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RALLYE

SPORT

ESSAI

INTERVIEWS

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AU REVOIR MONSIEUR OLIVIER

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omment parler de JCO dans un tel moment ? Tout a été dit, tout a

été écrit et tout est vrai comme malheureusement son départ pour le paradis des pilotes sans nous prévenir. Je ne sais pourquoi depuis l’annonce de sa mort, je ne cesse de penser à Patrick Pons qui devait être le premier à l’accueillir làhaut.

Jean-Claude Olivier a tellement donné pour YAMAHA, pour ses pilotes – presque ses enfants – que nous sommes tous orphelins de lui aujourd’hui comme nous avions pleuré le départ de Patrick notre grand frère. Les deux hommes avaient la même élégance d’esprit et de comportement. Voilà 41 ans que je roule en moto et Jean-Claude Olivier n’y est pas étranger. Durant toutes ces années, il a donné une âme à ces motos transformant les motards en centaures ; du reste il paraît que Valentino Rossi restait souvent le soir seul en tête à tête avec sa M1 à lui parler. Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? Sur que Jean-Claude Olivier et Valentino leur en ont donné une. Les trois diapasons ne sont pas seulement un logo, c’est un symbole avec lequel nos héros nous ont guidé.

Difficile de continuer la route sans guide mais comme JCO nous a appris, il faut tracer sa route et aller de l’avant, traverser les déserts, gravir les montagnes pour accéder au Graal des motards

JEF

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N°12 janvier2013

EDITO

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ACTUALITES

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RALLYE

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MYTHIC RALLY

INTERIEW

DAKAR 2013 - La course étape par étape

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Essais perturbés pour DUCATI à Jerez 3 jours de tests pour DUCATI-ALSTARE en Espagne Jules CLUZEL se familiarise au WSBK et avec sa nouvelle GSX-R De bons tests pour APRILIA à Jerez HASLAM et REA étaient aussi en piste Tom SYKES et KAWASKI, meilleur chrono à Jerez Actus du FSBK 2013

P 22 AGENDA

ESSAI

P 29

SPORT

HIROSHI YAMADA Directeur Département Motorsport Bridgestone ALEXIS MASBOU roulera sur une FTR Honda en Moto 3 SYLVAIN GUINTOLI sur sa saison 2013

BOUTIQUE

DOSSIER

P 47

P 23

HONDA GL 1800 GOLDWING La force de l’âge

ESSAI LECTEUR

P 24

Suzuki GSR 750 Comité de rédaction Directeur de la publication : Jean-François FOREST Rédacteur en Chef : François MICHEL Comité : Christophe MOIRAND, François MICHEL, Patrice AUBERT Infographiste – Webmaster : Sébastien FOREST

E-mail : contact@motowebzine.fr Site : www.motowebzine.fr Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. Source : motogp.com ; worldsbk.com ; FFM ; Yamaha ; Kawasaki ; Ducati ; Ktm ; Honda ; Aprilia

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Marc Márquez s'est ainsi retrouvé au volant d'une VW Golf GTI Mk1 équipée de pneus cloutés et a pu se mesurer à d'autres 'rookies' des courses sur glace. Bien qu'il ne s'agissait que d'une participation unique, le Champion du Monde 125cc et Moto2 s'est donné à fond et est parvenu à se qualifier en seconde position pour la course de huit tours.

Une erreur au départ, similaire à celle qu'il avait faite au Japon l'an dernier, l'a empêché de se battre pour la victoire mais le jeune Catalan a tout de même assuré le spectacle et s'est surtout fait plaisir, avant de confier qu'il allait désormais reprendre sa préparation physique pour la saison à venir et le premier Test Officiel de l'année, qui aura lieu à Sepang début février. 5


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Le nonuple Champion du Monde a prolongé son accord avec Bridgestone Europe pour conserver son rôle de conseiller en matière de développement des pneus moto. Valentino Rossi et Bridgestone continueront de travailler ensemble pour promouvoir la passion du motocyclisme à travers l'Europe et poursuivront le développement des pneus de route avec l'objectif de rendre disponibles au grand public les dernières technologies utilisées sur les circuits. Cet engagement concerne uniquement Rossi, son team MotoGP™ et ses sponsors ne sont pas concernés par cet accord. "Je travaille avec Bridgestone en MotoGP depuis des années et j'ai toujours été impressionné par leur professionnalisme et la qualité de leurs produits. La continuité de notre collaboration me donne une excellente opportunité de contribuer aux nouveaux pneus Bridgestone destinés aux motos de route," a commenté le pilote italien. Dans ce rôle, Rossi fournira son évaluation et son opinion sur les performances des pneus Bridgestone et notamment dans les secteurs hyper-sport, course et sport touring. Bridgestone utilisera de son côté l'expertise de Rossi pour améliorer sa gamme de pneus de route, dans les domaines des performances comme de la sécurité. Franco Annunziato, CEO et président de Bridgestone Europe, a ajouté : "Valentino Rossi est un excellente ambassadeur pour notre entreprise. Avec le prolongement de notre accord, nous nous sommes assurés les conseils et les recommandations de l'un des plus grands pilotes moto de tous les temps, et donc l'opportunité de proposer sur le marché les meilleurs pneus Battlax qui soient." 6


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Yamaha Factory Racing a le plaisir d'annoncer un accord de sponsoring et de partenariat avec Monster Energy Company (MEC) pour 2013 et 2014. Suite à cet accord, la marque Monster Energy sera visible sur les Yamaha YZR M1 et les combinaisons de Jorge Lorenzo et de Valentino Rossi dès l'an prochain, ainsi que sur l'équipement et les uniformes du team. Lorenzo, le Champion du Monde MotoGP en titre, a un engagement personnel avec Monster Energy et Yamaha, inclus dans cet accord. L'engagement personnel de Valentino Rossi avec Monster Energy sera quant à lui complémentaire du nouvel accord entre Yamaha Factory Racing et MEC. L'accord entre le team satellite Monster Energy Yamaha Tech3 et Monster Energy restera inchangé et ne sera pas affecté par l'accord entre Yamaha et MEC. Lin Jarvis, Directeur exécutif de Yamaha Motor Racing

"Nous sommes ravis d'annoncer un nouveau chapitre de l'histoire de Yamaha via ce partenariat avec Monster Energy. Monster Energy est déjà un partenaire majeur des activités de Yamaha au Japon comme sur la scène internationale, que ce soit en Motocross, Supercross, Endurance ou en Superbike. Ils étaient aussi le sponsor titre de Monster Yamaha Tech3 lors des quatre dernières années. Cette expansion au team MotoGP de Yamaha Factory Racing est une étape logique. Cet accord permettra à Yamaha et à Monster Energy de travailler main dans la main afin de développer leurs programmes de marketing sportif et de pousser les pilotes à atteindre toujours plus de succès dans tous les domaines du motocyclisme." 7 dans notre "Pour le team Yamaha Factory Racing, ce nouveau partenariat amènera encore plus d'énergie programme sportif et Monster Energy sera un excellent soutien pour notre team et pour les performances de nos pilotes à travers le monde." 7


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Bridgestone annonce le lancement mondial du BATTLAX SPORT TOURING T30. La commercialisation de ce nouveau pneu moto en Europe est prévue à partir du 1er mars prochain. Le SPORT TOURING T30 est le dernier pneu de la famille BATTLAX. Le concept du nouveau T30 est d'offrir aux motards un vrai plaisir de rouler, avec un comportement et un grip sur sol sec améliorés par rapport au BT023, son prédécesseur. Pour cela, Bridgestone a mis au point un nouveau composé de gomme, une nouvelle construction et un nouveau dessin de la bande de roulement. Ces améliorations assurent une plus grande rigidité et une meilleure adhérence de la zone de contact. Le T30 est le premier pneu Battlax du segment Touring, baptisé "T". Désormais, Bridgestone utilisera la lettre T pour "Touring", S pour "Sport" et R pour "Race" afin de clarifier le positionnement de la gamme Battlax. Bridgestone a conçu le nouveau composé du T30 en s’inspirant du cahier des charges suivi pour le développement des pneus du MotoGP : mesurer la plage des températures dans laquelle le pneu opèrera puis développer le meilleur composé possible pour toutes les applications du pneu. La construction a été optimisée grâce à la technique FE (Finite Elements – Eléments finis) qui est un brevet Bridgestone. Pour la bande de roulement du pneu avant, Bridgestone a conçu un dessin avec des saignées "T-Cross" qui garantissent une meilleure maniabilité. Le pneu arrière affiche une bande plus lisse à l'épaule avec des saignées "swirled-shape" permettant de conserver la trajectoire sur l’angle en virage. Des tests internes menés face à son prédécesseur, le BATTLAX BT023, montrent l'amélioration de l’agilité et la maniabilité aisée du T30. Le comportement, le grip et la tenue en virage sur sol sec sont la preuve de ces améliorations qui ne compromettent pas les performances sur sol mouillé. 8 BATTLAX est la marque premium des pneus moto Bridgestone homologués pour la route. Les pneus racing pour le


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A quelques semaines de l'ouverture du Championnat du Monde Supersport, Pata by Martini a le plaisir d'annoncer les pilotes qui disputeront la saison 2013 sous les couleurs du team. Le fer de lance de la nouvelle line-up sera Massimo Roccoli, un pilote déjà expérimenté dans la catégorie et qui avait couru pour le team lors des trois dernières manches de 2012. Il sera rejoint par Dino Lombardi, qui revient dans le team qui l'avait aidé à décrocher le titre STK600 en Italie en 2011 et à s'assurer la troisième place du Championnat d'Europe Superstock 600 l'année précédente. Luca Salvadori sera le troisième pilote de l'équipe et fera donc ses débuts dans le Championnat du Monde Supersport après avoir passé une saison complète en STK600 avec Pata by Martini. Le team Pata by Martini est à Jerez les 22 et 23 janvier pour préparer la première manche de la saison, qui aura lieu à Phillip Island, en Australie, le 24 février. Massimo Roccoli : "J'ai accepté l'offre de Claudio Quintarelli avec enthousiasme et je suis très heureux de courir pour Pata by Martini pour ce qui sera enfin une saison complète dans la catégorie. Mon objectif est d'être constamment proche du Top 3 et de viser plus haut sur les pistes qui nous réussiront le mieux." Dino Lombardi : "Je suis ravi d'être de retour chez Pata by Martini parce que j'avais beaucoup évolué avec eux. L'an dernier, j'ai appris les bases du World Supersport et je veux désormais courir aux avant-postes." Luca Salvadori : "Je suis très content d'être engagé dans le Championnat du Monde Supersport. Il y a quelques années, ce n'était qu'un rêve mais maintenant je suis impatient de monter sur la moto et de commencer à travailler sur le set-up au prochain test que nous ferons à Jerez." 9


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Le pilote du team Yamaha Factory Racing a participé à un rallye sur glace à Livigno, dans les Alpes italiennes avant de décoller pour l'Asie, où il sera en tournée jusqu'au test de Sepang.

