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ÉDITION SPÉ CIALE DIMANCHE DES MÉDIAS 25 SE PTEMBRE 20

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Communiquer pour croire, croire pour communiquer

Numéro spécial N°47 - www.catho.be Hebdomadaire du 25 septembre 2011 Bureau de dépôt : Charleroi X • Agréation N° : P305034

Jacques Mercier, l’optimiste L’invité de la rédaction

belges francophones, Jacques Mercier a, paraît-il, pris sa retraite il y a trois ans... Mais le célèbre animateur du "Jeu des Dictionnaires" continue pourtant de cultiver son jardin. Quand il n’est pas occupé à l’écriture de son prochain roman, c’est à celle d’un spectacle qu’il se consacre. Le tout entre deux conférences, quelques "piges" pour la radio et une visite aux Médias Catholiques!

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e manière involontaire, c’est un autre Jacques qui mit le pied de notre invité à l’étrier du journalisme. Son nom était… Brel, qu’il interviewa pour le journal "Scout", alors qu’il n’avait que 14 ans… "Alors que je posais des questions ridicules, il m’a vouvoyé. C’était la première personne adulte qui me prenait au sérieux", se souvient-il. Après avoir fait ses humanités à Tournai, le jeune Mercier prit donc la direction de Bruxelles pour apprendre le journalisme, contre l’avis de ses

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parents. il s’inscrivit à l’iHECS et c’est là qu’il tomba amoureux de la radio. "J’étais timide - je le suis d’ailleurs toujours – et j’aimais le côté intimiste de ce média. " Sans plan de carrière Entré à la RTB(F) en 1963, Jacques Mercier se fit connaître du grand public grâce à "Dimanche Musique" qu’il présentait avec Stéphane Steeman. Une émission dont bon nombre d’élèves qui furent pensionnaires durant les années 60 et 70 se souviennent encore avec émotion, en particulier sa dernière tranche horaire, entre 23h et minuit, qu’ils écoutaient sous les couvertures ... Puis, vint le temps de "Musique au petit-déjeuner", du "Jeu des Dictionnaires" (qu’il a créé et animé pendant plus de vingt ans…), de "La Semaine infernale". La télé est arrivée un peu plus tard. "Parce que j’ai toujours pensé que je n’avais pas beaucoup de mémoire", explique l’animateur. outre les adaptations de ses émissions radio, Jacques Mercier fut notamment le présentateur de "Forts en têtes", de "Bonnie & Clyde"… Et aujourd’hui, il découvre la scène. Au milieu de toutes ces acti-

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À la rencontre des diocèses

© Jacques Bihin

Figure emblématique des médias

vités, l’homme garda toujours de quoi assouvir son amour de l’écriture, qu’il s’agisse de littérature ou de journalisme. Collaborateur de nombreux titres ("Télé-Moustique", "Femmes d’aujourd’hui ", "La Libre Belgique", "Plus Magazine"...), Jacques Mercier a signé également des romans, des essais, des ouvrages sur le chocolat, le patrimoine, la langue française, etc. En tout, plus de quarante publications sous son nom. Ce qui lui valut d’être admis au sein de l’Association des écrivains belges de langue française, membre du Conseil supérieur de la langue française (de 1999 à 2008) et décoré de l’ordre de Léopold.

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Invité spécial Jacques Mercier

Cette belle carrière, Jacques Mercier l’a menée sans plan particulier. Refusant même de prendre du "pouvoir" qu’on lui a proposé plusieurs fois. Le plus important pour lui reste d’avoir une vie personnelle heureuse. À ses yeux, le travail ne vient qu’après la création et surtout l’amour; toutes les amours. Est-ce cet état d’esprit qui fait qu’il a toujours le sourire aux lèvres? Sans doute. Et aussi parce que l’homme se reconnaît volontiers optimiste, y compris pour l’avenir de la Belgique. Selon lui, c’est le même sens de l’humour entre Wallons et Flamands qui sauvera le pays. • Pierre GRANIER

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Les Médias Catholiques


Les diocèses vous parlent Diocèse de Liège : Anne-Elisabeth Nève

Un "p’tit bouchon" qui a de la bouteille vers ses collègues et envers les lecteurs. à fortiori cette qualité est d’autant plus indispensable pour un responsable chrétien ! Il faut aussi, bien sûr, un intérêt réel pour les personnes et pas seulement pour les événements ! Un journaliste sportif doit s’intéresser au sport… Un responsable de presse catholique doit non seulement s’intéresser à la vie de l’Église, mais aussi être prêt à répondre de l’espérance qui est en lui ; et donc sa manière d’être, de rédiger, de parler doit être le reflet de ce qui le fait vivre, l’amour reçu de Dieu !"

Avec Hubert Naveau, son proche collaborateur.

Irait-on jusqu’à dire qu’elle a "l’tchèsse dî Saint-Lambert "* ? Pas certain ! Mais il faut avouer qu’avec son caractère de bonne vivante, Anne-élisabeth Nève peut difficilement cacher ses origines liégeoises. Avant de succéder à G. Muytjens, elle était chargée de réaliser des brochures de présentation pour différentes sociétés. C’est là qu’elle a développé ses nombreux contacts avec la presse.

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on nouveau job, elle le trouve passionnant. "Notre service s’occupe essentiellement de la revue mensuelle Église de Liège et du site internet du diocèse", explique-t-elle. "Nous faisons circuler l’information au maximum, qu’il s’agisse de parler du futur, de faire écho de ce qui se passe dans le diocèse ou de faire réfléchir par des articles de fond." Pour y parvenir, certaines compétences sont indispensables… "La première qualité est l’honnêteté, envers soi-même, en-

Un travail passionnant Pour Anne-élisabeth, la journée type n’existe pas : "Heureusement ! Nous avons toutefois  quelques constantes: travailler à l’ordinateur, se tenir au courant notamment grâce à internet, rediriger les égarés au téléphone…" souritelle avant de poursuivre son récit… "Ce qui rend mon travail passionnant, c’est de découvrir le diocèse, les personnes qui y vivent, qui assurent et développent la vie de l’église, qui prennent mille et une initiatives généreuses et courageuses, et découvrir les quatre coins de mon diocèse ; c’est d’apprendre chaque jour la vie de notre église, à Liège, en Belgique, dans le monde ; c’est de tra-

vailler avec de très nombreux interlocuteurs intéressants ! Je trouve que j’ai un travail formidable et que j’ai énormément de chance ! Les aspects moins intéressants ? Oublions-les !" Pas besoin de motiver cette Theutoise qui poursuit en partageant de plus belle son amour pour l’Église ! "Je suis émerveillée par la variété des talents, des charismes qui se manifestent, chez nous et ailleurs : chacun peut y trouver sa place, donner sa mesure, recevoir l’aide dont il a besoin. C’est cela que nous voulons partager dans notre revue et sur le site. Et puis, il y a les défis qui ne manquent pas… à commencer par une formation au bon usage des médias catholiques et du Service de Presse, que nous organisons dans le cadre de le Dimanche des Médias" La visite des lieux se poursuit et, avant de quitter la salle du Trésor, Anneélisabeth salue de loin l’évêque venu visiter l’exposition du Roi-Soleil… "Depuis dix ans, il tient ferme le gouvernail de l’Église dans le diocèse. C’est un père pour ses diocésains, qu’ils soient ou non catholiques. Il ouvre grandes les portes aux initiatives pourvu qu’elles aillent dans le sens de l’unité, de la ferveur, de la charité !".   * la tête de St-Lambert

