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MONTRÉAL, ARTS INTERCULTURELS


VISION ARTISTIQUE

ARTISTIC VISION

Depuis 1999, le MAI (Montréal, arts interculturels) présente des œuvres vives, engageantes et résolument actuelles. Diffuseur pluridisciplinaire en arts contemporains professionnels, véritable incubateur permettant la recherche et la réflexion, lieu d’échange et de dialogue, le MAI a pour mission d’appuyer la création, la diffusion et le rayonnement des arts interculturels.

Since 1999, the MAI (Montréal, arts interculturels) has been presenting vibrant and engaging works of contemporary art. A venue sustaining professional, interdisciplinary art practices, a spawning ground for research and reflection, and a place for dialogue —the MAI’s primary mission is to support the creation and dissemination of intercultural art.

Le MAI propose des créations originales en danse, musique, théâtre, arts multidisciplinaires, arts visuels et médiatiques. Il est un espace de rencontre qui crée des liens dynamiques et durables entre les diverses communautés artistiques, le milieu professionnel et les communautés locales. Le MAI offre également un espace pour l’expérimentation de nouvelles pratiques artistiques interculturelles. Cette démarche consiste à placer la notion de dialogue au centre des interventions et de développer les formes de ce métissage. Dans cette optique, le MAI offre aux artistes et compagnies des résidences visant l’excellence et la maturité des œuvres, des projets de collaborations multiples et des rencontres avec le public. Ces croisements culturels donnent lieu à un questionnement dynamique non seulement sur les relations interculturelles, mais aussi sur l’essence même de l’art et sur les conditions garantissant son renouvellement.

The MAI presents original works in a wide range of disciplines: dance, music, theatre, multidisciplinary arts, visual arts, and media arts. It is a meeting place where vital, lasting connections are made between varying sectors of the arts community, the cultural milieu, and diverse local communities. The MAI is also a staging ground for research into new intercultural art practices, where the notion of interchange and exchange takes centre stage in the development of these new practices. To this end, the MAI offers residencies to artists and companies with the objective of creating professional, contemporary works of art; of developing collaborative projects, and, ultimately, of connecting with audiences. These cross-cultural exchanges lead to an ever-evolving dialogue not only on intercultural relations, but also on the very essence of art and on the conditions that ensure its continued growth and self-renewal.

QUINzE ANNÉES DE pRÉSENCE SUR LE TERRITOIRE MONTRÉALAIS, çà SE fêTE !

A prESEnCE on ThE MonTrEAl SCEnE For 15 yEArS – SoMEThIng To CElEbrATE!

Quinze ans à faire valoir l’importance et la richesse des relations interculturelles, la créativité des artistes d’ici et d’ailleurs et le caractère inédit de leurs rencontres. Quinze belles années jalonnées de découvertes, de débats et de manifestations artistiques de tout genre. Quinze saisons sans pareil, offertes en compagnie d’artistes qui ont transmis leur art avec passion, révélé une partie de leur vie, dévoilé un pan de leur histoire, partagé leurs préoccupations et leurs rêves. Quinze ans d’engagement, d’accompagnement et de prise de risque, dans le seul but de promouvoir la diversité culturelle dans les arts et le droit à l’équité pour les artistes issus de l’immigration. Voilà ce que représente ce 15e anniversaire !

Fifteen years of highlighting the value and wonders of intercultural relations, the creativity of artists here and abroad and the remarkable nature of their encounters; 15 fine years marked by discoveries, debates and artistic events of every kind; 15 superlative seasons accompanied by artists who have conveyed their art with passion, revealed a part of their lives, shown us some of their history and shared with us their concerns and dreams; 15 years of commitment, involvement and risk-taking, with the sole goal of promoting cultural diversity in the arts and the right to equality for immigrant artists. That’s what this 15th anniversary stands for!

C’est par conséquent l’occasion idéale de célébrer, de se réjouir de l’existence d’un tel lieu à Montréal et de saluer l’audace et la vision des initiateurs de ce beau projet qu’est le MAI. L’année 2014 sera ainsi ponctuée de plusieurs activités de commémoration et de célébration qui vous seront révélées au fur et à mesure. De plus, la programmation 20132014 a soigneusement été concoctée afin de refléter l’âme du lieu ainsi que son dynamisme à travers 15 productions interculturelles exceptionnelles. Cette 15e saison se clôturera par notre incontournable évènement interdisciplinaire Eclectik dans une formule inusitée et spécialement imaginée pour l’occasion. Tout en faisant un bilan positif des actions menées à ce jour, le MAI poursuit son chemin avec maturité, confiance et sérénité, et vous convie aux célébrations de son 15e anniversaire afin de prendre part à cette grande aventure qui favorise le rayonnement des pratiques artistiques interculturelles. Régine Cadet Directrice générale et codirectrice artistique

This is thus an ideal opportunity to applaud and celebrate the existence of such a space in Montréal and to salute the vision and tenacity of those who initiated this fine project we call the MAI. The year 2014 will therefore be punctuated by innumerable activities to commemorate and in celebration of this anniversary, which we’ll be informing you about over the course of the season. In addition, our 2013-14 programming has been carefully imagined to reflect the soul and the energy of the space through 15 exceptional intercultural productions, concluding with our not-to-be-missed interdisciplinary event Eclectik in an uncommon format specially conceived for the occasion. As we think of all the positive things that have been accomplished to date, the MAI is continuing on its path with maturity, confidence and serenity, and invites you to celebrate its 15th anniversary, and take part in this great adventure to bring intercultural art practices to the forefront. Régine Cadet Executive Director & Co-Artistic Director

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« We work in the dark — we do what we can — we give what we have. our doubt is our passion and our passion is our task. The rest is the madness of art. » Henry James, The Middle years

En tant que codirecteurs artistiques, nous sommes responsables d’articuler une vision qui, nous l’espérons, charmera, suscitera l’enthousiasme et offrira un enseignement. Mais nous souhaitons aussi que cette vision stimule la vente de billets. Il s’agit d’une dure réalité. Néanmoins, comme dans toutes bonnes réalités, il existe toujours une portion de rêves où l’idéal triomphe sur la réalité et où la vision artistique n’est pas lésée. Lorsque nous avons concocté la programmation du MAI, nous avons préconisé les œuvres qui contenaient un message ou qui avançaient une thèse et avons préféré les artistes qui étaient davantage préoccupés par ce qu’ils ont à dire que par la façon dont ils veulent le faire. Qu’il s’agisse d’une exposition ou d’une performance, nous souhaitons avant tout acquérir quelque chose d’important, apprendre quelque chose que nous ne savions pas et qui devrait nous être enseignée et nous être dite, qui devrait nous toucher, nous responsabiliser, nous secouer, nous inspirer ou nous transformer (et c’est encore mieux si le rire est au rendez-vous). Au bout du compte, nous souhaitons vivre une épiphanie, une expérience unique qui nous coupe littéralement le souffle. Ainsi, à l’occasion de la 15e saison du MAI, nous avons scruté la ville, le globe et ses 7 continents pour ramener en nos lieux une catégorie d’artistes qui auscultent la psyché de cette belle planète – tantôt bonne et tantôt moins bonne –, le tout dans le but de réunir un ensemble d’œuvres qui déplorent le mal et célèbrent le bien. Des expositions et productions remarquables comme The Idea of Freedom de Gita Hashemi, loin/Far… de Rachid Ouramdane, blind de Scapegoat Carnivale Theatre et We Wait in the Darkness de Rosy Simas, pour n’en nommer que 4 sur 15, dépassent les frontières culturelles et offrent le cadre idéal pour comprendre le climat mondial actuel et l’histoire qui l’a forgé, inspiré et travesti. Tout cela bien sûr, d’une multitude de points de vue : personnels, politiques, sociaux, culturels, interculturels, géopolitiques et idéologiques et dans une gamme inouïe de disciplines. Nous sommes à même de croire qu’il s’agit d’une saison de laquelle vous tirerez des enseignements, ou du moins qui vous étonnera à coup sûr. Michael Toppings Codirecteur artistique

