui structurellement armés pour y être compétitifs et présents en permanence. Nous avons comblé le différentiel avec d’autres régions céréalières françaises qui disposaient des grandes installations portuaires.

Dijon Céréales poursuit son évolution. Comment envisagez-vous les grandes étapes suivantes ? Marc Patriat : autour de l’axe Saône-

Rhône, en fédérant la Bourgogne, la Franche-Comté et Rhône-Alpes, nous avons démontré que le travail à l’échelle de l’inter-région est pertinent pour développer nos activités de commercialisation des céréales. Nous continuerons donc de porter ce schéma de partenariat entre coopératives au sein des unions, qui a tout son sens. Nous nous félicitons aujourd’hui de la création d’Area, qui donne une nouvelle dimension à l’Union Est Agro en matière d’approvisionnement. Ces évolutions ne sont pas une course au gigantisme, mais plutôt la recherche d’une taille critique vis-à-vis des marchés qui sont portés par les effets de la mondialisation.

Pierre Guez : plus que des étapes, nous sommes

dans un mouvement continu qui nous amène à nous adapter en permanence pour, notamment, répondre aux attentes de la société. Cet exercice a été celui du chantier du nouveau moulin 100% bio Decollogne. Ce projet, qui passe aussi par le développement d’un bassin de production de blé bio régional, démontre que notre groupe peut promouvoir différentes formes d’agriculture. La campagne 2010/2011 a aussi été celle du véritable lancement de la Plateforme d’Innovation AgroEnvironnementale, baptisée Artémis. Je crois beaucoup dans cette structure qui fédère les coopératives de la région, les chambres d’agriculture mais aussi l’Université. Avec la PIAE, dans le giron de Vitagora®, nous inventons chaque jour l’agriculture de demain. - edito -

4


«

Nous sommes à la recherche pour notre groupe d’une taille critique vis-à-vis des marchés.

»

Marc PATRIAT, Président du groupe Dijon Céréales

«

Avec Cérévia, nous sommes armés pour être compétitifs sur le Bassin Méditerranéen.

»

Pierre GUEZ, Directeur Général du groupe Dijon Céréales

2012 sera l’année de la coopération dans le monde, qu’est ce que cela vous inspire ? Marc Patriat : la vivacité de nos entreprises, de nos

unions ou fédérations nationales, montre que la coopération est un modèle économique moderne. Notre challenge aujourd’hui, c’est de transmettre cette conviction du collectif aux jeunes générations, quand notre société nous incite parfois à trop d’individualisme. On n’a jamais rien fait de grand tout seul.

Pierre Guez : nous pouvons tous être fiers du chemin

parcouru par notre coopérative et le groupe Dijon Céréales depuis 20 ans. Quand certains veulent remettre notre statut en cause, ils oublient ce que nous apportons aux territoires. Dijon Céréales a investi plus de 100 millions d’euros dans l’économie locale depuis sa création. Et nous continuerons d’en être demain des acteurs dynamiques et motivés.

- edito -

5


Chiffres clés & repères

Chiffre d’affaires groupe Dijon Céréales

420,7

millions d’euros

Chiffre d’affaires coopérative

343,5 millions d’euros

Chiffre d’affaires approvisionnement global

137,9

millions d’euros

3 727 adhérents

Collecte

948 371 tonnes Métiers du grain

230

La coopération agricole en France • 2 900 entreprises coopératives, unions et Sica dans le secteur agricole, agroalimentaire et agro-industrie (dont 2 500 coopératives et unions), • 13 400 Cuma (Coopérative d’utilisation de matériel agricole), • 82,8 milliards d’€ de C.A. global des coopératives et de leurs filiales, soit 40% de l’agroalimentaire français, • Plus de 160 000 salariés, • Trois quarts des agriculteurs adhèrent au moins à une coopérative.

Groupe

630 salariés

- chiffres clés -

6

salariés


Stratégie globale › Répondre à tous les enjeux alimentaires En 2011, notre planète a franchi la barre symbolique des 7 milliards d’habitants. Quand l’Asie et l’Afrique sont au cœur des enjeux alimentaires mondiaux, sous l’angle du minimum vital pour l’essentiel, la qualité de l’alimentation est une question centrale dans nos sociétés. Dijon Céréales s’attache à apporter les volumes de matières premières céréalières qui répondent rigoureusement aux cahiers des charges des filières et des industries alimentaires. Notre politique qualité concerne tous les échelons qui vont du champ à l’assiette.

Produire juste, c’est aussi être à l’écoute des nouvelles attentes des consommateurs. Le nouveau moulin 100% bio Decollogne d’Aiserey est une forme de réponse. C’est aussi prendre en compte l’évolution de la population, son vieillissement notamment. Nous sommes, dans ce sens, un acteur majeur du pôle de compétitivité Vitagora® « Goût Nutrition Santé » qui met en pointe la Bourgogne FrancheComté sur le terrain de la recherche dans l’alimentation de demain.

› Valoriser le terroir, l’économie et l’environnement à travers une agriculture durable et responsable Au cours des 15 dernières années, Dijon Céréales a investi plus de 100 millions d’euros dans l’économie locale et régionale à travers ses différents projets. Une coopérative agricole et ses adhérents sont un maillon essentiel de la ruralité. En Côte-d’Or, la présence de Dijon Céréales et des agriculteurs apporte une activité humaine et économique vitale, avec un grand nombre d’emplois directs et indirects. Le territoire, nous le valorisons également d’un point de vue environnemental avec la gestion de l’espace et des ressources. Hommes de la terre, nous savons bien que notre milieu est précieux et fragile. Aujourd’hui, notre investissement dans la PIAE (plateforme d’innovation agro-environnementale) montre la volonté des coopératives d’ouvrir les voies de l’agriculture à haute valeur environnementale. Nous consacrons beaucoup d’énergie à la recherche en agronomie avec Damier Vert, pour améliorer notre

productivité tout en répondant aux enjeux du Grenelle de l’Environnement. Produits innovants, outils d’aide à la décision, ingénierie verte, nouvelles énergies issues de la biomasse, agriculture biologique productive… le monde agricole doit s’adapter en permanence à la modernité. Dijon Céréales s’inscrit dans cette dynamique et accompagne ses adhérents sur cette voie du progrès, à travers le travail de ses équipes mais aussi en s’appuyant sur l’expertise des organisations nationales de la coopération agricole : InVivo, Coop de France.

› Développer la coopération à l’échelle d’un grand bassin interrégional Acteur dynamique sur son territoire coopératif, Dijon Céréales a toujours souhaité construire des partenariats à l’échelle de l’interrégion, développer des projets inter-organisations. C’est une ambition impérative. L’union Cérévia , à l’échelle du bassin SaôneRhône, dispose désormais d’un outil de travail très performant avec ses installations de Fos-sur-Mer. Son périmètre vient de s’élargir avec l’adhésion de la coopérative La Dauphinoise. La nouvelle union Area, extension de l’Union Est Agro, poursuit le même objectif d’un poids critique (7 régions, 600 millions d’euros de C.A.) dans l’approvisionnement pour faire face à la mondialisation des marchés.

- stratégie -

7


L’année de Dijon Céréales 06

7 et 9 juin : plus de 400 agriculteurs participent aux Rencontres du Technopôle Agro-Environnement à la ferme du lycée agricole de Quetigny à Tart-le-Bas. A Poinçon, les adhérents de Dijon Céréales et 110 Bourgogne se retrouvent pour la journée technique châtillonnaise.

L’année 2011 du Groupe Dijon Céréales a été marquée par de nombreux évènements sur lesquels nous revenons en images.

01

JANVIER

05

mai

Printemps : De grosses chaleurs et un déficit marqué en eau font craindre le pire pour les cultures en France et en Côte-d’Or.

Début du chantier de démolition des Grandes Minoteries Dijonnaises. L’entreprise Cardem grignote l’ancien moulin pour en tirer 50 000 tonnes de gravats et 1 200 tonnes de métal. L’opération est terminée en septembre 2011.

02

juin

Mi-juin : La moisson de Dijon Céréales débute dès la mi-juin dans le sud Côte-d’Or. Mais après la sécheresse du printemps, c’est désormais la pluie qui joue des tours aux agriculteurs. La moisson s’étale sur près de 10 semaines en raison d’une météo très capricieuse. La récolte est globalement meilleure que prévue mais avec des grosses disparités en bonnes et petites terres.

FÉVRIER

Le groupe Dijon Céréales s’intègre dans l’espace Bourgogne au Salon International de l’Agriculture, pour y présenter le projet du moulin 100% bio de sa filiale Decollogne à Aiserey.

Fin mai - début juin : À Fos-sur-Mer, durant deux semaines, plus d’un millier d’adhérents de Dijon Céréales et des autres coopératives de Cérévia découvrent les installations construites par l’Union. La convention du personnel des métiers du grain s’y déroule également.

- introduction -

8

16 juin : À Venarey-Les-Laumes, l’union Cérévia célèbre son partenariat efficace avec Europorte, filiale de Eurotunnel, en inaugurant une locomotive Euro 4000 qui transporte à Fos les céréales du nordBourgogne. Pendant ce temps, le site de Venarey est en plein chantier avec une extension de sa capacité de stockage de 18 000 tonnes.


08

30 juin : À Marcilly-sur-Tille, un magasin Gamm Vert flambant neuf est inauguré, qui rajeunit l’image de l’enseigne de jardinerie dans le canton d’Is.

28 août : À Aiserey, Dijon Céréales accueille la fête départementale de l’Agriculture organisée par les J.A. des cantons de Saint-Jean-de-Losne et de Genlis-Auxonne. L’opération de communication est un succès, 12 000 visiteurs sont au rendezvous.

09 07

juillet

août

septembre

11

novembre

13 septembre : Dijon Céréales Meunerie inaugure, à Marcilloles (30 km de Grenoble), une nouvelle plateforme logistique de distribution destinée à sa clientèle de boulangerie artisanale sur l’axe rhodanien. 13 septembre : la PIAE-Artémis (plateforme d’innovation agro-environnementale) organise une journée broyage cailloux à Fromenteau.

5 juillet : la préfète de Bourgogne et de Côte-d’Or, Anne Boquet rend visite à Dijon Céréales en faisant étape chez Cérélab®.

juillet : Suite à l’épisode de sécheresse du printemps et au déficit de fourrages annoncé, la FDSEA et les J.A. de Côte-d’Or initient une opération paille. Dijon Céréales y apporte son soutien logistique en transportant plus de 1 500 tonnes de paille en provenance de la Somme, de l’Yonne et de la Côte-d’Or.

19 septembre : Rentré dans le groupe Dijon Céréales en janvier, la société HPS Point Chaud inaugure son premier magasin de nouvelle génération à Dijon. Des couleurs vives, un cadre moderne et confortable, bienvenue dans la sandwicherie à la française de 2011.

14 septembre : les adhérents de la section Plaine Dijonnaise découvrent l’avancée des chantiers menés à Aiserey. Le nouveau stockage d’engrais et stockage palettes sont opérationnels. Le moulin 100% bio Decollogne est quasiment achevé, il rentrera en phase d’essai en novembre 2011.

- introduction -

9

3 novembre : Il manquait un Gamm Vert dans l’agglomération dijonnaise. C’est chose faite avec l’ouverture du magasin de Quetigny. Au-delà de la simple jardinerie, ce magasin veut séduire les dijonnais avec notamment son rayon « Sens du Terroir ».

Début novembre : À la Foire de Dijon, le « Quartier des Saveurs » s’inspire du décor des halles pour se donner de nouvelles couleurs. Dijon Céréales accueille de nombreux visiteurs sur son stand qui présente les métiers du groupe.


Implantations Groupe & coopérative À travers ses différentes activités et ses partenariats à l’échelle interrégionale, le groupe Dijon Céréales intervient sur la zone Grand-Est de la France, sur l’axe Strasbourg-Marseille en valorisant la liaison Saône-Rhône.

sites Dijon Céréales Meunerie magasins professionnels Natura’Lis

Paris

St Maurice

Précy-sur-Marne

Nancy Créateur de Farines

Joigny Auxerre

Etupes Groupe

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- implantation -

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Siège du Groupe à Longvic

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13 silos stratégiques 7 silos majeurs expéditi

siège Dijon Céréales M BFC semences

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13 silos stratégiques 7 silos majeurs expédition

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siège Dijon Céréales Meunerie

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Natura’Lisa Gamm Vert Natura’Lis Bourgogne Viti Services

- introduction -

11


Métiers et sociétés Un groupe organisé autour de

5 branches de métiers

Groupe

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- introduction -

12

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Les forces vives du groupe Dijon Céréales

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630

Les salariés par grands métiers :

› Métiers du grain : 230 › Meunerie : 100 › Productions Légumières : 110 › Vigne : 20 › Distribution : 85 › Logistique : 85

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Le groupe Dijon Céréales emploie 630 salariés (CDI) répartis au sein de la coopérative Dijon Céréales et de la vingtaine de filiales. Cet effectif est globalement stable au cours des dernières années. Le maintien dans l’emploi et le renouvellement des générations constituent l’un des enjeux majeurs de notre politique de ressources humaines. La transmission des savoir-faire détenus par les seniors à destination des nouveaux embauchés (par le biais des contrats de professionnalisation et du tutorat, notamment), le développement de la formation professionnelle et la promotion interne sont vivement promues afin d’accompagner ces changements et de garantir la pérennité de nos entreprises et activités.

- introduction -

13


Conseil d’Administration

le Conseil d’Administ

Le bureau du Conseil d’Administration

Didier LENOIR

Marc PATRIAT

Président

1er Vice-Président

Jean-Claude bonnefoy

2è Vice-Président

François pautet

Secrétaire

Marc mornand Trésorier

Philippe delaire

André GUITTON

Jean-Paul TAILLANDIER

Didier guillemard

Olivier mouillon

Jean-Paul NIEUTIN

Membre

Membre

Membre

Les membres du Conseil d’Administration

Luc babouillard

Pascal baumont

Patrick emery - introduction -

14

Philippe gérard


Le Comité de Direction

Pierre GUEZ Directeur Général

Pascal DEmay

Guy jouanno

Hervé panouillot

Dir. Terrain et Céréales

Dir. Exploitation et Logistique

Dir. Administratif et Financier

Christian LOYAL

Gérard million

Boris GUEZ

Didier QUINTARd

Resp. Appros Engrais et Phytos

Dir. Scientifique

Dir. Ressources Humaines

Resp. Communication

Etienne genet

Michel debard

Pierre CINIER

Jacques DENIZET

Dir. Dijon Céréales Meunerie

Dir. Distribution

Dir. STL

Dir. Decollogne

Fernand bailly

Dir. Informatique

La Direction des filiales

tration et des membres de l’équipe de Direction

Composé de 20 membres et d’un administrateur J.A. stagiaire, le Conseil d’Administration de Dijon Céréales s’est réuni à une dizaine de reprises au cours de la campagne 2010/2011. Son travail en séance est préparé par le Bureau, en collaboration avec l’équipe de Direction. Parmi les principales orientations, le Conseil a conforté la stratégie de partenariats du groupe à l’échelle interrégionale (Cérévia, AREA…) et l’implication dans les filières qui assurent des débouchés valorisants. Le Conseil maintient une politique d’investissement raisonnée mais soutenue, qui permet la modernisation et l’adaptation permanente de l’outil de production de Dijon Céréales.