Diocèse de Tournai : Hubert Wattier

Un chef d’orchestre à l’ombre des cinq clochers Après avoir travaillé pour des quotidiens régionaux et pour le journal Dimanche, Hubert Wattier a quitté la rédaction des Médias Catholiques pour reprendre la responsabilité du service communication du diocèse de Tournai. Pendant une trentaine d’années, ce père de famille a beaucoup bourlingué en Wallonie et en Hainaut avant d’entrer en fonction à l’évêché de Tournai, le 1er février dernier.

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n écoutant le témoignage de ce Montois, on comprend rapidement qu’il a toujours été passionné et très sensible à la communication entre les personnes. "Se parler, se connaître beaucoup mieux qu’avant", fredonnet-il en entonnant une chanson de Luc Cousineau. Voilà sans doute ce qui le motive à prendre chaque matin le train pour animer et coordonner le travail d’une équipe jeune et dynamique… Pour développer les projets, Hubert avoue qu’ "il faut tout simplement bien connaître le terrain", en l’occurrence le diocèse de Tournai où il met à profit les relations nouées dans ses jobs précédents et cherche à rencontrer un

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maximum d’acteurs diocésains. Sa méthode pour y parvenir est relativement simple : "Les fondements de la communication ne sont pas différents par rapport aux autres milieux. étant dans cette "portion" de l’église universelle qu’est un diocèse, nous œuvrons avec un regard bienveillant pour montrer ce qui se fait de bien et de beau chez nous." D’une manière générale, Hubert sait que communiquer ne va pas de soi, alors que pour lui c’est indispensable… Dans l’enceinte de l’évêché de Tournai, les activités varient d’un jour à l’autre : "Rédiger des textes pour le site internet et les publications écrites, assurer le suivi de la réalisation de ces revues, rencontrer les services du diocèse qui font appel à nous pour leur propre communication…". Ainsi Hubert aime réunir l’équipe une fois par semaine pour faire le point sur les projets en cours. Et c’est sans doute grâce à cet "esprit d’équipe" que dernièrement il a pu mener à bien la sortie d’un dépliant concernant la maison diocésaine de Mesvin (Mons)… Un seul petit regret : "Ne pas pouvoir être plus souvent sur le terrain" Depuis le mois de septembre, Hubert et son équipe s’attellent à relever un double défi : "Travailler en support

Sabrina Fournier, Thomas Leclercq, Hubert Wattier, Geneviève Frère et Pierre Vasseur du synode diocésain et commencer à gérer la première page du journal Dimanche, dédiée à l’information diocésaine." Avant de nous séparer, Hubert Wattier tient à apporter une dernière précision. "Nous sommes aussi ‘au service des services’. Nous pouvons ainsi conseiller les différents intervenants du diocèse pour leur communication, notamment en mettant à leur disposition les ressources de notre graphiste pour composer affiches, dépliants, brochures, signets de prière… De même, notre webmaster travaille avec les services à une adaptation

Édition spéciale Dimanche des Médias

constante des pages du site internet pour qu’elles soient non seulement agréables à la vue et aisées à consulter, mais aussi riches en contenu." Au service des services Pour que le service communication soit fructueux et efficace, le nouveau responsable voulait définir clairement sa mission. Aujourd’hui, les objectifs sont précisés et Hubert sait qu’il peut compter sur ses collègues qui répondront avec lui aux sollicitations des 49 Unités Pastorales réparties dans le diocèse.


Propos recueillis par C. Michel et T. Graulich

Diocèse de Namur : Christine Bolinne

Une plume aguerrie pour mettre votre capital(e) en valeur C’est à quelques mètres à peine de

Dans les paroisses, il y a vraiment cette volonté de communiquer."

la cathédrale Saint-Aubain que nous rencontrons la responsable du service communication pour le diocèse de Namur. Journaliste de formation, Christine Bolinne a travaillé pendant plus de vingt années pour la rédaction des éditions Sud Presse. ll y a un peu plus de deux ans, le diocèse a lancé un appel à candidature… "J’ai postulé et j’ai, aujourd’hui, la chance d’exercer un métier dans lequel je peux vraiment m’épanouir."

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oujours disponible, Christine aime écrire et apprécie aller à la rencontre des gens en leur permettant de parler de leurs passions, de leurs centres d’intérêt : "Cette rencontre, ce moment privilégié, je peux ensuite le partager avec le plus grand nombre. En réalité, mon travail est très diversifié. Tout comme la rédaction des articles qui composent la newsletter diffusée tous les quinze jours. Alimenter le site internet me prend du temps. Je suis donc toujours à la recherche de personnes à interviewer ou de reportages à réaliser.

Le chanoine J-M Huet et Christine Bolinne réunis avec leurs proches collaborateurs Le travail ne manque pas." C’est sans doute pour cette raison que, depuis quelques semaines, Christine peut compter sur les talents d’un nouveau collaborateur. "L’arrivée d’Alain me rassure. Il dispose, lui aussi, d’un bon sens de l’organisation, d’un contact humain chaleureux et, cela sera bien nécessaire, d’une bonne résistance au stress!" Pour atteindre ses objectifs, le duo namurois ne développe pas de méthode bien particulière : "Nous essayons de mettre nos interlocuteurs en confiance. Vous savez, l’Église

ainsi que les hommes et les femmes qui la composent ont compris qu’il fallait développer les outils de communication. Pas toujours simple quand on n’a pas l’habitude. Et puis, il faut avouer que l’actualité de ces derniers mois en a ‘refroidi’ plus d’un." Mais, même en ces temps difficiles, Christine aime montrer qu’un dynamisme existe dans l’église, que des initiatives méritent d’être encouragées, soutenues : "Je suis là pour les valoriser et je suis très contente de la newsletter telle qu’elle a été conçue. C’est un outil important…

