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Projet de fin d'études

Couture Urbaine pour une éco-Vie de Quartier à Annemasse

Source photo : «Ville et gare d'annemasse» - #Jean Revillard/Rezo.ch

GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOJEIKISSOFF Valentin

Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble Architecture et Cultures Constructives - juin 2015


Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Grenoble

Architecture et Cultures Constructives

Projet de fin d'études - juin 2015

-

Couture Urbaine

-

pour une éco-vie de quartier à Annemasse

-

GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOJEIKISSOFF Valentin

Membres du jury :

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Directeur d’études : Nicolas Dubus, Architecte, Maître assistant ENSA Grenoble. Enseignant de la thématique de master : Paul-Emmanuel Loiret, Architecte, Maître assistant ENSA Grenoble. Enseignant d’une autre thématique de master : Philippe Liveneau, Architecte, Docteur en Architecture, Maître assistant ENSA Grenoble. Enseignant d’une autre thématique de master : Stéphanie David, Architecte, Maître assistant ENSA Grenoble. Enseignant d’une autre école : Olivier Balaÿ, Architecte, Docteur en Urbanisme et Aménagement, Professeur ENSA Lyon. Personnalité extérieure : Camille Couvreur, Cellule Grands Projets / Direction des Politiques Territoriales et de l’Economie, Annemasse Agglo.


Equipe pédagogique ensa grenoble, ensa lyon

Equipe pédagogique Grenoble :

ENSA

Equipe Lyon :

pédagogique

ENSA

Master A&CC (Architecture et Cultures Constructives)

Master AA&CC (Architecture Ambiances et Cultures Constructives)

Enseignant porteur : Nicolas Dubus (Architecte, Ma. TPCAU)

Enseignants porteurs : Olivier Balaÿ (Architecte, Prof. TPCAU, HDR), Rémy Mouterde (Ingénieur, Ma STA, Docteur en Mécanique des structures)

Anne-Monique Bardagot (Ethnologue, Ma. SHS), Bruno Georges (Ingénieur énergie), Jean-Christophe Grosso (Architecte, Mécanique des Structures, Ma. STA), Hubert Guillaud (Architecte, Ma STA, HDR), Karine Lapray (Ingénieur éco-conception), Olivier Zanni (Ingénieur éco-conception), PaulEmmanuel Loiret (Architecte), Patricia Meehan (Architecte), Guillaume Pradelle (Architecte), Stéphane Sadoux (Urbaniste, Ma. SHS).

Amilcar Dos Santos (Architecte), Guillaume Lafont (Programmation),Vincent Dubreuil (Economiste), Karine Lapray (Ingénieur, Approche environnementale), Olivier Zanni (Ingénieur éco-conception), Samuel Tochon (Acousticien).

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Remerciements

Nous adressons en premier lieu nos remerciements à toute l'équipe pédagogique des thématiques d'enseignements A&CC et AA&CC, pour leurs suivis et conseils donnés tout au long de cette année. Nous pensons tout particulièrement à Nicolas Dubus, Guillaume Pradelle, Jean Christophe Grosso, Emmanuel Loiret, Olivier Balaÿ, Amilcar Dos Antos et Karine Lapray qui nous ont accompagnés dans la construction de ce projet de fin d'études.

le projet d'écoquartier ; ainsi que les entreprises Eco-murs et l'ardoisière des 7 pieds. Enfin, merci à l'ensemble des étudiants du master, nos familles et nos proches, pour leurs encouragements et leur soutien tout au long de cette année.

Merci aux différents intervenants : Guillaume Lafont, Olivier Zanni, Samuel Tochon, Vincent Dubreuil, qui nous ont permis de traiter plus en profondeur les questions de la programmation puis, les questions thermiques, acoustiques et économiques des projets. Nous remercions aussi Bruno Georges qui nous a éclairés sur de nombreux sujets en terme d'éco conception, tant à l'échelle urbaine qu'architecturale. Nous tenons à remercier Anne Monique Bardagot, pour son attention bienveillante tout au long de l'année, et l'aide qu'elle nous a apporté pour la rédaction de ce mémoire. Nous souhaitons remercier l'intercommunalité Annemasse Agglo, qui nous a donné l'opportunité, dans le cadre de notre formation, de travailler sur un projet concret, toujours en cours d'élaboration. Plus spécifiquement, nos remerciements vont à Camille Couvreur pour son écoute et sa disponibilité. Merci aussi à l'association FBI prod, à l'Office de tourisme d'Annemasse et aux habitants du quartier qui ont accepté de nous rencontrer et de partager avec nous leurs opinons - ou attentes - sur Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Résumé

Français

Anglais

Ce projet de fin d’études, situé dans l’agglomération d’Annemasse, s’intéresse au travail de transition entre un tissu pavillonnaire et l’implantation d’un projet d’écoquartier dense, dans le cadre de la création de la zone d’aménagement concertée (ZAC) Etoile-Annemasse-Genève.

This final year project, located in the conurbation authority of Annemasse, focuses on working the transition between suburban housing and a new densely populated eco-district, within the context of the creation of the urban development zone (ZAC) Etoile-Annemasse-Genève.

Afin que le vivre-ensemble soit possible entre les habitants actuels et les nouveaux arrivants, le projet porte une attention particulière sur le travail de couture entre ces deux tissus. Le travail de transition se matérialise aussi bien morphologiquement par un traitement progressif du skyline du projet, correspondant à différentes typologies ayant leur mode d’habiter propre – maisons en bande, habitat intermédiaire en autopromotion, immeuble de logements collectifs – par un travail sur la hiérarchisation des voies afin de permettre au piéton de retrouver sa place sur l’espace publique.

In order to "live together" should be possible between residents and the new ones, the project pays a special attention to a sewing process between those urban contexts. This work of transition materializes in different forms : morphologically as a gradual progression of the skyline, corresponding to different kinds of housing with different modus vivendi - houses aligned in strips, housing self-promotion, multiple dwellings - and a work of prioritisation of streets with a view to replace pedestrian into public area.

De plus, pour que l’enracinement du nouveau quartier soit possible le projet intègre des lieux d’expression collective construits en toute première phase du projet – la Maison du projet, qui est le premier édifice réalisé, a valeur de diffuser le nouveau projet d’éco-quartier et la Maison des habitants qui a valeur d’animation dans le quartier. A ces lieux construits sont associés des lieux de rencontres tels que des parcs, des places, des placettes favorisant ainsi la construction d’une vie de quartier et de sociabilités de voisinage.

Furthermore, in order to rooting the new district the project needs to include collective expression places, which will be build at the first beginning of the projet the House of project, which will be the first one builded has vocation to highlight the eco-district project and the House of inhabitants, which has vocation to link inhabitants. These sites are linked to meeting places like city parks, plots in order to promote a neighbourhood life and neighbourhood sociabilities.

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Sommaire -

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Sommaire

Introduction 

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1. ZAC Etoile Annemasse-Genève : le quartier de la gare en métamorphose.  12 1.01.

Mobilités transfrontalières, vecteur de développement urbain 

1.01.1. Direction Genève.  1.01.2. Un projet de mobilités ambitieux  1.01.3. La ZAC, projet global pour l’agglomération. 

1.02. Retour sur Annemasse Agglo.  1.02.1. Au cœur d’un territoire naturel.  1.02.2. Identités complexes d’Annemasse Agglo.  1.02.3. Quartier de un entre deux 

13 14 16 18

19 la

19 21 gare, 24

1.03. Le plan directeur de Devillers et associés comme point de départ.  26 1.03.1. Quartier  1.03.2. Les enjeux de l'écoquartier  1.03.3. Progression vers le pavillonnaire  1.03.4. Choix des îlots et remaniement des limites de la ZAC 

27 29 31 32

2. Le concept d’Eco-Vie de Quartier, une approche holistique.  34 2.01.

Quartier, du logement à la rue 

2.01.1. Attirer les familles, certes…mais pas que !  2.01.2. Un mode de promotion citoyen  2.01.3. Mixité fonctionnelle  2.01.4. Penser l’avenir  2.01.5. Une densité progressive  2.01.6. Hiérarchiser les voieries  2.01.7. Pour un stationnement plus vertueux 

2.02.

Eco-quartier exemplaire et à valeur de diffusion 

2.02.1. Favoriser les écosystèmes  2.02.2. Matériaux éthiques  2.02.3. Réemploi  2.02.4. Energies  Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.02.5. 2.02.6.

2.03.

MINERGIE-ECO  Valeur de diffusion 

Pour une vie de quartier épanouissante 

2.03.1. Lieux de rencontres  2.03.2. Lieux d’expression collective  2.03.3. Traitement de l’intimité pour une meilleure vie collective 

3. Quatre projets pour accompagner la transition  3.01. Les maisons en bande  3.01.1. Travail sur l'intimité à différentes échelles  3.01.2. Retrouver les caractéristiques de la maison individuelle  3.01.3. Flexibilité du logement  3.01.4. Un habitat soucieux de son impact global 

3.02. Le logement intermédiaire en autopromotion  3.02.1. Un bâtiment qui dialogue avec son contexte  3.02.2. Les effets de la vie collective  3.02.3. Evolutivité des logements via une intervention minimale 

3.03. La Maison des habitants et les logements sociaux 

55 56

57 57 61 62

64

66 67 70 72 73

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3.03.1. Justification de cette association.  82 3.03.2. Procédé MHM au service d’une construction bois de grande hauteur. 84 3.03.3. La Maison des habitants, un équipement à l’échelle du quartier :  85 3.03.4. Les logements sociaux  87

3.04. La Maison du projet  3.04.1. La vitrine du projet d’écoquartier  3.04.2. Penser l’évolution 

Conclusion 

92 93 97

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Bibliographie 

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Annexes 

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Introduction -

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Introduction

Ce projet de fin d’études, situé dans l’agglomération d’Annemasse, s’intéresse au travail de transition entre un tissu pavillonnaire et l’implantation d’un projet d’écoquartier dense, dans le cadre de la création de la zone d’aménagement concertée (ZAC) Etoile-Annemasse-Genève. Notre projet, travail de couture entre ces deux tissus, comprend différents programmes de logements : des maisons en bande, de l’habitat intermédiaire en autopromotion et un immeuble de logements sociaux en R+5, ainsi que deux équipements socioculturels : la Maison des habitants et la Maison du projet Ce projet s’inscrit dans une démarche collaborative entre la communauté d’agglomération « Annemasse Agglo  » et les écoles d’architecture de Lyon et de Grenoble, entamée en septembre 2014. Notre mission intervient à l’issue du travail de concertation entre l’agglomération et l’équipe d’architectes et d’urbanistes Devillers associés, concepteurs du projet urbain. Notre travail porte sur l’analyse prospective et objective, dans un premier temps, puis à l’élaboration de projets sur un secteur de cette même ZAC. Situé près de la frontière franco-genevoise, le projet de ZAC s’inscrit dans un projet plus global de renouvellement urbain aux abords de la gare ferroviaire, impulsé par la création de la ligne ferroviaire CEVA reliant Genève à Annemasse. La ZAC, au foncier en partie maîtrisé par la collectivité, se situe au Nord de la gare sur deux communes péri-urbaines, Ambilly et Villela-Grand. Elle s’implante sur le secteur de l’ancien hôpital d’Ambilly ainsi que sur des

parcelles ayant appartenues au Réseau Ferré de France (RFF) et actuellement en état de friche. Elle est également en contact direct avec un important tissu pavillonnaire, qui exprime un mode d’habité spécifique davantage tourné vers l’entresoi. Suite à notre travail d’analyse du projet directeur, nous nous sommes intéressés à un secteur spécifique du projet d’écoquartier consacré au logement et concernant trois îlots. Cette zone se trouve en interaction avec plusieurs entités différentes – un tissu pavillonnaire, de l’habitat, un jardin ferroviaire et des voies ferrées – sur une petite portion de territoire. Lors de nos arpentages et de nos échanges avec les habitants, nous avons réalisé que pour que le vivre-ensemble soit possible entre ces deux tissus le travail de limites devait se traiter avec attention entre le quartier actuel et le futur projet, sa densité risquant de modifier fortement les modes d’habiter des familles de ce quartier. Ce qui nous a amené à porter notre réflexion autour de la question : Comment traiter la transition entre le projet d’éco-quartier et le tissu pavillonnaire environnant ? Pour répondre à cette problématique, la nécessité de traiter cette couture urbaine de manière fine nous a paru évident. Nous avons cherché à lier ces deux entités à plusieurs échelles. Morphologiquement, le projet traite progressivement le skyline du quartier afin de maîtriser au mieux l’impact de ce projet dense à proximité de la zone pavillonnaire. Pour ce faire, différentes

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typologies ayant leurs modes d’habiter propres sont mises en place allant de la maison en bande à l’immeuble de logements collectifs en passant par de l’habitat intermédiaire en autopromotion. De plus le travail de couture se matérialise par une hiérarchisation des voieries, celles-ci étant les connections directes entre le quartier existant et le futur. Le projet intègre dans le traitement de ces voies les notions de frontage public/privé afin de rendre ces rues plus agréables pour le passant comme pour ses habitants.

Ce mémoire retranscrit notre cheminement de pensée autour de la notion de couture urbaine. Dans une première partie nous reviendrons sur le travail d’analyse qui nous a permis de déterminer les enjeux du territoire et du projet de ZAC. Dans une seconde partie, nous exposerons les différentes stratégies urbaines et programmatiques du projet et enfin, en troisième partie, nous présenterons en détails la mise en application de notre approche à l’échelle architecturale via un focus sur quatre projets.

L’enracinement du nouveau quartier ne peut cependant se faire si le projet n’aborde que des aspects architecturaux. La réussite d’un quartier passe avant tout par la bonne interaction entre ses habitants, permettant à long terme la création d’une mémoire commune. Un travail de médiation, entamé par une association du territoire, donne un aperçu des attentes communes des habitants pour le futur projet telles que la mise en place de nouveaux lieux de partage, de rencontres. Ainsi, cette approche se matérialise au sein du projet par la mise en place de lieux d’expression collective construits en toute première phase : la Maison du projet, qui est le premier édifice réalisé, a valeur de diffuser le nouveau projet d’éco-quartier et la Maison des habitants qui a valeur d’animation dans le quartier. A ces lieux construits sont associés des lieux de rencontres tels que des parcs, des places, des placettes favorisant ainsi la construction d’une vie de quartier et de sociabilités de voisinage.

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1. ZAC Etoile Annemasse-Genève : le quartier de la gare en métamorphose. -

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1.01. Mobilités transfrontalières, vecteur de développement urbain

Annemasse agglo est une intercommunalité de 80 000 habitants, établie aux portes de la frontière franco-suisse et plus particulièrement à proximité de la ville de Genève. Elle se situe au carrefour de grands axes européens (Autoroute A1, A40 et A41) et régionaux (Genève-Annecy-Grenoble / Lyon-Genève-Thonon-les-Bains), contrainte par la topographie de son territoire alpin. Notre projet d’études est porté par les dynamiques d’aménagement et de développement urbains entreprises par l’agglomé-

ration. La ZAC Etoile Annemasse-Genève s'implante au nord de d'Annemasse agglo, à proximité de la gare. Le projet de ZAC profite d’une réflexion plus globale, à l’échelle des régions franco-valdo-genevoise. Il s’inscrit dans une politique de développement du territoire consacrée notamment aux thématiques des mobilités, de l’urbanisation et de l’environnement.

LAUSANNE

THONON-LES-BAINS GENEVE CE VA

ZAC ETOILE ANNEMASSE

MASSIF DES VOIRONS

ANNEMASSE AGGLO

GENEVE ANNEMASSE MASSIF DU SALEVE

ANNECY

CHAMONIX

http://www.cartorera.rhonealpes.fr Schéma régional de cohérence écologique

CHAMBERY

Situation géographique d'Annemasse Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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1.01.1. Direction Genève. Le bassin genevois, moteur de développement pour l’agglomération L’influence de la métropole Suisse s’étend sur les cantons Genevois et Vaudois, ainsi que les départements de l’Ain et de la Haute Savoie. Ce territoire représente à la fois un espace juridique en faveur du projet de développement du territoire, mais exprime aussi un espace sensible en relation directe avec l’attractivité de Genève. Grâce à cette influence et aux écarts de revenus entre les deux pays, les villes Françaises limitrophes connaissent un développement économique et démographique important depuis plusieurs décennies. Concernant la ville d’Annemasse et ses communes alentours, elles se sont développées dans un premier temps au XIXe siècle, période correspondant à la création d'une Zone Franche afin d’améliorer les échanges entre la France et la Suisse. Puis en 1880, la ville connaît un second élan de développement économique grâce à la construction des voies ferroviaires en direction de Bellegarde-Evian, d’Annecy et de Saint-Gervais. L’arrivée des voies ferrées marque véritablement un tournant pour la ville et enclenche l’installation des premières industries et la construction d’un pôle de formation de cheminots annexé à la gare.

Genève Ville-la-Grand

Annemasse Gaillard Etrembière

1845-1865 Début de l’essor d'Annemasse, au portes de Genève

Genève Ville-la-Grand

Annemasse Gaillard Etrembière

Les années 50 Etalement d’Annemasse, comme ville Transfrontalière

Genève

Depuis les années 50, le nombre d'habitants sur l'agglomération explose, dû à l’arrivée en masse des travailleurs transfrontaliers. Depuis, Annemasse Agglo à vue sa population multipliée par quatre. La ville d'Annemasse est passée ainsi de 8 800 habitants en 1946 à 29 000 en 1990.

Ville-la-Grand

Annemasse Gaillard Etrembière

1972 Augmentation des 2 centres au delà de leurs limites

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Annemasse Agglo, point relais. Aujourd’hui, Annemasse agglo est à la fois considérée comme le 2nd pôle urbain du Grand Genève ainsi que la 2nde agglomération du département de la HauteSavoie, derrière celle d’Annecy. Elle subit une très forte pression foncière, due à l'influence de Genève. On compte actuellement une part importante de frontaliers sur l'agglo (44% de la population active travaillent en Suisse). En parallèle, la commune arrive difficilement à lutter contre l’attractivité économique du bassin genevois. Ce contrecoup de l’influence de Genève sur Annemasse agglo tend à définir les communes de l'agglomération de « cités dortoirs ».

munes d’Annemasse agglo, 68% des actifs travaillant à l’étranger utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail. Face à un manque d’alternatives des modes de déplacement entre ces territoires, on constate une utilisation abusive de la voiture et une congestion quotidienne des axes routiers aux heures de pointes.

À l’échelle urbaine, les centres villes se densifient et un phénomène d'étalement urbain se propage jusqu’aux limites frontalières, où l'on recense une mixité typomorphologique avec la présence d'une zone pavillonnaire et de collectifs de type grands ensembles. En parallèle, un phénomène de « mitage » se développe au détriment des espaces naturels et agricoles de la région. De plus, la tension du marché immobilier très forte engendre des difficultés d’accessibilité au logement et de véritables inégalités sociales liées à des écarts de revenus importants entre la Suisse et la France. Ainsi, l'attractivité genevoise continue de modifier fortement les communes. Celleci s'étend à l'ensemble des départements limitrophes, ce qui engendre de fortes mobilités pendulaires. Au départ des comCouture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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1.01.2. Un projet de mobilités ambitieux Une réflexion à l'échelle du Grand Genève. Afin de réduire l’impact de la voiture sur le territoire du Grand Genève, une réflexion commune a été initiée entre les différentes agglomérations de la région franco-valdo-genevoise. Les collectivités en place souhaitent développer une offre de transports en commun plus importante entre les deux pays et favoriser les déplacements à mobilités douces sur le territoire, afin de proposer une alternative plus soutenable au mode de déplacement actuel.

tout en améliorant son réseau actuel par le renforcement de la pratique du vélo dans un cadre utilitaire (moyen de déplacement à l'intérieur de la ville : domiciletravail / école). À l'échelle de l'agglomération et au niveau transfrontalier, la pratique du vélo comme loisir avec notamment l'aménagement d'une voie verte, viendrait garantir la continuité des pistes transfrontalières Saint Genis – Genève. Enfin, Annemasse Agglo souhaite mettre en place des services vélos (vélostation, stationnement) sur l’agglomération. NYON

LAUSANNE

MACHILLY EVIAN LES BAINS

SAINT-GENIS

Le Plan de Déplacements Urbains (PDU) de l’agglomération oriente ses interventions en faveur du développement de transports collectifs en site propre (TCSN). C'est-à-dire, des modes de transports en communs qui emprunteront une voie qui leur est réservée, à différentes échelles. La connexion des réseaux ferroviaires français et suisse à travers la création de la ligne Cornavin - Eaux Vives - Annemasse, permettra de rallier Genève à Annemasse en 20 mn (mise en service en 2017). Cette nouvelle ligne ferroviaire sera complétée par l’extension de la ligne de tramway genevoise, la création d'une ligne de Bus à Haut Niveau de Service (ligne TANGO), la réorganisation et l'amélioration du réseau secondaire de l'agglo, ainsi que la construction de quatre parkings relais afin de compléter l’offre à l’échelle du Grand Genève, situés au terminus des lignes de transports collectifs. De plus, l'agglomération souhaite développer la pratique du vélo sur son territoire

BELLEGARDE

GENEVE

ANNEMASSE

BONNE

ETREMBIERES

VALLEE MONT - BLANC

BELLEGARDE SAINT -JULIEN EN GENEVOIS

LYON

LA ROCHESUR-FORON

ANNECY

Grandes Mobilités, bassin genevois

Refonte de la Gare. Afin de garantir un pôle d’échanges fonctionnel au moment de la livraison de la ligne CEVA, dont l'arrivée est prévue en 2017, Annemasse agglo a rapidement entrepris une réflexion autour de la restructuration de la Gare. En 2012, Annemasse agglo, conjointement avec les municipalités d'Annemasse, Ambilly et Ville-laGrand, lance un appel à projet pour choi-

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Notice présentation Perspective aérienne

sir une équipe d'architectes en charge de la réalisation des espaces publics du pôle d'échanges. Le lauréat du concours est l'agence Gautier+Conquet. Le projet du pôle d'échanges porte sur le dessin des parvis Sud et Nord, de l'infrastructure de la gare routière (pour le compte du conseil général) et des voiries aux abords du projet, dont plus particulièrement celles en lien avec la desserte des transports en communs. La proposition de l'équipe Gautier+Conquet repose sur un contraste entre les entrées de gare, en lien avec le franchissement souterrain des lignes ferroviaires. D'un côté, le parvis Sud dialogue avec la densité plus importante du cœur de la ville et assume un front bâti urbain. Au Nord, le parvis se détache de la gare pour traiter en douceur l'articulation entre la rotonde, le parc ferroviaire et la porte d'entrée urbaine. Le franchissement souterrain, accessible à pied ou en vélo, offre l'opportunité de rallier les « deux rives », permettant aux habitants des communes d'Ambilly et Ville-la-Grand d'accéder à la gare en 5 mn au lieu d'une demiheure auparavant. 4

Am é n a g e me n t du pô l e d’é c h a n g e de l a g a re d’A n n e ma sse - AV P 2 - M a rs 2 0 1 3

Notice présentation

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Aménagement du p ôle d ’é c ha nge d e la ga re d ’A nne m a sse - AV P 2 - M a rs 2013

La création d’un pôle d’échanges modifie considérablement le profil de la gare. Ce nouveau projet lui permet de répondre à l’augmentation de son nombre de voyageurs, en hausse constante, et de croiser les différentes mobilités présentes sur le site (Gare ferroviaire et routière, réseau de bus urbain, dont la ligne TANGO, vélos, piétons...).

Perspectives GAUTIER + CONQUET Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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1.01.3. La ZAC, projet global pour l’agglomération. Le projet ZAC Etoile Annemasse-Genève est porté par le projet de mobilités transfrontalières. Cette opportunité permet d’engager une réflexion sur l’ensemble du quartier de la gare, à travers différents projets de développement. Ainsi, le projet ZAC Etoile Annemasse succède à la réalisation et l’étude de projets annexes : le projet Chablais Parc, la ZAC étoile Sud-Ouest et le pôle d'échange de la gare. Afin de compléter ces mesures de développement au sud de la gare, le périmètre opérationnel du projet de la ZAC Etoile Annemasse-Genève s’étend sur une superficie d’environ 19 ha, au Nord des lignes ferroviaires. Cette zone représente pour l’agglomération des avantages importants en termes de foncier et de requalification des espaces de l’agglo puisque le projet s’implante majoritairement sur des espaces vacants, des friches ferroviaires, industrielles ou artisanales, ainsi que sur le

site de l’ancien centre hospitalier d’Ambilly. Une partie importante de ce foncier est sous maîtrise publique (Communes, agglo ou Etablissement Public Foncier Local 74) et des terrains sont cédés par les Réseaux Férrés Français (RFF), permettant ainsi d’offrir une véritable réserve foncière pour Annemasse Agglo. Le projet permet également la reconquête d’espaces résiduels urbains en plein cœur de l’agglomération (friches ferroviaires, industrielles, ou artisanales) au profit d’un projet d’aménagement et développement globale du territoire. L'outil juridique ZAC réunit des institutions publiques, des partenaires publics-privés et oblige à prendre en considération les volontés des habitants du quartier. Ainsi, dans le cas de la ZAC Etoile Annemasse-Genève, l’agglo a organisé, au préalable, des démarches de concertation des habitants en 2012, s’inscrivant dans la continuité de celles entamées en 2010 pour le pôle d’échanges de la gare.

Zone d'intervention ZAC Etoile Annemasse Genève Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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1.02. Retour sur Annemasse Agglo. Annemasse agglo est une jeune intercommunalité qui, comme nous l’avons vu précédemment, suit un développement exponentiel au regard de l’attractivité de Genève. Elle représente cependant bien plus qu’un simple lieu de passage en direction des cantons Genevois.

1.02.1. Au cœur d’un territoire naturel. L’agglomération s’inscrit notamment dans un contexte géographique et topographique contraint ; au pied des massifs des Voirons (Alt. 1 480 m) et du Salève (Alt. 1 300 m), à la limite des rivières alpines telles que l’Arve et son affluent le Foron qui marquent la frontière entre les deux pays. Le territoire de l’agglomération Annemassienne s’étend sur 7 800 ha, dont environ 1 800 ha de tissus urbains, 2 500 ha de forêts et 1 800 ha de surfaces agricoles.

MASSIF DES VOIRONS ANNEMASSE AGGLO

MASSIF DU SALEVE

Espaces naturels majeurs aux environs d'Annemasse (zones forestières, zones agricoles, ZNIEFF et corridors écologiques)

Une filiere bois à dynamiser. DDans une région où les filières de construction bois sont prédominantes, l’agglomération d’Annemasse ne participe pas réellement à son développement malgré un potentiel remarquable. La région Rhône Alpes est la seconde région forestière française, avec une couverture de 35 % de son territoire. Elle s’inscrit dans une dynamique économique et constructive au cœur d’un contexte naturel favorable. On relève alors la présence de différents lieux de médiation en faveur des filières bois de la région : FIBRA, FIB 74, IFB 73, CREABOIS … Ainsi qu’une certification BQS (Bois Qualité Savoie) qui vise à repérer, promouvoir et valoriser les essences de bois locales. Les surfaces boisées d’Annemasse agglo représentent environ 2 500 ha réparties sur l’ensemble du territoire, dont les deux tiers sont situés dans le massif des Voirons. Elles sont constituées principalement d’essences de feuillus et résineux, avec notamment l’essence majeure de la région : l’Epicéa des Alpes. Cette étendue représente un véritable potentiel d’exploitation forestière. Cependant, aujourd’hui l’exploitation de cette dernière est contrainte par une proportion importante de parcelles possédées par des propriétaires privés (77 %), peu organisées et trop petites pour une exploitation rentable. De plus, la topographie du site et les fortes pentes du massif rendent l’accessibilité aux parcelles difficiles et doit faire l’objet d’aménagements coûteux pour desservir la moitié des parcelles.

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Des espaces naturels en milieux urbains. A une plus petite échelle, aux abords du périmètre urbain et péri-urbain de la communauté d’agglomération annemassienne, les zones forestières et agricoles laissent place à des espaces verts urbains. Les espaces en périphéries de l’agglomération sont de réelles extensions aux réservoirs naturels du grand paysage. L’étendue des zones pavillonnaires participe au développement de la biodiversité en milieu urbain et préserve une circulation des petites espèces au sein même de l’agglomération. Ce sont la qualité des jardins privés et le traitement des limites entre ces différentes habitations, qui permet de définir ces espaces comme un corridor écologique, à l’échelle urbaine du territoire.

blics Jardins privés arc rue des perreuse

Les nombreux espaces en état de friche sur la ville d’Ambilly et Ville-la-Grand, aux abords de la voie ferroviaire, sont aussi des milieux favorables au développement de la biodiversité à proximité du centre de l’agglomération. Ces friches se trouvent, dans l’ensemble, sur les parcelles destinées à la réalisation du projet ZAC Étoile Annemasse-Genève. Elles sont donc vouées à disparaître et l'agglo devra probablement appliquer une mesure compensatoire afin de ne pas détruire l’écosystème en place. De plus, de nombreuses associations locales œuvrent en faveur du développement de la biodiversité au sein même de l'étendue urbaine de l'agglomération. L'association "Abeille du Salève", en partenariat avec les communes d'Annemasse agglo, a installé des ruches aux abords des espaces verts, notamment au Parc de Valeury à Annemasse (5 ruches) et dans les jardins familiaux de Romagny (2 ruches).

