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QUAND LES LATITUDES DEVIENNENT SUISSES 28 mai - 28 août 2005

d Dépaysement et exotisme garantis dans cette exposition qui explore l'imaginaire de la Suisse et de la montagne !

Quand les latitudes deviennent suisses, s'articule autour d'une remise en cause d'une vision idéale de la montagne et de son paysage. Soulignant la relation naturel / artificiel, les œuvres participent de la déconstruction d'une idée de sublime bien que nous soyons en pleine quête de ce dernier. Entre l'esthétique de la disparition - le sentiment de plénitude mêlée de la menace d'une dissolution de l'être (deux composantes essentielles de la notion de sublime) - et la recherche du pittoresque - la perception idyllique d'un idéal inaccessible - l'esthétisation du paysage mène à un folklore souvent complaisant. La réflexion métaphysique face à la nature, la religiosité cosmique, le sentiment de perte de soi propres aux Romantiques ont laissé place au fantasme d'un paysage préservé, « authentique », et à la recherche d'une « extase panoramique ». Avec le 20ème siècle s'impose le règne des affiches publicitaires et des dépliants touristiques. Dans l'Europe de la culture de masse et de l'industrie du voyage, il ne reste plus à la manière suisse que des usages mercantiles et triviaux de la montagne. Comment rêver le paysage intouché, la communauté préservée dans des trains bondés, des stations de sports d'hiver saturées, au pays des banques et des assurances-vie ?

1- Glacier de Morteratsch, photographie de Hans van Zutphen

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QUAND LES LATITUDES DEVIENNENT SUISSES

Empreintes de l'imaginaire de la montagne et de la Suisse, les pièces présentées - du paysage reconstruit au mythe des sommets en passant par la figure de Heidi - nous inviteront à partager une vision ironique, critique et parfois kitsch de ce sublime hérité du romantisme allemand. Notre imaginaire de la montagne, c'est aussi et avant tout l'image des neiges éternelles, immaculées qui s'accrochent au sommet des montagnes.... La convocation du blanc en ce mois de mai n'est pas tout à fait innocente et sans doute vous rappellera-t-elle un certain "White Spirit" qui a soufflé sur Metz il y a maintenant un an à l'ouverture du Frac Lorraine !

ARTISTES : Neal Beggs, Marine Hugonnier, Aki Ikemura, Stephan Huber, Jean-Christophe Massinon, Philippe Rahm, Roman Signer, Monica Studer & Christoph Van Den Berg (...)

NE MANQUEZ PAS ! Tout au long du mois de juin et jusqu'à la mi-juillet, le Frac Lorraine se met à l'heure suisse. À découvrir, des rencontres, des lectures, des performances et des projections autour de la montagne, des mythes qu'elle véhicule et de ses explorations.

INFORMATIONS PRATIQUES : Ouverture du mercredi au dimanche de 12h à 19h et le jeudi de 14h à 21h Entrée libre Visites accompagnées gratuites tous les jeudis de 19h à 20h et les dimanches de 16h à 17h. Accueil de groupes sur demande au 00 33 (0)3 87 74 55 00

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Partenaires : Le Fonds régional d’art contemporain de Lorraine bénéficie du soutien du Conseil régional de Lorraine et du Ministère de la Culture & de la Communication _ Direction régionale des affaires culturelles de Lorraine.

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NEAL BEGGS né en 1959 à Lane en Irlande du Nord,vit et travaille à Nantes.

Edelweiss, 2005, peinture murale Production Frac Lorraine, 2005

Après des études à l'Université de Sheffield puis à la School of Art de Glasgow, Neal Beggs débute sa carrière artistique dans la ville écossaise. Installé en France depuis peu, il poursuit le même intérêt pour le rapprochement des mondes de l'escalade, de la montagne et celui de l'art. Comme le rappelle Jean-Marc Huitorel, "Neal Beggs aime escalader, que ce soit les murs à cela dévolus ou les montagnes d'Ecosse mais aussi les tours de Glasgow (par les escaliers). Transférer cette inclination dans l'univers de son art, (...), lui permet de poser la question du "où et quand" de l'art, d'établir cette limite qui, sans jamais rompre le lien avec la vie, fait de l'art une activité spécifique.". Neal Beggs qui revendique l'escalade comme style de vie et mode de représentation, associe sa pratique sportive à celle de l'expérience picturale. En fusionnant sa passion/obsession à l'art, il poursuit la quête (vaine) de l'irreprésentable : celui du vertige et du sublime. Proche de l'état de méditation recherché par les romantiques, son travail (parcours d'escalade et/ou parcours pictural) requiert préparation, concentration et endurance physique. Face à cet inaccessible, Neal Beggs dresse un relevé de l'ensemble des sommets suisses, une cartographie qui offre une image de l'univers, du cosmos ou inversement. L'analogie est belle et la confusion est grande. Sommes-nous réellement en mesure de représenter «le sublime, ce doux mélange de danger et de beauté » ? L'artiste semble répondre que non. Rien n'est visible dans l'univers pas plus que dans le paysage montagneux, la peinture permettant uniquement « la mise en relation de territoires et de temps différents ».

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MARINE HUGONNIER Née en 1969 à Paris, vit et travaille à Londres

The Last Tour, 2004, vidéo, 14'17'' Prêt de la Galerie Judin, Zürich

1-

Le travail de Marine Hugonnier s'attache à « représenter » des phénomènes naturels à travers le monde. Que ce soit les sommets suisses ou les montagnes sans nom d'Afghanistan, elle produit des images dont la beauté et la vacuité questionnent nos goûts et manières de penser l'histoire et le paysage. L'ensemble de ces derniers travaux relève d'une critique du tourisme, de la photographie, des utopies et de notre relation à la nature. La vidéo The Last Tour réalisée en 2004 constitue la seconde partie d'une trilogie qui a débuté avec Ariana, tourné en Afghanistan pendant l'été 2002. L'artiste dit à propos de la vidéo : « The Last Tour et Ariana se penchent tous deux sur la manière dont le paysage influence l'histoire, comment le paysage est une construction sociale. (…) The Last Tour prend comme point de départ la législation grandissante qui régule la manière dont nous pouvons visiter et voir les Parcs nationaux. Avec une limitation de l'accès des visiteurs et une restriction des points de vue accessibles, la façon dont nous regardons ces lieux pose question. L'action du film se déroule dans un futur proche, un temps où ces attractions touristiques (comme le Matterhorn, montré dans le film) sont complètement fermées au public. Le film évoque la possibilité d'un retour de l'espace blanc/vide sur la carte. Le spectateur embarque pour un « Last Tour », un tour en montgolfière qui rappelle les premiers voyages de Thomas Cook en Angleterre et dans les Alpes françaises et Le tour du monde en 80 jours de Jules Vernes. L'histoire de l'alpinisme commença sous la Révolution française et s'acheva avec la conquête de la face est du Mont Everest en 1970. Depuis ce moment, il n'existe virtuellement plus d'espace inconnu à travers le monde - la découverte de la terre est arrivée à son terme alors que les satellites sont lancés dans l'espace.» Inversant le processus de conquête et de découverte, l'artiste nous mène dans un futur où la montagne se referme pour mieux se protéger, nous renvoyant à l'idéal d'un paysage intouché, préservé.

1- Marine Hugonnier, The Last Tour, 2004 Galerie Judin, Zürich

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STEPHAN HUBER Né en 1952 à Lindenberg, vit et travaille à Munich

Perfect sculptures, installation Shit happens,vidéo (…) Outre les portes, c'est la montagne qui joue un rôle important dans ce theatrum mundi dont les dispositifs fonctionnels, par un calcul délibéré, partagent le penchant baroque pour une mise en scène excessive. Avec la montagne, Huber reprend un motif auquel les arts visuels et la littérature attachent une grande importance depuis le 18e siècle surtout. (…) Qu'il suffise ici de noter que pendant de longs siècles, la montagne était perçue, nullement comme un phénomène esthétique, mais exclusivement en fonction du contraste terrible et hostile qu'elle offrait avec le monde habitable et civilisé. (…) Les inaccessibles pics enneigés irradient une beauté glacée dont la puissance réside très précisément dans le fait qu'en élucidant l'empire, en toute indépendance, d'une Nature créée par Dieu, ils n'ont nul besoin de l'homme. Dès lors, la représentation de la montagne vise une stratégie double. D'une part, elle glorifie certaine idée selon laquelle la Nature serait sublime d'être indépendante de l'homme ; d'autre part, elle apaise la terreur inhérente dans une image esthétique qui, elle, sera consommable, contrôlable. (…) Or, Huber exploite très précisément ce paradoxe [la nostalgie d'un sublime dépourvu de toute référence à l'homme accompagnée du refoulement de cette même pulsion en rendant la montagne accessible au plus grand nombre] dans son traitement de la montagne. Les montagnes auxquelles il se réfère sont tantôt fictives (à l'instar de celle des « Rencontres du troisième type » de Stephen Spielberg, par exemple) tantôt des représentations topographiquement exactes de pics existant réellement. En tant que moulages en plâtre, ces pics deviennent parfaitement ces constructions esthétiques maîtrisables, que l'on peut donc disposer sur une étagère, auxquelles ils ont été réduits par une pratique culturelle et touristique qui s'est développée au fil des siècles. Leur taille relative témoigne d'une sublimité perdue, tout comme le blanc glacé et brillant de glaciers infranchissables revient sur le mode ironique dans le plâtre blanc des maquettes (…). Le sublime, nous fait comprendre l'artiste, incarne l'idée d'un état absolu qui ne peut se réaliser dans l'image qu'au niveau d'un « comme si », sous la forme d'une citation ironique. Cette façon de décomposer l'Absolu, de relativiser le Pur, est une constante dans l'œuvre de Huber. (…) Plus le traitement des éléments individuels d'une œuvre est complexe, plus grand sera le rendement artistique en termes d'impact esthétique. Chaque œuvre tire ainsi sa validité avant tout comme hybride paradoxal de la signification. Ainsi, le moulage en plâtre de l'Eiger, du Mönch et de la Jungfrau [montagnes présentées au Kunstverein de Hanovre], faisant référence aux données régionales et biographiques de l'artiste, existe comme reflet de la localisation de l'artiste, d'une représentation mimétique apparemment ininterrompue, d'une sculpture autonome aussi bien que d'une évaluation critique de la sculpture, et enfin et surtout, de l'illusionnisme et de sa déconstruction simultanée.[…] » * Dans le prolongement des montagnes, le visiteur découvre une petite porte à mi-hauteur sur le mur. Vers le spectateur qui l'ouvre, se précipite dans un grondement assourdissant l’image d’une avalanche qui emporte une maison entière («Shit happens»). Une catastrophe, mais aussi - double manifestation du sublime une image extrêmement forte et terriblement belle. 1- Stephan Huber, Perfect sculptures Photo : Johann Hinrichs

*Stephan Berg / traduit par John Lee

Shit happens / Les emmerdes, ça arrive : sur l'exposition de Stephan Huber au Kunstverein de Hanovre

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AKI IKEMURA Née en 1971 à Gifu, Japon, vit et travaille à Paris

Heidi, 2002, photographies couleur contrecollées sur aluminium Prêt de la Galerie Anne Barrault