Être vrais et spontanés Comme le précise Christine, "aujourd’hui, sur le terrain, beaucoup de prêtres, de diacres et de laïcs ont un site internet." Mais la toile n’est pas le seul concept utilisé par l’équipe… "Nous rédigeons aussi la revue Communications. Elle est plus spécialement destinée aux prêtres, aux personnes proches de l’Église. Pour le site internet, c’est différent. Il est bien sûr régulièrement visité par des internautes du diocèse, mais pas exclusivement." Ce fut notamment le constat réalisé au moment des JMJ… Le site a été particulièrement bien alimenté pendant la période estivale. Et, quelques semaines après l’événement, la journaliste namuroise reste encore très marquée par le témoignage de tous ces jeunes qu’elle a rencontrés et qui veulent communiquer leur foi : "Aujourd’hui, ce n’est pas toujours facile de dire que l’on est chrétien et que l’on va à la messe. Je leur conseille d’être vrais, de communiquer avec tout leur cœur. Toute leur spontanéité."

Vicariats de Bruxelles et du Brabant wallon : Claire Jonard

Une navetteuse loin du train-train quotidien Jonard dans la fonction de responsable pour les services communication des vicariats du Brabant wallon et de Bruxelles.

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a motivation et l’énergie nécessaire pour développer sa mission en église, celle qui appartient à l’ordre des Vierges consacrées dans l’archidiocèse, les a d’abord trouvées grâce aux jeunes : "J’ai été, durant 13 ans, active dans la paroisse de Louvain-la-Neuve comme assistante paroissiale. Ma passion, c’est la vie à la suite du Christ et de son Évangile. Sur le terrain, ce sont les JMJ qui m’ont appris à exercer la communication. Ensuite, j’ai poursuivi mon apprentissage en collaborant dans les services presse de Bruxelles-Toussaint en 2006 et de la rencontre européenne de Taizé en 2008. Mon intérêt pour la communication et les médias est né de là. C’est la Providence, les appels du Seigneur et de l’Église qui m’ont conduite à recevoir cette mission de communication." Au plein cœur des préparations aux JMJ à Madrid, Claire parvient à trouver un peu de temps pour répondre à nos questions. Elle commence par nous expliquer plus précisément sa fonction :

"Mon travail est celui d’une équipe : être à son service pour qu’elle puisse donner le meilleur d’elle-même et que chacun puisse déployer ses talents dans le travail que nous confient les vicariats. C’est coordonner, planifier, encourager, soutenir de nouveaux défis. Il faut aller chercher l’information et ce qui se vit sur le terrain. Ensuite, nous trions, hiérarchisons, organisons les nouvelles. Le dernier maillon de notre travail est plus visible : c’est la transmission de l’information… La mise en ligne sur le site web, la rédaction d’articles pour Pastoralia, la diffusion des photos, …" Et lorsqu’on lui demande de citer les compétences indispensables pour une responsable communication, c’est l’esprit d’équipe qui est une nouvelle fois mis en valeur… "Savoir travailler ensemble, être organisée et accepter de se laisser bousculer par le rythme des évènements. C’est aussi aimer l’Église et la faire aimer. C’est être élément de communion entre tous. Dans notre diocèse, la connaissance du néerlandais est importante. La responsabilité de la communication est une mission pastorale confiée par nos évêques. C’est le service au service des services… Il y a des temps pour parler, annoncer mais parfois, il faut laisser de l’espace au silence, à la méditation."

Même si son agenda semble bien rempli, notre interlocutrice sait accueillir les évènements comme ils viennent sans vouloir forcément planifier…. "Je confirme que l’Église est belle. Il faut prendre le temps de la relation vraie et authentique avec les collègues, les chrétiens et les journalistes. Ça permet au Seigneur de faire son chemin. Chaque jour est différent. Pour vous éclairer, je diviserais la semaine en trois temps : la concertation sur l’actualité ; l’enquête et la rédaction ; et la prospection." Un esprit d’équipe Forte de son expérience, Claire connait les avantages et les inconvénients de son métier… "C’est tout simplement extraordinaire de pouvoir servir l’Église et d’annoncer le Christ mort et ressuscité. Maintenant, le plus difficile, c’est le travail dans l’urgence, "le tout, tout de suite". Si la Louvaniste sait que son prochain défi ne sera pas simple puisqu’elle devra rédiger la Une du journal Dimanche, elle sait savourer les réussites… "Taizé, Bruxelles-Toussaint, les JMJ et les ordinations des évêques auxiliaires et la béatification de JeanPaul II. Parmi les éléments moins visibles, il y a la profondeur des ren-

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contres… Lorsqu’on partage un temps de reportage dans les paroisses… Là où l’Évangile se vit au quotidien."

©JMJ.be

Le Conseil épiscopal a confirmé Claire

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DoSSiER

• Jacques Mercier, l’invité de la rédaction

Un chercheur in

De nouveau à l’antenne…

Lorsqu’on évoque la spiritualité © J. Bihin

et la foi avec Jacques Mercier, il aime se définir comme un homme en perpétuelle recherche. Une recherche qui passe par la lecture des on l’a cru définitivement rangé des studios de radio avec la fin du "Jeu des Dictionnaires" qu’il a animé pendant de nombreuses années. Mais depuis la fin du mois d’août, Jacques Mercier rempile sur La Première. Chaque vendredi matin, il évoque un souvenir personnel en lien avec un fait d’actualité. L’animateur repointera aussi le bout de son nez dans la lucarne. Une nouvelle série de "Monsieur Dictionnaire" est en effet en préparation pour la télé, toujours avec Philippe Geluck. Côté écriture, il a un projet avec son fils pour évoquer… son propre père, ainsi qu’un roman en cours dont l’idée de départ est le tri d’une bibliothèque après l’achat d’un iPad. Et à la suggestion des Médias Catholiques de s’intéresser aux expressions religieuses, Jacques Mercier a confirmé qu’il allait faire une recherche et peutêtre sortir un petit livre sur le sujet… Enfin, après avoir goûté la scène avec la pièce "Mercier go home", Jacques Mercier envisage de remonter sur les planches… pour chanter! Avec Jean-Luc Fonck! En attendant, on peut toujours aller le rencontrer à l’occasion des nombreuses conférences qu’il donne un peu partout en Belgique, pour parler de chocolat ou de langue française…

• P. G.

grands penseurs, qui sont pour lui autant de sources d’inspiration pour développer sa propre philosophie de vie.