Friches / Jachères rue des perreuse

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1.02.2. Identités complexes d’Annemasse Agglo. Un paysage hétérogène

architectural

Le patrimoine architectural de l'intercommunalité Annemasse Agglo est difficile à appréhender. Il relève d'un manque de cohérence globale dans le développement de ces communes, avec la juxtaposition de différentes morphologies urbaines dans un même quartier. Ces irrégularités, présentes sur toute l'agglomération, se sont accumulées au cours des différentes périodes de développement du territoire et continuent de muter de manière empirique, face à la pression foncière à laquelle fait continuellement face Annemasse Agglo. L'étalement urbain de ces dernières décennies a aussi apporté une forme de disparité typologique et a généré la concentration de plus grands logements dans les communes périurbaines (27% de T4 ; 37% de T5 et +), alors qu'à l’inverse la ville agglomérée est largement orientée vers les petits logements (36 % de T1 et T2 ; 22% de T4 ; 11% de T5 et + ).

Aujourd'hui, on parvient à déterminer cinq formes typologiques en cœur d'agglo :

Répartition des typologies, le bleu foncé représentant le tissu pavillonnaire

Tissu pavillonnaire et immeubles implantés sur les communes d'Ambilly et Ville-la-Grand

-

Immeubles de faubourg, dans le centre historique de la ville d'Annemasse. (R+2 à R+3) - Immeubles de logements collectifs, aux extrémités des centres villes et le long des grands boulevards. (R+6 à R+7) - Logements collectifs anciens, aux abords des grands axes de circulation en direction de Genève. (Rd+1 à R+3) - Logements collectifs de type Grands Ensembles. (R+4 à R+5) - Maison individuelles / tissu pavillonnaire. (Rdc à R+2)

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Un Patrimoine Ferroviaire

Industriel

et

Le manque d'identité et de caractère de la ville d'Annemasse et des communes alentours se traduit par la disparition au fils des années de ces éléments architecturaux remarquables. Dans un premier temps, cette détérioration du paysage bâti s'explique par un nombre important d'assauts auxquels la ville d'Annemasse a été confrontée à différentes périodes historiques. Puis, dans un deuxième temps, elle a connu un déclin économique et industriel, menant à un abandon progressif des activités dans certains bâtiments relevant d'une culture et d'une économie locale. L'arrivée des lignes ferroviaires en 1880 marquait un tournant décisif pour toutes les communes de l'agglo ; elle représentait l'entrée dans le modernisme ainsi qu'un développement économique important. Une nouvelle forme de patrimoine apparaît alors, plus marqué sur les villes d'Annemasse, Ambilly et Ville-la-Grand : un patrimoine ferroviaire et industriel. L'agglomération reste encore aujourd'hui très imprégnée de cette période, avec un tissu industriel et ferroviaire important aux abords de la gare d'Annemasse. Malheureusement, ce patrimoine souffre d'une détérioration importante et tend à disparaître faute d'usage et de stabilité structurelle des ces anciens bâtiments à haute valeur culturelle et économique pour l'agglo. Dans le cadre des projets ZAC Etoile Annemasse Genève et du projet de refonte de la gare, certains éléments bâtis seront justement réhabilités et restaurés afin de valoriser ce petit patrimoine (les bâtiments de la gare, la rotonde, la halle tapponnier).

La Rotonde Les halles Tapponier

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Des dynamiques sociales et culturelles afin de ressouder les identités du territoire Depuis maintenant quelques années, Annemasse Agglo a souhaité se forger une nouvelle identité en s'inscrivant dans des dynamiques de développement culturel, démarche soutenue dans son PLU en termes d’accompagnement artistique de toutes opérations architecturales ou urbanistiques projetées. L'art prend alors place dans les rues et parcs des communes d'Annemasse, Ambilly, Ville-la-Grand et Gaillard, invitant les habitants du quartier à porter un nouveau regard sur leurs lieux de vie et leur redonner ainsi une identité. De plus, aujourd'hui, les politiques de l'agglomération souhaitent revaloriser certains quartiers urbains et réduire les inégalités sociales  entre ces territoires, notamment au travers des leviers de développement culturels et sociaux. Pour ce faire, Annemasse Agglo s'appuie sur un nombre important de structures dédiées à la culture et aux dynamiques de cohésion sociale, telles que la maison des associations Martin Luther King, le centre culturel ChâteauRouge... Mais aussi à travers l'aménagement de sociotopes en cœur de ville. Cela est permis par un squelette associatif important et la mise en œuvre d'événements organisés par les communes et ses habitants (Le festival land art COULEURS D'AUTOMNES, les concerts gratuits MUSICAL'ETE). Evenement DSMY 2014 / association Ubranista Activité de quartier Grafficity / association FBI prod. Festival de Land Art Couleur(s) d'automne Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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1.02.3. Quartier de la gare, un entre deux Le quartier de la gare, dans lequel s'inscrit le projet ZAC Etoile Annemasse Genève se trouve à la confrontation de plusieurs identités fortes que nous avons pu relever jusqu'ici. D'un côté, sur la rive Sud, on retrouve une juxtaposition de hangars désaffectés et immeubles de Faubourgs, figure du passé industriel et ferroviaire de la ville d'Annemasse. De l'autre côté, s'entremêlent des friches ferroviaires et artisanales ainsi qu'une étendue pavillonnaire importante avec, par endroit, la confrontation de la maison individuelle et du collectif de type Grands Ensembles. Les lignes ferroviaires constituent une véritable frontière entre ces deux rives et, petit à petit, creusent un fossé entre ces deux espaces, positionnant les quartiers résidentiels des communes d'Ambilly et de Ville-la-Grand en autarcie face au développement du reste du territoire.

tion FBI prod.1 (Fallait Bien Innover Productions)1 pour dresser le portrait sensible du quartier et de ces habitants. Leur proposition consiste à accompagner le projet de transformations urbaines par des actions culturelles et participatives auprès des personnes touchées par les futurs changements du territoire.

1 Association active du territoire ayant déjà travaillé sur le quartier de la Gare l'accompagnement artistique des transformations du quartier de la Gare, http://www. fbiprod.com/

Les enjeux du projet de ZAC Etoile Annemasse Genève, à l'échelle de son périmètre opérationnel, sont par conséquence de reconnecter ce secteur au reste de l'agglomération, en permettant le franchissement des voies ferroviaires et la refonte d'une identité forte du quartier en s'implantant sur l'espace libéré des jachères urbaines et du site de l'ancien hôpital.

Portrait de quartier Dans le cadre d'une étude préalable, une concertation a été mise en place auprès des habitants afin d'établir les enjeux et objectifs du développement de ce quartier. Annemasse Agglo fait appel à l'associaInterventions urbaines - Agorama.net Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Ce portrait de quartier s'appuie notamment sur la création d'un site internet intitulé AGORAMA2, dédié aux habitants, usagers. Cette plateforme permet alors de collecter et visualiser les témoignages des participants selon trois catégories : Quartierama - graphiques et statistiques du quartier, MEMORAMA - recueil de souvenirs des habitants, IDEORAMA - une boîte à idée. Ces actions donneront lieu au cours de l'été 2015 à une exposition urbaine et la publication d'un livret. En attendant, l'association a élu domicile au 12 rue des négociants à Ambilly et invite les habitants à se retrouver en ces lieux afin d'échanger encore un peu plus sur le devenir de leur quartier.Ce portrait de quartier s'appuie

notamment sur la création d'un site internet intitulé AGORAMA , dédié aux habitants. L'usage de cette plateforme nous a permis de comprendre les enjeux et objectifs pour les habitants du quartier. Par ailleurs, nous avons pu prendre contact avec l'association et échanger sur les qualités et potentiels du territoire. Nous avons même eu l'occasion de participer à un événement affilié au portrait de quartier, initiant la rencontre avec des habitants du quartier. L'un des principal enjeux mis en évidence par le travail de FBI prod. est le besoin des habitants de retrouver dans leurs quartiers des lieux de partages, des espaces collectifs...

2 www.agorama.net / plateforme internet pour établir un portrait sensible de deux quartiers du Grand Genève.

Page d'accueil Agorama.net, plateforme dressant le portrait sensible de deux quartiers avant la mise en place du CEVA. Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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1.03. Le plan directeur de Devillers et associés comme point de départ.

A l'issue d'un dialogue compétitif de 10 mois auprès de trois équipes d'architectes urbanistes, l'équipe Devillers et associés a été mandatée pour la maîtrise d'œuvre urbaine du projet ZAC Etoile Annemasse Genève. Dans le cadre de notre projet de fin

d'études, il nous a été demandé de s'inscrire dans la continuité du plan directeur établi par cette équipe, en étant, dans un premier temps, prospectif sur ce dernier et de faire une proposition architecturale à l'échelle d'un ou deux îlots.

Plan Masse Eco-quartier Etoile Annemasse Genève - Source du document Devillers et Associés Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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1.03.1. Quartier Le projet de ZAC imaginé par l'équipe de maîtrise d'œuvre urbaine, se découpe selon 4 secteurs interagissant les uns envers les autres autour de la rue de la fraternité, véritable colonne vertébrale du projet. On retrouve alors sur le projet : - un parc de logements aux abords du tissu pavillonnaire - un pôle universitaire au Sud-Ouest - un pôle culturel de la gare Nord - un pôle urbain à dominante tertiaire le long des voies ferrées

Afin d'anticiper une qualité de vie collective dans le quartier, le projet de ZAC met en œuvre une mixité en quatre points : une mixité sociale, avec 45 % de logements sociaux et différents modes d'accessions mis en place ; une mixité générationnelle, entre la construction de logements étudiants et l'actuelle maison de retraite présente sur le secteur d'Ambilly ; fonctionnelle par le biais d'une programmation variée (45% d’activités et 55% de logements) ; enfin, la mixité morphologique comprenant une diversité des typologies de logements (collectifs et intermédiaires).

Pôle culturel

PARC

Lo g e m e n t

Pôle

universitaire

Pôle

Tertiaire

Source du document Devillers et Associés Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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toire pour l'écosystème originellement en place. Le parc ferroviaire représente un lieu d'expression du vivre ensemble grâce à des aménagements urbains, sportifs, et récréatifs. Il permet aussi de créer un espace tampon entre le programme de logements et les activités de la gare afin de minimiser les nuisances de cette dernière. Par ailleurs, ces nuisances sont aussi mises à distance par les choix d'implantation du pôle urbain à dominante tertiaire, qui prend place le long du parc et des voies ferroviaires (côté Ambilly), préservant ainsi les logements plus au Nord.

La ZAC Etoile Annemasse Genève se dessine le long d'un axe Sud-ouest / Nord-est, parallèlement aux voies ferroviaires et à la rue Ravier. En conséquence, elle assure la continuité et le prolongement des rues et chemins doux de la commune d'Ambilly, en direction du parvis Nord de la gare. Ainsi, la rue de la Fraternité se voit complétée par la création d'un grand mail urbain. Elle devient un lieu de rencontre grâce à l'installation de commerces et services le long du mail, et entretient un rapport de proximité avec un parc ferroviaire qui s'étend plus au Sud de la ZAC. Ce second espace, de 40 m de large et de 800 m de long, s’ouvre sur l’horizon en profitant de l’élargissement offert par l'étendue des voies de chemin de fer. Il profite des espaces de jachères urbaines des anciennes friches ferroviaires, et par la même occasion apporte une forme de mesure compensa-

Enfin, et pour désenclaver le site et franchir cette césure due aux lignes de chemin de fer, l'aménageur urbain propose la réalisation de deux passerelles piétonnes qui viendraient compléter le passage souterrain du pôle d'échange de la gare.

PECTIVE DU PROJET : LES VENELLES

PERSPECTIVE DU PROJET : LE PARC FERROVIAIRE DEPUIS UNE PASSERELLE

Perspectives d'ambiance des Venelles et du mail - Source des documents Devillers et Associés

ANNEMASSE GENÈVE - DIALOGUE COMPÉTITIF | Accord Cadre mono-attributaire de maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération d’aménagement Étoile Annemasse Genève

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ANNEMASSE AGGLO - ANNEMASSE LES AGGLOMÉRATION OffreVOIRONS finale - Novembre 2013 95

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DEVILLERS

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1.03.2. Les enjeux de l'écoquartier Face à l'opportunité que représente l'outil ZAC, en terme de conception globale à l'échelle d'un quartier, les élus d'Annemasse Agglo souhaitent que le projet s'inscrive dans une démarche logique de développement durable. Ils ont ainsi défini des principes politiques en lien avec la démarche d’écoquartier afin de guider les réflexions de conception urbaine, architecturale et programmatique du projet Etoile Annemasse Genève. A l'échelle urbaine, l'équipe Devillers et associés souhaite développer une autonomie énergétique au sein de la ZAC à travers des sources de production locales et renouvelables, mutualisées pour l'ensemble des habitants et usagers du quartier. Le choix d'un système de production de chaleur collectif s'est porté naturellement vers des installations "bois-énergie", dont la ressource est abondante aux alentours de l’agglomération franco-valdogenevoise. De plus, ce choix s'est défini par une première expérience fructueuse avec l'installation de la chaufferie biomasse du projet ZAC Etoile Sud Ouest. En complément de cette dernière, les architectes urbanistes prévoient l'installation d'une seconde chaufferie de cogénération bois. Ces installations alimentent alors la majeure partie des réseaux électriques et thermiques de la ZAC. De plus, ces équipements seront complétés par l'utilisation de l'énergie solaire, mis en réseau par les principes de smart grid. De ce fait, des panneaux solaires photovoltaïques recouvriront majoritairement les surfaces de toitures des bureaux et des parkings. Afin de favoriser l'utilisation des transports en communs et les modes doux mis en place par

l'agglo, Devillers traite la question globale de la place de la voiture avec la construction de trois parkings silos, des parkings souterrains et une diminution du ratio de places de parking par logement (de 0,8 à 1,2 places / lgt).

Schéma de concept général de la stratégie «développement 6

Approche environnementale globale à l"échelle de la ZAC - Source du document Devillers et Associés ANNEMASSE AGGLO - ANNEMASSE LES VOIRONS AGGLOMÉRATION

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DEVILLERS ET ASSOCIÉS | SCET | DTZ | ARTELIA | TRANSITEC

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Dans sa réponse, l'équipe de maîtrise d'œuvre urbaine propose un phasage du projet en quatre phases, qui servira de base, à long terme, à la planification du développement du quartier.

Phase 1

Phase 2

Phase 3

Phase 4

< 2016

2020 - 2025

2016 - 2020

> 2025

Phasage du projet de ZAC

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1.03.3. Progression vers le pavillonnaire Un regard attentif a été porté sur le contexte d'implantation du projet de ZAC, et plus particulièrement au traitement des frontières avec le tissu pavillonnaire des villes d'Ambilly et Ville-la-Grand. La morphologie des bâtiments décroit depuis le Parc Ferroviaire (hauteur, visibilité, densité) jusqu’au tissu pavillonnaire. Ceci permet LOGEMENTS : PETITS COLLECTIFS alors de travailler une transition architecturale et spatiale entre le contexte et le projet, tout en minimisant l'impact bâti sur le LOGEMENTS COLLECTIFS tissu pavillonnaire au Nord.

Le projet se construit alors autours de trois typologies : le logement collectif, le petit collectif et le logement intermédiaire. Devillers définit la qualité de son propos à travers un dessin précis du plan directeur de la ZAC, ainsi que la mise en exergue des typologies projetées grâce à des références de projets.

Devillers & Associés, Nantes

LOGEMENTS COLLECTIFS

Devillers & Associés, Nantes

LOGEMENTS : PETITS COLLECTIFS

Références proposées par les architectes

LAN architecture, Hambourg

Collectif

Devillers et Associés, Nantes, 2010 Devillers & Associés, Paris

Gigon & Guyer, Zurich

Gigon & Guyer, Zurich

Devillers & Associés, Paris

LOGEMENTS INTERMÉDIAIRES LOGEMENTS INTERMÉDIAIRES

Devillers & Associés

Petit collectif

Devillers & Associés

LAN architectes, Hambourg, 2009 LAN architecture, Hambourg

ÉTOILE ANNEMASSE GENÈVE - DIALOGUE COMPÉTITIF | Accord Cadre mono-attributaire de maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération d’aménagement Étoile Annemasse Genève 38

ANNEMASSE AGGLO - ANNEMASSE LES VOIRONS AGGLOMÉRATION

Offre finale - Novembre 2013 DEVILLERS ET ASSOCIÉS | SCET | DTZ | ARTELIA | TRANSITEC | INEX | ON

LOGEMENTS INTERMÉDIAIRES 38

ANNEMASSE AGGLO - ANNEMASSE LES VOIRONS AGGLOMÉRATION

Logement intermédiaire

Devillers & Associés

DEVILLERS ET ASSOCIÉS | SCET | DTZ | ARTELIA | TRANSITEC | INEX | ON

Devillers et Associés, Lyon, 2012

Fres, architectes Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Fres, architectes Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

ÉTOILE ANNEMASSE GENÈVE - DIALOGUE COMPÉTITIF | Accord Cadre mono-attributaire de maîtrise d’oeuvre urbaine pour l’opération d’aménagement Étoile Annemasse Genève

Atelier Du Pont, architectes

Offre finale - Novembre 39 Atelier Du2013 Pont, architectes

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1.03.4. Choix des îlots et remaniement des limites de la ZAC Le travail de transition proposé par le plan directeur des aménageurs urbains nous a particulièrement intéressés et nous semble être moteur d'une bonne intégration du projet. En effet, face à la dualité que représente le projet de ZAC, face au contexte dans lequel il s'inscrit, se pose intrinsèquement la question des frontières du projet, et son insertion avec l'existant. Il s'agit alors de répondre à la problématique suivante :

Comment traiter la transition entre le projet d’éco-quartier et le tissu pavillonnaire environnant ?

C4

Notre étude se porte sur le choix des îlots C2, C3 et C4. Situés à un point de tension du périmètre de projet, à un rétrécissement des espaces bâti de la ZAC, les îlots représentent l'opportunité pour nous de traiter la couture entre l'écoquartier et son contexte. Nous nous intéresserons plus spécifiquement au traitement de différentes typologies d'habitats et de leurs abords qui, à terme, cohabiteront dans un même quartier.

C3

C2

Ilots d'intervention Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Par ailleurs, nous décidons d'étendre le périmètre opérationnel de la ZAC sur trois friches artisanales afin de traiter plus en profondeur la couture entre l'existant et les îlots du projet. En effet, cette transition ne peut être envisageable que si les limites réelles entre tissu pavillonnaire et densité sont traitées. Le projet doit reconquérir les espaces de non lieux, afin de travailler tous les contacts entre les deux tissus.

Identification de trois friches dans la rue de l'europe. Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2. Le concept d’Eco-Vie de Quartier, une approche holistique. -

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Ce concept d’ « Eco-Vie de Quartier » nous est apparu au fur et à mesure de la structuration de ce PFE, comme la retranscription la plus évidente de notre cheminement de pensée. Rassemblé sous la forme d’un seul terme, ce concept stratégique à l’échelle du projet de ZAC vise à aborder et traiter successivement, les notions de « quartier », puis d  ‘  «  éco-quartier  », et enfin de «  vie de quartier », nous permettant ainsi d’em-

brasser les questions liées à l’habitat et les mobilités, la conception éco-responsable et le « vivre ensemble ». C’est en opérant selon cet empilement de strates, de pistes programmatiques et de réflexion que nous imaginons la réussite du projet plus probable, l’enracinement de l’éco-quartier dans le territoire plus certain.

QUARTIER

ECO - QUARTIER

ECO - VIE DE QUARTIER Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.01. Quartier, du logement à la rue 2.01.1. Attirer les familles, certes…mais pas que ! La communauté d’agglomération d’Annemasse Agglo doit répondre, à l’heure actuelle, à plusieurs enjeux démographiques et d’habitat en ce qui concerne son cœur d’agglomération. L’un d’entre eux concerne le rééquilibrage des proportions des ménages selon leur taille et le besoin de faire revenir en particulier une cible : les familles. C’est très certainement dans l’optique de répondre à cette problématique que l’équipe de maîtrise d’œuvre urbaine de la ZAC, l’agence DEVILLERS Architectes, a tablé sur une répartition des logements par types en faveur de logements plus grands (T3/T4). Or, il est prévu, à terme, l’arrivée d’un public de près de 1400 étudiants sur le territoire, résultat de la création d’un pôle universitaire au sein de la nouvelle ZAC.

PROPOSITION DE DEVILLERS ET ASSOCIES:

5%

17%

42%

23%

13%

T1

T2

T3

T4

T5

25 %

15 %

20 %

30 %

25 %

10 %

25 %

15 %

18 %

30 %

30 %

7%

25 %

10 %

15 %

35 %

30 %

10 %

LOC. INTERM. PLS

10 %

15 %

25 %

25 %

25 %

10 %

LOC. SOCIAL

15 %

10 %

25 %

25 %

25 %

15 %

LGTS LIBRE < 4000 €/M2 ACCESS. ABORDABLE

< 3300 €/M2 ACCESS. ABORDABLE

< 2800 €/M

2

13%

21%

29%

27%

Granulométrie proposée par Devillers et Associés

10%

En proposant une offre d’hébergement de 200 places de type logement étudiant au sein de résidences CROUS, le maître d’œuvre urbain ne répond qu’en partie à la problématique. En effet, cela nous semble insuffisant au vu des effectifs et des statistiques nationales concernant le logement estudiantin. Si cette offre absorbe en majeure partie la demande du public estudiantin boursier (représentant 18% du public total selon l’Observatoire de la Vie Etudiante), elle ne prend pas en compte le reste des étudiants qui devront trouver à se loger dans le marché locatif privé. Nous avons, en réponse à cela, augmenté quelque peu la part de petits logements au sein de la ZAC, passant de 5 à 13% pour les T1, de 17 à 21% pour les T2.

58 % MÉNAGES FAMILIAUX

42 % MÉNAGES D’UNE PERSONNE

* MÉNAGE ACTUELS SUR ANNEMASSE AGGLO / SOURCE : INSEE

LE NOUVEAU PÔLE UNIVERSITAIRE = 1400 ÉTUDIANTS. BESOINS SUR LE TERRITOIRE : - 200 LGTS TYPE «CROUS» - 600 LGTS DE LOCATION T1 / T2 - 200 LGTS DE COLOCATION T3 / T4

Contexte actuel : beaucoup d'habitants seuls et une arrivée d'étudiants sur le territoire

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2.01.2. Un mode de promotion citoyen Considéré comme marginal il n’y a encore pas si longtemps, le montage de projet en autopromotion jouit aujourd’hui d’un succès certain auprès des collectivités et de leurs administrés et ce, un peu partout en France. Apparu dans un premier temps dans les pays du Nord de l’Europe, dans les années 70, il est monnaie courante désormais en Allemagne, Belgique ou en Suisse et est vu comme une alternative crédible à la promotion privée et à la production de l’habitat individuel. La ville de Fribourg est en cela la ville pionnière en la matière avec plus d’une centaine de projets en autopromotion construits en une quinzaine d’années. Pour cela, la collectivité allemande a décidé de réserver 15% de ses terrains pour ce type de montage. Plus proche de nous, c’est Strasbourg qui fait figure de ville avant-gardiste puisque c’est là-bas qu’est notamment sorti de terre le premier projet en autopromotion de ces dernières années, en France, en 2007. Depuis, de nombreuses autres villes et communautés de communes souhaitent s’inscrire dans cette dynamique et mutualiser leurs expériences en la matière, preuve en est de la charte d’orientation signée entre elles en 2011 (Paris, Lyon, Lille, Toulouse, Rennes, Strasbourg, Grenoble,…). La réglementation de ce nouveau type de montage est désormais en bonne voie, voire acquise, avec l’émergence d’appels à candidature, de cahiers des charges à respecter et l’intervention d’assistants à la maîtrise d’ouvrage (AMO). Tout cela tend vers une crédibilisation de la procédure qui rassure les deux parties prenantes, à savoir des collectivités qui gagnent en maîtrise, des citoyens qui gagnent en accompagnement.

Quartier Vauban , Fribourg, Allemagne,1998 - 2013

Le Mill'o, immeuble coopératif, Plan-les-Ouates, Suisse, 2006

La Salière, Habitat groupé autogéré, Grenoble,2010

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Des projets plus « sur mesure » et innovants C’est là l’un des intérêts principaux de cette nouvelle forme de montage de projet, la possibilité pour les futurs habitants de co-concevoir leur logement et ainsi de mieux se projeter, de plus s’impliquer dans celui-ci. Il n’est jamais négligeable pour une collectivité de voir ses administrés gagner en douceur de vivre, celle ci concourant à la bonne image et à la bonne santé économique de la commune. En effet, un ménage qui se sent bien dans son logement, c’est un ménage qui dépense à proximité et contribue à l’économie locale, c’est un ménage qui en fait la promotion. Sans trop édulcorer les choses, ce type de montage et l’appropriation qu’il encourage favorise l’augmentation d’une forme de BIB (Bonheur Intérieur Brut).

Architecte

Des projets moins chers Deuxième avantage et non des moindres, la baisse conséquente du coût de l’opération, de près de 15 à 20% en moyenne. En effet, le fait de replacer les habitants au commencement du projet, en qualité de maîtres d’ouvrages, à la place habituellement réservée au promoteur, permet de supprimer un intermédiaire et sa marge. Les frais liés à la commercialisation (publicité,...), à certaines assurances ainsi que ceux engendrés par la gestion des dossiers sont également aussi tout bonnement évités. De même, la mutualisation potentielle de certains espaces (buanderie, atelier, cuisine, salle de sport, …), bien souvent mise en place, permet au final, là-aussi, une baisse du prix du logement à niveau de prestation équivalente.

Architecte

€ PROMOTEUR IMMOBILIER

AMO

(Assistant à la maitrise d’ouvrage)

L'autopromotion, des projets sur mesure Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Enfin, le choix possible de l’auto-finition sur les taches d’aménagement intérieur et le traitement des espaces paysagés principalement fait baisser, là encore, la valeur de l’enveloppe nécessaire à la réalisation du projet. Le prix relativement onéreux du foncier annemassien et de son parc de logement actuel (3400 euros du m2 en moyenne, toutes typologies confondues) écarte encore aujourd’hui les ménages primoaccédants du cœur de l’agglomération. Voir Annemasse Agglo réserver quelques terrains sur la ZAC, à hauteur de 15 %, serait ainsi une voie supplémentaire pour voir baisser le prix d’accession à l’habitat et permettre d’impulser un retour de ce public sur son territoire.

Des projets plus urbains « Urbains » au sens de « polis », qui n’est pas sans rappeler le terme grec référant au terme de « cité », cette communauté de citoyens libres et autonomes. Des projets plus polis donc, plus polis avec la ville qui l’entoure, des habitants plus à l’écoute de leurs voisins et actifs dans leur quartier. Voilà très certainement le troisième argument en faveur des montages en autopromotion, le fait qu’ils soient plus citoyens et ce pour de nombreuses raisons : - Parce qu’ils participent à lutter contre le phénomène d’étalement urbain, proposant ainsi le principe d’une densité choisie où les vis à vis et la présence de l’autre sont prévus et acceptés en amont. C’est là une vision alternative qui tranche avec ce

souhait encore bien présent dans la tête des français : construire sa maison. Mais au delà de cette aspiration à l’habitat individuel, c’est surtout une recherche de tranquillité et d’appropriation qui transparaît, ce que l’autopromotion permet de faire aussi. - Parce qu’ils invitent bien souvent, en plus de la mutualisation des espaces, à celle des moyens de transport, favorisant un développement des mobilités plus soutenable où les habitants sont amenés à covoiturer, faire les courses de l’autre, amener à l’école les enfants du voisin. Ainsi, dans de nombreux projets d’autopromotion comme celui d’Eco-logis à Strasbourg, les habitants décident collectivement de partager leurs véhicules. De même la place du vélo y est généralement plus grande que dans les opérations classiques. - Parce qu’ils prônent des valeurs tellles que la non-spéculation, les rapports humains, la solidarité, le partage, le civisme, ce « vivre ensemble » qu’appellent de leurs vœux aujourd’hui les politiques publiques. Le projet de vie collective, bien souvent exposé en façade et dans les espaces extérieurs enrichit le rapport au voisinage de telle sorte que ces opérations intègrent généralement plus facilement le tissu urbain et favorisent l’émergence d’une vie de quartier plus qu’ailleurs.

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Eric Ruiz, architecte urbaniste et chercheur au laboratoire CRAterre, auteur d’une thèse1 sur l’habitat coopératif et l’autopromotion en 2014 explique cela par le fait que dans ce type de montage, le référentiel de propriété est bien différent. Comme il le dit, des activités habituellement privées s’y déroulent dans des parties communes, transformant ainsi la vision que les habitants se font du sentiment de propriété. On est plus seulement propriétaire d’un logement dans le bâtiment mais copropriétaire de ce bâtiment, on se sent alors plus proche de la rue et progressivement du quartier, de la ville, de la société, en en devenant acteur à part entière. C’est en cristallisant le projet de vie d’habitants actifs dans leur quartier, sur lesquels les collectivités peuvent particulièrement s’appuyer, que l’autopromotion favorise l’émergence de plus de citoyenneté. Ces même habitantscitoyens sont à coup sûr bien utiles pour les politiques publiques, parce qu’ils peuvent être, et ils le sont bien souvent, des relais, des portes paroles.

