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MAI MONTRÉAL, ARTS INTERCULTURELS

14e saison

2012-2013


ARTS VISUELS

DANSE

THÉÂTRE

MUSIQUE

INTERDISCIPLINAIRES

VISION ARTISTIQUE

ARTISTIC VISION

Depuis 1999, le MAI (Montréal, arts interculturels) présente des œuvres vives, engageantes et résolument actuelles. Diffuseur pluridisciplinaire en arts contemporains professionnels, véritable incubateur permettant la recherche et la réflexion, lieu d’échange et de dialogue, le MAI a pour mission d’appuyer la création, la diffusion et le rayonnement des arts interculturels.

Since 1999, the MAI (Montréal, arts interculturels) has been presenting vibrant and engaging works of contemporary art. A venue sustaining professional, interdisciplinary art practices, a spawning ground for research and reflection, and a place for dialogue —the MAI’s primary mission is to support the creation and dissemination of intercultural art.

Le MAI propose des créations originales en danse, musique, théâtre, arts multidisciplinaires, arts visuels et médiatiques. Il est un espace de rencontre qui crée des liens dynamiques et durables entre les diverses communautés artistiques, le milieu professionnel et les communautés locales. Le MAI offre également un espace pour l’expérimentation de nouvelles pratiques artistiques interculturelles. Cette démarche consiste à placer la notion de dialogue au centre des interventions et de développer les formes de ce métissage. Dans cette optique, le MAI offre aux artistes et compagnies des résidences visant l’excellence et la maturité des œuvres, des projets de collaborations multiples et des rencontres avec le public. Ces croisements culturels donnent lieu à un questionnement dynamique non seulement sur les relations interculturelles, mais aussi sur l’essence même de l’art et sur les conditions garantissant son renouvellement.

The MAI presents original works in a wide range of disciplines: dance, music, theatre, multidisciplinary arts, visual arts, and media arts. It is a meeting place where vital, lasting connections are made between varying sectors of the arts community, the cultural milieu, and diverse local communities. The MAI is also a staging ground for research into new intercultural art practices, where the notion of interchange and exchange takes centre stage in the development of these new practices. To this end, the MAI offers residencies to artists and companies with the objective of creating professional, contemporary works of art; of developing collaborative projects, and, ultimately, of connecting with audiences. These cross-cultural exchanges lead to an ever-evolving dialogue not only on intercultural relations, but also on the very essence of art and on the conditions that ensure its continued growth and self-renewal.


AILLEURS ICI

Régine Cadet | Directrice générale En codirection artistique avec Michael Toppings

Cette 14e saison se veut évocatrice par ses sujets brûlants d’actualité comme la brutalité et la violence des dictatures islamistes, les stéréotypes haineux à l’égard de la culture arabe, les séquelles du colonialisme et l’exil. Les projets que nous avons consciencieusement choisis sont portés par des artistes de différentes origines, notamment des pays arabes, qui utilisent l’art comme moyen de contestation et de militantisme. Le MAI est partie prenante de leurs luttes et souhaite, à leurs côtés, sensibiliser le public et alimenter le débat autour de ces questions cruciales pour l’humanité.

This 14th season echoes current events and is fraught with topics such as the brutality and violence of Islamic dictatorships, exile, the odious stereotypes of Arab cultures, and the heritage of colonialism. The projects we have consciously chosen are brought to us by artists from different backgrounds, several of whom are of Arabic origin, who use art as a means of protest and political activism. The MAI is a participant in their struggles and, alongside them, hopes to raise awareness and stimulate discussion around these crucial questions for humanity.

Hormis ce clin d’œil au « printemps arabe » et à l’art engagé, cette saison s’articule autour de la mémoire collective, de la quête identitaire ou encore de la création de nouvelles expressions contemporaines qui s’en inspirent. Vous aurez ainsi l’opportunité de découvrir, entre autres, un langage chorégraphique contemporain enraciné dans les danses ancestrales du Brésil, le portrait d’un Québécois d’origine chilienne à la recherche de repères culturels et une étude gestuelle inspirée du mouvement de balancement pratiqué durant les prières juives.

Apart from this nod to the “Arab Spring” and to sociallycommitted art, this season also is focused on themes around our collective memory, the search for identity, and on the creation of new forms of contemporary expression that draw their inspiration from these very themes. You will thus have the opportunity to experience a contemporary choreographic language rooted in ancestral Brazilian dance, the portrait of a Chilean-born Quebecer searching for cultural bearings and a gestural study inspired by the swaying movements practised during Jewish prayer.

Aussi, nous accueillons pour la première fois au Québec, le chorégraphe Arkadi Zaides et son bouleversant Quiet. Une œuvre monumentale qui donne à voir des danseurs-acteurs palestiniens et israéliens mise en scène par un chorégraphe de grande renommée. Une occasion unique de découvrir une œuvre phare dont Montréal est le seul lieu de représentation au Canada de cette tournée mondiale!

We are also welcoming, for the first time in Quebec, the choreographer Arkadi Zaides and his stunning work Quiet, a monumental work featuring Palestinian and Israeli danceractors directed by this famous choreographer. This is a unique opportunity to discover a seminal work being presented just once in Canada, here in Montreal, while currently on a world tour!

Artistes de Tel-Aviv, de Berlin, de New York, de Vancouver, de Toronto et de Montréal, créations hybrides et installations in situ; un choix relevé de propositions qui nous interpellent et qui suscitent la réflexion. Une magnifique saison logée à l’enseigne du « socialement engagée », et que nous partageons en votre compagnie!

Artists from Tel Aviv, Berlin, New York, Vancouver, Toronto and Montreal; hybrid new works and in situ installations; piquant program choices that command our attention and make us think. It’s a magnificent season under the banner of programming with conscience, and we are eager to share it with you!

Bienvenue à cette 14e saison.

Welcome to our 14th season.

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ARTS VISUELS


© Tania Ursomarzo

INSTALLATION

Tania Ursomarzo (New York) TRANSITIONING: BETWEEN LINE 02 (2012) DU 15 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE 2012 Tisserande de l’espace urbain intérieur, Tania Ursomarzo repousse les frontières du visible. Arachnéennes, ses œuvres redessinent l’espace négatif et exploitent les zones d’ombres et de lumière. Fascinée par les phénomènes de la perception visuelle, la Torontoise conçoit des installations in situ. Chaque installation est unique et invite le visiteur à revoir autrement le milieu environnant. Réalisées à partir de fils de nylon ou de coton, ses œuvres éphémères – détruites après l’exposition – épousent les contours architecturaux propres à la galerie. Figure maîtresse pour Ursomarzo, la ligne symbolise le passage du temps. Observable, la ligne est omniprésente dans l’expérience humaine – ligne d’horizon, ligne géographique ou topographique, etc. Située entre l’art et l’architecture, la pratique de Tania Ursomarzo inclut l’installation, la photo, la vidéo, la performance et la sculpture. Sélectionnée pour représenter le Canada lors des Jeux olympiques de Beijing de 2008, son œuvre vidéo BEIJING 2007 a été diffusée dans le cadre de l’exposition itinérante The World One Minutes notamment au Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci (Italie) ainsi qu’au Musée David et Alice van Buuren (Belgique). Son travail a également été exposé en Finlande, en Belgique, aux États-Unis et au Canada.

A weaver of urban interior space, Tania Ursomarzo expands the boundaries of the visible. Her spidery works redraw negative space and exploit zones of shadow and light. Fascinated by visual perception phenomena, this Torontoborn artist creates her installations in situ. Each installation is unique and invites visitors to look at their surroundings differently. Her ephemeral works, made out of nylon and cotton thread, follow the architectural contours of the gallery before being destroyed after the exhibition. In transitioning… the line, the governing idea for Ursomarzo, symbolises passing time. Observable by the eye, the line is omnipresent in human experience — the line of the horizon, geographical or topographical lines, etc. Her video BEIJING 2007, chosen to represent Canada at the Beijing 2008 Olympic Games, was included in the travelling exhibition The World One Minutes, seen at venues including the Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci in Italy and the David and Alice van Buuren Museum in Belgium. Her work has also been presented in the United Kingdom, Finland, Belgium, the United States and Canada. Tania Ursomarzo’s work, located between art and architecture, includes installation, photography, video, performance and sculpture.

