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Supplément Formation & Orientation

FÉVRIER 2021

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ÉDITO

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Co-éditeur Spectacles Publications S IÈGE SOCIAL ET RÉDACTION 22 rue François de Neufchâteau BP 43722 - 54098 Nancy cedex +33 (0) 3 83 92 42 42 www.spectacles-publications.com facebook.com/spectaclesDijon facebook.com/spectacleStrasbourg R ÉDACTION Nathalie Muller nathalie@spectaclespublications.com Céline Kohler celine@spectaclespublications.com STUDIO GRAPHIQUE Karine Deschamps & Elisabeth Vicaire pg@spectaclespublications.com

© Adam Niklewicz

En partenariat avec

Co-éditeur BKN Éditions SIÈGE SOCIAL ET RÉDACTION 16 rue Teutsch - 67000 Strasbourg +33 (0)3 90 22 93 30 - www.bkn.fr www.magazinemix.fr spectacles.strasbourg RÉDACTION Suzi Vieira - responsable de la rédaction suzi.vieira@bkn.fr Thomas Flagel, Sarah Krein, Hervé Lévy STUDIO GRAPHIQUE Anaïs Guillon communication@bkn.fr WEB François Agras – webmaster@bkn.fr

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Julien Schick julien.schick@spectaclespublications.com SERVICE COMMERCIAL FRANCE

Patrice Brogard +33 (0)6 23 80 68 11 patrice@spectaclespublications.com Pierre Ledermann +33 (0)6 64 11 96 30 pierre@spectaclespublications.com SERVICE COMMERCIAL ALLEMAGNE

Sarah Krein + 33 (0)3 90 22 93 35 sarah.krein@bkn.fr IMPRESSION

Est Imprimerie (Moulins-lès-Metz) Dépôt légal n°289 - ISSN : 1283-5382 Tirage 40 000 ex.

Remise des éléments pour le prochain numéro : 15 février 2021

Entre-deux Tous anxieux, les Français ! Les uns déprimés, les autres résignés ; les uns bilieux, les autres démoralisés… Bref, englués dans l’entre-deux, nous aurions tout simplement le moral en berne. Les étudiants et lycéens notamment, vivent une période à la fois peu sereine et cruciale, eux qui doivent fournir quantité de travail à distance, préparer leurs examens, tout en n’oubliant pas de finaliser leur projet d’orientation. Mais qui a dit que les institutions scolaires et culturelles françaises ne savaient pas rebondir ? En ce début d’année, écoles, universités et centres de formation ou d’apprentissage multiplient les portes ouvertes en ligne, mettent en lien les futurs candidats avec des étudiants pour dialoguer, expliquer, raconter. À quelques semaines des clôtures de vœux sur Parcoursup, Spectacles fait le point dans son cahier spécial Orientation sur les nouveaux métiers, les filières en plein essor et les meilleures formations proposées dans nos régions. Quant à la culture, elle n’a rien lâché non plus ! Depuis mars 2020, musées et salles de spectacles de notre territoire ont mis en branle leur créativité pour se réinventer, s’adapter, proposer des offres alternatives et dématérialisées, afin de répondre à notre appétit décuplé de culture. Gagner le large (en esprit), c’est encore l’une des dernières choses qui nous soit autorisée – hautement recommandée même ! Et pour cela, dans nos régions, nous avons l’embarras du choix, que ce soit en assistant aux sessions live de la scène musicale locale (Mr Pélican et Elle, notamment) concoctées par l’équipe de L’Autre canal à Nancy ; en binge-watchant les captations de Spectres d’Europe #3 et de Danser Mozart au XXIe siècle, mises en ligne par l’Opéra national du Rhin ; en s’ambiançant sur les freestyles vidéo du tremplin RRRap organisé sur les réseaux sociaux de la scène nationale du GRRRANIT de Belfort… Et cetera, et cetera ! # Suzi Vieira

SOMMAIRE • VIVRE L’actualité de nos régions………………………………………………………………………………… • LIVRES …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………… • EXPOSITIONS………………………………………………………………………………………………………………………………… • FAMILLE & LOISIRS… …………………………………………………………………………………………………………… • SCÈNES Théâtre • Danse……………………………………………………………………………………………………… • MUSIQUES………………………………………………………………………………………………………………………………………………

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SUPPLÉMENT FORMATION & ORIENTATION .......... page 21


Vivre l’ALSACE

Ludus Events/Start To Play

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Game open La « Winter Digital Edition » de Start To Play (20 & 21/02) aura lieu en live et en ligne. Au programme, le tournoi de la Gearup Trackmania Cup qui verra s’affronter 128 joueurs, un concert du No Limit Orchestra ainsi qu’une animation de Nishan sur Super Street Fighter 2X, qui proposera un voyage dans le temps à toute une génération de gamers. À ne pas rater : l’intervention de l’invité d’honneur de cette édition, Oskar Guilbert, fondateur du studio français Dontnod, connu entre autres pour Life is Strange et Vampyr. Pour tout savoir de son parcours, de sa passion et de ses futurs projets. # S.M.K. www.start-to-play.fr

Kids Pour les vacances d’hiver (22/02-05/03), le Centre culturel et social Rotterdam, à Strasbourg, propose des activités pour les enfants de 4 à 14 ans (à la journée ou à la semaine, avec ou sans repas). Sport, ateliers artistiques et culinaires, grands jeux et animations ludiques sont proposés selon les âges pour des vacances placées sous le signe de la détente et de l’ouverture aux autres. Dépêchez-vous, les inscriptions sont ouvertes ! Renseignements par téléphone ou mail (03 88 41 18 63 / clshrotterdam@free.fr). # S.M.K. centrerotterdam.org

Julien Invernizzi, dans sa galerie de la Krutenau. Derrière lui, des toiles du street artiste strasbourgeois Stom500. © Julien Invernizzi

ILS FONT L’ALSACE

Inver et contre tout Malgré la crise, Julien et Hugo Invernizzi ont ouvert fin janvier, à Strasbourg, l’Inver Galerie, entièrement dédiée à l’art urbain. Rencontre avec deux frères passionnés qui n’ont pas froid aux yeux. # Suzi Vieira Ouvrir une galerie d’art contemporain, dans le contexte actuel, n’est-ce pas audacieux ? Hugo : On porte ce projet depuis plusieurs années et on ne voulait plus le repousser sous prétexte d’une crise sanitaire dont personne ne sait quand elle prendra fin. Nous faisons le pari que la majorité des gens, las de cette morosité, ont un appétit décuplé de culture et de divertissement. Julien : Quoiqu’il en soit, il n’y a jamais de moment idéal pour se lancer dans une telle aventure. Nous étions prêts, les artistes et la communauté d’amateurs d’art urbain nous soutenaient : on a dit banco !

Julien : Nous pensons que Strasbourg est un endroit plus porteur. C’est une ville jeune et dynamique, où les 25-35 ans (majoritaires parmi les amateurs d’art urbain), sont plus nombreux qu’à Mulhouse. Sans compter que nous sommes les premiers à nous positionner sur ce créneau dans la capitale alsacienne. C’est un sacré atout ! Hugo : C’était aussi un choix pratique. Julien vit et exerce son métier de professeur d’histoire géographie à Strasbourg. Or, c’est lui qui devra assurer le présentiel, étant donné que je joue toujours comme basketteur professionnel au club de Limoges.

Pourquoi l’art urbain ? Julien : On est tous deux des passionnés, depuis des années ! Le street art ne se réduit pas au graffitis et aux œuvres de rue. Ces dernières décennies, il a peu à peu gagné les galeries. Ses artistes, dans le sillon d’un Basquiat par exemple, réalisent aussi bien des œuvres en extérieur (avec les contraintes et techniques que cela impose) que des œuvres d’atelier, pour lesquelles les supports et les techniques utilisées diffèrent. L’artiste strasbourgeois Stom500, dont on expose les œuvres en ce moment, est ainsi très connu dans le milieu pour ses fresques murales d’animaux aux allures de personnages de cartoon, mais il travaille aussi l’acrylique sur toile pour les galeries. Même chose pour les collages vintage de l’artiste parisienne Madame, qu’on aime beaucoup !

Les galeries sont pourtant légion dans la cité. Ne craignez-vous pas la concurrence ? Hugo : Notre cible est très différente de celles des galeries d’art contemporain, avec leurs prix inaccessibles au commun des mortels. Dans l’art urbain, la sérigraphie est très répandue ; les artistes en réalisent volontiers. De sorte que les petites bourses peuvent aussi se faire plaisir, avec des multiples allant de 40 à 300 euros, ou même des originaux à 1 000 euros. Julien : Démocratiser l’art et le rendre accessible à tous, c’est précisément la philosophie de ce mouvement !

Vous avez préféré Strasbourg à Mulhouse, votre ville d’origine. Pour quelle raison ?

Inver Galerie, 44 B, quai des Bateliers à Strasbourg. Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h (13h30 à 17h30 pendant le couvre-feu). www.invergalerie.com www.instagram.com/invergalerie/


GASTRONOMIE

Plats de notre établissement coup de cœur, les Plaisirs gourmands, à Schiltigheim. © Lucas Muller - Lukam

Le petit livre rouge

Malgré une année tronquée, le Guide Michelin 2021 est sorti en janvier. Un bel hommage y est rendu à la gastronomie alsacienne, tandis que Dijon accueille un nouvel étoilé. # Hervé Lévy Si le palmarès du Michelin a, en ces mois de confinement, des accents étranges, reconnaissons-lui la clairvoyance de récompenser de deux Étoiles (seul deux établissements ont été ainsi promus en France) la cuisine de Cedric Deckert à La Merise (Laubach). Celui qui a travaillé quinze ans aux côtés de Jean-Georges Klein à L’Arnsbourg, s’est installé en 2016 à quelques encablures de Haguenau dans une bâtisse contemporaine construite avec des matériaux issus de maisons alsaciennes destinées à la destruction. Il y déploie une cuisine raffinée et épurée où jus et sauces sont d’une rare précision. Dans le Bas-Rhin toujours, ce ne sont pas moins de quatre adresses qui obtiennent le graal de l’Étoile. Elle vient récompenser le talent du chef d’Au Gourmet (Drusenheim), Ludovic Kientz, qui fait plonger la cuisine bourgeoise dans un océan de modernité, ou encore celui de Gilles Leininger, finaliste des sélections au Bocuse d’or – au Jardin secret (La Wantzenau), un “Viking” d’une extrême délicatesse. Parmi eux, notre coup de cœur va à Guillaume Scheer qui avait repris une table historique de Schiltigheim, en 2018 : aux Plaisirs gourmands. Le chef imagine une cuisine mariant l’épure et un certain épicurisme cool. Son credo ? « La

simplicité et le goût », grâce à des produits frais et des sauces à la tessiture affirmée, créant une attaque formidable en bouche. On se souvient notamment d’un persillé de bœuf Black Angus d’une imparable tendresse, accompagné d’une craquante alliance petits pois & carottes… réinterprétation savoureuse d’un classique de la cuisine ménagère rehaussé par un jus de ciboulette d’un vert éclatant, confèrant une intense poésie en bouche à ce plat génial qu’aurait pu chanter Orelsan : « Basique, simple, simple, basique. » Enfin ce palmarès ne serait complet si on ne citait le mythique Crocodile (Strasbourg) : sous la houlette de Romain Brillat, le vieux saurien a retrouvé du mordant. Du côté de la Bourgogne-Franche-Comté, la moisson est plus maigre avec un unique nouvel étoilé en la personne d’Angelo Ferrigno – qu’on a connu à La Maison des Cariatides – officiant au Cibo (Dijon), qui a pris une option utra-locale puisqu’il s’approvisionne dans un rayon de 200 kilomètres, mettant en valeur le savoir-faire des artisans du coin. Décor ultra minimaliste, cuisine brute et raffinée à la fois, influences nordiques, menu unique : telle est la recette du succès. www.guide.michelin.com

Guide vert

L’Étoile Verte distingue des établissements « particulièrement engagés dans une approche durable de la gastronomie. Respect de la terre, des saisons, des animaux, engagement pour une meilleure alimentation. » En 2021, l’ont obtenue trois établissements en Alsace : L’Auberge Frankenbourg (La Vancelle), Thierry Schwartz, Le Restaurant (Obernai) et Au Vieux Couvent (Rhinau). Il sont deux en Bourgogne-Franche-Comté : La Côte Saint-Jacques (Joigny) et Le Saint Cerf (Besançon).

Restaurant La Merise, déclinaison de langoustines © Maxime Mentzer

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© P. Plattier, Musée des Ursulines de Mâcon.

