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Collectivités, Associations, Institutions, … sont invitées à s'emparer des conclusions de Côtes d'Armor 2mille20

17 mars 2009

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COTES D'ARMOR 2MILLE20, UNE DEMARCHE CITOYENNE

> Côtes d'Armor 2mille20, initiée en 2006 par le Conseil général des Côtes d'Armor, est un véritable processus de démocratie participative. Il invite chacun à prendre la parole pour dessiner l'avenir des Côtes d'Armor à l'horizon 2020. > Côtes d'Armor 2mille20 offre une occasion de partager les visions que chaque Costarmoricain a du territoire départemental. Ces rencontres, ces échanges entre les citoyens, les associations, le monde socio-économique ou encore les collectivités permettent de mieux orienter les actions pour le futur de tous dans le département. > D'ores et déjà, Côtes d'Armor 2mille20 a donné lieu à un foisonnement d'initiatives : réunions citoyennes dans les territoires, travaux prospectifs dans les structures qui font la vie du département, enquêtes réalisées auprès des Costarmoricains. Autant d'actions qui donnent la parole aux citoyens des Côtes d'Armor, qui sont également invités à s'exprimer librement sur le site www.cotesdarmor2020.fr

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Après deux années d'enquêtes, de débats impliquant les citoyens, les élus, les représentants du monde socioéconomique, culturel, associatif, etc.. puis de capitalisation des acquis de notre initiative, Côtes d'Armor 2mille20 a enclenchée, en ce début d’année 2009, sa phase dédiée à l’action. Changer, entreprendre, gouverner, innover, s’ouvrir, se singulariser. Ces six verbes ont eu, depuis le lancement de Côtes d’Armor 2mille20, une résonance particulière. Ils sont d’autant plus importants aujourd’hui qu’ils vont nous permettre d’aller au devant des défis à relever afin de bâtir les Côtes d’Armor voulues par chacun d’entre nous. Au cœur de cette réflexion désormais stratégique, je retiens tout particulièrement la recherche de la singularité du département qu'il nous faut défendre ensemble. Elle peut se décliner en solidarité, environnement préservé, culture vivante, innovation et esprit d'entreprendre, ou encore terre d'accueil,… Dans le contexte de crise actuelle, nos spécificités sont nos meilleures alliées.. Cette stratégie doit être mise en œuvre pour construire des gouvernances collectives, pour faire évoluer nos comportements en faveur de pratiques plus durables et solidaires, pour innover dans les domaines économiques et sociaux, pour changer le monde et agir sur le plan culturel, … Saisissons cette invitation à l'action pour les Costarmoricains, pour les Côtes d'Armor! Claudy LEBRETON Président du Conseil général des Côtes d’Armor Président du Comité de pilotage de Côtes d’Armor 2mille20

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Collectivités, Associations, Institutions, … sont invitées à s'emparer des conclusions de Côtes d'Armor 2mille20 La présente brochure s’adresse à tous ceux qui veulent s’emparer des réflexions de “Côtes d’Armor 2mille20” pour éclairer leurs actions futures et les inscrire dans la construction des Côtes d’Armor souhaitées par les Costarmoricaines et les Costarmoricains. La première partie présente les "orientations et propositions pour les Côtes d' Armor en 2020", document de synthèse de tous les débats menés dans le cadre de Côtes d' Armor 2mille20 pendant deux années. L' invitation est faite aujourd' hui à toutes les forces vives du département, du citoyen aux grandes institutions, afin que chacun décline, dans son champ de compétences, les axes stratégiques, mis à jour par notre réflexion prospective collective, en actions concrètes. La seconde partie, de ce document, retrace la démarche entreprise depuis deux années. Chacun pourra y trouver les réflexions, menées à l' occasion de "Côtes d' Armor 2mille20", concernant ses champs d’actions. Sommaire 1ère partie : Orientations et propositions pour les Côtes d’Armor en 2020 Introduction….………………………………………….……………..

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Le diagnostic partagé….…………………………………………

p.11

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Les enjeux à long terme.………………………………………… p.17

3

La vision commune pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020.. p.27

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Les axes stratégiques.…………………………………………..

p.31

2nde partie :Rappel de la démarche “Côtes d’Armor 2mille20” 1

“Côtes d’Armor 2mille20” un projet ambitieux..…………..….... p.37

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Cinq grandes enquêtes.………………………………………..... p.39

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L’étape du travail prospectif………………………….……….....

p.41

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Une synthèse et des conclusions dynamiques.………............

p.53

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L’invitation, faite à tous, de s'emparer des conclusions de “Côtes d'Armor 2mille20”..………...................

p.55

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Une quinzaine d’information des Costarmoricains.…………...

p.59

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1ère partie : Orientations et propositions pour les Côtes d’Armor en 2020 - Introduction 1 - Diagnostic prospectif partagé

Réunion du séminaire du 9 octobre 2008

2 - Les enjeux de long terme

Réunion du séminaire du 13 novembre 2008

3- Une vision commune pour les Côtes d'Armor en 2020 Réunion du séminaire du 4 décembre 2008

4- Désignation des axes stratégiques Réunion du séminaire du 22 janvier 2009

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Diagnostic prospectif partagé Il s’agit du résultat de l’examen collectif des évolutions présentes et potentielles du territoire

Enjeux de long terme Ces grands enjeux sont les problématiques, clairement identifiées, qui portent en elles un potentiel de changements, positifs (opportunités) ou négatifs (menaces) et qu’il est nécessaire de prendre en compte pour déterminer une stratégie.

Une vision commune pour les Côtes d'Armor à l'horizon 2020 Composantes de la vision prospective, les finalités sont des buts généraux souhaitables, perçus comme possibles à réaliser à long terme, que l'on va s'efforcer de traduire en axes stratégiques.

Les axes stratégiques Véritables armatures du projet, les axes stratégiques sont à la fois une réponse directe aux enjeux identifiés et un moyen d’atteindre les finalités de la vision commune.

Plan d’actions concrètes et innovantes (c'est la phase actuelle de "Côtes d'Armor 2mille20") Il s’agit de collecter et d’articuler de manière cohérente les actions concrètes qui habiteront les axes stratégiques.

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INTRODUCTION

Depuis le lancement de Côtes d’Armor 2mille20 en septembre 2006, 6 000 personnes ont participé à une des nombreuses initiatives de réflexion réalisées. La synthèse d’une telle expression exigeait en amont quelques précautions. C’est ce qui a été entrepris en enregistrant toutes les initiatives et en réalisant de nombreuses synthèses intermédiaires (voir la rubrique ressources du site www.cotesdarmor2020.fr). La seconde condition tenait à la méthode adoptée. Une telle synthèse n’est pas qu’un travail technique, son point clef consiste en la construction d’une vision commune des Côtes d’Armor à l’horizon 2020. Elle doit donc être réalisée par ceux qui construiront cet avenir choisi. Ainsi, ont été réunis les membres du comité de pilotage de Côtes d’Armor 2mille20 lors de quatre grandes matinées de travail. Une vingtaine de personnes représentant les forces vives du département des sphères socioprofessionnelles, du monde social et du monde culturel a également été conviée à participer à ces matinées de réflexion.

Le travail mené dans ces réunions, que nous avons appelé "séminaire de la prospective départementale", a construit la synthèse de chacun des 4 éléments de la prospective : - Le diagnostic partagé (le 9 octobre 2008), - Les enjeux de long terme (le 13 novembre 2008), - La vision commune pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020 (le 4 décembre 2008), - Les axes stratégiques (le 22 janvier 2009).

Le compte rendu complet de ce travail de synthèse, intitulé “Orientations et propositions pour les Côtes d’Armor en 2020” constitue cette première partie du présent document. Le schéma présenté ci-contre explicite comment s' articulent les différents éléments de la prospective.

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Diagnostic prospectif partagé

Le séminaire de Prospective départementale le 9 octobre 2008 a permis d' établir sept grandes évolutions du territoire des Côtes d’Armor : 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7.

Une volonté de « vivre ensemble » et de gouvernance territoriale Une prise en compte des défis économiques et de la nécessité de diversification Une évolution nécessaire de la formation, de la recherche et de la relation formation / emploi Une fédération de territoires singuliers, inégaux quant au peuplement et à l’aménagement Une attention à amplifier quant aux exigences du développement durable et solidaire Une culture entre traditions, identités et innovations Une anticipation du vieillissement de la population à traduire en actes

Ce diagnostic prospectif partagé agrège les orientations dégagées par les travaux du séminaire aux apports essentiels des diverses initiatives de débats menés pendant les deux années de "Côtes d’Armor 2mille20". 1 - Une volonté de « vivre ensemble » et de gouvernance territoriale La Bretagne et particulièrement les Côtes d’Armor se distinguent par une activité associative particulièrement bouillonnante et mobilisatrice en direction de toutes les catégories de la population. Les réseaux culturels structurés et les « petits lieux » accueillent une multitude de débats, conférences, etc... Les réseaux d' entreprises, au niveau professionnel et syndical, au niveau territorial, comme au niveau de la formation des chefs d' entreprise, sont en Côtes d' Armor particulièrement abondants et actifs. Il s’agit de la mise en place de dynamiques participatives des acteurs pour créer un dialogue territorial plus positif. Ces initiatives rassemblent des acteurs qui habituellement s’ignorent; elles permettent de faire vivre l’idée, selon laquelle, chaque citoyen est une richesse. Ce dialogue invite les acteurs à sortir des discours dominants et des vérités quotidiennes. Il est rendu possible par la volonté partagée des forces vives de mener une action collective, coordonnée et déterminée, pour faire face aux défis économiques, environnementaux et énergétiques. Ce renouveau s’inscrit dans une tradition d’actions et de réflexions collectives bretonne et costarmoricaine qui permet la fédération des énergies, le travail en réseau, les coopérations, la création et la défense de vrais projets, etc. Malgré ces richesses, la situation n’est pas idyllique : les acteurs et les initiatives restent trop dispersés, les formes d’organisations émiettées. En matière d’accompagnement social, par exemple, on relève une cinquantaine d’acteurs différents dans le département, sans véritable recherche de mutualisation. Il en est de même pour l’aide aux entreprises et l’animation économique départementale. Dans le domaine de la gouvernance publique, on observe le même phénomène : un manque de lisibilité, par les citoyens, des compétences des uns et des autres. Au niveau de la population, si des distorsions ne sont pas à nier dans le “vivre ensemble” entre catégories sociales et socioprofessionnelles ou encore entre jeunes et “moins jeunes”, les enquêtes de “Côtes d’Armor 2mille20” et la vitalité de la vie associative révèlent une homogénéité significative de la population costarmoricaine. 11


Cependant, les observateurs relèvent l’inadéquation qui se manifeste, d’une part, entre la volonté de plusieurs forces vives et institutions de créer une véritable égalité entre les femmes et les hommes dans le département et, d’autre part, la concrétisation de cette volonté au quotidien. Le refus actuel, des forces vives costarmoricaines, d’une centralisation systématique des activités et des pouvoirs à Rennes, n’enlève rien à leur adhésion à la Bretagne et au mouvement de développement positif qui caractérise aujourd’hui la Région. Cette unité n’est cependant pas systématique quand il s’agit de passer à l’action, au montage de projets, où les territoires costarmoricains peuvent être concurrents, à l’image des logiques de compétition qui s’instaurent entre les départements. Ces questions se posent dans un contexte où les interrogations sont nombreuses quant à l’évolution des institutions. Elles mettent en évidence l’importance croissante des questions d’ingénierie territoriale et de gouvernance territoriale, pour consolider le développement costarmoricain, répondre au repli de l’Etat et au renforcement du fait régional. De même, on constate une tendance de plus en plus forte à analyser les développements à l’horizon des développements européens. 2. Une prise en compte des défis économiques et de la nécessité de diversification Depuis la fin des années 1990, les acteurs costarmoricains relèvent progressivement les défis économiques nouveaux. La confiance dans le développement des Côtes d’Armor s’accroît. L’attractivité du département connaît un début de consolidation, ce qui induit un mouvement migratoire de population active – notamment de jeunes couples - et un début de renforcement de l’économie résidentielle. L’agriculture familiale et l’industrie agro-alimentaire sont restées les piliers performants de l’économie costarmoricaine. L’agriculture est en mutation pour prendre en compte l’évolution qualitative de la demande, les exigences environnementales, la progression du bio, la nécessité de circuits courts et la prise en compte de l’agriculture dans l’aménagement des territoires. Le modèle promu de “l’exploitation agricole entreprise” s’affronte au modèle familial breton pourtant le plus performant qui soit. Les liaisons entre l’agriculture et l’industrie agroalimentaire (IAA) se distendent du fait, d’une part de la concentration nationale des entreprises de l’IAA et du recul du secteur coopératif, et d’autre part, de la sophistication des produits de l’industrie qui n’exigent plus une proximité des producteurs. Les métiers de base des secteurs de l’agriculture et de l’IAA sont en tension. Pour cette dernière, les conditions de travail sont souvent en cause. Les mutations du secteur agricole costarmoricain ne bénéficient pas suffisamment de la proximité du Zoopôle, pôle international de recherche et de formation en agriculture et en santé alimentaire. Le potentiel maritime des Côtes d’Armor (Côtes de la Mer), longtemps ignoré, est aujourd’hui apprécié comme une ressource de premier plan. Qu’il s’agisse des secteurs des cultures marines, de la pêche, du transport, de l’hydrolien, des algues, que du patrimoine, du tourisme, de la plaisance, ...

