Issuu on Google+

m

INTERVIEWS

RALLYE

ACTUALITES

DOSSIER

MARC MARQUEZ DANI PEDROSA LORIS CAPIROSSI TONI ELIAS

1


m

2


m

LE SPONSORING EST MORT VIVE LE SPONSORING !

À regarder de plus près le nombre de pilotes en difficultés financières tant sur le plan international que national, force est de constater qu’il est devenu très problématique pour un pilote âgé ou non d’assouvir sa passion. L’achat de la moto elle-même est déjà un obstacle car si les machines de nos rêves sont toujours plus performantes, elles sont de plus en plus chères, le coût des pièces aussi, sans compter la préparation. Reste nos chers sponsors qui ont malheureusement fondu comme neige au soleil. Les partenaires sportifs, qui hier donnaient de l’argent aux meilleurs d’entre nous, se contentent dorénavant d’échanges marchandises ; les autres, ceux qui n’ont pas de rapport direct avec la moto, les extrasportifs ont quasiment disparu des carénages. Dans les années 70 un jeune pilote pouvait s’en sortir en demandant l’aide des commerçants de son quartier, malheureusement ces derniers ne peuvent plus répondre présents à l’appel, trop écrasés par les différentes charges que l’état leur impose. Le problème vient aussi que les partenaires financiers intervenaient souvent par passion, sans chercher spécialement à rentabiliser leur soutien, la crise était passée par là, ils renoncent donc à cette cerise sur le gâteau qu’ils aimaient dévorer. Mais la publicité est faite pour vendre, pas pour se regarder le nombril, trop de pilotes ont pris l’argent des sponsors sans chercher vraiment à faire fructifier l’image de leur partenaire. Le sponsoring n’est pas une taxe, pas un luxe encore moins du mécénat, il continuera d’exister si les camions et les paddocks sont propres, ils peuvent être petits mais ils doivent être rutilants. Les sportifs ne doivent plus hésiter, ils sont même obligés de se rendre dans les locaux des entreprises pour continuer à développer l’image de la compétition au sein du personnel. C’est quand le contexte économique est difficile que les sociétés doivent se démarquer des autres en investissant dans la publicité pour faire la différence. A nous pilotes de laisser au vestiaire les anciennes habitudes pour devenir les ambassadeurs de nos marques, soyons dignes et respectueux de leur confiance, d’autres viendront alors. JEF

3


m

N°23 février 2014

EDITO

P3

ACTUALITES

P5

INTERVIEW

P 22

MARC MARQUEZ « L’an passé, j’avais l’avantage que tous mes résultats étaient positifs » LORIS CAPIROSSI ses impressions sur le MotoGP 2014 TONI ELIAS continue chez Red Devils Roma Aprilia

WORLD SBK 2014 Le guide complet de la saison

SPORT

ESSAI

P 27

Présentation du Dark Dog Moto Tour 2014

DOSSIER

P 34

P 44

MARQUEZ repart en tête des tests de Sepang KALLIO déjà devant aux essais Moto2 de Jerez Sylvain GUINTOLI et Loris BAZ aux 2 premières places du WSBK Victoire de Jules CLUZEL sur la MV AGUSTA F3 en WSS Si la Coupe de France EUROPEAN BIKES m’était contée … Enduropale du Touquet 2014 Succès pour Adrien VAN BEVEREN

DANI PEDROSA se confie sur 2013 et 2014

RALLYE

DOSSIER

P 51

HARLEY-DAVIDSON V-ROD NIGHT ROD Une V-ROD sinon rien ! AGENDA

P 57

P 22

24 HEURES DU MANS 2013 - Une heure avant le départ - Le public revient Comité de rédaction - La course Directeur de la publication : Jean-François FOREST 24 heures trépidantes - Sexy Grid Girls Rédacteur en Chef : Sébastien FOREST - Classement général Comité : Christophe MOIRAND, François MICHEL Remerciements pour avoir participé à ce numéro - photographe : Patrice AUBERT – Salim MERAZGA

E-mail : contact@motowebzine.fr Site : www.motowebzine.fr Les articles sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs. Source : motogp.com ; worldsbk.com ; FFM ; Yamaha; Kawasaki; Fim-live.com ; Honda ; Aprilia ; Ducati

4 BOUTIQUE

P 26


m

Le Champion du Monde MotoGP Marc Márquez ne pourra pas participer au second Test Officiel de la pré-saison MotoGP la semaine prochaine en Australie après s’être fracturé le péroné mercredi au cours d’un entraînement en dirt track. L’accident a eu lieu à Lleida, non loin de Cervera, d’où vient et réside Marc Márquez. Le Champion du Monde MotoGP 2013, qui avait fêté ses 21 ans lundi dernier, a immédiatement été conduit à l’Institut Universitari Quirón Dexeux de Barcelone, où il a été pris en charge par le Dr Xavier Mir pour une fracture en spirale du péroné de la jambe droite. Suite aux premiers examens, le Dr Mir a expliqué: « Les résultats ne montrent pas de dommage au niveau des ligaments et pas de luxation non plus. Il n’est donc pas nécessaire d’opérer. Je pense qu’il aura besoin de trois ou quatre semaines pour complètement récupérer. » Márquez a déjà entamé son programme de rééducation avec une séance de thérapie magnétique et rester deux semaines sans mettre le moindre poids sur sa jambe droite. Le pilote du team Repsol Honda manquera donc le

Márquez a déjà entamé son programme de rééducation avec une séance de thérapie magnétique et rester deux semaines sans mettre le moindre poids sur sa jambe droite. Le pilote du team Repsol Honda manquera donc le deuxième Test Officiel à Sepang, où il avait largement dominé les premiers essais de l’année, et possiblement celui qui aura lieu la semaine suivante en Australie. Il devrait néanmoins être remis sur pied pour la première course de la saison MotoGP 2014, qui aura lieu au Qatar le 23 mars. « C’était un accident malheureux qui pouvait arriver à n’importe qui, n’importe quand, » commentait Márquez le jour suivant. « On m’a vite emmené à l’hôpital et le Dr Mir s’est occupé de moi. Il n’y heureusement pas de dommage pour les ligaments et la fracture semble nette. » 5


m

Une des principales caractéristiques du Bridgestone Battlax T30 est d'offrir aux motards un vrai plaisir de rouler. Pour cela, Bridgestone a mis au point un composé de gomme, une construction et un dessin de la bande de roulement spécifiques qui offrent aux motards confort, sécurité et maniabilité, qualités plébiscitées depuis le lancement au printemps 2013. Mais le Battlax T30, c'est aussi, une version GT pour les motos lourdes au poids supérieur à 250 kilos type BMW R1200 RT, BMW K1300GT ou encore Yamaha FJR1300. Décliné en deux dimensions avant et trois arrières, ce profil bénéficie d'une carcasse aux flancs renforcés qui supporte le poids de la moto en freinage et accélération. La carcasse du pneu arrière est plus rigide pour assurer la maniabilité de la moto. Une autre caractéristique, déjà appliquée au BT-023, prédécesseur du T30, réside dans l'utilisation de nappes croisées qui conjuguent les avantages d'une carcasse diagonale et d'une carcasse radiale et garantissent ainsi la stabilité et le confort. Le dessin de la bande de roulement du pneu avant est légèrement différent de la version standard. Cette conception offre un haut niveau de maniabilité et de stabilité aux motos les plus lourdes du marché Sport Touring. Enfin, un marquage "GT" sur le flanc du pneu distingue la version GT de la version standard.

6


m

Suzuki continue à préparer son retour en MotoGP pour 2015 et a commencé l’année en testant pour la première fois la centrale ECU officielle fournie par Dorna Sports et Magneti Marelli, alors que le prototype japonais fonctionnait l’an dernier avec un système conçu par Mitsubishi. Contrairement aux teams inscrits en catégorie Open, qui doivent travailler avec le logiciel officiel de l’ECU Magneti Marelli, Suzuki utilise la nouvelle centrale électronique avec son propre logiciel et compte revenir en MotoGP avec un statut Factory. « C’est très important pour nous parce que c’était une première opportunité de nous mesurer face à tous les autres, » explique le team manager Davide Brivio. « Honnêtement, nous avons eu un peu de mal avec l'électronique parce que nous venons tout juste d’installer le nouveau système Magneti Marelli. Nous faisions donc un premier shakedown mais nous

avons pu faire tout le test avec le système Magneti Marelli et c’est un bon signe. Nous avons évidemment encore des problèmes à régler, notamment la cartographie moteur, et beaucoup de choses à

avons pu faire tout le test avec le système Magneti Marelli et c’est un bon signe. Nous avons évidemment encore des problèmes à régler, notamment la cartographie moteur, et beaucoup de choses à apprendre. » Suzuki se prépare dans de le Championnat du Dorénavant assurésà revenir d’un titre Champion du Monde ces avecpilotes un statutpourront Factory etétrenner donc un leur maximum de 20statut litres Monde, nouveau de carburant par course. lors de la dernière manche de la saison, en France, à « Nous devons penser aux 20 litres, mais ce n’est pas la Brignoles. Cela sera l’occasion de faire la fête avec tous priorité pour l’instant » ajoute Brivio. « Nous nous lesconcentrons supporters davantage tricolores. sur l’électronique. En même temps, Cette fête pourra êtreque magnifique puisque dans la descendre à 20 litres signifie nous devons aussi travailler dernière catégorie, en E2, sur le moteur d’un point de Pierre-Alexandre vue mécanique. LesRenet gens deoccupe l’usine actuellement la tête du provisoire avec 11 points d’avance. travaillent sur le développement et ce sera donc davantage une Une grosse performance à domicile nécessaire priorité à la fin de l’année. » Briviosera a aussi confirmépour que Suzuki serait le présent à Sepangetà réaliser la fin du mois aller chercher titre mondial ainsi un pour grandle deuxième Test Officiel de la pré-saison, avant de poursuivre chelem unique dans l’histoire du sport moto. son programme d’essais lors des tests post-GP de la saison 2014, à Austin et en Argentine mais aussi sur plusieurs circuits européens. Au cours des trois jours d test à Sepang, Randy de Puniet a été le pilote qui a bouclé le plus de tours, avec un total de 238 correspondant à 1319 kilomètres parcourus.