Les membres du Conseil d’Administration sont représentatifs des 3 grandes régions qui constituent aujourd’hui Dijon Céréales.

(la couleur du bandeau indique la région de l’administrateur).

Bernard PAILLET

Claude-Yves Pascard

Roger raillard

Jean-Daniel ROLAND

Auxois-Morvan Châtillonnais Plaine Dijonnaise Tilles-Vingeanne-Bèze

Pdt. Section ANC

- introduction -

15

Darcey

Tilles Vingeanne Bèze

Auxois Morvan Châtillonnais

Mirebeau

LONGVIC

Plaine Dijonnaise


Sur le terrain à vos côtés Une grande coopérative, proche du terrain Depuis sa création, Dijon Céréales n’a eu de cesse de cultiver la proximité sur le terrain avec ses adhérents. Objectif : être présent à leurs côtés au quotidien pour accompagner la vie et la réussite économique de leurs exploitations. L’équipe TPE (techniciens de proximité économique) est organisée au sein de 3 régions commerciales pilotées par un chef de région : • Plaine et Tilles-Vingeanne-Bèze : Jean-Luc Vadot • Auxois-Morvan Châtillonnais : Jean-Marie Perraudin • Haute-Marne : Emmanuel Donichack Dijon Céréales s’est aussi structurée pour optimiser le fonctionnement de l’ensemble de 80 sites de la coopérative ouverts à la moisson (40 sur l’ensemble de l’année). Quatre chefs de région « Exploitation » pilotent cette organisation : • Plaine Dijonnnaise : Christian Bézy • Tilles-Vingeanne-Bèze : Pascal Camp • Auxois-Morvan : Marc Genty • Châtillonnais : Frédéric Tétard

Emmanuel DONICHACK

chef de région Haute-Marne

Darcey

Auxois-Morvan Châtillonnais Christian BEZY

Plaine Tilles-Vingeanne Bèze Mirebeau LONGVIC

Pascal CAMP

Jean-Luc VADOT

chef de région Plaine TVB

Jean-Marie PERRAUDIN chef de région AMC

Marc GENTY

Frédéric TÉTARD

Trois nouveaux visages dans l’équipe TPE en 2011 Au fil du renouvellement des générations, l’équipe TPE évolue. Elle a enregistré cette année les arrivées de :

Bastien PACAUD (Darcey)

Lionel Quentin TOURNOIS AUROUSSEAU (Lux) (Avallon)

Jean-Pierre laurin

Bernard collinet

Jean-Pierre Laurin et Bernard Collinet ont fait valoir leurs droits à la retraite, nous leur souhaitons bonne route dans leur nouvelle vie. - introduction -

16

L’équipe TPE


Services Des outils pour accompagner nos adhérents Dijon Céréales a mis en place les portails d’information et outils d’aide à la décision qui apportent à ses adhérents un plus dans le pilotage de leurs exploitations.

INDICE Le portail extranet Indice est un outil clé de la relation entre la coopérative et ses adhérents. La plupart des documents de la coop sont aujourd’hui diffusés via cet outil. Les agriculteurs y trouvent aussi toutes les informations (météo, marchés, agronomie...) nécessaires à la bonne marche de leur exploitation.

www.dijon-cereales.coop CéRéPERF, pour suivre sa commercialisation à la loupe ! Avec une approche simple et ergonomique, cet outil diffusé via Indice apporte un éclairage complet sur la situation économique et la gestion de la commercialisation de l’exploitation en temps réel : • volumes mis en marchés, • un calcul rapide du seuil de commercialisation, • une visualisation et synthèse des positions sur le Matif, • un bilan économique global de l’exploitation.

ATLAND Disponible dans le pack Expert d’Indice, Atland apporte une solution complète de pilotage de l’exploitation : • suivi agronomique et technico-économique, • contrôle réglementaire, édition des documents officiels, • traçabilité avec la coopérative, archivage des données sur plusieurs campagnes. Atland propose un outil « tout-en-un » avec en plus de l’enregistrement de l’ensemble des interventions culturales et de stockage : • la cartographie interactive, • le plan de fumure, • la déclaration PAC, • les marges brutes, • des tableaux de bords. La saisie smart-phone et la gestion multi-exploitation sont également disponibles.

EPICLèS Diffusé via le réseau terrain, Epiclès est une solution de gestion globale optimisée dédiée à la fertilisation et à la réglementation de l’exploitation agricole. - introduction -

17


titre

-mĂŠtiersdugrain-

18


Les titremétiers du grain 20

Collecte 2010-2011

21

Marchés 2010-2011

22

Enjeux

23

Commercialisation

24

Politique commerciale

25/27

Approvisionnements

28/29

Alimentation animale

30

Logistique

31

Investissements

32/33

Damier Vert

34/35

Bilan financier

-métiersdugrain-

19


Collecte 2010-2011 Retour à la normale, après la récolte pléthorique de 2009 La collecte 2010-2011 frôle les 950 000 T. Elle se situe dans la moyenne haute des 5 dernières années, mais en recul de 8,5% par rapport à 2009, année abondante (1 036 000 T).

La moisson 2010 débute alors que les stocks sont encore importants, en blé et surtout en orge (pour mémoire + de 30 000 T d’orge mises à l’intervention !). L’exécution des orges de la récolte 2009 s’étalera jusqu’en janvier 2011 !

La qualité est globalement bonne, malgré des P.S. parfois insuffisants et un taux de protéines correct, mais en tendance baissière. Au final, la collecte des blés approche 470 000 T, légèrement supérieure à la récolte 2009 !

La récolte 2010 est décevante en orge d’hiver et escourgeons, le rendement ne dépasse guère les 62 Qx/ha, suite au froid de l’hiver et à la sécheresse d’avril. Les protéines sont basses. Dans de nombreux cas, la fertilisation azotée a été insuffisante pour obtenir l’optimum de rendement. La collecte finale d’orge, certes avec des surfaces moindres, est en recul de près de 19%.

La collecte 2010/2011 de colza est satisfaisante à bonne en terres plus profondes, et en retrait assez net en petites terres. Le rendement moyen recule de 16%, il se situe à 32 Qx contre 38 Qx en 2009. La collecte finale atteint 146 000 T (-13%).

La récolte de blé (67 Qx de moyenne en Côte-d’Or) est plutôt meilleure que prévue en Plaine et TillesVingeanne-Bèze (autour de 75 Qx) ainsi que dans les bonnes terres de l’Auxois et du Châtillonnais. Une fois de plus les rendements en petites terres et zones froides sont en retrait.

La moisson d’automne est en recul assez net en maïs (-30%) et en tournesol (-23%) alors que la production de soja est en hausse de 33%.

«2010-2011 en a été la preuve.

Ce sont bien les fondamentaux, événements climatiques, politiques ou économiques, qui orientent les cours. Même si les marchés financiers apportent des turbulences de plus en plus difficiles à appréhender !

»

Pascal Demay

Directeur Terrain et Céréales

Collecte 2010-2011 -8,5%

948 371 T

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2010/2011

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Moy. 10 dernières campagnes

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948 371

317 391 311 417

282 433

Répartition de la collecte

autres 31 005 T protéagineux 9 819 triticale 6 448 avoine 4 672 moutarde 4 012 seigle 3 732 luzerne 472 bio 1 850


Marchés Explosion des cours… inattendue et salvatrice Alors qu’au printemps 2010 les cours sont au plus bas, les fondamentaux du moment n’annoncent pas une amélioration des prix : bonnes récoltes prévues dans le monde, stocks confortables notamment en blé à 197 Mt, mise à l’intervention massive des orges en Europe… En juillet 2010, contre toute attente, les cours connaissent une explosion subite. Elle fait suite à la sécheresse sans précédent en Russie et dans la zone Mer Noire, dont l’embargo russe sera l’épilogue.

Blés, forte reprise et volatilité des cours

Cotation Blé (prix à la tonne départ 21) 265 245 225 205

2010/2011

185 165 145

2008/2009

125 105

2009/2010 85

mars

avril

mai

mai

juin

août

sept. oct.

nov.

déc.

janv.

fév.

mars

avril

mai

juin

Cotation Sébastian (prix à la tonne départ 21 base 07) 2010/2011

270 250 230 210 190 170 150

2008/2009

130

2009/2010

110 90 mars avril

mai

juin

juill.

août

sept. oct.

nov.

déc.

janv.

fév. mars

avril

mai

juin

Cotation Colza (prix à la tonne Fob Moselle rapproché) 490

2010/2011

470 450 430 410 390 370 350 330

2009/2010

310 290

Les cours sont désespérément bas de janvier à juin 2010, entre 110 et 120€/T ! En un mois de temps tous les fondamentaux sont bouleversés. D’abord en Europe de l’Ouest avec les fortes températures de la fin juin, puis la pluie incessante en Allemagne et les inondations en Europe Centrale (Danube). Mais c’est surtout la sécheresse sans précédent en Russie et autour de la Mer Noire qui vont faire basculer les marchés. Le déficit en blé meunier sur le bassin Méditerranéen fait littéralement exploser le marché à partir de juillet 2010, pour atteindre 220€/T en septembre. S’en suit alors une période de forte volatilité des cours, puis les surprenantes inondations en Australie. En mars, le marché «s’écroule» de 60€, les financiers se retirent… prenant leurs profits. Le marché des blés de la campagne 2010-2011 restera marqué par cette explosion des cours, bien sûr, mais aussi plus que jamais par une très forte volatilité et la déconnexion parfois brutale entre l’analyse fondamentale et financière… !

Orges, hausse tardive mais salutaire Le marché des orges a été tout aussi explosif que celui des blés, mais plus surprenant encore ! Au 30 juin 2010, les stocks sont au plus haut notamment en Europe, avec plus de 15 M de T (dont 6M de T à l’intervention). Le marché de l’orge en général est alors au plus bas (inférieur à 90€ en mouture). Surtout, il apparaît compromis en brasserie. La récolte 2010 est médiocre en Europe de l’Ouest (- 8 M de T) et catastrophique à l’Est (- 10 M de T) pour les trois pays Russie/Ukraine/Kazakhstan. Conséquence directe, le bilan mondial se retend, surtout sur le Bassin Méditerranéen où l’Arabie Saoudite sollicite un approvisionnement de 7 M de T. Le marché explose alors, d’abord avec les orges fourragères qui entraînent dans leur sillage le marché de la brasserie alors que les volumes sont traditionnellement largement engagés sur toute la filière (brasseurs, malteurs, OS).

Colza, hausse plus régulière qu’en céréales Premier élément important en 2010-2011, la production mondiale passe de 60 M de T à 56 M de T. Le marché est donc tendu et dynamique, mais plus régulier et moins explosif que les céréales. Il est soutenu par le marché des huiles et également par le marché du soja et des importations massives chinoises. La progression est régulière de juillet 2010 à fin janvier 2011 (de 300 à 500€), avant une baisse brutale fin janvier (-60€). Une forte volatilité s’installe alors, mais globalement à des niveaux intéressants.

2008/2009

270 250 mars avril

mai

juin

juill. août

sept. oct.

nov.

déc.

janv.

fév.

mars avril

mai

juin

-métiersdugrain-

21


Enjeux Bassin méditerranéen, un marché extraordinaire à notre porte L’Afrique du Nord et le Moyen Orient rassemblent aujourd’hui 6% de la population mondiale. La population a gagné 80 millions d’individus supplémentaires entre 1990 et 2010 dans la zone sud Méditerranée, du Maroc à la Jordanie (l’équivalent d’une Egypte en plus). Cette zone draine entre 27 et 36% des importations mondiales de blés (35 à 40 Mt), soit un tiers des échanges mondiaux. La production agricole de l’Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie, Lybie, Egypte) pèse à elle seule 20 à 25 Mt d’importations de blé. Le poids de l’AFN (hors Egypte) est passé de 54% à 66% dans les exportations françaises de blé entre 2007 et 2009. Ce marché en pleine croissance est déterminant dans la tenue des cours mondiaux des céréales. Il est aujourd’hui à notre porte grâce aux outils logistiques de Cérévia. Mais attention, le marché du bassin méditerranéen n’est pas conquis d’avance :

« La tension céréalière dans le monde est tout à fait manifeste en Méditerranée », a souligné Sébastien Abis, administrateur du CIHEAM (Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes), lors de la conférence du « Club Marchés » Dijon Céréales le 10 novembre 2011.

• il est exigeant quant aux standards de qualité des blés (poids spécifiques, protéines…), • la concurrence des productions de la Mer Noire y est très forte.

La consommation mondiale dépasse la production

Les Pays de la Mer Noire sont de retour !

La production mondiale va croissante mais reste inférieure à la croissance de la consommation. Alors que les récoltes mondiales de blé (2nde de tous les temps) et de maïs seront volumineuses en 2011/2012, la consommation mondiale reste supérieure de 9 Mt par rapport à la production.

Après leurs forts reculs en 2010, les récoltes de blé origine Mer Noire (russe, ukrainienne et kazakhe) retrouvent des couleurs cette année. D’après les prévisions du Conseil international des céréales, elles seraient en augmentation globale de plus de 35%, ce qui permettrait aux trois pays d’exporter durant cette campagne jusqu’à 130% de blé en plus qu’en 2010/11…avec sans doute une présence confirmée sur le bassin méditerranéen.

92,5

Après la campagne 2010/11, où France et Etats-Unis ont compensé les défaillances des pays de la Mer Noire sur le marché mondial du blé, celle de 2011/12 confirme en sens inverse que d’année en année, des disponibilités élevées chez les uns ne sont pas de trop pour contrebalancer des baisses de ressources chez d’autres.

1,82 milliard de tonnes

1,83 milliard de tonnes

Productions et exportations de blé des pays de la Mer Noire (Russie, Ukraine, Kazakhstan)

-métiersdugrain-

22

68,3

31,5 13,9

2010/2011

export

prévisionnel 2011/2012

récolte

prévisionnel 2011/2012

Production mondiale de céréales

export

Consommation mondiale de céréales

récolte

Une tendance qui devrait avoir un impact positif sur la tenue des cours.

2011/2012


Commercialisation Qualité et logistique, les clés de la réussite ! La vocation première de la Bourgogne reste de produire des céréales de qualité. Notre collecte 2010-2011 a largement répondu aux standards imposés par les filières à l’échelon régional et national (meuniers, malteurs, amidonniers). Pour autant, le niveau d’exigence qualitative à l’exportation est tout aussi élevé, voire davantage : N (protéines) et PS (poids spécifique) en blé, aptitude brassicole des orges.

Si nous avons su répondre à ce dossier de la qualité de nos productions, la réussite de notre campagne de commercialisation tient aussi à nos capacités logistiques. Alors que les pays de l’Est et de la Mer Noire étaient absents sur le bassin méditerranéen, notre organisation d’expédition fluviale basée sur les installations de Fos-sur-Mer et de Pagny, complétée par l’expédition ferroviaire depuis Venarey (logistique Europorte) nous a permis d’être très présents et compétitifs sur les marchés du Sud. Le 1er bateau d’orge de 35 000 tonnes parti pour la Chine en novembre 2010 (suivis depuis par plusieurs autres) montre la capacité de nos régions (Bourgogne, Franche-Comté et Rhône Alpes) à s’investir dans des marchés lointains et à contribuer à la performance française à l’exportation pays tiers (13 Mt sur la campagne).