Vernissage : samedi 15 septembre – 15 h 3


© Parissa Mohit

Parissa Mohit (Montréal) OÙ AI-JE DÉJÀ VU CELA? (2012) Installation vidéo – Projet vitrine

INSTALLATION VIDÉO

4 AU 10 NOVEMBRE 2012 Installation vidéographique projetée sur les fenêtres du MAI, Où ai-je déjà vu cela? sollicite par sa poésie urbaine les passants de la rue Jeanne-Mance. Conçu à partir de la technique du cinéma d’animation, ce triptyque vidéographique puise son inspiration dans les miniatures persanes des 14e et 16e siècles ainsi que dans le Montréal contemporain. Similarité entre le passé et le présent, la trame narrative estompe les notions du temps et du lieu. L’œuvre de Parissa Mohit amalgame la représentation picturale médiévale aux images de Montréalais croquées sur le vif. Création gigogne – histoire qui en cache une autre – Où ai-je déjà vu cela? insuffle un sens épique à ces tranches de vie montréalaises. Personnages nocturnes à l’Halloween, danse aux Tam Tam et bataille médiévale au Mont-Royal, autant de scènes du quotidien qui se superposent aux légendes persanes. Les études en scénographie de Parissa Mohit ont grandement influencé sa pratique actuelle dans l’animation. Créés à partir de collages de photos et de dessins, ses films explorent les domaines de l’imaginaire. En 2007, elle crée 01804 un dessin animé projeté au Festival des Films du Monde, et en 2010, l’Homme et le Train rafle le Prix du court métrage Georges Laoun Opticien OBORO du Festival du nouveau cinéma. Où ai-je déjà vu cela? est le fruit d’une résidence conjointe PRIM/MAI.

A video installation projected onto the windows of the MAI, Où ai-je déjà vu cela? attracts the attention of passersby on Jeanne Mance St. with its urban poetry. Conceived using animated film techniques, this video triptych draws its inspiration from fourteenth and sixteenth-century Persian miniatures as well as from contemporary Montreal. Creating a similarity between past and present, the narrative erases the concepts time and space. Parissa Mohit joins medieval pictorial representation with images of Montrealers sketched from real life. A new work with a Russian-doll construction – each story conceals another – Où ai-je déjà vu cela? breathes a sense of epic into these slices of Montreal life. Nocturnal characters on Hallowe’en, a Tam Tam dance and a medieval battle on Mount-Royal are some of the scenes of everyday life superimposed on Persian legends. Parissa Mohit’s studies in set design greatly influenced her present-day work in animation. Created out of collages of photos and drawings, her films explore the realms of the imaginary. In 2007, she created 01804, an animated film screened at the World Film Festival, and in 2010 L’Homme et le Train won the Prix du court métrage Georges Laoun Opticien OBORO at the Festival du nouveau cinéma. Où aije déjà vu cela? is the fruit of a joint PRIM/MAI residency.

Conception musicale : Julie Verfaillie En collaboration avec / In collaboration with PRIM 4


The Night of Bush Capturing: A Virtual Jihadi © Wafaa Bilal

INSTALLATIONS VIDÉO INTERACTIVES

Wafaa Bilal, Harun Farocki, Mohammed Mohsen (New York, Berlin, Toronto) BLOWN UP: GAMING AND WAR (2010) Commissaire : Vicky Moufawad-Paul DU 17 NOVEMBRE AU 15 DÉCEMBRE 2012 Blown Up: Gaming and War expose, par le biais des jeux vidéo, le travestissement des guerres actuelles à travers le travail de trois artistes.

Blown Up: Gaming and War exposes the misrepresentation of present-day wars through the projects of three artists who work with video games.

The Night of Bush Capturing: A Virtual Jihadi de Wafaa Bilal dénonce les stéréotypes haineux face à la culture arabe. Bilal revisite The Night of Bush Capturing, le « jeu vidéo » en ligne d’Al Qaïda, après l’avoir piraté pour le transformer en une œuvre d’autofiction. Reconnu internationalement pour ses œuvres provocantes, le New-Yorkais d’origine iraquienne a été désigné par le Chicago Tribune « Artiste de l’année » en 2007.

The Night of Bush Capturing: A Virtual Jihadi by Wafaa Bilal denounces hateful stereotyping of Arab culture. Bilal pirated and revisits The Night of Bush Capturing, the on-line Al Qaeda “video game”, and transforms it into a work of selffiction. Known internationally for his provocative work, this Iraqi-born New York artist was named “Artist of the Year” by the Chicago Tribune in 2007.

Immersion, du Berlinois Harun Farocki, s’inspire du Virtual Reality Exposure Therapy, un environnement virtuel immersif utilisé par l’armée américaine pour soigner les soldats souffrant du syndrome de stress post-traumatique. L’installation crée un univers parallèle où la conquête sur le terrain devient superflue. Expérience interactive troublante de vérité où le visiteur croit avoir affaire à d’authentiques soldats! En 2007, Harun Farocki a exposé, à la prestigieuse documenta de Cassel.

Immersion, by the Berlin artist Harun Farocki, draws on Virtual Reality Exposure Therapy, an immersive virtual environment used by the U.S. army to treat soldiers suffering from post-traumatic stress syndrome. The installation creates a parallel universe where the notion of winning on the ground becomes secondary to upholding the stability of the system. It’s a troubling interactive experience of veracity that gives visitors the impression they are interacting with actual soldiers! Harun Farocki’s work has been shown at the prestigious documenta event in Kassel, in 2007.

Weak se réfère à divers jeux vidéo, notamment au NAM1975 qui recrée la guerre du Vietnam. Dans l’œuvre de Mohammed Mohsen, l’identification habituelle au protagoniste est évacuée pour être remplacée par une narration expressionniste. Weak démontre comment les jeux vidéo guerriers sont une source troublante de plaisir, mais aussi d’anxiété politique. Artiste émergent palestinien, Mohammed Mohsen réside à Toronto.

Weak addresses a variety of video games, including NAM1975, which recreates the Vietnam War. In Mohammed Mohsen’s work our usual identification with the protagonist is absent; in its place is an expressionist narration drawing from art cinema and exile poetry. Weak demonstrates how military video games are a troubling source not just of pleasure, but also of political anxiety. Mohammed Mohsen is an emerging Palestinian artist residing in Toronto.

Vernissage : samedi 17 novembre – 15 h 5


© Sayeh Sarfaraz

INSTALLATION

Sayeh Sarfaraz (Montréal) ÉTRANGE DICTATURE (2012) DU 19 JANVIER AU 16 FÉVRIER 2013 L’installation Étrange dictature met en relief la brutalité et la violence des dictatures dans le monde et leur antagonisme : les protestations et les manifestations civiques pour les droits d’un peuple. Inlassablement, l’artiste archive ces « expériences qui ne s’effaceront jamais de notre mémoire collective  ». L’univers artistique de Sayeh Sarfaraz puise son inspiration à même les événements politiques liés au gouvernement de son pays d’origine. Clin d’œil aux miniatures persanes et à la poésie, à la fois ludiques et politiques, ses installations dénoncent avec virulence les dictatures islamistes. L’angoisse permanente du conflit, de la censure et de la séquestration du peuple iranien se transmet par le langage naïf d’une collection de jouets de plastique et de dessins. En lien direct avec son itinérance et son exil, les figurines, mises en scène selon des parcours enfantins et aléatoires, vivent des situations dramatiques comme des combats violents, des bombardements, des emprisonnements. Née à Chiraz, la capitale culturelle de l’Iran, Sayeh Sarfaraz vit à Montréal depuis 2008. Sa pratique inclut le dessin, l’installation et la vidéo. Son travail a été présenté dans plusieurs villes, dont Strasbourg, New York, Paris, Berlin, Leipzig et Montréal. Bénéficiant d’un programme de résidence de création à la Fonderie Darling en 2010-2011, Sayeh Sarfaraz est actuellement représentée par la galerie Antoine Ertaskiran à Montréal.

The installation Étrange dictature casts in relief the brutality and violence of the world’s dictatorships and citizen demonstrations in favour of their rights. The work tirelessly archives these “experiences which will never be erased from our collective memory.” The artistic universe of Sayeh Sarfaraz draws its inspiration from political events connected to the government of her birthplace. Her installations, with a nod to Persian miniatures and poetry, are both playful and political, virulently denouncing Islamic dictatorships. The constant distress of conflict, censorship and the isolation of the Iranian people is conveyed through the simple language of plastic toys and drawings. Directly related to her itinerancy and exile, the figurines she arranges in child-like and haphazard ways are exposed to dramatic situations such as violent battles, bombings and imprisonment. Sayeh Sarfaraz was born in Shiraz, Iran’s cultural capital, and has lived in Montreal since 2008. She works in drawing, installation and video. Several cities have hosted her work, including Strasbourg, New York, Paris, Berlin, Leipzig and Montréal. In 2010-11 Sayeh Sarfaraz was artist in residence at the Darling Foundry. She is currently represented by the Antoine Ertaskiran gallery in Montreal.

“By a power transfer, the artist becomes the mistress of her own world as an outlet where her thoughts can freely unfold.” CAMBRIDGE TIMES (Cambridge, Canada)

Vernissage : samedi 19 janvier – 15 h 6


© Anne Devitt

MÉDIUMS MIXTES

SAVAC (South Asian Visual Arts Centre) (Toronto) LE 7E REGISTRE (2012) DU 6 AVRIL AU 11 MAI 2013 L’exposition annuelle du SAVAC (South Asian Visual Arts Centre) présente le travail de ses membres qui s’illustrent par un large éventail de pratiques en art contemporain. Sélectionnées par un jury à partir d’un appel de dossiers, les créations proposées mettent en lumière une production interdisciplinaire riche et éclectique.

