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Quand les Neversois s’appelaient Nivernais ! (pages 14 & 15)

politique socio-éducative

VERS DE MEILLEURS SERVICES AUX HABITANTS (pages 18 & 20)


janvier/février 2009 numéro 156 p1

LA COUVERTURE Photo : Patrick Leriget

p3

SomMAIRE & Edito du maire

p4/5

COURRIER des lecteurs

p6/9

RETOUR photos

p10/11 Infos Pratiques p12/13 l’ACTU du maire :

- Poursuite du chantier du futur musée p14/15 EnQUÊTE :

L’origine du nom “Neversois” p16

HanDIcap : - Enquête...de requêtes !

p17

FÉMinin: - Carrefour des métiers

p18/19 Dossier :

- Nouvelle politique socio-éducative p20/21 FINANces :

- Une perte de 1,5 millions d’euros ! p22

ENVIROnnement - Une cartographie des cours d’eau

p23

BÉNÉvole - Jean Claustre, à la sauvegarde de l’enfance

p24/25 AGENDAs CULTURELs

...du mois et de l’année p27

PORTRAIT - Péchane fait son cinéma...

p28/31 JEUNEsse (s)

- Des étudiants bardés... - Trombinoscope du nouveau CEJ p32/37 VIE des quartiers, quartiers de VIE - Saint-Arigle, coeur battant ! p38/39 POPulation - Etat-Civil de novembre et décembre 2008 - Nathan & Léa, les prénoms de l’année p40/41 LIBRE expression politique p42/45 SPORTS

- La rubrique d’antoine de Wilde - Daniel Bréard (Nevers Football) & Kevin Campbell (USON Rugby) p46/47 la CARTE POSTALE du mois

- La fière Corvol-l’Orgueilleux

édito

SOLIDARITÉ

une année nouvelle Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives, invité du congrès national de l’union des Centres communaux d’Action sociale qui se tenait à Périgueux le 9 décembre dernier , y déclarait : “Entre 2001 et 2007, les revenus disponibles des ménages ont diminué de moitié : leurs dépenses contraintes (logement, assurance, remboursement de prêts, impôts) sont passées de 50 à 75% de leurs revenus”. Quand on sait que depuis, la crise financière mondiale a souf flé son vent mauvais sur l’ensemble de notre société et frappé durement des pans entiers de notre économie, 2009 se doit d’être une année nouvelle pour la solidarité active, et notamment pour les familles, de plus en plus nombreuses, qui vont être en but à des dif ficultés importantes dues à la baisse de leur pouvoir d’achat et au chômage, lequel va atteindre de nouveaux et tristes records dans les semaines et mois à venir . L’occasion de rappeler l’indispensable renforcement de l’égalité d’accès de tous les services de proximité proposés par le Centre communal d’Action sociale de notre commune. Qu’il s’agisse des services dédiés à la petite enfance avec la simplification des démarches des familles, le respect de la proportion de leurs revenus quant aux tarifs proposés, l’adaptation des services aux besoins de plus en plus complexes des familles, le soutien continu apporté à la parentalité, l’accueil individualisé des enfants porteurs d’un handicap, l’accompagnement de l’éveil et de la socialisation de tous les enfants… Nous avons fait beaucoup pour développer ce secteur de la petite enfance avec la création notamment de plus d’une quarantaine de places nouvelles en crèches. En moyenne, chaque année, ce sont plus de 700 enfants qui bénéficient ainsi des dif férents services du CCAS, lequel enregistre 170 demandes d’inscription en crèche par an. Qu’il s’agisse des services en faveur de nos aînés avec l’of fre de services mieux adaptés à la prise en char ge des conséquences du vieillissement. Je veux parler des questions d’hébergement, de maintien à domicile, d’aides aux familles et des personnes aidantes… Là aussi, nous veillerons à maintenir une juste et équitable tarification pour les familles de personnes âgées accueillies dans l’un des deux établissements gérés par le CCAS, tarifs qui sont, rappelons-le, les moins onéreux du département. Près de 600 personnes âgées bénéficient, chaque année, des services proposés par les établissements en question mais également des autres services proposés et gérés par le CCAS. Qu’il s’agisse également de la prévention sociale et en direction notamment des personnes en voie de précarisation. Au-delà de l’ur gence des réponses à apporter et du nécessaire partenariat que l’on doit à la richesse du tissu associatif et la mobilisation financièrement importante du Conseil général, l’objectif est plus que jamais pour l’ensemble des agents du CCAS de mobiliser tous les acteurs pour la mise en place et le suivi d’une véritable politique de prévention sociale. Rappelons que, chaque année, près de 1 100 personnes sont aidées ponctuellement et accompagnées dans le cadre des dispositifs nationaux : RMI, logement…. Enfin, nous participons à l’ef fort de qualification professionnelle de nos jeunes, qu’ils soient lycéens ou étudiants, dans le cadre de leur formation diplômante. Ils sont plus de 280 à être accueillis chaque année dans l’un ou l’autre des nombreux services du CCAS. Pour 2009, notre politique de solidarité active sera sans précédent, en ces temps si dif ficiles, car elle est vitale au maintien du lien social dont nombre de nos concitoyens ont tant besoin aujourd’hui pour espérer vivre dans la dignité. Puisse, cette année qui débute, nous ouvrir de plus optimistes perspectives sur l’avenir .

p49/50 PATtrimoine

- Les maisons médiévales de Nevers

Didier Boulaud sénateur et maire de Nevers Président de l’adn, la Communauté d’Agglomération de Nevers N e v e r s

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où ? Mairie(s) de Nevers Mairie centrale 1, place de l’hôtel de Ville au 03 86 68 46 46 Ouvert tous les jours de 8h30-12h et de 13h30-17h30 (17h le vendredi) et le samedi matin de 9h à 12h

courrier Du bruit des bouteilles... “ Nous résidons tout proche du cimetière de l’Aiguillon, et si nous n’avions rien à reprocher aux défunts qui y reposent, en revanche, il est insupportable que bien des mortels ne trouvent pas d’autres moments dans la journée pour venir purger leur cave de leurs bouteilles vides que très tard le soir, voire très tôt le matin au container à verres qui se trouve prés de l’entrée du cimetière (...) d’autant que certaines y passent quelques fois de longues minutes... à réveiller tout le quartier (...) d’autant que les containers à verres agissent comme des caisses de résonnance (...)le verre brisé nous brise les oreilles..”

Mairie de quartier Nord (Banlay) 4, rue Ernest-Renan au 03.86.71.62.71 ouverte du lundi au vendredi de 8h30 à 12h. Mairie de quartier Est (Courlis) place du Grand-Courlis au 03.86.71.67.40 ouverte lundi et mercredi de 13h30 à 17h30, mardi et vendredi, de 13h30 à 17h, jeudi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h. Mairie de quartier Ouest (Montots) 9, rue Jules-Verne au 03.86.71.83.90 ouverte lundi de 13h30 à 17h, mardi, jeudi et vendredi de 13h30 à 17h, mercredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.

adn Communauté d’agglomération de Nevers 124, route de Marzy BP41 / 58 027 Nevers Cedex Accueil : 03.86.61.81.60 Fax : 03.86.61.81.99

Courrier de monsieur et madame MERLE de Nevers

Vous êtes quelques-uns à vous plaindre des nuisances sonores occasionnées par l’utilisation des containers à verre. Là encore, quand bien même il n’existe pas de règlementation particulière concernant cette nuisance, la règle générale concernant le bruit en ville peut tout de même trouver matière à application dans ce cas, comme dans beaucoup d’autres. En fait, il s’agit encore une fois d’une question de civisme. Ne pas faire à d’autres, ce que nous n’aimerions pas qu’on nous fasse. Les services de l’ADN, la Communauté d’Agglomération de Nevers vont prochainement apposer des affichettes sur les containers à verre notamment ceux se situant dans des zones à forte concentration urbaine, afin que ces règles de respect et de civisme puissent être partagées par tous les usagers. Il ne faudrait pas en effet que ce geste écologique de la récupération et du recyclage du verre qui participe grandement à une utilisation plus raisonnée de nos matières premières et donc à la sauvegarde de notre planète, puisse pâtir de dommages collatéraux et notamment des nuisances sonores qu’il peut occasionner.

Magazine d’information municipale SERVICE COMMUNICATION 1, place de l’Hôtel de Ville - 58 036 Nevers Cedex Tel: 03.86.68 / 45.58 / 45.14 / 47.24 Fax : 03.86.68.45.65

www.ville-nevers.fr

Un coup de sang... un coup de foudre... un coup de chapeau... un coup d’oeil... un coup de sonnette... un coup de pouce... un coup de crayon... un coucou...

N°156 - Janvier/Février 2009 Directeur de la publication: Didier Boulaud co-directeur : Florent Sainte Fare Garnot Rédacteur-en-chef : Alain H@ ye e.mail : neverscamebotte@ville-nevers.fr RÉDACTION ET MISE-EN-PAGE : Alain Haye (45 58), Thierry Desseux (45 14), Stéphane Ebel (47 17), Jean-Michel Marchand (47 24). Photographies: Patrick Leriget (47 07) Jean-Michel Marchand (47 24),

Exprimez-vous !

IMPRESSION: Imprimerie Normalisée ZI des Chamonds - BP 40017 - V.Vauzelles Tel : 03 86 71 05 70

Adressez vos e-mails ou courriers à la rédaction

RÉGIE PUBLICITAIRE: ESER Tel : 01 40 35 77 60 Portable : 06 14 41 15 06

Les envois anonymes ne sont pas lus

DIFFUSION: Régie Inter-Quartiers - Réservoir 13, place des Courlis - Nevers Tel : 03 86 23 91 65

e-mail de votre magazine neverscamebotte@ville-nevers.fr

TIRAGE: 35 000 exemplaires

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QUI EST QUI

...aux trottoirs propres Monsieur le maire, Je me permets de vous adresser ce courrier pour vous remercier de votre information parue dans un précédent magazine municipal “Nevers ça me Botte !” qui annonçait que des sanctions et amendes allaient être attribuées aux riverains qui n’entretiennent pas ou mal leur trottoir, y laissant divers déchets, encombrants et autres... C’est tellement beau une ville propre. La nôtre serait encore plus belle si chacun y mettait un peu du sien.

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Des images, des fi ures

Extrait d’un courrier de Michel et Martine LAVAUT Nevers

Toute la lumière... Venant de découvrir, avec plaisir, dans un récent article du Journal du Centre, le programme-lumière des années à venir pour l’éclairage de la cité ligérienne d’une part et celui du pont de chemin-de-fer d’autre part, je vous écris simplement pour féliciter la municipalité neversoise. Nevers ville verte, est l’un des pôles nivernais importants d’une bonne gestion écologique et économique et qui m’enthousiasme chaque fois que j’y mets (régulièrement) les pieds. Vous souhaitant bonne continuation et de nombreuses autres naturelles initiatives. Extrait d’un courrier de Nathalie SLÉZAR Cosne-sur-Loire

..sur Neversois Nivernais De n’importe quelle commune à laquelle nous appartenions, nous étions des Nivernais, ce n’était pas logique. Aussi, il a été fait appel à la population de Nevers, par l’intermédiaire du Journal du Centre, pour choisir un nom parmi cent proposés. Il a été retenu “Neversois”. J’ai moi-même d’ailleurs opté pour celui-ci. C’était il y a plus de 30 ans de cela. Peutêtre que d’autres “Neversois” auront plus de mémoire que moi ? Bien entendu, nous restons Nivernais, mais nous, nous sommes des Neversois!

Il s’agit en effet d’une photo sépia de la terrasse du café “Le SaintLouis”, prise depuis la place Mossé au début du siècle dernier. Café qui existe toujours aujourd’hui sous le même nom. Au-dessus de l’embrasure de la porte est indiqué J.GIMONET, sans doute le nom des propriétaires et de leur enfant qui, endimanchés pour l’occasion, posent pour le photographe. On voit un jeune garçon de café, âgé d’une douzaine d’années, sérieux dans sa tenue de travail, tenant d’une main plusieurs flutes à champagne ainsi qu’une bouteille d’eau de Seltz et de l’autre, brandissant une bouteille de liqueur (de cassis ?). Accessoires de photographie, car les deux clients près de lui ont déjà descendu deux chopines de blanc. Devant l’autre tablée, est posé un vélocipède. Une bicyclette sans frein, sans dérailleur ni autre accessoire particulier, si ce n’est son guidon de course. Un modèle qui existait déjà dans les années 1880. Enfin, le bas du store indique “Bière française de Lorraine” qui confirme que cette photo a été prise au tout début du siècle à l’apogée de cette brasserie nationale, bien avant la première guerre mondiale, durant laquelle elle a périclité.

Courrier de Danielle LE GUENNEC de Nevers

Nous avons enfin la réponse à cette question saugrenue posée par un lecteur en septembre dernier... ”Sommes-nous des Nivernais de Nevers ou des Neversois ?” pas si saugrenue que ça, d’ailleurs. Voir notre article pages 14 et 15

Qui saura identifier cette nouvelle image, la situer, la dater ? A vos loupes et vos souvenirs ! Si vous disposez par ailleurs de photos, d’images, cartes postales... qui vous posent quelque énigme ou qui illustrent un événement ducal oublié, n’hésitez pas à nous les communiquer pour publication. Contact :

03 86 68 45 58 / 03 86 68 47 24 N e v e r s

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retour su r images Décembre en fête UN MOIS DE FÊTE POUR AIDER LES PLUS PETITS À PATIENTER AVANT L’ARRIVÉE DU PÈRE NOËL. Décorations en rouge et vert (6), illuminations (2), marchés de Noël (3), spectacle de rue cogité par les Zaccros(1), il y avait de quoi faire. D’autres animations, au fil de décembre, sont venues agrémenter les rues du centre de Nevers. Place Mancini, l’association des commerçants, soutenue par la Ville de Nevers, a installé un manège (4) , gratuit, dans le bas de la place Mancini, les places étant disponibles chez les commerçants participant à l’opération. La mise en lumière du palais ducal (5), fut l’un des événements de cette fin d’année, auquel nombre de Neversois ont participé. Dans la foulée, une vingtaine d’autres monuments de la Ville seront ainsi mis en lumière et en valeur. La froidure de l’hiver a, elle aussi, contribué au spectacle en offrant une vision “gelée” de la fontaine du square de la Résistance(7).

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retour su r images Artisans d’arts solidaires APRÈS

“ATELIER GRENET A DÉCIDÉ DE DONNER UN COUP D’ÉCLAIRAGE À D’AUTRES ARTISANS D’ART, LE TEMPS D’UNE EXPOSITION DANS SES LOCAUX. Le premier invité est Philippe Barnabé. Installé à Martangy, cet artisan crée des objets pratiques et décoratifs à partir de la pierre, et du bois. Ces oeuvres sont exposées dans l’Atelier Terre Création, 4, rue des 4-Vents jusqu’au mois de mars. LA RÉCENTE INAUGURATION DE SON

TERRE CRÉATION”, SYLVIE

Nevers au Louvre CETTE ANNÉE ET POUR LA TROISIÈME ANNÉE LA VILLE DE NEVERS PROPOSE AUX ARTISANS D’ART SPÉCIALISÉS DANS LA RESTAURATION DE PARTICIPER AU SALON DU PATRIMOINE CULTUREL AU CARROUSEL DU LOUVRE. Ont participé en cette fin d’année 2008 : Sables -Chaux avec Pierre Voisine et Benoit Tendero restaurateurs de bâtisses anciennes; Athena avec Laetitia Bernard restauratrice de tableaux et bois dorés, et Cyrille Hemery, luthier. Une occasion pour les artisans d’arts neversois de mettre en avant leurs savoir-faires et leurs compétences dans un cadre aussi prestigieux que celui du carroussel de Louvre.

Première pierre à Colbert LE PREMIER PAS D’UN LONG CHEMIN. La pose de la première pierre sur le site Colbert, le vendredi 19 décembre dernier, marque la fin des travaux de démolition et le début des constructions de ce qui constituera le prolongement du coeur de ville de Nevers, dans la lignée du quartier SaintArigle, de la rue des Ardilliers...

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Buffet et banquet BONNE HUMEUR ET CONVIVIALITÉ POUR NOS AÎNÉS. Au centre exposition de Nevers le traditionnel repas de fin d’année auxquels près de 2 000 de nos concitoyens répondent présent (ci-dessous). A la résidence médicalisée Daniel-Benoist, ambiance plus intime et plus feutrée (ci-contre) les résidants ont bénéficié d’un repas de fête concocté par les cuisiniers de la résidence.

Bienvenue à Nevers

C’EST DEVENU UNE TRADITION. CHAQUE ANNÉE, EN JUIN ET NEVERS ORGANISE UNE CÉRÉMONIE POUR TOUTES CELLES ET CEUX QUI VIENNENT D’EMMÉNAGER À NEVERS. L’occasion pour les élu(e)s de souhaiter la bienvenue aux quelque 150 personnes présentes, et de promouvoir l’ensembles des équipements culturels, sportifs, de loisirs, les manifestations organisées tout au long de l’année sur le territoire de la commune. Chaque visiteur a reçu en cadeau de bienvenue un panier gourmand, un ticket culture plus (pour les plus jeunes), et un passeport patrimoine pour l’année 2009. EN DÉCEMBRE, LA VILLE DE

Nevers primé SECOND LORS DE L’ÉDITION 2007 DU PRIX NATIONAL DES VILLES LUDIQUES, NEVERS S’EST HISSÉE SUR LA PREMIÈRE MARCHE DU PODIUM EN 2008. Nevers, dans la catégorie des villes de 10 000 à 50 000 habitants, a devancé les villes de Creil (60) et de Grand-Synthe (59). Le prix a été remis lors du Salon des maires de France en présence de Didier Boulaud et Martine Carrillon-Couvreur. Ils étaient accompagnés de Nathalie Mirot, responsable du service Éducation de la Ville de Nevers. (cf détails dans notre précédente édition, le numéro 155). N e v e r s

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DR IT & DEV IRS SĂŠcuritĂŠ, salubritĂŠ, tranquillitĂŠ publiques

Assurance et catastrophes naturelles... Suite Ă  la crue de novembre, vous ĂŞtes nombreux Ă  vous interroger sur la procĂŠdure de catastrophe naturelle rapport Ă  l’indemnisation par les assurances des dĂŠgâts d’inondation dont ont ĂŠtaient victimes plusieurs Nevers. Explication. La catastrophe “naturelleâ€? est constituĂŠe d’Êvènements “naturelsâ€? d’une intensitĂŠ anormale comme les inondations, le ruissellement d’eau, de boue ou de lave, les glissements ou effondrements de terrain‌ Avant 1982, les victimes de ces ĂŠvènements n’Êtaient pas indemnisĂŠes de leur dommage. Il a fallu attendre la loi n°82-600 du 13 juillet 1982 pour voir imposer cette garantie dans les contrats d’assurance dommages aux biens. Il s’agit d’une couverture automatique conditionnĂŠe par la dĂŠclaration de la catastrophe naturelle par les pouvoirs publics. La reconnaissance de l'ĂŠtat de catastrophe naturelle par le biais de l'arrĂŞtĂŠ interministĂŠriel constitue Ă  l'ĂŠgard des assurĂŠs sinistrĂŠs la dĂŠcision nĂŠcessaire pour permettre aux assureurs d'indemniser les dommages. Comment ça marche ? 1 Tout d’abord, la victime de tels ĂŠvènements doit rapidement dĂŠclarer le sinistre Ă  son assureur indĂŠpendamment de la demande de la reconnaissance de l’Êtat de catastrophe naturelle. Elle dispose pour cela d’un dĂŠlai de 5 jours, Ă  dĂŠfaut la sociĂŠtĂŠ d'assurance peut invoquer la dĂŠchĂŠance et ne pas prendre en charge sa demande. Pour que les sinistres consĂŠcutifs Ă  la survenance de l'ĂŠvĂŠnement soient couverts par la garantie catastrophe naturelle, il faut que le phĂŠnomène soit la cause dĂŠterminante des dommages. 2 Ensuite la victime doit prendre contact avec les services de la mairie pour que cette dernière demande la reconnaissance de l’Êtat de catastrophe naturelle. C’est la mairie qui se charge ensuite de faire une demande commune au nom de ses administrĂŠs auprès de la prĂŠfecture. 3 Il revient au prĂŠfet d'initier la procĂŠdure de constat. Il recueille dans un premier temps les informations nĂŠcessaires sur le phĂŠnomène dommageable et examine en dĂŠtail les demandes de reconnaissance formulĂŠes par les communes. De lĂ , soit il classe le dossier sans suite, soit il propose au ministère de l'IntĂŠrieur (Direction de la DĂŠfense et de la SĂŠcuritĂŠ Civiles) de constater l'ĂŠtat de catastrophe naturelle. Par la suite, le prĂŠfet doit transmettre au ministère, de prĂŠfĂŠrence dans un dĂŠlai d’un mois Ă  partir du dĂŠbut du sinistre : un rapport circonstanciĂŠ concernant la nature et l'intensitĂŠ de l'ĂŠvĂŠnement catastrophique, la liste des communes atteintes, des cantons et arrondissements concernĂŠs, classĂŠs par ordre alphabĂŠtique, les rapports techniques mĂŠtĂŠorologiques, gĂŠotechniques, hydrologiques, hydrogĂŠologiques, sismologiques selon la catĂŠgorie de l'ĂŠvĂŠnement et enn la demande de reconnaissance de la ou des communes sinistrĂŠes ; 4 Le ministère de l'IntĂŠrieur saisit la Commission interministĂŠrielle chargĂŠe d'ĂŠmettre un avis sur le caractère de catastrophe naturelle de l'ĂŠvĂŠnement dommageable. Si il est estimĂŠ que cet ĂŠvĂŠnement prĂŠsente bien les caractères d'une catastrophe naturelle, les ministères concernĂŠs prennent conjointement l'arrĂŞtĂŠ constatant l'ĂŠtat de catastrophe naturelle 5 Une fois l’arrĂŞtĂŠ constatant l’Êtat de catastrophe naturelle publiĂŠ, la victime dispose d’un dĂŠlai de 10 jours pour dĂŠclarer Ă  son assureur les dommages matĂŠriels directs, et 30 jours au plus pour les pertes d'exploitation. 6 Normalement, le versement des indemnitĂŠs rĂŠsultant de la garantie catastrophe naturelle doivent ĂŞtre rĂŠalisĂŠs dans un dĂŠlai de 3 mois Ă  compter de la date de remise de l'ĂŠtat estimatif des biens endommagĂŠs ou de la date de publication de l’arrĂŞtĂŠ. Si l'assureur n'exĂŠcute pas le paiement dans le dĂŠlai de 3 mois, l'indemnitĂŠ porte intĂŠrĂŞt au taux de l'intĂŠrĂŞt lĂŠgal. Des franchises sont toujours laissĂŠes Ă  la charge de l’assurĂŠ, leur montant varie en fonction du type de dommage.

