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RAPPORT annuel

19 ème Assemblée Générale 8 décembre 2009


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Éditorial........................................................................................................................... 3 Chiffres clés et repères .................................................................................... 4 Stratégie globale .................................................................................................... 5 Implantations ............................................................................................................ 6 Métiers et sociétés ............................................................................................... 7 Les hommes................................................................................................................ 8

Métiers du grain.............................................................................................. 10 - Collecte............................................................................................................................11 - Les marchés ...............................................................................................................12 - Commercialisation ..............................................................................................13 - Politique commerciale .....................................................................................14 - Approvisionnements ..........................................................................................15 - Logistique......................................................................................................................18 - Investissements .......................................................................................................19 - Bilans financiers .....................................................................................................20

Distribution ........................................................................................................... 22 - Natura’Lisa..................................................................................................................23 - Natura’Lis .....................................................................................................................24 - Bourgogne Viti Services.................................................................................25

Dimension régionale .................................................................................. 26 - Dijon Céréales Meunerie ..............................................................................27 - Cérévia .............................................................................................................................29 - Bourgogne Céréales Stockage / BFC Semences ................30 - Union Est Agro / Soréal .................................................................................31 - Val Union / Trilégumes....................................................................................32 - Coop d’Or / STL.....................................................................................................33

Perspectives.......................................................................................................... 34 - Développement durable................................................................................35 - Agriculture biologique .....................................................................................37 - Damier Vert .................................................................................................................38 - Recherche & développement ..................................................................39 - Services ...........................................................................................................................40 - Communication......................................................................................................41

Contacts ...................................................................................................................... 42


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editorial

l’alimentation, au cœur de la vie «Food for life»*. L’alimentation est au cœur de la vie, pourrait-on traduire dans notre langue quand les anglosaxons résument le concept en trois mots, plein d’un pragmatisme que nous leur envions souvent. Alors que nous achevons déjà la première décennie du 21ème siècle, la vocation nourricière de l’agriculture ne se dément pas. La croissance démographique poursuit la courbe prévue par les experts, qui devrait nous amener à 9 milliards d’êtres humains sur terre d’ici 2050. Autant de bouches à nourrir pour l’agriculture mondiale. Mais autant de questions aussi pour l’avenir de notre métier. Se dire, à notre niveau, que cette augmentation de la population impliquera automatiquement des marchés, qui plus est valorisants, serait une grosse erreur stratégique. Retour à l’abondance…et aux prix en berne La mondialisation est aussi celle des marchés ouverts et de la concurrence globalisée, avec les secousses violentes que nous vivons actuellement. Nous avons changé d’échelle, et découvert que les marchés des matières premières agricoles sont aussi…des marchés financiers. L’année 2009 a été marquée par la chute quasiment continue des prix des céréales et des oléagineux. La bonne récolte de cet été marque un retour à l’abondance. Les stocks mondiaux se reconstituent…et les prix sont maintenus en berne. Nous sommes désormais très loin des sommets atteints en 2007, dont certains avaient prétendu qu’ils seraient durables, justifiant ainsi la suppression des mécanismes de régulation. En cette fin 2009, à l’occasion de la dernière ouverture de l’intervention dont la quasi-suppression a été décidée dans le cadre du Bilan de Santé de la PAC, rappelons avec force l’utilité d’un tel outil que la conjoncture remet tristement à l’ordre du jour. En prise au quotidien avec les aléas des marchés, Dijon Céréales prépare l’avenir en anticipant toujours sur les évolutions économiques et réglementaires. Passer maintenant à l’étape suivante Depuis sa naissance il y a bientôt 20 ans, notre groupe coopératif s’est attaché à structurer tous les échelons Marc PATRIAT, Président du groupe Dijon Céréales

des filières qu’il a construites, de la production à la transformation. Structurer pour maîtriser, pour faire poids face aux fournisseurs ou aux acheteurs avec des stratégies d’unions. Structurer pour représenter collectivement ses adhérents. Aujourd’hui pourtant, notre ambition doit nous porter à l’étape suivante : • s’ouvrir de nouveaux marchés et conforter ceux que nous occupons. Avec de nouveaux outils comme le futur moulin bio d’Aiserey. Avec Cérévia et son futur terminal de Fos. Avec Val Union et STL. • innover pour inventer les produits de demain, avec Vitagora et en soutenant d’autres initiatives qui diversifieraient nos débouchés, • investir dans «l’économie verte», en développant des filières dont les produits contribuent aux objectifs du Grenelle de l’Environnement et notamment à la lutte contre le réchauffement climatique. L’agriculture bourguignonne, inscrite dans la zone intermédiaire, n’a pas les moyens de rivaliser avec les grandes zones de production françaises et étrangères. Il faut nous montrer audacieux, être à l’écoute du monde qui nous entoure, ne pas céder à la simplification, rechercher à tout prix la valeur ajoutée par la qualité environnementale et la qualité intrinsèque de nos produits. Par la nouveauté aussi et l’anticipation. C’est avec cette volonté que nous passerons réellement le cap de l’agriculture moderne, à haute valeur environnementale.

Pierre GUEZ, Directeur Général du groupe Dijon Céréales

* « Food for life » est le nom d’une plateforme technologique européenne destinée à anticiper les besoins en recherche et développement des industriels agroalimentaires. Elle est promue par l’Ania (Association nationale des Industries alimentaires).


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Chiffres clés et repères

Nombre d’adhérents ........................................................................................................................................ 3 800 Nombre de salariés coopérative ...............................................................................................................210 Nombre de salariés groupe ............................................................................................................................660 Collecte .................................................................................................................................................934 000 tonnes Chiffre d’affaires coopérative ........................................................................ 335 millions d’euros Chiffre d’affaires céréales ................................................................................. 215 millions d’euros Chiffre d’affaires approvisionnement global ............................... 147 millions d’euros Chiffre d’affaires groupe..................................................................................... 438 millions d’euros 15 Juillet 2008

Fermeture définitive du moulin Dijon Céréales Meunerie de Dijon (ex GMD).

Novembre 2008

À la Foire de Dijon, la première édition du «Quartier des Saveurs», à laquelle participe Dijon Céréales, est une belle réussite. Lancement du Club des Marchés Dijon Céréales.

Printemps 2009

Lancement du chantier de construction du nouveau stockage engrais sur le site de Pagny.

6 avril 2009

Lancement du projet Développement Durable de Dijon Céréales en présence de nombreux partenaires.

9 juin 2009

Rencontres du Technopôle Agro-Environnement Dijon Bourgogne à Aiserey. Près de 500 adhérents et partenaires sont au rendez-vous.

9 juillet 2009

Signature du contrat de performance Vitagora en présence du Monsieur le Préfet de Bourgogne.

Août 2009

Retour de 110 Bourgogne au sein de l’union Cérévia, à travers Seine Yonne.

Été 2009

Début de la construction du silo de Fos-sur-Mer (Port St-Louis).


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Stratégie globale

les ambitions du Groupe Dijon Céréales • Répondre aux enjeux alimentaires du 21ème siècle La vocation originelle de l’agriculture est de nourrir les hommes. En 2009, Dijon Céréales continue d’apporter les volumes nécessaires et des matières premières qui répondent rigoureusement aux cahiers des charges des filières et des industries alimentaires. Notre politique qualité concerne tous les échelons qui vont du champ à l’assiette. Produire pour l’alimentaire aujourd’hui, c’est aussi être à l’écoute des nouvelles attentes des consommateurs. C’est dans ce sens que nous sommes un acteur majeur du pôle de compétitivité Vitagora «Goût Nutrition Santé» qui met en pointe la Bourgogne Franche-Comté sur le terrain de la recherche dans l’alimentation de demain.

• Valoriser le terroir, l’économie et l’environnement à travers une agriculture durable et responsable Une coopérative agricole et les adhérents qui la composent sont un maillon essentiel de la ruralité. Dans un département comme la Côte-d’Or, où la moitié de la population est rassemblée dans la grande agglomération dijonnaise, la présence de Dijon Céréales sur l’ensemble du territoire apporte une activité humaine et économique vitale, avec un grand nombre d’emplois directs et indirects. Ce territoire, nous le valorisons également d’un point de vue environnemental avec la gestion de l’espace et des ressources. Hommes de la terre, nous savons bien que notre milieu est précieux et fragile. Aujourd’hui, nous consacrons beaucoup d’énergie à la recherche en agronomie, pour garder constant notre seuil de production tout en répondant aux enjeux du Grenelle de l’Environnement.

• Développer la coopération à l’échelle d’un grand bassin interrégional (Bourgogne - Franche-Comté - Rhône Alpes) avec des projets structurants Acteur dynamique sur son territoire coopératif, Dijon Céréales a toujours su nouer des partenariats pour porter plus loin encore les ambitions de l’agriculture de la grande région. Dans un monde agricole où les acteurs de l’amont (agrofourniture) et de l’aval (acheteurs) sont de plus en plus atomisés, construire à l’échelle de l’inter-région, mais aussi développer des projets inter-organisations, est une ambition impérative. Qu’il s’agisse de Cérévia (union de commercialisation à l’échelle du bassin Saône-Rhône), de l’Union Est Agro ou encore du Technopôle Agro Environnement Dijon Bourgogne (plateforme de développement agronomique), nous défendons l’idée qu’ensemble, on est toujours plus fort.

• Innover pour apporter des solutions qui répondent aux attentes de la société et des marchés Produits innovants, outils d’aide à la décision, ingénierie verte, nouvelles énergies issues de la biomasse, agriculture biologique productive. Le monde agricole s’adapte en permanence à la modernité. Dijon Céréales s’inscrit dans cette dynamique et accompagne ses adhérents sur cette voie du progrès, à travers le travail de ses équipes mais aussi en s’appuyant sur l’expertise des organisations nationales de la coopération agricole : InVivo, Coop de France.


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Implantations

Groupe & Coopérative

À travers ses différentes activités et ses partenariats à l’échelle interrégionale, le groupe Dijon Céréales intervient sur la zone Grand-Est de la France, sur l’axe StrasbourgMarseille en valorisant la liaison Saône-Rhône.

sites Dijon Céréales Meunerie magasins prof. natura’lis St Maurice

Paris

Nancy Créateur de Farines

Joigny Auxerre

Etupes Groupe

Besançon

Longvic

Verdun/ VAL UNION Vincelles DBS

St-Jean sur-Veyle Vonnas

Poinçon

Annemasse

Corbas Grenoble

Aignay-le-Duc

La Villeneuve Epoisses Semur-en Auxois

Venarey Darcey Munois Vitteaux

Saulieu

Pouilly

Fos-sur-Mer

Fromenteau

Mirebeau Pontailler

LONGVIC

Bretenière

Arnay

Genlis

Auxonne Longecourt Champdotre

Nuits-St-Georges Aiserey Les Maillys St-Usage PAGNY

Beaune

Coop Dijon Céréales Silos stratégiques Silos majeurs expédition Siège Dijon Céréales Meunerie BFC Semences natura’lisa Gamm Vert natura’lis

La Saône

Bourgogne Viti Services


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Métiers & Sociétés

du groupe Dijon Céréales

le groupe Dijon Céréales est organisé autour de 5 branches de métiers : • les métiers du grain, • la meunerie, • les productions légumières, • la distribution, • la logistique. Par ailleurs, Dijon Céréales est impliquée dans les outils industriels des filières diester et éthanol. Elle participe aussi à la vie des structures coopératives nationales InVivo et Coop de France. L’organisation du Groupe repose le plus souvent possible sur des partenariats (ex : union de coopératives Cérévia, UEA, Val Union…) afin de conforter et développer les filières en amont et en aval de la production.

U

N

I

O

N

S

UCA FRoUARD

FINANCIèRE DE MEUNERIE

MÉTIERS DU GRAIN

FIDICOOP le MeRIOT BleTAnOl

MEUNERIE

Groupe VAL UNIoN ON UNI

LÉGUMES LOGISTIQUE

DISTRIBUTION


8

8

Les hommes

Conseil d’Administration Composé de 21 membres et d’un administrateur J.A. stagiaire, le Conseil d’Administration de Dijon Céréales s’est réuni à une dizaine de reprises au cours de la campagne 2008-2009.

Le travail en séance du Conseil est préparé par le Bureau, en collaboration avec l’équipe de Direction. Parmi les principales orientations de ce dernier exercice, le Conseil a conforté la stratégie de partenariats du groupe à l’échelle interrégionale (Cérévia, Val Union, UEA…) et l’implication dans les filières qui assurent des débouchés valorisants (meunerie, productions légumières). Le Conseil a souhaité la poursuite d’une politique d’investissement raisonnée, qui permet la modernisation de l’outil de production.

Vie des Régions

Jeunes Agriculteurs

La vie de la coopérative Dijon Céréales s’appuie sur un réseau des 110 délégués de région. Élus pour représenter leur région lors de l’Assemblée Générale en décembre, ils contribuent aussi, à travers leur participation au débat lors des assemblées de région, à l’émergence des idées qui font la coopérative de demain.

À travers sa charte J.A., Dijon Céréales propose une aide aux jeunes adhérents qui souhaitent s’investir dans la structure coopérative. Ce dispositif, qui facilite la prise de capital et permet d’accéder à une gamme de services (OAD, Indice…) à des conditions privilégiées, profite actuellement à 80 jeunes agriculteurs de moins de 35 ans.

