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Hadja Zeinab: Mon oncle est mort sans rien laisser en héritage… Son mariage avec Souad Hosni n’est autre que de la «propagande»

D'immenses programmes de numérisation des écoles et de l’administration, et de contrôle de l’usage des fonds publics

Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1742- avril 12/04/2019

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Un magazine politique hebdomadaire

Carla Haddad à la «Majalla»: les médias m’ontNodéclaré la guerre... J’aitherépondu There's Better Argument Against Iranian par Revolutionary Model Than Saudi Success l’amour, et j’ai récolté le succès www.majalla.com

Des experts à la « Majalla »: La décision du président égyptien de les restaurer, est un signal fort pour la coexistence pacifique entre religions et pour l’attraction touristique www.majalla.com


Un magazine politique hebdomadaire

Issue 1742- avril 12/04/2019

"Al Sadissa " marocain diffuse un discours religieux alternatif 22

La zone Franc combat le blanchiment d'argent 26

Le Turc Akram Emamoglu: « la clé du palais présidentiel se trouve dans la marie de la capitale » Éditeur en chef

HH Saudi Research and Marketing (UK) Ltd

Secrétaire de Rédaction

10th Floor Building 7 Chiswick Business Park 566 Chiswick High Road London W4 5YG

Ghassan Charbel Un magazine politique hebdomadaire

www.majalla.com/eng

Sénégal: Un gouvernement 48 plus féminin 28

Mostafa El-Dessouki

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Tel : +44 207 831 8181 - Fax: +44 207 831 2310


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Les détenus font la queue alors qu'ils se font servir du thé lors d'un spectacle des talents dans la section à sécurité moyenne de la prison de Kodiaga, dans la ville lacustre de Kisumu, le 31 mars 2019. (Getty)

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Un habitant du township d'Alexandra fait face à des affrontements avec la police métropolitaine de Johannesburg le 3 avril 2019 à Johannesburg, en Afrique du Sud, lors d'une fermeture totale du township pour protester contre le manque de fourniture de services ou de nécessités de base telles que l'accès à l'eau et électricité, difficultés de logement et manque d'entretien des routes publiques. (Getty)

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ctualités

L’Afrique en bref du Cameroun revendiquée par la faction de Boko Haram affilié à l'Etat islamique, qui affirme, elle, avoir tué et blessé au moins vingt militaires. L'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), la faction de Boko Haram affiliée au groupe jihadiste Etat islamique, a revendiqué l'attaque affirmant avoir tué et blessé plus de vingt éléments de l'armée camerounaise, dans un communiqué. La région de l'Extrême-Nord du Cameroun est régulièrement la cible d'attaques de Boko Haram, même si leur fréquence a sensiblement baissé ces derniers mois. Guinée L'opération a été menée par l'armée malienne et la force française Barkhane. (DAPHNE BENOIT AFP)

Mali

15 jihadistes neutralisés

L'armée malienne et la force française Barkhane ont "neutralisé" 15 jihadistes dimanche dans le centre du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, a-t-on appris lundi de sources militaires. Dimanche, "lors de l'opération Tièsaba/Bourgou 1, les FAMa (forces armées maliennes, NDLR) ont neutralisé quinze terroristes, récupéré quatorze motos, de l'armement, du matériel explosif, des munitions et fait des prisonniers", a annoncé l'armée malienne dans un communiqué lundi. L'armée

Epreuve mortelle

malienne n'a mentionné ni la localisation de l'opération ni la participation de Barkhane. Mais des sources militaires maliennes ont affirmé que l'opération avait été conduite avec la force française à la frontière burkinabè, à l'est de la capitale régionale, Mopti. Cameroun

Trois soldats tués dans une attaque de Boko Haram

Trois militaires camerounais ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une attaque dans la région de l'Extrême-Nord

L’attaque a été revendiquée par la faction de Boko Haram affilié à l'Etat islamique.

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Les jeunes sans emploi veulent prendre part aux sélections, avec tous les risques que cela comporte.

