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tendances xxe siècle : une autre visite de DIEPPE p Parcours architectural réalisé à l’occasion du Mois de l’architecture contemporaine en Normandie samedi 7 mars 2015.

Maison de l’architecture de Haute-Normandie DRAC de Haute-Normandie Dominique Amouroux

p p p p p p p p p p p p p p p p


p Le XXe siècle singulier de Dieppe

Dieppe s’imposait comme espace d’un regard sur l’architecture du XXe, siècle que cette ville a vécu d’une façon singulière. L’activité balnéaire lui a insufflé les courants de la mode des années 1930 portés par quelques créateurs actifs et des industriels fortunés. La Reconstruction y a été mesurée et diffuse. Les années 1955-1965 l’ont dotée d’édifices administratifs signés par un architecte réputé, RenéAndré Coulon, et de multiples équipements scolaires, sociaux et sportifs de proximité. Elle fut dans les années 1970-1980 placée sous le regard des médias lorsqu’elle choisit le grand architecte brésilien Oscar Niemeyer pour concevoir son extension urbaine au Val Druel, et un plasticien renommé, Victor Vasarely, pour mettre en couleurs l’un de ses châteaux d’eau. Puis, les difficultés économiques des années 1980 l’empêchèrent de bénéficier pleinement de l’élan de la première décentralisation et de bâtir les édifices représentatifs des hésitations créatives de cette période. En revanche, elle acheva le siècle en procédant à la destruction (1995) de l’un de ses chefs d’œuvre du béton, la gare maritime conçue par Ubain Cassan. Si aucun ensemble majeur ne s’impose dans le paysage de la ville, sa visite ne déçoit pas car elle met en présence de réalisations significatives de l’éclectisme début de siècle puis de l’esprit social ou festif des années 1930 ; de quelques accents forts de la Reconstruction, de discrets immeubles des années 1950 à 1970 disséminés entre les bâtisses anciennes en brique ; d’édifices publics illustrant l’évolution ultérieure des conceptions spatiales et techniques.

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p Un concentré d’architectures La visite organisée par la Maison de l’architecture de Haute-Normandie parcourt le centre administratif et culturel de la ville, le parc Jehan Ango. Elle ne s’en éloigne que pour célébrer une illustre voisine : la Villa Perrottte. Cette promenade urbaine, architecturale et paysagère remonte les décennies : commencée au tout début des années 1980, elle s’achève à la fin des années 1920. En effet, elle présente successivement : • le Centre d’Action Culturelle Jean Renoir, • le kiosque à musique, • le bâtiment réunissant la Caisse d’allocation familiale et la Sécurité sociale, • la mairie, • un immeuble de logements, • la Poste principale, • une villa Art Déco, la Villa Perrotte. Ce parcours se concentre donc sur des édifices présents dans la vie quotidienne de la cité et constitutifs de son Patrimoine du XXe siècle, patrimoine en constante évolution, notamment du fait des regards qui élargissent l’investigation au delà des années 1930 et des recherches effectuées pour identifier ou mieux connaître leurs auteurs. Au delà du contexte dieppois, cette visite participe d’une valorisation de ce patrimoine du XXe siècle dans l’ensemble de la Haute Normandie, action que conduisent la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et la Maison régionale de l’architecture (MDAHN).

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p Parc Jehan Ango Rarement une ville aura disposé pendant un demi-siècle d’une surface centrale libre aussi conséquente.

Créé par le comblement

du bassin de Bérigny effectué entre 1934 et 1936, le parc constitue tout au long de cinq décennies le réceptacle de réflexions, d’opportunités ou de rêveries de tous ordres. Le présent et le devenir de la ville s’y croisent. Les conceptions des paysagistes se confrontent aux actes des architectes. Les services techniques municipaux

y

rivalisent

parfois

avec

les

professionnels. Les municipalités successives y disposent les équipements qu’elles pensent devoir créer pour leurs administrés comme si elles disposaient là d’un «plan vierge en relief» illustrant des stratégies urbaines sans cesse révisées. Des

années

1930

aux

années

1980

d’innombrables suggestions ou projets se succèdent ainsi sur cet espace où quelques édifices finissent par s’implanter. En effet, en 1937 un concours pour la création d’un parc sur le bassin dont le comblement vient de s’achever oppose les meilleurs architectes locaux mais surtout

la

conception

néo-régionaliste

de

Marcel Hélion à l’approche moderniste de Georges Feray. Et en 1982 est inauguré le Centre d’action culturelle Jean Renoir qui vient occuper le dernier emplacement constructible. Entre ces deux dates extrêmes, des personnes vivent ou travaillent dans les baraquements de la Reconstruction dont les dernières ne

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disparaîtront qu’au seuil des années… 1970.