Deux piliers pour les marchés de Dijon Céréales Marché intérieur, exportation : Dijon Céréales joue sa commercialisation sur les deux tableaux pour trouver un bon équilibre dans la valorisation des productions de ses adhérents. La partie exportation gagne en importance avec les installations de Cérévia à Fos.

Blé

Orge brassicole

Oléagineux

(470 000 tonnes)

(200 000 tonnes)

(170 000 tonnes)

La qualité des blés est une exigence partagée par tous les marchés de la meunerie (intérieur ou export). 50% sur le marché français dont : • Meunerie régionale et moulins de l’axe Strasbourg-Marseille (les variétés pures Caphorn et Arezzo montent en puissance). • Alimentation animale 50% à l’export dont : • 85% exportés depuis Fos-sur-Mer - Grèce et Italie avec du blé N°1 (Apache / Aubusson) - Pays tiers Algérie, Maroc, Israël, Syrie - Les exigences de qualité sont fortes (PS, protéines…) • 15% vers l’Italie en trains et camions

Suite au fort stock de report 2009/2010, l’exécution de cette campagne a débuté seulement en janvier 2011. La partie export évolue fortement. • 40% des volumes vers les malteries locales et françaises, • 60% à l’export (1/3 sur l’Allemagne via Moselle, 2/3 Chine, Turquie, Grèce), • 3 bateaux de 35 000 tonnes (Esterel, Azurel) sur la Chine lors de la campagne 2010/2011.

-métiersdugrain-

23

Un tiers de la collecte de colza est valorisée dans le débouché énergétique, une filière qui fait aujourd’hui l’objet d’une certification (ENR) garantissant sa « durabilité ». • 50% sur le débouché alimentaire dont : - 80% sur les usines françaises de trituration - 12 000 tonnes vers l’outil régional Extrusel • 50% sur l’énergétique dont : - 2/3 vers les usines de Sète et du Mériot - 1/3 vers l’Allemagne via la Moselle


Politique commerciale Clubs Marchés : un appui pour gérer sa commercialisation Les « Clubs Marchés » apportent aux adhérents de Dijon Céréales formation et information pour mieux gérer leur commercialisation. Un certain nombre d’agriculteurs souhaitent aujourd’hui prendre une part active dans la commercialisation de leurs céréales. C’est un exercice qu’il faut savoir maîtriser. Dijon Céréales a répondu à cette attente en développant des offres commerciales spécifiques (voir ci-dessous) et une cellule « Marchés » animée par des spécialistes : Loïc Arnould et Alexandre Weyrich.

Deux clubs (AgriMat et AgriNews) rassemblent environ 200 adhérents. Ils leur permettent de se former ou de s’informer sur les marchés à travers des rendezvous réguliers au long de la campagne. Entre autres informations, des analyses de marchés (fondamentaux ou études financières) sont diffusées régulièrement sur l’extranet Indice avec les cours quotidiens du Matif.

« Notre mission est de former et d’informer nos adhérents sur les risques liés à la volatilité des cours, de définir avec eux leur cadre de gestion (stratégie de ventes, seuil de commercialisation), de les éclairer sur le fonctionnement du Matif pour qu’ils en fassent le meilleur usage, à savoir un outil de couverture », explique Loïc Arnould.

Le service « Marchés » (avec l’appui d’InVivo) a également développé sur internet une « Ferme fictive » à travers laquelle des positions de commercialisation sont prises chaque semaine. Cette exploitation virtuelle donne aux adhérents abonnés un éclairage bien réel des bonnes (ou mauvaises) options que l’on peut prendre sur les marchés.

Si vous êtes intéressés par les Clubs Marchés ou Céréperf, vous pouvez contacter Loïc Arnould au 06 25 32 76 90 ou au 03 80 69 21 45.

FOCUS Céréperf, suivre sa commercialisation à la loupe Développéenpartenariataveclasociété Estalis, Céréperfestun outil de gestion delacommercialisationquiapporteaux adhérentsdeDijonCéréalesunéclairage complet,etentempsréel,surlasituation etlaperformanceéconomiquedeleur exploitation. Ce logiciel, véritable outil d’aide à la décision, est diffusé en ligne via l’extranetIndice.Ilpermetdesuivreles volumes mis en marché, le niveau du seuil de commercialisation, ou encore l’évolutiondesengagementsprissurle matif par l’exploitation. En fonction des niveaux de marché, l’utilisateur de Céréperf peut mesurer l’influence de la volatilité des prix sur la constructiondesonprixdecampagneet déterminer, à un instant « t », la marge finale de son exploitation.

Le service « Marchés » a développé une ferme fictive très pédagogique Politique commerciale céréales : 3 grands modes de gestion Amplitude des cours, volatilité extrême, renversement brutale des tendances : comment gérer sa commercialisation sereinement, en maîtrisant les risques, dans ce contexte de marchés souvent agités ? Le constat est simple. Dans un marché bas comme il l’était au printemps 2010, malgré l’ouverture et la possibilité donnée à chaque producteur de commercialiser « à sa guise » sa production, les choix de commercialisation sont restés globalement « prudents » et « délégataires ». En moyenne, 75% de la collecte de Dijon Céréales est gérée en délégation de gestion (prix de campagne et contrats qui représentent plus de 80% en brasserie). Par contre, le choix de commercialisation peut évoluer notoirement en fonction des niveaux de marché (demandes abondantes de prix ferme en blé en début de campagne 2011). Pour les récoltes 2011, 2012 et 2013, les offres de Dijon Céréales vont se résumer autour de 3 grands modes de commercialisation : • La délégation de gestion, • La délégation libre, • La gestion « partagée ». Cette redéfinition poursuit un objectif principal : mieux gérer les risques de marché. En début de campagne, chaque adhérent définira avec Dijon Céréales un cadre de gestion strict permettant de maîtriser son coût de revient et, pour la coopérative, de gérer au mieux la mise en marché des productions futures. -métiersdugrain-

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Approvisionnements les engrais, premiers postes de la variabilité des charges d’exploitations Avec un chiffre d’affaires de 138 millions d’euros représentant une hausse de 15%, l’activité approvisionnements est proche de l’année 07/08. Le secteur engrais (+ 13,5 millions) explique à lui seul 72% de la hausse du chiffre d’affaires global (+18,7 millions). Le coût à la tonne, mais aussi la hausse de consommation en engrais PK et l’anticipation des achats pour la campagne 2011-2012 sont les faits majeurs de ce bilan.

Fertilisants : le coût des matières premières n’explique pas tout ! Le début de campagne mettait en avant le déséquilibre offre/demande avec des niveaux de stocks très bas en usines comme en distribution, ce qui maintenait les prix à des niveaux jugés trop élevés. Début juillet 2010, l’envolée des prix des céréales, avec une hausse probable du pouvoir d’achat des agriculteurs, accentuait encore la volonté des industriels de maintenir le marché à des prix hauts.

Ajoutons à cela des pannes usines et des défaillances logistiques dès le début de l’automne et les éléments étaient réunis pour provoquer des tensions sur le marché, donc des hausses fortes déconnectées de la valeur des matières premières.

1

PK, début de campagne timide puis explosion en août, septembre En mai et juin 2010, les intentions de consommation en phosphore et potasse s’annonçaient à nouveau faibles (à l’image des 2 années précédentes). À partir de mi juillet, avec la hausse des cours des céréales et les constats techniques de baisse de fertilité des sols, nous avons enregistré un nombre considérable de commandes en engrais phospho-potassiques. Heureusement, nos anticipations et le travail de l’UEA nous ont néanmoins permis de minimiser les hausses de tarifs voulues par les fournisseurs. Au global, nous aurons distribué 4 000 T de plus que la campagne précédente.

2

Azote, hausse des prix et logistique perturbée Dans un contexte morose sur les prix des céréales, la campagne a démarré timidement en mai et juin 2010. Les difficultés de trésorerie des exploitations nous ont amené à proposer une mise en marché sous forme d’acompte échéance novembre. Par ailleurs, les contingents proposés par les fournisseurs restaient très insuffisants. En début d’automne, un nombre important de pannes usines et des défaillances logistiques (SNCF en tête) nous ont conduit à vous proposer des formes alternatives au liquide et à l’ammonitrate. C’est ainsi que 8 000 T d’engrais azotés classiques ont été transformées en urée. Merci à l’ensemble des agriculteurs qui nous ont permis de mener à bien cette campagne très difficile d’approvisionnement. Notons aussi une anticipation des achats pour la campagne 2011/2012 dès le mois de mars 2011 sur les formes liquide notamment.

3

2011/2012, rapport offre/demande toujours déséquilibré Pour l’année agricole en cours, la fermeté du marché des céréales et l’offre toujours insuffisante de la part des fournisseurs provoquent à nouveau une tension sur le marché des engrais. Il nous faut plus que jamais accentuer la diversification de nos sources d’approvisionnement et accepter des qualités parfois un peu en dessous de nos habitudes (sous la Cette campagne a été à nouveau marquée par la forme d’engrais de mélange par exemple). La mise en place de notre nouvelle déconnexion entre le coût de union d’approvisionnement AREA, grâce à nos installations de Villefranche-surfabrication des engrais et le Saône, Chalon-sur-Saône et Pagny notamment, répondra sans aucun doute à niveau de mise en marché ce challenge des années à venir. Comme en céréales, un stockage relais à Fos pratiqué par les industriels. devra également faire l’objet d’une réflexion prochaine.

«

»

Christian Loyal

-métiersdugrain-

25

Resp. Appros Phytos Engrais


FOCUS Ecophyto 2018, les axes de travail sont en place

Santé des plantes

1

Protection stable Avec 32,6 millions, le chiffre d’affaires 2010/2011 est en légère hausse (+1,5%). Sa répartition confirme le problème croissant du contrôle des adventices et une pression insectes encore importante. Le temps sec durant la montaison a limité le développement des maladies et le risque de verse ce qui se traduit aujourd’hui par des stocks de produits en culture.

Nous avons participé cette année à la formation de pratiquement 300 agriculteurs au Certiphyto (homologationdesapplicateurs)ainsi qu’à la mise en place du réseau FERME de Côte-d’Or. La notion d’indicedefréquencedetraitement (IFT)estmaintenantpriseencompte dansnospropositionsdeprotection des cultures. DijonCéréalespoursuivralesplans deformationdesonpersonneldurant l’exercice 2011-2012 dans le cadre des Certiphyto et l’ensemble des équipescontinuerad’êtresensibilisé aux techniques alternatives. Bien entendu, en tantquedéfenseur du revenudesagriculteurs,iln’estpour autantpasquestionderemettreen cause la rentabilité des systèmes de culture qui passe aussi par la composante rendement.

2

Niveaux de prix stables Une nouvelle fois, Dijon Céréales, adossé à l’Union Est Agro (devenue AREA cet automne), a su proposer à ses adhérents des solutions technico-économiques testées et validées régionalement par Damier Vert. Les Techniciens de proximité, le flash Damier Vert Infos et le Bulletin de Santé du Végétal permettent un ajustement quotidien des programmes de protection. Au 1er janvier 2011, une nouvelle hausse de la RPD (redevance pollution diffuse) a été appliquée. Notons que la redevance sur les anciennes molécules, moins respectueuses des utilisateurs et de l’environnement, représente une partie importante du prix des produits. Ces molécules sont néanmoins souvent incontournables pour la gestion des phénomènes de résistance (urées substituées, chlorotalonil,…).

3

Nouvelles homologations Après une phase peu propice à l’inscription de nouvelles molécules, notons l’arrivée de plusieurs solutions en désherbage (pinoxaden, flufenacet) lors de cette dernière campagne mais aussi en fongicides et insecticides pour la campagne en cours. Bien entendu, dans le même temps, un nombre non négligeable d’anciennes matières actives disparaissent.

La distribution de carburants poursuit son développement En 2010-2011, les ventes fuel ont atteint un chiffre d’affaires de 6,8 millions d’euros. L’augmentation conséquente du C.A. (+38%) est liée aux volumes en hausse (+13%) mais aussi à celle des prix des carburants (+23%). En fin de campagne, la reprise de l’activité fuel des établissements Giacomel (Auxonne) a également permis d’élargir la clientèle. Pour répondre à la hausse de son activité distribution

-métiersdugrain-

26

fuel, Dijon Céréales a fait l’acquisition d’un 4ème porteur. Cet exercice a aussi vu le démarrage, en juillet 2011, de la distribution du Gazole Non Routier (GNR), nouveau carburant de traction destiné à un usage professionnel.


plants

Semences

1 2 3

fourragères

6%

10%

protéagineux et soja 4%

Semences de colza Les surfaces emblavées en colza pour la récolte 2011 sont en légère augmentation par rapport à la récolte 2010 (+1%). Les hybrides de colza sont désormais nettement en tête tant sur le plan technique que sur la représentativité puisqu’ils occupent près des 2/3 des surfaces en semences certifiées de colza de Dijon Céréales.

céréales à pailles

45%

tournesol

6%

maïs

14% 15% colza

Répartition du C.A. semences 2010/2011

Semences industrielles de printemps

8,9 millions d’euros (-5,8%)

Malgré des surfaces en baisse de 3% sur la Bourgogne, les ventes et le C.A. des semences de maïs sont en progression respectivement de 1 et 2%. La baisse du tournesol au profit du soja se poursuit.

4

Semences de céréales à paille Dans un contexte de baisse des surfaces de 1%, le taux de renouvellement tend à se stabiliser en 2010. Le renouvellement variétal se fait toujours attendre. La nouveauté la plus vendue en blé (Goncourt) ne représente que 2,5% du marché derrière 9 autres variétés. 2009/2010

C.A. en € 400 000

+

Semences de protéagineux Les surfaces avaient nettement progressé en 2009 mais les marges dégagées par ces cultures restent inférieures à celles du colza et du blé impliquant de nouveau une baisse des surfaces. Il est cependant indispensable de considérer l’intérêt de ces cultures sur l’ensemble de la rotation.

294 896

300 000

200 000

2010/2011

367 625

350 000

250 000

5

Semences fourragères et plants Une partie de l’approvisionnement des plants se faisant désormais par nos filiales, cette activité est en baisse. En revanche, le C.A. des semences fourragères est en progression de 26% notamment sur les légumineuses et les CIPAN.

223 549 196 045 +

Marc Grangeot, nouveau responsable Semences

202 523 138 477

150 000

+

Sous la responsabilité de Guy Jouanno, Marc Grangeot a pris en charge le dossier des semences de céréales à paille, semences industrielles, autres semences (fourragères…) et plants pour Dijon Céréales.