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As co-artistic directors, we are charged with engineering a vision that will hopefully enlighten, excite and educate but that will also translate into tickets sold. That’s a hard reality but like in all good realities there is always a field of dreams where ideals trump reality, and where artistic vision is left uncompromised. When programming for the MAI, we are drawn to works that bear a message or posit a thesis, and to those artists who are more concerned with what they have to say and less with how they want to say it. With art, whether it be an exhibition or performance, the hope is that we’re going to gain something of significance, learn something that we haven’t yet figured out, that we shall be taught, be told, be affected, empowered, challenged, inspired, or transformed (and even better if we’re made to laugh along the way). Ultimately, the hope is that we will experience an epiphany, one that makes you gasp for air. And so, Season 15 at the MAI scans city and globe and it’s 7 continents, bringing home, to this house, a class of artists that dig down deep into the psyche of this big bad beautiful planet, offering an assemblage of works that grieve for what’s wrong and celebrate what’s right. propositions such as The Idea of freedom by Gita Hashemi, Loin/far… by Rachid Ouramdane, Blind by Scapegoat Carnivale Theatre and We Wait in the Darkness by Rosy Simas, to mention but 4 of 15 stellar exhibitions and productions, speak across cultures and provide the framework for considering the current world climate and the history that has formed, informed or deformed it. All this, of course, from a multitude of perspectives ranging from the personal, political, social, cultural, inter-cultural, geo-political, and / or ideological, and in a rich diversity of disciplines. We daresay it’s a season bent on giving, or at the very least on making you gasp. Michael Toppings Co-Artistic Director


PHOTOGRaPHIE

© Tomoko Sawada

WassinkLundgren (Londres-Beijing) Tomoko Sawada (Kobe-New York) Wassinklundgren + Tomoko Sawada

« The range of personalities that Sawada manages to extract from her single self is remarkable, and the pictures are unabashedly theatrical, even with their mug-shot frontality and sober uniformity. » LOS anGELES TIMES

InSTaLLaTIOn

© Gita Hashemi

Gita Hashemi (Toronto) The Idea of Freedom Du 14 nOvEMbRE au 14 DéCEMbRE 2013

Du 8 SEPTEMbRE au 5 OCTObRE 2013 à l’occasion de la 13e édition du Mois de la Photo à Montréal, le MAI accueille l’artiste nippone Tomoko Sawada et le duo néerlandais WassinkLundgren. Les artistes ont eu recours au photomaton, premier appareil-photo conçu pour fonctionner sans intervention humaine. Tomoko Sawada a réalisé ID400 (1998) tandis qu’elle était étudiante à Kobe. Durant des semaines, Sawada a transformé son apparence physique en se maquillant, en s’habillant et en se coiffant de diverses manières, pour créer jusqu’à 400 identités différentes à l’aide du photomaton. Son travail a été abondamment exposé, notamment à la Fondation Joan Miró à Barcelone et au Museum of Modern Art (MoMA) à New York. Ses œuvres font partie de collections publiques majeures, dont celle de l’International Center of photography à New York. Tomoko Sawada est représentée par la MEM Gallery à Tokyo. Avec Don’t Smile Now… Save it for Later! (2008) WassinkLundgren transgresse l’usage du photomaton. En « libérant » la machine distributrice de portraits – contrainte à photographier les visages des passants – le photomaton acquiert désormais « sa propre subjectivité » en captant son propre environnement. WassinkLundgren a exposé notamment au Netherlands photo Museum à Rotterdam et au CAfA Museum à Beijing. Regroupant les photographes néerlandais Thijs groot Wassink et Ruben Lundgren, le duo est représenté par Van zoetendaal Collections à Amsterdam et pékin fine Arts à Beijing.

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on the occasion of the 13th edition of the Mois de la Photo à Montréal, the MAI is hosting the Japanese artist Tomoko Sawada and the Dutch duo WassinkLundgren. What these artists share in common is the use of a photo booth, the first photographic device designed to be used without human intervention. Tomoko Sawada created ID400 (1998) while she was a student in Kobe. For several weeks, Sawada transformed her physical appearance using make-up, clothing and different hairstyles to create as many as 400 different identities with a photo booth. her work has been exhibited widely at venues such as the Joan Miró Foundation in barcelona and the Museum of Modern Art (MoMA) in new york, and can be found in major public collections, including the International Center of photography in new york. Tomoko Sawada is represented by the MEM gallery in Tokyo. With Don’t Smile now… Save it for Later! (2008), WassinkLundgren transgress uses of the photo booth. They “liberate” this portrait-making machine — limited as it is to taking photographs of the faces of passers-by — and endow it with its “own subjectivity” by recording its environment. The work of WassinkLundgren has been exhibited at venues such as the netherlands photo Museum in rotterdam and the CAFA Museum in Beijing. Made up of the Dutch photographers Thijs groot Wassink and Ruben Lundgren, the duo is represented by Van Zoetendaal Collections in Amsterdam and by Pékin Fine Arts in Beijing.

vernissage : dimanche le 8 septembre – 15 h En collaboration avec/in collaboration with le Mois de la photo à Montréal

L’exposition The Idea of Freedom regroupe des œuvres qui explorent des événements majeurs survenus au 20e siècle en Iran. Œuvre transmédia par excellence – installation, performance, vidéo – Headquarters: Pathology of an Ouster and Ouster Remixed (2013) prend sa source dans un document déclassifié de la CIA maître d’œuvre du coup d’État en Iran (1953). Conte hypermédia racontant l’histoire de trois femmes fictives qui ont connu la révolution iranienne, Of Shifting Shadows (2000) décrit quant à lui un point tournant dans la vie de trois personnes. Vidéo, animations, effets sonores, spoken word et textes s’entremêlent pour créer une riche mosaïque visuelle et narrative. Œuvre fort remarquée sur la scène internationale, Of Shifting… a été exposée notamment à SIGGRAPH à Los Angeles (2001) et au Museo de Arte Contemporáneo au Yucatan (2003). Également en montre pour l’exposition, la performance et l’installation participative Ephemeral Monument (2008) dont le contenu a inspiré le titre The Idea of Freedom. « le personnel est poétique, le poétique est politique et le politique est personnel. », telle est la devise de Gita Hashemi, commissaire et auteure de projets transmédias. En 1984, Hashemi quitte l’Iran après avoir été expulsée de l’École des beaux-arts de l’Université de Téhéran en raison de ses opinions et actions politiques dissidentes. Depuis une vingtaine d’années, l’artiste produit des créations numériques et des projets d’art participatif.

The exhibition The Idea of Freedom brings together works that explore major events in Iran’s twentieth century history. A transmedia work par excellence - installation, performance, video - Headquarters: Pathology of an Ouster and Ouster Remixed (2013) takes its source in a declassified document from the CIA, which was behind the 1953 coup d’état in Iran. Of Shifting Shadows (2000), a hypermedia tale of three fictionalized women who experienced the Iranian Revolution, describes for its part a turning point in each of their lives. Video, animation, sound effects, the spoken word and text intermingle to create a rich visual and narrative mosaic. Of Shifting Shadows has attracted a lot of attention abroad and been exhibited at venues such as SIggrAph in los Angeles (2001) and the Museo de Arte Contemporáneo in the yucatán (2003). The exhibition also includes the performance and participatory site-specific installation Ephemeral Monument (2008) whose content inspires the title of the exhibition. “The personal is poetic, the poetic is political, the political is personal.” That is the watchword of Gita Hashemi, transmedia artist and curator. In 1984, Hashemi left Iran after being expelled from the College of Fine Arts of the University of Tehran for her dissident opinions and political activities. over the past twenty years, she has created numerous digital art works and transmedia projects.

vernissage : jeudi 14 novembre – 17 h 5


© Vessna perunovich

InSTaLLaTIOn

vessna Perunovich (Toronto) Seamless Crossings

« (…) Perunovich adapts traditionally gender-specific activities such as knitting and sewing that would appear to perpetuate female stereotypes; she also challenges them through her ironic presentations of permeable barriers and fluid borders. »

Du 16 janvIER au 15 FévRIER 2014

© Anna Run Tryggvadottir

InSTaLLaTIOn

anna Rún Tryggvadottir (Reykjavík) render & react: approach to a subconscious sensory system Du 27 FévRIER au 29 MaRS 2014