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Dès les années 1950 s’élabore la Cité

du quai Bérigny; le parc se rêve Rocaille XVIIIe

administrative que la municipalité rêve de

ou square à l’anglaise…

voir s’installer là sans jamais parvenir à réunir

Néanmoins, au rythme d’une par décennie,

l’ensemble des forces complémentaires qui

des constructions y jettent l’ancre : la sécurité

permettrait à une telle greffe de prendre et

sociale en pionnière au milieu des années

de se développer. Les projets se multiplient:

1950, la mairie au début des années 1960,

une bibliothèque se cale contre le pignon du

les finances et l’extension de la sécurité sociale

premier projet de la nouvelle mairie ; l’hôtel

au fil des années 1970, le centre culturel pour

des finances fait de même avant de prendre

inaugurer la décennie 1980… Elles viennent

quelques distances ; un commissariat de

délimiter un jardin public et un espace de jeux

police se pose sur le boulevard du Général De

pour les enfants.

Gaulle ; des parterres à la française tentent de

De l’autre côté des boulevards d’autres les

prendre racine ; des places de stationnement

regardent : la Poste centrale depuis la fin des

veulent s’offrir à un organisme consulaire ;

années 1950, un immeuble de logement sans

une serre chaude tutoie le bâtiment de la

doute depuis les années 1970 et un poste

sécurité sociale ; un jeu de boule s’esquisse

de police à partir des années 1980. Et, au

; un parking semi-enterré doté d’une station-

delà de la gare, le premier immeuble tertiaire

service essaie en vain de célébrer la voiture en

annonciateur

ville; une patinoire et une piscine domineraient

urbain de l’agglomération du XXIe siècle.

volontiers l’angle du Boulevard Clémenceau et

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du

nouveau

développement


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p Centre d’action Jean Renoir

culturellle

Comme les 72 autres conclus entre l’État et des

« Le projet s’exprime avec une très grande

villes de 20 000 à 100 000 habitants telles

liberté qui se traduit en élévation par des

Angoulême, Rodez, Auxerre, Annecy, Chambéry

volumes s’imbriquant les uns dans les autres

ou Douai, le contrat « ville moyenne » signé

pour créer une rupture dans un environnement

en 1975 permet à la municipalité dieppoise

très orthogonal et exprimer une très grande

conduite par Irénée Bourgois d’engager des

ouverture sur l’extérieur.» Robert Joly

actions destinées à améliorer le cadre de vie et à développer les activités culturelles de le ville. Parmi les actions contractualisées, outre la création des rues piétonnes (Grand-rue, place du Puits Salé) et la rénovation de l’îlot SaintJacques, figure la réalisation d’un centre d’action culturelle. Ce type d’édifice adapte le concept des Maisons de la Culture à la dimension d’une ville moyenne toujours dans l’intention de favoriser l’évolution culturelle et sociale de la population en lui facilitant l’accès aux différentes composantes de la culture dont le théâtre, les arts plastiques et la lecture. Un architecte parisien, Robert Joly, est chargé d’étudier et de bâtir ce nouvel équipement qui lui pose cinq questions principales puisqu’il doit : • articuler la relation visuelle entre les volumes et les matériaux de la ville ancienne et la nouvelle construction, • atténuer l’impact dans le paysage urbain et la lisière du parc du haut volume de la cage de scène du théâtre de 600 places, •

trouver

une

image

perçue

comme

accueillante par toutes les couches de la population, notamment dans l’optique d’un fort développement de la lecture,

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• assurer la continuité de la relation piétonne entre la gare et le centre-ville via l’îlot Saint Jacques, • concevoir une organisation des locaux facilitant le passage d’une activité à l’autre. Selon la méthode fréquemment adoptée par

sconception / réalisation Architecte : Robert Joly Assistant : Ilija Djelic Etudes fondations : CEBTP BET : Berim Entreprise : SUPAE

les architectes dans les années 1970, Robert Joly affecte un volume spécifique à chacune des deux fonctions essentielles du centre culturel, le théâtre et la bibliothèque. La salle d’exposition est plutôt pensée comme un élément de liaison entre les deux, la cafétéria et le studio de danse composant un troisième grand volume. Cette approche lui permet de créer l’image d’un ensemble de toitures

smaîtrise d’ouvrage

Ville de Dieppe Ministère de la Culture et de la Communication

sprogramme

Salle de spectacle (1 600 m²) Bibliothèque (2 240 m²) Salle d’exposition École de danse Cafétéria

accolées à un point haut suggérant l’image familière des toits d’un village groupé autour d’un donjon. Pour libérer partiellement le sol et créer des surfaces intérieures libres de tout point porteur, il adopte une structure associant des poteaux et des poutres en béton, selon une trame de 6m x 6m. Ce procédé lui permet de rendre les murs non porteur et donc de pouvoir les réaliser en moellons et briques de parement pour occulter la salle de théâtre, d’y implanter des ouvertures pour éclairer la cafétéria, d’ouvrir de grandes baies vitrées pour plonger les salles de lecture de la bibliothèque dans l’atmosphère du parc… Grâce à l’emploi de poutres en bois lamellécollé, Robert Joly crée des toitures en pente qui adoucissent notre perception des volumes. Afin de mieux les intégrer à la tradition constructive de la ville, il les recouvre de shingle, un matériau synthétique qui imite l’ardoise.