De jeudi à samedi dernier, le team Forward Racing, pour lequel court Ricky Cardús, un ami proche de Jorge Lorenzo, avait organisé de nombreuses activités sur glace à Livigno, en Italie, avec notamment des courses de quads et de traineaux en nocturne. Lorenzo était présent et a participé au Livigno Ice Rally le vendredi et le samedi. Le Champion du Monde MotoGP a ensuite mis le cap sur l'Angleterre pour assister à un salon commercial avec Alpinestars, l'un de ses sponsors, au National Exhibition Center de Birmingham et partira pour l'Asie mercredi. Jorge Lorenzo se rendra d'abord à Jakarta avec le team Yamaha Factory Racing et son coéquipier Valentino Rossi puis restera en Indonésie jusqu'au premier test de la pré-saison MotoGP 2013, qui aura lieu en Malaisie, au Circuit International de Sepang, du 5 au 7 février. 10


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Le pilote japonais s'est blessé vendredi dernier en chutant lors d'un entraînement en motocross et devra garder sa main gauche immobilisée durant quelques jours mais devrait toutefois être de retour en piste début février à Sepang, pour le premier test de la pré-saison MotoGP 2013. HIROSHI AOYAMA souffre d'une petite fracture du poignet gauche suite à un accident survenu vendredi dernier, lors d'une sortie en motocross qu'il faisait non loin de Barcelone, où il réside habituellement. L'ex-Champion du Monde 250cc, qui fait son retour en MotoGP cette année avec le team CRT Avintia Racing, a été examiné par le Dr Xavier Mir de l'Institut Universitari USP Dexeus de Barcelone, qui a pu confirmer la fracture et prescrire une semaine de repos complet au pilote japonais. HIROSHI AOYAMA ne devrait pas avoir de problème pour récupérer d'ici le premier test de la pré-saison 2013, qui aura lieu du 5 au 7 février au Circuit International de Sepang.

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Avant que Dani Pedrosa et Marc Márquez n'entrent en scène pour dévoiler la nouvelle livrée du team Repsol Honda, Shuhei Nakamoto, le vice-président exécutif du HRC, a expliqué que la RC213V ne comportait aucun changement radical et était une simple évolution du prototype utilisé l'an dernier. Le directeur japonais a aussi affirmé que le team avait bien préparé sa machine pour la saison à venir, avec pour principaux changements trois kilos supplémentaires, un petit peu plus de puissance et une meilleure gestion du carburant. La moto est néanmoins basée sur celle qui avait été introduite à Laguna Seca l'an dernier pour Dani Pedrosa. L'évènement de jeudi matin réunissait de nombreuses personnalités du paddock MotoGP dont Carmelo Ezpeleta, le CEO de Dorna Sports, Alberto Puig et Emilio Alzamora, qui ont ainsi pu découvrir en direct le nouveau design qui ornera les prototypes de Repsol Honda cette année. En associant l'orange et le rouge, couleurs traditionnelles de Repsol, au blanc, la nouvelle livrée conserve l'identité visuelle du sponsor titre tout en se démarquant des livrées à dominante noire des dernières années. Une nouvelle image "muy bonita" selon Márquez, tandis que Pedrosa, qui court pour Repsol Honda depuis 2006, a apprécié un changement plutôt rafraichissant. Nakamoto espère désormais voir Pedrosa se relancer à l'assaut du titre mondial avec autant de panache que sur la fin de la saison 2012 et a affirmé que Márquez ne tarderait pas trop à conquérir son premier podium en MotoGP, bien que le rookie espagnol, déjà rapide lors de ses premiers tests, doive apprendre à gérer ses pneumatiques sur distance de course. Parmi les changements réalisés au sein du team cette année, Livio Suppo a pris le rôle de directeur du team. 12


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" Je suis très heureux d'être ici au Campus Repsol aujourd'hui et d'avoir dévoilé la moto dans sa nouvelle livrée. Nous avions fonctionné avec l'ancien design depuis longtemps et je pense que c'est maintenant le bon moment pour changer. Cette année, la moto reçoit une touche de fraîcheur. J'espère que les fans aiment aussi. Je commence cette pré-saison très motivé, comme à l'épreuve de Valence après la dernière course de l'année 2012 où nous avons eu autant de pluie que nous n’avons pu faire grand-chose. Je n’en peux plus d’attendre la Malaisie pour mettre la moto à l'épreuve de la piste, me faire plaisir et de voir quelles sont les paramètres que nous utiliserons pour la course d'ouverture. "

«J'étais très impatient de ce moment. Je suis très heureux d'avoir présenté le nouveau schéma de couleurs pour mon changement de catégorie du Moto 2 vers le Moto GP. Voir la moto peinte avec le team Repsol HRC vous rend très satisfait de cette nouvelle étape qui vous fait comprendre qu'est-ce qu’un rêve devenu réalité. Je suis comme un enfant avec des chaussures neuves! J'ai bien aimé l'atmosphère de la présentation et j'ai pu constater que toute l'attention médiatique du MotoGP est à des années lumières d'avance sur celle du Moto 2. Nous allons nous adapter à cela, petit-à-petit. En fin de compte, l'important est ce qui se passe sur la piste, donc je n’en peut plus d’attendre les tests de Malaisie pour commencer. Je pense que c'est une initiative très positive pour diffuser la présentation en ligne, parce que je suis sûr que beaucoup de fans auraient aimé avoir assisté à t son épreuve. J'espère qu'ils nous avons beaucoup apprécié " 13


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Andrea Dovizioso et Nicky Hayden étaient les vedettes de la deuxième journée au Wrooom 2013, la conférence de presse traditionnelle de ski qui se déroule à Madonna di Campiglio. Les deux pilotes ont rencontré les médias à la conférence de presse. Gabriele Del Torchio, Ducati Motor Holding PDG, commencé par présenter rapidement la nouvelle organisation de Ducati «L'année dernière a été très importante pour Ducati. Nous sommes devenus une partie du groupe Audi, et nous avons établi de nouveaux records en termes de bénéfices, les ventes et la production. Nous avons ouvert de nouveaux marchés et a atteint une part significative de ces marchés », a déclaré Del Torchio. Même si "ce n'était pas aussi positif du point de vue sportif, la devise de notre entreprise est «Never give up», et avec la capacité de réagir qui a toujours été l’une de nos caractéristiques, nous abordons 2013, avec une nouvelle organisation, prêt à prendre la piste. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Bernhard Gobmeier, qui a récemment été nommé à la tête Ducati Corse. Bernhard prend la place de Filippo Preziosi, qui a mes sincères remerciements pour le travail qu'il a effectué au cours des douze dernières années, et qui a maintenant un nouveau rôle important dans Ducati. En outre, Paolo Ciabatti, qui revient à Ducati, après quelques années d'absence, a été affecté à l'exécution du projet MotoGP aux côtés de Vittoriano Guareschi Team Manager. Bienvenue également à nos pilotes, Andrea Dovizioso et Nicky Hayden, qui, ensemble, représentent un formidable line-up, témoin de la confiance que nous projetons vers l'avenir. " Andrea Dovizioso a été le premier pilote à prendre la parole. L'Italien prépare s’apprête à vivre sa première année avec Ducati et se montre très confiant dans ce projet. 14


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"C'est un honneur d'être ici à Wrooom", a déclaré Dovizioso. "J'ai eu la conviction de rejoindre Ducati lors de mes premières rencontres avec Filippo Preziosi, car il a clairement indiqué qu'il y a des projets intéressants pour l'avenir et que nous pouvons commencer à construire quelque chose d'important ensemble. Nous avons l'aide du budget, de la technologie et de la passion, tous les ingrédients nécessaires pour atteindre nos objectifs. Évidemment, ce sera à nous, les techniciens et les pilotes, de prendre le bon chemin pour améliorer la moto. Si nous travaillons bien, je suis certain qu'il sera possible à l'avenir de se battre pour les victoires et le titre. La concurrence est très forte, mais je crois que nous pouvons atteindre cet objectif. Il n'y a pas de baguette magique, donc nous devons et nous voulons garder les pieds sur terre et travailler méthodiquement. S’il est possible d'obtenir de bons résultats, je suis sûr que nous le ferons. La première année sera difficile, mais nous ne devons pas nous mettre immédiatement la pression pour obtenir de bons résultats." Ensuite, ce fut au tour de Nicky Hayden, l'Américain en est à sa cinquième année avec Ducati. "D'un point de vue technique, la nouvelle direction n'entre pas dans une situation facile, mais ils sont très motivés pour atteindre nos objectifs. J'ai rencontré M. Gobmeier, et il me semble être une personne très intelligente, avec beaucoup d'idées sur les paramètres où il peut nous aider. C'est un nouveau départ pour nous, et même s’il y a de toute évidence un grand défi qui nous attend, c'est aussi une des choses les plus excitantes. Je suis vraiment impatient de voir ce que nous pouvons accomplir. L'avenir s'annonce très bon. " Plus tard, dans un chalet de montagne, le voile s’est levé sur les quatre Ducati Desmosedici GP13 Moto GP, incluant à la fois celles de l'équipe Ducati et celles de Pramac, dont les coureurs Ben Spies et Andrea Iannone étaient aussi présents.

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Le ministère de l’Intérieur a communiqué les chiffres de la sécurité routière pour 2012 et le moins que l’on puisse dire est que le 2 roues motorisé fait partie des bons élèves. Si d’un point de vue général la baisse de la mortalité sur les routes est de 8%, les cyclomoteurs et les motocyclettes enregistrent une baisse globale de 14% ! Ce sont ainsi 132 vies supplémentaires qui ont été sauvées par rapport à 2011. La FFM se félicite de ces excellents chiffres et salue également les premières décisions du Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, et du Délégué Interministériel à la Sécurité Routière, Frédéric Péchenard, notamment le renoncement à des dispositions inutiles comme le port du brassard réfléchissant pour les motards ou la possession obligatoire des éthylotests dans les véhicules. Par ailleurs, la Fédération Française de Motocyclisme en tant que membre actif du Comité National Sécurité Routière (CNSR) travaille sur de prochaines mesures visant à améliorer la sécurité des motards (circulation inter-files, équipements de protections individuelles). 16


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A moins d'un mois du début de la pré-saison MotoGP 2013, Hiroshi Yamaha, le directeur du département Motorsport de Bridgestone, explique comment l'entreprise japonaise a préparé sa cinquième saison en tant que Fournisseur de pneus Officiel de la catégorie reine.

signifiait d'autre part que nous devions, pour la première fois depuis que nous sommes devenus le fournisseur unique du MotoGP, développer un pneu qui fonctionne avec des machines d'une puissance et de performances très différentes. Ce challenge était important et a rendu notre travail en MotoGP encore plus important pour le développement de nos pneus destinés à la route. Il y avait beaucoup de choses à apprendre l'an dernier, sur la façon de développer un pneu qui reste sûr et performant dans des conditions extrêmement variées. L'an dernier, Bridgestone avait dû relever un important challenge pour produire des pneus qui répondent aux exigences des prototypes MotoGP 1000cc tout en améliorant la sécurité des pilotes. Etes-vous satisfait que les pneus de 2012 aient atteint vos objectifs ?