7


m

Antonio Jimenez, chef mécanicien d’ Álvaro Bautista, dresse le bilan des premiers essais et nous parle du nouveau pneu arrière développé par Bridgestone pour la saison 2014. « Nous avons passé la première journée à nous habituer à la nouvelle RC213V et nous avons ensuite commencé à travailler sur les suspensions Showa, en partant de la bonne base que nous avions à la fin de l’année dernière. » explique Jimenez. « La situation est devenue plus compliquée le lendemain parce que nous utilisions le nouveau pneu Bridgestone arrière de 2014 pour la première fois. Il est en fait assez différent des pneus que nous utilisions en 2013. Le pneu a une structure plus rigide, conçue pour supporter les fortes contraintes exercées par une MotoGP ainsi que les hautes températures. » « Pour ce premier test de l’année, nous n’avions malheureusement, comme les autres pilotes, que trois exemplaires de ce nouveau pneu. Nous avons dû repartir de

« Pour ce premier test de l’année, nous n’avions malheureusement, comme les autres pilotes, que trois exemplaires de ce nouveau pneu. Nous avons dû repartir de zéro pour exploiter le potentiel de ces pneus et ce travail de mise au point nous demande beaucoup de temps parce que nous sommes les seuls à utiliser les suspensions Showa et que nous n’avons donc aucune référence. Nous n’utiliserons cependant que ce nouveau pneu lors du prochain test, nous pourrons donc nous concentrer dessus et je suis sûr que nous ferons du bon travail. » Bautista a couru après le podium tout au long de la saison 2013 sans jamais parvenir à atteindre son objectif mais Jimenez demeure confiant quant à son potentiel et a ajouté : « Nous avons vu de très bons chronos en Malaisie, obtenus le matin lorsque les conditions étaient les plus favorables. De notre côté, nous n’avons pas été très rapides mais nous sommes satisfaits. Álvaro a été rapide sur pneus usés et c’est ce qui est le plus important sur distance de course. Il faut évidemment aller plus vite pour les qualifications mais nous avons encore du temps devant nous. »

8


m

Le team Honda Factory court sous les couleurs de Repsol depuis 1995, l’année du second des cinq titres remportés par Mick Doohan dans la catégorie reine. Sur les deux dernières décennies, l’alliance Repsol Honda a remporté pas moins de dix titres, 124 victoires individuelles et un total de 338 apparitions sur le podium. Présent au Campus Repsol, à Madrid, lundi, le Champion du Monde MotoGP en titre Marc Márquez a commenté : « C’est difficile d’expliquer ce que je ressens en voyant ma moto ici, aux côtés d’autres motos qui ont remporté le titre. C’est un honneur de faire partie du team Repsol Honda ainsi que de leur histoire. Rejoindre le team l’an dernier était comme un rêve qui devenait réalité. Toutes mes idoles ont couru pour Repsol Honda. C’était une opportunité donc il fallait profiter à fond et c’est ce que je continue de faire, en savourant chacune de mes journées passées ici. » Alors que Márquez est arrivé début 2013, Dani Pedrosa

donc il fallait profiter à fond et c’est ce que je continue de faire, en savourant chacune de mes journées passées ici. » Alors que Márquez est arrivé début 2013, Dani Pedrosa fait partie du team Repsol Honda depuis 2006 : « L’alliance entre Repsol et Honda est très importante, c’est quelque chose dont beaucoup de gens sont conscients. Tout le monde sait que c’est le team qui a connu le plus de réussites ces dernières années. Le plus beau est que cette union ait duré 20 ans. On ne voit pas souvent une telle continuité et c’est un aspect que j’aime beaucoup. » Champions du Monde en catégorie reine avec Repsol Honda : - Mick Doohan 1995 à 98 - Álex Crivillé 1999 - Valentino Rossi 2001 à 2003 - Nicky Hayden 2006 - Casey Stoner 2011 - Marc Márquez 2013

9


m

c'est surtout la sortie et l'accélération. La Yamaha garde l'avant au sol et avance tout de suite, on a l'impression qu'ils ont plus de puissance. »

Le HRC compte quatre Honda RCV1000R inscrites dans la nouvelle catégorie Open du MotoGP cette année : deux chez Drive M7 Aspar pour Nicky Hayden et Hiroshi Aoyama puis deux autres pour Scott Redding (GO&FUN Honda Gresini) et Karel Abraham (Cardion AB Motoracing). Les performances de la nouvelle Honda « Open » ont cependant déçu la semaine dernière à Sepang lors du premier Test Officiel de l'année, comme le reflètent les réactions des pilotes. « En ce qui concerne le manque de puissance, il n'y a pas grand-chose que nous puissions faire mais nous savons qu'il nous manque quelque chose dans ce domaine et nous devons donc progresser ailleurs parce que c'est un peu démoralisant pour l'instant » avait commenté Nicky Hayden. « Je suis d'accord avec Nicky au sujet de la puissance » avait ajouté Redding. « Quand je suis Colin Edwards ou Aleix Espargaró (FTRYamaha, NGM Mobile Forward Racing), ils s'échappent systématiquement en sortie de virages étroits. Je ne crois pas que la vitesse de pointe soit tellement différente, c'est surtout la sortie et l'accélération. La Yamaha garde l'avant au sol et avance tout de suite, on a l'impression qu'ils ont plus de puissance. »

« L'écart est important mais pour être honnête, les Honda ne sont pas faciles à piloter. Les pilotes ont besoin de plus de temps pour comprendre leurs machines. Nous pensons qu'ils peuvent atteindre un meilleur niveau. » Le vice-président du HRC a aussi assuré que la RCV1000R était destinée à recevoir des évolutions en cours d'année : « Chez Honda, notre style est de ne jamais arrêter le développement, et pas seulement pour les machines Factory. Si nous trouvons quelque chose de mieux, nous le fournirons tout de suite aux teams. Il y a parfois un coût supplémentaire mais s'il s'agit d'une pièce comme un piston, et bien un piston est un piston et dans ce cas nous ne demanderions rien de plus au team. » La situation est différente dans le clan Yamaha puisqu’Aleix Espargaró a conclu avec le quatrième temps au guidon de la FTR du team NGM Mobile Forward Racing. Bridgestone, le fournisseur de pneus unique du MotoGP, a confirmé à l'issue du Test Officiel que les pilotes Open (dont ceux sur Honda RCV1000R et FTRYamaha) disposeraient, à l'instar des CRT l'an dernier, d'un pneu arrière plus tendre que celui des teams Factory, utilisable aussi bien en qualifications qu'en courses. 10


m

Nicky Hayden, le Champion du Monde MotoGP 2006, a profité de sa première journée d’essais au Test Officiel de Sepang pour continuer à s’acclimater à sa nouvelle machine ainsi qu’à ses nouveaux équipiers au sein du team Drive M7 Aspar et a fini avec le 17ème temps. « Nous aurions aimé être plus rapides et plus proches des avant-postes » a affirmé le Kentucky Kid après avoir couvert un total de 56 tours. « Il y a beaucoup de pilotes rapides sur de bonnes machines cette année. Nous avons beaucoup progressé sur l’électronique depuis Valence (novembre) et ça m’a aidé. Nous devons encore progresser sur la puissance et l’accélération. C’est notre objectif et demain nous aurons aussi des choses à essayer avec le châssis. » Résumant les principales différences entre les machines Factory et les Open, Hayden a ajouté : « On a moins d’options. On ne peut pas changer n’importe quelle pièce pour modifier le frein moteur, le contrôle du wheelie ou des choses comme ça, mais la moto est tellement différente qu’il est difficile de savoir ce qui est dû à l’électronique et ce qui vient des caractéristiques du moteur. » Egalement sur Honda RCV1000R, Hiroshi Aoyama, le coéquipier de Hayden, Scott Redding (GO&FUN Honda Gresini) et Karel Abraham (Cardion AB Motoracing) ont respectivement terminé la journée aux 18ème, 21ème et 26ème positions.

(novembre) et ça m’a aidé. Nous devons encore progresser sur la puissance et l’accélération. C’est notre objectif et demain nous aurons aussi des choses à essayer avec le châssis. » Résumant les principales différences entre les machines Factory et les Open, Hayden a ajouté : « On a moins d’options. On ne peut pas changer n’importe quelle pièce pour modifier le frein moteur, le contrôle du wheelie ou des choses comme ça, mais la moto est tellement différente qu’il est difficile de savoir ce qui est dû à l’électronique et ce qui vient des caractéristiques du moteur. » Egalement sur Honda RCV1000R, Hiroshi Aoyama, le coéquipier de Hayden, Scott Redding et Karel Abraham ont respectivement terminé ces 1ers tets assez loin.