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sbudget

Cout total (valeur juin 1979) 20 133 365 F

schronologie

Contrat ville moyenne : 9/12/1974 Début de l’étude : 10/1974 Début de mission architecte : 05/1975 Premier avant-projet : 07/1975 Définition du programme : 20/04/1976 Second avant-projet 23/06/1976 Approbation programme par Conseil municipal : 30/06/1976 Troisième avant projet : 3/07/1978 Contrat Architecte : 22/12/1978 Plans complets : 28/02/1978 Permis de construire : 14/12/1978 Reconnaissance des sols : 2/03/1979 Plans pour les entreprises : 06/1979 Dépouillement appel d’offres : 8/09 au 21/11/1979 Plans définitifs : 29/01/1980 Inauguration : 29/01/1982


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p Kiosque

à musique

Élément incontournable de tout jardin public du XIXe siècle, le kiosque à musique se confond avec l’image de son soubassement de pierre, de sa colonnade légère de potelets de fonte et de sa haute toiture plus ou moins festonnée qui protège les exécutants et rabat le son vers la foule assise qui fait cercle. En 1970, les musiques s’amplifient, les disciplines se côtoient ou se mélangent, la foule fait face à une scène qui projette ses sons loin devant. C’est ce qu’exprime la solide construction conçue par les services techniques municipaux. Le robuste plateau de 85 m² convient aux concerts, au théâtre, à la variété et à la danse. Il est surélevé pour assurer la visibilité des 2 000 spectateurs debout censés lui faire face. Un auvent de forme convexe protège les artistes, réverbère les sons et permet l’accrochage de projecteurs et de dispositifs de sonorisation. La construction est très présente au sein du parc : à la scène s’ajoutent des sanitaires, des locaux techniques et un espace de stockage et ses concepteurs lui ont donné un aspect rustique en relation avec l’esprit d’un jardin qu’ils estimaient être « à l’anglaise ». Ils ont pour cela employé des moellons brut de granit, laissé apparents des éléments de bois et conçus des formes sobres. Pour l’inaugurer, en juin 1971, la ville convie les Solistes de Paris, le Théâtre de la Salamandre, les Frères Jacques puis Leny Escudéro.

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sconception / réalisation

Maîtrise d’œuvre : Services techniques municipaux Réalisation : Sodiepa

smaîtrise d’ouvrage Ville de Dieppe

schronologie

Conception : 1970 Attribution marché de gré à gré : 28/10/1970 Début des travaux : 02/01/1971 Fin des travaux : 8 juin 1971

sbudget

239 379 F (valeur 1970)


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p Caisse primaire de sécurité sociale et Caisse d’allocations familiales Le premier immeuble édifié au sein du périmètre

Outre son imposante longueur et sa faible

du parc sur un terrain de 1 125 m² cédé par

épaisseur

l’État longe le boulevard Georges Clémenceau

son parement autoportant de pierre de 15

sur plus de 103 mètres de long. Il comprend un

centimètres d’épaisseur où alternant douze

seul étage en attique sur un rez-de-chaussée

bandes horizontales courant sur l’ensemble

surélevé et un sous-sol partiellement enterré.

de la façade, l’une lisse tel du tuffeau, l’autre

(6,80m),

il

se

caractérise

par

smillée à la façon d’un bloc de granit breton. L’architecte

René-André

Coulon

répartit

Cet ordonnancement est solennisé par la rive

les locaux spécifiques à chacune des deux

apparente de la couverture de cuivre mais

institutions de part et d’autre d’un passage

très discrètement régionalisé par l’incrustation

ouvert à rez-de-chaussée assurant un accès au

de motifs de briques et de galets cassés sous

parc.

les appuis des fenêtres comme si René-André

Dans la partie droite, il dispose au rez-de-

Coulon avait laissé à l’architecte d’opération

chaussée les locaux liés aux accidents du travail

dieppois, Marcel Hélion, la possibilité de

que gère la Sécurité sociale (accueil, médecins,

signaler sa participation à la réalisation de

radiographie…) et à l’étage les bureaux. Dans

l’immeuble.

la partie gauche, il organise au niveau bas les

Pensée comme le premier élément de la

différents espaces (bureaux salles de classe,

grande Cité administrative, cette construction

cuisine…) de l’École ménagère dont 140

diffère radicalement de l’architecture adoptée

jeunes filles suivent les cours, et dans les

pour les immeubles les plus marquants de la

étages les bureaux de la Caisse d’allocations

Reconstruction à Dieppe, tels que ceux érigées

familiales.

en front de mer dans la partie nord du boulevard

Au-dessus

du

passage,

il

développe

en

de Verdun sous la direction de l’architecte Henri

belvédère et en léger porte-à-faux sur le parc

Tougard. Ceux-ci recourent massivement à des

la salle du conseil d’administration de ces

panneaux préfabriqués exhibant les graviers

organismes. Il traite le sol de ce même passage

qui les composent et jouent de l’avancée des

en pavés de verre de façon à éclairer le sous-

balcons, des retraits des terrasses ou des

sol, où se répartissent des locaux de stockage et

loggias

d’archivage, les garages à vélos et les quelques

Elle se rattache aux partis-pris de Louis

places de stationnement de véhicules prévues

Arretche pour la reconstruction d’édifices en

au programme.