...et que chacun contribue Ă  la sĂŠcuritĂŠ de tous ! 10

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infos Ça me botte...

ça s’Êcoute !

LA RÉDACTION de Nevers Ca Me Botte! et l’association des Donneurs de Voix de la bibliothèque sonore du centre culturel Jean-Jaurès proposent aux personnes malvoyantes ou non-voyantes de l’agglomÊration ainsi qu’à toute personne intÊressÊe de bÊnÊficier de la cassette audio du numÊro que vous tenez entre les mains. Pour recevoir Nevers, Ça Me Botte ! en cassette-audio, contactez : Bibliothèque sonore : 03 86 36 81 01 ou votre magazine : 03 86 68 46 21.

et ça se poste ! VOUS NE RECEVEZ PAS OU PLUS VOTRE MAGAZINE NEVERS ÇA ME BOTTE ! vous connaissez quelqu’un qui ne rÊside pas à Nevers et qui aimerait le recevoir... Contactez le service Communication de la Ville de Nevers au 03 86 68 46 21 ...et retrouvez Êgalement l’intÊgral du magazine et des Êditions prÊcÊdentes sur le site Internet de la Ville nevers.fr

Permanence ARCHITECTES

Les architectes du CAUE, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de la Nièvre tiennent des permanences au service Urbanisme en mairie de Nevers. Ils sont disponibles et compÊtents pour apporter leur savoir -faire en matière de projet de construction, d’amÊnagement, de rÊamÊnagement, rÊnovation, aggrandissement, droits des sols, permis de construire... à quiconque recherche ce genre d’information. Consultations gratuites. Prochaine permanence en mairie : - mercredi matin 11 et 25 fÊvrier 2009. Contact : CAUE, 3, rue des Trois-Carreaux à Nevers. Tel : 03 86 71 66 90.

UN PROBLĂˆME ? Une requĂŞte Ă  formuler Ă  la mairie, un problème Ă  signaler, un dommage constatĂŠ dans votre quartier, votre rue... Contactez le service municipal NEVERS-ECOUTE-CITOYENNETÉ.

03 86 68 45 27

UNE SOLUTION !


allo!

DÉCHÈTERIES Horaires d’hiver Taupières Impasse des Taupières Tel : 03 86 59 42 88 Lundi : 14h - 18h Mardi : 14h30 - 18h Mercredi : 14h30 - 18h Jeudi : 14h30 - 18h Vendredi : 9h - 18h Samedi : 9h à 18h

a d m i n i s t r a t i o n s

Pré Poitiers Rue des Prés Tel : 03 86 57 73 30 Lundi : 9h30 - 18h Mardi : 9h30 - 12h30 Mercredi : 9h30 - 18h Jeudi : 9h30 - 12h30 Vendredi : 9h30 - 12h30 Samedi : 9h30 - 18h

Problèmes liés à la collecte des déchets ou au tri sélectif ? Plus de sacs jaunes ? Contactez l’adn : 0 800 100 311 (numéro vert)

La récup’ SOLIDAIRE Un peu âgé, mais pas foutu... un peu usé mais encore utile... Ne jetez pas ! Donnez !

otre frigo est trop petit, vous le changez, donnez l’ancien ! Vous déménagez, vous ne pouvez pas tout emmener, donnez votre surplus ! Du linge de maison plus à votre goût, il peut encore servir. Qu’il s’agisse de linge de maison, de mobilier, d’électroménager, de petit électromanéger ou de vaisselle, des associations locales récupèrent ce dont vous souhaitez vous séparer. Certaines se déplacent pour récupérer vos dons. Mais attention, seuls les éléments en bon état seront récoltés. La somme de ce qui est récupéré est rétrocédé, ou vendu à très bas prix, à des personnes en dif culté qui s’installent ou qui souhaitent s’équiper en électroménager et n’en ont pas les moyens. N’hésitez pas à les contacter aux adresses et téléphones suivants :

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- Secours Populaire 63, rue Faidherbe 03 86 59 58 26 - Emmaüs Domaine de la Folie 58 470 Magny-Cours 03 86 21 22 13 - Collectif Solidarité CCAS de Nevers 5, rue de la Basilique 03 86 71 80 00

- Régie de Quartier - Réservoir 19, place des Grands Courlis 03 86 23 91 65 - Secours Catholique 51, place Chaméane 03 86 36 13 51

En 2009, SOYEZ LES ACTEURS DE VOTRE VILLE ! De mars à décembre, tous les premiers samedis du mois, un périmètre est fermé aux voitures de 7h à 20h dans le centre-ville de Nevers. Marché forain de plein air , animations commerciales et associatives, déambulations musicales animent le centre-ville de 8h à 19h sur une thématique dif férente chaque mois. Proposez vos thèmes pour les prochains Samedis-Animations. Ceux qui seront retenus seront récompensés ! Envoyez vos réponses par mail à eric.garnier@ville-nevers.fr Ou courrier : Service Economique Relations Extérieures 3, place de l’Hôtel de Ville 58036 Nevers.

Caisse Primaire d’Assurance Maladie 36.46 C a i sse d ’ A l l o ca t i o n s fam iliales 0.820.25.58.10 Mutuelle Sociale Agricole 03.86.93.50.00 URSSAF 03.86.93.17.17 Chambre de Commerce et d’Industrie 03.86.60.61.62 Chambre de Métiers 03.86.71.80.60 C o n s e i l G é n é r a l d e l a N i è v re 0 3 . 8 6 . 6 0 . 6 7 . 0 0 C o n sei l R ég i o n a l d e Bourgogne 03.80.44.33.00 Antenne neversoise du Conseil Ral de Bourgogne 03 86 93 90 05 Relais Europe-Direct Nièvre 03 86 93 90 05 P r é f e c t u re d e l a N i è v re 0 3 . 8 6 . 6 0 . 7 0 . 8 0 D i re c t i o n D a l e d e l ’ Equipem ent 03.86.71.71.71 D i re c t i o n D a l e Jeu n es s e et Spor ts 03.86.93.04.40 Direction Dale Affaires Sanitaires et Sociales 03.86.60.52.00 EDF/Gaz de France Distribution Nièvre 03.86.21.60.00 La Poste 03.86.59.87.00 France Télécom 03.86.59.61.14 Véolia Eau 0 810 000 777 Hôtel des Impôts 03.86.68.49.49 Trésorerie générale de la Nièvre 03.86.71.96.00 Trésorerie Nevers-Municipal 03.86.36.27.77 Inspection Académique 03.86.71.86.71 Tribunal d’Instance 03.86.92.02.70 Tribunal de Grande Instance 03.86.93.44.44 A N P E 03.86.71.79.00 ASSEDIC 39 49 Mission locale jeunes 03.86.71.64.50 al Centre d de documentation pédagogique 03 86 61 45 90 Centre d’Information et d’Orientation 03 86 71 99 30

m a i r i e Standard 03.86.68.46.46 Cabinet du maire 03.86.68.46.03 Centre Communal d’Action Sociale 03.86.71.80.00 Services Techniques 03.86.68.48.00 Service Population 03.86.68.46.34 Service Enseignement 03.86.68.45.05 Communauté d’Agglomération 03.86.61.81.60 Mairie annexe du Banlay 03.86.71.62.71 Mairie annexe de la Baratte 03.86.71.67.40 Mairie annexe Montôts-Grande Patûre 03.86.71.83.90 Guichet Guide Europe-Nièvre 03.86.68.45.62

h a b i t a t Nièvre-Habitat 03.86.21.67.00 Logivie 03.86.59.76.60 Groupe RICHELIEU- Terre & Famille 03.86.93.90.70 ICF / Sud-Est Méditerranée 03 86 57 58 79

u r g e n c e s Centre de Secours 18 SAMU-58 15 Police 17 Gendarmerie 03.86.59.00.88 Hôpital Pierre-Bérégovoy 03.86.93.70.00 L’Epicerie Solidaire 03.86.59.37.71 Les Restos du Coeur 03.86.71.66.66 Le Secours Populaire 03.86.59.58.26 SIDA Info-Service ( Gratuit) 05.36.66.36 Sans-Abri (Gratuit) 115 Dépannage Gaz 0 810 433 058 Dépannage Electricité 0 810 333 058 Dépannage Eau (Véolia) 0 810 000 777 Météo-France (Nevers) 08 92 68 02 58

t r a n s p o r t s SNCF (Trafic) 08.92.35.35.35 Taxi de la Ville de Nevers (gare SNCF) 03.86.59.58.00 Bus Keolis Nevers / Réseau Tanéo 03.86.71.94.20 Aérodrome 03.86.57.03.92

l o i s i r s Bureau Information Jeunesse 03.86.59.30.42 Office du Tourisme/Palais ducal 03.86.68.46.00 Visites Guidées 03.86.68.45.50 Piscine Bords de Loire 03.86.71.83.99 Cinéma Mazarin 03.86.23.91.91 Maison de la Culture 03.86.93.09.09 Maison des Sports 03.86.68.47.30 Circuit de Nevers/Magny-Cours 03.86.21.80.00 Centre Culturel Jean-Jaurès 03.86.68.48.50 Ecole Nationale de Musique 03.86.68.48.80

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l’actualité du maire

Poursuite du chantier du futur musée

Malgré le désengagement de l’Etat, quant à sa garantie de financement des travaux du musée de la Faïence, le maire a décidé de poursuivre le chantier, grâce notamment au doublement des Fonds européens sur ce dossier qu’il a réussi à obtenir de la préfecture de Région.

“J’ai

décidé de poursuivre les travaux de réhabilitation et de modernisation du musée de la Faïence, débutés il y a déjà plusieurs mois et ce, malgré l’abandon de la subvention promise par la DRAC, la Direction régionale des Affaires culturelles.” On se souvient qu’en octobre dernier , la DRAC de Bour gogne annonçait au maire de Nevers que les importantes restrictions budgétaires que l’Etat imposaient sur les enveloppes financières de toutes les directions régionales aux af faires culturelles, portaient de sérieux préjudices quant aux garanties de financements de nom breux grands chantiers culturels bour guignons, qu’en conséquence elle ne pourrait subventionner celui du musée de Nevers malgré les accords pris initialement avec la municipalité de Nevers (voir notre numéro 154).

Image virtuelle d’une partie de la façade du futur musée de la faïence, de la cour intérieure.

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La perte financière était de 1,172 millions d’euros. Le maire de Nevers avait alors alerté la directrice des Musées nationaux ainsi que l’ensemble des partenaires du projet, des conséquences dramatiques que faisaient peser ce désengagement de l’Etat sur la poursuite du chantier . Le Conseil régional d’une part et le Conseil général d’autre part confirmaient leur soutien et leur engagement. Le maire demandait alors au préfet de

Restera à boucler le financement pour les deux dernières tranches de travaux indispensables Région d’actionner le levier financier européen par l’intermédiaire du SGAR (le Secrétariat Général aux Affaires Régionales) qui a en char ge notamment la mise en oeuvre et le suivi des programmes régionaux financés par l’Union européenne. C’est ainsi que tout récemment, le préfet de Région annonçait au maire de Nevers que l’enveloppe FEDER (Fonds européens) pour le projet du musée de Nevers serait revalorisée de près de 50% pour atteindre la somme de 975.000 euros, afin d’abonder

l’enveloppe financière du chantier du musée de la Faïence. Si cette nouvelle manne ne compense par le manque à gagner du désengagement de l’Etat, elle permet néanmoins au maire de décider de la poursuite du chantier mais au sacrifice d’autres projets municipaux, comme la Maison du tourisme par exemple. “L’une des ambitions de ce mandat est de renforcer l’attractivité de notre cité, et le futur musée est l’un des axes forts sinon le plus important de cette volonté notamment en matière culturelle, touristique et donc économique... Il n’était pas concevable de démonter les échafaudages et de tout laisser en jachère...” poursuit le maire. Le nouveau bouclage financier va permettre de terminer la première tranche des travaux du musée courant 2009, première tranche dont le coût total s’élève à 4, 6 millions d’euros. Reste que cette première tranche ne concerne que la construction de tous les espaces d’accueil, des bureaux de la Conservation ainsi que des réserves. Espaces indispensables au fonctionnement d’une telle structure mais qui ne permettent pas à eux seuls une ouverture au public, encore moins à valo riser toutes les collections municipales.


TGV Paris-Clermont ! Comme plus de 4 000 internautes l’ont déjà fait, venez signer la pétition sur le site nevers.fr

des

Restera donc à réaliser la seconde tranche de travaux courant 2009 pour permettre d’ouvrir , même modestement, le musée au public afin que ce projet trouve sa véritable expression. Ces deux tranches restantes concernent la création d’une salle de sculptures, d’une salle de faïences, d’une salle numismatique, d’une salle de peintures du XIX ème siècle et de celles de la collection Bossuat, d’ateliers, d’une salle d’animation, du réaménagement de l’hôtel Roussighnol avec les salons XVIIème et XVIIIème siècles, de la réalisation de cabinets de dessins, d’estampes et des af fiches de la collection Solon, de l’aménagement de la salle d’exposition pour la prestigieuse collection de verres filés, ainsi que de la création d’un centre de documentation... Avec le traitement de tous les espaces extérieurs, notamment le jardin clos et l’insertion harmonieuse de ce nouvel équipement dans ce quartier hautement historique, entre Saint-Genest et Notre-Dame, le musée de Nevers deviendrait le plus important établissement muséal du département. Cet équipement structurant devrait générer d’importantes retombées touristiques et économiques, c’est ainsi qu’il en a été voulu par le maire. Restera à trouver les financements complémentaires pour la réalisation de la deuxième tranche (coût total : 2,9 millions d’euros) et surtout de la troisième et dernière tranche de travaux (coût total : 2,2 millions d’euros). Des combats que le maire de Nevers compte bien remporter à nouveau afin de mener à son terme ce projet si important pour la cité ducale.

Calendrier 2009 Conseils municipaux Samedi 14 février Samedi 14 mars Samedi 28 mars Samedi 16 mai Samedi 27 juin Samedi 26 septembre Samedi 24 octobre Samedi 21 novembre Samedi 19 décembre

En 2009, retrouvez l’ensemble des délibérations inscrites à l’ordre du jour du Conseil municipal à venir, ainsi que les comptes-rendus des débats des précédents sur le site Internet de la Ville : nevers.fr

Le maire et le Conseil municipal vous présentent leurs meilleurs voeux pour cette année 2009

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ville

Quand les habitants

n’avaient pas On pensait la chose évidente, gravée dans le marbre depuis la nuit des temps... et bien non ! C’est en 1949, sur le “marbre” du Journal du Centre qu’a été porté sur les fonts baptismaux le nom “Neversois”, gentilé qui désigne les habitants de Nevers. Avant cette date, nous étions des Nivernais (de Nevers). Son parrain ; un jeune journaliste plein de talent et d’allant et qui n’a pas vingt ans en février 1949 quand il lance son pavé dans les colonnes du canard. Il s’appelait André Kraemer.

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étri d’esprit et de lettres, déjà considéré exemple ? C’est affaire de goût. Il est donc bon par ses pairs comme un journaliste de de consulter les intéressés et nous invitons nos talent, André Kraemer , n’a pas vingt lecteurs à nous donner leur avis à ce sujet, à ans, quand, en février 1949, il lance un nous soumettre leurs suggestions. Par la suite, pavé dans la mare... au canard, en l’occurrencele l’Académie française pourrait être saisie d’une Journal du Centre. Il gratte déjà depuis pludemande d’homologation”. sieurs années de sa plume fraîche et alerte à la Le pavé ainsi lancé va provoquer moult remous rédaction du journal, poussé par l’exigence et le et ce, durant plusieurs semaines. Il est vrai que, si talent filial de son père, Georges, l’un des piliers aujourd’hui le terme Neversois désigne d’évidenet des pionniers du quotidien nivernais et qui en ce les habitants de Nevers et les Nivernais ceux dirige alors le service Reportage. du département, il n’en était pas de même à une Son article paraît le 12 février 1949, il est titré : époque guère lointaine (cinquante ans) ; en “A la recherche d’un nom pour les habitants de témoigne la définition du grand Larousse d’aNevers... les seuls Français à n’en pas avoir.” Le lors, citée précédemment. jeune localier en a plus qu’assez des Nivernais Sur le bureau du jeune journaliste, de devoir systématiquement préciser dans ses papiers qu’untel est courriers de lecteurs tombent de Nevers... les Nivernais “de Nevers”. Dans la comme à Gravelotte ! L ’affaire tribune qu’il rédige alors, il interroge ses congéprend de l’ampleur tant au sein des cénacles d’esnères, non sans humour , sur cette exception thètes qu’au zinc du café du Commerce. Un régionaliste typiquement “niverno-nivernaise”. archiviste de la Bibliothèque nationale de “Peut-être n’aviez-vous jamais pris garde à cette France, après une savante exégèse mêlant histoisingulière particularité ; les habitants de Nevers re et sémantique, légitime l’adoption des termes sont les seuls Français à ne pas avoir un nom qui Neversiens ou Neversois, mais également leur soit propre. “Nivernais” dit-on. Mais, cette Niversiens et Niversois... ainsi que Niverniens et appellation désigne aussi tous les habitants de la Nivernois. Argument repris par le célèbre poète, Nièvre. C’est ainsi que le grand Larousse donne géologue, peintre et historien d’alors, de ce substantif la définition suivante : “personVictor Gautron du Coudray , qui propose ne née dans le Nivernais ou à Nevers, qui habite Nivernois... ”comme Mancini, le Nivernois”. cette province ou cette ville.” (...) Il serait bon de songer à enfin trouver un nom aux habitants de Nevers. De cette façon, on mettrait en effet un heureux point final à de regrettables possibilités de confusion (...). D’autre part, ce serait donner satisfaction à un légitime sentiment d’amourpropre des habitants de Nevers qui estiment avoir droit, ainsi que tous leurs compatriotes, à une dénomination exclusive. Il y a incontestablement une lacune à combler. (Mais) Quel nom conviendrait le mieux ? Lequel aurait phonétiquement le plus d’agrément ? Serons-nous Neversiens ? Neversois ? Accorderons-nous plutôt notre préférence à un dérivé de “Noviodunum” (...) Noviots, Novois... par

André Kraemer, à la fin des années 1940, à l’âge où il lance l’affaire du terme “Neversois” dans les colonnes du Journal du Centre. Plus qu’un localier, André Kraemer était un peintre de la société neversoise qu’il savait décrire avec aisance et acuité dans un style direct, agréable à lire, à voir et à entendre. Entré au Journal du Centre en 1946, à 17 ans (!), il restera quarante années au 3 rue du Chemin-de-Fer. Rédacteur, puis reporter, sous-chef de reportage (alors adjoint de René-Jean Guyot), il exercera les fonctions de rédacteur-en-chef jusqu’à sa retraite, en 1986, assurant l’intérim de la direction du quotidien au départ de Pierre Janrot. Vers la fin de sa vie, il écrira un ouvrage régionaliste (Prix de l’Aiguillon en 1995) : “Diables d’hommes ou la mirifique histoire des Bortché en Bourgogne” paru aux éditions de l’Armançon. Il est décédé dans sa 73ème année, le 22 avril 2003. Il y a une phrase manuscrite au dos de cette photo : “ et dire qu’un patron a pu embaucher un mec pareil pour faire journaliste...” Ce patron, c’était son père, Georges Kraemer, qui lui donna outre sa chance, un bout de crayon de papier, lui disant affectueusement : “Voila ton héritage !” Georges Kraemer qui fut également un des piliers de l’aventure du Journal du Centre durant plusieurs décennies et qui a beaucoup écrit sur Nevers et son histoire dans des chroniques mémorables : “Flânant à ma guise à travers Nevers” ; “De-ci de-là, flânant en Nivernais” et “Gens et choses de chez nous”. Les premières font d’ailleurs l’objet d’un projet de réédition. 14

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Résultats du référendum : 40% des suffrages en faveur de NEVERSOIS. Extrait du Journal du Centre daté du 23 mars 1949.

(Fonds de la médiathèque Jean-Jaurès) 1 5 6


de Nevers

de gentilé ! Alfred Massé, sénateur et ancien député de la viendra, postés de Paris et Nièvre, éminent président de la Société acadéd’ailleurs. mique du Nivernais, prend sa plus belle plume … Jusqu’au 16 mars 1949, pour régler l’histoire de sa docte autorité, se lorsque André Kraemer sort sa botte secrète : prononçant pour le terme Noviodunois, après un référendum. Pas moins. Il en appelle à la une longue et minutieuse démonstration philovox populi pour trancher la question et “faire logique : “puisse ma modeste contribution un sort à toute nouvelle confusion”. aider à la solution raisonnée d’un problème Reprenant l’ensemble des propositions les que votre journal a posé. La Société acadéplus sérieuses, il dresse une liste des dix noms mique en sera d’ailleurs entretenue lors de sa les plus couramment proposés, dans un bulleprochaine séance”. Il propose que l’Académie tin de vote, à cocher , à découper dans le française en reconnaisse les modifications et Journal, et à déposer “dans la boîte-référensanctionne officiellement l’usage du terme qui dum se trouvant dans le hall du Journal du sera choisi. Centre, ou l’adresser par courrier au service André Kraemer , doit bicher de son bon coup enquête dudit Journal.” journalistique, qui signe : “L’enquêteur” Une semaine plus tard, le 23 mars, paraît le Les courriers de lecteurs arrivent maintenant résultat du scrutin. 2 188 lecteurs ont voté, par brassées au siège du Journal. Les uns une participation conséquente vue qu’Internet répondant aux autres… les autres aux uns. Un n’existe pas encore - même en rêve - et que les certain Théodore Riac du Carveron se prononseuls moyens de communication d’alors repoce pour “Nevernais” (ouf ! On a échappé à sent sur les bras des facteurs. Ils ont voté et Neverniais: NDLR) et salue choisi majoritairement le terme l’initiative du jeune journalis- ...aux Neversois Neversois. Cet ethnonyme l’emte, regrettant que durant ces porte avec 40 % des suf frages, de la Nièvre loin, très loin d dix dernières années de tourevant mente (nous sommes en 1949), Neversnais, Neverrois, “les rangs de nos régionalistes aient été déciNivernois, Novioduniens, Noviodunois, més” ; et de citer Chaumet, Subert, Toscan et Neversiens et autres Nivernes... Desforges... Commentaire de son auteur : “Jules Renard et Un professeur de Nevers opte pour Nivernes. Franc-Nohain l’ayant déjà inventé dans leurs Jean Drouillet, rédacteur de la revue oeuvres, ce terme de Neversois est le plus sim“Nivernais-Morvan” veut conserver l’ethnonyple et le plus rationnel d’entre tous.” me Nivernais (de Nevers), tout comme le direcVisionnaire, André Kraemer conclut : “On n’a teur du “Courrier de la Nièvre” qui balaie d’un que les habitudes que l’on prend. Certes, on revers de manche tout autre gentilé fantaisiste. ne remonte pas sans grande difficulté le cours Un imprimeur de la place, monsieur Chassaing, des ans. Les coutumes ne se perdent pas du suggère quant à lui, jour au lendemain (...) Mais il y a lieu de croiNivernisiens... et chacun re que, dans l’avenir, ce nom de “Neversois” d’y aller de son petit nom, fera son chemin et viendra s’intégrer dans y compris des habitants de notre langage.” Que n’avait-il raison avant tout le département et des l’heure, puisque ce terme est aujourd’hui fins fonds du Morvan, passé de l’usage à la règle, y compris dans le comme celui-ci qui suggèLarousse, et ce, sans décision of ficielle de re que “Nevers étant à la l’Académie française (laquelle se refuse toulisière du Morvan et les jours à intégrer ce gentilé dans son dictionhabitants du Morvan étant naire), ni même de délibération du Conseil des Morvandiaux, il serait municipal de la commune. Comme quoi, tout naturel que ceux de l’histoire appartient à ceux qui savent pousser Nevers aient une dénomiles montagnes, pour le moins les dépasser. nation se terminant par André Kraemer n’aurait-il pas mérité des « iaux » Cela sent bon le Neversois, à qui il a of fert l’occasion de se champ de foire où l’on choisir ce nom, que le sien figure aujourd’hui vient en « chapiau » et en sur la plaque d’un square, d’une place, d’une « sabiots » discuter le prix rue de Nevers, à défaut d’une colonne de jourdes « viaux » …” Il en nal... oubliée ?