Bien sûr. Notre objectif était de fournir une gamme de pneus qui soient plus sûrs, plus simples à comprendre pour les pilotes et qui aient des performances correspondant à la nouvelle génération de prototypes MotoGP 1000cc. Nous avons atteint cet objectif en nous basant sur les données empiriques et les impressions des pilotes, je suis donc très satisfait.Les vitesses de pointe, l'accélération et le niveau de performance global des MotoGP ont augmenté l'an dernier suite à l'introduction des moteurs 1000cc, mais le poids minimum des machines a aussi augmenté et tous ces facteurs ont créé des conditions encore plus difficiles pour les pneus. Malgré ces éléments et notre changement d'orientation pour produire des pneus plus sûrs, les performances des pneus de 2012 ont été excellentes, nous avons obtenu neuf nouveaux records du meilleur tour en course et beaucoup d'épreuves ont eu des temps de course plus rapides. L'introduction des CRT signifiait d'autre part que nous devions, pour la première fois depuis que nous sommes devenus le fournisseur unique du MotoGP, développer un pneu qui fonctionne avec des machines

Quels étaient vos objectifs pour le développement des pneus MotoGP de 2013 ? Nous allons continuer à utiliser la même construction pour nos pneus de 2013. Les pneus de 2012 ont été très appréciés par les pilotes et il est donc normal que les pilotes, les teams et les constructeurs continuent d'utiliser des pneus avec une structure similaire cette saison. Nous avons cependant avancé dans le développement de différents types de gomme pour cette saison et nous allons utiliser nos gommes de manières différentes. Le plus grand challenge pour cette année sera probablement d'utiliser notre gomme extra-tendre pour créer une gamme de pneus slick arrière tendres uniquement destinée aux CRT, afin qu'ils disposent d'un lot de pneus plus adéquat pour chaque course. Nous avons aussi poursuivi le développement de la nouvelle gomme dure pour qu'elle soit plus proche de la gomme medium et que le pneu dur soit une option plus viable pour les prototypes.

18 Brigestone proposera donc des gommes différentes pour les CRT et les prototypes cette année ?

Oui, la construction restera la même pour tous les


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Brigestone proposera donc des gommes différentes pour les CRT et les prototypes cette année ?

De votre point de vue personnel, qu'attendez-vous de la saison à venir ?

Oui, la construction restera la même pour tous les pneus de la saison 2013 mais le type de gomme changera selon la machine. Pour cette année, il y aura, à chaque course, jusqu'à trois options différentes pour le slick arrière, les CRT pourront choisir les options tendre et medium alors que les machines d'usine auront les gommes medium et dure. Nous pensons qu'il n'est pas nécessaire de développer une nouvelle structure de pneus pour les CRT parce que les impressions des pilotes au sujet du comportement des pneus ont été excellentes l'an dernier. Nous avons cependant vu que certains pilotes CRT désiraient avoir une option plus tendre pour le slick arrière et nous utiliserons donc nos gommes les plus tendres pour fournir des slicks qui correspondent mieux à ces machines moins puissantes. Cette décision est aussi validée par les données que nous avons de la saison dernière et qui montraient que les pilotes CRT ne choisissaient que rarement la gomme dure pour les courses. Après en avoir discuté avec Dorna et la FIM, il est apparu clair que la solution la plus logique était de proposer des gommes différentes pour les machines d'usine et les CRT.

Il y a beaucoup de choses à attendre de cette saison. Nous avons de talentueux pilotes qui arrivent en MotoGP et beaucoup de stars établies qui changent de teams. Jorge sera déterminé à défendre son titre mais Dani a montré l'an dernier qu'il serait dur à battre, tandis que Valentino revient dans le team avec lequel il a remporté quatre fois le championnat. Ducati a aussi bâti une équipe très forte, avec quatre excellents pilotes, et nous espérons voir une superbe compétition cette année. Bien entendu, les fans suivront avec intérêt les progrès des teams CRT pour leur seconde saison. L'an dernier, les pilotes et les teams découvraient de nouvelles motos et grâce à l'expérience acquise durant leur première saison, ils vont pouvoir montrer leur véritable potentiel. La nouvelle programmation pour les essais et les qualifications devraient aussi accentuer la concurrence entre les pilotes à chaque séance et je pense donc que les fans du MotoGP vont vivre une saison très excitante.

Y a-t-il d'autres changements prévus pour cette année ?

Dans notre perspective de développement, il n'y aura pas d'autres changements mais nous reverrons la composition des lots de pneus slick avant et arrière pour donner aux pilotes davantage de flexibilité au moment de faire leur choix. Etant donné qu'il y aura davantage de séances d'essais et de qualifications cette année, chaque pilote aura un slick arrière supplémentaire dans son lot, ce qui signifie un total de onze pneus slick arrière par pilote. Il y a aussi du changement pour le pneu avant, l'option extra-tendre qui n'était jamais utilisée va disparaitre, ce qui permettra aux pilotes d'avoir plus de pneus tendres classiques ou de pneus durs pour chaque course. La décision de modifier le lot de pneus avant répond aux demandes que les pilotes nous ont faites l'an dernier. Ils sont très contents de la génération actuelle de pneus slicks avant mais veulent pouvoir choisir davantage de pneus qu'ils pourront utiliser en configuration de course. De votre point de vue personnel, qu'attendez-vous de la saison à venir ?

Il y a beaucoup de choses à attendre de cette saison. Nous avons de talentueux pilotes qui arrivent en MotoGP et beaucoup de stars établies qui changent de teams. Jorge sera déterminé à défendre son titre mais Dani a montré l'an dernier qu'il serait dur à battre, tandis que Valentino revient dans le team avec lequel il a remporté quatre fois le

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Alexis Masbou a annoncé le week-end dernier qu'il évoluerait sur une FTR-Honda du team CBC Corse Ongetta-Rivacold cette année dans le Championnat du Monde Moto3. Alexis, maintenant que tu as signé, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ton projet pour cette année ?

Tu es quand même certain de participer aux premiers essais de la pré-saison ?

Je reste donc en Moto3 mais je repars avec une nouvelle équipe, qui sera encore italienne. C'est une structure avec des techniciens que je ne connais pas encore et que je rencontrerai lors des premiers essais de février. J'aurai une moto un peu différente de celle de l'an dernier puisque je garde le moteur Honda mais que je passe sur un châssis FTR.

Oui, il n’y a pas de problème à ce niveau-là. Il faudra peut-être que je gère un peu la douleur mais je n'aurai pas de problème pour piloter.

Quand est-ce que tu auras l'occasion d'essayer ta nouvelle moto ?

Normalement ce sera pour les premiers test officiels, à Valence, le 14 février." Comment se passe ta récupération ?

Je n'ai pas encore complètement récupéré. J'ai encore quelques douleurs à la jambe mais je devrais me faire opérer dans les semaines qui viennent pour me faire extraire les vis que j'ai sur le fémur et que je récupère un peu mieux. En tout cas, la récupération est en cours et ça va de mieux en mieux. Je ne sais pas si je serai à 100% pour les premiers essais hivernaux mais je pense que je serai complètement remis d'ici le premier Grand Prix et que j'aurai pu reprendre de la musculature. Tu es quand même certain de participer aux premiers essais de la pré-saison ? "Oui, il y a pas de problème à ce niveau-là. Il faudra peut-être que je gère un peu la douleur mais je n'aurai pas de problème

Dans ces circonstances, à quoi ressemble ta préparation hivernale ?

Ma préparation, en ce moment, c'est kiné tous les jours, tous les matins. Après je fais du vélo, de l'elliptique, je travaille aussi un petit peu musculairement. J'essaye de garder une bonne musculature pour le haut du corps, pour compenser ce que j'aurai perdu au niveau des jambes. L'an dernier tu réalisais une très bonne saison avant ton accident puisque tu étais sixième du Championnat et que tu avais fait ta première apparition sur le podium. Cette saison tu vas avoir un matériel qui est a priori un petit peu plus compétitif. Quels seront tes objectifs ?

Dans un premier temps ce sera de marquer des gros points, d'essayer d'être dans les cinq premiers, de faire des podiums et si possible de gagner ma première victoire en Grand Prix. Par la suite on verra à la mi-saison où je me situe et s'il y a quelque chose à jouer au championnat, mais l'important au début sera de faire des résultats et d'avancer course par course. D'après toi, quels seront tes principaux adversaires 20 du Monde, maintenant que certains pilotes, dont le Champion Sandro Cortese, sont partis en Moto2™ ? "Il reste beaucoup d'adversaires très sérieux. Il y a Salom qui sera


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A seulement six semaines de l'ouverture de la saison, Sylvain GUINTOLI s'est dit confiant avant d'entamer la saison 2013, sa première en tant que pilote officiel. Tu commences bientôt ta première saison avec Aprilia Racing. Quelles sont tes impressions face à ce nouveau challenge ? Est-ce que tu t'es déjà adapté à ta nouvelle équipe ?

Je suis très enthousiaste pour la saison 2013 avec Aprilia. Le premier contact avec la RSV4 Factory et l'équipe à Jerez a été fantastique et m'a permis de saisir l'ampleur du potentiel de ce team. Nous nous sommes tout de suite compris, que ce soit en anglais ou en italien, ou même parfois par de simples grimaces ! Tu avais été très rapide à Jerez lors des essais de novembre dernier. Comment s'est passée ta transition sur la RSV4 et comment la décrirais-tu par rapport aux motos que tu pilotais auparavant ?

Je me sentais déjà à l'aise au bout de quelques tours. La RSV4 Factory est la superbike la plus puissante que j'ai pilotée mais le contrôle est impeccable. C'est tout simplement une moto très efficace, qui permet donc de faire de bons chronos facilement. La RSV4 est aussi la moto la plus plaisante et la plus fun à piloter. Tu avais commencé ta carrière dans le Championnat du Monde Superbike sur une 1000cc quatre cylindres mais tes meilleurs résultats sont arrivés l'an dernier, sur une bicylindre. Y a-t-il une grande différence entre les deux ?

Le World Superbike est une compétition qui accueille des motos très différentes les unes des autres mais la bagarre est toujours très serrée et les courses sont très agréables pour les spectateurs, comme pour nous. Cela signifie que les motos ont un niveau assez proche. Tout se joue sur quelques dixièmes de seconde, il faut essayer de comprendre le mieux que possible les pneus Pirelli et de tirer le maximum du matériel dont on dispose. Je pense que mes résultats de l'an dernier reposaient surtout sur mon expérience et sur le fait que j'ai passé moins de temps à

comprendre le mieux que possible les pneus Pirelli et de tirer le maximum du matériel dont on dispose. Je pense que mes résultats de l'an dernier reposaient surtout sur mon expérience et sur le fait que j'ai passé moins de temps à l'hôpital ! C'est vrai que ta carrière dans le World Superbike n'a pas été facile. Quel pourcentage de ton potentiel n'a-t-on pas encore vu ?