Hommage à Gérard Dubois Gérard Dubois s’est éteint à l’âge de 68 ans. Début octobre, sa disparition a mis en émoi tout le monde agricole côte-d’orien, la grande famille de Dijon Céréales et la commune de Varois-et-Chaignot dont il était le maire. L’engagement professionnel de Gérard Dubois autour des dossiers coopératifs ne s’est jamais démenti. Il occupa de nombreux mandats en ce sens du progrès collectif et de l’évolution de l’agriculture dans le domaine de la coopération, la production betteravière et l’irrigation collective :

• Président de la coopérative de déshydratation de luzerne (CODEB) • Administrateur à la CBRD avant de rejoindre le groupe Dijon Céréales où il fut membre du Conseil de 1994 à 2008, au poste de Trésorier notamment • Membre du bureau du Syndicat des Betteraviers du Centre-Est • Vice-président de la Cuma des Rentes • Président de l’ASA d’irrigation du Bas Mont • Président de l’Association Foncière de Varois-etChaignot. L’activité de Gérard Dubois allait bien au delà de son métier d’agriculteur, avec une forte implication dans les projets locaux et la vie de sa commune. Issu d’une famille d’agriculteur, 4ème d’une fratrie de 6 enfants, il avait pris la succession de son père sur l’exploitation familiale, avant de fonder, ces dernières années, la SCEA de Varois et Courternon avec sa fille Armelle.


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Terrain

Dynamiser et conforter la relation adhérents Responsable Région

N71

HAUTE-MARNE

AUXOIS MORVAN CHATILLONNAIS Villaines

Trévilly

Quincy A6

Précy s Thil

Bussières

Marey

Lamargelle

Chazeuil Fontaine

Véronnes

Lux

Chaignay

St Julien

Vantoux

Bourberain Beaumont

Pouilly

Sombernon

Guy JOuAnnO

Liernais

LONGVIC

Essey Cussy

Responsable Région Dominique GelOT

Binges Remilly St Marie

Semezanges

Nuits St Georges

Belleneuve

Pontailler

Genlis

Champdotre

Aiserey Brazey

Auxonne Les Maillys

St Usage

Longvay Pagny Franxault

Jean-Marie PeRRAuDIn

La proximité doublée de l’expertise Au service des adhérents, notre équipe de 25 technicocommerciaux doit intervenir de façon réactive dans de très nombreux domaines. La nouvelle organisation commerciale de Dijon Céréales, qui s’appuie sur trois régions chapeautées par un responsable (voir ci-dessus), épaule l’équipe TPE en assurant l’interface entre le terrain, les services techniques et administratifs de la coopérative.

L

PLAINE TILLES VINGEANNE BÈZE

Mirebeau

Bretenières St Philibert Longecourt Villebichot

Arnay

St Seine S Vingeanne

Renève

Beire

Prenois St Thibault

Saulieu

Emmanuel DOnICHAK

Occey Orain Sacquenay Lavilleneuve

Selongey

Is/Tille

Fromenteau

Vitteaux

N74

Salives

Poiseul

Chanceaux Villaine Venarey Frolois Epoisses Semur en Auxois Munois

N6

A31

Fraignot Minot

Lucenay

Pascal DeMAY Responsable Semences

Aignay le Duc Baigneux

e aôn aS

Responsable Région

Poinçon

Christian lOYAl Responsable Nutrition Animale

Responsable Engrais & Phytos

Responsable Terrain et Céréales

La création de trois grandes régions commerciales, animées par des responsables qui appuient l’équipe TPE dans ses missions, répond aux exigences d’une relation plus dynamique avec nos adhérents.

Jean-Luc VADOT

Plusieurs techniciens spécialisés de la coopérative apportent aux TPE leur expertise dans des domaines spécifiques comme les marchés et la commercialisation, les nouveautés techniques et l’agronomie (Damier Vert), l’environnement réglementaire et la sécurité sur l’exploitation (Damier Vert Expertise) et l’agriculture biologique. C’est cette complémentarité entre proximité et expertise transversale qui constitue aujourd’hui la force du réseau terrain de Dijon Céréales.

Ressources humaines

Les équipes de demain se préparent aujourd’hui Le groupe Dijon Céréales emploie aujourd’hui plus de 650 salariés (voir tableau ci-contre). Au regard de l’évolution du groupe ces dernières années, les effectifs salariés sont demeurés relativement stables. Les changements, dans nos métiers et dans notre environnement économique, mais aussi la pyramide des âges de nos salariés, auront un impact fort sur les ressources humaines dans les années à venir. Grâce au recrutement (contrats de professionnalisation, alternance, tutorat…), à la formation continue et à la mobilité professionnelle, le renouvellement des générations et de nos compétences se met en place. La transmission des savoir-faire apparaît comme un enjeu majeur.

Au-delà de l’aspect professionnel, l’ambition du groupe Dijon Céréales est de maintenir une activité à dimension humaine, qu’il s’agisse du relationnel et de la collaboration entre salariés, mais aussi de la proximité à nos adhérents et clients.

Les effectifs par grands métiers Métiers du grain Meunerie Productions légumières Vigne Distribution Logistique

240 125 120 20 85 65


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MĂŠtiers du grain

Collecte

p. 11

Les marchĂŠs

p. 12

Commercialisation

p. 13

Politique commerciale

p. 14

Approvisionnements

p. 15

Logistique

p. 18

Investissements

p. 19

Bilan financier

p. 20


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Collecte

Une bonne année, mais avec quelques regrets Avec 935 000 tonnes de collecte, l’exercice 08-09 de Dijon Céréales est plutôt de bonne facture, même si les conditions météo de la moisson ont obéré un résultat qui s’annonçait meilleur en fin de maturité des cultures. La bonne surprise vient des orges de printemps.

Une moisson longue, inférieure aux prévisions

La bonne surprise de cette moisson 2008 provient des orges de printemps qui s’avèrent de très bonne qualité, avec parfois aussi un très bon niveau de production.

La moisson 2008 fut longue, difficile et somme toute inférieure aux prévisions prometteuses de juin. Elle débute vers le 25 juin avec les escourgeons puis les orges d’hiver. Le niveau de rendement est alors de moyen à bon, la qualité est au rendez-vous.

Globalement, la collecte moisson n’atteint pas 500 000 T, très en dessous des estimations de juin 2008.

Les colzas, sans être exceptionnels, sont d’un bon niveau autour de 33 quintaux en moyenne départementale. De nombreuses pluies sont venues entrecouper les travaux. Les premiers blés débutent vers le 10/15 juillet pour s’achever début août en plaine. Par contre, il faudra attendre le 15 août pour que la moisson se termine globalement. Les blés se dégradent progressivement en poids spécifique, mais conservent un bon taux de protéines. Le niveau de rendement est décevant, surtout en bonnes terres, alors que le rendement est inespéré en terres superficielles.

Composition de la collecte 2008-2009

934 177 tonnes orge

311 417 T

33,3%

colza

132 192 T

14,2% divers

67 665 T

blé

422 903 T

45,3%

Évolution de la collecte en tonnes 895 935

874 727

66 918

63 097

124 941

112 609

791 151 59 220

7,2%

tournesol soja moutarde maïs protéagineux avoine triticale seigle luzerne divers + bio

2008/2009

934 177

+18%

67 665

autres +14%

132 192

colza +12%

311 417

orge +40%

422 903

blé +8%

118 037 268 249

278 193 222 550

435 827

420 796

391 344

moyenne 10 dernières campagnes

2006/2007

2007/2008

15 425 1 124 862 29 810 1 779 4 254 6 250 3 920 1 566 2 675


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les marchés

L’attentisme nuit souvent au collectif

Plus que jamais, cette campagne 2008-2009 a été la preuve qu’il faut faire confiance à sa coopérative quant au travail qu’elle effectue pour anticiper et se positionner au mieux sur les marchés.

Blés, il aurait fallu s’engager plus tôt ! Après les sommets atteints en septembre 2007, la campagne débute sur des niveaux de 240€/T en mars 2008. Les cours descendent ensuite rapidement vers 180€/T jusqu’à la moisson. Avec l’annonce de bons bilans européens et mondiaux, les prix se tassent en dessous de 120€/T et ne se relèveront légèrement qu’en fin de campagne, autour de 125€/T. À noter que les prix de campagne sont rémunérés, au final, largement au dessus du marché pendant près des ¾ de la campagne de commercialisation. Dans ce contexte, on ne peut que regretter le manque d’engagement précoce des producteurs, nous n’avons que trop peu profité des très bons prix du début de campagne.

COTATIONS BLÉ (prix à la tonne départ 21) 265 245

205 185 165

2006/2007 2006/2007

145 125 105

2008/2009 2008/2009

85 Mai

Colza, là encore trop d’attentisme La campagne débute sur un excellent niveau de prix supérieur à 450€/T. Si nous commençons à vendre sur ces bons niveaux, la volonté de certains producteurs d’atteindre les 500€/T freine les engagements et la mise en marché. À partir de la moisson, les cours baissent sensiblement jusqu’à 270€/T en décembre 2008, avant de remonter vers 310-320€/T en fin de campagne. Plus qu’en blé encore, il est regrettable de ne pas avoir su ou voulu profiter des excellents prix qu’offrait le marché en début de campagne.

2007/2008 2007/2008

225

Juil

Août

Sept.

Oct.

Nov.

Déc.

Janv.

Fév.

Mars

Avril

Mai

Juin

COTATIONS COLZA (prix à la tonne Fob Moselle rapproché) 490

2007/2008

470 450 430 4 10 390 370 350 330

2008/2009

3 10

2006/2007

290 270 250 J ui l

orge, exceptionnel voire historique…! Dans la continuité de l’explosion des prix de la brasserie à l’automne 2007, Dijon Céréales a engagé fortement la collecte sur d’excellents prix pour les producteurs. On ne peut que se féliciter tous, car l’engagement précoce de Cérévia, Dijon Céréales, et surtout de ses adhérents, permet avec une production à l’optimum (quantité et qualité) de rémunérer à des niveaux exceptionnels. Nous avons su réagir tôt dans un marché qui malheureusement s’est rapidement dégradé après le bon niveau de récolte en France et en Europe. Les cours sont ainsi passés de plus de 250€/T à moins de 100€/T en fin de campagne…!!

Juin

A oût

S e pt .

Oc t .

N ov .

Déc.

J a nv .

Fé v .

Mars

Avr il

Mai

J ui n

COTATIONS SÉBASTIAN (prix à la tonne départ 21 base 07) 335 3 15 295

2007/2008

275 255

2006/2007

235 2 15 19 5 17 5 15 5

2008/2009

13 5 115 95 M ai

Juin

Juil

Août

Sept .

Oct .

Nov.

Déc.

Janv.

Fév.

M ars

Avril

M ai

Juin


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Commercialisation

Les modes de transport influent sur la compétitivité

Emergence du fluvial, importance du marché italien pour les blés et du marché intérieur pour les colzas : la compétitivité logistique dessine en grande partie la carte des débouchés de Dijon Céréales.

Les modes de transport évoluent dans la logistique grain de Dijon Céréales. Grâce à leur compétitivité et aux infrastructures réalisées (Pagny notamment), le fluvial et le train représentent la majorité du volume mis en marché :

➼ 20% par le fluvial

➼ 40% par la route

➼ 40% par le train

Blé (435 000 tonnes)

oléagineux (150 000 tonnes)

orge brassicole (270 000 tonnes)

L’export monte en puissance, notamment grâce à la logistique fluviale qui nous rend plus compétitif sur le marché italien.

Alimentaire ou énergétique, le débouché est devenu franco-français. Le marché de l’Allemagne via la Moselle est en net recul.

50 % sur le marché français dont : - meunerie régionale et moulins de l’axe Marseille-Strasbourg - alimentation animale - logistique : 1/3 train, 2/3 camion

50 % sur le débouché alimentaire dont : - 80 % sur les usines de trituration françaises - 12 000 tonnes vers l’outil régional Extrusel (Chalons)

Le marché s’est inversé. Alors que le débouché Europe du Nord (Allemagne) dominait, c’est aujourd’hui l’utilisation intérieure et l’Europe du Sud qui tirent la commercialisation.

50 % à l’export : - essentiellement U.E dont 90% sur le marché italien - 2/3 du volume blé exporté via le fluvial (Pagny)

50 % sur l’énergétique dont : - 90 % vers les usines du Mériot et de Sète

2/3 des volumes sur les malteries locales et françaises 1/3 à l’export dont : - Allemagne via la Moselle - Grèce et Turquie via Fos

Prix des céréales (en euros/tonnes) Campagne 2008 / 2009 prime céréales et variétés

acompte moisson

contrat

prime

qualité

LoG

prime

compl.

compl.

juin ou

AG/

PRIx

base

moy.

BBC

MoISSoN

stockage

prime

qualité

LoG

traçabilité

tranche

traçabilité

contrat

compl. juin + AG

prime

MBM

BBC

mars

PRIx SToCkAGE MARS

Blé contrat Apache / soissons

135

10 à 17

0à3

8

3

156 à 166

125

10 à 17

0à5

8

3

7,5

153,5 à 165,5

Blé contrat Caphorn

135

9 à 16

0à3

8

3

155 à 165

125

9 à 16

0à5

8

3

7,5

152,5 à 164,5

Blé contrat Aubusson

135

8 à 15

0à3

8

3

154 à 164

125

8 à 15

0à5

8

3

7,5

151,5 à 163,5

Blé contrat Améliorant

135

40 à 60

0à3

8

4

187 à 210

125

40 à 60

0à5

8

4

7,5

184,5 à 209,5

Blé n°1

135

2à6

0à3

8

3

148 à 155

125

2à6

0à5

8

3

7,5

145,5 à 154,5

Blé n°1 PMG

135

0à5

0à3

47,5

-

182,5 à 190,5

135

0à5

0à5

52,5

-

7,5

195 à 205

Estérel / Vanessa contrat

210

1 à 1,5

0à3

-

-

211 à 214,5

215

1 à 1,5

0à5

-

-

7,5

223,5 à 229

Azurel contrat

215

1 à 1,5

0à3

-

-

216 à 219,5

220

1 à 1,5

0à5

-

-

7,5

222,5 à 234

Scarlett / Sebastian / Prestige Henley / Contrat brasserie

230

1à4

0à3

-

-

231 à 237

235

1à4

0à5

-

-

7,5

243,5 à 251,5

Mouture orge HN

135

-

0à3

-

-

135 à 138

115

-

0à5

-

-

7,5

122,5 à 127,5

Colza alimentaire

320

0à3

0 à3

20

-

340 à 346

320

6à9

0à6

20

-

9

355 à 364

Colza ACE

320

0à3

0à3

10

10

340 à 346

320

6à9

0à6

20

-

9

355 à 364

Colza jachère

320

0à3

0à3

10

10

340 à 346

320

6à9

0à6

20

-

9

355 à 364

Tournesol oléique ALI contrat

325

-

0à5

35

-

360 à 365

Tournesol oléique ACE/jachère

325

-

0à5

15

15

355 à 360

Pois

175

-

0à3

-

-

175 à 178

Maïs

115

2

0à6

-

5

122 à 128

Soja Tracé "non OGM"

350

-

0à3

50

-

400 à 403

Contrat = 80 % de la collecte


14

Politique commerciale

Une nouvelle offre pour s’adapter aux marchés d’aujourd’hui Face à des marchés de plus en plus incertains et volatils, Dijon Céréales se devait d’apporter à ses adhérents des outils de commercialisation adaptés, avec la volonté d’anticiper et de sécuriser la mise en marché individuelle et celle de la coopérative.