“A la recherche d’un nom pour les habitants de Nevers...les seuls Français en n’en pas avoir.” Page intérieure du Journal du Centre daté du 12 février 1949. Le jeune journaliste André Kraemer lance son affaire qui va faire grand bruit dans le landernau nivernais... de Nevers.

(fonds de la médiathèque Jean-Jaurès)

Grâce à Kévin Zwang ! “Bonjour. J’habite Nevers depuis que je suis né, approximativement 21 ans, et ce n’est qu’aujourd’hui que j’apprends cette chose incroyable : les habitants de Nevers, dont je suis, ne s’appellent pas des Neversois ! Semblerait donc que ce nom soit incorrect, et qu’il faille nous baptiser de Nivernais ! Nous sommes donc doublement Nivernais du fait de notre appartenance à Nevers et à la Nièvre ! Dès lors, comment faire la différence ? Comment expliquez-vous ça ? Merci beaucoup de votre réponse. Cordialement. Courriel de Kévin Zwang de Nevers C’est dans l’édition de septembre dernier, notre numéro 153, que nous avons publié ce courriel qui nous était apparu bien saugrenu. Un autre courrier ayant sauté, nous n’avions que celui-là pour boucler notre page “Courrier des lecteurs” avant l’envoi de la maquette à l’imprimeur... Bien nous en a pris, la question de Kévin aura permis de lever le voile sur des pages oubliées de notre histoire !

Un grand merci à Jean-Louis Montarnal de la médiathèque JeanJaurès ; à Stéphane Guilhas des Archives municipales ; à la famille d’André Kraemer ; à Paul Berthelot, ancien rédacteur-en-chef du Journal du Centre ; à Pascal Roblin et les bénévoles du Centre de la Presse... et à Kévin Zwang.

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ENSEMBLE...AGIR ENSEMBLE...AGIR ENSEMBLE..AGIR ENSEMBLE...AGIR ENS MISSION HANDICAP

Enquête

de requêtes Lutter contre toute forme de discrimination est un projet ambitieux que la Ville de Nevers s’impose d’atteindre, notamment dans le domaine du handicap.

ACCESSIBILITÉ

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our mener au mieux la lutte contre les discriminations dont souffrent les personnes présentant un handicap, il est essentiel de reconnaître ces dernières comme des citoyens à part entière, pour lesquels le niveau d’écoute de la collectivité se doit d’être identique à celui prêté auprès de l’ensemble de la population. D ans cet esprit d’égalité, fortement défendu par le maire, la Mission Handicap/Accessibilité, créée en janvier 2008, n’a de cesse d’y répondre dans l’application de ses actes quotidiens. Directement rattachée à la Direction Générale des Services, elle consolide ses actions sur l’assise d’élus spécifiquement dévolus aux objectifs et aux initiatives qui permettent d’abattre les barrières physiques ou psychologiques d’accès à la cité. Il s’agit de Paulette Fontanilles, conseillère municipale déléguée au Handicap et de Jean-Pierre Manse, adjoint au maire. Ce travail de fond, preuve d’une réelle volonté politique, s’est traduit depuis le début de l’année par la réception et le traitement de plus de 200 requêtes dans des

domaines divers et variés (stationnement, voierie, accessibilité comPaulette Fontanilles, merces, logement, emploi…) où conseillère municipale chaque citoyen a systématiquement déléguée au Handicap reçu un courrier explicite sur la solution envisagée. Certes, la nature de certaines demandes pointues nécessite parfois l’apport d’ingénierie des services de la Ville ou encore l’obligation d’avis circonspects de commissions spécialisées. Mais en règle générale, l’on constate que plus de 90% des requêtes aboutissent, dans des délais très raisonnables, à une proposition adaptée ou à un compromis accepté. C’est pourquoi, dans la mesure où les problèmes que suscitent les handicaps sont aussi importants que ceux rencontrés p ar l’ensemble des citoyens, il est crucial et nécessaire de répertorier toutes les solutions possibles, spécialement par et avec le citoyen handicapé, acteur actif de son évolution dans la cité !

Dans la dynamique de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, de nombreuses commissions se sont mises en place. Les schémas directeurs d’accessibilité, les commissions communales ou inter-communales d’accessibilité, les maisons départementales des personnes handicapées, les conseils départementaux consultatifs des personnes handicapées, sont autant de lieux où les personnes handicapées peuvent agir et faire entendre leur voix. Malheureusement, trop peu d’associations et d’adhérents s’engagent dans ce travail, malgré un nombre croissant de personnes concernées. Même s’il est aujourd’hui encore difficile de connaître avec précision le nombre de personnes handicapées, les recoupements de plusieurs sources statistiques permettent d’affirmer que ce sont, à minima, plus de 13 000 personnes touchées sur le département de la Nièvre. Aussi, il est fort dommage que seule une infime minorité de personnes décide d’être citoyens et acteurs de leur vie dans la cité par le biais d’une association. Alors qu’un plus grand nombre d’adhérents rendrait le monde associatif plus représentatif et donc plus fort dans ses actions et ses travaux en faveur des personnes handicapées. C’est pourquoi, quelques associations ont souhaité se regrouper au sein d’un collectif afin d’unir la force des idées exprimées, tout en sachant que plus de citoyens adhéreront à une association représentative de leur handicap et plus les instances chargées de définir et d’arrêter les orientations de la politique du handicap entendront les mesures à mettre en œuvre en leur faveur. Adhérer à une association : C’est partager des valeurs communes et contribuer à faire progresser la cause des personnes handicapées. C’est un geste militant qui participe à la réussite de ces objectifs. C’est la soutenir financièrement pour l’aider à remplir ses missions, mais c’est également bénéficier de conseils et de services adaptés. Pour toute information complémentaire : Marc Thieffry, APF, Directeur de la délégation départementale de la Nièvre. Contact au 03 86 71 67 00 Mission HANDICAP / ACCESSIBILITÉ de la Ville de Nevers Noël Garcia au 03 86 68 47 37 16

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société

SEM

7 février 2009 Palais ducal

Carrefour des carrières au féminin

Le Carrefour des carrières au Féminin est une manifestation destinée à ouvrir les horizons professionnels des jeunes filles et des femmes et leur apporter des idées de métiers auxquels elles ne pensent peut-être pas spontanément, les découvrant au travers des témoignages de celles qui les exercent.

RECHERCHE D’INTERVENANTES Le succès des “Carrefours des Carrières au Féminin” dépend en grande partie des intervenantes : la multitude et la diversité des métiers présentés sont essentielles. Exemple de métiers recherchés : métiers agricoles (viticulture, élevage…), métiers de la justice, de la sécurité, du sport, du bâtiment, des travaux publics, de l’artisanat, de l’industrie, de l’environnement, de la recherche, du transport/logistique, de l’automobile… Aussi, si vous avez dans votre entourage des femmes occupant des postes dits traditionnellement masculins, et prêtes à échanger sur leur métier, merci de contacter Féminin Technique (Cécile Ruffin). Eve Bruno et Christiane Voye du CIDFF 58 cidf.58@laposte.net Contact au 03 45 52 31 14 FETE (Féminin-Technique) www.feminin-technique.com Contact au 03 80 43 28 34 Cécile Ruf n / fetebourgogne@aol.com

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epuis 2006, le Carrefour des carrières au Féminin est organisé à découvrir des professions, discuter des filièNevers, à l’initiative de Féminin Technique, en collaboration avec res à emprunter et des caractéristiques de un certain nombre de partenaires nivernais. Il est soutenu par le métiers aussi bien ouverts aux hommes Fonds social Européen, la Délégation régionale aux Droits des Femmes et à qu’aux femmes. l’Egalité, le Conseil régional de Bourgogne, le Conseil général de la Nièvre Des professions très variées sont représenet la Ville de Nevers. L ’objectif de cette tées au traLe Carrefour fait appel au témoignage vers des manifestation, qui connaît un succès croisYvette Morillon, sant d’année en année, est d’ouvrir l’horide professionnelles (entre 30 et 50) et domaines du conseillère municipale zon professionnel des jeunes filles et des bâtiment, de déléguée aux accueille en moyenne 1 000 visiteuses l’industrie, femmes, de leur donner l’idée de métiers Droits des Femmes auxquels elles ne pensent peut-être pas. de l’artisaet visiteurs dont un tiers de parents Les jeunes filles et les femmes sont peu nat, de l’agriculture, de la sécurité, du informées des possibilités professionnelles autres que celles que leur of fre transport, de la justice, de l’environnement, des nouvelles technologies, du leur entourage. Elles reproduisent dans leurs choix des schémas pré-établis sport… Une trentaine de femmes seront ainsi au rendez-vous pour présenter en se conformant aux modèles traditionnels dans les domaines du social, des leur métier le samedi 7 février prochain, en matinée, au Palais ducal. services, de l’administratif… Les métiers peu visibles, demandant une forLe comité de pilotage mation scientifique ou technique et s'exerçant au sein des entreprises ou des administrations, sont moins connus. De plus, leur référence en termes profesLe CIDFF 58, la Ville de Nevers, l’Inspection académique, le CIO de sionnels est souvent un homme, ce qui rend l’identification difficile. Nevers, l’UIMM-MEDEF 58, la Chambre de Commerce et Les métiers présentés au cours du Carrefour des carrières au Féminin sont d’Industrie (CCI), la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, la délégadits techniques ou traditionnellement masculins et porteurs de débouchés. Ils tion départementale aux Droits des Femmes et à l’Egalité, l’ANPE, sont présentés par des femmes qui les exercent. C’est par le témoignage CRESS Bourgogne, l’association-PARI et le Bureau Information direct, par un échange libre avec les intervenantes que les visiteuses pourront Jeunesse (BIJ).

villesenfants

La ville de Nevers, unique ville du département membre du réseau de l’Unicef “Ville Amie des Enfants” depuis 2002, a conservé son label. C’est ce qu’ont annoncé les instances nationales de l’UNICEF en n d’année 2008. Un titre qu’elle conserve donc jusqu’en 2014 et qui vient consacrer à nouveau son

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engagement à servir la cause des enfants et à promouvoir toutes actions pour améliorer leur quotidien et leur participation dans la vie de la cité. Un renouvellement de label qui concrétise à justre titre la politique d’Enfance de la municipalité, après l’obtention du Premier prix national en décembre dernier des “Villes ludiques” L’occasion de rappeler le thème de la dernière campagne nationale“Enfants maltraités, ne les privez pas de leur enfance” et du numéro vert 0800 05 1234 qui permet à chacun d’entre nous de signaler - et d’ainsi faire cesser - les mauvais traitements dont les enfants et les jeunes peuvent être l’objet, mauvais traitements qui ont augmenté de 18% en dix ans en France ! N e v e r s

dossier de réactualisation – juillet 2008

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politique socio-éducative une nouvelle donne la Ville de Nevers a décidé de redéployer et de dynamiser l’ensemble des moyens en matière de politique socio-éducative pour offrir un meilleur service aux habitants tout en renforçant l’aspect associatif des structures de quartiers dont les usagers, les bénévoles et les habitants sont la pierre angulaire et les partenaires indispensables.

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epuis de très nombreuses années, le territoire de Nevers abrite dans ses différents quartiers un certain nombre d’équipements socio-culturels, neuf au total (voir encadré ci-dessous) Le fonctionnement, le type de gestion ou le projet éducatif que chacun d’entre eux mène dans son propre secteur sont dif férents les uns des autres, voire concurrentiels ou disparates à l’échelle de la Ville. Situation qui révèle aujourd’hui des inégalités de bénéfice entre tel ou tel quartier, une certaine dysharmonie dans le suivi de la politique éducative menée par les élus à l’échelle de la ville, voire un manque de lisibillité. Dans le même temps, le visage démographique de la ville a évolué depuis une dizaine d’années, certaines zones se densifient au détriment d’autres quartiers et qu’avec la mise en place des Conseils de quartiers vont se créer de nouvelles dynamiques de territoire. Rappelons que quatre secteurs ont ainsi été identifiés plus clairement, l’est avec les quartiers Baratte-Courlis et Bords-de-Loire, le

Centre-ville, l’ouest avec les quartiers Montôts et Grande-Pâture et enfin le nord avec les quartiers Banlay et Maupas. Chacun de ces secteurs abrite un ou deux équipements socio-culturels avec des gestionnaires différents. L’autre actualité importante pour la Ville de Nevers en matière de politique socioéducative est l’écriture des nouveaux objectifs et des moyens à mettre en oeuvre

C’est dans ce contexte que la Ville de Nevers, a décidé de redéployer et de dynamiser l’ensemble des moyens en matière de politique socioéducative pour of frir un meilleur service aux habitants en renforçant l’aspect associatif des ces structures dont les usagers, les bénévoles et les habitants sont la pierre angulaire et les partenaires indispensables. C’est à Patrice Corde, conseiller municipal, délégué à la Jeunesse et aux Sports, qu’échoit la responsabilité de la mise en oeuvre de cette nouvelle politique. La réussite de cet ambitieux projet tient donc dans une harmonisation des pratiques, une meilleure gestion des ressources humaines et une programmation concertée à l’échelle du territoire. Pour ce faire, la Ville peut compter sur l’engagement de la CAF , l’un de ses partenaires historiques les plus importants en matière de financement des programmes et structures socio-culturelles et sur le Conseil général de la Nièvre. Elle peut compter également sur la force que représentent les bénévoles, habitants et usagers de chacune des structures de quartiers. Réaffirmant sa volonté et son ambition en matière de services rendus à la population tout en se refusant à « municipaliser » les structures et leurs actions, garantissant ainsi leur cadre associatif et la place des habitants qui en composent le cœur battant, la Ville de Nevers a missionné la fédération des centres sociaux et la FOL afin qu’elles réfléchissent ensemble à une nouvelle organisation de la politique socio-éducative à l’échelle de la ville, et notamment sur les volets enfance, jeunesse, famille et insertion.

Harmoniser les pratiques pour répondre d’une manière plus équitable aux intérêts des enfants, des familles et aux besoins des usagers tout en respectant l’indépendance des structures et des bénévoles le prochain Projet Educatif Local qui devrait débuter courant 2009. Un PEL qui se doit notamment de proposer des services équivalents et équitables partout, comme par exemple les accueils en centres de loisirs qui devront avoir les mêmes horaires d’accueil des enfants et pratiquer les mêmes tarifs à prestation équivalente.

9 structures socio-éducatives La Maison des Montôts, l’Espace Ouest-Animation, le Centre social du Banlay, le club Léo-Lagrange et Accords-de-Loire sont des associations d’usagers, de bénévoles, d’habitants d’un même quartier, regroupés autour d’une même structure. D’autres ont des fonctionnements quelque peu différents, comme le Centre social Vertpré qui dépend de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ou encore le Pac des Ouches, service intégré de la Fédération des Œuvres Laïques (FOL), les jeunes qui le fréquentent étant associés au projet. Et enfin Médio, la nouvelle association qui gère depuis début 2008, les centres de loisirs Albert-Bayet et du château des Loges sur les thèmes et de la culture scientifique et environnementale et, depuis le 1er janvier, le Centre socioculturel de la Baratte. Ces structures sont pour la plupart affiliées à la Fédération des Centres sociaux et/ou à la FOL, deux acteurs historiques du mouvement d’Education populaire de notre territoire. 18

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Patrice Corde, conseiller municipal, délégué à la Jeunesse et aux Sports, est responsable de la mise en oeuvre de la nouvelle politique socio-éducative de la Ville de Nevers. “La Ville change, les quartiers changent, les habitants changent, les besoins des enfants, des jeunes, des familles changent... Il était nécessaire que nos pratiques en matière de politique socio-éducative changent également.

Une réforme à l’échelle de la ville

Quid du PEL ? Le Projet Educatif Local est un cadre d’actions cohérent et partagé par l’ensemble des acteurs socioculturels d’un même territoire afin qu’ils agissent de façon complémentaire et coordonnée autour d’objectifs communs en direction des enfants et des jeunes pour leur développement, leur réussite, leur intégration dans la société mais également dans l’environnement dans lequel ils vivent.

La réflexion que nous menons dans le cadre du programme d’actions du prochain PEL (Projet Educatif Local), et qui courra sur les prochaines années, nous a convaincus de remettre à plat l’ensemble de notre politique socio-éducative à l’échelle non plus des quartiers mais de la Ville. La commande du maire est claire. En premier lieu, il s’agit de conforter la place et le rôle des habitants au sein des structures de quartiers en préservant notamment leur forme associative, c’est ce qui fait leur richesse. En second lieu, nous devons tendre vers une meilleure gestion financière des structures ainsi que des ressources humaines et ce, encore une fois, à l’échelle de la toute la ville. Pour ce faire, nous avons confié aux deux partenaires institutionnels de la Ville en matière d’éducation populaire que sont la Fédération des Oeuvres Laïques (FOL) et la Fédération des Centres sociaux, la mission d’une nouvelle organisation, en leur fixant un cadre, une architecture générale... à charge pour elles de travailler avec l’ensemble des partenaires et des structures pour nous faire des propositions afin d’organiser le fonctionnement de cette architecture. Le but est de tirer vers le haut l’ensemble des services proposés aux familles, quel que soit le quartier où elles résident, et quelle que soit la structure qu’elles fréquentent. Il s’agit d’une démarche importante et sans précédent qui doit nous permettre à terme d’agir au plus près des intérêts et des besoins des habitants dans leur quartier avec plus d’efficacité”.

La CAF, un partenaire essentiel La Caisse d’Allocations Familiales de la Nièvre, représentée sur notre photo par (de gauche à droite) son président Alain Fabien et son directeur Pascal Delaplace, est un soutien essentiel notamment dans l’aide financière qu’elle apporte depuis toujours aux investissements et au fonctionnement des équipements liés à la Petite Enfance et des centres sociaux. A titre d’exemple, la CAF a couvert financièrement près de 70% des investissements de la récente crèche Clapotis. Son partenariat historique et volontaire au travers des contrats enfance et temps libre placent les programmes d’actions de la Ville de Nevers à l’avant-garde en matière de politique socio-culturelle et de services aux familles. Ses responsables partagent aujourd’hui la même volonté ainsi que les objectifs du nouveau dispositif en matière de politique socio-culturelle voulue par les élus, veillant au maintien des structures et à la participation des habitants à tous les échelons de la réflexion. N e v e r s

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finances

MOINS D’AIDES DE L’ETAT baisse démographique CRISE ÉCONOMIQUE montée de l’inflation POURQUOI LE BUDGET VA-T-IL ÊTRE SI DIFFICILE POUR TOUTES LES COLLECTIVITÉS LOCALES FRANÇAISES EN CETTE ANNÉE 2009 ? QUESTIONS/RÉPONSES AU MAIRE-ADJOINT, CHARGÉ DES FINANCES DE LA VILLE DE NEVERS. NCMB : Florent Sainte Fare Garnot, maire-adjoint, en charge des Finances, dites-nous pourquoi insistezvous tant sur le fait que les finances vont être très difficiles en 2009 ? Vous ne dramatiseriez pas la situation ? Florent Sainte Fare Garnot : “ Non, désolé. La grande majorité des communes de France vont être dans le pétrin cette année et c’est loin d’être une vue de l’esprit. Nous avons en effet quatre facteurs à la baisse qui se conjuguent dans le même temps. Ils ne font pas plaisir, mais je dois la vérité aux Neversois. En les classant par l’Etat nous ordre d’importance, je dirais que le premier de aide moins ! ces facteurs est la baisse de la contribution de l’Etat au fonctionnement des collectivités locales. La contribution de l’Etat au budget de Nevers va baisser entre 2008 et 2009 considérablement. En effet, la Loi de finances proposée par le gouvernement, qui définit le budget de l’Etat pour l’année 2009, a été votée. Nous avons donc aujourd’hui tous les chiffres en main. Tout d’abord, la baisse du PIB (le produit

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Florent Sainte Fare Garnot : “Je n’ai qu’une seule alternative : soit augmenter les impôts des Neversois à hauteur du manque à gagner, soit réduire nos dépenses d’autant, ce qui aurait un impact important sur nos services rendus à la population ?”

intérieur brut) de 1% qui impacte les recettes de l’Etat, et qui fait que ce dernier va être moins riche. En outre, cette baisse est renforcée par le fait que le gouvernement a présenté un budget réduisant la dotation de l’Etat aux collectivités ; municipalités, conseils généraux, conseils régionaux... Au total, la baisse des dotations de l’Etat s’élève à 837 000 euros pour cette année 2009. Ce qui est très préjudiciable pour notre budget. Le second facteur est dû à la baisse démographique que subit la grande majorité des régions, départements et communes du Grand Est de la France. Moins d’habitants à Nevers, c’est évidemment moins de revenus fiscaux pour la commune. C’est très simple. Vous avez remarqué que selon les récents chiffres publiés par l’INSEE ces derniers jours, la population de la Nièvre baisse de 2,1% et la ville de Nevers est elle aussi concernée par cette baisse puisque nous perdons environ 500 habitants par an (voir encadré page suivante). Si l’on prend le taux moyen d’imposition, cela fait une baisse des revenus provenant de l’imposition locale de 260 000 euros.

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Nous sommes moins nombreux !

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La crise économique nous frappe !