1-

L'univers de l'artiste japonaise Aki Ikemura mêle subtilement détournement cheap du sublime et onirisme. Dans un format évoquant la carte postale, et se rapprochant ainsi d'une forme d'usage mercantile de la montagne, l'artiste incarne la figure iconique de Heidi. Un hasard ? Bien au contraire ! « Au Japon, depuis une vingtaine d'années, les enfants baignent dans un monde d'images fabriquées, digérées, couleur bonbon, trop loin de la réalité. Tantôt violentes, tantôt aseptisées, ces images sont générées par les dessins-animés et les bandesdessinées. Les enfants y côtoient des princesses, des monstres sympathiques, des justiciers, des héros de leurs âges, souvent même empruntés aux cultures occidentales. Et lorsqu'on suppose le quotidien de ce pays hyper-industrialisé, où toute idée d'individualité est niée, on imagine aisément le repli de ces enfants devenus grands, incapables de se révéler autrement que dans leurs héros préférés. Alors l'identification n'est plus un choix, elle devient nécessité. Au Japon tous les petits enfants aiment le dessin animé "Heidi", explique Aki Ikemura, je l'ai regardé beaucoup de fois. Je me sens Heidi. Je suis Heidi. » * Ce détournement de la figure enfantine de Heidi, expression même du mythe du bon air des Alpes, symbole d'un univers idyllique, artificiel et sirupeux oscille entre régression dans le merveilleux de l'enfance et plongeon ironique dans l'idéalisation de la montagne. Qui n'a pas en tête les célèbres joues rouges, éclatantes de santé, de cette petite fille nourrie au lait de chèvre et à l'air pur ! « Sous la féerie et l'apparente naïveté des œuvres d'Ikemura, c'est toujours ce drame originaire de la vision qui confère sa gravité et sa portée propre à l'image, même la plus fantaisiste ou enfantine. Les images rêveuses de la série Planète ne dérogent pas à cet attrait de l'artiste pour le peu et l'élémentaire, comme pour l'abandon au pur plaisir de la fiction. »

* Patrice Loubier in Aki Ikemura, Planète. Editions Filigrane, 2002.

1- Aki Ikemura, Heidi, 2002

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JEAN-CHRISTOPHE MASSINON Né en 1962 à Longeville-Lès-Meta, vit et travaille à Nancy

SwissMade/Massinon, 2005, Installation Production Frac Lorraine, 2005

1-

Massinon travaille depuis plusieurs années sous la forme de « propositions » pluridisciplinaires qu'il décline soit en pièces uniques (photographies, peintures, objets...)- soit en séries tandis qu'il explore le plus souvent le multiple : éditions de petits formats, de recueils, d'expositions à monter soi-même, de tableaux portatifs, de magnets, d'autocollants, de badges (…) Réunis sous le titre "L'art contemporain vous sourit", ces objets ludiques à l'esthétique dépouillée favorisent l'interactivité, la découverte et la convivialité.

« Depuis 1996, j'ai entrepris, parallèlement à mon travail sur la peinture, l'élaboration d'un langage pictural proche des idéogrammes. Les dessins sont comme des mots, des expressions ou des phrases. Ils servent à représenter un objet ou une personne, exprimer une idée ou un concept, et en les associant, à élaborer de petites scènes. Ce langage est construit sans lettre ni mot. Il est une autre forme d'expression compréhensible au-delà des nationalités.» Les signes dépouillés, graphiques et ludiques renvoient ainsi à une vision d'un univers utopique ou du moins à une « positive attitude » à l'égard du monde qui nous entoure. Mais sous la légèreté apparente, la banalité de l'évocation d'un quotidien et le lisse des aplats de couleurs franches se dessine une vision critique du monde : celle d'une société aseptisée, standardisée et uniformisée. « La violence c'est le

lisse » nous dit Sylvie Blocher. Nous ne sommes pas loin de la formule ! Les montagnes lisses du SwissMade / Massinon érigé dans la cour du Frac nous renvoient à l'esthétique graphique et marchande - au choix - de l'étiquette d'une célèbre marque d'eau minérale ou - référence à la forme - à une prometteuse tablette de chocolat. Suisse bien sûr ! À la pureté de l'eau, à la séduction immédiate de ce panorama parfait qui masque les façades non moins séduisantes du bâtiment du Frac, se substitue une perception à la fois ironique et ludique d'un paysage soi-disant intouché et idéal. Celui-la même, vanté par le tourisme de masse dont on prône la pureté de l'air tonifiant et la neige immaculée.

1- Jean-Christophe Massinon, Swissmade / Massinon, 2005 Production Frac Lorraine, 2005

http://massinon.online.fr

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PHILIPPE RAHM Né en 1967. Vit et travaille à Paris

Foehn, 2005, installation Production Frac Lorraine, 2005

Chercheur de phénomènes ou architecte mythomane, Philippe Rahm tente le pari de rendre compte d'une expérience d'ordre psychosensorielle de l'espace mais aussi de convoquer l'une des principales questions que l'art pose au musée et à ses visiteurs : celle de la croyance et du mythe. Foehn est le projet d'une construction climatique intérieure irrationnelle. Il propose de réengager dans l'espace domestique l'instabilité du climat naturel comme une ouverture possible aux influences atmosphériques sur l'homme, réactivant une relation incontrôlée entre l'habitant et son environnement, entre fantasme, théorie humorale du 17ème siècle et imaginaire populaire. La production, par ventilation contrôlée, d'un mouvement d'air d'une vitesse de 60km/h accompagné d'une température augmentée de 8° et d'une diminution du taux d'humidité relative de 17%, conduit à simuler ce fameux vent « qui rend fou ». Ces paramètres physiques caractérisent ce phénomène climatique appelé foehn mais qui dispose de nombreuses autres appellations en Suisse et à travers le monde et est prétexte à d'innombrables croyances jusqu'à le considérer comme circonstance atténuante lors d'affaires de crimes passionnels. Insomnie, maux de tête, nervosité, le foehn provoquerait une tension, on deviendrait pulsionnel, plus sombre, aux proies à sa libido et à la déraison. Le foehn se forme de la rencontre des masses d'air chaud venant du Sud qui s'élèvent au flanc du versant Nord des Alpes, en Italie, puis se détend et se refroidit en altitude. Il frotte les montagnes de granit, passe la crête sommitale et redescend alors vers la Suisse, se comprime, s'échauffe et s'éloigne rapidement de son point de rosée. L'air devient alors très sec et limpide soufflant violemment. Après quelques jours, comme un soulagement, le foehn s'arrête de souffler, le taux d'humidité remonte, l'air redevient plus frais, on respire mieux, les tensions tombent. L'expérience proposée au Frac donne à expérimenter ce phénomène naturel. Le visiteur convoque ce vent à l'aide de ses sens (exacerbés par les croyances ancestrales autour des effets induits du Foehn) et se laisse conduire aux confins de la science et de la magie.

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CHRISTIAN SCHWAGER Né en 1966 à Winterthur, Suisse, vit et travaille à Winterthur, Suisse

Falsche Chalets, 2004, Photographies Prêt de l'artiste

Le travail de Christian Schwager s'inscrit dans la pratique photographique documentaire voir même ethnographique qui pourrait se comparer au travail des Becher. Suivant leur principe de l'archivage encyclopédique, il photographie dans leur banalité des bâtiments ordinaires : maisons familiales, ateliers, maisons de week-end, huttes de montagne, caves à vin, granges, étables, ruches, poulaillers, réservoirs d'eau et garages. Rien au premier regard ne pousse à regarder plus avant puis l'œil comme à détecter comme au jeu des sept erreurs des anomalies.

1-

Des centaines de constructions vernaculaires prenant la forme du chalet, parsemées sur le territoire suisse sont en fait des bunkers construits lors de la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à la fin de la Guerre Froide. De loin, rien ne les différencie des constructions voisines. Ils déclinent une typologie de l'ordinaire. Conçus dans un style local, ils se fondent dans le paysage et ajoutent leur touche de pittoresque à l'image publicitaire d'une idylle alpestre. La qualité du camouflage de ces ouvrages édifiés en bunkers et en fortifications rend difficile la reconnaissance, à courte distance, du caractère militaire de ces constructions. Soucieux de représenter un style de construction typique à l'environnement, les militaires, en peignant les bunkers, ont façonné un monde idéal, idée caricaturale d'une Suisse de Heidi. Dorénavant, au vu de cet inventaire photographique de “faux chalets”, il ne sera plus possible de contempler le paysage suisse avec le même enchantement, d'approcher avec la même confiance ces bâtisses en bois, rideaux de dentelle sagement tirés, volets rouges déployés et motifs floraux du balcon. L'innocence est déceptive : une trappe s'ouvre, une bouche de canon s'étire, la maison toute entière se met à tourner pour mieux viser sa cible. Le regard distancié et froid se transforme cependant en une vision ironique et suspecte sur le paysage suisse. Ces bunkers ne sont ni moins vrais ni plus faux que le “véritable” chalet suisse. Ce dernier n'est lui-même qu'un décor inventé tardivement pour l'industrie touristique. Pastiches de constructions artisanales, les maisons industrialisées participent de la création de l'imaginaire régionaliste. Par delà l'inventaire d'un patrimoine depuis peu “ révélé” à ses habitants (années nonantes), le travail de Schwager questionne : ces “faux chalets” sont-ils le décor de la honte d'une Suisse pacifique et neutre? Ou posent-ils la question de l'acceptation tacite d'une manipulation qui déjoue les icônes du civil, joue sur l'innocence de l'innocence?

1- Christian Schwager, Stall, 1937, Beocachtungsbunker, surfers GR, 2001

http://www.christianschwager.ch

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ROMAN SIGNER Né en 1938 à Appenzell, vit et travaille à St. Gallen, Suisse

Horizont, 1973 1 tirage numérique n/b

Explosion im Schnee, 1979 1 tirage numérique n/b

Säntis und Bodensee, 1975 Série de 8 tirages numériques n/b

Spur, 1980 Série de 4 tirages numériques d'après 1 film super 8

Schneefleck, 1979 2 tirages numériques n/b

Haus mit Raketen, 1981 Série de 2 tirages n/b

Prêt de la Galerie Art concept, Paris

1-

Singulier personnage que Roman Signer. Cet artiste éminemment suisse, après un apprentissage de dessinateur en bâtiment, passe par l’Ecole des Beaux-Arts de Zürich et par celle de Lucerne, et enfin par l’Académie des arts de Varsovie. Très indépendant, défendant une pratique peu académique, « sculpteur des quatre éléments » il décline son travail depuis une trentaine d'années selon un vocabulaire trivial et poétique. L'usage immodéré de l'explosif tout comme son intérêt très grand pour les hélicoptères électriques et les kayak de rivière transforme sa pratique quasi ludique en une interrogation essentielle sur les fondements de l'art : le temps, le mouvement. Artiste en performances ou en actions, il est fasciné par tout ce qui coule et explose, tout ce qui éprouve les lois de la physique et de la temporalité. Conçues comme des micro-événements ou des anti-performances, ses œuvres fonctionnent fréquemment comme une vérification des effets induits par des causes plus ou moins naturelles, sortes d'expérimentations dont les tenants et les aboutissants nous échappent. On retrouve chez Signer les préoccupations spatiales classiques de la sculpture : espaces de vides qui séparent les volumes, occupations spatiales, travail sur la matière. Néanmoins, dans cet art du ratage, du fiasco magnifique, du spectaculaire désintégré, le travail de Signer réside surtout dans la temporalité : temps de l'événement, de l'observation et de l'attente. Interventions directes sur le cours des choses, ce travail nous ramène à un réel que notre époque elle-même ne cesse de mettre en équation, en rappelant que le présent est mouvement, et en introduisant un doute sur notre croyance aveugle en une possible prévision du cours des choses.