Vivre la BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

Shopping chic & arty Les Sauvages de la mer Pacifique, papier peint panoramique créé en 1804 par Joseph Dufour à Mâcon, est sans aucun doute l’œuvre la plus emblématique du fondateur de la prestigieuse manufacture du même nom. Aujourd’hui conservé au Musée des Ursulines de la cité, ce célèbre papier peint de vingt lès, aussi connu sous le titre des Voyages du Capitaine Cook, mesure pas moins de 2,22 mètres de haut sur 10,63 de long. Les scènes qui y sont dépeintes constituent comme un récit condensé de la découverte des îles d’Océanie par Cook, Bougainville et La Pérouse – puisqu’en réalité différentes expéditions y sont entremêlées – dépeignant des archipels aux noms enchanteurs : Tonga, Tahiti, Hawaï, Marquises, etc. Au lé VI, O-too, roi d’Otahïti, est montré avec sa fille et sa sœur : une danse, dénommée heava, est exécutée devant lui. Au lé IX, le chef Kaneena, lié d’amitié au capitaine Cook dans sa seconde escale aux îles Sandwich, semble être invité par une jeune indienne à monter dans une pirogue gardée par un esclave. Dans cette monumentale fresque à la végétation luxuriante, peuplée de délicates et minutieuses figures indiennes, c’est tout un monde exotique, très à la mode sous l’Empire, qui se déploie. Ainsi Les Sauvages ont-ils décoré de nombreuses demeures bourgeoises de France, d’Angleterre, d’Europe du Nord, de Russie ou encore d’Amérique. Pas étonnant dès lors que cette œuvre iconique ait inspiré les créateurs de la maison Mathilde M. Fondée il y a plus de quinze ans à Mâcon, cette entreprise de décoration d’intérieur, qui porte haut le raffinement de

l’art de vivre français, fait de plus en plus parler d’elle, en Bourgogne et au-delà – puisqu’on peut retrouver ses créations dans des centaines de boutiques à travers le monde ! En association avec le Musée des Ursulines, l’enseigne a donc créé toute une gamme d’objets dérivés des Sauvages de Joseph Dufour : carnets de notes, bougies au contenant céramique, coffrets de parfums aux notes de patchouli et de fève tonka… Bonne nouvelle, depuis décembre 2020, tous ces articles, ainsi que les catalogues des expositions actuelles et passées, livres d’art et cartes postales, sont disponibles en click & collect sur la page web de la boutique du musée. Notre coup de cœur ? L’élégante et romantique trousse de toilette «Décor Panoramique». So shabby chic !

La petite marque qui monte

www.macon.fr/vivre-bouger-a-macon/ culture/musee-des-ursulines/pratique/ librairie-boutique-1

Installée à Mâcon depuis plus de quinze ans, l’entreprise Mathilde M, dont les parfums et articles de décoration d’intérieur sont distribués dans une cinquantaine de pays à travers le monde, a ouvert en octobre dernier sa première boutique, dans la ville qui l’a vue naître. Sise au 120 de la rue Carnot, on y trouve tous les produits qui ont fait son succès auprès du public : boîtes aux motifs floraux inspirés du XVIIIe, cloches de fleurs séchées, bougies, parfums d’intérieur, bonbonnières et coupelles. Courez-y ! Ouvert du mardi au samedi, de 10 h à midi et de 14 h à 19 h. www.mathilde-m.com

© Musée des Ursulines de Mâcon.

À Mâcon, la boutique du Musée des Ursulines propose le click & collect. L’institution s’est associée à l’enseigne Mathilde M pour proposer des objets déco inspirés du célèbre panoramique qu’elle abrite dans ses galeries. # Suzi Vieira

© G. Fontany, Ville de Mâcon.

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Vivre la BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

© Camille Bertini

Dijon et d’ailleurs

Bon pied, bonne ouïe

À vos podcasts !

En coopération avec Radio Campus Besançon, le théâtre des 2 scènes propose une Balade sonore dans le quartier bisontin de Planoise, sous le titre Le Banc, la butte et le toboggan (12/02 à 10h30, 16/02 à 14h30, à partir de 8 ans). Le parcours, fruit du travail mené par l’artiste Aurélien Bertini avec trois classes de la ville, propose une visite insolite des environs. Au départ du théâtre de l’Espace, on suit l’histoire d’une jument disparue, découvrant au fil des déambulations dans les secteurs d’Époisse, de Cassin et d’Île-deFrance, tous les charmes et secrets d’un quartier qui vit de ses contrastes, entre verdure et béton. Chaque participant est invité à apporter son casque. Les lecteurs sont prêtés par la structure. Réservation obligatoire par mail ou téléphone (billetterie@les2scenes.fr / 03 81 87 85 85). Et que ce soit avec ou sans rendez-vous, tous les curieux peuvent découvrir chaque mercredi un nouvel extrait du projet sur le Soundcloud de la Scène nationale de Besançon. # S.M.K. www.les2scenes.fr

À l’heure des (re-re-)confinements toujours possibles et de la fermeture prolongée des structures culturelles, la Minoterie, scène dijonnaise dédiée au jeune public et à son éducation artistique, propose un dispositif qui résistera à toutes les mesures, quelles qu’elles soient ! La Sonothèque des invisibles. Le principe ? Artistes, compagnies professionnelles et troupes d’amateurs ont sorti de leurs tiroirs confinés les spectacles qu’ils n’ont pu jouer et les ont réinventés en podcasts. À leur transcription sonore s’ajoutent prises de parole, témoignages et échanges avec divers acteurs du métier pour petites et grandes oreilles. Au programme, entre autres : Comme si nous...l’assemblée des clairières, qui raconte l’histoire de 25 petits choristes disparus dans le massif de la Chartreuse en 1999 (Compagnie L’artifice) ou bien encore le conte musical Hansel et Gretel (Collectif Ubique, en photo). L’offre restera en ligne jusqu’au printemps et sera étoffée au fil de la saison. # S.M.K. www.laminoterie-jeunepublic.com

L’Ocelot de KALOUF © Bretzel Film

Faire le M.U.R Inspiré de celui qui fut créé à Paris en 2007, le M.U.R (pour Modulable, Urbain, Réactif) Dijon est un audacieux musée en plein air. Son ambition est de fracturer la frontière invisible séparant le public de l’art. Concrètement ce projet se matérialise essentiellement par un support de huit mètres par quatre situé au cœur de la cité (au carrefour entre la rue JeanJacques Rousseau et la rue d’Assas, très précisément). Tous les trois mois, un artiste invité prend possession de cette surface d’exposition pour y réaliser une œuvre éphémère et inédite, en toute liberté. Après l’Ocelot de Kalouf, les pixels géants de Speedy Graphito ou les variations punk de Patrice Poch, c’est au tour de Cannibal Letters (10e artiste invité) d’investir l’espace du 2 au 6 février. Si la typographie est sa première source d’inspiration, la bande dessinée et l’illustration font aussi partie de son univers. Le plus ? Sur le site, un shop permet d’acheter des sérigraphies des différents artistes. # S.Q. www.lemurdijon.com

Depuis des siècles, Dijon est terre d’immigration. Des marchands lombards du MoyenÂge aux réfugiés des conflits contemporains, en passant par les Allemands et les Suisses du XIXe siècle, chaque période de l’histoire bourguignonne est marquée par l’arrivée de nouveaux habitants, qui apportent avec eux leur culture et leur diversité. Pour garder trace de ces histoires multiples et pouvoir les transmettre aux générations futures, les Archives municipales de Dijon lancent un appel pour que chacune et chacun apporte son témoignage, celui de ses parents ou ascendants. Textes, enregistrements audio, photos, dessins… Tout document permettant de rendre compte de la vie et des traditions de ceux qui ont fait et continuent de faire Dijon, est bienvenu ! La collecte s’étendra jusqu’au 31 décembre 2021 et donnera lieu par la suite à une exposition et plusieurs rencontres. L’objectif ? Faire entrer aux Archives toutes les mémoires, afin qu’elles prennent place dans la grande histoire dijonnaise. Pour plus d’informations, vous pouvez contacter le service des Archives par mail (archives-municipales@ville-dijon.fr) ou téléphone, au 03 80 74 53 82. # S.P. archivesmunicipalesdijon.wordpress.com

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LIVRES Des rues de Strasbourg aux campagnes jurassiennes, en passant par le massif vosgien, les paysages de nos régions campent les décors de plusieurs ouvrages du cru.

Nos amies les bêtes Fondées en 2015 par le photographe Jacques Hampé – qui œuvre régulièrement de concert avec l’historienne de l’Art Suzanne Braun –, les éditions Beau Regard ont déjà quelques belles réussites à leur actif, dont un opus faisant référence sur les Bains municipaux de la capitale alsacienne. Intitulé Strasbourg du coq à l’âne, leur dernier ouvrage est une invitation à découvrir un étonnant bestiaire urbain de pierre, de bronze, de céramique ou de verre. Pour l’autrice, « la ville est un livre ouvert. Elle raconte au promeneur de fabuleuses histoires venues de temps où les animaux sauvages et l’Homme vivaient dans une réelle promiscuité et narre des récits mythologiques. » Et son complice de renchérir : « J’ai arpenté ruelles, rues et avenues pendant le confinement du printemps passé, des conditions idéales et une lumière fabuleuse ». Le résultat ? Un livre passionnant, agréablement érudit, qui nous emporte dans une promenade inédite allant de A – comme les abeilles dans les fers forgés d’un cirier, rue du Sanglier – à T comme tortue – avec la géniale fontaine de Jean-Paul Henninger, place d’Austerlitz. Entre-temps, on aura croisé des lions (« On en dénombre plus de mille à Strasbourg », affirme Suzanne Braun), des ours en veux-tu en voilà, des hordes de dragons et même quelques baleines recrachant Jonas, sculptées dans la Cathédrale. On craque pour un chaton mignonnet de fer forgé doré (52, rue du Vieux-Marché-aux-Poissons) ou pour un ours à l’air bougon sculpté dans le grès (17, rue d’Austerlitz) marquant l’emplacement d’une brasserie disparue, À l’Ours noir. Voilà ouvrage donnant envie de se perdre toutes affaires cessantes dans les rues de Strasbourg, histoire de voir ces merveilles dans leur environnement. # Hervé Lévy Paru aux éditions Beau Regard (34 €) www.beau-regard-editions.com

Paradis

Purgatoire

Enfer

Écrivain prolifique en diable, Pierre Pelot – plus de 200 titres au compteur, essentiellement des ouvrages de science-fiction et des polars sombres – fait son entrée dans la Série noire. Avec Les Jardins d’Eden, le Vosgien nous transporte dans la ville de Paradis. Ancien journaliste, Jip est de retour dans la cité thermale qui porte si mal son nom et où il a grandi. À la recherche d’une quelconque trace de sa fille, disparue depuis plusieurs mois. L’écriture est dense, les personnages cabossés à souhait, tandis qu’un passé monstrueux se révèle. Un très grand polar… # H.L. Paru chez Gallimard (18 €) www.gallimard.fr

Imaginé par Jacques Fortier, le détective Jules Meyer est de retour pour une septième aventure intitulée Les neuf sentinelles des Vosges. L’ancien journaliste aux Dernières nouvelles d’Alsace emporte son lecteur en 1928 dans une enquête à la mécanique bien huilée. Son point de départ ? La mort d’une jeune fille. Elle s’est jetée du haut de la Tour du Climont, en pleine forêt. Suicide ? Son père pense qu’elle a été assassinée. Où est le bien ? Où se trouve le mal ? Les mille et un rebondissements de l’enquête en donnent quelques indices… # H.L. Paru au Verger (10 €) www.verger-editeur.fr

Nicolas Leclerc s’était fait remarquer avec Le Manteau de neige : le natif de Pontarlier est de retour pour La Bête en cage, thriller tonitruant sur fond de campagne jurassienne et de trafic de drogue. Croulant sous les dettes, Samuel, éleveur laitier de son état, s’associe avec oncle et cousin margoulins pour faire passer de la cocaïne de Suisse en France pour le compte d’un réseau de Kosovars. Une nuit, tout dérape… Un drôle de thriller rural dans lequel nombre de personnages sont affreux, sales et méchants. Les dialogues claquent, les coups de feu aussi. # H.L. Paru au Seuil (19 €) www.seuil.com


LIVRES Chaque année, le Prix du Livre de la Région Grand Est met en lumière le talent des auteurs et éditeurs locaux de littérature jeunesse. À vos librairies, la cuvée 2021 est une mine d’or !

Prix de l’Illustration Album Jeunesse

Prix du Livre d’Art

Prix de l’Illustration BD

Nature

En miniature

3 Démesure

La vie d’un fraisier au fil des saisons, quelque part au fond du jardin. Juste un fraisier, rien d’autre, toujours montré à travers le même plan fixe, à ras de sol : ses feuilles, ses tiges et ses fleurs. Entre outils de jardinage, petites voitures oubliées, insectes et oiseaux, on assiste au discret spectacle de la nature. La neige qui recouvre tout, les pas feutrés d’un renard… Avec ce grand format, la talentueuse strasbourgeoise Amandine Laprun réalise l’exploit de dessiner faune et flore à échelle 1. Pour un album grandeur nature d’exception ! Dès 3 ans. # S.V. Paru chez Actes Sud Junior (22 €) www.actes-sud-junior.fr

C’est un livre-objet de collection, destiné à tous – y compris aux plus petits, mais pas plus grand qu’une carte de crédit ! Au fur et à mesure qu’on tourne les pages de Matriochka, on observe des poupées russes colorées rétrécir, rétrécir, rétrécir… jusqu’à devenir un point minuscule, riche de détails fascinants, mais visibles à la loupe seulement. Fille d’imprimeur, Fanette Mellier est une graphiste d’exception qui, depuis toujours, avec les complices strasbourgeois des Éditions du livre, fait de la chose imprimée une œuvre d’art en soi. Dès 5 ans. # S.V. Paru aux Éditions du livre (20 €) www.editionsdulivre.com

Toujours endormi dans sa bicoque à proximité d’un phare, Jim Curious rêve de grands espaces. Après Voyage au cœur de l’océan (2012), Matthias Picard emmène son héros scaphandrier à la démarche hasardeuse de l’autre côté du miroir, dans un Voyage à travers la jungle. Muni de lunettes 3D (fournies), nous sommes littéralement happés par la profondeur des décors naissant des anaglyphes de l’ancien pensionnaire des Arts déco de Strasbourg. Le jury du Prix du Livre de la Région Grand Est ne s’y est pas trompé ! Dès 7 ans. # T.F. Paru aux Éditions 2024 (19 €) www.editions2024.com