Le troisième facteur est l’effet de la crise économique. La crise financière mondiale partie des Etats-Unis avec les affaires de subprimes et les faillites de grandes banques qui ont pignon sur rue, entraîne une crise économique, qui se traduit par une baisse des commandes et donc de la production. Tous les pays riches vont souffrir en 2009 ainsi qu’en 2010. Le PIB de la 20

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Les recettes de la Ville de Nevers vont baisser de plus

1,5 million d’euros - c’est 60 kms d’entretien de trottoir par an, soit un quart du linéaire de la commune.

1,5 million d’euros - c’est le coût de gestion de deux crèches de 50 places pendant un an.

d’1,5 million d’euros en 2009 ! France va peut-être passer sous le seuil du 0%, signant ainsi la récession. Pour Nevers, le repli de l’activité se traduit aujourd’hui malheureusement très concrètement par des liquidations d’entreprises SIL, exemple récent - ou des fermetures temporaires d’ateliers, comme à Valéo dernièrement. Cette baisse d’activité se répercutera inévitablement sur notre budget à travers la baisse des revenus, du pouvoir d’achat des Neversois et donc les contributions fiscales. Cette baisse de l’activité peut être estimée à 200 000 euros pour 2009.

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Nous subissons les effets de l’inflation !

Un autre facteur à tenir en compte est l’inflation, qui concerne autant les ménages que les collectivités locales. Si nous devions faire en 2009 exactement ce que nous faisions en 2008, il nous faudrait augmenter notre dépense d’achats de la hauteur de l’inflation, soit 2%, environ 750 000 euros supplémentaires. Il existait autrefois des mécanismes protecteurs, mais l’Etat les a largement démantelés cette année. Ainsi, pour 2009, l’inflation va nous coûter 350 000 euros. Au total, tous ces facteurs cumulés réduisent les recettes de notre commune de plus de 1,5 million euros, ce qui est tout à fait considérable vu notre budget !”

En ce début d’année,

Nevers compte 40 131 habitants Les populations légales des 36 685 communes françaises, des cantons, arrondissements, départements, régions et collectivités territoriales, ont été authentifiées par le décret n° 2008-1477 du 30 décembre 2008, avec effet au 1er janvier de cette année 2009. Ainsi, le site Internet de l’INSEE fait état du chiffre de la population totale de Nevers en ce siècle débutant, soit 40 131 habitants. Début 2000, la population municipale de Nevers était de 43 082 habitants. Le chiffre, annoncé par l’INSEE, de la population totale de Nevers au 1er janvier 2009 est de 40 131 habitants. La perte est donc de 2 951 habitants sur les sept dernières années (puisque le calcul est basé sur le millésime 2006). Une perte moindre que ce que laissaient augurer les prévisions, surtout après le départ du 7ème RA de la caserne Pittié, fin 1999, dont les militaires et leur famille avaient été comptabilisés dans le recensement de 1999. Comparons avec nos proches voisines comme Moulins (Allier) qui passe de 22 667 à 21 344 habitants, soit une perte de 1 323 habitants (soit 6,2%). Montluçon (Allier) est passée de 44 074 à 41 302 habitants, soit une perte de 2 772 habitants (6,7%). Bourges (Cher) passe de 76 075 à 72 919 habitants, soit une perte de 3 156 habitants (4,3%). Rappelons que la population totale du département de la Nièvre est de 229 726 habitants aujourd’hui contre 225 020 en 1999, soit une perte de 4 706 habitants, un peu plus de 2%. L’ensemble de la région Bourgogne en revanche passe de 1 610067 habitants en 1999 à 1 681 293 aujourd’hui, soit une augmentation de 71 226 habitants (+ 4,4%).

NCMB : Mais alors, comment faire ? Florent Sainte Fare Garnot : “ Je n’ai qu’une seule alternative : soit augmenter les impôts des Neversois à hauteur du manque à gagner, soit réduire nos dépenses d’autant, ce qui aura forcément un impact sur nos services rendus à la population. Je prépare la décision avec le maire et toute l’équipe municipale.”

A noter que la France compte aujourd’hui plus de 63 millions d’habitants, soit une hausse de 5% en sept ans. Les régions qui en bénéficient sont celles situées sur les littoraux atlantique et méditerranéen : Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Aquitaine en tête du peloton, alors que dans le bas du tableau se retrouvent les régions du Nord et du grand Est comme le Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine, la Picardie qui ont une évolution très faible tandis que la Champagne-Ardenne est la seule région française à perdre de la population. N e v e r s

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environnement CARTOGRAPHIE DES MILIEUX AQUATIQUES

Qu’est qu’un cours d’eau naturel et un écoulement qui ne l’est pas ? La Direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt propose à l’ensemble des Neversois une cartographie des cours d’eau naturels et artificiels de la commune, bientôt opposable par arrêté préfectoral. Les riverains concernés ont un mois pour apporter leurs observations.

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a plupart des interventions sur les milieux aquatiques dits naturels, qu’il s’agisse de travaux d’entretien, de remise en état de ber ges, de création de gué, de busage.... doivent être subordonnés à une procédure administrative de déclaration et d’autorisation préalables des services de la préfecture, sous peine de sanctions. A contrario, les interventions sur les écoulements qui ne sont pas considérés comme naturels - fossés, rigoles, collecteurs et autres - ne requièrent pas d’autorisation administrative particulière. Or , alors que la loi sur l’Eau s’y réfère si souvent, le code de l’Environnement quant à lui ne donne aucune définition précise de ce qu’est, et n’est pas, un cours d’eau dit naturel d’où des problèmes d’interprétation et de jurisprudence à n’en plus finir . Dans le cadre de l’application de la police de l’eau, les services de la direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt, ont donc entrepris la réalisation d’une cartographie des cours d’eau de l’ensemble du département, afin que soient recensés et of ficialisés par arrêté préfectoral ceux qui sont dits naturels et auxquels s’appliquera donc les textes de la

Les cours d’eau de Nevers considérés comme naturels en limite de commune ruisseaux et canaux tronçons busés de la rivière Nièvre tronçon busé de la Passière Extrait de la cartograhie proposée par la DDAF (voir la carte intégrale sur nevers.fr ou au secrétariat de la direction des Etudes Pluridisciplnaires de la Ville de Nevers, quai de Médine)

police de l’eau, et ceux qui ne sont pas considérés comme tels et donc non soumis à cette réglementation particulière, si ce n’est aux règles du code Civil, du code Rural e t a utres. A noter qu’à Nevers, le ruisseau de la Passière entièrement busé dans sa traversée jusqu’à la Loire et une partie de la rivière Nièvre, également busée près de l’ancienne déviation jusqu’à la Loire égaleme nt, seront considérés, même dans ces portions souterraines, comme ayant qualité de cours d’eau naturels. Pour préparer cet arrêté préfectoral, les services de la DDAF proposent au préalable que l’ensem-

ble de la population et notamment des riverains de tel ou tel écoulement puissent prendre connaissance de cette cartographie et puissent également faire les observations qu’ils jugeront utiles comme d’ajouter tel ou tel tronçon non recensé ou encore faire d’autres remarques. Pour cela, la carte détaillée de la commune avec les reliefs des cours d’eau naturels et les autres écoulements artificiels est consultable d’une part sur le site Internet de la Ville (nevers.fr) dès le début du mois de janvier , avec possibilité pour les personnes concernées d’enregistrer leurs observations sur le site, et d’autre part

en version papier au secrétariat du service de la direction des Etudes pluridisciplinaires de la Ville, quai de Médine, où là aussi, ils pourront consigner leurs observations. La date limite pour ce faire étant fixée à la fin de ce mois de janvier. Pour tout renseignement, contactez le service de la DEP de la Ville de Nevers (au 03 86 68 46 77) ou Francis Séry du service de l’Environnement et de l’Espace rural à la direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt de la Nièvre (au 03 86 71 52 53)

Récupération des eaux de pluies : attention à la réglementation ! Le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire informe l’ensemble des maîtres d’ouvrage et maîtres d’oeuvre, les professionnels de l’immobilier, les collectivités locales mais également les propriétaires de la réglementation en vigueur relative à la récupération des eaux de pluie et leur usage tant à l’extérieur qu’à l’intérieur des bâtiments existants et à venir. Au sens de l’arrêté du 21 août 2008, un certain nombre de prescriptions sont applicables quant à la collecte, le traitement, le stockage, la signalisation et la distribution des eaux de pluie. En règle générale, les 22

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équipements existants à la date de publication de cet arrêté devront être mis en conformité avec les textes dans un délai d’un an, délai qui sera fixé par ailleurs quant aux bâtiments qui ont déjà fait l’objet d’une autorisation préfectorale antérieure à cette date du 21 août 2008. En tout état de cause, il est nécessaire qu’une déclaration d’usage soit faite en mairie par toute personne raccordée au réseau d’assainissement et qui s’alimente pour partie en eau de pluie. Pour tout renseignement, contacter la préfecture de la Nièvre au 03 86 71 71 16


bénévole Jean Claustre

Jamais sans ma cravate ! D’associations de parents d’élèves en clubs sportifs, Jean Claustre en a empilé des mandats de présidents. Mais celui qu’il mène depuis 2005 est une affaire de coeur. Celle d’une grande aventure auprès de la Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte.

“Si je peux m’investir autant dans ce bénévolat, c’est grâce à la compréhension de mon entourage et notamment de Françoise, mon épouse.”

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JEAN CLAUSTRE, BÉNÉVOLAT RIME AVEC APOSTOLAT. “CHAQUE FOIS QUE JE M’IMPLIQUE, JE LE FAIS À 100%, PRÉVIENTIL. PARCE QUE J’Y CROIS DUR COMME FER ET PAS POUR FAIRE JOLI SUR MA CARTE DE VISITE.” Derrière un bagou et une bonhomie fleurant bon son Sud-Ouest natal, l’ancien directeur de l’ONF de la Nièvre cache une grande sensibilité doublée d’une vive capacité d’écoute. Celui qui fit les beaux jours du Rugby-Club Charitois de 1974 à 1982 au centre de la ligne des trois-quarts dévoile un parcours associatif des plus riches. Président des Parents d’élèves de Marzy, Guérigny, du club de football de Guérigny - il est aussi à l’origine de la création de l’A.S. Guérigny-Urzy - ou encore de l’USON volley-ball puis de l’Entente ASPTT-USON avec Marcel Mercier, la liste est longue... Pourtant, aujourd’hui, l’implication de Jean Claustreest passée dans une autre dimension. “J’ai suivi mes fils dans leurs activités sportives, Jean Claustre. Lorsque j’ai arrêLes guider vers raconte té le volley, en 1993, j’ai transmis le flambeau à David (ndr: l’aîné de ses garde nouveaux çons) et, dans la foulée, j’ai rejoint le horizons bureau de la Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte. Le fils du directeur du C.A.T de Nevers de l’époque (Jacques Couvreur) jouait avec nous. Son père n’a pas eu de mal à me convaincre...” Là, Jean Claustre découvre un autre monde. “J’ai appris les différences et, surtout, comment oeuvrer pour les gommer, comment tenter de changer le regard de la société face au handicap mental.” Une expérience qu’il explore davantage encore depuis sa retraite des Eaux et Forêts, en 2005, quand il prend la présidence. “J’ai mis le doigt, puis le bras et aujourd’hui le coeur dans cette aventure humaine. Mon souhait POUR

vise à sortir un maximum nos pensionnaires de nos établissements, de les accompagner dans des voyages, dans des échanges à l’étranger, des rencontres sportives...” Et pour Jean Claustre, les trois journées entièrement consacrées chaque semaine à la Sauvegarde ne sont rien comparées à la gratitude renvoyée par des “êtres très généreux”, pour qui “aller au travail est une formidable reconnaissance.” La seule contrainte du président concerne son image. “Ils n’apprécient pas trop lorsque je ne suis pas en costume, sourit-il. Ils me disent qu’un président, ça porte une cravate. Je peux bien faire ça pour eux...”

JEAN CLAUSTRE Né le 14 juillet 1945 à Villefranche de Lauragais (31) Marié à Françoise Deux enfants : David et Bertrand Trois petits-enfants Après une scolarité suivie dans son village natal pyrénéen de Villefranche puis à Toulouse (Maths Spé.), Jean Claustre quitte le Midi pour l’Ecole des Eaux et Forêts de Nogent sur Vernisson (Loiret). Il sera ensuite nommé à Périgueux (Dordogne) puis Chaumont (Haute-Marne) avant de poser ses valises à Nevers le 1er janvier 1974. Hormis un détour à Bourges (19982001) comme directeur de l’ONF CherIndre, il fera toute sa carrière dans la Nièvre au sein des services des Eaux et Forêts et de l’Agriculture jusqu’à sa retraite en 2005. Joueur de rugby (Villefranche, La Charité) puis de volley, Jean Claustre sera président des clubs de football de Guérigny et de volley de l’USON. Membre et président de différentes associations de Parents d’éléves, il entre au bureau de la Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte de la Nièvre en 1993. Depuis 2005, il en est le président. N e v e r s

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Créée en 1944, la Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte emploie 450 personnes dans le département et accueille plus de 2000 enfants et adultes, orphelins ou présentant un handicap moteur ou mental (70% des cas). L’accueil se fait au sein de 8 structures : 3 IME, 3 ESAT (ex-CAT) et 2 foyers occupationnels. m e

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Au fil de l’agenda et les 9 L’Ilot-Livres : du 16 au 27 mars Moto Bol d'or Classic : 10-11-12 avril L 19 avril 16

31 juillet - 1er août - 7 et 8 août Bol d'or (moto) : 11 - 12 et 13 septembre , Mondial de superbike (moto) : 2, 3 et 4 octobre Fête des Associations (B.I.J 58) : le 3 octobre

Décembre en fête : A partir du 5 décembre

Ces événements et leurs dates sont susceptibles de changement, pour en avoir le coeur net retrouvez

toute l’actualité municipale et associative sur

nevers.fr


Sortir en janvier... deux-mille neuf Vendredi 9 janvier : - CINÉMA : Diffusion de “La commune” de Peter Watkins, opération cinè-marathon de 375 mn avec un entracte-buffet, en partenariat avec l’Acné. 18h médiathèque Jean-Jaurès : 03.86.68.48.60 Jeudi 8 et vendredi 9 janvier : - HUMOUR : Spectacle de Nicolas Canteloup “2ème couche” : 20h30 grande salle de la Maison de la Culture : 03.86.93.09.09 Samedi 10 janvier : - HISTOIRES : séances d’histoires pour les 18 mois et + dans la Grotte Bleue de la médiathèque Jean(Jaurès de 10h30 à 11h. Gratuit, sur réservation : 03.86.68.48.57 Mardi 13 janvier : - SPECTACLE ENFANTS : “le Voyage de Pinocchio” : 20h00 à la Maison de la Culture - une féerie musicale et théâtrale sur les traces de Pinocchio : 03.86.93.09.09 Dimanche 11 janvier : - CONCERT : Les Amis des Orgues organisent un concert de violes de gambe (instruments très en vogue à l’époque de la Renaissance et du début du baroque) à 16h en l’église Saint-Pierre : 03.86.36.50.35 Mercredi 14 janvier : - HISTOIRES : séances d’histoires pour les 4/7 ans dans la Grotte bleue de la médiathèque Jean-Jaurès de 11h à 11h30. Gratuit. 03.86.68.48.57 Jeudi 15 janvier : - THÉÂTRE : salle Lauberty à la Maison de la Culture (14h00 et 20h00) "La Fabrique de violence", le récit d’une jeune vie qui ne se construit à l’école et à la maison qu’autour de la violence. Grace à une interprétation remarquable et intelligente de Christophe Caustier, le théâtre permet ici de faire entendre ce texte dérangeant et fort, de faire entendre l’insupportable de la violence. 03.86.93.09.09 Vendredi 16 janvier : - ORNITHOLOGIE : L’association Soba Nature Nièvre propose une réunion axée sur l’ornithologie, 20h30, 18 place de l’èglise à Marzy. 03.86.59.51.03 Samedi 17 janvier : - THÈÂTRE : “Mon père avait raison” :20h30 à la Maison de la Culture. Drôle et émouvante, cette comédie aborde les problèmes humains essentiels tels que l’amour, la transmission et la société. Divertissement léger et intelligent ! 03 86 93 09 09 - Samedi 17 janvier : - JEUNES LECTEURS : Réunion Bouquinet du club de lecture des 8/16 ans à 14h15 à la médiathèque JeanJaurès : venez nous livrer vos derniers coups de cœur et échanger autour de vos lectures. 03.86.68.48.57 - SPECTACLE : La Guitare en Chantant se donne en spectacle 20h30 Théâtre municipal : 03.86.71.66.66 - Dimanche 18 janvier : - ORNITHOLOGIE : Initiations à l’ornithologie proposées par l’Association Soba Nature Nièvre sur le thème des “palmipèdes de la Nièvre”. Rdv 10h sur la digue entre les étangs de Vaux et Baye (possibilité de piquenique au coin du feu). 03.86.59.51.03

Aurélia Thiérrée, petite fille de Charlie Chaplin, dans son spectacle l’Oratorio d’Aurélia samedi 31 janvier à la MCNN... une saltimbanque incroyablement inventive !

Mardi 20 janvier : - DANSE : Carmen par la Cie Antonio Gadès, Maison de la Culture, 20h00. Ballet mythique inspiré du livret de Prosper Mérimée, la danse et le chant flamenco au plus proche de la culture espagnole, de ses racines et de ses tempéraments: 03.86.93.09.09 Samedi 24 janvier : - HISTOIRES : séances d’histoires pour les 18 mois et + dans la Grotte bleue médiathèque JeanJaurès de 10h30 à 11h. Gratuit, sur réservation 03.86.68.48.57 Dimanche 25 janvier : - MUSIQUES DU MONDE : “Taraf de Haidouks” 18h00 Maison de la Culture. Accordéons, violons, cymbalums, chants déjantés et sonorités inventées, le Taraf de Haïdouks et ses 13 musiciens nous transportent au coeur des Balkans. Une musique folle, énergique, déchirante et joyeuse à partager ! 03 86 93 09 09 Mercredi 28 janvier : - THÉÂTRE : “Terrien” de et avec Yannick Jaulin: 20h Maison de la Culture. Le plus grand conteur français dans un spectacle unique, touchant et drôle. 03 86 93 09 09. - HISTOIRES : séances d’histoires pour les 4/7 ans dans la Grotte bleue médiathèque JeanJaurès de 11h à 11h30. Gratuit. 03.86.68.48.57 Vendredi 30 janvier : - CONFÈRENCE : Le Bar des Sciences, conférence sur les énergies renouvelables, énergies de demain ? Rdv 18h30 hall de la Maison de la Culture. Gratuit. 03.86.93.09.09 Samedi 31 janvier : - ARTS VISUELS : l’Oratorio d’Aurélia 20h, Maison de la Culture. Laissez-vous charmer par l'univers visuel fait de fantaisie et de poésie d'Aurélia Thiérée, un appel à vagabonder dans l'imaginaire. 03 86 93 09 09.

EXPOSITIONS Jusqu’au 17 janvier : - PEINTURE : exposition Galerie des Chapelains, rue Saint-Etienne d’Antoine Paneda (dessins à plume, aquarelles et peintures à l’huile). Du mardi au samedi de 10h30 à 12h et de 15h à 19h, le dimanche de 15h à 19h. Gratuit : 03.86.61.25.21 Jusqu’au mercredi 21 janvier : - PEINTURE : Frédérique Rouquette expose chez Vision d’Artiste. Ouvert du mardi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 19h.03.86.61.06.08 Jusqu’au 28 février à la médiathèque Jean-Jaurès : - EXPO CINÉMA: - Galerie des expositions : ”Cinémart” de Bruno Bouchard - “Le fantastique au cinéma et dans la littérature”, - Sculptures et peintures de Jean-Claude Lasne sur le thème du cinéma. ...et jusqu’au 3 février : Grande Exposition : “100 ans de cinéma”, qui retrace l’aventure du cinématographe (1er étage de la médiathèque). Renseignements : 03.86.68.48.60 Jusqu’au 12 janvier : - Expo Peinture : de José Dubois et Claude Voisin Galerie des Ducs, rue des Récollets. Du mardi au samedi de 10h30 à 13h et de 14h30 à 19h.

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solidarité Ligue contre le cancer

L’équipe de bénévoles, autour du président du comité de la Nièvre Patrick Faure (à gauche).

A l’image du comité national de la “Ligue contre le cancer”, celui de la Nièvre est omniprésent sur le terrain : auprès des malades, à qui il apporte au quotidien, chaleur, aide et soutien ; mais aussi du grand public, dans un souci permanent d’information et de prévention...

S

UR LE DÉPARTEMENT,

la Ligue contre le cancer est représentée par un bureau permanent d’une dizaine de bénévoles, très présents autour de son président, le docteur Patrick Faure. “Nous avons sans cesse besoin de soutiens et de bonnes volontés, explique Josette Laurent, membre du bureau ; actuellement, la mobilisation nivernaise dépasse les 2.500 adhérents. Toutes nos actions s’articulent autour de l’information et la prévention... Il faut savoir que face à ce fléau qu’est le cancer, la précocité du diagnostic joue un rôle majeur dans la qualité de la guérison.” Ainsi, l’équipe de la Ligue participe au dépistage du cancer colo-rectal, de cancer du sein, se mobilisant à chaque

nouvelle campagne nationale auprès des populations concernées. “Nous informons régulièrement le public sur les facteurs à risque : le tabac, l’alcool, le soleil, une certaine alimentation, le manque de vigilance dans le mode de vie, entre autres abus. Nous assurons aussi beaucoup de soutien psychologique...” S’il est vrai que la Ligue s’adresse à toutes et tous, et plus encore aux jeunes, aux publics exposés, aux professionnels de santé, elle est une présence précieuse auprès des malades. “Les malades, mais aussi leurs proches ; à qui nous donnons tous les conseils utiles à l’organisation et la gestion de cette étape difficile de la vie. Combien sont moralement très affaiblis et ont besoin d’être secondés, par exemple pour les

une équipe

sur tous les fronts ! questions de prise en charge...” Au besoin, la Ligue peut apporter - après étude de la situation familiale - une aide financière qui vient compléter les aides institutionnelles pour mieux résoudre les difficultés d’ordre médical, social ou professionnel, engendrées par la maladie. Dans ce cas précis, demande doit être faite auprès d’une assistante sociale, après obtention d’un certificat signé par le médecin. La Ligue

une présence précieuse pour les malades mais aussi pour leurs proches étudie alors le dossier avant de délibérer. “Toutes formes d’aide nous sont exprimées, du réglement de factures à un accompagnement domestique ou logistique. Il faut avoir conscience que tout devient compliqué au quotidien.” La Ligue consacre l’essentiel de ses ressources à la

recherche : un Conseil scientifique départemental sélectionne des équipes et des projets de qualité. Il s’agit bien souvent d’équipes suivies depuis plusieurs années, lesquelles effectuent des travaux très approfondis sur la cellule. Ainsi, en 2007, 50.000 euros ont été alloués aux équipes des professeurs Bernard Bonnotte et Bruno Chauffeut, de Dijon. “De même que nous avons fourni une pompe à morphine au centre hospitalier de Château-Chinon, deux autres à celui de Decize et différents matériels techniques à la polyclinique du Val-de-Loire et à l’hôpital de Nevers.” L’équipe assure une permanence dans ses locaux situés 6 rue Guynemer (appartement 3) du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 16h. “Comité départemental de la Nièvre de la Ligue contre le Cancer” : contact au 03.86.93.92.95.