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e me suis décidé depuis quelque temps à relire tous les philosophes, de Platon à Aristote en passant par Nietzsche. J’annote toutes mes lectures, je recopie ces notes à la main et je garde ce qui me convient. Je fonctionne de cette manière depuis mes 15 ans et je remarque que j’ai gardé les mêmes questions: sur la mort, sur l’au-delà, sur la philosophie, pourquoi on est là, à quoi ça sert? Bien sûr, je suis porté par la Foi, c’est-à-dire une croyance. Je pense qu’une "énergie" fondamentale, une "intention " première, a créé notre fantastique univers et voulait que l’Homme y naisse et devienne ce qu’il est en train de devenir. Ce point de départ et d’arrivée (l’Alpha et l’omega) peut se nommer Dieu.

Ne lisez-vous que des philosophes? Je ne me limite pas aux philosophes laïcs et grecs, je lis également des

ouvrages de théologie ou des auteurs comme saint Augustin. Pour parler d’un auteur plus actuel, j’ai été très inspiré par les livres de Luc Ferry, aussi bien par son survol de la mythologie grecque que par un ouvrage paru l’année dernière et intitulé "La révolution de l’amour. Pour une spiritualité laïque". Ferry explique qu’on devrait passer au stade suivant, c’està-dire prendre tout ce qu’il y a de bon

dans la chrétienté, dans sa philosophie, et le laïciser. L’évangile inspire-t-il également votre réflexion? Dans mes lectures, j’ai effectivement la Bible que je relis régulièrement. Tout me semble parfait, à suivre ou à vivre. Et je me réfère dans mon quotidien à certaines paraboles comme "La brebis égarée" qui illustre bien une situation

"On peut rire de ce qui est fort, pas de ce qui est faible" Jacques Mercier, pour bien des auditeurs et des téléspectateurs de la RTBF, c’est avant tout une bouille sympathique et un rire communicatif. L’homme, pourtant, ne se considère pas comme un humoriste. En tant qu’animateur de la "Semaine Infernale" ou du "Jeu des dictionnaires", aviez-vous le sentiment de faire de l’humour, de créer de l’humour? Non, pas vraiment. Les chroniqueurs de "la Semaine infernale" créaient des sketchs ou des moments d’humour, mais pas moi. Moi, je n’étais que "passeur". Je disais: "Qu’avez-vous écrit cette semaine?" et puis, je riais. Je faisais déjà ça avec Stéphane Steeman dans "Dimanche musique". Je n’étais pas là pour mes talents, car j’avais 22 ans à l’époque et je venais d’entrer à la RTB, mais parce qu’il avait besoin d’un partenaire qui rie de ses blagues. En

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fait, on a arrêté quand j’ai commencé à ne plus rire de ses blagues. Je n’aimais pas trop qu’il se moque systématiquement des Flamands. D’après vous, peut-on rire de tout ? Je crois qu’on peut rire de tout ce qui est solide et certainement pas de ce qui est faible. Ainsi, je n’aime pas du tout quand on se moque des handicapés, de ceux qui sont dans la misère, etc. Par contre, cela ne me dérange pas que l’on fasse de l’humour au sujet de Dieu. Si on ne peut pas rire de la religion ou de l’évangile, c’est que ça ne tient pas. C’est que la caricature est juste. Quand Pierre Kroll réécrivait les évangiles, il ne se moquait pas du message en tant que tel, mais plutôt de sa forme extérieure, de ce côté répétitif qu’il

y a parfois dans les textes. il n’y avait rien de mal à ça, me semble-til. Je pense qu’il faut savoir rire de soi et

Édition spéciale Dimanche des Médias

que les premières caricatures devraient venir de l’église catholique elle-même. On dit souvent de quelqu’un qui a de l’humour qu’il est spirituel. Que vous inspire cette expression? C’est que l’humour fait appel à l’esprit, à la compréhension plus que la "blague" et d’autres choses liées au rire. L’humour que j’aime doit être subtil, ne pas jouer sur les grosses ficelles faciles, sur les défauts ou sur les différences qu’on attise. il est difficile d’être un bon humoriste et pourtant, c’est indispensable pour prendre des distances avec la réalité, pour analyser, au lieu de subir les © Jacques Bihin choses de la vie.


dossier

nfatigable

L’homme humble des médias

journaliste. Chaque fois, je me demande comment et pourquoi. Mais sur la question de Dieu, ça devient plus compliqué, parce qu’il n’y a pas de réponse. À part d’y croire.

© DR

Est-ce une facilité de croire? Non, mais cela donne une réponse à toutes nos questions existentielles. Alors, on sait pourquoi on est là, on sait qu’on va mourir, mais que l’on ressuscitera, on sait qu’on existe. On a les réponses à tout, on est bien. Pour moi, l’Église, c’est une communauté où on peut trouver des réponses à ses questions, à ses interrogations, mais aussi une communauté de recherche.

que je vis pour le moment sur le plan familial. Comment définir Dieu? Qu’y a-t-il après la mort? On peut trouver tant de réponses à ces questions. Personnellement, je suis partisan de remettre en question ce qu’on nous a appris, de sortir de cette tradition où l’on croit parce que les parents croyaient, alors qu’au fond, ils n’étaient pas très convaincus ou croyaient par facilité. Cela est peut-être dû à ma curiosité de

La foi doit-elle être cantonnée dans la sphère privée? Non, chacun a le droit de s’affirmer publiquement comme croyant ou incroyant. Il y a 30 ans d’ici, dans des interviews, on m’a demandé si je croyais en Dieu ou pas. Aujourd’hui, plus personne ne me pose cette question, parce que cela fait partie de la vie privée des gens, que l’on veut rester neutre et ne pas choquer les autres. Au début de "Dimanche musique", je racontais des histoires qui se passaient à la messe. À l’époque, je n’avais aucune difficulté à dire que je pratiquais. C’est devenu très difficile dans le "Jeu des dictionnaires" où toutes les sensibilités étaient représentées.

Bibliographie Quelques suggestions parmi ses livres les plus récents : "Le français tel qu’il se parle en Belgique", La Renaissance du Livre, 2000. "Les plaisirs de la langue française", La Renaissance du Livre, 2001. "Maître Gustave", La Renaissance du Livre, 2002. "Un équilibre fragile", Éditions Racine, 2005 "Au cœur des mots – Les rubriques de M.Dico", Éditions Racine, 2005 "La tentation du chocolat", Éditions Racine, 2007 "Proche des larmes", poèmes, Éditions les Déjeuners sur l’herbe, 2008. "Excès", roman, Éditions La Muette, 2010. "Contes pour petits et grands - Histoires d’animaux", sur livres audio iTunes, 2011. "Mortes Maisons", Kindle Edition, 2011 (livre numérique). "L’Année 13", Kindle Edition, 2011 (livre numérique). "Une diva amoureuse", Kindle Edition, 2011 (livre numérique).