1- Roman Signer, Schneefleck, 1979 Galerie Art Concept, Paris

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MONICA STUDER & CHRISTOPH VAN DEN BERG Née en 1960 à Zurich, Suisse. Né en 1962 à Bâle, Suisse.

Hôtel vue des Alpes, 2002, Photographie, impression jet d'encre, papier photo contrecollé sur aluminium. Prêt du Fonds régional d'art contemporain d'Alsace

Les deux artistes bâlois vivant dorénavant à Londres ont créé un site Internet intitulé Vue des Alpes en 2000. Ils invitent depuis lors l'internaute à un voyage virtuel dans un paysage montagneux qui le conduit dans un hôtel factice au décor désuet des années soixante. Depuis les vues d'extérieur, sorte de décor panoramique grandiose jusqu'à la réservation de chambres - il faut compter dix-huit mois d'attente - dans le fameux hôtel, tout est virtuel et pourtant très vraisemblable.

1-

Les images ainsi créées fonctionnent comme des déclencheurs de mémoire ; alors qu'aucune photographie (ou recherche botanique) n'a servi de support de référence aux images du site, voire même que toutes les imperfections sont visibles (les épines des conifères sont grossièrement dessinées et les montagnes au loin semblent accolées les unes aux autres), l'illusion est parfaite ! C'est d'ailleurs à partir des images 3D de ce site que les artistes tirent leurs grands panoramas photographiques, telle l'œuvre Hôtel vue des Alpes. « Quand nous voyons des images nous commençons à penser » Comme ils se plaisent à le rappeler, les deux artistes ne sont pas des peintres au sens traditionnel du terme, leur intérêt pour la production d'images s'inscrivant plutôt dans une tradition picturale hyperréaliste. Analysant le processus du souvenir, ils travaillent par le biais de la réminiscence sur des clichés afin de provoquer des réactions au niveau de la mémoire. Aucune image n'existe réellement et pourtant elles ont toutes existé (elles nous sont familières). Tout est factice et tout est vrai. Les artistes posent ainsi la question de notre propre mémoire des lieux et nous rappellent que l'imaginaire est lui aussi fortement marqué par les stéréotypes.

http://www.vuedesalpes.com

1- Hôtel vue des Alpes, 2002, Photographie. Prêt du Fonds régional d'art contemporain d'Alsace

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LES LATITUDES SE PROLONGENT ET SE DÉCLINENT CET ÉTÉ DANS LA PROGRAMMATION CULTURELLE ! LES RENDEZ-VOUS ++ DE JUIN > PERFORMANCE ALPINARIUM par la Compagnie 29/09 les jeudi 2, vendredi 3 et samedi 4 juin 2005 _ 22h30 Plongez au cœur de la Suisse, partagez et vivez le temps d'une nuit un voyage de souvenirs guidé par les artistes de la compagnie 29/09. Alpinarium vous invite, entre veille et sommeil, confortablement installé dans un lit, à évoluer dans le paysage et l'univers alpin. Au cours de la nuit se succèdent des récits biographiques, des tranches de vies de femmes issues des régions alpines, des atmosphères et des univers sonores racontés par des artistes venus d'Allemagne, de Suisse et de France qui accompagnent votre traversée. L'événement prend fin au petit matin, avec un petit-déjeuner pris en commun, au cours duquel on peut échanger ses impressions, comparer « sa nuit » avec celle du voisin… Êtes-vous sûr d'avoir vécu le même voyage ?

1-

Accès / renseignements : réservation obligatoire au 0033 (0)3 87 74 20 02 ou sur info@fraclorraine.org. En cas de désistement, merci de prévenir, au moins 24h à l'avance. Chaque soirée est limitée à 26 personnes. En cas de pluie la soirée est maintenue. Lieu : Ce parcours initiatique et fantastique se déroulera dans la cour du 49 Nord 6 Est, au pied des montagnes revisitées par Jean-Christophe Massinon pour l’exposition Quand les latitudes deviennent suisses. Tarifs par soirée : 10 euros tarif plein / 8 euros tarif préférentiel (amis du Frac, et étudiants sur présentation d'un justificatif). Entrée libre pour les détenteurs du LaissezPasser.

> LITTÉRAIRE BIS CHRISTIAN PRIGENT & GRAND-MÈRE QUÉQUETTE mercredi 15 juin _ 20h30 Christian Prigent, né en 1945, est l'un des écrivains français les plus importants de sa génération. Depuis 1969, il a publié, en particulier aux éditions P.O.L, une vingtaine de livres de poésie Écrit au couteau, Une phrase pour ma mère, L'Âme - ainsi que de nombreux essais - Ceux qui merdent, Une erreur de la nature, À quoi bon encore des poètes ? Ses lectures publiques constituent de véritables événements. Grand-mère Quéquette est l'avant-dernier livre publié par Christian Prigent. Salué par la critique comme son œuvre majeure, c'est un roman-poème formidable et réjouissant, qui bouscule nos habitudes de lecture et invente une langue d'une étonnante vigueur. Roman familial, autobiographie oblique, poème d'un crime crapuleux, Grand-mère Quéquette nous entraîne dans un monde burlesque et impressionnant. Christian Prigent, pour Littéraire bis, en proposera une « lecturemarathon ». Accès : 4 euros tarif plein / 3 euros tarif préférentiel (amis du Frac et étudiants sur présentation d'un justificatif). Entrée libre pour les détenteurs du Laissez-Passer.

> CAFÉ LITTÉRAIRE “ La littérature des sanatoriums : de la toux à l'humour à mort” avec René Siestrunck Jeudi 16 Juin 05 à 19h, Jardin, 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine

1-Alpinarium, Compagnie 29/09, Berlin, Festival du Belluard à Fribourg en juillet 2004 Photo : Leyla Rabih

S'il y a de l'humour dans les sanatoriums - en particulier dans ses représentations littéraires - il ne peut être que noir, émanant de personnages cyniques qui toussent leurs bons mots comme ils poussent les idées jusqu'à l'absurde. Humour provisoire de celui qui croit que son séjour parmi les ombres sera de courte durée ; humour de condamnés à mort qui n'ont plus que la parole pour marquer les mémoires ; humour par décalage de la société des biens portants. Le sociologue et écrivain René Siestrunck nous invite à un voyage

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littéraire déroutant (D. Vogel, T. Hori, R. Barthes, A. Camus, T.Bernhard, D Buzzati, etc.) qui lève le voile sur ce huis clos propice aux dérives de l'âme. Consultant en sociologie et sciences humaines pour les questions des modes de vie en montagne, éditeur, René Siestrucnk a signé une dizaine d'ouvrages et en a publié une centaine. Il vient d'achever une trilogie sur l'histoire des vallées briançonnaises : "Sautefrontières" (1998), "Profils briançonnais" (2000) et "Tournées par le vent" (2004). Accès : Entrée Libre, sans réservation

> CONCERT STIMMHORN - Voyage acoustique à travers les Alpes mardi 21 Juin 2005 _ 20h30 « Des extraterrestres dans la topographie sonore de l'Helvétie » ainsi sont décrits les membres de stimmhorn (littéralement : voixcor). Fondé en 1996 le duo composé de Balthasar Streiff et Christian Zehnder s'est lancé dans une exploration aux confins de la voix et du cor des Alpes. Lieu : 49 NORD 6 EST - Frac Lorraine, 1 bis rue des Trinitaires, Metz Accès : 3 euros tarif plein / 2 euros tarif préférentiel (amis du Frac et les étudiants sur présentation d'un justificatif). Entrée libre pour les détenteurs du Laissez-Passer. ATTENTION : l'exposition Quand les latitudes deviennent suisses sera ouverte le mardi 21 juin de 20h à 23h

> CONFÉRENCE DES ATTITUDES AUX LATITUDES / Soirée hommage à Harald Szeemann, Jeudi 23 juin 2005 _ 20h30 Conférence de Marlène Belilos, journaliste et présentation de son film En marge : Quand les attitudes deviennent formes, 1969, 28’. Télévision Suisses Romande (c) 1969. Commissaire d’exposition visionnaire et théoricien de l’art, Harald Szeemann, récemment disparu, est l’une des figures emblématiques de la scène artistique de ces quarante dernières années. Le film de Marlène Belilos, réalisé en 1969, constitue un remarquable témoignage de son engagement artistique et un document unique sur l’événement qui a changé l’histoire des expositions et marqué l’avènement de la position du «curateur» Quand les attitudes deviennent formes à la Kunsthalle de Berne. Un document et une soirée exceptionnels ! Accès : 4 euros tarif plein / 3 euros tarif préférentiel (amis du Frac). Entrée libre pour les détenteurs du Laissez-Passer et les étudiants sur présentation d’un justificatif.

> CAFÉ LITTÉRAIRE « Le récit de voyage en Suisse” avec Adrien Guignard Jeudi 30 juin _ 19h, Jardin, 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine

1-invitation au concert de stimmhorn au 49 NORD 6 EST - Frac Lorraine

Chercheur FNRS et assistant diplômé à l'Université de Lausanne (Département de littérature française moderne), Adrien Guignard propose une sélection de lectures estivales autour de l'esthétique du sublime (Goethe, Byron, V. Hugo, Chateaubriand, Rimbaud…) et de la naissance des perceptions ironiques des Alpes (R. Töpffer, A. Daudet…). Au travers de ces extraits littéraires incontournables, Adrien Guignard nous fait remonter aux origines et aux archétypes du tourisme alpin jusqu'à sa mise en critique. Un débat piquant qui est toujours d'actualité ! Adrien Guignard conduit depuis 2002 une thèse sur les perceptions et les représentations des Alpes au XIXème (dirigée par Claude Reichler). Il prépare également une édition sur les récits de voyage de Emile Zielgelmeyer, artisan papetier strasbourgeois du XIXème siècle. Accès : entrée libre et sans réservation.

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> « SOUS LES ÉTOILES ! » Vendredi 1er juillet _ 22h30, Cour du 49 Nord 6 Est - Frac Lorraine Projection plein air du film « Nomades afghans » de Ella Maillart D’origine suisse, Ella Maillart (1903-1997) est une des voyageuses les plus étonnantes du XXème siècle. Sportive accomplie, exploratrice, écrivain, photographe et journaliste, Ella Maillart a parcouru les régions les plus reculées de la planète dans des conditions extrêmes (Union soviétique, Asie centrale, Chine, Mandchourie, Cachemire, Inde…). De son intérêt pour le cinéma restent les documents tournés en Iran et en Afghanistan, pays qu'elle traverse dans les années 1930 avec sa compagne Annemarie Schwarzenbach. Vouant une grande admiration aux peuples nomades - les Afghans en particulier - elle a su donner des réponses humaines et personnelles face aux préjugés occidentaux et à l'exclusion. Quelques décennies plus tard, sa révolte reste toujours d'actualité. Un document rare pour une soirée unique ! Réalisation : Ella Maillart et Annemarie Schwarzenbach, 1939, 60 minutes, 16 mm, noir et blanc. En partenariat avec Ciné Art. Restauré avec le soutien de MEMORIAV, Association pour la sauvegarde de la mémoire audiovisuelle suisse. Remerciements au Musée de l'Elysée de Lausanne et à la Cinémathèque suisse. Accès : entrée libre et sans réservation La projection sera accompagnée d'une présentation de l'association Ciné Art. En cas de pluie, la projection est maintenue dans la salle de conférence.