11


m

que les mouvements de son épaule n’ont pas une amplitude suffisante, Karel a besoin de faire davantage de rééducation pour remonter sur la moto sans être limité et sans avoir trop mal. »

Karel Abraham s’était blessé à l’épaule gauche en chutant lors d’une séance d’essais l’an dernier au GP d’Indianapolis et avait été opéré au mois octobre. Le pilote du team Cardio AB Motoracing avait manqué sept des neuf dernières courses de la saison 2014. De retour en piste aux tests de Sepang en Malaisie pour le premier rendez-vous de l’année, Abraham a eu la mauvaise surprise de ressentir une forte douleur et d’être obligé de repartir aussitôt en République Tchèque. « Karel est allé voir ses médecins immédiatement après être rentré en République Tchèque » a confié le porte-parole du team. « Le principal problème est que les mouvements de son épaule n’ont pas une amplitude suffisante, Karel a besoin de faire davantage de rééducation pour remonter sur la moto sans être limité et sans avoir trop mal. »

« Il ne devrait pas être à 100% pour le prochain test à Sepang mais nous espérons qu’il soit prêt pour le test suivant au Qatar. » Karel Abraham est cette année l’un des quatre pilotes engagés sur la nouvelle Honda RCV1000R en catégorie Open. Suite à ses premiers tours de roue avec sa nouvelle machine, le Tchèque avait déclaré : « La moto est géniale, c’est vraiment une bonne moto. Je suis très content du châssis et de tout le reste. C’est parfait. » Karel Abraham compte une victoire à son palmarès, remportée en Moto2 à Valence lors de la dernière manche de la saison 2010, juste avant son arrivée en MotoGP. 12


m

« Ces motos sont évidemment des prototypes Factory, tandis que nous avons aussi Yonny Hernández sur une GP13 Open. C’est que nous avions annoncé et c’est toujours notre plan. »

La nouvelle catégorie Open du Championnat du Monde MotoGP regroupera tous les teams utilisant le logiciel officiel fourni par Dorna Sports et Magneti Marelli pour gérer la nouvelle centrale électronique (ECU) unique qui devient obligatoire pour toutes les machines cette année. Les pilotes inscrits en Open auront jusqu’à 24 litres de carburant par course et pourront utiliser un total de 12 moteurs pour l’ensemble de la saison alors que les pilotes Factory n’auront que 20 litres de carburant et seulement 5 moteurs pour couvrir les dix-neuf Grands Prix du calendrier 2014. L’un des arguments que Ducati pourrait avancer pour justifier son changement de statut repose cependant sur le « gel » du développement des moteurs qu’impose le règlement aux teams Factory durant la saison, alors que les teams Open pourront faire évoluer leur machine librement, un atout dont la marque italienne aurait bien besoin pour renouer avec la compétitivité. « Nous sommes venus ici avec une GP13 et une GP14 » expliquait Paolo Ciabatti, le directeur du projet MotoGP de Ducati, lors du Test de Sepang. t évidemment des prototypes Factory, tandis que nous avons aussi Yonny Hernández sur une GP13 Open. C’est que nous avions annoncé et c’est toujours notre plan. »

« L’option Open est évidemment intéressante. Nous avons vu Aleix Espargaró aller très vite sur la FTR-Yamaha (NGM Mobile Forward Racing) et la catégorie Open est donc quelque chose à considérer. Mais nous n’avons pas pris de

décision pour l’instant. » Le choix de Ducati ne devrait toutefois pas être annoncé avant le second Test de Sepang, qui aura lieu à la fin du mois et qui devrait permettre à Ducati de disposer de plus d’éléments pour prendre sa décision. « Nous allons évaluer toutes les informations que nous avons. Ce n’est pas que je ne veux pas donner de réponse, mais notre moto est toute neuve. Certaines choses viennent évidemment du modèle précédent mais c’était la première fois que nos pilotes pouvaient utiliser la GP14. Nous avons eu des réactions positives. Il y a des domaines dans lesquels nous avons encore beaucoup à faire mais Dovi (Andrea Dovizioso) n’était qu’à huit dixièmes du meilleur temps et je pense que c’est positif. Nous allons donc évaluer tout ça, ainsi que les informations que nous avons pu collecter avec Yonny Hernández. Nous prendrons notre décision dans les semaines à venir.»

13


m

Le vice-Champion du Monde Jorge Lorenzo était lui aussi satisfait de ses essais, bien qu'il n'ait pas réussi à boucler le tour parfait qu'il espérait faire jeudi matin. Le Majorquin a, comme son coéquipier, travaillé sur distance de course l'après-midi et a conclu en troisième position, à 0.333s du temps de référence. Valentino Rossi s'est dit particulièrement satisfait de ses trois journées passées sur la piste de Sepang puisque l'Italien a résolu la plupart des problèmes dont il avait souffert tout au long de la saison 2013 mais a aussi affiché un rythme très rapide et terminé à seulement 0.194s de Marc Márquez (Repsol Honda), le Champion du Monde en titre. « Le test s'est très bien passé, je suis très content, surtout que je finis en seconde position et que je n'avais jamais été aussi rapide sur ce circuit. C'est la première fois que je passe sous les 2'00 et je suis en plus à seulement un dixième de Marc et du record du circuit. » « J'ai trouvé un bon feeling avec la moto, nous avons trouvé de bonnes solutions et tout est très positif. Nous avons essayé de faire une simulation de course cet après-midi et ça nous a permis de mieux comprendre certains problèmes. Nous avons un peu souffert lorsqu'il fallait maintenir le rythme de course mais ça ne s'est pas mal passé. C'est en tout cas positif pour un premier test. » Le vice-Champion du Monde Jorge Lorenzo était lui aussi

« Je crois que nous avons bien amélioré notre chrono par rapport à celui d'hier mais je n'ai pas fait de tour parfait. J'aurais peut-être pu tourner en 1'59.5 ou 1'59.6 avec les pneus tendres » a expliqué Lorenzo. « L'objectif n'était cependant pas de faire un seul chrono mais de plutôt progresser sur le rythme de course. Nous avons fait une simulation lorsqu'il faisait très chaud et nous avons eu des problèmes auxquels nous ne nous attendions pas, si bien que notre rythme n'était pas celui que nous espérions. » « Nous n'avons cependant travaillé que sur un circuit jusqu'ici et c'est en général un circuit qui ne réussit pas à Yamaha. Nous verrons comment ça se passera lors du prochain test puis sur les autres circuits. Au niveau de l'évolution de notre moto, les améliorations sont importantes et je suis donc assez satisfait. Retrouver le même feeling que l'an dernier avec moins de carburant était quelque chose d'important. »

14


m

Meilleur pilote CRT ces deux dernières saisons, Aleix Espargaró espère finir en tête du classement de la nouvelle catégorie Open du MotoGP cette année mais a montré en Malaisie qu’il avait le potentiel de viser bien plus haut. Au guidon de la FTR-Yamaha de NGM Mobile Forward Racing, le Catalan a continuellement progressé au cours des trois premières journées d’essais de l’année et a fini à la quatrième place, avec un chrono d’1’59.998 et en étant, après Marc Márquez (Repsol Honda), Valentino Rossi (Yamaha Factory Racing) et Jorge Lorenzo (Yamaha Factory Racing), le seul autre pilote à passer sous la barre des 2’00. « Je suis très content de la moto et de mon team » a affirmé Espargaró. « Nous avons fait un bon pas en avant sur les réglages mais il y a encore beaucoup à faire. Aujourd’hui nous avons fait un run long mais nous avons eu beaucoup de mal une fois que les pneus commençaient à s’user. Je suis tout de même confiant parce que ce n’est que le premier test. Nous allons tous continuer à travailler et je dois aussi mieux adapter mon pilotage à cette moto. Je n’aurais pas pu repartir de Sepang avec un meilleur résultat ! » 15


m

Marco Simoncelli deviendra la 21ème MotoGP Legend cette année. Le pilote du team Gresini avait été victime d’un accident mortel le dimanche 23 octobre 2011, lors du deuxième tour du Grand Prix de Malaisie, une semaine après avoir décroché la seconde place, le meilleur résultat de sa carrière en MotoGP, à Phillip Island. Le pilote italien était l’un des plus appréciés du paddock des Grands Prix, autant pour son indiscutable talent que pour son style inimitable et sa généreuse personnalité. Marco Simoncelli sera officiellement présenté comme MotoGP Legend au Grand Prix d’Italie, au Mugello, cette année et rejoindra son compatriote Giacomo