The annual SAVAC (South Asian Visual Arts Centre) contemporary art exhibition presents the broad range of work being carried out by its members. Chosen by a jury following a call for submissions, the work on exhibit is a revealing glimpse into the variety of artistic and sociopolitical concerns of contemporary South Asian artists.

Portrait flamboyant de l’art actuel du 21e siècle, cette manifestation fait découvrir des œuvres d’artistes canadiens et étrangers. Pertinentes et résolument actuelles, les expositions du SAVAC font montre d’une approche innovatrice pour mieux aborder l’art contemporain.

A dazzling portrait of twenty-first-century contemporary art, this event will introduce viewers to works that are arduous and contemplative, and through which themes of diaspora merge with new ways of examining South Asian economies, politics and culture.

Fondé en 1997, SAVAC est le seul centre d’artistes au Canada voué à la diffusion de l’art actuel créé par des artistes issus du Sud-Est asiatique. Établi à Toronto l’organisme sans but lucratif produit ses expositions annuelles hors les murs en collaboration avec divers organismes culturels canadiens. Première présentation en sol québécois, première collaboration avec le MAI, Le 7e registre favorisera à coup sûr un dialogue transculturel des plus féconds.

Founded in 1997, SAVAC is the only artist-run centre in Canada devoted to contemporary art created by artists of South-East Asian origin. This non-profit Toronto group mounts its annual off-site exhibitions in collaboration with a variety of Canadian cultural organizations. Le 7e registre is the first of their events to be held in Quebec and the first time the group has collaborated with the MAI – a partnership that is sure to inspire a transcultural dialogue on a regional, provincial and national level.

Vernissage : samedi 6 avril – 15 h En collaboration avec / In collaboration with SAVAC (South Asian Visual Arts Centre) 7


ARTS DE LA SCÈNE


© Dioni Pereira

DANSE

Maria Isabel Rondon (Montréal) BARRAVENTO (2011) 21 ET 22 SEPTEMBRE 2012 Barravento. Vent à Bahia qui se lève soudainement en mer. Barravento. Métaphore pour le changement, la transition. Barravento. Chorégraphie qui évoque un ailleurs familier et étrange propre à ces mémoires ancestrales. Nouvelle voix en danse sur la scène montréalaise, Maria Isabel Rondon possède déjà une signature unique où fusionnent des éléments de la capoeira, des danses des Orixas – divinités afro-brésiliennes – à un langage résolument contemporain. Ses chorégraphies se démarquent par leurs géométries surprenantes et le caractère animal du mouvement. Danse archétypale, Barravento flirte avec les transes de possession, réminiscence de l’état de confusion qui fait perdre pied à l’initié au candomblé. Danse du clair-obscur, mouvements spasmodiques ou aériens, Barravento joue sur le déséquilibre et l’abandon. La chorégraphe partage la scène avec trois interprètes, et ensemble, ils s’engagent dans une expérience du corps plus grand que nature. Maria Isabel Rondon amorce sa carrière de danseuse en s’initiant à la capoiera. Au Brésil, elle se spécialise en technique Silvestre et fréquente assidûment les terreiros – maison de candomblé. Diplômée de l’Université d’Ottawa en science des religions, sa formation en danse inclut le ballet classique et la danse contemporaine. Rondon danse pour Carlos Moraes et chorégraphie trois solos : Ogum, Cara et Àguas. La chorégraphe crée ici une nouvelle adaptation de son Barravento, une œuvre primée au 7e concours Mon accès à la scène en 2012.

Barravento: a wind in Bahia that rises suddenly off the sea. Barravento: a metaphor for change and transition. Barravento: a choreography that evokes a familiar and strange elsewhere with distinct ties to ancestral memories. A new figure on the Montreal dance scene, Maria Isabel Rondon already possesses a unique signature in which elements of capoeira and the dances of the Orixas – Afro-Brazilian deities – fuse with a resolutely contemporary language. Her choreographies stand out for their astonishing geometry and the animal nature of their movement. Barravento flirts with trances of possession, reminiscent of the states of confusion experienced by initiates to the religion Candomblé. A dance of chiaroscuro, of spasmodic and aerial movements, Barravento plays on disequilibrium and surrender. The choreographer shares the stage with three dancers; together, they engage in a larger than life experience of the body. Maria Isabel Rondon began her dancing career in capoiera. In Brazil, she specialised in the Silvestre Technique and was a regular at terreiros – Candomblé houses. A graduate of the University of Ottawa in religious studies, her dance training includes classical ballet and contemporary dance. Rondon dances for Carlos Moraes and has choreographed three solos: Ogum, Cara and Àguas. For the MAI she is premiering a new adaptation of Barravento, a 2012 Mon accès à la scène award-winning choreography.

« Elle réussit brillamment le pari délicat de l’élaboration d’une gestuelle personnelle et contemporaine alimentée par les traditions ancestrales sans être limitée par elles. » QUÉBEC DANSE (Montréal)

Avec Myriam Farger, Mika Lilit Lior, Fedora Mathieu Musique originale de Javier Ascencio 9


© Gadi Dagan

Arkadi Zaides (Tel-Aviv) QUIET (2009)

En tournée mondiale

DANSE

12 ET 13 OCTOBRE 2012 Exceptionnellement rude, intense et physique, Quiet est une pièce-choc dont le courage impressionne. Un quatuor farouchement masculin, Palestiniens et Israéliens, danseurs et acteurs, libère les démons de tout un chacun. Émotions exacerbées s’embrasent dans un terrain miné par la rage, la peur, la tristesse et la honte. Danse du désespoir, duo impossible entre un acteur judoka arabe et un danseur contemporain israélien mènent à l’aliénation. Au milieu de cet enfer subsiste cependant un oasis de tranquillité où la compassion peut encore exister.

Exceptionally rough-edged, intense and physical, Quiet is a high-impact work of impressive courage. In it a fiercely masculine foursome of Palestinian and Israeli dancers and actors free their demons. Exacerbated emotions catch fire on terrain booby-trapped by rage, fear, sadness and shame. A dance of despair that includes an impossible duet between an Arab judoka actor and a contemporary Israeli dancer, is anchored in alienation. In the midst of this inferno there nevertheless subsists an oasis of calm, where compassion can still exist.

Dans ce terrain de jeu en quête d’humanité, des têtes de canards graffitées recouvrent le mur de la scène et reproduisent fidèlement des graffitis que l’on retrouve sur le mur de séparation de Tel-Aviv. Quiet, une danse sous tension qui déjoue les clichés mise en scène par un chorégraphe à la fois fascinant et dérangeant.

In this playing field in search of humanity, graffiti of ducks’ heads cover the stage wall, a faithful reproduction of the graffiti found on Tel Aviv’s separation wall. Quiet is a chargedup, cliché-busting dance staged by a choreographer whose work is both fascinating and disturbing.

Chorégraphe indépendant, Arkadi Zaides fait de la danse un outil d’exploration critique de l’identité de son pays. Issu des rangs de la prestigieuse Batsheva Dance Company, le chorégraphe compte une dizaine d’œuvres à son actif. Son travail a été remarqué en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. Après Tel-Aviv, New York, Bilbao et Tokyo, Montréal est le seul arrêt au Canada de cette tournée mondiale amorcée en 2010! Né en Union soviétique, Arkadi Zaides en sera à sa première visite au Québec.

The independent choreographer Arkadi Zaides uses dance as a means to critically explore his country’s identity. A graduate of the prestigious Batsheva Dance Company, he is the creator of nearly a dozen pieces. His work has been acclaimed in Europe, Asia and North America. After Tel Aviv, New York, Bilbao and Tokyo, Montreal is the only Canadian stop on this leg of a world tour that began in 2010! Arkadi Zaides was born in the Soviet Union and is making his first visit to Quebec.