Ni sa formidable carrière ni la médiatisation dont il a fait l’objet n’ont eu raison de la modestie de Jacques Mercier et du regard éclairé qu’il porte sur le monde médiatique. Tout au long de son parcours, l’animateur s’est toujours considéré comme un passeur, un intermédiaire pour les artistes et leur travail. Et lorsqu’on lui parle de la part de création dans la construction d’une émission, Jacques Mercier minimise. Ce n’est pas la même chose que d’écrire un poème ou un roman, de composer une pièce ou de peindre. On peut imaginer que c’est un acte créatif de faire une belle émission, de bien choisir les questions, mais ce n’est pas la même chose. Que pensez-vous de ces émissions qui sont construites autour de l’animateur et où les invités sont plus des faire-valoir que des personnes qui sont là pour exprimer un point de vue. Estce une dérive d’après vous?

Non pas une dérive, c’est une modification des choses et cela a toujours existé. Mais moi, je n’ai jamais pensé que je pouvais être ce type de présentateur. C’est évident que les émissions littéraires animées par Bernard Pivot étaient largement influencées par le choix, j’imagine, des livres qu’il présentait, autant que par sa philosophie de vie ou sa manière de penser. Alors oui, ça existe, mais je n’ai jamais fonctionné comme ça. Jamais! Quel regard portez-vous sur les médias catholiques?

J’ai l’impression qu’ils s’adressent avant tout aux catholiques, avec des infos assez ciblées comme des conférences destinées à un public particulier. Mais apparemment, le travail est bien réalisé. Vos médias ont su réagir au moment où on les attendait. Je pense à certains débats liés à la communication du Vatican, aux dossiers de pédophilie au sein de l’Église, etc. Je pense que c’est ailleurs, dans l’ensemble des médias, que les catholiques doivent faire entendre leur voix. Chaque jour quasiment, dans les journaux télévisés, des responsables et des observateurs politiques sont invités à donner leur avis sur tel ou tel sujet. Pourquoi pas des croyants? Ce serait intéressant, me semble-t-il, à condition qu’ils expriment un point de vue qui soit audible en dehors de l’Église catholique. Les interdictions émanant du Vatican ne passent pas très bien auprès du public. Il est temps de revenir à des fondamentaux comme l’amour, la justice, le respect, la paix… Vous qui êtes un utilisateur avisé des réseaux sociaux, pensez-vous que ce puisse être le lieu privilégié pour diffuser l’Évangile ?

Les chrétiens sont certainement présents sur les réseaux sociaux sans pour autant qu’on les identifie systématiquement comme tels. Je pense que toutes les phrases que je mets le matin sur mon profil Facebook pourraient être tirées de l’Évangile. Celle de ce matin, par exemple, évoquait mon émerveillement face à la lumière de l’aube et à ses nuances qui en font un moment unique.

Plus d’infos à Dimanche Service : 010/235 900

Extrait de la réflexion de Jacques Mercier sur son blog* au lendemain de sa visite chez les Médias catholiques. * http://jacquesmercier.wordpress.com

Édition spéciale Dimanche des Médias

© J. Bihin

Pour le moment, j’assimile le résultat de cette confrontation et je repense aux réponses que j’ai données. Car elles sont sans doute révélatrices du chemin à emprunter.

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Médias Catholiques

Communiquer pour croire, croire pour communiquer

l’agence d’information

Nouvelle formule le 20/09/11

I

nternet décuple sans cesse la masse d’informations. Il devient essentiel de sélectionner des sources d’informations identifiables et pertinentes. C’est là le métier et le service que CathoBel, une agence d’information catholique indépendante, rend en matière d’information religieuse tant vis-à-vis du grand public que du monde des médias, dont les repères religieux s’estompent chaque jour un peu plus. Depuis 2008, l’accent est davantage mis sur l’information nationale, interdiocésaine, diocésaine, ou en provenance d’institutions ou mouvements.Voilà pourquoi, chaque matin lors du comité de rédaction, les journalistes prennent le temps de sélectionner les dépêches pour le bulletin du jour. Fort de l’accroissement des abonnements, le projet développé tient en

quelques mots : faire plus et mieux. PLUS, en accroissant la diffusion et la visibilité auprès du grand public. Pour cela une lettre d’information et des annonces croisées sur nos différents médias sont mises en place. Un travail de sensibilisation est aussi fait auprès des paroisses et de leurs sites internet propres. MIEUX, par de nouvelles rubriques, nouveaux services, nouvelles interactivités et le lancement d’une lettre d’information intégrée au site Catho.be. Pour recevoir le bulletin d’information quotidien, rendez-vous sur http://www. catho.be

3.500

lecteurs du bulletin CathoBel par jour

126.000

lecteurs fidèles de Dimanche par semaine*

30.000 téléspectateurs de notre émission RadioTélé " Il était une foi " en TV par quinzaine et 20.000 auditeurs en radio chaque semaine

10.000

internautes par mois sur Catho.be peuvent visiter notre portail d’information en continu

70.000 auditeurs sur RCF par semaine

50.000

auditeurs des Messes radio par semaine. Entre 800.000 et 1.000.000 de téléspectateurs (en additionnant les audiences de la RTBF et de France2) pour les messes TV.

* CIM 2010 - autres chiffres estimation

la radio-télévision catholique belge D

de nos contemporains pour rendre vivante et incarnée la foi chrétienne. L’installation de l’émission dans les nouveaux studios avec décors virtuels de la RTBF a pour objectif de permettre aux chrétiens de témoigner de l’Espérance qui les fait vivre. Il s’agit également de dialoguer et de débattre de thèmes liés à la vie avec d’autres courants de pensée religieuse ou philosophique, répondant ainsi à la demande. Ainsi l’Église occupe-t-elle une place régulière et explicite dans le monde audiovisuel.