Coup de cœur du jury

Coup de cœur du jury

Coup de cœur du jury

À vive allure

À l’aventure

Magie pure

Julien sort son chien. Le maître marche droit devant, tenant la laisse qui le relie à Kiki, toujours derrière lui. Mais voilà que dans le dos de son propriétaire indifférent, le cabot se voit emporté dans les airs par deux grosses serres. Et, sans le savoir, notre Julien promène alors son aigle. Jungle touffue, rochers gris et grotte obscure, les décors se succèdent, et les prédateurs avec. Ce n’est plus Kiki en promenade mais un tigre, une chauve-souris, un renard, un poulpe, une mouche... Sans que l’homme réalise le drame qui se joue de l’autre côté de la page. Dès 2 ans. # S.V. Paru aux Éditions Les Fourmis Rouges (15,50 €) www.editionslesfourmisrouges.com

De bon matin, le petit garçon dont Adrien Parlange nous conte l’étrange périple, découvre sous son oreiller la queue lisse et pointue d’un serpent. Il remonte alors le fil sinueux du corps reptilien qui lui dessine un chemin à travers les rues de la ville, les forêts et les champs. Jusqu’à ce qu’il atteigne la tête de l’animal, coincée dans une grotte qui le coupe du monde et des autres. Le motif blanc et ondulant du Grand Serpent se déploie ainsi de la première à la dernière page, comme une sorte de “livre accordéon”, véritable métaphore des pouvoirs de l’imagination. Dès 3 ans. # S.V. Paru chez Albin Michel (15,90 €) www.albin-michel.fr

Les animaux ont des capacités extraordinaires ! Bien sûr, certains peuvent voler, d’autres encore savent courir à vitesse grand V. Ça, tout le monde le sait. Mais dans Je veux un super pouvoir !, Émilie Vast nous fait découvrir d’autres bêtes, moins répandues, dotées parfois de facultés incongrues. Figurez-vous que le bousier, par exemple, soulève mille fois son poids, tandis que notre amie la tortue peut rester six heures en apnée et que la baleine bleue est capable de se connecter avec ses copines à plus de huit cent kilomètres, en toute simplicité… Dès 3 ans. # S.V. Paru chez Memo (13 €) www.editions-memo.fr

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LES GRANDS FILMS DU GRAND EST par Grégoire Berquin



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EXPOSITIONS

Alsace

› STRASBOURG BNU

› COLMAR

Salle d’exposition (1er étage) 6, place de la République Tél. 03 88 25 28 00 - www.bnu.fr

Musée Unterlinden 1, rue des Unterlinden Tél. 03 89 20 15 50 La programmation culturelle du musée est relayée sur ses réseaux sociaux et son site internet. À écouter, regarder mais aussi expérimenter avec les activités du mercredi ! Relaxez-vous grâce aux Temps d’InspirARTions et découvrez le portrait d’Eric Nieder... www.musee-unterlinden.com

› HAGUENAU Musée du Bagage 5, rue Saint-Georges Tél. 03 88 63 44 43 www.museedubagage.com

Trésors de grenier

Deux mille vins, multitude et diversité

Un parcours original pour un sujet extrêmement riche, abordé ici sous l’angle civilisationnel. Tout au long du parcours composé de quatre chapitres et de plus de 200 œuvres, l’exposition s’empare de questions de société essentielles : les religions et les rapports complexes, parfois ambivalents qu’elles entretiennent depuis toujours avec le vin ; l’économie à travers les échanges, le commerce et toutes les activités qui en découlent ; la vie sociale, les arts et traditions qui la rythment ; l’élaboration, l’évolution et la transmission des savoirs et savoir-faire, dans un contexte social et environnemental qui évolue. Visite virtuelle de l’exposition sur www.youtube.com/watch?v=8gIir DRhAQE&feature=emb_title

BourgogneFrancheComté › AUXERRE L’art prend l’air

Depuis la fermeture des sites culturels, les collections des musées et du muséum de la Ville d’Auxerre commençaient à tourner en rond et n’en pouvaient plus d’être enfermées. Le public ne peut pas avoir accès à l’art, alors l’art ira jusqu’au public ! Ainsi est née l’exposition « L’art prend l’air », organisée par Auxerre Culture

Galerie Delphine Courtay 120 Grand’Rue - Tél. 06 22 52 05 92 www.delphinecourtay.com

© Francis Claria

Booth.E14

Malle armoire Innovation vers 1900

La nouvelle scénographie du parcours de visite n’attend plus que vous... Élaboré par le Studio Cynara, l’esprit de l’exposition se veut proche de celui d’une caverne d’Ali Baba où se mêlent et s’emmêlent les coffres en bois et en métal, les malles en cuir et les nécessaires de voyage en bois précieux. Ainsi se dévoilent 200 pièces d’exception, uniques, insolites, intrigantes ou innovantes issues de la collection riche et foisonnante de Marie et Jean-Philippe Rolland. Découvrez-en un large aperçu avec une visite filmée sur YouTube.

Laurent Impeduglia, Samuel Levy, Andrea Radermacher-Mennicken, Jacques Villeglé - Exhibited works at the digital fair Luxembourg Art Week. Jusqu’au 27 février

Musées de la Ville Visites virtuelles, podcasts, conférences... Découvrez les collections des musées à travers le numérique. La chaîne YouTube des Musées de la Ville de Strasbourg propose en ligne des contenus inédits : visites filmées des expositions en cours ou passées («Goethe à Strasbourg, l’éveil d’un génie (1770-1771)» à la Galerie Heitz, «Fantasmagorie» au musée Alsacien, «L’œil de Huysmans : Manet, Degas, Moreau...» au MAMCS, «Frank Hoppmann / Michel Kichka - Dans la ligne de Tomi Ungerer» au musée Tomi Ungerer), mises en lumière d’œuvres... https://www.youtube.com/channel/ UC7CuulGLsa1bF19iKSAeM4w

› BESANÇON Frac Franche-Comté 2, passage des Arts Tél. 03 81 87 87 40 www.frac-franche-comte.fr

Le Frac chez vous

En espérant pouvoir l’accueillir à nouveau en ses murs, le Frac Franche-Comté invite le public à consulter ses ressources en ligne. Par le biais des réseaux sociaux sont proposés régulièrement des focus sur des œuvres de la collection et des clins d’œil, pour ne pas perdre le fil avec la culture et la découverte. Explorez la collection en ligne pour trouver des informations sur plus de 700 œuvres ; regardez de nombreuses vidéos sur la chaîne YouTube : présentations d’expositions, entretiens avec des artistes, vie du Frac, Laboratoire mille voies... ; participez à des ateliers imaginés par le service des publics du Frac ou aux visioconférences de sensibilisation à l’art contemporain.

› CHALON SUR SAÔNE Sculptures de François Brochet, vitrines du Théâtre d'Auxerre

Les œuvres seront installées en différents endroits de la ville, visibles de l’extérieur ou dans des lieux publics : vitrines du Théâtre d’Auxerre : sculptures de François Brochet ; accueil de la mairie : la Saint Valentin chez les amphibiens ; Micro-folie : collections des musées nationaux de France en vidéo ; office du tourisme : maquette de la Tour de l’horloge du XIXe siècle ; bibliothèque (espace jeunesse) : moulage d’animaux et sculptures de Fernand Pi autour des fables de La Fontaine ; accueil du CCAS : bronze d’Edouard Drouot « Le Carrier » …

› BELFORT Musée d’Histoire de la Citadelle

Musées de la Ville de Strasbourg Frank Hoppmann / Michel Kichka

Huit grandes toiles seront ainsi bientôt restaurées, signées par Léon Delarbre (Masevaux, 1889 - Belfort, 1974) conservateur du musée de Belfort à partir de 1929 et professeur à l’école d’art. Il est essentiellement connu pour ses productions artistiques clandestines conçues lorsqu’il est déporté dans un camp de concentration en 1944.

En Cour d’Honneur Tél. 03 84 54 25 51 - musees.belfort.fr Le musée va bénéficier prochainement d’une réhabilitation et d’un nouveau parcours d’exposition, en cours de conception. Le projet est notamment de présenter une section intitulée « La ville des transformations » évoquant les changements urbains à Belfort au cours de la IIIe République, l’art dans l’espace public, l’industrialisation ou encore les courants politiques de cette période.

Musée Nicéphore Niépce 28 quai des Messageries Tél. 03 85 48 41 98 www.museeniepce.com Bien qu’actuellement fermé, le musée vous propose, par le biais d’ateliers de «re-créations photographiques», de participer au maintien de son activité sur les réseaux sociaux. Téléchargez les fiches d’atelier puis partagez vos réalisations par mail à servicedespublics.niepce@ chalonsursaone.fr ou sur les réseaux sociaux (@museenicephoreniepce, #recreationsphoto). Thèmes proposés : «Fuite à la maison», «Si loin si proche...», «Studio», «En réalité augmentée», «Beautés intérieures», «Reflets du monde», «Un point de vue animal»...

Musée Niépce Un point de vue animal


FAMILLE & LOISIRS École du Nord Place de la République

Modes de vie

Le festival poursuit sa programmation, malgré le contexte, et propose une exposition sur le mur de l’Ecole du Nord. Pensée comme un voyage imaginaire, plongez au coeur de cette 16e édition afin d’y découvrir les projets prévus au programme, et notamment le travail de l’illustratrice jeunesse Bérengère Mariller-Gobber autour de l’Histoire du Palais des ducs qui abrite aujourd’hui le musée des Beaux-Arts. www.modesdevie.org Jusqu’au 15 février

Frac Bourgogne

Lyon Musée d’Art Contemporain Cité Internationale - 81 quai Charles de Gaulle - Tél. 04 72 69 17 17

CréaLab

Dans le cadre de sa politique de soutien aux artistes et compte tenu de la situation de crise que traverse le secteur des arts visuels, le macLYON (musée d’art contemporain de Lyon) transforme temporairement une partie de son rez-de-chaussée côté Parc en laboratoire de création et accueille 7 artistes jusqu’en mars. Parmi eux, Anto Cabraja, Jerôme Lavenir, Robin Curtil, Lisa Duroux et Blanche Berthelier. Tout l’actualité sur la page Facebook du musée d’art contemporain de Lyon

16, rue Quentin Tél. 03 80 67 18 18

Musée des Beaux-Arts

Storefront

20 place des Terreaux - Tél. 04 72 10 17 40

Appel à résidence d’artistes - Le Frac Bourgogne (Fonds régional d’art contemporain) et l’ENSA Dijon (Ecole nationale supérieure d’Art) dans le cadre du PARAC (Pôle d’Action et de Recherche en Art contemporain de Dijon), lancent un appel à candidatures à destination d’artistes en début de carrière dans le cadre de résidences de production et d’exposition dans la Boutique des Bains du Nord (16, rue Quentin à Dijon). 2 lauréats seront choisis dans le cadre d’un appel à candidature unique. 2 résidences sont programmées en 2021 : l’une se tiendra du 29 mars au 23 mai et l’autre du 30 août au 24 octobre. Les résidences comprennent l’accessibilité à la Boutique, espace de 30 m2 composé de 2 salles, une bourse de 3 000 € allouée à chaque artiste sélectionné, ainsi qu’un hébergement gratuit si nécessaire proposé par l’ENSA Dijon. Une exposition est organisée en fin de résidence afin de présenter les oeuvres produites dans la Boutique des Bains du Nord. www.frac-bourgogne.org www.ensa-dijon.fr Date limite de réception des candidatures : 15 février Storefront Appel à résidences Boutique des Bains du Nord

Passez à table au MuséoParc

Alsace › STRASBOURG Strasbourg mon amour… Depuis 2013, Strasbourg s’impose comme la «capitale de l’amour» en réinventant chaque année la Saint-Valentin au travers de son festival. Porté par l’Office de Tourisme, cet événement attendu et plébiscité ne pourra avoir lieu cette année.

L’art à la maison

Alexei von Jawlensky, Tête de femme "Méduse": Ombre et lumière, 1923.

Plongez au cœur des richesses du musée des Beaux-Arts de Lyon et découvrez ses collections depuis chez vous. Antiquités, objets d’art, médaillier, peintures, sculptures, arts graphiques : explorez l’histoire de l’art de l’Égypte antique au XXIe siècle. Parcourez les collections en suivant la thématique de votre choix : Antiquités, Sculptures, Héros, Femmes, Chefs-d’œuvre, Végétal... www.mba-lyon.fr

© Lyon MBA - Photo Martial Couderette

› DIJON

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Des initiatives organisées par quelques partenaires historiques de l’événement ainsi que les meilleurs souvenirs des éditions précédentes animeront malgré tout les réseaux sociaux du festival (Facebook, Instagram et Twitter).