Basse Normandie dont la Préfecture de Saint

L’immeuble de plus de 1 900 m² de surface

Lo. Elle amorce également une occupation du

accueille près de deux cents collaborateurs.

parc par des immeubles affirmant chacun une

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conception architecturale singulière.

pour animer leur ample volumétrie.


sconception / réalisation

Architecte en chef : René-André Coulon Architecte d’opération : Marcel Hélion

smaîtrise d’ouvrage Sécurité sociale

schronologie

Conception : 1953 Premier permis de construire : 10/09/1953 Début du chantier : 8/10/1953 Installation : 15/07/1955 Inauguration officielle : 7/11/1955

ssurface

Sous-sol : 688 m² Rez-de-Chaussée : 420 m² Étage : 798 m²

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p Mairie Dans la logique de création d’une cité

municipal et la construction de la salle de

administrative validé le 19 mai 1950 par le

spectacle du nouveau Casino conduisent à

conseil municipal de Dieppe, René-André

différer la réalisation du centre culturel. La

Coulon étudie le projet d’un Centre municipal

justice de paix est désormais distincte des

développant au sein de bâtiments articulés les

locaux municipaux. La bibliothèque constituera

uns aux autres, l’hôtel de ville, le centre culturel

une tranche spéciale. En revanche la demande

doté d’une salle polyvalente, la justice de paix,

de la Direction régionale des Impôts conduit à

la bibliothèque municipale et des activités

intégrer à l’étude la réalisation d’un Hôtel des

para municipales. Finalisée en 1952, ce projet

Finances. Lors des débats suivants, le conseil

reçoit un début d’exécution avec l’adjudication

municipal demande en outre que la mairie soit

des travaux de construction du seul hôtel

réalisée en une seule fois et que le projet utilise

de ville en 1954 et sa mise en chantier en

les pieux existants.

juillet 1955. Le sous-sol s’avère bien plus problématique que prévu et après deux ans de forage infructueux des pieux devant porter

Après avoir tenté durant l’été et l’automne

l’édifice, le contrat de l’entreprise en charge

1961 d’adapter les formes étudiées en 1952

de leur réalisation est dénoncé et le chantier

au nouveau programme, René-André Coulon

suspendu.

décide de concevoir un nouveau projet. Flanqué au nord de la bibliothèque municipale, et au

En 1961, la municipalité décide de reprendre

sud de l’immeuble destiné aux Finances, il

le

le

conçoit en 1962 un hôtel de ville dont la façade

programme. Le réaménagement du théâtre

se caractérise par l’expressivité de la partie

projet

en

modifiant

profondément

centrale composée de 10 grands éléments verticaux de béton architectonique blanc et d’un péristyle affirmé par la forme en pointe de diamant donnée aux dix piliers constituant une colonnade solennelle. L’édifice de 4 166 m² est estimé à 6,6MF (valeur 1962). Le 13 juin 1963, ce projet est soumis au Conseil général des bâtiments de France, l’instance nationale de validation architecturale des projets publics réunit sous la présidence de Max Querrien, directeur de l’architecture du

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ministère de la culture d’André Malraux. Cette un deuxième ascenseur implanté. René-André instance déplore l’éclairement naturel insuffisant Coulon parachève ses plans jusqu’au 12 mars des bureaux et des espaces d’accueil et la faible 1964 jusqu’à leur donner la forme de l’édifice profondeur des salles de réception ou de débat. que nous connaissons. Six mois plus tard, le 13 décembre, l’architecte soumet au même Conseil général, qui l’adopte, La mairie se caractérise par son corps central le projet modifié : visible du château, la toiture évidé (hall d’accueil du public, escalier est vêtue de cuivre, la trame est constante en suspendu à clairevoie, salles du Conseil, façade, la forme en fuseau donnée au corps des mariages et de réception), ses deux ailes central apporte une profondeur convenable aux compacte de bureaux, et sa ceinture, côté parc, salles, la surface de l’édifice est légèrement constituée d’un niveau de bureaux articulé au augmentée, la hauteur des fenêtres diminuée, volume principal par des patios.