Déjà initiée l’année précédente, la campagne 2008/2009 marque le véritable lancement d’une nouvelle politique commerciale tournée résolument vers l’avenir, transparente et dynamique. Une coopérative construit sa campagne de commercialisation avec et pour ces adhérents. Celleci doit donc être basée sur l’engagement préalable des producteurs, et un mode de commercialisation le plus précoce possible dans la campagne. C’est cette anticipation qui facilite et optimise la mise en marché de l’union Cérévia. L’offre de Dijon Céréales se construit autour de deux grands modes de commercialisation : • la délégation de gestion à Dijon Céréales (contrats, prix de campagne, prix minimum garanti). • la gestion libre. Le producteur, à sa convenance mais aussi sous sa responsabilité, définit ses engagements à travers des offres «prix ferme» ou «prix à fixer».

À noter cette année le lancement du PMG (prix minimum garanti), qui aura permis un très bon niveau de rémunération (185/190€). Au delà de ces 2 stratégies, des nouveaux «outils» sont à disposition des adhérents pour leur permettre de sécuriser et de minimiser le risque lié à la mise en marché. C’est l’objectif du «Club Matif - Club des Marchés Dijon Céréales» (voir Focus). En synthèse, Dijon Céréales et ses adhérents doivent évoluer rapidement dans la façon de commercialiser, car le marché est plus que jamais incertain et d’une très grande volatilité. Côté adhérents, la nouvelle politique commerciale de la coopérative vise à intégrer davantage le risque et à définir un cadre de gestion propre à chaque exploitation en début de campagne.

Le lancement du «Club Matif» 2009-2010 avait lieu le 3 novembre à la Foire de Dijon, en présence de plus de 250 adhérents. Jean-Loïc Bégué-Turon (InVivo Marchés, photo gauche) et Jean-Philippe Everling (Granit, photo droite) ont apporté leurs éclairages sur l’évolution des marchés à l’assemblée attentive.

«Club Matif», pour optimiser et gérer le risque prix Plus de 200 adhérents de Dijon Céréales ont eu recours aux services du «Club Matif» (Marché à Terme International de France) lors de la dernière campagne, preuve que ce service correspond à une attente des agriculteurs. Animé par un technicien spécialisé, le «Club Matif» est un intermédiaire essentiel pour accéder aux marchés. Outil de gestion des prix et de couverture d’option face à la volatilité des cours, le Matif nécessite en effet une bonne connaissance de son fonctionnement. À l’écoute permanente du marché, le technicien accompagne les adhérents dans la définition de leur stratégie de

commercialisation et leurs interventions. Le «Club Matif» organise, tout au long de la campagne, des réunions d’information et des formations. Il diffuse également, via l’extranet Indice, un flux d’information permanente sur le Matif et les marchés internationaux. Des formations de trois niveaux, selon les attentes et aptitudes de chacun, sont également au programme du club. Club Matif, Loïc Arnould au 03 80 69 21 45


15

Approvisionnements

Le prix des matières premières explose La hausse du chiffre d’affaires de l’ensemble de l’activité est de 9,2 %. Sur deux ans, l’augmentation atteint 39 % (+40 millions E), liée à la hausse des prix, des fertilisants essentiellement, et à la reconstitution des stocks. Les activités grandes cultures et nutrition animale représentent 75 % du C.A. appro, un ratio stable depuis 4 ans.

Fertilisants 1. explosion des prix et baisse de consommation PK Les apports en unités de P et K s’élèvent à 17 unités en moyenne par hectare de surfaces fertilisables en 08-09 sur la région Bourgogne. Ils étaient de 55 unités de P2O5 et 40 unités de potasse dans les années 70 (niveau des exportations). A Dijon Céréales, cela représente - 40% d’unités k2o depuis 2004 et - 15 % en P2o5 ! Des pertes de fertilité, donc de rendements, sont constatées.

2. Azote, surcoût et sous fertilisation Volumes contingentés et prix qui s’envolent ont été les deux éléments concomitants du début de campagne 0809, jusqu’au point de rupture en octobre/novembre. À cette période, face à des prix inacceptables (proches de 1,50€/unité) Dijon Céréales a proposé d’autres formes d’azote (urée) à ses adhérents. Début 2009, les volumes fabriqués ne trouvant plus preneur, les industriels ont revu les prix fortement à la baisse. Mais trop tard, les organismes étaient couverts. on ne peut que déplorer la volonté exacerbée de marges des industriels, sous la pression des actionnaires.

En ce qui concerne la fumure phospho-potassique, avec des prix multipliés par 3 voire par 4, il n’est plus possible de compenser les exportations des cultures. Dans ce contexte très difficile, Dijon Céréales a commencé de couvrir les besoins dès le mois de janvier 2008 et a développé une gamme de produits organiques, ce qui a permis de limiter la hausse imposée par les industriels.

C.A. appro global 147,21 millions d’E grandes cultures +9% carburants +10,2% viticulture +6,9% gamm vert +6% espaces verts +15,8%

98,41 2,4 7,9 6,62 4,12

103,53 6 8,24 5,78 6,21

C.A. grandes cultures 109,94 millions d’E

+ 9,2% 147,21

105,89 6,36

134,84

9,75

8,42

8,81

8,31

9,4

8,79

9,31

2004/05

2005/06

semences +8,1% equip. & divers +1,4%

100,87

7,79

2,79

8,21 6,54

100,87 77,30

engrais +14,5% prod. santé plantes +5,7% nutrition animale =

8,45

109,94

77,37

76,99

2006/07

+ 9%

2007/08

2008/09

77,38

77,30

2,67

1,49

8,86 8,89 26,41

76,99

12,43

2,72

10,36

10,14 8,64

9,55 7,97

30,46

26,34

25,73

30,55

30,69

31,02

2004/05

2005/06

2006/07

109,94 2,83 12,39 11,20 32,21

44,83

51,31

2007/08

2008/09


16

Santé des plantes 1. un contexte climatique 08-09 favorable aux cultures…mais aussi aux adventices et aux cécidomyies Le contrôle des mauvaises herbes reste un point clé de la performance des exploitations et il faut user maintenant de l’ensemble des leviers agronomiques et chimiques à notre disposition pour rester maître de la situation.

à l’Union Est Agro (son union d’approvisionnement), a su proposer à ses adhérents des solutions technico économiques testées et validées régionalement par Damier Vert (150 essais encore cette campagne).

Le vol groupé de cécidomyies, au moment de la grande sensibilité des blés, et les dégâts engendrés (jusqu’à 35 quintaux/ha) sont là pour nous rappeler l’importance de la réactivité de l’ensemble de la profession, et du système de conseil actuel (BSV) face à un problème ponctuel.

3. et demain Après le retrait incessant de molécules, nous pouvons noter l’homologation récente d’un certain nombre de produits phytosanitaires. Pour autant, bon nombre de produits anciens doivent encore passer les différentes étapes de la ré-homologation, ce qui pourrait conduire à des impasses sur cultures considérées comme mineures notamment.

2. nécessité d’approvisionner tôt La campagne d’approvisionnement s’est déroulée sur fond de rupture de produits accompagnée de hausses non négligeables. Face à ce constat, Dijon Céréales, adossé

Comme prévu, nous mettons des moyens en œuvre pour tester les méthodes dites alternatives (mécaniques, variétés, produits naturels,…), sur lesquelles le législateur devra se prononcer à l’avenir.

Semences, des assolements reconduits à l’identique Semences d’automne 1. Céréales à paille : les volumes distribués par espèce sont identiques à ceux de la campagne précédente. Par contre, on assiste à des modifications dans la répartition variétale. En blé, la variété Apache est la plus demandée, tandis que Cap Horn régresse de manière importante. Côté orges on assiste en «6 rangs» au développement d’Azurel et au référencement de Cartel. Pour les «2 rangs», le remplacement de Vanessa à qui on reproche son excès de protéines en brasserie, pose quelques soucis. 2. Colza : alors que la sole de colza d’hiver progresse légèrement, les variétés hybrides connaissent un développement sans précédent pour représenter près de 60% des surfaces emblavées en semences certifiées 3. Moutarde : la sole de la culture de moutarde connaît un développement important puisque les surfaces ensemencées par les adhérents de la coopérative frôlent les 1 500 ha.

Semences de printemps Au printemps 2009, peu de surprise dans l’assolement du printemps, avec des conditions météorologiques qui ont été très favorables à la réalisation des semis. Les soles d’orge de printemps, de tournesol et de maïs sont reconduites. La sole de soja connaît un développement important. L’augmentation du prix des engrais, en particulier celui de l’azote dans la mesure où le prix de la graine reste attractif, donne un regain d’intérêt à cette culture.

5 554

5 845

Évolution du C.A. des ventes de semences 11 193 KE +8% 07/08

2 395 1 918 1 279

1 376

1 263

1 043 533 379

céréales à paille

oléagineux protéagineux

maïs

plants & semences semences potagères fourragères

Distribution fuel L’activité distribution fuel poursuit son développement, la barre des 10 millions de litres a été franchie au cours de la campagne 2008-2009. Un troisième véhicule a été acquis pour répondre à la demande, de nouvelles capacités de stockage ont été installées à Longvic. Les prix du fuel ont connu un recul constant sur l’année (0,5eH.T. / litre au minimum en février et avril 2009), la remontée est aujourd’hui amorcée. La prime à la cuve s’est avérée incitative au moment où les cours étaient hauts. Commandes fuel : 03 80 69 22 28

08/09

10 280 000 7 870 000 6 725 000 6 965 000 5 580 000

04/05

05/06

06/07

07/08

08/09


17

nutrition animale, un contexte économique délicat Dans un contexte économique délicat pour l’élevage (crise sanitaire, fluctuation des matières premières), l’activité enregistre une baisse des tonnages commercialisés d’environ 6 %, avec un chiffre d’affaire constant établi à 12,4 millions d’euros. Tous les secteurs sont plus ou moins concernés : • le déficit de naissances se confirme sur le troupeau allaitant. La FCO affecte la mortalité et la fertilité, avec 11,4 % de veaux de moins sur 12 mois cumulés à fin mai 2009 en Bourgogne. • moins de lait à produire et un prix en baisse pour le troupeau laitier • la décapitalisation se poursuit en cheptel ovin (40 % de volume en moins en 7 ans en Bourgogne) • les abattages de volailles se stabilisent depuis août 2008, la consommation repart. • le cours du porc n’a pas bénéficié de la hausse estivale habituelle (- 9 % comparé à 2008).

Les aliments composés Soréal pour ruminants détiennent le plus gros chiffre d’affaires malgré leur recul en fin de campagne ; il en est de même pour les déshydratés. Pour les produits de négoces (aliments minéraux, sels et blocs, nutritionnels), les quantités vendues sont en léger recul. L’augmentation du chiffre d’affaire est surtout liée aux prix des phosphates qui les composent.

En perspective

Répartition du chiffre d’affaires aliment 12,4 millions d’€

Soréal et Dijon Céréales disposent d’une gamme commune d’aliments composés depuis le 1er juillet 2009, avec des techniciens spécialisés pour accompagner les éleveurs dans leurs productions actuelles et futures. Le groupe LDC Louhans confirme des besoins d’approvisionnement en volaille sur le sud du département et sur le nord, pour Laguillaumie à Appoigny. Un besoin s’exprime en jeunes bovins finis pour Bigard à Venarey-lesLaumes.

0,92

céréales 7,4%

4,1

2,55

2,25

1,27

ruminants 33%

tourteaux 20,5%

déshydratés 18,1%

minéraux 10,2%

0,55

volailles 4,4%

0,37

0,33

allaitement 3%

chevaux 2,7%

0,09 liquides 0,7%

Innovation dans l’alimentation des équidés La filière nutrition équine innove : après le Dixit-Mix, voici un nouvel aliment estampillé Dijon Céréales, le DixitFibres (commercialisé depuis novembre 2009). Grâce à son apport de foin de prairie naturelle 1ère coupe (dactyle, ray-grass et fétuque) et à ses flocons de céréales cuites, Dixit-Fibres procure au cheval une meilleure digestibilité

(plus de mastication, plus de salivation). Ce produit est issu d’une recherche sur l’abaissement de la teneur en protéines dans un aliment équin, qui aide à lutter contre les myosites (coup de sang) et les fourbures. Il est adapté pour le maintien des chevaux en bonne santé et l’amélioration des performances dans leur activité.