‘‘“Quiet”

of Arkadi Zaides is a whipping, beating and offensive work of art, bleeding itself and seeking to remind us that there is also something else other than the routine of fun.” HABAMA (Israël)

Avec Yuval Goldstein, Muhammed Mugrabi, Ofir Yudilevitch, Arkadi Zaides 10


© Jerome Bonto

DANSE

Alvin Erasga Tolentino - CO.ERASGA Dance (Vancouver) COLONIAL (2012) Première québécoise DU 25 AU 27 OCTOBRE 2012 Après Field (Land is the belly of man) proposée au MAI en 2004, Alvin Erasga Tolentino nous revient avec un deuxième solo présenté en première québécoise. Véritable épopée multisensorielle, l’œuvre de danse-théâtre Colonial jette un pont entre le passé colonisé d’un peuple et son ethnicité contemporaine. Inspiré du livre Pasyon and Revolution: Popular Movements in the Philippines, 1840-1910 de Reynaldo Clemena Ileto, Colonial est également une adaptation libre et fantaisiste de l’histoire des Philippines revisitée par l’imprévisible et fascinant chorégraphe Alvin Erasga Tolentino. Combattants révolutionnaires et prêtresses babaylanes peuplent ce nouveau territoire de création. Mis en scène par Dennis Gupa, Colonial est une production multimédia appuyée par les saisissantes projections vidéographiques réalisées par Jon Lasam. Vétéran de la scène internationale, Alvin Erasga Tolentino est également fondateur et directeur de la compagnie CO.ERASGA Dance. Acclamées sur tous les continents, ses performances hybrides explorent la culture asiatique et les enjeux identitaires de la société contemporaine occidentale. Fondée en 2000, CO.ERASGA Dance compte une dizaine d’œuvres à son répertoire dont Expose (2011), Shadow Machine (2010) et She Said (2004). Outre ses créations scéniques, Tolentino a conçu cinq films et vidéos de danse, dont SOLA, récipiendaire en 2002 du «  Grand Prix Vidéo  » de la Compétition internationale de l’Unesco. Né à Manille, aux Philippines, Alvin Erasga Tolentino réside à Vancouver depuis 1983.

Following Field (Land Is the Belly of Man), presented at the MAI in 2004, Alvin Erasga Tolentino returns with a second solo piece, Colonial, a Quebec premiere. A veritable multisensory epic, this work of dance-theatre bridges a people’s colonised past and its contemporary ethnicity. Inspired by Reynaldo Clemena Ileto’s book Pasyon and Revolution: Popular Movements in the Philippines, 18401910, Colonial is also a free and whimsical adaptation of Philippine history, revisited by the fascinating and unpredictable choreographer Alvin Erasga Tolentino. Revolutionary combatants and Babaylan priestesses people this new work. Directed by Dennis Gupa, Colonial is a multimedia production backed up by gripping video images created by Jon Lasam. A veteran of the international scene, Alvin Erasga Tolentino is also the founder and director of the company CO.ERASGA Dance. Acclaimed on every continent, his hybrid performances explore Asian culture and questions of identity in contemporary Western society. Founded in 2000, CO.ERASGA Dance has nearly a dozen works in its repertoire, including Expose (2011), Shadow Machine (2010) and She Said (2004). In addition to his work for the stage, Tolentino has made five dance films and videos, including SOLA, which won the “Grand Prix Video” of the International UNESCO Competition.

‘‘In the process, Tolentino established himself as a daring virtuoso dancer, with his originality, exuberance, technical brilliance and powerful grace.” THE PHILIPPINE CHRONICLE OF VANCOUVER 11


Adam Basanta © Fredik Gran Daniel Áñez García © Tatiana Áñez.

INTERDISCIPLINAIRE

Daniel Áñez García (Montréal) THE BURNING SKIES OF BOGOTÁ: New Music for Piano and Electronics from Colombia Première mondiale 9 ET 10 NOVEMBRE 2012 Concert de musique électroacoustique doublé d’une installation lumineuse, The Burning Skies of Bogotá met à l’honneur l’avant-garde musicale colombienne. Les œuvres de Rodolfo Acosta, de Daniel Leguizamon et d’Ana María Romano sont interprétées par le brillant pianiste Daniel Áñez García, réputé pour sa connaissance du répertoire contemporain des compositeurs sud-américains. Clin d’œil du pianiste aux couchers de soleil enflammés de sa ville natale, musique et lumière s’interpellent dans cette expérience audiovisuelle hors du commun. Pour ce concert inédit García s’est entouré d’Adam Basanta, artiste de l’art numérique et compositeur de musique classique et électroacoustique. Maître incontesté des répertoires méconnus, Daniel Áñez García est membre de La Machine, un ensemble qui se consacre à la création et à l’interprétation de musique contemporaine colombienne. Lauréat ex æquo du Grand Prix de la 3e Compétition internationale de piano au Costa Rica, Daniel Áñez García enregistre en 2007 Colón electrónico 5 años (2002-2006), une œuvre commémorative présentée au Teatro Colón de Bogotá. García finalise un doctorat en performance de la musique contemporaine pour piano à l’Université de Montréal. Adam Basanta conçoit des installations audiovisuelles des plus saisissantes. Son travail d’électroacousticien lui a valu plusieurs prix à l’étranger notamment au VII Electro-Acoustic Miniatures Contest (Espagne, 2009). Ses compositions ont été jouées dans divers concerts et festivals en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.

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The Burning Skies of Bogotá, a concert of electro-acoustic music accompanied by a light installation, honours Colombia’s musical avant-garde. Works by Rodolfo Acosta, Daniel Leguizamon and Ana María Romano will be interpreted by the brilliant pianist Daniel Áñez García, well-known for his knowledge of the contemporary South American repertoire. In a nod to the blazing sunsets of the pianist’s home town, music and light interact in this unusual audio-visual experiment. For the performance of this new work, García collaborates with Adam Basanta, a media artist and classical and electroacoustic music composer. A spearhead of little-known musical works, Daniel Áñez García is a member of La Machine, an ensemble devoted to creating and performing contemporary Colombian music. Winner ex aequo of the Grand Prix at the Third International Piano Competition in Costa Rica, in 2007 Daniel Áñez García recorded Colón electrónico 5 años (2002-2006), a commemorative work performed at the Teatro Colón in Bogotá. García is working towards his doctorate in contemporary piano music performance from the Université de Montréal. Adam Basanta creates striking audiovisual installations. His work as an electro-acoustic composer has garnered several awards at foreign events, including the VII Electro-Acoustic Miniatures Contest (Spain, 2009). His compositions have been performed in a variety of concerts and festivals in North America, Europe and Asia.


© Mehdi Benboubakeur

MUSIQUE

AYRAD (Montréal) Récipiendaire du Prix de la diversité 2012 25 ET 26 JANVIER 2013 Récipiendaire du Prix de la diversité 2012, Ayrad explore un foisonnement de styles musicaux. Des pièces festives qui tirent leur vitalité des sons créés par les rythmes andalous, berbères et flamenco couplés aux grooves reggae, latin et chaabi marocain. Le sextuor se distingue par sa poésie et ses mélodies émouvantes et inspirantes qui font la part belle à l’improvisation. Le collectif interprète un matériel original et des reprises du répertoire maghrébin, arabo-andalou ou juifmarocain. Ayrad est né de la rencontre du compositeur et chanteur Hamza Abouabdelmajid et de la hautboïste Annick Beauvais auquels se sont joints quatre multi-instrumentistes – Anit Ghosh, Kattam Laraki-Côté, Bertil Schulrabe et Cédric Dind-Lavoie – connus pour leur parfaite maîtrise des musiques d’inspiration orientale ou encore des musiques du monde métissées. Finaliste en 2012 au concours Mon accès à la scène, la formation a offert quelques représentations montréalaises, notamment au Théâtre Plaza en première partie du groupe Bambara Trans.

The recipient of the 2012 Diversity Award, Aryad explores a range of musical styles through festive pieces that draw their vitality from the sounds of Andalusian, Berber and flamenco rhythms joined with reggae, Latin and Moroccan chaabi grooves. This sextet stands out for its poetry and inspirational melodies in which improvisation plays a large role. The collective plays original material and standards from the Maghreb, Arabic Andalusian and Jewish Moroccan repertoire. Ayrad is the brainchild of composer / singer Hamza Abouabdelmajid and oboist Annick Beauvais, who are joined by four multi-instrumentalists – Anit Ghosh, Kattam Laraki-Côté, Bertil Schulrabe and Cédric DindLavoie – known for their perfect mastery of Eastern-inspired and hybrid world music. A finalist in the 2012 Mon accès à la scène competition, the group has performed in Montreal, most notably at the Plaza theatre as the opening act for the group Bambara Trans.

Le Prix de la diversité récompense un artiste ou un collectif d’artistes du domaine de la musique du monde et issus de la diversité culturelle montréalaise. En collaboration avec le Conseil des arts de Montréal, CBC Montréal, la Place des Arts, Vision Diversité et le MAI.

The Diversity Award is awarded to an artist or a collective working within the parameters of world music and who are a part of Montreal’s many cultural communities. This annual award is presented in partnership with the Conseil des arts de Montréal, CBC Montreal, Place des Arts, Vision Diversité and the MAI.

Ce concert fera l’objet d’une captation radiophonique par CBC Montréal, diffuseur officiel, et sera disponible ultérieurement en baladodiffusion sur son site Internet.

This concert will be recorded by official broadcaster CBC Radio Montreal and will be made available as a podcast on the CBC’s website.