“Ecoute et Vie”

recherche d’accompagnants... Association de bénévoles d’accompagnement des personnes gravement malades et des personnes âgées en fin de vie, “Ecoute et Vie” a besoin de renforcer son équipe. Elle recherche de nouveaux accompagnants : l’appel est lancé !

partager, d’être reconnu en tant qu’être humain et ce, jusqu’à l’ultime instant. Quel est le rôle de l’accompagnant ? Il se met en situation de disponibilité auprès de la personne afin de permettre l‘expression des angoisses souvent majorées par la douleur physique et la souffrance morale... Il accueille les confidences, les retours sur la vie que les personnes peuvent exprimer à un tiers, car justement il est anonyme et bienveillant. Où accompagner ? Dans les établissements de

Qu’entendez-vous par “accompagner”? Accompagner les personnes qui sont gravement malades ou dans la dernière période de leur vie, c’est être présent, disponible, à l’écoute .C’est être réceptif à leur besoin de 26

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soins - à l’hôpital ou à la clinique - et dans les lieux de vie, l’actuelle équipe de l’association par exemple en maison de retraite. A quoi s’engage le bénévole ? Dans quelles conditions Il accepte les principes de peut-on accompagner ? l’association et la charte Au sein de l’association des bénévoles, participe qui s’engage à accueillir aux formations, assure avec le bénévole, à l’aider à clarisérieux, régularité et discréfier ses motivations, à assurer tion, l’activité choisie, et sa formation et l’intégrer participe à la vie associative. au sein de l’équipe, à l’aider Contacts : Nevers et Decize à s’insérer sur le terrain au 03.86.21.05.75. (répondeur) et à collaborer avec les et 03.86.58.87.15 (secrétariat) / professionnels. Cosne au 03.86.28.58.16.


Portrait Vidéos, photos, cinéma... Plus rien n’a de secret pour Péchane, homme d’images. Animateur au Pac des Ouches, il est celui vers qui l’on se tourne pour un conseil, une idée, une astuce. Le look cow-boy fausse les pistes d’un personnage drôle aux talents multiples et reconnus. Portrait.

Qui es-tu Péchane ?

P

OURQUOI PÉCHANE ? “A l’âge de 14 ou 15 ans, je dessinais tout le temps un petit personnage de dessins animés, un petit cochon qui s'appelait Péchane. Voilà l’histoire. Depuis c’est resté, tout le monde m’appelle comme ça...” De son vrai nom Philippe Imbert, Péchane est un homme d’images. Photos, vidéos, créations, affiches, clips, courts, moyens et longs métrages, Internet, rien ne lui échappe ! Lui que l’on imagine tout droit sorti d’un manga, d’un western ou d’un clip de ZZ Top, créé au fil de ses intuitions, au gré de son imagination (très) fertile. Péchane, tout le monde le connaît, mais qui est-il réellement ? L’image, il est tombé dedans tout petit. “Avec mon frère, on subtilisait la caméra super 8 de ma grand-mère. On filmait des trucs sans lui dire, elle ne les découvrait qu’au moment où elle faisait développer la pellicule. Ça l’amusait beaucoup” se souvient Péchane.C’est ainsi que ça s’est passé. Les images, il a en plein la tête. La première dont il se souvient, il n’est alors qu’un bébé, c’est celle de la cuisine familiale, baignée par le soleil : “C’est un image très contrastée. J’en ai un souvenir très précis. Je me suis toujours dit que j’allais peindre, dessiner cette image. Mais je n’ai pas le temps”. Le temps, il ne le compte pas. Pas d’horaires pour Péchane.

“Le temps, l’heure, pour moi ce sont des barrières. Quand je commence quelque chose, je le termine, c’est tout.” Ce précepte est celui que Péchane martèle aux jeunes qui fréquentent son atelier vidéo du Pac des Ouches. “Je pense qu’il faut faire ce que l’on a envie, dire ce que l’on fait, et faire ce que l’on dit. C’est ce que nous nous sommes dits avec mon frère il y a quelques

“ On a qu’une vie, et c’est maintenant !” Péchane années”, insiste-t-il. Concrètement, les deux frangins ont monté, dans leur ville natale d’Imphy, un club : “Mad Vidéo”, histoire d’aller jusqu’au bout de leurs envies. “ Notre première vidéo parlait du préservatif avec humour bien sûr, mais avec l’idée qu’il est le seul moyen efficace de se protéger du sida, ajoute-t-il. Notre but était de le diffuser dans les maisons de jeunes, les centres sociaux, de faire passer le message. L’humain est au coeur de tout ce que je fais”. Rêver les yeux ouverts, plutôt que fermer les yeux pour rêver, se donner de la liberté dans ce que l’on entreprend, c’est aussi Péchane. “Tout est formaté par l’image. On perd de la spontanéi-

té, on n’ose plus. Moi, lorsque j’écris une histoire, un scénario, je ne me refuse rien.” Sa production en témoigne. Qu’il soit question de photos ou de vidéos, Péchane cède à tous ses “caprices”. “Il m’arrive qu’un lieu, qu’une situation m’inspire, me donne envie de créer une photo. J’imagine la scène, je la dessine et après je passe à l’action. Cela peut être dans l’instant, dans la semaine ou plus tard. Mais je le fais”. Les quelque 200 vidéos à son actif témoignent de la boulimie du bonhomme, tout comme les 2 000 films qui font plier les étagères de son salo(o)n, avec une place de choix pour les productions japonaises et coréennes. “J’ai la télé, une grosse télé, mais je ne regarde que des films. De toute façon, je n’ai pas d’antenne, et je suis en guerre contre tout ce que produit la télévision, contre tout ce qu’elle nous donne de fausses images, de fausses informations. Je ne lis pas davantage les journaux et je n’écoute pas la radio. Ce sont les gens qui me tiennent informé de ce qu’il se passe ici et ailleurs”. C’est le paradoxe Péchane, qui anime des émissions de radio sur Nevers FM, écrit des scénarios et produit des vidéos. Canal + lui a même consacré un reportage dans la série : “ les films faits en famille”. Alors, qui es-tu vraiment Péchane? “Je suis un passionné”. N e v e r s

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Jeunesse

initiatives jeunes

Médiathèque Jean-Jaurès

BouquiNET

Démontage d’idées

Ça ressemble à un club de lecture, mais en mieux ! Le secteur jeunesse de la médiathèque met en place un espace d’échanges autour des livres en direction des jeunes de 8 à 16 ans. Le principe est simple et peu contraignant : chaque jeune lecteur pourra, s’il le souhaite, faire connaître un livre (roman, BD, documentaire, fiction...) auprès des personnes du secteur Jeunesse de la médiathèque. L’idée est de coller au mieux à la demande des ados et de proposer des ouvrages en adéquation. BouquiNet est un espace ouvert aux jeunes du lundi au samedi, ils peuvent venir quand ils le souhaitent, pour partager un avis, un coup de coeur... Et cela, tous les jours de la semaine à partir de 16h30 ; le mercredi et le samedi, toute la journée. Un rayonnage spécialement dédié à BouquiNet sera installé. Les jeunes lecteurs déjà inscrits ont rendez-vous le 17 janvier prochain dès 14h15 pour échanger autour des différents ouvrages qui auront eu les faveurs du public adolescent.

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e projet, initié par l’association L’îlot-Livres et l’espace Ouest-Animation, est inspiré du livre de Joëlle Bordet, “Oui à une société avec les jeunes des cités, sortir de la spirale sécuritaire”. L’idée est de fédérer jeunes et professionnels de l’éducation, de l’animation, les politiques... autour des jeunes des quartiers, leur donner la parole et travailler avec eux. Des échanges ont été organisés dans ce sens le 10 décembre dernier dans le restaurant de la Maison de la culture. Les jeunes ont notamment pu échanger autour de différents projets qu’ils aimeraient pouvoir concrétiser. Cette table ronde était animée par Gilles Thomas, directeur général des ADPEP, et Aurélien Curbelié, inspecteur départemental de la Jeunesse et des Sports. Culture, sport, solidarité, entreprise.... L’idée

CCI Formation Les étudiants de l’Ecole de Gestion et Commerce de Nevers (EGC) et du CS2i ont eu droit à une cérémonie officielle de remise de diplômes. C’était le 20 novembre à la ferme du Marault. CS2i : Stéphane Wattrelo, Christophe Bardet (bac + 4) Pierre Brechbulh, Brice Cesbron, Rémi Delarboulas, Perrine Deville, Jérôme Genty, Camille Labry, Guillaume Reymond-Laruinaz, Sandra Ribeiro, Nicolas Simonny, Arnaud Sotty (Master). Abdelilah Sanif, major de sa promotion. EGC : Romain Perrin, major de la promotion, Mathieu Bonneau, Eric De Champs, Pierre-Jean Condamin (+Bachelor), Damien Guillaume (+ Bachelor), Céline Guillou, Clothilde Labry, Julien Leroy, Luc Lutsen, Emilie Salerno.

BouquiNet : Infos et inscriptions au secteur jeunesse de la médiathèque : 03 86 68 48 57

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étant d’impliquer les jeunes dans une citoyenneté active en leur proposant aide et soutien dans l’organisation et le montage de projet. Pour les jeunes, c’est le moyen de se faire financer le Bafa, le Bsr, l’Afps... en contrepartie d’un engagement citoyen. La veille, en soirée, les jeunes étaient invités au Pac des Ouches, à la projection d’un extrait de “Paroles de jeunes”, un film réalisé par les jeunes, pour les jeunes et avec des jeunes. Derrière la caméra, Anissa, Bilquïs, Sofiane, Hamid... ont filmé et interrogé des jeunes de cités. Le résultat est plus que réaliste et fidèle aux revendications de celles et ceux qui, quotidiennement, vivent la cité. Infos et renseignements : Espace Ouest Animation au 03 86 59 59 00.

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Les étudiants bardés


Enfance Jeunesse Déco de Noël à la gare routière de Nevers.

Fresques à gogo Quatre nouvelles fresques installées dans les halls d’immeubles de la place DanielChenut. Une douzaine de jeunes du Centre socio-culturel de la Baratte, âgés de 14 à 18 ans, ont travaillé avec l’artiste céramiste Agnès Rougeaux à la réalisation de fresques sur le thème de la famille, en juillet dernier. Un travail par étapes auquel les jeunes se sont livrés de bonne grâce. “Le groupe était vraiment très agréable. Ils ont travaillé par petits groupes, et ce sont eux qui ont choisi, décidé de ce

qu’ils allaient créer à partir d’un thème imposé, celui de la famille” confie AgnèsClaire. Le résultat est à la hauteur des espérances. Chaque fresque est empreinte du vécu, de la vision de la famille des jeunes qui ont oeuvré. Une belle réussite que partage toute l’équipe du centre de la Baratte, et celle de “Coopération et Famille” - bailleur du quartier avec 500 logements - qui a permis de financer le séjour en Bretagne offert aux jeunes en récompense de leur travail, de leur investissement, et de leur comportement tout au long de ce noble chantier.

Les jeunes posent devant l’une des fresques en céramique réalisée avec l’artiste Agnès-Claire Rougeaux.

Conseil d’Enfants

Un arbre dans

la ville A la sainte Catherine, tout bois prend racine. C’est bien connu. Les enfants du Cej de Nevers ont fait leur cet adage et planté deux arbres dans le parc municipal. L’idée a fait son chemin, et une des allées du parc RogerSalengro devrait prochainement porter un nom en lien avec l’enfance. C’est en tous cas la volonté des jeunes élus du Cej (2007-2008) et de leurs animateurs. “Notre idée au départ était de planter des arbres sur la zone des Grands-Champs. L’opération n’a pu aboutir, explique Lucas, élu

Plantation d’un érable au parc Roger-Salengro par les enfants du Cej, le 26 novembre dernier.

de la commission Nature et Loisirs. Il y avait ce projet dans le parc, avec l’équipe des espaces verts qui nous a invité à travailler avec eux”. Du côté des techniciens arboricoles de la Ville, l’enthousiasme est de mise :“C’est la première fois que je vois des enfants contents de faire des maths, ironise Jean-Jacques, responsable du patrimoine arboricole de la Ville de Nevers. Nous avons tra-

vaillé sur les volumes, calculé les quantités de terre, tracé des perspectives, recherché quels arbres planter...”. En ce mercredi, les jeunes conseillers ont retroussé leurs manches pour, bêche en main, planter deux arbres : un érable et un tilleul. Les sourires sur les visages en disaient long : “quand on passera ici dans quelques années, on pourra dire que c’est nous qui l’avons planté !” N e v e r s

Les enfants du centre de loisirs de La Baratte n’ont pas ménagé leurs efforts pour mettre la gare routière de Nevers aux couleurs de Noël. De bon matin, le 3 décembre dernier, une joyeuse bande de bambins et leurs animatrices ont investi l’espace voyageur de la gare routière de Nevers, gérée par la société Effia. Comme l’an passé, ils ont confectionné des décors de Noël, dessins, affiches, un père Noël géant... Cette décoration est restée en place pendant toute le période des fêtes de fin d’année. Les agents de la gare routière y ont apporté leur contribution en décorant les vitrines de la gare. Les usagers apprécieront cette ambiance de Noël qui rompt avec la grisaille hivernale. ç a

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Cej

Antoine Longeville Ecole André-Cloix

Agathe Paponneau Ecole Barre-Manutention

Bryan Mayer-Weiler Ecole Notre Dame de Lourdes

Emeline Rossignol Collège Les Loges (5°)

Grégoire Billois Collège Victor-Hugo (6°)

Chloé Gaumin Ecole Jules-Ferry

Etienne Goulot-Martin Ecole Lucette-Sallé

Hortense Rebouillat Collège Fénelon (5°)

Coline Elgue Ecole Fénelon

François Eiller Ecole Jeanne d’Arc

Jimmy Burnet Collège Les Courlis (5°)

Axel Habert Ecole Jules-Ferry

Alexandre Sibaud Collège Adam-Billaut (5°)

Baptiste Dubost Collège Fénelon (6°)

Alice Poirier Ecole Victor-Hugo

Et maintenant,

au travail !

Après l’assemblée plénière du Conseil d’Enfants et de Jeunes du 22 novembre dernier, les jeunes élus du CEJ ont pris leurs quartiers. Répartis dans trois commissions thématiques, ils planchent maintenant sur leurs travaux.

A

près une matinée passée au château des Loges pour la mise en place des trois commissions thématiques dans lesquelles les jeunes conseillers seront répartis, rendez-vous était pris dans la salle du Conseil municipal pour la première séance plénière de leur mandat. Dans les travées, chacun y allait de son commentaire “On est bien assis..., tu crois qu’il sera là le maire ?... ou encore... “il faut qu’on parle dans le micro ?”. La plupart effectue leurs premiers pas en tant 30

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qu’élu, et effectuent leur premier mandat, d’autres entament leur second. Un mandat au cours duquel le CEJ de Nevers fêtera son vingtième anniversaire. Ce qui représente quelque 800 enfants, dont certains ont aujourd’hui intégré le “vrai conseil municipal”. Tous affichent leur satisfaction d’avoir été choisis par leurs pairs. “Je suis contente d’être élue, explique Hortense, ça veut dire que mon projet a plu”. Pour Baptiste, le fait d’être élu “veut dire que les 1 5 6

autres m’apprécient”. Face au maire - qui dirige les débats - les plus aguerris, les anciens, ont le verbe haut, et n’hésitent pas à interpeller leurs aînés. “Nous aimerions bien travailler sur le projet de centre aquatique, donner nos idées, expliquer ce dont nous avons envie”. Conscience politique précoce, envie d’agir pour les autres, les idées se succèdent. Un mur d’escalade ouvert à tous, la création d’un mini-terrain “city” de sport

pour les uns. Pour les autres, la solidarité s’impose comme une évidence :“multiplier les feux sonores pour les personnes malvoyantes, faire des actions amusantes dans les maisons de retraite...” Les élus présents ont apprécié la volonté et le déterminisme des jeunes conseillers, les invitant au passage à ne pas oublier que leur investissement doit s’inscrire dans la durée, qu’ils sont les porte-voix de tous les jeunes de Nevers.

Confortablement installés dans les fauteuils de la salle du Conseil municipal, les jeunes conseillers se sont rapidement mis au travail.


Cej Les trois commissions

Mathias Tissier Ecole Jean-Macé

Kevin Cagnat Collège Victor-Hugo (5°)

Marc De Saxcé Collège Fénelon (5°)

Mizgin Ozdal Ecole Albert-Camus

Loisirs pour tous

Manon Brefort Ecole de la Rotonde

Margot Ducrocq Prevel Ecole Sainte-Julitte

Ornella Lengrand Collège Les Loges (6°)

Thomas Brahemscha Ecole Jules-Ferry

Pauline Siou Collège Adam-Billaut (5°)

Vanessa Vermesch Collège Les Loges (5°)

Romane Bourbon Collège Adam-Billaut (6°)

Grégoire Billois Manon Brefort Jimmy Brunet Jules Colas Marc De Saxcé Mamadou Doumbouya Baptiste Dubost Coline Elgue Axel Habert Mizgin Ozdal Hortense Rebouillat

Yasin Kocer Ecole Albert-Camus

Tous ensemble

Zoé Belarbi Ecole du Mouësse

Yohan Gil-Escobar Ecole Claude-Tillier

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Alexis Amiot Ecole Blaise-Pascal

: c’est le nombre de jeunes élus au sein du Conseil d’Enfants et de Jeunes de la ville de Nevers. Les jeunes sont élu(e)s au sein des écoles élémentaires (CM2) et des collèges de Nevers (6ème et 5ème) par les élèves des classes de CM1, CM2, 6ème et 5ème. Au préalable, chaque candidat, après avoir déclaré sa candidature, réalise une “campagne élec-

Jules Colas Collège Les Loges (6°)

Chloé Devoise Collège Fénelon (6°)

torale” allant à la rencontre de ses pairs pour les convaincre que son projet est le meilleur. L’organisation des élections est assurée par la mairie de Nevers qui met à disposition des écoles qui le souhaitent, les urnes électroniques et du personnel pour assurer le bon déroulement et veiller à la bonne marche des machines à voter. Le scrutin terminé, les candidats élus sont invités à la pro-

Zoé Belarbi Alexis Amiot Chloé Devoise Margot Ducrocq-Prevel Chloé Gaumin Etienne Goulot-Martin Antoine Longeville Alice Poirier Emeline Rossignol Alexandre Sibaud Mathias Tissier

Mamadou Doumbouya Ecole Brossolette

Khen Moutot Ecole George-Guynemer

Nature et Loisirs

clamation des résultats, le soir même au Palais ducal. Des séances plénières se tiennent deux fois par an et ont vocation à présenter les projets pour validation par l’assemblée. Entre temps, les jeunes élus se réunissent par commission le deuxième mercredi de chaque mois. Les jeunes élus peuvent aussi être saisis pour avis par les élus “adultes” sur certains projets.

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Romanne Bourbon Thomas Brahemscha Kévin Cagnat François Eiller Yohan Gil-Escobar Yasin Kocer Ornella Lengrand Bryan Mayer-Weiler Khen Moutot Agathe Paponneau Pauline Siou Vanessa Vermesch ç a

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Vie des quartiers Solidarité

Solidaires

Au coeur des Restos

Ils sont nombreux, les acteurs du monde solidaire à retrousser leurs manches à chaque fin d’année. Pour apporter un peu de chaleur et de bonne humeur, dans la grisaille ambiante, aux personnes les plus défavorisées. Le Secours Catholique, les Restos, le Secours Populaire, l’association “La Pagode”.... Chaque année, permanents et bénévoles multiplient les actions de solidarité auprès de la population, organisent des repas “améliorés”, histoire, ne serait-ce qu’un instant, d’oublier les soucis du quotidien. Le monde de la culture est lui aussi mobilisé au travers des opérations comme les “Rockers ont du coeur”. Pour la deuxième année consécutive, le Café Charbon s’est porté garant du concept lancé il y a une vingtaine d’années : assister à un concert en échange d’un jouet qui a valeur de billet d’entrée. Un jouet d’une valeur minimale de 10 euros. Les 300 jouets récoltés ont été confiés aux Restos du coeur et redistribués aux enfants de familles démunies. Précisons que le groupe Pigalle, et les techniciens, ont tous participé à cette soirée à titre bénévole.

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La 24ème campagne des Restos, chers à Coluche, est lancée sur fond de crise économique.L’augmentation du nombre de bénéficiaires se confirme. Les bénévoles se mobilisent, les partenariats et les actions de solidarité trouvent un écho positif auprès de la population. La 24 campagne des Restos a débuté le 2 décembre dernier à Nevers. Elle s’étend jusqu’à la fin du mois de mars prochain. Les quelque 70 bénévoles du centre de Nevers sont à pied d’oeuvre pour accueillir les plus démunis d’entre nous. Le contexte de crise laissant craindre une augmentation du nombre de bénéficiaires. Françoise Demont, responsable de l’antenne de Nevers, explique: “Le 1er décembre, jour d’ouverture de la campagne nationale des Restos, nous recensons 216 familles inscrites, soit 613 personnes. En janvier, nous devrions atteindre l 400 bénéficiaires, soit 200 de plus que l’an dernier à la même date. Chaque année, nous constatons une augmentation moyenne de 10% de bénéficiaires. Un public souvent jeune et sans ressources, des familles monoparentales, des retraités avec de petites pensions et de plus en plus de gens en situation d’endettement ou de surendettement.” Aujourd’hui, aux Restos, les bénévoles oeuvrent quotidiennement en faveur des plus démunis. “Nous faisons tourner les équipes pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui accueillent le public. Être confronté quotidiennement à la précarité, à la détresse de certaines familles avec des enfants en bas âge, ce n’est pas facile. Je constate malgré tout, qu’en ces temps de crise, la solidarité est de mise. Notre campagne des “chariots” a été le témoin de cette solidarité active. Beaucoup de gens ont donné, en fonction de leurs moyens, ne serait-ce qu’un paquet de pâtes. Nous avons récolté, sur le département, six tonnes de denrées alimentaires en deux jours”. Les Restos se mobilisent aussi dans l’accompagnement des personnes dans la recherche d’emploi, la rédaction ème

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de CV ou de lettres de motivations. Une activité qui va au delà de la seule aide alimentaire, alors forcément, ici comme ailleurs, on a besoin de bras. Si vous avez un peu de temps à consacrer aux autres, contactez les Restos au 03 86 71 66 66. Jours de distribution des colis alimentaires : mardi, jeudi et vendredi de 9h à 11h dans les locaux des Restos au 6 rue Paul-Bert à Nevers. Association

faites le

115

La plateforme d’appel d’urgence du 115 est coordonnée au niveau départemental par l’association La Pagode qui gère le Prado (rue de la Passière à Nevers) et le foyer résidence GeorgeBoucqueau à Imphy. Ce numéro d’appel gratuit fonctionne toute l’année, mais la vigilance est accrue en période hivernale. De même, les maraudes ont été renforcées et sont assurées par les équipes du Prado en lien avec les services d’urgence. Le 115 est gratuit et accessible 24 h/24h depuis un poste fixe ou un téléphone portable. En cas d’urgence, de personnes seules, isolées, un seul réflexe : faites le 115.