Les coopératives Dijon Céréales et Bourgogne Élevage se sont associées il y a 10 ans pour créer L’Éleveur Bourguignon, société spécialisée dans la fourniture de matériel d’élevage au magasin de Pouilly-en-Auxois. Des techniciens spécialisés dans l’élevage, et les moyens logistiques des 2 coopératives, permettent de répondre aux besoins des éleveurs de façon réactive, en réalisant avec eux leurs projets d’aménagement et d’équipement. La livraison du matériel est assurée par transporteur en directe usine en fonction des groupages de commandes ou par DCL.

L’Éleveur Bourguignon s’appuie sur une trentaine de fournisseurs. Il propose une gamme de produits variés, qui va du petit matériel d’élevage à l’aménagement complet des stabulations. Certains produits, à l’image des filets brise-vent, peuvent également répondre aux besoins des agriculteurs céréaliers.

L’Éleveur Bourguignon : 12 rue de la Coopérative - 21320 Pouilly-en-Auxois - tél. 03 80 90 66 60 - fax 03 80 90 86 48


18

Logistique

Un vrai métier au service du Groupe Avec près de 4 millions de kilomètres parcourus par son parc de véhicules, Dijon Céréales Logistic confirme son importance dans l’organisation du groupe Dijon Céréales.

La centralisation de l’activité logistique au sein de Dijon Céréales Logistic, a permis d’optimiser les flux sur chacun des métiers, mais aussi de réaliser des économies d’échelle en maximisant la charge camion de façon transversale à l’activité des différentes entreprises.

L’activité de Dijon Céréales Logistic en 2008-2009 • Chiffres d’affaires : 7,65 millions d’euros • 3,8 millions de kilomètres parcourus • 60 véhicules depuis avril 2009 • Métiers du grain : 42 % du CA (ne représentent que 28 % des frais de transport en camion de la coopérative) • Meunerie : 35 % du CA • Carburants : 3 % du CA • Légumes en frigo : 3 % du CA • Affrètement : 18 % du CA

de carbone, principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique. Élaborée par le Ministère de l’Écologie et du Développement Durable, en partenariat avec l’Ademe, la démarche répond à un des objectifs du Grenelle de l’environnement : diminuer de 20 % les émissions de CO2 d’ici 2020. Pour initier ce projet, Dijon Céréales Logistic met en place actuellement une phase de diagnostic qui débouchera sur des actions concrètes, selon trois axes majeurs : • la modernisation progressive de la flotte avec les motorisations aux normes, • la formation des conducteurs à l’éco-conduite, • l’optimisation des flux.

DCL roule durable La société de transport du groupe Dijon Céréales s’implique volontairement dans la démarche nationale «Objectif CO2 : les transporteurs s’engagent». Cette démarche vise à réduire les émissions de dioxyde

Exploitation Gérée en quatre grandes régions, l’activité d’exploitation de Dijon Céréales s’appuie sur 78 sites, dont 13 silos stratégiques.

N71

Poinçon

Planay Asnières

Villaines

Montbard Trévilly

Précy s Thil

Poiseul

Vitteaux

Bussières

N74

Marey

Occey Orain Sacquenay Lavilleneuve

Selongey

Salives

Chanceaux Villaine Venarey Frolois Epoisses Semur en Auxois Munois

N6

A31

Fraignot Minot

Lucenay

Quincy A6

Aignay le Duc Baigneux

Is/Tille

Lamargelle

Chazeuil Fontaine

Véronnes

Lux

Chaignay

St Julien

Fromenteau

Vantoux

Bourberain Beaumont

Renève

Beire

St Thibault

Saulieu

13 silos stratégiques 7 silos majeurs expédition 11 silos de stockage 47 silos de collecte

Liernais

Sombernon

Binges Remilly St Marie

LONGVIC

Essey Cussy Arnay

Semezanges

Belleneuve

Pontailler

Genlis

Montmirey

Bretenières St Philibert Longecourt Villebichot

Nuits St Georges

Champdotre

Aiserey Brazey

Auxonne Les Maillys

St Usage

Longvay Pagny Franxault La

e ôn Sa

Essertenne

Mirebeau

Prenois

Pouilly

St Seine S Vingeanne

A36


19

Investissements

Plusieurs dossiers majeurs en cours Pour optimiser son fonctionnement et maintenir ses installations aux normes réglementaires, Dijon Céréales poursuit une politique d’investissements soutenue.

Parc de matériels, silos de collecte et stockage pour l’approvisionnement : la coopérative a investi 2,4 millions d’euros en 2007-2008 pour maintenir en état ou faire évoluer ses installations, avec l’objectif d’un meilleur service aux adhérents.

Aiserey, un nouveau centre en Plaine Dijonnaise Sur le site de l’ancienne sucrerie dont la coopérative a repris les installations, Dijon Céréales met en place un nouveau pôle logistique pour la Plaine Dijonnaise. Aiserey est idéalement situé au cœur de cette zone, ses installations éviteront des investissements coûteux sur d’autres sites proches (Genlis, Nuits-Saint-Georges). L’ancien point de collecte de Magny-Saint-Médard a été démonté puis remonté à Aiserey. Avec les 25 000 tonnes de capacités de stockage grains présente sur le site, cette nouvelle installation s’est avérée très utile dès sa mise en place pour la moisson 2009. En complément de ce point de collecte, un bâtiment de stockage engrais sera construit pour l’automne 2010. Sa capacité sera de 5 000 tonnes. Bretenière, 10 km

De nouvelles capacités de stockage Comme le montre le tableau ci-dessous, les sites Dijon Céréales d’Époisses, Venarey-les-Laumes et Poinçon sont aujourd’hui particulièrement sollicités. Le silo de Poinçon, par exemple, effectue près de 5 rotations par campagne (38 900 tonnes de céréales traitées pour 8 000 tonnes de capacités). À Poinçon, un nouveau silo d’une capacité de 17 000 tonnes sera réalisé pour la collecte 2010, portant le stockage total à 25 000 tonnes. À Venarey, ce sont 20 000 tonnes de capacités supplémentaires qui seront construites pour la moisson 2010, de quoi soulager aussi le site d’Époisses.

Longecourt, 5 km

Genlis, 10 km

Brazey-en-Plaine, 5 km

St-Usage, 11 km

Is-sur-Tille, un site à vocation régionale Avec la suspension de l’activité de la ligne SNCF Mirebeau - Is-sur-Tille, le site Dijon Céréales d’Is devait évoluer pour prendre une réelle dimension régionale en matière d’approvisionnement engrais. La réception engrais vrac a ainsi été réaménagée avec un débit supérieur, lui permettant de traiter un train complet en une journée. Un nouveau stockage engrais liquide de 4 500 tonnes, en rétention, a également été réalisé.

Capacité en T

Volumes 2008-09

Nb de rotations

Venarey-lesLaumes

48 500

110 795

2,3

Époisses

34 000

93 770

2,8

Is-sur-Tille

65 000

74 800

1,15

Saint-Julien

35 000

74 560

2,1

Mirebeau

45 000

51 850

1,15

Munois

23 000

46 800

2

Poinçon

8 000

38 900

4,9

Et aussi : • Venarey-les-laumes construction d’un séchoir à grains. • longvic nouveau stockage fuel pour l’activité distribution fuel.


20

Bilan financier Les comptes

2008 / 2009 : encore des variations

Compte de résultat

L’exercice 2008/2009 aura encore été très marqué par des variations importantes. • hausse de la collecte de 18 % • hausse du chiffre d’affaires = + 11 % • baisse du prix des céréales • hausse du prix des engrais sur le début de campagne • crise financière et forte baisse des taux d’intérêts sur le 1er semestre 2009.

Le Résultat Net de la coopérative à 5,6 millions d’E traduit une excellente performance économique tout en étant très compétitif sur les prix des céréales payés aux adhérents. Le résultat d’exploitation progresse de 50 % à 11 millions d’E

Les exercices se suivent et ne se ressemblent pas. C’est dans ce contexte que la capacité d’innovation et la qualité de d’organisation de Dijon Céréales sont des atouts indéniables et des gages de sécurité pour les adhérents.

Bilan Dijon Céréales au 30 juin 2009 Une très bonne performance et des fonds propres confortés chaque année, permettent de redistribuer la moitié du résultat aux adhérents de la coopérative.

Compte de résultat en KE 2008/09

2007/08

334 718

300 898

-272 728

-251 692

659 -44 049 - 4 009 -3 626

860 -38 554 - 4 596 522

résultat d’exploitation

10 965

7 439

• résultat financier • résultat exceptionnel

-3 220 -2 118

-3 201 +74

5 627

4 312

chiffre d’affaires achats céréales et approvisionnement • produits divers d’exploitation • charges diverses d’exploitation • amortissements • provisions nettes

excédent net

Projet d’affectation du résultat résultat net avant I.S.

Bilan Dijon Céréales en millions d’euros

5 627 449,60

résultat T.N.A.

-470 000,00 5 157 449,60

excédent à répartir

Actif

passif

capital non appelé 0,258 actif immobilisé 44,167

22,5% Total actif stable

fonds propres 73,605

44,425

réserve légale 10%

515 744,96

réserve dot. Unigrains / Sofiprotéol

249 999,00

réserve remboursement capital

732 252,00

ristournes jeunes agriculteurs 37,3%

84 818,12 441 302,62

intérêts aux parts

(ANC 4% associés coop. 2,50%)

16,4%

stocks 32,365

Fonds roulement 37,707

dont résultat 5,627

det. Fin.M&LT 8,527 4,3%

réserve provisions intérêts aux parts

200 000,00

prime de bilan + charges sociales

300 000,00

autres réserves

740 007,50

ristournes confiance

1 893 325,40

Ristournes confiance céréales

61,1%

autres actifs 120,722

autres dettes 115,38

Total bilan 197,512

58,4%

• blé BBC • blé contrat stockage • colza éneg. ACE • jachère énerg. • tournesol ACE • oléique jachère • maïs

Approv.

euro / T

montant

63 055 72 809 32 468 15 764 3 027 647 25 048

de 2 à 4

164 063,85 218 427,17 324 686,71 157 640,35 45 406,61 9 713,72 125 240,00

3 10 10 15 15 5

1 045 178,40e

Céréales approv.

tonnage

• ristournes produits de santé des plantes • semences maïs, tournesol

789 575,00 58 572,00 848 147,00e 1 893 324,40e


21

Bilan financier Analyse des comptes

Une base solide : les adhérents

Une excellente structure financière

La coopérative s’appuie sur 3 800 adhérents qui détiennent plus de 17 millions d’E de capital social. C’est une force pour l’entreprise.

Les ratios et la structure financière confirment nettement l’excellente performance de la coopérative en 2008 / 2009. C’est aussi le fruit d’une politique d’investissements qui a doté la coopérative d’un outil moderne et performant pour améliorer le fonctionnement et mieux maîtriser les coûts. Évolution la capacité d’autofinancement 14,916 Évolution de lade capacité C’est sécurisant pour d’autofinancement l’avenir. 14,916

Mouvements du capital social 2008 / 2009 capital au 30/06/08

18 123 003e 3 883 adhérents

souscriptions 2008/2009

149 994e dont 15 adhérents nouveaux

remboursements 2008/2009

-882 246e 110 adhérents

capital au 30/06/09

17 390 751e 3 788 adhérents

Évolution de la capacité d’autofinancement

+ 80% 7,841 7,841 par rapport à la moyenne 4,882

8,425

8,425

8,356

14,916

en millions en millions d’ € d’ €

8,356

en millions d’ €

4,882

8,425

8,356

7,841 2004/05 2004/05

2005/06 2005/06

2006/07 2006/07

2007/08 2007/08

2008/09 2008/09

4,882

Évolution des investissements : 73,6 ME en 14 ans

2004/05

L’importance des investissements depuis la création de Dijon Céréales (5,3 ME par campagne en moyenne), a permis l’amélioration constante de l’outil de travail.

2005/06

2006/07

2007/08

Évolution du fonds de roulement net global Évolution du fonds de roulement net global

11.979

11.671

35,805 35,805

En millions d’euros

39,096 2005/06 34,506 2005/06

35,805

2006/07 2006/07

2007/08 2007/08

29,599

2004/05

6.346 6.509

6.316 5.356

5

5.484

Moyenne 5 258 000 € par an

2005/06

2006/07

2007/08

en 5 ans

3.595 2.359

2.596

2.226

Évolution des fonds propres

1.385

62,5

65,5

62,5

65,5

67,7

70,5

67,7

96/97

97/98

98/99

99/00

00/01

01/02

02/03

03/04

04/05

05/06

06/07

07/08

08/09

2008/09

2004/05 2004/05

2005/06 2005/06

65,5

62,5

2004/05

2005/06

en millions en millions d’ € d’ € 70,5

73,373,3

en millions d’ €

0 95/96

2008/09 2008/09

en millions d’ €

Évolution des fonds propres Évolution des fonds propres + 11 ME

4.02 3.77

en millions en44,729 millions d’ € d’ €

29,599 29,599

2004/05 2004/05

10

44,729 44,729

+ 15 ME Évolution net global en 5 ans du fonds de roulement 39,096 39,096 34,506 34,506

73 614 012 e d’investissements (hors participations) depuis juillet 1995

2008/09

2006/07 2006/07

67,7

2006/07

2007/08 2007/08 70,5

2007/08

73,3

2008/09 2008/09

2008/09

Chiffres clés consolidés (en millions d’E)

Groupe

Tous les indicateurs de la Coopérative et du Groupe s’améliorent d’année en année. Avec plus de 400 ME de chiffre d’affaires consolidé (28 sociétés), Dijon Céréales a l’ambition d’être une entreprise dynamique, innovante, toujours en recherche de partenariat pour conforter des filières, des débouchés et développer aussi sa grande région.