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L’activité touristique de la Bretagne toute entière se ralentit, tandis que se développe un nouveau format fait de courts séjours répartis presque tout au long de l’année. Une volonté de diversification économique se manifeste en Côtes d’Armor notamment par la modernisation des secteurs existants ancrés sur les atouts du territoire : la terre, la mer, l’aménité et l’environnement exceptionnel. Elle demande une coordination des acteurs du territoire. Elle passe par une plus grande autonomie énergétique dont le passage rapide de l’expérimentation à la production dans les domaines de la méthanisation et de l’énergie hydrolienne. Elle exige la poursuite de l’amélioration de l’accessibilité du territoire, avec la couverture numérique décidée du territoire en haut et très haut débit, avec la poursuite du TGV en voie propre, de Rennes jusqu’à Brest, en passant par Saint-Brieuc. Ce dernier point est discuté, il va certes entraîner des mobilités positives mais peut accroître le phénomène de métropolisation, tant en ce qui concerne Rennes que Paris, et dans une certaine mesure, Brest. Le secteur des services aux entreprises progresse comme l’ensemble du secteur tertiaire. Le développement des services aux particuliers (l’économie dite résidentielle) est essentiel à l’économie costarmoricaine. Il participe à l’attractivité touristique et soutient le mouvement migratoire mais peut (ce qui est déjà le cas sur certains territoires) engendrer une pression foncière et une concentration excessive. Enfin, cette évolution ne doit pas contrecarrer le développement de l’économie productive. L’économie sociale et solidaire, importante en Côtes d’Armor mais peu visible institutionnellement, constitue l' un des témoignages de l’inscription de nombreuses forces vives dans une logique de conciliation entre développement économique et recherche de sens, de valeurs humaines. 3. Une évolution nécessaire de la formation, de la Recherche et de la relation formation / emploi L’exode des jeunes est une des préoccupations majeures des Costarmoricains. La situation globale de l’emploi, le bas niveau des qualifications offertes et l’offre modeste de formations universitaires expliquent cette situation qui profite à Rennes et à l’Ile-de-France. Situation qui s’impose à des jeunes pourtant très attachés à leur territoire, à des jeunes dont la formation initiale, apprentissage compris, est nettement au-dessus des moyennes régionale et nationale. Si ce tableau reste préoccupant, des signes témoignent d’évolutions en cours : les ambitions de l’Université Européenne de Bretagne quant à l’adéquation emploi / formation, la concentration des créations d’emploi dans le tertiaire – secteur offrant majoritairement des emplois qualifiés –, les difficultés de recrutement qui imposent aux branches professionnelles de réagir, la qualité et le bon niveau de formation des jeunes Costarmoricains, gage de leur adaptation aux mutations du travail. De nombreuses offres d’emploi restent non satisfaites notamment dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration, de l’agriculture, du bâtiment. Dans ce dernier secteur, le travail entrepris de valorisation des métiers, améliore la situation et interroge les autres secteurs porteurs de métiers en tension.

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Le territoire est également touché par le phénomène national de faiblesse de la formation professionnelle continue, qui ne joue pas son rôle d’anticipation de l’évolution des qualifications et de promotion sociale. Autre constat, en Côtes d’Armor comme ailleurs, l’orientation vers les métiers « dit manuels » se fait par l’échec. Les Côtes d’Armor, en bénéficiant de plusieurs centres de Recherche publics et d’organismes intervenant dans l’innovation ou le transfert de technologie, font exception. En dehors des métropoles, les territoires ainsi équipés sont rares. Si globalement le nombre de chercheurs que ces activités représentent n’est pas énorme, elles sont essentielles pour l’image du territoire, pour son dynamisme, pour l’incitation au développement de R&D et de formation dans les entreprises costarmoricaines, pour le potentiel de transfert local de technologie vers les PME. Cependant, si ces différents laboratoires se développent en fonction de leur capacité à s’intégrer à des programmes de Recherche nationaux et internationaux, leur développement dépend également de décisions prises hors des Côtes d’Armor par des structures universitaires et administratives. Quant à la Recherche privée, elle est particulièrement importante sur le site de Lannion, avec ses 1 400 chercheurs, mais ce pôle, très porteur en termes d’image R&D du territoire, reste vulnérable à la délocalisation. 4. Une fédération de territoires singuliers, inégaux quant au peuplement et à l’aménagement Territoire morcelé pour les uns, fédération de territoires pour les autres, les Côtes d’Armor sont polycentriques, diversifiées, structurées par un réseau de petites villes indépendantes d’une métropole envahissante. Cette situation participe à la qualité de la vie en Côtes d’Armor, mais ne permet pas de bénéficier des services et du poids politique qui caractérisent aujourd’hui une grande agglomération. Le territoire est également affecté par des déséquilibres du peuplement et d’activités. Le littoral, et les abords de la nationale 12 bénéficient d' un développement économique et social dont est tenu à l' écart le reste du territoire et particulièrement le Centre Ouest Bretagne. Ainsi sont posées, particulièrement pour le sud du département, les questions de la montée des précarités et de la pauvreté, de la démographie médicale, de la présence des services de proximité tant publics que privés, du logement, des transports. Dans le Nord du département les espaces agricoles et naturels diminuent, la pression foncière s' accroît particulièrement sur la bande côtière – où les jeunes et les personnes aux revenus modestes ne peuvent plus habiter - mais aussi en périurbain. L’attractivité de St-Malo mais aussi celle de Rennes atteignent les territoires de l’Est du département. Incluses dans la troisième ou quatrième couronne de la métropole régionale, ces localités accueillent un nombre croissant de rurbains dans des conditions d’offres de services et d’habitat aujourd’hui maîtrisées, mais qui ne supporteront pas facilement la poursuite d’un important flux d’arrivées. Plus globalement sur le territoire des Côtes d’Armor, les questions de l’accueil des populations nouvelles sont posées et particulièrement pour les populations étrangères. Bien que très peu nombreuses, leur intégration n’en est pas moins difficile. Les coûts croissants de l’énergie et l’accessibilité des TIC modifient, et vont modifier, les constats ci-dessus comme ils vont affecter durablement toutes les équations d’aménagement du territoire à l’horizon 2020 : la spécialisation des territoires entre travail et résidence est aujourd’hui un modèle dépassé ; le développement du télétravail, qui stagnait jusqu’ici,

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progresse aujourd’hui sans qu’aucune négociation sociale, ni débat sociétal ne s’instaurent ; les centres villes délaissés, comme celui de St-Brieuc, peuvent par l’arrivée de nouvelles populations, retrouver leur rôle de carrefour économique et sociétal ; dans une région à l’habitat dispersé, la hausse du coût des déplacements individuels peut à la fois dynamiser les réponses de proximité (services, culture, etc.) et amplifier les solutions d’individualisation de l’accès aux transports collectifs et d’intermodalité. Ces évolutions des mobilités et la diversité des territoires urbains, ruraux ou du littoral, du département impliquent des coordinations, un dialogue constant, une approche systémique des problèmes, la mise en place d’outils de planification, autant de pistes qui émergent aujourd’hui mais qui apparaissent insuffisantes aux acteurs. 5. Une attention à amplifier face aux exigences du développement durable et solidaire Le capital environnemental des Côtes d’Armor est exceptionnel. Mais une certaine autosatisfaction des Costarmoricains peut expliquer le manque de vigilance face aux diverses atteintes qu’ont subi la qualité de l’eau, la pollution visuelle particulièrement aux abords de la N 12 ainsi qu' aux entrées de villes. Il en est de même de l’étalement urbain ou de la concentration de constructions sur le littoral. Aujourd’hui, la pression des défenseurs de l’environnement a porté ses fruits. Les décideurs et tous les citoyens sont conscients des dangers encourus et la réglementation a progressé. L’étape actuelle, celle de la réparation, de la prévention et de l’instauration de nouvelles pratiques, n’en est pas moins cruciale. Les revenus en Côtes d’Armor sont peu élevés mais le fait le plus marquant réside dans les disparités territoriales et de situations sociales. Les revenus sur le littoral et dans les villes sont nettement plus élevés qu’en zones rurales, la pauvreté chez les plus de 65 ans atteint 12,2% de la population (7,8 % en métropole) et touche 18 % des femmes seules (13,8 % en métropole). A ces constats s’ajoutent ceux des travailleurs sociaux soucieux du désengagement de l’Etat, désemparés de passer tout leur temps en recherche de mesures financières au détriment de l’accompagnement des personnes en difficulté. Les travailleurs sociaux dépeignent une réalité sociale extrêmement dure: des populations en difficulté, adolescents décrochés, recul du langage chez les exclus, SDF, etc.. En écho à ces situations qui peuvent surprendre, un constat important : la volonté des Costarmoricains, exprimée dans les enquêtes de "Côtes d’Armor 2mille20" de voir, dans l' action publique, augmenter la priorité donnée à l’action sociale. A ce propos, concernant les personnes en situation de handicap, l' écho rencontré par la réflexion, à laquelle a participé "Côtes d' Armor 2mille20", sur le thème "tous citoyens dans un monde ouvert" a montré, qu' aux côtés des moyens à ne pas négliger, c' est un développement des solidarités dans tout le spectre de la vie sociale qui est impératif. 6. Une culture entre traditions, identités et innovations La culture costarmoricaine et, plus largement, celle de Bretagne, revêtent trois réalités qui s’interpénètrent : une vie artistique, une vie artistique liée à la culture bretonne, une pratique de cette culture bretonne (pratiques amateurs, danseurs de festoù-noz, etc.).

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Les identités bretonnes et costarmoricaines (culture, traditions, mode de vie, capacité de créer et d’imaginer) sont valorisées comme facteurs d’attractivité du territoire, comme labels dans la diffusion de produits. Si certains observateurs pensent que cette valorisation peut encore s’amplifier au bénéfice du développement économique, d’autres mettent l’accent sur une évolution à éviter : celle de pays vendant une culture qui ne serait plus vivante qui ne serait que folklorique. Deux images s’opposent et font hésiter sur la nature du diagnostic ainsi que sur l’évolution des variables “culture” et “identité”. D’une part, on peut constater actuellement un recul des pratiques culturelles traditionnelles bretonnes, l’uniformisation des modes de vie, l’attrait culturel de la capitale régionale, etc... Tout ceci s' inscrit en parallèle d' une disparition progressive de la langue bretonne. Ce recul entraîne des difficultés dans la promotion de la culture régionale. D’autre part, on peut mesurer le dynamisme culturel costarmoricain : le nombre important de lieux et de centres culturels, l’installation de nombreux artistes dans le département, le foisonnement des théâtres et des associations de toute nature, le nombre de festivals, etc., évolutions bien inscrites sur l’ensemble du territoire, évolutions dont l’offre concerne les périodes touristiques ou non, évolutions dont les créations sont nombreuses et renouvellent la culture bretonne et particulièrement la musique et la danse. 7. Une anticipation du vieillissement de la population à traduire en actes Le vieillissement de la population – phénomène général particulièrement accentué en Côtes d' Armor – a des effets de nature différente. Il apparaît tout d’abord comme une opportunité économique et sociétale. Une plateforme prospective sur les enjeux économiques du vieillissement en Côtes d’Armor suscite aujourd’hui des actions créatrices d’emploi dans les domaines de la mobilité (télé assistance, offre touristique, transport de proximité), de l’habitat (adaptation des logements, création d’hébergement collectif) et de la consommation (services, alimentation, sport). Un engagement citoyen et associatif fort se manifeste par la mise en place de multiples initiatives pour le maintien du lien social entre générations. Ces initiatives doivent accompagner le maintien à domicile qui est aujourd’hui possible du fait de l’allongement de la durée de vie en bonne santé, et du développement des services à domicile. L’inquiétude porte évidemment sur les situations de dépendance où le maintien à domicile, sans être un choix, sera la situation de très nombreuses personnes âgées. Ces situations exigent des services d’un grand professionnalisme où les personnes âgées peuvent être discriminées quant à leurs revenus. A cette situation s’ajoute celle de la pénurie de médecins, particulièrement en zone rurale.

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Enjeux de long terme

Le séminaire de Prospective départementale qui s' est déroulé le 13 novembre 2008 a permis d' identifier 76 enjeux de long terme pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020. Après un positionnement collectif par les participants dans une matrice importance / maîtrise, ces enjeux ont été regroupés en six macro-enjeux : 1. 2. 3. 4. 5. 6.

Le développement local durable ; La formation tout au long de la vie et l’emploi ; Le vivre ensemble et la gouvernance ; La solidarité et la mixité sociale ; La singularité, l’identité et l’ouverture ; L’innovation, la compétitivité et l’attractivité.

1. Comment agir localement pour faire face, avec ses ressources propres, aux défis économiques, sociaux et environnementaux d’un développement qui soit réellement durable ? (Développement local durable) Le développement local constitue une dynamique fédératrice qui exprime une maîtrise par la collectivité territoriale de politiques de proximité et de développement durable. La mise en œuvre commune et concrète des volontés en matières économique, sociale, environnementale, d’aménagement territorial et énergétique s’inscrit dans cette démarche. Si l’accord est large sur les constats dans de nombreux domaines, il s’agit surtout d’inviter chacun à passer à l’action et à coordonner les interventions des acteurs. En effet, des marges de manœuvre existent au niveau départemental pour faire progresser tous ces chantiers. Le premier de ces chantiers, mis à jour dans la démarche prospective, consiste à agir en Côtes d' Armor pour faire de notre territoire un territoire d' innovation tourné vers le futur. Cet axe important fait l' objet d' un développement spécifique dans le présent chapitre (§ 6). Ce renouveau concerne toute l' économie costarmoricaine et pas seulement les secteurs les plus souvent cités. Le commerce, les services (rendus aux entreprises comme aux particuliers), l' éducation et la santé sont les trois premiers secteurs du département en termes d' emplois. Ils sont peu présents dans l' actualité économique et vont cependant être profondément bouleversés par l' amplification du numérique. Certes ces évolutions sont internationales et mondiales mais elles n' amputent pas les acteurs locaux de possibilité d' actions. L' accompagnement de ces mutations est nécessairement local. L’évolution de l’agriculture – à la fois les filières classiques ou les circuits courts – nécessite une meilleure maîtrise du foncier. Les prix et la non disponibilité de terres agricoles, particulièrement dans le périurbain et sur le littoral, bloquent l’installation de nouveaux agriculteurs et les restructurations d’exploitations. La question de la disparition des terres agricoles est un problème national voire européen, mais revêt en Bretagne une importance particulière. L’augmentation de l’artificialisation des terres est de 25 % par an en Bretagne contre 16 % en France. On mesure l’ampleur du risque.