CanaDIan aRT L’exposition Seamless Crossings regroupe un corpus d’installations multimédias et d’œuvres vidéographiques et aborde le thème des barrières physiques. Murs et clôtures soulignent l’enfermement ou la division – frontières territoriales ou barrières sociopolitiques; espace personnel et espace social. vessna Perunovich crée des structures tantôt solides, tantôt malléables fabriquées de cordes et de fils. Réminiscence de son héritage serbe, l’activité traditionnellement féminine de coudre et de crocheter est ici subvertie à l’image de son œuvre Infinite Wall (2004-2013), où des murs énigmatiques suggèrent la transparence, la flexibilité et la communication. Installation sculpturale vidéographique, Open Ended (20102013) évoque la captivité et la mobilité. Une cage de métal spiralée in situ met en scène les matrices du pouvoir et de la surveillance. Pour l’artiste, l’expérience de la migration est considérée comme une frontière spatiale de l’identité. Artiste multidisciplinaire, vessna Perunovich est née et a grandi dans un état qui n’existe plus : la Yougoslavie. Sa démarche résume un parcours où la traversée des frontières fait partie de sa vie personnelle et du besoin de dépaysement nécessaire à sa pratique artistique. Son travail interdisciplinaire inclut l’installation, la vidéo, la performance, la peinture et la sculpture. vessna Perunovich a participé à plusieurs biennales européennes. Ses installations vidéographiques (W)hole et House of Exile font partie des collections du Musée d’Art moderne et contemporain Berardo au portugal et de la Galerie nationale d’art en Albanie. 6

The exhibition Seamless Crossings consists of a series of media works that reflect on the theme of physical barriers. Through materials such as elastic, thread and string, she reproduces walls and fences, both solid and malleable, making reference to female labour and to handicrafts. The interplay between craft and construction reflects a renegotiation of traditional gender roles as defined by her Serbian heritage. her stance as a woman artist positioned in-between traditions and homelands is renegotiated through what perunovich refers to as ‘parallel rituals with thread’. her work is an attempt to stitch together the chasm between traditional and fine arts while also challenging notions of solidity, enclosure and division. The multidisciplinary artist Vessna Perunovich was born and raised in a country that no longer exists: yugoslavia. her artistic practice sums up an itinerary in which crossing borders is part of her personal life and of the uprooting necessary to her work, which includes installation, video, performance, painting and sculpture. She has been exhibited widely across Canada, United States, Europe and South America. her video installations (W)hole and House of Exile can be found in the collections of the berardo Museum of Modern & Contemporary Art in portugal and the national Arts gallery in Albania.

vernissage : jeudi 16 janvier – 17 h

Render & React: approach to a subconscious sensory system est une installation immersive qui crée une « forêt » mouvante, constituée de liquides colorés ruisselant et atterrissant sur des sculptures et des feuilles de papier disposées au sol. peu à peu le lieu et ses objets se transforment, s’enrichissent de flaques, de gouttes, de textures et de confluences. Un paysage – intérieur – se met en place.

Render & React: approach to a subconscious sensory system is an immersive installation that creates a moving “forest” out of liquids which trickle from organic sculptures onto islands made from sheets of paper positioned close to the ground. Gradually the space and the objects themselves are transformed as the liquids puddle and drip, run together and create textures. An indoor landscape takes shape.

processus permanent et imprévisible, Render & React est l’œuvre de la matière elle-même qui modèle l’installation par sa propre force et par ses caractéristiques. Mais c’est tout autant le temps et l’espace lui-même – l’architecture et la ventilation du lieu – qui influent sur l’écoulement et l’apparence de l’œuvre. Le dernier élément, et non le moindre, est le visiteur lui-même. Ses déplacements sont susceptibles d’avoir des répercussions, plus ou moins infimes, sur l’installation.

A continuous and unpredictable process, Render & React is the product of the material itself, which shapes the installation through its own force and nature. Time, however, and the space itself – the architecture and ventilation of the site – have an equal influence on the flow and appearance of the work. last but not least are the visitors themselves. Their movements can have a greater or lesser effect on the installation.

L’eau colorée se déversera progressivement pendant toute la durée de l’exposition, selon un horaire précis, laissant à l’œuvre le temps nécessaire pour qu’elle se développe, au fil des jours. Une expérience lente, contemplative, en constante évolution. Artiste d’origine islandaise, anna Rún Tryggvadottir s’intéresse aux théories de l’art et à la philosophie mais sa production s’inspire aussi de son expérience de conceptrice de décors de théâtre. Diplômée de l’Icelandic Academy of the Arts elle a exposé en Islande, en Allemagne et au Canada. Render & React est sa première exposition individuelle.

The coloured water will gradually flow throughout the entire time of the exhibition, following a precise timetable that gives the work the necessary time to develop as the days pass - a slow, deliberate and contemplative experience that is constantly changing. The Icelandic-born artist Anna Rún Tryggvadottir studies art theory and philosophy, but her work also draws on her experience as a set designer for theatre. A graduate of the Icelandic Academy of the Arts, she has shown her work in Iceland, germany and Canada. Render & React is her first solo exhibition.

vernissage : jeudi 27 février – 17 h

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s us anpui s anl ok

susanpuisanl ok

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susanpui

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© philippe provencher

DanSE

Ismaël Mouaraki – Destins Croisés (Montréal) loops

« Loops took urban dance to another level of meaning and was entertaining to boot. »

19 ET 20 SEPTEMbRE 2013 À l’affiche en 2013 au Lincoln Center Institute à New York, Loops s’amène de nouveau au MAI, cette fois-ci dans une version revisitée et présentée pour la première fois à Montréal. Le chorégraphe propose ici un vocabulaire chorégraphique enrichi qui résulte d’un nouveau travail de création autour des mêmes thèmes. Véritable fresque vivante aux multiples inspirations, Loops a été créée dans le métro de Montréal par le chorégraphe Ismaël Mouaraki. Lieu de passage, cycle continu du quotidien des voyageurs, ce mode de transport a alimenté la ligne dramaturgique de Loops (2008). C’est dans cet environnement non conventionnel que les cinq interprètes ont enfilé leurs souliers pour danser au rythme du métro. Témoins d’événements survenus dans cette masse humaine – panne, suicide, course folle –, les danseurs scandent le rythme de vie des voyageurs. Né en 1977 à Nancy, Ismaël Mouaraki, chorégraphe et danseur d’origine franco-marocaine, fonde Destins Croisés. Depuis 2000, sa compagnie occupe une place majeure dans le paysage des danses urbaines et contemporaines au Québec. Au fil des ans, Mouaraki a développé une signature chorégraphique singulière, un croisement des danses urbaines et de divers langages contemporains. Quatre œuvres figurent au répertoire de la compagnie, dont Futur proche (2003) qui a reçu le prix de la Meilleure création artistique de l’Office franco-québécois pour la jeunesse. Ismaël Mouaraki multiplie les collaborations notamment avec les chorégraphes Philippe Decouflé et Hélène Blackburn.

THE GaZETTE

Following a series of performances at the lincoln Centre Institute in new york, a new version of Loops returns to the MAI where it first premiered in 2008. For this remount, the choreographer has re-imagined prevalent themes in the original, resulting in an invigorated movement vocabulary. A veritable living fresco with many sources of inspiration, Loops was literally created in Montréal’s métro by the choreographer Ismaël Mouaraki. This mode of transportation, a transit zone and constant cycle in its passengers’ everyday lives, underlies the drama of Loops (2008). It is in this unconventional environment that the work’s five performers take off their shoes to dance to the rhythm of the métro. The dancers, witnesses to the events that occur amidst the human mass – service breakdowns, suicides, the mad dash – punctuate travellers’ daily rhythm of life. Ismaël Mouaraki, a Franco-Moroccan choreographer and dancer, was born in 1977 in nancy and is the founder of Destins Croisés. Since 2000, his troupe has occupied a major place in the urban and contemporary dance landscape in Québec. over the years, Mouaraki has developed a unique choreographic signature, a cross between urban dances in various contemporary idioms. The company has four works in its repertoire, including Futur proche (2003), which received the Office franco-québécois pour la jeunesse award for Meilleure création artistique. Ismaël Mouaraki has worked with numerous other artists, including the choreographers Philippe Decouflé and Hélène Blackburn.