Vie des quartiers Régie de quartier

nouveau journal local

Les encadrants techniques

diplômés

Les salariés diplômés de la régie de quartier (de gauche à droite) : Franck Charmillon, Jean-Paul Machecourt et Joëlle Jacquin. Manque sur la photo, Jean-Michel Aufray.

Quatre salariés de la régie de quartier Réservoir ont reçu, lors d’une cérémonie officielle, leur diplôme d’encadrant technique d’insertion. L’encadrement technique de salariés en insertion est un métier à inventer” explique Jean Lenoir, directeur de la régie de quartier Réservoir, en préambule de la remise officielle des diplômes d’encadrants techniques à quatre salariés de la régie. Une entreprise sociale qui s’est construite au

fil de l’eau depuis quinze années, avec des femmes et des hommes aux parcours et aux formations diverses. “La régie de quartier de Nevers fut la première en Bourgogne. Il nous a fallu inventer, innover, se former sur le tas” poursuit-il. En ce sens, la remise des diplômes, plus qu’un symbole, est une reconnaissance du chemin parcouru. Un chemin balisé grâce à l’Association de Formation Professionnelle pour Adultes (AFP A), la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi, et les nombreux partenaires qui soutiennent la régie de quartier. Ainsi, Joëlle Jacquin, Jean-Paul Machecourt,

Franck Charmillon et Jean-Michel Aufray se sont tous les quatre portés volontaires pour suivre cette formation de juin 2007 à mai 2008 organisée entre Nevers et Rillieux-la-Pape (Rhône), la formation d’encadrant technique n’existant pas à Nevers. Ils ont, tous les quatre, obtenu le titre professionnel d’encadrant technique. “Ces compétences nouvelles acquises, ajoutées à l’expérience de terrain, nous invitent à faire encore mieux, à montrer aux acteurs de notre territoire qu’à côté de l’industrie, le commerce ou encore l’artisanat, il faut compter sur l’économie solidaire créatrice d’emplois”.

Ça chaume pas ! Un degré, c’est la température extérieure en ce mardi 16 décembre. Les étudiants du LEGTA de Challuy, accompagnés de leurs professeurs (Céline Poyet et Anne Caroline Vinet) et de l’équipe du service Foncier Nature et Sensibilisation de la Ville de Nevers, s’activent au nettoyage du fossé de la rue de la Chaume, dans le quartier de La Baratte. Un projet mené dans le cadre

d’une action de sensibilisation et de communication autour de l’aménagement des espaces, et de la protection de la biodiversité, et notamment une espèce protégée de libellule : l’agrion de mercure. Les 300 mètres de fossés ont été nettoyés à l’ancienne, à coups de faux, cerpette et autres cisailles... durant deux après-midis, avec les encouragements et le soutien des élus municipaux. N e v e r s

Nouveau venu dans le petit monde de l’info de quartier, le titre : “Débords de Loire”. Six pages d’actu, d’infos sur le quartier, la ville, les habitants et bien sûr, les projets passés en cours et à venir d’Accords de Loire, structure à l’origine du projet de journal. Le premier numéro, présenté et distribué aux habitants début décembre, invite dans ses colonnes, les habitants du quartier à rejoindre le comité de rédaction, à “ouvrir portes et fenêtres” car “chacun possède une valeur en soi qui mérite d’être connue et partagée”. Chaque habitant a le loisir et l’opportunité d’exprimer un coup de coeur, un coup de sang, un coup foudre... On y retrouve des astuces de grand-mère, un retour sur les projets marquants menés par Accords de Loire, des adresses utiles, des petites annonces, l’historique du quartier et plein d’autres choses à découvrir dans ce journal partagé, familial, qui donne à connaître celles et ceux qui font la vie du quartier. Se le procurer ou participer : Accords de Loire 36, rue Bernard-Palissy Contact au 03 86 61 09 65 ç a

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Quartier Saint - Arigle

Samedi 20 décembre, place Saint-Arigle, à la recherche DU cadeau.

Coeur de vi(ll) e Il fut un temps où, l’évocation du nom de Saint-Arigle rimait avec parking. Ce temps est aujourd’hui révolu. Le quartier Saint-Arigle, entre la rue François-Mitterrand et la rue de Nièvre, est un coeur de ville, un coeur de vie. Etals du marché, commerces, zone piétonne, restaurants.Tout y est.

E

n cette période de fin d’année, le centre-ville de Nevers a revêtu ses habits de fêtes, et nombreux sont celles et ceux qui sont à la recherche du Saint-graal, du cadeau qui va bien. Dans cette course éffreinée à l’ours en peluche, à l’orchidée rouge, ou à l’intégrale d’Harry Potter, les commerçants du quartier Saint-Arigle of frent des choix multiples et variés pour satisfaire petits et grands. Les vitrines sont aux couleurs de Noël. Le rouge et vert des illuminations se reflètent sur le parvis rendu humide par la nuit tombante. Les étals du marché débordent de fruits et légumes de saison, de produits du ter-

Saint-Arigle, Pont-Cizeau, rue de Nièvre.... Au coeur de Nevers.

roir, de produits frais indispensables pour les menus de fête ! Une douce odeur de pain et de pâtisserie s’invite dans la ronde des gens. On croise, ça et là, quelques connaissances, on prend des nouvelles, on se souhaite de bonnes fêtes en se disant à l’année prochaine. Parce que 2009 est tout proche. Le temps d’une pause café, histoire de se réchauffer le bout des lèvres, on fait le point sur les achats réalisés. Sur-

tout n’oublier personne ! Saint-Arigle, le carrefour, l’endroit par où l’on passe quand on arrive en ville, le point de ralliement, à deux pas du parking du Champ de foire. De là, on rejoint la rue de Nièvre, la rue des Boucheries, celle de la Revenderie, en trente secondes, à peine, on se retrouve rue François-Mitterrand. Un peu partout, des sapins rappellent que c’est bientôt Noël... Il ne manque que la neige. Malgré le froid, les plus courageux, les moins frileux, se sont installés en terrasse.Ambiance vin chaud et sport d’hiver !Il est à peine 17h30. L’autre vie du quartier Saint-Arigle, c’est celle du petit matin, des habitués du marché et du boulanger, des riverains du Pont-cizeau, des Pâtis, et des rues adjacentes. Parmi ces visages, il en est un dont la gentillesse et la sympathie font l’unanimité, depuis la pharmacienne jusqu’au fromager volailler en passant par Marie-Rose qui tient une échoppe de fruits et légumes au marché (Saint-Arigle). Ce jeune homme de 77 ans, c’est André Rossillon. Mais ici, tout le monde l’appelle Dédé, parce qu’ici, plus qu’un village, c’est une grande famille où tout le monde se connaît et où il fait bon vivre. N e v e r s

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Saint-Arigle On pourrait presque dire “Fromagerie-Volaillerie Grosjean de père en fils”. Presque, parce que le nouveau propriétaire de l'échoppe ne s’appelle pas Grosjean mais Guillaume, Arnaud Guillaume. Professeur de musique de formation, Arnaud a quitté l’Éducation Nationale pour découvrir autre chose. Un jour, il tombe sur l’annonce du couple Grosjean qui, après quarante années de vente à l’étale, souhaite prendre sa retraite, non sans avoir trouvé un digne repreneur, un successeur. “J’ai tout de suite été séduit par l’annonce,explique Arnaud, Je ne connaissais absolument rien à cette activité. Mais, monsieur et madame Grosjean m’ont accompagné durant mes six premiers mois d’activité. Aujourd’hui encore, ils me donnent un coup de main dès que j’ai besoin. D’ailleurs, je n’ai pas changé le nom du commerce, c’est toujours Grosjean qui est inscrit sur l’enseigne. Je fais en sorte de perpétuer la tradition. Celle des produits et celle d’une relation de proximité avec les clients, les nouveaux, comme les anciens.”

André Rossillon est amoureux de ce quartier, et pour rien au monde il n’en changerait. Après un exode de 14 mois, Dédé a de nouveau posé ses valises, ici à Saint-Arigle, à deux pâtés de maison de l'appartement qu’il occupait avant. “ Je me sens bien ici, je connais tout le monde, j’ai mes petites habitudes. On a tout sous la main, pas besoin de courir les supermarchés. C’est un quartier vivant et calme à la fois, où toutes les générations cohabitent et se croisent. Et, en cette période de Noël, il y a un côté un peu magique, c’est bien décoré, à l’image de la place du Pont-Cizeau, c’est magnifique non ?

C’est le sourire et la bonne humeur en personne. Marie-Rose, tient une échoppe de fruits et légumes dans les halles du marché Saint-Arigle depuis sa réouverture en l’an 2000. Avant, elle était vendeuse (de fruits et légumes) au marché Carnot. Pas de rivalité dans ses propos, mais la ferme conviction d’avoir fait le bon choix en s’installant ici. “Nous sommes vraiment bien situés. Il y beaucoup de passages, tous les gens qui se garent au Champ de foire et qui viennent en ville, passent devant nos étals. Je fais en sorte d’avoir toujours des produits frais, des produits de saison.” La bonne entente est la règle entre Marie-Rose et ses clients, le geste est toujours accompagné du sourire et d’une parole gentille. À travers la vitrine, un habitué salue Marie-Rose, d’un geste de la main, il lui indique qu’il passera plus tard. “Les gens s’arrêtent parfois juste pour dire bonjour, discuter de la pluie et du beau temps. C’est aussi cela le commerce”. 36

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Saint -Arigle

Saint - Arigle

Né à Alise Sainte Reine (Alésia) Arigle aurait été élevé, dit-on, avec un homme éminent de son temps, futur saint, l'évêque de Poitiers : Fortunat. Sénateur du royaume de Burgonde dont Nevers faisait partie, et envoyé par le roi Gontran en Nivernais, Arigle aurait commandé la troupe de cavalerie, chargée du maintien de l'ordre. Il était tellement apprécié de la population, qu'elle l'aurait supplié de devenir évêque. Arigle serait ainsi devenu évêque de Nevers.Décédé en 594, le 26 février, il est inhumé dans l’église Saint-Vincent, dont on le tient pour fondateur. Eglise qui fut rebaptisée Saint-Arigle et détruite à la fin du IX ème siècle. Rebâtie sur ses anciennes fondations, elle fut érigée en paroisse en 1075 par l’évêque Hugues de Champallement. La paroisse était importante, puisque en 1539, il y avait dix-huit prêtres habitués en plus du clergé paroissial. Le quartier Saint-Arigle a toujours été un centre important. En 1308, il y a un carrefour, avec un atelier de Forge. Les marchés. L’église Saint-Arigle qui menace ruine, va être détruite sur décision des administrateurs du département en 1791. En cet endroit, on aménage une place publique, la “place des provisions”. En 1825, la ville décide de la construction d’un marché, qui sera connu sous le nom de marché saintArigle, ou marché de la Revenderie. Un marché fait de bois et de piliers de pierre avec un abreuvoir central surmonté d’une colonne avec réverbère. En 1898, il est décidé de la construction d’un nouveau marché, dont beaucoup de Nivernais se souviennent, en fontes dans le style des pavillons Baltard. En 1976, la création d’un parking souterrain et d’un marché au goût du jour étaient décidés. La structure en place est alors démontée. On retrouve quelques uns de ses éléments (des colonnes de fonte) utilisées comme portiques décoratifs dans le centre commercial des Courlis, place Daniel-Chenut. Depuis l’an 2000, et sa dernière réhabilitation, la quartier Saint-Arigle connaît un net regain d’intérêt auprès des Neversois et des commerçants.

Jean-Philippe et Nathalie Demizieux tiennent le commerce sobrement estampillé “l’Épicerie”. Une caverne d’Ali Baba pour gastronomes et amateurs des plaisirs de la bouche. A boire ou à manger, pour se faire plaisir, ou pour offrir, à tous les coups on gagne. “Cela fait huit ans que nous sommes installés ici. C’est un choix. La manière dont la municipalité a réhabilité ce quartier de la ville nous a séduit, nous voulions nous y installer et proposer aux neversois comme aux visiteurs, un commerce de produits différents et originaux” explique Jean-Philippe. Confiture de bisous ou de sorcière, pâtes multicolores ou encore caviar d’escargot... on trouve de tout à l’Épicerie. Il ya l’embarras du choix ! “Un jour, une personne m’a demandé si je vendais du foie gras d’autruche.... Je dois dire qu’à ma connaissance, ce produit n’existe pas !”. Des anecdotes comme celle ci, Jean-Philippe n’en est pas avare, avec les habitués, comme avec les touristes. La bonne humeur et la bonne chère vont de paire, et ce n’est pas madame qui vous dira le contraire.

Pause café pour Ghislaine et Céline, à la terrasse de La Civette. “On se met en terrasse parce qu’ on peut fumer tranquillement, discuter tout en prenant un café. Le coin est tranquille et agréable. Il y a bien les bus qui, de temps à autres, nous font sursauter, mais bon..,” confie Céline qui habite à deux pas, dans le bas de la rue de Nièvre. Pour Ghislaine, c’est un peu différent. Neversoise d’origine, elle ne revient dans la cité ducale que de manière occasionnelle, à l’occasion des fêtes de fin d’année par exemple. “J’aime bien venir me ressourcer ici, auprès de ma famille, de mes proches, de mes amis. Nevers est une ville agréable à vivre. Il manque un peu de soleil, mais bon, nous sommes en hiver en même temps”. Il faut dire que Ghislaine a, il y a un an et demi, traversé la planète pour s’installer à Papeete, en Polynésie Française. “J’avais envie de soleil, j’aurais pu trouver plus près, dans le sud de la France, en Europe... Mais je reste Neversoise et Nivernaise”. N e v e r s

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novembre Bonjour les bébés ! le 1er : Ketsia AMBOKA Emma TALBOTIER le 2 : Léona MONTHIEU--DEPERT le 3 : Milton MAVITIDI Adonis COMETTO le 4 : Ilias JABADI Yaniss JACQUIN le 5 : Ali ELAHIAR le 6 : Alban SIBAUD le 8 : Hugo FREITAS RIBEIRO Myron PAYARD le 9 : Maëlys OUDARD le 11 : Noayla EL HANAFY Tom LEMOULE le 13 : Clara BONVOUX le 14 : Mirzan SAHIN Erine PERCHET le 17 : Sacha BULIN le 19 : Vilma CHABANI Tessie BOTONGA BEBENGO le 20 : Georgi KOZAEV le 23 : Enzo GELLÉE le 24 : Tasnime-Fatima MEZRAG le 25 : Maxim BLONDEAU Dylan FOUQUET--MATROL-PERRARI le 28 : Noémie BOUILLÉ

La bague au doigt le 8 :

Nabil SBAI et Badia TSRI Michel LAVOCAT et Alice LEBAILLY le 19 : Cyrille ALLUCHON et Aurélie GAUTHEY le 29 : Yohann PERCEAU et Alice DOS SANTOS

Ils nous ont quittés le 1er : Marcel GIROUX (91 ans) le 5 : Jacqueline MICHOT née QUENAULT (82 ans) Yvette DUBOIS (94 ans) le 8 : Michelle AULARD née POIRIER (72 ans) Guy CHEVRAT (74 ans) le 9 : Jean DUVERGER (75 ans) le 10 : Marie-Louise GOULOT née JAULT (97 ans) le 12 : Lucette CASIOT née MOREAU (81 ans) Germaine DESSAUNY née GUILLERAND (86 ans) le 17 : Jean MAKARAWIEZ (54 ans) Chantal THIERRY née WESOLEK (56 ans) le 20 : Nelly ROCHEFORT née GEAY (51 ans) Monique SAURAT née LORSSERY (80 ans) Simone MARTINET (85 ans) Patrick BADIA (47 ans) Raymond BRADU (60 ans) le 24 : Charles PETIT (82 ans) le 25 : Marie CLOSTRE (85 ans) François DERVAULT (65 ans) le 27 : Jules LOREAU (96 ans) le 28 : Denise GARNIER née JONDOT (60 ans) le 29 : Pierre KEREKDJIAN (82 ans) N’apparaissent pas, dans cette rubrique, ceux qui ont émis la volonté que leur nom ne soit pas publié dans la presse.

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population PA L M A R È S B A P T I S T E

Nathan & Léa les prénoms de l’année 2008

En 2008, les parents neversois ont élu comme prénom numéro un pour leur enfant : Nathan pour les garçons et Léa pour les filles.

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e prénom Nathan n’a cessé de progresser dans le coeur des parents depuis la fin des années 1980 pour aujourd’hui se retrouver en tête des hit-parades baptistes masculins. Le service Population de la Ville de Nevers a enregistré 22 petits Nathan sur l’année 2008. Ce prénom biblique qui trouve son origine dans la langue hébraïque qui signifie “cadeau”, a ainsi détrôné Lucas (prénom leader en 2003) et Enzo (prénom masculin des années 2004, 2005 et 2007). Ces deux derniers sont toujours dans le peloton de tête des prénoms les plus choisis derrière Nathan, avec une percée de Louis et de Baptiste, alors que Mathis, prénom de l’année 2006, recule de quelques rangs. Quelques prénoms montrent le bout de leur nez comme Noah, Tom ou encore Yanis. Du côté des filles, Léa, “élevée” en hébreu, a retrouvé son rang de numéro un, après avoir été le prénom féminin préféré des années 1999, 2000, 2001, 2002 et 2005... talonné par Emma, prénom de l’année 2007. Derrière, Léa et Emma, on retrouve Clara, toujours dans le peloton de tête depuis de nombreuses années alors que Marie, prénom de l’année 2003, n’a été choisi que cinq fois. Les prénoms féminins qui montent : Jade, Manon, Lola et Anaïs avec une remontée notable des petites Zoé. Enfin, jetons un regard subjectif sur ces prénoms de Aaronne à Zilan... singuliers, pour le moins uniques puisque ne figudes prénoms uniques rant qu’une fois dans le listing des naissances neversoises de l’année 2008 (1) prénoms étrangers ou étranges, originaux ou bibliques, musicaux ou phonétiques, naturels ou télévisuels, légendaires ou régionalistes, traditionnels ou avant-gardistes, comme, par ordre alphabétique : Aaronne, Adame, Adonis, Ahouando, Ambrine, Armance, Azra, Aya, Çagla, Chad, Cheyenne, Clover , Corentine, Devon, Divine, Djoysie, Eléonore, Emre, Eryne, Fannie, Félicité, Garance, Geor gi, Habachia, Hanaé, Hailie-Jade, Heaven, Isaure, Iris, Kasandra, Kentin, Klovis, Koko, Lalie, Lancelot, Léo-Paul, Lino, Lubin, Luisa-Sunset, Luthess, L y, L ysette, Mahau, Marjeanne, May, Médéa, Mel, Mensur , Moïse, Nans, Néné, Nido, Nougzar , Orlane, PierreIsaac, Rébecca, Rim, Rital, Sara-Lili, Sarento, Shaun, Sidonie, Teoman, TasnîmSamâ, Térence, Thaïs, T ibo, T oine, T oinon, T ugay, V anylle, V azguen, W ided, Yseult, Zaky, Zia ou encore Zilan. Bonne année et longue vie à toutes et à tous ! (1) Ce palmarès et tous les prénoms cités dans cet article ne reflètent pas tout à fait la réalité de l’Etat civil 2008 de Nevers puisque un certain nombre de parents ont choisi de ne pas faire publier la naissance de leur(s) enfant(s) dans la presse, comme la loi les y autorise.


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Le recensement

décembre

Chacun de nous y trouve son compte ! 8 % de la population de Nevers seront recensés entre le 15 janvier et le 21 février 2009

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epuis janvier 2004, le comptage traditionnel or ganisé tous les huit ou neuf ans est remplacé par des enquêtes de recensement annuelles. La nouvelle méthode de recensement distingue les communes en fonction d’un seuil de population ,xé à 10 000 habitants. Dans les communes de 10 000 habitants ou plus, comme Nevers, la collecte se déroule chaque année auprès d'un échantillon de 8 % de leur population dispersée sur l'ensemble du territoire. En cinq ans, tout le territoire de ces communes est pris en compte et les résultats du recensement sont calculés à partir de l’échantillon de 40 % de leur population ainsi constitué. Si votre logement appartient à l’échantillon recensé cette année, vous allez prochainement recevoir les questionnaires du recensement. Tout le monde n’étant pas interrogé la même année, il se peut que vous soyez recensé cette année et qu’un membre de votre voisinage ne le soit pas. Ainsi, depuis le jeudi 15 janvier dernier, les agents recenseurs - identi,ables grâce à une carte of,cielle tricolore sur laquelle ,gurent leur photographie et la signature du maire - déposent au domicile des personnes recensées les documents suivants : une feuille de logement, un bulletin individuel pour chaque personne vivant habituellement dans le logement recensé, ainsi qu’une notice d’information sur le recensement et sur les questions que vous pouvez vous poser . L’agent recenseur peut vous aider à remplir les questionnaires. Il les récupèrera lorsque ceux-ci seront remplis. Si vous êtes souvent absent de votre domicile, vous pouvez con,er vos questionnaires remplis, sous enveloppe, à un voisin qui les remettra à l’agent recenseur . Vous pouvez également les retourner directement à votre mairie ou à la direction régionale de l’INSEE. Les questionnaires doivent être remis à l’agent recenseur ou retournés à la mairie au plus tard le 21 février prochain. Aux termes de la loi du 7 juin 1951 modi ,ée, c'est une obligation de répondre au recensement. Vos réponses sont absolument con ,dentielles. Elles sont transmises à l’INSEE et ne peuvent donner lieu à aucun contrôle administratif ou ,scal. Pour savoir si vous êtes recensé cette année, ou pour obtenir des renseignements complémentaires, contactez à la mairie : le service Economique Relations Extérieures au 03 86 68 47 12.