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Les activités traditionnelles et les nouvelles économies maritimes sont des piliers structurants de l’économie des territoires maritimes. Il ne s’agit pas aujourd’hui de maintenir artificiellement ou de développer ces activités envers et contre tout par des politiques de soutien, mais bien de leur donner véritablement les moyens d’exister et de se développer de façon durable. Les questions de cohésion et de mixité sociales sont également à prendre en compte dans le cadre du développement local durable. Il s’agit de faire en sorte que tous les citoyens puissent s’installer et se répartir dans toutes les parties du territoire, de favoriser la mixité des populations et d’éviter la dualisation sociale. En effet, la menace est forte de voir des ruptures sociales se marquer entre le Nord et le Sud, le littoral et l’intérieur, les espaces ruraux et les zones urbaines. Dans certaines zones en difficulté de développement, il apparaît effectivement essentiel pour les Côtes d’Armor et pour la Bretagne toute entière de mettre en place, dans les quatre à cinq ans, des projets structurants qui captent l’attention à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire et mobilisent les acteurs. II s’agit de modifier l’image des territoires concernés et de leur permettre de se raccrocher au rythme de la progression de leurs voisins. Les développements économiques et sociaux, comme les questions de l’énergie posent la question de l’accroissement et de la diversification de l’offre de mobilités infradépartementales. Les territoires doivent aujourd’hui faire face à l’évolution de la physionomie des transports, induite par l’augmentation des prix des carburants et l’importance croissante des problématiques du développement durable. Des zones de saturation du trafic existent dans les secteurs nord-ouest et au centre du département qui demandent à être fluidifiées par de nouveaux aménagements. Il s’agit également de trouver des solutions innovantes pour résoudre ces problèmes sur le long terme. Le numérique constitue un enjeu majeur pour répondre aux problèmes de la mobilité. De manière opérationnelle, il peut permettre le télétravail qui change fondamentalement les rythmes de vie et les déplacements des employés, même s’il pose des questions en matière d' organisation du travail et de législation sociale. La présence chez soi permise par le télétravail peut modifier positivement la problématique de l’intégration des rurbains. La mise en œuvre du bouquet des énergies renouvelables constitue un enjeu très important compte tenu de la dépendance énergétique du territoire. Les Costarmoricains ne doivent pas se limiter à quelques expériences d’hydrolien ou de méthanisation mais faire appel à toutes les ressources technologiques permettant le progrès dans cette matière. Derrière le bouquet énergétique, se pose également la question du stockage des énergies renouvelables. Il faut noter que les objectifs du Grenelle de l’Environnement sont minimalistes en matière de logement à l’horizon 2020 et bien en deçà des performances qui existent déjà aujourd’hui dans certains pays comme la Suisse, l’Allemagne ou le Danemark. Or, derrière cet enjeu et les avances technologiques qu’il induit, de nombreux emplois peuvent être créés. Lorsqu’on évoque les nouvelles sources d’énergie nécessaires pour faire face à la crise des énergies fossiles, on oublie généralement d’insister sur les économies d’énergie et d’être attentif à la question de l’efficacité énergétique. Il s’agit néanmoins d’un défi essentiel à prendre en compte tant par les pouvoirs publics que par les organisations, les entreprises et par l’ensemble des citoyens. L’économie d’énergie et la bonne gestion de la mobilité dans le domaine agricole passent également par le regroupement foncier pour répondre au morcellement et éviter la dispersion des surfaces. Cette dispersion contribue en effet à multiplier les trajets des véhicules agricoles sur les routes et à accentuer les coûts des déplacements.

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La fermeture des petits commerces de proximité et le recul des services publics, particulièrement en zone rurale, sont avérés. Il est primordial de renverser cette tendance pour l' équité de traitement de la population et la vitalité des territoires. De plus, l’accroissement de la population costarmoricaine concerne aussi ces zones rurales et les besoins augmentent en matière d’habitat, d’écoles, de services, etc. Aujourd’hui s’inventent d’autres formes de services moins spécialisés, plus souples, etc. De quels leviers disposent les territoires pour amplifier ce mouvement ? L’économie sociale et solidaire (ESS) pèse en termes d’emplois, d’actions sociales et culturelles. Le maillage et la structuration départementale du tissu associatif de l’économie sociale et solidaire constituent des défis majeurs pour le développement de ce secteur. Aujourd’hui sa faible visibilité y compris par les collectivités territoriales dessert le développement de délégations de services publics vers le monde associatif qui pourtant est parvenu à s’ancrer dans les réalités de terrain et à bien les connaître. L’économie sociale constitue un lieu de débat, de recueil de la parole des citoyens. Faire remonter cette parole dans les instances est un facteur continu d’amélioration des services collectifs à la personne. Plus largement, la question de pouvoir disposer de lieux propices aux échanges, à l’expression sur les initiatives sociales, économiques, solidaires est également posée. Des défis environnementaux importants ont été relevés à l’échelle costarmoricaine en matière de pollution, d’économie d’énergie, de production d’énergies renouvelables. Dans le domaine de l’environnement, un certain nombre de résultats dépendent de l’action entreprise localement. Qu’il s’agisse de la réduction des pesticides et de nombreuses pollutions d’ordre industriel ou encore des comportements éco citoyens, des économies d’énergie ou de la production d’énergies renouvelables, les décisions prises localement peuvent participer substantiellement à la protection de notre environnement. Nous n’avons pas tout à attendre de décisions régionales, nationales ou internationales. Il en va ainsi également du patrimoine naturel littoral et marin, ainsi que de paysages au premier chef terrestres, mais également sous-marins. 2. Comment inventer les modalités de la formation du futur qui permettraient de former tout au long de la vie et constitueraient un socle de savoirs pertinents en adéquation avec les besoins des personnes et avec les métiers de demain et leurs évolutions ? (La formation tout au long de la vie et l’emploi) Plutôt que de déplorer l’absence d’université autonome dans le département, il faudrait inventer les centres de formation de demain, ouverts à tous et conçus pour l’apprentissage tout au long de la vie. En effet, l’innovation et l' adaptation continues dans les formes d' apprentissage comme dans le contenu des savoirs sont les facteurs déterminants de la qualité de la formation. De nombreuses initiatives existent sur le territoire. Cependant ces initiatives sont disparates, cloisonnées, peu ou non coordonnées. Il y a urgence particulièrement pour ceux qui ne peuvent entrer dans les filières traditionnelles et qui sont laissés sur la touche. De la même façon on ne peut laisser se développer l’illettrisme. La formation tout au long de la vie et son adéquation avec les besoins des secteurs en développement constitue un défi que l’on retrouve en filigrane de toutes les problématiques mises en évidence. Cette adéquation se décline sous la forme de l’employabilité : la mise en oeuvre permanente de cette capacité individuelle à acquérir les compétences nécessaires pour trouver ou conserver un emploi.

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Cette question ouvre également celle de la qualité des emplois offerts dans le département et débouche sur les inégalités d’accès à la formation, à la connaissance, à l’éducation, au savoir, à la culture. L’adéquation entre l’emploi et la formation ne doit pas être traitée dans le court terme, dans une recherche simpliste de l’adaptation aux postes de travail par une formation minimum. Pour les jeunes qui bénéficient d’une solide formation initiale, si elle ne garantit pas une intégration immédiate dans le monde du travail, elle leur permet dans presque toutes les situations l’intégration dans un parcours professionnel de qualité. Un objectif commun est de permettre à chaque jeune d’acquérir les bases culturelles nécessaires à l’appréhension d’un parcours professionnel qui ne sera pas linéaire et nécessitera – quel que soit son niveau de formation – des adaptations nombreuses, des compléments de formation, de réorientations. Outil essentiel de l’orientation scolaire et de l’orientation tout au long de la vie, la connaissance des métiers est un enjeu essentiel. D’une part, la communication globale (télévision, cinéma, journaux, etc.) fait la part belle aux métiers d’une certaine élite en ignorant entre autres les métiers dit manuels et, d’autre part la transmission familiale assure peu la valorisation des métiers. Ce dernier aspect concerne particulièrement toute la frange de la population touchée par le chômage et les précarités. Ainsi, tout un espace d’initiatives revient à la collectivité : un espace d’information, de conseils, d’orientation au plus près des concitoyens. Assurer le développement durable du territoire maritime des Côtes d’Armor exige également de sensibiliser, d’informer et de mobiliser la population du département sur l’importance de la mer pour l’avenir de leur territoire. En cette matière, la priorité doit être donnée à un enseignement technique et professionnel de haut niveau, en cohérence avec l’économie maritime locale et donc susceptible de mieux garantir l’accès à l’emploi. 3. Comment mieux se connaître, mieux se comprendre, mieux vivre ensemble, mieux décider de concert ? (Le vivre ensemble et la gouvernance) L’interconnaissance et la compréhension des autres hommes, femmes, activités, etc. du territoire constituent un préalable à la construction de projets communs. C’est le fondement de la citoyenneté, de la prise en compte de l’intérêt collectif et de l’intérêt général. Si on ne s’écoute pas et si on ne comprend pas l’autre, on ne peut pas porter ensemble de projets de développement. En effet, si l’incompréhension se manifeste souvent entre catégories socioprofessionnelles ou entre générations, elle apparaît particulièrement forte entre couches sociales, entre ceux qui ont des situations privilégiées, des niveaux d’éducation élevés et les autres. Or, on le sait, l’incompréhension génère le repli sur soi, l’individualisme et le sentiment d’injustice. Les Costarmoricains doivent être incités à se comporter en citoyens construisant l’avenir du département et non en consommateurs passifs et individualistes des services (santé, écoles, etc.) organisés au profit de tous. Il s’agit d’un enjeu d’implication citoyenne et de gouvernance. Cette gouvernance doit susciter une activité citoyenne très forte, génératrice de cohésion territoriale et de cohérence des politiques publiques. Cette implication citoyenne doit clairement se situer en amont de la conception des politiques et non uniquement dans la mise en œuvre de décisions. Il est donc important de disposer de lieux de médiation pour optimiser la participation de tous les citoyens dans le processus démocratique. Cette démarche démocratique ne concerne pas les seuls pouvoirs publics mais toutes les organisations

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(associations, entreprises, etc.). Comment provoquer l’initiative, le changement, la construction d’un projet dans l’action collective ? C’est la question de la coordination des acteurs et du pilotage sociétal qui est posée ici aussi. Il s’agit de transformer la richesse d’initiatives que connaissent les Côtes d’Armor en actions concrètes. La question est aussi posée de savoir si les acteurs dispersés ont une appréhension commune des problèmes qui se posent à tous. Dans ce cadre, le besoin de mutualisation est probablement aussi important que celui de la coordination. Quant à l’émiettement organisationnel et territorial, il s’agit moins d’ajouter une structure supplémentaire que de savoir comment s’articuler pour permettre des actions communes efficaces. L’expérience des services à domicile montre qu’il est important de débuter par la construction d’un langage commun pour se comprendre avant de travailler à la mutualisation. La question de la dégradation visuelle des paysages a mis en évidence la capacité de concilier des points de vue et d’appliquer la norme au niveau des municipalités. Cette question de gouvernance est centrale dans le fonctionnement de toute société. En l’occurrence, il s’agit d’être capable de concilier le point de vue des entreprises qui bordent les grands axes routiers et des parties prenantes qui souhaitent des paysages de qualité le long de ces routes. Il s’agit également de pouvoir faire appliquer les règles d’urbanisme au niveau des autorités municipales concernées. La solution devrait passer par la responsabilisation des acteurs. On observe une véritable vie associative des jeunes dans leur commune. Le Comité Consultatif de la Jeunesse des Côtes d' Armor, permet de mesurer cette vitalité. Aujourd’hui, on devrait mettre en réseau ces différentes initiatives et organiser une action continue et soutenue. Il s’agit de fédérer leurs forces à l’échelle du département. La place et le rôle de Rennes dans l’aménagement et la dynamique du territoire breton sont stratégiques : comment organiser le territoire breton sachant que les Côtes d’Armor sont aux marches de la péninsule et que la capitale est excentrée et orientée « du mauvais côté » ? Le problème est celui de l’interdépartementalité, de la capacité de construire une région à partir de ses territoires et de les articuler par une réelle concertation respectueuse de toutes les parties. Il s’agit d’éviter de reproduire sur la Bretagne le modèle qui prévaut en France avec la capitale qui décide tout le temps pour tout le monde. C’est un enjeu qui porte sur la mentalité, l’idée qu’on se fait de la décentralisation, de la place des territoires et de leur rôle dans la gouvernance globale et bretonne. Il ne s’agit pas seulement d’aménagement du territoire : on ne doit pas généraliser une expérience à tous les territoires de la Bretagne parce qu’elle a été expérimentée à Brest ou à Rennes. Il existe concrètement des domaines où l’on peut agir au niveau local pour l’égalité entre les femmes et les hommes : les bas salaires et la précarité réservée aux femmes, la place des femmes en politique, etc. Il s’agit de passer des slogans aux programmes concrets des associations, des syndicats, des politiques, etc. L’éducation, dès le plus jeune âge puis de façon soutenue, est une des clés de l’égalité entre les femmes et les hommes. Il s’agit d’échapper au conditionnement dans lequel nous vivons et où chacun, femme comme homme, conforte un système profondément inégalitaire. La question du salaire de la femme l’illustre. Toujours présenté comme salaire d' appoint ou deuxième salaire (30% inférieur à celui d' un homme !) il recouvre toutes les autres réalités dont celle de la pauvreté qui touche principalement des femmes salariées chefs de famille.

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Les travaux sur la diversification économique, entrepris dans le cadre de Côtes d' Armor 2mille20, ont permis de poser les enjeux de développement économique repris ci-dessous au début du §6. Ils ont été menés par des représentants socioéconomiques du département qui ont également mis en lumière l' enjeu d' une coordination économique territoriale. Dispositif nécessaire à la visibilité des manifestations de promotion économique, à l' efficacité des projets d' envergure, à la constance nécessaire pour mener jusqu' au bout les initiatives intéressantes mais difficiles, …: s' esquisse ici une gouvernance économique territoriale. Une des qualités, peu connue, de l’organisation des entreprises dans le département réside dans la vivacité des réseaux professionnels, des réseaux territoriaux ou de ceux de formation des chefs d’entreprise. De plus, de nombreuses entreprises sont engagées sur des objectifs de développement durable. Il faut cultiver cette exemplarité des entreprises costarmoricaines ouvertes sur la société. Dans un mouvement comparable, s’il s’agit d’affirmer les valeurs collectives de respect de l’individu, de refus de la pensée unique porté par toute une frange du secteur associatif. Secteur qui entend ne pas être réduit à un simple « prestataire de services » mais veut contribuer au bien commun. 4. Comment concrètement renforcer la solidarité et la mixité sociale dans le département ? (Solidarité et mixité sociale) Les situations de pauvreté dans le département sont essentiellement liées à l’accès à l’emploi. Elles se caractérisent, compte tenu des spécificités du département, par des difficultés particulières d’accès aux logements (dont une part importante peut être qualifiée d’insalubre : 5000 propriétaires occupants et 1300 locataires sont ainsi concernés dans le département) et aux transports. Le regard porté sur la misère n’est pas uniquement un regard de compassion. La solidarité apparaît comme un véritable enjeu en Côtes d’Armor car sa mise en œuvre, à bien des égards, y constitue une réalité. Les catégories de population sont restées proches et même s’il existe un risque de dualisation, on n’observe pas encore de réelle rupture entre quartiers. La pauvreté culturelle est inséparable de la pauvreté économique. Aussi, l’accès à la connaissance constitue un défi majeur et un droit pour tous ceux qui sont en situation de décrochage économique. Il en va de même pour l’accès à la culture, tant la production que la diffusion. L’accès à la culture pour tous et à tous les âges de la vie permet de favoriser et de maintenir une réelle qualité de vie. De surcroît, cet enjeu s’intègre dans celui de la nécessité d’une formation tout au long de la vie, facteur de développement d’une société dite de la connaissance. Cet enjeu est inséparable de la nécessité de la diversification de la culture et de son mouvement pour qu’elle aille constamment à la rencontre de tous, quelles que soient les positions économiques et sociales. Les différences en termes d’offres d’emploi mais aussi de services publics ou privés, de mobilité, etc., sont flagrantes entre territoires. L’enjeu d’équité mais aussi simplement de maintien des populations est à prendre en compte pour corriger ces déséquilibres. La maîtrise du coût des transports en commun est un des éléments important afin que ce service public soit accessible à tous. Le mouvement de migration dont bénéficient les Côtes d’Armor est à développer, amplifier. Cette migration est bénéfique, elle permet à la démographie costarmoricaine d’être positive et ouvre la perspective d’un territoire plus métissé. Cet accueil doit être anticipé pour accueillir