© David Arias

THéâTRE

black Theatre Workshop (Montréal) Sal Capone: The lamentable Tragedy of Du 24 OCTObRE au 10 nOvEMbRE 2013 L’homicide accidentel, par la police, d’un DJ prometteur et talentueux autant que tourmenté, vient bouleverser la vie de ses trois amis et met en péril l’avenir de leur groupe de hip-hop, jusqu’ici en pleine ascension. Confrontés à une telle tragédie, comment ces trois poètes pourront-ils garder leurs rêves intacts? Sal Capone: The Lamentable Tragedy of est une pièce survoltée qui emprunte son énergie autant au hip-hop qu’au théâtre. S’inspirant du spoken word et des cultures hip-hop, jouant et expérimentant avec la vidéo et le son, la nouvelle création du black Theatre Workshop se confronte à la lutte des classes, au racisme, à l’homophobie et aux relations complexes et ambivalentes entre police et jeunes issus des minorités culturelles. La peur et la défiance bien ancrée envers l’autorité éclatent en pleine lumière. Auteur de la pièce, Omari newton est acteur, poète, auteur et MC. Né à Montréal, il se produit à la télévision, au cinéma, sur scène, ou encore à la radio, au Québec aussi bien qu’à Vancouver. Il s’est notamment distingué comme acteur dans la pièce blue orange du Centaur Theatre et également pour ses talents de slameur. Metteure en scène de Sal Capone, Diane Roberts est directrice artistique de urban ink productions, dramaturge, auteur dramatique, actrice et animatrice communautaire. Sa riche expérience l’a amenée à créer aux États-Unis, en Europe et jusqu’aux Caraïbes.

The fatal shooting by police of a talented yet tormented DJ irrevocably changes the lives of his three friends and threatens the future of their promising hip-hop group. how can these three poets, confronted with such a tragedy, keep their dreams alive? Sal Capone, The Lamentable Tragedy of is a compelling work dealing with the complex relationship between culturally minoritized youth and the police. Bringing together elements of hip hop, spoken word, experimental sound and video, this new production by Black Theatre Workshop examines class struggles, racism, homophobia and the fear and distrust of authority. Their deep-rooted fear and defiance towards authority burst into the full light of day. Sal Capone offers an insight into hip-hop culture and into a world often defined by those that know very little about it. Author Omari Newton is an actor, poet, writer and MC. born in Montréal, he has worked in television, film, theatre and radio in Québec and Vancouver. he is known in particular for his role in the play blue orange at the Centaur Theatre, and for his talent as a slammer. Diane Roberts, director of Sal Capone, is the artistic director of urban ink productions based in Vancouver, and a playwright, writer, actress and community animator. her wealth of experience has taken her and her work to the United States, Europe and the Caribbean.

Première mondiale En anglais 10

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© Te Toki Haruru

DanSE

MuSIquE

Te Toki Haruru – the resounding adze (Auckland) pure

Mehdi nabti - Pulsar 4 (Montréal)

Du 28 au 30 nOvEMbRE 2013

6 ET 7 DéCEMbRE 2013

« De la noirceur provient un vent froid qui écrase le corps et des ombres prophétiques qui transforment ce qui n'est pas continu. Une communauté anonyme. Révélons le Tūāhu; l’espace rituel de l’inconnu. »

« Most stirring, however, was a memorable performance by Charles Koroneho, that left the audience smiling, laughing and irrevocably moved. » The Lumière Reader

Charles Koroneho Dans le langage maori, « pure » signifie l’incantation dont l’action consiste à « relâcher » des éléments dangereux et à « lier » des éléments bénéfiques. Performance interdisciplinaire qui embrasse le rituel du Tohunga/shaman, Pure (2013) se déploie dans l’aube du mystère. Corps rituel, corps narrateur s’enveloppe de mythes et de légendes ancestrales. Culture bouleversée devenue anonyme. La chorégraphie de Charles Koroneho se fait offrande Tūāhu dans un théâtre de la transgression, dans un cycle de transformation perpétuel. Intemporel. Artiste multiforme, le Néozélandais Charles Koroneho partage sa vision avec la compagnie IndependANCE. Artiste associé à la compagnie MAU et son chorégraphe samoane Lemi ponifasio, il travaille également en collaboration avec le performeur mexicain Guillermo Gomez-Pena et le chorégraphe notoire Min Tanaka. politiques, surréalistes ou investies d’une ironie mordante, les œuvres de Koroneho affirment avec éloquence la culture maorie comme son satyrique Cultistic Misfit. Depuis 25 ans, sa pratique performative a donné lieu à divers projets, dont le TuaHu Choreographic Research, une plate-forme qui propose un espace philosophique pour les danses indigènes. Primeur québécoise 12

© Delphine Sanah Gaillard

“From the darkness comes a cold wind to crush the body, prophetic shadows transform the discontinued, an unspoken community. Unearth the Tūāhu, ritual space of the unknown.” Charles Koroneho In the Maori language, pure is a ritual and action which consists of “loosening” from dangerous elements and “binding” to beneficent ones. Pure (2013) unfolds in a penumbra of mystery, an intercultural performance drawn from the ritual activity of the Tohunga/shaman. The ritual body, enveloped by the mythic, images of alienation narrate ancestral tales of cultural upheaval and reluctant anonymity. The choreography of Charles Koroneho becomes a Tūāhu offering, in a theatre of transgression, in a perpetual cycle of transformation. Timeless. A protean artist, the New zealander Charles Koroneho shares his vision of dance with IndependANCE, is an associate artist with Lemi ponifasio MAU, and has worked in collaboration with Min Tanaka and Guillermo Gomez-Pena. Whether political, surrealist or invested with biting irony, Koroneho’s work, such as his satirical Cultistic Misfit, is an eloquent assertion of Maori culture. His performance practice has given rise to diverse projects over the past 25 years, including TuaHu Choreographic Research, a platform for the creation of a philosophical space for indigenous dance.

« Les mains divines deviennent des ailes de papillons, et soudainement (…) le soleil d’une salsa rock’n roll et toute la joie de cette union cosmopolite. » TOuKI MOnTRéaL

Musique instrumentale improvisée, Pulsar 4 nous entraîne au cœur d’une écoute sensuelle. Ce quartet fait des emprunts au jazz contemporain, puise dans les traditions nord-américaines et européennes et se démarque par ses percussions maghrébines et subsahariennes. Le résultat? Un son novateur à la fois familier et inédit composé de recherches rythmiques et d’improvisations virtuoses. Expérience interculturelle pleine de vie d’une qualité et d’une rare maturité Pulsar 4 propose une musique résolument moderne. fondateur du groupe Pulsar 4, le saxophoniste et flûtiste Mehdi nabti est l’auteur de nombreux écrits sur la musique de transe du Maghreb. Le multi-instrumentiste d’ascendance kabyle (Algérie) a créé et dirigé Aissawaniyya, une formation inédite qui réunissait des musiciens jazz et des musiciens de la confrérie soufie. Cette formation s’est produite dans plusieurs festivals européens et canadiens. Compositeur non conventionnel, nabti utilise la géomancie, une méthode antique de divination, pour composer rythmes, gammes et séquences harmoniques. Mehdi nabti possède trois albums à son actif, dont In Situ (Mehdi Nabti & Nass Lounassa) un opus de jazz expérimental arabo-berbère. Au sein de la formation Pulsar 4, nabti – saxophone alto, claves – s’entoure de musiciens chevronnés : nicolas Lafortune – basse électrique –, Kullak viger Rojas – percussions orientales et latines – et Lionel Kizaba – batterie et percussions congolaises.

The improvised, instrumental music of Pulsar 4 offers the ultimate listening experience. This quartet borrows from contemporary jazz and draws from North American and European traditions while also featuring Maghreb and SubSaharan percussion. The ending result is an innovative sound at once familiar and yet atypical made up of rhythmic explorations and virtuoso improvisation. An all encompassing intercultural experience! The saxophonist and flautist Mehdi Nabti, founder of the group Pulsar 4, is the author of numerous writings on trance music of the Maghreb. This multi-instrumentalist of Kabyle descent (Algeria) also founded and led Aissawaniyya, a distinctive group of jazz and Sufi musicians. This band has performed in several European and Canadian festivals. An unconventional composer, Nabti uses geomancy, an ancient divination technique, to compose rhythms, scales and harmonic sequences. Mehdi Nabti has recorded three albums, including In Situ (Mehdi nabti & nass lounassa) an experimental Arabic-Berber jazz opus. For Pulsar 4, Nabti – on alto saxophone and keyboards – is joined by the seasoned musicians Nicolas Lafortune on electric bass, Kullak Viger Rojas on Eastern and latin percussion and Lionel Kizaba on drums and Congolese percussion.