100 000 50 000 0

graminées

légumineuses

intercultures

Évolution du C.A. des fourragères

-métiersdugrain-

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Alimentation animale l’activité en progression Malgré un contexte d’approvisionnement toujours délicat pour l’élevage (fluctuation des matières premières), l’activité du secteur alimentation animale de Dijon Céréales a connu une légère augmentation des tonnages commercialisés (+3%), générant un chiffre d’affaires en hausse de 13,6% pour une valeur de 11,8 millions d’euros.

Cette hausse d’activité tient au fait que : • plus de broutards ont été vendus (+6% par rapport à 2009), on retrouve les chiffres d’avant la fièvre catarrhale, • les cours étaient tendus en bovins gras ; les éleveurs ont bloqué les installations d’abattage et négocié une hausse des cours. Depuis, l’export en jeunes bovins tire les cours vers le haut, • le prix des agneaux a augmenté d’environ 2% comparé à 2009, avec de faible cours en été, mais une bonne reprise pour la fête de l’Aïd, • les cours du porc charcutier sont restés proches de l’année passée, mais inférieur de 7% à 2008, • En Bourgogne, le prix du lait standard est passé de 296 à 317 euros de 2009 à 2010 soit une hausse de 7%. Les livraisons sont restées stables en Côte-d’Or et dans l’Yonne.

hausse au niveau national). Les quantités vendues de déshydratés ont progressé de 700 tonnes alors que les tourteaux sont restés stable (prix en hausse). Pour les produits de négoce (aliments minéraux, aliments d’allaitement, sels et blocs), les quantités vendues sont stables. productions animales

Les aliments composés Soréal pour ruminants détiennent toujours le plus gros chiffre d’affaires et affichent une progression de + 4% (à peine 2% de

C.A. en ME

% C.A.

ruminants

3,50

29,6%

déshydratés

2,70

23,5%

tourteaux

1,90

16,0%

minéraux

1,16

9,9%

céréales

1,16

9,8%

allaitement

0,43

3,6%

volailles

0,34

2,9%

chevaux

0,32

2,7%

liquide

0,12

1,0%

divers

0,10

1,0%

Répartition du C.A. des productions animales 11,8 M€

L’équipe "alimentation animale" se renforce L’équipe terrain alimentation animale s’est renforcée avec l’arrivée de Laurent Goutry au 1er juillet 2011 : • Dominique Gelot (responsable service alimentation animale) • Laurent Goutry : technicien Tilles-VingeanneBèze et Plaine Dijonnaise • Philippe Guiller : technicien Auxois nord et Châtillonnais • Jean-Luc Bélorgey : technicien Auxois sud et Morvan • Gaétan Canelas : technicien Châtillonnais Auxois nord et Avallonnais De gauche à droite : Laurent Goutry, Gaétan Canelas, Annick Fourmond, Philippe Guillier, Dominique Gelot, Jean-Luc Bélorgey

• Annick Fourmond : technicienne équine

-métiersdugrain-

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Plus de points de vente pour l’alimentation équine Le service équin bénéficie de deux points de vente supplémentaires, avec l’ouverture des GammVert de Marcillysur-Tille et Quetigny. Ce dernier propose un rayon équidés important dans une agglomération dijonnaise qui concentre de nombreux clubs équestres, propriétaires de chevaux et cavaliers. La gamme Dixit (gamme cheval Dijon Céréales) s’enrichit encore avec le Dixit Mash en sacs de 15 et 1,5 kg. D’autres nouveautés sont en cours d’élaboration.

Élevage

Des filières régionales qui ont besoin de production La filière avicole confirme ses besoins en volailles de chair et œufs. De son côté, la filière bovine manque de jeunes bovins finis et de veaux de boucherie. En partenariat avec Soréal, Dijon Céréales fait régulièrement passer ce message d’une diversification possible pour les éleveurs et les producteurs céréaliers. Deux journées « portes ouvertes » ont été organisées lors de cette campagne chez Yoann Guyard (Earl des 50 Journaux à Balot) et Jean-François et Cédric Aubin (Earl les Mauritaines à Is-sur-Tille) pour témoigner d’expériences réussies dans ce domaine. Si ces diversifications vous intéressent, merci de contacter le service Alimentation Animale au 03 80 96 26 12.

Journée portes ouvertes à l’EARL des 50 journaux -métiersdugrain-

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FOCUS Lasolidaritépourfaireface à la sécheresse Suite à l’épisode de sécheresse du printemps et au déficit de fourrages annoncé,laFDSEAetlesJ.A.deCôte-d’Or ont lancé une opération paille fin mai, concrétiséedébutjuillet.DijonCéréales y a apporté son soutien logistique, à travers sa filiale de transport DCL, en convoyantplusde1500tonnesdepaille enprovenancedelaSommeetdel’Yonne maisaussideCôte-d’Or.Lescéréaliersde notredépartementontproposé600tonnes depailledanslecadredecetteopération.


Logistique Plateforme de Longvic : le poumon de l’activité appro ! La plateforme d’approvisionnement de Longvic a fêté en septembre son 8ème anniversaire et justifie chaque jour son utilité dans l’organisation de l’activité du groupe Dijon Céréales.

Mise en exploitation en 2003 avec le classement Sévéso seuil haut, en raison de l’environnement industriel de la zone de Longvic, la plateforme couvre une surface de 18 000 m² dont 2 500 dédiés au stockage des produits phytosanitaires. En plein-air, 4 000 m² sont consacrés au stockage des agroéquipements, en particulier le matériel d’élevage. La plateforme intervient essentiellement pour les entreprises du groupe Dijon Céréales (coopérative, magasins Natura’Lis et Natura’Lisa Gamm Vert), les unions (InVivo avec une grosse activité agro-équipements gérée par la délégation régionale, BFC Semences ou Area), mais aussi pour des sociétés de l’agrofourniture souhaitant disposer d’un stockage sécurisé. Treize emplois permanents, autour du responsable d’exploitation du site (Thierry Ecosse) sont nécessaires pour gérer l’activité de la plateforme de Longvic.

L’équivalent de 43 000 palettes ont transité par la plateforme de Longvic en 2010-2011

Idéalement placée à un carrefour logistique (A6, A39), elle expédie chaque année environ 30 000 tonnes de produits agricoles et des secteurs paragricoles (semences à pailles, phytos, agro-équipements, espaces verts, jardinerie…). Pas moins de 43 000 palettes ont transité par cette installation au cours de la dernière campagne !

FOCUS Dijon Céréales Logistic, l’activité s’élargit L’activitédeDijonCéréalesLogisticpoursuit saprogression.Lechiffred’affairesaatteint 10,5millionsd’eurosen2010/2011.Depuis le 1er juillet 2010, tous les chauffeurs de la coopérativeDijonCéréalessontentrésdans DCL, ce qui porte leur nombre à 81. Le transport en benne avec un poids total roulantde44Taétégénéralisé.Cetélément aétéprisencomptelorsdurenouvellement de3tracteursdéveloppantunepuissance de510CV,afindemieuxmaîtriser lesconsommations.DCLa égalementfaitl’acquisition de 2 porteurs pour accéderàdiversmarchés comme le transport de déchetsvertsendehors despériodesdecollecte.

Les livraisons en fermes se développent Les livraisons effectuées directement chez les adhérents sont en constante progression. Elles représentent aujourd’hui :

65%

pour les semences de céréales à pailles (10% livrées des usines et 25% enlevées en magasins)

46%

pour les semences industrielles

50%

pour les produits phytosanitaires

À titre comparatif, 40% des volumes d’engrais transitent par un magasin et sont livrés en ferme, 32% sont livrés directement depuis les usines et 28% sont enlevés en magasin.

-métiersdugrain-

30


Investissements Mieux gérer les marchés avec des nouveaux stockages Au cours des deux derniers exercices, Dijon Céréales a augmenté de 65 000 tonnes sa capacité globale de stockage de céréales, la portant à plus de 600 000 tonnes. Ces disponibilités nouvelles doivent notamment permettre de temporiser les exécutions et de mieux gérer la commercialisation dans des marchés très volatils. Elles sont aussi un plus pour gérer les aspects qualitatifs (allotement) des grains.

es (avril à juille t2

N71

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u silo de Ven are yl

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8 00

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13 silos stratégiques 7 silos majeurs expédition 11 silos de stockage 47 silos de collecte

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Venarey

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N74

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Salives

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Lux

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Semur en Auxois Précy s/Thil

Essertenne

Mirebeau Belleneuve

LONGVIC

St Marie Essey Semezanges

Genlis

Pontailler

Montmirey

Bretenières St Philibert Longecourt Villebichot

Arnay

Nuits St Georges

n d’u on

Le silo de FontaineFrançaise a été démoli

Renève

Beire

Binges Remilly

Sombernon

Cussy

St Seine S Vingeanne

Constructi

Liernais

Pouilly

Bourberain Beaumont

Prenois

St Thibault

Saulieu

St Julien

Vantoux

Fromenteau

Vitteaux

Lavilleneuve

Chazeuil

Véronnes

Lamargelle

Munois N6

Orain

Sacquenay

Auxonne

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Aiserey Brazey

Les Maillys

t 2011) = 7 000 T

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Pagny Franxault L

00 0 T 30

)=

de Pa gny (avr

11

o sil du

• Pagny (Bourgogne Céréales Stockage) : 155 800T • Saint-Usage (In Vivo) : 138 500T • Venarey-Les-Laumes : 126 500T • Epoisses : 92 200T • Is-sur-Tille : 74 000T • Saint-Julien : 66 700T • Mirebeau : 54 000T • Poinçon-Lès-Larrey : 51 400T • Munois : 48 000T

Extension

Les volumes de céréales traités en 2010-2011 par les principaux silos de Dijon Céréales

e aôn aS

2 bre m e v o il à n

0

«Dijon Céréales investit en

permanence pour adapter son outil de stockage au fonctionnement actuel des marchés. Guy Jouanno

»

-métiersdugrain-

31

Directeur Exploitation et Logistique

(m


Expérimentation

Un travail de fond au service du progrès agricole L’ambition principale du service technique Damier Vert est d’apporter aux exploitations adhérentes de Dijon Céréales les outils de la compétitivité économique et environnementale.

Depuis plus de 20 ans, Damier Vert a largement contribué au progrès technique de l’agriculture côted’orienne et régionale (à l’échelle même de l’Est de la France au sein du réseau Damier Vert des coops de l’Union Est Agro). Ce travail de fond, au service de la productivité globale des exploitations, a été valorisé en 2009 par la certification « Bonnes Pratiques Expérimentales ». Le champ d’expérimentation de Damier Vert porte sur les innovations variétales, phytosanitaires et de fertilisation dans les conditions pédoclimatiques régionales. Le service technique est à l’écoute des thématiques innovantes qui s’imposent à l’agriculture d’un point de vue économique (augmenter les rendements, concentrer les charges), réglementaire (Écophyto 2018)

ou encore environnemental (protection de la ressource en eau). La qualité de la pulvérisation a été un des sujets étudiés de près en 2011-2012 avec des essais herbicides qui combinaient les doses, volumes d’eau, adjuvants mais aussi l’heure de traitement. Objectif, optimiser l’application. Damier Vert contribue également à l’apport de références sur les cultures associées (lentilles en inter-rang de colza en vue de réduire les traitements herbicides par exemple) ou les cultures intermédiaires piège à nitrate.

Damier Vert, acteur important de la PIAE-Artémis En s’intégrant au travail de la PIAE-Artémis (Plateforme d’Innovation Agro-Environnementale, voir p.62), Damier Vert ouvre de nouvelles portes en matière de recherche agronomique. D’essais annuels, on passe désormais avec la PIAE à des essais réalisés sur plusieurs campagnes ce qui permet de relativiser le facteur « climat ». C’est du côté des sols que se joue l’autre changement majeur. « Le fonctionnement du sol, support de la végétation, est devenu pour nous un point d’intérêt majeur », explique Marc Delattre, responsable de Damier Vert. Des essais sont menés par Damier Vert sur le colza dans une rotation qui s’allonge (de 3 à 6 ans). Le service technique pose également son regard sur le travail du sol, confrontant les techniques de labour, non-labour et semis direct. Dans le dossier désherbage, Damier Vert mesure les progrès possibles dans une interaction désherbage chimique et mécanique. -métiersdugrain-

32

Près de 200 essais, 12 000 micro-parcelles et 3 000 modalités testées par campagne

FOCUS Damier Vert et les essais en convention Depuis l’obtention en octobre 2009 de l’agrément BPE (bonnes pratiques d’expérimentation), les essais en convention ont largement augmenté. De 2008 à 2011, ces essais réalisés pour les firmes de l’agrofournituresontpassésde26à69,unchiffrequi témoignedusérieuxetdelaqualitédutravailréalisé parl’équipeDamierVert.Toutcertificatnécessitantun suivi, un « audit de surveillance » administré par le COFRACseprofiledéjààl’horizondesmoisdefévrieret mars 2013.


FOCUS L’équipe Damier Vert, un nouveau visage.

Près de 200 essais au programme en 2010/2011 Pour Dijon Céréales, mais aussi dans le cadre du GIE FrancheComté pour Terre Comtoise, Damier Vert a mis en place près de 200 protocoles d’essais lors de la dernière campagne. Ils se répartissent bien entendu sur les principales cultures de Côte-d’Or (85 sur blé, 47 sur colza, 20 sur orge d’hiver, 14 sur maïs, 19 sur les autres cultures). Les principaux thèmes travaillés sont les variétés (76), les herbicides (44), fongicides (25), fertilisation (18), autres thèmes (22). Un tiers de ces essais étaient implantés sur les 2 plateformes principales multi-partenaires de Tart-le-Bas (Damier Vert, Chambre d’Agriculture, Arvalis, Cetiom, INRA et Vitagora®) et de Poinçonles-Larrey (avec 110 Bourgogne et la Chambre d’Agriculture), qui ont été visitées lors de 2 journées début juin par plus de 700 agriculteurs.

Philippe Rozat (à gauche), a rejoint l’équipedeDamierVertenfévrier2011 commetechniciend’expérimentation. Àsescôtés,degaucheàdroite:Gérard Million (directeur scientifique Dijon Céréales), Loïc Haffner (technicien d’expérimentation), Michaël Mimeau(responsableagronomique adjoint), Sandra Gras (technicienne d’expérimentation), Marc Delattre (responsableagronomique),Charles Pautet(techniciend’expérimentation), MichelQuillay(responsableDamierVert Expertise),VincentVaccari(technicien d’expérimentation).

Marc Delattre élu président du COLUMA

Damier Vert Expertise, référent en matière de diagnostics Complémentaire de l’activité de recherche de Damier Vert, le service Damier Vert Expertise est référent dans le domaine des diagnostics phytosanitaires, céréales ou énergétiques. Ce service accompagne les adhérents dans l’instruction des dossiers de subventions (amélioration stockage des grains, plan végétal environnement), les mises aux normes ou l’agroéquipement (stockage phytos, cuves GNR et engrais). Pour toute information, Michel Quillay au 06 72 81 39 90

-métiersdugrain-

33

LaprochaineconférenceduCOLUMA se déroulera à Dijon en 2013, sous la présidence de Marc Delattre. Celui-civienteneffetdesuccéderfin septembreàJean-LouisPasquereau (Axéréal)àlatêtedecetteassociation qui, au sein de l’AFPP (association françaisedeprotectiondesplantes), s’occupe de la problématique mauvaisesherbes.«Cettenomination est une reconnaissance du travail d’expérimentationetdepréconisation en matière de désherbage effectué parDijonCéréalesetl’ensembledes coopérativefrançaises»,estimeMarc Delattre.