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les personnes nouvelles dans de bonnes conditions matérielles. De plus, il faut créer et promouvoir « une culture généralisée de l’accueil » qui permette à l’ensemble des acteurs de dépasser les difficultés actuelles en s’appuyant sur l’identité costarmoricaine. Le maintien à domicile des personnes âgées fait l' objet aujourd' hui de diverses expérimentations, principalement associatives, afin de maintenir le lien social. En effet, aux cotés des services de repas, d’entretiens, de soins, etc., se développent des initiatives permettant aux anciens d' avoir une vraie place dans la société : transmissions et échanges de savoirs, colocations, activités intergénérationnelles, etc… Ce maintien à domicile pose aussi des questions quant aux coûts des services. Leurs augmentations liées, entre autres facteurs, à la professionnalisation de ces secteurs, peuvent exclure les personnes à bas revenus. De nouvelles solidarités sont à penser. 5. Comment élargir l’identité costarmoricaine et bretonne et l’ouvrir davantage sur l’Europe et sur le monde global (La singularité, l’identité et l’ouverture) “La Bretagne n' a été prospère que dans les périodes où elle a été ouverte sur le monde”. Aujourd' hui les projets costarmoricains doivent s' inscrire dans la réalité européenne. Ainsi, la conception même de l’identité s’est élargie. Il s’agit désormais d’avoir une vision globale de l’identité bretonne et costarmoricaine, en déclinant mieux ce que recouvrent pour les Costarmoricains certaines valeurs communes : par exemple leur priorité accordée à la solidarité, la vitalisation de l’esprit d’entreprendre, leur adhésion aux pratiques culturelles multiples et vivantes, etc. Une part importante de cette identité est révélée par l' extrême attachement des Costarmoricains à leur territoire qu' ils estiment beau et globalement préservé : territoires ruraux mais aussi de plus en plus marins. L' importance culturelle et touristique de ces derniers n’est reconnue que depuis quelques années mais leur mise en valeur est insuffisante. Pour exister face à Rennes, il faut porter haut et fort les atouts des Côtes d’Armor. La force des Côtes d’Armor, c’est leur diversité, leur polycentrisme, leurs territoires singuliers, leurs paysages contrastés de mer, de littoral, de Centre Bretagne, etc. Ce sont ces Côtes d’Armor là qu’il faut faire vivre. Tout ramener à Rennes ou à St-Brieuc, c’est banaliser la Bretagne... Ce qu’il faut montrer, ce sont les vraies richesses d’aujourd’hui . L’espace disponible, le temps gagné, la qualité de l’environnement, la possibilité de s’associer,… ne sont-ils pas aussi des richesses ? Les indicateurs adaptés au modèle urbain ont-ils un sens en Côtes d’Armor ? Le défi, c’est la prise en compte du qualitatif, c' est de passer du PIB au BIB (Bonheur Intérieur Brut). De même, l’accueil de qualité, l’intégration ne se décrètent pas, ils se préparent. L’intégration interroge tous les acteurs au niveau micro-local : associations, élus, etc. C’est la condition du métissage. 6. Comment produire de l’innovation et ouvrir de nouveaux débouchés dans les secteurs qui font la richesse des Côtes d’Armor et se positionner dans les domaines du futur ? (L’innovation, la compétitivité et l’attractivité) L’enjeu de la diversification économique en Côtes d’Armor consiste moins à chercher l' implantation de nouveaux secteurs qu’à construire de l’innovation et à la valoriser dans les secteurs existants en Côtes d' Armor et particulièrement dans les TIC, le tourisme, l’agriculture, le bâtiment, les industries agroalimentaires et les biotechnologies qui y sont associées. Il s’agit donc d’assurer le maximum de valeur ajoutée sur le territoire.

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Le trait commun, à tous les secteurs, de cette mutation consiste à réussir le virage du numérique. L' investissement dans la couverture haut-débit de tout le territoire, réalisée actuellement, doit trouver son complément dans une augmentation des usages (limités aujourd' hui à l' administratif) et leur positionnement dans le développement. L’agriculture et l’agroalimentaire sont les premiers pourvoyeurs d’emplois dans les Côtes d’Armor. Leurs développements ont été concomitants jusqu’à la fin des années 90. Le maintien de ce potentiel passe par une augmentation de la valeur ajoutée générée par ce secteur, notamment par une diversification de son offre de produits, en adéquation avec l’attente des consommateurs et des donneurs d’ordre de la filière alimentaire. Pour maintenir le niveau actuel de 9 000 agriculteurs – les Côtes d’Armor en comptaient 20 000 voici vingt ans -, il faudrait doubler le nombre d’installations annuelles qui est aujourd’hui de 130. Aux évolutions évoquées s' ajoutent les questions de l’image des métiers de l’agriculture, de l’accompagnement à la reprise et à la création d’exploitation et plus largement, du rapport entre l’agriculture et la société. L’éducation à l’alimentation et à une alimentation dite durable (suivant les saisons, locale, équitable, etc.) a également toute son importance dans la considération portée à l’égard du monde agricole. Les Côtes d’Armor tiennent la comparaison avec les départements voisins en termes de dynamisme économique mais peuvent encore améliorer leur compétitivité en conquérant de nouveaux marchés, en valorisant l’esprit d’entreprendre, en améliorant leur image, en développant le niveau de formation des cadres et des travailleurs, en développant leur leadership dans certains secteurs, ainsi qu’en recherchant de nouveaux modèles d’organisation. Il est important de rappeler que la création d’entreprises ne passe généralement pas par la création de grosses entreprises. La création d’entreprises doit être à la portée de tout porteur de projets. Ainsi, le développement de l’esprit d’entreprise et de l’accompagnement à la création d’entreprises revêtent-ils aujourd’hui une importance accrue. La connexion entre les centres de recherche, les grandes entreprises et les PME est une des clefs de progrès de ces dernières années dans une logique d’innovation ouverte. Ce lien est insuffisamment exploité, les filières ne sont pas mises en place hors des pôles de compétitivité. Même dans les secteurs de pointe du département, comme les TIC ou l’agroalimentaire, le cloisonnement reste trop grand entre ce qui s’étudie dans les laboratoires et ce qui se fait dans les entreprises. En matière de recherche, il est fondamental de pouvoir identifier précisément les domaines porteurs pour l’avenir par la prospective technologique et l’évaluation des choix technologiques. On ne peut pas soutenir toutes les initiatives ou tous les projets déposés. Il s’agit également d’observer, de recenser, de mesurer, d’évaluer ce qui existe ainsi que les projets programmés notamment dans les domaines du numérique, de la recherche agricole, de la santé, de la recherche en matière sociale, des énergies renouvelables, etc. La formation citoyenne et la recherche sociale constituent des domaines de recherche que l’État abandonne et dont les collectivités territoriales peuvent se saisir. Ces secteurs vont créer de nouveaux champs d’activités et de nouveaux métiers qu’il s’agit d’anticiper. Compte tenu de leur expérience, les Côtes d’Armor peuvent occuper une place dans ce secteur de Recherche. Parallèlement, on constate une réelle évolution dans le domaine écologique : la prise en compte des impératifs environnementaux développe des activités économiques : dépollution, recyclage, isolation, etc. Des initiatives dans le domaine des technologies vertes pourraient être prises ou poursuivies.

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La sécurité alimentaire et tout ce qui croise le rapport entre la qualité de l’alimentation et la santé, en particulier les aliments enrichis, apparaissent également comme des secteurs à investir à l’horizon 2040-2050. Les foisonnements actuels autour des arts plastiques, de l’image, du numérique culturel, du spectacle vivant, etc., sont également porteurs de véritables développements économiques et peuvent être valorisés. L’accueil touristique comme l’accueil de populations nouvelles demandent en Côtes d’Armor un développement quantitatif et qualitatif de l’économie résidentielle. Trois dérives sont pourtant à éviter. D’abord, la concentration de l’offre résidentielle sur le seul littoral a des répercussions dommageables pour l’environnement et la mixité sociale. Ensuite, l’économie résidentielle est insuffisante par elle-même : un pays accueillant est un pays vivant où toute l’économie est dynamique. Enfin, les projections économiques construites sur le revenu des retraites actuelles sont aujourd’hui remises en cause. Le département des Côtes d’Armor se trouve au dixième rang national en termes de tourisme. Le volume des emplois y est important et les retombées économiques conséquentes. Cependant l’activité de ce secteur ne cesse de décroître. Préserver et développer cette ressource passe par l’adaptation des produits à l’évolution d’un marché en mutation ainsi que par la professionnalisation des différents acteurs du secteur. La mise au point de séjours courts de qualité et personnalisés est une des principales pistes de travail. La réservation en dernière minute de week-end "automobile à la sortie du TGV + hébergement + bateau" en est un exemple. Les grands sites touristiques des Côtes d’Armor, de grande qualité, ne sont pas suffisamment connus hors de Bretagne. Leur valorisation nationale et internationale constitue un réel enjeu pour l’attractivité touristique du département. Compte tenu de ses richesses écologiques et de son caractère rural, le développement de l’écotourisme et de l’agritourisme constituent de réels enjeux pour les Côtes d’Armor. L’écotourisme est une forme de voyage responsable dans des environnements naturels, qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales). L’agrotourisme établit ainsi une relation directe entre le producteur et le touriste. La migration en Côtes d’Armor est majoritairement composée de jeunes. Ce mouvement de population répond directement aux besoins de main-d’œuvre dans les secteurs des métiers en tension. L’enjeu est double : développer ce mouvement mais veiller à ne pas cantonner les migrants dans des emplois subalternes. Il faut noter que le retour de la diaspora ne représente que 17 % des migrations. Aussi, s' il est enrichissant pour les jeunes de voyager pour leurs formations ou leurs premiers emplois, faut-il encore qu' ils puissent, s’ils le souhaitent, revenir au pays. Sans cela l' augmentation continue constatée de la part de la population de plus de 60 ans en Côtes d' Armor ne va pas cesser. Cette question, renvoie à l’attractivité de département. Les ports costarmoricains se développent. Il convient donc de réaliser les aménagements nécessaires pour permettre l’adaptation à cette importance croissante. Une attention particulière est portée au port du Légué Saint-Brieuc, pour lequel l’ambition serait de devenir “le port de Rennes”. L’exemplarité des actions constitue un enjeu important pour les Côtes d’Armor. Il s’agit de mettre en place des projets exemplaires pour construire des démarches entraînantes, porteuses, qui valorisent des capacités de faire des choses et sont ainsi de réelles actions de référence, tant pour le département qu’à l’extérieur.

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Une vision commune pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020

La présente vision pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020 a été formulée collectivement lors du séminaire de prospective départementale organisé à Binic le 4 décembre 2008. Elle repose sur la recension dans un document préparatoire des 99 futurs souhaitables issus des groupes thématiques, des schémas départementaux, des Rencontres et des réunions de pays de "Côtes d’Armor 2mille20". Cette vision de long terme est un préalable nécessaire à la construction d' une stratégie collective des décideurs politiques, des parties prenantes (entreprises, administrations, associations, etc.) et des citoyens afin de répondre concrètement aux six grands enjeux pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020. Un territoire et des valeurs Mosaïque de territoires de caractère, terre de contrastes riches de la diversité de ses cultures, les Côtes d’Armor sont solidement enracinées en Bretagne dont elles constituent un condensé séduisant : rencontre de la terre et de la mer, parcours du littoral maritime et touristique à l’intérieur plus discret et préservé, frontière linguistique entre le breton et le gallo. Ces réalités sont le socle d’une identité costarmoricaine vivante et sans cesse renouvelée. Les Costarmoricains sont attachés à leur territoire, aiment ses paysages largement préservés. Les pratiques culturelles traditionnelles sont en mouvement, métissées et l’affaire du plus grand nombre. Les costarmoricains ont redécouvert la singularité et la modernité de la dimension maritime de leur département. L’esprit breton, ce mouvement qui a permis à la Bretagne dans la seconde moitié du XXème siècle d’effacer son retard économique, se métamorphose ou renaît aujourd’hui pour permettre, depuis une dizaine d’années, aux Côtes d’Armor d’avoir un dynamisme économique et démographique remarqué. Ici, toutes ces pratiques identitaires fortes, loin d’être des éléments d’ostracisme, sont les ferments d’une ouverture aux différences et à la culture des autres. Oui, cette identité repose sur des valeurs qui lient les acteurs des Côtes d’Armor et que ceuxci veulent voir se pérenniser : l’harmonie entre l’homme, la nature et le territoire, la qualité de vie, la solidarité comprise comme une réelle capacité d’union pour faire face à la difficulté, la coopération, la co-construction, la co-progression, l’accueil de l’autre, l’ouverture, le métissage, le travail qui valorise la qualité, la rigueur, l’honnêteté. Huit finalités pour les Côtes d’Armor à l'horizon 2020 En 2020, les acteurs des Côtes d’Armor mettront l’être humain, dans sa diversité, au centre de leurs projets. Attitude essentielle face aux dérives toujours possibles du contexte international comme l’illustre la crise actuelle. Costarmoricaines et Costarmoricains seront invités à s’inscrire dans une démarche de développement solidaire et durable, qui favorise la citoyenneté dans les initiatives individuelles et collectives, et qui crée du vivre ensemble où chacun reconnaît l’autre comme un autre lui-même, semblable et différent à la fois.

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Huit finalités, huit buts ultimes, considérés comme possibles à réaliser pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020 (si le territoire se mobilise), se sont dégagés de notre réflexion collective : - une identité liée à un patrimoine multiple et vivant, - un développement durable aux actions solidaires, - un territoire d' accueil ouvert sur le monde, - des espaces fédérés aux potentialités équilibrées, - une place de choix pour l' intergénérationnel, - une économie créative impliquée dans son environnement, - une éducation pour tous, permanente et choisie, - un dialogue social et territorial pour une économie durable.