epuis sa création en 1930, la présence des chrétiens dans la programmation du service public s’est affirmée, évoluant au cours des années. 2008 et 2009 marquent une nouvelle étape. L’équipe est réorganisée et sa production TV et radio mieux coordonnée en lien avec le site Internet et le journal. Un nouveau projet éditorial et une nouvelle émission "Il était une Foi" redonnent une impulsion au média qui, grâce à cette émission, souhaite briser les clichés et partir à la rencontre

l’Église catholique de Belgique on-line

Du nouveau sur Catho.be le 20/09/11

S

on objectif est d’offrir aux internautes un lieu d’accueil pour entrer en relation avec les différentes composantes de l’Église en Belgique. C’est aussi un lieu d’information en continu sur l’actualité de l’église. La page d’accueil met à disposition un contenu grand public et des accès personnalisés pour des contenus spécialisés et approfondis. Le site, c’est aussi un portail, véritable plateforme d’ouverture et de relais vers les diocèses, services ecclésiaux et les Médias Catholiques. Catho.be est porté par l’ensemble des diocèses et vicariats, en lien avec leurs propres services de presse et communication. Créé en février 1997, Catho.be avait d’emblée deux missions… Développer un site internet qui serait le portail francophone de l’Église de Belgique (chaque paroisse

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se voyant même offrir une page propre) et offrir un serveur d’emails aux collaborateurs et aux paroisses. En février 2011, pour répondre aux évolutions du site et le rendre encore plus interactif et dynamique, le volet information du site a été redéveloppé et largement renforcé offrant ainsi aux internautes une vue complète de l’actualité religieuse par le son, l’image, l’écrit et la vidéo. Internet est un média vivant qui doit quotidiennement être alimenté. Il faut sans cesse travailler l’accroche visuelle et fournir un contenu de qualité pour devenir un point de repère fiable et attractif pour un public élargi. Nous poursuivons nos développements et nous nous attachons en particulier à "La Une" avec un nouveau graphisme et des liens renforcés vers certains domaines

du site dont les pages d’informations pratiques. L’interactivité est également une priorité, avec le développement de liens et de contenu vers Facebook ou

Édition spéciale Dimanche des Médias

Twitter qui sont devenus, en quelques années, des modes de communication incontournables dans le monde des médias.


Médias Catholiques

la radio dans l’âme R

complexe ni triomphalisme, ces radios se veulent respectueuses de ceux qui sont à l’écoute des programmes. Ce sont des radios "citoyennes", en dialogue avec la société. Elles sont à l’écoute des questions des hommes, sans esprit de chapelle, et portent un regard chrétien sur la vie du monde. Les radios RCF favorisent le lien social et s’adressent à l’âme d’auditeurs dont les convictions sont variées.

adios indépendantes au réseau RCF France, les radios RCF offrent un regard chrétien sur le monde. Elles sont ouvertes à tous les hommes de bonne volonté, les rejoignant au cœur même des préoccupations quotidiennes en leur proposant des programmes variés. Sur RCF, pas d’émissions pour spécialistes et pas de langue de bois! D’identité clairement chrétienne, œcuménique, sans

Des médias grand public au service de l’Évangile, l’information, l’opinion et la proximité Infos Pratiques

CCMC asbl - Médias Catholiques Chée de Bruxelles, 67/2 -1300 Wavre. Tél. +32(0)10/235.900. Fax +32(0)10/235.908. Site web www.catho.be Contact unique avec la rédaction : redaction@catho.be Pour toutes autres informations : info@catho.be

DIOCÈSE DE LIÈGE Site internet : http://liege.diocese.be Publication mensuelle : église de Liège Infos et abonnements : Email : liege@catho.be Adresse : rue de l’évêché, 10 - 4000 Liège - Tél. : 04/223 15 26 Spécial Dimanche des Médias : Journée de formation "Du bon usage des médias (catholiques) et du service de presse du diocèse" intervenant: Emmanuel Tourpe (RTBF) et l’abbé Eric de Beukelaer.Table ronde avec le père Philippe Cochinaux et ateliers pratiques. Le jeudi 27 octobre 2011 de 9 à 17h au CDF. PAF : 10 € inscription auprès du Service de presse (adrsees ci-dessus) avant le 20 octobre.

» 

Rcf Bruxelles : 107,6 FM www.rcfbruxelles.be

» 

RCF Namur : 106,8 FM RCF Bastogne : 105,4 FM www.rcfnamur.be

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RCF Liège : 93,8 FM www.rcfliege.be

les assemblées dominicales L

technique et liturgique de ces célébrations tout en permettant à chacune des parties concernées de faire de ces retransmissions un véritable "Service d’église" en communion avec des centaines de milliers de téléspectateurs et d’auditeurs. Ce service pastoral que nous pouvons offrir grâce à votre soutien correspond à 56 messes radio par an diffusées chaque dimanche et jours de fête, sur "La Première" et "RTBF international" de 10h05 à 11h00 et 30 messes télévisées diffusées tous les 15 jours sur " La Deux " de 10h45 à 11h40 et de 11h00 à 12h00 lorsqu’il s’agit d’une messe en Eurovision. 10 messes sont produites par la RTBF, 16 par "Le Jour du Seigneur" avec France 2.

DIOCÈSE DE TOURNAI Site internet et Newsletter hebdomadaire : www.diocese-tournai.be Publications : Paraboles (trimestriel) - église de Tournai (mensuel) Infos et abonnements : Adresse : Place de l’évêché, 1 - 7500 Tournai Tél. : 069/64 62 45 Spécial Dimanche des Médias : conférence "l’Évangile au rique des médias... Qui annoncera, qui entendre ?" Charles Delhez, sj, éditorialiste au journal Dimanche et Matthieu Hargot, webmaster de catho.be. Le mardi 20 septembre 2011 à 19h30 à la Maison de Mesvin. Chée de Maubeuge, 457 - 7024 Ciply (Mons). Entrée libre. VICARIAT DE BRUXELLES Site internet et Newsletter hebdomadaire : www.catho-bruxelles.be Publication : Pastoralia (mensuel) Infos et abonnements : Email : commu@catho-bruxelles.be Adresse : rue de la Linière, 14 – 1060 Bruxelles - Tél. : 02/533 29 06 Spécial Dimanche des Médias : opération portes ouvertes du service communication, de RCF Bruxelles et du CDD le vendredi 23 septembre à partir de 17h au vicariat (adresse ci-dessus). VICARIAT DU BRABANT WALLON Site internet et Newsletter hebdomadaire : http://bw.catho.be Publication mensuelle : Pastoralia Infos et abonnements : Email : vosinfos@bw.catho.be Adresse : chaussée de Bruxelles, 67 – 1300 WavreTél. : 010/23 52 69 Spécial Dimanche des Médias : opération portes ouvertes du service communication, visite de la Maison des Médias et drink. Le mardi 20 septembre à partir de 15h30 au vicariat (adresse ci-dessus).