Cinq jeunes Guinéens sont morts lors d'épreuves de présélection pour entrer dans l'armée, qui ont attiré ce weekend des milliers de candidats à travers la Guinée, ont indiqué lundi des sources sécuritaires et médicales. Les candidats à l'incorporation devaient finir en bonne position à l'issue de la première épreuve, une course à pied de 8 km organisée dans chaque région, pour pouvoir ensuite passer d'autres tests physiques ("abdos" et "pompes") et intellectuels, et figurer à l'issue de ceuxci sur la liste des 8.400 présélectionnés, selon le ministère de la Défense nationale. Les carrières dans l'armée, la police et les douanes sont tellement attractives pour de nombreux jeunes sans emploi qu'"il ne faut


autorisés par la cour suprême britannique à poursuivre en justice en Grande-Bretagne la plus importante entreprise minière de Zambie, Konkola Copper Mines (KCM), dont l'actionnaire majoritaire est basé à Londres. Il y a quatre ans, ces villageois avaient porté plainte à Londres contre KCM et son actionnaire majoritaire, Vedanta Resources, pour avoir pollué avec des émanations toxiques provenant des mines de cuivre de Nchanga la rivière qui sert à les approvisionner en eau, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Ils affirment notamment avoir souffert de maladies, en raison de la consommation d'eau contaminée.

Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé le décret fixant la date des élections.

pas s'étonner que tout le monde" veuille prendre part aux sélections, "avec tous les risques que cela comporte", a commenté lundi un haut gradé de l'armée guinéenne ayant requis l'anonymat. Algérie

Les élections fixées au 4 juillet

Le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah a signé un décret fixant au 4 juillet l'élection présidentielle dans le pays où le chef de la puissante armée a mis en garde mercredi les manifestants contre la poursuite de leurs mouvements de contestation du régime.

M. Bensalah, qui ne peut être candidat à cette élection en vertu de la Constitution, avait promis auparavant un scrutin présidentiel "transparent". En dépit de cet engagement, le président du Conseil de la Nation (chambre haute du Parlement) depuis 17 ans, assimilé au long règne d'Abdelaziz Bouteflika, reste rejeté par la rue et a fait face, à de nouvelles manifestations ainsi qu'à un appel à une grève nationale. Zambie

Des villageois poursuivent en justice une entreprise de cuivre

Quelque 2.000 villageois zambiens ont été

Jacob Zuma est soupçonné d'avoir touché 30 millions de dollars de feu le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Afrique du Sud

Zuma dément avoir touché de l'argent de Kadhafi

Les villageois affirment notamment avoir souffert de maladies, en raison de la consommation d'eau contaminée.

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Dans sa dernière édition, l'hebdomadaire Sunday Times a affirmé que l'ancien "guide" avait confié en 2011, avant sa chute et sa mort, ce pactole à M. Zuma. Déjà accusé d'avoir largement profité financièrement de son passage au pouvoir, l'ex-président sud-africain Jacob Zuma est désormais soupçonné d'avoir touché 30 millions de dollars de feu le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, ce qu'il nie farouchement. "L'ancien président Zuma n'est au courant d'aucun virement de fonds de l'ancien président Kadhafi vers son domicile de Nkandla et n'a jamais reçu d'argent de sa part", a répondu sa fondation


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ctualités

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a réclamé un "cessez-le-feu".

dans une déclaration publiée mercredi par le quotidien The Star. Le porte-parole du royaume d'eSwatini a fermement démenti l'existence d'un trésor libyen. Sénégal

Un imam acquitté de "terrorisme" Un tribunal de Dakar a acquitté mercredi un imam poursuivi depuis 2013 pour des

charges de terrorisme et condamné à trois mois de prison avec sursis un lycéen, lui aussi accusé de terrorisme mais finalement jugé coupable de simples menaces contre des ambassades étrangères. Accusé de liens avec le Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique de l'ouest (Mujao), un groupe islamiste armé basé dans le nord du Mali, l'imam Boubacar Dianko était poursuivi pour "association de

Les assaillants ont réussi à emporter des engins du camp des réfugiés.

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malfaiteurs et atteinte à la sûreté de l'Etat en relation avec une entreprise terroriste". Arrêté en janvier 2013 à Kédougou (sudest), il était depuis en détention provisoire. Guinée équatoriale

Le ministre de l'Economie limogé Le ministre de l'Economie et des finances de Guinée équatoriale a été limogé par décret présidentiel pour "irrégularités". Lucas Abaga Nchama, ex-gouverneur de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) entre 2010 et 2017, a été limogé pour des "irrégularités commises dans l'exercice de ses fonctions", indique le décret sans autre détail. M. Abaga Nchama, qui était également chargé de la planification, a été remplacé par Cesar Agusto Mba Abogo, secrétaire d'Etat depuis fin 2013 auprès du ministère des Finances, chargé du programme de développement économique "Guinée équatoriale Horizon 2020". Avant 2013, le nouveau ministre avait occupé durant deux ans les fonctions de directeur général de l'économie pétrolière au sein du ministère des Mines, de l'industrie et de l'énergie.