Bilan financier Compte de résultats

Comptes Ex. 2010/2011 : Baisse de la collecte et hausse des prix

La physionomie de la campagne est totalement inverse à celle de 2009/2010 ( hausse de la collecte et baisse des prix en 09/10 ). Malgré une baisse de la collecte de 8% à 948 000 T, le chiffre d’Affaires a progressé de 62 M€ soit une hausse de 22% à 343 M€.

Bilan au 30 juin 2011 en Me

ACTIF 24,2% 15,7%

60,1%

Stocks 33,6

Autres Actifs 128,7

343 500

281 915

achats céréales et approvisionnement

- 285 385

- 223 839

965 - 51 085 - 3 396 306

683 - 47 444 - 3 538 1 382

résultat d’exploitation

4 905

9 064

• résultat financier • résultat exceptionnel

- 591 + 380

- 81 - 3 489

+ 4 694

5 494

• produits divers d’exploitation • charges diverses d’exploitation • amortissements • provisions nettes

dont résultat 4,7

Après deux années exceptionnelles, le résultat de la coopérative est revenu sur un niveau normal et tout à fait correct, dans un contexte à haut risque avec la très forte volatilité des prix que nous avons connue.

Det.Fin.M&LT 13,5

La hausse des prix des céréales aura été très largement répercutée aux agriculteurs.

Fonds Propres 81,4 Fonds Roulement 43

2009/10

chiffre d’affaires

excédent net

PASSIF

Actif Stable 51,8

2010/11

Autres Dettes 119,2

38%

6,3%

De plus, sur l’excédent de 4,7 M€, 60% seront redistribués. 55,7%

Projet d’affectation du résultat

Total bilan

résultat net avant I.S.

214,1

4 694 441,10

résultat T.N.A.

6 809,00

excédent à répartir

Bilan Dijon Céréales : La consolidation

Le niveau de résultat de l’exercice permet de consolider la structure financière de la Coopérative et de maintenir les Fonds propres en progression à plus de 81 M€. C’est un gage de sécurité dans des marchés aussi fluctuants.

4 687 632,10

réserve légale 10%

468 763,21

réserve dotations Unigrains /Sofiprotéol

249 999,00

réserve des plus values

316 524,00

ristournes jeunes agriculteurs

98 068,26

intérêts aux parts (ANC 4% assoc. coop. 2%)

370 001,37

prime de bilan + charges sociales

300 000,00

autres réserves

782 752,26

ristournes confiance

2 101 524,00

«Le niveau de résultat de

l’exercice permet de consolider la structure financière de la coopérative.

»

Hervé Panouillot

-métiersdugrain-

34

Directeur Administratif et Financier


Bilan financier Capital et adhérents : une force Avec ses 3 700 adhérents, la force de la coopérative c’est son esprit de Famille allié à sa capacité d’innovation et d’anticipation. Un capital qui augmente de 330 000€ pour se situer à près de 18 M€, c’est aussi le signe de la confiance accordée par les adhérents et les ANC à leur coopérative. C’est un gage de pérennité qu’il est d’ailleurs nécessaire de renforcer, comme les fonds propres, surtout dans ce contexte si particulier de crise financière et de forte volatilité que traverse actuellement le monde.

Investissements : continuer d’améliorer l’outil 104Me d’investissements en 16 ans 11,979

88 millions € 11,671

PAGNY 16 millions €

10

8,234

7,7

6,346

6,509

6,316 5,356

6,125

moyenne 5,5 millions € par an

5,484

5 4,02

Capital social (au 30/06/2011)

3,77

62,5 2004/05

2005/06

70,5

67,7

2006/07

2007/08

73,3

2008/09

95/96 96/97 97/98 98/99 99/00 00/01 01/02 02/03 03/04 04/05 05/06 06/07 07/08 08/09 09/10 10/11

Le programme d’investissements de l’exercice 2010/2011 a été encore soutenu avec plus de 8 M€ engagés, principalement dans du stockage céréales et approvisionnements.

81

80,1

Sur 16 ans, ce sont 90 M€ investis, soit en moyenne près de 6 M€ par an, pour rénover, mettre aux normes, améliorer et développer l’outil de travail de façon à rester performant et compétitif.

Comptes consolidés : Dijon Céréales, un poids dans la région 2010-11

2009/2010 2010/2011

44,73

en millions d’€

39,10 34,51

48,52

48

35,81

2009-10

420,7

353,7

Résultat d’exploitation

5,2

10,6

Résultat net

3,2

9,9

Fonds propres élargis

81,7

81,0

Total bilan : consolidé

243,5

214,9

Chiffre d’affaires

Évolution du fonds de roulement net global

2,359

1,385

Ratios : une structure de confiance

65,5

2,2

0

3 727 adhérents

en millions d’€

3,8 2,2

2,226

17 799 090e

Évolution des fonds propres

3,595 2,596

29,60 2004/05

2005/06

2006/07

2007/08

2008/09

2009/2010 2010/2011

Des fonds propres en progression constante, un fonds de roulement et une autonomie financière sans cesse améliorés sont autant d’atouts dans des années de fortes variations de marché, de volatilité et de crise particulièrement aigues. Compétitivité sur le terrain, structure financière et performance économique sont les maîtres mots du fonctionnement et de l’organisation de Dijon Céréales.

-métiersdugrain-

35

Le Groupe Dijon Céréales est bien ancré dans sa région et sur son territoire. - Fort de ses différents métiers qui représentent 420 M€ de chiffres d’affaires, - Fort de ses 3700 adhérents et 650 salariés - Fort de son outil de travail et de ses fonds propres Le groupe Dijon Céréales entend participer pleinement au développement et au rayonnement de sa région par l’innovation, le développement des filières et les partenariats.

Groupe


La distribution 38/39

Natura’Lisa

40

Natura’Lis

41

Bourgogne Viti Service


Jardineries

Gamm Vert, une année d’ouvertures Dijon Céréales, à travers sa filiale Natura’Lisa, possède aujourd’hui un réseau de onze magasins Gamm Vert en Côte-d’Or. L’année 2011 a vu l’ouverture de deux nouveaux magasins. Marcilly-sur-Tille

Depuis la mi-juin, le Gamm Vert de Marcilly-sur-Tille a pris le relais de l’ancien magasin d’Is, situé sur le site de la coopérative. Avec ses 1 700 m² de surface commerciale, dont plus de 900 consacrés au végétal, ce Gamm Vert de nouvelle génération a répondu pleinement aux attentes de la population issoise. L’enseigne arbore en façade les nouvelles couleurs de la communication visuelle Gamm Vert « Le goût du jardin », 1er réseau de jardinerie et de loisir vert en France (voir ci-contre).

magasin Point Fleurs. Pour le groupe Dijon Céréales, c’est une grande fierté d’avoir pu concrétiser une telle ouverture dans l’agglomération dijonnaise. Sur 1 500 m², idéalement situé dans la grande zone commerciale Carrefour, ce Gamm Vert urbain mise sur la fleuristerie (fleurs coupées, compositions) et les produits régionaux avec un rayon « Sens du Terroir ».

À la mi-octobre, c’est le Gamm Vert de Quetigny qui ouvrait ses portes en prenant la succession d’un

autres bricolage aménagements

11% 8% 41,5%

jardinage végétaux

élevage alimentation animale

27% 12,5% vêtements chaussants

Répartition des gammes de produits pour 2010/2011

«Nous sommes fiers de

l’ouverture d’un Gamm Vert dans l’agglomération dijonnaise. Notre réseau se densifie. Michel Debard

»

Quetigny

Le C.A. 2010/2011 de Natura’Lisa Gamm Vert a atteint 9,1 M€ (+6,1%) - distribution -

38

Directeur Distribution


d on ati r gu

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auguration du m aga si

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30 juin 201 1-

Ina u

Les 11 magasins Gamm Vert en Côte-d’Or

FOCUS Le réseau Gamm Vert aujourd’hui Gamm Vert est désormais l’enseigne française numéro 1 du jardinage. C’est également une filiale du groupe InVivo - 1er groupecoopératifagricoleeuropéend’achats, de ventes et de services. L’enseigne est exploitée sous la forme de franchises en région par les coopératives françaises. Présentdansleszonesrurbainesmaisaussi danslescampagnesetlesvillages,leréseau GammVertsoutientl’activitééconomiquedes régionsavecpasmoinsde880magasinsen France,danslesDOM-TOMetauLuxembourg. Parmi ces 880 magasins, figure l’enseigne Comptoir du Village avec plus de 260 magasins en zones rurales.

Des rayons pour mettre en avant les produits régionaux Point commun entre les magasins de Marcilly et de Quetigny, un rayon « Sens du Terroir » met en avant les goûts de nos régions avec un espace consacré aux produits régionaux. À Quetigny, le concept a même été poussé plus loin avec une offre de produits frais d’origine locale en légumes, fromages et autres produits laitiers.

- distribution -

39


Espaces verts

La société Natura’Lis est spécialisée dans l’approvisionnement des professionnels des espaces verts (collectivités, paysagistes) de l’horticulture, de la pépinière et des terrains de sport.

Fusionné avec sa filiale Hortifloralp depuis juillet 2010, Natura’Lis affiche un C.A. de 12,3 M€ pour ce dernier exercice. Après cinq années de forte progression, l’activité 2010-2011 marque une pause en raison d’une campagne marquée par un climat défavorable, dans un marché désormais devenu mature.

FOCUS Une gestion raisonnée du désherbage

Dans ce contexte, Natura’Lis maintient sa position de leader sur 20 départements en Bourgogne, Franche-Comté, Rhône-Alpes, Troyes Auvergne et ChampagneArdennes.

Chaumont Vesoul

AUXERRE

Belfort

Dijon ETUPES

Nevers LONGVIC

BESANCON CHALON S/SAONE

Moulins

Lons-le Saunier

Mâcon Bourg-en Bresse

Clermont Ferrand

Annecy

Lyon CORBAS SORBIÈRES St-Etienne

Chambéry Grenoble

Le Puy

Les magasins

CRANVES-SALES

Valence

- distribution -

40

Natura’Lis, dans le cadre de sa démarche de développement durable, a mis au point une approche raisonnée des plans de désherbage. Enrésumé, ils’agitdedéfiniren collaborationavecleséquipesdelacommune oulespaysagistes,troiszonespermettantune approche différenciée du désherbage : •Leszonestrèssensibles(exempleenbord decoursd’eau)nécessitantdestechniques alternatives comme le désherbage à la vapeur, thermique ou au roto fil • Les zones moyennement sensibles nécessitantdesdésherbagesponctuelsavec un produit foliaire •Leszonesdetraitementimpératifcomme les cimetières ou les abords de bâtiment municipaux. Cesrecommandationsfontl’objetd’uncahier des charges, véritable guide de route du désherbage, remis en main propre aux responsables techniques des communes.


Distribution viti-vinicole L’activité cave prend de l’importance En 2010/2011, Bourgogne Viti Service a réalisé un C.A. de 8,5 millions d’euros, supérieur de 5% à la campagne précédente. Le chiffre protection de la vigne s’est maintenu malgré une saison, notamment l’été, avec une faible pression maladie. L’impact devrait se sentir sur l’exercice prochain. L’activité vinification garde le cap à un bon niveau, elle représente près de 45% de l’activité totale. Cette activité de diversification vers la partie cave, engagée il y a quelques années, porte bien ses fruits. Elle devrait encore se conforter dans les années à venir avec la baisse annoncée des traitements phytosanitaires.

Le magasin BVS de Nuits-Saint-Georges

La gamme VITI

4,7 M€ 55% du C.A.

La gamme VINI

3,8 M€ 45% du C.A.

NUITS-ST-GEORGES

FOCUS Le marketing avec la touche verte Bourgogne Viti Service a investi dans une série de machines d’imprimerie qui permettent lapersonnalisationdes cartons, caisses bois et autres coffrets cadeaux à destination des viticulteurs. Soucieusedel’aspectenvironnemental etdudéveloppementdurable,lasociété propose à ses clients des cartonnages recyclables issus de produits déjà recyclés. Pour l’impression, aux encres avec solvants, elle privilégie les encres à l’eau.

BEAUNE

SANTENAY

MERCUREY

- distribution -

41


La meunerie 44/45

Dijon Céréales Meunerie

46/47

Decollogne Point Chaud®


Meunerie conventionnelle Des moulins à plein régime en 2010-2011 Dans un marché où la volatilité des matières premières céréalières n’a pas facilité l’activité des entreprises meunières, Dijon Céréales Meunerie a cherché au maximum à réduire ses coûts de production. Cela passait par la saturation de son outil de transformation. Pantone 5125 Pantone 136 Pantone 407

Les deux moulins du groupe ont écrasé quelques 120 000 tonnes de blé pour produire 90 000 tonnes de farines, tournant à bloc durant toute la campagne. Le développement des farines marketées (Festival, Petit Mitron), avec une plus forte valeur ajoutée, permet de préserver le résultat tout en répondant à une attente de plus en plus forte des boulangers (et de leur clientèle) pour des produits de qualité… et de goût.

Dijon Céréales Meunerie a valorisé 120 000 T de blés régionaux en 2010/2011. La nouvelle plateforme de Marcilloles

FOCUS La branche meunerie s’installe à Aiserey Lesited’Aisereydeviendra, en cette fin d’année 2011, le nouveau siège de l’ensembledesactivitésde meuneriedugroupeDijon Céréales.Unrapprochement qui doit permettre d’optimisernotammentles complémentaritésentreles deuxactivitésdemeunerie conventionnelle et bio.

Une nouvelle plateforme pour l’activité sud-est France Dijon Céréales Meunerie a inauguré, mi-septembre à Marcilloles (Isère, 60 km à l’ouest de Grenoble), une nouvelle plateforme logistique de distribution. D’une surface de 1 600 m² au total, ce bâtiment permet le stockage de farines panifiables et élaborées, en sac et en vrac.

départements de la Drôme, l’Ardèche, l’Isère, le Rhône, la Savoie et la HauteSavoie, les Alpes de Haute-Provence et la Loire. Un chef magasinier et un magasinier gèrent l’activité de la plateforme, les transports sont assurés par une équipe de 5 chauffeurs de Dijon Céréales Logistic.

Après la fermeture des dépôts de SaintEtienne et Grenoble, la plateforme de Marcilloles offre un positionnement géographique intéressant à Dijon Céréales Meunerie autour de l’axe rhodanien. À partir de ce site, notre filiale de meunerie peut desservir avantageusement sa clientèle de boulangerie artisanale dans les

La plateforme de Marcilloles, consacrée à la zone sud-est, sera donc complémentaire des plateformes de distribution liées aux moulins de Vincelles (Jura) pour la zone Bourgogne Franche-Comté et de Saint-Mauricesous-les-Côtes (Meuse) pour le quart nord-est.