Nous devrons attendre la saison prochaine pour le savoir... Tu ne feras pas d'autres essais avec l'Aprilia avant le mois de février. Est-ce que ça pourrait affecter ton début de saison ou bien penses-tu que vous avez déjà un bon point de départ ?

Les tests sont importants et nous en aurons suffisamment dans les semaines à venir. C'était appréciable d'avoir deux mois de temps libre, j'en ai profité pour rester auprès de ma famille et faire du VTT en Grande-Bretagne. Je pense que cette période de coupure est aussi importante que le reste de l'année, ça permet de récupérer le mental. Je ressens déjà le besoin de retrouver la vitesse et cette énergie sera importante pour reprendre avec un maximum de motivation. Quels seront tes objectifs pour la saison prochaine ?

Je veux gagner des courses et être sur le podium aussi souvent que possible. C'est ce qu'il faut pour espérer remporter le titre ! 21 22


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Dans les années 70, la bande du Joe Bar écumait les routes … Les seventies, un troquet minable en banlieue parisienne, quatre enragés du guidon aussi vantards qu’intrépides, la mauvaise foi et le sarcasme élevés au rang d’art … Voici le quotidien de Joseph Bartholomé, alias Joe, ex-rocker devenu bistrotier et témoin privilégié des turpitudes et palabres de ses clients motards. Au travers de ce recueil, Chris Deb, l’initiateur du Joe Bar Team, retrace avec humour le quotidien du Joe Bar : un célèbre bar à motards des années 70, qui inspirera plus tard la non moins célèbre bande dessinée. L’auteur révèle en outre, au fil de ces histoires courtes, certains aspects ignorés des cinq personnages à l’origine de la BD et lève le voile sur les évènements qui ont marqué leur pitoyable existence. 200 pages 14 x 22,5 cm 19 euros

La saison 2012 de MotoGP a tenu toutes ses promesses. Du sacre, sur le fil, de Jorge Lorenzo (Yamaha) obtenu aux dépens de Dani Pedrosa (Honda), son challenger le plus régulier, au big bang causé par le retrait de la compétition de Casey Stoner jusqu’à l’annonce du retour de Valentino Rossi sous pavillon Yamaha, les rebondissements ont jalonné et animé les 18 GP du calendrier 2012. Dans les autres catégories, Marc Marquez champion du monde Moto2, deux ans après son premier titre mondial en 125, s’octroie le droit de défendre ses chances dans la catégorie reine en 2013, un rêve que caresse Sandro Cortese qui inaugure pour sa part le palmarès du Moto3. Le LIVRE D’OR DE LA MOTO 2012 retrace cette magnifique saison, à un rythme haletant. Combinant analyses et témoignages, il célèbre le triomphe du pilote français Louis Rossi au GP de France, livre les secrets et anticipe les enjeux du transfert de Valentino Rossi, et s’offre un coup d’oeil dans le rétro en compagnie des pilotes Shinya Nakano et Bernard Garcia. Prix : 29,99 €

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Quelques images prises au détour d’un port, symbole de l’esprit raffiné de la Goldwing Pour les hommes, il est coutume de dire que la quarantaine c’est le bel âge ; il doit en être de même pour les motos si l’on se réfère à la Goldwing qui va bientôt fêter ses quarante ans d’existence et qui, au lieu de prendre des rides, n’a cessé de se bonifier de millésime en millésime. La concurrence se multiplie, s’améliore, rien n’y fait, la « Gold » reste la référence dans sa catégorie, le maître-étalon auquel tout le monde veut se comparer avec plus ou moins de bonheur. Tout d’abord la Goldwing flatte l’égo de son propriétaire. La bête est imposante et magnifique : la fluidité de ses lignes, les traits parallèles entre l’avant et l’arrière, la très large selle redessinée pour encore plus de confort, une protection aérodynamique retravaillée mettent en avant l’équilibre sur une moto qui avoisine les 400 kg tous pleins faits. Vous rajoutez le poids du pilote et de son passager et vous dépassez allègrement la demie tonne. Croyez-moi, à la terrasse des cafés, le quidam moyen cesse de tourner sa cuillère dans la tasse pour admirer la Honda. destrier du jour, un rapide tour d’horizon s’impose. Des lignes acérées bien dessinées, un double optique séduisant sur l’avant, une bulle haute et ajustable en

Si après avoir renversé la moitié de son café dans sa soucoupe sans regarder et qu’il entame la discussion avec vous, c’est le choc : - Il y a quoi comme moteur là-dessus ? - Un six cylindres - Un six cylindres ? - Oui Monsieur de 1.800 cm3 - 1.800 cm3 ? C’est plus que ma Clio ! Là généralement, il se lève, pose sa tasse qui cette fois s’est entièrement vidée dans sa soucoupe et commence une danse rituelle du badaud aussi connue sous le nom de tour du propriétaire. Longue de 2,60 m avec un réservoir de 25 litres, la Golwing annonce la couleur ; les longues étapes ne lui font pas peur, elles sont même faites pour elle. Une fois en selle, ce qui impressionne le plus, c’est le côté Airbus des commandes, je n’ai jamais vu une moto avec une telle pléiade de boutons et commodos en tous genres. Mais la face cachée de cette 24 cathédrale, c’est bien son bloc six cylindres avec un couple de 17 mKg à 4.000 tr/min. Ce moteur est envoûtant, non pas par son bruit car la Goldwing est silencieuse mais par la


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tous genres. Mais la face cachée de cette cathédrale, c’est bien son bloc six cylindres avec un couple de 17 mKg à 4.000 tr/min. Ce moteur est envoûtant, non pas par son bruit car la Goldwing est silencieuse mais par la souplesse de la mécanique. Inutile de jouer sans cesse du sélecteur, il suffit de tourner la poignée des gaz pour que la moto vous emmène dans un univers de souplesse et de ouate ainsi que des watts ! Autre particularité de la Goldwing, la marche arrière. Vous ne rêvez pas, une moto équipée d’un tel équipement, ça ne s’essaie pas tous les jours ! Timide au départ, on se prend ensuite à appuyer de manière franche et récurrente sur le bouton de recul qui vous sortira sans à coup ni violence de n’importe quel devers de trottoir, voilà un accessoire d’origine que l’on apprécie pleinement. Le GPSdeembarqué Au guidon cette Honda Goldwing, termine lefilent côté « automobile » de la les kilomètres Goldwing sans oublier rapidement et fondentles sièges ainsi que les poignées chauffantes, la hifi, les ports USB et comme neige au soleil Apple etc …, je vous avais prévenu que nous … étions aux commandes d’un avion de ligne En ville, bien que maniable dès les premiers km/h, la Goldwing se montre lourde à l’arrêt et nécessite une certaine concentration dans les embouteillages malgré une selle basse permettant aux petits gabarits de se sortir de cet exercice sans encombre. Notons qu’une fois arrêtée, le coffre arrière peut contenir deux casques intégraux, laissant les valises latérales libres pour ranger d’autres objets ou vêtements. Nous quittons Paris, direction le péage de Saint Arnoult puis cap sur l’Atlantique via Le Mans, Angers, Nantes et Saint Nazaire ; 450 kilomètres d’autoroute pour tester notre Goldwing sur son territoire de prédilection : les grands espaces ! Première, deux, trois, quatre et cinq, je lance la Goldwing pour attquer notre périple puisqu’il y a des gadgets, profitons-en. J’actionne le régulateur de vitesse sur 130 km/h, curieuse impression sur une moto, ce geste ne m’est pas encore naturel. Comme il fait un peu frais, je règle la molette de chauffage des poignées et de la selle sur 3 et cinq minutes plus tard, je sens la chaleur envahir mes mains et mes fesses, là encore la surprise intervient, j’ai beau prendre soin de

Le moteur reste un délice pour le pilote et son passager

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2 casques intégraux se logent sans souci dans le coffre arrière, pratique lors des étapes !

Le GPS embarqué termine le côté « automobile » de la Goldwing sans oublier les sièges ainsi que les poignées chauffantes, la hifi, les ports USB et Apple etc …, je vous avais prévenu que nous étions aux commandes d’un avion de ligne. En ville, bien que maniable dès les premiers km/h, la Goldwing se montre lourde à l’arrêt et nécessite une certaine concentration dans les embouteillages malgré une selle basse permettant aux petits gabarits de se sortir de cet exercice sans encombre. Notons qu’une fois arrêtée, le coffre arrière peut contenir deux casques intégraux, laissant les valises latérales libres pour ranger d’autres objets ou vêtements. Nous quittons Paris, direction le péage de Saint Arnoult puis cap sur l’Atlantique via Le Mans, Angers, Nantes et Saint Nazaire ; 450 kilomètres d’autoroute pour tester notre Goldwing sur son territoire de prédilection : les grands espaces !

Le tableau de bord se montre simple, complet avec un bonne lisibilité.

Première, deux, trois, quatre et cinq, je lance la Goldwing pour attquer notre périple puisqu’il y a des gadgets, profitons-en. J’actionne le régulateur de vitesse sur 130 km/h, curieuse impression sur une moto, ce geste ne m’est pas encore naturel. Comme il fait un peu frais, je règle la molette de chauffage des poignées et de la selle sur 3 et cinq minutes plus tard, je sens la chaleur envahir mes mains et mes fesses, là encore la surprise intervient, j’ai beau prendre soin de mon postérieur, je ne l’ai pas habitué à le réchauffer en moto lorsque le fond de l’air est frais ! Voyons-voir, le cruise-control est ok, le chauffage est mis, il ne me reste plus qu’à sélectionner ma station de radio préférée et je tombe sur Brigitte Bardot qui me chante qu’elle n’a besoin de personne en Harley-Davidson, cela ne s’invente pas ! Qu’elle se rassure, je n’ai pour ma part besoin de personne non plus sur ma Goldwing, tout y est !

L’écran du GPS sert à la fois au guidage, à la radio ainsi qu’au compteur kilométrique La bagagerie est spacieuse et permet véritablement d’emporter suffisamment d’affaires pour un couple

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Pour "cruiser" longtemps et sereinement, la Goldwing sera votre plus fidèle destrier

A gauche le tableau de commandes de la radio tandis qu’en bas à droite se trouve les fonctionnalités du GPS Je vous l’avais bien dit qu’il y avait des boutons partout !