> HORS LES MURS EDUARDO SRUR 6 juillet - 28 août 2005

en partenariat avec le Frac Bourgogne

Invité par le Frac Lorraine et le Frac Bourgogne, l’artiste brésilien Eduardo SRUR investit l'espace public de Metz et Dijon le temps d'un été. Loin des buildings modernes et des hautes tours de São Paulo, ses anges expérimentent en France l'horizontalité et se frottent au patrimoine ! À Dijon, un ensemble de onze tentes ponctue le tissu urbain dans lequel il s'insère en offrant une gigantesque et percutante peinture phare. À Metz, ce sont les « signes » du pouvoir local - du religieux au militaire - et les lieux emblématiques du patrimoine messin qui sont investis. 1-

Accès : à Metz, un parcours sera proposé à travers la ville depuis le Frac Lorraine.

> FESTIVAL DES LATITUDES 6 - 9 juillet, Metz Le Frac Lorraine prend toutes latitudes pour investir l'espace public de Metz. Des artistes de différentes longitudes sont invités quatre jours durant à ponctuer la ville de leurs actions et de leurs projets ! Pas de manifestations ostentatoires ni de statuaire imposante, juste des présences discrètes, des parcours nocturnes, des actions éphémères, des performances poétiques avec ce même fil conducteur de la géographie et de l'imaginaire de la montagne Programme complet, horaires et lieux d'interventions à découvrir au mois de juin ! Renseignements : 0033 (0)3 87 74 20 02 ou sur www.fraclorraine.org Partenaires : Les Yeux de l'Ouïe, Ciné Art, l'Office de Tourisme de Metz, Musiques Volantes,… 1- Eduardo Srur, Camp of Angels, futur Instituto Dr. Arnaldo de São Paulo, Brésil

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QUAND LES LATITUDES DEVIENNENT SUISSES 28 May - 28 August 05

d This exhibition is sure to take you out of the routine with something exotic as it explores Switzerland and the Swiss mountains in people's imagination! Quand les latitudes deviennent suisses (When Latitudes become Swiss) focuses on a questioning of the ideal view of the mountain and its landscape. Underlining the natural / artificial relationship, the installations and works contribute to the deconstruction of one idea of the sublime, although it is something we are really on the lookout for. In the Europe of mass culture and the holiday industry, the Swiss way is reduced to putting its mountains to petty mercenary uses. How can we dream of pristine countryside and an unspoiled community in packed trains and saturated skiing resorts in a country noted chiefly for its banks and life insurance firms? Stamped with Switzerland, landscape to Heidi - will critical and sublime that

the imaginary view of the mountains and of the items on show - from the reconstructed the myth of mountain peaks and the figure of be inviting us to share an ironic, sometimes kitsch view of this example of the comes down to us from German Romanticism.

ARTISTS : Neal Beggs, Marine Hugonnier, Aki Ikemura, Stephan Huber, Jean-Christophe Massinon, Philippe Rahm, Roman Signer, Monica Studer & Christoph Van Den Berg (...)

1- Glacier de Morteratsch, photograph ofHans van Zutphen

OPENING : Wednesday to Sunday, 12-19.00 and Thursday, 14-21.00. Admission free. + free guided tours each Thursday from 19-20.00 and on Sundays at 16-17.00

ENQUIRIES - CONTACTS : HÉLÈNE GUENIN & VALÉRIE AUDREN / TÉL +0033 (0)3 87 74 20 02 / FAX +0033 (0)3 87 74 20 56 / INFO@FRACLORRAINE.ORG


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DON’T MISS THIS SUMMER The programme includes an exhibition, projects in the public area, a festival, short film shows, travel readings (maybe a little naughty sometimes)… So many ramblings on the mountains in the imagination and in the real world. Between an ideal view revisited, a hard time for the sublime, and waylaid kitsch we invite you to enjoy a little dream and a few moments of sheer poetry. RENDEZ-VOUS ++ > PERFORMANCE ALPINARIUM by Compagnie 29/09 Thursday 2, Friday 3 and Saturday 4 June 05 _ 22.30 1-

Plunge in the Swiss heartland, share and experience for a night a trip down memory lane with the artists of Compagnie 29/09 as your guides. Alpinarium invites you, snuggled up in a bed, halfway between waking and sleeping, to move through an Alpine landscape and world. During the night, you will have a series of biographical narratives, slices of the lives of women from the Alpine regions, atmospheres and worlds of sound as told by artists from Germany, France and Switzerland to take you through. The event ends first thing in the morning with breakfast together and a chance for you to exchange impressions and 'compare nights' with your neighbour… Are you sure you were on the same trip? Access / enquiries: booking required on 0033 (0)3 87 74 20 02. 26 persons maximum per evening Rates: full rate 10 euros / reduced rate 8 euros (Friends of the Frac and students on showing student card). Pass-holders admission free.

> CONCERT STIMMHORN - An acoustic journey across the Alps Tuesday 21 June 2005 _ 20.30

2-

« extraterrestrials in the sound topography of Helvetia » is how the members of stimmhorn (literally : voice-horn) are described. Founded in 1996, the duet of Balthasar Streiff and Christian Zehnder have launched into an exploration on the borderland area between the voice and the Alpine horn. Place: 49 NORD 6 EST - Frac Lorraine, 1 bis rue des Trinitaires, Metz Access: full rate 3 euros / reduced rate 2 euros (Friends of the Frac and students on showing student card). Pass-holders admission free. N.B.: the exhibition Quand les latitudes deviennent suisses will be open on Tuesday 21 June from 20-23.00

Partners : The Fonds régional d’art contemporain de Lorraine is supported by the Lorraine regional Council and the Regional Cultural Affairs Department (DRAC) at the Ministry of Culture

1-Alpinarium, Compagny 29/09, Berlin, Festival du Belluard at Fribourg in july 2004 Photo : Leyla Rabih

> EXTRA MUROS PROJECTS EDUARDO SRUR 6 July - 28 August 2005

in conjunction with Frac Bourgogne

Invited by Frac Lorraine and Frac Bourgogne, the Brazilian artist Eduardo SRUR invests the public space in Metz and Dijon over one summer. Access: in Metz, there will be a suggested itinerary through town starting from the Frac Lorraine building.

2- Eduardo Srur, Camp of Angels, futur Instituto Dr. Arnaldo de São Paulo, Brazil

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NEAL BEGGS Born in 1959 at Lane, Northern Ireland. He lives in Nantes.

Edelweiss, 2005, wallpainting Frac Lorraine production , 2005

After studying at Sheffield University and the Glasgow School of Art, Neal Beggs embarked on his career as an artist in Glasgow. He recently settled in France, where he continues to be interested in bringing together the worlds of climbing and mountains and the world of art. As Jean-Marc Huitorel reminds us, 'Neal Beggs enjoys climbing, whether it be purpose-built walls or the mountains of Scotland, or even the tower blocks of Glasgow (going up the stairs). Transferring this inclination to the universe of his art, (...), enables him to ask the question of the 'where and how' of art, and set the boundary which, without ever breaking the tie with life, sets art apart as a specific activity'. Neal Beggs, who lays claim to climbing as both a lifestyle and a mode of representation, associates his sporting practice with the pictorial experience. In mixing his passion/obsession with art, he is pursuing the (vain) quest for the unrepresentable: vertigo and the sublime. Close to the meditative state sought by the Romantics, his work (climbing course and/or pictorial course) requires preparation, concentration and stamina. Faced with this inaccessible, Neal Beggs draws up a survey of all the Swiss summits, and his mapping offers a picture of the universe, the cosmos or maybe it is the other way round. It is a fine analogy causing great confusion. Are we really in a position to represent 'the sublime, that gentle blend of danger and beauty'? The artist's answer seems to be no. Nothing is visible in the universe any more than in the mountain landscape, and painting only allows us to 'bring together different times and places'.

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MARINE HUGONNIER Born in 1969 at Paris, Lives in London

The Last Tour, 2004, vidéo, 14'17'' Prêt de la Galerie Judin, Zürich

The work of Marine Hugonnier seeks to 'represent' natural phenomena around the world. Whether it be the peaks of Switzerland or unnamed mountains in Afghanistan, she produces images whose beauty and emptiness call into question our tastes and ways of thinking about history and the landscape. All these recent works offer a critique of tourism, photography, utopias and our relationship with nature. 1-

Made in 2004, the video The Last Tour is the second part of a trilogy that began with Ariana, shot in Afghanistan during the summer of 2002. This is what the artist has to say about the video : 'The Last Tour and Ariana both look at the way the landscape influences history, how the landscape is a social construct. (…)The Last Tour takes as its starting point the growing body of legislation regulating the way we can visit and see our National parks. With the limitation of access for visitors and a reduction in the number of accessible viewpoints, there is a question mark over the way we look at such places. The action of the film takes place in the not-too-distant future when such tourist attractions (like the Matterhorn, featured in the film) are completely closed to the public. The film raises the possibility of a return to the blank/empty space on the map. The viewer gets on board for one 'Last Tour' in a hot air balloon, recalling the early tours of Thomas Cook in England and the French Alps and Jules Verne's Around the World in Eighty Days. The story of mountaineering begins during the French Revolution and ends with the conquering of the east face of Mount Everest in 1970. Since that date, there is virtually no corner of the globe that is still unexplored - exploration of the earth came to completion just as the first satellites were being launched into space.' Turning the process of conquest and discovery on its head, the artist takes us into a future where the mountains close up in self-protection, taking us back to the ideal of pristine, unspoilt countryside.