- meunerie -

44


FOCUS

Grandes Minoteries Dijonnaises : le mot de la fin C’est non sans un certain pincement au cœur que les dijonnais ont vu partir en poussière les Grandes Minoteries Dijonnaises, un des derniers témoins du patrimoine industriel de la ville. Le moulin dominait le quartier du Port du Canal, de sa haute stature, depuis 1911. Largement contraint dans son activité par la pression urbaine, il avait fermé ses portes en juillet 2008, une décision difficile à prendre pour le groupe Dijon Céréales dont c’était le moulin historique. De janvier à septembre 2011, l’entreprise Cardem (filiale du groupe Eurovia) a mené a bien ce gigantesque chantier de grignotage avec sa grande grue Liebherr 954B, équipé d’un grand bras de 44 m. Au total, 50 000 tonnes de gravats ont été évacués et quelques 1 500 tonnes de métal revalorisées. La ville de Dijon est désormais propriétaire du site. En ajoutant les surfaces des anciens bâtiments militaires de l’Etamat et de Bonnotte, soit 12,6 ha au total, la ville envisage la construction de 1 600 logements et environ 30 000 m² de bureaux, commerces, services et équipements. L’ensemble s’inscrira dans un projet baptisé « écoquartier de l’Arsenal ».

«La restructuration de notre outil de production réalisée, nous rationnalisons la distribution avec la nouvelle plateforme de Marcilloles. Etienne Genet

»

Directeur Dijon Céréales Meunerie - meunerie -

45

Dijon Céréales Meunerie soutientStéphaneTreuillet A 46 ans, Stéphane Treuillet est au sommet de son art : la boulangerie. Le dijonnais a décroché sa place au sein de l’équipe de France de Boulangerie qui concourra, au printemps 2012 dans le cadre du salon Europain (Paris-Villepinte), pourletitremondialdelaCoupedu MondedeBoulangerie.Parallèlement, Stéphanetourneunenouvellepagede savieprofessionnelle.Ilvientd’ouvrir une nouvelle boulangerie Place du 30 Octobre à Dijon. « L’Atelier du Pain », qu’il lance avec la collaboration de Dijon Céréales Meunerie, sera sans doute une boulangerietrèscouruedelaplace dijonnaise.


Meunerie bio

Le moulin 100% bio d’Aiserey est une réalité Son grand toit marron s’intègre aujourd’hui parfaitement dans le paysage de la plaine dijonnaise. Après un an de chantier, le nouveau moulin 100% bio de Decollogne est entré en phase d’essais en octobre à Aiserey, il sera en production début 2012.

une opportunité pour répondre au développement des différents marchés du bio : • La boulangerie artisanale française et européenne, • L’industrie, • La grande distribution généraliste et spécialisée bio, • L’exportation Europe et pays tiers.

À Aiserey, le nouveau moulin 100% bio de Decollogne a pris place dans l’ancien silo à sucre. Un chantier qui a nécessité un an de travail et l’intervention de plus de 30 corps de métiers différents. Le défi a été pleinement relevé : revaloriser complètement les bâtiments de l’ancienne installation sucrière et contribuer ainsi à la relance industrielle du site.

Avec ses deux lignes de mouture (meule de pierre et cylindre), le moulin pourra écraser 20 000 tonnes de blé et autres céréales bio (seigle, épeautre…) par an. Il proposera toutes les formes de conditionnement (vrac, sac gros volume et petite sacherie) pour alimenter tous les usages.

FOCUS

Avec ce nouvel outil hyper moderne, Decollogne entre dans une nouvelle dimension et offre à la filière bio

L’activité de Decollogne en 2010-2011 L’exercice 2010/2011 a confirmé la saturation du moulin Decollogne de Précy-sur-Marne (Seine-et-Marne), avec un développement aussi des farines conventionnelles sur meule de pierre : • 11 000 tonnes de blé transformés dont 8 000 tonnes de blé bio • 8 400 tonnes de farines commercialisées (+3%) La clientèle :

44%

Boulangerie artisanale

35% GSM

20%

2%

Industries utilisatrices

Export divers

- meunerie -

46

Un club d’utilisateurs pour voir plus loin Afin d’être en adéquation avec ses marchés,Decollognemetenplace un club d’utilisateurs de ses farines bio.L’objectifestdefaireremonterles besoinsàlatransformationmeunière et même jusqu’à la production. Decollogne,toutentravaillantsurdes grosvolumes,souhaiteainsiapporter à sa clientèle des solutions « à la carte » et occuper des marchés qui nelesontpasforcémentaujourd’hui.


Le moulin bio, un outil au service de la production régionale L’objectif est d’accompagner les conversions en bio mais aussi la production bio dans ces choix variétaux, les itinéraires culturaux et la mise en marchés des différents produits de la rotation. Dijon Céréales a mis en place depuis déjà 10 ans des essais bio (Asnières-en-Montagne et Fenay en Côted’Or, Bletterans dans le Jura) dont deux sont menés en partenariat avec la Chambre d’Agriculture de Côted’Or. Essais blés bio à Fenay en 2010

À l’origine du projet du moulin 100% bio d’Aiserey, le bassin bio représentait 2% de la surface agricole totale sur ce territoire régional. Aujourd’hui, avec les politiques nationales favorables au développement du bio (Grenelle) et l’engagement des opérateurs de la filière (à l’image de Dijon Céréales), le bio pèse près de 3% de la SAU régionale. Pour couvrir entièrement les besoins du moulin, il faudrait atteindre les 4%. En incitant des producteurs à se convertir au bio, en densifiant le tissu de la production agricole bio dans la région, le moulin 100% bio d’Aiserey doit optimiser la filière et permettre de réduire les coûts intermédiaires. Autour de la mise en route du moulin bio, une véritable dynamique de R&D se met en place, qui va de l’agronomie au process industriel, à travers le pôle de compétitivité Vitagora® et la PIAE qui disposera prochainement d’une plateforme bio.

Le testage variétal porte actuellement sur vingt variétés, l’objectif est de le porter à une cinquantaine. Le travail d’analyse, avec l’apport du laboratoire Cérélab®, se concentre sur la caractérisation technologique des farines (rapport gliadines / gluténines, extensibilité / ténacité des pâtes) autour des deux approches en mouture : cylindres et meules.

Le moulin d’Aiserey a vocation à s’approvisionner localement

dans un rayon de 200km «À Aiserey, nous avons construit un moulin qui donne une nouvelle dimension à la filière blé-farine-pain bio en Bourgogne Franche-Comté.

»

Jacques Denizet

Directeur Decollogne

Le premier Point Chaud® nouvelle génération inauguré à Dijon Le groupe Dijon Céréales a repris la marque de sandwicherie née à Dijon il y a 30 ans et lui donne un nouvel élan dans la capitale des Ducs avec l’ouverture d’un Point Chaud® tout neuf rue du Transvaal. En janvier 2011, le groupe Dijon Céréales a repris 5 magasins Point Chaud® (Dijon et Chalon-sur-Saône) dans le cadre de la liquidation du groupe Elancia (GevreyChambertin). Cette marque, d’origine dijonnaise a vu le jour en 1980. Il s’agissait alors du premier concept de terminal de cuisson qui permet, tout au long de la journée, de fournir du pain frais. Point Chaud® a été longtemps le premier réseau de franchise dans ce domaine en France, avec plus d’une centaine d’enseignes. Progressivement, l’activité des Point Chaud® s’est orientée vers la sandwicherie à la française (base baguette). Dijon Céréales souhaite aujourd’hui redonner ses lettres de noblesse à cette marque, en lui donnant aussi un coup de jeune. Un nouveau magasin Point Chaud® a ouvert ses portes rue du Transvaal fin août 2011. Coloré, aménagé avec du mobilier tendance, ce Point Chaud® version 2011 permet aussi la création de 5 emplois à plein temps. Cette ouverture dijonnaise, qui a aussi valeur d’opération pilote pour le réseau, sera suivie d’une autre à Chalon-sur-Saône fin 2011. - meunerie -

47


Les productions légumières 50

Val Union STL

51

Trilégumes


Productions légumières Val Union chapeaute l’activité régionale L’union Val Union, dont les coopératives Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Interval sont actionnaires, s’est vue confier le développement des cultures légumières régionales.

Ce développement s’appuie sur trois principaux débouchés industriels et en frais :

1 2 3

l’usine Val d’Aucy de Ciel (Saône-et-Loire, groupe Cecab) qui a transformé environ 13 000 tonnes de petits pois, haricots, flageolets et carottes en 2011, l’usine STL de Villers-les-Pots (groupe Dijon Céréales) qui a déshydraté quelques 20 000 tonnes d’oignons en 2011, le marché du frais et de la transformation de légumes de plein-champ (alimentant notamment les sociétés Trilégumes et Coopd’Or).

Val Union vise à mettre en adéquation la demande des marchés et la production et à optimiser la chaîne « du champ à l’usine ». L’union contractualise avec les adhérents des coopératives, organise et planifie la production (semis, récolte, transports), assure un suivi technique et conseils aux producteurs (interventions - irrigation), une traçabilité et contrôle qualité des matières premières. Dans le cadre de l’union, une organisation de producteurs contribue à la mise en place d’actions de développement par un prélèvement sur le chiffre d’affaires. Cela a permis notamment le financement de matériels spécifiques pour l’oignon industrie (planteuses, récolteuses…).

STL, un chiffre d’affaires en hausse sensible L’usine STL de Villers les Pots a bouclé sa huitième campagne de déshydratation avec un volume de produits finis en baisse de 25% par rapport à la campagne précédente. Le niveau de stocks en produits déshydratés, relativement important au 30 juin 2010, a impliqué des ventes en frais sur des niveaux de prix très acceptables. Durant la campagne 2010-2011, l’usine a absorbé quelques 20 000 tonnes de matières premières tous produits confondus. STL a commercialisé 3 200 T d’oignon déshydraté (+ 20%) sur des niveaux de prix identiques à ceux de la campagne précédente, avec un ratio poudre / lanières à 60 / 40 qui conforte l’investissement dans une ligne poudre performante. Le chiffre d’affaires est donc en hausse sensible à presque 12 M$, pour un résultat identique à l’année précédente, pénalisé par la sous-activité (volontaire) du four. Un des objectifs de STL, aujourd’hui, est de sortir de l’hyperspécialisation sur l’oignon déshydraté. L’entreprise doit s’appuyer pour cela sur les atouts importants de la région en matière de R&D agroalimentaire, notamment dans le cadre du pôle de compétitivité Vitagora®. cherchons, pour notre «Nous usine, à diversifier l’activité

STL a transformé

aujourd’hui concentrée à 95% sur l’oignon déshydraté.

»

20 000 tonnes de matières

Pierre Cinier

premières en 2010/2011

- productions légumières

50

Directeur STL


FOCUS Le dossier de l’énergie est sur la table L’activitédéshydratationdeSTLabsorbe une quantité importante d’énergie : 40 000 MWh de gaz et 7 000 MWh d’électricité sont consommés en moyenneparcampagne.Lescoûtsne vont pas aller en diminuant puisqu’ils sontindexéssurleprixdupétrole.Dans ce contexte, STL a lancé un dossier de fourniture d’énergie principale alternative au gaz, avec une origine biomasse(déchetscéréales,oignons avecpailleet/ouplaquettesforestières). L’objectifestunemiseenplacepourla récolte 2013.

Développer la consommation régionale de légumes frais,

un enjeu

Oignons industriels : des marges acceptables pour la production Après une très belle récolte 2009 en volumes et en matières sèches, la récolte 2010 n’a pas tenu ses objectifs. Malgré tout, et en anticipant sur les résultats de la récolte 2011, les marges dégagées par la culture de l’oignon pour l’industrie restent très acceptables, et répondent aux attentes des producteurs. Elles confortent les programmes d’investissements engagés, notamment dans l’irrigation, dans le cadre du PRN Sucre suite à la fermeture de la Sucrerie d’Aiserey.

Légumes frais L’activité du secteur reste difficile Pour les chiffres des exercices clos en 2011, une augmentation de 20% des chiffres d’affaires cumulés de Trilégumes et Coopd’Or ne masque pas la réalité des difficultés rencontrées dans ces métiers, aussi bien pour les producteurs que pour les entités de conditionnement. Ce n’est pas l’année 2011, avec une situation de crise pour beaucoup de fruits et légumes, qui va changer la donne globale. Des annonces sont malgré tout faites pour une consommation de fruits et légumes produits localement, notamment par les collectivités territoriales. Cela aiderait, sur une petite partie des volumes, à limiter et maîtriser les coûts de distribution, et faire prendre conscience à une partie des consommateurs de l’intérêt et des atouts de la production régionale.

- productions légumières

51


La dimension régionale 54/56 Cérévia

57

Bourgogne Céréales Stockage BFC Semences

58

AREA

59

Soréal


Union de commercialisation Le périmètre de l’union s’agrandit encore Alors que son outil d’exportation à Fos-sur-Mer est désormais pleinement opérationnel, l’union de commercialisation Cérévia voit son périmètre s’élargir avec l’adhésion de la coopérative La Dauphinoise (Vienne, Isère).

Cérévia rassemble aujourd’hui un ensemble cohérent de 6 groupes coopératifs pour lesquels le bassin méditerranéen est une destination majeure en matière de commercialisation des céréales. Si l’axe fluvial Saône-Rhône constitue la colonne vertébrale de Cérévia, le schéma logistique de l’union s’est élargi avec une ramification ferroviaire majeure depuis Venarey-LesLaumes (Côte-d’Or, silo Dijon Céréales) permettant le transfert de 450 000 tonnes de grain par an vers Fos-sur-Mer depuis le centre et nord Bourgogne. Avec l’adhésion du groupe La Dauphinoise, validé lors de sa dernière assemblée générale en novembre 2011, Cérévia étend désormais son activité depuis Sens jusqu’au bassin isérois et augmente son volume de commercialisation à 3,3 Mt.

Cérévia, une union cohérente et de poids

3 régions Bourgogne, Franche-Comté, Rhône-Alpes

3,3 Mt

commercialisées

6 groupes coopératifs Dijon Céréales, Seineyonne, Bourgogne du Sud, Terre d’Alliances, Terre Comtoise, La Dauphinoise

7%

du marché national

45% à l’export

La commercialisation et les débouchés de Cérévia 3,3 Mt commercialisées, dont : • 1,4 Mt de blé, • 800 000 T de maïs, • 500 000 T d’orges mouture et brasserie, • 400 000 T de colza et tournesol, • 200 000 T divers (soja, avoine, seigle, triticale…).

1,8 Mt (55%) sur le marché intérieur :

1,5 Mt (45%) à l’export zone Méditerranée et Nord U.E.

• meunerie, • alimentation animale, • trituration, • amidonnerie, • malteurs.

• blés : Italie, Grèce, pays tiers dont Maghreb, • maïs : Italie (Sardaigne et Sicile), Algérie, • orge mouture : Sardaigne et Sicile, Maghreb, • orge brasserie : Grèce, Turquie, Tunisie, Chine.