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© Jeremy Bobrow

Paul Van Dyck (Montréal) OROONOKO

Première mondiale

DU 6 AU 10 ET DU 13 AU 17 FÉVRIER 2013

THÉÂTRE

1660. Suriname. Oroonoko, prince africain réduit à esclavage, fomente une révolte. Les nouveaux colonisateurs matent la rébellion en massacrant tous les esclaves. Publié en 1688, Oroonoko est un habile croisement entre dramaturgie théâtrale, reportage et biographie écrit par Aphra Behn. Considérée comme la pionnière de l’abolitionnisme, Aphra Behn signait avec Oroonoko, le premier roman humanitaire écrit dans la langue de Shakespeare. Espionne au service du roi Charles II d’Angleterre afin d’enquêter sur l’administration de cette colonie néerlandaise, l’auteure a connu une fin de vie misérable. Paul Van Dyck revisite la vie et l’œuvre de cette activiste politique avant la lettre. Avec Oroonoko, le metteur en scène insuffle à la tragédie une portée plus universelle en juxtaposant la traite Atlantique du XVIIe siècle à la condition féminine actuelle. Chœur d’esclaves, miliciens, et royalistes participent aux derniers soubresauts d’une civilisation perdue. Dramaturge, metteur en scène et acteur, Van Dyck est directeur artistique de Rabbit in a Hat Productions. Habitué des festivals Fringe en Amérique du Nord, il réalise une dizaine de mises en scène, dont Paradise Lost qualifiée de « Meilleure production » au Frigid Festival de New York. Révélation de l’année en 2009, Paul Van Dyck remporte la palme auprès du Montreal English Critics Circle pour sa contribution exceptionnelle au théâtre. Ses créations novatrices et audacieuses fusionnent avec brio plusieurs genres théâtraux.

1660. Suriname. Oroonoko, an African prince reduced to slavery, foments a revolt. The new colonisers subdue the rebellion by massacring all the slaves. Published in 1688, Oroonoko is a skilful blend of stage drama, reportage and biography written by Aphra Behn, an early exponent of abolitionism. With Oroonoko, she authored the first humanitarian novel in English. A spy in the service of King Charles II of England whose mission was to investigate the administration of this Dutch colony, Behn died in poverty. Paul Van Dyck revisits the life and work of this political activist before her time. With Oroonoko he gives the tragedy more universal scope, juxtaposing the eighteenth-century Atlantic slave trade with the status of women today. A chorus of slaves, militiamen and royalists participates in the last gasp of a ruined civilisation. The playwright, theatre director and actor Paul Van Dyck is artistic director of Rabbit in a Hat Productions. A regular participant in North American fringe festivals, he has directed a dozen plays, including Paradise Lost, winner of a “best production” award at FRIGID New York. The revelation of the year in 2009, Van Dyck won a Montreal English Critics Circle award for his exceptional contribution to the theatre. His bold and innovative plays brilliantly fuse several theatrical genres.

‘‘ (…) this is the best theater – the most relevant to our time, the most uplifting, the most artistic, simultaneously the most esoteric and exoteric, visually, aurally, and intellectually stimulating – that I have seen in a long time.” CULTURAL CAPITOL (New York)

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Dans le cadre/As part of du Mois de l’histoire des Noirs En collaboration avec / In collaboration with Persephone Productions En anglais


© anonymes

Emi Honda et Jordan Mckenzie (Montréal) THE SPEAKING TENT

Première mondiale

INTERDISCIPLINAIRE

DU 25 FÉVRIER AU 2 MARS 2013 Très répandu chez les Ojibwés, les Innus et les Cris, le rite de la « tente tremblante » permet aux chamans de communiquer avec le monde invisible des esprits. Campé dans un futur fictif postapocalyptique, The Speaking Tent réinvente un nouveau langage qui s’inspire de la théorie du chaos observée dans la nature. Composée de projections en boucle et d’échantillonnages sonores, l’installation multimédia intègre objets urbains, sculptures miniatures rotatives et outils technologiques déconstruits et reconstruits. Alimentée par une trame narrative multilingue – anglais, français, japonais et cri – l’installation performative est manipulée en direct par ces nouveaux chamans contemporains.

In the “speaking tent” ritual widely practised by the Ojibwa, Innu and Cree, medicine-men communicate with the invisible spirit world. Set in a fictional post-apocalyptic future, The Speaking Tent as envisioned by Emi Honda and Jordan McKenzie invents a new language inspired by chaos theory as observed in nature. Composed of looped images and sound samples, this multimedia installation incorporates urban objects, miniature rotating sculptures and deconstructed and reconstructed technology. Accompanied by a multilingual narrative soundtrack—in English, French, Japanese and Cree—this performative installation is manipulated on-site by these new contemporary shamans.

Glaneuse urbaine, Emi Honda crée des environnements immersifs qui ont tout du paysage fantastique. Artiste visuelle, chanteuse et multi-instrumentiste, Honda est membre du duo pop-indie-folk-expérimental Elfin Saddle avec Jordan Mckenzie. Vidéaste, multi-instrumentiste, réalisateur sonore et artiste visuel, Jordan Mckenzie porte en lui l’héritage de la culture crie. Les préoccupations environnementales chez ce couple d’artistes favorisent un foisonnement d’œuvres qui dénoncent la surconsommation propre à notre civilisation. Leurs expositions ont été présentées principalement au Canada. En 2009, la vidéo Wurld était diffusée au Festival international de Vienne (Viennale). Cet été, leur formation musicale Elfin Saddle participait à une importante tournée européenne (Musée Van Gogh d’Amsterdam, Buz’art Festival de Genève, etc).

Emi Honda is an urban gleaner whose immersive environments create a fantastic landscape. A visual artist, singer and multi-instrumentalist, Honda is a member of the pop-indie-folk-experimental duo Elfin Saddle with Jordan Mckenzie. A video maker, multi-instrumentalist and sound and visual artist, Jordan Mckenzie is a bearer of Cree culture. The environmental concerns of this pair of artists have given rise to a number of works denouncing our civilisation’s overconsumption. Exhibitions of their work have been presented mostly in Canada. In 2009, the video Wurld was shown at the Vienna International Film Festival (Viennale). This past summer, Elfin Saddle set out on a major European tour (at the Van Gogh Museum in Amsterdam, the Buz’art Festival in Geneva, etc.).

‘‘ Jordan McKenzie and Emi Honda of Canadian duo Elfin Saddle transformed the backyard of their Montréal apartment into an evolving installation (…). The result is Wurld, a 23 minute film that charts the rise and fall of an entire civilisation – with a beguiling and extremely effective soundtrack to match.” THE WIRE (Londres, R.-U)

1ER ET 2 MARS

Performances interdisciplinaires d’Emi Honda et de Jordan Mckenzie Dans le cadre de la / As part of the Nuit blanche à Montréal

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© Jean-François Lavallière

THÉÂTRE

Marcelo Arroyo (Montréal) ALAMEDA, LE BOULEVARD OÙ MARCHE L’HOMME LIBRE

Première mondiale

DU 5 AU 9 MARS ET DU 12 AU 16 MARS 2013 «Soyez convaincus que, beaucoup plus tôt que tard, s’ouvriront les grands boulevards où marchera l’homme libre pour construire une société meilleure.» Salvador Allende, 11 septembre 1973 Après un séjour à l’extérieur du pays, Patricio est contraint de revenir à Montréal. En perte de repères, il se voit confronté à lui-même, à ses angoisses, à ses origines. L’avion du retour décolle, et voici que l’appareil devient un miroir déformant, où les angoisses qui traversent son esprit se métamorphosent en personnages bouffonesques qui manipulent les images et les voix de son passé. Ce vol a des répercussions pour Faye et Celia, deux  agents de bord, qui, comme Patricio, cherchent à s’affranchir de l’image d’eux-mêmes et d’un passé qui les trouble. Huit clos saisissant, Alameda, le boulevard où marche l’homme libre brosse le portrait d’un Québécois d’origine chilienne aux prises avec une quête identitaire. Autofiction, chemin entre le réel et l’imaginaire, Alameda… est également une plongée vertigineuse dans un diabolique cabaret burlesque. Interprété par Lynne Cooper, Marc-André Leclair, Marie-Sophie Roy, Victor Andrés Trelles Turgeon, Alameda… est le premier texte dramatique de Marcelo Arroyo. La pièce a été créée à partir d’improvisations qui manipulent de multiples référents culturels. Diplômé de l’École nationale de théâtre et de l’UQAM, Marcelo Arroyo a plus d’une quinzaine de productions théâtrales à son actif. Au théâtre, ce comédien a travaillé avec plusieurs metteurs en scène, dont André Brassard, Emma Tibaldo, Daniel Paquette, Cristina Iovita et Wajdi Mouawad. À la télévision, il participe à la télésérie Tactik où il joue Manuel, le père de Diego.