Il était devenu Champion dua Monde 250cc en 2008 et avait fini deuxième en 2009, avant d’arriver en MotoGP en 2010 et de petit à petit se rapprocher des sommets, avec deux pole positions et deux podiums sur sa seconde saison, jusqu’au tragique accident de Sepang. Marco Simoncelli sera officiellement présenté comme MotoGP Legend au Grand Prix d’Italie, au Mugello, cette année et rejoindra son compatriote Giacomo Agostini ainsi que Mick Doohan, Geoff Duke, Wayne Gardner, Mike Hailwood, Daijiro Kato, Eddie Lawson, Anton Mang, Angel Nieto, Wayne Rainey, Phil Read, Jim Redman, Kenny Roberts, Jarno Saarinen, Kevin Schwantz, Barry Sheene, Freddie Spencer, John Surtees, Casey Stoner et Carlo Ubbiali. 16


m

L'Espagnol Álvaro Bautista demeure le fer de lance de l'équipe de Fausto Gresini pour une troisième année consécutive sur la Honda RC213V et sera rejoint par le Britannique Scott Redding, le vice-Champion du Monde Moto2 2013, qui fera ses débuts en MotoGP en catégorie Open, avec la Honda RCV1000R. Le Junior Team GO&FUN Moto3 continuera de compter sur Niccolò Antonelli et accueille cette année Enea Bastianini, vainqueur à deux reprises et quatrième du classement général l'an dernier en Red Bull MotoGP Rookies Cup. Les deux jeunes Italiens piloteront des KTM. « 2014 est une année très importante pour Gresini Racing » a commenté Fausto Gresini. « Ce sera d'abord notre 18ème année dans le Championnat du Monde. C'est un évènement important, grâce auquel nous pouvons dire que notre organisation atteint la majorité ! Nous avons eu une présence permanente en Grand Prix depuis 1997 et nous sommes aussi l'un des rares teams indépendants à pouvoir se targuer d'avoir participer au MotoGP™ chaque année depuis les débuts de l'ère 4-temps en 2002. Toutes ces choses, ajoutées à nos deux titres mondiaux, nos 40 victoires, 109

sommes aussi l'un des rares teams indépendants à pouvoir se targuer d'avoir participer au MotoGP chaque année depuis les débuts de l'ère 4-temps en 2002. Toutes ces choses, ajoutées à nos deux titres mondiaux, nos 40 victoires, 109 podiums, 29 podiums et plus de 5000 points marqués pour le Championnat du Monde confirment que notre team fait partie des entités les plus importantes du motocyclisme mondial. » Bautista tentera cette année d'atteindre le podium qui lui échappé en 2013 et a affirmé : « Je suis heureux de continuer mon aventure en MotoGP avec Gresini pour une troisième année consécutive et nous avons une excellente ambiance familiale ici. Nous avons malheureusement manqué le podium l'an dernier, mais nous en étions très proches à plusieurs reprises. Je suis globalement très content de ma seconde partie de saison 2013 et je me battais alors avec Rossi à presque chaque course. Nous avons fait un excellent travail de développement avec Showa et nous devrions donc avoir une bonne base pour attaquer 2014. Mon objectif est de bien faire les choses dès la première course, les motos officielles sont toujours difficiles à battre mais je suis convaincu que nous avons de quoi faire quelques podiums. » Plus jeune vainqueur de l'histoire des 17Grands Prix (Donington 2008 - 125cc), Scott Redding arrive dans la catégorie reine après une excellente saison 2013 en Moto2™, dont il a manqué le titre de très peu.


m v

Leon Camier arrive dans le Championnat du Monde MotoGP cette année après avoir couru dans le Championnat du Monde eni FIM Superbike et remporté les titres British Supersport et British Superbike en 2005 et 2009, respectivement. Blessé l'an dernier, le pilote anglais est maintenant impatient de se relancer dans la compétition. « C'est un moment très, très excitant » commente Camier. « Je crois que le plan est de ne pas participer au premier test en Malaisie mais d'y aller pour le second, fin février. Il y a beaucoup de choses que je suis impatient de voir. J'avais déjà roulé avec une Aprilia mais la moto a depuis beaucoup évolué et il y a beaucoup de choses auxquelles il faudra s'habituer, les pneus, les freins et tout le reste. Ce sera très excitant mais en ce moment nous ne pouvons pas faire plus que nous entraîner et nous préparer pour notre premier test. » Camier fera équipe avec l'Italien Danilo Petrucci et prendra la place précédemment occupée par le Tchèque Lukas Pesek. « On m'a dit que Danilo était un très bon pilote, peut-être sous-estimé, » continue Camier. « J'ai évidemment beaucoup à apprendre : de nouveaux circuits, une nouvelle ambiance avec le team, il y aura beaucoup de

« On m'a dit que Danilo était un très bon pilote, peut-être sous-estimé » continue Camier. « J'ai évidemment beaucoup à apprendre : de nouveaux circuits, une nouvelle ambiance avec le team, il y aura beaucoup de choses auxquelles je devrai m'adapter mais je suis confiant pour cette saison. J'ai le même technicien que ces dernières années, avec qui j'avais remporté le championnat superbike (en Grande-Bretagne), et aussi le même chef mécanicien. Nous avons une bonne relation de travail et j'espère que ce sera un bon point de départ pour que je me sente à l'aise dans ma nouvelle équipe. » Le team IodaRacing Projet engagera ses deux pilotes sur ART (Aprilia) cette année mais n'a pas encore commencé sa pré-saison et n'avait pas participé au Test de Valence en novembre dernier après la dernière manche de la saison 2013.

18


m

Javier Alonso a de son côté affirmé : « Les modifications que nous avons pu observer à Las Termas sont incroyables, spectaculaires, et ce sera un plaisir de voir le MotoGP là-bas, avec les meilleures motos et les meilleurs pilotes au monde. »

Le nouveau circuit argentin de Termas de Rio Hondo a été homologué par la Fédération Internationale de Motocyclisme pour recevoir la troisième manche du Championnat du Monde MotoGP 2014, prévue pour le week-end du 25 au 27 avril. Suite à la dernière inspection réalisée mardi dernier par le Responsable Sécurité de la FIM, Franco Uncini, et le Directeur général des Evènements de Dorna Sports, Javier Alonso, le circuit a reçu l’homologation indispensable pour accueillir son premier Grand Prix cette année. L’annonce a été officialisée en présence de plusieurs représentants du gouvernement argentin dont Elías Miguel Suárez et Ricardo Sosa, ainsi que des dirigeants de l’Autódromo de Las Termas.

Le Directeur des Evènements pour Dorna Sports a aussi souligné que Las Termas et la province de Santiago étaient désormais à compter parmi les références mondiales pour accueillir les disciplines les plus prestigieuses des sports mécaniques. Franco Uncini, Responsable de la Sécurité pour la FIM, a ajouté quelques mots au sujet du tracé : « C’est une piste très rapide, un tracé très spécial en termes de vitesse et

très attrayant pour les pilotes. Toutes ces caractéristiques font de l’Autódromo de Las Termas un circuit unique au monde. »

La piste étant terminée et homologuée, le circuit doit désormais finir la construction des garages et des infrastructures nécessaires pour accueillir le Grand Prix Red Bull de la République Argentine. Héctor Farina, le directeur de l’Autódromo de Las Termas, a déclaré : « Nous avons travaillé très dur pour peaufiner tous les moindres détails du circuit et pour que tous les fans puissent venir assister à cet évènement. »

19 incroyables, spectaculaires, et ce sera un plaisir de voir le MotoGP™ là-bas, avec les meilleures motos et les


m

Ravi du succès de cette présentation horsnorme, Louis Rossi n’a pas hésité à parler de ses objectifs pour 2014 et a affirmé une certaine ambition.

Stop And Go Racing (SAG) et Louis Rossi ont dévoilé leur programme pour la saison Moto2 lors d’une soirée exceptionnelle jeudi au Pôle européen du cheval du Mans. Le team basé à Barcelone a rejoint Louis Rossi au Mans afin de dévoiler la nouvelle Kalex que le jeune Français pilotera pour sa seconde saison en Championnat du Monde Moto2™, devant près de 1500 spectateurs réunis pour une soirée exceptionnelle alliant spectacle de cirque, voltige et trial et qui accueillait aussi la présentation d’Alexis Masbou avec le team Moto3 Ongetta-Rivacold. « Je tiens tout d’abord à remercier toutes les personnes qui ont rendu cet évènement possible » commente le team manager Edu Perales. « Ça a été l’une des meilleures présentations de l’histoire du Team SAG mais je tiens plus que tout à remercier Louis pour ses efforts et son engagement. Il a énormément travaillé pour organiser ce superbe spectacle et j’espère que c’est quelque chose qui lui servira par la suite. Je veux aussi encourager les entreprises françaises à miser sur ce projet et à croire aux pilotes français, comme nous le faisons nous-mêmes. J’espère que nous commencerons la saison aussi bien que possible et que nous pourrons atteindre nos objectifs. »

« Je souhaite avant tout remercier le team qui a fait l’effort de venir jusqu’ici pour participer au show. Nous avons fait tout notre possible pour organiser cette magnifique présentation qui marque le début de la saison. Ce début a été une réussite, beaucoup de gens sont venus, nous avons dévoilé les nouvelles couleurs de la moto et je crois que tout est en place pour que nous vivions une belle aventure. L’objectif que nous nous sommes fixé est d’être dans les points à chaque course. Evidemment, si nous pouvons atteindre le Top 10, nous nous battrons pour finir le plus haut possible et si le feeling avec la moto me permet d’aller jusqu’au Top 5, pourquoi pas ? (Xavier) Siméon l’avait fait l’an dernier avec les mêmes outils que j’aurai à ma disposition cette année, ce n’est donc pas impossible, rien n’est impossible. L’essentiel sera cependant d’être d’abord dans les points à chaque course. Maintenant nous allons nous concentrer sur les tests, nous avons neuf journées d’essais pour préparer la saison et beaucoup de travail à faire en piste. » Rossi avait fait ses débuts en Moto2 l’an dernier avec Tech3 Racing. Il avait, l’année précédente, fini onzième du Championnat du Monde Moto3 avec une victoire à domicile remportée chez lui au Mans, au Monster Energy Grand Prix de France, avec le Racing Team Germany. Il fera cette année équipe avec le Thaïlandais Thitipong Warokorn, qui présentera à son tour son équipe (A.P. Honda SAG Team) au mois de mars, à Bangkok, une semaine avant l’ouverture de la saison 2014.