- dimension régionale

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À Fos, Cérévia est à bon port L’ouverture des nouvelles installations de Fos-surMer, en juillet 2010, et la mise en place de la réforme portuaire donnent à Cérévia l’outil d’exportation efficace dont l’union avait besoin pour s’implanter dans le bassin méditerranéen.

Le projet Cérévia de Fos-sur-Mer (Port-SaintLouis) a été finalisé en juillet 2010 avec l’ouverture d’un nouveau silo béton de 33 000 tonnes (qui complète l’ancien silo à plat de 20 000 tonnes) et la réalisation d’aménagements (portiques, grues) sur les quais fluvial des Tellines et maritime Gloria. Au-delà de ces investissements matériels, c’est la réforme portuaire (voir p.56) qui a mis l’huile nécessaire dans le fonctionnement harmonieux du terminal céréalier. Cérévia poursuit donc son évolution le long de l’axe Saône-Rhône. D’ores et déjà, un programme d’agrandissement du silo de Fos est envisagé pour faciliter notamment les opérations d’allotement.

Les opérateurs du site de Port-Saint-Louis SCI des Tellines : propriétaire des silos (anciens et nouveaux), elle met à disposition de la SEPT les capacités de stockage.

L’actionnariat de la SEPT 80% Pôle Agricole • Cérévia • La Dauphinoise • Drômoise de Céréales • Sud Céréales • Gpmt Provence Services • Invivo • Granit

Société d’exploitation du Port des Tellines (SEPT) : elle organise la manutention en relation avec les utilisateurs du silo et la société de manutention sur les quais. Carfos : société propriétaire des installations sur quai suite à la réforme portuaire, elle traite pour le compte de la SEPT les manutentions de chargement et de déchargement.

20% Autres • Chambre Commerce 71 • CFT & NAVISUD EST (Sté navigation)

Les nouvelles installations de Fos-sur-Mer Pour atteindre un objectif de 1,2 Mt exportées par campagne, dont 700 000 T livrées par convoi fluvial et 450 000 T par trains complets, le site de Fos a été équipé d’installations portuaires dignes de ce nom.

Terminal train

Quai des Tellines

Réception de 320 convois / an. Manutention : 400 tonnes / heure.

Bassin de 6 mètres de tirant d’eau, avec un poste de déchargement des barges fluviales (grues E-Crane et Potain). Capacité de déchargement : 400 tonnes / heure.

Nouveau silo

Quai Gloria

Structure béton, équipée d’une vidange gravitaire. Capacité de 33 000 tonnes. Manutention : 500 tonnes / heure.

Bassin de 12 mètres de tirant d’eau. Chargement de navires jusqu’à 40 000 T. Capacité de chargement : 1 000 tonnes / heure. - dimension régionale

55


Une réforme portuaire qui change tout Entrée en vigueur en mai 2011, la réforme portuaire vise à accroître la compétitivité des principaux ports maritimes français. Ceux-ci sont aujourd’hui fortement concurrencés par les grands ports d’Europe du Nord (Rotterdam, Anvers…). Pour l’essentiel, la réforme a consisté à privatiser les activités de manutention exercées jusqu’ici directement par les 7 ports autonomes français. La gestion des engins de manutention et des personnels (dockers) a été transférée à des sociétés privées (ex. Carfos à Port-Saint-Louis). Les ports autonomes, pour leur part, se recentrent sur leurs missions d’aménageurs et de gestionnaire du domaine portuaire.

À la découverte de Fos-sur-Mer Fin mai 2011, un millier d’agriculteurs et salariés des coopératives de Cérévia (dont la moitié d’adhérents, délégués permanents et membres du personnel de Dijon Céréales), se sont succédés à Fos-sur-Mer pour découvrir les installations développées par l’union Cérévia. Une opération réussie qui a permis aux participants de comprendre, sur le terrain, tout l’enjeu du dossier pour l’agriculture de notre région.

Venarey, le hub ferroviaire de Cérévia Le 16 juin 2011, sur le site de Venarey-Les-Laumes, c’est en grande pompe qu’était inaugurée une locomotive Euro 4 000 propriété d’Europorte. Ce baptême scellait le partenariat constructif, engagé depuis juillet 2010, entre Cérévia et la filiale de fret ferroviaire du groupe Eurotunnel. Engagé jusqu’en 2013, ce contrat concerne le transport annuel d’environ 400 000 tonnes de blé et d’orge au départ de ses silos situés en Bourgogne (Côte-d’Or et Yonne), pour un acheminement régulier (6 jours sur 7) vers les installations portuaires de Fos-sur-Mer. L’approche des céréales vers le site de Venarey-Les-Laumes se fait en locomotive thermique depuis 12 silos des coopératives de Cérévia (Dijon Céréales et Seine-Yonne). À partir de Venarey, véritable hub ferroviaire du système Europorte - Cérévia, les grains sont ensuite acheminés en traction électrique vers Fossur-Mer, des convois de près de 1 300 tonnes tractés par les locomotives de la série 4 000.

outil d’exportation «ÀestFos,en notre ordre de marche depuis

juillet 2010. C’est un plus réel pour les débouchés des céréales de nos régions. Robert Bilbot

»

- dimension régionale Directeur Cérévia

56

FOCUS Une certification filières énergétiquespour Cérévia En juin 2011, Cérévia a obtenu le certificat 2 BSvs. Il valide, via un organisme auditeur indépendant, la « durabilité » des filières produisant des cultures à biomasse ou énergétiques, mise en place par les coopératives membres de l’union (qui sont elles - mêmes certifiées). En résumé, il s’agit que ces filières contribuentréellementàlaréductiondes gaz à effet de serre, qu’elles n’utilisent pas des terres à « haute-valeur » de biodiversité, qu’elles respectent les bonnes conditions agricoles et environnementales… Cette certification s’inscrit dans le règlementeuropéen dit « énergie renouvelables », elle garantit aussi unetraçabilitédes productionstoutau long de la filière.


Logistique portuaire Les installations de Pagny sont gérées par l’union de coopératives Bourgogne Céréales Stockage qui rassemble Dijon Céréales, Bourgogne du Sud (Saône-etLoire) et Terre Comtoise (Franche-Comté).

Ouvert en 2004, le terminal de Pagny comprend aujourd’hui :

L’activité par campagne

Un silo de stockage de céréales de 30 000 tonnes, dont la capacité est actuellement en cours de doublement (+ 30 000 T soit 60 000 T à terme au total),

• 280 000 tonnes de céréales (blé, orge) sont réceptionnées à Pagny via le train ou en camion, pour être réexpédiées ensuite en convoi fluvial vers Fos-sur-Mer,

Un bâtiment de stockage de tourteaux de colza construit en 2007,

• Pagny réceptionne également des graines de colza qui iront alimenter l’usine de diester de Sète (également en fluvial),

1 2 3

Un bâtiment de stockage d’engrais d’une capacité de 7 000 T ouvert en 2009.

Ce site multimodal (rail, fluvial, route) est le port céréalier le plus septentrional sur l’axe Saône-Rhône. Depuis Pagny, il faut entre 48 et 72 heures en transport fluvial pour rejoindre les installations de Fos : - avec un coût de transport inférieur d’environ 30 à 40% à la route, - avec un impact environnemental réduit : 1 barge fluviale de 2 500 tonnes = 2 trains = 100 camions.

• 85 000 tonnes de tourteaux de colza transitent par Pagny. Ils proviennent (camion + train) de l’usine de fabrication du carburant diester du Mériot (Aube) et sont acheminés via le transport fluvial vers l’Espagne pour l’alimentation animale, • 15 000 tonnes d’engrais sont livrées à Pagny en convoi fluvial avant d’être redistribuées dans les différents magasins des coopératives de l’union.

BFC Semences Semences certifiées : qualité et traçabilité

La station de Bèze est équipée depuis peu d’un trieur optique qui doit permettre, entre autre, de multiplier de nouvelles espèces.

soja 8 425 triticale 11 484

La production de BFC Semences est restée stable par rapport à l’exercice précédent : 245 400 Qx. Il existe cependant des disparités entre espèces. D’une part, une progression en blé liée à un taux de renouvellement légèrement plus élevé. D’autre part, les semences d’orges d’hiver 2 rangs et 6 rangs reculent au profit des semences d’orges de printemps. Ce phénomène est principalement lié à l’assolement.

divers 5 845

orge de printemps 17 568

orge d’hiver Escourgeon 55 762

À partir de Bèze et Genlis, l’union BFC Semences approvisionne les coopératives Dijon Céréales, Bourgogne du Sud, Interval, Terre Comtoise en circuit court et Semences de France en circuit long.

blé 143 668

Vente en quintaux de BFC semences 2010/2011

La semence certifiée reste la meilleure garantie pour la levée grâce à des analyses de certification assurant une germination de qualité. Elle permet également d’assurer une traçabilité optimum de la variété semée et limite l’exposition de l’utilisateur aux produits phytosanitaires de traitements. - dimension régionale

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Union d’approvisionnement A l’Est, il y a du nouveau dans l’appro !

L’Union Est Agro, Transval et Seine-Yonne s’associent pour donner naissance à AREA (Alliance Régionale Est Appros), une centrale d’achat qui pèsera 600 M€ à l’achat, au service des agriculteurs de 7 régions. En mettant en commun leurs forces, les trois structures de l’est de la France, ainsi que leurs coopératives adhérentes, font naître une alliance de poids sur les marchés de l’appro et renforceront de fait la compétitivité des agriculteurs adhérents. Avec 600 millions d’euros de C.A. à l’achat, AREA devient un acteur majeur et incontournable dans la distribution agricole, tant sur le plan des Grandes Cultures que de la Viticulture. Ce nouveau potentiel permettra de renforcer les partenariats fournisseurs. Le territoire d’AREA couvre 7 régions : Alsace, Lorraine, Bourgogne, Franche-Comté, Champagne, Auvergne et Rhône-Alpes. Le siège sera basé à Nancy, l’union fonctionnera en bassins : 4 pour les grandes cultures et 4 pour la vigne, afin de garantir réactivité et proximité du terrain : ces bassins auront notamment pour fonction d’analyser les problématiques agronomiques régionales en s’appuyant sur les pôles d’expérimentation déjà en place. La complémentarité territoriale des membres adhérents d’AREA permettra, entre autres, de réaliser des économies d’échelle en optimisant les flux logistiques et de garantir la sécurité des approvisionnements. La nouvelle union aura également pour but d’accompagner les coopératives et les agriculteurs dans les grands virages agro-environnementaux qui se dessinent.

nutrition végétale

1,2 Mt de volumes traités

protection des plantes

210 M€

semences

agroéquipements

de C.A.

de C.A.

la zone d’activité d’AREA

65 M€ 20 M€

de C.A.

AREA est officiellement en ordre de marche depuis le 1er Novembre 2011. La nouvelle union est pilotée par un Conseil d’Administration présidé par Claude Vivenot (LORCA). Gérard Maire en assure la Direction Générale, assisté par Christophe Richardot (Directeur Général Adjoint). Ils sont appuyés par un Comité de Direction présidé par Pierre Guez. AREA s’inscrira dans le cadre des accords Invivo / Coop de France.

Le dernier exercice de l’UEA en chiffres Avec 376 millions d’euros de C.A. en 2010-2011, l’UEA représentait pour son dernier exercice 7 à 8% du marché national de l’agrofourniture : Nutrition végétale

Protection des plantes

de volumes traités

de C.A.

+ de 800 000T

125 M€

- dimension régionale

58

Semences

Agro-équipements

de C.A.

de C.A.

40 M€

14 M€


Alimentation animale Près de 200 000 T d’aliment fabriquéEs en 2010/2011 La synergie existante entre les équipes commerciales de Soréal et celles des quatre coopératives actionnaires (Dijon Céréales, 110 Bourgogne, Interval et Terre d’Alliances) a permis d’implanter et de faire valoir les compétences technicoéconomiques de la gamme Soréal sur le marché de l’alimentation animale dans la grande région Bourgogne Franche-Comté et Rhône-Alpes.

La gamme Soréal se décline en six grandes familles d’aliments spécialisés gibier 3 753 T divers 5 676 T cheval 2 246 T

lapins 7 113 T

ruminants 117 109 T

porcs 61 825 T

volailles 58 049 T

Sur la campagne 2010-2011, les trois sites de production de Vonnas (Ain), Saint-Jean-sur-Veyle (Ain) et Joigny (Yonne) ont fabriqué 296 000 T d’aliments (+ 9% par rapport à l’exercice précédent). • le ruminant a été marqué par un effet sécheresse. La problématique de cette campagne a été la disponibilité et la volatilité des matières premières, • le développement du cheval s’articule autour de celui de la marque nationale Destrier, • le porc s’est développé grâce à la mise en place d’une filière rapprochant amont et aval (abattage) intégrant aussi plateformes et magasins, • deux filières fortes existent en volaille autour des outils industriels : Laguillaumie en zone Nord et LDC zone Sud et Centre. Elles ont permis le développement de bâtiments de production, • le lapin connaît une forte progression liée à la qualité de la gamme et des résultats techniques. Ces filières hors-sols proposent un complément d’activité et de revenus très interessant pour les exploitations de polycuture élevage.

Un outil de déshydratation aux usages multiples Dijon Céréales et Bourgogne du Sud sont entrés au capital de la coopérative SCAEMB (Ivry-en-Montagne). Cet outil de déshydratation, monté par les éleveurs il y a 40 ans pour faciliter la conservation de la luzerne, transforme la production de 400 ha de luzerne et 150 ha de maïs de mai à novembre. L’usine emploi 13 salariés. Afin d’optimiser l’outil, la SCAEMB déshydrate également 5 000 tonnes de son de moutarde, livrées par les moutardiers

bourguignons, et 2 500 de granulés de bois à destination de l’énergie. Avec l’entrée de Dijon Céréales et Bourgogne du Sud au capital, l’usine d’Ivry a augmenté encore son plan de charge avec la déshydratation d’issues de céréales des deux coopératives. Elle produit au final plus de 12 000 tonnes de produits secs par an. Par ailleurs, un plan de développement de la culture de luzerne a permis une hausse des surfaces de 150 ha pour la campagne 2011/2012. - dimension régionale

59


Les perspectives 62/63

PIAE - Artémis

64

Développement durable

65

Cérélab® Vitagora®


Expérimentation régionale

Née en octobre 2010 dans la sphère du pôle de compétitivité Vitagora®, la Plateforme d’Innovation Agro-Environnementale, baptisée aujourd’hui Artémis, a mis en place pour sa première campagne 7 plateformes d’expérimentation à travers la région.

Se rassembler pour trouver les itinéraires techniques et pratiques agronomiques qui feront la réussite durable de l’agriculture de demain. Telle est l’ambition de la PIAEArtémis.

Avec la PIAE-Artémis, les coopératives de Bourgogne Franche-Comté ont initié un outil de concertation et de mise en œuvre de techniques innovantes pour répondre aux nouveaux défis imposés par la société au monde agricole. Cet outil a été labellisé au Fonds Unique Interministériel, grâce à la dynamique Vitagora®. Il est soutenu par les financeurs institutionnels, Etat et Collectivités territoriales.