1 - Une identité liée à un patrimoine multiple et vivant, Les Côtes d' Armor valoriseront la diversité d' une identité issue de pratiques culturelles vivantes, des richesses préservées de la mer et de la terre et de l' engagement solidaire des hommes et des femmes dans une histoire régionale et locale prégnante. Ce patrimoine bénéficiera d' une ambition pour l' avenir et de la dynamique ouverte par le progrès technique. 2 - Un développement durable aux actions solidaires, Le modèle des Côtes d’Armor articulera les dimensions économiques, écologiques, sociales, culturelles et d' équilibre territorial. Ce modèle fondé sur l' égalité femmes hommes et sur la citoyenneté, perpétuera la qualité de la vie sur le territoire et développera de nouvelles solidarités. 3 - Un territoire d'accueil ouvert sur le monde Les Costarmoricaines et les Costarmoricains seront citoyens du monde, acteurs de la construction d’un village planétaire solidaire, ouverts aux dialogues et respectueux de l’autre. Les Côtes d’Armor feront de leur territoire une terre d’accueil de nouvelles populations et s’enrichiront de ce métissage. 4 - Des espaces fédérés aux potentialités équilibrées Les Côtes d’Armor s’affirmeront comme un territoire mosaïque, réseau performant et équilibré d' espaces à dimension humaine - de villes moyennes et de bourgs - à la fois complémentaires et solidaires. La vie sera partout sur le département, les mobilités réelles. St Brieuc jouera son rôle de ville centre en entraînant et en bénéficiant du développement de tous. Le caractère fédéral des Côtes d' Armor amplifiera les pratiques démocratiques au plus près des citoyens et des responsables locaux. 5 - Une place de choix pour l'intergénérationnel Les Côtes d’Armor feront à la jeunesse toute la place qui lui revient dans l’éducation, la culture, l’économie. Les jeunes seront des acteurs à part entière de la société et seront impliqués dans son développement en relation avec toute la population. Cette volonté s' alliera avec celle d' une attention portée aux personnes âgées au sein d' une dynamique intergénérationnelle dans les domaines de la citoyenneté, de la culture, des loisirs, de la transmission, des services, du logement, … Cette capacité à vivre ensemble sera déclinée à l’ensemble de la société, au-delà du respect entre les âges, autour de valeurs de solidarité, de partage.

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6 - Une économie créative et impliquée dans son environnement Riches de leurs ressources humaines, les Côtes d’Armor seront plus dynamiques et plus créatives. En matière de recherche comme d’entrepreneuriat, elles seront tournées vers l’innovation, la prise de risques, le respect de l' environnement, la maîtrise de l' énergie et la solidarité. L’économie costarmoricaine, forte de la modernisation et de la diversification de ses secteurs historiques, sera plurielle dans ses modes de gouvernance, ses activités et ses stratégies face aux marchés. 7 - Une éducation pour tous permanente et choisie L’éducation sera à la fois formation initiale et apprentissage continué. La formation initiale garantira à chacun, quel que soit son cursus et son origine, un socle de connaissances permettant de s' adapter aux exigences évolutives des qualifications professionnelles et sociales. L' apprentissage continué entretiendra une culture générale et une intelligence permettant de se projeter dans l’avenir et d’acquérir tout au long de la vie des connaissances et des savoir-faire solides. L’éducation demeurera le lieu de l' ouverture aux relations internationales et à la société numérique. 8 - Un dialogue social et territorial pour une économie durable Les Côtes d' Armor seront exemplaires en termes de dialogue social, d' anticipation mutualisée des situations économiques départementales et des mutations qualitatives et quantitatives de l' emploi. De la même façon, les informations économiques prospectives et promotionnelles du département seront partagées. Pour ce faire une initiative de gouvernance socioéconomique des Côtes d' Armor aura vu le jour.

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Désignation des axes stratégiques

Par cette quatrième phase, l' exercice Côtes d’Armor 2mille20 passe de la prospective à la stratégie. Le Séminaire de Prospective départementale réuni à Binic le 22 janvier 2009, a identifié huit axes stratégiques qui établissent autant de ponts entre les six enjeux déterminés par la réunion du 13 novembre 2008 et les huit finalités, de la vision commune, choisies collectivement lors du Séminaire de Prospective départementale du 4 décembre 2008. Ces axes stratégiques constitueront les lignes de forces du projet de territoire ainsi que le réceptacle des actions stratégiques identifiées. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8.

Construire un vivre ensemble et une gouvernance collective exemplaires Faire évoluer les comportements des citoyens vers un développement durable et solidaire. Investir dans les richesses humaines, individuelles et collectives, par l’éducation, la formation, la qualité des métiers et des conditions de travail. Développer la culture de la créativité, de l’expérimentation, de la transversalité et l’esprit d’entreprendre. Dynamiser les acquis de l’économie costarmoricaine tout en favorisant les innovations et les liaisons avec la Recherche. Créer les conditions favorables pour attirer et accueillir des jeunes dans le département. Équilibrer les potentialités, les services et les moyens des territoires du département. Tisser avec les territoires voisins et lointains des coopérations solidaires.

1 - Construire un vivre ensemble et une gouvernance collective exemplaires Passer rapidement à une nouvelle étape dans les coopérations, les coordinations, la mutualisation entre les acteurs économiques, politiques, sociaux et culturels, apparaît comme une des principales pistes dessinées par "Côtes d' Armor 2mille20". Sous l' appellation de gouvernance, sont désignées ici les initiatives qui doivent anticiper les mutations (et évolutions techniques, économiques, …) afin d' y faire face le plus collectivement possible. Initiatives qui doivent permettre à tous de gagner en efficacité. Ce mouvement, qui doit débuter par un partage et une mutualisation des connaissances, concerne tous les citoyens et doit s' appuyer sur la qualité, sans cesse entretenue du vivre ensemble costarmoricain qui saura dépasser les antagonismes stériles à l' instar de "l' esprit breton". Ce mouvement doit prendre en compte les espaces de vie et d' expression qu' imprime le caractère polycentrique du département. C' est une chance pour dynamiser la démocratie de proximité, pour favoriser les rencontres élus / citoyens / forces vives, pour créer des passerelles entre ceux qui se méconnaissent, pour confronter les points de vue, pour favoriser la prise de parole de tous. Mais cette approche ne signifie pas éparpillement et concurrence entre les initiatives et les forces. Ainsi, le mode de gouvernance des Côtes d' Armor doit avoir un caractère fédératif. Cette formule souligne, que tout en respectant l' expression des

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territoires, seront recherchées le plus souvent possible des coordinations, des gouvernances au niveau du département. Enfin, ces initiatives de gouvernance peuvent s' appuyer sur la force que représente l' attachement des Costarmoricains à leur territoire, à leur patrimoine vivant et multiple mais aussi à leur désir de rencontres. L'identité costarmoricaine est faite à la fois de singularités et d’ouvertures. 2 - Faire évoluer les comportements des citoyens vers un développement durable et solidaire. Au delà des discours, il s’agit de faire évoluer voire de faire changer les pratiques et les mentalités de tous les acteurs du département pour la prise en compte des critères du développement durable dans les décisions de tous. Pour ce faire, tout un ensemble d' innovations doit être décliné par le monde associatif, le monde socioéconomique, les collectivités qui doivent ici être les vecteurs de ces changements. L’attractivité du département s’en ressentira positivement. Le développement durable et solidaire, tel qu’il est pensé en Côtes d’Armor, consiste en un développement durable et global, qui au-delà des problématiques économiques et écologiques embrasse de manière systémique, l’ensemble des activités humaines, tant pour les générations actuelles que dans le respect des générations futures. Ainsi, des questions telles que celles de la santé, de l' alimentation, de la consommation, etc.. trouvent leur place dans cet axe stratégique. 3 - Investir dans les richesses humaines, individuelles et collectives, par l’éducation, la formation, la qualité des métiers et des conditions de travail. Le chemin, proposé ici, consiste à placer la qualité de la personne au centre des réflexions et de l' action dans les domaines de l' éducation, de la formation et de l' organisation du travail. La personne prise isolément doit bénéficier d' un droit concret à une éducation solide, à une formation tout au long de la vie, à une activité professionnelle offrant des conditions respectueuses de son bien-être, de sa santé et organisée pour offrir des situations de travail apprenantes. L' individu doit être considéré de la même façon quels que soient les groupes spécifiques auxquels il appartient. L' éducation, la formation, l' accès aux organisations du travail apprenantes, discriminent bien trop souvent les catégories sociales, les personnes selon leurs origines géographiques et ethniques. De la même façon selon les âges comme selon les situations de handicap, les individus sont injustement pénalisés. Cet axe stratégique affirme que les domaines de l' éducation, de la formation et de l' organisation du travail doivent être investis au niveau départemental. Ceci dans la responsabilisation des acteurs, l' accompagnement des dispositifs mais aussi dans les négociations sociales et sociétales qui peuvent ouvrir de nombreuses expérimentations innovantes en Côtes d' Armor.

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4 - Développer la culture de la créativité, de l’expérimentation, de la transversalité et l’esprit d’entreprendre. Pendant des années, la collectivité départementale a priorisé la création d' équipements et d' infrastructures pour accueillir ou consolider les activités économiques, sociales et culturelles. Aujourd’hui la demande ne porte plus prioritairement sur les équipements mais sur les dimensions immatérielles du développement. L' investissement doit porter sur la formation des hommes et des femmes, l' ingénierie de projet, l' innovation, l' accompagnement, la créativité des équipes qui conduisent des projets, mais aussi ouvrir d' autres modes d' action : l’expérimentation, le décloisonnement des acteurs et des institutions, les coopérations nationales et internationales,… 5 - Dynamiser les acquis de l’économie costarmoricaine tout en favorisant les innovations et les liaisons avec la Recherche. L' économie costarmoricaine est forte de ses secteurs traditionnels liés aux ressources de la terre et de la mer. Aujourd' hui ces secteurs sont tous engagés dans des modernisations et diversifications nécessaires à leur développement. La réussite de ces évolutions est déterminante pour notre département. Elle va dépendre de la volonté des acteurs de ces secteurs de déployer un dynamisme endogène et de la volonté du département (collectivités, responsables socioéconomiques et forces vives), d' améliorer l' accessibilité du territoire (dont l' accessibilité numérique), la coordination de la promotion économique des Côtes d' Armor, la mutualisation des questions de ressources humaines (recrutement dans les métiers en tension, orientation et image des métiers, formation professionnelle valorisée,etc..) et la réalisation d' investissements communs sur le numérique. Dans leur développement les Côtes d' Armor doivent profiter de la présence sur leur territoire de centres de Recherche et d' Innovations technologiques positionnés tant sur les secteurs traditionnels que sur de nouveaux secteurs potentiellement porteurs de développement en Côtes d' Armor. Ces derniers secteurs sont principalement liés à la mer, aux défis énergiques et aux mobilités. La réussite de cet axe stratégique passe par la mobilisation de toutes les formes de l' organisation économique, du secteur des entreprises classiques à l' économie sociale et solidaire. 6 - Créer les conditions favorables pour attirer et accueillir des jeunes dans le département. L' accueil des jeunes répond à de nombreuses priorités. La démographie des Côtes d' Armor est positive du fait de l' arrivée de migrants ; ce mouvement récent est fragile, il doit être conforté. Le vieillissement de la population costarmoricaine s' accélère. Les jeunes costarmoricains, qui quittent le territoire pour des périodes de formation ou d' ouverture internationale, doivent pouvoir, s' ils le souhaitent, revenir en Côtes d' Armor.

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Plus globalement, l' attractivité de tout territoire est liée à sa démographie. Les Côtes d' Armor doivent donc tout mettre en œuvre pour que soient réunies les conditions d' accueil de nouvelles populations et particulièrement des jeunes. Ces conditions, si elles sont matérielles, se déclinant notamment dans l' habitat, dans les équipements scolaires et culturels, dans les services de proximité, doivent s' appuyer sur une culture de l' accueil partagée appréciant les richesses du métissage. 7 - Équilibrer les potentialités, les services et les moyens des territoires du département. Les Costarmoricains apprécient positivement leur modèle propre de développement du territoire à l' opposé des logiques de métropolisation. Ceci ne s' oppose pas au rôle de villecentre que doit jouer St Brieuc pour un certain nombre de fonctions communes. Le modèle costarmoricain est assurément un modèle polycentrique, fondé sur le respect et l’équilibre de tous les territoires du département. Ceci particulièrement en permettant au sud du département de se développer. Cet équilibre passe par une organisation des territoires proposant l' égalité d' accès à des services adaptés et de qualité (culture, accès au haut débit, aux transports collectifs, aux soins,etc…), à tous les Costarmoricains quel que soit leur lieu d' habitation. L' organisation du territoire doit prendre en compte l' attractivité économique de tous les territoires. L' organisation doit répondre à l’arrivée de populations dans une approche de mixité sociale, de mixité intergénérationnelle et de mixité d' origine géographique. Une organisation qui maîtrise, par la collectivité, les questions du foncier. 8 - Tisser avec les territoires voisins et lointains des coopérations solidaires. Les Costarmoricains doivent poursuivre l' effort de dynamisation économique et sociale entrepris dans leur département. C' est un atout qui amplifiera la solidarité internationale. L' appartenance des Côtes d' Armor à la Bretagne est une réalité ancrée dans l' identité costarmoricaine, comme vecteur d’échanges avec le monde et d’accueil de tous. Les retombées de ces engagements sont essentielles pour le rayonnement et l' attractivité des Côtes d' Armor. Aujourd' hui, la concurrence entre territoires, la montée de certaines intolérances ou la tentation du repli sur soi, impliquent que s' intensifie la sensibilisation des acteurs Costarmoricains à l’insertion internationale du département.