CCI Campus Alsace CCI Campus Days

Rencontres en virtuel pour découvrir 30 filières d’études en alternance de Bac+2 à Bac+5 www.ccicampus.fr 9 h à 17 h - Samedi 13 et vendredi 26 février

Le Vaisseau 1 bis, rue P. Dollinger Tél. 03 69 33 26 69 www.levaisseau.com

Ose la recherche 2021

Co-organisée par le Vaisseau et la délégation Alsace du CNRS, cette édition en ligne invite des jeunes de 14 à 16 ans et leurs parents à découvrir les métiers de la recherche. Les jeunes pourront dialoguer avec un scientifique et les parents avec une ingénieure et deux chercheurs en présence d’une psychologue du Service académique d’information et d’orientation de Strasbourg. Insc. obligatoire, dans la limite des places disponibles, jusqu’au 7 février au soir. De 14 h à 15 h 30 (rencontre jeunes et scientifique) et de 15 h 30 à 17 h (rencontre parents et scientifiques) Mercredi 10 février

Bourgogne-

Franche-Comté › ALISE-SAINTE-REINE MuséoParc 1 route des trois Ormeaux Tél. 03 80 96 26 23 www.alesia.com

Passez à table

Le MuséoParc Alésia a dévoilé ses activités de début de saison : expositions, visites dégustations, MuséoFab, concerts, visites guidées, rencontres-dédicaces et conférence sont au programme. Dès que les conditions sanitaires le permettront bien sûr... Et pour les impatients, une visite en version virtuelle de l’exposition «Dans les cuisines d’Alésia» est proposée. Faites comme chez vous : ouvrez le frigo, le four, le placard ou la boîte de gâteaux et passez à table pour percevoir les habitudes alimentaires des Gaulois et Gallo-Romains ! En supplément, des jeux, de la réalité virtuelle et des illustrations vous y attendent. Et pour s’émouvoir devant les marmites, couteaux et autres ustensiles vieux de 2000 ans, rien ne vaut la visite de l’expo au MuséoParc Alésia ! Rendez-vous sur www.alesia.com/ visite-virtuelle-expo

› DOLE Y’a plus de saison ! Dès le 5 février, une opération de culture hors les murs baptisée «Y’a plus de saison» sera proposée par les acteurs culturels de la Ville de Dole et leurs partenaires, afin que l’art et la culture habillent la cité. Théâtre, musique, danse mais aussi festivals, expositions, visites du patrimoine... : tout a été interrompu, revu, corrigé, reporté, adapté, numérisé... Avec cette opération, Dole veut ainsi (dé)montrer par l’action que la culture vit, qu’elle n’a pas disparu, qu’elle se dévoile autrement : expositions extérieures, capsules artistiques dans les rues ou les boutiques et animations diverses par des BIC (Brigades d’Interventions Culturelles). www.doledujura.fr www.grand-dole.fr


FAMILLE & LOISIRS A.B.C. Dijon

S’adapter

Comment continuer à faire vivre les arts vivants et la culture en 2021 ? Quelles solutions nous reste-t-il aujourd’hui quand nous devons aussi, collectivement, venir à bout d’un virus qui ne nous permet plus de vous accueillir au théâtre ? « Forêt »

© Hildegarde Von Von

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L’A.B.C. et ses partenaires ont pris le parti de ne pas annuler la 21e édition du festival «À pas contés». En revanche, elle ne ressemblera à aucune autre : ce sera une « édition-Covid » sans public, enfin ouverte uniquement aux professionnels du spectacle vivant ou enseignants en formation. Elle se composera donc de la formation des enseignants (les 4 et 5 février) accompagnée par le metteur en scène François Rancillac et d’un parcours professionnel organisé sur 2 journées (les 9 et 10 février - programme disponible dans l’Espace pro sur apascontes.fr). Deux formes spécialement adaptées pour l’occasion prendront également place en milieu scolaire et petite enfance afin d’en proposer l’accès à quelques classes et groupes restreints : «La vie animée de Nina W.» par la cie Les Bas-bleus (les 28 et 29 janvier) et «Les petites vertus» de la cie Melampo (les 11 et 12 février).

À pas contés 21e festival international jeune et tous publics Rens. A.B.C. Dijon - Tél. 03 80 30 98 99 - apascontes.fr DIJON Du 28 janvier au 12 février

Nous maintenons cette édition particulière, à notre mesure associative, afin de contribuer au soutien de ceux qui sont nos partenaires habituels : artistes, intermittents... de qui nous nous sentons solidaires. Leur présence nous manque autant que celle des spectateurs, petits comme grands. À tous, nous donnons rendez-vous sur les réseaux sociaux samedi 30 janvier. Cette date devait être celle de notre ouverture officielle et, là aussi, nous nous adaptons... Vous aurez la possibilité de réagir à notre publication. Ne vous privez pas.» #L’équipe du festival



SCÈNES Théâtre • Danse

Alsace

rencontre des habitants des 2 villes. Elle récolte leur parole, sonde leurs attentes, enregistre voix et corps. «Boulevard de Dresde // Straßburger Platz» se fera le témoin de ces expériences de vie. En attendant de pouvoir flâner dans l’exposition, le Maillon vous propose de découvrir les témoignages des habitant.e.s de Strasbourg et Dresde depuis chez vous. https://www.maillon.eu/spectacle/ 608/boulevard-de-dresdestrassburger-platz Jusqu’au 21 février

› STRASBOURG Maillon 1 boulevard de Dresde www.maillon.eu

Les rendez-vous numériques du Maillon

Atelier de pratique pour les enfants

Boulevard de Dresde // Straßburger Platz

avec Dominique Cardito, danseuse et professeure de danse Dans le cadre du spectacle «Forever», dès 9 ans - Les enfants dansent, jouent, le corps est échauffé, des phrases du spectacle sont dansées, les sujets discutés, les enfants improvisent et créent. https://www.youtube.com/watch?v= QoU3I6QlEVw&feature=youtu.be Jusqu’au 10 février

Installation vidéo (Allemagne) Barbara Luchner 630 km. C’est la distance entre Strasbourg et Dresde, dont les 30 ans de jumelage ont été célébrés en 2020. Comment arpente-t-on les boulevards et places de ces villes ? Quelles lignes de fuite, de perspectives, quels fleuves traversent ces territoires, quelles langues résonnent dans les rues ? Barbara Luchner part à la

› MUTZIG

Benoît Turjman, Le Voisin

La Scène Le Rohan

Denis Maréchal sur scène

One man show - Ce champion de l’autodérision ouvrira la première édition du festival. Dans son nouveau spectacle il se pose une multitude de questions : à quoi sert Internet ? Comment quitter proprement son partenaire ? Faut-il bannir le survêtement ? 1ère partie : artiste local. 20 h - Vendredi 19 mars

Le Voisin

One mime show de et par Benoît Turjman Ce vieux garçon vit à côté de la plaque, à côté de ses pompes, à côté de chez vous… et il revient ! Comment ne pas

© Olga Bientz

Festival Humour au château

s’attacher à ce personnage maladroit, en quête d’amour ? 1ère partie : découverte. 20 h - Samedi 20 mars

Une cellule grise pour deux

Écriture et mise en scène : Christian Savary avec C. Savary et Jessie Kobel Michel, cambrioleur chevronné, s’associe le temps d’un casse avec Serge, un véritable loser. Après un cambriolage raté, ils se retrouvent enfermés dans une même cellule… 17 h - Dimanche 21 mars

Duo pour Dom Juan

de François Lis avec Alexandre Bidaud et, en alternance, Martin Vershaeve ou F. Lis Un metteur en scène et son comédien principal, abandonnés par la troupe, décident de jouer malgré tout la représentation du «Dom Juan» de Molière. 20 h - Vendredi 9 avril

Ulysse, le retour

de Julie Safon et Laurent Berthier avec Sylvain Baurens, J. Safon et L. Berthier Embarquez dans une parodie délirante et survoltée où 3 comédiens interprètent pas moins de 30 personnages, 2 chèvres et 1 porcelet. Un délire de comédie à savourer sans modération ! 20 h 30 - Samedi 29 mai

Théâtre National de Strasbourg

Pôle Sud

1, av. de la Marseillaise - www.tns.fr

1 rue de Bourgogne - pole-sud.fr

I n ve n t é d è s l e 1 e r co n f i n e m e n t , #TNSChezVous est né du désir du Théâtre National de Strasbourg de maintenir un lien avec le public. Lectures, focus, articles… sont proposés. Diffusion des contenus en ligne sur le site du TNS et les réseaux partagés

Accueils studio

Chaque saison, l’équipe accueille en résidence artistiques des artistes qui peuvent ainsi se consacrer à la recherche et à la création dans l’espace du studio qui est mis à leur disposition. Au mois de février, ce sont deux danseuses-chorégraphes qui en bénéficient : Fanny Brouyaux et Meytal Blana.

Warm

Fanny Brouyaux jongle entre interprétation, création et accompagnement de projets. En tant que danseuse, après être intervenue en pédiatrie dans différents hôpitaux de la ville de Bruxelles, elle s’inspire de cette expérience pour créer «Warm», où elle interroge le manque de chaleur tant physiologique que symbolique et conduit ses recherches autour de la question du soin. Du 1er au 5 février

Château des Rohan 39, rue du Château lascene-mutzig.fr contact@lascene-mutzig.fr

rées digitales seront disponibles depuis le site du festival à partir du 14 février et offriront leur lot de surprises et d’exclusivités vidéo pour enrichir l’expérience numérique et apporter ce petit quelque chose en plus qui fera un peu oublier la déception de ne pas pouvoir s’émerveiller, rire et s’émouvoir ensemble. Rendez-vous sur le site du festival pour trouver toutes les infos afin d’acheter vos billets en ligne. www.strasbourgburlesquefestival.com

Undivided

© Michiel Devijver

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Undivided

Meytal Blanaru poursuit sa recherche d’une autre forme d’échanges et de partage sans barrière à travers les corps et à proximité du public. Dans «Undivided», la chorégraphe a réuni 4 danseurs et un musicien pour la création d’un environnement poétique qui se consacre à la relation à l’autre. Paysage sonore et physicalité, travail sur les états et l’engagement des interprètes sont au coeur de cette nouvelle pièce. Du 16 au 19 février

Ressourcez-vous !

Sur www.pole-sud.fr/ressources, vous trouverez une rubrique «Ressources», avec des reportages sur les résidences passées, des conférences et des retours en images sur des sujets divers. De quoi subsister !

Strasbourg Burlesque Festival Vous reprendrez-bien un peu de burlesque ? Le festival 2021 s’invite sur vos écrans ! 2 soirées glamour et pailletées à visionner en ligne pour pallier la morosité. Les artistes programmés de la 3e édition seront invités à se produire en condition de spectacle (mais sans public) à l’Espace K et leurs performances seront captées par une équipe professionnelle. Ces deux soi-

TNS Chez Vous !

TJP - CDN Strasbourg Grand Est GRANDE SCÈNE - 7 rue des Balayeurs PETITE SCÈNE - 1 rue Pont St-Martin www.tjp-strasbourg.com

Les Informelles

En cette période de fermeture du théâtre, Renaud Herbin converse avec les artistes de la saison 20/21, au travail au TJP ou à distance. RV sur Radio Pratique(s) www.tjp-strasbourg.com/radiopratiques facebook.com/tjpcdnstrasbourg

Bourgogne-

Franche-Comté › DIJON Théâtre Dijon Bourgogne Centre Dramatique National - DIJON www.tdb-cdn.com

Ça travaille à la Fabrique du TDB !

En attendant la réouverture du théâtre au public, la fabrique du TDB fonctionne et bouillonne. Fin janvier, et pour deux semaines, quatre jeunes comédien.ne.s associé.e.s, Marion Cadeau, Léopold Faurisson, Shanee Krön et Alexandre Liberati, sont arrivés pour poursuivre leur travail de laboratoire par une 3ème session de travail salle Jacques Fornier sur le texte «Fol», écrit et mis en scène par Marion Cadeau. Fin février, ce sera au tour de Céline Champinot - Groupe LA GALERIE, associé.e.s au TDB et de toute l’équipe des Apôtres aux cœurs brisés (Cavern Club Band) d’investir la salle Fornier pour préparer cette nouvelle création.


Danse

SCÈNES

VIADANSE

Entrez dans la danse

Le CCN de Bourgogne-Franche-Comté à Belfort, espace dédié à la création contemporaine, vous emmène ici et ailleurs, au fil d’un programme «dense» ! Ex-pose(s)

Via Les Ailleurs

Dans le cadre de la saison Africa2020 - La mission de VIADANSE, entre ici et ailleurs, est de permettre à chacun rencontres et ouvertures. Africa2020 est une saison culturelle consacrée au continent africain, à sa vivacité comme à sa diversité. Parce que le parcours de Héla Fattoumi et Éric Lamoureux s’inscrit depuis ses débuts dans un dialogue afropéen, VIADANSE participe à la saison Africa2020, notamment en imaginant un festival inédit à Belfort, Via Les Ailleurs. «AKZAK, l’impatience d’une jeunesse reliée», nouvelle création des deux chorégraphes, en est le flambeau qui oriente le regard et invite à se décentrer d’un prisme culturel parfois trop limité, pour en ouvrir l’horizon, en invitant sur scène des jeunes interprètes qui viennent du Burkina Faso, du Maroc, de Tunisie, d’Égypte. D’une rive à l’autre, d’une époque à l’autre, les corps s’attirent et se font face, et ce dilemme de l’un et du multiple se rejoue à toutes les échelles. Par désir de nourrir ce dialogue, les artistes africains accueillis à Belfort pour ce festival témoignent, chacun dans une perspective singulière, de la complexité de la notion d’altérité. VIADANSE a pour vocation de faire lien avec des créateurs et des opérateurs culturels du monde entier. Aussi, cette programmation pluridisciplinaire autour d’artistes africains s’inscrit dans un événement rassemblant des propositions permettant aux regards de se décentrer du prisme culturel occidental. Au programme : danse, musique, concerts, exposition, ateliers, conférence, performances... Plus d’infos sur le site Mai-juin (dates à confirmer)

Accueil Studio et Résidences

VIADANSE accueille chaque année des compagnies venant de France et de l’étranger, pour des temps de résidence, avec ou sans apport financier. L’Accueil Studio est un dispositif fléché du Ministère de la Culture, Direction Générale de la Création Artistique, permettant l’accompagnement de plusieurs compagnies chaque année et un soutien financier sous forme de co-production. De janvier à juin 2021, VIADANSE accueille cinq compagnies dans le cadre de l’Accueil Studio et sept compagnies en résidence simple/prêt de studio. Du 1er au 6 février : Human future dance corps, DD Dorvillier, Accueil Studio - Du 5 au 13 février : By Association, Yair Barelli - Du 8 au 12 février : Cyrinne Douss - Du 17 au 29 mars : Cie Retouramont, Fabrice Guillot,

Accueil Studio - Du 6 au 10 avril : Cie Pasarela, Agathe Pfauwadel & IME Itard du Blanc-Mesnil - Du 19 au 23 avril : Khalil Prince - Du 26 avril au 7 mai : Cie R.A.M.a, Fabrice Ramalingom, Accueil Studio - Du 13 au 15 mai : Cie Labkine, Valeria Giuga, Artiste associée - Du 31 mai au 10 juin : Maqamat, Omar Rajeh, Accueil Studio

Le PREAC danse contemporaine s’étend à la grande région

Depuis 2003, le Pôle de ressources pour l’éducation artistique et culturelle (PREAC, anciennement PNR) danse contemporaine et altérité à Belfort rayonne sur le territoire franc-comtois. Nouveauté 2021 : le dispositif s’étend à la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté et devient PREAC danse contemporaine (Bourgogne-Franche-Comté). Avec VIADANSE, le PREAC s’appuie désormais sur une seconde structure culturelle côté bourguignon, Le Dancing CDCN Dijon Bourgogne-Franche-Comté. Une collaboration renforcée entre ces deux lieux labellisés qui oeuvrent à insuffler une dynamique dansée sur les territoires. Le PREAC poursuit, à plus grande échelle, ses missions de formation à destination des publics de l’éducation et de la culture. Il proposera une formation nationale de trois jours, en biennale et en alternance à Belfort et Dijon. Les ateliers en région, jusqu’alors organisés dans les départements franc-comtois, gagnent la Bourgogne dès janvier 2021. Programmés tout au long de l’année scolaire, ces ateliers sont imaginés comme des déclinaisons territoriales de la formation nationale et/ou en relation avec la programmation des structures associées. Les partenaires du PREAC danse contemporaine (BFC) : Rectorat / Délégation régionale académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle (DRAEAAC) ; Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) ; Direction territoriale de Réseau Canopé ; Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (INSPÉ) : Le Dancing CDCN Dijon Bourgogne-Franche-Comté ; VIADANSE. Avec le soutien financier du Ministère de la Culture, de la DRAC Bourgogne-Franche-Comté et de Réseau Canopé.