2008/2009

2007/2008

437,867

404,818

12,989

6,784

7,974

4,174

CAF

17,244

9,581

Fonds propres élargis

72 ,241

60,421

Total bilan : consolidé

234,182

226,978

Chiffre d’affaires Résultat d’exploitation Résultat net part du Groupe


Distribution

Natura’Lisa

p. 23

Natura’Lis

p. 24

Bourgogne Viti Service

p. 25


23

natura’lisa

Entre des mains d’experts La société Natura’Lisa est connue par le grand public pour ses magasins spécialistes des loisirs verts : GAMM VERT.

Depuis plus de trente ans, ces jardineries de proximité se distinguent par une offre produits complète qui va du bricolage au jardinage en passant par les vêtements et l’animalerie, des produits du terroir au rayon chasse et pêche… Le savoir-faire Gamm Vert, c’est aussi l’expertise de ses vendeurs qui apportent un conseil à la fois adapté au professionnel du monde agricole et au grand public. Le chiffre d’affaires de la saison 2009 atteint 9,1 millions d’euros, en augmentation de +6 % pour cette campagne. Avec une progression constante chaque année et de bons résultats en 2009, le réseau Gamm Vert se place en tête des enseignes de jardinerie en France. C’est d’ailleurs le seul réseau à voir son chiffre d’affaires progresser dans une conjoncture économique assez défavorable.

élevage alimentation animale 2 337 251€

vêtements chaussants 1 148 995€

26%

13% 9%

bricolage aménagements 750 820€

41%

11% autres

926 723€

jardinage végétaux

Au jardin, cultivons le durable ! En s’engageant dans la «Charte du Développement Durable» du réseau Gamm Vert, nos équipes se sont formées pour conseiller et informer le consommateur sur toutes les bonnes pratiques au jardin : identifier les bons produits pour adopter les bons gestes ; repérer les produits permettant des économies d’eau et les produits respectueux de l’environnement. Avec Gamm Vert, le jardinage sera responsable.

3 657 371€

Un trophée d’or attribué au magasin Gamm Vert de Pouilly Début octobre 2009, le 12e congrès national Gamm Vert à Lille a rassemblé les 850 responsables de magasins ainsi que les animateurs, les responsables achats et les directeurs des structures. À cette occasion, diverses récompenses en matière de qualité ont été décernées. C’est ainsi que Sandrine Doridot-Grandadam, responsable du Gamm Vert de Pouilly, a reçu le trophée d’or du commerce 2009 pour la qualité de mise en avant des produits dans son magasin : mises en scène thématiques,

Amélie Laligant - Sandrine Doridot-Grandadam - Tifany Edouard

création de podiums, «têtes de gondole» et aménagement commercial des sas d’entrée. Autant d’éléments incontournables qui rendent un magasin attractif et accueillant.


24

natura’lis

Des ambitions durables Natura’Lis, dont le chiffre d’affaires atteint 10,8 Me, est désormais un acteur incontournable de la filière.

La Société Natura’lis et sa filiale Hortifloralp sont L’activité connaît une évolution soutenue : spécialisées dans les métiers des espaces verts • 10,8 millions d’euros de C.A. consolidé pour (collectivités, paysagistes), de l’horticulture, de la Natura’lis et Hortifloralp au 30 juin 2009 (6 millions REVENDEURS pépinière et des terrains de sports (golfs, hippodromes). d'euros en 2005-2006 ; 6,4 millions d’euros en 2006GOLFS, HYPPODROMES

Forte d’une équipe technico-commerciale de 16 spécialistes certifiés, la société Natura’lis commercialise une gamme de produits professionnels adaptés aux zones non agricoles (ZNA) sur les régions Bourgogne, HORTICULTURE ET PÉPINIÈRE Franche-Comté, Rhône-Alpes, Auvergne et Champagne Ardennes (Aube et Haute Marne).

COLLECTIVITÉS 13% ; 8,4 millions 2007 d’euros en 2007-2008).

6%

31%

Natura’Lis apparaît désormais comme un acteur 23%incontournable de la filière et est reconnue pour ses compétences techniques et sa compétitivité économique. 27%

PAYSAGISTES

Répartition du C.A. / segment de clientèle

matériel et irrigation

REVENDEURS GOLFS, HYPPODROMES

HORTICULTURE ET PÉPINIÈRE

Répartition du C.A. / famille de produits aménagement extérieur serres et équipements

COLLECTIVITÉS

13% 6%

31%

produits plantations paillages

23%

3%

5%

4%

4%

produits phytosanitaires

30%

9% 6%

poterie

27%

11% substrats, terreaux

PAYSAGISTES

divers

12%

16% fertilisants

semences

divers Natura’lis s’engagematériel en faveur du développement durable ! et irrigation aménagement extérieur 4% 5% verts» En signant la charte Vert Cité (activité «espaces serres et 4% du groupe Invivo) équipements en faveur du «développement 3% une stratégie durable» Natura’lis s’est engagé dans de développement produits intégrant les orientations plantations environnementales tel que le plan éco phyto 2018, la paillages 9%la gestion de préservation de la biodiversité ou encore l’eau et des émissions de CO2. 6%

poterie Cette stratégie s’appuie sur plusieurs axes : • L’expertise : la compétence et la formation 11%des techniciens Natura’lis substrats, terreaux

12%

• L’innovation : laproduits recherche et le développement de phytosanitaires nouveaux produits avec l’objectif de commercialiser une gamme de produits «vertueux» • Le service et la communication : accompagner les 30% professionnels de l’environnement dans leurs réflexions techniques (conseil, réunions techniques, plateformes d’expérimentation, communications etc…). • La maîtrise de l’impact logistique (stockage et transport) • 16% La compétitivité économique. fertilisants

semences


25

Bourgogne Viti Service

La gamme s’étoffe encore

Bourgogne Viti Service est spécialisée dans la distribution et le conseil en viticulture et produits de la cave.

Bourgogne Viti Service a installé son siège à Beaune, capitale de la Bourgogne viticole. Ses quatre magasins de proximité sont répartis sur l’ensemble de la côte viticole (Nuits-Saint-Georges, Beaune, Santenay, Mercurey). Sa gamme complète et innovante, accompagnée du conseil des techniciens, répond à l’ensemble des besoins des viticulteurs.

Répartition du chiffre d’affaires Répartition du chiffre d’affaires par gammes par gammes VITI • 5,4 millions d’euros

NUITS-ST-GEoRGES

3,658

1,114 palissage

BEAUNE

0,53 fertilisation

protection des plantes

VINI • 4,1 millions d’euros

SANTENAY

2,400 MERCUREY

0,6

0,5

sucre

bouchon

emballage

L’activité de Bourgogne Viti Services, 9,5 millions d’euros en 2008-2009, se divise en deux grandes familles : • les produits pour la vigne • les produits pour la vinification Le chiffre d’affaires de la gamme vinification augmente régulièrement ces dernières années, avec une offre de plus en plus large en œnologie, dans la gamme des produits secs (emballages, bouchons) mais aussi dans les services liés à la personnalisation des produits (marquages, sérigraphie).

0,10

divers

0,36

outillage protection

0,24

œnologie

Développement durable Bourgogne Viti Service s’inscrit pleinement dans les objectifs du plan Ecophyto 2018. Les techniciens de BVS travaillent activement, avec leurs clients viticulteurs, à la mise en place de méthodes de cultures alternatives (produits de défense naturelle de la vigne, conduite en agriculture biologique) pour réduire l’usage des intrants, protéger le viticulteur tout en conservant la qualité du produit fini au profit du consommateur.

Des produits personnalisés Fin octobre 2009, Bourgogne Viti Service présentait à ses clients son savoirfaire en matière d’imprimerie et de sérigraphie, dans le cadre de son magasin de Nuits-Saint-Georges. Pour aller de l’avant dans des marchés parfois moroses, la société a investi dans des machines d’imprimerie qui permettent la personnalisation des cartons, caisses bois et autres coffrets cadeaux à l’usage des viticulteurs.


La dimension régionale

Dijon Céréales Meunerie

p. 27

Cérévia

p. 29

Bourgogne Céréales Stockage BFC Semences

p. 30

Union Est Agro / Soréal

p. 31

Val Union / Trilégumes

p. 32

Coop d’or / STL

p. 33


27

Dijon Céréales Meunerie Des évolutions majeures

L’exercice 08-09 a été marqué par la fermeture du moulin de Dijon et la mise en place de nouveaux partenariats industriels et commerciaux.

Après 5 années de hausse, la production nationale de farine a enregistré une baisse de 1,3 % en 2008. Elle s’établit à 4,41 millions de tonnes en 2008 (4,47 Mt en 2007) avec cependant des débouchés de farines panifiables qui résistent. À l’instar du marché de la meunerie française, Dijon Céréales Meunerie a du s’adapter pour être plus compétitive et réactive vis à vis de ses trois grands marchés : • les industries utilisatrices 70 % • la boulangerie artisanale 25 % • la grande distribution 5 %

Précy-sur-Marne Saint-Maurice

Longvic Siège Vincelles St-Jean sur Veyle St-Etienne

Moulins conventionnels Plates-formes Moulin bio

Grenoble

Consolider l’activité La décision a été prise de fermer le moulin de l’avenue Jean-Jaurès à Dijon, site historique pour Dijon Céréales et la coopération régionale. Celle-ci est effective depuis juillet 2008. Face à l’accumulation des normes nationales, les possibilités d’évolution industrielle de ce site, enclavé dans l’agglomération de Dijon, étaient devenues inexistantes. Les capacités d’écrasement du moulin de Dijon ont été réparties sur les trois autres moulins du groupe (Vincelles, Saint-Jeansur-Veyle et Saint-Maurice-sous-les-Cotes), maximisant ainsi leur utilisation. Du point de vue social, un «plan de sauvegarde de l’emploi» a été mis en place pour accompagner la suppression de 53 postes au sein de l’entreprise. Il a permis le reclassement d’une grande partie des salariés au sein de Dijon Céréales Meunerie et des autres entreprises du groupe. Parallèlement, le groupe Dijon Céréales a souhaité renforcer sa place sur le marché de la meunerie nationale, en posant les bases d’un grand pôle meunier dans l’est de la France. Des partenariats industriels et commerciaux ont été engagés avec d’autres meuniers et les coopératives de Bourgogne Franche-Comté qui se sont investies dans Dijon Céréales Meunerie.

Le chiffre d’affaires de Dijon Céréales Meunerie s’établit à 56 millions d’euros, près de 118 000 tonnes de farines ont été commercialisées. Dans une activité où les marges sont réduites, l’objectif est de fidéliser une clientèle « de proximité » autour des trois moulins du groupe afin de rationaliser la logistique. En boulangerie artisanale, la mise en place de la plateforme de télévente (basée sur le site Vincelles) il y a trois ans porte aujourd’hui ses fruits. Pour ce premier exercice de l’après-restructuration, l’objectif principal a été de consolider les marchés notamment la boulangerie artisanale. Celle-ci a enregistré une légère progression (+2 %) dans la répartition des parts de marché de Dijon Céréales Meunerie. Si le secteur des industries utilisatrices est stable, le marché de la grande distribution, très concurrentiel, s’est avéré lui plus difficile. À Vincelles, la construction d’un nouveau magasin de stockage farine et compléments pour la B.A. est engagée, afin de rationaliser encore l’activité.

Dijon Céréales Meunerie en chiffres • C.A. 08-09 : 56 ME • 3 moulins • 120 000 tonnes de farines produites • 150 000 tonnes de blés régionaux transformés • 1 100 clients artisans boulangers en Bourgogne Franche-Comté, Champagne-Lorraine et Rhône-Alpes

• 30 camions farine en livraison • 1 labo de panification d’essais • 1 shoow-room de démonstration • 30 technico-commerciaux • 5 boulangers-conseil


28

La clientèle de Dijon Céréales Meunerie 117 855 T en 2008-2009 grandes moyennes surfaces

6 495 T 5%

boulangerie artisanale

29 406 T

25%

70%

industries utilisatrices

81 954 T

À Aiserey, Decollogne dessine une filière bio d’avenir Decollogne, la filiale bio de meunerie du groupe Dijon Céréales, s’investit dans le cadre de la réindustrialisation du site d’Aiserey. Le chantier d’un nouveau moulin bio, d’une capacité de 20 000 tonnes d’écrasement avec des meules de pierre traditionnelles, débutera d’ici la fin 2009 pour s’achever à l’automne 2010. Il s’appuiera sur une partie des installations (notamment le stockage) de l’ancienne sucrerie. Ce projet, dans lequel la coopération régionale

Les capacités des moulins • Vincelles (Jura) : 92 000 tonnes d’écrasement, 70 000 T de farines produites • Saint-Jean-sur-Veyle (Ain) : 26 000 tonnes d’écrasement, 20 000 T de farines produites • Saint-Maurice-sous-les-Cotes (Meuse) : 20 000 tonnes d’écrasement, 15 000 T de farines produites

(conventionnelle et bio) et des groupes de meunerie ont pris part aux côtés du groupe Dijon Céréales, répond à une demande croissante du marché du bio français. Avec ce nouvel outil, les agriculteurs de Bourgogne Franche-Comté disposeront d’une nouvelle filière permettant une diversification de leurs activités. Le débouché devrait apporter de la valeur ajoutée, les prix du bio restent soutenus ces derniers mois, en raison du manque d’offre, quand le blé conventionnel a décroché.