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2nde partie : La démarche “Côtes d’Armor 2mille20”

1- “Côtes d’Armor 2mille20” : un projet ambitieux 2- Cinq grandes enquêtes 3- L’étape du travail prospectif 4- Une synthèse et des conclusions dynamiques 5- L’invitation, faite à tous, de s'emparer des conclusions de “Côtes d'Armor 2mille20” 6- Une quinzaine d’information des Costarmoricains

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Costarmoricains

Foire Expo Initiatives locales les rencontres

Groupes prospectifs

Réunions Pays

association des forces vives initiatives partenaires

Site et magazine CA

association des costarmoricains

1/ les schémas départementaux

2/ les initiatives thématiques

Synthèse de la réflexion collective : Orientations et propositions pour les Côtes d'Armor en 2020

fin 2008

Déclinaison, par tous, des orientations en actions concrétes 2 au 16 mai 2009

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Quinzaine d'information des Costarmoricains

ACTION

conf. / ouvrages

Résidences secondaires

synthèse des enquêtes

juin 2007

Blog

Chefs d'Entreprise

Lycéens

PROSPECTIVE

Elus

ENQUETES

Les étapes de Côtes d'Armor 2mille20


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“Côtes d’Armor 2mille20” un projet ambitieux

Savoir se dégager des contraintes de l’immédiat, de l’urgence et prendre le temps de la réflexion collective prospective nécessaire à la prise de décision. Cette volonté, affichée par les conseillers généraux des Côtes d’Armor et leur Président Claudy LEBRETON, est à l’origine de “Côtes d’Armor 2mille20”. Cette initiative de réflexion prospective départementale a rapidement dépassé le seul Conseil général pour accueillir l’adhésion de nombreuses forces vives du département et de nombreux Costarmoricains. “Côtes d’Armor 2mille20” s’inscrit dans cette volonté d’un avenir non pas subi, mais choisi. La prospective, outil de gouvernance territoriale, consiste alors, à discuter les prévisions des experts, à les confronter aux débats des trois niveaux de notre démocratie : débat des élus, débat des corps intermédiaires (institutions, associations, syndicats, …) et débat direct avec les citoyens. Evoquer le choix de notre futur, c’est aussi affirmer qu’un certain nombre de défis sont à relever : les inégalités à corriger par l' aménagement du territoire et la solidarité ; la construction d' un vivre ensemble sans exclusion ; l' égalité femmes-hommes ; l' environnement durable ; l' expression des citoyens. Partagés par tous ceux qui se sont engagés dans “Côtes d’Armor 2mille20”, ces défis ont été présents dans toutes les initiatives de cette réflexion prospective. “Côtes d’Armor 2mille20” a voulu embrasser l' ensemble des thématiques sur lesquelles nous pouvons agir dans notre territoire. Ainsi le développement social, le développement économique comme le développement des territoires ont-ils été abordés. Enfin, le projet “Côtes d’Armor 2mille20” se veut être une initiative prospective complète, et impliquante. Si les Costarmoricains peuvent se mettre d’accord sur ce que doivent être les Côtes d’Armor de demain, dans le même mouvement, ils peuvent se mettre d’accord sur les chemins pour y parvenir, sur les actions à mettre en place. La réflexion prospective entreprise comprend donc un “volet action”. L’organisation “Côtes d’Armor 2mille20” s’est organisée en trois étapes (schéma ci-contre). Celle des enquêtes qui a permis à la fois de recueillir de nombreux éléments de diagnostic et de mesurer les attentes des Costarmoricains quant à l’avenir de leur territoire. Celle du travail prospectif, étape centrale qui a multiplié les lieux de réflexion pour les Costarmoricains et les forces vives du département. Enfin, actuellement en cours: l’étape des actions concrètes..

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Neuf grandes données issues des enquêtes de “Côtes d’Armor 2mille20” - Une homogénéité des attitudes des différentes populations enquêtées (Costarmoricains, élus, lycéens, chefs d’entreprise, résidents secondaires) Au-delà de contradictions relevées, ayant trait pour l’essentiel aux sujets économiques, des attitudes communes à tous les publics contactés ont été mises en évidence. Il s’agit de l’attachement au territoire, de la volonté de cohésion sociale, des enjeux de formation, des inquiétudes face aux évolutions démographiques et sociales. Certains nomment cette réalité "’l'esprit breton ". - Un attachement, extrêmement fort, aux Côtes d’Armor et à la Bretagne Sentiment d'appartenance, attachement aux paysages, volonté de protection de l'environnement, de très nombreux aspects des enquêtes témoignent de cet attachement des Costarmoricains à leur territoire. Cette relation forte est considérée par les Costarmoricains comme l’un des atouts essentiels pour l’avenir du département. - Une perception limitée des enjeux et réussites économiques Le tourisme et l’agriculture sont considérés par les Costarmoricains comme les atouts économiques du département. Cette vision trop simplifiée de l’avenir économique du département sous estime les activités industrielles, hors agroalimentaires, et les activités tertiaires. Les mutations à entreprendre et à l'œuvre aujourd'hui sont également peu perçues. - Une prégnance des questions sociales La difficulté des jeunes à trouver un emploi et un logement, l’apparition de nouvelles pauvretés et de nouvelles précarités inquiètent les Costarmoricains. La conscience d’une identité forte et d’un vouloir vivre ensemble tempèrent ce pessimisme. - Une grande attention au vieillissement de la population et à l’exode des jeunes Le vieillissement de la population est perçu essentiellement sous l’angle du déclin du département. Ceci est renforcé par l’idée d’un exode massif des jeunes en raison de la difficulté à trouver un emploi et un logement.. - Une adéquation formation / emploi discutée Les réponses se divisent en deux parties, l’une pour qui la priorité est l’enseignement supérieur et l’université, et l’autre pour qui la priorité est de développer l’enseignement technique court adapté au marché du travail. - Une affirmation des valeurs de solidarité Ces valeurs de solidarité se déclinent en termes d’aménagement du territoire, d’accès à la culture et d’accès aux services, en milieu rural, qu’il s’agisse des services publics, des équipements ou des transports. - Une attention aux questions du « vivre ensemble » Les évolutions sociétales renforcent la solitude et l’isolement. Le renforcement des solidarités sociales et intergénérationnelles sont donc une préoccupation majeure des Costarmoricains. - Une sensibilité environnementale La sensibilité aux thèmes écologiques est aujourd’hui largement partagée. Trois sujets dominent : la question de l’eau, celle de la protection des paysages et du patrimoine, enfin celle de l'indépendance énergétique . les résultats détaillés des enquêtes sur www.cotesdarmor20220.fr

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2

Cinq grandes enquêtes

L’initiative “Côtes d’Armor 2mille20” a débuté par l’organisation de cinq grandes enquêtes auprès : -

des Costarmoricains, par l’intermédiaire du “Côtes d’Armor Magazine” (7 705 réponses recueillies),

-

des élus du département : conseillers municipaux, conseillers généraux et régionaux, parlementaires (1 500 réponses),

-

des chefs d’entreprise du département (2 000 réponses). Cette enquête a été organisée par les quatre Chambres consulaires du département, membres du comité de pilotage de “Côtes d’Armor 2mille20”,

-

des lycéens de Terminale avec l’appui de l’Inspection Académique (2 000 réponses),

-

des propriétaires de résidences secondaires (1 800 réponses).

Cette première initiative, riche d’enseignement a bénéficié d’un intéressant taux de retour, au regard du temps demandé à chacun. (Plus de vingt minutes étaient nécessaires pour instruire un questionnaire). Les résultats complets de ces enquêtes sont accessibles sur le site www.cotesdarmor2020.fr. Ils peuvent être synthétisés en neuf grandes données : -

Une homogénéité des attitudes des différentes populations enquêtées (Costarmoricains, Elus, Lycéens, Chefs d’entreprise) Un attachement, extrêmement fort, aux Côtes d’Armor et à la Bretagne Une perception limitée des enjeux et réussites économiques Une prégnance des questions sociales Une grande attention au vieillissement de la population et à l’exode des jeunes Une adéquation formation / emploi discutée Une affirmation des valeurs de solidarité Une attention aux questions du « vivre ensemble » Une sensibilité environnementale

L' initiative "Côtes d' Armor 2mille20" s' inscrit dans une demande de démocratie participative ainsi, l’enseignement des ces enquêtes a constitué le fil rouge de la réflexion prospective.

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Les éléments de la prospective La démarche adoptée pour “Côtes d’Armor 2mille20” emprunte la méthode “Mutual Learning Platform – Régional Foresight” (Plateforme d'Enseignement Mutualisé – Prospective Régionale) formalisée à la demande du Comité des Régions de l'Union Européenne en octobre 2006. Voir le site http://www.innovating-regions.org/mlp

Le processus de la prospective 0

Évaluation du processus et des produits de l’exercice

Mûrissement et préparation

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Pilotage et suivi de la mise en oeuvre

5 Mesure et choix des actions concrètes

Apports des participants

2

4 Désignation des axes stratégiques

1 Identification et diagnostic prospectif

Définition des enjeux de long terme

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Construction de la vision commune

La démarche "Côtes d'Armor 2mille20" s'articule ainsi avec la méthode européenne : Les trois étapes de "Côtes d'Armor 2mille20"

Les phases de la méthode MLP

Etape 1 : les enquêtes

phase 0 : Préparation de la prospective

Etape 2 : le travail prospectif

phase 1 : Diagnostic prospectif

Les réflexions avec les Costarmoricains et les forces vives ont porté sur les 4 éléments : diagnostic, enjeux, vision commune des Côtes d'Armor en 2020, axes stratégiques.

phase 2 : Définition des enjeux phase 3 : Construction d'une vision commune phase 4 : Désignation des axes stratégiques

Etape 3 : C'est la phase actuelle qui consiste à décliner les axes stratégiques en actions concrètes

phase 5 : Choix des actions concrètes

Le comité de pilotage de "Côtes d'Armor 2mille20" arrêtera une méthode de suivi de la mise en œuvre des actions concrètes.

phase 6 : Suivi de la mise en oeuvre

La présentation en boucle de la méthode européenne suggère qu'après un certain délai une nouvelle opération prospective puisse être réalisée.

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3

L’étape du travail prospectif

De très nombreuses initiatives ont été prises au cours de cette étape. Elles sont toutes le fruit de collaboration entre partenaires réunis à l’occasion de “Côtes d’Armor 2mille20”. Ces initiatives ont été organisées tant en direction des Costarmoricains que des forces vives. L’objectif commun a consisté à confronter l’avis de chacun à la parole, aux prévisions des experts. Afin de prolonger les réflexions, la plupart des manifestations proposées ont été éditées aux Editions de l’Aube. Cette confrontation nous a permis de recueillir de multiples contributions dans les quatre éléments (voir ci-contre) qui constituent la prospective : le diagnostic prospectif partagé, les enjeux de long terme, la vision commune du département à 15 / 20 ans et les grands axes de l’action à entreprendre. 3.1 Le détail des initiatives prises en associant les costarmoricains le site www.cotesdarmor2020.fr Le site accueille aujourd’hui dans sa partie blog plus de 200 contributions (interviews; billets .. ) qui constituent une source d’informations sur les questions prospectives en Côtes d’Armor. Le site accueille également un espace ressources qui est un outil indispensable pour l’étape actuelle de l’action. Cet espace regroupe les enregistrements vidéos ou sonores de la quasi totalité des initiatives, complétés par les comptes-rendus et synthèses d’un certain nombre de manifestations mises en place dans le cadre de “Côtes d’Armor 2mille20”. les conférences, séminaires, colloques et table ronde “Côtes d’Armor 2mille20” Trois conférences ont été programmées : - le 10 mai 2007 à Lannion : Avenir du peuplement et des migrations en Bretagne par Hervé Le Bras, directeur du Laboratoire de démographie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. - Le 25 octobre 2007 à Saint Brieuc : Repenser les solidarités par Serge Paugam, directeur d' études et responsable de la formation doctorale Sociologie à l' École des Hautes Études en Sciences Sociales, directeur de recherche au CNRS, responsable de l' Équipe de Recherches sur les Inégalités Sociales (ERIS) du Centre Maurice Halbwachs (UMR 8097, CNRS-EHESS-ENS-Universiré de Caen). - le 20 mai 2008 à Lannion : Pour un avenir choisi. La prospective territoriale en Europe par Philippe Destatte, directeur général de l’Institut Destrée, président du Collège européen de prospective territoriale, professeur de prospective à l’Université Paris Diderot-Paris 7. Conférence organisée en partenariat avec le Conseil de développement du Pays du Trégor-Goëlo.

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La participation des Costarmoricains 15 000 enquêtes dépouillées

Des consultations actives sur www.cotesdarmor2020.fr

Pour les cinq enquêtes, 17 000 questionnaires ont été reçus et 15 000 ont été dépouillés pour constituer des échantillons représentatifs des différentes tranches de population : - Enquête auprès des élus du département (1500 réponses) - Enquête auprès des Costarmoricains (7700 réponses) - Enquête auprès des Lycéens (2000 réponses) - Enquête auprès des Chefs d’Entreprise (2000 réponses) - Enquête auprès des propriétaires de résidences secondaires (1800 réponses)

En deux années, la fréquentation du site s'est stabilisée autour de 250 visiteurs par jour, avec des pics de fréquentation pouvant atteindre les 500 visiteurs quotidiens à l'occasion d'événements ou d'actions de communication.

Une très forte participation aux événements de Côtes d'Armor 2mille20 Conférences : - Hervé Le Bras : 100 personnes - Serge Paugam : 450 personnes - Philippe Destatte : 100 personnes - Michel Griffon : 100 personnes Séminaires et colloques : - "L'intergénérationnel aujourd'hui" : 500 personnes - "Citoyenneté et handicap, Tous citoyens dans un monde ouvert" : 400 personnes - "Les paradoxes de la mobilité" : 250 personnes Réunions publiques dans les 6 Pays : 1500 personnes. Rencontres Côtes d'Armor 2mille20 : 1100 personnes Organisées sur l'ensemble du département, ces 38 soirées ont permis aux habitants de s'exprimer sur des thèmes précis, au travers de débats, introduits par une courte prestation culturelle. Deux grands rendez vous de Côtes d'Armor 2mille20 - Les "Etats Généraux de l'Economie" organisés conjointement avec les quatre Chambres Consulaires, le 30 mai 2007 et qui ont réuni près de 450 chefs d'entreprise. - La journée d'ouverture de notre initiative, le 13 octobre 2006, qui a rassemblé plus de 800 élus.

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Des groupes de travail fédérateurs Groupes de travail prospectif : 105 personnes : Sept groupes de travail issus des comités départementaux représentant les forces vives du département ont mené une réflexion prospective sur le développement économique (les richesses), le développement social et culturel (les femmes et les hommes) et le développement spatial (les territoires) du département. Groupes thématiques : 115 personnes : Chaque initiative a pris la forme la plus appropriée à la thématique traitée (session extraordinaire du Conseil général, groupes de travail, colloques, recherche action, …). Un bilan très positif mais pas définitif Toutes nos manifestations ont été filmées et ont donné lieu à des diffusions (en direct et/ou en différé) sur le site du Conseil général www.cotesdarmor.fr et sur le site de la webtélévision costarmoricaine : www.armortv.fr. Le nombre de ces "contributeurs invisibles" est estimé pour chaque diffusion en direct à 800 personnes. 17 000 questionnaires ont été instruits 6 000 Costarmoricains présents aux manifestations dont : 4 000 aux réunions publiques 2 000 aux initiatives de réflexion approfondie (colloques, séminaires) de nombreuses personnes informées par le biais de la presse départementale (Côtes d’Armor Magazine, ArmorTV, etc.)