Cette plateforme rassemble, depuis plus d’un an, les coopératives de Bourgogne Franche-Comté, dont Dijon Céréales, les Chambres d’Agriculture de Bourgogne, Franche-Comté et Côte-d’Or, les unions nationales Invivo et Sofiprotéol, la recherche (Université de Bourgogne avec Wellience, Inra).

Les thèmes portent en particulier sur : • le travail du sol, • la rotation, • la gestion des adventices, • la gestion de la matière organique, • les cultures intermédiaires, • la fumure de fond et les amendements, • les techniques de semis et d’apport de fertilisants, • la gestion des cailloux, • la production herbagère …

Son objectif principal consiste à expérimenter des systèmes de culture innovants, pour produire « plus et mieux », à travers des itinéraires techniques innovants qui visent notamment à limiter le recours aux intrants. Les essais sont pluriannuels. Le positionnement de sept plateformes (voir ci-contre) reflète les différentes situations pédoclimatiques de la Bourgogne Franche-Comté. Une plateforme en agriculture biologique doit voir le jour pour la seconde campagne.

est un outil au «Artémis service des agriculteurs, nos

différentes expérimentations reflètent leurs nombreuses problématiques techniques et agronomiques.

Artémis expérimente des systèmes de culture innovants pour produire

»

Gérard Million

"plus et mieux"

-perspectives-

62

Directeur Scientifique de Dijon Céréales & Directeur de la PIAE


Les 7 plateformes d’expérimentation pluriannuelles de la PIAE rotation des cultures, travail du sol gestion des cailloux, travail du sol, amendements désherbage (chaulage, matière organique)

Evry

Yonne

Haute-Saône

7 ha, août 2011

Nitry

interaction ITK, désherbage et rotation

10 ha, août 2011

Gy

Fromenteau

Côte d’Or

10 ha, depuis août 2011

matière organique

Genlis

interaction travail du sol, Virey-le-Grand CIPAN, désherbage, Saône et Loire amendement organique 12 ha août 2009

Saône

Doubs août 2011

collections fourragères, prairie interaction variété-azote (+ phosphore, + sélectivité désherbants)

FOCUS Unréseaupourl’agriculture de précision En parallèle de la recherche agronomique, la PIAE travaille au développement d’un réseau de guidage satellitaire de précision à 2 centimètres (le RTK). Elle s’est ainsi engagée, , à travers une structure baptisée Précisio et avec une dizaine d’autres coopératives françaises, dans la mise en place d’une solution d’accès au guidage parlatéléphoniemobile.Cesystème propose un signal de correction compatibleavectouteslesmarques de guidage et de matériel agricole, ce qui permet notamment aux agriculteurs d’éviter de s’engager dans des investissements trop lourds.

FOCUS Artémis,leregardtourné vers les sols Plusd’unecentained’adhérentsdeDijonCéréales ontparticipé,mi-septembre2011,àlavisited’une plateforme d’essais broyage de cailloux mise enplaceparArtémisàFromenteau,avecl’appui de Dijon Céréales et Damier Vert. À travers des démonstrationsdematériels(extirpateur,broyeur) etdesprofilsdesols,lesvisiteursontpudécouvrir ces techniques sous un nouveau jour. Cetteplateformepluriannuelledonneunenouvelle dimension aux essais agronomiques. « La taille importantedesparcellesd’essaisàFromenteaudoit améliorerlesrésultats,lesrendreplusprochesde laréalité»expliqueVincentVaccari,responsable technique Damier Vert. « Nous avons ici six protocolesdifférentsdontunecomparaisonavec le semis direct sous couvert. Il s’agira d’étudier différentsparamètres:rendements,applicationdes désherbants,fongicides,gestiondesmauvaises herbes à long terme, rotation des cultures...».

Artémis contribue au développement d’un réseau pour

l’agriculture de précision

-perspectives-

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Développement durable Dijon Céréales et InVivo s’impliquent pour l’environnement et la biodiversité Dijon Céréales participe au réseau FERME sur le bassin de la Vouge en complément de l’action de la Chambre d’Agriculture de Côte-d’Or. Ce réseau doit valider la faisabilité éventuelle, sans baisse de production, d’une réduction des intrants (en termes de fréquence d’intervention). Ce réseau répond aux objectifs fixés par le plan Ecophyto 2018. En parallèle, Dijon Céréales collabore avec InVivo à l’élaboration d’indicateurs de biodiversité (présence d’abeilles, de papillons et de vers de terre) complémentaires des enseignements du réseau FERME. L e réseau DEPHY, c’est son nom, doit permettre également grâce aux méthodes retenues par InVivo de modéliser la percolation des intrants en sous-sol. Par ailleurs, Dijon Céréales et la Chambre d’Agriculture travaillent de concert au dossier de la protection de la ressource en eau. Il s’agit prioritairement de mettre en place des solutions alternatives de production autour des puits de captage (400 en Côte-d’Or dont 6 identifiées

dans le cadre du Grenelle de l’environnement). Damier Vert doit apporter sa compétence à ce dossier en ce qui concerne les techniques culturales, le réseau TPE y collaborera aussi activement pour sensibiliser et accompagner les adhérents sur le terrain vis-à-vis de cette problématique.

Déchets agricoles, la collecte fonctionne bien Les résultats de la collecte 2010-2011 de déchets agricoles menée en partenariat par Dijon Céréales dans le cadre de la filière Adivalor montre que les agriculteurs ont bien compris l’enjeu des filières de valorisation : • Emballages de produits phytosanitaires : 67,5 T collectées soit 85% des emballages mis en marché (66% en France),

La coopérative et le groupe ne sont pas en reste. Le tri sélectif (cartons, films plastiques,…) mis en place dans les dépôts de Dijon Céréales et les magasins Gamm Vert depuis 2010 porte ses fruits. En 2010-2011, Gamm Vert a trié et valorisé près de 45 T de déchets, Dijon Céréales plus de 55 T. La valorisation, assurée par la société OTC, a dégagé un C.A. proche des 10 000 euros.

• Produits phytosanitaires non utilisés : 830 kg, les efforts de tri doivent se poursuivre, • Big bags : 75,7 T (76000 big bags) soit 70% des mises en marché, 55% en France), • Les lessiviels de salle de traite : démarrée en 2009, la collecte est désormais opérationnelle, • Les plastiques : 119 T de films et enrubannages sans oublier près de 70 T de ficelles valorisées de nouveau en ficelles par un fabricant (la société Bhir).

Bourgogne Agro, près de 500 interventions réalisées La qualité de la pulvérisation est un enjeu essentiel d’une agriculture respectueuse de l’environnement. Dijon Céréales s’appuie sur la société Bourgogne Agro pour proposer à ses adhérents un service professionnel de contrôle du pulvérisateur. En 2 ans d’activité, Bourgogne Agro a réalisé 480 interventions en Côte-d’Or et Saône-etLoire (exploitations agricoles et viticoles). -perspectives-

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En 2011, 200 contrôles ont déjà été réalisés. Ils mettent l’accent sur le débit, la pression et les éventuelles fuites de l’engin, ils insistent également sur la sécurité de l’utilisateur. La première vague réglementaire de contrôle (fonction des n° SIREN des exploitations), s’achèvera en 2013 pour les exploitations de Bourgogne. Rappelons qu’un pulvérisateur doit être contrôlé tous les 5 ans.


Recherche et développement Un centre de compétence et d’analyse au service de la filière Cérélab® (à l’époque BTC) a été créé en 1998 par Dijon Céréales et Eurogerm. Ce laboratoire, basé à Longvic, a notamment permis depuis 2007 de soutenir activement le programme de recherche et développement Farine+®, inscrit dans le pôle de compétitivité Vitagora®. Les compétences de Cérélab® traversent la filière blé-farine-pain, de l’analyse des grains jusqu’à la panification. Ses installations s’appuient sur des outils de micro-mouture (mini-moulin), des laboratoires et un fournil d’essai. Alors que le programme Farine+® touche à sa fin (voir ci-dessous), Cérélab® se donne aujourd’hui 3 grandes priorités : • Accompagner Dijon Céréales et Decollogne dans le dossier du développement de la filière de production de blés bio dans la région. Il s’agit de donner des leviers d’actions concrets et efficaces aux agriculteurs pour augmenter le rendement et la qualité des blés bio. Côté meunerie, Cérélab® doit assister Decollogne dans le développement de gammes de farine adaptées aux usages industriels, • Collaborer avec Eurogerm à la création et la fourniture de préparations santé sur base farine, • Développer sa capacité de prestataire d’analyses en lien avec les coopératives de la PIAE et la meunerie régionale : reliquats azotés analyses de terre, analyse des valeurs de biomasse, analyse physico-chimique, technologique et de panification des farines…).

Les pains de demain sont une réalité

Vitagora®, ça fonctionne !

Dans le cadre du programme FARINE+®, qui prendra fin en avril 2012, Cérélab® a durant ces 18 derniers mois finalisé la formulation des gammes de pains au lait « sénior » spécifiquement destinés à la renutrition des personnes âgées.

Avec ses 143 adhérents (dont 110 entreprises de la PME aux grands groupes internationaux et 17 partenaires R&D / formation), le pôle de compétitivité Vitagora® a labellisé 147 projets, dont 31 projets d’intérêt national ou européens (FUI, ANR, ISI, PCRD...).

Cérélab® à participé au déroulement d’une étude clinique en partenariat avec l’unité de recherche en Gérontologie du CHU Champmaillot (Dijon). Les premiers résultats de cette étude confirment l’efficience des pains « Sénior ». Des allégations nutritionnelles et fonctionnelles pourraient être obtenues. Parallèlement, Cérélab® a suivi une étude conduite par le CSGA (Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation) en association avec l’unité de recherche FLAVIC de l’INRA. L’objectif de cette étude est de mesurer l’impact d’un pain satiétogène (qui donne une impression rapide de ne plus avoir faim) sur le rassasiement et la prise alimentaire.

Ces projets, qui pèsent 101 M€ d’investissements, ont suscité la création de 546 emplois effectifs, créés ou attendus d’ici 2012. Ils ont permis également 15 implantations, créations ou relances d’entreprises sur les territoires du Pôle et plusieurs partenariats internationaux (Corée du Sud, Japon, Norvège, Portugal, Canada…).

Une autre étude clinique est en cours avec le laboratoire CREABIO de l’Université de Bourgogne pour mesurer l’éventuel impact obtenu en termes de bilans sanguins et de perte de poids. L’approche de la mise en marché est réalisée par Eurogerm. -perspectives-

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contacts Dijon Céréales

EURL Coop d’Or

4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21604 Longvic cedex tél. 03 80 69 21 21 - fax 03 80 69 21 22 courriel : contact@dijon-cereales.fr www.dijon-cereales.fr www.dijon-cereales.coop (extranet Indice)

Rue de la Gare - 21130 Champdôtre tél. 03 80 39 40 37 - fax 03 80 39 45 76 courriel : coopdor@coopdor.fr www.coopdorstl.com

Trois Bulbes

RD 905 21130 Villers-les-Pots tél. 03 80 77 47 47 - fax 03 80 77 47 49

Bourgogne Espace Rural Rue du Château - 21150 Darcey tél. 03 80 96 26 00 - fax 03 80 96 26 19

Trilégumes SAS

18 bis, rue des 3 Maisons - 21130 Auxonne tél. 03 80 27 00 44 - fax 03 80 37 43 88 courriel : trilegumes@trilegumes.fr www.trilegumes.fr

Dijon Céréales Logistic 4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21600 Longvic tél. 03 80 69 22 41 - fax 03 80 69 22 44

Natura’Lisa - Gamm Vert

Cérévia

4, boulevard de Beauregard BP 4075 - 21600 Longvic tél. 03 80 69 21 79 - fax 03 80 69 21 02

4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21600 Longvic tél. 03 80 69 21 89 - fax 03 80 69 21 90 courriel : contact@cerevia.fr

Natura’Lis

4, boulevard de Beauregard BP 4075 - 21600 Longvic tél. 03 80 69 22 21 - fax 03 80 69 22 02

BFC Semences

(Bourgogne Franche-Comté Semences) 4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21604 Longvic cedex tél. 03 80 69 21 21 - fax 03 80 69 21 22

SAS Bourgogne Viti Services ZAC Les Portes de Beaune 15, rue Andre Marie Ampere - 21200 Beaune tél. 03 80 22 02 78 - fax 03 80 22 89 77

Bourgogne Céréales Stockage

4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21604 Longvic cedex tél. 03 80 69 21 21 - fax 03 80 69 21 22 silo : Pagny-le-Château tél. 03 80 10 09 09 - fax 03 80 36 35 18

L’Éleveur Bourguignon

4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21604 Longvic cedex tél. 03 80 69 21 21 - fax 03 80 69 21 22 magasin : Pouilly-en-Auxois tél. 03 80 90 66 60 - fax 03 80 90 86 48

Dijon Céréales Meunerie

3, boulevard de Beauregard B.P. 4081 - 21604 Longvic cedex tél. 03 80 69 21 33 - fax 03 80 69 21 34 courriel : contact.meunerie@dijon-cereales.fr www.dijon-cereales-meunerie.fr

NUITS-ST-GEORGES - 21700 Centre Commercial Carrefour Market 12, rue Charles Arnoult tél. 03 80 61 02 44 PONTAILLER - 21270 Route de Mirebeau tél. 03 80 47 43 28

Moulin Decollogne

4, rue de l’ancienne Église 77410 Precy-sur-Marne tél. 01 60 01 90 04 - fax 01 60 01 63 43 courriel : decollogne@wanadoo.fr www.decollogne.fr

Société de Transformation de Légumes RD 905 - 21130 Villers-les-Pots tél. 03 80 77 47 47 - fax 03 80 77 47 59 courriel : info@coopdorstl.com www.coopdorstl.com

POUILLY-EN-AUXOIS - 21320 20, rue Stéphane Mazeau tél. 03 80 90 76 21 ARNAY-LE-DUC - 21230 l, rue du Docteur Chauveau tél. 03 80 90 12 69

quetigny - 21800 15 boulevard du Champ aux Métiers tél. 03 80 46 18 90

AUXONNE - 21130 13, rue du Colonel Redoutey tél. 03 80 77 10 20

SAULIEU - 21210 Rue Ingénieur Jean Bertin tél. 03 80 64 28 92

MARCILLY-SUR-TILLE - 21120 Rue des Messageries tél. 03 80 95 09 15

SEMUR-EN-AUXOIS - 21140 5, avenue Jean Mermoz tél. 03 80 97 02 24

MIREBEAU - 21310 Route de Gray tél. 03 80 36 76 68

VITTEAUX - 21350 8, rue de la Justice tél. 03 80 49 67 26


coordonnées 4, boulevard de Beauregard - B.P. 4075 21604 LONGVIC cedex tél. 03 80 69 21 21 - fax 03 80 69 21 22

www.dijon-cereales.fr www.dijon-cereales.coop (extranet Indice)

Imprimé sur papier recyclé avec des encres d’origine végétale - 11/2011 / Réalisation : NEL Graphisme & Atelier n°15

Rapport annuel Dijon Céréales 2011  

Ce document vous propose un panorama très complet des activités du groupe Dijon Céréales, 1er groupe agricole et agroalimentaire de Bourgogn...

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