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© Katia Gosselin

MuSIquE

© Doug Beasley

DanSE

TRIO POPuLaIRE (Montréal) Récipiendaire du Prix de la diversité 2013

Rosy Simas – Rosy Simas Danse (Minneapolis) We Wait In The Darkness

24 ET 25 janvIER 2014

Du 6 au 8 FévRIER 2014

Laissez-vous emporter par les sonorités puissantes, métissées et virtuoses du Trio Populaire ! Le MAI sera pour deux soirs seulement l’épicentre d’une dérive des continents inédite et musicale. Deux soirées où se superposeront musiques et rythmes des trois rives de la Méditerranée. Influences klezmers, flamenco, inspirations moyen-orientales… c’est dans cette immense richesse que puise le répertoire du Trio Populaire, un mariage insolite et enlevant de sonorités d’Europe centrale et de l’Est, d’influences jazz, de rythmes africains ou berbères. Une explosion de mélodies cosmopolites laissant libre cours à l’improvisation. Une irrésistible invitation au voyage. Récipiendaire du prix de la diversité 2013, le Trio Populaire est le fruit de la rencontre de trois musiciens unis par leur sensibilité pour les musiques du monde : Pierre Emmanuel Poizat, clarinettiste et multi-instrumentiste insatiable, Tacfarinas Kichou, musicien autodidacte passionné de percussions – derbuka, bendir, cajón, riq, bongos – et joey Mallat, guitariste et auteur-compositeur-interprète. Festival du Monde Arabe, Festival de musique du Maghreb, Festival des Traditions du Monde de Sherbrooke... les trois musiciens sont des habitués de la scène québécoise, reconnus autant pour leur virtuosité que pour leur spontanéité. Le Prix de la diversité récompense un artiste ou un collectif du domaine de la musique du monde et issu de la diversité culturelle montréalaise. En collaboration avec le Conseil des arts de Montréal, la place des Arts et Vision Diversité.

Since forming in 2010, Trio Populaire has been diligent in combining the different influences of each of its members into a coherent whole, its trademark being the out-ofordinary mix of flamenco guitar, the North African darbuka and Jewish melodies. rhythms from three differing shores of the Mediterranean meet and intermingle. Klezmer music, Brazilian choro, Romani, North African and Berber rhythms, flamenco…these are but some of the sources that the Trio Populaire draws for its repertoire, enhanced in concert by vocal percussion and soaring harmonies. Winner of the 2013 Diversity Award, Trio Populaire is the product of three distinct personalities, three musicians who share an affinity for a rich variety of musical styles: Pierre Emmanuel Poizat, clarinettist and avid multi-instrumentalist, Tacfarinas Kichou, a self-taught musician with a passion for percussion – derbuka, bendir, cajón, riq, bongos – and Joey Mallat, guitarist and author-composer. festival du Monde Arabe, the festival de musique du Maghreb, festival des Traditions du Monde de Sherbrooke…Trio Populaire are renowned for their live performances and their virtuosity. The Diversity award recognizes a musical artist or group for excellence in hybridic and world music, and who stem from one of Montréal’s diverse cultural communities - awarded by the MAI in collaboration with the Conseil des arts de Montréal, place des Arts and Vision Diversité.

We Wait In The Darkness (2013) explore la complexité que revêt l’identité autochtone selon une perspective contemporaine. Issue de la nation iroquoise Seneca, la chorégraphe américaine Rosy Simas nous amène vers de nouveaux territoires de création. Voyage spirituel au cœur d’un peuple marqué par la dépossession de ses terres, Simas revendique une quête identitaire éloignée des stéréotypes à l’égard des premières nations. Chorégraphiée par Rosy Simas, l’œuvre est composée d’un solo et d’un duo interprété par deux danseurs amérindiens canadiens – Daina ashbee et justin Many Fingers. Créée de concert avec le photographe et cinéaste Douglas beasley et le compositeur François Richomme, We Wait In The Darkness offre une riche mosaïque visuelle et sonore. Nourrie par ses explorations somatiques et sa mythologie personnelle, Simas sonde la filiation patrimoniale qui laisse des empreintes dans le corps. Depuis une vingtaine d’années, Rosy Simas a conçu plus d’une trentaine d’œuvres. Le fruit de ses recherches sur la danse contemporaine autochtone s’exprime notamment avec Blood Lines, un solo qui évoque le lignage matrilinéaire de sa famille. Autre projet réalisé avec beasley, Threshold, l’adaptation cinématographique d’une œuvre pour six interprètes. Formée en danse contemporaine, en ballet, en contact improvisation et en Butoh, l’interprète de Minneapolis a été récompensée par le native Arts and Culture Foundation Dance Fellowship en 2013. Ses créations ont pris l’affiche notamment au Performance Mix Festival de New York et au Talking Stick festival de Vancouver.

We Wait In The Darkness (2013), created by native American choreographer Rosy Simas (Seneca) explores such themes as identity, home, displacement and belonging from a contemporary native perspective. Drawing on her somatic explorations and from her own personal mythology, Simas plumbs the connections between one’s ancestry, culture and history, and the marks it leaves on the body. The evening of dance consists of a solo performed by Simas, created in collaboration with photographer and filmmaker Douglas Beasley and French composer François Richomme; and a duo performed by Canadian First nations dancers Daina Ashbee and Justin Many Fingers. Combined, these two works are a rich mosaic of sound, image and movement. Rosy Simas has created more than thirty dances over the past twenty years. The fruit of her explorations in contemporary native dance can be seen in particular in blood Lines, a solo piece around the matrilineal line of her family. Another project created with beasley,Threshold, is a film adaptation of a work for six dancers. The Minneapolis-based dancer, who studied contemporary dance, Klein technique, contact improvisation and butoh, is the recipient of the 2013 Native Arts and Culture foundation Dance fellowship and 2014 NEfA National Dance Award. her work has recently been presented at the Performance Mix Festival in new york and the Talking Stick festival in Vancouver.

Première canadienne 14

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© Mathieu Létourneau

THéâTRE

© Linus Ouellet & Alexandre Lampron

Mohsen El Gharbi (Montréal) le dernier rôle

Martin Rodriguez et jérémi Roy (Montréal) Cabezón

26 FévRIER au 8 MaRS 2014

21 ET 22 MaRS 2014

Le dernier rôle est le monologue intérieur d’un comédien qui se prépare à incarner un tueur de masse, Mark Taylor, responsable du meurtre de 17 femmes. Il pourrait ne s’agir que d’un rôle parmi tant d’autres, mais c’est le rôle que personne ne veut jouer. Et pour cause. Comment incarner un tueur ? à quel point peut-on essayer de comprendre et de s’identifier ? La pièce pose avec justesse la question de la représentation théâtrale. Mais le doute vaut pour chacun de nous : jusqu’où peut-on chercher et trouver en soi cette violence terrible ? Un monologue aux limites de la folie. Ce n’est nul autre que le comédien Sébastien Huberdeau qui se retrouve seul sur scène, face à ce monstre intérieur. Vu dans de nombreuses séries télévisuelles ainsi qu’au grand écran, Huberdeau s’est notamment fait remarquer pour son rôle dans polytechnique de Denis Villeneuve. Auteur, comédien et metteur en scène d’origine belgotunisienne, Mohsen El Gharbi s’est servi de son histoire personnelle pour chercher les racines de la violence et pour trouver les façons de s’en affranchir. Après son monologue Juste pour mourir, monologue d’un kamikaze raté!, il poursuit dans Le dernier rôle sa recherche, troublante et essentielle, sur cette violence tapie en chacun de nous, parfois reçue en héritage. Le dernier rôle est son cinquième texte dramatique et sa troisième mise en scène.

Le dernier rôle is the interior monologue of an actor preparing to play the role of a mass murderer named Mark Taylor, responsible for the killing of 17 women. It’s just one role among many others, but it’s a role that no one wants to play - and for good reason. how do you play a murderer? how far do you go to understand and identify with the character? This piece judiciously poses questions about theatrical representation. But this doubt-induced conflict applies to each of us: to what extent does the potential for this same terrible violence exist in within ourselves? A monologue at the boundary of madness. Alone on the stage, staring down this inner monster, is none other than the actor Sébastien Huberdeau. Seen in numerous television series and in the cinema, Huberdeau is known for his role in Denis Villeneuve’s film polytechnique in particular. The author, actor and stage director of belgian-Tunisian descent Mohsen El Gharbi uses his own history to seek out the roots of violence and the means with which to free oneself from it. Following his monologue juste pour mourir, monologue d’un kamikaze raté!, in Le dernier rôle he continues his disquieting and essential exploration into this violence that lurks in each of us, which we have sometimes inherited. Le dernier rôle is his fifth piece for the theatre and his third foray as stage director.