1- Marine Hugonnier, The Last Tour, 2004 Galerie Judin, Zürich

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STEPHAN HUBER Born in 1952 at Lindenberg, lives and works in Munich

Perfect sculptures, installation Shit happens, video

« […] Alongside doors it is mountains that play a major role in this theatrum mundi that includes with deliberate calculation in its working arrangements the Baroque proclivity for exaggerated staging. With mountains Huber takes up a motif to which, especially since the eighteenth century, the visual arts and literature have assigned an important meaning. (…) Here it is sufficient to point out that for many centuries mountains were not perceived as aesthetic phenomena but exclusively as a terrible and inimical contrast to the inhabitable and civilized world. (…) Unattainable peaks radiate an icy beauty whose power lies exactly in the fact that they do not need humanity, that they elucidate the fully independent dominion of a Nature that has been created by God. From this point onward, the representation of mountains pursues a double strategy. On the one hand, it celebrates a notion of Nature whose sublimity lies in its independence from humanity, and on the other hand, it pacifies the immanent terror into an aesthetic image which thereby becomes capable of being consumed, controlled.(…) Huber’s treatment of mountains makes exact use of this paradox. The mountains to which he makes reference can be either fictional (for example, the mountain in Steven Spielberg’s ›Close Encounter of the Third Kind‹) or topographically precise representations of actual mountain peaks. As plaster models they become exactly those aesthetic constructs, capable of being mastered and arranged on a shelf, to which they have been reduced by the cultural and touristic practice that has been developed over centuries. Their relative size cites a lost sublimity, just as the shining, icy white of uncrossable glacier fields returns ironically in the white plaster of the models as a parallel metaphor to the stucco ornamentation (…) This form of breaking down the Absolute, of relativizing the Pure, may be found again and again in Huber’s œuvre. The more complex the handling of individual work elements, the greater is the yield for the artist in terms of aesthetic impact. The individual works first become valid as paradoxical hybrids of signification. The plaster model of the Eiger, Mönch and Jungfrau thus at the same time makes reference to the regional, biographical background of the artist and thereby exists as reflections on the artist’s location, on seemingly unbroken mimetic representation, on autonomous sculpture as well as critical evaluation of sculpture, and last but not least, on illusionism and its simultaneous deconstruction.[…] » * And finally, shortly before the exit, we are confronted with a further small door upon the wall at a medium height. Towards the viewer who opens it there crashes the thunderous projection of a tidal wave that sweeps away an entire house ("Shit Happens). A catastrophe, but also an extremely impressive image. Terribly beautiful. * *Stephan Berg / traduit par John Lee

Shit happens Concerning Stephan Huber’s Exhibition in the Kunstverein Hannover

1- Stephan Huber, Perfect sculptures Photo : Johann Hinrichs

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AKI IKEMURA Born in 1971 at Gifu, Japan, lives and works at Paris

Heidi, 2002, colour photographs glued onto aluminium On loan from the Anne Barrault Gallery

1-

The world of Japanese artist Aki Ikemura is a subtle blend of cheap reappropriation of the sublime and a dreamlike quality. In a postcard-type format that brings her close to a mercantile use of the mountains, the artist embodies the iconic figure of Heidi. This is definitely not by accident! “In Japan, over the last twenty years, children are awash in a world of fabricated, predigested, rose-coloured images which are just too unreal. These images may be violent or lifeless, and are generated by cartoon strips and movies. They have the children mixing with princesses, nice monsters, upholders of the law, and heroes of their own age, often drawn from western culture. And when we think what everyday life is like in this hyperindustrialised country where any idea of individuality is denied, it is easy to imagine the withdrawal of these children when they grow up, incapable of showing who they are other than through their favourite heroes. Here identification is no longer a matter of choice, it becomes a necessity. “In Japan, all small children love the 'Heidi' cartoon, explains Aki Ikemura, I have watched it many times. I feel like Heidi. I am Heidi.” * This reappropriation of the childlike figure of Heidi, the very expression of the myth of the fresh Alpine air, the symbol of an idyllic, artificial, gooey world oscillates between regression into fairytale childhood and an ironic plunge into this idealising of the mountains. We all remember the famous red cheeks, bursting with health, of the little girl brought up on goat's milk and fresh air! 'Beneath the enchantment and apparent naivety of Ikemura's works, it is always this origin-related drama of the view that gives even the most fanciful and childish picture its gravity and significance. The dreamy images of the Planet series are no exception to the appeal for the artist of the little, the basic, and indulging in the unmitigated pleasure of fiction.'* * Patrice Loubier in Aki Ikemura, Planète. Editions Filigrane

1- Aki Ikemura, Heidi, 2002

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JEAN-CHRISTOPHE MASSINON Born in 1962 at Longeville-lès-Metz, lives and works at Nancy

SwissMade/Massinon, 2005, Installation Production Frac Lorraine, 2005

1-

Massinon has been working for a number of years in the form of cross-disciplinary 'propositions' which he does either in single pieces (photographs, paintings, objects...)- or in series while most often exploring the multiple : editions of small formats, collections, do-ityourself exhibitions, portable pictures, magnets, stickers, badges (…). Brought together under the umbrella title 'Contemporary art smiles at you', these sober-looking fun items encourage interactivity, discovery and conviviality. 'Since 1996, alongside my work on painting, I have undertaken to devise a pictorial language rather like ideograms. Drawings are like words, phrases or sentences. They serve to represent an object or a person, express an idea or concept, and by associating them, sketch short scenes. This language is constructed without any letters or words. It is another form of expression that is understandable across nationalities'. These simple, graphic, fun signs thus refer back to a utopian world view or at least to a 'positive attitude' towards the world around us. But despite the apparent lightheartedness, the banality of this evocation of everyday life and the smooth flat tints in fancy colours, below the surface there lies a critical view of the world, that of a cold, germ-free, standardised society. As Sylvie Blocher puts it 'violence is the smooth'. Here we come very close to this description ! The smooth mountains of SwissMade / Massinon erected in the Frac courtyard refer us back to the graphic or mercantile aesthetics - take your pick - of the label of a wellknown brand of mineral water or - a reference to the shape - to a promising bar of chocolate. Swiss, what else ! In place of the purity of water, the immediate attraction of this perfect panoramic view hiding the no less attractive frontage of the Frac building, we have an at once ironical and playful perception of an allegedly unspoilt, ideal landscape. The very one vaunted by tourism for the masses recommending the bracing air and the pristine snow. http://massinon.online.fr

1- Jean-Christophe Massinon, Swissmade / Massinon, 2005 Production Frac Lorraine, 2005

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PHILIPPE RAHM Born in 1967. Lives and works in Paris

Foehn, 2005, installation Frac Lorraine production, 2005

As a seeker of phenomena or mythomaniac architect, Philippe Rahm rises to the challenge of giving an account of a psychosensory type of experience of space, and also of bringing up one of the major questions for the museum and its visitors questions of belief and myth. Foehn is a project for an irrational indoor climatic construction. What it proposes to do is reinject into the space of the home the instability of the natural climate as a way for man to open himself up to atmospheric influences, thereby reactivating an uncontrolled relationship between the inhabitant and his environment, between fantasy, the 17th century theory of the humours, and the popular imagination. The production by controlled ventilation of a 60 kph (40mph) draught of air along with an 8° temperature increase and a 17% drop in relative humidity gives rise to a simulation of the famous wind 'that drives you barmy'. These are the physical parameters that characterise this climatic feature known as the Foehn but which goes by various other names in Switzerland and the rest of the world, and is a pretext for countless beliefs, including even as a mitigating circumstance when someone commits a crime passionnel. Insomnia, headaches, nervousness, the foehn is said to cause tension, you become impulsive, more sombre, a prey to your libido and to insanity. What actually happens is that the foehn is built up when masses of hot air meet from the South and rise up the side of the northern face of the Italian Alps, then expand and cool as they rise. The air rubs against the granite mountains, passes over the summit ridge and then descends again towards Switzerland, is compressed, heated and then moves quickly away from its dew point. This makes the air very dry and clear, and it blows very hard. After a few days, it comes as quite a relief when the foehn quietens down, the humidity level goes back up, the air cools off, you breathe more easily, and the tension drops away. The experiment on show at the Frac lets you play around with this natural phenomenon. The visitor summons the wind using his senses (heightened by ancestral beliefs relating to the induced effects of the Foehn) and is taken into the grey area between science and magic.

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CHRISTIAN SCHWAGER Born in 1966 at Winterthur, Switzerland, lives and works at Winterthur, Switzerland

Falsche Chalets, 2004, Photographies Prêt de l'artiste

The work of Christian Schwager may be described as documentary or even ethnographic photography that may be likened to the work of the Bechers. Following their principle of building up an encyclopaedic archive, he photographs ordinary buildings in all their ordinariness - family homes, workshops, holiday cottages, mountain cabins, wine cellars, barns, stables, beehives, chicken coops, water tanks and garages. Nothing at first glance to deserve a second glance, then the eye begins to notice things that are not quite right, as in a game of spot the difference.

1-

Hundreds of vernacular constructions taking the form of chalets scattered across Switzerland are in actual fact bunkers built during the Second World War and up until the end of the Cold War. From a distance, they look just the same as other buildings nearby. They run through a typology of the ordinary. Designed in a local style, they blend into the landscape and add their touch of picturesqueness to the advertiser's portrayal of the idyllic Alpine setting. The quality of the camouflaging of these works built as bunkers and fortifications makes it hard to tell even from close up that these are indeed military constructions. In their concern to represent a construction style that was typical of the local environment, the military painted the bunkers, fashioning an ideal world, an idea that was a caricature of the Switzerland of Heidi. From now on, after seeing this photographic inventory of 'fake chalets', it will no longer be possible to look at the Swiss landscape with the same enchantment as before, to approach these buildings with the same confidence, with their lace curtains sensibly drawn, red shutters deployed and flower patterns on the balcony. They are deceptively innocent-looking ; a trapdoor opens, a gun muzzle is stretched out, and the whole house swivels round to get its target in its sights. The distanced, cold look turns however into an ironic, suspect view of the Swiss landscape. These bunkers are neither less true nor less false than the 'genuine' Swiss chalet. The real thing is itself just a piece of scenery lately invented for the tourist trade. Pastiches of 'cottage industry' buildings, these industrialised houses are a part of the creation of the regionalist imagination. Above and beyond the inventory of a heritage that has only recently been 'disclosed' to the local inhabitants (in the nineties), Schwager's work raises the questions : are these “fake chalets” the scenery of a pacific, neutral Switzerland ? Or do they not raise the issue of the tacit acceptance of a manipulation that confounds icons of the civilian, plays on the innocence of innocence?

http://www.christianschwager.ch

1- Christian Schwager, Stall, 1937, Beocachtungsbunker, surfers GR, 2001

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ROMAN SIGNER Born in 1938 at Appenzell, Switzerland, lives and works at St Gallen, Switzerland

Horizont, 1973 1 tirage numérique n/b

Explosion im Schnee, 1979 1 tirage numérique n/b

Säntis und Bodensee, 1975 Série de 8 tirages numériques n/b

Spur, 1980 Série de 4 tirages numériques d'après 1 film super 8

Schneefleck, 1979 2 tirages numériques n/b

Haus mit Raketen, 1981 Série de 2 tirages n/b

Prêt de la Galerie Art concept, Paris

1-

Roman Signer is an unusual character. This so Swiss artist, after an apprenticeship as a draughtsman, went to Fine Art School at Zurich and Lucerne, and finally to Warsaw Art Academy. Highly independent, defending an unorthodox method, as a 'sculptor of the four elements', he has built up his output over some thirty years based on a trivial and poetic vocabulary. His use of inordinate amounts of explosives and a keen interest in electric helicopters and freshwater kayaks has turned his somewhat for-fun practice into a fundamental questioning of those basics of art, time and motion. A performance or action artist, he is fascinated with anything that flows and explodes, anything that tests the laws of physics and temporality. Designed as micro-events or anti-performances, his works often function as a check on the effects induced by more or less natural causes, a kind of experimentation the ins and outs of which are beyond us. With Signer we find the traditional spatial concerns of sculpture : empty spaces between volumes, occupations of space, work on the material. However, in this art of failure, the magnificent fiasco, the spectacular falling to pieces, Signer's work lies most of all in the time factor : the time of the event, of its observation and of waiting. Intervening directly in the course of events, this work brings us back to a reality that our age is constantly putting into the equation, reminding us that the present is movement, and by introducing an element of doubt into our blind belief in the possibility of ever foreseeing the course of events.