1 RUIZ Eric, L'autopromotion, une piste pour l'innovation architecturale, 2014, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.01.3. Mixité fonctionnelle Bien loin de l’idée de ville fonctionnelle et de son zoning malsain (habiter, travailler, se récréer, circuler), prônée dans la charte d’Athènes de 1933, l’heure est aujourd’hui, en matière d’urbanisme, à la recherche de plus de mixité des usages et des usagers. En effet, celle-ci concoure en autre, à voir les quartiers gagner en animation, les habitants gagner en appropriation, la consommation locale augmenter, l’usage de la voiture diminuer.

Déjà largement concrétisée par le préprogramme ainsi que par le plan directeur de la ZAC réalisé par le maître d’œuvre urbain (tertiaire, services, commerces, scolaire, loisirs,…), nous nous somme appliqués, à notre échelle d’intervention, à proposer des socles actifs dans les immeubles donnant sur le mail urbain. On y retrouve notamment une brasserie sur l’îlot C4, un équipement culturel sur l’îlot C3 et des locaux médicaux sur l’îlot C2. 0

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Commerces de proximité et services en RDC Équipements à vocation associative : Maison du projet et Maison des habitants Plan répartition des services Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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La mixité sociale, encouragée par la loi SRU du 13 décembre 2000 et inscrite dans le cahier des charges du préprogramme est également favorisée. Effectivement un brassage des opérations justifiant d’un prix

au m2 des logements plus ou moins élevé, allant de 2800 à 4000 euros/m2 concernant l’offre en accession est mis en place et complété par une offre de logements locatifs sociaux, à hauteur de 25%.

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légende ACCESSIBLE 4000

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ACCESSIBLE SOCIAL à 3300 accessible social à 2800 social

Morphologie des îlots Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.01.4. Penser l’avenir Le boom actuel de la réhabilitation dépeint, au delà de la prise de conscience désormais acquise de l’impertinence du systématisme « démolition-reconstruction », la vitesse à laquelle notre société change. Que ce soit vis à vis du temps que l’on passe dans notre logement, de notre rapport à celui-ci ou bien encore de la composition et le fonctionnement des ménages, tout change tout le temps désormais, si bien que les certitudes en matière d’habitat ne sont plus souhaitables. La conception des logements doit en cela permettre l’évolution et la transformation de ceux-ci, ou du moins la rendre plus aisée. C’est ce que nous nous sommes appliqués à faire dans plusieurs de nos logements,

essayant ainsi de prévoir des dispositifs permettant l’évolutivité dans les logements comme des ouvertures en attente par exemple, afin d’anticiper le départ d’un jeune adulte et la mise en location d’une chambre ou bien simplement de répondre au besoin d’indépendance d’un adolescent. Plus généralement, nos projets optent tous pour un système constructif par éléments (bois ou métal), ce qui va également dans le sens d’une architecture réfléchie à plus long terme. Cela favorise en effet le principe du démontage plus que de la démolition, augurant ainsi la potentialité du réemploi des matériaux dans le futur.

2.01.5. Une densité progressive Comment la ZAC étoile Etoile-AnnemasseGenève peut elle proposer une densité certaine tout en prenant en compte le fait que son périmètre opérationnel se situe en zone péri-urbaine, au contact direct d’un tissu de type pavillonnaire ? Voilà le fil rouge, le questionnement principal de notre PFE, celui qui a fait émerger la stratégie urbaine et les choix typologiques qui en découlent. En effet, la question de la densité est aujourd’hui au cœur du débat architectural et urbain, encore trop

mal considérée et crainte par une bonne part de la population, elle est pour autant l’un des pilier de l’aménagement durable comme réponse efficace à l’étalement urbain et aux économies d’énergie (via une meilleure compacité). Cette recherche de densité est, semble-til, à l’extrême opposé de ce pavillonnaire dévoreur d’espaces présent désormais partout sur nos territoires péri-urbains et notamment ici, dans le cas de notre site de

Schéma de hiérarchisation du bâti Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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projet, sur les communes d’Ambilly et de Ville-la-Grand. Mais il y a densité et densité, et si les territoires plus au sud de la ZAC, en lien avec les voiries majeures tel que le mail urbain méritent un front bâti structurant, les territoires nord se doivent eux de ménager un rapport plus doux et respectueux vis à vis des pavillons tout proches. Ce rapport plus fin se matérialise par des hauteurs plus basses et des typologies d’habitat se rapprochant de celui de la maison individuelle. L’équipe de maîtrise d’œuvre urbaine retenue par Annemasse

Agglo avait déjà posé les bases de cette stratégie, identifiant le besoin de compléter la typologie du bâtiment de logements collectifs par celui de l’habitat intermédiaire. Cela nous a plu et nous avons entrepris d’enrichir la chose par l’introduction d’une typologie supplémentaire : la maison en bande. Elle est pour nous ce lien qui était peut-être jusque là manquant entre ce nouvel éco-quartier et le tissu existant, parce qu’elle ménage cette possibilité d’habiter individuellement un logement tout en n’occupant que peu de terrain, 0

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Logements collectif Logements intermédiaire Maisons en bande Montage en autopromotion

Densités progressives adaptées Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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cette possibilité d’avoir un jardin, parfois un garage, cette possibilité d’inviter son voisin à un barbecue. Cette déclinaison typologique a été mise en place et concrétisée dans notre projet de PFE, à l’échelle de quelques îlots selon un principe de progression visant à gommer la « frontière » entre le nouveau projet de ZAC et le tissu pavillonnaire existant. En fonction de la profondeur de terrain à disposition, les typologies se déploient de la maison en bande à proximité immédiate des pavillons jusqu’à l’habitat collectif donnant sur le mail … et le parc, les voies ferroviaires, en passant par l’habitat intermédiaire. On retrouve ainsi des hauteurs allant du R+5 au R+2 et des densités allant crescendo de 300 à 400 logements/ha sur le front bâti au Sud, puis 150 à 200 logements/ha pour les logements collectifs intermédiaires et enfin 50 à 70 logements/ha pour ce qui est des maisons en bande. Ces mêmes maisons en bande viennent pour leur part au contact d’un tissu pavillonnaire à la densité moindre, de l’ordre de 20 logements à l’hectare en moyenne. Ce scénario concourt à la préservation de ce tissu pavillonnaire, que nous n’imaginons pas réellement voir disparaître. En effet, les habitants de ces maisons sont en

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bonne partie des propriétaires ancrés sur le territoire, attachés à leur quartier, qui ne se voient pas véritablement déménager pour voir grandir cette nouvelle ZAC qui les contrarie d’ailleurs quelque peu pour certains. Nous envisageons plutôt une « densification miroir » à celle que nous mettons en place, qui viendrait à terme construire un front bâti au Nord du tissu pavillonnaire, sur la rue Ravier. Si intervention il doit y avoir in fine, sur ce même tissu pavillonnaire, alors des logiques plus douces tel que le BIMBY (Built In My BackYard) seraient à favoriser, un travail d’acuponcture donc. Le travail de PFE « Du monde à la maison » de nos camarades Sarah Cartier et Romain Zoppi vient en cela compléter la réflexion apportée sur ce même tissu pavillonnaire.

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Coupe schématique / îlot C2 Lgt intermédiaire + Maison individuelle

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Coupe schématique / îlot C3 Lgt collectif + Maison en bande + Maison individuelle

Coupe schématique 3 / îlot C4 Lgt collectif + Lgt intermédiaire + Maison en bande Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.01.6. Hiérarchiser voieries

les

Cette progressivité mise en œuvre au niveau du bâti, sous la forme du traitement de la densité et des hauteurs se doit en parallèle de s’accompagner d’une hiérarchisation des voieries. Un remaniement s’est opéré à l’échelle de la ZAC même, vis à vis

du projet de l’équipe Devillers Architectes, avec un renforcement du trafic sur le mail urbain et au contraire, un délestage des voies de desserte du tissu pavillonnaire perpendiculaires à ce mail.

Axes majeurs à 50 km/h Voies à 30 km/h Venelles à 15 km/h Remaniement des circulations : le mail accessible en voiture jusqu'à la gare Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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En effet, le mail urbain était jusqu’alors interdit aux voitures sur sa dernière portion Est, à l’approche du secteur de la rotonde et son pôle multimodal, afin très certainement de fluidifier le trafic des bus traversant la ZAC. Pour autant, ce choix nous a

semblé devoir augurer trop de passages sur les voies Nord-Sud du secteur et ainsi impacter de manière importante le tissu pavillonnaire, aujourd’hui caractérisé par un calme certain.

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3 îlots, 3 situations Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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En ré-ouvrant le mail au trafic automobile sur toute sa longueur, son rôle d’épine dorsale de ZAC est ainsi assumé, permettant à la majorité des voies perpendiculaires de servir de simples dessertes. Une limitation à 30 km/h est apposée sur cette large voirie qui regroupe tous les types de mobilités (bus, voitures, cycles, piétons) tandis que c’est à 15 km/h qu’il faudra désormais circuler sur les venelles perpendiculaires, à l’image de la rue de l’Europe, sur notre site d’intervention. Cet axe débouchant sur la rue Ravier au Nord, aujourd’hui mal défini (peu de place pour le piéton, éclairage insuffisant), se voit passer en sens unique (sens sud-nord) par la suppression d’une voie ainsi que limité à 15 km/h donc. Une redéfinition des frontages est également mise en place afin de favoriser plus d’intimité pour les logements de part et d’autre. Les déplacements Est-Ouest sur le site ne sont pas oubliés puisque rendus possibles par la création de petites ruelles piétonnes çà et là.

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Coupe schématique sur Mail

Enfin, une voie verte pour cycles et piétons est créée parallèlement à la rue de l’Europe, sur une bande de terre inexploitée appartenant à la copropriété des pavillons tout proches afin d’impulser ce qui pourrait être à terme le départ d’une piste cyclable vers la rivière du Foron, située à l’extrémité Nord de l’agglomération. Cette nouvelle voie, légèrement décaissée, permettra en outre de ménager une distance entre les pavillons actuels et les nouvelles constructions.

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Coupe schématique ruelle piétonne

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Coupe schématique Venelle

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Coupe schématique sur Voie Verte

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2.01.7. Pour un stationnement plus vertueux L’offre de stationnement est, à l’échelle de la ZAC, prévue par la mise en place de trois grands parkings silos accueillant respectivement 300, 300 et 550 places chacun, sur la partie Ouest de l’éco quartier, à proximité des îlots réservés au tertiaire et à l’université. Pour autant, les îlots situés plus à l’Est de la ZAC, à plus de 200 mètres du premier parking silo, comme ceux sur lesquels nous avons entrepris de travailler, ne se voient pas réellement proposer d’alternative. C’est pour cela que des parkings souterrains sont envisagés pour les logements collectifs situés le long du mail, com-

plétés par quelques zones de parkings en plein air à destination des habitants des typologies de logement collectif intermédiaires et maisons en bandes. Ces parkings dit de proximité, permettent à la fois l’émergence de plus d’interactions entre les habitants via la pratique du covoiturage notamment mais aussi une forme de construction du quartier par le « vide » qui ménage des zones de respiration entre les différentes nouvelles opérations. Ils concourent en cela à faire baisser la densité perçue de la ZAC, l’intégrant ainsi d’autant plus au tissu existant. 0

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Parking des logements en bande + place citélib Parking souterrain

Stationnement privé Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.02. Eco-quartier exemplaire et à valeur de diffusion 2.02.1. Favoriser les écosystèmes A l’échelle urbaine, une attention particulière a été apportée à la question de la perméabilité des sols, dans l’optique de favoriser l’infiltration de l’eau et ainsi d’alimenter la nappe phréatique. Les matérialités de sols ont ainsi été choisies au regard de ce facteur environnemental, de celui plus technique des charges admissibles et sollicitations de ces mêmes sols mais aussi en fonction des symboliques qu’elles transmettent. Les places de stationnement voitures ainsi que les parkings vélos sont matérialisés par des dalles alvéolées engazonnées, les espaces de promenades comme dans la voie verte ou le long du parc ferroviaire sont identifiables par du gravier stabilisé. Les lieux de rassemblement comme certaines placettes, terrasses de commerces ou parvis d’équi-

pements sont quant à eux matérialisés plus spécifiquement par un platelage en bois antidérapant. La création de noues le long de la voie verte et du parc ferroviaire ainsi que la mise en place de rétention des eaux de pluie sur les toitures plates, végétalisées, permettent de compléter le dispositif. Enfin, la création d’espaces végétalisés favorisent la circulation des espèces déjà permise par le maillage des jardins des pavillons. Ils se matérialisent sous différentes formes et statuts à l’instar de la voie verte (strate arbustive basse), du parc ferroviaire (pelouse et arbres fruitiers), des toitures (substrat minces, mousses) ou bien encore des zones d’agrément et de frontages (strate herbacée). 0 5m 10m 20m

Perméabilités des sols et des toitures Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.02.2. Matériaux éthiques Concernant le choix des matériaux de structure, d’isolation et de couverture notamment, nous avons privilégié, autant que possible, des solutions bio-sourcées mises en œuvre par des entreprises locales. Ainsi le projet Couture Urbaine fait la part belle à la construction bois puisque la majorité de nos projets utilise cette ressource renouvelable issue des filières locales.

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Si la plupart des projets sont réalisés en ossature bois classique avec l’épicéa local (certifié BQS*) l’un de nos bâtiments à la hauteur non négligeable (R+5) est quant à lui construit en panneaux de bois massif contre-cloué par l’entreprise EcoMurs, basée à Maillat (01), à moins de 80 km d’Annemasse. Ce procédé constructif, dont la machine est commercialisée par le groupe allemand MHM (Massiv-HolzMauer) rappelle celui plus connu de la société autrichienne KLH consistant en un empilage de planches croisées selon deux directions (CLT*) afin d’obtenir un voile de bois homogène. A la différence du produit KLH qui implique l’utilisation de colles pouvant être nocives pour la santé, de type polyuréthanne ou phénolique, le produit MHM propose lui un assemblage des planches par pointage aluminium. Les dalles de ce même bâtiment sont pour leur part en éléments de bois profilés (système PHE) qui sont acheminées de Suisse, depuis Seewen, à 250 km environ, la société EcoMurs n’ayant pas investi dans la machine adéquate. Dans les deux cas, le bois provient de chutes de découpes, sous forme de planches de 24 mm d’épaisseur. Au

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Structure

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Circuits courts

delà du matériau lui même et de sa fabrication, ces types de procédés permettent la préfabrication d’une grande partie des éléments, ce qui augure un chantier propre et rapide. Les structures métalliques sont elles, mises en œuvre par la société Bouchet, basée à Rumilly, à moins de 50 km du site de projet.

Panneau bois massif contre-cloué

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Isolation

Couverture/Bardage

Concernant les matériaux d’isolation, nous avons opté majoritairement pour la fibre de bois souple, après comparaison avec d’autres. Ce matériau bénéficie en effet de propriétés isolantes parmi les meilleures (lambda de 0,038), d’un bilan environnemental plutôt correct (énergie primaire de l’ordre de 50 kwh.Ep/UF et effet de serre négatif de -5 kCO2 eq/UF) et d’un prix acceptable (24 à 38 euros du m2 pour une résistance égale à 5). Il est fabriqué à moins de 250 km d’Annemasse, à Coursla-Ville (69), par l’entreprise Isonat. Dans le cas de l’isolation phonique sous chape, des panneaux denses de fibres de bois provenant du même fabricant ont été préférés aux laines minérales ou synthétiques. Enfin, nous avons eu recours à des isolants quelque peu moins éthiques dans certains cas comme le polystyrène expansé, pour des raisons techniques notamment. C’est le cas pour l’isolation des toitures terrasses et des soubassements/vides sanitaires pour lesquels un matériau plus résistant à l’eau est à privilégier.

Pour ce qui est de l’enveloppe des projets, c’est principalement vers l’ardoise naturelle et le bois que nous nous sommes tournés. L’ardoise provient d’un site d’extraction et de traitement situé dans la station de Morzine, à 60 km d’Annemasse. Bien que près de deux fois plus chère que la version synthètique, l’ardoise naturelle à néanmoins une durée de vie de près d’une centaine d’années, soit une longévité trois fois plus grande. Passé 60 années, la solution naturelle se voit donc être plus rentable.

Isolant fibre de bois

Les bardages bois, hormis ceux réalisés grâce au réemploi, sont en douglas de la vallée du Rhône, pré-vieillis naturellement. L’emploi, enfin, plus spécifique du polycarbonate, un matériau peu « éco-friendly » a été motivé par la recherche d’effets d’ambiance (apport de lumière, transparence) liés à des contraintes techniques (légèreté, maniabilité).

Ardoise de Morzine

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2.02.3. Réemploi Le réemploi est aujourd’hui, considéré comme l’un des piliers du développement durable puisque favorisant une économie de moyens et de ressources. Nous avons souhaité inscrire notre PFE et ainsi notre conception dans cette optique. Nous avons effectué un travail de relevé mettant en évidence les matériaux et ressources à disposition sur le périmètre de la ZAC. Pour autant, nous avons du revoir nos attentes à la baisse et ce au fur et à mesure, en nous rendant compte des limites qu’imposait la réutilisation de ces matériaux et ce pour diverses raisons.

Les caténaires des voies ferrées La mise en service de la nouvelle voie de transport ferroviaire CEVA entre la gare d’Annemasse et celle de Genève Cornavin impliquent la destruction de l’actuel tracé. Les caténaires de celui-ci peuvent ainsi, être réemployés. Ces poteaux HEA de 22 cm de large par 6 m de haut environ ont été envisagés selon deux utilisations : dans l’aménagement urbain du parc ferroviaire sous forme de luminaires d’une part, dans la conception architecturale de certains bâtiments/circulations et de leur structure. Nous n’avons finalement conservé et réemployé ces caténaires que dans le réaménagement du parc, en constatant combien il était plus difficile et moins pertinent de s’en servir dans la conception architecturale. En effet, l’un des intérêts du réemploi réside dans l’économie de moyens, or dans le cas d’une mise en œuvre en tant que structure porteuse il aurait été obligatoire de redimensionner ces poteaux afin les rendre utilisables. Ce type

d’intervention, plutôt lourde et nécessitant une extrême précision serait impossible à mettre en œuvre sur chantier, il faudrait ainsi transporter en aller/retour ces matériaux du site de projet vers un atelier. Beaucoup d’opérations donc, beaucoup de temps, beaucoup d’argent, beaucoup d’énergie dépensée (transport, usinage)… pour un intérêt moindre. C’est en cela que nous avons abandonné cette piste, préférant privilégier l’utilisation de ces mêmes profilés métalliques uniquement en extérieur, sous forme de lampadaires singuliers travaillés de sorte qui rappellent l’univers ferroviaire présent à proximité. Cette utilisation à le mérite, en outre, de concerner plusieurs dizaines d’éléments, ce qui concourt à l’optimisation du process et à une plus grande rentabilité de chantier.

Potentiels de réemploi

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Les traverses de chemins fer Dans la continuité du réemploi des caténaires, nous souhaitions également réintroduire les traverses de chemin de fer dans le projet d’aménagement urbain mais la toxicité évidente de ce matériau nous a contraint à y renoncer. En effet, nous avons été surpris de constater qu’il était interdit d’utiliser ce matériau, traité à la créosote de goudron de houille pour le rendre imputrescible.

Gravats Les gravats issus de la démolition du centre hospitalier ainsi que d’autres constructions permettent pour leur part la mise en œuvre de murs paysagers en gabion qui viendront structurer le parc ferroviaire.

Bois de récupération Le bardage de certains édifices est, pour sa part, réalisé avec du bois de réemploi issu d’un centre de recyclage local (20 km) et préalablement mis de côté. L’expression de ce matériau, en façade, participe en cela à la mise en lumière et à la médiatisation de cette pratique plus vertueuse de la construction. Le vieillissement du bois a également l’avantage d’être d’autant plus maîtrisé qu’il est déjà en partie effectué.

Potentiels de réemploi Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.02.4. Energies Nos projets s’inscrivent, en terme d’énergie, dans la stratégie du préprogramme et du plan directeur, à savoir la mise en réseau de toute la ZAC via le principe de Smart Grid ainsi que la connexion des projets à un réseau de chaleur urbain alimenté par 2 chaufferies biomasse. Ce même réseau de chaleur étant coupé en été, nous avons favorisé la mise en place de panneaux solaires thermiques en toiture de nos opérations de logements afin de prendre le relais. Le photovoltaïque est lui aussi mis en œuvre mais plus exclusivement sur les îlots réservés au tertiaire et aux parkings silos puisqu’ils sont moins consommateurs d’eau chaude. Cette production électrique est ensuite redistribuée à l’échelle de la ZAC grâce au réseau Smart Grid.

Chaufferies biomasse Ilots potentiels à une implantation de panneaux photovolataîques Réseau de chaleur et électrique Réseaux Smart Grid

2.02.5. MINERGIE-ECO Le recours à un label d’efficience énergétique a eu le mérite de nous aider à concevoir des projets moins consommateurs d’énergie et plus respectueux de l’environnement mais également de nous fixer des objectifs plus clairs. Après comparaison de plusieurs d’entre eux, c’est vers le label Suisse Minergie et plus particulièrement sa variante Minergie-Eco que nous nous sommes tournés et ce pour deux principales raisons, il est l’un des seuls à mettre l’accent sur la santé et à l’avantage d’être Suisse. En effet, parce que nous passons à l’heure actuelle près de 80% de notre temps dans

notre logement, la réflexion à apporter sur la qualité de l’air intérieur se doit d’être posée, afin de réduire les pollutions aux composés organiques volatiles (COV) et formaldéhyde notamment. Cette prise de conscience nous a fait choisir, par exemple, dans l’un de nos projet, la technique du mur bois massif contre-cloué (MHM) plutôt que contre-collé (KLH) pour son absence de colles. La proximité de notre secteur avec la Suisse va également dans le sens de ce choix de label puisque il a le mérite d’être potentiellement plus connu de la population et des acteurs locaux.

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2.02.6. Valeur de diffusion Au delà du bon fonctionnement interne de l’éco-quartier, la ZAC Etoile AnnemasseGenève doit selon nous acquérir la capacité à se raconter, se dévoiler et s’exporter. En effet, cet éco-quartier ne doit pas être vu comme une fin en soi mais comme un outil potentiel et concret d’une politique plus globale, tournée vers l’éducation et la promotion de l’architecture éco-responsable du développement durable. En cela, le projet s’appuie sur deux stratégies d’actions, l’une consistant en la programmation d’un équipement public porteur en lui-même du projet de ZAC et de ses objectifs, l’autre plus architecturale, favorisant la transparence et la mise à nue physique de certains projets, de certaines façades, des matériaux de réemplois. Nous avons ainsi imaginé la création d’une Maison du projet sur notre site d’intervention qui serait à la fois vitrine et outil du projet d’éco-quartier. Vitrine puisque lieu d’exposition, d’explication et d’information sur la ZAC, outil puisque lieu de rencontre, de réunion et de débats entre les différents acteurs du projet. La programmation de ce type d’équipement dans les nouveaux projets d’aménagement urbains est une valeur ajoutée véritable qui convainc de plus en plus les collectivités publiques françaises. L’île de Nantes et son Hangar 32, par exemple, au succès certain, dépeint bien l’idée que nous nous faisons de ce lieu, à savoir un outil pour la démocratisation et l’ouverture de l’architecture et de l’aménagement urbain. La découverte de la maison de projet de Confluence lors de la visite du site Lyonnais en début d’année a également permis de comprendre tout l’intérêt de la chose. Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

Hangar 32, Nantes

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2.03. Pour une vie de quartier épanouissante

L’une des vocations premières de ce projet de PFE, de la programmation et de la conception de celui-ci, a été de favoriser l’émergence d’une vie collective riche à l’échelle du quartier, dans lequel les échanges, l’interaction, le débat entre les habitants seraient favorisés. Répondant ainsi à la demande des habi-

tants actuels et à celle du préprogramme, à savoir la « conception d’un quartier vivant  », nous avons entrepris le dessin de lieux publics favorisant la rencontre ainsi que d’équipements d’expression collective, tout en veillant également à ménager de l’intimité à l’approche des logements.

2.03.1. Lieux de rencontres Si notre secteur d’intervention n’a pas vocation à devenir l’une des polarités majeures de la ZAC Etoile Annemasse-Genève et ce à juste titre, nous l’avons imagé et conçu pour autant comme une centralité secondaire ou du moins une zone remarquable. En effet, le site d’intervention se situe le long du mail urbain traversant la ZAC et n’a pas en cela, morphologiquement, les caractéristiques d’une polarité, à savoir, la convergence de flux et de voieries ou bien encore une affectation fonctionnelle

spécifique (pôle tertiaire ou universitaire). Pour autant, la rencontre du mail urbain et du parc ferroviaire imaginé par Devillers sur ce secteur vient générer une respiration dans la ZAC, une fenêtre sur les voies ferrées, Annemasse et le grand paysage. C’est un vide urbain, propice aux rassemblements selon nous, de par son caractère public et son ouverture, qui ne demande qu’à s’affirmer comme une autre forme de polarité donc.

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Parc Ferroviaire Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Parc Ferroviaire Nous avons en cela retravaillé le dessin de la proue de ce même parc ferroviaire en proposant deux entités distinctes. L’une invite au mouvement et à la mobilité avec sa promenade courant le long des voies ferrées quand l’autre se vit plutôt comme un espace de détente et de rassemblement de par sa large pelouse. La promenade, permettant de relier notre secteur d’intervention au reste du parc ferroviaire et au secteur Sud de la ZAC, se retrouve travaillée et fragmentée en différentes lanières programmatiques. La juxtaposition de ces bandes parallèles aux fonctions et aux matérialités diverses, vient rappeler morphologiquement, les voies ferrées situées à quelques mètres de là. On retrouve ainsi successivement, une bande d’agrément végétalisé, l’infrastructure en platelage bois d’une draisine à bras, un

bassin d’eau et noue d’infiltration, un cheminement piéton en stabilisé et enfin un mur en gabion continu intégrant des assises. Les caténaires de l’ancienne voie ferrée, détournés ici en lampadaires viennent enfin rythmer cette promenade et l’éclairer une fois la nuit tombée. La pelouse urbaine se contente d’un aménagement minimaliste permettant aux usagers de se l’approprier plus aisément mais également à de potentiels événements culturels tel que le festival de land art Couleur d’Automne* d’y prendre place. Afin d’impacter le moins possible l’espace au sol, l’éclairage est ici réalisé par la mise en place d’une toile de câbles métalliques tendus en hauteur sur lesquelles sont fixés des lanternes suspendues. De même, seuls quelques modules de mobiliers en gabion et bois sont parsemés ici et là.

Schéma de définition des espaces du parc Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Vue depuis le parc ferroviaire

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Placette Nord Si le parc ferroviaire se veut comme un espace public d’envergure, à l’échelle de la ZAC, il nous est apparu opportun de proposer également, dans l’aménagement urbain, des lieux de rassemblement de plus petite taille, afin d’accompagner des projets de logements eux aussi de moindre importance. C’est dans cette optique qu’une placette a été créée derrière l’un des bâtiments de logements collectifs donnant sur le mail. Cet espace, résultat initial d’une mise à distance entre deux opérations pour des questions d’ensoleille-

ment, se veut plus à l’échelle de l’homme, comme un lieu favorable à une sociabilité de proximité. Cette place se verrait bien être colonisée par les enfants du quartier mais également par certaines activités culturelles de la Maison des habitants située juste à côté. Là encore, la simplicité est de mise, les 200 m2 de platelage bois sont laissés libres de tout aménagement ou presque (assises) pour laisser ainsi plus de liberté aux habitants du quartier de construire cette place par leurs actions du quotidien. 0

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Placette Nord, lieu de rencontre situé entre la Maison des habitants et l'habitat intermédiaire en autopromotion

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Coupe dans la voie verte, vue sur Placette Nord Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.03.2. Lieux d’expression collective Afin de favoriser l’émergence d’une vie de quartier plus riche, il nous a semblé opportun, de compléter ces espaces publics par la programmation de deux équipements à vocation culturelle, deux lieux dits d’ « expression collective ». Nous les voyons comme des catalyseurs qui porteront et refléteront de manière plus concrète la vie collective au sein du quartier. L’un de ces deux équipements est la Maison de projet citée précédemment, l’autre une maison de quartier plus précisément définie sous le titre de Maison des habitants. Ces projets ayant pour vocation de dialoguer entre eux, ils se font face l’un l’autre, de part et d’autre du mail urbain. La maison de projet est pour sa part im-

plantée au cœur du parc ferroviaire, en face des vois ferrées quand la Maison des habitants est, quant à elle, située dans l’un des socles actifs du front bâti donnant sur le parc. La présence de ces deux équipements culturels est signalée matériellement au sol par une large bande de platelage bois perpendiculaire au mail venant créer un événement urbain. C’est dans la Maison de projet notamment que pourront se tenir d’éventuelles réunions publiques sur le thème de la ZAC et le déroulement de son chantier. Les activités culturelles seront, elles, proposées au sein de la Maison des habitants qui se veut comme la vitrine du réseau associatif local. 0

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Maison du projet et Maison des habitants Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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2.03.3. Traitement de l’intimité pour une meilleure vie collective Le « bien vivre ensemble » n’est concevable et admissible que si l’intimité est permise. C’est pourquoi nous avons porté, dans ce travail de PFE, une attention particulière aux notions de seuils, de frontages et de transition. Cette réflexion s’est concrétisée à plusieurs échelles, à l’intérieur des

bâtiments comme plus en amont, entre les logements et la rue afin de faire dialoguer du mieux possible la sphère intime et la sphère collective et tenter de faire se conjuguer les aspirations des habitants à vivre paisiblement mais pour autant les uns avec les autres.