© Laurent Philippe

© Laurent Philippe

Akzak (Festival Via Les Ailleurs)

Fattoumi-Lamoureux

«D’hier à demain» Il est une chance de pouvoir inscrire dans le temps long un trajet d’artiste. Héla Fattoumi et Eric Lamoureux ont fondé leur compagnie en 1989 et fêtent trois décennies de créations qui se conjuguent au présent avec la sortie d’un livre donnant lieu à une lecture dansée et la création d’une nouvelle pièce tout terrain. «Nous savons qu’entre un homme et une femme beaucoup d’êtres passent, qui viennent d’autres mondes, apportés par le vent, qui font rhizome autour des racines, et qui ne se laissent pas comprendre en termes de production mais seulement de devenir». (Deleuze et Félix Guattari)

«La part des femmes»

Anne Pellus (Nouvelles éditions Place) L’identité féminine, et plus largement l’individu en lutte contre les forces psycho-sociales et les représentations genrées qui le traversent, représentent des éléments importants du travail chorégraphique du duo Fattoumi-Lamoureux. Cet aspect de l’oeuvre a servi de ligne de force à la chercheuse Anne Pellus, dont l’ouvrage sort en février. Elle analyse quatre pièces de leur parcours artistique et replace leur geste dans l’histoire de l’art et le contexte social des dernières décennies.

Lecture dansée

À cette occasion, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux ont souhaité inventer une forme spécifique pour aller à la rencontre de nouveaux publics. Comment parler de la danse en librairie ou en bibliothèque si ce n’est en dansant ? Ainsi, une lecture dansée, mêlant gestes, vidéo et paroles, entrera en résonance avec le livre d’Anne Pellus.

«Ex-pose(s)», création 2021

L’histoire de l’art regorge de représentations, de sororité, de fraternité, comme de rivalité. Héla Fattoumi et Eric Lamoureux s’attèlent à la création d’un double duo, Ex-pose(s), l’un féminin, l’autre masculin, en lien avec les oeuvres de deux sculpteurs : Henri Laurens et Ousmane Sow. On sait l’influence des arts africains sur le renouvellement des Avant-gardes en Europe et l’on retrouve chez ces deux artistes une même attention au corps humain, à ses possibilités de mouvement contenus dans le volume sculpté.

VIADANSE à Belfort Centre Chorégraphique National de Bourgogne-Franche-Comté - Tél. 03 84 58 44 88 communication@viadanse.com - Programmation détaillée : www.viadanse.com Direction : Fattoumi/Lamoureux

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MUSIQUES février sortira, sous le label Jazzdor Series, l’album «Parabole», qui est une évocation, une interprétation musicale personnelle du film de Wim Wenders «Der Himmel über Berlin» (Les Ailes du Désir). Album disponible sur www.jazzdorseries.bandcamp.com. Concert capté dans le cadre du festival Arte Concert Strasbourg visible sur la chaîne YouTube de Jazzdor

A

t r i b u t e

t o

Alsace East Floyd Ce tribute to Pink Floyd, constitué de fans inconditionnels, propose un show son, lumière et vidéo de haute qualité. Issus d’horizons et de goûts musicaux divers et variés, ces musiciens expérimentés ont mis leur talent en commun pour construire et proposer sur scène le meilleur des Pink Floyd, de leurs débuts à nos jours. Entre musiques envoûtantes, planantes, psychédéliques, progressives et rythmées, le groupe met tous les moyens en œuvre pour que le spectacle soit à la hauteur des prestations de Pink Floyd, tant sur le plan musical que scénique. Le groupe prépare son retour sur scène avec «Coming back to life», en tournée en 2021/2022. Gagnez des places de concerts en participant au jeu concours proposé sur la page Facebook «East Floyd a tribute to Pink Floyd» Rens. 06 80 03 35 32

L’OnR chez vous L’Opéra national du Rhin vous offre la possibilité de regarder en vidéo des spectacles qui n’ont malheureusement pas pu être donnés devant son public. https://www.operanationaldurhin. eu/fr/le-magazine/lonr-chez-vous

Piano solo C’est pendant ce qu’on appelle communément « le premier confinement », en mars 2020, alors que Jazzdor annulait ses derniers concerts de saison ainsi que la 14e édition du festival Jazzdor Strasbourg-Berlin, que le choix a été fait de reprendre une activité discographique en sommeil relatif depuis 2017. L’urgence était de pouvoir être tout de même dans la musique, d’accompagner les musiciens, de les aider à se projeter dans des histoires à construire malgré la pandémie, elle aussi à l’oeuvre. Dès le mois d’avril, le chantier du premier album en piano solo du pianiste strasbourgeois Grégory Ott a été lancé. Le 4

P i n k

F l o y d

© Gandner Marc

East Floyd

Timelessness sur Arte Concert Le spectacle transdisciplinaire pour huit percussionnistes de Thierry de Mey par Les Percussions de Strasbourg est diponible sur Arte Concert. Créé en 2019 au Festival Musica, «Timelessness» est un

© Michel Grasso

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véritable «manifeste artistique et politique», selon les mots du compositeur. Ce spectacle est tissé de gestes autant que de sons : en contrepoint aux pièces instrumentales, «Musiques de table», «Silent Must be», «Floor Patterns», ou encore «Hands», chorégraphiées par Wim Vandekeybus, font du corps du musicien l’instrument éloquent d’une musique silencieuse. www.percussionsdestrasbourg.com


L’Autre Canal 45, bd d’Austrasie Tél. 03 83 38 44 88

Pop-Up !

Interviews, showcases vidéo, blind-test, conférences, musique au programme tous les jours sur lautrecanalnancy.fr Le 6 février devait se tenir le premier rendez-vous public de 2021 de L’Autre Canal à Nancy, avec l’organisation de l’Open Club Day (journée portes ouvertes des salles de concert en Europe). La crise sanitaire ne permettant pas la bonne tenue de l’événement, L’Autre Canal décide de vous proposer un mois de contenus en ligne sur son site et ses réseaux sociaux. Du 6 au 28 février, retrouvez quotidiennement vidéos, photos, articles, blind-test et conférences en lien avec la scène régionale et l’activité de la scène de musiques actuelles. Tous les jours sur www.lautrecanalnancy.fr et @lautrecanalnancy (Facebook & Instagram) Du 6 au 28 février

LAC Sessions

Bobine de Cuivre, !AYYA!, Axmos, Lobo EL & Cotchei, Baleine, Mr Pelican et Ëlle ont un point commun : ils sont tous soutenus par L’Autre Canal et accompagnés par Grand Bain ou Grand Large, dispositifs d’accompagnement à la scène locale émergente. Pour les mettre en lumière, les

sept groupes et projets ont tourné une session live, façon showcase télé, dans le studio d’enregistrement de L’Autre Canal revisité avec une scénographie lumière surprenante !

Interviews

Artistes soutenus via les dispositifs d’accompagnement, professionnelles et professionnels de la filière de la région Grand Est, groupes accueillis pour travail artistique, ils sont nombreux à prendre la parole et vous parler de leurs projets ! Découvrez la richesse des musiques actuelles à l’échelle locale !

Portraits métier

Parce que programmateur ne se résume pas à aller de festival en festival, parce qu’accueillir un concert ne s’improvise pas en un jour, parce que s’occuper de la sécurité ne se résume pas à attendre devant la porte et parce qu’il y a beaucoup plus de missions, fonctions et métiers que vous l’imaginez à L’Autre Canal, découvrez les champs d’action de tous ses salariés à travers des portraits vidéo.

Conférences

Les 9, 16 et 23 février, L’Autre Canal déconfine ses conférences, en visio gratuite, et vous invite à explorer les cinq continents par le prisme de la musique !

Blind-test

All you need is waiting for the man ? L’Autre Canal vous propose un blind-test en ligne « The Velvet Underground vs The Beatles », dimanche 28 février. Saurez-vous reconnaitre les morceaux de ces deux groupes cultes spécialement réarrangés par Mr Pelican ?

!AYYA!

© Ruben Silozio

Nancy

© Julien Oddo

Baleine


MUSIQUES

Bourgogne-Franche-Comté Depuis plusieurs années, l’association dijonnaise Zutique Productions accompagne l’artiste néo-zélandaise Estère dans son projet musical. Elle présente cette année son nouvel album «Archetypes», qui tisse des inspirations multiples : folk, R&B et électronique fusionnent dans un son qui est devenu incontestablement propre à l’artiste. Productrice-alchimiste, sa capacité à créer des paysages sonores d’une autre dimension a participé à construire la renommée d’Estère depuis son île natale jusqu’à l’international. Mais «Archetypes» marque l’envol d’Estère des «productions de chambre» de ses deux premiers albums vers de nouvelles

explorations. Coproduit à Bristol avec Stew Jackson, producteur de Massive Attack, «Archetypes» révèle les métamorphoses d’une artiste audacieuse dont le potentiel créatif ne cesse de se renouveler. Disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et sur www.zutique.com depuis le 22 janvier

Estere

© Paascalino Schaller

Alchimie

En scène En vue de la programmation nationale Jeunesses Musicales France pour la saison 2022-23, les auditions régionales de Bourgogne-Franche-Comté auront lieu le 8 avril 2021 à La Fabrique à Dole, co-organisées en partenariat avec les Scènes du Jura. Ces auditions, qui permettront de sélectionner des projets de concerts à destination des jeunes publics, concernent exclusivement les artistes musiciens professionnels résidant en Bourgogne-Franche-Comté ou rattachés à une compagnie dont le siège social est basé en Bourgogne-Franche-Comté. Les candidatures sont recevables jusqu’au 7 février. Rens. 06 86 44 35 19 auditionsregionalesBFC@jmfrance.org

À vos baguettes Nodoka Okisawa, lauréate du Grand Prix 2019

© Yves Petit

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À vos baguettes Fondé en 1951 sous l’égide du Festival de musique de Besançon Franche-Comté, le Concours international de jeunes chefs d’orchestre s’est rapidement imposé comme la plus prestigieuse manifestation de sa catégorie. Annuel jusqu’en 1992, il a depuis adopté un rythme biennal. Répertoire classique, romantique, du XXe siècle, musique contemporaine, concerto, oratorio, opéra... Il n’est pas un concours de direction au monde plus complet que celui de Besançon. Le jury sera présidé, pour cette 57e édition, par Paul Daniel (GB). Jacques Mercier, chef d’orchestre, assurera les présélections. Les épreuves finales se dérouleront du 13 au 18 septembre 2021, pendant la 74e édition du Festival international de musique de Besançon Franche-Comté. Inscription en ligne jusqu’au 10 février sur http://festival-besancon.com

Avis aux retardataires L’association Art 2 Sens et le Grrranit SN proposent ensemble ce tout premier rendez-vous à la découverte des nombreux groupes d’artistes de rap de la région Bourgogne-Franche-Comté : Tremplin Rrrap Rrrégional se déroulera sous forme de concours en ligne sur instagram, avec vote du public et d’un jury pour élire les 5 gagnant.e.s qui remporteront le tournage d’un clip au Grrranit SN et à la Citadelle de Belfort. En raison des contraintes sanitaires actuelles, Le Grrranit SN et Art2Sens ont décidé de laisser plus de temps aux artistes, rappeurs et groupes afin de s’organiser pour préparer leur freestyle et s’inscrire au concours Tremplin Rrrap. La date de clôture des inscriptions est désormais fixée au vendredi 19 février. Pour participer, envoyez vos freestyles de 1 minute minimum en prononçant à l’oral Tremplin Rrrap Grrranit et Art2Sens par mail aux adresses suivantes : communication@grrranit.eu et association.artdesens@laposte.net.