Deux séminaires ont permis de réunir de nombreux participants : - le 29 mai 2008 à Plédran : Vivre ensemble, l’intergénérationnel aujourd’hui. Séminaire organisé en partenariat avec le CODERPA des Côtes d’Armor ainsi que la Direction de la Solidarité pour l’Autonomie du Conseil général des Côtes d’Armor - le 28 novembre 2008 à St Brieuc : Le portfolio numérique : nouveaux usages dans le champ de la formation tout au long de la vie ? Séminaire organisé en partenariat avec la DIrection de la Culture, des Sports, de l’Education, de la Jeunesse et du Patrimoine du Conseil général des Côtes d’Armor Deux colloques ont été organisés et deux sont actuellement en préparation : - le 11 juin 2008 à St-Brieuc : Les paradoxes de la mobilité. Colloque national organisé en partenariat avec l’Université Rennes 2 - le 29 septembre 2008 à Langueux : Citoyenneté et handicap, tous citoyens dans un monde ouvert. Colloque organisé en partenariat avec la Direction de la Solidarité pour l’Autonomie du Conseil général des Côtes d’Armor et la Maison Départementale des Personnes Handicapées des Côtes d’Armor. - le 2 avril 2009 : Quelle gestion du foncier en Côtes d’Armor demain ? Colloque organisé en partenariat avec la Chambre d’Agriculture des Côtes d’Armor et la Direction de l’Agriculture et de l’Environnement du Conseil général des Côtes d’Armor - le 23 avril 2009 : Enfance et famille en Côtes d’Armor. Colloque organisé en partenariat avec la Direction de l’Enfance et de la Famille du Conseil général des Côtes d’Armor Une table ronde le 18 novembre 2008 à Langueux a permis de débattre des Nouvelles formes de contrat de travail et évolution du rapport salarial. Cette manifestation était organisée en partenariat avec Avant-PREMIERES, la Coopérative d’activités et d’emploi des Côtes d’Armor. la présence dans la presse départementale Edité par le Conseil général, le Côtes d’Armor Magazine s' est fait écho, à de nombreuses reprises, de l' opération “Côtes d' Armor 2mille20”. l’organisation d’une grande réunion thématique dans chacun des 6 pays Les débats de ces réunions d' expression des citoyens ont été lancés à partir de réalisations concrètes ou de réflexions approfondies construites dans les Pays. Ainsi, ces soirées "Côtes d' Armor 2mille20" se sont inscrites dans les préoccupations du territoire dont elles soulignent des réalisations exemplaires pour l' ensemble du département. Cinq réunions se sont tenues simultanément le 27 juin 2007. La sixième réunion, celle du Pays de Saint-Brieuc a été organisée le 13 septembre 2007, dans le cadre de la Foire exposition. Plus de 1 100 Costarmoricains ont participé aux cinq premières soirées. De vrais débats entre participants ont eu lieu, complétés par des témoignages et prises de positions. Des volontés communes et synergies se sont manifestées sur de nombreux sujets.

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Ouverture de Côtes d’Armor 2mille20 7 octobre 2006 © Bruno Torrubia

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Les réalisations ou réflexions approfondies par Pays : Pays de Dinan - Une politique de Pays en faveur des femmes, des jeunes et des enfants - Maison de l' emploi et de la formation professionnelle : la coopération des forces vives Pays du Centre Bretagne - Agriculture et filières énergétiques locales - Le développement des services de proximité par le partenariat collectivités, associations, entreprises Pays du Centre Ouest Bretagne - Les filières émergentes du développement durable - Des services de proximité pour accueillir de nouvelles populations (santé, éducation, culture…) Pays de Guingamp (salle des Forges à Bourbriac) - Culture et territoire - Les services à la population - L' environnement au quotidien : l' empreinte écologique du territoire Pays du Trégor Goëlo - Pas de Pays sans paysans ? - Littoral, un territoire à (a)ménager Pays de Saint Brieuc : Une agglomération briochine structurée et reconnue pour un développement pérenne et solidaire des Côtes d' Armor. Les comptes rendus de chacune des soirées sont disponibles sur le site www.cotesdarmor2020.fr la présence de “Côtes d’Armor 2mille20” à la Foire exposition de St Brieuc La participation à la Foire exposition s' est inscrite dans la volonté d' association des Costarmoricains à l’initiative prospective. L’espace dédié à "Côtes d’Armor 2mille20" a accueilli différentes réalisations et animations mises en place avec le concours de ses partenaires : -

Bâtipole "construisons durablement l'avenir" avec la Chambre de Métiers et de l' Artisanat de Saint-Brieuc (exposition interactive : matériaux innovants, nouvelles techniques de construction, généralisation de la domotique, énergies renouvelables …)

-

les véhicules et les systèmes de transports intelligents de demain par ITS Bretagne, Véhipôle (Chambre de Métiers et de l' Artisanat de Saint-Brieuc) et le Conseil général (découverte de deux voitures prototypes, un véhicule en coupe longitudinale et la route du futur)

-

Un espace Formation et Métiers de demain avec La Cité des Métiers et le Conseil général (kiosque “mini cité des métiers”, un kiosque d' information sur les métiers d' aujourd' hui et leurs évolutions et un kiosque “Point d' accès à la Téléformation” (PAT)).

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Les ouvrages “Côtes d’Armor 2mille20” aux éditions de l’Aube - L’avenir de l’agriculture en Côtes d’Armor - Session extraordinaire du Conseil général des Côtes d’Armor consacrée à l'agriculture, le 26 septembre 2006 - Regards d’aujourd’hui, regards de demain - Journée de lancement de “Côtes d'Armor 2mille20”, le 7 octobre 2006 - La Bretagne en mouvement - Conférence d'Hervé LE BRAS, le 10 mai 2007 - L’avenir des déplacements en Côtes d’Armor - Session extraordinaire du Conseil général des Côtes d’Armor dédiée au schéma départemental des routes et déplacements, le 22 mai 2007 - Les Etats généraux de l'économie costarmoricaine - Actes de l’initiative d’Armor Synergie, le 30 mai 2006 - Côtes d’Armor solidaires et durables - Session extraordinaire du Conseil général des Côtes d’Armor consacrée au développement durable, 25 septembre 2007 - Pour des agricultures écologiquement intensives – Conférence de Michel GRIFFON, le 27 juin 2008 2 livres sont actuellement en cours de réalisation : - Repenser la solidarité, les nouveaux défis du lien social - Conférence de Serge PAUGAM, le 25 octobre 2007 - Les paradoxes de la mobilité – Actes du Colloque éponyme, le 11 juin 2008 Ces livres sont disponibles sur demande à la mission “Côtes d’Armor 2mille20” : Conseil général des Côtes d’Armor 11 place du Général de Gaulle – BP 2371 22023 SAINT BRIEUC Cedex 1 02 96 77 32 88 cotesdarmor2020@cg22.fr Il est également possible de télécharger ces ouvrages sur : www.cotesdarmor2020.fr

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Des “témoignages métiers” : Rendez-vous de 20 minutes où un professionnel a répondu à quelques questions d' un journaliste d' ARMOR TV sur la réalité de son métier, son parcours de formation, son avenir professionnel, son orientation professionnelle. - le blog “Côtes d' Armor 2mille20” était également présenté lors de cette manifestation. l’organisation de 38 rencontres sur l’ensemble du territoire Favoriser l' expression des Costarmoricains est une constante depuis le début de “Côtes d' Armor 2mille20”. Avant d' arrêter les orientations, il a été souhaité que de nombreux débats réunissent nos concitoyens. Ceci pour approfondir certains thèmes et pour évoquer avec eux les horizons communs pour les Côtes d' Armor en 2020. Du 23 au 27 juin 2008, ce sont 38 débats, répartis sur l' ensemble de notre territoire qui ont constitué “les Rencontres de Côtes d' Armor 2mille20”. Chaque débat était introduit par une prestation culturelle. L' ensemble de ces débats, animés par des professionnels, a été enregistré. Les comptes rendus sont disponibles sur le site www.cotesdarmor2020.fr. 3.2 Le détail des initiatives prises en associant les forces vives les initiatives prises par les partenaires - Armor Synergie : L' organisme fédérateur des quatre Chambres Consulaires du département a participé activement à "Côtes d' Armor 2mille20" en menant une vaste enquête auprès des 30 000 chefs d' entreprise costarmoricains. Les résultats de cette enquête ont été présentés le 30 mai 2007, à Saint-Brieuc, lors des “Etats Généraux de l'Economie Costarmoricaine”. - Côtes d' Armor Développement (CAD) : CAD poursuit son chantier prospectif sur "l'économie des seniors". Un temps fort sur “l' alimentation des seniors” s’est déroulé le 4 avril 2007. Il a mis en lumière les pertinences de ce créneau économique pour le département et confirmé que le vieillissement de la population ne doit pas être analysé comme un handicap mais une opportunité de développement. - AMF des Côtes d’Armor : L' Association des Maires de France des Côtes d' Armor a décidé d’inscrire son importante initiative sur les services publics dans le cadre de "Côtes d' Armor 2mille20". Cette opération vise à réaliser un schéma départemental des services publics. - Les sessions: extraordinaires du Conseil général des Côtes d’Armor : Le 26 septembre 2006 session consacrée à l’avenir de l’agriculture en Côtes d’Armor. Le 22 mai 2007 : session intitulée Armoroute 2020 concernant le Schéma Départemental des routes et déplacements. Cette session a permis de bénéficier des apports de la démarche nationale “Prospective Transport 2050” et d' expertises en matière d' innovation dans les domaines des transports, de la logistique, et de la sécurité routière. Le 25 septembre 2007 : session sur le Développement durable et solidaire. Cette session a permis à la fois de situer les grands enjeux du développement durable et solidaire et d' envisager les actions concrètes à promouvoir dans le cadre de l' agenda 21 du Conseil général. 47


Séminaire Vivre ensemble, l’intergénérationnel auiourd’hui Plédran – Jeudi 29 mai 2008 © Thierry Jeandot

Séminaire Vivre ensemble, l’intergénérationnel auiourd’hui Plédran – Jeudi 29 mai 2008 © Thierry Jeandot

Colloque Citoyenneté et handicap, tous citoyens dans un monde ouvert Langueux – Lundi 29 septembre 2008 © Malik Rabault

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les groupes de travail prospectif Six groupes d' une quinzaine de représentants de toutes les forces vives du département ont travaillé sur l' avenir de notre territoire. Ces travaux ont pris la forme de trois matinées de travail prospectif animées par un cabinet spécialisé. Il s’agissait de mettre en commun la vision du futur des personnes qui réfléchissent à l’avenir et innovent. Ceci en adoptant des méthodes qui dégagent des contraintes de la représentation et de la pression du court terme. Ces six groupes sont issus de volontaires des comités suivants : -

le Comité Consultatif de la Jeunesse, le Comité Départemental de la Vie Associative, les Conseil d’Administration de Côtes d' Armor Développement et du Comité départemental du Tourisme, les Conseil d’Administration de l' ODDC et de l' ADDM, le Forum des Savoirs, l' Observatoire Départemental du Développement Durable. C' est la partie créative, volontairement débridée et inventive de “Côtes d' Armor 2mille20”. Les comptes rendus de ces matinées de travail sont disponibles sur www.cotesdarmor2020.fr

les schémas départementaux "Côtes d' Armor 2mille20" s' est appuyée fortement sur le travail prospectif entrepris par les directions du Conseil général pour la réalisation des "schémas départementaux". Ainsi 13 schémas ont-ils été revisités pour en extraire les éléments prospectifs à l' horizon 2020. Il s' agit des schémas suivants : enfance et familles, personnes handicapées, personnes âgées, logement des personnes défavorisées, accueil des gens du voyage, eau potable, élimination des déchets,

assainissement, Armor déplacements 2020, Tourisme, Très haut débit, Culturel (musiques actuelles,…) Agenda 21.

Pour deux de ces schémas une manifestation départementale a été organisée : - le séminaire Vivre ensemble, l’intergénérationnel aujourd’hui, le 29 mai 2008, - le colloque Citoyenneté et handicap, tous citoyens dans un monde ouvert, le 29 septembre 2008.

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Colloque Les paradoxes de la mobilité St-Brieuc – Mercredi 11 juin 2008 © Myriam Jégat

Colloque Les paradoxes de la mobilité St-Brieuc – Mercredi 11 juin 2008 © Myriam Jégat

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les initiatives thématiques Dix initiatives thématiques ont complété tous les travaux précédemment cités. Chaque initiative a pris la forme la plus appropriée à la thématique traitée (session extraordinaire du Conseil général, groupe de travail, colloques, séminaires, recherche action…). Ces initiatives, prises dans le cadre de "Côtes d' Armor 2mille20", ont mobilisé de très nombreux partenaires : Initiatives

Etats des travaux

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L' agriculture

Groupe de travail des acteurs du monde agricole. Il a bénéficié de l' assistance technique de Bretagne Prospective.

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La diversification économique

Travaux menés par le comité technique de "Côtes d' Armor 2mille20" .

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L' aménagement du territoire et les mobilités

Colloque national "les paradoxes de la mobilité" du 11 juin 2008

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La recherche technologique

et

l' innovation

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Les défis énergétiques et climatiques

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La mer et le littoral

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La situation de jeunes : formation, emploi, logement

Groupe de travail composé des directeurs des centres de Recherche et d' innovation technologique des Côtes d' Armor, auxquels se sont joints les directeurs des deux établissements d' enseignement et de Recherche, à savoir l' ENSSAT de Lannion et l' UCO de Guingamp. Ce groupe a bénéficié de l' assistance technique de Zoopôle développement. Travail technique de la DAE du Conseil général.

Ce groupe de travail s' est appuyé sur l' étude : "les Côtes d' Armor et la mer" réalisée par le Conseil général en l' an 2000. Ce groupe a bénéficié de l' assistance technique d' IFREMER. Groupe de travail des acteurs des problématiques jeunes. Ce groupe a bénéficié de l' assistance technique du laboratoire JEUDEVI / LARES / Université Européenne de Bretagne Groupe de travail des acteurs des problématiques liées aux migrations. Cette initiative, organisée par la MEI du Conseil général, "Côtes d' Armor Développement" et "Côtes d' Armor 2mille20" a bénéficié de l' assistance technique de Bretagne Prospective.