La Voie verte A l’échelle urbaine de notre secteur d’intervention, une voie verte est créée, perpendiculairement au mail actif, entre un nouveau projet de logements en bande et plusieurs pavillons en copropriété existants. Cet aménagement permet d’une part, une mise à distance des deux opérations entre elles mais également de favoriser le développement des mobilités douces entre la ZAC, au delà Annemasse et la rivière du

Frontage privé

Frontage public

Frontage public

Frontage privé

Foron, située plus au Nord. Ce nouvel axe de circulation, accueillant cycles et piétons est progressivement décaissé jusqu'à une hauteur de 1 m et ses talus latéraux se voient abondement végétalisés, afin de minimiser les vis à vis. Une noue paysagère accompagne la voie sur l’un de ses côté quand de l’autre, des entrées piétonnes sont ménagées vers les nouveaux projets de logements.

Frontage privé

Frontage public

Frontage Frontage public privé

Coupe Urbaine dans la Voie verte et la rue de l'Europe Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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La rue de l'Europe Parallèlement à cette nouvelle infrastructure, une ancienne voie de desserte sans issue, la rue de l’Europe, est prolongée jusqu’au mail ainsi que réaménagée. Cette intervention combine à la fois, limitation de vitesse (15 km/h), réduction de la largeur de circulation, affectation en sens unique et dispositif de frontage. Cette notion est définie par l’architecte-urbaniste Nicolas Soulier comme étant la partie avant d'une construction située entre la façade et le trottoir de la rue. Les frontages permettent selon lui de favoriser la reconquête des rues par les habitants en luttant contre la stérilisation de celle-ci et l’omniprésence de la voiture en ville. Comme une forme de code de rue matérialisant symboliquement, ce qui est privé ou public, ces types de dispositifs, aussi minuscules soient-ils, concourent à l’apaisement général de nos villes et quartiers. Ce travail est fondamental selon lui « puisque c'est là que se joue, sans qu'on en soit toujours conscient, une grande partie de la qualité de la vie dans une ville ou un village. Il y a des rues

Rue de VAUBAN, Fribourg, Allemagne

où l'on se sent bien, des rues vivantes - sans forcément être commerçantes - où l'on se dit qu'on aimerait bien habiter et élever nos enfants. Et puis il y a des rues qui, à l'inverse, nous semblent mornes, stériles, désertes, et qui malheureusement sont devenues plutôt la norme dans notre pays »* La rue existante était de celles-ci, parce que peu éclairée et sans aucun trottoir. Une nouvelle composition végétalisée vient ici ménager une mise à distance entre la voirie et les logements et permet l’installation de mobilier urbain et de rangements pour cycles notamment. Les exemples Allemands, Suisses et Danois, entre autres, démontrent aujourd’hui, quelques années après leur réalisation, la viabilité de ce type d’aménagement. En effet, l’image idyllique des rues du quartier Vauban de Fribourg ou de celui du quartier Viertel à Brême parle d’elle même. C’est avec ces références en tête notamment, que nous avons mené la conception de ces aménagements.

Rue du Viertel, Brême, Allemagne

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3. Quatre projets pour accompagner la transition -

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Le concept d’éco-vie de quartier se révèle avec précision au sein d’une tranche qui se situe entre la rue de l’Europe et la Voie verte. A l’intérieur de cette bande, travaillée à l’échelle architecturale, émergent quatre projets aux programmes différents : les maisons en bande, le logement intermédiaire en autopromotion, la maison des habitants associée à des logements sociaux et la Maison du projet. Donner une cohérence esthétique à l’ensemble de ces bâtiments fait partie des intentions premières du projet notamment afin d’éviter un effet catalogue, souvent récurrent dans un projet de ZAC. Cela favorise l’émergence d’une identité commune au projet qui se matérialise de deux manières : par la mise en place d’un nuancier référence rassemblant différentes essences, matières, teintes… et par la présence d’un socle commun en béton qui vient unir physiquement les différents édifices. De plus, les bâtiments expriment plastiquement la vocation de leur programme. Les projets de logements courants sont enveloppés d’une coque protectrice en ardoise afin de symboliser le passage à l’espace intime de son chez-soi. Le logement en autopromotion ainsi que la Maison du projet, eux, se dévoilent, se donnent à voir, afin de montrer la particularité de leur programme. NUancier de matériaux

plan de rez-de-chaussée commun

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3.01. Les maisons en bande Le projet des maisons en bande vient répondre au besoin de densification souhaité par l’agglomération tout en cherchant à conserver les qualités d’usage du pavillonnaire environnant. Ce type de projet s’adresse aux familles aux revenus confortables (frontaliers) ainsi qu’à des familles ayant des revenus plus modestes. Il vise également à attirer une population suisse, en cherchant notamment à atteindre le label Minergie-eco. Il est composé de deux opérations de quatre maisons accolées qui se déploient selon deux typologies : un T4 en triplex et un T5 en triplex. Celles-ci se distinguent au niveau du prix d’accession par des prestations différentes : dotées ou non d’un ga-

rage ou d’un solarium, de leur complexité structurelle, de leurs finitions ou encore de la gestion de l’intimité par rapport à la rue. Ceci donne à chacune un prix d’accession différent. Ainsi, on retrouve une maison à accession à 4000€/m2 et l’autre à 3300€/m2. Ces maisons en bande sont conçues en ossature bois. Elles sont revêtues d’une coque d’ardoise et sont bardées de lames de bois Douglas, en façades Nord-Est et Sud-Ouest. Les maisons sont également pourvues d’un jardin qui vient prolonger le rez-de-chaussée sur l’extérieur et fait la transition entre la Voie verte et les espaces intérieurs.

VUE DEPUIS LA RUE DE L'EUROPE

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3.01.1. Travail sur l'intimité à différentes échelles Les membres d’une famille ont besoin d’intimité, de disposer d’un territoire à soi, comme le rappelle l’association des architectes et maîtres d’ouvrage de France. Le projet de maisons en bande porte une attention particulière à cette gestion de l’intimité au sein du logement, sous différentes formes :

Rapport à l’urbain Comme vu précédemment , la réflexion sur la succession des seuils est une étape importante pour permettre à l’habitant de se sentir bien dans son logement. Des principes simples au sein de la parcelle

participent à ce travail. Un lit de cailloux vient désolidariser le socle de la maison par rapport à la rue. Cette attention permet également d’empêcher les passants de déambuler trop près de la façade. Certaines maisons sont aussi pourvues d’un porche d’entrée, ce qui donne une distance supplémentaire par rapport à la rue de l’Europe et une protection contre les intempéries. Ce dispositif est associé à une grille métallique toute hauteur, qui dissimule en partie l’entrée. Au niveau des jardins, qui se trouvent en contact avec la Voie verte, des appentis protègent les terrasses du regard des passants.

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façade nord est

façade sud-ouest Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Entre logements L’accent est également porté sur la gestion de l’intimité entre voisins. Les maisons sont implantées en quinconce afin de créer des zones préservées, au niveau des jardins et de la rue de l’Europe ainsi qu’en terrasses. Les coques d’ardoise intensifient ce principe d’implantation. Elles dépassent légèrement de la façade afin de limiter le champ de vision des habitants sur le terrain riverain. Au niveau des jardins, un mur mitoyen couvert d’ardoise vient prolonger la coque participant à la préservation de l’intimité visuelle entre les logements. D’un point de vue acoustique, les murs mitoyens atteignent un indice d’affaiblissement acoustique de 53 dB(A) aux bruits aériens. Pour atteindre cet indice, ils sont composés d’une double structure désolidarisée. Cette structure est pourvue d’un doublage en plaques de plâtre de chaque côté de la paroi. Les plaques sont fixées à

une ossature bois. Cette ossature est doublée, fixée en pied et tête et ses montants sont décalés. Associée à un vide acoustique central, l’isolation phonique est assurée. Ainsi, la tranquillité des habitants est préservée.

Détail acoustique mur mitoyen en toiture 0

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A l’intérieur du logement Des espaces spécifiques à la vie commune d’une famille sont placés à chaque niveau des maisons. Hiérarchisés du commun à l’intime, ils permettent de mettre à distance les chambres des lieux de vie collective plus bruyants - telle que la salle à manger. On retrouve, par exemple en rezde-chaussée, le séjour de réception associé à la cuisine et au jardin. Au niveau des chambres d’enfants, l’espace de partage devient un espace de jeux ouvert. Au niveau de la suite parentale, cet espace devient un bureau. Placer ainsi différents espaces communs, à tous les étages, permet une appropriation différente de ceuxci. Enfin, les murs situés entre les chambres et les espaces communs intermédiaires sont plus épais ; on y retrouve généralement des rangements, afin de préserver les chambres des nuisances sonores.

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VIDE SUR SALON

plan r+2

VIDE SUR SEJOUR

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3.01.2. Retrouver les caractéristiques de la maison individuelle Actuellement, environ 75% des français souhaitent vivre en maison individuelle . Ce qui va à l’encontre de la nécessité de limiter l’étalement urbain. Le projet des maisons en bande répond à ces deux problématiques. Il est trois fois plus dense que le pavillonnaire qui l’entoure puisqu’il atteint 67,5 lgts/ha contre 20 lgts/ha pour ses voisins. En contrepartie, le projet cherche à intégrer les usages et qualités de la maison individuelle afin que l’habitant se sente bien dans son logement. L’un des aspects les plus recherchés par les habitants est le besoin de rangements.

Dans le projet, divers dispositifs de rangements sont imaginés afin de répondre à différents usages. Des placards associés à des rangements pour chaussures sont placés à l’entrée. Des celliers sont également présents et sont associés aux cuisines. Les garde-corps des escaliers sont imaginés sous la forme de bibliothèque. Chaque chambre est dotée d’un placard. Le garage possède également un atelier en annexe et, enfin, des abris de jardin offrent un espace de rangement pour les activités extérieures. De plus, d’autres dispositifs, tels que la pré0

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Coupe transversale Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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sence des espaces extérieurs par exemple, garantissent les qualités d’usage présentes dans la maison individuelle. Ceux-ci sont de véritables extensions au logement. Quand la saison est propice, le mode de vie des habitants change et se déporte sur l’extérieur. Une partie des meubles déménage pour intégrer ces espaces. En rezde-chaussée, se trouve le jardin qui peut être aménagé en potager. Cet espace est aussi pourvu d’un barbecue, placé dans la cabane, qui vient accompagner les activités estivales des habitants. Aux étages, des terrasses bénéficiant d’un apport solaire généreux sont créées. Ces espaces sont associés à de grandes ouvertures et à

des vides sur salon ou séjour afin d’optimiser l’apport solaire dans le logement. Enfin, l’aménagement des intérieurs met l’accent sur la qualité des matières. Le bois, sous différentes essences, est utilisé dans l’aménagement (garde-corps meuble des escaliers par exemple). L’ardoise est également présente pour certains éléments sanitaires et le revêtement de sols et de murs. Le béton quartzé est quant à lui employé pour le revêtement de la chape du rez-dechaussée, pour ses qualités de réflexion de la lumière et sa facilité de nettoyage. Enfin, de par leurs propriétés hygrométriques, des enduits terre sont réalisés sur les murs mitoyens.

vUE INTERIEUR SUR JARDIN Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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3.01.3. Flexibilité du logement En rez-de-chaussée, la typologie T4 est dotée d’un garage et de son atelier attenant, d’un séjour, d’un cellier et d’un sas d’entrée. Cependant, la réglementation sur l’accessibilité des personnes à mobilité réduite demande à ce qu’il y ait une unité de vie en rez-de-chaussée. Cette unité de vie comprend une chambre (ou un séjour pouvant être en partie transformé en chambre) et une salle de bains. Pour répondre à cette règle, le garage est conçu de manière à pouvoir être transformé ultérieurement en chambre. Pour ce faire, une attente est aménagée dans la paroi entre le garage et le sas d’entrée afin d’y intégrer une porte. Le revêtement du garage, en plaques OSB, est facilement démontable afin d’être changé au moment de la transformation et ainsi se préserver des éventuelles pollutions dues aux gaz d’échappement. Pour finir, l’atelier devient salle

de bains. Les différents réseaux sont mis en place dès la construction afin que les raccords puissent se faire rapidement. Quant à la voiture, les habitants peuvent la garer sur les parkings partagés situés dans la rue de l’Europe. Cette chambre, située en rez-de-chaussée, (que l’on retrouve également sur la typologie en T5) devient une pièce indépendante du reste du logement. Elle répond à l’évolution des ménages, à des rythmes de vie différents au sein d’une famille et peut répondre à un besoin relatif d’indépendance. Le retour des jeunes adultes chez leurs parents ou le nombre de ménages accueillant un parent âgé est aujourd’hui une réalité due notamment aux difficultés économiques actuelles . Ce type d’aménagement peut ainsi répondre à ce type de changements. 0

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3.01.4. Un habitat soucieux de son impact global Le projet fait également l’objet d’une attention particulière du point de vue énergétique et tient à améliorer, par ce biais, le confort des usagers

Respirer un air sain et tempéré un puits canadien remplace les systèmes communs de simple flux avec entrées d’air en fenêtre. Il prend sa source dans l’escalier d’accès à la Voie verte. Le parcours de l’air effectué sous la surface du jardin permet d’apporter de l’air tempéré dans le logement. Il est couplé à un système simple flux afin de garantir une arrivée d’air constante. Ainsi, cette solution peut être une alternative au système énergivore de ventilation double-flux. La garantie d’un air sain à l’intérieur du logement devient alors possible.

Participer globale

à

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Eviter la surchauffe L’implantation Nord-Est/Sud-Ouest implique une gestion particulière des rayons rasants de fin de journée sur la façade SudOuest. Des stores en toile sont placés devant l’ensemble des fenêtres afin d’éviter les surchauffes d’après-midi et du soir. Le solarium est également pourvu d’une pergola dans le but d’ombrager la terrasse et les pièces attenantes durant l’après-midi.

production

Des panneaux photovoltaïques sont intégrés aux pans de toiture orientés Sud-Est. La teinte bleutée des cellules photovoltaïques ne dénote pas avec la teinte grise bleutée des ardoises de Morzine. Ces panneaux alimentent le réseau commun implanté dans la ZAC. Par maison, ils permettent de produire 2738 kWh/an pour une consommation annuelle moyenne des ménages de 2200 kWH/an (voir annexe X)1.

Se protéger en été Les logements sont traversants, ce qui per1

met une ventilation naturelle. En été, ce principe est particulièrement apprécié par les habitants. De plus, le jardin participe également au rafraichissement des maisons par principe d’évapotranspiration.

Détail brise soleil toile

Capter, stocker, diffuser La chape en rez-de-chaussée et les enduits terre emmagasinent la chaleur en journée et la rediffusent en soirée grâce à leurs qualités inertiques. En été, la fraicheur de la nuit est retransmise grâce au même principe.

Tableau de calcul de rendements - Annexe X p X Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Rayons du matin en été

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Rayons à 14h00 en été

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principes bioclimatiques été - puit canadien

Coucher de soleil en hiver

NORD EST ( 120° )

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principes bioclimatiques hiver - puit canadien Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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3.02. Le logement intermédiaire en autopromotion Le système alternatif de ce projet permet de créer un habitat favorisant le mieux vivreensemble. Il rassemble six familles qui se sont associées pour créer leur logement. Le projet comprend sept logements avec un appartement par famille, un studio à louer pour un étudiant par exemple, ainsi qu’une chambre d’amis et une salle commune en rez-dechaussée. Elles partagent également un atelier, une buanderie ainsi qu’une terrasse en toiture. Plus particulièrement, le projet est constitué de deux T2, d’un T3 duplex et de trois T4 répartis dans deux corps de bâtiment. Ils sont reliés à un dispositif de circulations extérieures comprenant les circulations verticales associées à des coursives extérieures, celles-ci étant des

prolongements des logements. Afin de diminuer les coûts de construction, l’aménagement intérieur s’est porté sur une distribution des espaces rationnelle afin d’optimiser la mise en place des gaines techniques et des reports de charge. D’un point de vue constructif, le projet est conçu en ossature bois. La structure des coursives est en acier galvanisé composée de profils métalliques HEA 160, associée à un solivage en épicéa recouvert d’un platelage en bois douglas. Elle est solidarisée ponctuellement aux deux corps de bâtiment par des accroches métalliques. Concernant les revêtements de façade, les bâtiments sont recouverts de bardage bois issu du réemploi, permettant aux familles de faire des économies.

vue depuis la rue de l'europe

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3.02.1. Un bâtiment qui dialogue avec son contexte Le logement intermédiaire en autopromotion occupe une place particulière au sein de la rue de l’Europe. Il est également en contact avec la Voie verte et une venelle transversale. Le projet vient dialoguer avec la placette au Sud, son programme occupant une place privilégiée dans la vie de quartier. Ainsi, l’implantation en L de l’édifice permet de dégager un jardin au Sud qui devient une continuité visuelle de la placette. Ce jardin fait également office de frontage privé entre les logements et cet espace public. Une partie de la façade Est reste connectée à la placette, au niveau de la rampe d’accès de celle-ci. Cet

espace de circulation empêche ainsi les passants de s’arrêter en dessous des logements, afin de les protéger des nuisances. Afin de gérer au mieux les interactions entre habitants et passants, l’essentiel des espaces communs sont placés en rez-de chaussée. Depuis la Voie verte, une entrée supplémentaire est aménagée, évitant aux habitants de faire le tour du bâtiment pour rentrer dans leur logement. L’implantation en L apporte également un maximum de lumière directe au sein des logements. Ce qui, associée à des typologies traversantes, permet aux habitants de bénéficier d’un habitat lumineux et bien ventilé. La toiture est en partie végétalisée, offrant de nouveaux espaces favorables au développement de biodiversité. Elle est également associée à un système de rétention des eaux pluviales. 0

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fAcADE sud est logement intermediaire en autopromotion Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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fAcADE sud ouest logement intermediaire en autopromotion

fAcADE nord est logement intermediaire en autopromotion Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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3.02.2. Les effets de la vie collective Notion de partage

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La notion de partage dans le logement en autopromotion est au centre de l’attention. Ici, le rez-de-chaussée devient le socle de la vie collective. Les habitants peuvent venir entretenir un potager dans le jardin ou investir la salle commune pour des évènements festifs ou pour leurs réunions de copropriété. Ils partagent également un atelier de bricolage et s’entraident dans l’entretien de leur mobilier. La buanderie commune permet aussi de libérer les appartements de ce type d’espace et de faire des économies dans l’investissement d’équipements ménagers pour chaque famille. Le parking est également à l’image de la collectivité qui tient à diminuer son impact global. Grâce au fort réseau de mobilités douces du territoire, le parking du logement est de petite taille (seulement trois voitures peuvent y stationner). Les habitants ont mis en place un système de covoiturage. Cela divise leurs frais d’entretien de véhicules. La part de stationnement pour vélos est plus importante, les habitants souhaitant privilégier les modes de déplacements doux. Si besoin, les parkings situés dans la rue de l’Europe permettent aux invités des familles de stationner. De plus, la terrasse située en toiture permet aux habitants de profiter du panorama ainsi que d’un espace collectif bien éclairé jusqu’aux heures tardives en été mais aussi de planter d’autres espèces de végétaux demandant un maximum d’ensoleillement. Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Hiérarchisation des espaces

Pour mieux vivre ensemble, il faut bien vivre chez soi. Les espaces partagés sont distribués de manière à passer de l’espace très social - le rez-de-chaussée commun - à l’espace intime en douceur. Les distributions verticales et horizontales sont des seuils qui créent la transition entre ces différents espaces. Les coursives jouent le rôle d’entre-deux entre le logement et les espaces partagés. Elles sont également prévues pour être assez larges afin de devenir appropriables par les habitants, lieux d’échanges, de dialogue entre voisins.

Plus particulièrement pour les logements en T4, elles deviennent de réelles extensions au logement puisqu’elles font office de balcon ainsi que de protection solaire en période estivale. 0

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3.02.3. Evolutivité des logements via une intervention minimale Propriétaires, les familles ont investi dans un projet de vie. Elles vont occuper leur appartement pour un temps long. Ayant chacune des visions différentes, des projets et des envies propres, elles vont évoluer différemment. Le nombre d’habitants au sein du logement va donc changer pour différentes raisons comme, par exemple, le départ d’un adolescent du cocon familial ou l’accueil d’un parent âgé. Les appartements sont ainsi pensés pour rendre possible les changements d’une vie de famille sans que cela implique une intervention lourde. Les appartements peuvent également être fragmentés afin d’accueillir de nouveaux habitants dans l’immeuble. Les T4 possèdent une pièce avec son propre accès. Cette pièce peut répondre à différents usages. C’est une chambre qui peut être transformée en bureau. Puisqu’elle possède une certaine indépendance par rapport au reste de l’appartement, elle convient à un adolescent mais peut également devenir chambre chez l’habitant. Ce procédé est aussi présent à l’étage du T3 duplex grâce à une porte fenêtre donnant sur une chambre. Cette pièce peut même se transformer en studio pour étudiant si besoin, cela implique cependant des travaux plus lourds qu’un simple changement de destination.

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plan r+3

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plan r+1 Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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3.03. La Maison des habitants et les logements sociaux Ce projet mixte associe un équipement socioculturel à un projet d’habitat. La Maison des habitants occupe une place centrale dans l’animation du quartier. Les logements sociaux qui la surplombent répondent quant à eux au besoin d’Annemasse Agglo d’augmenter la part de logement social dans l’agglomération . Pour répondre aux besoins d’animer une vie de quartier, la Maison des habitants propose des espaces favorables à la rencontre, à l’apprentissage et au divertissement. Elle comprend un espace d’accueil et point d’information, une salle d’activité ainsi qu’une ludothèque en rez-de-chaussée. Plus au calme, une bibliothèque est aménagée en mezza-

nine. On y retrouve également deux bureaux, dont l’un est destiné aux permanences d’une assistante sociale par exemple. Le projet de logements sociaux comprend huit appartements traversants allant du T3 au T4, répartis sur quatre niveaux. Un logement passerelle ayant pour vocation d’accueillir des personnes en situation précaire est présent au 1er étage. L’ensemble des logements est desservi par des coursives situées sur la façade Nord-Ouest. Le bâtiment est surplombé d’une toiture terrasse accessible par l’ensemble des familles. Enfin, le projet comprend un sous-sol dédié aux équipements techniques et au parking vélos.

vue depuis le jardin ferrovaire

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3.03.1. Justification cette association.

de

Plusieurs raisons justifient la réunion de la maison des habitants aux logements sociaux. L’une des raisons principales est économique ; le projet de logements sociaux ne serait pas viable dû à son nombre limité de logements. Les contraintes liées à la parcelle étroite du bâtiment et à sa hauteur permettent ainsi d’être dépassées grâce à la mixité fonctionnelle du projet. La parcelle de 16mx16m limite la création de logements. Ce bâtiment est connecté au mail très passant. Les logements en rez-dechaussée sont donc à éviter pour le confort des habitants. De plus, sur cette zone, seulement cinq niveaux au-dessus du rez-dechaussée sont souhaitables pour minimiser l’impact du bâtiment sur le pavillonnaire environnant. Cette limite du nombre de logements a des conséquences lourdes sur le budget de l’investisseur notamment

parce qu'il doit intégrer un ascenseur dans le projet . La maison des habitants, qui est un équipement recevant du public, est dans l’obligation d’avoir un ascenseur desservant tous ses niveaux, ce qui implique également un coût de construction important pour la collectivité. La maison des habitants associée aux logements sociaux permet alors de faire des économies pour les maîtrises d’ouvrage car l’investissement est partagé. Cette association est d’autant plus souhaitable puisque le gestionnaire de la Maison des Habitants est Annemasse Agglo et le gestionnaire des logements sociaux est Haute-Savoie Habitat, l’Office Public de l’habitat du département. En effet, ces deux entités ont l’habitude de travailler ensemble et connaissent bien leurs rouages respectifs. Cette association se cristallise par la mise en place d’un logement passerelle.

Logements Sociaux Maison des habitants

axonometrie des différents programmes Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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0

Cependant, l’association d’un équipement public à des logements amène son lot de contraintes pour le confort des habitants ; notamment d’un point de vue acoustique. Symboliquement, une coque d’ardoise enveloppe les logements et met en évidence cette distinction programmatique en contrastant avec le bardage bois douglas. (détail Sol entre ERP). Elle vient également protéger les logements, à la fois acoustiquement et thermiquement. Verticalement la partie inférieure induit des nuisances sonores. Les planchers font ainsi l’objet d’une réflexion plus particulière. Au niveau des murs, elle les protège des nuisances extérieures qu’elles soient thermiques ou phoniques. (détail Murs). A cette coque d’ardoise d’autres systèmes sont mis en place afin de faciliter le bienêtre des habitants. Des loggias sont placées sur les balcons, ce qui participe à la préservation des logements face aux nuisances sonores

50cm

2m

façade sud est

GSPublisherEngine 0.0.100.100

detail mur coque

DETAIL Cloison SEPARATrice ENTRE DEUX LOGEMENTS

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3.03.2. Procédé MHM au service d’une construction bois de grande hauteur. D’un point de vue constructif, l’édifice devient un marqueur du projet d’écoquartier. Cette construction de grande hauteur en panneaux de bois contre-cloués participe aux nombreuses démarches entamées en France revendiquant un renouvellement des méthodes constructives vers des matériaux biosourcés et cela même pour des projets de grande hauteur. Les voiles bois massif MHM sont placées sur les façades Nord-Est et Sud-Ouest du bâtiment et sont associées à une structure en poteaux poutres en lamellés-collés au centre et à un plancher en bois profilé. Ces seuls planchers ne présentant pas des per-

formances acoustiques et thermiques suffisantes (manque d’inertie et d’effet masse ressort masse), ils sont complétés par une chape de béton quartzé. La cage d’escalier et l’ascenseur, en béton armé, permettent de contreventer le bâtiment. Cette particularité constructive est mise en valeur dans les intérieurs puisque les sousfaces des planchers sont mises à nues dans les chambres et les séjours des logements. Les voiles MHM sont également laissés apparents dans les logements, comme dans la maison des habitants. La teinte naturelle du matériau permet d’apporter une ambiance chaleureuse dans les intérieurs. 0

DETAIL PLANCHER ET MUR MHM Détail murCouture ERP/LGT

2m

Façade ouest Maison des habitants

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50cm

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0

1m

5m

3.03.3. La Maison des habitants, un équipement à l’échelle du quartier : La Maison des habitants joue un rôle majeur dans la construction identitaire du quartier. Grâce aux animations et aux activités proposées, elle permet de créer du lien entre les habitants.

Un espace connecté

socio-culturel

dans le projet d’écoquartier, l’emplacement de la Maison des habitants est son premier atout. Proche du quartier pavillonnaire et au centre du secteur consacré au logement du projet d’écoquartier, cet équipement est en contact direct avec les habitants. Ce projet, à échelle humaine, est associé à une placette au Nord et au mail au Sud. Cela permet à la Maison des habitants de s’ouvrir sur l’espace public et de potentiellement y exporter ses activités sur l’espace public le temps d’événements culturels comme des vides grenier ou des fêtes de quartier. De plus, la Maison des habitants dialogue avec la Maison du projet située dans le parc ferroviaire par un parvis en lames de bois qui vient les connecter. Leurs vocations socio-culturelles présagent la mise en place d’évènements communs pour animer le quartier.

PLAN R+1 MAISON DES HABITANTS

PLAN RDC MAISON DES HABITANTS Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Lisibilité intérieure L’écriture des espaces intérieurs de la Maison des habitants est franche. Pas de jeux de dissimulation, la lecture du lieu est limpide pour l’usager. L’accueil est visible, de tous points de vue que l’on entre depuis la Placette ou depuis le mail de la rue de la

Fraternité. De l’extérieur, les jeux de transparence des baies dévoilent les différents espaces intérieurs, à l’exception des bureaux situés sur une partie de la mezzanine.

vue intérieure de la maison des habitants Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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3.03.4. Les logements sociaux Mise en abîme de l’entrée dans le logement Pour accéder à son logement, l’habitant traverse une succession de seuils qui se matérialisent par différents dispositifs. L’entrée du logement se fait depuis la placette, sur la façade Nord-Ouest du bâtiment. Cette entrée est protégée par la coque d’ardoise. Elle donne sur un hall d’entrée, éclairé naturellement par deux baies, où l’habitant récupère son courrier puis emprunte l’ascenseur ou l’escalier situés juste à côté. Suite à la succession de ces espaces intérieurs, l’habitant accède à un espace extérieur, les coursives. Cellesci s’ouvrent sur la ville. Suite à cet espace commun, l’habitant entre dans un SAS offrant plusieurs rangements, dissimulés du regard des voisins, avant d’entrer dans son logement.

Ouverture sur l’extérieur De par son implantation sur le front bâti au sud, devant le jardin ferroviaire et la voie ferrée, l’édifice occupe un emplacement privilégié. L’ensemble des logements profite ainsi d’une grande ouverture sur le paysage. Depuis les loggias disposées sur la façade Sud-Est, les habitants profitent d’un large panorama donnant sur la gare, la ville et les différents massifs environnants. Les logements bénéficient d’une double, voire d’une triple orientation. Afin de favoriser la ventilation naturelle, les logements sont tous traversants. Une partie des typologies T3 ne donnant au Nord que par un SAS d’entrée, une trappe au-dessus de la porte d’entrée est aménagée afin de permettre cette circulation.