Première mondiale In French

Comment un individu, un groupe, réagit-il face aux expériences critiques de la vie ? Un diagnostic médical a servi de fil conducteur aux compositeurs Martin Rodriguez et jérémi Roy pour la création de Cabezón (grosse tête en espagnol). Installation multimédia doublée d’une performance musicale, l’environnement sonore Cabezón (2013) promet une expérience immersive hors du commun. Cette installation interactive composée de sons d’ambiance et de sonorités électroniques s’anime de façon aléatoire. Les compositions musicales jouées en direct – charge émotionnelle sous haute tension – ajoutent une couche supplémentaire au paysage sonore tandis que des projections visuelles contribuent à fausser la perception de l’espace environnant. Les explorations sonores et la musique cinématique de Martin Rodriguez sont d’une grande richesse, fruit d’un héritage métissé : polonais, mexicain et américain. Son récent projet de musique improvisée Open La Puerta illustre à merveille un univers de mémoires fragmentées. Compositeur et réalisateur, il signe des trames sonores pour le théâtre et réalise des albums pour diverses formations et artistes solos – She’s Got a Habit, AKUA, Molly Sweeney, etc. passionné par la transe des musiques traditionnelles de l’Orient et du Maghreb, jérémi Roy, contrebassiste et compositeur, a dirigé plusieurs ensembles, dont un quatuor amplifié éponyme. Bandes magnétiques et magnétophones sont ses matériaux de prédilection comme moteurs du hasard contrôlé. Première mondiale

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InTERDISCIPLInaIRE

A medical diagnosis serves as the guiding idea behind Cabezón (big head in Spanish), a work by composer Martin Rodriguez and his collaborator Jérémi Roy. An interactive sonic environment doubling as musical performance, Cabezón (2013) explores how we, as individuals and/or as a community, react when confronted with the unexpected, with life-changing experiences that cross our path. This sonic exploration, consisting of acoustic and electronic sounds, is designed as that place where active choices collide with unpredictable occurrences. Musical compositions performed live – a high-tension emotional charge – add a supplementary layer to the sound installation, while projected images contribute to controlling or distorting our perception of the surrounding space. Martin Rodriguez’s sound explorations and kinematic music are highly exuberant rooted in his colourful experiences as a Polish-Mexican-American. His solo project, Open La Puerta mixes elements of improvisation and found art, creating a musical atmosphere that reflects on fragmented memories of heritage. A composer and filmmaker, he creates sound tracks for theatre and produces albums for various groups and solo artists – She’s got a habit, AKUA, Molly Sweeney, etc. Jérémi Roy, a composer and bass player, has a passionate interest in the trances found in traditional Eastern and Maghreb music, and has led several musical groups including an eponymous amplified quartet. Recording tape and tape recorders, as motors of controlled chance, are his preferred artistic materials. 17


© Scapegoat Carnivale Theatre

THéâTRE

© EM_7

InTERDISCIPLInaIRE

Scapegoat Carnivale Theatre (Montréal) blInD

Rachid Ouramdane — L’a (paris) loin/Far…

Du 4 au 13 avRIL 2014

25 ET 26 avRIL 2014

« (…) Mr. Ouramdane’s physical performance, its most exceptional sequences. Watching them, we seem to pass from ego to id, from conscious into unconscious, and they seem to embody changing states of post-traumatic feeling. » THE nEW YORK TIMES

Blind est une œuvre théâtrale sur la persécution que subissent en Tanzanie des personnes albinos, dont les organes, censés détenir des vertus magiques, sont utilisés sous forme de potions. Dans une fascinante rencontre de théâtre documentaire et d’évocation mythique, Blind suit le parcours d’Hannah, lors de son séjour en Tanzanie où elle travaille en tant qu’observatrice internationale pour des cas de violations des droits de la personne. Entrecoupée de témoignages d’enfants albinos victimes d’exactions, l’œuvre porte un regard sans concession sur la crise de l’aide humanitaire en Afrique. Évoquant la tâche très délicate de rassembler témoignages et observations, Blind remet en question la pertinence de l’intervention étrangère. Blind est mis en scène par la prolifique alison Darcy, comédienne, metteure en scène et cofondatrice du Scapegoat Carnivale Theatre. Très investie dans des projets de création à Montréal, notamment avec le Segal Centre et le Centaur Theatre, Darcy crée régulièrement avec la compagnie d’Afrique du Sud, Mopo production. Scapegoat Carnivale Theatre est reconnue et récompensée pour sa recherche d’un théâtre remuant, sans compromis, d’une expérience artistique viscérale. La compagnie montréalaise a notamment reçu deux MECCA Awards pour la production Medea en 2010. Diplômée de la Ryerson Theatre School de Toronto et de l’Université Concordia, l’auteure montréalaise Lindsay Wilson a puisé dans sa propre expérience en Tanzanie pour écrire cette pièce dramatique. Première mondiale En anglais

blind is a play about the persecution of people with albinism in Tanzania who are murdered for their body parts, which are believed to hold magical power. In this fascinating encounter between documentary theatre and mythical storytelling, blind follows Hannah during her stay in Tanzania, where she works as an international observer of human rights violations. Intercut with snapshot-testimonies from children with albinism, the victims of violent crimes, the play is also an unflinching account of the crisis of humanitarian aid in Africa. In examining the issue of gathering testimony and of observation, blind questions assumptions about foreign intervention. Written by Montréal author Lindsay Wilson, a graduate of the ryerson Theatre School in Toronto and Concordia University, Blind draws from Wilson’s own experience living in Tanzania. blind is directed by the prolific Alison Darcy, an actress, stage director and co-founder of the Scapegoat Carnivale Theatre. Heavily involved in creative projects in Montréal, and in particular with the Segal Centre and Centaur Theatre, Darcy also often works with the South African company Mopo production. Scapegoat Carnivale Theatre is an award-winning company dedicated to producing original and challenging theatre and a visceral artistic experience. Distinctions include two MECCA Awards for Medea in 2010.

Rachid Ouramdane enquête et fouille le carnet militaire de son père, un conscrit algérien enrôlé par l’armée française durant l’occupation coloniale en Indochine. pour ce solo autobiographique, le chorégraphe utilise le texte et le reportage et lie l’Histoire à son histoire personnelle. Visages de victimes de guerre apparaissent sur écran; autres témoignages, autres vies soumises à la colonisation et aux invasions étrangères. Plongé dans l’abîme, Ouramdane nous aspire dans le gouffre du syndrome de stress posttraumatique. Quête identitaire au pays du tigre, Loin/Far… (2008), œuvre provocatrice et exaltante, émeut jusqu’à la moelle. Multipliant les identités, Ouramdane captive comme un prisonnier condamné. Aux sons d’une guitare heavy metal vibrante, ses convulsions frénétiques rappellent un breakdance sous haute tension. Danseur-acteur multimédia, Rachid Ouramdane est diplômé du prestigieux Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. En 2007, il fonde sa propre compagnie, L’a, dont le travail conjugue la danse au documentaire. Ouramdane réalise plusieurs commandes, entre autres, Superstars (2006) créée pour le Ballet de l’Opéra de Lyon, et looking back (2011), une création pour la compagnie britannique Candoco Dance Company qui regroupe notamment des danseurs vivant avec une limitation. Les chorégraphies de Rachid Ouramdane proposent toutes une vision atmosphérique de la politique. Masqué, cagoulé, ou camouflé sous le maquillage, le danseur de Loin/Far… apparaît comme le représentant fragile des anonymes d’aujourd’hui.

In Loin/Far… Rachid Ouramdane investigates his father’s military carnet; his father, who was tortured by the French army during the occupation of Algeria but who was also a conscript for that very same army during the occupation of Indochina. For this autobiographical solo, the choreographer uses his father’s writings and reportage to connect history to his personal story. A provocative and stirring work, Loin/Far… (2008), sucks us into the gulf of post-traumatic stress disorder, and gives voice to lives affected by foreign invasions and colonization. The faces of people victimized by war appear on screen, their words revealing their confusion and desolation. To the sounds of a heavy metal guitar, Ouramdane’s frenetic convulsions pass up, down and across his body, his hands fluttering like agitated moths, turning in circles as if embodying their experiences. Multimedia artist Rachid Ouramdane is a graduate of the prestigious Centre national de Danse Contemporaine in Angers. In 2007, he founded his own troupe, L’A, which seeks to blur the boundaries between dance and documentary. An admirer of the beat poets and, in particular William burroughs, he has created several commissioned works including Superstars (2006) for the ballet de l’opéra de lyon, and Looking Back (2011) for the Candoco Dance Company in britain, which includes dancers living with disabilities.