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Édifié en béton armé par une entreprise mondialement réputée depuis le XIXe siècle pour… ses réalisations en métal, MoisantLaurent-Savay, l’édifice propose une image extérieure inhabituelle. Celle-ci combine des lignes verticales en marbre gris disposées selon d’amples U resserrés soulignant les hautes baies vitrées, une bande vitrée continue en rez-de-chaussée dont les dimensions des fines menuiseries en aluminium semblent avoir été déterminées selon les proportions du Modulor, un claustra horizontal constitué d’éléments préfabriqués en béton clair teinté couleur sable, le couronnement au débord très prononcé également en béton clair. À l’inverse de l’image implicite d’un Palais du Peuple un peu glacé que perçoivent nombre de passants, René-André Coulon dit avoir « recherché tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, des harmonies sobres avec des noirs, des marbres gris, de l’acier inoxydable, des touches plus chaudes étant données par un habillage en acajou. » Deux éléments troublent à présent notre lecture. Le reflet de la façade haute de 15,30 m dans les deux bassins qui la longeaient a

sconception / réalisation

Architecte en chef : René-André Coulon Architecte d’opération : Jean-Louis Ludinart Architecte assistant : M. Dorange Ingénieur : Cornillie Ingénieur fondation : Robert Florentin Artiste : Michel Beck

smaîtrise d’ouvrage Ville de Dieppe

schronologie

Premier projet (abandonné) Conception : 1952 Début des travaux : 07/1955 Abandon réalisation fondation : 1957 Deuxième projet (modifié et réalisé) Décision de principe sur la réalisation : 10/03/1961 Programme : 18/08/1961 Approbation conseil municipal : 28/11/1962 Passage en CGBF : 13/06/1963 Second passage en CGBF :12/02/1964 Projet définitif : 12/03/1964 Permis de construire : 22/12/1964 Adjudication des travaux : 30/12/1964 Début du chantier : 1er mars 1965 Transfert des services municipaux : fin 1966 Réception provisoire : 18/11/1966 Inauguration officielle : 1/12/1966

été supprimé lors de leur comblement pour les convertir en jardinets tout en rendant incongrue la passerelle qui les enjambait pour relier le parvis à l’entrée. La perception du vide du hall a été modifiée par l’implantation de bureaux.

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ssurfaces

Sous-sol : 2 155 m² Rez-de-chaussée : 2 084 m² Entresol : 607 m² 1er étage l 1058 m² 2e étage : 700 m²


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p Un

immeuble de logement

Face la mairie, au 12 boulevard Maréchal Joffre, a été érigé un immeuble urbain discret de six niveaux. Au rez-de-chaussée prédominent une grande boutique et l’accès au parking de l’immeuble. Les

cinq

niveaux

supérieurs

constituent

une façade parfaitement répétitive sur la place comme sur l’intérieur de l’ilôt : étages identiques, unique modèle de baies vitrées, un nombre réduit d’appartement par étage. Cette peau particulièrement fine, répétitive, systématique,

éradique

architecturale

particulière.

toute

prétention

Cependant,

le

choix de la transparence intégrale, du clin d’œil adressé à l’architecture de la mairie par le vitrage et les menuiseries d’acier inox qui les encadrent, révèlent un travail effectif sur l’architecture. Rien de tonitruant mais une attention apte à produire une qualité architecturale. Cette

réalisation

questionne

également

notre rapport « environnemental » actuel aux éléments naturels, ici la lumière, le vent et les apports solaires, triptyque qui conduit à minimiser les ouvertures ou à caparaçonner les immeubles existants d’une peau épaisse. Or, de telles baies modifient la perception de la surface des appartements en leur offrant des vues généreuses sur le parc voire une immersion dans le panorama du port et de la ville.

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p Hôtel

des postes

Conçu par l’architecte régional des Postes, Téléphones et Télégraphes R. Lecourt, cet immeuble de béton recouvert de lits parfaitement réguliers de briques rouges illustre plus que la façon dont les années 1950 font évoluer les constructions publiques des années 1930. Il rappelle en effet qu’en 1927 Dieppe fut la seconde ville de France à posséder le téléphone automatique.

square Jehan Ango), une rue aux dimensions

Car ici le bureau de poste aménagé au rez-de- d’une promenade (rue Desmarets) et une cour chaussée semble anecdotique, bien qu’il ait intérieure. Comme le Centre Jean Renoir, été dimensionné et organisé pour accueillir une l’Hôtel des Postes constitue un exercice sur centaine de personnes grâce à ses huit guichets la création d’une forme homogène, compacte frontaux, traiter les échanges télégraphiques et géométrique à partir de l’association de et les messages des télégrammes téléphonés. locaux très fortement différenciés dans leur Cette

construction

célèbre

une

technique destination, leur fonctionnement, leur surface

: la téléphonie. Et elle le montre en vitrant et leur hauteur (salles techniques, bureaux, généreusement sa façade principale au moyen vestiaires, logements de fonction, hall recevant de hautes baies derrière lesquelles ne s’installent du publique, aires de stockage…). L’adoption que deux niveaux. Le premier correspond aux d’un matériau unique, la brique rouge parachève répartiteurs et aux installations nécessaires à l’exercice. l’automatique. Le second celles requises par l’interurbain. Plus que le poids de ces installations techniques, la puissance massive de l’édifice traduit les besoins de disposer de deux amples plateaux