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1m

5m

coupe transversale

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1m

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plan R+3/R+5

plan R+2/R+4 Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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A l’image des Maisons en bande, l’air est renouvelé grâce à un puits canadien prenant sa source dans la Voie verte. Il est ici plus spécifiquement mis en œuvre dans le vide sanitaire, la parcelle étant totalement occupée par l’édifice. L’arrivée d’air est garantie jusqu’aux derniers étages par un système de ventilation simple flux situé en toiture. En été, des volets coulissants à lames ajourées viennent occulter les loggias. Des bacs plantés, incorporés dans les

planchers des balcons permettent aux habitants, s’ils le souhaitent, de jardiner et de rafraichir par la même occasion leur logement. Enfin, pour mieux habiter son logement lors des saisons froides, des panneaux en polycarbonate amovibles sont disposés devant les loggias. La façade Sud-Est du bâtiment devient alors un espace tampon permettant aux logements de bénéficier d’une extension de leur séjour alors que la saison ne s’y prête pas.

detail LOGGIA

HIVER 21°

Détail Loggia/ERP Panneaux intégrés sous complexe ardoise

principes actifs

HIVER 21°

principes bioclimatiques hiver

ÉTÉ 65°

principes bioclimatiques été

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Le toit, un espace partagé La parcelle étant totalement occupée par le bâti, les habitants n’ont pas d’espace commun disponible en rez-de-chaussée, c’est pourquoi la toiture est ici rendue accessible. Les habitants disposent ainsi d’un solarium de 200m2 associé à une pergola ouvert à 360° sur le paysage. La production d’eau chaude sanitaire est permise, la moitié de l’année, par la mise en place de panneaux solaires thermiques sur cette

même toiture. C’est sur les parois, Sud-Est et Sud-Ouest, du bloc de circulations verticales, sous les ardoises, que sont mis en place des panneaux solaires thermiques. Ce dispositif est rendu possible par le procédé thermoslate, imaginé par l’entreprise espagnole CUPAPIZARRAS. Les ardoises bénéficiant d’un albedo faible, elles captent et restituent les calories aux panneaux solaires thermiques placés en dessous.

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1m

5m

VUE SUR ? GSPublisherEngine 0.0.100.100

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3.04. La Maison du projet

La Maison du projet est le lieu d’échanges et de valorisation de l’Ecoquartier. La création d’un lieu promouvant le projet de ZAC vient poursuivre le travail de concertation mis en place sur le territoire et devient le lieu propice aux échanges entre habitants, collectivités locales et maîtrises

d’œuvre. Dans cette optique la Maison du projet apparaît en première phase du projet, c’est même le premier édifice construit de l’Ecoquartier. Il comprend un espace d’exposition, un accueil, des rangements ainsi qu’une salle de réunion.

vue depuis le jardin ferrovaire

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3.04.1. La vitrine du projet d’écoquartier Pilotage du projet - Pilotage du projet: La Maison du projet devient ainsi le lieu d’ébullition et de diffusion du projet de ZAC. Sa position géographique au sein du quartier lui permet de gagner en visibilité. L’édifice est placé au centre du Jardin ferroviaire afin de le rendre visible depuis le mail, les quais de la gare et d’Annemasse située de l’autre côté des voies. De petite taille et seul élément construit dans le parc, ce projet à échelle humaine, proche de l’édicule, se démarque de son contexte environnant composé d’immeubles de logements ou de bureaux allant du R+4 au R+7. De plus, ce lieu destiné au public joue sur la transparence. Il dévoile ses intérieurs et sa scénographie. Au Nord, le passant est invité à emprunter un parvis en légère pente avant d’entrer dans l’espace d’exposition du projet. Au Sud, l’aménagement

du parc en gabion se greffe à l’édifice. Il intègre une rampe et quelques marches d’accès. A l’intérieur, des portiques métalliques libèrent l’espace d’éléments structurels afin de proposer un aménagement évolutif. Des panneaux amovibles placés au centre de l’espace, permettant l’affichage d’informations, peuvent être déplacés et devenir support de projection, libérant par là même un grand espace pour divers évènements de plus grande ampleur comme des réunions publiques par exemple. De plus, ce lieu d’effervescence comprend un accueil ainsi qu’une salle de réunion. qui fera notamment office de lieu de rencontres entre l’AMO, mandaté par Annemasse Agglo pour suivre les projets en Autopromotion, et les groupes d’habitants motivés par la réalisation de projets en autopromotion. 0

50cm

2m

coupe transversale Maison du projet Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Diffusion d’une architecture écoresponsable La Maison du projet est également présente pour définir ce qu’est un projet soutenable. Elle cherche à en faire la démonstration par sa conception. La réflexion se porte sur la source des matériaux utilisés, de leur potentiel de déconstruction en vue de leur réemploi ainsi que sur l’impact global du bâtiment sur son environnement. Cela commence par le sol du projet, les fondations en béton sont ponctuelles et sont associées à un vide sanitaire afin de minimiser l’impact du projet. Une structure en acier galvanisé vient soutenir la toiture.

Elle est composée d’éléments HEA 180 boulonnés pour faciliter leur démontage. Elle est contreventée par des panneaux en ossature bois préfabriqués en atelier. Ces panneaux sont imaginés sous différentes formes afin de répondre aux différents usages des pièces intérieures. Ils sont également pensés afin d’anticiper leur déconstruction. De plus, les matériaux de revêtements utilisés sont un échantillon des matériaux proposés dans la ZAC. 0

1m

5m

plan rdc Maison du projet Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Ces panneaux, préfabriqués en atelier, sont composés d’éléments percés au minimum afin que les différents matériaux soient réutilisés ultérieurement. Ils sont divisés en trois types. Le deuxième panneau permet de rendre visible les activités intérieures du lieu. Il est composé de fenêtres et de plaques de polycarbonate clipsées entre elles, de part et d’autre de l’ossature. Grâce à cette transparence, le bâtiment devient de nuit phare dans le projet d’Ecoquartier.

Le premier panneau a pour vocation d’isoler et d’occulter. Il est composé d’un isolant en fibre de bois et est recouvert d’un bardage bois.

Le deuxième panneau permet de rendre visible les activités intérieures du lieu. Il est composé de fenêtres et de plaques de polycarbonate clipsées entre elles, de part et d’autre de l’ossature. Grâce à cette transparence, le bâtiment devient de nuit phare dans le projet d’Ecoquartier.

axonometrie schematique du raccord entre panneaux

Le troisième panneau suit la logique du précédent, il associe plaques de polycarbonate et fenêtres en verre afin de permettre aux usagers de la Maison du projet de profiter de la vue. Dans ce cas le vide entre les plaques de polycarbonate est rempli par un isolant en fibre de bois. Cela permet de rendre visible la matérialité de l’isolant et permettre de démocratiser son utilisation auprès des futurs habitants.

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Enfin, la Maison du projet met en avant le secteur du réemploi par l’utilisation de lames de bois usagées en bardage et par l’utilisation de gabions garnis de gravats au niveau de l’accès Sud.

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2m

elevation nord est Maison du projet

elevation nord ouest Maison du projet Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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3.04.2. Penser l’évolution Le programme du projet instaure par définition que la Maison du projet puisse être vouée à disparaître puisque, une fois la dernière phase terminée, la Maison du projet n’aura plus lieu d’être. Les élus devront faire le choix de la déconstruire ou alors de la récupérer pour un autre usage. Afin que ce choix ne soit pas une contrainte, le projet est pensé afin d’appréhender une possible déconstruction. Si les élus locaux le souhaitent, ils peuvent choisir de déconstruire en partie l’équipement afin qu’il devienne un kiosque pour le Jardin ferroviaire par exemple. Les différents panneaux clipsés en pied et tête seraient alors démontés sauf au niveau des toilettes qui deviendraient publiques. Chaque panneau étant indépendant, le projet peut ainsi être déconstruit en partie. La structure en portiques étant autostable, l’ensemble des éléments peuvent être démontés et même remontés ultérieurement. Ce qui est le cas également en toiture, celle-ci étant composée d’éléments en tôle ondulée et d’un complexe isolant en panneaux préfabriqués.

evolutions possibles de la Maison du projet Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Conclusion -

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Conclusion

Le projet « Couture Urbaine  », s’implante aux franges de la ZAC Etoile AnnemasseGenève, en contact direct avec un tissu pavillonnaire péri-urbain et questionne en cela la confrontation de deux manières d’habiter et de faire la ville radicalement différentes.

tiques que nous avons mis en place dans notre projet. L’éco-vie de quartier donc, c’est trois mots pour trois grandes pistes de travail, trois échelles d’intervention, trois points de croix appliqués sur le territoire.

Le choix du site de projet d’Annemasse a été motivé par la volonté de se pencher sur une problématique urbaine et architecturale actuelle, à savoir la question de l’intégration de nouveaux quartiers aux abords des périphéries urbaines moins denses. En effet, sans voir pour autant en ce cas d’étude le « laboratoire urbain  » idéal, au vu notamment de son contexte transfrontalier bien spécifique, il s’agit ici de considérer nos hypothèses de travail comme autant de réponses transposables aux enjeux de développement auxquelles sont et seront confrontées bon nombre de nos villes françaises. De même la position du secteur d’étude à proximité de la gare ferroviaire nous intéressait particulièrement puisque porteuse d’un questionnement sur la capacité ou non du nouveau quartier à dialoguer avec cette infrastructure imposante.

Le premier lien que nous avons souhaité tisser est avant tout visuel et physique, entre les formes architecturales du nouveau quartier et le cadre bâti environnant. Il s’est concrétisé morphologiquement par la recherche d’une progression des hauteurs et densités depuis le cœur compact de la ZAC vers les franges de celui-ci et le tissu plus lâche du paysage pavillonnaire. Nous avons pour cela recherché une diversité typologique des formes d’habité, qui s’est matérialisée architecturalement par la conception de plusieurs projets aux profils bien différents, allant de l’habitat individuel groupé jusqu’à une forme plus connue d’immeuble de logements collectifs. De même le travail de pleins/vides et d’aération des tissus effectué ça et là grâce aux espaces de stationnement à concourut à faire baisser la densité perçue globale du nouveau quartier, le rendant par la même plus cohérent vis à vis de son contexte.

L’intégration de la ZAC Etoile AnnemasseGenève à son contexte, nous avons entrepris de la favoriser dans notre travail de PFE par la création de « coutures  », ces liens plus ou moins visibles et palpables, entre les choses et entre les gens, qui garantissent malgré tout, bien souvent le bon enracinement d’un projet. C’est ce terme, cette invention, l’ « éco-vie de quartier », qui justifie, explique et résume le mieux, les stratégies urbaines, architecturales et programma-

Au delà de sa considération dans le projet, l’exploration typologique que nous avons mené a été très enrichissante. Nous avons eu à nous poser de réelles questions sur la notion « d’habiter » afin d’appréhender par exemple ce qui plaît tant dans la maison individuelle et pouvoir ainsi le transposer, ailleurs, sous une autre forme. Nous avons eu à jongler avec les chiffes pour comprendre ce que 50 ou 200 logements à l’hectare voulaient dire et saisir que la den-

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sité perçue était finalement bien la plus importante. Mais nous avons du également réfléchir à des logiques constructives, des concepts architecturaux et des choix de matérialité différents dans chaque projet ou presque, tout en veillant à garder une unité d’ensemble, un lien là encore. Faire dialoguer des projets qui racontent des histoires différentes, voilà quel était l’objectif d’une réponse architecturale qui ne devait pas pour autant devenir catalogue. Le deuxième lien que nous avons voulu concrétiser est un lien éthique vis à vis de l’environnement, une posture responsable et respectueuse du sol sur lequel le projet devait prendre place. Nous inscrivant ainsi, tant que possible, dans la thématique et les valeurs que prônent le master, à savoir une architecture éco-responsable, nous avons porté une attention particulière à la provenance et le choix des matériaux, la gestion de la perméabilité des sols, la question des mobilités ou encore de l’énergie. Le PFE à la encore était, en cela, riche de connaissances et d’enseignements pour les jeunes architectes en devenir que sommes. Nous avions par exemple, d’avance, peut-être un peu trop idéalisé le concept de réemploi, le déroulement du projet et de ses réalités nous à permis d’y voir plus clair puisque nous forçant à une pertinence de chaque instant. En cherchant, tant que possible, des matériaux locaux, produits ou mis en œuvre par des entreprises de la région, nous nous sommes efforcés d’appliquer une forme de culture constructive moderne, d’autant plus difficile à cerner à Annemasse que le patrimoine architectural est moindre.

Enfin, le troisième et dernier lien que nous avons souhaité voir se créer dans ce projet est tout simplement le lien social, afin de concourir à l’émergence d’une vie de quartier riche et stimulante pour ses habitants. C’est par la programmation d’équipements culturels plus spécifiques, dans lesquels la parole leur est donnée ainsi que d’espaces publics de qualités, aux tailles et fonctions diverses que nous espérons avoir favorisé les rencontres et interactions entre eux. De même, l’autopromotion, que nous avons eu l’opportunité de découvrir cette année dans le cadre des cours et séminaires du master nous a semblé être une solution de plus pour entretenir et faire perdurer ce lien social, une évidence même, tant elle propose et incite à une architecture plus humaniste. « Couture Urbaine », pour une éco-vie de quartier à Annemasse, c’est le résultat d’un travail de groupe mené de manière collégiale durant près de neuf mois, c’est aussi l’aboutissement heureux de nos années d’études au sein du master Architecture et Cultures Constructives et plus globalement de l’ENSAG. Si nous sommes conscients de n’avoir pas pu traiter l’ensemble des thématiques (économique, thermique,…) pour chacun de nos projet, nous sommes aussi et surtout contents du projet architectural auquel nous aboutissons et voyons en celui-ci une forme de point de départ pour notre pratique professionnelle future.

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Conclusion Charlotte Gehrig

Cette année de diplôme en architecture est la concrétisation d’un parcours atypique m’ayant permis de définir plus finement l’architecture que je souhaite pratiquer. Diplômée en design d’espace en 2009, j’ai rapidement intégré une agence d’architecture spécialisée dans la construction bois et prônant les valeurs du développement durable. Après le monde très conceptuel et plastique du Design d’espace, je suis entrée dans le monde du « concret ». J’ai appris à être efficace en suivant le projet de clients, du stade esquisse à la réalisation. Cependant j’ai également été confrontée à une certaine réalité du monde du travail où «  valeurs durables » est plus un argument de vente qu’une réelle valeur partagée par le chef d’agence ; même si j’ai beaucoup appris de mes collègues sur les questions de milieu, contexte et usages. J’ai donc vite compris la nécessité pour moi de poursuivre ma formation académique afin d’enrichir ma culture architecturale et trouver dans l’enseignement des clés pour une pratique du métier respectueuse de l’homme et de son milieu. Dans l’attente d’être acceptée en école, je suis partie pour l’Australie. J’y ai vécu quelques temps auprès d’Aborigènes, et cela a renforcé ma volonté d’agir de façon durable. A mon retour, j’ai intégré l’école d’architecture de Clermont-Ferrand. J’ai été particulièrement marquée par l’enseignement axé sur le logement de Rémi Laporte, en Licence 3. J’ai retrouvé dans cet enseignement les valeurs sociales que je voulais mettre en avant dans ma propre pratique. Ensuite, en intégrant le Master Architecture et Cultures Constructives à Grenoble, j’ai pu allier à ces valeurs les notions d’éco-responsabilité. En Master 1,

par nos différentes pratiques, nous avons pu être en contact avec la matière. Nous avons appris à la comprendre afin de l’utiliser à bon escient. En parallèle, l’exercice de mémoire m’a permis d’approfondir les questions d’usage dans le logement, et particulièrement l’impact des réglementations. Finalement, le projet « Couture urbaine » synthétise ces enseignements et traduit ma volonté première  : appliquer une démarche soutenable au service du bien-être de l’habitant. Le choix du site de la ZAC Etoile-Annemasse-Genève m’a particulièrement intéressée. Je suis née à Annemasse et j’ai grandi dans un village confronté à l’étalement urbain et à la pression foncière due à la proximité du bassin genevois. Ainsi, travailler sur ce site a été l’occasion pour moi d’approfondir des réflexions liées à mon quotidien. Comment densifier des territoires à proximité d’un tissu pavillonnaire ? Comment penser les modes d’habité pour qu’ils puissent porter les valeurs de l’habitat individuel dans des formes plus denses ? Comment travailler l’espace public et l’espace commun en garantissant l’intimité des habitants tout en proposant des lieux favorables à la rencontre et à l’expression de la vie collective ? Notre travail de recherche sur ces thèmes a été dense et souvent animé de longs débats. Nous avons pris plusieurs directions avant de nous concentrer sur le travail de couture et nous fixer sur une tranche urbaine qui nous permettrait de travailler en finesse les rapports entre un projet dense et son contexte mais également d’aborder différents programmes, tous orientés sur le logement. Cette diversité a rendu cette année riche. Elle n’a pas été que le

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bilan de cinq années d’études, elle nous a permis de continuer à approfondir nos connaissances en matière de logement. Nous n’avons pas abordé les maisons en bande, le logement en autopromotion et le logement social de la même manière. Notre réflexion s’est adaptée à chacun de ces programmes, ce qui nous a amené à proposer des logements aux possibilités évolutives adaptées à chaque mode d’habité. Chaque projet nous a poussés à aborder la question de l’intimité dans le logement de différentes manières et il a fallu trouver des lieux de convivialité adaptés à chacun des cas. Ce travail sur les zones pavillonnaires, nous a également permis de rencontrer des habitants du quartier. Comme nous nous y attendions, leur vision de la ZAC était assez négative. Ils avaient peur que le projet, très dense, vienne perturber leur tranquillité. En sachant que les densités imposées par le pré-programme de la ZAC ne pouvaient être changées pour des raisons économiques évidentes, ces échanges nous ont permis de réaliser que le projet d’architecture ne se suffirait pas à lui-même. C’est là que nous avons compris la nécessité de donner au projet des valeurs immatérielles, qu’un travail de médiation devait être mis en place, que des lieux socio-culturels devaient être présents afin de favoriser la création d’une identité commune au quartier, comprenant les anciens comme les nouveaux habitants. Nous avons également participé à un atelier consacré à la création d’une bande-dessinée sur le quartier à différentes époques. Ce groupe de discussion a été mis en place par l’association FBI Prod qui est mandatée par Annemasse-Agglo pour effectuer un travail de médiation auprès des habitants du quartier. Cet atelier nous

a permis de compléter l’image que nous nous faisions du quartier. Membres du Master A&CC, nous avons également abordé les questions environnementales avec attention. Etre attentif aux cultures constructives du site fait partie des enseignements marquants de nos années de Master A&CC. Cependant, nous avons été particulièrement déstabilisés en début d’année par la neutralité du site : pas de cultures constructives marquantes comme on l’entend sur des communes rurales comme Ambert au passé constructif riche. C’est par un travail plus fin que nous sont apparues les cultures constructives du milieu. Notre arpentage nous a permis d’établir que le site avait un potentiel de réemploi essentiellement lié à la destruction de l’hôpital et au passé ferroviaire du territoire. Nous avons fait le relevé des matériaux sur place et nous nous sommes vite rendus compte que nous n’aurions pas assez de ressources pour concevoir nos projets selon cette base. C’est seulement après un long travail de recensement des différentes entreprises du bâtiment sur le territoire que nous avons pris connaissance de la présence d’une filière bois fortement développée, allant de la scierie au bureau d’études structure expert en structure bois. De là est née l’idée de rendre le projet d’éco-quartier le lieu de recherche sur la construction bois dans la région. Ce choix nous a permis d’aborder plusieurs formes de construction bois, chacune adaptée au programme de son bâtiment. Notre approche a du s’adapter à chaque méthode constructive choisie. La structure en panneaux de bois contre-cloués, malgré ses atouts structurels et esthétiques, s’est avérée être limitée en terme d’évolutivité inté-

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rieure. Cette prise de conscience nous a permis de faire évoluer la structure du bâtiment. Nous avons associé la structure MHM à un système poteaux-poutres intérieur afin de permettre plus de flexibilité dans les logements. De plus, les bâtiments ont été soumis tout au long de l’année au regard des divers intervenants. Chacun de ces regards a permis à notre projet de gagner en réalisme sans perdre en qualité architecturale. Personnellement, les échanges avec l’ingénieur thermicien Olivier Zanni m’ont permis de mettre en application ce que j’avais déjà pressenti lors de mon travail de mémoire, à savoir, que la réglementation RT 2012 n’est pas figée, qu’elle accepte une marge d’erreur à la condition que celle-ci soit compensée sur un autre point. Grâce au regard de l’acousticien Samuel Tochon, nous avons réalisé à quel point il est complexe de préserver l’intimité des habitants dans une construction à ossature bois, qu’omettre un petit détail peut avoir de lourdes conséquences sur le quotidien des habitants. Quant à l’ingénieur énergie Bruno Georges, son approche globale a été la démonstration même qu’un projet gagne en qualité quand il est réfléchi à plusieurs, depuis l’échelle urbaine jusqu’à la précision du détail, tout en se dégageant des apriori et des solutions préétablies. Avec du recul, je me rends compte que cette approche à multiples regards a commencé par venir de nous. Ce projet de fin d’études a gagné en clarté et en finesse parce que nous l’avons pensé à trois. Nos nombreux échanges, nos débats houleux, nos remises en question constantes ont permis au projet de gagner en finesse et en crédibilité. Chaque choix que nous avons fait n’a pas été le fruit du hasard mais bien la résultante de ces discussions. Nous avons des personnalités très fortes et chacun des

affinités architecturales différentes. Ces affinités nous ont permis d’aborder le projet sous différents angles. Le projet « Couture urbaine » a ainsi gagné en densité, est devenu plus complet. Il porte en lui les valeurs de chacun, réunies au service d’un projet commun. Ce travail de groupe me permet de réaliser que je souhaite continuer à pratiquer l’architecture de cette manière. J’ai besoin de critiques, de débats, de remises en question pour pouvoir évoluer. Ma pratique de l’architecture n’en sera que meilleure car toujours alimentée de nouvelles idées. Quant à mon futur proche, c’est en Colombie qu’il se dessine. Je vais en effet réaliser mon dernier stage d’études en architecture dans l’entreprise de conception et de production de briques de terre crue de Dario Angulo Aramillo à Bogota en compagnie de Maëva Boudali. Cette expérience sera pour nous l’occasion de nous ouvrir à une nouvelle culture, une nouvelle architecture et ainsi d’améliorer encore notre approche du métier autour du matériau terre. A mon retour, je souhaite finaliser ma formation par une HMO-NP. Les agences qui m’intéressent sont proches de la vision de l’agence d’architecture et d’urbanisme BLAU de Marie Blanckaert à Lille. Sa pratique de l’architecture est très complète et toujours entourée de nombreux acteurs. Cette jeune architecte cherche systématiquement à mettre en place un travail de médiation, adapté à chaque projet. Elle a au cours de sa carrière intégré les notions de réemploi, d’évolutivité dans le logement. La façon dont elle exerce le métier d’architecte correspond à mes envies de pratiquer.

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Conclusion Matthieu Lemarié

Au terme de ce projet de fin d'études, je profite de l'opportunité offerte par cette conclusion personnelle, pour faire un retour sur mes années d'études et plus particulièrement sur cette dernière année, en Master 2 - A&CC. Issu d'un parcours technologique avec un Baccalauréat et DUT Génie Civil, j'ai poursuivi par deux années d'études à l'étranger, avec une formation à mi-chemin entre l'architecture et l'ingénierie (au Danemark et en Autriche) qui m'ont amené à aborder la pratique des métiers de la maîtrise d'œuvre avec un regard attentif aux méthodes de construction et à la faisabilité d'un projet. A contrario de mes collègues qui ont fait le même parcours et sont rentrés directement dans le monde du travail, je considérais ces formations comme une étape pour mieux appréhender le métier d’architecte. En 2011, j'intègre l'école de Grenoble par le biais d'une inscription en Validation d'acquis. Mes deux premières années de licences sont tout d'abord pour moi l'occasion de me familiariser avec les outils propres à l'architecte comme entre autres la maquette, le dessin à la main / croquis, les rendus informatiques,... De plus, les cours magistraux donnés en licence m'ont permis de découvrir des sujets non abordés précédemment, ou du moins que très superficiellement, comme l'urbanisme, l'histoire de l'architecture, la sociologie, etc., et de comprendre mieux encore les spécificités de la conception architecturale. Petit à petit, le projet n'était plus un ensemble de contraintes mises bout à bout pour répondre à un cahier des charges, mais une suite logique d'analyses, de pro-

grammations, de recherches d'expressions architecturales, de matérialités, d'usages et des moyens technico-constructif pour réaliser le projet (liste NON exhaustive). Je prenais alors conscience que la construction ne se situe pas uniquement à la fin du processus de fabrication du projet, mais elle a le devoir d'influencer, d'informer, de structurer, de guider la conception depuis les idées initiales. L’architecte n’étant pas le bâtisseur de ses propres réalisations, il se doit d’éveiller sa curiosité aux techniques de la construction afin de pouvoir dessiner et transmettre son travail correctement. Il me paraissait donc important de réussir à entremêler les connaissances acquises au cours de mes précédentes formations à la conception architecturale ; c'est pourquoi, à la fin de ce premier cycle, j'ai souhaité intégrer le Master Architecture et Cultures Constructives. La première année de master a représenté pour nous tous une véritable opportunité d'expérimentation, tant à l'échelle des projets d'études (Conception de prototypes réalisés à échelle 1:1 aux Grands Ateliers de l'Isle d'Abeau), que dans nos réflexions personnelles avec la rédaction d'un mémoire de recherche. Pour ma part, ce mémoire a été l'occasion d'aborder des questions d'urbanismes participatifs, et d'appropriations citoyennes : " A l'abordage des délaissés - vers une nouvelle forme d'espace public ". Sujet d'études qui m'a réellement désinhibé dans la manière d'aborder le métier d'architecte, que j'ai pu par ailleurs, approfondir au cours d'un stage avec l'association DE L'AIRE, et notamment dans les réflexions sur le projet de fin d'études.