Le vent latéral que je rencontre sur l’autoroute ne gêne aucunement la Honda qui trace son chemin sans embardée ou autre guidonnage que cela peut engendrer. Seul petit problème, pour un pilote d’1,70m non prévoyant, la hauteur du pare-brise n’est pas ajustable en roulant. Une fois sur place, nous sillonnons les routes de la région : Guérande, La Roche Bernard, Rochefort en Terre, Vannes, autant de nationales et départementales que la Goldwing avale sans effort s’inscrivant parfaitement dans les courbes et les petits coins sans jamais être prise en défaut. L’ABS ajoute un plus de confort et d’efficacité lors de freinages plus incisifs. Certes, un roadster se montrera sans pitié pour notre Goldwing sur ce registre mais sur ce genre de tracé, estce bien là sa vocation ? En conclusion, la Honda Goldwing reste toujours la référence en termes de grande routière et s’adresse aux mangeurs de bitume et de grands espaces sans pour autant mépriser les petites routes ou la ville qui ne sont quand même pas ses meilleurs terrains de jeu. 27


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La course étape par étape Le Dakar 2013 fut rude et éprouvant d’un bout à l’autre. Nous y avons vu un grandissime favori souvent chahuté au cours de l’épreuve par des challengers inspirés et en réussite. Cette édition 2013 a aussi été marqué par le retour en force et au premier plan de HONDA via le HRC et HUSQVARNA qui par l’intermédiaire d’un Joan BARREDA insaisissable a remporté plusieurs étapes. Rapide et technique à la fois, le parcours fut parfois piégeux et imprévisible à cause des intempéries subies au cours de ces deux semaines de course desquelles tous les pilotes – du premier au dernier –, sortirent une nouvelle fois vainqueurs.

LE PEROU : UNE COPIEUSE MISE EN JAMBES Épicentre du pouvoir et de l’expansion coloniale espagnole au XVIème siècle, le Pérou est le 3e plus vaste pays du continent sud-américain. Lors de la première arrivée du Dakar au Pérou, seuls les plus valeureux des pilotes du cru ont connu la fierté de monter sur le podium de Lima. Cette année, la fibre s’est propagée dans tout le pays puisque ce sont 25 véhicules pilotés par des Péruviens qui prendront le départ du Dakar… à domicile.

ÉTAPE 1 - 05/01/2012

LIMA > PISCO Liaison : 250 km | Spéciale : 13 km Total : 263 km Les 32 meilleurs pilotes se sont tous tenus à moins d'une minute du vainqueur du jour, le chilien "CHALECO" LOPEZ sur sa KTM. CYRIL DESPRES, le tenant du titre pointe à la cinquième place à seulement 13 secondes de retard. L'américain KURT CASELLI, remplaçant MARC COMA blessé, termine cette première étape 32ème. ALEX DORINGER, team manager de l'équipe KTM a dit qu'il avait demandé à ses pilotes de ne prendre aucun risque dans ce qui était autrefois une cérémonie de départ. "Je suis heureux avec les pilotes", a déclaré DORINGER. "Les choses

sérieuses commencent demain." Le dimanche les coureurs feront face à une autre boucle autour de Pisco mais cette fois il y aura 242 km de spéciale chronométrée et seulement 85 km de liaison, ce qui représente le premier véritable test de cette édition 2013. Les organisateurs ont promis beaucoup de difficulté dans la première moitié du rallye cette année.

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ÉTAPE 2 - 06/01/2012

PISCO > PISCO Liaison : 85 km | Spéciale : 242 km - Total : 327 km Derrière JOAN BARREDA, vainqueur de l'étape en boucle de Pisco, les habituels porteurs d'eau des leaders du Dakar se sont distingués dans le classement du jour, ainsi que de talentueux nouveaux venus comme MATT FISH et KURT CASELLI. Sur cette étape, c'est une petite faute collective de navigation dans le groupe des ouvreurs de piste qui a permis à quelques-uns de leurs suiveurs plus lointains de se distinguer. Derrière « CHALECO », vainqueur la veille à PISCO, CYRIL DESPRES s'est également engagé sur une option en contournant une très grande dune au km 75. Mais le retour sur l'itinéraire idéal a été plus laborieux que prévu pour le tenant du titre. Pendant ce temps, le très studieux JOAN BARREDA a gardé le cap juste. Son coup de guidon a déjà été remarqué sur les deux dernières éditions du DAKAR. Le Catalan confirme l'impression en signant sur sa HUSQVRANA la deuxième victoire de spéciale de sa carrière, soulignée par la 3ème place de son porteur d'eau MATT FISH. JOAN PEDRERO, un autre Catalan plus souvent habitué à rouler dans l'ombre de son leader MARC COMA, profite aussi de l'aubaine pour se classer en 2ème position. La mauvaise opération de CYRIL DESPRES lui vaut un retard de plus de 8 minutes sur le nouveau leader du classement général. En revanche, son compagnon de route RUBEN FARIA s'intercale en deuxième position de la hiérarchie, à 5'36'' de BARREDA. C'est bien la journée des lieutenants !

ÉTAPE 3 - 07/01/2012

PISCO > NAZCA Liaison : 100 km | Spéciale : 243 km - Total : 343 km Il s'est élancé en 30ème position sur la ligne de départ, et a fait manger de la poussière à près de 20 pilote jusqu'à l'arrivée à Nazca : Francisco Lopez remporte sa deuxième spéciale en trois jours sur le Dakar 2013. On peut beaucoup perdre à ouvrir la piste. Voilà un élément de stratégie à prendre en considération sur le Dakar. Les héros de la veille deviennent souvent les perdants du jour. C'est ce qui s'est produit entre Pisco et Nazca pour Joan Barreda et ses camarades de piste en début d'étape. Le vainqueur d'hier, suivi par exemple de Pedrero et Fish, a rempli sa tâche avec beaucoup d'application. Son attention portée à la lecture du road-book lui a évité les plus grosses erreurs… mais l'a aussi limité à une allure de touriste pressé. Pendant ce temps, les plus expérimentés, partis avec un retard important, ont saisi l'occasion pour remonter toute la file sans avoir à cogiter sur la navigation. A ce jeu-là, Francisco Lopez a peu de rivaux : sur un passage du km 39, le petit groupe de tête atteignait à peine 50 km/h là où Chaleco fonçait à 100 km/h. A l'arrivée, le Chilien s'offre sa huitième étape sur le Dakar, la 2ème cette année. Ce n'est pourtant pas lui qui prend les commandes de la course. Car en termes d'expérience et de stratégie, Cyril Despres connaît aussi toutes les ficelles, et évalue au plus juste les moments clé qui peuvent lui permettre de se détacher. Aujourd'hui, il ne prend que la 3ème place de la spéciale, derrière Chaleco et Paulo Gonçalves, mais se retrouve tout de même au sommet du classement général, avec 2'51'' d'avance sur Lopez, 4'59'' sur Pal Anders Ullevalseter et 6'03'' sur Olivier Pain.

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ÉTAPE 4 - 08/01/2012

NAZCA > AREQUIPA Liaison : 289km | Spéciale : 429 km - Total : 718 km Le capitaine du team HUSQVARNA remporte sa deuxième spéciale cette année et reprend place parmi les prétendants au titre. OLIVIER PAIN, nouveau leader de la course, rentre peut-être lui aussi dans cette catégorie. S'il fallait encore une preuve de la compétitivité de JOAN BARREDA au plus haut niveau, en voilà une. Après une journée gâchée par une roue arrière endommagée, et terminée en 44ème position, le Catalan s'est montré prêt à s'engager dans une remontée du classement général époustouflante. Son statut de pilote d'élite lui a permis de s'élancer en 24ème sur la ligne de départ de NAZCA. Il n'a ensuite semblé faire qu'une bouchée de cette spéciale annoncée comme extrêmement délicate, dépassant 15 pilotes sur son passage, pour aller signer le meilleur temps pour la troisième fois de sa carrière. Son chrono du jour le hisse maintenant à la 4ème place du classement général. OLIVIER PAIN, qui court toujours avec appétit derrière une première spéciale sur le DAKAR, se retrouve surtout récompensé de sa constance. Il récolte les fruits du travail réalisé sur la Yamaha YZF (toujours également bien placée par VERHOEVEN et CASTEU), et de sa constance depuis le départ de LIMA avec la première place du classement général et 2'24'' d'avance sur son coéquipier DAVID CASTEU, qui joue sur le même registre. Mais qu'est-il donc arrivé à CYRIL DESPRES, leader éphémère de la course ? Le quadruple vainqueur a ouvert la piste tout au long de la journée, optant pour la retenue quitte à prendre momentanément du recul dans la hiérarchie.

ÉTAPE 5 - 09/01/2012

AREQUIPA > ARICA Liaison : 274 km | Spéciale : 136 km - Total : 410 km

DAVID CASTEU vainqueur d'étape et OLIVIER PAIN toujours aux commandes du général, ont confirmé. En revanche, JOAN BARREDA est sorti du jeu, bloqué par des problèmes d'essence. Dans la confrontation avec les KTM, HUSQVARNA et HONDA, les YAMAHA se sont rapidement montrées à leur aise. Surtout, OLIVIER PAIN est allé chercher la tête du classement général hier, devant son coéquipier DAVID CASTEU. Sur cette 5ème étape, la puissance de la YAMAHA a parlé, à l'avantage de DAVID CASTEU, qui ajoute à son compteur une 3ème victoire sur le DAKAR après NOUACKCHOTT en 2006 et CORDOBA en 2010. OLIVIER PAIN et DAVD CASTEU ont ainsi résisté à CYRIL DESPRES, qui aurait pu profiter de sa position de départ pour tenter de reprendre aujourd'hui les commandes du rallye. Il n'y est pas parvenu. Concernant la lutte pour le titre, elle ne devrait plus concerner JOAN BARREDA, arrêté par des problèmes de pompe à essence durant une bonne partie de sa journée au km 98. Pour le moment, c'est donc un trio 100 % français qui domine la course, avec trois pilotes qui se tiennent en 6 minutes. Le match est lancé entre les écuries, puisque derrière les deux YAMAHA, ce sont les deux KTM de DESPRES et son porteur d'eau RUBEN FARIA qui sont en embuscade, suivies de deux HUSQVARNA.

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ÉTAPE 6 - 10/01/2012

ARICA > CALAMA Liaison : 331km | Spéciale : 438 km - Total : 769 km Avec une troisième victoire d'étape sur ce Dakar 2013, FRANCISCO LOPEZ fête dignement son arrivée au CHILI, et prend également position derrière le trio PAIN-DESPRES-CASTEU au classement général. Le DAKAR est bien arrivé au CHILI ! Voilà le genre de signal que reçoit toujours clairement l'idole du pays. Sur ses terres, et sans même attendre le désert d'ATACAMA, CHALECO survole la spéciale du jour et prend date en perspective de l'arrivée dans la capitale… dans une douzaine de jours ! Avec la KTM qu'il pilote pour l'équipe TAMARUGAL, FRANCISCO LOPEZ a tout simplement remporté la moitié des spéciales disputées, et porte son total de victoires sur le Dakar à 9, dont 5 conquises à domicile. Aujourd'hui, PAULO GONCALVES semblait en mesure de contrarier le maître de maison, après être passé en tête à tous les points de chronométrage intermédiaires. Mais le Portugais a connu des problèmes mécaniques qui l'ont privé des honneurs du jour. CHALECO, talonné aujourd'hui par trois autres KTM avec FARIA, DESPRES et le nouveau venu KURT CASELLI, progresse surtout de deux rangs dans la hiérarchie générale, et se retrouve en position de s'incruster dans le trio 100 % français qui domine toujours la course. CYRIL DESPRES se retrouve maintenant à 2'22'' d'OLIVIER PAIN, tandis que DAVID CASTEU descend d'une marche et pointe à 4'48''. Le retard de LOPEZ sur OLIVIER PAIN n'est que de 6'06''.