sconception / réalisation Architecte : R. Lecourt

libres de points porteurs afin de pouvoir y faire évoluer les installations techniques au rythme de leurs perfectionnements. Conçu en 1955 et obtenant son permis de construire l’année suivante, cet édifice est aussi un bel exercice de relation avec une rue étroite,

smaîtrise d’ouvrage Ministère des PTT

schronologie

Conception : 30/06/19551953 Permis de construire : 24/07/1956

caractérisée par ses maisons individuelles de style éclectique (rue Jules Ferry), d’une place (le

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p La Villa Perrotte 1927, il lui commande sa résidence destinée Dans les villes françaises, la modernité a souvent été diffusée par les industriels, personnes en quête de solutions novatrices permettant de libérer les espaces de production de tout point porteur intermédiaire, de supporter des charges plus importantes, de mieux diffuser l’éclairage naturel ou tout simplement d’une technique constructive ou d’un matériau illustrant le progrès. Tel est le cas à Dieppe de Pierre Perrotte : pour étendre son huilerie, il mobilise les compétence du concessionnaire Hennebique, l’un des premiers grands concepteurs de procédés de construction en béton, le matériau synonyme de résistance au feu, de mise en œuvre rapide,

à une famille de quatre enfants et de cinq domestiques. Inspirée par les architectures dépouillées, les volumes épurés et les murs lisses de Tony Garnier et de Robert Mallet Stevens, la villa s’étire sur la rue. À l’extrémité droite, le volume du garage indique que l’on a disposé sur cette façade les fonctions utilitaires (cuisine, bureau buanderie) et tourné vers le cœur de l’îlot les pièces à vivre dont l’ensemble salle à manger / salon qui donne à s’ouvrir sur un jardin géométrique. À l’inverse des immeubles de la rue Mallet Stevens (Paris), la villa se tient dans un léger retrait de la voie publique. Mais tout comme

de résistance aux charges, et de pérennité.

eux, elle développe ses formes autant pour

Mais à l’inverse de ce que firent les capitaines

l’a faite construire (l’industriel se double ici

de l’industrie, il commande préalablement sa résidence personnelle, toujours pour incarner son adhésion à l’avant garde de l’époque pour laquelle Madame Perrotte manifeste également

signifier publiquement le statut de celui qui du maire de la ville) que pour offrir un cadre spacieux à la vie du commanditaire, de sa famille et de ses amis. Intérieurement cette architecture exprime la primauté accordée

un vif intérêt.

à l’hygiène à travers l’air et la lumière qui

Alors que fleurissent à Dieppe, maisons et

aux dimensions généreuses des fenêtres et

immeubles dont l’architecture exprime une relation forte à l’histoire soit en interprétant une période particulière (Classique, par exemple), en mélangeant les styles de différentes époques (éclectisme) ou en interprétant ce que l’on peut considérer comme des traditions constructives locales (régionalisme), Pierre Perrotte choisit un architecte en vogue, Georges Feray. En

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assainissent

les

différentes

pièces

grâce

des baies, au chauffage central qui éradique l’humidité, au carrelage aisément lavable, aux peintures blanches, synonymes de propreté et de luminosité. Elle met en scène les différents aspects de la vie qui s’y déroule, familiale ou mondaine selon les circonstances, au moyen de cloisons coulissantes dont Hector Horta avait pourvu certains de ses hôtels particuliers dès les années 1880.


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Son entrée soulignée par deux luminaires qui éclairent le seuil et le vitrail qui assure l’éclairage du hall, illustre la relation forte alors existante entre l’architecture et les métiers d’art. Cette connivence s’exprime intérieurement dans les ferronneries de l’escalier et de certains éléments meublant. Si l’on se souvient que Braque et Miro vivent alors à Dieppe, que Calder et Picasso y séjournent, que Ben Nicholson y passe, on mesure à quel point cette villa est en osmose avec la part avant-gardiste de la vie que connaît alors la cité. Ses espaces intérieurs ont abrité de 2008 à 2014 une galerie d’art. Elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 30 juillet 2012.

sconception / réalisation Architectes : Georges Féray et Louis Filliol smaîtrise d’ouvrage Pierre Perrotte

schronologie

Conception : 1927 Inauguration : 1928

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p Repères RENÉ-ANDRÉ COULON (1908-1977)

GEORGES FÉRAY (1892 - 1965)

• Mobilier et radiateur en verre, pavillon Saint-

Associé à l’architecte parisien Louis Filliol,

Gobain Exposition universelle, 1937

il ouvre une agence à Dieppe où il réalise

• Maison en plastique « escargot », avec les

l’essentiel de sa carrière. Une part importante

Charbonnages de France et Saint Gobain,

de son travail disparaît pendant la seconde

1955

guerre mondiale ou ultérieurement.