La France meunière 376 entreprises regroupent 451 moulins en activité : • les 4 entreprises leader à dimension nationale (Nutrixo, Soufflet Meunerie, Ariane Meunerie et les Grands Moulins de Strasbourg), avec 49 moulins, représentent 55,2 % du blé écrasé en France, • 9 entreprises à dimension plurirégionale dont Dijon Céréales Meunerie, avec 31 moulins, représentent 17,3 % de l’écrasement,

• 69 entreprises régionales, avec 76 moulins, écrasent 21,2 % du blé, • 294 entreprises départementales, avec 295 moulins, assurent 6,2 % de l’écrasement. Depuis 2 ans, 25 des 100 premières entreprises meunières françaises ont changé de main ce qui représente 10 % de la production et 31 moulins ont fermé.


29

Cérévia

Une nouvelle phase de développement Seine-Yonne (110 Bourgogne et Capserval) vient d’adhérer à Cérévia. Le projet de Fos-sur-Mer est entré dans sa phase active.

La forte volatilité des cours céréaliers de ces derniers mois conforte Cérévia dans ses grands objectifs. En fédérant trois régions et aujourd’hui cinq groupes coopératifs, l’union de commercialisation est un acteur de poids sur le marché. Le périmètre de Cérévia s’est agrandi avec l’adhésion de Seine-Yonne, union qui rassemble 110 Bourgogne et Capserval. Cérévia fédère aujourd’hui un potentiel de 3 millions de tonnes de céréales en commercialisation. Avec l’arrivée de Seine-Yonne et des producteurs du nord de l’Yonne (Sens), Cérévia s’ouvre aussi une nouvelle porte sur l’export via la zone portuaire de Rouen.

3 régions 5 groupes coopératifs

3 millions de tonnes de mise en marché soja, avoine seigle, triticale 200 000T colza, tournesol 400 000T

blé 1 300 000T

orges mouture, brasserie 500 000T

maïs 600 000T

La commercialisation de Cérévia se joue sur deux grands tableaux : ➽ 50 à 60 % sur le marché intérieur • meunerie, • alimentation animale, • trituration, • amidonnerie, • malteurs. ➽ 40 à 50 % export, essentiellement sur la zone Méditerranée et plus marginalement sur le nord de la communauté européenne : • blés : Italie, Grèce, pays tiers dont Maghreb, • maïs : Italie (Sardaigne et Sicile), Algérie, • orge mouture : Sardaigne et Sicile, Maghreb, • orge brasserie : Grèce, Turquie, Tunisie.

silos fluviaux coopératives Cérévia

Cérévia répartit sa logistique de la façon suivante : • 10 % vers le port de Rouen, • 15 % vers le nord de la communauté européenne en trains complets directs ou depuis les silos RhinMoselle, • 75 % vers la zone Méditerranée en logistique fer directe ou en fret fluvial et maritime. Cérévia transporte chaque année plus de 500 000 tonnes en fluvial via l’axe Saône-Rhône. Un bon point pour le développement durable.

À Fos-sur-Mer, un nouveau silo pour être compétitif à l’export Le chantier du nouveau terminal céréalier de 33 000 tonnes de Fossur-Mer (Port St-Louis) est engagé. Pour Cérévia, c’est l’aboutissement d’un dossier qui ouvre grandes les portes (logistiques) du bassin méditerranéen, une clé pour être compétitif sur les marchés pays tiers. La transformation de la manutention portuaire, autour du quai Gloria dont la jauge est taillée pour les bateaux maritimes, permettra de charger des navires de 25 à 30 000 tonnes au

rythme de 1000 T/heure. Un autre stockage de 25 000 tonnes, jusqu’ici géré par la Chambre de Commerce de Marseille, est repris par les coopératives. L’union Cérévia est porteuse de ce projet avec les coopératives de la vallée du Rhône (La Dauphinoise, la Drômoise, Sud Céréales, Coop d’Orange et GPS Manosque). InVivo et le courtier Granit sont également partenaires. La société d’exploitation du site,

jusqu’ici gérée par la Chambre de Commerce de Marseille, deviendra une SICA managée par les coopératives et leurs partenaires au 1er juillet 2010.


30

Une 3ème activité sur le site de Pagny La construction d’un bâtiment de stockage, sur le site de Pagny, va permettre de développer les réceptions d’engrais par voie d’eau. Avec ce nouveau stockage, l’activité engrais devient très complémentaire de l’activité céréale. Ces produits seront distribués localement, mais aussi rechargés en contre voyage des livraisons de céréales (qui prendront la place des engrais pour redescendre vers la Méditerranée) pour approvisionner.

livraison de graines vont rester stables. Ceux réceptionnés en fer vont par contre doubler, donnant encore plus d’importance à la voie d’eau.

Activité 2008 / 2009 du site de Pagny Tonnage céréales : 175 000 T (soit 6 rotations). Ce tonnage n’a jamais été atteint depuis la mise en service du silo en août 2004. Il représente 20 % de la collecte de Dijon Céréales qui est expédiée par la Saône. Tonnage Tourteaux : 61 000 T. Mis en service en mars 2008, le dépôt a rempli sa mission : les tourteaux proviennent de l’usine Saipol du Mériot. Ils sont exportés vers l’Espagne via le fluvial pour la majeure partie, ou distribués localement. À partir de novembre 2009, les volumes réceptionnés en camion sur le retour de

Tonnage d’engrais : 12 000 T. C’est le tonnage que le groupe a fait transiter par Pagny sur l’exercice et ceci sans qu’il y ait de stockage.

L’outil poursuit sa modernisation L’union BFC Semences regroupe les coopératives Dijon Céréales, Bourgogne du Sud, Interval et Terre Comtoise. Elle produit sur ses deux sites de Genlis et de Bèze près de 300 000 quintaux de semences certifiées en céréales à paille, protéagineux et soja. Les volumes produits varient peu d’une année sur l’autre. Pour l’exercice 2008 / 2009, les chiffres sont les suivants :

orge 36,9% 110 000qx

5% 2,7% 1,7%

blé 53,7% 160 000qx

Environ 8 % de la production est mise à disposition de Semences de France sur le circuit long. Le maintien de l’outil à un bon niveau de performance reste une des principales préoccupations. Dernièrement, les investissements triticale 15 000qx ont porté sur la réfection de la voirie, l’ensachage en big bag pois et soja avec aspiration des poussières, le 8 000qx remplacement d’un palettiseur. À noter la mise en place d’un outil divers (avoines, seigles…) informatique sur les deux stations 5 000qx qui permet d’enregistrer les périodes d’exposition aux produits de traitement.

Un groupe coopératif de premier plan Avec 283 coopératives sociétaires, InVivo est le premier groupe coopératif français et l’un des plus importants en Europe. InVivo a pour mission de fournir à ses coopératives partenaires, dont Dijon Céréales, les produits, services, moyens techniques et humains leur apportant performance et différenciation auprès des agriculteurs. De la gestion de structures de stockage au logiciel d’aide à la décision en matière de fertilisation,

le champ d’intervention d’InVivo est extrêmement large. InVivo est organisé autour de quatre pôles d’activités : semences et agrofourniture végétale, stockage et marchés des grains, nutrition et santé animales, distribution et services. Le groupe, présent sur l’ensemble du territoire français et dans plus de 60 pays, réalise un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards d’euros.


31

Un outil collectif essentiel Dijon Céréales maintient son implication forte au sein de l’Union Est Agro. La centrale d’achat, créée en 1992 pour répondre aux enjeux de la PAC, rassemble sept groupes coopératifs*. Plus que jamais, l’Union Est Agro confirme son utilité face à un monde de l’agrofourniture dont la concentration se poursuit et où la massification des achats et l’optimisation logistique priment. Avec 336 millions d’euros de C.A. en 2008-2009, l’UEA pèse aujourd’hui environ 7,5 % du marché national de l’agrofourniture : • Nutrition végétale : + de 600 000 tonnes de volumes traités

• Protection des plantes : 125 millions d’euros de C.A. • Semences : 40 millions d’euros de C.A. • Agro-équipements : 14 millions d’euros de C.A. Les sept coopératives membres de l’UEA représentent environ 25 000 exploitations, pour une surface agricole approvisionnée d’environ 1,4 millions d’hectares. * les autres groupes : Lorca (57), Coopérative Agricole de Lorraine (54), GPB-Dhieuze (57), Comptoir Agricole Hochfelden (67), Terre Comtoise (25) et UCAPA (01).

Une structure d’échange essentielle en agronomie L’Union Est Agro est aussi une structure d’échanges importante en matière d’agronomie pour l’agriculture du quart nord-est de la France. Le service technique Damier Vert de Dijon Céréales collabore activement, à travers l’union, à un réseau d’expertise agronomique qui couvre 20 départements et leurs différents terroirs. Un réseau qui collationne des données sur 22 000 micro-parcelles chaque campagne. Ses références, complétées d’une veille réglementaire constante, sont valorisés auprès des agriculteurs des différentes coopératives par les équipes terrain.

Une nouvelle ère pour la nutrition animale Une réorganisation a été menée au sein du holding financier Soréal (propriétaire de Jacques Cœur et Moulin Guénard) afin de rationaliser l’activité de ce groupe en développant de nouvelles synergies au plan commercial et industriel. Au 1er juillet 2009, les marques Jacques Cœur et Moulin Guénard ont disparu, cédant la place à la marque Soréal. La gamme Soréal propose un panel très complet de produits spécialisés dédiés aux ruminants, porcs, volailles, lapins et équins. Dijon Céréales s’est impliqué dans ce dossier aux côtés des coopératives 110 Bourgogne, Interval et Cérégrain. Soréal vise à optimiser la filière nutrition animale à l’échelle de la grande région, et à réaliser des économies d’échelle au niveau de la fabrication et de la logistique. La production de Soréal se répartit sur trois sites de fabrication : • Vonnas (Ain) • Saint-Jean-sur-Veyle (Ain) • Joigny (Yonne).

La nouvelle entité se situe parmi les premiers groupes régionaux en matière de nutrition animale, avec 280 000 tonnes d’aliments produits en 2008-2009. Soréal, avec l’appui des équipes terrain des coopératives partenaires et de 200 points de vente, a pour ambition de développer un service de proximité avec des produits de qualité, et d’accompagner les projets d’ateliers de production animale en Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes.

280 000 tonnes d’aliments produits en 2008 / 2009 lapin

gibier cheval

6 000 T 1 900 T

7 200 T 3% 2% 1%

porc

50 300 T

18% 46% 30% volaille 83 700 T

ruminants 130 000 T


32

Productions légumières Val Union coordonne la filière régionale

Depuis la campagne 2007-2008, l’union de coopératives Val Union (Dijon Céréales, Bourgogne du Sud et Interval) chapeaute l’organisation de la filière oignons-légumes à l’échelle de la région Bourgogne Franche-Comté.

La structure Val Union a plusieurs missions : approvisionner les outils industriels (Val d’Aucy, STL…) ; organiser et planifier la production (semis, récolte, transports) ; assurer un suivi technique et le conseil aux producteurs (interventions - irrigation) ; gérer la traçabilité et le contrôle qualité. En 2008-2009, Val Union a ainsi couvert la mise en production et la collecte de : • 374 ha d’oignons • 173 ha de pommes de terres

• 1 572 ha de pois, haricots et flageolets • 335 ha de légumes racines Plus de 160 exploitations ont assuré la production dont 77 adhérentes de Bourgogne du Sud, 34 de Dijon Céréales et 55 pour Interval. La production légumière en Bourgogne s’adresse aujourd’hui à deux grandes catégories d’exploitations : les maraîchers spécialisés dans les exploitations du Val de Saône ; les exploitations de grandes cultures en recherche de diversification.

légumes frais La structuration de la filière, qu’il s’agisse des apports en production ou de l’organisation globale de la commercialisation, reste un des points noirs du secteur du légume frais. Avec les moyens logistiques modernes, l’offre se joue aujourd’hui à l’échelle européenne et la France subit la concurrence forte des allemands comme des espagnols. Les circuits de distribution, aujourd’hui très concentrés, profitent largement de cette désorganisation pour imposer des prix non rémunérateurs.

Le chiffre d’affaires de Trilégumes atteint les 7 millions d’euros. La clientèle se répartit de façon égale entre ventes directes magasins, plateformes de distributeurs et grossistes. Ce fut une année de grosse production partout en France, sur tous produits, avec des conséquences évidentes sur les cours. Ainsi le volume de salades produites a progressé de 12,8 % quand le C.A. dégagé sur ce produit reculait de 16 %, soit une déflation de 28 %. En pommes de terre, l’ancienne récolte a débordé sur la nouvelle campagne, annihilant le marché primeur. Les volumes produits reculent de 29 % et le C.A. de 48 %.

La répartition du C.A. par légumes

autres

dont : 7% persil, 7% poireaux, 5% oignons, 4% choux…

35%

37%

28%

pommes de terre

salades


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6 000 tonnes d’oignons frais ont été commercialisées à l’occasion de la dernière campagne, deux tiers issus de la production locale et régionale, le dernier tiers venant des régions limitrophes. Il reste donc du potentiel pour de la diversification dans les exploitations de la Plaine Dijonnaise et du Val de Saône, vis-à-vis de cet outil.

Une production locale pour une vocation internationale C’est déjà la septième campagne oignon qui débute pour STL à Villers-les-Pots. Entièrement reconstruit et mis en route en octobre 2003, cette usine de déshydratation absorbe plus de 160 tonnes d’oignons frais par jour. 50 % du produit fini part à l’export. La commercialisation se joue dans un contexte international toujours très concurrentiel. De nombreux produits d’importation (Inde, Egypte, Chine) arrivent en Europe, les industries alimentaires consultent à l’échelle internationale pour couvrir leurs besoins annuels. La parité euro-dollar (1E=1,49$ à la mi-octobre 2008, 1E=1,27$ début novembre 2008) constitue toujours un handicap pour les entreprises françaises à l’export. STL a pu disposer, en 2008-2009, des volumes d’apport nécessaires à un bon niveau d’activité : • le chiffre d’affaires atteint 9,2 millions d’euros, • 25 000 tonnes d’oignons frais ont été déshydratés. • 3 600 tonnes de produits finis sont sortis de l’usine, dont 2 700 tonnes d’oignons déshydratés.