Première québécoise 18

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Geeta, ECLECTIK 2013 © YUL

MuLTIDISCIPLInaIRE

ECLECTIK 2014 30 ET 31 MaI 2014 SWAP – En règle générale, l’héritage culturel se transmet d’une génération à l’autre, de la précédente à la subséquente. Il s’agit d’un geste tout simple : donner et recevoir. pour faire volte-face à cette norme ou tradition, la 7e édition d’ECLECTIK mettra en scène le travail de plusieurs artistes émergents qui ont été appelés à créer des œuvres pour un artiste établi ou un mentor dans l’optique de donner dans le désordre. Ces artistes émergents, issus de diverses disciplines, transmettront leurs points de vue au sujet de leurs propres observations, partageront leurs expériences décisives et rendront aussi respectueusement hommage à ces artistes pour qui ils créeront leurs œuvres. Arts de la scène, musique, danse et spoken word… le tout pour célébrer le 15e anniversaire du MAI.

SWAP – generally speaking, cultural heritage is transmitted across generations with the preceding generation passing the goods onto the subsequent – a simple act of giving and of receiving. In a twist on this norm or tradition, the 7th edition of ECLECTIK will feature the work of several emerging artists commissioned to create works for an elder and / or mentor – a simple act of passing back, or paying it forward. These emergent artists, in a diversity of disciplines, will transmit insights of their own observation; share their own significant experiences, while also paying tribute to and demonstrating their respect for the very artists for whom they will create the work. performance art, music, dance and spoken word…. designed in celebration of and in dedication to the MAI’s 15th anniversary.

FESTIVAL

ST-AmbroISE FrINGE dE moNTréAL 13 au 22 juIn 2014 partenaires depuis 15 ans, le MAI sera une fois de plus l’hôte du Festival St-ambroise FRInGE de Montréal, l’événement estival par excellence où règne une ambiance de quartier toute particulière! Passé maître dans l’art de la diversité, de l’accessibilité et de la liberté artistique, le festival offre fièrement aux artistes d’expériences et de disciplines variées une tribune tout à fait unique – arts visuels, musique, danse et théâtre – avec plus d’une centaine de compagnies provenant de Montréal, du Canada et d’ailleurs dans le monde, présentant plus de 700 performances. Le Festival St-Ambroise FRINGE de Montréal est bien plus qu’un simple festival, il s’agit d’une communauté. 20

Marking a 15-year partnership, the MAI once again hosts the St-ambroise Montreal FRInGE Festival, the ultimate summer happening with an unbeatable neighbourhood feel! Champions of diversity, accessibility and artistic freedom, the Festival proudly provides artists of varying backgrounds and disciplines with a unique forum of expression - visual arts, music, dance and theatre with over 100 companies from Montréal, Canada and the world who, combined, give over 700 performances. The St-Ambroise Montreal FrIngE is more than just a festival - it’s a community!

MOnTREaLFRInGE.Ca


Conférence/Performance

Rencontre avec l’artiste/visite commentée

visite commentée

L’InquIéTanTE éTRanGETé – THE unCannY

THE IDEa OF FREEDOM

REnDER & REaCT – approach to a subconscious sensory system

Vendredi 13 septembre – 19 h

En collaboration avec le Mois de la photo à Montréal

DISCuSSIOnS avEC LES aRTISTES Animées par des invités, des discussions (en français) sont organisées avec les artistes tous les vendredis après les spectacles.

LunDIS PLuRIELS Désormais événement phare de nos activités, les LUNDIS pLURIELS consistent en des 5 à 7 de réseautage pour les artistes de la diversité, organisés par le MAI en collaboration avec Culture Montréal et Diversité artistique Montréal (DAM) dans le café du MAI. Au programme de ces soirées : conférenciers, babillard vivant, prix de présence et l’occasion de faire des rencontres mémorables avec un public stimulant et diversifié. 2013 – 30 septembre, 18 novembre 2014 – 24 février, 28 avril

2013 Conférence

Dimanche 8 septembre – 9 h à 16 h

DROnOLOGIE, conversation avec les artistes

En collaboration avec le Mois de la photo à Montréal

Réunissant artistes, commissaire et performeur invité, cet événement se déroulera sous la thématique de « l’inquiétante étrangeté ». Paul Wombell s’appuiera sur ce principe freudien pour engager un échange avec deux artistes de la programmation qui présentent dans leurs œuvres une forme de rupture avec la rationalité rassurante de la vie quotidienne. La performance A report on pigeon Aerial photograph présentée par l’artiste amos Latteier clôturera cet événement. 20 $ – Billetterie du Mois de la Photo à Montréal : en ligne : moisdelaphoto.com

Rencontres/Conversations Samedi 28 septembre – 13 h

bIbLIOTHÈquE vIvanTE – LIvInG LIbRaRY

Dans le cadre des Journées de la culture – Culture pour tous La bibliothèque vivante fonctionne comme votre bibliothèque locale; la principale différence étant qu’au lieu d’emprunter des livres, vous empruntez des gens; des livres vivants. Tenu pour la toute première fois au Danemark en 2000, l’événement de bibliothèque vivante veut briser les stéréotypes et confronter les attitudes face à la différence en encourageant la compréhension parmi tous les membres d’une même communauté.

atelier

18 au 23 novembre – 10 h à 18 h, tous les jours

TuaHu: atelier performatif et chorégraphique

visite commentée

Samedi 9 novembre – 11 h à 14 h

atelier

WRITInG unDER THE InFLuEnCE

En collaboration avec Diverse languages: Canadian Festival of Spoken Word 2013 Avec Tanya Evanson Buvez le vin d’une autre taverne. passez instantanément de la poésie mystique à l’écriture instinctive et à la performance créative. prenez et perdez le contrôle tandis que vous sombrez vers l’intoxication complète par l’intermédiaire du Sema, la danse des derviches tourneurs adeptes du soufisme. Exigences : passion, patience, papier, crayon, vêtements confortables et bons bas. Activité tarifée.

atelier

Samedi 5 avril – 13 h

GOLDEn (Songs)

Un atelier intensif de 6 jours qui traite des arts de la scène et qui évoque le projet de recherche chorégraphique TUAhU du Néozélandais Charles Koroneho. La recherche s’avère philosophiquement interculturelle et interdisciplinaire, et les concepts explorés dans le cadre de l’atelier traitent de la chorégraphie en solo, de l’improvisation, des techniques de performance et de la collaboration. Activité tarifée.

L’artiste présentera le projet golden (2005-) et s’exprimera au sujet de deux volets qui s’y rattachent : Songs (une série de pièces audio) et Mobile Chorus (une courte performance participative). Les participants seront invités à contribuer aux nouvelles pièces en actualisant de façon collective une liste de lecture afin de créer une trame sonore pour l’atelier et former un chœur ad hoc qui se produira dans différents lieux à l’intérieur et aux abords du MAI.

2014

visite commentée

visite commentée

Avec l’artiste Susan Pui San Lok

Jeudi 16 janvier – 17 h (à l’occasion du vernissage)

Jeudi 10 avril – 17 h (à l’occasion du vernissage)

FaSTER, HIGHER

SEaMLESS CROSSInGS

atelier

atelier

IDEnTITé/aLTéRITé : danses urbaines contemporaines

Avec l’artiste vessna Perunovich

Samedi 1er février – 12 h

Ma CuLTuRE n’EST PaS un COSTuME – MY CuLTuRE IS nOT a COSTuME

Avec invités spéciaux

Avec l’artiste anna Run Tryggvadottir

Avec Susan Pui San Lok

Rosy Simas est chorégraphe, thérapeute en travail corporel et enseignante en technique moderne, en technique d’alignement, en improvisation, en contact improvisation et en composition. Elle animera un atelier traitant du mouvement somatique – une analyse de soi de la perspective de l’expérience vécue qui embrasse les dimensions du corps, de la psyché et de l’esprit. Activité tarifée.

Lundi 28 octobre – 19 h

Jeudi 27 février – 17 h (à l’occasion du vernissage)

Avec Charles Koroneho

Conférence

S’inspirant d’une campagne d’affichage mise sur pied par la Students Teaching About racism in Society (STARS) dans le but d’accroître la sensibilisation au sujet des costumes d’Halloween simplistes sur le plan racial, cette conférence remet en cause les limites de l’acceptation, la persistance des stéréotypes et la réduction d’une culture à une simple caricature.