• Cabine hôtelière mobile avec les Charbonnages de France et Saint Gobain,

Impressionnante par son foisonnement,

1956

l’œuvre de Georges Féray l’est aussi par sa

• Faculté des sciences, Talence, 1955 /1961

diversité stylistique.

• Faculté des sciences de Jussieu, Paris avec

S’il incarne l’élan de la modernité dieppoise

Urbain Cassan et Constantin de Gortchakoff.

des années 1930 symbolisée par des projets

• Projet d’hôtel de 1000 chambres sur le site

tels que celui d’une plage artificielle ou d’un

de la gare d’Orsay, Paris avec Guillaume Gillet.

jardin moderne pour le parc Jeahan Ango, et

• Ville nouvelle de Lacq.

des réalisations dont la Villa Perrotte ou le

• Architecte conseil pour l’ensemble Maine

groupe scolaire Jules Ferry, il laisse nombre de

Montparnasse, Paris.

constructions marquées par l’historicisme ou le classicisme. Il signe notamment • dans le style historicisant : - le café des Tribuanux - l’église du Sacré Cœur de Janval ; • dans le style classique : - le monument aux morts ; • dans le style moderne : - la quincaillerie Leveau - le bureau des douanes, - le groupe scolaire Jules Ferry, - la villa Simon, - le pavillon Dieppe - Le Tréport - Fécamp de l’Exposition universelle de 1937 à Paris (détruit) - la villa Aramys (détruite) - le garage Renault/Rédélé (détruit)

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MARCEL HÉLION Architecte dieppois, associé à Chalverat et Pelleray Réalise avant guerre : • Églises de Locon, Calonne-sur-la-Lys, Annequin (Pas-de-Calais) • Groupe scolaire Paul Bert, Neuville lès Dieppe. • Bains-Douches, Dieppe. • Silo à blé, Luneray. • Cité, Rouxmesnil. • Cité ouvrière de la société Lebon & Cie. • Villas Estelle, Clair Logis, Le Pré St Jean, Dieppe. • Atelier de Melle C. (artiste peintre), Dieppe. • Le Café Suisse, Dieppe. • Librairie papeterie, rue de la Barre, Dieppe. • Caisse d’Epargne, Dieppe. • Magasin Clavel (tapis et linos), Dieppe. • Garage Renault, Dieppe… Après guerre, il est : • lauréat du premier concours pour l’aménagement du parc Jehan Ango, • associé au projet de reconstruction du Casino étudié par René-André Coulon et Guillaume Gillet ; • auteur ( 1955 /1960) avec Jean Pittick : - du centre de thalassothérapie, - de la piscine olympique, - du golf miniature, - des gradins des tennis, - du bar-dancing de la Rotonde.

ROBERT JOLY (1928-2012)

1947 - Etudes à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Paris. 1949 - École des beaux-arts de Paris. 1956 - Troisième Grand prix de Rome. 1958 - Étude la zone A de La Défense (avec Robert Auzelle). 1959 - Architecte des Bâtiments civils et Palais nationaux. Étude du plan de Nouakchott (avec André Leconte). 1962 - Tour Souillhac, Tulle. 1964 - Maison de retraite de la Colagne, Marvejols. 1967 - Cité administrative, Mâcon. 1968 - Institut de l’Environnement, Paris, avec Jean Prouvé. Lycée agricole, Tulle-Nave. 1969 - Devient enseignant à l’Ecole d’architecture Paris La Villette. 1970 - Architecte Conseil du Lot. Réalise 28 collèges et des lycées (entre 1970 et 1980). 1972 - Plan de sauvegarde et de mise en valeur, Nantes puis ceux de Metz, Loches, Mers-les-Bains et Arles. 1985 - Publie « La Ville et la civilisation urbaine ». 1995 - Publie « l’architecte André Lurçat » (avec Pierre Joly) 1996 - Publie « Une ville à refaire »

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p La

modernité dieppoise

e

Si de multiples réalisations du début du XX

• Collège Jehan Ango

siècle et des années 1930 ont été détruites

• Extension de la CAF, (1962, Coulon, Chalverat,

au cours du second conflit mondial voire

Allayes, architectes)

ultérieurement sous la pression de la rénovation

• Abattoirs municipaux (1962/1968),

urbaine

avenue de Bréauté

ou

du

fait

d’une

connaissance e

insuffisante des créations du XX siècle, les

• Maison des sports (1963),

architectures de cette période sont mises en

avenue Gambetta

avant dans le cadre de l’histoire partagée de

• Centre Léo Lagrange (1964),

la ville. Intéressantes, elles voisinent avec des

avenue Gambetta

constructions de la Reconstruction et surtout

• Maison des jeunes

avec celles des deux dernières décennies du

rue du 19 août 1942 • Maison des sports (1965

siècle.