ÉTAPE 7 - 11/01/2012

CALAMA > SALTA Liaison : 585 km | Spéciale : 218 km - Total : 703 km La 7ème étape du DAKAR, endeuillée par le décès du pilote Thomas Bourgin a été remportée à moto par KURT CASELLI. CYRIL DESPRES a perdu du terrain sur OLIVIER PAIN, toujours leader, dans la traversée de la Cordillère des Andes. KURT CASELLI est arrivé sur le Dakar avec une réputation d'expert du toutterrain. C'est en montagne, sur une spéciale disputée au-dessus de 3300 mètres d'altitude, que l'Américain, ayant récemment terminé 2ème de son rendez-vous phare la BAJA 1000, est allé chercher sa première victoire sur le DAKAR. Après avoir franchi la Cordillère des Andes, CASELLI, a avalé les 218 kilomètres du secteur chronométré à une vitesse moyenne de 117km/h. Sur la ligne d'arrivée, il s'adjuge la spéciale et devient le premier « débutant » à s'imposer sur une étape depuis RUBEN FARIA en 2006, chez lui au PORTUGAL. Le rythme de CASELLI lui donne une avance de 1'23'' sur FRANCISCO LOPEZ et OLIVIER PAIN, les deux autres bénéficiaires des débats du jour. « CHALECO » gagne en effet deux places au classement général et prend le rôle de premier poursuivant d'OLIVIER PAIN, à 6'06'' précisément. Si DAVID CASTEU subsiste, en 3ème position, CYRIL DESPRES a en revanche quitté le podium provisoire pour se retrouver 5ème de la hiérarchie. Le tenant du titre a connu des problèmes de boite de vitesses et parcouru presque toute la distance sans pouvoir passer la 5ème. Il pointe maintenant à 14'07'' d'OLIVIER PAIN.

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ÉTAPE 8 - 12/01/2012

SALTA > SAN MIGUEL DE TUCUMAN Liaison : 247km | Spéciale : 492 km - Total : 739 km Avant la journée de repos, l'étape de TUCUMAN a été remportée par JOAN BARREDA, tandis que DAVID CASTEU succède à OLIVIER PAIN en tête du classement général. CYRIL DESPRES revient dans la partie, après un changement de moteur durant cette étape marathon. La 8ème étape du Dakar était annoncée délicate, et surtout longue. Elle a été raccourcie en raison de précipitations importantes ayant dégradé la première portion de spéciale, sans rien perdre de ses pièges et de sa difficulté. C'est la navigation qui était décisive dans cette étape où un groupe de pilotes mal inspirés a perdu près d'une demi-heure. Parmi eux, le vainqueur d'hier KURT CASELLI, mais surtout le leader du classement général OLIVIER PAIN, qui cède son fauteuil sur cette boulette, ainsi que "CHALECO" LOPEZ, qui perd sa deuxième place. Dans un premier temps, c'est JOAN BARREDA, parti en 21ème position ce matin, qui profite de la séance de jardinage collective improvisée devant lui. A défaut de lutter pour le titre visé en début de rallye, le pilote HUSQVARNA s'adjuge une troisième étape cette année, devançant JOHNNY CAMPBELL, suivi de quelques invités surprises à l’instar d’IVAN JAKES (3ème) par exemple. Derrière eux, DAVID CASTEU limite les pertes et prendre le relais d’OLIVIER PAIN en tête du classement général.

ÉTAPE 9 - 14/01/2012

SAN MIGUEL DE TUCUMAN > CORDOBA Liaison : 585 km | Spéciale : 218 km - Total : 703 km La 7ème étape du DAKAR, endeuillée par le décès du pilote Thomas Bourgin a été remportée à moto par KURT CASELLI. CYRIL DESPRES a perdu du terrain sur OLIVIER PAIN, toujours leader, dans la traversée de la Cordillère des Andes. KURT CASELLI est arrivé sur le Dakar avec une réputation d'expert du toutterrain. C'est en montagne, sur une spéciale disputée au-dessus de 3300 mètres d'altitude, que l'Américain, ayant récemment terminé 2ème de son rendez-vous phare la BAJA 1000, est allé chercher sa première victoire sur le DAKAR. Après avoir franchi la Cordillère des Andes, CASELLI, a avalé les 218 kilomètres du secteur chronométré à une vitesse moyenne de 117km/h. Sur la ligne d'arrivée, il s'adjuge la spéciale et devient le premier « débutant » à s'imposer sur une étape depuis RUBEN FARIA en 2006, chez lui au PORTUGAL. Le rythme de CASELLI lui donne une avance de 1'23'' sur FRANCISCO LOPEZ et OLIVIER PAIN, les deux autres bénéficiaires des débats du jour. « CHALECO » gagne en effet deux places au classement général et prend le rôle de premier poursuivant d'OLIVIER PAIN, à 6'06'' précisément. Si DAVID CASTEU subsiste, en 3ème position, CYRIL DESPRES a en revanche quitté le podium provisoire pour se retrouver 5ème de la hiérarchie. Le tenant du titre a connu des problèmes de boite de vitesses et parcouru presque toute la distance sans pouvoir passer la 5ème. Il pointe maintenant à 14'07'' d'OLIVIER PAIN.

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ÉTAPE 10 - 15/01/2012

CORDOBA > LA RIOJA Liaison : 279km | Spéciale : 357 km - Total : 636 km Au terme d'une superbe bagarre avec le tenant du titre, JOAN BARREDA a signé sa 4e victoire d'étape 2013, 1'15 devant CYRIL DESPRES. Au général, c'est bien le Français qui reprend la tête, 1'31 devant son coéquipier RUBEN FARIA, 8e du jour. Premier à s'élancer à l'assaut des 357 km de la 10ème étape, CYRIL DESPRES a mené toute la journée sur la piste, réalisant une nouvelle journée d'attaque, mais sans grosses prises de risques sur un terrain typé enduro, même si rapide et technique, et surtout qui sollicite beaucoup le physique. Juste derrière lui en piste, JOAN BARREDA s'est une nouvelle fois montré le seul à pouvoir concurrencer le rythme du tenant du titre. Et au final, au prix d'une grosse attaque en fin de spéciale, c'est l'Espagnol qui l'emporte, 1'15 devant DESPRES, et 2'44 devant son coéquipier PAULO GONCALVES. Le Portugais, héros du jour après avoir réparé la machine de son coéquipier Botturi, victime d'une chute, confirme la vélocité des Husqvarna, qui placent 3 machines dans le top 6 du jour. Au général cependant, CYRIL DESPRES, reprend la tête du général pour 1'37 à son porteur d'eau RUBEN FARIA, 8e du jour à 8'15. Toujours en embuscade, CHALECO LOPEZ reste 3e à 13'41, soit 4'40 devant le Slovaque IVAN JAKES. Enfin, ALESSANDRO BOTTURI, 1er pilote HUSQVARNA du classement, pointe désormais au 5e rang à 24'25, soit 9'54 devant le 6e, HELDER RODRIGUES et la première HONDA.

ÉTAPE 11 - 16/01/2012

LA RIOJA > FIAMBALA Liaison : 262 km | Spéciale : 220 km - Total : 482 km

Alors que la 11e spéciale a encore été bouleversée par les intempéries, l'Américain KURT CASELLI s'offre un 2e succès sur le DAKAR, alors que le leader du général CYRIL DESPRES accroit encore son avance en tête. CASELLI double, DESPRES thésaurise. Dans une 11e spéciale, raccourcie de 30 km en raison d'un début de parcours rendu délicat par les intempéries des derniers jours sur la région de FIAMBALA, KURT CASELLI a une nouvelle fois prouvé qu'il ne remplaçait pas MARC COMA par hasard. Parti en 5e position, l'Américain a profité d'un sable rendu très porteur par l'humidité des derniers jours, pour faire parler la poudre et toute sa science des terrains typés baja. A la clé, une 2e victoire d'étape dès son 1er Dakar pour celui que l'on surnomme « Special K », 4'45 devant PAULO GONCALVES et 6'24 devant CYRIL DESPRES. Malgré une petite erreur de navigation en début d'étape, le tenant du titre s'est néanmoins parfaitement repris en fin d'étape, profitant de la roue de CASELLI, pour finalement conforter encore sa position en tête du général avec désormais 13'16 d'avance sur son coéquipier Ruben Faria et 18'08 sur « CHALECO » LOPEZ, 5e temps du jour après avoir un peu « jardiné » en fin de spéciale. Enfin, à noter que victime d'une lourde chute à 50 km de l'arrivée, l'Espagnol JOAN BARREDA s'est blessé à l'épaule.

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ÉTAPE 12 - 17/01/2012

FIAMBALA > COPIAPO Liaison : 396km | Spéciale : 319 km - Total : 715 km Dans une 12e spéciale, marquée par la stratégie commune du leader du général, CYRIL DESPRES, et de son dauphin et coéquipier RUBEN FARIA, le Néerlandais FRANS VERHOENVEN signe sa 1ère victoire sur le DAKAR 2013. Au général, DESPRES et FARIA restent solidement accrochés aux deux premières places devant CHALECO LOPEZ. DESPRES et FARIA contrôlent le général, VERHOEVEN en profite… Parti 3e à l'assaut de la spéciale du jour, le leader CYRIL DESPRES avait décidé de protéger son coéquipier RUBEN FARIA face aux attaques de CHALECO LOPEZ, toujours redoutable à domicile. Conséquences, le tenant du titre a préféré temporiser pour laisser l'ouverture à ses rivaux, moins doués en navigation, et imposer ainsi un rythme modéré à la course. Une stratégie parfaitement payante puisqu'au final, RUBEN FARIA, parti 10ème, signe au final le 2nd chrono du jour, 1'38 derrière FRANS VERHOEVEN. Parti 12e, le Néerlandais a profité d'une trace claire pour ouvrir en grand, et signer sa 4e victoire sur le Dakar, la 1ère depuis 2011. Derrière, malgré sa douleur à l'épaule, suite à sa chute de la veille, l'Espagnol JOAN BARREDA signe le 3e chrono du jour, 16'' devant ALAIN DUCLOS, excellent 4e avec la SHERCO. Au général, DESPRES est toujours tranquille leader, 5'39 devant son coéquipier portugais FARIA qui reprend près de 3 minutes à CHALECO LOPEZ toujours 3ème mais désormais à 13'40 du leader.