DRONE : L’IMAGE AUTOMATISÉE Avec le commissaire Paul Wombell

Avec Gita Hashemi

aWaKEnInG STORIES WITHIn

Durant cette journée d’étude, artistes, commissaire et public aborderont les enjeux sociopolitiques reliés à l’image automatisée ainsi qu’à ses techniques de production. Cette activité de nature scientifique se déroulera sous forme d’échanges dynamiques (avec entre autres, Paul Wombell, Royaume-Uni, Elina brotherus, finlande/france, Michel Campeau, Québec, Canada, Donovan Wylie, Irlande du Nord). 30 $ – Billetterie du Mois de la Photo à Montréal : en ligne : moisdelaphoto.com

Dimanche 8 septembre – 16 h (à l’occasion du vernissage)

Vendredi 15 novembre – 15 h

Discussion

Mercredi 12 février – 19 h

À CHaCun Sa PRIÈRE

Lundi 14 et mardi 15 avril – 9 h à 16 h

Avec Ismaël Mouaraki/Compagnie Destins Croisés

Au cours de l’atelier, les participants exploreront, à travers des extraits de la pièce loops du répertoire de la compagnie Destins Croisés, le vocabulaire issu du métissage des danses urbaines et de la danse contemporaine. Les participants seront initiés au processus chorégraphique d’Ismaël Mouaraki et en exploreront les divers aspects tant sur le plan technique que sur celui de l’interprétation. Activité tarifée.

Mise en lecture Jeudi 17 avril – 19 h

TRaGéDIE CHILIEnnE En TROIS aCTES (une dynastie de l’errance)

Avec invités spéciaux

par l’auteure Marcela Pizarro/Les indisciplinaires

Dans un monde hyperactif où les sens sont constamment sollicités, on assiste dans les pays occidentaux à un rejet de la religion et à une recrudescence des pratiques de méditation où les gens aspirent à une forme de « spiritualité sans dieu ». En quête de paix intérieure et de relaxation les gens ont recours aux pratiques telles que le yoga, le taï-chi, la méditation transcendantale, etc. Or la plupart de ces pratiques tirent leurs origines du bouddhisme, de l’hindouisme, du taoïsme, etc. La méditation ne serait-elle pas une forme de prière ? Sinon, quelle est notre conception de la prière ? S’agit-il d’une pratique dépassée dans un contexte nord-américain ? Qu’en est-il de tous ceux et celles pour qui la religion est encore au cœur de leur vie et de leurs croyances ?

atelier

Dimanche 27 avril – 12 h

CauSES/COnSéquEnCES Avec Rachid Ouramdane

à partir d’une recherche sur les notions de rythmique et de musicalité d’ensemble, Rachid Ouramdane proposera un travail autour de la marche chorégraphiée et des constructions de mouvements de groupe (dans des rapports de causes/ conséquences, de chaîne en réaction et de mouvements chorégraphiques). Activité tarifée.

Mise en lecture Mercredi 21 mai – 19 h

L’éTRanGÈRE 2.0, unE MéDéE En aFRIquE

par l’auteure ariane Genet de Miomandre/Mythomanie 22

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MONTRÉAL, ARTS INTERCULTURELS TaRIFS–PRICES Taxes incluses–Tax included

FORFaITS–SPECIAL RATES Les soirs de première – 2 billets pour 28 $ opening nights Special – 2 tickets for $28

22 $ Régulier – regular

pARTENAIRES pUBLICS

En prévente uniquement. Applicable jusqu’à 24 h avant la représentation. Pre-sales only. Up to 24h prior to the performance.

18 $ Réduit–Discount (Professionnels des arts - aînés : 65 ans et + - Carte Accès Montréal) (professional artists - Seniors: 65 years and + - Accès Montréal cardholders)

Sauf-Except Loin/ Far… de Rachid Ouramdane Sal Capone, The Lamentable Tragedy of de bTW Blind de Scapegoat Carnivale Theatre

15 $ Étudiant – Student 14 $ Groupe – group

PaSSEPORT 4/4 – 4 spectacles à 56 $ PASSPORT 4/4 – 4 performances for $56 4 billets pour 4 spectacles différents de votre choix 4 tickets for 4 different performances of your choice

12 $ Groupe Scolaire – Student g roup 15 $ ECLECTIK 2014 Sauf-Except Loin/Far… de Rachid Ouramdane 25 $ Tarif unique – one price only Sal Capone, The Lamentable Tragedy of de bTW 25 $ Régulier – regular 20 $ Professionnel des arts – aînés – étudiants/professionnal artists – Seniors – Students 15 $ Groupes – groups Une pièce justificative valide est requise pour les tarifs Réduit et Étudiant. Une (1) entrée par carte / A valid ID is required for when purchasing or picking up discounted tickets. one (1) ticket per card holder.

Les abonnés au passeport 4/4 auront droit, sur présentation de leur titre d’abonnement de la saison en cours, à un rabais de 15% à l’achat de billets de cinéma au prix régulier (11,50 $) au Cinéma du parc.

pARTENAIRES CULTURELS

passport holders will be entitled to, upon presentation of their annual subscription, a 15% discount on regular priced movie tickets ($ 11.50) at the Cinéma du parc. vente en ligne – Online sales frais de service en sus de 3.50 $ par billet A $3.50 service charge per ticket will apply Admission générale. Aucun retardataire n’est accepté. general admission. latecomers will not be admitted.

festival canadien de

BILLETTERIE / boX oFFICE

514-982-3386

billetterie@m-a-i.qc.ca

GALERIE D'ART / ArT gAllEry

mAI

(MONTRÉAL, ARTS INTERCULTURELS) 3680 rue Jeanne-Mance, bureau 103 Montréal, Qc H2X 2K5

Accessible aux personnes à mobilité réduite

SHERbROOKE autobus 24 ou 144 ouest

PLaCE DES aRTS autobus 80 ou 435 ou 129 nord

Abonnez-vous à l’infolettre du Montréal, arts interculturels / Subscribe to the Montréal, arts interculturels' newsletter

m-A-I.QC.CA 24

Brochure 2013-2014 © design graphic Arno WANDERSCHEID

Du mardi au samedi de 12 h à 18 h Tuesday to Saturday from 12 pm to 6 pm Entrée gratuite / Free admission

page de couverture : Ephemeral Monument (détail), Gita Hashemi © Gita Hashemi

Du mardi au samedi de 15 h à 18 h et une heure avant chaque représentation Tuesday to Saturday from 3 pm to 6 pm and one hour before performances


WassinkLundgren + Tomoko Sawada – Mois de la Photo à Montréal

p.4

8 SEPTEMbRE au 5 OCTObRE

Ismaël Mouaraki – Loops

p.10

19-20 SEPTEMbRE

black Theatre Workshop – Sal Capone: The Lamentable Tragedy of

p.11

24 OCTObRE au 10 nOvEMbRE

Gita Hashemi – The Idea of freedom

p.5

14 nOvEMbRE au 14 DéCEMbRE

Te Toki Haruru – the resounding adze – pure

p.12

28 au 30 nOvEMbRE

Mehdi nabti – pulsar 4

p.13

6-7 DéCEMbRE

vessna Perunovich – Seamless Crossings

p.6

16 janvIER au 15 FévRIER

Trio Populaire

p.14

24-25 janvIER

Rosy Simas – We Wait In The Darkness

p.15

6 au 8 FévRIER

anna Rùn Tryggvadottir – render & react: approach to a subconscious sensory system

p.7

25 FévRIER au 29 MaRS

Mohsen El Gharbi – Le dernier rôle

p.16

26 FévRIER au 8 MaRS

Martin Rodriguez + jérémi Roy – Cabezón

p.17

21-22 MaRS

Scapegoat Carnivale Theatre – Blind

p.18

4 au 13 avRIL

Susan Pui San Lok – faster, Higher

p.8

10 avRIL au 10 MaI

Rachid Ouramdane – Loin/far…

p.19

25 - 26 avRIL

ECLECTIK 2014 – Swap et FRInGE

p.20

30 - 31 MaI

TOUTES LES REpRÉSENTATIONS DES SpECTACLES SONT à 20 H SAUf LES DIMANCHES à 15 H.


MAI 2013-2014 Brochure