rue de Montigny Au moment où se construisent l’hôtel de ville

• Hôtel La Présidence,

puis le Centre d’action culturel Jean Renoir,

boulevard de Verdun

étaient mis en chantier, inaugurés ou projetés

• Gymnase Achille Dujardin (1968)

de

•`Salle des fêtes de Longueil (1968)

nombreux

bâtiments,

essentiellement

publics, parmi lesquels, sans préjuger de leur

• CES 900 (1969/1970

qualité architecturale :

rue Louis Fromanger • Port Montréal, (projet d’un port de plaisance, 1969) • Hôtel des finances, (1970/1972) •Maternelle Boudier(1970) • Gymnase de Neuville (1970) • ZAC Val Druel (projet Oscar Niemeyer 1972) • Gymnase Léon Roger • Stade Auguste Delaune, Les Vertus • Château d’eau (mise en couleur par Vasarely, 1973), Janville les Vertus • Lycée technique Pablo Néruda (1974) •Centre de protection maternelle et infantile (Janval, 1975) • Piscine Caneton (1976) • Sous préfecture (1978)

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p Remerciements La maison de l’architecture de Haute-Normandie remercie : - Les personnes qui l’ont aidée à préparer et à réaliser ce parcours architectural : DRAC Haute-Normandie, Laurence Schlumberger-Guedj, Dominique Amouroux, historien de l’architecture - Les personnes qui ont facilité et accompagné nos recherches documentaires : Direction de l’urbanisme : Gaëlle Paquet Archives de la mairie : Marie-Pierre Bourgois Archives municipales, fonds ancien : Olivier Nidelet ; Pascal Lagadec Dieppe, Ville d’art et d’histoire : Emilie Dufour Agence immobilière Stal - Les personnes ayant rendu possible l’ouverture des bâtiments et leur visite Scène nationale : Médiathèque : Ghislaine Thierry Mairie : Jean-Luc Guion Firmin Villa Perrotte : Annie Ouvry

p Crédits photos Les plans, coupes sont issues des archives municipales et du fonds ancien. Photo du CAC p2. et p.9 : couverture «Informations Dieppoises» spéciales Dieppe. Photo de Marc Coudrais. Photo p.9 et schéma et coupe p.11 extraits de «La bibliothèque dans la ville» aux éditions du Moniteur, 1984. Photographies de l’Inventaire général Région Haute-Normandie : - Cliché 20037604031,Auteur : Archives départementales de Seine-Maritime, fonds « la Documentation française », Vue aérienne de Dieppe - Cliché 20037600781, Auteur : Yvon Miossec, Dieppe, Caisse primaire d’assurance maladie, avant extension, Photo Yvon Miossec © 2003 Inventaire général Région Haute-Normandie - Cliché 20077600034, Auteur : architecte Chalverat, Ministère de l’Equipement, archives du MRU, Dieppe, Hôtel de Ville - Cliché 20037600778, Auteur : Yvon Miossec, Dieppe, la poste, Photo Yvon Miossec © 2003 Inventaire général Région Haute-Normandie - Cliché 20057600002, Auteur : Yvon Miossec, Dieppe, la villa Perrotte, Photo Yvon Miossec © 2005 Inventaire général Région Haute-Normandie - Cliché 20097602621, Auteur : Christophe Kollmann, Dieppe, villa Perrotte, intérieur Photo Christophe Kollmann © 2009 Inventaire général Région Haute-Normandie - Cliché 20067604359, Auteur : Médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, Dieppe, villa Perrotte, plan - Cliché 20047600155, Auteur : Christophe Kollmann, Dieppe, villa Perrotte, détail Photo Christophe Kollmann © 2004 Inventaire général Région Haute-Normandie - Cliché 20047600212, Auteur : Yvon Miossec, Dieppe, villa Perrotte, détail Photo Yvon Miossec © 2004 Inventaire général Région Haute-Normandie - Cliché 20097602618, Auteur : Christophe Kollmann, Dieppe, villa Perrotte, détail Photo Christophe Kollmann © 2009 Inventaire général Région Haute-Normandie

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p La maison de l’architecture de Haute-Normandie Les actions développées par la maison de l’architecture sont destinées à tous les publics curieux de la fabrication et des évolutions de la ville. La maison de l’architecture de Haute-Normandie est une structure culturelle régionale de médiation architecturale et urbaine. Elle a un rôle d’animateur du réseau régional des acteurs de l’acte de construire, et plus largement des acteurs intéressés par les thèmes de l’architecture, de l’urbanisme, de la ville et des territoires ruraux. Association loi 1901, elle favorise les échanges, les rencontres, la réflexion. Elle est membre d’un réseau national qui réunit les 35 maisons de l’architecture.

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Tendance XXème siècle : une autre visite de Dieppe  

Tendance XXème siècle : une autre visite de Dieppe  

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