20 « Je souhaite avant tout remercier le team qui a fait l’effort de venir


m

La météo n’aura certainement pas aidé l’Aprilia Racing Team pour ses tests de pré-saison. Comme à Portimao au mois de janvier, la pluie était de nouveau au rendez-vous cette semaine à Jerez, où avaient lieu les deux dernières journées d’essais avant le départ pour Phillip Island. Les pilotes ont pu faire quelques tours sur le sec lors de la seconde journée, jeudi, mais sans avoir un grip optimal. Quoi qu’il en soit, l’objectif de ces essais n’était pas les chronos. Tous les regards étaient braqués sur Sylvain Guintoli, de retour sur son RSV4 pour la première fois en plusieurs mois après avoir été opéré à deux reprises de l’épaule droite, qu’il s’était blessée en 2013. Le Français n’avait plus roulé depuis la dernière épreuve de la saison 2013, qui avait eu lieu à Jerez. Les premières impressions étaient encourageantes. Après un départ prudent pour retrouver ses marques sur sa machine et récupérer ses réflexes, Sylvain est rentré aux stands tout souriant : son épaule avait bien réagi. Le Français est tombé lors de la seconde journée mais ne s’est heureusement pas fait mal et a bouclé un total de 68 tours, avec un meilleur temps d’1’42.605. Sylvain Guintoli : « C’était génial d’être de retour après un hiver aussi long ! Hier j’ai redécouvert la RSV4 sur piste mouillée et aujourd’hui nous avons eu la chance de faire quelques tours sur le sec. J’ai tout de suite eu un bon feeling. C’est un peu comme le vélo, ça ne s’oublie pas ! Je suis assez content même si mon épaule est un peu fatiguée maintenant. Je suis d’ailleurs

J’ai tout de suite eu un bon feeling. C’est un peu comme le vélo, ça ne s’oublie pas ! Je suis assez content même si mon épaule est un peu fatiguée maintenant. Je suis d’ailleurs tombé dessus et je crois qu’on peut donc dire que nous avons tout testé ! Je croise les doigts mais je pense qu’il n’y aura pas de problème. Maintenant je dois rentrer chez moi et me préparer pour Phillip Island. Je suis soulagé parce que j’étais un peu inquiet avant de venir ici. Après quatre mois sans rouler, je n’étais pas sûr de réussir mais maintenant je sais que je suis prêt pour l’Australie. » De l’autre côté du garage, Marco Melandri terminait son apprentissage avec sa nouvelle moto. Bien qu’ils n’aient pas pu chercher les limites en raison des conditions, Melandri et son équipe ont profité un maximum de ces deux journées. Le pilote italien a été victime d’une chute à haute vitesse dès le premier jour, à 200km/h, mais a évité le pire et a pu reprendre la piste le lendemain. Melandri a accumulé 44 tours et a signé son meilleur temps en 1’42.308. Marco Melandri : « Nous avons eu deux journées difficiles ici. La météo ne nous a pas aidés. Hier nous avions des choses à essayer avec l’électronique sous la pluie et ça s’est bien passé. J’ai ensuite fait une erreur idiote et je suis tombé. Aujourd’hui nous avons pu rouler sur le sec, même s’il restait des portions de piste mouillées et qu’il y avait beaucoup de vent. Je pense que nous sommes sur la bonne voie. Maintenant nous devons attendre Phillip Island et espérer que nous aurons deux belles journées là-bas pour le test qui précèdera la première course. Je suis très confiant et satisfait. Nous avons vraiment atteint un bon niveau. »

21


m

Bien. J’ai eu le temps de déconnecter. J’ai pu me reposer et prendre du bon temps. Cet hiver j’ai fait de la planche à voile, c’est l’une de mes passions. Je me suis reposé, en changeant de décor, avant de reprendre l’entraînement.

Ça s’est bien passé. Je suis logiquement fatigué parce que j’ai fait beaucoup de tours et qu’il faisait très chaud mais je suis globalement content de ma condition physique.

Oui, je manquais de grip à l’arrière l’an dernier et j’en avais beaucoup souffert. J’ai progressé sur d’autres aspects pour compenser. Nous souffrons le plus lorsque nous essayons de trouver le maximum de motricité en sortie de virage et tous les progrès que nous pouvons faire dans ce domaine seront positifs. Nous avons travaillé làdessus lors de ce test et nous avons progressé.

Les courses de 2013 étaient beaucoup plus intenses. Il y a toujours eu beaucoup d’intensité en MotoGP, avec Casey (Stoner) et Jorge (Lorenzo), mais en 2013 nous étions toujours très proches les uns des autres quasiment jusqu’au dernier tour.

…………. Il y a eu beaucoup de courses où deux ou trois pilotes finissaient ensemble. Dans ces conditions, il est important de rester concentré, d’être précis, malgré la fatigue ou le fait que la moto ne soit pas à 100%.

J’ai réussi à beaucoup progresser. Je n’avais pas commencé avec un très bon feeling mais nous avons bien progressé. Nous avons gagné en grip à l’arrière mais j’ai aussi fait d’autres progrès, notamment au niveau de mes sensations.

Nous devrons voir comment ils se comporteront sur d’autres circuits mais le fait est que nous pouvons désormais utiliser le dur et le tendre alors que nous ne pouvions utiliser que le tendre l’an dernier. L’ancien pneu dur n’avait pas de grip et les choses vont beaucoup mieux de ce côté-là.

Il n’y a pas grand-chose à changer. Nous avons un bon feeling, nous devons continuer à travailler et voir si nous pouvons finir le deuxième test sur une note positive, puis ensuite nous irons à Phillip Island (pour un troisième test). 15 …………. 22

Il y a eu beaucoup de courses où deux ou trois pilotes finissaient ensemble. Dans ces conditions, il est


m

Tu n’as pas arrêté cet hiver. Est-il impossible pour toi de t’écarter de la compétition ?

Quelles conclusions as-tu pu tirer de ta simulation de course ?

Mon hiver a été en deux parties. La première a été consacrée à plusieurs évènements et aux médias puis la seconde a été un peu plus fun, avec du dirt track, de la compétition automobile et du karting. C’est toujours bien de rester actif.

Nous avons constaté que nous pouvions progresser sur l’entrée et la sortie de virage. Les tests avec le nouveau pneu Bridgestone ont été très positifs, ils fonctionnaient très bien et m’ont bien plu. Ils sont similaires aux précédents mais proposent plus de grip et sont plus réguliers entre le départ et l’arrivée.

Te sens-tu sous pression maintenant que tu as remporté le Championnat ?

La Honda te paraît-elle aussi compétitive que l’an dernier, avec un litre de carburant en moins ?

C’est différent. L’an dernier, lors de ce test, j’étais plus nerveux et j’avais des doutes. Maintenant je me sens plus détendu mais ce n’est que le premier test, nous ne sommes qu’en février. Tout sera différent une fois que nous reprendrons la course parce qu’il y aura la pression et des conditions différentes. Si je finis quatrième, cinquième ou sixième, les gens diront que c’est un désastre et si je finis deuxième, ils diront que j’aurais pu faire mieux. L’an dernier, mon avantage était que tous mes résultats étaient positifs.

Oui, nous n’avons pas eu de problème de consommation jusqu’ici. Ce sera peut-être plus difficile sur certains circuits mais pour l’instant tout va bien. Ce changement signifie aussi que nous devons modifier l’équilibre de la moto, qui n’est plus exactement comme avant.

Le test de Sepang a dû être éprouvant. Comment te sens-tu sur le plan physique ?

Je vais assez bien. J’étais un peu faible le premier jour parce que je récupérais d’une grippe et que j’étais un peu fatigué. Je n’étais pas au meilleur de ma forme mais le test m’a permis de me sentir de mieux en mieux. Nous avons fait une simulation de course qui s’est très bien passée. Je dois juste continuer à me préparer mais au final, le meilleur entraînement est quand je suis sur la moto.

Et qu’est-ce qui a changé chez Marc Márquez entre 2013 et 2014 ?

Je suis plus expérimenté et je pense que ça se voit, sur la piste comme en dehors. Je me rappelle avoir été à la limite à chaque tour l’an dernier et c’est différent cette année. Je trouve rapidement la meilleure façon d’avancer quand nous essayons de nouvelles choses. C’est important pour Honda. » L’un des domaines où tu pourrais progresser est celui des départs. T’es-tu entraîné spécialement pour ça ?

Oui, j’ai fait plusieurs départs pour m’entraîner et j’ai un peu progressé mais le faire ici sans le moindre bruit est une chose, le faire lors d’un départ d’une vraie course en est une autre. 23

Te sens-tu sous pression maintenant que tu as remporté le Championnat ? Quelles conclusions as-tu pu tirer de ta simulation de course

« C’est différent. L’an dernier, lors de ce test, j’étais


m

Honda et Yamaha dominaient de nouveau l’an dernier. Penses-tu que Ducati puisse revenir au sommet ?

Ils refont entièrement leur projet. La moto n’était malheureusement pas compétitive l’an dernier mais maintenant ils ont l’opportunité de passer sur le logiciel ECU de Dorna. S’ils le font (passer en catégorie Open plutôt que de courir en Factory), ils pourront utiliser plus de moteurs que Honda et Yamaha (12 contre 5, par pilote et pour l’ensemble de la saison) et plus de carburant (un maximum de 24 litres contre 20 pour les Factory), ce qui leur donnerait un certain avantage et une opportunité de rattraper leur retard. Ce devrait quand même être une année difficile pour eux, quel que soit leur choix. Les fans italiens suivront en Moto3 le Team Sky-VR46, avec Romano Fenati et Francesco Bagnaia, ainsi que Vittoriano Guareschi au poste de team manager. Pourront-ils se battre devant ?

Ils devraient pouvoir le faire, sans aucun doute. Ils ont une excellente équipe, des pilotes compétitifs et j’espère sincèrement les voir se battre devant dès la première course. Pol Espargaró et Scott Redding ont quitté le Moto2 pour le MotoGP, laissant Tito Rabat face aux rookies Maverick Viñales et Luis Salom. Crois-tu que ces deux derniers puissent se battre pour le titre ?