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La dernière année en Master A&CC est consacrée à un travail de groupe, sur la conception et réalisation du projet de fin d'études. L'étendue du projet représente un travail collectif entre Charlotte, Valentin et moi même tout au long de l'année scolaire. Pour l'ensemble du groupe, nous avions d'ores et déjà pu travailler les uns avec les autres sur de plus petits projets, mais jamais tous les trois en même temps sur le même projet, et encore moins face à un projet d'une telle envergure. Dès le début, cette collaboration nous aura permis d'identifier et de partager des envies particulières en termes de projet, de méthodologie, de choix de site et de programmation. De plus, ceci est aussi une véritable expérience professionnalisante et d'équipe, puisque nous avons du apprendre à faire un travail de conception collaboratif, avec son lot de frustration, de concession, d'affirmation ou d'argumentation ; organiser des réunions d'équipe ou des bilans (à propos du projet ou du moral des troupes) ; se diviser le travail en termes de productions graphiques ; continuer à se former en partageant ses expériences entre les uns et les autres (notamment sur l'utilisation des logiciels) etc... A l'apogée de ce PFE, je suis heureux d'avoir pu partager cette expérience en collaboration avec Charlotte et Valentin. Tout au long de l'année, nous avons toujours souhaité discuter de la conception ensemble. Je pense que cela nous a permis d'aboutir à un projet qui fait sens, éprouvé par le jugement des enseignants qui nous ont suivis cette année, mais aussi et avant tout, par nos approches complémentaires. Le choix du site, s'est fait parmi quatre perspectives de projet : des sujets d'amé-

nagement urbain avec les sites de l'Esplanade à Grenoble et Confluence à Lyon ; un projet d'éco-quartier à Annemasse ; enfin, une étude de redynamisation du village d'Ambert. Une première concertation de l'équipe a été programmée suite à la visite des sites proposés. Pour ma part, j'ai été longtemps partagé entre trois propositions : Grenoble, Annemasse et Ambert ; trois projets, trois échelles totalement différentes. La thématique de requalification d'un centre bourg, en milieu rural, était vraisemblablement le sujet qui aurait pu me permettre d'aborder les sujets explorés dans mon mémoire de M1, mais aussi de traiter du " sujet de la campagne " relativement proche du contexte dans lequel j'ai grandi et vers lequel je me projette pour les années à venir. Cependant, la ville d'Ambert est un sujet qui s'essouffle, puisque proposé deux années de suite dans le master. Dans le cas de Grenoble, le sujet nous projetait cette fois ci vers un travail urbain, à une échelle complètement différente de la précédente. Ce projet s'inscrit dans un contexte politique et social compliqué, puisque le premier projet a été refusé suite à une implication importante du nombre d'habitants en défaveur du projet initial et du changement de municipalité. Les réunions de concertation publique auguraient d'un projet intéressant, lié à une méthodologie de projet particulière. Cependant l'échelle du sujet me paraissait démesurée, du moins au regard des projets d'avenir que j'envisage. Finalement, notre choix de site se portera sur le projet de ZAC, à Annemasse. Ce projet se trouve à une échelle intermédiaire entre le projet de requalification du bourg d'Ambert et de l'arrivée de ville de Gre-

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noble. Comme nous avons pu l'exposer dans la conclusion générale, la réflexion portée sur un projet réel de ZAC dans le cadre de notre formation (ZAC - outil juridique majeur des aménagements urbains / péri-urbain) nous semble important pour notre futur pratique professionnelle. De plus, au cours de la première visite de site, nous avions pu identifier des potentiels, des envies de projet pour chacun d'entre nous, mais une question restait dès lors en suspend : Comment traiter la transition entre le projet d’éco-quartier et le tissu pavillonnaire environnant ? Cette question nous a porté tout au long de l'année et nous a permis, dès le début, d'organiser une méthodologie de travail afin de dresser le portrait de ce quartier et d'en extraire les enjeux de développement. Ainsi, au cours des deux premiers jours d'analyse de site, nous avons troqué nos ordinateurs et plans de la ville contre une bonne paire de chaussures, un appareil photo, un carnet de croquis et un stylo. C'est dans un premier temps en arpentant les rues du tissu pavillonnaire et en partant à la rencontre des habitants que nous avons commencé à imaginer le projet, à prendre conscience de la vie du quartier, des besoins d'aménagements, mais aussi des réticences des résidents face au projet de ZAC ... Nous avons aussi pris le temps de contacter et de rencontrer des associations locales, acteurs du " vivre ensemble " sur le territoire (FBI Prod, Suburbanista, l'office de tourisme...) qui se sont avérés être de véritables mines d'information sur le territoire. Cette approche m'a permis de ré-activer des notions que j'avais pu alors apprendre au cours de mon stage avec DE L'AIRE ou

lors de la rédaction de mon mémoire de M1 ; La conception de projet qui s'en est suivie se nourrit de ces temps de rencontre, d'échange et de partage que nous avons eus, et que nous avons souhaités ré-impulser dans le programme du projet. Ainsi, la Maison du projet, la Maison des habitants, ou encore les différentes typologies de logements apportent une réponse à la transition entre la ZAC et le tissu pavillonnaire, tant architecturalement que sociologiquement. A travers notre travail de fin d'études, nous avons pu mettre en pratique nos acquis et nos expériences. Certes, avec encore plus de temps, nous aurions pu peaufiner plus encore, étant sans doute un peu trop perfectionnistes en s'attardant sur certains points et détails nous semblant particulièrement intéressants à étudier pour mieux mettre en valeur l'ensemble de notre travail. Ce côté assidu peut avoir certains avantages, mais aussi des inconvénients, le temps alloué et limité nous imposant de nombreuses nuits blanches pour finaliser notre rendu. Cela permet quoi qu'il en soit de nous mettre en situation réelle, car dans le monde du travail qui nous attend, des dates sont aussi à respecter. A nous de nous organiser en conséquence, de s'attarder, de s'adapter, pour finaliser et donner le meilleur de nous même dans les temps impartis, pour un rendu qui saura respecter et combler les attentes du Maître d'ouvrage. En parallèle, cette année aura été pour moi l'occasion de m'ouvrir vers le monde professionnel et entamer des recherches d'emplois pour l'année prochaine. La création d'un collectif étudiant avec

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quatre collègues de l'école d'Architecture de Grenoble m'aura permis, tout au long de l'année, de m'aérer l'esprit grâce à la réalisation de projet plus concret et terre à terre. Ainsi, Via le collectif LA FUITE, nous avons pu travailler sur des projets de scénographie (Nocturne des étudiants au musée de Grenoble) et d'aménagements urbains, avec la fabrication de jardinières disséminées un peu partout dans l'école d'archi, la fabrication d'un bar à sirop pour le Park(ing) day, l'accompagnement du projet Altern'active Nocturne du Master ITER (Innovation & Territoire - IGA). Cette expérience nous aura permis de sortir des murs de l'école et de rencontrer professionnels, militants, habitants et enseignants extérieurs, nous permettant de compléter notre formation grâce à la rencontre "de l'autre". Pour l'année prochaine je souhaiterai intégrer une agence d'architecte dans le cadre d'une HMONP, qui me permettrais à la fois de travailler sur les domaines d'études aborder au cours de la formation, ainsi qu'une seconde pratique en lien avec les activités expérimentées avec le collectif. Toujours en cours de recherche, je porte mon regard vers les villes de Rennes et Nantes qui sont pour moi des destinations à proximité de ma région d'origine et s'inscrivent dans des démarches de développement social, culturel et économique qui me font échos. La fin de ce projet de fin d'étude laisse alors place à un temps de prospections, de recherches et d'entretiens. Espérons que cela portera ses fruits.

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Conclusion Valentin MOJEIKISSOFF

L’année universitaire se terminant, le travail de PFE également, c’est maintenant l’heure du bilan et de cette introspection pas toujours aisée à faire mais pour autant au combien nécessaire. C’est souvent l’occasion de porter son regard dans deux directions opposées, le passé et l’avenir, faire le point pour savoir qui l’on est et ainsi mieux savoir où aller par la suite. Parce que cette année est ma dernière au sein de l’ENSA Grenoble et plus globalement, parce qu’elle est ma dernière à étudier, je souhaiterai ici embrasser un regard plus large sur mon parcours au sein de cette école afin de mieux apprécier le chemin parcouru et celui qu’il me reste encore à faire.

Dans le rétroviseur Voilà près de cinq ans, je rentrais à l’école d’architecture de Grenoble pour la première fois et ce, vierge de toute connaissance sur ce qui était alors pour moi une toute nouvelle discipline. Ces études je les avais choisi parce qu’elles semblaient pouvoir concilier à la fois l’art et la technique mais je n’imaginais alors pas encore tout ce que l’architecture impliquait, toutes les notions auxquelles il faudrait que je fasse appel pour concevoir des projets. En effet, si je ne devais retenir qu’une image de ces études, cela serait sans doute la diversité des enseignements que nous avons suivis durant ces cinq années, tant j’ai eu l’impression d’apprendre des choses différentes les unes des autres, tant j’ai eu de questions à me poser sur des thèmes diamétralement opposés. Comment peut-on ainsi imaginer devoir avoir à calculer à la fois les contraintes mécaniques d’une poutre et

disserter sur l’habitus du philosophe Pierre Bourdieu ? Il n’y a décidément que les études d’architecture pour permettre cela et je suis particulièrement heureux d’avoir pu profiter de cette richesse de savoirs, parce qu’elle a participé à mon développement en tant que personne. L’architecture a été, beaucoup plus complexe que je ne l’imaginais à mes débuts et m’a en cela ouvert à bien plus de choses que prévu, je leurs suis en cela profondément reconnaissant. J’ai véritablement eu l’impression de mûrir et de me construire une pensée, une vision du monde, de l’homme et de la société. Culturellement parlant, sociologiquement parlant, artistiquement parlant, sensiblement parlant, humainement parlant et j’en passe, je me sens bien plus riche aujourd’hui que je ne l’étais hier, à mon entrée dans cette école, il y a de ça cinq ans, en provenance de ma Savoie natale. Si les 3 premières années de Licence m’ont permis de me former à l’architecture, celles effectuées au sein du master Architecture et Cultures Constructives ont eu le mérite d’aller plus loin et de me faire entrevoir ce qu’est le métier d’architecte. Dans un premier temps l’année dernière avec l’expérimentation et l’expérience du chantier, le rapport à la matière. Dans un second temps, cette année, via l’élaboration de ce PFE en compagnie de Charlotte et Matthieu. Mener un projet sur un temps long, près de 9 mois et voir se succéder les différentes phases du projet, de l’analyse de site jusqu’à l’APD a été quelque chose de nouveau, fort enrichissant puisque plus proche de la réalité du métier. De même, la mise en situation d’un projet, pour notre part, réel, puisque en voie d’élaboration

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avec la construction de la ZAC Etoile Annemasse-Genève nous a permis de nous frotter à un client concret, à savoir une communauté d’agglomération. Nous avons pu apprécier le fonctionnement du lancement de projet de ce type de nouveau quartier, de lire un préprogramme, de se pencher quelque peu sur un PDU, un PLU. Nous avons également du, dans le cadre de l’élaboration du projet, prendre en compte des facteurs que l’on avait jamais considéré jusque là, comme la thermique, l’acoustique, l’économie, le fonctionnement énergétique, la gestion des perméabilités, la provenance des matériaux et leur présupposée impacte sur l’environnement. Autant de nouvelles contraintes, pas toujours évidentes à mener de front, par manque de temps parfois, par manque de connaissances souvent mais qui pour autant participent à avoir fait de cette année la plus riche et la plus professionnalisante de toutes. Malgré le suivi ponctuel avec les intervenants spécialistes, j’ai eu en effet souvent l’impression que l’on était livrés à nous mêmes vis à vis de questions plus techniques et cela me renforce dans l’idée que l’architecte n’est rien sans les thermiciens, acousticiens, économistes et autres experts de la construction et que la collaboration est une obligation, un devoir. Ces différents facteurs, je crois dorénavant qu’ils m’accompagneront à chaque fois dans l’élaboration d’un projet et ce, dés le début de la conception, quand bien même je crois pourtant qu’il ne faille pas vouloir leur donner une sur importance. En effet, je crois que nous avons, cette année, dans le cadre de ce PFE, mis en place le bon équilibrage entre des volontés architecturales et environnementales/

économiques. Nous avons fait en sorte d’exprimer des concepts spatiaux et plastiques qui pour nous faisaient sens tout en favorisant tout de même des solutions les plus éthiques possibles quant au choix des matériaux ou des systèmes constructifs. La volonté de revenir à une architecture plus « architecturée  » était d’ailleurs l’une des volontés du corps enseignant au début de l’année, je crois en cela que nous avons bien répondu. Je suis d’ailleurs persuadé pour ma part que cet équilibrage doit rester, en architecture, celui-ci car il ne serait pas bon de voir se préfigurer dans l’avenir une uniformisation de l’habitat par les réglementations thermiques et environnementales. D’une part parce que vivre dans des « boîtes thermos » n’a à priori pas le dessein premier de l’Homme et d’autre part puisque le métier d’architecte serait alors en péril, des ingénieurs pouvant très se charger de la conception. Nous ne devons pas nier la crise environnementale que notre société se borne à aggraver de jour en jour comme nous ne devons pas renier, nous architectes et futurs professionnels, notre héritage artistique et notre sens de la proportion, de la forme, des couleurs, des matières. La bonne pratique est selon moi dans cet arbitrage fin, dans cette soupe justement dosée entre les différents ingrédients de la conception architecturale. Le travail de groupe avec Charlotte et Matthieu à souvent était facile, toujours était enrichissant pour nous trois je pense, tant nous avons passer de temps à échanger et à débattre pour valider ou non des choix liés au projet. Nous nous sommes efforcés de travailler tous plus ou moins toujours ensemble, de manière collégiale et démocratique afin d’être certains que les

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décisions seraient les plus à même de servir notre projet. Moi pour qui le travail de groupe n’est pas toujours si évident, j’ai pris beaucoup de plaisir à mener ce PFE avec eux et je pense d’ailleurs que je n’aurais pas pu le faire avec d’autres. Ils étaient là pour me soutenir, me conseiller, me recradrer, me motiver, me contredire, m’épauler…ils étaient là pour moi, pour le groupe, pour le bien du projet et pour tout cela, je les en remercie profondément.

c’est à dire quelque peu plus éthiquement vis à vis de l’environnement et de la société. J’ai en effet peur d’être déçu à la sortie de l’école où l’on nous a, je pense, parfois un peu trop protégé de la réalité du monde extérieur. Quand je vois la standardisation progressive du marché du logement induite par la folie des réglementations, quand je vois du faux bois, de la fausse brique ça et là, quand je vois aussi l’évolution de la situation de la profession et des conditions de travail, j’ai peur…

Et après ?

Mais soyons un peu rêveur, dans l’idéal je me verrai bien intégrer une petite agence de la région, à la structure familiale où il ferait bon continuer à me former progressivement auprès de gens investis et motivés à l’idée de concevoir et construire une architecture de qualité, soucieuse de l’environnement et des gens pour qui elle est destinée. La formation HMONP n’est, j’en suis de plus en plus sûr, pas tout de suite d’actualité pour ma part, parce que je préférerais y revenir par la suite, avec plus de bagages et d’expériences, plus de matière mobiliser. J’aimerai également tout bonnement prendre un peu de temps pour moi, faire autre chose, parce que je sors malgré tout fatigué psychologiquement de ces études, comme si mon cerveau avait parfois tourné trop vite, trop fort. Ainsi l’idée de reprendre plus sérieusement le sport, la montagne et une formation d’accompagnateur ou tout simplement des voyages à l’autre bout du monde ne seraient pas sans me déplaire. Une autre envie me prend aussi, celle de continuer part la suite les actions menées avec 4 autres étudiants de l’ENSAG, au sein d’un collectif que nous avons monté l’année dernière et au travers duquel j’ai pris beaucoup de

La suite, je l’imagine sereinement tout en ne sachant pas pour autant véritablement ce dont quoi elle sera faite. Nous le savons bien, le marché actuel étant compliqué, les offres de travail seront rares et je n’aurai pas à cœur, je le crois, de me lancer dans la « bataille de l’emploi  ». Je sais qu’elle genre d’architecture je défends et je souhaiterais faire par l’avenir, ou du moins je sais laquelle je n’accepterai jamais, je l’espère de faire. Pratiquer l’architecture n’est je crois, pas une fin en soi chez moi et si je devrai faire plus tard, le choix d’une autre voie plutôt que de me forcer la main à pratiquer une architecture dont je ne serai pas fière, cela ne sera pas grave, bien au contraire. Je crois suffisamment en tout ce que j’ai appris avec ces études pour le mettre à profit ailleurs, notamment parce que l’on nous a surtout appris à réfléchir, réfléchir par soi même et prendre position et ça, cela est précieux. Un pessimisme maladif me force à penser, et j’espère que je me trompe, qu’il sera assez difficile de concevoir, du moins dans un premier temps, comme on nous a appris et encouragé à le faire ces deux dernières années,

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plaisir. Voir ces expérimentations et travaux utopiques d’étudiants se concrétiser par des opportunités de projets concrètes ne serait pas sans me déplaire, bien au contraire et pourquoi pas même imaginer la mise en place de cette même collaboration un jour, au sein d’une agence qui porterait nos identités. Enfin, une formation courte telle qu’un CAP charpente serait également quelque chose que j’affectionnerai particulièrement, cela serait pour moi l’opportunité d’assouvir l’envie d’apprendre sur les chantiers et de parfaire des connaissances que je n’ai pas actuellement. C’est de toute manière, je trouve, la limite du métier d’architecte, avoir un peu de notions dans tous les corps de métiers, mais n’être spécialiste de rien finalement. Si il est évidemment impossible de connaître tout de chaque discipline, j’aimerais en tout cas pour l’avenir acquérir encore un peu plus de connaissances techniques et pratiques afin de pouvoir je l’espère mieux dialoguer encore avec les artisans et réaliser des projets plus aboutis. Avoir choisi le master Cultures Constructives n’était pas du tout anodin pour moi, j’y ai adoré sa pédagogie basée sur l’expérimentation en première année et c’est dans l’optique de poursuivre une expérience concrète que ce type de formation m’intéresserait. J’aimerais en cela terminer par une citation de Renzo Piano, qui fait bien partie de ceux qui prônent le retour à d’un architecte-artisan, proche du chantier et de ses acteurs, celui que je m’efforcerais d’être, je pense, plus tard :

tecte. La première, c’est la discipline scientifique, la connaissance de la matière, de sa transformation, de sa structuration. L’autre, c’est la discipline que j’appelle « humaine », apprendre à connaître et savoir interpréter correctement la demande. (...) On peut d’ailleurs imaginer des stages pratiques où l’architecte aurait un rôle à jouer semblable à celui du médecin de quartier. C’est une bonne leçon d’humilité que cet apprentissage sur le tas, dans la rue »1 Dans la même idée, Walter Gopius disait « jeunes gens, trouvez vous avant tout une sagesse et un désir physique de faire les choses, avant de structurer votre tête avec la théorie». Je suis partie pour faire quelque peu l’inverse mais le désir de «  faire  les choses » et chez moi bien présent, il n’y a plus qu’à donc ! 1 Franck Renevier,«Renzo Piano, architecteconstructeur», L’architecture d’aujourd’hui,n° 219, février1982 pages 1-7

« il faut réintroduire deux disciplines fondamentales dans la formation de l’archiCouture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

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Bibliographie -

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Bibliographie

Livre : SOULIER, Nicolas, Reconquérir les rues, Paris, Les Editions Ulmer, 2012, 287 p. PARASOTE Bruno, Autopromotion, habitat Groupé, écologie et liens sociaux, Editions Y. Michel, 2011, 289 p. ELEB Monique et SI MON Philippe, Entre confort, désir et normes - Le logement contemporain 1995-2012, Editions MARD AGA, 2013. DEPLAZES Andrea, Construire l'architecture du matériau brut à l'édifice, Birkhauser, 2008. HERZOG Thomas, NATTERER Julius, SCHWEITZER Roland, VOLZ Michael et WINTER Wolfgang, Construire en bois, Traduction française d’une publication des éditions Presses polytechniques et universitaires romandes, 3e édition, 2007. CONNAN Yves, Habitat groupé : vivre ensemble, Edition Ouest-France, Septembre 2012. Huygen Jean-Marc, La poubelle et l'architecte, Actes Sud, 2008. CHOPPIN Julien et DELON Nicola, Matière grise, matériaux, réemploi, architecture, Paris, Pavillon de l'arsenal, 2012, 368 p. Association éco-quartier de Strasbourg et la CAUE du Bas-Rhin, Guide pratique de l'autopromotion, 2011.

Travaux de recherche : RUIZ Eric, L'autopromotion : une piste pour l'innovation architecturale, environnementale et urbaine, Grenoble, Université de Grenoble, 2014.

Travaux d'étudiants : BAUDOIS Amélie, Bouanich David, CIBBA Fabien, Le Semoir, vers une nouvelles cohabitation entre agriculture, ville et habitat, Projet de fin d'études, Grenoble, Ecole nationale d'Architecture de Grenoble, Juin 2014. BAILLY Juliette, FLECHEUX Marie, VERRET Victoria, At-Home, habitat intergénérationnel dans le centre-ville d'Ambert, Projet de fin d'études, Grenoble, Ecole nationale d'architecture de Grenoble, Juin 2014. Bécheret Pierre, Boyau Lola, Claret Rémi, Jachère Urbaine, en centre bourg d'Ambert, Projet de fin d'études, Grenoble, Ecole nationale d'architecture de Grenoble, Juin 2014. FAYE Florent, GAILLARD Adrien, PAPERIN Noémie, VERNET Nicolas, Acupuncture, réhabilitation écologique et économique en centre ville rural, Grenoble, Ecole nationale d'architecture de Grenoble, Juin 2012. BUGAUD Delphine, Gras Alice, Habiter les quais, un nouveau milieu de vie pour Ambert, Projet de fin d'études, Grenoble, Ecole nationale d'architecture de Grenoble, Juin 2012.

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LEGRIS Justine, L'habitat groupé coopératif, laboratoire d'innovations et d'écologie dans un contexte de transition énergétique, Mémoire, Grenoble, Ecole nationale d'architecture, Juin 2014. BOUDALI Maëva, Le réemploi, Mémoire, Grenoble, Ecole nationale d'architecture de Grenoble, Juin 2014. PETIT Pierre-David, L'habitat individuel en France, Mémoire, Grenoble, Ecole nationale d'architecture de Grenoble, Juin 2014. LOURD Adrien, Comment concevoir l'architecture pour anticiper la transformation des usages? Mémoire, Grenoble, Ecole nationale d'architecture de Grenoble, Juin 2014.

Base de donnée : Site de l'agglomération d'Annemasse : http://www.annemasse-agglo.fr Site de la commune d'Annemasse : http:// www.annemasse.fr Site de la commune d'Ambilly : http:// www.ambilly.fr Site de la commune de Ville-la-Grand : http://www.vlg.fr Site du projet Agorama créé par l'association FBI prod : http://www.agorama.net Page d'accueil de l'association FBI Prod. : https://www.facebook.com/prod.

fbi?fref=ts Site de l'office de tourisme d'Annemasse : http://www.annemasse-tourisme.com Festival Couleur d'automne : http://www. annemasse-tourisme.com/decouvrir/destination_evenements/couleur_s_d_automne Site des architectes-urbanistes Devillers et Associés : http://www.agencedevillers. com Explications sur la ligne ferroviaire CEVA : http://www.ceva.ch/geneve/ Projet d'écoquartier Etoile-AnnemasseGenève : http://www.annemasse-agglo. fr/etoile/ Site de l'association Les Habiles pour le suivi des projets en autopromotion à Grenoble : http://www.leshabiles.org Construction en panneaux de bois contrecloués KLH : http://klh.at Construction en panneaux de bois contrecloués Ecomurs : http://www.ecomurs. com Bardage prépatiné naturellement : http:// www.corbat-holding.ch/CMS/default. asp?ID=1760 Ardoisière de Morzine : http://ardoise-morzine.com Isolant fibre de bois Cours la Ville : http:// www.isonat.com/contact/

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Principes d'isolation acoustique dans des constructions bois : http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ Rapport_Acoubois_methode_simplifiee_ exemples_solutions_juin_2014.pdf

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Annexes -

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116


Annexe 1. Carte des circuits courts

NNE LAUSANNE

THONON-LES-BAINS

GENEVE ANNEMASSE

ANNECY

CHAMONIX

CHAMONIX

CHAMBERY LégENdE CArrièrES SCiEriES CoNStrUCtioN boiS

LégENdE

CiMENtEriE

CArrièrES

ChANvrE

SCiEriES

iSoLANtS NAtUrELS

réEMPLoi CoNStrUCtioN boiS 2-14 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin CiMENtEriE ChANvrE Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin iSoLANtS NAtUrELS Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015 réEMPLoi

117


Annexe 2. Potentiel de réemploi

Rendement panneaux p h o t o v o l t a ï ques Maison en bande

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

118


Annexe 3. Densité des îlots C2 / C3 / C4

C4

250 LGT/ha 54 Logements

C3

150 LGT/ha 70 Logements

C2

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

265 LGT/ha 22 Logements

119


Annexe 4. Densité tranche architecturale

Maisons en bande 67,5 LGT/ha

LGT en autopromotion 200 LGT/ha

Maison des habitants 380 LGT/ha

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

120


janvier

ACOUSTIQUE

PROJET

Annexe 5. Acoustique Plusieurs échelles d’action E N T R E L’ExTéRIEuR ET L’INTéRIEuR Du bATîMENT

économie

/ Maison des habitants

PRéVENIR LES bRuITS PROVENANT DES INFRASTRuCTuRES ROuTIèRES ET FERROVIAIRES PROCHES

ISOLEMENT MINIMAL (DnTA,tr) à RESPECTER DéPENDANT Du NIVEAu DE POLLuTION SONORE AINSI quE DE LA DISTANCE ENTRE LE POINT EMETTEuR ET LE bâTIMENT

ISOLER

ANTICIPER LES RASSEMbLEMENTS POTENTIELS DANS L’ESPACE PubLIC ADJACENT POuVANT AuGuRER uNE GêNE NON NEGLIGEAbLE

AL’INTéRIEuR MêME Du bâTIMENT

ABSORBER

énergies

DANS DES LOCAux Aux VOLuMES IMPORTANTS

VEILLER à ISOLER PHONIquEMENT LES LOGEMENTS ENTRE Eux : “L’ENFER C’EST LES AuTRES”

DnTA ≥ 53 db

NE PAS NéGLIGER LES bRuITS SOLIDIENS POuVANT SE PROPAGER DEPuIS LES CIRCuLATIONS COMMuNES

LnTw ≤ 58 db

PRENDRE EN COMPTE LES SPéCIFICITéS LIéES à uNE PROGRAMMATION COMPLExE MéLANT LOGEMENTS ET ERP

DnTA ≥ 58 db (ET +)

TENTER D’AMéLIORER L’ACOuSTIquE DES SALLES D’ACTIVITéS ET PLuS GLObALEMENT DE L’ERP EN VEILLANT à ObTENIR uN TEMPS DE RéVERbéRATION CORRECT

TEMPS DE RéVERbéRATION (TR) à RESPECTER DéPENDANT Du VOLuME DE LA PIéCE à TRAITER

workshop

MASTER A&CC/AE&CC

05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin

janvier

ACOUSTIQUE

PROJET

énergies

6

économie

9M

235 M 7,5 M

215 M 65 M

85 M

Cat. 3 Cat. 4 165 M Cat. 5 PLAN MASSE Ech 1/1000 MASTER A&CC/AE&CC

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin

7

121


workshop janvier

ACOUSTIQUE

PROJET

30 db

énergies

économie

32 db

t. 4

32 db

Ca 35 db

45

45

44

43

42

41

40

39

38

37

36

35

34

42

42

41

40

39

38

37

36

35

34

33

32

31

38

38

37

36

35

34

33

32

31

30

35

33

32

31

30

30 MASTER A&CC/AE&CC

8

05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin

Paroi salle d’activités

PLAFOND SALLE ACTIVITés

Rails métalliques fixés en pied et en tête. Isolation phonique. BA13.

Chape flotante 90 mm Résilient phonique 40 mm Dalle bois massif contre-cloué 253 mm Faux plafond suspendu BA13 X 2 ( plenum 300 mm ; Isolation 140 mm )

Dnta considéré : 59 dB ++ > 58

DALLE SALLE D’ACTIVITés Parquet flottant Résilient phonique 20 mm Chape flottante Résilient phonique 40 mm Dalle béton 200 mm

PLAFOND ERP TR = 0,5 TR = 0,25

Chape flotante 90 mm Résilient phonique 40 mm Ravoirage 50 mm Dalle bois massif contre-cloué 253 mm Faux plafond suspendu BA13 ( plenum 300 mm ; Isolation 140 mm )

Dnta considéré : 59 dB > 58 Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

122


janvier

PROJET

ACOUSTIQUE

énergies

économie

fAçADE NORD EST

fAçADE NORD OUEST

Ardoises fibro ciment Liteaux 27x38 mm / Ventilation Pare Pluie OSB 9 mm Ossature bois croisée / Isolation 140 mm x 2 Par vapeur Voile bois massif contre-cloué 207 mm

Bardage 27x27 mm Liteaux 27x38 mm / Ventilation Par Pluie OSB 9 mm Ossature bois croisée / Isolation 140 mm x 2 Par vapeur tasseaux 45x45 mm OSB 9 mm bA 13

Dntatr SALON : 42 Db > 32 Dntatr ChAmBreS CentrALeS : 38 DB > 32

Dntatr CHAMbRES NORD : 34 Db > 30

fAçADE SUD EST Polycarbonate alvéolaire loggia Double vitrage 10 - 12 - 8 TEST SALON : 34 ++ < 35 Solution : diminuer la surface de vitrage (Rw + Ctr = 35) au profit d’un complexe ossature bois ( Rw + Ctr = 38) ou bien faire le choix d’un triple vitrage

workshop janvier

MASTER A&CC/AE&CC

MASTER A&CC/AE&CC

PROJET

ACOUSTIQUE

énergies

économie 9

05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin

PALIER ESCALIER DÉSOLIDARISÉ Bardage 27x27 mm Liteaux 27x38 mm / Ventilation Par Pluie OSB 9 mm Ossature bois croisée / Isolation 140 mm x 2 Par vapeur tasseaux 45x45 mm OSB 9 mm bA 13

CLOISON SÉPARATRICE LOGEMENTS bA 13 x 2 tasseaux horizontaux 27 mm Par vapeur OSB 12 mm Ossature bois / Isolation 120 mm Vide d’air 40 mm Ossature bois / Isolation 120 mm OSB 12 mm Par vapeur tasseaux horizontaux 27 mm bA 13 x 2 Dnta CONSIDéRé : 53 Db = 53 réglementaire

PLANCHER COURANT Chape flottante 90 mm résilient phonique 40 mm ravoirage 50 mm Dalle bois massif contre-cloué 253 mm Dnta CONSIDéRé : 51 DB < 53 réglementaire Solution : augmenter la valeur du ravoirage en passant de 50 à 100 mm

Couture Urbaine GEHRIG 05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu- // MOJEIKISSOFFCharlotte Valentin

- Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

123

10


workshop

anvier

ACOUSTIQUE

PROJET

ÉNERGIES

économie

RESSOURCES

Annexe 6. Thermique / Maison des habitants

ISOLER

PROTECTIONS CONTRE LES AGRESSIONS ExTéRIEuRES

CONfORT

TROuVER LA bONNE TEMPéRATuRE DANS SON LOGEMENT

- GRISES

quELLE PROVENANCE POuR quELLE éNERGIE

OPTIMISER LES CIRCuITS COuRTS

ObJECTIF à TENDRE :

MISE EN PLACE D’uN RéSEAu SMART GRID à L’éCHELLE DE L’éCO-quARTIER : - PARC PHOTOVOLTAïquE - CHAuFFERIE bOIS

LABEL MINERGIE-ECO - Cepmax = < 38 kWhep/m2.an - RECOMMANDATION POuR APPAREILS éLECTROMéNAGERS: ETIquETTE éNERGIE DE CLASSE A

RéDuIRE DES bESOINS DE CHAuFFAGE

- SANTé : > L’éCLAIRAGE NATuREL > FAIbLES NuISANCES SONORES > FAIbLE CONCENTRATION DE POLLuANTS, GERMES ET RAyONNEMENTS

LIMIITER LES DéPERDITIONS THERMIquES

RESPIRER : - FACILITER LA CIRCuLATION DE L’AIR > LOGEMENTS TRAVERSANTS - GARANTIR uN AIR SAIN > PuIT CANADIEN ASSOCIé à uNE VMC SIMPLE FLux

- ECOLOGIE Du bâTIMENT : > LONGuE DuRéE DE VIE, FLExIbILITé DE L’uTILISATION, POSSIbILITé DE DéCONSTRuCTION > uTILISATION DE MATéRIAux RECyCLéS, PRODuITS LAbELLISéS, PROTECTION Du SOL > FAIbLE éNERGIE GRISE POuR LE TOTAL DE TOuS LES MATéRIAux uTILISéS

SE CHAuFFER TOuT EN PROFITANT DES APPORTS SOLAIRES > PANNEAux SOLAIRES THERMIquES > LOGGIAS

RéDuCTION DES DISTANCES DE LIVRAISON > ISOLATION EN FIbRE DE bOIS MISE EN VALEuR Du SAVOIRS FAIRE > ENTREPRISE “ECOMuRS” POuR LA STRuCTuRE “MHM” CHANTIER PROPRE > PRéFAbRICATION DE LA STRuCTuRE bOIS EN ATELIER

workshop

ER A&CC/AE&CC

05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin

janvier

ACOUSTIQUE

PROJET

ÉNERGIES

économie INERTIE

INERTIE

PROTECTION SOLAIRE

matériau à forte inertie au sol : Béton quartzé Apports solaires importants façade sud.