Les grands comptes industriels peuvent représenter jusqu’à 70 % de la clientèle de STL. À ce titre, un des objectifs de STL est de proposer une gamme à la fois en oignon jaune et en oignon blanc, qui permettrait de répondre à tous les cahiers des charges.

En 2009-2010, l’usine de Villers-les-Pots devrait absorber 30 000 tonnes d’oignons frais. Second intervenant sur le marché européen de la déshydratation, STL réalise la moitié de son chiffre d’affaires à l’export. STL peut mettre de nombreux atouts en avant : • proximité des approvisionnements, un plus quand on parle développement durable et bilan carbone avec les grands industriels, • flexibilité et réactivité avec une usine et un bassin de production situés au cœur de la zone Europe, • qualité de la production en amont et en transformation, avec une traçabilité complète qui va du bulbille jusqu’au produit fini, • sécurité alimentaire avec une usine ultramoderne.

Une nouvelle énergie pour STL ? Compte tenu du coût de l’énergie, la campagne de déshydratation 2008-2009 de STL a coûté cher. La baisse des cours du gaz de ces derniers mois a été annihilée par la parité euro-dollar défavorable, qui entraîne les prix français des produits finis à la baisse. Pour être compétitif sur les marchés, et anticiper une

hausse du coût de l’énergie inéluctable dans les mois à venir, STL cherche donc des solutions. Des projets sont à l’étude autour d’une unité produisant de l’énergie en co-génération (méthanisation ou biomasse) installée au voisinage de l’usine de Villers-lesPots. Cette unité pourrait également alimenter d’autres utilisateurs industriels ou collectivités.


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Perspectives

DĂŠveloppement durable

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Agriculture biologique

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Damier Vert

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Recherche & dĂŠveloppement

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Services

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Communication

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Développement durable Dijon Céréales lance son plan d’actions

Dijon Céréales a engagé une démarche de développement durable qui fait de l’axe environnemental une de ses priorités. Nous développons ici les projets phares initiés à ce jour, souvent inscrits dans un cadre partenarial et collectif.

Bilan carbone La coopérative Dijon Céréales va initier son «bilan carbone» en 2010. L’objet de la démarche est de mesurer l’empreinte environnementale de toute l’activité dans la chaîne d’élaboration des produits issus des «grandes cultures». Le périmètre intègre donc autant les agriculteurs adhérents que les opérateurs des «métiers du grain» (approvisionnement, collecte, logistique) de la coopérative. Les activités administratives seront également évaluées. Du «bilan carbone», l’ambition est de déboucher sur un mode de «management environnemental», avec des bénéfices escomptés dans les domaines de l’économique et du sociétal, autres volets du développement durable.

Une nouvelle dynamique pour le «bio» Dijon Céréales s’est positionné sur l’appel à projet de l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse en faveur du développement de l’agriculture biologique dans l’inter-région Bourgogne Franche-Comté. La coopérative s’investit dans ce dossier aux côtés du Sedarb, d’InterBio et des Chambres d’Agriculture. Son rôle essentiel est de structurer les filières de débouchés pour l’ensemble des productions de la rotation en agriculture biologique, afin d’en assurer la meilleure valorisation. Le futur moulin bio, sur le site d’Aiserey, répond aux exigences d’un projet «durable» avec le développement d’une filière de proximité (production transformation consommation sur un même bassin) qui générera des bénéfices environnementaux, économiques et sociétaux.

Reliquats sortie hiver : une réponse de proximité L’analyse des reliquats azotés en sortie d’hiver est la meilleure façon d’ajuster les apports de fumure azotée minérale aux besoins de la plante, et d’éviter ainsi la pollution des nappes due à des apports excessifs. Dans le cadre de la Directive Nitrates, ces analyses sont devenues obligatoires sur une grande partie de la Côted’Or. Après la fermeture au printemps 2009 du laboratoire départemental, Dijon Céréales s’est investi pour proposer à ses adhérents une solution de proximité dans ce domaine. Le laboratoire CERELAB (qui appartient à la société Gustalis dont Eurogerm et Dijon Céréales sont les principaux actionnaires) a ainsi développé une nouvelle compétence. Il s’est doté d’une capacité d’analyse performante par l’acquisition de deux lignes de spectrométrie.


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La méthanisation : un projet industriel à caractère transversal et collectif À travers ses diverses activités, Dijon céréales produit des «déchets» valorisables en matière d’énergies renouvelables. Les issues de céréales ou encore les déchets de légumes permettent par exemple d’obtenir, par différents procédés, du méthane. Dijon Céréales a initié aux côtés d’autres partenaires régionaux une étude prospective sur des unités faisant appel à la méthanisation de la biomasse fermentescible. L’énergie thermique produite par la cogénération pourrait trouver son utilisation dans la déshydratation des oignons ou encore d’autres substrats (luzerne notamment) issus de la rotation en agriculture biologique. Une étude technico-économique est menée autour d’un outil régional de méthanisation implanté en Val de Saône, au voisinage de la société STL.

Une plateforme collective pour les pulvérisateurs Dans le cadre de l’appel à projet de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, Dijon Céréales initie un dossier de plateforme collective de traitement des effluents phytosanitaires. Cette installation, qui aura valeur d’exemple, poursuivra une double vocation : • limiter préventivement les risques de pollutions ponctuelles des nappes phréatiques, • démontrer l’intérêt économique d’un outil mutualisé comparé aux nécessaires mises aux normes individuelles dans les exploitations agricoles.

impliquée dans la compréhension du risque mycotoxines sur orges, en voie de réglementation. Cette action s’inscrit dans le programme régional de surveillance du risque mycotoxines, intitulé «Céréales de Haute Qualité Sanitaire en Bourgogne».

Pagny, une vitrine pour le photovoltaïque La diminution des gaz à effet de serre fait partie des objectifs principaux du Grenelle de l’Environnement. À l’occasion de la construction d’un bâtiment neuf de stockage d’engrais sur le site de Pagny, l’union Bourgogne Céréales réalise une couverture de 250 m² en panneaux photovoltaïques, représentant une production annuelle d’électricité de 37 000 kWh. Un contrat a été signé avec EDF sur une période de 20 ans pour cet équipement. puissance du générateur

37 800 Wc

production annuelle

37 100 kWh

quantité de Co2 évitée dans l’atmosphère

12,6 tonnes de Co2/an

nombre de foyers moyens pouvant être alimentés

(soit 82 000 km d’une voiture particulière)

15 foyers

Le programme mycotoxines Outre la bonne connaissance des niveaux de contamination éventuelle de la récolte, assurée par un plan de surveillance, la coopérative Dijon Céréales est

Bourgogne Pellets pour une nouvelle filière durable À Aiserey, la SICA Bourgogne Pellets a pris la succession de la Secopulpe. L’unité industrielle se reconvertit totalement, à partir de 2010, grâce à deux activités principales de granulation qui feront l’objet de deux chaines de fabrication spécifiques : • les issues de céréales du groupe Dijon Céréales • les tiges de miscanthus Bourgogne Pellets vise à développer une nouvelle filière, axée sur le développement durable, grâce à la culture d’un millier d’hectares de miscanthus. Sa production sera concentrée chez les agriculteurs coopérateurs régionaux situés dans un rayon de 50 km autour de l’usine. Le Miscanthus permettra une diversification culturale et pourra être une alternative dans certaines zones critiques comme celles des périmètres de puits de captage. Le miscanthus, plante stérile et non invasive, ne nécessite pas de traitements phytosanitaires et apports d’engrais. Implanté pour 15-20 ans et récolté annuellement, son bilan carbone est positif.

Les usages des granulés de miscanthus sont multiples • le marché du chauffage (2kg = 1l de fuel) • la litière des chevaux ou des volailles (sans poussière et 3 fois plus absorbante que la paille), • le paillage pour les espaces verts • le composant dans certains agro matériaux. Bourgogne Pellets distribue également des granulés de bois pour poêles et chaudières.


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Agriculture biologique

Dijon Céréales croit au bio et le prouve Certifiée Ecocert, la coopérative Dijon Céréales s’est dotée de moyens humains et matériels pour accompagner le développement de l’agriculture biologique.

Le marché du bio est aujourd’hui déficitaire en France. Dijon Céréales s’y investit depuis déjà plusieurs années avec l’ambition de structurer tous les échelons de la filière (recherche agronomique, approvisionnement, collecte, transformation). La coopérative souhaite aussi apporter à ses adhérents une opportunité de diversification. Du point de vue technique, des essais et des formations d’agriculteurs sont mis en place tous les ans avec la Chambre d’Agriculture de Côte-d’Or, autour de quatre thèmes prioritaires : • la maîtrise des adventices, • la fertilisation organique, • la rotation longue (6 à 8 ans), • les essais variétaux notamment autour des variétés de blé meunier. Côté approvisionnement, la centrale d’achat UEA a parfaitement intégré les besoins du bio. Le service technique Damier Vert vient en appui pour valider l’intérêt réel de certains produits certifiés bio.

Priorité à l’alimentation humaine Dijon Céréales recherche au maximum les débouchés en alimentation humaine, plus contraignants en termes de cahier des charges, mais plus rémunérateurs pour le producteur. Dans la filière blé, la construction d’un moulin bio pour la société Decollogne est en route à Aiserey, dans lequel la coopération régionale s’est investie collectivement (voir p. meunerie). Cette unité complètera le moulin de Précysur-Marne, qui absorbe la grande majorité des blés bio panifiables produits en Bourgogne. Une filière soja bio est en place, avec un partenaire allemand, pour la fabrication de tofu. Certaines productions plus confidentielles (épeautre, lentilles, sarrasin) sont valorisées en commun avec la Cocebi pour aller sur des marchés plus spécifiques . Les céréales secondaires sont valorisées en alimentation animale avec des fabricants partenaires. Dijon Céréales est présent dans les conseils d’administration des structures régionales Bio Sedarb et Interbio. Elle est un des principaux acteurs du dossier «introduction du bio dans la restauration collective» portée par la région Bourgogne.

Le Bio progresse en Bourgogne En Bourgogne, comme en France, on observe une augmentation notable du nombre d’engagements en agriculture biologique. En 2008, la viticulture et le maraîchage sont les secteurs les plus dynamiques. • 502 exploitations agricoles Bio en Bourgogne dont 68 nouvellement notifiées cette année • 30 000 ha de S.A.U. bio, dont 2 650 hectares en conversion • 170 exploitations Bio en Côte-d’Or pour 8 800 hectares de S.A.U. Source : observatoire Régional de l’Agriculture Biologique en Bourgogne


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Damier Vert

Pour une agriculture bien dans son temps Damier Vert vise à apporter aux adhérents de Dijon Céréales les clés de l’adaptation réussie des exploitations face aux nouveaux défis de l’agriculture. Baisse progressive des intrants et des traitements phytosanitaires, durcissement de la réglementation environnementale, le paysage de l’agriculture évolue en permanence. La première mission de Damier Vert est d’apporter des solutions à cette nouvelle donne. Près de 170 essais différents ont été conduits par le service technique lors de la campagne 2008/2009, sur différents terroirs représentatifs de la ferme Dijon Céréales. Les deux plates-formes d’Aiserey (Plaine Dijonnaise) et Chanceaux (Châtillonnais) menées en partenariat avec Arvalis, l’Inra, le Cetiom et la Chambre d’Agriculture de Côte d’Or, ont accueilli plus de 700 agriculteurs en juin 2009. Au-delà des essais «classiques» sur blé, orge et colza, de nouvelles thématiques émergent aujourd’hui.

Quatre essais ont été menés sur les «stimulateurs des défenses naturelles» (2 sur vigne, 1 sur blé et 1 sur pomme de terre), des molécules d’origine naturelle (apports d’acides aminés, oligoéléments) qui développent les capacités de défense de la plante. Un essai conséquent sur les différents couverts végétaux d’automne, limitant le lessivage des sols, a été implanté à Flammerans : 21 espèces pures et plus de 200 mélanges. Damier Vert se penche également sur la problématique des sols, supports vivants des cultures. En partenariat avec Agrosup Dijon (avec l’intervention de Gérard Trouche, maître de conférence) plusieurs formations ont été dispensées à l’attention des équipes Terrain de Dijon Céréales. En Franche-Comté, le GIE Damier Vert poursuit son activité, et ce sont plus de 25 essais qui ont été conduits à l’attention des adhérents de la coopérative Terre Comtoise.

Agrément BPE, c’est fait ! Depuis début novembre 2009, Damier Vert est officiellement agréé BPE «Bonnes Pratiques Expérimentales». Cet agrément permettra de voir certains essais de la coopérative intégrés dans les dossiers d’homologation des produits phytopharmaceutiques et de travailler plus en amont sur les innovations des firmes.

PIAE, une approche collective et moderne de l’agriculture Dijon Céréales est un acteur majeur du projet de Plateforme d’Innovation Agro-environnementale (PIAE) initiée dans le cadre du pôle de compétitivité Vitagora. Cette plateforme de développement associe les coopératives «grandes cultures» de Bourgogne Franche-Comté, les instituts techniques et organisations économiques interprofessionnels, les chambres d’agriculture mais aussi les industriels de l’agro-alimentaire et firmes de l’agrofourniture, PME et laboratoires de recherche publics et privés. La PIAE entend contribuer à la mise au point de nouveaux systèmes et itinéraires culturaux, de services et d’outils d’aide à la décision limitant l’impact environnemental de l’agriculture. Elle vise le développement d’une

Agriculture à Haute Valeur Environnementale (AHVE), dont les exploitations certifiées apporteront qualité et quantité de production dans le respect optimum du milieu.