After spending time abroad, Patricio is obliged to return to Montreal. Having lost his bearings, he is brought face to face with himself, his anxieties and his roots. Upon taking off, the plane becomes a distorting mirror in which his anguish is incarnated by buffoon-like characters who manipulate the images and voices of his past. This flight also has repercussions for Faye and Celia, two flight attendants who, like Patricio, are trying to free themselves from their self-image and from a troubling past. A gripping and claustrophobic drama, Alameda, le boulevard où marche l’homme libre paints a portrait of a Chilean-born Quebecer in the throes of a search for identity. An autofiction anchored between reality and the imaginary, Alameda is also a dizzying plunge into a fiendish burlesque cabaret. Featuring Lynne Cooper, Marc-André Leclair, Marie-Sophie Roy and Victor Andrés Trelles Turgeon, Alameda is Marcelo Arroyo’s first work for the stage, created out of improvisations that manipulate various cultural referents. Marcelo Arroyo is a graduate of the National Theatre School and of UQAM and has directed more than fifteen theatrical productions. As a theatre actor, he has worked with a number of directors, including André Brassard, Emma Tibaldo, Daniel Paquette, Cristina Iovita and Wajdi Mouawad. In television he acted in the series Tactik, in which he played Manuel, Diego’s father.

En français, anglais et espagnol En collaboration avec Les Productions Nebka 16


ECLECTIK 2012 © YUL

Thirst/Clarity (Zohar Melinek et Mary St-Amand Williamson) (Montréal) COLLECTIVE INDIVIDUAL Première mondiale

INTERDISCIPLINAIRE

5 ET 6 AVRIL 2013 Performance s’inspirant des révolutions récentes dans le monde arabe, Collective Individual traduit l’impact psychologique sur les civils et les victimes en temps de guerre. Cette création hybride dépeint de façon mordante la dualité perceptive d’un individu et d’une collectivité. Comment se vit une révolution? Réalité subjective et point de vue dichotomique, les révolutions se heurtent les unes aux autres : douloureuses chez un individu – perte d’un être cher – et bénéfiques pour une collectivité – libération de l’oppression politique. L’œuvre de Zohar Melinek et de Mary St-Amand Williamson occupe cet espace, cet entre-deux sociopolitique, cette mince barrière qui sépare ces idéaux irréconciliables. Mouvement de masse puissant; fragilité et résilience d’un individu. Projection vidéographique qui ébranle les corps des performeurs, intériorisation des révolutions, l’onde de choc qu’est Collective Individual se propage sur l’espace scénique. Né à Jérusalem, l’artiste multidisciplinaire Zohar Melinek se concentre principalement sur la performance, le film, la vidéo et la création sonore. Ses créations hors normes ont été présentées en Europe et en Amérique du Nord. Formée au Ballet Syllabus du Royal Ballet School, Mary St-Amand Williamson a dansé pour divers festivals et événements montréalais. Elle expose des installations interactives à Toronto et collabore avec l’artiste notoire Michael Snow. En 2010, Melinek et Williamson présentaient en première A Nation’s Legacy of Severance la production inaugurale de leur collectif Thirst/Clarity à Paris.

A performance inspired by the recent revolutions in the Arab world, Collective Individual conveys the psychological impact on civilians and victims in times of war. An interdisciplinary new work that caustically conveys the perceptual duality of an individual and a collective, it asks the question: How is a revolution experienced? A subjective reality and a dichotomous point of view collide; painful for an individual – the loss of a loved one – and beneficial for the collectivity – freedom from political oppression. This work by Zohar Melinek and Mary St-Amand Williamson occupies such an in-between socio-political space, the thin barrier that separates these irreconcilable ideals: a powerful mass movement alongside the frailty and resilience of an individual. Accompanied by video projections imprinted on the bodies of the performers, Collective Individual internalises the revolutions and sends shock waves across the stage. The multidisciplinary artist Zohar Melinek was born in Jerusalem and works mainly in performance, film, video and sound art. His out of the ordinary creations have been shown in Europe and North America. Mary St-Amand Williamson trained in the ballet syllabus of the Royal Academy of Dance and has danced in a variety of Montreal festivals and events. Her interactive installations have been presented in Toronto and she has worked with the well-known artist Michael Snow. In 2010, Melinek and Williamson presented the premiere of A Nation’s Legacy of Severance, the inaugural production of their collective Thirst/Clarity in Paris.

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© Celia Spenard-Ko

Sasha Kleinplatz – Wants & Needs Danse (Montréal) CHORUS II Première mondiale 18 AU 21 AVRIL 2013

DANSE

Avec ce nouvel opus Sasha Kleinplatz livre une œuvre toute personnelle et lève le voile sur la vulnérabilité du corps masculin. Chorus II prend racine dans le mouvement de balancement pratiqué par les hommes juifs durant la prière, un mouvement millénaire qui remonte à l’Antiquité. La chorégraphe transforme un rituel ancien en une gestuelle cathartique; pierre d’assise d’un matériau chorégraphique des plus saisissants. Quête spirituelle, connexion à une énergie supérieure, Chorus II se veut une métaphore du dépassement de soi. Empreinte de nostalgie et de tristesse, cette nouvelle création dénote une grande physicalité. Corps athlétiques, gestuelle vigoureuse, percussions vives, le spectacle remue d’une énergie endiablée. Des extraits de Chorus II ont été présentés notamment à Piss in the Pool, événement annuel prisé des Montréalais se déroulant au Bain Saint-Michel. Chorégraphe hors norme, Sasha Kleinplatz a créé plus d’une dizaine d’œuvres diffusées à New York, Montréal ainsi que dans d’autres villes canadiennes. Après l’obtention du Prix d’excellence James Saya de l’Université Concordia, Kleinplatz accumule les résidences chorégraphiques : Fondation Jean-Pierre Perreault, Usine C, Centre de création d’O’ Vertigo, etc. Sasha Kleinplatz et Andrew Tay, codirecteurs artistiques de Wants & Needs Danse, ont été les initiateurs des populaires Piss in the Pool, Involved et Short & Sweet, événements de danse diffusés dans des espaces non formels.

With this new project Sasha Kleinplatz delivers a very personal work and lifts the veil on the vulnerability of the male body. Chorus II takes root in the swaying movements practised by Jewish men during prayer, millennial movements that go back to Antiquity. The choreographer transforms an ancient ritual into a cathartic series of gestures, the cornerstone of a gripping piece of choreography. A spiritual quest and connection to a higher form of energy, Chorus II is a metaphor for surpassing oneself. Laden with nostalgia and sadness, this new work demonstrates great physicality. Athletic bodies, vigorous gestures and brisk percussion move the show along with frenzied energy. Excerpts from Chorus II have been presented at events such as the ever popular Piss in the Pool, held annually at Bain St. Michel. An out of the ordinary choreographer, Sasha Kleinplatz has created a dozen or so works which have been shown in Montreal, New York and across Canada. After receiving the James Saya Award for Excellence at Concordia University, Kleinplatz embarked on a series of choreographic residencies at the Fondation Jean-Pierre Perreault, Usine C, the Centre de création d’O’Vertigo, etc. Sasha Kleinplatz and Andrew Tay, co-artistic directors of Wants & Needs Danse, initiated the popular dance events Piss in the Pool, Involved and Short & Sweet, which are held in informal spaces.

« On remarque aussi la rigueur que la chorégraphe Sasha Kleinplatz amène à tous ses projets avec Chorus II (…) Avec leurs complets noirs, les danseurs font penser à un Édouard Lock vidé de ses muses féminines. » LOCAL GESTURES (Montréal) Interprètes : Benjamin Kamino, Milan Panet-Gigon, Simon Portigal, Lael Stellick, Nathan Yaffe et Frédéric Wiper Multi-instrumentiste : Radwan Ghazi Moumneh 18


Tomomi Morimoto © Sandra Lynn Bélanger

Tomomi Morimoto, Meena Murugesan, William Young (Toronto-Montréal) ÉCLATS – VITRINE FESTIVAL CANASIAN (2012)

DANSE

2 AU 5 MAI 2013 Véritable foisonnement d’originalité asiatique, le CanAsian International Dance Festival est un événement annuel établi à Toronto. Le MAI et Tangente offrent un aperçu de ce dynamique festival par la présentation de trois courts solos, une commande d’œuvres réalisées en collaboration avec trois mentors. Trois interprètes et chorégraphes ont été couplés à autant de vétérans en danse contemporaine : William Young à Tedd Robinson (Ottawa), Meena Murugesan à Janet O’Shea (Los Angeles) et Tomomi Morimoto à Elizabeth Langley (Montréal).

Fostering diverse expressions of Asian aesthetics through dance, the CanAsian International Dance Festival is an annual event held in Toronto. Collaboratively, the MAI and Tangente offer a sampling of this dynamic festival with three short solos, commissioned pieces created in collaboration with three mentors. Three dancers and choreographers were paired with three veterans of contemporary dance: William Young with Tedd Robinson (Ottawa), Meena Murugesan with Janet O’Shea (Los Angeles) and Tomomi Morimoto with Elizabeth Langley (Montreal).