Protection avec panneaux coulissants sur façade Sud. Brise soleil fixe sur les trois autres orientations. ISOLATION

POROSITÉ

SUR-VENTILATION

Indice d’ouverture = 32%, dont 76% en façade Sud.

Ventilation naturelle des logements traversants. Système de puit canadien sous vide sanitaire.

Amélioration possible : Diminuer les surfaces vitrées au Sud et étudier une meilleure répartition de celles ci, notamment sur les façades Est et Ouest.

POROSITé

ISOLATION Indice d’isolation = 0,55 W/m2.K resistance thermique des parois performant. espace tampon au Sud grâce au loggia.

COMPACITÉ

SuR-VENTILATION

Indice de compacité = 1,5 Amélioration possible : Fermer la coursive Nord et l’inclure dans les surfaces chauffées.

COMPACITé

Amélioration possible : Diminuer les surfaces des menuiseries extérieures. Simplifier l’enveloppe du bâtiment PROTECTION SOLAIRE

OBJECTIf buTS à ATTEINDRE

PROJET

Cepmax = < 38 kWhep/m2.an

MINERGIE - ECO

L’éCLAIRAGE NATuREL

FAIbLES NuISANCES SONORES

FAIbLE CONCENTRATION DE POLLuANTS, GERMES ET RAyONNEMENTS

ECOLOGIE Du bâTIMENT

MuRS MHM Valentin Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF MIEux RéPARTIR CONTRECLOuéS L’APPORT DE LuMIèRE bILAN ACOuSTIquE Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de GrenobleAu - juin 2015 LIEu DES Cepmax = 37 kWhep/m2.an SuR LES FAçADES

POSITIF

CHANTIER PROPRE, CIRCuITS COuRTS, éVOLuTIVITé ENTRE LES

124


Calcul de la résistance thermique des parois :

dalle mhm et isolation extérieure fibre de bois, u = 0,101 W/(m2.K)

plancher entre erp et loggia, u = 0,109 W/(m2.K)

Détail LGT/Toiture

dalle mhm et isolation fibre de bois entre erp et logements, u = 0,135 W/(m2.K)

coupe no / se

Mur ossature bois REMPLISSAGE FIBRE DE BOIS, u = 0,132 W/(m2.K)

Mur MHM ISOLATION EXtérieure FIBRE DE BOIS, u = 0,106 W/(m2.K)

Détail mur ERP/LGT loggia et mur ossature bois , u = 0,8 W/(m2.K)

PLAN LOGEMENTS _ R+3

R+2 / R+4

R+3 / R+5

Calcul des déperditions du volume des logements : sols : 14,30 W/K Détail Loggia/ERP

toiture : 15,3 w/k portes extérieures : 27 w/K murs : 52,3 w/k

indice d’isolation : 0,55 W/m2.K

fenêtres : 195,5 w/K

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

125


CACUL DE L'ENVELOPPE THERMIQUE DES LOGEMENTS DE LA MAISON DES HABITANTS. calcul fait avec le logiciel baby papoose

ordre d'optimisation des indicateurs >>>>>>>>>>>>>>

saisie obligatoire N affichages principaux 0,2 affichages secondaires 39 échelle faible CLIMAT

climat kilo degrés heures DH apports solaires zone ventée

C 52 43,1 N

moy

bon

Nord Centre Sud kDH kWh/m²SdP

Oui Non

MORPHOLOGIE murs toitures 1 2 1 2 250,8 194,8 151,6

surfaces de parois (m²) surface de façade (murs + baies) 671 m² surface de plancher SdP 645,43 m² hauteur sous plafond HSP 2,5 m nombre de niveaux 5 Logement Bureaux Scolaire type de bâtiment L nombre de logements 9 sans objet hors typologie logement typologie de façade O Maçonnée à Ossature inertie M Moyenne à Forte Faible à très faible

1

ICOMP

2

IOUV

1 152

sols

1,5

2

fenêtres portes

SENV

207,45

18

974,62

1,9 3,1

1,3 2,7

0,8 2,2

20%

23%

25%

COL IND

32%

IOUV

ISOLATION

3

U parois delta UBAT (ponts thermiques)

W/m².K

déperditions surfaciques parois déperditions totales d'enveloppe

W/K

0,05

VS 0,09

sols

TP

fenêtres portes Uw 0,9423 1,5

W/m².K

26,5848

0,55

SOLARISATION

4

toitures 1 2 0,10

25,71 15,31

0

14,26

0

195,48

27

0,75 0,6

0,5 0,5

0,3 0,3

0,9 0,8

0,7 0,6

0,5 0,4

W/K

IISOL

orientation des baies % de baie par orientation facteur d'ensoleillement FEH d'hiver facteur d'ensoleillement FEE d'été facteur solaire FS des protections mobiles rapport de clair RCL facteur solaire vitrage FS

murs 1 2 0,106 0,132

0,7 0,6

W/m².K

COL

RT2012

IND

RT2012

passif

passif

rentrer l'orientation par abrévation: S, SO, O, NO, N, NE, E, SE, HOR rentrer les orientations dans le sens des aiguilles d'une montre SE SO NO NE 76% 9% 5% 10% 1 1 1 1 0,7 0,55 0,75 0,75 0,20 0,20 0,20 0,20

ISEh

0,10

ISEh

ISEé

0,020

ISEé

RT2012 passif

353,074

100% 1 0,6945

0,06 0,07

0,08 0,09

0,09 0,1

0,035 0,030

0,025 0,020

0,015 0,010

CONFORT D'ÉTÉ 5

RT2012 passif

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126


logements traversants incidence du vent sur la façade orientée aux vents dominants protection de nuit sur la façade orientée aux vents dominants surventilation de nuit surventilation de jour brasseurs d'air puits provençal surchauffe apports effet surventilation jour gain surventilation nuit gain brasseurs d'air gain puits provencal 6

Traversant Biorienté Monoorienté °C Persienne Store extérieur volet roulant à Ajours Volet plein Oui Non Oui Non Oui Non Oui Non °C °C °C °C °C

ISCH ECLAIRAGE NATUREL

(évaluation sur un étage courant) longueur de façade par orientation profondeur moyenne des locaux par façade alège vitrée FJ au milieu du local moyen facteur de transmission lumineuse FTL

7

m m % 0,7

AEN BECL BESOINS DE CHAUFFAGE

ventilation perméabilité à l'air taux de renouvellement d'air du aux fuites taux de renouvellement d'air hygiénique Raeq apports récupérés AREC apports internes besoins sans apports BCSA

8

9

énergie pour le chauffage énergie pour l'ECS couverture solaire ECS rendement de chauffage RCH rendement d'ECS RECS consommation de chauffage CCH consommation de clim CCLIM consommation d'ECS CECS consommation de ventilation CVENT consommation d'auxiliaires CAUX consommation d'éclairage CECL consommation autres usages CAUS forfait éclairage RT FECL consommation tous usages CTUEP CEP RT2012/SdP SHON RT consommation EP tous usages CEP avec les conventions RT 2012 /SHON

ENERGIE GRISE mur de type 1 mur de type 2 isolant mur de type 1 isolant mur de type 2 toiture de type 1 toiture de type 2 isolant toiture de type 1 isolant toiture de type 2 sol de type 1 sol de type 2 fenêtres portes protections solaires ossature intérieure aménagement intérieur équipements techniques

attention, saisie par menu mur + ITE + bardage fibrociment paroi légère isolée (ossature bois) bio-sourcé bio-sourcé rampant isolé + couverture tuile rampant isolé + couverture tuile bio-sourcé bio-sourcé dalle isolée sur 1 niveau sous-sol dalle isolée sur terre plain fenêtres bois persienne bois ossature bois avec sol béton énergie grise initiale

-3,9

°C

SE 13,6 4,58 O 3,7

SO 2,4 4,3 O

19,7 4,8

S E 0,04 0,4 38 6,7 48

BCH CONSOMMATIONS

10

T 90 P O N N O 7 0 -4 0 -7

NO 2,2 3 O

0,0

NE 3 5,37 O

-1,5

21,2 4,6 Oui Non % AEN

%

0,20

0,30

0,40

21 12

14 9

8 5

1800

1500

1200

kWh/m².an

SF DF Passif Effinergie

Puit Canadien Sous sol défaut RT 2012

vol/h vol/h kWh/m².an W/m²SdP kWh/m².an

10 R R 55% 0,70 0,65 14 0 20 3,45 1 4,8 27 1,3 143 49 694

1,5

ISCH

kWh/m².an

BCH

RT2012 passif

Bois Combustible Electricité directe PAC Réseau Bois Combustible Electricité directe PAC Réseau

kWhFINAL/m²SdP.an kWhFINAL/m²SdP.an kWhFINAL/m²SdP.an kWhFINAL/m²SdP.an kWhFINAL/m²SdP.an kWhFINAL/m²SdP.an kWhFINAL/m²SdP.an kWhFINAL/m²SdP.an kWhEP/m²SdP.an kWhEP/m²SdP.an

143 46

kWhEP/m²SdP.an kWhEP/m²SHON.an

92 50

kWhEP/m²SdP

38 0

kWhEP/m²SdP

582 0 108 12,5 161 166 272 334 1815

kWhEP/m²SdP

kWhEP/m²SdP

kWhEP/m²SdP

kWhEP/m²SdP kWhEP/m²SdP kWhEP/m²SdP kWhEP/m²SdP kWhEP/m²SdP kWhEP/m²SdP kWhEP/m²SdP kWhEP/m²SdP

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résistance thermique des parois les systèmes de pLANCHERS

U Value

U Value

PLANCHER FAUX  PLAFOND  ERP Composition  du  Plancher Rse Chappe  de  béton Isolation  acoustique Ravoirage MHM vide  d'aire Isolation  acoustique Faux  plafond Faux  plafond Rsi

Epaisseur tot.

PLANCHER FAUX  PLAFOND  LGT Epaisseur (m)

λ (W/mK)

0,090 0,040 0,050 0,253 0,160 0,140 0,013 0,013

1,300 0,038 1,700 0,110 -­‐   0,038 0,450 0,450

R (m²W/K) 0,040 0,069 1,053 0,029 2,300

Rth

3,684 0,029 0,029 0,170 7,403

U'

0,135

λ (W/mK)

R (m²W/K)

Composition du  Plancher Rse Chappe  de  béton Isolation  acoustique Ravoirage MHM Isolation  acoustique Faux  plafond Rsi

Epaisseur tot.

Epaisseur (m)

λ (W/mK)

0,090 0,040 0,050 0,253 0,040 0,013

1,300 0,038 1,700 0,110 0,038 0,450

R (m²W/K)

Rth

0,040 0,069 1,053 0,029 2,300 1,053 0,029 0,170 4,743

U'

0,211

0,486

0,759

U Value

PLANCHER

Epaisseur (m)

Composition du  Plancher Rse Chappe  de  béton Isolation  acoustique Ravoirage MHM Rsi

Rth

0,040 0,069 1,053 0,029 2,300 0,170 3,661

U'

0,273

epaisseur (m)

λ (W/mK)

R (m²W/K)

0,020 0,032 0,140 0,140 0,253

)!) )!) 0,038 0,038 0,110

0,090 0,040 0,050 0,253

Epaisseur tot.

1,300 0,038 1,700 0,110

0,433

résistance thermique des parois les systèmes de toitures

U Value

Parois'MHM

Composition7du7murs Rse Ardoise Lame)d'air)+)tasseau Isolation)/)FIBRE)DE)BOIS Isolation)/)FIBRE)DE)BOIS MHM Rsi

Epaisseur7tot.

0,585

0,040

Rth

3,684 3,684 2,300 0,170 9,878

U'

0,101

Temperature7a7la7 surface7des7materiaux Texterior Texterior)surface )!) )!) T1 T2 T3

0,06 12,00 19,45 20,00

Tinterior

ρ'='U''(Ti0Te) '=

Température (°C) !12,00 !11,87

3,239

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résistance thermique des parois Mur en bois massif / ossature bois

U Value

U Value

Parois'MHM

Panneau'sandwich

Composition7du7murs Rse Ardoise Lame)d'air)+)tasseau Isolation)/)FIBRE)DE)BOIS Isolation)/)FIBRE)DE)BOIS MHM Rsi

Epaisseur7tot.

epaisseur (m)

λ (W/mK)

0,020 0,032 0,140 0,140 0,207

)!) )!) 0,038 0,038 0,110

0,539

R (m²W/K) 0,040

Rth

3,684 3,684 1,882 0,130 9,420

U'

0,106

Temperature7a7la7surface7des7 epaisseur Température λ Composition7du7murs materiaux (°C) (m) (W/mK) Texterior !12,00 Texterior)surface !11,86 Rse Ardoise )!) 0,020 )!) 0,032 )!) Lame)d'air)+)tasseau )!) 0,140 0,038 T1 0,65 Isolation)/)FIBRE)DE)BOIS T2 13,17 Isolation)/)FIBRE)DE)BOIS 0,140 0,038 T3 19,56 Placo)Platre 0,013 0,450 Rsi Rth 20,00 Tinterior U' ρ'='U''(Ti0Te)

R (m²W/K) 0,040

3,684 3,684 0,029 0,130 7,567 0,132

Epaisseur)tot. 0,345 '= 3,397

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FICHE 1 PAROIS VITRÉES

ORIENTATION

TYPE DE LOCAL

SURFACE DE BAIE

INDICE OUV.

( m² )

(%)

FACTEUR SOLAIRE TYPE DE PROTECTION SOLAIRE

SUD - EST

LOGEMENT

158,25

32%

0,6

SUD - OUEST

LOGEMENT

18,00

32%

0,6

NORD - OUEST

LOGEMENT

10,20

32%

0,6

NORD - EST

LOGEMENT

21,00

32%

0,6

SUD - EST

ERP (Bureau pour calcul) ERP (Bureau pour calcul) ERP (Bureau pour calcul) ERP (Bureau pour calcul)

47,40

61%

0,6

Casquette < 45°

15,00

61%

0,6

Casquette < 45°

43,45

61%

0,6

Casquette < 45°

21,00

61%

0,6

Casquette < 45°

SUD - OUEST NORD - OUEST NORD - EST

Casquette < 45° Brise soleil mobile Screen performant Brise soleil fixe Screen performant Brise soleil fixe Screen performant Brise soleil fixe

FICHE 2 PAROIS OPAQUES STRUCTURE PAROIS

MUR

description

MHM

epaisseur (m)

PEAU EXT. description

mode de fixation Cloué sur montant verticaux Cloué sur montant verticaux

0,207

Fibre de bois λ = 0,038

0,280

0,207

Fibre de bois λ = 0,038

0,280

Fibro ciment / ardoise Bardage bois ajouré

Caillebotis bois sur plot

posé sur plot

chappe béton quartzé

ragréage + isolation acoustique

Ossature BOIS MUR

ISOLANT

epaisseur description et λ (m)

TOITURE

MHM

0,253

Fibre de bois λ = 0,038

0,280

SOL

MHM

0,253

Fibre de bois λ = 0,038

0,280

U parois

S parois

( W/m².K )

( m² )

0,106

250,80

0,132

195,00

0,101

152,00

0,09 *

152,00

* Pondération pour local chauffé en journée / ERP ( 0,135 x 0,7 )

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

130


FICHE 3 JUSTIFICATIONS ENERGETIQUES Surface dans œuvre SDO

645,40 m²

POSTE

UNITÉ

QUALITÉ D'ENVELOPPE DELTA U. bat (pondération des ponts thermiques) / Isolation par l'extérieur U. bat I isol Taux de couverture des besoins par les apports Besoin de chauffage

0,05 0,47 0,55 10,00

W/m².K W/m².K W/m².K % kWh/m².SDO.an

JUSTIFICATION DES CONSOMMATIONS DES LOGEMENTS Taux de renouvellement d'air neuf Efficacité de l'échangeur Puissance des ventilateurs Consommation de chauffage Taux de couverture solaire de l'ECS Consommation d'ECS Taux de couverture de l'éclairage par de la lumière naturelle Puissance installée pour l'éclairage Consommation d'éclairage

0,44 14,00 54,70 20,00 19,70 4,80

v/h % W/m².K kWh/m².SDO.an % % % W/m².K W/m².K

JUSTIFICATION DES CONSOMMATIONS DES BUREAUX Taux de renouvellement d'air neuf Efficacité de l'échangeur Puissance des ventilateurs Consommation de ventilation Consommation de chauffage Taux de couverture solaire de l'ECS consommation d'ECS Taux de couverture de l'éclairage par de la lumière naturelle Puissance installée pour l'éclairage Consommation d'éclairage

0,44 4,03 28,00 54,70 1,00 8,90 4,80

v/h % W/m².K kWh/m².SDO.an kWh/m².SDO.an % % % W/m².K W/m².K

JUSTIFICATION DE LA PRODUCTION D'ENERGIE RENOUVELABLE Surface de capteurs solaires thermiques Surface de capteurs solaires photovoltaïques

31,50 -

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

m² m²

131


Annexe 7. Economie / Maison des habitants workshop janvier N° Lot

ACOUSTIQUE

PROJET

Désignation

INSTALLATION CHANTIER

51 800 €

Lot 01

TERRASSEMENT

18 328 €

Lot 02

GROS ŒUVRE

75 359 €

Lot 03

CHARPENTE BOIS

Lot 04

COUVERTURE

68 798 €

Lot 05

BARDAGE

75 037 €

Lot 06

MENUISERIE EXT.

Lot 07

METALLERIE

Lot 08

AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURES

Lot 09

PLOMBERIE / SANITAIRE

84 861 €

Lot 10

CHAUFFAGE / VENTILATION

79 430 €

Lot 11

ELECTRICITÉ

52 840 €

386 646 €

267 082 € 46 084 € 107 723 €

workshop

0

PROJET

100 000

ACOUSTIQUE

MONTANT TOTAL HT

1 313 988 €.HT MASTER A&CC/AE&CC

ÉCONOMIE

Montant des travaux

Lot 00

janvier

énergies

LOGEMENT HT

énergies

1 538 €/m2.SHON

200 000

300 000

400 000

ÉCONOMIE

MAISON DES HABITANTS HT

1 325 €/m2.SHON 20

05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin

HONORAIRE - 18% 377 322,15 € fONCIER - 2,5% 50 122,00 € MONTANT TOTAL TTC TVA 19,6 - 16,5% 341 318,74 €

2 082 740 € TTC LOGEMENT TTC

COûT DE CONSTRUCTION - 63% 1 313 988 €

2 362 €/m2.SHON

LOGEMENT SOCIAL en fRANCE TTC

2 200 €/m2.SHON

MASTER A&CC/AE&CC

21

05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

132


workshop janvier

ACOUSTIQUE

PROJET

énergies

ÉCONOMIE

ETUDE DE CAS 1.

ETUDE DE CAS 2.

Béton prêt à l’emploi, coulé sur place au niveau de l’équipement recevant du public et de la cage d’ascenseur. Voiles / Dalles / Poteaux - Poutres

Système de parois en bois massif contrecloué (mhm) au niveau de l’équipement recevant du public et de la cage d’ascenseur. Voiles / Dalles / Poteaux - Poutres (mhm + laméllé collé)

STRUCTURE BOIS MHM + Poteaux - Poutre

STRUCTURE BOIS MHM + Poteaux - Poutre

STRUCTURE BÉTON ARMÉ voile + Poteaux - Poutre

STRUCTURE BOIS MHM + Poteaux - Poutre

COûT DE CONSTRUCTION

COûT DE CONSTRUCTION

ERP : BA / ÉTAGES : MHM

ERP : MHM / ÉTAGES : MHM

1 325 749 €.HT

MASTER A&CC/AE&CC

1 313 988 €.HT

22

05-02-15 // GEHRIG Charlotte // LEMARIé Matthieu // MOJEIKISSOFF Valentin

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

133


ETUDES DE COร›T DES TRAVAUX MAISONS DES HABITANTS

Nยฐ d'article

Lot 00

01. 1

20,00

2 400,00

Bennes de chantier Bungalows de chantier x 2 WC de chantier x3 Panneaux de chantier

ms j. j. u.

15,00 450,00 450,00 1,00

300,00 14,00 24,00 800,00

4 500,00 6 300,00 10 800,00 800,00

Grue Fixe (frais de transport / installation / contrรดle) fonctionnement mensuel

u. ms

1,00 7,00

6 000,00 3 000,00

6 000,00 21 000,00 51#800#โ‚ฌ

TOTAL du lot

51#800#โ‚ฌ

Dรฉsignation

Croquis explicatif

Schรฉma de localisation

Terrassement

-&45&33"44&.&/54&5-&4'0/%"5*0/4

Terrassement.

Les

โ€จโ€ฉterrassements

EFTGPOEBUJPOT USBODIยนFQPVSMBNJTFFO QMBDFEFTDBOBMJTBUJPOTy 

N-FTFBVYEFSVJTTFMMFNFOUFBVYQSP WFOBOUEFTQSยนDJQJUBUJPOTBUNPTQIยนSJRVFT QMVJF OFJHF HSยบMF &MMFTSVJTTFMMFOUTVSMF TPMQVJTTJOGJMUSFOU

N-FSFNCMBJ GJH FOTFNCMFEFTUFS SFTSBQQPSUยนFTTVSMFUFSSBJOQPVSDSยนFSVOF terrassement en masse + talus QMBUFGPSNFPVDPNCMFSVOFDBWJUยน

GPVJMMFFOQMFJOFNBTTF

N-BOBQQFQISยนBUJRVFFBVYTPVUFSSBJOFT TUBHOBOUFT FOQMVTPVNPJOTHSBOEFRVBO UJUยน EPOUMยนDPVMFNFOUFTUBSSยบUยนQBSEFT DPVDIFTJNQFSNยนBCMFT

SFHBSE EFWJTJUF

fondation 115ml / 30 x 60 cm

N-FESBJOBHFFOTFNCMFEFTPVWSBHFTRVJ DPMMFDUFOUFUยนWBDVFOUMFTFBVYEFSVJTTFMMF NFOUFUMFTFBVYTPVUFSSBJOFT*MTTPOUTJUVยนT ยตQSPYJNJUยนEFTGPOEBUJPOTEVOFIBCJUBUJPO GPVJMMF ESBJO PVEVONVSEFTPVUยผOFNFOU GJH  FOSJHPMF 6OUFMEJTQPTJUJG RVJFTUยตQSยนWPJSMPSTRVF MFCยณUJNFOUPVMPVWSBHFFTUGPOEยนTVSEFT DPVDIFTEFUFSSBJOTJNQFSNยนBCMFTPVQFV QFSNยนBCMFT DPNQSFOEHยนOยนSBMFNFOUMFT ยนMยนNFOUTVJWBOUT GJH  GJHGPVJMMFT WFSTMยนHPVU L6OFUSBODIยนFESBJOBOUFSยนBMJTยนFEBOTMF ๏€๏ฌg.

โ€จโ€ฉ2.1 GPVJMMF TPMFUSFNQMJFEFNBUยนSJBVYQFSNยนBCMFT EJTQPTJUJGEFESBJOBHF DBJMMPVYFUHSBWJFST  GJHEJTQPTJUJGEFESBJOBHF L6OESBJOUVZBVFOCยนUPOPVFO17$ QPTยน BWFDVOFMยนHยผSFQFOUFFUDPNQPSUBOUEFT TPVCBTTFNFOU GFOUFTFUEFTQFSGPSBUJPOTFOQBSUJFTVQยน N-BGPOEBUJPOUFSNFFNQMPZยนMFQMVT SJFVSFQBSMFTRVFMMFTQยนOยผUSFOUMFTFBVY FOQSPWFOBODFEFMBUSBODIยนFGJMUSBOUF TPVWFOUBVQMVSJFMQPVSEยนTJHOFSMFOTFNCMF L6OHยนPUFYUJMFBQQFMยนBVTTJGFVUSFGJMUSBOU EFTPVWSBHFTFOUFSSยนTTVSMFTRVFMTSFQPTF NBUยนSJBVTZOUIยนUJRVFJNQVUSFTDJCMF VOFDPOTUSVDUJPO-FTGPOEBUJPOTBTTVSFOU EยนCMBJ OPOUJTTยน FOWFMPQQBOUDPNQMยผUFNFOU UFSSFT MFSFNQMJTTBHFFODBJMMPVYFUMFESBJOPV MBTUBCJMJUยนEVCยณUJNFOU&MMFTUSBOTNFUUFOU SFDPVWSBOUVOJRVFNFOUDFEFSOJFS4PO FOMFWยนFT

BVTPMMFQPJETUPUBMEFMPVWSBHFFOMFSยนQBS SรƒMFFTUEFMBJTTFSQBTTFSMFBVJOGJMUSยนF SFWยบUFNFOUยนUBODIF UJTTBOUEFNBOJยผSFยตHBSBOUJSVOFBTTJTF EBOTMFTPMUPVUFOBSSยบUBOUMFTGJOFTQBS SFNCMBJ TFNFMMFGJMBOUF FOUFSSFWยนHยนUBMF UJDVMFTEFUFSSFTVTDFQUJCMFTEFDPMNBUFS QBSGBJUF0OEJTUJOHVFEFVYQSJODJQBVYUZQFT NVS FOHSPTCยนUPO EFGBยธBEF MFTQFSGPSBUJPOTEVESBJO EFGPOEBUJPOTTFMPOMBQSPGPOEFVSยตMBRVFMMF L6OSFWยบUFNFOUยนUBODIFBQQMJRVยนTVSMB FMMFTTFTJUVFOU GBDFFYUยนSJFVSEVNVSFOUFSSยนFUDPOTUJUVยน L-FTGPOEBUJPOTTVQFSGJDJFMMFTBQQFMยนFT EVOFOEVJUBVNPSUJFSEFDJNFOUFUEF TPMEFGPOEBUJPO QMVTJFVSTDPVDIFTEFQSPEVJUCJUVNFVY HยนPUFYUJMF BVTTJGPOEBUJPOTPSEJOBJSFTFMMFTTPOU L6OFยนWBDVBUJPOWFSTMยนHPVU

N-FDVCBHFPVMBDVCBUVSFWPMVNFEFT UFSSFTEยนQMBDยนFTMPSTEFTPQยนSBUJPOTEFUFS SBTTFNFOU Remblais des talus : 48,4ml x 7,5m2

N-FYDBWBUJPODBWJUยน QMVTPVNPJOTQSP GPOEF SยนBMJTยนFEBOTMFTPMMPSTEFUSBWBVYEF UFSSBTTFNFOU -&45&33"44&.&/54&5-&4'0/%"5*0/4

Rรฉseaux

Raccord rรฉseau de chaleur N-BUSBODIยนFMPOHVFFYDBWBUJPO QMVTPV NPJOTMBSHF EFTUJOยนFยตMBNJTFFOQMBDFEF Raccord rรฉseau EDF DBOBMJTBUJPOTFOUFSSยนFT DPOEVJUFTEBMJ Rรฉseau EP / EU

๏€๏ฌg.

โ€จโ€ฉ2.14

NFOUBUJPOFUEยนWBDVBUJPO ESBJOTy PV ยตMBSยนBMJTBUJPOEFGPOEBUJPOTQPVSVONVS EFDMรƒUVSF6OFQFUJUFUSBODIยนFFTUQBSGPJT BQQFMยนFSJHPMF

Drainage

Regard de visite

N-BGPVJMMF GJH FYDBWBUJPOSยนBMJTยนF EBOTMFTPMFUEFTUJOยนFยตยบUSFSFNQMJFQBSMF Drain en bรฉton CยนUPOEFTTFNFMMFTEFGPOEBUJPO0OEJTUJO QFOUFEVUFSSBJO Gravats (Gravier et Cailloux) OBUVSFM HVFEFVYUZQFTEFGPVJMMFT ๏€๏ฌg.

โ€จโ€ฉ2.4 TFNFMMFGJMBOUFOPOBSNยนF SFNCMBJ GJHTFNFMMFGJMBOUFOPOBSNยนF Gรฉotextile / feutre filtrant L-BGPVJMMFFOQMFJOFNBTTFSยนBMJTยนFTVSMB UFSSFT SBQQPSUยนFT

UPUBMJUยนEFMFNQSJTFEVCยณUJNFOU QMVTPV Revรชtement รฉtanche NPJOTQSPGPOEF TFMPOMJNQPSUBODFEFMB GJHEยนCMBJFUSFNCMBJ ๏€๏ฌg.