1- Roman Signer, Schneefleck, 1979 Galerie Art Concept, Paris

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MONICA STUDER & CHRISTOPH VAN DEN BERG Born in 1960 at Zurich, Switzerland & born in 1962 at Basel, Switzerland

Hôtel vue des Alpes, 2002, Photographie, impression jet d'encre, papier photo contrecollé sur aluminium. Prêt du Fonds régional d'art contemporain d'Alsace

The two artists from Basel now living in London set up a website in 2000 called Vue des Alpes. Since then they have been inviting Internet surfers on a virtual trip through a mountain landscape taking them to a sham hotel with old sixties decorations. Everything, from the outdoor views, a kind of grandiose panoramic décor, up to booking a room there is an eighteen-month waiting list - in the famous hotel, is virtual and yet so true to life.

1-

The images created in this way work like memory triggers ; while no photograph (or botanical research) has been used as reference material to back up the site's images, and even the imperfections are visible (the needles on the conifers are very roughly drawn and the mountains in the distance seem to be butted up against each other), the illusion is perfect ! The artists in fact used the 3D images from this site to make their large photographic panoramas, one of which is the work Hôtel vue des Alpes (Hotel seen from the Alps). 'Seeing us, the meaning belongs

pictures sets us thinking' - as they like to remind two artists are not painters in the conventional of the term, and their interest in producing images rather to the hyperrealist pictorial tradition.

Analysing the process of remembering, they work through reminiscence on snaps in order to provoke reactions in terms of memory. No image actually exists and yet all of them have existed (they are familiar to us). Everything is faked and yet all is true. The artists thus raise the question of our own memory of places and remind us that the imagination too is heavily influenced by stereotypes. http://www.vuedesalpes.com

1- Hôtel vue des Alpes, 2002, Photographie. Prêt du Fonds régional d'art contemporain d'Alsace

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QUAND LES LATITUDES DEVIENNENT SUISSES 28 mai - 28 august 2005 Eröffnungstag : Freitag 27 mai _ 19 Uhr

d Garantierter Tapetenwechsel und Exotik während dieser Austellung, die das Imaginäre der Schweiz und der Berge erforscht! Quand les latitudes deviennent suisses (Wenn die

Breitengrade schweizerisch werden), gliedert sich rund um die Fragestellung eines Idealbildes der Berge und deren Landschaft. Mit der Betonung auf den Zusammenhang von natürlich/künstlich tragen die Werke und Einrichtungen zum Abbau einer Vorstellung von Erhabenheit bei, auch wenn wir uns nach dieser sehnen. Im Europa der Massenkultur und der Reiseindustrie, bleibt der Schweizer Art nichts anderes übrig, als das profitgierige und triviale Benutzen der Berge. Wie soll man von unantastbarer Landschaften träumen, von geschützer Gemeinschaft in gestossen vollen Zügen, von überfüllten Wintersportorten, im Land der Banken und der Lebensversicherungen? Die Stücke die vorgestellt werden - von rekonstruierter Landschaft, über Heidis Figur, bis zum Mythos der Gipfel - sind vom Imaginären der Berge und der Schweiz geprägt und sie werden uns einladen ein ironisches, kritisches und manchmal kitschiges Bild des von der deutschen Romantik geerbten Erhabenen zu teilen. KÜNSTLEREN : Neal Beggs, Marine Hugonnier, Aki Ikemura, Stephan Huber, Jean-Christophe Massinon, Philippe Rahm, Roman Signer, Monica Studer & Christoph Van Den Berg (...) EINTRITT : Öffnungszeiten von Mittwoch bis Sonntag von 12 Uhr bis 19 Uhr und am Donnerstag von 14 Uhr bis 21 Uhr. Freier Eintritt

1- Glacier de Morteratsch, photographie de Hans van Zutphen

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Auf dem Programm stehen eine Austellung, Projekte im öffentlichem Raum, ein Festival, Vorführungen von Kurzfilmen, Lesungen von mehr oder weniger vernünftigen Reisen...Viele Abschweifungen um das Imaginäre und die Welt der Berge. Zwischen wieder besuchtem Idealbild, misshandeltem Erhabenen und verdrehtem Kitsch, laden wir Sie zum Träumen und auf Momente von purer Poesie ein. RENDEZ-VOUS ++ > PERFORMANCE ALPINARIUM des Ensembles 29/09, Donnerstag den 2., Freitag den 3. und Samstag den 4. Juni 2005 22.30 Uhr Tauchen Sie in das Herz der Schweiz ein, teilen und erleben Sie für eine Nacht eine Erinnerungsreise, geführt von den Künstlern des Ensembles 29/09. Alpinarium lädt Sie ein, im Halbschlaf und bequem in einem Bett liegend, sich in der Landschaft und in der Welt der Berge zu bewegen. So lösen sich während der Nacht die biografischen Erzählungen ab, Lebensausschnitte von Frauen die vom Gebiet der Alpen stammen. Künstler aus Deutschland, aus der Schweiz und aus Frankreich begleiten Ihre Durchquerung und erzählen von Atmosphären und Klangbildern. Das Ereignis endet am frühen Morgen mit einem gemeinsamen Frühstück, dabei kann man seine Eindrücke teilen, «seine Nacht» mit der des Nachbarn vergleichen...Sind Sie sicher, dass Sie die gleiche Reise gemacht haben? Eintritt/Auskunft: obligatorische Reservation unter 0033 (0)3 87 74 20 02. Die Abende sind auf 26 Personen beschränkt. Tarife:10 Euros Volltarif/8 Euros ermässigter Tarif (Freunde des Frac und Studenten die einen Ausweis vorzeigen können). Freier Eintritt für Inhaber eines "laissez-passer".

> KONZERT STIMMHORN - Akustische Reise durch die Alpen. Dienstag 21 Juni 2005 um 20.30 Uhr «Ausserirdische in der akustischen Topografie der Schweiz »so sind die Mitglieder von stimmhorn beschrieben. Das Duo von Balthasar Streiff und Christian Zehnder, gegründet 1996, hat sich auf eine Forschungsreise begeben an der Grenze der Stimme und dem Alphorn. Platz : 49 NORD 6 EST - Frac Lorraine, 1 bis rue des Trinitaires, Metz Eintritt : 3 Euros Volltarif / 2 Euros ermässigter Tarif (Freunde des Frac und Studenten die einen Ausweis vorzeigen können). Freier Eintritt für Inhaber eines „laissez-passer“. Achtung: die Ausstellung Quand les latitudes deviennent suisses wird am Dienstag den 21. Juni von 20 Uhr bis 23 Uhr geöffnet sein.

> PROJEKT IM FREIEN EDUARDO SRUR 6. Juli - 28. August 2005

in Zusammenarbeit mit dem Frac Bourgogne

Der brasilianische Künstler Eduardo SRUR, der vom Frac Lorraine und dem Frac Bourgogne eingeladen wurde, stattet den öffentliPartner :

chen Raum von Metz und Dijon während eines Sommers aus

Der Fonds regional d’art contemporain de Lorraine wird unterstûtet durch den Regionalrat der Lorraine und das Ministerium fûr Kultur Regionale Direktion fûr kulturelle Angelegenheiten der Lorraine

Eintritt : in Metz wird vom Frac Lorraine aus ein Parcours durch die Stadt vorgeschlagen.

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NEAL BEGGS 1959 in Lane, im Norden von Irland geboren, lebt und arbeitet in Nantes.

Edelweiss, 2005, peinture murale Produktion Frac Lorraine, 2005

Nach seinem Studium an der Universität von Sheffield und in der School of Art von Glasgow beginnt Neal Beggs in der Hauptstadt Schottlands seine Künstler Karriere. Seit kurzem in Frankreich niedergelassen verfolgt er dasselbe Interesse; die Welt des Kletterns, der Berge und die der Kunst einander näher zu bringen. Jean-Marc Huitorel erinnert uns, "Neal Beggs liebt das Klettern; ob an Kletterwänden, an den schottischen Bergen oder auf die Türme von Glasgow (die Treppen hoch). Diese Vorliebe in sein Künstler Universum zu übertragen (...) ermöglicht ihm die Fragestellung des "wo und wann" der Kunst, und ohne den Draht zum Leben zu verlieren die Grenze festzulegen, die aus der Kunst eine spezifischeTätigkeit macht." Neal Beggs sieht das Klettern als Lebens- und Darstellungsart und verknüpft seine sportliche Tätigkeit mit der malerischen Erfahrung. Mit dem Fusionieren seiner Leidenschaft/seines Zwangs mit der Kunst, verfolgt er (vergeblich) die Suche nach dem Undarstellbaren: die des Schwindels und des Erhabenen. Seine Arbeit (Kletterstrecke und/oder malerische Strecke) ist dem Meditationszustand der Romantiker nahe. Sie verlangt eine Vorbereitung, Konzentration und physische Ausdauer. Konfrontiert mit dem Unerreichbaren errichtet Neal Beggs eine Aufnahme der gesamten Schweizer Gipfel. Eine Kartographie die ein Bild des Universums, des Kosmos bildet oder umgekehrt. Die Analogie ist schön und die Verwirrung ist gross. Sind wir wirklich im Stande "das Erhabene, diese sanfte Mischung aus Gefahr und Schönheit" darzustellen? Der Künstler scheint nein zu antworten. Nichts ist sichtbar im Universum, ebenso in den Bergen. Die Malerei ermöglicht nur "den Zusammenhang zwischen Gebieten und verschiedenen Zeiten herzustellen".

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MARINE HUGONNIER Geboren 1969 in Paris. Lebt in London

The Last Tour, 2004, vidéo, 14'17'' Leihgabe der Galerie Judin, Zürich

Marine Hugonnier geht es in ihren Arbeiten um die »Darstellung« von Naturerscheinungen in aller Welt. Ob von Schweizer Berggipfeln oder namenlosen Gebirgen in Afghanistan - sie erzeugt Bilder, deren Schönheit und Leere unsere Geschmäcker und Auffassungsweisen von Geschichte und Landschaft in Frage stellen. Durchweg befassen sich ihre jüngeren Arbeiten kritisch mit Tourismus, Fotografie, Utopien und unserem Verhältnis zur Natur.

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Das 2004 realisierte Video The Last Tour bildet den zweiten Teil einer Trilogie, die mit der 2002 in Afghanistan gedrehten Arbeit Ariana einsetzt. Die Künstlerin sagt über ihr Video: »The Last Tour und Ariana setzen sich beide damit auseinander, auf welche Weise die Landschaft die Geschichte beeinflusst, Landschaft ein gesellschaftliches Konstrukt ist. (...) Ausgangspunkt von The Last Tour ist die zunehmende gesetzliche Regulierung der Möglichkeiten, Nationalparks zu besuchen und anzuschauen. Angesichts der Beschränkung der Besucherzahl und der Begrenzung zugänglicher Blickpunkte steht in Frage, wie wir diese Orte eigentlich betrachten. Die Handlung des Films spielt in naher Zukunft, in einer Zeit, in der die touristischen Attraktionen (wie das im Film gezeigte Matterhorn) komplett für die Öffentlichkeit gesperrt sind. Der Film erwägt die Möglichkeit einer Wiederkehr von weißen oder leeren Flecken auf der Landkarte. Der Betrachter schifft sich in eine »Last Tour« ein, einen Flug mit der Montgolfière, der an die ersten Reisen von Thomas Cook in England und an die Reise um die Welt in achtzig Tagen von Jules Verne erinnert. Die Geschichte des Bergsteigens begann unter der französischen Revolution und endete mit der Ersteigung der Ostflanke des Mount Everest 1970. Seit diesem Augenblick gibt es praktisch keinen unbekannten Raum mehr auf der Welt - die Entdeckung der Erde ist an ihr Ende gelangt, und unterdessen werden Satelliten in den Weltraum gesandt.« Indem die Künstlerin den Verlauf der Eroberung und Entdeckung umkehrt, führt sie uns in eine Zukunft, in der das Gebirge sich zu seinem Schutz verschließt und verweist uns auf das Ideal einer unberührten, intakt gehaltenen Landschaft.