Inspirée par les histoires de fantômes japonais, Inhabitation, de la Montréalaise Tomomi Morimoto, reflète la constante métamorphose des mythes de l’humanité. Les mouvements invisibles de l’âme peuvent seulement être vus au moment où ils résident dans la chair. Au-delà des « traditions » se terre la « primauté », le cœur de cette création. Grist, du Torontois William Yong/ Zata Omm Dance Projects intègre la danse contemporaine, la voix et le design vidéo pour créer une collection de souvenirs et de réflexions sur l’identité personnelle. Interprétation de songes intimes et monologue sur une expérience personnelle, Grist trace un parcours identitaire constamment renouvelé. L’œuvre de danse contemporaine indienne de Meena Murugesan aborde dans split/focus l’expérience urbaine et culturelle de chacun dans sa complexité intrinsèque. Entre émotion et points de repères (mudhra/nritta), l’interprète montréalaise dégage une fascinante intensité à travers une esthétique d’une riche palette de mouvements.

Inspired by Japanese ghost tales, Montreal-based Tomomi Morimoto’s Inhabitation reflects the constant metamorphosis of humankind’s myths. The invisible movements of the soul can only be seen when they reside in the flesh. Beyond “tradition” lies “primacy”, the heart of this new work. Grist, by the Torontonian William Yong, incorporates contemporary dance, voice and design video to create a collection of memories and thoughts on individual identity. An interpretation of intimate dreams and a monologue on a personal experience, Grist follows a constantly shifting path towards a sense of individuality. In split/focus, Meena Murugesan’s contemporary Indian dance examines the urban and cultural lives of each of us in their intrinsic complexity. Through emotion, technique and cultural moorings (mudhra/nritta), this Montreal performer creates a fascinating intensity out of an aesthetic with a rich palette of movements.

‘‘What emerges from that outer casing is a dance of such ferocity and intensity that it takes one’s breath away. Morimoto is a force of nature. (…) Yong’s solo is a dance of memory built around a mound of sand. As his mind travels back in time, his body ripples with a changing emotional landscape. (…) This Indian contemporary solo is a stunner. Murugesan’s choreographic vision is to find the point where emotion, technique and meaning intersect.” THE GLOBE AND MAIL (Toronto) En codiffusion avec Tangente En collaboration avec le Festival AccèsAsie 19


Jason Levine, ECLECTIK 2012 © YUL

ECLECTIK 2013 31 MAI ET 1ER JUIN 2013

ARTS MULTIDISCIPLINAIRES

Tribuna. Lieu élevé d’où les orateurs grecs et romains haranguaient le peuple. Logée à l’enseigne de la tribuna, la 6e édition d’ECLECTIK sera à l’image de cette saison : « socialement engagée ». Cette Tribuna invite les « artistescitoyens » à endosser l’habit de porte-parole pour les causes qui leur tiennent à cœur. À coups de gueule et à coups de cœur, avec fougue, virtuosité et sensibilité, la parole citoyenne artistique est appelée à occuper l’espace scénique. Performeurs, slameurs, danseurs, poètes du spoken word, vidéastes, acteurs, auteurs-compositeurs-interprètes et artistes installateurs sont conviés à un cabaret « mani-festif ». Tribune libre interdisciplinaire, l’art engagé se pare de tous ses atours pour ce 6e ECLECTIK.

Tribuna. A raised platform or dais from which Greek and Roman orators lectured the people. Unfolding under the sign of the tribuna, the 6th edition of ECLECTIK walks hand in hand with the “socially committed” stance of its 14th season. Tribuna invites “artist/citizens” to don the hat of spokesperson for causes dear to their hearts, and to alight the stage with passion and vigour. Performance, installation and video artists, slammers, poets, dancers, actors, composers and musicians unite in this “manifestive” cabaret. Whether through a rant, empasioned plea, or political act, this interdisciplinary soap box gives voice to the art of conscience.

FESTIVAL

ST-AMBROISE FRINGE DE MONTRÉAL 14 AU 23 JUIN Partenaires depuis 1999, le MAI est de nouveau l’hôte du Festival pluridisciplinaire St-Ambroise FRINGE de Montréal, l’ultime happening estival avec une atmosphère unique de bon voisinage. Fête de quartier et arts performatifs fusionnent en juin dans le Plateau et le Mile-End pour une célébration de la créativité qui se décline en musique, en comédie, en danse et en théâtre, avec plus de 500 performeurs locaux, nationaux et internationaux. Renseignements et billetterie : 514 849-FEST montrealfringe.ca 20

Partners since 1999, the MAI once again hosts the pluridisciplinary St-Ambroise Montreal Fringe Festival, the ultimate summer happening with an unbeatable neighbourhood feel! Block party and performing arts collide every June in the Plateau / Mile-End area for this celebration of creativity that includes music, comedy, dance and theater with over 500 local, national and international performers.


SÉRIE PUBLIC+


SÉRIE PUBLIC+ Afin de favoriser les relations entre les artistes et le public, le MAI propose Public+, une série d’activités des plus dynamiques offertes en tandem avec les expositions et les performances. Les activités comprennent en outre celles mises sur pied en collaboration avec nos partenaires pour soutenir les projets des artistes mentorés ou encore celles proposées par des artistes indépendants dont le travail cadre indéniablement avec le mandat du MAI.

DISCUSSIONS AVEC LES ARTISTES Une discussion avec les artistes est organisée tous les vendredis après les spectacles, tout au long de la saison.

LUNDIS PLURIELS Désormais événement phare de nos activités, les LUNDIS PLURIELS consistent en des 5 à 7 de réseautage pour les artistes de la diversité, organisés en collaboration avec Culture Montréal et Diversité artistique Montréal (DAM) dans l’espace café du MAI. Au programme de ces soirées : conférenciers spéciaux, babillard vivant, prix de présence et l’occasion de faire des rencontres mémorables avec un public stimulant et diversifié. DATES DES 5 À 7: 2012 – 17 SEPTEMBRE, 29 OCTOBRE, 19 NOVEMBRE 2013 - 21 JANVIER, 18 FÉVRIER, 11 MARS, 22 AVRIL

MISE EN LECTURE

SAMEDI 29 SEPTEMBRE – 19 H

GÉOGRAPHIES DE LA MÉMOIRE — Dans le cadre des Journées de la culture

Par les auteures Milena Buziak, Catherine Ruel et Andréa Ubal Voyageurs Immobiles, Cie de création

SOIRÉE POÉSIE

MARDI 2 OCTOBRE – 19 H

NUIT BOHÈME Poésie et littérature en espagnol Dans le cadre du Festival LatinArte

ATELIER DE DANSE

DIMANCHE 14 OCTOBRE – 12 H

DOCUMENTING BODY

2012 VISITE GUIDÉE

SAMEDI 15 SEPTEMBRE – 15 H (SUIVIE DU VERNISSAGE)

TRANSITIONING: BETWEEN LINE 02 AVEC l’artiste Tania Ursomarzo

AVEC Arkadi Zaides Arkadi Zaides étudie le corps en tant que source de mouvements authentiques et originaux. En proposant stimulation et exercices conçus pour rompre avec les vieilles habitudes, il souhaite découvrir une expression simple et sans équivoque dans le but de créer un nouveau langage corporel riche et personnel. Pour artistes professionnels.

DISCUSSION

SAMEDI 20 OCTOBRE – 15 H

ATELIER DE CRÉATION

DIMANCHE 16 SEPTEMBRE – 13 H

PAS DE TROIS 02 AVEC l’artiste Tania Ursomarzo Dans cet atelier le « fil », devient un matériau re-conceptualisé qui permet de créer des surfaces obstructives et directionnelles, guidant et encourageant les interactions des piétons dans le paysage urbain. Les participants créeront ainsi une installation in situ le long de la rue Jeanne-Mance, tout en performant des séquences chorégraphiées de mouvements, en interactions avec les fils et selon un canevas préétablis.

THE CULTURAL ACTIVIST AVEC Alvin Erasga Tolentino Abordant de nombreux enjeux sociopolitiques, cette discussion porte sur les moyens et les stratégies permettant de renforcer les liens entre l’activisme social et la pratique artistique.

VISITE GUIDÉE

SAMEDI 17 NOVEMBRE – 15 H (SUIVIE DU VERNISSAGE)

BLOWN UP : GAMING AND WAR AVEC l’artiste Mohammed Mohsen et la commissaire Victoria Moufawad-Paul

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2013

CONFÉRENCES, ATELIERS, DISCUSSIONS, SPECTACLES

VISITE GUIDÉE

PRINTEMPS DU MAI

SAMEDI 19 JANVIER – 15 H (SUIVIE DU VERNISSAGE)

ÉTRANGE DICTATURE AVEC l’artiste Sayeh Sarfaraz

ATELIER DE CRÉATION SAMEDI 26 JANVIER – 13 H

THÉÂTRE DE NOTRE MÉMOIRE COLLECTIVE AVEC Sayeh Sarfaraz De quelle manière, votre imagination représente-t-elle un dictateur ? En utilisant des matériaux proposés par l’artiste, les participants sont invités à créer leur dictateur sanguinaire en forme de marionnette. Ce travail individuel sera assemblé en œuvre collective afin de créer une installation dans l’espace.