N° ÉTAPE 13 -os.18/01/2012 1

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Nom DESPRES (FRA)

COPIAPO SERENA 2 >11LA  FARIA (PRT)

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Liaison : 262 km | Spéciale : 220 km - Total : 482KTM km 3 7 LOPEZ (CHL)

32  KTM 00:23:54 JAKES (SVK) A la 4 veille de l'arrivée à Santiago, « 43:48:16 CHALECO » LOPEZ a livré une performance5 de 12haute volée entre COPIAPO SERENA pour aller signer sa 4e KTM et LA 44:19:51 00:55:29 00:15:00  PEDRERO (ESP) victoire 2013, et surtout s'emparer de la 2ème place du général aux dépends de 6 9 YAMAHA 44:30:52 01:06:30 PAIN (FRA) RUBEN FARIA. 7

3

RODRIGUES (PRT)

HONDA

44:35:44

01:11:22

00:15:00

Le festival CHALECO. Sur ses terres, on le sait, FRANCISCO « CHALECO » PIZZOLITO LOPEZ est redoutable. Pour preuve, sur HONDA ses 6 victoires sur le DAKAR avant cette 8 30  44:50:29 01:26:07 (ARG) 35ème édition, quatre avaient été signées au CHILI. Une motivation nationale VERHOEVEN d'autant plus9 forte de cetteYAMAHA 13ème 44:50:57 étape, l'idole pouvait aller 15  qu'au départ 01:26:35 du pays (NLD) chercher la 2e place du général. Profitant de sa 7e position de départ, CHALECO a GONÇALVES donc ouvert10 en grand sur les 380 km chronométrés de la01:28:20 spéciale du jour pour faire 20  HUSQVARNA 44:52:42 00:15:00 (PRT) voler en éclat le chronomètre et signer sa 4e victoire 2013, sa 10e en carrière sur PRZYGONSKI l'épreuve, …11et 18 la 6ème chez lui au CHILI. le 01:33:59 pilote Tamarugal relègue à KTMAu final, 44:58:21 00:05:00 (POL) 5'25 le Français CYRIL DESPRES, 2e du jour, et à 5'29, le Portugais PAULO 12 mais 26  surtoutGOUËT HONDA 45:10:02 01:45:40 GONCALVES, reprend au Portugais RUBEN FARIA, seulement (CHL) 14'27 15ème aujourd'hui. 13

40 

VAN NIEKERK

(ZAF)

KTM

45:27:16

02:02:54

-

Conséquences, au général, si CYRIL DESPRES reste, bien sûr, 14 123 YAMAHA 45:54:58 02:30:36 - solide leader, il voit CHALECO LOPEZ s'emparer de la 2e place, 8'15 derrière lui, alors que RUBEN FARIA, le porteur d'eau du tenant du titre, retombe 3ème, 10'04 devant IVAN JAKES.

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ÉTAPE 14 - 19/01/2012

LA SERENA > SANTIAGO Liaison : 279km | Spéciale : 346 km - Total : 715 km Dans une 12e spéciale, marquée par la stratégie commune du leader du général, CYRIL DESPRES, et de son dauphin et coéquipier RUBEN FARIA, le Néerlandais FRANS VERHOENVEN signe sa 1ère victoire sur le DAKAR 2013. Au général, DESPRES et FARIA restent solidement accrochés aux deux premières places devant CHALECO LOPEZ. DESPRES et FARIA contrôlent le général, VERHOEVEN en profite… Parti 3e à l'assaut de la spéciale du jour, le leader CYRIL DESPRES avait décidé de protéger son coéquipier RUBEN FARIA face aux attaques de CHALECO LOPEZ, toujours redoutable à domicile. Conséquences, le tenant du titre a préféré temporiser pour laisser l'ouverture à ses rivaux, moins doués en navigation, et imposer ainsi un rythme modéré à la course. Une stratégie parfaitement payante puisqu'au final, RUBEN FARIA, parti 10ème, signe au final le 2nd chrono du jour, 1'38 derrière FRANS VERHOEVEN. Parti 12e, le Néerlandais a profité d'une trace claire pour ouvrir en grand, et signer sa 4e victoire sur le Dakar, la 1ère depuis 2011. Derrière, malgré sa douleur à l'épaule, suite à sa chute de la veille, l'Espagnol JOAN BARREDA signe le 3e chrono du jour, 16'' devant ALAIN DUCLOS, excellent 4e avec la SHERCO. Au général, DESPRES est toujours tranquille leader, 5'39 devant son coéquipier portugais FARIA qui reprend près de 3 minutes à CHALECO LOPEZ toujours 3ème mais désormais à 13'40 du leader.

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Après avoir dévoilé sa Desmosedici GP13 la semaine dernière lors du Wrooom 2013, à Madonna di Campiglio, Ducati a envoyé son équipe de développement à Jerez de la Frontera pour une session d'essais qui s'étalait du 19 au 21 janvier. L'omniprésence de la pluie pendant ces tests a cependant contraint Michele Pirro et Franco Battaini à rester aux stands durant les deux premières journées, avant que les deux Italiens ne disposent de cinq heures de piste le dernier jour. Les prochains essais du constructeur italien seront ceux du Test IRTA qui aura lieu à Sepang, en Malaisie, du 5 au 7 février, et qui permettront à Nicky Hayden et Andrea Dovizioso d'entamer leur pré-saison 2013 en évaluant les dernières modifications réalisées sur la Desmosedici. Bernhard Gobmeier était présent au circuit pour la première fois en tant que nouveau directeur de Ducati Corse et a commenté : "Nous avons malheureusement manqué de chance avec la météo et nous n'avons presque rien pu faire lors des deux premiers jours. Il a plu tout le week-end. Aujourd'hui nous avons essayé de faire ce que nous aurions dû faire en trois jours en seulement cinq heures, ce qui imposait de sauter plusieurs étapes que nous avions prévues. Quoi qu'il en soit, nous avons obtenu

week-end. Aujourd'hui nous avons essayé de faire ce que nous aurions dû faire en trois jours en seulement cinq heures, ce qui imposait de sauter plusieurs étapes que nous avions prévues. Quoi qu'il en soit, nous avons obtenu des résultats intéressants et positifs, que ce soit avec châssis ou avec les stratégies électroniques que nous avons essayées. Nous avons au moins établi une ligne directrice à suivre pour la prochaine fois que nous testerons à Jerez. Je suis aussi très content de voir que toute l'équipe était très concentrée. Tout le monde était très motivé." Michele Pirro :

"Notre principal problème a été la météo. C'est toujours un risque à Jerez en janvier. Nous avons heureusement pu faire quelques tours cet après-midi et collecter d'importantes données pour le développement de la moto. C'était bien de reprendre la piste après plus de deux mois d'arrêt."

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L'équipe Ducati SBK Alstare et ses pilotes Carlos Checa et Ayrton Badovini ont terminé la première séance d'essais de la saison 2013, après avoir rassemblé quelques données utiles sur une séance d’essais de trois jours après avoir été réduit à seulement un peu plus de trois heures de temps de piste à cause des intempéries le circuit de Jerez en Espagne. Sous la supervision du chef d'équipe Francis Batta et de Ducati SBK Ernesto Marinelli (chef de projet), l'équipe nouvellement formée n’a pu complété beaucoup de travail le samedi et le dimanche en raison de la persistance des pluies et des vents violents, mais a profité du lundi, dans de meilleures conditions, roulant autant que possible dans la demi-journée à leur disposition afin de collecter certaines informations importantes. Il n'était évidemment pas possible de respecter le programme initial de travail prévu, mais le temps de piste limité a permis aux pilotes de gagner en confiance avec la moto ainsi que de fournir une bon feedback qui se révélera être un point de départ important pour les prochains essais en Australie juste avant l’ouverture de la saison. Les 1199 Panigale motos R reviennent maintenant au département course Alstare où les travaux se poursuivront dans les prochaines semaines. La Ducati SBK Alstare reviendra en piste les 14 et 15 Février à Phillip Island, pour testing plus privé avant les essais officiels qui ont lieu sur le même circuit.

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Le team FIXI Crescent Suzuki a fait un début très positif à Jerez dans cette nouvelle saison 2013. Le dernier jour d'essai sur le tracé espagnol a donné aux deux pilotes, Leon Camier et Jules Cluzel, une journée de beau temps pour évaluer leur GSX-R et ainsi compléter leur programme d'essais de pré-saison. Camier a enregistré le quatrième temps de la journée, avec un dernier tour bouclé en 1'41.184. L'Anglais a profité d’une piste sèche pour évaluer le nouveau moteur, ainsi qu'essayer les nouvelles dimensions de roues en 17'' qui seront utilisées cette saison. Leon Camier a aussi profiter du dernier jour de ces essais pour tester la cartographie électronique. Cluzel poursuit sa découverte et son apprentissage de sa nouvelle catégorie, il termine ces essais à une honorable neuvième position après avoir roulé 52 tours à l’issu desquels il signa son meilleur chrono sur un temps de 1'42.635. Il a été retardé au cours de ces tests par un peu petite chute et certains problèmes techniques qui lui coûtèrent un temps de piste précieux, mais il a été satisfait de ses efforts et se réjouit de l’arrivée de la prochaine épreuve.

Le team officiel Suzuki va maintenant examiner toutes les données recueillies au cours de ces journées de tests dans le but d’apporter des améliorations pour la

Le team officiel Suzuki va maintenant examiner toutes les données recueillies au cours de ces journées de tests dans le but d’apporter des améliorations pour la prochaine sortie prévue à Phillip Island, pour les quatre journées d'essais en préparatoires à la première course 2013, prévue sur le circuit australien pour le dimanche 24 Février. Leon Camier :

«Je suis très heureux de la façon dont tout s'est déroulé. Nous avons eu un jour de pluie et un autre de sec, nous avons donc pu essayer beaucoup de choses différentes. J'ai l'impression que mon meilleur temps aurait pu améliorer, mais c’est aussi peut-être parce que Jerez est un circuit complètement nouveau pour moi. Je sais que c'est réalisable d'être avec les gars de devant, je suis positif sur ma performance. Ce sera bon pour se rendre en Australie et y pousser la moto un peu plus loin, car c'est une piste beaucoup plus rapide et nous serons en mesure de voir ce qu'on peut faire là-bas. J'ai hâte. " 40


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Jules Cluzel : "Cela a été un bon test dans des conditions humides et sèches. A la fin de la journée, j'ai pu pousser un peu plus en comprenant mieux comment le team se comporte. Je me suis régalé et je sais que je peux aller plus vite. J'ai fait une simulation de course de 10 tours aujourd'hui, ce qui est mon plus long run à ce jour en Superbike, cela m'a aidé à être plus cohérent et à trouver mes repères. Mon plus gros problème aujourd'hui était les wheelies, il est difficile de contrôler la moto avec autant de puissance ! J'ai appris beaucoup de choses, mais je sais qu'il y a plus à venir et je me réjouis de m’améliorer encore d’ici Phillip Island. "