1- Marine Hugonnier, The Last Tour, 2004 Galerie Judin, Zürich

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STEPHAN HUBER 1952 in Lindenberg geboren, lebt und arbeitet in Munich

Perfect sculptures, installation Shit happens,video

"(...) In diesem theatrum mundi, dessen absichtlich ausgerechnete funktionelle Vorrichtung im Barockstil ist um eine übertriebene Inszenierung darzustellen, spielen nicht nur die Türen, sondern auch der Berg eine wichtige Rolle. Huber wählt mit dem Berg ein Motiv, das vor allem seit dem 18. Jahrhundert für die visuelle Kunst und die Literatur sehr wichtig geworden ist. (...) Es ist notwendig zu sagen, dass während mehreren Jahrhunderten der Berg nicht als etwas Ästhetisches gehalten worden ist, sondern nur als fürchterlicher und feindlicher Kontrast zur bewohnten und zivilisierten Welt. (...) Die Kraft der eisigen Schönheit der weissen unerreichbaren Gipfel liegt darin, dass diese selbständig das Reich aufhellen mit einer von Gott erschaffenen Natur und den Menschen keineswegs gebrauchen. Seitdem strebt die Vorstellung des Berges eine Doppelstrategie an. Einerseits verherrlicht sie die Idee, dass die Natur unabhängig vom Menschen überragend wäre; anderseits lindert sie die verbundene Angst mit einem ästhetischen Bild, welches verbrauchbar und beherrschbar ist. (...) Huber nutzt genau diesen Paradox in seiner Verarbeitung des Berges aus (die Nostalgie des Hervorragenden ohne jeglichen Bezug zum Menschen, begleitet von der Verdrängung desselben Dranges, so dass der Berg für die meisten zugänglich wird). Die Berge auf die er sich bezieht sind manchmal künstlich (nach dem Beispiel von denjenigen in "Rencontres du troisième type" von Stephen Spielberg), manchmal exakte topografische Darstellungen von Gipfeln die wirklich existieren. Diese Gipfel werden in Form von Gipsgüssen kontrollierbare und ästhetische Konstruktionen, die man auf ein Regal stellen kann; durch einen kulturellen und touristischen Brauch, der sich während den Jahrhunderten entwickelt hat, wurden sie dazu reduziert. Ihre bedingte Grösse ist Ausdruck einer verlorenen Schönheit, und das eisige schimmernde Weiss der unerreichbaren Gletscher wird auf ironische Art und Weise im weissen Gips der Modelle dargestellt. (...) Der Künstler erklärt uns, dass das Erhabene eine Idee des absoluten Zustandes verkörpert, das sich im Bild nur mit einem "wie wenn" in der Form einer ironischen Aussage realisieren kann. Seine Art das Absolute auseinander zu nehmen, das Reine zu relativieren kommt immer wieder in Hubers Werken vor. (...) Desto komplexer die Verarbeitung der einzelnen Elementen in den Werken ist, desto grösser ist die künstlerische Leistung bezüglich der ästhetischen Wirkung. Jedes Werk erlangt seine Gültigkeit vor allem im widersinnigen Gemisch der Bedeutung. So existiert der Gipsguss des Eigers, Mönchs und der Jungfrau (Berge die im Kunstverein von Hannover ausgestellt sind), der sich auf die regionalen und biografischen Daten des Künstlers bezieht, als Abbild der Lokalisierung des Künstlers, als anscheinende ununterbrochene nachgeahmte Darstellung, als eine selbständige Skulptur, ebenso wie eine kritische Evaluation der Skulptur, und vor allem als Abbild der Zauberkunst und dessen simultanen Abbaus. (...)" * In der Verlängerung der Berge befindet sich der Besucher gegenüber einer anderen kleineren Tür auf halber Höhe der Mauer. Dem Zuschauer der die Tür öffnet, stürzt sich mit einem betäubendem Geräusch die Videoaufnahme einer Lawine entgegen, die ein ganzes Haus mit sich reisst ("Shit happens"). Eine Katastrophe aber auch - doppelte Dimension des Erhabenen - ein sehr starkes und unglaublich schönes Bild.* 1- Stephan Huber, Perfect sculptures Photo : Johann Hinrichs

*Stephan Berg, Shit happens / Scheisse kann vorkommen: über die Ausstellung von Stephan Huber im Kunstverein von Hannover

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AKI IKEMURA Geboren 1971 in Gifu, Japan. Lebt und arbeitet in Paris

Heidi, 2002 Farbfotografien auf Aluminium. Leihgabe der Galerie Anne Barrault

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Die Welt der japanischen Künstlerin Aki Ikemura vermischt auf subtile Weise billige Verkitschung des Erhabenen und Traumgebilde. In einem Format, das an Postkarten erinnert und damit einer Form der Vermarktung der Bergwelt nahekommt, verkörpert die Künstlerin die ikonische Figur Heidi. Zufall? Im Gegenteil. »Seit etwa zwanzig Jahren werden die Kinder in Japan überschwemmt von bonbonfarbenen Abziehbildern, die mit der Wirklichkeit nur entfernt zu tun haben - mal von Gewalt geprägte, mal aseptische Bilder aus der Produktion von Zeichentrickfilmen und Comics. Da begegnen die Kinder Prinzessinnen, netten Ungeheuern, Rächern der Entrechteten und Helden ihres Alters, die übrigens oftmals den westlichen Kulturen entlehnt sind. Zieht man den Alltag dieses hyperindustrialisierten Landes in Betracht, in dem jeder Gedanke an Individualität verleugnet wird, kann man sich leicht vorstellen, dass diese Kinder sich in ihrer Selbstdarstellung auch als Erwachsene noch auf ihre Lieblingshelden zurückziehen müssen. Die frei gewählte Identifikation wird zum Zwang. In Japan lieben alle Kinder die Zeichentrickserie Heidi«, erklärt Aki Ikemura, »die ich mir oft angesehen habe. Ich fühle mich als Heidi. Ich bin Heidi.« Die Entwendung der Figur Heidi, Inbild des Mythos von der guten Alpenluft und Symbol eines künstlich-süßlichen Idylls, bewegt sich zwischen einer Regression ins Wundervolle der Kindheit und ironischem Eintauchen in die Idealisierung der Bergwelt. Wer hat nicht die berühmten vor Gesundheit strotzenden roten Wangen des mit Ziegenmilch und sauberer Luft genährten Mädchens vor Augen? »Hinter der Märchenhaftigkeit und scheinbaren Naivität steckt in Ikemuras Arbeiten immer das ursprüngliche Drama des Sehens, das noch dem aus der Luft gegriffensten oder kindlichsten Bild seine eigene Ernsthaftigkeit und Tragweite gibt. So leugnen auch die verträumten Bilder der Serie Planet die Neigung der Künstlerin zum Geringfügigen und Elementaren ebensowenig wie ihr schieres Vergnügen an der Fiktion.« * * Patrice Loubier, in: Aki Ikemura, Planète. Editions Filigrane, 2002

1- Aki Ikemura, Heidi, 2002

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JEAN-CHRISTOPHE MASSINON 1962 in Longeville-les-Metz geboren. Lebt und arbeitet in Nancy.

SwissMade/Massinon, 2005 Installation. Produktion Frac Lorraine, 2005

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Massinon arbeitet seit mehreren Jahren an einer Form der interdisziplinären "Vorschläge" die er als einzelne Stücke (Fotografien, Gemälde, Gegenstände...) oder in Serien macht. Er erkundigt meistens das Vielfache: Kleinformat Editionen, Sammlungen, Ausstellungen zum selber aufstellen, tragende Bilder, Magnete, Aufkleber, Abzeichen (...). Unter dem Titel "Die Gegenwartskunst lächelt euch an" fördern diese spielerischen und schmucklosen Gegenstände die Interaktivität, die Entdeckung und die Gastlichkeit. "Seid 1996 habe ich angefangen parallel zu meiner malerischen Arbeit, eine Sprache der Malkunst zu erarbeiten, die sich den Begriffszeichen nähert. Die Zeichnungen sind wie Wörter, Ausdrücke oder Sätze. Sie dienen dafür, einen Gegenstand oder eine Person darzustellen, eine Idee oder ein Konzept zu äussern, und wenn man sie zusammenfügt, entstehen kleine Szenen. Diese Sprache ist ohne Buchstaben und Wörter aufgebaut. Es ist eine andere Form des Ausdrucks welche jenseits der Nationalitäten verständlich ist." Die nackten, grafischen und amüsanten Zeichen versetzen uns in ein utopisches Universum, oder zumindest in eine "positive attitude" gegenüber der Aussenwelt. Unter der anscheinenden Leichtigkeit, der Banalität der Erwähnung des Alltags und des Flachen der mutigen Farben, zeichnet sich ein kritisches Bild der Welt - das einer sterilen, standardisierten und uniformen Gesellschaft. "Die Gewalt ist das Glatte", sagt uns Sylvie Blocher. Wir sind nicht weit von der Formel entfernt! Die glatten Berge von SwissMade/Massinon die im Hof der Frac stehen, führen uns zur grafischen und händlerischen Ästhetik zurück - zur Wahl - der Etikette einer bekannten Marke von Mineralwasser oder - in Bezug zur Form - einer viel versprechenden Tafel Schokolade. Natürlich Schweizer Schokolade!