Pharmacies de garde janvier

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(9h-19h) et

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le 9 : le 10 :

le 13 : le 15 : le 16 :

le 18 : (jusqu’à 14h)

Nevers / Pharmacie Clavillier 13, rue des Ardilliers (Porte de Paris) / 03 86 61 04 90

Lundi 19

Ils nous ont quittés

le 2 : le 3 : le 8 :

le 17 :

(à partir de 14h)

Nevers / Pharmacie Carnot 2, place Carnot / 03 86 61 01 79

Dimanche 18 et Lundi 19

La bague au doigt

le 20 : Donatien ONYANGUNGA TOSOMBA et Gisèle MWANGALA MBAYO

(jusqu’à 14h)

Nevers / Pharmacie des Montots Rue Cdt-Paul-Pierre-Clerc / 03 86 57 27 77

Lundi 12

Bonjour les bébés !

le 1er : Garance TÊTE le 2 : Aysel YILDIRIM le 3 : Julie MAGNE Camille BORDE le 4 : Léo PETIT le 5 : Louise PERRAULT Alexis MAMBADI Kelly DUCEAU le 7 : Luthess CHARLOT le 8 : Estheban GUICHENÉ Lucas SALVANT le 9 : Léa KARABINOWSKI le 10 : Maxence FOURMENT le 14 : Salimou FOFANA le 15 : Séréna JAMIN--LEJAULT le 16 : Axelle MOULENDA--PERROY Noah BERGER le 21 : Jessy KALIFA Besma OUAZIR le 23 : Luka DEVOLDERE--CHEVRIAUT le 24 : Nathan VERDELET Andy BORDES--GUILLOTON le 25 : Koko HOUEDAKOR le 28 : Océane LOISEAU

(à partir de 14h)

Nevers / Pharmacie Saint-Martin 16, rue Saint-Martin / 03 86 61 06 54

Dimanche 25

Garchizy / Pharmacie des Riolles 7, rue du 13 ème de Ligne / 03 86 38 86 70

Lundi 26

Nevers / Pharmacie Fontaine Place du Grand-Courlis / 03 86 61 58 55

ces gardes peuvent changer Renseignez-vous au 03 86 60 53 00

le 20 : le 21 : le 25 :

le 27 : le 28 : le 29 : le 30 :

Gilberte DELOIRE née PIGEAT (88 ans) André CORDE (78 ans) Dominique LAGRUE (57 ans) Jacques DUMAILLET (70 ans) René ROGER (79 ans) Marc GARNIER (82 ans) Fernand DEVILLECHAISE (80 ans) Monique DIMITRESCO née JOSSAND (80 ans) Marcel OÏ (80 ans) Huguette CHAILLOU née WEIDMANN (85 ans) René RAPIN (82 ans) Jean-Louis MIGNEAU (56 ans) Jacky SADA (61 ans) Gérard LAPÔTRE (58 ans) Ryan FURHMANN (3 ans) Clotilde PANNETIER née AMIOT (93 ans) Andrée FENEYROL née FREPPEL (90 ans) Madeleine AVIGNON née GODARD (73 ans) Angelo MONTERIO DA SILVA (60 ans) Marguerite GARNIER née VACQUEZ (84 ans) Paulette FOUCHER née AUDIN (83 ans) Léone POIRIER née DUPUIS (88 ans) Admond GENOUX (91 ans) Marcel DEGALET (89 ans) Denyse GALIANA née MOUGEY (83 ans) André GUIERMET (87 ans) Jean-Pierre ISAÏA (51 ans) Madeleine KERMAREC née CAZIOT (77 ans) Nicolle AUDUGÉ née MARTIN (71 ans) Denise GONIN née BOULIN (94 ans)

N’apparaissent pas, dans cette rubrique, ceux qui ont émis la volonté que leur nom ne soit pas publié dans la presse. N e v e r s

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expression politique

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En application de la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, publiés engagent l’unique responsabilité de leurs auteurs et ne reflètent que leurs seules

La crise est là et les difficultés avec ! e gouvernement y répond par une politique de gribouille, en découvrant subitement les vertus de l’intervention de l’Etat, tout en appliquant par réflexe libéral sa relance à l’offre, c'est-à-dire aux entreprises et aux investisseurs, et non à la demande, aux salariés. En effet, sur le plan intérieur français, les déréglementations continuent : retraite à 70 ans, dimanche travaillé, la Poste quasi-privatisée comme EDF-GDF , sans remise en cause des cadeaux fiscaux aux plus aisés. La Ville de Nevers, elle aussi, sera touchée par la crise, comme les Neversois. D’autant plus touchée que Sarkozy étrangle le budget des collectivités locales en baissant la contribution de l’Etat provenant de l’impôt national. Malgré cela, la volonté municipale, dans ce contexte lourd, est de tout faire pour amortir les effets sociaux d’une crise dont on mesure

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mal encore l’ampleur. Par la restructuration des équipements de quartier , la Ville souhaite harmoniser les services et les tarifs à la population. En matière d’éducation, les efforts seront maintenus : repas de haute qualité nutritionnelle à la Cuisine des Césars, accueil le soir après l’école, animation de la pause méridienne, équipements des écoles, transports facilités…C’est dans ce cadre que nous soutenons les enseignants et les parents d’élèves, dans leur lutte contre les “réformes” Darcos, contre les suppressions imbéciles des postes et des fermetures de classes à venir , contre les nouveaux programmes au primaire et contre la casse du lycée. Le Projet éducatif local, porté par la Ville, doit permettre à tous, enfants, jeunes et familles, de vivre mieux à Nevers. Face à un gouvernement qui divise les Français, fait peser les efforts sur les classes moyennes et les plus modestes, brutalise les rapports sociaux, la muni-

cipalité fait le pari inverse, celui du service aux Neversois et de la cohésion sociale. Au nom du groupe socialiste et apparentés, je vous souhaite une bonne année 2009. Ensemble, nous saurons surmonter les difficultés.

Patrice Corde, au nom de : Didier Boulaud, Florent Sainte Fare Garnot, Martine Carillon-Couvreur, Thierry Boidevezy, Florence Ombret, Béatrice Canler, Jacqueline Richard, Alain Frémont, Jean-Pierre Manse, Assana ElKassabi, Christophe Warnant, Delphine Fleury, Jean-Louis Balleret, Daniel Warein, Evelyne Billois, Cyril Clarisse, Françoise Cosson, Christiane Inconnu, Tarek Khaidouri, Pascale Massicot, Paulette Fontanilles, Richard Impengé, Claude-Marie Lepère, Carlos Oliveira, Yvette Morillon

La punition de Nevers Centre, ça vous botte ? a Direction de la Communication de la ville ne cesse de nous vanter dans Nevers Ca Me Botte ! le dynamisme de notre cœur de ville ainsi que ses actions pour en renforcer l’attractivité. Mais tout est-il réellement aussi idyllique qu’on veuille nous le faire croire sur ce luxueux papier glacé ? En particulier ces professionnels de la communication politique se sont-ils préoccupés de connaître l’image que dégage le cœur de ville pour les visiteurs de Nevers ou les éventuels investisseurs ? Car si Nevers possède indéniablement une richesse patrimoniale, point d’accroche crédible d’une stratégie de développement, l’écoute du témoignage de nos visiteurs aiderait sans doute le Maire et son Premier Adjoint à infléchir leur politique pour le centre ville. Et quels messages renvoient donc nos visiteurs après leur passage à Nevers ?

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Partout des panneaux à vendre, des vitrines abandonnées, des incivilités, les dernières poubelles publiques qui brûlent en plein jour, l’omniprésence de l’alcoolisme sur la voie publique, nos amis les SDF à chiens faisant barrage entre l’entrée des commerces et les passants, un patrimoine à l’abandon, des déjections canines, un plan de circulation “tordu” et une signalétique absente, un coût des parkings prohibitif, une ambiance générale dégradée… Or que proposent en réponse le Maire et son Premier Adjoint ? - Une fiscalité locale en hausse chaque année, devenue le facteur de départ des familles et des retraités - Un transfert du commerce du cœur de ville vers le Centre Colbert autour d’un Hyper - Les projets de réhabilitation commençant par les quartiers en excluant le centre-ville - Le “débranchement” de la police municipale - Une accélération de l’investissement pour

de nouveaux logements sociaux alors que nous détenons l’un des records de France en la matière et que beaucoup sont vacants. Pourquoi un tel plan sinon pour punir les habitants et les commerçants du centre, ces mauvais élèves des élections municipales ? Dans toutes les autres communes, le cœur de ville est la vitrine et Pierre Bérégovoy avait signé en 1991 avec le ministre du Commerce et de l’artisanat une convention de revitalisation du commerce du centreville de Nevers. Une ville sans vrai cœur de ville n'est plus une ville où les habitants de l’ensemble des quartiers aiment à se rendre et à se retrouver. Aidons les commerçants et les habitants du Centre qui se mobilisent pour réagir. Le Groupe d’opposition vous souhaite une heureuse et bonne année 2009 !

Pour le groupe d’opposition Marie-Laurence HORION

un esp opinion


oximité, seules

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un espace d’expression est réservé à chacun des groupes représentés au sein du Conseil municipal. Les textes, informations et chiffres opinions. Ils sont placés sous l’imprimatur du maire de Nevers, directeur de publication du magazine municipal.

Oui, nous vous souhaitons vraiment “une bonne année “ ! vec fraternité et solidarité, avec espoir et combativité. Mais c’est quoi une “bonne année “ ? C’est quoi pour les salariées de la SIL qui ont appris, le 5 décembre, la mise en cessation de paiement de leur entreprise et son passage devant le Tribunal de Commerce à la veille du Réveillon de Noël… alors même que son chif fre d’af faires a été multiplié par 7 depuis 2003, que la lingerie de luxe se porte bien que le Groupe Eminence est le n°1 Français des sous-vêtements ? C’est quoi une ”bonne année” pour ceux de Valéo, mis au chômage technique dès la mi-décembre alors que leur Groupe, qui affiche une marge opérationnelle de 2.6% en 2008, a prévu au dernier trimestre une hausse de 241% des dividendes versés aux actionnaires, qu’il réclame des millions d’euros d’aides publiques et annonce dans le même temps 1 600 sup-

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pressions d’emplois en France ? Vraiment, la crise a bon dos ! Pendant que N. Sarkozy renfloue les banques et les spéculateurs en prétendant “moraliser” le système, pour les salariés ce sont les licenciements, le chômage partiel et les reculs sociaux. Au conseil municipal du 19 décembre, sur proposition des élus communistes, les salariées de la SIL ont pu s’exprimer . Elles ont montré leur courage et leur combativité. Dans le débat, nous avons porté l’exigence de vraies solutions pour sortir de la crise : l’augmentation des salaires, la création d’un pôle financier public pour une autre utilisation de l’ar gent, la suppression des cadeaux fiscaux faits aux plus riches, le soutien aux collectivités qui sont les premiers investisseurs sociaux, de nouveaux droits pour les salariés et les élus locaux dans la gestion des entrepri-

ses… Bref, des mesures qui s’attaquent à la logique même du système capitaliste. Et nous nous félicitons que la majorité municipale ait adopté une motion qui va dans ce sens. Alors oui, “bonne année” à tous ! Qu’elle soit l’occasion d’une riposte puissante aux logiques libérales qui plongent notre pays, l’Europe et la planète dans une crise généralisée. Et qu’elle soit l’occasion de constructions communes, auxquelles les élus communistes travailleront de toutes leurs forces, pour poser les bases d’une société plus solidaire, plus fraternelle, plus démocratique; plus respectueuse de l’être humain et de la planète. François DIOT Pour le groupe des élus communistes et apparentés

Aux actionnaires de payer, pas aux travailleurs !

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près les banques, c'est "l'économie réelle" comme ils disent aujourd'hui, qui est touchée par la crise. Et cela se voit par les licenciements que subissent les travailleurs en intérim dans beaucoup d'entreprises de la ville comme dans tout le pays, par les suppressions d'emplois annoncés, le chômage technique ou la prise forcée de nos congés. On nous rabâche que les centaines de milliards de crédits accordés aux banquiers, c'est pour sauver le système financier, l'argent des épargnants, et par là, l'économie toute entière. Mais c'est faux. Nous sommes les premiers à en subir les conséquences dans notre emploi et nos revenus. La

seule solution qu'ils nous of frent, c'est celle de travailler jusqu'à 70 ans… pendant que les jeunes ne trouvent pas d'emploi digne de ce nom, et d'ailleurs avec eux nombre de travailleurs plus âgés ! Non les intérêts des patrons et des actionnaires ne se confondent pas avec ceux des travailleurs, en activité ou pas, ou en retraite. Ils sont même rigoureusement opposés. Beaucoup d'entre nous pensent que cela nous dépasse, que c'est le creux de la vague. Mais malheureusement le p ire p ourrait b ien ê tre e ncore devant nous. Nous ne pourrons pas le supporter indéfiniment. Et il y a des luttes : les pilotes d'avions, les cheminots, les salariés de La Poste, les enseignants, mais aussi

les salariés de la Camif et d'autres entreprises menacés de licenciements. Chacun sait bien qu'il faudra que ces luttes se rejoignent et s'unissent si elles veulent gagner. Pour financer le maintien des emplois, il faut puiser dans ces profits accumulés par les grandes entreprises ou leurs actionnaires. Il n'y a pas de raison qu'ils gardent la main sur des profits dont ils ne se servent que pour spéculer et apporter la crise à la société entière. Alors que les travailleurs perdent leur emploi, la seule chose qui leur permet de survivre dans l'économie capitaliste. Geneviève LEMOINE Conseillère municipale Lutte Ouvrière

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sports Sur la route de Londres La chronique d’Antoine De Wilde

1 TROPHÉE NIVERNAIS DE DANSE SPORTIVE ER

Totale réussite pour le "1er Trophée Nivernais de danse sportive”, compétition nationale à points et Open. Cent-seize couples, venus de toute la France, ont assuré le spectacle, le 6 décembre dernier, sur le parquet de la Maison des Sports.

(1)

La route qui mène aux JO de Londres 2012 est un chemin pavé d’incertitudes. Pourtant, Antoine De Wilde s’est promis d’être à l’heure anglaise. Le compte à rebours est lancé. Chaque mois, le Neversois nous fait partager sa préparation et nous livre ses sentiments.

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OUS SOMMES EN NOVEMBRE, théâtre de la préparation foncière, quand parfois un seul kilomètre supplémentaire devient un supplice, quand l’endurance doit être poussée à son maximum, seul moyen pour progresser. Encore et encore... Longues tirades physiques, actes d’un éternel recommencement… On pourrait du coup entrevoir par moment une certaine lassitude, ce qui serait finalement humain, mais l’ambition est faite pour balayer la fatigue, en une seule pensée, en une seule vision “du” rêve. Toute onde négative est anéantie sur le champ. On vit au rythme “de” l’objectif. Chaque jour, à chaque seconde, tout est calculé : le sommeil, la nourriture, la récupération, les sorties, la vie privée… Tout est cadencé pour un seul but. Alors, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, il faut braver les frimas, mettre les CHACUNE runnings et se faire violence deux heures DE MES FOULÉES durant. Deux heures au cours desquelles les muscles vont se tétaniser, le goût de sang va monter à la gorge et la tête tournera en fin d’entraînement. Et quand la séance est finie, ce n’est pas tout à fait terminé. Car il ya toujours cette petite angoisse au moment de défaire les lacets et que guettent les crampes ! « Se faire mal pour... faire mal ! » Je me souviens qu’en fin de stage sur les plateaux du côté d’Addis-Abeba, il y a bientôt un an, un Ethiopien m’avait dit : « Tu as été courageux, bravo ! Tu seras un jour récompensé pour chacune des foulées que tu as faites, que tu fais et que tu feras. Alors prépare « ton » jour.» Je comprends mieux cette phrase dans les conditions rudes de l’hiver… Je ne m’autorise aucun entr’acte. J’ai la certitude que c’est le prix à payer pour faire partie du casting final… Chacune de mes foulées, je l’espère, construit peu à peu l’édifice de mon Olympe…

(1) : athlète à l’AO Nivernaise, champion de France Juniors de cross-country, champion de France Seniors sur 3000 m steeple National.

Succès sur le parquet O

rganisé par le Top Line Club de Cosne-sur-Loire, ce coup d’essai avec la danse sportive à la Maison des Sports de Nevers s’est avéré un coup de maître. 116 couples, venus de toute la France, évoluant par catégorie, "de juniors à séniors", ont conquis le public venu en nombre. On notera la présence de deux couples nivernais en finale : Pierre-Louis et Catherine ainsi que Romain et Jessica en danses latines et standards. Selon Catherine Galliot, cheville ouvrière de la manifestation, les témoignages de satisfaction des compétiteurs et encadrants ne manquent pas. “Tout le monde a apprécié l’'accueil chaleureux des 30 bénévoles et personnels de la Maison des sports, mais également la qualité du parquet et des installations. Tous sont unanimes. Ils veulent revenir à Nevers !”

Pour la pratique de la danse sportive à Nevers, renseignez-vous auprès de Catherine Galliot au 06.16.99.87.63 mail: cathygalliot@wanadoo.fr

RÉGIONAUX DE CROSS À CHEVENON

L’AON sur le pont

T crédit photo : Fred Lonjon

A Chevenon, Antoine De Wilde (Seniors) et Ugo Solignac (Espoirs) viseront le titre.

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rois semaines seulement après le second acte des “départementaux” (cross long), l’AO Nivernaise sera sur la brèche à Chevenon. Plus de mille athlètes seront rassemblés le 1er février autour de l’étang à l’occasion des championnats régionaux de cross-country. Pour cela, une centaine de bénévoles seront mobilisés afin d’assurer le déroulement des six épreuves prévues, des benjamins aux vétérans. Dans la course phare, celle des seniors, le tenant du titre, Emmanuel David (Dijon UC) devra compter cette année avec Antoine De Wilde. Vainqueur en 2007, mais absent l’an dernier pour cause de stage en Ethiopie, le Neversois partira plus motivé que jamais devant ses supporters. “C’est un superbe tracé, se réjouit Antoine. Un vrai cross dans un cadre champêtre, avec un parcours technique, alternant montées et descentes dans le sable, la boue et les cailloux.” On suivra également l’ex-léogartien Ugo Solignac (Espoirs) et Emmanuelle Reydet (ASF-USON) chez les

Horaires 11h15 : Vétérans M (9670 m) 12h15 : Benjamines (2215 m) 12h35 : Benjamins (2215 m) 12h55 : Minimes F (2215 m) 13h15 : Minimes M-Cadettes F (2975 m) 13h40 : Cadets M-Juniors F (3940 m) 14h10 : Cross courts M et F 14h40 : Juniors M 15h10 : Elite Feminines (6425 m) 15h50 : Elite Masculins (10430 m)

filles. Tous deux peuvent viser le podium, voire le titre. Philippe Rémond, ancien champion de France de marathon et multiple vainqueur des Foulées de Nevers, pourrait être au départ de ces “Régionaux”.


sports

Léopold Toty de

Sassandra à Nevers

La région parisienne, la Corse, l’Ukraine... L’Ivoirien Léopold Toty a pas mal voyagé avant de fouler la pelouse des Senets, pour le plus grand bonheur de ses équipiers et de l’encadrement de Nevers Football. Faisons plus ample connaissance avec ce virevoltant milieu de terrain offensif. LÉOPOLD TOTY - Milieu offensif 1m70 ; 65 kg - Célibataire Né le 16 juin 1985 à Sassandra (Côte d’Ivoire) Clubs : Les Lilas (93), Bastia, Ukraine (D2), Nevers Football (depuis août 2008) Meilleur souvenir : Mon but en 1/8ème de finale de la Coupe d’Ukraine avec le FC Stal (D2) contre le Metalurg Donetsk (D1). Hélas, nous avions perdu car il fallait « laisser passer » le club de D1. On m’a d’ailleurs sorti après mon but…. Pire souvenir : Lorsqu’on ne m’a pas conservé à Bastia à l’issue de la saison 2004/2005. J’avais effectué une bonne prestation tout au long du championnat de CFA et je m’entraînais parfois avec le groupe pro. Je pensais intégrer celui-ci…. J’aime : Le sport en général; la nourriture africaine comme le foutou; la sincérité; le rap, le R N’ B. Je n’aime pas : L’hypocrisie; le conflit.

Léopold Toty (au centre) en compagnie de Raymond Aka Somian et Daniel Abessolo.

Les jeunes arbitres habillés QUELQUES

SEMAINES AVANT L’HEURE, LE

ARBITRES EST PASSÉ AU CLUB-HOUSE DE

PÈRE NOËL DES JEUNES NEVERS-FOOTBALL.

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En présence de leurs dirigeants (ici Pascal Barbier et Daniel Bréard, respectivement président et manager général de Nevers Foot), les jeunes arbitres nivernais, ayant déjà officié durant une année, ont reçu leurs maillots officiels de La Poste.

n Papa Noël non pas de rouge mais de jaune vêtu d’ailleurs, puisque le généreux donateur se nomme La Poste. Cécile Rémillier, déléguée départementale du groupe a remis une quarantaine de maillots officiels à des jeunes arbitres nivernais âgés de 14 à 18 ans. Des maillots identiques à ceux des arbitres élites officiant au plus niveau national. Un encouragement et déjà une reconnaissance méritée pour ces jeunes acteurs essentiels de leur 40 JEUNES sport. Trois disciplines étaient concernées : le basket-ball, le ARBITRES NIVERNAIS handball et le football. “A l’heure où les arbitres font l’objet de vives critiques et parfois, hélas, d’incivilités, La Poste tient à manifester avec force son engagement à leurs côtés, souligne Cécile Rémillier. Cette remise de maillots va au-delà du symbole. Elle est une illustration concrète de notre soutien sans faille aux jeunes qui ont fait le choix de l’arbitrage. Nous souhaitons les aider de façon durable dans leurs relations de confiance avec les autres acteurs de leurs disciplines : les joueurs, les entraîneurs ou le public.” Au niveau national, La Poste a récompensé près de 8000 jeunes arbitres en 2008 . N e v e r s

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Echanges de balles... et de propos entre Kevin Campbell (à gauche) et Daniel Bréard.

Echos de coachs Ils ont posé leurs valises à Nevers l’été dernier. En managers généraux appliqués, oeuvrant chaque jour sur le terrain, Daniel Bréard (Nevers Football) et Kevin Campbell (USON Rugby) n’avaient pas encore eu le loisir de se rencontrer. A l’invitation de Nevers ça me botte !, ils ont pu échanger. Passes croisées.... 44

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Vous souvenez-vous de la première fois où vous êtes allés dans un stade ? - Kevin Campbell : Je n’ai pas de souvenir précis. Vous savez, à Hawick (ndr: la ville natale de Kevin Campbell, située dans les Borders, à environ 150 kilomètres au sud-est de Glasgow et Edinburgh et dont le club de rugby totalise 13 titres de champion d’Ecosse), il y a 15000 habitants et presque autant de rugbymen. C’est un sport national, obligatoire dès l’école primaire. J’ai commencé à jouer à 5 ans, mais j’avais déjà mis les pieds sur un terrain auparavant, c’est sûr.