Supplément

Formation & Orientation

Chaque année, dans ce supplément, nous vous donnons des pistes pour anticiper l’avenir, afin de vous aider à y tracer votre chemin. Pourtant, son édition 2020 ne parlait ni de “cours en présentiel”, ni de “télétravail”, ni “d’activités non-essentielles”. Dans ses pages, les bars et les restaurants avaient besoin de personnel, les théâtres et les musées étaient fréquentés, les facultés ouvertes. Normal. On ne pouvait pas prévoir qu’un grain de sable, ou plutôt que des milliards de grains de sable couronnés allaient dérégler notre société, nous obligeant à réinventer sans cesse notre quotidien. Alors, dans ce monde incertain, où la visibilité n’excède pas quelques semaines, à quoi bon continuer d’essayer de prévoir ? Pourquoi se demander ce que sera le monde

de demain ? C’est comme si nous marchions sur des sables mouvants, dans un brouillard épais qui nous cache l’horizon. Mais nous aurions tort de croire qu’il n’existe plus, cet horizon. Il est là, et à défaut de pouvoir le discerner, nous devons essayer de nous le représenter à partir de ce que nous en devinons. Le virus a rebattu les cartes. À ce jeu, certains secteurs sont perdants. Mais parmi eux tous ne le resteront pas à long terme ; il y a fort à parier que, comme après chaque crise, la société sera prise d’une frénésie de distraction, de plaisir, de beauté. Certains autres profitent de cette nouvelle donne. Le numérique : sa place dans notre vie a encore augmenté. Le sanitaire : au Jour de l’an, le traditionnel “et surtout la santé !”

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sonnait bien différemment… La logistique : mise à l’honneur pendant les confinements, elle est à nouveau sollicitée pour la vaccination. L’industrie : on veut recommencer à fabriquer en France les produits et les équipements qui nous ont tant manqués. Dans les pages qui suivent, nous parlons de ces secteurs (ainsi que d’autres encore, toujours solides), des mécanismes permettant de se former et des stratégies pour organiser vos recherches. Non, il n’est pas inutile de se projeter ! Au contraire, il est plus que jamais nécessaire de réfléchir aux différentes routes susceptibles de nous mener à bonne destination. Voire, de les créer. Car cet horizon, c’est nous qui le dessinons.


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FORMATION • ORIENTATION

Un bac+3 droit au BUT ! La grande affaire de la rentrée 2021, c’est le remplacement des anciens diplômes d’IUT par le tout nouveau Bachelor Universitaire de Technologie. Explications.

Entre passionnés

Plus long, mais moins intense

Un moment donné, vous devrez aller sur le terrain. Les salons spécialisés, physiques ou par visio, permettent de rencontrer les représentants de plusieurs établissements : des enseignants et, souvent, des étudiants. N’hésitez pas à reprendre les coordonnées de ces derniers pour échanger ensuite plus librement. Autre incontournable, les portes ouvertes, qui permettent de découvrir le cadre et l’ambiance des écoles. Procédez de même pour les métiers qui vous intéressent : rencontrez des professionnels et trouvez moyen de les voir en action. Si votre cursus ne comporte pas de stage en bonne et due forme, demandez-leur l’autorisation de venir au moins les observer. Et si vous n’avez pas le réseau nécessaire, allez-y au culot : témoigner d’une commune passion peut ouvrir des portes. En suivant ce processus, vous ne vous mettrez certes pas complètement à l’abri des mauvaises surprises et des déconvenues, mais vous en limiterez la probabilité et la proportion. Vous risquez surtout de troquer le problème du “Je n’ai pas d’idée !” contre celui du “J’ai trop d’idées !” Mais quel plus exaltant embarras, que l’embarras du choix ?

Pour ce qui est du contenu, le bachelor proposera les 24 mêmes spécialités que le DUT. Celles-ci seront déclinées en troisième année dans des “sous-spécialités” inspirées de celles des actuelles licences pro. L’enseignement gardera la marque de fabrique IUT : cadré, concret, avec beaucoup de travaux dirigés et pratiques. Et une prédilection pour l’alternance. Mais il sera un peu moins intense que celui du DUT : de 2 100 heures de formation réparties sur deux années, on passe à 2 600 heures sur trois ans. On joue plus l’endurance que la résistance ! L’objectif reste toutefois identique : proposer un diplôme professionnalisant qui permette de poursuivre des études longues.

Tracer sa propre route, mais pas seul

© Fotolia

Vous pouvez aussi consulter des valeurs sûres de la presse : l’Étudiant, sur papier ou web, et studyrama.com studyrama.com. Elles sont très réactives à l’actualité, et indépendantes des pouvoirs publics.

Obtenu au terme de trois années d’études, le BUT entraînera d’abord la disparition du quinquagénaire DUT, dernier vestige des bac+2 préparés à l’université. La France continue ainsi à s’intégrer dans la norme européenne LMD, avec ses trois paliers : licence, maîtrise et doctorat. Deuxième effet (au terme de l’année universitaire 2021-2022) : l’extinction des licences professionnelles, auxquelles les bachelors se substitueront. Avantage pour les étudiants d’IUT voulant accéder à des formations de niveau bac+4 : une continuité d’études, sans sélection intermédiaire à l’entrée de la licence pro. Les titulaires de BTS qui poursuivaient leurs études par ce diplôme intégreront le BUT en troisième année.

Orientation rime rarement avec révélation. Et si une vocation vous arrive soudain, c’est sans le guide pratique pour l’accomplir. S’orienter est une démarche de longue haleine, qui nécessite de la méthode et des appuis. L’orientation, c’est comme un trek : ça se prépare ! Sauf à accepter le risque de se retrouver n’importe où après avoir pris un chemin au hasard. C’est à vous de choisir la destination, ou au minimum une direction générale, et de vous renseigner pour vérifier que l’idée que vous vous en faites n’est pas trompeuse. Vous devez aussi évaluer les différents itinéraires qui mènent à votre but, et jauger vos possibilités afin de déterminer s’ils peuvent correspondre, à quels prix et avec quelles probabilités de réussite. Un travail de fond qui est plus simple si on ne le mène pas seul. Ça tombe bien : vous êtes entouré de conseillers. À commencer par vos proches, famille et amis. Ils peuvent vous parler de leur quotidien, de leurs études ou emplois. Et vous dire s’ils vous y voient. Mais peuvent-ils être totalement honnêtes avec vous ? Plus détachés, vos enseignants sont plus objectifs, et ce sont des connaisseurs en la matière. Le professeur principal est censé être votre interlocuteur privilégié. Vous pouvez cependant avoir plus d’affinités avec un autre membre de l’équipe éducative.

ONISEP qui tôt y pense Les psychologues de l’éducation nationale sont, eux, des spécialistes de l’orientation. Ne craignez pas de leur montrer votre ignorance en la matière : ils sont habitués. S’il n’y en a pas dans votre établissement, si vous êtes loin d’un Centre d’Information et d’Orientation, ou si vous n’avez que peu de goût pour le contact direct, la plateforme Mon orientation en ligne vous donne les coordonnées pour discuter par téléphone ou par “tchat” avec un conseiller de l’ONISEP. L’Office National d’Information sur les Enseignements et les Formations, c’est LA mine de documentation, sur papier et en ligne : onisep.fr. Notez qu’il propose un espace aux parents désireux onisep.fr d’aider leur enfant dans son projet : Kit-Parents. Mais si vous êtes tenté par une réorientation ou une reprise de formation, voyez le portail que l’État a créé pour guider tous les internautes dans leurs projets professionnels ou scolaires : orientation-pour-tous.fr orientation-pour-tous.fr.


FORMATION • ORIENTATION

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Alternance et apprentissage : un duo qu’on gagne à connaître Mal considérée par le public, l’alternance est parfois vue comme un pis-aller. Et l’apprentissage, avec laquelle on la confond souvent, comme une voie réservée aux métiers peu qualifiés. Elles concernent pourtant un grand nombre d’apprenants et peuvent aboutir à des diplômes du supérieur.

Précisons d’abord les deux termes. L’alternance est le système de formation où se succèdent des phases pratiques en milieu professionnel et des phases d’enseignement théorique. L’apprentissage n’en est que l’une des formules. Les phases théoriques se déroulent dans des établissements du secondaire - lycées professionnels ou agricoles, Centres de Formation des Apprentis (CFA), Maisons Familiales et Rurales (MFR) - ou du supérieur - IUT, facs, écoles d’ingénieurs ou de commerce. L’alternant a le choix entre rester sous statut scolaire /étudiant en enchaînant des stages, et passer sous statut salarié en signant un contrat avec une entreprise, une association, un libéral ou un organisme d’État. Ce contrat peut être de deux types : le contrat d’apprentissage et le contrat de professionnalisation. Le premier prépare à des diplômes de l’enseignement professionnel et technologique (CAP, bac pro, BTS…) ainsi qu’à des diplômes du supérieur (BUT, licence et master pro). Le second vise plutôt une qualification professionnelle - titres du Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP), Certificats de Qualification Professionnelle (CQP) ou qualifications reconnues par une convention collective nationale - pour une intégration rapide dans le monde du travail. C’est pourquoi il est ouvert aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, aux bénéficiaires de minima sociaux et aux personnes ayant bénéficié d’un contrat aidé.

Bonjour salaire, adieu grandes vacances ! Une fois qu’on a choisi l’alternance se pose la question : être étudiant ou apprenti ? L’apprentissage est le plus souvent préféré, pour trois avantages : le salaire perçu durant le cursus, une meilleure intégration à son terme, des indemnités chômage en fin de contrat. Mais en contrepartie, les contraintes professionnelles sont exigeantes : responsabilités, relations hiérarchiques, vacances réduites aux congés payés. Sans ignorer la grande tentation de privilégier l’activité en entreprise au détriment de la préparation du diplôme, au risque de le rater.

Coups de pouce de l’État Mais pour entrer en apprentissage, encore faut-il avoir trouvé une structure d’emploi et un maître de stage, ce qui n’est pas une sinécure. Il faut donc s’y prendre tôt et ne pas hésiter à se rapprocher des instances professionnelles : Chambres de Commerce et d’Industrie, Chambres des Métiers et de l’Artisanat, Chambres d’Agriculture. Compte-tenu des difficultés actuelles, le ministère du travail a assoupli le système : il autorise les apprentis à commencer leur formation sans avoir trouvé d’employeur, et leur donne 6 mois pour signer leur contrat d’apprentissage. De même, l’État incite financièrement les entreprises en leur versant une aide pour chaque apprenti accepté : 5 000 euros aux mineurs, 8 000 euros aux majeurs. À vous de montrer que vous valez plus encore que ces primes !

➤ alternance.emploi.gouv.fr/portail_alternance/


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FORMATION • ORIENTATION

Formation continue : c’est pour la vie Pilote de drone, community manager, développeur d’applications mobiles, spécialiste des véhicules électriques et hybrides : autant de professions auxquelles personne ne s’est préparé il y a 20 ans ! À l’heure où le monde change de plus en plus vite, il est impensable de rester cantonné à sa formation initiale. La formation continue a deux piliers : le devoir des entreprises de participer à son financement, et le droit des salariés à se former sur leur temps de travail. Ces actions de formation peuvent être organisées par l’employeur, dans le cadre de son plan de formation ou, sur le mode de l’alternance, lors de périodes de professionnalisation. Le salarié peut en prendre lui aussi l’initiative. Deux mécanismes lui permettent de suivre la formation de son choix sans perte de salaire : le Droit Individuel à la Formation, avec lequel il capitalise chaque année 20 heures de formation, et le Congé Individuel de Formation, d’une durée pouvant aller jusqu’à un an, qu’il peut même prendre sur son temps de travail.

En bonne Eduform Dans ce mécanisme propice à la reconversion, il lui est possible d’obtenir un financement des Fongécif et des Opacif, qui collectent la Contribution Unique à la Formation Professionnelle et à l’Alternance. Les non-salariés - agriculteurs, artisans, libéraux, etc. - doivent s’adresser à leurs propres organismes collecteurs. Les salariés ont également droit à un congé pour faire un bilan de compétences ou valider des acquis de leur expérience. Autre question : auprès de qui se former ? Quelque 50 000 organismes se disputent ce marché lucratif. Les sociétés privées

y représentent 80 % de l’activité mais toutes ne sont pas fiables. Il est prudent de vérifier si la société que vous voulez solliciter possède le label Eduform, délivré par le ministère de l’éducation.

Remettre le pied à l’étrier Ce sont néanmoins les structures publiques et parapubliques qui donnent le plus de garanties de sérieux. Les Services Universitaires de Formation Continue et le Conservatoire National des Arts et Métiers préparent à des diplômes du supérieur. Les GRETA, qui mutualisent les compétences et les moyens de plusieurs établissements publics d’enseignement, les établissements agricoles et les unités de l’Agence nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes, préparent à des diplômes du secondaire ainsi qu’à des qualifications professionnelles. Ces organismes s’adressent également aux plus de 25 ans éloignés du monde du travail. Principal mécanisme pour aider ces personnes à découvrir l’entreprise ou à y reprendre pied : le Contrat de Professionnalisation (voir “Alternance et apprentissage”). Il s’adresse dans ce cas aux demandeurs d’emploi, aux bénéficiaires du RSA, de l’ASS ou de l’AAH, et aux anciens signataires d’un contrat aidé. Parce que la formation continue, dans certaines situations, c’est la formation qui commence pour de bon.