โ€จโ€ฉ 2.2 EยนCMBJFUSFNCMBJ ๏€๏ฌg.

โ€จโ€ฉ2.15 ยนMยนNFOUTDPOTUJUVUJGTEVESBJOBHF QBSUJFFOUFSSยนFEFMBDPOTUSVDUJPO L-BGPVJMMFFOSJHPMFUSBODIยนFEFTUJOยนFยต   SFDFWPJSMFTTFNFMMFTGJMBOUFTEFGPOEB UJPOT -FYQSFTTJPOjGPOEEFGPVJMMFxEยนTJHOFMF GPOEIPSJ[POUBMEFMFYDBWBUJPO

N-FUBMVT GJH JODMJOBJTPOEPOOยนF ยตMBQBSPJEVOFGPVJMMFPVยตEFTUFSSFTFO SFNCMBJ Les

โ€จโ€ฉfondations N-BUFSSFWยนHยนUBMFDPVDIFTVQFSGJDJFMMFEF UFSSFNยนMBOHยนFยตEFTWยนHยนUBVYFOEยนDPNQP TJUJPO-BUFSSFWยนHยนUBMFFTUTPVWFOUTUPDLยนF QSPWJTPJSFNFOUQPVSยบUSFSยนVUJMJTยนFMPSTEFT USBWBVYEBNยนOBHFNFOUTFYUยนSJFVST

N-BUFSSFFYDยนEFOUBJSFFYQSFTTJPOTPV WFOUFNQMPZยนFBVQMVSJFMQPVSEยนTJHOFSMFT EยนCMBJTOPOSยนVUJMJTยนTTVSMFUFSSBJOFUยนWB DVยนTยตMBEยนDIBSHF VUJMJTยนFTRVBOEMFCPOTPMFTUQSPDIFEF

02.1

Dรฉsignation

Croquis explicatif

N-FEยนDBQBHFGPVJMMFTVQFSGJDJFMMFFGGFD UVยนFTVSVOFQSPGPOEFVSEFยตDN

Fondation

QSFOEMFTTFNFMMFT MFTMPOHSJOFTFUMFT N-FGPJTPOOFNFOUBVHNFOUBUJPOEVWPMV QMPUT NFEFTUFSSFTQSPWPRVยนFQBSMFVSEยนQMBDF L-FTGPOEBUJPOTQSPGPOEFTTZTUยผNFT NFOUMPSTEFTUSBWBVYEFUFSSBTTFNFOU-B EFGPOEBUJPOTQBSQVJUTPVQBSQJFVY FNQMPZยนTRVBOEMFCPOTPMFTUTJUVยนFO UFSSFFYUSBJUFEFTGPVJMMFTQFSETBDPIยนTJPO QSPGPOEFVS JOJUJBMFFUTFGSBHNFOUFFOQFUJUTNPSDFBVY -BNBJTPOEF"ยต; JOEยนQFOEBOUTRVJPDDVQFOUVOWPMVNF N-BTFNFMMFยนMยนNFOUEFGPOEBUJPOFO CยนUPOBSNยนPVOPO*MFYJTUFQMVTJFVSTUZQFT BQQBSFOUTVQยนSJFVSBVWPMVNFEFMBUFSSFFO  EFTFNFMMFT QMBDF

Montant

m3 m3 m3

45,00 777,00 20,70

12,00 13,73 42,42

540,00 10 668,21 878,09

m3

363,00

11,90

4 319,70 16#406#โ‚ฌ

ml ml ml

0,00 0,00 42,70

150,00 150,00 45,00

0,00 0,00 1 921,50 1#922#โ‚ฌ

u

2,00

67,84

135,68

ml

220,00

41,59

9 149,80 9#285#โ‚ฌ

TOTAL du lot

18#328#โ‚ฌ

L-BTFNFMMFGJMBOUFPVTFNFMMFDPOUJOVF

CยนUPOEFQSPQSFUยน

GJHยต FMMFFTUTJUVยนFTPVTUPVT

MFTNVSTQPSUFVST&MMFQFVUยบUSFSFOGPS Schรฉma de localisation N-FCPOTPMDPVDIFEFUFSSBJOSยนTJTUBOU  DยนFQBSEFTBSNBUVSFTTJMFTDIBSHFT QMVTPVNPJOTQSPGPOEF DBQBCMFEFTVQQPS RVFMMFSFยธPJUTPOUJNQPSUBOUFT UFSMFQPJETEFMBDPOTUSVDUJPO L-BTFNFMMFยตSFEBOT GJH FOTFNCMF

TFNFMMFmMBOUF

UBMVT BSNBUVSFT

Unitรฉ Quantitรฉ

Prix Unitaire

Montant

EFTFNFMMFTGJMBOUFTEยนDBMยนFTFOIBVUFVS

N-FOJWFMMFNFOUBDUJPOEBQMBOJSMFUFS๏€๏ฌg.

โ€จโ€ฉ2.5 SBJO N-FEยนCMBJ GJH FOTFNCMFEFTUFSSFT SFUJSยนFTEVTPMMPSTEFTEJWFSTUSBWBVYEF UFSSBTTFNFOU-FTUFSSFTTPOUTPJUSยนVUJMJ filante armรฉe TยนFTTVSMFUFSSBJOTPVTGPSNFEFSFNCMBJT  TPJUSFUJSยนFTEVDIBOUJFS

Fondation semelle Bรฉton de propretรฉ Bรฉton Armรฉ pour semelles

TFNFMMFGJMBOUFBSNยนF GJHTFNFMMFGJMBOUFBSNยนF

TFNFMMFGJMBOUF

NVS

UBMVT

๏€๏ฌg.

โ€จโ€ฉ2.3

GJHUBMVT CยนUPOEF QSPQSFUยน

Longrines de rives en BA. Ep. 20 cm ๏€๏ฌg.

โ€จโ€ฉ2.6

Infrastructure

-BNBJTPOEF"ยต;

Dallage BA sur terre plein R-1 Dallage BA sur Vide Sanitaire RdC Dalle BA RdC Isolation sous dalle Couture Isolation pรฉriphรฉrique

$FUZQFEFTFNFMMFFTUVUJMJTยนTVSMFTUFS N-FUFSSBJOOBUVSFMFYQSFTTJPOVUJMJTยนF SBJOTFOQFOUF QPVSEยนTJHOFSMBDPOGJHVSBUJPOEVUFSSBJO L-BTFNFMMFJTPMยนFPVTFNFMMFQPOD UVFMMF GJH FMMFFTUQMBDยนFTPVTVO BWBOUMFTUSBWBVYEFUFSSBTTFNFOU QPUFBV

  BSNBUVSFT

MPOHJUVEJOBMFT

02.2

Prix Unitaire

MBTVSGBDF$FUZQFEFGPOEBUJPODPN

DBJMMPVY FUHSBWJFST

GJHยนMยนNFOUTDPOTUJUVUJGTEVESBJOBHF

Gros ล’uvre

Unitรฉ Quantitรฉ

-&45&33"44&.&/54&5-&4'0/%"5*0/4

Le

โ€จโ€ฉdrainage des

โ€จโ€ฉfondations

TFNFMMFEFGPOEBUJPO

Lot 02

Montant

120,00

ESBJO

Nยฐ d'article

Prix Unitaire

ml

Remblais

01. 2

Unitรฉ Quantitรฉ

Clรดture de chantier

Dรฉcapage terre vรฉgรฉtale N-FUFSSBTTFNFOUEยนTJHOFMFOTFNCMF EFTPQยนSBUJPOTEFNJTFFOGPSNFEVOUFS Terrassement en masse / SBJOMJยนFTยตMยนEJGJDBUJPOEVOFDPOTUSVDUJPO Dรฉblai OJWFMMFNFOUEVTPM GPVJMMFQPVSMFYยนDVUJPO Fouille en rigole

01. 2

Schรฉma de localisation

Installation chantier

Nยฐ d'article

Lot 01

Croquis explicatif

Dรฉsignation

BSNBUVSFT USBOTWFSTBMFT

-BNBJTPOEF"ยต;

m2 m3

115,00 20,70

15,95 267,24

ml

45,60

60,00

m2 m2 m2

120,00 105,00 120,00

27,00 47,00 47,00

3 240,00 4 935,00 5 640,00

m2

225,00

35,00 25,00

7 875,00 3 300,00

TFNFMMFGJMBOUFGPSUFNNFOUBSNยนF GJHTFNFMMFGJMBOUFGPSUFNFOUBSNยนF

2 736,00 ######### 10#102#โ‚ฌ

 

Dalle BA 20 cm ep. Dalle BA 20 cm ep. Dalle BA 20 cm ep.

Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemariรฉ Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin 132,00 m2 Ecole Nationale Supรฉrieure dโ€™Architecture de Grenoble - juin 2015

Murs R-1 - voile coulรฉ sur place

1 834,25 5 531,87

134


Longrines de rives en BA. Ep. 20 cm

ml

45,60

60,00

m2 m2 m2

120,00 105,00 120,00

27,00 47,00 47,00

3 240,00 4 935,00 5 640,00

m2 m2

225,00 132,00

35,00 25,00

7 875,00 3 300,00

BA. Ep. 20 cm, coffrage (murs bruts finis)

m2

173,50

120,00

20 820,00

Murs interieur R-1 - parpaing ep.10 cm

m2

15,38

55,06

846,82

ERP Murs BA. Ep. 20 cm, coffrage (murs bruts finis) ERP Complexe isolant Cage ascenceur / escalier - BA. Ep. 20 cm, coffrage (murs bruts finis)

m2 m2 m2

185,60 185,60 334,18

120,00 150,00 120,00

TFNFMMFGJMBOUFGPSUFNNFOUBSNšF GJHTFNFMMFGJMBOUFGPSUFNFOUBSNšF

ď&#x20AC; ďŹ g.

â&#x20AC;¨â&#x20AC;Š2.6

02.2

Infrastructure

-BNBJTPOEF"Âľ;

 

Dalle BA 20 cm ep. Dalle BA 20 cm ep. Dalle BA 20 cm ep.

Dallage BA sur terre plein R-1 Dallage BA sur Vide Sanitaire RdC Dalle BA RdC Isolation sous dalle Isolation pĂŠriphĂŠrique Murs R-1 - voile coulĂŠ sur place

ERP Poteaux BA 20 x 50 cm ERP Poutre BA 20 x 30 cm DĂŠsignation ERP Plancher BA, coffrage (murs bruts finis)

N° d'article

Croquis explicatif

SchĂŠma de localisation

RagrĂŠage + Iso + chappe

02.3

Desserte verticale 1 1

Escalier prĂŠfa. BA - R-1 Escalier prĂŠfa. BA

14 marches + 1,40 largeur marche 14 marches + 1,40 largeur marche pondĂŠration ERP

u 11,00 165,00 ml 26,30 90,70 Prix UnitĂŠ QuantitĂŠ 268,50 Unitaire 119,10 m2 2 246,60 93,00 m u u

1,00 5,00 1,35

4 000,00 4 000,00 4 000,00

TOTAL du lot N° d'article

DĂŠsignation

Lot 03

Croquis explicatif

SchĂŠma de localisation

Prix Unitaire

######### 46#657#â&#x201A;Ź 4 000,00 14 600,00 ######### 18#600#â&#x201A;Ź 75#359#â&#x201A;Ź

Montant

Mur MHM

1 1

1

03.2

Murs periph Prefa. MHM LGT Complexe isolant

m2 m2

241,50 241,50

90,00 150,00

ERP Murs periph. Prefa. MHM ERP Complexe isolant Murs periph Cage ascenceur / escalier

m2 m2 m2

143,50 143,50 334,18

90,00 150,00 90,00

12 915,00 21 525,00 30 076,20 ###### 122#476#â&#x201A;Ź

m2 m2

176,00 42,10

191,45 158,20

33 695,20 6 660,22 ######### 40#355#â&#x201A;Ź

Mur ossature lÊgère 1

03.3

Murs periph ext. Oss. Bois ERP Murs periph ext. Oss. Bois

Poteaux / poutre

21 735,00 36 225,00

1

Poteaux MHM 20 x 50 cm ERP Poteaux MHM 20 x 50 cm

u u

48,00 11,00

421,05 505,26

1 1

Poutre Bois Massif < 4,00m Poutre Bois Massif 4,00 < x < 6,00m ERP Poutre Bois Massif < 4,00m ERP Poutre Bois Massif 4,00 < x < 6,00m

u u u u

16,00 9,00 5,00 3,00

66,57 157,75 66,57 157,75

ERP Plancher Prefa. MHM (ep. 250 mm) ERP RagrĂŠage + Iso + chape

m2 m2 m2 m2

573,50 533,80 268,50 246,60

112,50 93,00 112,50 93,00

64 518,75 49 643,40 30 206,25 22 933,80

Plancher lĂŠger Terrasse

m2

96,17

101,37

9 748,75

03.4

Plancher Plancher Prefa. MHM (ep. 250 mm)

1 1

03.5

UnitĂŠ QuantitĂŠ

Montant

Charpente bois

03.1

N° d'article

2 736,00 ######### 10#102#â&#x201A;Ź

RagrĂŠage + Iso + chape

Plancher MHM Coursive

RagrĂŠage + Iso + chape DĂŠsignation

Croquis explicatif

SchĂŠma de localisation

20 210,40 5 557,86 1 065,12 1 419,75 332,85 473,25 ######### 29#059#â&#x201A;Ź

96,75 90,00 8 707,50 m2 Prix 2 96,75 93,00 8 997,75 UnitĂŠ Montant m QuantitĂŠ Unitaire ###### 194#756#â&#x201A;Ź

Desserte verticale Escalier bois

14 marches + 1,40 largeur marche pondĂŠration ERP

u

5,00 1,35

5 303,03 5 303,03

TOTAL du lot

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - LemariĂŠ Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale SupĂŠrieure dâ&#x20AC;&#x2122;Architecture de Grenoble - juin 2015

############### -

#â&#x201A;Ź

386#646#â&#x201A;Ź

135


N° d'article

Désignation

Lot 04

Croquis explicatif

Schéma de localisation

Unité Quantité

Prix Unitaire

Montant

Couverture

04.1 1 Toiture terrasse non accessible Plancher Prefa. MHM (ep. 250 mm)

m2 m2

243,00 230,50

112,50 150,00

Acrotère

m2 m2

76,09 76,09

90,00 150,00

m2 m2

243,00 230,50

112,50 158,20

Cage ascenceur / escalier - BA. Ep. 20 cm, coffrage (murs bruts finis)

m2 m2 m2

24,50 20,75 19,65

120,00 150,00 0,00

Cage ascenceur / escalier - MHM

m2 m2 m2

24,50 20,75 19,65

90,00 150,00 79,75

Isolation + étanchéité

Complexe isolant

04.2

Toiture pent incliné Plancher Prefa. MHM (ep. 250 mm)

Ragréage + Iso + chape

04.3

Accès à la toiture

27 337,50 34 575,00 6 848,10 11 413,50 ######### 61#913#€

############### -

#€

Trappe d'accès Échelle Complexe isolant Couverture + habillage 1 1 1

Complexe isolant Couverture + habillage

TOTAL du lot N° d'article

Désignation

Lot 05

Croquis explicatif

Schéma de localisation

Unité Quantité

Prix Unitaire

68#798#€ Montant

Bardage

05.1

Habillage en fibre ciment Habillage façade MHM Habillage acrotère Habillage façade MHM

05.2

m2 m2 m2

395,60 65,00 32,50

79,75 79,75 79,75

31 549,10 5 183,75 2 591,88 ######### 39#325#€

m2 m2 m2 m2

176,00 42,50 136,50 185,60

66,06 66,06 66,06 66,06

11 626,56 2 807,55 9 017,19 12 260,74 ######### 35#712#€

Bardage bois

Habillage ossature légère Int. Terrasse Int. Coursive ERP Habillage mur periph.

TOTAL du lot N° d'article

Désignation

Lot 06

Menuiserie Extérieur

06.1

Croquis explicatif

Schéma de localisation

Menuiserie ext. / fenêtre h.1,50m Encadrement fenêtre Fenêtre l.1,00m Fenêtre l.1,20m Fenêtre l.2,00m

06.2

u = 16 u = 14 u=2

Menuiserie ext. / fenêtre h.2,50m Encadrement fenêtre Fenêtre 2 vantaux coulissant Fenêtre fixe

06.3

u = 11

Menuiserie ext. / porte

1

06.4

2 205,00 3 112,50 1 567,09 ########### 6#885#€

1 1

Encadrement porte Porte 1 battant Porte vitrée 1 battant Hall Porte vitrée 2 battants

Unité Quantité

u

30,00 24,00 25,20 6,00

207,42 750,00 750,00 750,00

m m2

35,00 60,50 97,75

348,47 650,00 450,00

u u u u

18,00 14,00 3,00 1,00

145,12 800,00 1 600,00 2 150,00

2

m m2 m2 u 2

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin ERP Menuiserie ext. Ecole Encadrement fenêtre Fenêtre 2 vantaux coulissant

Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015u u=3

Prix Unitaire

2

35,00 22,50

348,47 650,00

75#037#€ Montant

18 000,00 18 900,00 4 500,00 ######### 41#400#€ 39 325,00 43 987,50 ######### 83#313#€

11 200,00 4 800,00 2 150,00 ######### 18#150#€

136

14 625,00


Fenêtre l.2,00m

06.2

Menuiserie ext. / fenêtre h.2,50m Encadrement fenêtre Fenêtre 2 vantaux coulissant Fenêtre fixe

06.3

06.5

u = 11

Menuiserie ext. / porte

1

06.4

u=2

1 1 1 1 1 1

Encadrement porte Porte 1 battant Porte vitrée 1 battant Hall Porte vitrée 2 battants

ERP Menuiserie ext.

Encadrement fenêtre Fenêtre 2 vantaux coulissant Fenêtre fixe

u=3

m m2

6,00

750,00

m m2

35,00 60,50 97,75

348,47 650,00 450,00

u u u u

18,00 14,00 3,00 1,00

145,12 800,00 1 600,00 2 150,00

u m m2

35,00 22,50 87,50

348,47 650,00 450,00

m2 m2 m2

158,25 180,00 89,40

75,00 200,00 250,00

u 2

2

Panneau de protection été / hiver

Fenêtre Polycarbonate - protection hiver Panneaux brise soleil fixe Screen performant

u = 30

TOTAL du lot N° d'article

Désignation

Lot 07

Croquis explicatif

Schéma de localisation

Unité Quantité

Prix Unitaire

4 500,00 ######### 41#400#€ 39 325,00 43 987,50 ######### 83#313#€

11 200,00 4 800,00 2 150,00 ######### 18#150#€ 14 625,00 39 375,00 ######### 54#000#€ 11 868,75 36 000,00 22 350,00 ######### 70#219#€ 267#082#€ Montant

Metallerie

07.1

Garde corp terrasse

ml

56,50

140,69

7 948,99 ########### 7#949#€

07.2

Garde corp coursive

ml

36,50

140,69

5 135,19 ########### 5#135#€

06.3

Ascenseur

0,71 12 000,00 5,00 3 000,00 0,29 12 000,00 2,00 3 000,00

8 520,00 15 000,00 3 480,00 6 000,00 ######### 33#000#€

1 1

Cabine Porte et équipement d'étage ERP Pondération coût ascenseur ERP Porte et équipement d'étage

u u u u

TOTAL du lot N° d'article

Désignation

Lot 08

Croquis explicatif

Schéma de localisation

Unité Quantité

Prix Unitaire

46#084#€ Montant

Aménagements intérieures

08.1

Cloison séparative 1

08.2

Entre logements ERP - entre halle d'entrée lgt - erp

m2 m2

76,25 10,80

147,41 147,41

11 240,01 1 592,03 ######### 12#832#€

m2 m2 m2 m2

121,60 65,00 82,50 19,50

48,00 74,13 48,00 74,13

5 836,80 4 818,45 3 960,00 1 445,54 ######### 10#655#€

m2 m2 m2 m2

371,93 66,76 2,80 96,00

36,00 41,31 36,00 36,00

13 389,48 2 757,86 100,80 3 456,00 ######### 19#704#€

m2 m2 m2

131,50 39,52 141,65

37,54 74,53 63,67

4 936,51 2 945,43 9 018,86 ######### 16#901#€

m2 m2

1 347,98 485,97

10,00 10,00

13 479,80 4 859,70 ######### 18#340#€

m2

209,60

55,00

m2 m2

416,50 94,55

8,04 8,04

Doublage isolant 1 1

08.3

Iso ep. 140 mm Iso ep. 140 mm (x2) ERP Iso ep. 140 mm ERP Iso ep. 140 mm (x2)

Cloison de distribution 1 1

08.4

Ep. 72/48 Plaque Hydrofugée Halle Ep. 72/48 ERP Ep. 72/48

Faux plafond 1 1

08.5

LGT - Plafond plaque de platre ERP - Plafond plaque de platre BA 13 x 2 ERP - Plafond plaque de platre

Peinture 1

Peinture Logement ERP Peinture Logement

08.6

Parquet flottant chambres

08.7

Pleinthe 1

Pleinthe standard ERP Pleinthe standart

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

############### -

#€

3 348,66 760,18 ########### 4#109#€

137


1

08.4

ERP Ep. 72/48

08.5

36,00

3 456,00 ######### 19#704#€

LGT - Plafond plaque de platre ERP - Plafond plaque de platre BA 13 x 2 ERP - Plafond plaque de platre

m2 m2 m2

131,50 39,52 141,65

37,54 74,53 63,67

4 936,51 2 945,43 9 018,86 ######### 16#901#€

m2 m2

1 347,98 485,97

10,00 10,00

13 479,80 4 859,70 ######### 18#340#€

m2

209,60

55,00

Peinture 1

Peinture Logement ERP Peinture Logement

08.6

Parquet flottant chambres

08.7

Pleinthe 1

08.8

Pleinthe standard ERP PleintheDésignation standart

Croquis explicatif

Schéma de localisation

Porte de distribution 1 1 1 1

08.7

96,00

Faux plafond 1 1

N° d'article

m m2

1

Porte 1 battant Porte de placard Halle Porte 1 battant ERP Porte 1 battant ERP Portes coulissantes ERP Porte de placard

Menuiserir int.

ERP Fenêtre l.1,00m

u=3

Désignation

Lot 09

u u u u u u

37,00 40,00 2,00 8,00 2,00 10,00

350,00 133,92 350,00 350,00 205,00 133,92

12 950,00 5 356,80 700,00 2 800,00 410,00 1 339,20 ######### 21#807#€

m2

4,50

750,00

3 375,00 ########### 3#375#€

Schéma de localisation

Unité Quantité

Prix Unitaire

107#723#€

Montant

Plomberie sanitaire

09.1

Appareils sanitaires

1 1 1 1

09.2

Croquis explicatif

#€

416,50 8,04 3 348,66 m2 Prix8,04 2 94,55 760,18 Unité Quantité Montant m Unitaire ########### 4#109#€

TOTAL du lot N° d'article

############### -

1

09.3

Douches Lavabos WC

u u u

11,00 19,00 9,00

552,15 239,00 351,22

6 073,65 4 541,00 3 160,98

Evier

u

9,00

385,85

3 472,65

Alimentation EC/EF Evacuation EU/EP

u u

48,00 48,00

190,00 190,00

9 120,00 9 120,00

ERP Lavabos ERP WC Alimentation EC/EF Evacuation EU/EP

u u u u

2,00 4,00 6,00 6,00

213,38 351,22 190,00 190,00

426,76 1 404,88 1 140,00 1 140,00 ######### 39#600#€

m2 m2

23,00 8,51

1 150,00 1 150,00

26 450,00 9 786,50 ######### 36#237#€

u u

1,00 1,00

5 356,26 3 668,00

5 356,26 3 668,00 ########### 9#024#€

Panneaux Solaire Thermique ECS Chauffe eau

1

Chauffe eau 1500 L ERP Chauffe eau 500 L

pondération ERP

TOTAL du lot

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

84#861#€

138


N° d'article

Désignation

Lot 10

Croquis explicatif

Schéma de localisation

Prix Unitaire

Plancher chauffant

10.2 1 ERP Radiateur branché sur le réseau

1

10.3

Raccord au réseau de chaleur

m2

573,50

86,27

49 475,85 ######### 49#476#€

calcul à partir du colume chauffé / 18°C

u

18,00

450,00

8 100,00 ########### 8#100#€

pondération ERP

u u

0,73 15 000,00 0,27 15 000,00

10 950,00 4 050,00 ######### 15#000#€

Ventilation mecanique 1

VMC simple flux VMC simple flux ERP VMC simple flux

u u m2

3,00 6,00 17,39

655,92 741,91 25,00

TOTAL du lot N° d'article

Lot 11 11.1

Montant

Chauffage / ventilation

10.1

09.2

Unité Quantité

Désignation

Croquis explicatif

Schéma de localisation

Unité Quantité

Prix Unitaire

1 967,76 4 451,46 434,75 ########### 6#854#€ 79#430#€ Montant

Electricité Electricité / collectif

Armoire monobloc / tableau elec. (TGBT)

11.2 1 ERP Electricité

calcul à partir du colume chauffé / 18°C

m2 u

573,50 9,00

50,00 964,14

28 675,00 8 677,26 ######### 28#675#€

m2

268,50

90,00

24 165,00 ######### 24#165#€

TOTAL du lot

N° d'article

52#840#€

Montant des Lots HT.

Désignation

FRAIS ANNEXES TECNIQUES Architecte

118 258,92

Economiste

19 709,82

BET Structure Béton

2 260,77

BET Structure bois

11 599,38

BET Acoustique

78 839,28

BET Fluides

8 685,24

OPC

19 709,82

Contrôle SPS

13 139,88

BBIO pour pc

105 119,04

HONORAIRE N° d'article

377 322,15   Montant des Lots HT.

Désignation

FRAIS ANNEXES ADMINISTRATIFS Achat du terrain

50 112,00

200

€ / m2

* donnée du pré-programme

FONCIER

50 112,00  

TVA 19,6

341 318,74  

Montant tot.  TTC

2 082  740,89  

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

139


N° d'article

Désignation

Montant des Lots HT.

Lot 00

INSTALLATION CHANTIER

                                                                  51  800  €

*

Lot 01

TERRASSEMENT

                                                                  18  328  €

*

Lot 02

GROS ŒUVRE

                                                                  75  359  €

*

Lot 03

CHARPENTE BOIS

                                                              386  646  €

Lot 04

COUVERTURE

                                                                  68  798  €

Lot 05

BARDAGE

                                                                  75  037  €

Lot 06

MENUISERIE EXT.

                                                              267  082  €

Lot 07

METALLERIE

                                                                  46  084  €

Lot 08

AMÉNAGEMENTS INTÉRIEURES

                                                              107  723  €

Lot 09

PLOMBERIE / SANITAIRE

                                                                  84  861  €

Lot 10

CHAUFFAGE / VENTILATION

                                                                  79  430  €

Lot 11

ELECTRICITÉ

                                                                  52  840  €

TOT. HT * Pondération dû à l'ERP

1 313  988  €

*

1538

Prix LGT / m2

1 538  €

Prix ERP / m2

1 325  €

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

140


Annexe 8. Production d'énergie. Rendement panneaux solaire thermique Maison des habitants

Panneaux solaire intégré sous habillage ardoise. Orienté SE

Panneaux solaire intégré sous habillage ardoise. Orienté SO 100 80 60 40

Taux de couverture annuel 46.90 %

20 0

Decembre

Novembre

Septembre

Aout

Juillet

Juin

Mai

Avril

Mars

Février

Janvier

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

141


Rendement panneaux p h o t o v o l t a ï ques M aison e n b a n d e

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

142


Ce projet de fin d’études, situé dans l’agglomération d’Annemasse, s’intéresse au travail de transition entre un tissu pavillonnaire et l’implantation d’un projet d’écoquartier dense, dans le cadre de la création de la zone d’aménagement concertée (ZAC) Etoile-Annemasse-Genève. Afin que le vivre-ensemble soit possible entre les habitants actuels et les nouveaux arrivants, le projet porte une attention particulière sur le travail de couture entre ces deux tissus. Le travail de transition se matérialise aussi bien morphologiquement par un traitement progressif du skyline du projet, correspondant à différentes typologies ayant leur mode d’habiter propre – maisons en bande, habitat intermédiaire en autopromotion, immeuble de logements collectifs – par un travail sur la hiérarchisation des voies afin de permettre au piéton de retrouver sa place sur l’espace publique. De plus, pour que l’enracinement du nouveau quartier soit possible le projet intègre des lieux d’expression collective construits en toute première phase du projet – la Maison du projet, qui est le premier édifice réalisé, a valeur de diffuser le nouveau projet d’éco-quartier et la Maison des habitants qui a valeur d’animation dans le quartier. A ces lieux construits sont associés des lieux de rencontres tels que des parcs, des places, des placettes favorisant ainsi la construction d’une vie de quartier et de sociabilités de voisinage.

Couture Urbaine - GEHRIG Charlotte - Lemarié Matthieu - MOKEIKISSOFF Valentin Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble - juin 2015

143

PFE 2015 // Couture Urbaine  

Projet de Fin d'Etudes 2015 COUTURE URBAINE pour une éco-vie de quartier à Annemasse. Matthieu LEMARIE / Charlotte GEHRIG / Valentin MOJEIK...

PFE 2015 // Couture Urbaine  

Projet de Fin d'Etudes 2015 COUTURE URBAINE pour une éco-vie de quartier à Annemasse. Matthieu LEMARIE / Charlotte GEHRIG / Valentin MOJEIK...

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