Le Moto2 a toujours été une catégorie très équilibrée et je pense que ça continuera comme ça en 2014. L’an dernier, Espargaró a gagné avec une maigre avance sur Redding et le championnat est presque allé jusqu’à la dernière course. Les motos sont très similaires et ce sera de nouveau un superbe show à suivre. Tes pronostiques pour la catégorie reine. Un autre titre pour Márquez ? Une revanche pour Lorenzo ? Pedrosa et Rossi pourront-ils se mêler à la lutte ?

Márquez est le favori mais Lorenzo est très proche et ils se battront tous les deux pour le championnat. Pedrosa pourrait les rejoindre, ça pourrait sans aucun doute se jouer à trois. Valentino les observera et avec l’année d’expérience en plus qu’il a eue avec Yamaha, il pourra peut-être se joindre à ce groupe. Penses-tu que les Open seront plus proches des Factory que ne l’étaient les CRT l’an dernier ?

Bien sûr, elles le seront. Nous avons réussi à modifier le règlement pour aller dans ce sens, en autorisant plus de carburant et un pneu arrière plus tendre. Tout sera beaucoup plus serré en qualifications et certaines de ces machines seront peut-être devant des prototypes Factory. Les choses seront peut-être un peu plus compliquées en course mais nous devrons attendre pour voir comment la situation évoluera. 24

L’an dernier, Espargaró a gagné avec une maigre


m

L’Espagnol Toni Elías a confirmé qu’il poursuivrait sa carrière dans le Championnat du Monde eni FIM Superbike cette année sur la RSV4 du Team Red Devils Roma Aprilia, avec lequel il avait fait ses débuts en WSBK l’an dernier en participant aux quatre dernières manches de la saison. Toni, tu es enfin confirmé chez Red Devils pour cette année. Tu dois être soulagé… Il y avait des rumeurs depuis longtemps, tout le monde disait que c’était déjà fait mais il y avait en fait encore quelques détails à voir. Ce qui fait que l’hiver a été long mais tout le monde a travaillé pour faire que ce projet puisse aller de l’avant. Il y a eu quelques doutes au sujet de ma participation à Phillip Island mais c’est un plaisir de savoir que je serai présent pour les tests officiels comme pour la première manche. Ton premier choix était-il de rester en WSBK ? Qu’avais-tu retenu de tes débuts l’an dernier ? J’ai beaucoup aimé courir en World Superbike en 2013, même si ce n’était que pour quatre manches. J’ai malheureusement manqué le podium mais j’ai aussi vécu de beaux moments. C’est la raison pour laquelle j’ai essayé de faire du bon travail cet hiver, même si je n’étais pas certain de mon avenir. Je dois beaucoup à Dorna, Aprilia, à mon manager et à tous ceux qui ont rendu ce projet possible. Comment est ta relation avec Aprilia ? Vous avez beaucoup de bons souvenirs en commun… « Je suis content parce que nous avons obtenu de très bons résultats par le passé et que le feeling avec eux était

Comment est ta relation avec Aprilia ? Vous avez beaucoup de bons souvenirs en commun… Je suis content parce que nous avons obtenu de très bons résultats par le passé et que le feeling avec eux était excellent. Je ne pense pas que la moto change beaucoup par rapport à celle que je pilotais l’an dernier et je peux donc dire que je connais déjà bien la RSV4, ce qui me met en confiance. Seras-tu présent pour le Test Officiel à Phillip Island ? Je vais en Italie aujourd’hui pour retrouver le team et partir en Australie avec eux. Je suis conscient du fait qu’il y a beaucoup de très bons pilotes qui auront eu plus de temps que moi pour préparer la saison. A Phillip Island, j’avancerai étape par étape afin de progresser à chaque fois que je serai en piste. » Quels sont tes objectifs pour cette saison ? Je n’ai rien fixé pour 2014. Evidemment, j’aimerais monter sur le podium, que j’avais raté de peu lors de la dernière course l’an dernier. J’espère continuer à progresser mais nous avons beaucoup de travail devant nous et nous devrons donc être réalistes. » 25


m

26


m

En un peu plus de 10 ans, le Dark Dog Moto Tour a sillonné toutes les régions de France, parcouru plus de 600 000 km en reconnaissances et de 33 000 km en course, connu 4 villes de départ et près de 30 villes étapes différentes, attiré plus de 2 000 pilotes, tracé quelques 200 spéciales, consommé près de 35 km de banderoles partenaires, accueilli 2000 bénévoles, artisans indispensables de l’épreuve et visité 6 circuits de vitesse français. La 12 ème édition va compléter ce tableau en ajoutant 3 000 km au compteur du plus grand rallye routier moto. Cette édition du Dark Dog Moto Tour va reprendre tous les ingrédients qui ont fait son succès depuis plus de 10 ans : - 8 jours de course - 1 tracé original par les petites routes de France et des spéciales inédites dont - 1 nocturne sur le circuit d’Albi, l’une des trois nouvelles villes étapes en 2014 - 1 spéciale mixte disputée à Alès sur les pistes rallye et vitesse. - 7 villes étapes jalonneront le parcours 2014. Entre Saverne, ville de départ depuis 2013 et Toulon, traditionnelle ville d’arrivée, le Village du Dark Dog Moto Tour s’installera pour la première fois à Doussard au sud du lac d’Annecy, à Brive au cœur de la Corrèze et à Albi près de son circuit de vitesse. Nous retournerons à Langeac qui nous a chaleureusement accueilli pour la première fois en 2013 et à Alès dont le Pôle Mécanique est une étape incontournable du Dark Dog Moto Tour. 200 pilotes seulement auront rendez-vous à Saverne le 27 septembre pour le départ de ce 12ème et dernier Dark Dog Moto Tour grand format. 27 21


m

28


m

29


m

30


m

31


m

32


m

33


m

Kawasaki, Aprilia, BMW, Honda, Suzuki, Bimota, Buell … Les arrivées de Sylvain Barrier et Jeremy Guarnoni en plus des engagements de Loris Baz, Fabien Foret et Sylvain Guintoli… Si les constructeurs et les pilotes français se font rares en MotoGP, ça ne semble pas être le cas en WSBK. A l’aube de cette nouvelle saison, analysons quelque peu les forces en présence pour saliver encore un peu plus du spectacle que tous ces gladiateurs de la piste d’apprêtent une nouvelle fois à nous offrir .

34 34


m

35 23 22


m

36


m

37


m

38


m

39 28


m

40 39


m

41


m

SUZUKI GSX-R 1000

BIMOTA BB3

42


m

43


m

44


m

Le Champion du Monde en titre a largement dominé les trois premières journées d'essais de l'année cette semaine en Malaisie. Marc Márquez n'a pas hésité à attaquer dès l'ouverture de la piste le dernier matin à Sepang et a réussi à signer un superbe temps de référence d'1'59.533. Profitant des températures matinales moins élevées que celles du reste de la journée, le Catalan a battu le chrono d'1'59.607 de Casey Stoner avec Honda et a plus tard réalisé une très bonne simulation de course avec quinze tours consécutifs sous la barre des 2'01. Valentino Rossi et Jorge Lorenzo ont eux aussi signé leurs meilleurs temps le matin et sont passés sous la barre des 2'00 pour la première fois de la semaine, en finissant respectivement à 0.194s et 0.333s de Márquez. Comme ce dernier, les pilotes Yamaha ont également travaillé sur runs longs l'après-midi afin d'optimiser leur consommation de carburant suite à l'adoption du règlement technique de 2014, qui impose un maximum de 20 litres de carburant pour les prototypes Factory, contre 21 en 2013 et 24 pour les machines qui seront engagées en catégorie Open cette année. Très convaincant lors des deux premières journées, Aleix Espargaró (NGM Mobile Forward Racing) a confirmé le potentiel de son FTR-Yamaha Open en finissant dans le

Très convaincant lors des deux premières journées, Aleix Espargaró a confirmé le potentiel de son FTR-Yamaha Open en finissant dans le Top 4 et en étant le seul autre pilote sous les 2'00, avec un chrono d'1'59.998 et seulement 0.132s de retard sur Lorenzo. Stefan Bradl (LCR Honda) a conclu la dernière des trois journées de ce premier Test Officiel en cinquième position malgré une chute survenue ce matin et devançait Dani Pedrosa (Repsol Honda), sorti de piste en début de matinée et sixième, à 0.690 de Márquez. Andrea Dovizioso (Ducati) a fait un important pas en avant pour grimper à la septième place et enfin revenir à moins d'une seconde du temps de référence (0.837s) tandis que son coéquipier Cal Crutchlow a fini en douzième position, à une seconde et demie du leader et derrière Pol Espargaró (Monster Yamaha Tech3), Andrea Iannone (Pramac Racing), Álvaro Bautista (GO&FUN Honda Gresini) et Bradley Smith (Tech3), onzième avec à peine plus de deux dixièmes de seconde de retard sur son nouveau coéquipier. 45 Premier pilote sur RCV1000R, le prototype Open de Honda, Nicky Hayden (Drive M7 Aspar) a signé le quatorzième temps et fini devant Colin Edwards (NGM