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L'Aprilia Racing Team a conclu sur le circuit de Jerez de la Frontera, ses derniers essais avant de partir pour l'Australie, à Phillip Island, où débutera le Championnat du Monde Superbike 2013 le 24 février. Eugene Laverty et son nouveau coéquipier Sylvain Guintoli ont dû faire face à une météo adverse qui a eu un impact important sur le déroulement de la première journée. Le retour du soleil mercredi matin a tout de même offert aux pilotes des conditions leur permettant de terminer le travail prévu tout en bouclant un bon nombre de tours et en réalisant d'intéressants chronos. Les deux pilotes ont chuté en glissant dans des incidents qui sont heureusement restés sans conséquence puisque Laverty et Guintoli étaient tous les deux dans le Top 6 en fin de journée, avec des résultats qui laissent entrevoir la compétitivité du team italien pour la saison 2013. L'Aprilia Racing Team partira pour Phillip Island dans quelques jours afin de préparer les deux derniers tests qui précèderont la première manche du Championnat du Monde Superbike 2013. Le Nord-Irlandais Eugene Laverty, troisième sur le classement de la journée, s'est montré confiant pour l'ouverture de la saison et a affirmé : "Les conditions étaient loin d'être parfaites mais nous avons quand même bien

travaillé. Nos progrès par rapport aux tests de novembre dernier, que nous avions faits sur ce même circuit, ont confirmé mes bonnes sensations. Ma chute était due à un manque de grip à un moment où je poussais au-delà de la limite d'adhérence mais ça n'a pas compromis notre séance d'essais. Maintenant je suis prêt à m'envoler pour l'Australie, où nous pourrons enfin mettre tout ça en pratique." "Ces deux journées ont été très intéressantes," a commenté le Français Sylvain Guintoli à l'issue de ce qui n'était que son deuxième test sur la RSV4 officielle. "Hier nous avons eu l'opportunité de rouler sur piste mouillée, d'amasser d'importantes informations et de nous faire une idée du comportement de la RSV4 dans ces conditions. Aujourd'hui la piste séchait et, tour après tour, j'ai pu retrouver le bon rythme que j'avais eu lors des essais précédents. Peut-être que ça m'a mené à attaquer un peu trop et je suis tombé. Je n'ai heureusement eu que quelques égratignures ! Il nous reste à faire nos choix techniques définitifs avant de partir pour l'Australie mais tout semble en bonne voie."

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Jonathan Rea et Leon Haslam étaient présents à Jerez en début de semaine pour leur première sortie avec la nouvelle livrée du team Pata Honda et le dernier rendez-vous européen de la pré-saison. Le team a profité de ce second test à Jerez, qui sera l'une des nouveautés du calendrier du Championnat du Monde eni FIM Superbike 2013, pour travailler sur le nouveau package électronique développé à partir du projet MotoGP de Honda. Rea et Haslam ont également essayé une version amplement revue du bras-oscillant de la CBR1000RR Fireblade ainsi qu'un tout nouveau système d'échappement fourni par Termignoni. Le team Pata Honda retourne ensuite aux Pays-Bas afin de boucler tous ses préparatifs avant que les motos ne soient envoyées en Australie la semaine prochaine. Une fois arrivé à Phillip Island, le team participera à deux autres tests, avant que la saison 2013 ne commence le 24 février. Jonathan Rea : "Nous ne sommes pas encore au niveau que nous visons parce que nous n'avons pas vraiment pu profiter de ces deux journées d'essais. Il y a aussi certaines choses qu'on ne peut pas résoudre sur place et les soucis électroniques que nous avons eus en font partie. Le système nous faisait perdre trop de puissance et nous devrons passer plus de temps en piste pour régler tout ça. Il y a cependant des points positifs, la moto glisse désormais avec beaucoup plus d'assurance et c'est encourageant. Ce test a été un peu frustrant et nous a montré que nous devrons davantage travailler en piste." Leon Haslam : "Nous avons eu deux longues et difficiles journées, assez frustrantes sur bien des aspects. Nous avons quelques soucis avec l'électronique et avec ce que nous pensions être des problèmes de frein moteur. C'était en fait un problème avec les freins. Au final, nous avons changé les plaquettes et essayé des réglages électroniques aléatoires et j'ai pu faire quatre ou cinq tours en fin de journée. Nous sommes passés d'un problème à un autre mais ces derniers tours ont montré que la moto va bien tourner. C'était un test dont nous avions besoin mais il s'est avéré assez frustrant. Je suis donc impatient d'aller en Australie 43 pour continuer." 43 46


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Tom Sykes et Loris Baz ont connu un jour de pluie et un autre de temps sec et plus clément dans les essais de Jerez. Ils en ont aussi profité pour constater des améliorations sur leurs Ninja ZX-10R officielles dans des conditions de piste contrastées. Tom Sykes n’a pas tardé puisque dès son deuxième tour avec un pneu de qualification, le britannique a réalisé un temps de 1'40.5 avant de boucler un autre tour en 1'41.6 avec des pneus de course. Il y avait beaucoup de coureurs de différentes classes lors de ce test, y compris la plupart des principaux pilotes de WSBK. Grâce à cette performance, Tom Sykes s’est montré le pilote le plus véloce en s’adjugeant le meilleur temps de ces tests. Loris Baz a également fait de bonnes améliorations une fois de plus et même si l'équipe a choisi de ne pas utiliser les transpondeurs de synchronisation comme leurs principaux rivaux à ce test, le meilleur temps au tour de Loris le placerait dans le top six de ces essais. Un bon résultat compte-tenu du temps passé au stand après un accident au deuxième virage à mi-parcours de la deuxième journée, à la suite duquel sa moto a dû être réparée. Il s'agissait de la dernière série européenne d’essais avant que les pilotes et leurs teams ne s’envolent pour l’Australie où d’autres tests sont programmés à Phillip Island, traditionnel théâtre de l’ouverture du Championnat du monde Superbike (WSBK) 44


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Tom Sykes: "Nous devons être très heureux après ce test. Le premier jour, nous avons eu un peu de temps sur piste mouillée et pour certaines personnes, ça nous a été très utile. Nous avons appris certaines choses Finalement, nous avons eu des conditions décentes de piste par la suite et nous nous sommes élancés pour augmenter le rythme. Nous avons pu tester de manière très constructive. Les deux jours ont été très précieux et je tiens à remercier toute l'équipe et Kawasaki parce que notre programme d'essais a été très bon, nous avons continuellement fait des progrès. Ce circuit est assez particulier et il est certain que ce n'est pas notre point fort mais au regard des résultats, nous ne sommes pas dans une mauvaise position. Avec des pneus de course, nous avons fait un long run en étant en mesure de boucler un temps de 1'41.7 après 14 tours avec cette monte pneumatique. Globalement, je suis heureux d'avoir réalisé ce que nous avons accompli et me réjouis de la prochaine épreuve de Phillip Island." Loris Baz: "C'était un bon test, même s’il nous a manqué deux ou trois heures sur le dernier jour, après une chute. C'était une honte parce que nous avions plusieurs choses à essayer, mais nous avons encore fait un grand pas en avant et je suis heureux de ce que nous avons trouvé. J'ai eu un bon feeling avec le pneu de course et de qualification. Je ne pouvais pas faire un bon temps avec un pneu de course tendre à la fin parce que j'ai fait trois tours et à chaque fois j'ai trouvé un autre pilote devant moi. Je suis sûr que j'aurais pu faire un bon temps et je ne suis pas si loin de Tom. Aussi, en utilisant un pneu de qualification c'était la première fois que j'ai pu faire une grande différence et je suis heureux avec ça parce qu’avec seulement trois pilotes sur chaque ligne à partir de cette année, la Superpole sera très importante. Maintenant, mon sentiment est d’avoir une meilleure façon d'utiliser la bonne adhérence du pneu arrière. Je suis heureux d'aller à Phillip Island."

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En 2013, Etienne Masson (3ème Championnat de France Supersport 2012) lance dans un nouveau défi en changeant catégorie avec le Junior Team Suzuki Damien Saulnier et participera à la fois Championnat de France Superbike et Championnat du Monde d'Endurance.

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En 2013, Sébastien Gimbert (Vicechampion de France Superbike et du Monde d’endurance 2012) restera avec BMW tout quittant le sol français pour aller rouler dans le championnat italien.

Comme nombre de pilotes, Etienne se prépare actuellement physiquement grâce à son programme concocté par José Kuhn, son coach.

D’un point de vue spectacle et attraction du FSBK, on ne peut que regretter cette décision qui enlève un pilote international de haut niveau de notre championnat. A l’aube de cette nouvelle saison, il reste à savoir si BMW Motorrad maintiendra son engagement ou non dans le FSBK pour cette année encore.

Début de la saison, avec le Championnat FSBK, au Mans les 30 et 31 mars. Suivez l’actu d’Etienne sur son site internet : http://www.etiennemasson155.com/

Souhaitons à Sébastien la même réussite qu’Erwan Nigon a obtenu en Allemagne en s’y imposant dès sa première année.

Pour 2013, le premier changement majeur du FSBK est lié au format sportif des épreuves qui a été complètement revu. Le samedi et le dimanche voient leurs programmes devenir identiques avec des essais qualificatifs le matin et des courses l’après-midi. Cela implique que chaque journée de course sera à appréhender de façon indépendante avec des grilles de départ déterminées par les essais effectués le matin. La chasse aux chronos promet d’être intense et les courses très animées. « Nous avons voulu permettre

au public de profiter à 100% d’un week-end de courses avec un vrai spectacle chaque

jour» nous explique Patrick Coutant, Président de la CNV (Commission Nationale de Vitesse). « Auparavant la journée du samedi n’offrait que des essais. Cette année, le samedi est aussi synonyme de courses puisque les six catégories qui composent le FSBK disputeront une course dans l’après-midi, exactement comme le dimanche ».

Le second grand changement concerne la catégorie 125cc. Après une année 2012 de transition, elle devient la catégorie Moto3. Les moteurs 2-temps vivent leurs dernières courses et font place aux 250cc 4-temps. Patrick Coutant précise : « L’an dernier, nous avons terminé la saison avec les deux tiers du plateau qui roulaient en Moto3. Si les 125cc peuvent encore rouler en 2013, c’est surtout pour permettre aux pilotes justes en budget de pouvoir continuer à participer. Sportivement, l’avenir est en Moto3. A noter que dans le cadre de la filière vitesse, le Challenge de l’Avenir évoluera aussi sur des Moto3. Les sociétaires du Challenge de l’Avenir participeront aux sélections permettant de rouler en fin d’année avec une Moto3 de Grand Prix sur les deux dernières manches du Championnat d’Espagne de Vitesse. Nous préparons ainsi les futurs Mike Di Meglio ou Johan Zarco. » 46


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DAFY MOTO SAINT NAZAIRE vous accueille du lundi au samedi. Venez profiter des conseils et de l’expérience du 2 roues de toute l’équipe.

DAFY MOTO SAINT-NAZAIRE Pôle Moto Océanis 8 route du Petit Lérioux - 44600 Saint-Nazaire Tel : 02 40 70 74 36 49


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Moto Webzine - Janvier 2013