Kevin, quel rapport avez-vous avec le football ? - Kevin Campbell : J’adore le football... anglais. Car le championnat écossais est assez monotone avec l’éternelle domination des deux clubs de Glasgow (ndr: les Rangers et le Celtic). Je suis fan de Manchester United, en partie pour son coach, Sir Alex Ferguson, un ... Ecossais. Quand j’étais jeune, je jouais au rugby le samedi et au foot le dimanche matin. Le Pub League ! J’ai débuté arrière central mais très vite je suis passé avant-centre... A Nice, j’ai côtoyé beaucoup de footballeurs. Et vous, Daniel, quels sont vos liens avec le rugby ?

- Daniel Bréard : En bon Forézien, j’ai forcément en mémoire les dimanches après-midi à Geoffroy-Guichard. C’était vers le milieu et la fin des années 60. Je me souviens des Mekloufi, Bereta, Keita... Et puis, j’ai signé ma première licence à l’AS Saint-Etienne à 8 ans. Notre éducateur était Robert Philippe, mais nous étions encadrés par Albert Batteux en personne et les pros. N °

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- Daniel Bréard : Je me suis surtout intéressé au rugby dans les années 75-82, la période Rives-Fouroux. Ensuite, en tant qu’entraîneur de foot, je me suis longtemps fait une fausse idée du rugby jusqu’à ce que je suive des cours de préparation physique auprès d’un membre du staff du Stade Français. Peu à peu, on copie le rugby sur ce terrain. En revanche, on est loin de l’esprit fraternel de l’Ovalie...


sports KEVIN CAMPBELL - Né le 26 octobre 1963 à Hawick (Ecosse) Vit avec Corinne, 4 enfants Joueur (3è ligne) à Hawick (trois fois champion d’Ecosse D1), Cannes (1ère série), Hyères (Elite 1), Nice (Elite 2), Cannes-Mandelieu (Elite 1), Tulle (groupe B) Entraîneur-joueur à L’Aigle (F3 Normandie) Entraîneur à Saint-Claude (F1), Compiègne (F3, F2), Arras (F1), Alençon (F3), Cergy-Pontoise (F1), Nevers (F2) Un club ? : Nice, mon club de coeur. Je suis quand même en France depuis 22 ans. Mais je n’oublie pas mes racines et Hawick... Sinon, Manchester United. Un joueur ? : Alister Campbell, mon frère (15 sélections en équipe d’Ecosse au poste de deuxième ligne, entre 1984 et 1988). Il est aujourd’hui un bon golfeur. Un entraîneur ? : Bill Mc Laren, mon premier éducateur. Un touche à tout extraordinaire. Joueur, entraîneur, prof de sport, speaker, journaliste... Un personnage ? : Sir William “Braveheart” Wallace. (ndr : leader de la résistance écossaise face à l’Empire Anglais) Des artistes ? : Les groupes pop Prefab Sprout et Everything But The Girl.. 2009 ? : L’espoir de voir les gens sortir de la grisaille. Au niveau sportif, asseoir solidement les structures du club. De la base à la Fédérale 2.

DANIEL BRÉARD - Né le 5 juin 1958 à Saint-Chamond (Loire) Marié à Eléonore, père de 3 enfants Joueur (défenseur latéral ou milieu défensif) à Saint-Etienne (ASSE) jusqu’en cadets, Roanne (D3), Saint-Dié (D2), Châtellerault (D3-D4) Entraîneur à Châtillon-sur-Seine (PL à DH), Beaune (DH-CFA), Saint-Georges-les-Ancizes (CFA2 + 1/8èmes de finale de Coupe de France), Gap (CFA2, CFA), Fréjus (CFA), Nevers (DH) Conseiller Technique Départemental de la Côte d’Or, Responsable de la cellule de recrutement de l’AJ Auxerre (1999-2003) Un club ? : Un seul ? Difficile de trancher entre l’AJA des années Guy Roux, c’est à dire de 1960 à 2004, et le Saint-Etienne des années 70. Un joueur ? : Là encore, je vais donner deux noms : Johan Cruyff et Franz Beckenbauer. L’intelligence et l’élégance. Un entraîneur ? : Robert Herbin, un grand ordonnateur, un ascète. Un personnage ? : Eléonore, mon épouse. On est ensemble depuis 1980. Elle est en quelque sorte héroïque pour me supporter... Des artistes ? : Barry White, Johnny Hallyday. 2009 ? : Un rêve : un toit et du travail pour tous. Sinon, l’accession de Nevers Foot en CFA 2.

On l’a compris, s’il avait été footballeur, Kevin aurait “planté” des buts - sous le maillot des Red Devils, de préférence avec son physique et son mental d’avantcentre; mais vous, Daniel, si vous aviez été rugbymen ? - Daniel Bréard : J’aurais été demi de mêlée... au Stade Toulousain... (rires) Kevin, quels sont vos trois principes en matière de rugby ? - Kevin Campbell : La solidarité, car on ne peut rien faire seul. Le partage et le sacrifice. Daniel, même question, côté football... - Daniel Bréard : Le sens du collectif, l’engagement, autant dans la préparation que durant le match, et l’amour du maillot.

Après quelques mois passés à Nevers, quels sont vos sentiments ?

Daniel, une question pour Kevin... et vice-versa...

- Kevin Campbell : En arpentant les ruelles du vieux Nevers, j’ai dit à Corinne (ndr: l’épouse de Kevin), lorsque nous sommes arrivés que cette ville avait quelque chose de provençal... Bon d’accord, depuis, le climat me rappelle davantage l’Ecosse.... Mais j’adore l’architecture et notamment la Porte du Croux et, bien sûr, la Loire et la campagne environnante. Sinon, au niveau du club, j’ai apprécié l’accueil chaleureux de Philippe (Chinellato) et Jean (Lépée).

- Daniel Bréard : Kevin, que penses-tu de l’idée qu’on pourrait échanger davantage et, par exemple, comparer nos méthodes de travail ? Moi, je suis admiratif devant la façon dont tu dois gérer un groupe de 50 joueurs... - Kevin Campbell : Bien sûr qu’on peut se voir régulièrement. Cela ne peut être que bénéfique. Voyons ce que nous pourrions mettre en commun. Le foot peut nous apporter quelque chose aussi. Mais dis-moi, comment as-tu fait pour jouer aussi longtemps au football ? (rires...) - Daniel Bréard : Oh, tu sais, j’ai stoppé ma carrière de joueur à 27 ans. - Kevin Campbell : En tout cas, on a déjà quelques points communs. Cannes et maintenant Nevers....

- Daniel Bréard : Moi, j’ai retrouvé la chaleur humaine typique à la Bourgogne. Tant au niveau du club que de la ville, je me suis vite adapté, bien que je sois loin de mon foyer. Eléonore, ma femme, et Lucas, le dernier de nos trois enfants, me rejoindront en juin.

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carte postale

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Saint-Amand en Puisaye

Une fierté bien placée

Clamecy Yonne

Cosne

Corvol l’Orgueilleux Tannay Donzy Varzy

Pouilly

Gracieusement étendue au pied des collines surplombant le Sauzay, Corvol l’Orgueilleux demeure, avec le maintien de ses activités industrielles, agricoles et culturelles, une place forte du Haut-Nivernais.

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AVEC SES HUIT HAMEAUX - DONT CERTAINS ASSEZ ISOLÉS - ET SON BOURG QUI S’ÉTALE EN LONGUEUR DE PART ET D’AUTRE DE LA D977, CORVOL L’ORGUEILLEUX RESTE UNE COMMUNE ACTIVE DU HAUTNIVERNAIS. Naturellement orientée vers l’agriculture et l’élevage de bovins, elle a réussi à préserver une partie de ses affaires industrielles. Si les derniers coups de scie de la défunte entreprise Guiltat et Cie ont été donnés il y a maintenant cinq ans, l’activité liée aux transports a pu rebondir sous l’impulsion d’un enfant du pays, Eric Rousseau, dont l’entreprise compte aujourd’hui 200 employés. Autre secteur de tradition Au hameau de Saint-Georges, se dresse la petite chapelle, bâtie au XIVè siècle, où se recueillaient les voyageurs empruntant la voie reliant Varzy à Entrains.

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à Corvol, la fabrique de joints de caoutchouc qui perdure grâce à Borflex (30 emplois). En remontant beaucoup plus loin dans le temps, on imagine aisément l’intense agitation qui devait régner au XVIIIè siècle, à la grande époque du flottage de bois, sur les eaux du

Brinon

Prémery

La Charité

Corbigny

St-Saulge

Cher

Nevers

Lormes

St-Benin

Montsauche

Château-Chinon

Châtillon

Moulins-Engilbert St-Pierre Luzy Fours Dornes Decize

Allier

Saône et Loire

500 kg de papier par jour Sauzay, lesquelles alimentaient par ailleurs quatre moulins. Construite au début du XIXè siècle, la papeterie de Villette produisit jusqu’à 500 kilos de papier chaque jour vers 1830. Elle ferma ses portes en 1971. Reste qu’aujourd’hui, Corvol est une commune animée, autour de laquelle le promeneur trouvera son bonheur, au

Côte d’Or

Très prisée des femmes désirant une maternité, la source “miraculeuse” de Saint-Marc-lesFontenay est aussi l’endroit où le Dr Minxit (du roman de Claude Tillier, Mon oncle Benjamin) trouva la mort.


carte postale Corvol l’Orgueilleux Canton de Varzy Arrondissement de Clamecy Communauté de communes du val de Sauzay Maire : Chantal Boulnois Population : 800 habitants (les Corvolois) Superficie : 3022 ha Cours d’eau : le Sauzay, la Sainte Eugénie Exploitations : 8 exploitations agricoles Artisans, commerçants et professions libérales : 3 maçons-couvreurs; 2 chauffagistes-plombiers; 2 économistes en construction; 1 électricien; 1 plâtrier-peintre; 1 couturière-brodeuse; 1 coiffeur. 2 cafés; 1 hôtel-restaurant-bar; 1 épicerie; 1 boulangerie; 1 boucherie-charcuterie Ecole : 1 maternelle, 1 élémentaire Institution : 1 foyer de vie Services publics : La Poste, cantine scolaire et garderie, bibliothèque Associations : Comité des Fêtes, Espérance Basket, Gym volontaire, Amicale du Sauzay (3è âge), Sociétés de pêche et de chasse. Festivités, animations : Fête patronale, vide-grenier (3ème week-end de septembre); Rifles, Feux de Saint-Jean; Fête de 14 juillet; Goûters et repas; sorties diverses (visites, spectacles...)

Mairie de Varennes-lès-Narcy : 03 86 29 13 77 e-mail : mairie.corvol.lorgueilleux@wanadoo.fr

ENFANTS

DE

Quelle que soit la saison, les promenades autour de Corvol l’Orgueilleux et dans le Val de Sauzay offrent de jolis panoramas.

Patrimoine

CORVOL Corvol l’Orgueilleux est le village de plusieurs personnages illustres.A commencer par le général MarieAdrien-François Guiton, né le 8 Juin 1761 à Corvol, mort à Paris le 18 février 1819 et qui commanda le 1er régiment de Cuirassiers en 1805. Autre enfant célèbre, ThomasFrançois Belin (1768-1826), plus connu sous le nom de Docteur Minxit dans le roman de Claude Tillier, Mon Oncle Benjamin. Citons encore le sculpteur Amédée Parent (natif du village voisin, Trucy l’Orgueilleux), auteur d’un glossaire sur les parlers locaux et à qui l’on doit la tombe de Marguerite Isabel. Enfin, Jules Jaluzot (né le 5 mai 1834 à Corvol, décédé en 1916) est le fondateur des grands magasins parisiens du “Printemps” et qui inspira, paraît-il, Zola dans son roman Au bonheur des Dames. Son mausolée, véritable chapelle, se détache autour des tombes du cimetière de Corvol (photo ci-contre).

avons ainsi racheté le Central, gré d’un riche patrimoine et de paysages oscillant entre les colun ancien hôtel, dans lequel lines qui inspiraient tant Claude nous avons réaménagé trois logements. Sur Tillier et la vallée du Sauzay. “Nous l’espace restant Un nouveau projet du bâtiment, avons un oeil attentif sur la vie pour les jeunes nous traéconomique et vaillons actuellement sur un projet à destinasocio-culturelle de notre village, note Chantal Boulnois, maire de tion des jeunes. Une grande Corvol depuis 2001. Nous salle leur sera dédiée pour de mutiples activités, comme l’exdisposons désormais de neuf logements conventionnés. Nous pression musicale.”

CHAPELLE DU PRIEURÉ XIIÈ SIÈCLE Lieu de culte fondé en 1167 par Guillaume IV, comte de Nevers, la chapelle du prieuré est plutôt bien conservée au hameau de Saint-Marc. L’une des niches de l’abside abrite les restes d’une statue en bois de saint Marc.

ÉGLISE SAINT-VINCENT XIIÈ-XVÈ-XVIIIÈ-XIXÈ SIÈCLES Bâtie à l’emplacement d’une ancienne abbatiale bénédictine, l’église fut remaniée au fil des siècles. Face à elle, se trouve l’ancienne châtellenie, l’une des rares résidences des seigneurs nivernais parfaitement conservée.

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monumental

Maison rue de la Parcheminerie

m aisons médiévales

foyers d’

L

a ntan

A la fin de l’Ancien Régime, Nevers comptait encore de nombreuses maisons anciennes comme en témoigne ce rapport de 1759 “cette ville, quoique assez étendue, n’est composée que de petites maisons antiques mal construites, la plus grande partie en bois et très resserrées”. Si de nombreuses maisons ont disparu, il en subsiste suffisamment pour se faire une idée de l’architecture domestique de la Nevers médiévale : rares maisons du XIIIe siècle, plus nombreuses du XVe ; quelques-unes en pierre, la plupart en pans de bois, souvent modestes mais parfois plus richement ornées…

’HABITATION MÉDIÉVALE occupe souvent de tuiles ou de tavaillons (planchettes de bois toute la largeur de la parcelle en forme fendu). A partir du XIIIe siècle, la construction en d’étroite lanière. Cette largeur cor- pierre se développe et remplace des habitations respond à la dimension de la pièce plus modestes en matériaux périssables. A unique qui constitue chacun des étages, soit une Nevers, où la pierre est accessible et se débite moyenne de 6 mètres. Mais la maison peut s’al- facilement, on réalise en pierre de taille, sinon l’élonger jusqu’à 15-20 m. en fond de cour et elle se difice en entier, du moins les chaînages d’angle, les dresse sur plusieurs niveaux : caves, rez-de-chaus- linteaux des baies et les corbeaux : maison du sée, étages et combles ; le manque d’espace dans XIIIe siècle rue de la Cathédrale en pierres de la ville médiévale l’ayant contrainte à se dévelop- taille et moellons, maison du XVe siècle impasse per en hauteur. Généralement le sous-sol et le Gui, maisons canoniales du XVe siècle rue du rez-de-chaussée sont Cloître-St-Cyr, maison du XVe-XVIe siècle à l’anquand le gle de la rue de destinés aux activi- Maison rue Nièvre et de la rue tés professionnel- de la cathédrale Moyen âge les, les étages étant Maubert. La techa pignon réservés à la vie nique du pan de domestique. Cette bois [voir encart] sur rue... apparaît au XIVe polyvalence entre lieu de travail et de résidence explique les siècle puis se diffuse rapidement. dispositions de la façade et l’aménagement intérieur. En général, c’est le pignon qui L’intérêt des donne sur la rue. Les pignons médiévaux étages en pans de sont triangulaires et marquent encore forbois, le rez-dechaussée étant tement le paysage urbain (haut pignon à généralement en redents de la maison en pierre du XIIIe sièpierre, réside dans cle rue des Récollets), parfois caractérisés par une charpente débordante arrondie la faible épaisseur (les deux maisons à pans de bois rue de la des murs et le gain de place obtenu Parcheminerie). Les toits sont recouverts

par la consMaison de l’impasse Gui truction en encorbellement. En outre, les charpentiers procédant étage par étage, ils peuvent réaliser les assemblages au sol avant de les hisser. Enfin, les encorbellements protègent de la pluie les bois apparents, les murs ainsi que le bas des maisons. A Nevers, les maisons à pans de bois sont encore relativement nombreuses mais pas antérieures au XVe siècle : belle maison rue de la Parcheminerie avec un rezde-chaussée en pierre de taille pour la façade et un étage en encorbellement, petite rue du Rivage avec un pan de bois vertical et des croix de saint André, rue St-Trohé avec deux étages en encorbellement, façade au décor renaissance de la maison rue St-Etienne avec son mur latéral en pierre rue des Francs-Bourgeois… Au fil du patrimoine - Fiche n°54 - Décembre 2008


les maisons en

avec la rue...

leur intérieur

L

des rapports intimes. C’est la façade qui assure le contact entre la maison, domaine privé, et la rue, domaine public. Le niveau inférieur, en prise direct avec l’espace public, est ouvert sur la rue par une large porte cochère et par une porte piétonne plus étroite. La première donne accès à l’espace réservé à l’activité professionnelle : boutique, ouvroir (atelier), cave pour la vinification ou le rangement d’outils agricoles, écurie, cellier… Elle peut être coupée par un petit muret pour former un étal (rue de la Parcheminerie, rue St-Etienne). La seconde mène à la pièce de l’étage, ouverte sur la rue par des baies. L’étage noble se distingue en effet par les baies alignées dans le mur de façade. La salle principale entretient un rapport privilégié avec l’espace public : les fenêtres procurent une abondante lumière, mais elles signalent aussi l’importance de la pièce, donc de la maison et de la famille qui y ces décors demeure. La fenêtre exprime qu’on peut aussi un double rapport avec la admirer... rue : il s’agit de voir autant que d’être vu, ce qui se traduit par la présence de coussièges aménagés dans les embrasures des fenêtres, où l’on s’assoit pour profiter de la lumière du jour et du spectacle de la rue (maison rue Maubert). L’ornementation de la façade se concentre donc surtout sur les baies et adopte les formes de l’architecture religieuse, tout en restant plus simple. On peut citer les belles fenêtres géminées à linteaux trilobés, caractéristiques du gothique, de la maison rue de la cathédrale, les moulurations prismatiques des anciennes croisées impasse Gui et l’ornementation renaissance des ouvertures de la maison rue Saint-Etienne. Quelques fois le décor peut être plus particulier : petite tête sculptée dans une niche de cette même maison, riche ornementation sur cour de la maison du prieur rue Saint-Martin. Ainsi, la façade devient un élément essentiel d’ostentation, en même temps qu’elle participe à la "monumentalisation" de l’espace public. ES MAISONS ENTRETIENNENT AVEC LA RUE

Coussiège, rue Maubert.

Fenêtre géminée, rue de la cathédrale

Ancienne croisée, impasse Gui

Fenêtre à ornementation Renaissance, rue Saint-Etienne

Le pan de bois C’est un type de construction constitué d’une armature en bois dont les vides sont remplis par une maçonnerie légère. Ce hourdis de remplissage peut-être en pisé ou en brique. Le rez-de-chaussée est souvent en pierre, la saillie de l’étage est supportée par un système de corbeaux en pierre et aisseliers qui porte les poutres du plancher. Les éléments verticaux de ces structures sont les poteaux : poteaux corniers aux angles, souvent sculptés, poteaux des fenêtres… Parmi les éléments horizontaux, on distingue la sablière du plancher et celle de chambrée qui supportent les poutres, ainsi que les appuis et les linteaux des baies. Les éléments diagonaux sont les écharpes qui assurent le contreventement de l’ossature.

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CCUPANT TOUTE LA LARGEUR DE LA PARCELLE, la maison se prolonge souvent par une cour ou un jardin potager, agrémentés si possible d’un puits (rue de la Barre, rue du Singe). L’accès à l’étage se fait depuis la rue, au moyen d’un petit escalier droit, souvent en bois, aboutissant à une porte particulière. Cet escalier est séparé de l’échoppe par une cloison et reçoit la lumière par une ouverture au-dessus de la porte (rue de la Parcheminerie, rue des Récollets, rue de la Barre). Pour les demeures plus importantes, c’est le "grand degré" en pierre placé dans la cour qui assure l’accès vers la salle. Les circulations secondaires sont assurées par des galeries (rue de la Barre, rue du Singe) ou des échelles en bois à partir d’une cour distributive. La demeure des XIIe-XIVe siècles ne connaît en effet ni le couloir de distribution, ni la circulation verticale continue qui caractérise les maisons des XVe-XVIe siècles, où l’escalier à vis, souvent en partie hors d’œuvre, monte depuis le sous-sol jusqu’au dernier étage (petite rue du Rivage, maisons canoniales, escalier en surplomb sur le mur latéral rue des Francs-Bourgeois). Le cloisonnement est de règle, avec cependant des dimensions particulières pour la "grande salle", la aula des textes anciens. C’est la pièce commune qui regroupe le noyau familial et où le maître de maison reçoit ses hôtes. Elle est fréquemment équipée d’une cheminée. La maison peut aussi comporter une cuisine avec évier et placard, des latrines (voir les vestiges non équivoques rue Casse-Cou et les traces d’une petite pièce en surplomb avec évacuation rue des Francs-Bourgeois), des citernes et des caves dont beaucoup ont subsisté (cave du XIIIe siècle voûtée plein-cintre sur doubleaux rue des Récollets). Ces caves peuvent déborder sous la rue et se prolonger par de véritables souterrains (rue du QuatorzeJuillet). Elles rappellent de fait l’importance du vin et le problème de conservation de la nourriture dans l’économie et la société médiévale.

Ci-contre : la maison de la rue Saint-Trohé. Au-dessus : l’échoppe de la rue de la Parcheminerie. En haut : une tête sculptée, rue Saint-Etienne.

BIBLIOGRAPHIE : - “La ville au Moyen-âge : l’exemple français“ de Yves Esquieu Editions Alain Sutton, Paris (2001). - “Archéologie du village et de la maison rurale au Moyen-âge” de Jean-Marie Pesez. Centre inter-universitaire d’histoire et d’archéologie médiévale Presses Universitaires de Lyon (1998). http://www.mairiecahors.fr/patrimoine/medievale/ introduction/intro_pages/introsite.htm

ANIMATION DU PATRIMOINE :

Agathe Maugis au 03.86.68.46.25.

in magazine Nevers ça me botte n°156 - Janvier 2009

Photos : Patrick Leriget - Ville de Nevers

Patrimoine monumental

en symbiose



Nevers ça me botte ! N°156