➤ www.education.gouv.fr/la-formation-tout-au-long-de-la-vie-7508

Sanitaire et social : Prenez bien soin de nous Avec une réforme des études de santé prévue de longue date et l’irruption inopinée de la Covid, 2020 a bouleversé le secteur sanitaire. Les prochaines années seront marquées par le développement du “care”, gourmand en emplois. Il était décrié depuis des décennies pour avoir provoqué la pénurie de médecins : le numerus clausus national, qui limitait drastiquement le nombre de carabins, a enfin été supprimé ! Désormais, chaque faculté de médecine fixe l’effectif de ses étudiants, en collaboration avec son Agence Régionale de Santé. Le moyen de s’adapter aux besoins des différents territoires et d’en éliminer les déserts médicaux. Deuxième réforme de la rentrée 2020 : la suppression de la Première Année Commune aux Études de Santé. Pour les recalés au concours final, elle s’apparentait trop à une année perdue. Désormais, les aspirants aux études de médecine, pharmacie, odontologie (dentiste) et de maïeutique (sage-femme) préparent les épreuves d’admission tout en se ménageant un vrai plan B.

Éviter l’orientation par défaut Avec deux chemins : le Parcours Spécifique Accès Santé (PASS), qui comprend une discipline au choix, et n’importe quelle licence assortie de l’option “Accès santé” (L.AS). L’étudiant qui échoue aux admissions peut ainsi poursuivre dans sa voie de repli. Sur chacun des deux chemins, on dispose de deux tentatives pour passer les épreuves. À noter que celles-ci sont désormais spécifiques à chaque domaine. Ce qui devrait éviter les orientations par défaut, pour le plus grand bien des soignants et des soignés. Les études de santé restent toutefois difficiles. Et longues. En particulier

celles de médecine : huit à douze années après l’admission, selon la spécialisation. Mais il n’est pas indispensable d’être médecin pour prendre soin de son prochain. La pandémie a montré l’importance de chaque élément du système sanitaire et mis en évidence le manque de moyens humains. S’il est trop tôt pour savoir si la société décidera d’augmenter le nombre de soignants, il est à peu près certain que les effectifs d’infirmières et d’aide-soignantes ne baisseront plus. Considérant les départs en retraite et ceux dûs à l’usure, les perspectives de recrutement sont claires et importantes.

20 000 emplois de plus en dix ans Une étude récente de l’INSEE annonce que dans le Grand Est le nombre d’emplois dans la santé augmentera de 2 000 chaque année pour dépasser les 200 000 en 2030. Elle souligne la montée en effectifs des aides aux personnes dépendantes, à domicile ou en institution, qu’entraîne le vieillissement de la population. Les postes d’agents hospitaliers devraient suivre la même évolution, ouvrant des opportunités de retour à l’emploi pour des personnes en reconversion. L’INSEE pointe aussi les besoins croissants en puéricultrices, auxiliaires de puériculture et, surtout, éducateurs de jeunes enfants. Aux deux extrémités de la vie, nous avons de plus en plus recours aux structures collectives pour prendre soin de ceux qui nous sont le plus cher.


FORMATION • ORIENTATION

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Écoles de commerce : la business classe L’appellation un peu vieillotte cache des établissements à la pointe de l’actualité, où l’on s’intéresse aux entreprises et aux affaires qu’on y réalise. À la fois généralistes et spécialisées, elles offrent un choix aussi large que complexe. Les écoles de commerce ont vocation à vous apprendre comment les “boîtes” s’inscrivent dans le monde économique. Voilà pourquoi les matières y sont si variées : marketing, gestion, compta, management éco, droit, sciences po, langues, communication, etc. Une diversité qui n’a d’égale que les domaines auxquels préparent ces business schools : RH, finances, vente, logistique, achats… Les écoles de commerce délivrent un enseignement concret, grâce à des professeurs pour beaucoup issus du monde professionnel, qui privilégient l’étude de cas pratiques, avec une place importante donnée aux stages, en France et à l’international. Cet aspect est renforcé par des échanges avec des écoles étrangères, ainsi que par la présence d’enseignants et d’étudiants venus d’ailleurs. En ancien français, le commerce c’était aussi le contact avec les autres, et de ce

point de vue les écoles sont fidèles à l’étymologie. La vie étudiante y est une matière à part entière : sympathiser n’est pas futile, car il s’agit de se tisser un réseau pour l’avenir.

Sur concours Les études en école de commerce durent de trois à cinq ans et commencent soit après le bac, via Parcoursup, soit après au moins deux années d’études supérieures. Dans ce cas, la voie traditionnelle c’est la prépa, économique et commerciale ou, plus récemment, littéraire. Moins classique mais en plein essor, l’admission parallèle permet aux établissements de diversifier les profils dans leurs promos. Elle concerne les étudiants titulaires au minimum d’un bac+2, mais les plus diplômés sont accueillis à bras ouverts. À commencer par les ingénieurs. Dans tous les cas, l’admission se fait au

moyen de concours, presque toujours payants mais le plus souvent communs à plusieurs établissements. Selon les écoles et les cursus choisis, les étudiants peuvent viser des bachelors en trois ans, des Bachelors in Business management (BBA) en quatre ans et, en cinq ans, des masters ou des diplômes du Programme Grande Ecole (PGE).

Trouver son école Reste encore à choisir où postuler : la France compte plus de 150 écoles. Critère souvent déterminant, le coût de la scolarité, qui dépasse les 16 000 € par an dans les établissements les plus pres-

tigieux. Mais même la facture annuelle moyenne, 11 000 €, incite à la prudence. Privilégiez les écoles reconnues par l’État, les diplômes auxquels il a donné un visa, et les labels nationaux et internationaux. On peut également opter pour un établissement parapublic du réseau des Écoles de Gestion et de Commerce, adossé à celui des CCI. Ils présentent l’avantage d’être accessibles par l’alternance. Notez enfin que parmi les écoles supérieures de commerce, l’EM Strasbourg, l’ESC Dijon et l’ICN Nancy-Metz sont moins coûteuses que la plupart de leurs homologues. L’opportunité de faire une vraie affaire.

Banque : des métiers qui comptent ! Quand on évoque les métiers transformés par la digitalisation de la société, ce n’est pas à ceux de la banque qu’on pense en premier. Pourtant, les nouvelles technologies ont imposé au secteur de grands changements et une montée en qualification dont bénéficient les employés. L’époque où les effectifs des banques fondaient comme neige au soleil est révolue. Aujourd’hui, avec 370 000 emplois, ils ont même tendance à augmenter légèrement, et ce sont quelque 40 000 jeunes qui sont embauchés chaque année. Les deux tiers d’entre eux dans la relation client ! Déjà mis à mal par l’arrivée des distributeurs automatiques, le guichetier à l’ancienne a disparu, victime de la popularisation des ordinateurs et des smartphones. Aujourd’hui, sept clients sur dix utilisent ces moyens pour effectuer leurs opérations courantes. Ils y trouvent aussi les renseignements de base pour gérer leurs comptes, et ne viennent donc plus en rendez-vous que pour poser des questions pointues. Le conseiller est désormais un spécialiste capable de proposer du sur-mesure à chacun de ses interlocuteurs.

L’alternance et le CDI à l’honneur Dans ce domaine, les banques cherchent des collaborateurs expérimentés et, pour cela, privilégient la voie de l’alternance. C’est leur manière de repérer et de garder les recrues prometteuses, qu’elles embauchent ensuite de préférence en CDI. Une opportunité qu’offrent peu de secteurs.

Pour y débuter, les étudiants peuvent s’engager dans des formations rapidement professionnalisantes, comme le BTS “Banque, conseiller de clientèle (particuliers)”, ou entreprendre une formation plus générale, par exemple les BUT “Gestion des Entreprises et des Administrations” et “Techniques de Commercialisation”. Le principal acteur de la formation dans le secteur, c’est l’ESBanque (Esbanque.fr), née de la fusion du Centre de Formation de la Profession Bancaire et des 14 CFA Banque Finance. Ses campus de Strasbourg, Nancy, Reims et Di-

jon, et ses centres de cours de Troyes, Metz, Belfort, Besançon et Mâcon, proposent des formations allant jusqu’aux Mastères Spécialisés Grande École à bac+6.

Former et fidéliser ses cadres Car les établissements bancaires sont de plus en plus friands des candidats ayant un diplôme supérieur à bac+3. Ceux-ci représentent une grosse moitié des recrutements, principalement dans les fonctions de management et de support : gestionnaires de “back-office”, data-analystes, analystes de crédit, fiscalistes, juristes, traders, spécialistes de la cyber-sécurité, de la qualité ou de la gestion de risque. Pour accéder à ces postes de haute qualification, il y a aussi les diplômes d’écoles d’ingénieurs. Voire les doctorats universitaires. Par exemple de mathématiques dans le cas des créateurs d’algorithmes de marché. D’ailleurs, le secteur possède un autre atout : les banques favorisent la promotion interne de leurs salariés pour les fidéliser. Résultat, deux tiers d’entre-eux ont le statut de cadre, avec tous ses avantages. Des raisons de plus pour dire banco à la banque.


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FORMATION • ORIENTATION

PACE Grand Est : pour les jeunes, c’est le bon plan ! Pour entrer dans la vie active, avoir un CV sur lequel figure une première expérience professionnelle significative est un atout. Avec son PACE, le Conseil régional veut donner cette possibilité à tous les jeunes. Le Parcours d’Acquisition des Compétences en Entreprises permet à toute personne de 18 à 29 ans, diplômée ou pas, de postuler à un stage tutoré de six mois dans une entreprise du Grand Est. Et il encourage ces dernières, quelle que soit leur taille ou secteur d’activité, à les accueillir. Des prestataires peuvent aider les jeunes à trouver l’employeur qui les recevra, selon leurs attentes et profil. Ces organismes reçoivent 2 500 € par candidat. Les entreprises perçoivent, elles, une aide au tutorat qui dépend du niveau du stagiaire : 230 € pour les diplômés, 350 € pour les non-diplômés. Sans tenir compte de cette distinction, les stagiaires touchent quant à eux 500 € chaque mois. Le budget total de l’opération se monte ainsi à 16,4 millions d’euros.

Un plan personnalisé Grâce au PACE, la Région Grand Est aide à la fois les jeunes et les entreprises. Avec deux priorités : soutenir les secteurs mis en difficulté par la crise sanitaire (hôtellerie, restauration, tourisme, événementiel, culture), et épauler les filières d’avenir (transition écologique, numérique, industrie, bâtiment, soin et santé). Pour assurer le succès du dispositif, le Conseil régional rassemble les compétences venues de tous horizons : des sociétés expertes dans la formation, le Service Public Régional de l’Orientation, les réseaux associatifs et économiques, etc. Il compte aussi sur un suivi exigeant : chaque candidat bénéficie d’un plan personnalisé tenant compte de ses compétences initiales, puis d’un bilan pour mesurer celles restant à acquérir et les progrès accomplis. Et si le stage n’a pas été suivi d’une embauche, des propositions sont faites en vue de poursuivre le parcours d’insertion professionnelle. ➤ http://www.pace-grandest.fr/

Et roulez Jeun’Est ! Jeun’Est, c’est le passeport culture, sport et loisirs pour les 14-29 ans du Grand Est. Avec une palette de prestations qui ne cesse de s’étoffer. La dernière en date : une plateforme gratuite pour apprendre les langues étrangères. Jeun’Est, c’est un portail et une appli qui s’adressent à tous les jeunes de la région, quelle que soit leur situation, en étude, au travail ou en recherche d’emploi. Pour les lycéens, c’est aussi une carte à garder sur soi. Adolescents et jeunes adultes peuvent y retrouver des infos pratiques rassemblées pour eux par le Conseil régional : santé, formation, emploi, logement, etc. Grâce au dispositif, les jeunes de la région peuvent bénéficier de quantité de bons plans, comme des tarifs préférentiels dans 160 musées, parcs de loisir et lieux patrimoniaux, des réductions sur des livres, des places de concert, théâtre, cinéma… Sans oublier des jeux-concours permettant de gagner des cadeaux. Par exemple, des places de match ou de spectacles.

My platform is rich ! La dernière initiative du dispositif, c’est “Do you speak Jeun’Est ?” : une plateforme linguistique pour aider les jeunes de la région à apprendre une langue étrangère, ou à l’approfondir. Et ce, au moyen d’extraits de films et

de séries, de clips, de reportages ou de documentaries à visionner en version originale. On peut ainsi travailler l’anglais en binge-watchant les séries “Game of Thrones”, “The Simpsons” ou encore “The Mandalorian”, l’allemand en regardant le film Vorwärts immer !, l’espagnol en se laissant absorber par l’univers noir de “Narcos”, le portugais en découvrant les feuilletons à l’eau de rose de la télénovela “Rosa Fogo”, et même le chinois en découvrant la déconcertante “Mäma mïya”… Au total, la plateforme compte déjà pas moins de 1 500 références ! Pour s’orienter dans cette offre foisonnante, les utilisateurs peuvent compter sur le bouledogue Booster. Partant de leurs centres d’intérêt et de leurs objectifs, ce coach virtuel les guide tout au long du parcours d’apprentissage, à travers une succession de défis. Une démarche à la fois pédagogique, ludique et gratuite. Of course ! ➤ www.jeunest.fr



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FORMATION • ORIENTATION

Numérique : plongez dans la matrice !

Arts appliqués : l’artistique, mais sans le flou

Télétravail, télémédecine, e-commerce, visiocours et apéroZoom : la pandémie a spectaculairement accéléré la digitalisation de la société. En perpétuelle effervescence créatrice, le numérique donne à ses nouveaux diplômés un avantage compétitif qui leur assure une place dans un milieu professionnel très porteur.

Vous avez une âme d’artiste et des envies de réalisations concrètes ? Les études d’arts appliqués vous ouvrent les bras. Avec une vaste palette de domaines, techniques, formations et établissements.