DU 5 AU 21 AVRIL

Au fil des années, le printemps a été utilisé par les artistes et les activistes en tant que métaphore pour illustrer le changement, le renouveau et le réveil – du poète T.S. Eliot, qui décrivait le printemps comme le moment où les lilas jaillissent de la terre morte, aux mouvements de révolte se manifestant autour du monde comme le Printemps de Prague, le Printemps arabe et même notre propre Printemps érable. D’un point de vue géopolitique, artistique et personnel, les activités du projet Printemps du MAI auront pour sujet les intersections entre l’art et l’activisme, le pouvoir, la protestation, la voix de l’auteur, l’histoire et la mémoire, l’ethnographie, la langue, l’image du corps, l’image de la collectivité, l’empreinte des artefacts culturels et les façons dont les nouvelles technologies et les groupes sociaux peuvent influencer le changement.

VISITE GUIDÉE

SAMEDI 6 AVRIL – 15 H (SUIVIE DU VERNISSAGE)

LE 7E REGISTRE

TABLE RONDE

AVEC les artistes de SAVAC (South Asian Visual Arts Centre)

ART – IDENTITÉ ET TERRE ANCESTRALE

ATELIER D’ANIMATION

SAMEDI 9 FÉVRIER – 15 H

Cette table ronde aborde principalement la valeur croissante des connaissances traditionnelles et l’importance de transmettre histoires, croyances, connaissances, arts et rituels d’une génération à l’autre afin d’assurer la survie d’une culture. Une brochette d’artistes pour qui la notion de transmission représente l’essence même de leur pratique artistique participent à cette table ronde.

MISE EN LECTURE

VENDREDI 12 AVRIL – 19 H

MIRAGES PAR l’auteure Isabel dos Santos

SAMEDI 13 AVRIL - 13 H

CRÉANIMEZ! AVEC Parissa Mohit Cet atelier donnera la chance aux participants de se familiariser avec les bases du cinéma d’animation en réalisant un court métrage avec une variété de médiums. Les participants apprendront à donner vie à leur imagination en utilisant des objets, des photos, de la pâte à modeler, etc. À la fin de cet atelier, chaque participant aura produit un court métrage d’animation.

APRÈS-MIDI JEUNESSE

Admission gratuite pour les 16 ans et moins. CHORUS II de Sasha Kleinplatz DIMANCHE 21 AVRIL – 15 H

ÉCLATS : Vitrine Festival CanAsian DIMANCHE 5 MAI – 15 H

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BILLETTERIE / BOX OFFICE FORFAITS / SPECIAL RATES

22$  RÉGULIER / REGULAR

LES SOIRS DE PREMIÈRES SAUF POUR QUIET 2 BILLETS POUR 28 $ OPENING NIGHTS SPECIAL EXCEPT FOR QUIET 2 TICKETS FOR $28 

18$ RÉDUIT / DISCOUNT

(Professionnels des arts - Aînés 65 et + - Carte Accès Montréal) (Professionnal artists - Seniors 65 and + - Accès Montréal cardholders)

15$ ÉTUDIANT / STUDENT 14$ GROUPE / GROUP (10+) 12$ GROUPE - SCOLAIRE / STUDENT GROUP 15$  ECLECTIK 2013 SAUF /EXCEPT :

En prévente uniquement. Applicable jusqu’à 24 h avant la représentation Pre-sales only. Up to 24h prior to the performance

Après-midi jeunesse pour certaines représentations du dimanche Admission gratuite pour les 16 ans et moins Sunday Youth afternoons - Free admission for 16 years and under

PASSEPORT 4/4 - 4 SPECTACLES À 48$ ! / PASSPORT 4/4 - 4 PERFORMANCES FOR 48$!

QUIET d’Arkadi Zaides 25$ RÉGULIER / REGULAR

4 billets pour 4 spectacles différents de votre choix à 12$ par billet / 4 tickets for 4 different performances of your choice at the reduced rate of $12 per ticket.

OROONOKO de Paul Van Dyck 25$ RÉGULIER / REGULAR

NOUVEAUTÉ CETTE ANNÉE / NEW THIS YEAR

20$ PROFESSIONNELS DES ARTS – AÎNÉS – ÉTUDIANTS / PROFESSIONNAL ARTISTS – SENIORS– STUDENTS

Vente en ligne / Online sales Frais de service en sus de 3.50 $ par billet A $3.50 service charge per ticket will apply www.m-a-i.qc.ca

15$ GROUPE / GROUP (10+) Une pièce justificative est requise pour les tarifs Réduits et Étudiant. Une (1) entrée par carte / A valid ID is required for when purchasing or picking up discounted tickets. One (1) ticket per card holder.

Admission générale, aucun siège n’est réservé. Aucun retardataire n’est accepté. Veuillez noter que les taxes sont incluses dans les prix indiqués. / General admission, no reserved seat. Latecomers will not be admitted. Ticket prices include all taxes.

HEURES D’OUVERTURE / OPENING HOUR BILLETTERIE / BOX OFFICE

514-982-3386

BILLETTERIE@M-A-I.QC.CA

du mardi au samedi de 15h à 18h et une heure avant chaque représentation Tuesday to Saturday from 3pm to 6pm and one hour before performances

GALERIE D'ART / ART GALLERY

du mardi au samedi de 12h à 18h Tuesday to Saturday from 12pm to 6 pm

MAI (MONTRÉAL, ARTS INTERCULTURELS) 3680 rue Jeanne-Mance # 103 Montréal, Qc H2X 2K5

Accessible aux personnes à mobilité réduite

SHERBROOKE autobus 24 ou 144 ouest

PLACE DES ARTS autobus 80 ou 535 ou 129 nord

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M-A-I.QC.CA

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— CALENDRIER 2012

TOUTES LES REPRÉSENTATIONS SONT À 20 H SAUF LES DIMANCHES À 15 H. EXPOSITION p. 3 Tania Ursomarzo — TRANSITIONING: BETWEEN LINE 02 15 SEPTEMBRE AU 20 OCTOBRE DANSE p. 9 Maria Isabel Rondon — BARRAVENTO 21 ET 22 SEPTEMBRE DANSE p. 10 Arkadi Zaides — QUIET 12 ET 13 OCTOBRE DANSE p. 11 Alvin Erasga Tolentino — COLONIAL 25 AU 27 OCTOBRE PROJET VITRINE p. 4 Parissa Mohit — OÙ AI-JE DÉJÀ VU CELA ? 4 AU 10 NOVEMBRE MUSIQUE / INTERDISCIPLINAIRE p. 12 Daniel Àñez García — THE BURNING SKIES OF BOGOTÁ: New Music for Piano and Electronics from Colombia 9 ET 10 NOVEMBRE EXPOSITION p. 5

2013

Wafaa Bilal, Harun Farocki, Mohammed Mohsen — BLOWN UP: GAMING AND WAR 17 NOVEMBRE AU 15 DÉCEMBRE EXPOSITION p. 6 Sayeh Sarfaraz — ÉTRANGE DICTATURE 19 JANVIER AU 16 FÉVRIER MUSIQUE p. 13 AYRAD — PRIX DE LA DIVERSITÉ 25 ET 26 JANVIER THÉÂTRE p. 14 Paul van Dyck — OROONOKO 6 AU 17 FÉVRIER EXPOSITION p. 7 Savac (South Asian Visual Arts Centre) — LE 7e REGISTRE 6 AVRIL AU 11 MAI INTERDISCIPLINAIRE p. 15 Emi Honda et Jordan Mckenzie — THE SPEAKING TENT 25 FÉVRIER AU 2 MARS THÉÂTRE p. 16 Marcelo Arroyo — ALAMEDA, LE BOULEVARD OÙ MARCHE L’HOMME LIBRE 5 AU 16 MARS INTERDISCIPLINAIRE p. 17 THIRST/CLARITY (Zohar Melinek & Mary Williamson) — COLLECTIVE INDIVIDUAL 5 ET 6 AVRIL DANSE p. 18 Sasha Kleinplatz — CHORUS II 18 AU 21 AVRIL DANSE p. 19 Tomomi Morimoto, Meena Murugesan, William Yong — ÉCLATS - VITRINE FESTIVAL CANASIAN 2 AU 5 MAI ARTS MULTIDISCIPLINAIRES p. 20 ECLECTIK 2013 / TRIBUNA 31 MAI ET 1ER JUIN

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COLLABORATEURS

Page de couverture : Arkadi Zaides, Quiet (2009) © Photo : Dor Garbash Design : Avital Schreiber

MONTRÉAL, ARTS INTERCULTURELS

SUBVENTIONNEURS / COMMANDITAIRES

PARTENAIRES

MAI 2012-2013 Brochure  

MAI (Montréal, arts interculturels) - season brochure/programme de saison - 2012-2013

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