Des médias partenaires © G.Cadoré

’histoire des Messes Radio-TV coïncide avec la création de la radio et de la TV de service public dans notre pays. Le but est de rejoindre des communautés locales capables de s’adapter aux exigences de la radio et de la télévision sans pour autant renier ce qui fait leurs charismes et leur spiritualité. La diffusion de la messe permet d’élargir la vie paroissiale, abbatiale ou monastique aux dimensions des pays touchés par la RTBF d’abord, mais aussi par RTBF international (en radio), France2 (en TV) ou l’eurovision. La "messe à l’antenne" est l’occasion de rassembler une communauté non seulement virtuelle, mais réelle au plan de la foi entre des personnes qui n’auraient jamais l’occasion de se rencontrer dans une église: malades et personnes âgées, prisonniers et personnes en recherche, chrétiens et non-croyants en quête de sens. La mission du service pastoral et liturgique des "Messes Radio-TV" est d’accompagner à la fois la RTBF et "les paroisses et communautés" à partir desquelles sont diffusées ces messes. il s’agit surtout de veiller à la qualité

DIOCÈSE DE NAMUR Site internet et Newsletter bimensuel : www.diocesedenamur.be Publication : Communications (mensuel) Infos et abonnements : Email : mediadiocese@skynet.be Adresse : Place du Palais de Justice, 3 - 5000 Namur - Tél. : 081/65 67 53 Spécial Dimanche des Médias : Atelier d’écriture. Apprendre à communiquer sur les médias paroissiaux et diocésain et à optimiser son message. Le samedi 1er octobre de 14 à 17h, à la salle "la Source" Place Toucrée Marche-en Famenne. Entrée libre.

Bayard Service édition dition pour la coédition de périodique toutes-boîtes KTo pour la couverture TV de l’actualité de la vie de l’église en Belgique

Édition spéciale Dimanche des Médias

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Dimanche des Médias

25 septembre 2011

Communiquer pour croire, croire pour communiquer

Le rendez-vous annuel du Dimanche des Médias est une belle occasion de nous retouver autour de la dynamique des médias. Croire pour Communiquer – Communiquer pour Croire, telle est la base de l’engagement des Médias Catholiques. Merci de nous soutenir à faire entendre la voix de l’Evangile tant dans la presse, qu’en radio, télé, et internet. Merci pour votre générosité

Derrière le miroir, un chemin d’authenticité "Soyez chemins d’authenticité au service

Luc Tielemans

Tommy Scholtes

Administrateur Délégué

Directeur de la rédaction

leurs médias.

une prise en main de journal et nous voilà plongés dans l’actualité locale et internationale. Côté pile, de belles perspectives. Rappelons l’impact des nouveaux médias - internet et les réseaux sociaux dans l’évolution démocratique de pays tel l’égypte ou la Tunisie. Côté face, quelques dérives. Livrée telle quelle, l’information est parfois brutale. Elle inquiète ou décourage. Les nouvelles s’enchaînent sans que nous puissions identifier les événements significatifs d’une recherche d’un bien être commun. Les médias, miroirs de nos sociétés, ne déforment-ils pas la réalité?

ner de la perspective, c’est apporter un éclairage. Décrypter l’actualité sous un regard chrétien, déceler les signes d’Espérance visibles au quotidien, telle est la démarche des Médias Catholiques. C’est un chemin d’authenticité, qui s’enracine dans notre foi, et qui nous fait tourner les projecteurs sur des événements porteurs de sens, et des personnalités connues et moins connues dont les choix de vie nous vivifient. En église, nos médias jouent ce rôle majeur d’information tant sur la vie de nos communautés que sur nos liens et notre implication dans la société.

Effet miroir La presse est omniprésente. L’information est surabondante et n’a jamais été aussi accessible. Un clic de souris, un bouton de télécommande,

Un chemin d’authenticité Tout média répond à une double raison d’être : informer et éclairer. Une information sortie de son contexte n’a pas nécessairement tout son sens. La remettre dans son contexte et lui don-

Un nouveau Dimanche Ce Dimanche des Médias est aussi consacré au lancement de la nouvelle formule de l’hebdomadaire Dimanche. Vous tenez en main la toute nouvelle maquette. Un plaisir de lecture accru,

delaVieetdel’Espérancequivoushabite !" Tel fut le cœur du message adressé par Benoit XVI aux professionnels des médias catholiques, à l’occasion de la fête des journalistes (St. François de Sales). Une interpellation qui met en perspective le rôle unique que les médias d’inspiration chrétienne sont appelés à tenir. Ce dimanche 25 septembre – Dimanche des médias - nos communautés chrétiennes sont invitées à y réfléchir, et à soutenir

l’introduction d’une double page dossier et la mise en avant dès la Une des informations diocésaines et de proximité. Cet outil d’information mérite une large diffusion.Votre soutien y contribuera directement comme le souligne la lettre ci-jointe. Merci pour votre générosité

Cyril Becquart Directeur adjoint

Les Médias Catholiques couvrent les grands événements comme les JMJ

Soutenez les Médias Catholiques, faites un don au CBC - BIC CREGBEBB IBAN BE54 7320 1579 6297 erte

Offre découv

À l’occasion du Dimanche des Médias

Bureau de dépôt : Charleroi

• la UNE du Dimanche Paroissial sera propre à chaque diocèse  : plus de proximité ! • un Dossier de deux pages au centre sur des questions qui font réfléchir : sur la foi, sur la vie, sur la société. Quelles réponses ?

X • Agréation N°

X • Agréation N° : P305034

diocèse de

Question du jour

Lutte contre la pauvreté, l’Europe fait-elle suffisamm ent

qui l’ont Redonner “Foi” à ceux e? perdue de vue, voire davantag Page 2

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Tournai

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et d’inC’est dans un climat de joie le 3 avril tense ferveur qu’a eu lieu, Koekeldernier, à la basilique de des berg, l’ordination épiscopale de Mgr trois nouveaux auxiliaires André-Joseph Léonard, nommés derfévrier 22 le XVI par Benoît nier. Une cérémonie émouvante à laet particulièrement soignée, 3.500 quelle ont participé près de personnes.