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Les migrations

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Le travail médicosocial

Travail technique des directions DPI et DEF du Conseil général.

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La culture

Groupe de travail acteurs de la culture.

Les travaux de ces initiatives thématiques sont disponibles sur www.cotesdarmor2020.fr

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Les acquis de "Côtes d'Armor 2mille20" (quatre points de repère) Diagnostic prospectif partagé Sept grandes évolutions du territoire des Côtes d’Armor: 1. Une volonté de «vivre ensemble» et de gouvernance territoriale. 2. Une prise en compte des défis économiques et de la nécessité de diversification. 3. Une évolution nécessaire de la formation, de la recherche et de la relation formation / emploi 4. Une fédération de territoires singuliers, inégaux quant au peuplement et à l’aménagement. 5. Une attention à amplifier quant aux exigences du développement durable et solidaire. 6. Une culture entre traditions, identités et innovations. 7. Une anticipation du vieillissement de la population à traduire en actes.

Enjeux de long terme Regroupement des enjeux en six macro-enjeux: 1. Développement local durable. Comment agir localement pour faire face, avec ses ressources propres, aux défis économiques, sociaux et environnementaux d’un développement qui soit réellement durable? 2. La formation tout au long de la vie et l’emploi. Comment inventer les modalités de la formation du futur qui permettraient de former tout au long de la vie et constitueraient un socle de savoirs pertinents en adéquation avec les besoins des personnes et avec les métiers de demain et leurs évolutions? 3. Le vivre ensemble et la gouvernance. Comment mieux se connaître, mieux se comprendre, mieux vivre ensemble, mieux décider de concert? 4. Solidarité et mixité sociale. Comment concrètement renforcer la solidarité et la mixité sociale dans le département? 5. La singularité, l’identité et l’ouverture. Comment élargir l’identité costarmoricaine et bretonne et l’ouvrir davantage sur l’Europe et sur le monde global ? 6. L’innovation, la compétitivité et l’attractivité. Comment produire de l’innovation et ouvrir de nouveaux débouchés dans les secteurs qui font la richesse des Côtes d’Armor et se positionner dans les domaines du futur?

Une vision commune pour les Côtes d'Armor à l'horizon 2020 Les Costarmoricains entendent que leur identité ne cesse de s'exprimer. Elle est faite d'un attachement à leur territoire et repose sur des valeurs : l’harmonie entre l’homme, la nature et le territoire, la qualité de vie, la solidarité comprise comme une réelle capacité d’union pour faire face à la difficulté, la coopération, la co-construction, la co-progression, l’accueil de l’autre, l’ouverture, le métissage, le travail qui valorise la qualité, la rigueur, l’honnêteté. Huit finalités, huit buts ultimes, considérés comme possibles à réaliser pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020,(si le territoire se mobilise), se sont dégagés de notre réflexion collective, le 4 décembre 2008 : 1. Une identité liée à un patrimoine multiple et vivant. 2. Un développement durable aux actions solidaires. 3. Un territoire d'accueil ouvert sur le monde. 4. Des espaces fédérés aux potentialités équilibrées. 5. Une place de choix pour l'intergénérationnel. 6. Une économie créative impliquée dans son environnement. 7. Une éducation pour tous, permanente et choisie. 8. Un dialogue social et territorial pour une économie durable.

Les axes stratégiques Huit axes stratégiques concrets et spécifiques aux Côtes d'Armor :

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1. Construire un vivre ensemble et une gouvernance collective exemplaires. 2. Faire évoluer les comportements des citoyens vers un développement durable et solidaire. 3. Investir dans les richesses humaines, individuelles et collectives, par l’éducation, la formation, la qualité des métiers et des conditions de travail. 4. Développer la culture de la créativité, de l’expérimentation, de la transversalité et l’esprit d’entreprendre. 5. Dynamiser les acquis de l’économie costarmoricaine tout en favorisant les innovations et les liaisons avec la Recherche. 6. Créer les conditions favorables pour attirer et accueillir des jeunes dans le département. 7. Équilibrer les potentialités, les services et les moyens des territoires du département. 8. Tisser avec les territoires voisins et lointains des coopérations solidaires.

le texte complet de ces acquis "Orientations et propositions pour les Côtes d'Armor en 2020" constitue la seconde partie du présent document


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Une synthèse et des conclusions dynamiques

Depuis le lancement de “Côtes d’Armor 2mille20” en septembre 2006, 6 000 personnes ont participé à une des nombreuses initiatives de réflexion réalisées. La synthèse d’une telle expression exigeait en amont quelques précautions. C’est ce qui a été entrepris en enregistrant toutes les initiatives et en réalisant de nombreuses synthèses intermédiaires (voir la rubrique ressources du site www.cotesdarmor2020.fr). La seconde condition tenait à la méthode adoptée. Une telle synthèse n’est pas qu’un travail technique, son point clef consiste en la construction d’une vision commune des Côtes d’Armor à l’horizon 2020. Elle doit donc être réalisée par ceux qui construiront cet avenir choisi. Ainsi, ont été réuni les membres du comité de pilotage de “Côtes d’Armor 2mille20” lors de quatre grandes matinées de travail. Une vingtaine de personnes représentant les forces vives du département des sphères socioprofessionnelles, du monde social et du monde culturel a également été conviée à participer à ces matinées de réflexion. Le travail mené dans ces réunions, que nous avons appelé "séminaire de la prospective départementale", a construit la synthèse de chacun des 4 éléments de la prospective : - Le diagnostic partagé (le 9 octobre 2008), - Les enjeux de long terme (le 13 novembre 2008), - La vision commune pour les Côtes d’Armor à l’horizon 2020 (le 4 décembre 2008), - Les axes stratégiques (le 22 janvier 2009). Les participants ont été invités, avant chaque séance, à prendre connaissance d’une synthèse technique de ce qui s’est exprimé pendant “Côtes d’Armor 2mille20” concernant l’élément faisant l’objet de la séance. La séance elle-même permettant de confronter les points de vue. Le compte rendu complet de ce travail de synthèse, intitulé “Orientations et propositions pour les Côtes d’Armor en 2020” constitue la seconde partie du présent document. Un résumé est présenté ci contre. Enfin ci-dessous un schéma explicitant comment s' articulent les différents éléments de la prospective.

Diagnostic prospectif partagé Il s’agit du résultat de l’examen collectif des évolutions présentes et potentielles du territoire

Enjeux de long terme Ces grands enjeux sont les problématiques, clairement identifiées, qui portent en elles un potentiel de changements, positifs (opportunités) ou négatifs (menaces) et qu’il est nécessaire de prendre en compte pour déterminer une stratégie.

Une vision commune pour les Côtes d'Armor à l'horizon 2020 Composantes de la vision prospective, les finalités sont des buts généraux souhaitables, perçus comme possibles à réaliser à long terme, que l'on va s'efforcer de traduire en axes stratégiques.

Les axes stratégiques Véritables armatures du projet, les axes stratégiques sont à la fois une réponse directe aux enjeux identifiés et un moyen d’atteindre les finalités de la vision commune.

Plan d’actions concrètes et innovantes (c'est la phase actuelle de "Côtes d'Armor 2mille20") Il s’agit de collecter et d’articuler de manière cohérente les actions concrètes qui habiteront les axes stratégiques.

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L’invitation, faite à tous, de s'emparer des conclusions de Côtes d'Armor 2mille20

Elus, responsables socioéconomiques, membres d' associations culturelles, sociales et sportives ont été très nombreux à participer à “Côtes d' Armor 2mille20” en répondant aux enquêtes et, bien plus, en prenant une part active dans les différentes initiatives de débat. Aujourd' hui, le comité de pilotage de “Côtes d' Armor 2mille20” vient de synthétiser tous ces débats, toute cette réflexion effervescente dans le document “Orientations et propositions pour les Côtes d' Armor en 2020” (voir seconde partie du présent document). Une nouvelle étape s' ouvre aujourd’hui : chaque Costarmoricaine, chaque Costarmoricain, chaque collectivité, chaque association est invité à s' emparer de ces orientations et propositions pour les décliner en actions précises dans son champ de compétences. C’est ainsi, concrètement, que chacun s'inscrira dans la dynamique “Côtes d'Armor 2mille20”, afin que notre territoire soit, dans les 15 / 20 ans à venir, conforme à ce que souhaitent les Costarmoricaines et Costarmoricains. Très concrètement, chaque institution, association, collectivité est invitée : à débattre des conclusions de "Côtes d' Armor 2mille20" avec ses administrés, ses adhérents ou encore les membres de leur association, à tenir une session dédiée, de son instance de direction ou d' animation, pour décider des actions concrètes qu’elle entend mettre en œuvre pour décliner, dans sa sphère de compétences, les axes stratégiques de “Côtes d’Armor 2mille20”. Le terme “d’actions concrètes” veut souligner ici la volonté de "Côtes d' Armor 2mille20" de décliner les conclusions de la réflexion des orientations générales. Cependant, cet exercice ne remplace, évidemment pas, l’élaboration et le vote, bien souvent annuel, du budget des instances ou associations. Les décisions d’actions attendues, peuvent donc être conditionnées à des décisions budgétaires ultérieures. De la même façon, certaines actions peuvent dépendre de l’accord de partenaires. C’est le cas quand plusieurs associations, plusieurs instances, décident de se regrouper pour mener des actions communes. C’est aussi le cas d’actions dépendantes de l’obtention de subventions. Ces réalités ne doivent pas être un obstacle pour instruire les "fiches actions". Signalons que les institutions présentes au comité de pilotage : les Chambres consulaires, Côtes d’Armor Développement, l’Association des Maires de France des Côtes d’Armor ainsi que le Conseil général des Côtes d’Armor ont d’ores et déjà décidé de tenir des sessions de leur instance de direction dédiées à l' adoption d' autres actions concrètes en déclinaison de "Côtes d' Armor 2mille20".

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Axe stratégique concerné

Version 2

Titre de l'action

Date Début

Date Impact Bénéficiaires

Description de l'action

Moyens

Opérateurs

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Chaque collectivité, association, institution, est donc invitée à s' engager dans des actions concrètes. La fiche action ci-contre permettra de décrire chacune d' entre elles. Deux moyens pour faire connaître vos initiatives : La rubrique partenaire du site Côtes d' Armor 2mille20 : www.cotesdarmor2020.fr La mission Côtes d' Armor 2mille20 : Conseil Général des Côtes d'Armor Mission Côtes d'Armor 2mille20 Place du général de Gaulle B.P 2371 22030 Saint-Brieuc Cedex 1 Tel. 02.96.77.32.88 Fax. 02.96.77.32.03 cotesdarmor2020@cg22.fr

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Une quinzaine d’information des Costarmoricains

Organisée du 5 au 16 mai 2009, cette quinzaine d' information aura deux objectifs : Les Costarmoricains doivent être informés des conclusions de l’initiative “Côtes d’Armor 2mille20”. Ces conclusions seront positives, il est important de les célébrer de manière festive et montrer ainsi aux Costarmoricains qu’ils vivent dans un territoire en développement, un département dynamique dont l’horizon est ouvert. Les personnes qui ont participé à l' initiative, aux trois niveaux de la démocratie (élus, forces vives, citoyens), doivent pouvoir savoir comment leur parole a été prise en compte. Plus largement, il s’agit d' échanger avec le plus grand nombre quant à la construction et la déclinaison des conclusions de cette réflexion collective. "Côtes d’Armor 2mille20" a été à la rencontre des Costarmoricains pour capter leurs avis (enquêtes, réunions de Pays, rencontres, …). Par cette "quinzaine d' information", "Côtes d' Armor 2mille20" veut aller à leur rencontre pour rendre compte et les inviter à inscrire leurs actions dans les horizons définis collectivement. Ce temps donnera lieu à 3 initiatives : 1 . Quarante marchés aux idées Afin d' informer précisément ceux qui le souhaitent et de débattre autour des conclusions de notre initiative de façon conviviale et personnalisée, “Côtes d’Armor 2mille20” sera présent sur quarante des soixante-six marchés du département. Les Costarmoricains trouveront dans les étals de “Côtes d’Armor 2mille20” les productions (ouvrages, documentation, …) mais surtout des interlocuteurs à même d' échanger sur le thème. Un dispositif numérique de photographie et d' impression de photos, tenu dans chaque stand par une association de photographes amateurs, permettra de photographier les passants. Ceuxci seront ensuite invités à coller leurs clichés, sur un mur, sous une citation extraite des travaux de “Côtes d' Armor 2mille20” en guise d’adhésion. Ils pourront également choisir d' écrire eux-mêmes une proposition d’actions concrètes. 2 . Soirée de présentation des conclusions Le mercredi 13 mai en soirée, il sera proposé une présentation des conclusions de “Côtes d’Armor 2mille20” à l’ensemble des élus et à tous ceux qui, représentants de forces vives du département, ont participé de façon active à notre initiative (membres des groupes de travail, participants aux colloques et séminaires, etc.), afin qu’ils puissent s’approprier ces conclusions et œuvrer pour le développement des axes stratégiques proposés. Cette soirée se déroulera à Equinoxe (espace de congrès de Brézillet – St Brieuc). 3 . Un final constitué par une après-midi dédiée à la jeunesse En 2020, les 6000 enfants costarmoricains nés en l’an 2000 auront 20 ans. Afin de célébrer les horizons positifs du département et les porteurs de cet avenir, tous sont invités avec leurs parents et grands-parents à participer à une après-midi joyeuse, fête de “Côtes d’Armor 2mille20”, le samedi 16 mai 2009 au Haras de Lamballe spécialement aménagé pour l’occasion.

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Notes


Notes


Liste des publications Côtes d'Armor 2mille20 Repères socio-économique 2006 Schémas départementaux des Côtes d' Armor Groupes de travail prospectifs Synthèse des Rencontres Côtes d' Armor 2mille20 (juin 2008) Côtes d' Armor 2mille20 dans le magazine des Côtes d' Armor Réunions citoyennes dans les 6 Pays Séminaire de prospective territoriale des Côtes d' Armor Synthèse pour les partenaires Côtes d' Armor 2mille20, initiatives thématiques Agriculture Aménagement du territoire et mobilités Recherche et innovation technologique Mer et littoral Jeunes : formation, emploi, logement Migrations en Côtes d' Armor

Conseil Général des Côtes d'Armor Mission Côtes d'Armor 2mille20 Place du général de Gaulle B.P 2371 22030 Saint-Brieuc Cedex 1 Tel. 02.96.77.32.88 Fax. 02.96.77.32.03 Cotesdarmor2020@cg22.fr


Partenaires 2mille20