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Recherche et développement Farine+ pour préparer les pains de demain

L’implication du groupe Dijon Céréales dans la recherche et développement se concrétise notamment à travers son action au sein du pôle de compétitivité Vitagora, dont le projet Farine+ est l’emblème. Farine+ est le premier projet à avoir été labellisé par le pôle de compétitivité Vitagora® GoûtNutrition-Santé. Le programme de recherche porte sur l’ensemble des étapes de la filière qui va de la culture du blé à la commercialisation du pain. Il implique largement Dijon Céréales (son service technique Damier Vert) et Eurogerm à travers l’action du centre de recherche Gustalis-Cérélab. Il bénéficie également des compétences et expertises réunies par Vitagora en Bourgogne et Franche-Comté : Inra, Centre Européen des Sciences du Goût, Gérontopôle BFC, Université de Bourgogne et Welience Agroalimentaire.

la satiété et des mécanismes digestifs. Une étude clinique sera lancée fin 2009 pour valider scientifiquement les apports des premiers «pains seniors», avec l’espoir que ceux-ci puissent être mis en marché au cours des prochaines années.

La vocation de Farine + est de créer les pains de demain, qui répondront aux besoins nutritifs et fonctionnels des différents âges de la vie, tout en intégrant la dimension essentielle du goût.

Des résultats encourageants

Un contrat de performance pour Vitagora

Les résultats obtenus à ce jour sont encourageants. 350 variétés de blés ont été emblavées et suivies dans le cadre la Ferme d’Excellence, validant un grand nombre de références agronomiques. Après la phase de laboratoire, l’équipe du projet est aujourd’hui capable de qualifier de nombreuses variétés de blés en fonction de leurs «capacités» nutritionnelles et sensorielles dans le produit fini. Le programme «Mouture+» conduit des essais sur pilote en vue d’une simplification du process de mouture chez les meuniers. Objectif, extraire à l’optimum les éléments nutritionnels du grain tout en réalisant des économies d’énergie. Le projet «pain obésité» travaille sur l’identification et la classification d’ingrédients fonctionnels, avec l’étude de

Le contrat de performance 2009-2011 de Vitagora a été signé le 9 juillet 2009, au siège de Dijon Céréales. Il engage le pôle de compétitivité, l’Etat et les collectivités territoriales de Bourgogne et de Franche-Comté, et définit la feuille de route stratégique de Vitagora, ses axes de développement scientifique, pour les deux ans à venir. Vitagora, ce sont : • 100 projets en portefeuille dont 43 financés et lancés • 130 entreprises engagées autour des différents projets • 67 laboratoires de recherche publics et privés • 88 millions d’euros d’investissements R&D • 576 millions d’euros de C.A. prévisionnels générés par les projets.

Une technologie innovante pour des produits savoureux Trilégumes propose aujourd’hui une nouvelle gamme de légumes et pommes de terre prêts à cuisiner ou à assembler, qui s’appuie sur une technologie innovante : la cuisson vapeur dans l’emballage (CVE). Cette technologie a été développée par LCN Bourgogne. Elle permet de conserver les qualités nutritionnelles,organoleptiques et sensorielles des légumes. Ces nouveaux produits ont été mis au point, développés et validés en partenariat avec le pôle de compétitivité Vitagora «Goût-Nutrition-Santé».


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Services

Vers l’agriculture de demain Pour accompagner ses adhérents vers l’agriculture de demain, Dijon Céréales développe une gamme complète d’outils et de services qui apportent information, expertise mais aussi capacité de décision.

Damier Vert Expertise, du diagnostic à l’action Accompagner l’évolution des exploitations avec la mise aux normes de leurs installations en regard de la réglementation. Telle est la mission du service Damier Vert Expertise. Aujourd’hui, les contraintes environnementales d’une exploitation agricole portent, au-delà des pratiques culturales, sur les bâtiments et différentes installations. Le service «Damier Vert Expertise» apporte une expertise et des conseils adaptés autour des installations de stockage phytosanitaires, des différentes rétentions et ou encore du photovoltaïque en agriculture.

Damier Vert Expertise accompagne également les adhérents de Dijon Céréales dans l’instruction des dossiers de subventions qui soutiennent des réalisations structurantes : • diagnostic préalable aux aides environnementales ou à l’amélioration des conditions de stockage (Région - Département), • évaluation du bilan énergétique (Plan de Performance Énergétique), • pré-diagnostic d’installation pour le photovoltaïque à la ferme. Damier Vert Expertise : Michel Quillay au 06 72 81 39 90

À partir des diagnostics réalisés chez l’adhérent, Damier Vert Expertise permettra de mener à bien : • la réalisation du local de stockage des produits phytosanitaires, • la réalisation des rétentions fioul engrais, • la rédaction du «Document Unique», • le calcul et dimensionnement du système de gestion effluents phytosanitaires, • la réalisation de la plateforme pulvérisation (lavageremplissage), • un diagnostic Aquasite® (bilan personnalisé de l’utilisation des phytos de l’exploitation),

Dijon Céréales, c’est aussi de l’internet et des oAD Depuis un certain nombre d’années, Dijon Céréales met à disposition de ses adhérents des solutions informatiques afin de mieux répondre aux exigences technico-économique et réglementaires, mais aussi d’être mieux informés. Indice, le portail extranet évoluera en 2010 Plus de 500 adhérents sont aujourd’hui connectés à Indice. Ce portail apporte une information générale sur la coopérative, mais aussi professionnelle avec notamment les suivis d’activité ou l’info technique. Au printemps 2010, une nouvelle version du site verra le jour utilisant les nouvelles techniques plus interactives du web 2.0. Indice est accessible sur www.dijon-cereales.coop Épiclès, la gestion complète de la fertilisation qui répond à la réglementation Depuis maintenant 3 ans, Épiclès permet aux adhérents de Dijon Céréales de calculer les besoins réels en fertilisation N-P-K de leurs parcelles. Avec la montée en puissance des zones vulnérables dans la région (plus de la moitié des communes de Côte d’Or sont maintenant concernées), l’outil garantit également le respect de

la réglementation définie dans le cadre des arrêtés préfectoraux Directive nitrates. Inventerre, l’outil d’enregistrement des pratiques Inventerre est une solution d’enregistrement des pratiques culturales en ligne, utilisée aujourd’hui par près de 300 adhérents de la coopérative. Lancée en 2006, l’outil ne cesse de progresser. Depuis la dernière campagne, il permet notamment de récupérer automatiquement les bons de livraison pour faciliter les enregistrements. En 2010, une nouvelle interface, plus complète et plus ergonomique sera disponible. Positif, le calcul du ToP Septo pour optimiser les interventions fongicides des céréales Dans le contexte actuel de réduction des intrants, nous avons besoin d’outils pour mieux positionner les interventions fongicides, en fonction du contexte de l’année, de la sensibilité variétale… Positif est utilisé depuis un grand nombre d’années chez Dijon Céréales, et d’autres applications, concernant l’ensemble des aspects de la protection phytosanitaire sont en cours de test.


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Communication

Des événements qui rassemblent

La vie de Dijon Céréales est ponctuée, au fil de l’année, par de nombreux évènements qui font le lien entre les équipes et les adhérents de la coopérative, ou qui ouvrent l’entreprise vers le grand public. À travers ces rendez-vous, Dijon Céréales cultive un relationnel humain fort et une convivialité qui sont une force pour notre groupe coopératif.

Foire de Dijon (novembre 2009) : Dijon Céréales est un des initiateurs du «Quartier des Saveurs» sous l’égide de l’Aria et Vitagora. La deuxième édition a été une grande réussite, avec des animations très variées des filières agricoles et des entreprises alimentaires sur plus de 600 m² et surtout l’ouverture du «Restaurant des Saveurs». L’occasion de montrer que l’agriculture a aussi pour vocation d’alimenter les grandes tables, comme celle de Marc Meneau, un des treize grands chefs qui ont participé à la quinzaine gastronomique dijonnaise.

Club des Marchés 2009-2010 (nov. 2009) : Plus de 250 adhérents de Dijon Céréales ont participé début novembre 2009 au lancement de la nouvelle campagne du Club des Marchés, qui se déroulait dans le cadre de la Foire de Dijon. L’occasion d’un point d’information très complet sur les marchés mais aussi de passer un bon moment tous ensemble.

Rencontres techniques (juin 2009) : Sur le site d’Aiserey en pleine reconversion industrielle, les rencontres du Technopôle AgroEnvironnement Dijon Bourgogne ont attiré plus de 500 participants. Une manifestation qui fédère donc les hommes mais aussi les organisations avec Dijon Céréales - Damier Vert, l’Inra, la Chambre d’Agriculture de Côte-d’Or, Arvalis, le Cetiom et le pôle de compétitivité Vitagora. À Chanceaux, le 16 juin 2009, plus de 250 agriculteurs ont découvert les essais «spécial plateaux» de Damier Vert.

Convention du personnel des «Métiers du Grain» (juin 2009) : L’esprit d’équipe se cultive. À l’occasion de cette convention du personnel, les collaborateurs de Dijon Céréales ont fait le point sur la stratégie de la coopérative et du groupe, notamment sous l’angle du développement durable. Avec l’objectif surtout de travailler tous ensemble au service de l’adhérent.


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Coordonnées Dijon Céréales

4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21604 Longvic cedex tél. 03 80 69 21 21 - fax 03 80 69 21 22 courriel : contact@dijon-cereales.fr

www.dijon-cereales.fr www.dijon-cereales.coop (extranet Indice) Dijon Céréales nutrition Animale

Rue du Château - 21150 Darcey tél. 03 80 96 26 12 - fax 03 80 96 26 08

Dijon Céréales logistic

4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21600 Longvic tél. 03 80 69 22 41 - fax 03 80 69 22 44

Cérévia

4, boulevard de Beauregard B.P. 4075 - 21600 Longvic tél. 03 80 69 21 89 - fax 03 80 69 21 90 courriel : contact@cerevia.fr

B.F.C Semences (Bourgogne Franche-Comté Semences) Route de Dijon - 21310 Beze tél. 03 80 75 30 41 - fax 03 80 75 37 37

Bourgogne Céréales Stockage

Technoport Zone Portuaire Chemin départemental 976 21250 Pagny-le-Château tél. 03 80 10 09 09 - fax 03 80 36 35 18

Dijon Céréales Meunerie

3, boulevard de Beauregard B.P. 4081 - 21604 Longvic cedex tél. 03 80 69 21 33 - fax 03 80 69 21 34 courriel : contact.meunerie@dijon-cereales.fr

www.dijon-cereales-meunerie.fr Moulin Decollogne

4, rue de l’ancienne Église 77410 Precy-sur-Marne tél. 01 60 01 90 04 - fax 01 60 01 63 43 courriel : decollogne@wanadoo.fr

www.decollogne.fr Société de Transformation de légumes

RN 5 - 21130 Villers-les-Pots tél. 03 80 77 47 47 - fax 03 80 77 47 59 courriel : info@coopdorstl.com

www.coopdorstl.com


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Coordonnées euRl Coop d’Or

Rue de la Gare - 21130 Champdôtre tél. 03 80 39 40 37 - fax 03 80 39 45 76 courriel : coopdor@coopdor.fr

www.coopdorstl.com Trois Bulbes

RN 5 21130 Villers-les-Pots tél. 03 80 77 47 47 - fax 03 80 77 47 49

Trilégumes SAS

18 bis, rue des Trois Maisons - 21130 Auxonne tél. 03 80 27 00 44 - fax 03 80 37 43 88 courriel : trilegumes@trilegumes.fr

www.trilegumes.fr natura’lisa - Gamm Vert

4, boulevard de Beauregard BP 4075 - 21600 Longvic tél. 03 80 69 21 79 - fax 03 80 69 21 02

natura’lis

4, boulevard de Beauregard BP 4075 - 21600 Longvic tél. 03 80 69 22 21 - fax 03 80 69 22 02

SAS Bourgogne Viti Services

ZAC Les Portes de Beaune 15, rue Andre Marie Ampere - 21200 Beaune tél. 03 80 22 02 78 - fax 03 80 22 89 77

eleveur Bourguignon

12 rue de la Coopérative 21320 Pouilly-en-Auxois tél. 03 80 90 66 60 - fax 03 80 90 86 48

Magasins Gamm Vert ARnAY-le-DuC - 21230 l, rue du Docteur Chauveau tél. 03 80 90 12 69

nuITS-ST-GeORGeS - 21700

Centre Commercial Carrefour Market 12, rue Charles Arnoult tél. 03 80 61 02 44

AuxOnne - 21130

13, rue du Colonel Redoutey tél. 03 80 77 10 20

IS-SuR-TIlle - 21120 Rue du Triage tél. 03 80 95 09 15

MIReBeAu - 21310 Route de Gray tél. 03 80 36 76 68

SeMuR-en-AuxOIS - 21140 5, avenue Jean Mermoz tél. 03 80 97 02 24

VITTeAux - 21350 POnTAIlleR - 21270 Route de Mirebeau tél. 03 80 47 43 28

POuIllY-en-AuxOIS - 21320 20, rue Stéphane Mazeau tél. 03 80 90 76 21

SAulIeu - 21210

Rue Ingénieur Jean Bertin tél. 03 80 64 28 92

8, rue de la Justice tél. 03 80 49 67 26


Imprimé sur papier recyclé avec des encres d’origine végétale - 11/2009 ADSN Services - NEL Graphisme

Contact 4, boulevard de Beauregard - 21604 LONGVIC cedex tél. 03 80 69 21 21 - fax 03 80 69 21 22

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Rapport annuel 2008-2009 Dijon Céréales  

Ce document retrace l'ensemble des activités du groupe Dijon Céréales (Longvic - Côte-d'Or) pour l'exercice 2008-2009.