On pensait le marché du matériel informatique arrivé à saturation, porté essentiellement par le renouvellement périodique. Mais la Covid 19 a incité les particuliers à améliorer leur équipement, tout en poussant les entreprises à étoffer leur parc portable et à sécuriser un réseau éparpillé hors les murs. Cela fait l’affaire des techniciens et des connaisseurs des systèmes et des réseaux. À nouveaux besoins, nouveaux logiciels, que grandes entreprises et start-ups imaginent, développent et testent, pour l’internet classique et pour l’internet mobile, avec chacun leurs spécialistes. L’arrivée sur le Web d’un public encore novice oblige à faire des efforts d’ergonomie sur les sites ; c’est le boulot des architectes web, webdesigners et UX designers.

Objets connectés et 5G Qui dit sites et réseaux sociaux, dit community managers et modérateurs, pour fidéliser les membres et veiller au respect des règles, voire de la loi. L’expert en e-reputation est de plus en plus consulté par les entreprises, et même les particuliers, soucieux de leur image publique. À la fois redoutée et espérée, la 5G va faire exploser le nombre d’objets connectés, tout comme celui des développeurs en systèmes embarqués. Elle facilitera aussi la diffusion de la réalité virtuelle, d’où un besoin croissant en ingénieurs VR. L’intelligence artificielle requiert elle aussi des ingénieurs spécialisés. Moins connus, les coachs de chatbot apprennent aux assistants-robots comment répondre aux besoins des humains.

Autant d’activités où sont collectées des masses de données qui doivent être traitées par des data analystes, stockées par des ingénieurs cloud, et protégées par des spécialistes dont la rémunération est à la mesure de la valeur des informations.

Hacker vaillant, rien d’impossible Le diplôme minimum pour exercer un métier du digital, c’est le bac pro “Système numérique”. Il permet de commencer comme technicien de maintenance, une profession occupée également par les titulaires du BTS “Systèmes numériques option informatique et réseaux”, et par ceux d’un des quatre DUT* Informatique. Ces diplômes bac+2 mènent à des licences (professionnelles ou générales), des masters et des diplômes d’écoles d’ingénieurs. En tous cas, dans le secteur, ce sont les bac+5 qui se taillent la part du lion, avec les spécialisations les plus pointues à bac+6. Par exemple, certains des as de la cybersécurité sont formés à Nancy, via le mastère “Attaque et défense des systèmes informatiques” que proposent conjointement deux écoles d’ingénieurs : Mines et Télécom. Mais si vous êtes un génie rétif aux études encadrées, vous pouvez aussi tenter de monnayer vos services de hacker éthique, moderne corsaire chassant les pirates du web. C’est moins confortable, mais beaucoup plus romantique. *Les Diplômes Universitaires de Technologie, bac+2, seront remplacés à la rentrée 2021 par les Bachelors Universitaires de Technologie en trois années.

Les études supérieures ne sont pas indispensables pour créer les objets du quotidien : l’artisanat reste accessible sans passer par le bac. Mais celui-ci donne accès à des formations permettant d’acquérir une précieuse culture artistique, et qui associent au geste créatif, processus industriel et actions de communication. Elles sont délivrées dans des écoles d’arts appliqués. Certaines sont publiques, d’autres privées. Pour ces dernières, il est essentiel de s’assurer du sérieux de l’enseignement. Vérifiez qu’elles sont reconnues par l’État et que leurs diplômes sont inscrits au Répertoire National des Certifications Professionnelles. C’est le cas, par exemple, de l’Institut Supérieur des Arts Appliqués de Strasbourg.

DNMADE : objectif insertion professionnelle Côté études “courtes”, le Diplôme National des Métiers d’Art et du Design a remplacé la MANAA, le DMA et les six BTS Arts appliqués. Il est accessible aux bacheliers et aux titulaires d’un diplôme de niveau équivalent, comme le brevet des métiers d’art. Ce bac+3 est à la fois une clarification du parcours et une montée en qualification. Sa première année est consacrée à la découverte, théorique et pratique, de tous les arts. Durant les deux suivantes, l’étudiant travaille la spécialité qu’il a choisie parmi 14 : Graphisme, Numérique, Espace, Mode, Patrimoine, Innovation sociale, etc. L’enseignement fait la part belle au concret grâce à des stages et à un mémoire. Sans oublier le projet personnel dont l’examen conditionne la validation de l’année. Ce diplôme vise l’insertion directe dans diverses professions : ébéniste, horloger, infographiste, designer, modeleur…

Application et excellence Le DNMADE permet cependant de poursuivre ses études. En particulier de briguer le Diplôme Supérieur des Arts Appliqués, dont la spécialité Design existe avec quatre mentions : Espace, Graphisme, Mode et Produit. Ce bac+5 forme des concepteurs-créateurs destinés à des postes à responsabilité dans des studios ou agences de création. On le prépare dans un lycée, par exemple Le Corbusier d’Illkirch-Graffenstaden (DSAA Design mention Produit), ou dans une des sept prestigieuses Écoles Supérieures d’Arts Appliqués. Comme les fameuses écoles parisiennes Boulle (DSSA Designe mention Produit) et Olivier-deSerres (DSAA Conception-Création). Mais il est également possible, après le DNMADE, de bifurquer vers la filière arts plastiques ; arrivé à un certain niveau, la différence est encore plus mince entre les deux voies artistiques.


FORMATION • ORIENTATION

Arts plastiques : pour la beauté de l’Art Vous aimez l’art pour l’art, et sa valorisation économique passe en second ? Plutôt que les études d’arts appliqués, choisissez les études d’arts plastiques. Avec tout autant de variété, plus de liberté, mais aussi moins de débouchés tracés. Les contingences économiques, industrielles et commerciales, ce n’est pas la priorité des études d’arts plastiques. L’inspiration personnelle du créateur y prend le pas sur la commande du client. Des dizaines d’établissements privés sont sur le marché. Ainsi que 45 écoles publiques : les Écoles Supérieures d’Art et de Design. Ces écoles “des Beaux-Arts”, comme on les appelle encore souvent, recrutent au niveau bac par des concours dans lesquels culture générale et langue étrangère accompagnent l’épreuve plastique et la présentation d’un dossier de travaux artistiques. La singularité du candidat est tout aussi appréciée que sa patte. Il existe des prépas, publiques et privées, pour augmenter ses chances de réussite.

DNA, c’est bac +3 Les ESA ont pour mission de former des concepteurs-créateurs, avec un premier palier à bac+3 : le Diplôme National d’Art. Après une première année commune et généraliste, les étudiants choisissent une option : Art, Communication ou Design. Éventuellement assortie d’une mention. Par exemple, la Haute École des Arts du Rhin propose le DNA option Design mention Textile, et le DNA option Communication mentions Didactique visuelle, Graphisme et Illustration. Durant deux années, l’enseignement associe cours, ateliers, journées de production auprès d’un professionnel, séminaires et projets personnels.

Qualité supérieure Devenir créateur et vivre de son art, c’est l’aspiration de la plupart des étudiants en arts plastiques. Mais ce cursus a aussi des débouchés plus prosaïques : expert, critique, commissaire d’expo, professeur, auteur de logiciel, intervenant, restaurateur d’œuvres… Il est possible de poursuivre par le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP), bac+5, qui forme les futurs concepteurs et les chefs de projet en agences de pub, de com ou de design. Les étudiants travaillent sur un projet artistique et préparent le mémoire qu’ils soutiendront devant un jury. Le DNSEP est délivré par neuf Écoles Nationales Supérieures d’Art. Dans cette courte liste, les ENSA de Dijon (DNSEP Art, Design) et Nancy (DNSEP Art, Communication, Design d’espace) sont réputées dans leur domaine. Les étudiants qui en sortent ont devant eux des carrières qui n’ont rien d’abstrait.

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FORMATION • ORIENTATION

Armées : la relève vous attend “Si tu veux la paix, prépare la guerre”, dit l’adage. Pacifique et attachée à la concorde internationale, la France possède néanmoins un des budgets militaires parmi les plus importants. Et dans un monde de plus en plus instable, elle ne baisse pas la garde, bien au contraire. Ses besoins en hommes, et en femmes, restent donc importants.

Transport et logistique : jobs en stock Ils se sont adaptés dans l’urgence pour assurer l’approvisionnement des commerces et particuliers. La crise a révélé à quel point transport et logistique nous étaient indispensables. Ce secteur, qui figurait déjà parmi les plus porteurs, semble promis à un bel avenir, riche en opportunités professionnelles. Comme Castor et Pollux, Gault et Millau ou Starsky et Hutch, transport et logistique vont toujours ensemble, et on se demande qui fait quoi. Le transport, on connaît : l’acheminement de biens et de personnes d’un point à un autre. Mais la logistique ? Le colis que vous avez commandé à l’autre bout du monde n’est pas conduit d’une seule traite à votre domicile par un chauffeur dédié. Il circule à bord de différents véhicules qui se succèdent entre les entrepôts où il est trié, conservé, conditionné… La gestion de ces structures et la coordination de ces flux, c’est ça, la logistique ! En France, les sociétés spécialisées emploient 1,9 million de personnes. Auxquelles il faut ajouter les salariés chargés de ces tâches au sein des autres entreprises. Elles exercent des métiers en pleine transformation : la digitalisation des équipements, le surgissement de l’e-commerce, la montée de l’impératif environnemental dans des activités traditionnellement énergivores et polluantes, sont les prémisses d’une révolution.

Autoroute vers l’insertion professionnelle Pour les métiers, on pense immédiatement aux plus visibles, et qui sont aussi ceux qui emploient le plus de monde : les conducteurs. Ils peuvent être juste chauffeurs ou aussi livreurs ; caboteurs ou internationaux ; transporter des marchandises ou des personnes ; à bord de cars ou de véhicules sanitaires légers… Au volant, l’insertion professionnelle est rapide grâce à plusieurs CAP, qu’il est possible de compléter par un bac pro, voire par une mention complémentaire “Transport logistique”.

Même mode d’accès pour nombre de métiers de l’ombre : magasinier, agent de manutention, emballeur, préparateur de commande. Sans oublier le marinier et l’agent d’exploitation ferroviaire ! Ça tombe bien puisque, contrairement à l’aérien qui souffre de la Covid, le rail et le fluvial sont dans l’air du temps.

Route, rail, eau et ciel Le BTS “Gestion des transports et logistique associée” permet aux bacheliers d’acquérir une formation polyvalente ouvrant à diverses fonctions : chef de quai, affréteur, déclarant en douane, analyste logistique, gestionnaires de stock, gestionnaire service client, commercial, etc. Des diplômes bac+3 (licences générales et professionnelles, ainsi que BUT à partir de cette rentrée) préparent à des métiers très qualifiés : manager, logisticien, gestionnaire des réseaux ferrés ou des transports de voyageurs, entre autres. Certaines écoles proposent des formations bac+4, des masters (bac+5) et des mastères spécialisés (bac+6). Par exemple pour devenir contrôleur aérien, officier de la marine marchande, ou manager de grande entreprise. À vous de trouver votre propre voie. Dans ce secteur, ça tombe sous le sens.

“L’année prochaine nous recruterons 27 000 jeunes” annonçait début décembre Florence Parly, rappelant que son ministère est le premier pourvoyeur de l’État. Terre, air et mer : la trinité militaire propose plus de 400 métiers différents. On pense immédiatement aux fonctions opérationnelles combattantes : les fantassins, artilleurs, parachutistes, pilotes de blindés et d’aéronefs, commandos de l’air, sous-mariniers, marins et fusiliers, etc. Mais l’Armée recrute également des spécialistes non-combattants qui travaillent dans l’ombre : mécaniciens, topographes, météorologues, informaticiens, “hackers”, transmetteurs, linguistes d’écoute… Autant de postes qui permettent de faire carrière plus longtemps que dans les missions combattantes où, par nature, la durée de service est plus courte, conditionnée à la montée en grade via la réussite aux examens internes.

Du contrat d’un an à la carrière Traduction dans les statuts, près des deux tiers des personnels ont signé un contrat à durée limitée, allant de une à 10 années. Si affinité réciproque, on peut devenir militaire de carrière, avec pour terme la limite d’âge, qui augmente avec le grade. La ministre a d’ailleurs annoncé qu’afin d’améliorer les conditions de vie, d’entraînement et d’exercice des missions, l’État engageait des investissements dans les bâtiments, les matériels et les équipements. Le tout avec l’objectif de “fidéliser” ses troupes. ➤ Armée : www.recrutementarmee.com/ ➤ Terre : www.sengager.fr/ ➤ Air : www.devenir-aviateur.fr/ ➤ Mer : www.etremarin.fr/

Mais même pour ceux et celles qui ne feront pas carrière sous l’uniforme, l’expérience est formatrice. Et, pour peu qu’elle n’ait pas été anormalement brève, elle représente sur le CV une ligne qui plaît aux chasseurs de tête.

Recrutement : aucun diplôme requis Pour les simples soldats, l’Armée recrute niveau 3e ; pour les sous-officiers et sous-officières, les titulaires d’un bac ; pour les officiers et officières, les bac+3. Les formations internes permettent ensuite d’obtenir des diplômes équivalents pour gravir les échelons : 70 % des sous-officiers ont été militaires du rang, autant d’officiers ont été sous-officiers. Sous-officière et officière : le vocabulaire a évolué pour suivre la féminisation. Aujourd’hui, 13 % des militaires français sont des femmes. Ce qui fait de notre armée la quatrième plus féminisée au monde. Femmes ou hommes, le recrutement se fait à l’aide d’un bilan médical, d’épreuves sportives, d’évaluations psychotechniques et d’un entretien individuel. Le métier des armes n’est pas un métier comme les autres. Difficile de l’accomplir sans avoir le sens de la mission et de l’engagement, sans consentir aux servitudes et aux sacrifices. Aussi, il est conseillé de commencer par accomplir une préparation militaire, de 10 à 20 jours durant les congés scolaires, pour vérifier qu’on a l’étoffe du soldat.