Le “Betième” sort un livre

ans le récent n umé(…). Avant le Bétième, la plupart des ro du trimestri el de manipulateurs n’avaient la troupe, on lit: “Puisque jamais eu le d’expérience marionnettique. mot ‘Bétième’ est une L’amidéformation du tié et la marionnette nom ‘Bethléem’, nous les unissent”, tenons à créer peut-on lire dans “À la (ou jouer) une Nativité rencontre des ou un spectacle Bolomes”. Cet ouvrage, de Noël chaque année publié à la fin en décembre. de l’été dernier, a connu Signalons-le tout de suite, une longue ce n’est et gestation puisque l’idée ce ne sera jamais une obligation, a germé dès et enle départ dans la tête core moins une corvée. des fondateurs Comme nous de la troupe. l’avions dit en boutade dès notre premier Noël, on peut écrire des centaines Une vie culturelle intense d’histoires autour de la NativiMais le “Bétième montois té… et nous venons de Messià peine d’atnes” ne s’est pas contenté teindre le premier de se regarquart de la der dans le miroir, même première centaine.” si la liste de Jean-Pierre ses 79 créations figure en fin de volume. Car l’histoire d’amour entre Mons et les marionnettes est bien plus ancienne puisqu’elle remonte à la fin du 18e siècle. Au total, pas moins d’une quarantaine de troupes différentes ont pu être ainsi repérées Brasseur, l’auteur en l’espade ces lignes, ce de deux siècles. Voilà sait de quoi il parle: qui montre, aujourd’hui écrivent les actuels retraité de “Dimanche”, “Bétièmeux”, notre ancombien les théâtres cien collègue est l’auteur de marionnetde pratites ont fait vivre culturellement quement tous les spectacles des présenquartiers. tés par le “Bétième” depuis 25 ans, Dans le répertoire, les et en particulier de ces thèmes reliNativités qui gieux ont toujours été lui sont chères. privilégiés. Rien de plus normal quand on sait qu’outre aussi par un Noël. On le sens originel du y découvrait Une tradition montoise mot “Bétième” deux personnages traditionnels (Bethléem), le mot de Qui sont ces “bétièmeux” du marionnette qui prennent petit monde de la marionnette: est un diminutif de “Marie”. tant de plaisir à manipuler BaTous les tisse était à la recherche des maBétièmes de l’histoire de Lalie son rionnettes derrière le “castelet” montoise ont épouse…disparue dans (théâdonc joué des Nativités, les coffres du tre)? “Actuellement, c’est et c’est tout un ensemble Bétième de Messines. naturellement que l’équipe d’adultes et de jeunes de la “redu Grand Mons. naissance” de 1985 a commencé elle • Hubert WATTIER

Adresse :

Trois évêques ordonnés

Un bâtiment multifonctionnel

près de trois La célébration a duré en être autreheures, mais pouvait-il les jours, en ment? Ce n’est pas tous

simultanément effet, qu’on ordonne fussent-t-ils trois nouveaux évêques, dont les auxiliaires. Un événement bien perçu fidèles ont apparemment étaient toute l’importance, puisqu’ils fait le déplaprès de 3.500 à avoir de Malinescement. L’archevêque pas manqué d’ailleurs n’a Bruxelles leur présence de les remercier pour du clergé et leur prière. Les membres massivement ont, eux aussi, répondu environ 250 à l’invitation de l’Église:

Des hommes de dialogue dans le chœur prêtres se trouvaient que l’ensemble de la basilique, ainsi une belle délédes évêques belges et français et gation de prélats italiens, verve, Mgr Léonéerlandais. Très en Godfried nard – entouré du cardinal apostolique Danneels et du Nonce dans son horappelé a – Mgr Berloco avait mélie que le Nonce apostolique en Belgique ces eu pas mal de travail un an et derniers temps, puisqu’en la nominademi, il a eu à préparer évêques! Mais tion de six nouveaux les fidèles il a également remercié

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Numéro 13 • Hebdomadaire du 3 avril 2011

Quand Noël approche, les “bolomes” (marionnettes) du “Bétième montois de Messines” ne tiennent plus en place. La troupe est sur pied de guerre, car elle prépare son traditionnel spectacle sur le thème de la Nativité. Première représentation de “Brèche de Noël” ce vendredi 17 décembre.

QUESTION DU JOUR

DIMANCHE PAROISSIAL DIMANCHE EXPRESS

Bureau de dépôt : Charleroi

Je ne suis pas encore abonné(e) et je souhaite recevoir gratuitement deux numéros au choix

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c’est un Et pour moi-même, “Mes frères et pérer. de pour leur patience. cadeau de Benoît XVI déclaré,” merveilleux effet, Mgr mes sœurs“, a-t-il d’ailleurs part du Seigneur.“ En Bruxelles et du la pour les vicariats de ne sera plus seul désormais depuis près Léonard Brabant wallon, privés la charge de l’archidiocèse d’un évêque à porter Jean Kocd’un an de la présence Malines-Bruxelles. Mgr pour le vicariat de du vicariat auxiliaire, et surtout kerols sera responsable Malines, de et amand du Brabant fl Jean-Luc Hudsyn, de depuis plus de Bruxelles; et Léon privé de cette présence du Brabant wallon; est un jour de celui flajour ce ans, Brabant du deux de de celui raison d’es- Lemmens, joie et une puissante

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Cancun

Un pas décisif Un accord modeste a été conclu le 11 décembre dernier

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Haïti,

un an plus tard Les dons se font plus rares à Timounaid

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En montagne

territoriale mand. Une répartition missions dites qui n’exclura pas des précisé. transversales, a-t-il été en tout cas, très Eksds djls dkslk skdls L’assemblée reflétait, de l’Église ldlkdl kk kmqkdd bien les multiples visages

avec le seigneur

diocésaine.

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• Pascal ANDRÉ

Des images, des interviews détails sur www.catho.be.

et plus de

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Haïti,

un an plus tard Les dons se font plus rares à Timounaid

Dimanche 19 décembre à 16h en l’église de Nimy (Mons) : concert de Noël par la chorale “ L’Érica ” au profit des Restos du cœur montois. Entrée : une boîte à chaussures contenant des vivres impérissables, des jouets, vêtements pour enfants…ou/et participation financière libre.

10 Quand

Les œuvres

dialoguent entre elles

Mail :

Numéro 14 - www.catho.be avril 2011 Hebdomadaire du 3 : P305034

• Des articles plus courts et plus accessibles ! • Une maquette plus aérée ! • Plus de photos ! • Des chroniques paroissiales gratuites ! www.di manche .be

Votre journal Dimanche fête ses 65 ans… il rajeunit et se renouvelle! Décliné en deux supports, le Dimanche Express et le Dimanche Paroissial, le journal des Médias Catholiques opère une mue importante. Pour mieux vous servir, évidemment ! Pour être plus proche de vous ! et plus complet ! Dimanche Express passe à 16 pages. Et…

Valable du 22/09/11 jusqu’au 31/12/11

Tél. :

À retourner chez les Médias Catholiques chaussée de Bruxelles 67/2 1300 Wavre ou via mail abonnement@catho.be - 010/235 900

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Les JMJ ont une mascotte Jimjy rend visite à Dimanche

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