m

Mika Kallio a réalisé le meilleur temps du Test Moto2 qui se terminait ce jeudi à Jerez de la Frontera. Mika Kallio (Marc VDS Racing) a terminé la dernière des trois journées d'essais officiels de la semaine au sommet du classement avec un chrono d'1'42.169 qui lui permettait de battre son nouveau coéquipier Esteve Rabat de tout juste 0.064s. Le Finlandais avait cependant dû patienter avant de réaliser sa performance puisqu'un épais brouillard recouvrait le circuit andalou ce matin, si bien que les pilotes ont longtemps été contraints à rester dans la voie des stands en attendant d'avoir une meilleure visibilité. Rabat avait de son côté prévu de faire une simulation de course mais n'a pas pu la terminer en raison de problèmes dans les changements de direction. Toujours aussi régulier, Tom Lüthi (Interwetten Paddock) a lui aussi fini à moins d'un dixième de seconde de Kallio, à seulement 0.021s de Rabat, pour compléter extrêmement disputé cette année. A l'instar de Rabat, le Suisse n'était pas entièrement satisfait de sa

un trio de tête qui promet un Championnat du Monde extrêmement disputé cette année. A l'instar de Rabat, le Suisse n'était pas entièrement satisfait de sa journée et a affirmé qu'il aurait aimé avoir plus de grip pour rouler plus en confiance. Takaaki Nakagami et Alex de Angelis, qui avait perdu un temps précieux en chutant mercredi, figuraient également dans le Top 5 à l'issue de cette dernière journée d'essais et devançaient Sandro Cortese, Sam Lowes, décidément favori au titre de Rookie of the Year, Lorenzo Baldassari, Xavier Siméon et Simone Corsi. Johann Zarco termine le deuxième des trois Tests Officiels de la pré-saison Moto2 en quinzième position, à une seconde du temps de référence, juste derrière Marcel Schrötter et devant Maverick Viñales et Nico Terol. Alex Mariñelarena, Dominique Aegerter, Louis Rossi et Robin Mulhauser, nouvelle recrue de Technomag carXpert, sont quant à eux 20ème, 22ème, 25ème et 33ème. 46


m

Sylvain Guintoli nouveau leader du Championnat, Melandri sur le podium. L’Aprilia Racing Team a vécu un excellent week-end à Phillip Island et est reparti d’Australie en position de force. Vainqueur en Course 2, Sylvain Guintoli s’est emparé de la tête du classement général et était aussi sur le podium en Course 1, lors de laquelle il avait mené pendant une bonne partie avant de perdre du terrain en raison d’un pneu arrière trop usé.
 Marco Melandri a de son côté terminé la première épreuve sur un beau duel avec son coéquipier, qu’il a remporté pour prendre la deuxième place, mais est ensuite parti à la faute en Course 2 en sortant de piste dans le virage n°4, une erreur qui mettait fin à ses chances d’aligner un second podium. Sylvain Guintoli : « J’étais peut-être trop confiant en Course 1. J’étais parti très fort et à la fin j’ai perdu le bon feeling avec mon pneu arrière. Les conditions de piste étaient très différentes des jours précédents mais nous avons fait du bon travail. Pour la deuxième course, j’ai essayé de préserver mon pneu et ça a marché. Etant donnée la façon dont s’était passé mon hiver, je ne peux être qu’heureux de ce week-end et d’enfin revenir sur la plus haute marche du podium. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé durant ma récupération, je suis un peu fatigué maintenant mais nous allons avoir un long

être qu’heureux de ce week-end et d’enfin revenir sur la plus haute marche du podium. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont aidé durant ma récupération, je suis un peu fatigué maintenant mais nous allons avoir un long break nous remettre en forme d’ici la prochaine course.» -

Marco Melandri : « La Course 1 s’est bien passée. J’étais bien parti et ensuite j’ai pu rouler souple sur le premiers tours afin de préserver les pneus pour la fin de la course. La moto s’est malheureusement mise à glisser à partir de la mi-course. Je n’arrivais pas à être incisif et quand Eugene est passé devant, j’ai préféré me contenter de la seconde place. En Course 2, je voulais utiliser la même stratégie mais j’ai dû freiner plus fort que normalement pour doubler Rea, la roue arrière a décollé et j’ai été forcé de sortir de piste. Je suis déçu parce que j’ai laissé s’échapper beaucoup de points. J’ai certainement besoin d’un peu plus d’expérience pour m’ajuster à la façon dont la moto réagit et adapter les réglages à mon style de pilotage. Les conditions de piste nous ont aussi posé des problèmes que je n’avais jamais eus auparavant. Maintenant je dois essayer de maîtriser la situation afin d’être prêt pour la prochaine course. » 47


m

Le Français s’est imposé dans un sprint de cinq tours suite aux chutes de Sofuoglu et van der Mark. De retour en Supersport cette année, Jules Cluzel (MV Agusta RC – Yakhnich Motorsport) a écrit une nouvelle page de l’histoire du motocyclisme dimanche à Phillip Island en remportant la première victoire de la marque italienne MV Agusta depuis celle de Giacomo Agostini au Nürburgring en 1976. La première course de la saison 2014 a été interrompue par drapeau rouge dans le huitième tour suite à ce que Jack Kennedy (CIA Insurance Honda) ait été victime d’un problème technique sur sa CBR600RR, qui a laissé s’échapper une traînée d’huile sur la piste. Une triste fin de week-end pour l’Irlandais, qui participait malgré une fracture à la cheville droite.

Une fois la piste nettoyée, les pilotes sont repartis pour une épreuve réduite à cinq tours et d’abord menée par Kenan Sofuoglu (Mahi Racing Team India Kawasaki). Le triple Champion du Monde est cependant parti à la faute sur le deuxième tour, à l’instar de Michael van Der Mark (Pata Honda World Supersport), tombé quelques secondes plus tôt et seul des deux à avoir pu repartir, en queue de peloton.
 L’absence de deux des favoris à la victoire n’a finalement pas gâché le spectacle, assuré par cinq pilotes lancés pour un véritable sprint. Jules Cluzel s’est imposé en devançant Kev Coghlan (DMC-Panavto Yamaha) dans le dernier tour, tandis que Raffaele De Rosa (Core PTR Honda) a pris la troisième place. Leader pendant plusieurs tours, Florian Marino (Intermoto Ponyexpres Kawasaki) a manqué le podium de justesse et terminé devant Roberto Tamburini (San Carlo Puccetti Racing Kawasaki). 48

Une fois la piste nettoyée, les pilotes sont repartis pour une épreuve réduite à cinq tours et d’abord menée par


m

Se tenant au sein des prestigieux week-ends de compétition du Championnat de France Superbike, évoluant ainsi sur les plus beaux circuits du pays, l’EUROPEAN BIKES est une formule qui ne cesse de croître malgré ces temps de crise. J’ai mené ma petite enquête dans le paddock et je peinais à comprendre le résultat ; après avoir discuté avec des jeunes comme des pilotes plus expérimentés, participant ou ayant pris part à cette Coupe de France, tous m’ont dit que tant qu’ils en avaient la possibilité, ils étaient prêts à se réengager les yeux fermés pour une nouvelle saison en EUROPEAN BIKES. Qu’est-ce que la Coupe de France European Bikes ? Comme son nom l’indique, c’est un championnat national qui ne dispute qu’avec des motos de marque européenne. Notez qu’à l’heure où les 4 cylindres japonais semblent régner en maître sur la catégorie des hypersports, le pari était plutôt osé. Culoté certes mais payant puisque la formule ne cesse d’être de plus en plus plébiscité par ses acteurs comme ses spectateurs. Mais pourquoi donc, j’ai toujours du mal à comprendre …. Une organisation structurée et professionnelle au sein de laquelle règne les valeurs fondamentales et historiques de l’esprit motard. Chacun vient avec son idée, ses ambitions mais tout le monde y trouve son compte. Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux comme me le dit souvent mon coach de toujours. C’est ça la recette ! Des pilotes prêts à s’entraider si besoin est, un fairplay et un esprit sportif en piste pour de saines passes d’armes sous les yeux ébahis des spectateurs qui ne rateraient sous aucun prétexte le départ de la course d’European Bikes. Un niveau élevé en piste, des motos bien préparées et en bon état, une organisation au top dans une structure désormais bien rodée,

les yeux ébahis des spectateurs qui ne rateraient sous aucun prétexte le départ de la course d’European Bikes. Un niveau élevé en piste, des motos bien préparées et en bon état, une organisation au top dans une structure désormais bien rodée, voilà quelques-uns des aspects qui participent à la réussite de la formule gagnante. Le confort des pilotes n’est jamais oublié non plus puisqu’avec le concours de ses fidèles partenaires (Pirelli, AccessSBK, ENI, Ixon, Desmo, Expotent, Afam, AMA Assurances, Boxer, FMC Brembo, Ducati, Moto Webzine …), Thierry CAPELA et son équipe offre à ses chevaliers des temps modernes un ostéopathe mis gratuitement à disposition au niveau de la semi-remorque de l’organisation. Avec le concours de Ducati, les pilotes de la marque italienne pourront participer au Challenge Ducati (voir modalités sur le site internet Ducati France). Les animations ne sont pas en reste non plus puisque Pirelli mettra cette année en jeu non plus 6 mais une dotation exceptionnelle de 12 pneus attribués par tirage au sort aux différents pilotes de la Coupe de France European Bikes. Le manufacturier transalpin ne s’arrête pas là puisqu’il proposera à tous les participants les services de ses techniciens et des prix réduits et contenus pour les achats de pneus au camion ; sans compter que dans ces conditions, le montage et l’équilibrage restent gratuits. Une ambiance festive, de la compétitivité en piste, un état d’esprit sain et valeureux, une sportivité à toute épreuve … Qu’attendezvous pour venir nous rejoindre ? Pour plus de renseignements, rdv sur le site officiel de la Coupe de France European Bikes http://www.european-bikes.com/