1- Jean-Christophe Massinon, Swissmade / Massinon, 2005 Produktion Frac Lorraine, 2005

Zur Reinheit des Wassers, zur direkten Verführung vom perfekten Panorama das die Fassaden der Frac, die nicht weniger verführerisch sind, maskiert; tritt eine ironische und spielerische Wahrnehmung von einer sogenannten unberührbaren und idealen Landschaft auf. Dieselbe die vom Massentourismus für seine saubere und belebende Luft und für den weissen Schnee gerühmt wird. http://massinon.online.fr

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PHILIPPE RAHM Geboren 1967. Lebt und arbeitet in Paris

Foehn, 2005, installation Produktion Frac Lorraine, 2005

Als Erforscher von Phänomenen oder mythomanischer Architekt legt es Philippe Rahm darauf an, eine Raumerfahrung psychosensorischer Art zu vermitteln und dabei zugleich eine der Hauptfragen anzusprechen, die die Kunst dem Museum und seinen Besuchern aufgibt: die Frage von Glauben und Mythos. Föhn ist das Projekt einer irrationalen Klimaerzeugung für den Innenraum. Geplant ist, die häusliche Sphäre wieder der Wechselhaftigkeit des natürlichen Klimas auszusetzen und sich somit möglicherweise den atmosphärischen Einflüssen auf den Menschen zu öffnen. So kommt im Grenzbereich zwischen Einbildung, Säftelehre des 17. Jahrhunderts und volkstümlichen Vorstellungen ein unkontrolliertes Verhältnis zwischen Bewohner und Umwelt wieder zum Zuge. Die Erzeugung einer Luftbewegung mit einer Geschwindigkeit von 60 km/h mittels kontrollierter Ventilation, einhergehend mit einer Temperaturerhöhung um 8° und einer Herabsetzung der relativen Luftfeuchtigkeit um 17%, mündet in eine Simulation jenes berüchtigten Windes, »der einen verrückt macht«. Diese physikalischen Merkmale kennzeichnen das Klimaphänomen, das man Föhn nennt, das aber in der Schweiz und überall auf der Welt noch zahlreiche weitere Namen hat und Anlass zu zahllosen abergläubischen Ansichten gibt, ja bei Verbrechen aus Leidenschaft als mildernder Umstand gewertet wird. Schlaflosigkeit, Kopfweh, Nervosität - es heißt, der Föhn rufe eine Spannung hervor, mache einen triebhaft, düsterer gestimmt, liefere einen der Libido und dem Wahnsinn aus. Tatsächlich bildet sich der Föhn beim Aufeinandertreffen warmer Luftmassen aus dem Süden, die entlang der nördlichen Alpenflanken Italiens aufsteigen und sich in der Höhe ausdehnen und abkühlen. Der Föhn streift die Granitberge, übersteigt den Gipfelkamm und senkt sich dann über die Schweiz, wo er sich wieder verdichtet, erwärmt und sich rasch von seinem Taupunkt entfernt. Die Luft wird sehr trocken und klar und weht heftig. Nach ein paar Tagen hört der Föhn zur Erleichterung der Menschen auf, die Feuchtigkeit nimmt wieder zu, die Luft wird kühler, es atmet sich besser, die Spannungen fallen ab. Das dem Frac vorgeschlagene Experiment macht das Erleben dieser Naturerscheinung möglich. Der Besucher ruft den Wind mit Hilfe seiner Sinne herbei (angestachelt von den uralten abergläubischen Vorstellungen über die Auswirkungen des Föhns) und lässt sich in den Grenzbereich von Wissenschaft und Magie führen. PRESSEDIENST - VISUEL : HÉLÈNE GUENIN & VALÉRIE AUDREN / TÉL +0033 (0)3 87 74 20 02 / FAX +0033 (0)3 87 74 20 56 / INFO@FRACLORRAINE.ORG


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CHRISTIAN SCHWAGER Geboren in 1966 im Winterthur, Schweiz, Lebt und arbeitet im Winterthur, Schweiz

Falsche Chalets, 2004, Farbfotografien. Leihgabe der Kunstler

Christian Schwagers Arbeit steht in Zusammenhang mit der Dokumentarfotografie oder sogar der Ethnographischen Fotografie die man vergleichen könnte mit der Arbeit der Bechers. Nach dem selben Prinzip der enzyklopädischen Archivierung fotografiert er gewöhnliche Häuser in deren Banalität: Häuser, Ateliers, Ferienhäuser, Berghütten, Weinkellereien, Scheunen, Ställe, Bienenstöcke, Hühnerställe, Wasserreservoirs und Garagen. Im ersten Augenblick gibt es nichts was auffordern würde weiter zu schauen. Dann beginnt das Auge, wie beim Spiel der sieben Unterschiede, Ungewöhnlichkeiten zu entdecken. Hunderte in der Schweiz zerstreuten einheimischen Gebäuden in Form 1-

eines Chalets, sind in Wirklichkeit Bunker die während dem Zweiten Weltkrieg bis ans Ende des Kalten Krieges gebaut worden sind. Aus der Ferne unterscheidet sie nichts von den naheliegenden Gebäuden. Sie entsprechen einer gewöhnlichen Typologie. Nach dem lokalen Stil entworfen, verschmelzen sie mit der Landschaft und geben dem Reklameschild der Alpenidylle etwas Malerisches hinzu. Die Qualität der Tarnung dieser Bunker und Festungen macht es schwierig, diese aus kurzer Distanz als Militärgebäude zu erkennen. Das Militär war so besorgt diese Gebäude an die Landschaft anzupassen, dass sie mit dem Bemalen der Bunker eine ideale Welt erschafften, eine karikaturistische Idee von Heidis Schweiz. Beim Betrachten dieses fotografischen Inventars der falschen Chalets ist es nicht mehr möglich, die Schweizer Landschaft mit der selben Begeisterung anzuschauen und sich mit dem selben Vertrauen diesen Holzbauten, den schön gezogenen Spitzenvorhängen, den roten offenen Fensterläden und den Blumenmotiven auf dem Balkon zu nähern. Die Unschuld ist enttäuschend: eine Klappe öffnet sich, eine Kanonenmündung kommt raus, das ganze Haus dreht sich um besser zu zielen. Der kalte und distanzierte Blick verwandelt sich in ein ironisches und verdächtiges Bild der Schweizer Landschaft. Diese Bunker sind nicht weniger echt und nicht falscher als das "echte" Schweizer Chalet. Diese sind schlussendlich auch nur Dekor, welches für den Tourismus im Nachhinein erfunden worden ist. Die Neubauten sind Nachahmungen von handangefertigten Häusern und tragen zum Bild der regionalen Umgebung bei. Die Arbeit von Schwager ist nicht nur ein Inventar eines Erbgutes das seit kurzem (Neunziger Jahre) den Einwohnern enthüllt worden ist. Sie stellt auch die Frage ob diese "falschen Chalets" Dekor des Schams einer pazifistischen und neutralen Schweiz sind? Oder stellen sie die Frage einer stillen Annahme der Manipulation, die die zivile Ikone

1- Christian Schwager, Stall, 1937, Beocachtungsbunker, surfers GR, 2001

vereitelt und die auf der Unschuld der Unschuld spielt?

http://www.christianschwager.ch PRESSEDIENST - VISUEL : HÉLÈNE GUENIN & VALÉRIE AUDREN / TÉL +0033 (0)3 87 74 20 02 / FAX +0033 (0)3 87 74 20 56 / INFO@FRACLORRAINE.ORG


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ROMAN SIGNER 1938 im Appenzell geboren. lebt und arbeitet in St. Gallen, Schweiz

Horizont, 1973

Explosion im Schnee, 1979

1 nummerierte Auflage n/b

1 nummerierte Auflage n/b

Säntis und Bodensee, 1975

Spur, 1980

Serie von 8 nummerierten Auflagen n/b

Serie von 4 nummerierten Auflagen nach einem Super 8-Film

Schneefleck, 1979 2 nummerierte Auflagen n/b

Haus mit Raketen, 1981 Serie von 2 Auflagen n/b

Ausgeliehen von der Galerie Art concept, Paris

1-

Roman Signer ist ein eigenartiger Mensch. Nach einer Lehre als Bauzeichner hat dieser echte Schweizer Künstler die Hochschule für Bildende Kunst in Zürich und Luzern besucht und anschliessend die Akademie der Kunst von Warschau. Roman Signer ist ein sehr unabhängiger und nicht sehr akademischer "Bildhauer der vier Elementen". Er beschreibt seit etwa 30 Jahren seine Arbeit mit einen poetischen und ordinären Wortschatz. Sein unmässiger Gebrauch an Sprengstoff wie sein grosses Interesse an elektrischen Helikoptern und an Kajaks verwandeln die beinahe spielerische Ausübung in eine wichtige Fragestellung bezüglich der Fundamente der Kunst: die Zeit, die Bewegung. Roman Signer ist Leistungs- oder Aktionskünstler, er ist fasziniert von allem was fliesst und explodiert , all das was dem Gesetz der Physik und der Zeitlichkeit entspricht. Konzipiert wie kleine Ereignisse oder Gegenleistungen funktionieren seine Werke oft als Prüfung der Wirkungen von mehr oder weniger natürlichen Ursachen. Eine Art von Experimenten dessen Umstände und Ergebnisse uns entgehen. Man findet bei Signer die typischen räumlichen Sorgen der Skulptur: leere Flächen die Volumen trennen, räumliche Besetzung, Bearbeitung der Materie. In dieser Kunst des Scheiterns, des hervorragenden Misslingens, des zerstörten Spektakulären, beruht Signers Arbeit dennoch hauptsächlich in der Zeitlichkeit: die Zeit des Ereignisses, der Beobachtung und des Wartens. Seine Arbeit ist ein direkter Eingriff auf den Lauf der Dinge und erinnert uns an die Realität die unsere Epoche immer wieder in Vergleich stellt. Es erinnert uns, dass die Gegenwart in Bewegung ist und setzt Zweifel an unseren blinden Glauben an die vorhersehbare Zukunft.

1- Roman Signer, Schneefleck, 1979 Galerie Art Concept, Paris

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MONICA STUDER & CHRISTOPH VAN DEN BERG Geboren 1960 in Zürich, Schweiz & Geboren 1962 in Basel, Schweiz

Hôtel vue des Alpes, 2002 Fotografie eines Chalets in den Alpen. Tintenstrahldruck, Fotopapier auf Aluminium geklebt. Ausgeliehen vom "Fonds régional d'art contemporain d'Alsace"

Die zwei Künstler die nun in London leben, haben im Jahre 2000 eine Internetseite hergestellt die "Vue des Alpes" heisst. Sie laden den Internetsurfer zu einer virtuellen Reise in eine Berglandschaft ein, die ihn in ein künstliches Hotel mit einem altmodischen Dekor der sechziger Jahre führt. Vom Zeitpunkt der Ansicht des grandiosen Panoramas bis hin zur Zimmerbuchung muss man bis zu 18 Monate warten - in diesem berühmten Hotel ist alles virtuell und doch sehr glaubenswürdig. 1-

Die erstellten Bilder sind Auslöser des Gedächtnisses. Die Illusion ist perfekt, obwohl keine Fotografien (oder botanische Forschungen) als Unterlage der Bilder der Internetseite gedient haben. Alle Mängel sind sichtbar (die Nadeln der Nadelbäume sind grob gezeichnet und die Berge im Hintergrund scheinen aneinander geklebt zu sein). Von diesen 3D Bildern der Internetseite schaffen die Künstler auch ihre grossen fotografischen Panoramas, so wie das Werk "Hôtel vue des Alpes". "Wenn wir Bilder sehen beginnen wir zu denken" - die zwei Künstler legen Wert darauf uns daran zu erinnern, dass sie keine traditionellen Maler sind. Ihr Interesse für das Erschaffen von Bildern geht eher in die Richtung des Brauches des malerischen Hyperrealismus. Sie analysieren den Erinnerungsprozess und arbeiten auf Unwegen der Erinnerung von Klischees, um Reaktionen im Gedächtnis auszulösen. Kein Bild existiert in Wirklichkeit, und doch haben sie alle existiert (sie sind uns vertraut). Alles ist künstlich und alles ist echt. So stellen uns die Künstler die Frage über unser eigenes Örtlichkeitsgedächtnis und erinnern uns, dass das Imaginäre auch sehr stark von Stereotypen geprägt ist. http://www.vuedesalpes.com

1- Hôtel vue des Alpes, 2002, Photographie. Prêt du Fonds régional d'art contemporain d'Alsace

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Quand les latitudes deviennent suisses  

Presskit de l'exposition "Quand les latitudes deviennent suisses", FRAC Lorraine, Metz, mai-août 2005 Trilingue : français, anglais, allema...

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