49


m

1 111 motos au départ. Une météo changeante (grêle, pluie, vent et même soleil). Une course à suspense, un vainqueur jeune et ému : l’Enduropale 2014 n’a pas déçu. A 23 ans, Adrien Van Beveren a enfin touché son grâle. En remportant dimanche après-midi son premier Touquet, le pilote nordiste, originaire de Racquinghem, tient sa récompense et le titre de Champion de France des Sables 2013-2014. « Ce n’est pas le plus beau Touquet que j’ai fait, mais c’est le plus beau jour de ma vie », lance-t-il. « C’est fabuleux, j’ai du mal à réaliser, c’est tellement de travail. J’ai appris que rien n’est jamais acquis, mais qu’il faut toujours y croire. Cette année, mes larmes de bonheur effacent mes larmes de tristesse de l’an dernier ». Profitant d’un arrêt-ravitaillement de moins que son principal rival, Antoine Méo, Adrien Van Beveren a su s’imposer avec panache. Auteur du holeshot mais contraint à subir la domination de son compatriote Richard Fura avant le crash de ce dernier, Adrien Van Beveren tombera sur le redoutable Antoine Méo. Le quadruple Champion du Monde d’Enduro restera plus de 2h30 en tête de l’épreuve avant le ravitaillement de trop ! Le Belge Steve Ramon terminera à la 3e place devant

Le quadruple Champion du Monde d’Enduro restera plus de 2h30 en tête de l’épreuve avant le ravitaillement de trop ! Le Belge Steve Ramon terminera à la 3e place devant l’autre animateur de l’Enduropale, Arnaud Degousée, alors que les deux têtes d’affiche, JeanClaude Moussé et Milko Potisek terminent aux 5e et 7e places.

50


m

51 51


m

Voilà le genre de réflexion que pourrait faire un propriétaire de V-Rod tellement cette moto est atypique. Bon, essayer une Harley, en général tout le monde aime, soyons honnêtes, que celui qui n’a jamais eu envie de frimer à la terrasse d’un café en contemplant ces 300kgs de métal et d chrome lève le doigt. Avec la V-Rod c’est différent, à première vue on retrouve tout de suite l’origine de la moto mais ici pas de chrome, pas de large guidon encore moins de garde-boue enveloppant, c’est bel et bien une Harley mais quelque chose a changé.

52


m

Un petit tour du propriétaire et je m’assoie dessus, ça y est j’ai trouvé, c’est un dragster ! Je m’imagine déjà sur une piste américaine guettant « le sapin de Noël » pour pourrir tout ce qui démarre autour de moi. Mon petit burn pour chauffer le pneu, bon sang je ne l’ai pas fait. Mon partenaire de route me sort de mes rêves : « pour partir il faut tourner la clé et allumer le moteur à défaut d’allumer le feu ». Ce type est trop terre à terre, il me déçoit ! Néanmoins, je lance quand même le moteur qui s’ébroue dans un bruit caractéristique des Harley avec les vibrations en moins ou si peu, en effet cette moto ne tremble quasiment pas ; c’est un peu surprenant pour une machine de Milwaukee ; vous me direz maintenant qu’ils fabriquent des motos refroidies à eau, tout se perd mon bon Monsieur . Bras et jambes tirés vers l’avant, pour un gabarit d’1m70 (la taille idéale pour un homme, si, si !), je regrette un peu cette extension extrême de mes membres, qui je ne le sais pas encore, vont être mis à rude épreuve lors des accélérations. Renseignements pris : on peut adapter des commandes aux pieds plus reculées, pas tout à fait européennes mais beaucoup moins contraignantes pour les moins d’1m75. Bien calé par la forme de la selle très incurvée, les jambes fléchies sur le sol, rien d’étonnant, avec une hauteur de selle de 675mm, on a l’impression que la moto peut se tenir droite toute seule grâce au très imposant pneu arrière de 240mm mais ce n’est qu’une impression, je vous déconseille d’essayer !

53

44


m

Le bruit du moteur est de bon ton avec une sonorité virile mais néanmoins civilisée. En ville il faut bien reconnaître que j’étais un peu timide pour passer les ronds-points, l’importance du pneu arrière me faisant craindre de ne pas pouvoir tourner ou alors de carrément tomber. Point de cela, la Night Rod se montrant assez maniable pour une telle machine, on s’enhardit à franchir ces fameux ronds-points de plus en plus vite et sans avoir l’aisance d’un roadster classique, notre Harley se sort fort bien de la circulation urbaine aidée en cela par une très faible hauteur de selle qui met le conducteur en confiance. Passé la barrière de péage et le regard des automobilistes vous prenant pour Mad Max, l’autoroute s’ouvre à nous et comme dans la plupart des cas sur une moto, on s’ennuie ! Certes on est confortablement assis dans la selle mais la position imposée par le guidon et les repose-pieds très avancés fatiguent rapidement le pilote si ce dernier veut tenir une vitesse de croisière de 130km /h, le petit saute-vent installé au-dessus du phare ne faisant pas grand-chose. Nous sortons de l’autoroute pour attaquer les nationales et départementales chères aux motards. Sortant d’un petit village nous prenons une longue ligne droite débouchant sur une série de virages et c’est là que je me suis transformé ! Tel Monsieur Hulk qui voyait ses muscles grossir à exploser ses vêtements, je me suis retrouvé avec un blouson aux mouches trop courtes et un pantalon qui crevait d’envie de se transformer en bermudas : P… .. ! elle accroche c’est incroyable, « une véritable usine à sensations » écrivait un confrère, il avait trouvé la parfaite définition de cette moto. Première, deuxième, troisième, elle pousse encore et encore, l’aiguille du compte-tours fonce vers la zone rouge et le collègue qui roulait avec moi sur une sportive japonaise bridée à 100cv m’avoua s’être fait surprendre et avoir dû s’employer à bien essorer la poignée lui aussi pour me dépasser. C’est la première fois que je me fais ce genre de réflexion sur une Harley. Enthousiasmé par son moteur on se prend au jeu et sans employer le mot d’attaque, on peut enrouler très sérieusement avec notre Night Rod spécial, d’autant plus que la tenue de route est très saine dans les petits coins comme dans les grandes courbes. 54 correct et Le freinage sans être exceptionnel est très contribue au climat de confiance que l’on a sur la moto. Il faut tout de même accompagner la moto avec son corps


m

Le freinage sans être exceptionnel est très correct et contribue au climat de confiance que l’on a sur la moto. Il faut tout de même accompagner la moto avec son corps lors de la mise sur l’angle et faire attention à la garde au sol limitée d’où l’utilité de sortir son buste pour conserver ce rythme rapide mais quel plaisir, le couple de 11,5mkg à 6.750 tours vous propulse d’un virage sur l’autre avec délectation. Certes la Harley n’est pas à comparer aux roadsters classiques et plus sportifs mais bien menée elle en étonnera plus d’un.

Petit bémol, c’est une moto de célibataire, le passager est très mal assis avec aucun point où se tenir et seul, l’amour démesuré de votre compagne pour vous la fera tenir en selle, à condition d’être gentil avec la poignée des gaz ! En conclusion voilà une Harley Davidson bien difficile à classer : pas tout à fait custom relax, pas non plus roadster énervé, encore moins GT, certainement pas sportive mais une pincée de sel de chacune, ce qui rend cette moto atypique et terriblement attachante !

Petit bémol, c’est une moto de célibataire, le passager est très mal assis avec aucun point où se tenir et seul, l’amour démesuré de votre compagne pour vous la fera tenir en selle, à condition d’être gentil avec la poignée des gaz ! En conclusion voilà une Harley Davidson bien difficile à classer : pas tout à fait custom relax, pas non plus roadster énervé, encore moins GT, certainement pas sportive mais une pincée de sel de chacune, ce qui rend cette moto atypique et terriblement attachante !

55 47

43


m

DIMENSIONS Longueur Hauteur de selle, Garde au Sol Angle de Chasse Chasse1 Empattement1 Dim. des Pneus – Avant Dim. des Pneus – Arrière Capacité en Huile Poids à vide Poids - En état de marche

2,440 mm 675 mm 115 mm 34 42 mm 705 mm 120/70ZR-19 60W 240/40R-18 79V 4.7 l 289 kg 302 kg

MOTEUR Moteur Alésage Course Cylindrée Taux de Compression Système d'alimentation

Revolution®, V-Twin à 60° à refroidissement liquide 105 mm 72 mm 1,247 cc 11.5:1 Injection électronique à port séquentiel (ESPFI)

CHASSIS Echappement Roues Avant orange Roues Arrière orange Freins

Échappement droit avec double silencieux brossés embouts noirs et pare-chaleur Roue noire à 5 bâtons dédoublés en aluminium coulé avec ligne Roue noire à 5 bâtons dédoublés en aluminium coulé avec ligne 4 pistons avant et arrière

PERFORMANCE Puissance 105 ch/78 kW à 7500 tr/min Consommation en carburant : mixte ville/autoroute6.3 l/100 km ÉQUIPEMENT ÉLECTRIQUE Éclairage (selon réglementation locale) clignotants

Feu de route, point mort, pression d'huile, clignotants, diagnostics moteur, système de sécurité, température du liquide de refroidissement, avertissements niveau de carburant, ABS

Instrumentation totalisateur kilométrique,

Compteur de vitesse électronique avec horloge sur totalisateur, double totalisateur, jauge de carburant avec indicateur de niveau de carburant et de kilométrage restant, voyant de pression d'huile, affichage des diagnostics du moteur, clignotants LED et comptetours

56


m

57


m

58


m

59

51 53


m

60


Motob Webzine fevrier 2014