des combats, selon des diplomates. Les combats se sont intensifiés au sud de la capitale, cible depuis jeudi dernier d'une offensive du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est du pays. Burkina

Un gendarme tué lors d’une attaque d’un camp de réfugiés

Des individus armés non identifiés ont attaqué aux environs de 19h00 (locales et GMT) le camp des réfugiés à Goudébou, dans le nord du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires. ", localité située à une quinzaine de kilomètres de Dori, chef-lieu de la région du Sahel, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

Lucas Abaga Nchama, a été limogé de son poste de ministre.

Libye

L'ONU réclame un cessez-le-feu

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a réclamé un "cessez-le-feu" en Libye, où les combats s'intensifient près de Tripoli, pour éviter une "bataille sanglante" dans la capitale, après une réunion

d'urgence du Conseil de sécurité mercredi. Le Conseil de sécurité, qui s'était réuni à huis clos à l'invitation de la GrandeBretagne et de l'Allemagne pour discuter d'un projet de résolution demandant un cessez-le-feu, devrait adopter prochainement un texte poussant à l'arrêt

le camp des réfugiés à Goudébou, dans le nord du Burkina Faso

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"Un gendarme a été tué et des véhicules et des motos incendiés" lors de cette attaque, qui a également visé le poste de gendarmerie, a précisé cette source. Selon une autre source sécuritaire, "les assaillants ont également réussi à emporter des engins", sans plus de précision.


Encouverture Les synagogues des juifs en Egypte ... absentes malgré leur existence

Des experts à la « Majalla »: La décision du président égyptien de les restaurer, est un signal fort pour la coexistence pacifique entre religions et pour l’attraction touristique Le Caire-Khaled Makhlouf Malgré leur absence volontaire ou imposée et des multiples interprétations de cette absence, les Juifs égyptiens demeurent une réalité qui a marqué les traits de l'histoire de l'Égypte moderne où ils vivaient au sein de la population en tant que communauté parmi d’autres et qui composaient le socle sociale du pays et que des historiens et même les feuilletons dramatiques en rapportent les échos. Beaucoup de ceux qui ont vécu cette réalité s’en souviennent encore. Le quartier "juif" du centre-ville du Caire reste un témoin de ce passé, que « la Majalla » a visité pour recueillir les témoignages de ceux qui ont vécu cette époque pour raconter l’histoire de leurs aïeux et pour appréhender leur point de vue quant à la décision du gouvernement égyptien de rénover leurs synagogues et leurs biens dont les murs sont devenus un témoin de coexistence entre les trois religions célestes dans un système civilisé et ce en tant que patrimoine au même titre que les anciens monuments égyptiens et les sites archéologiques. La "Majalla" a rencontré au cours de ce reportage de nombreux spécialistes des affaires juives.

Professeur d'hébreu à l'université du Caire: les Juifs sont une réalité dans l'histoire égyptienne

Najla Raafat Salem, professeure de langue et de littérature hébraïques à la Faculté des arts de l'Université du Caire et directrice du Centre d'études orientales, estime que les Juifs ont représenté une réalité dans la vie égyptienne à une certaine époque, une présence que personne ne pouvait ignorer et que les synagogues étaient associés à une période égyptiennes. La restauration des synagogues et des

anciens monuments juifs à travers la vision de l'État égyptien est importante, et il sera utile que les spécialistes s'efforcent de montrer une partie de cette histoire réalisée à partir d’une recherche historique et scientifique.

Un message à l'Occident

Concernant ce message à l’Occident à la lumière de la réalité de la région, le Dr Najla a déclaré dans une interview exclusive à La Majalla: "L’attention portée aux biens des juifs et les efforts concertés sur cette question importante, enverront un message à l’autre, que notre région est toujours sûre et stable malgré tout ce qu’elle vit. L’Égypte reste un des pays les plus attractifs pour le tourisme, ce qui constitue également une sorte de promotion positive dans ce domaine, qui confirmera que le pays s’est fortement redressé et qu’il est en mesure d’exercer une forte influence dans divers domaines, dont celui du tourisme.

Composantes touristiques

Le tourisme, qui occupe une place de choix dans le PIB égyptien, dispose de nombreux atouts dont les monuments historiques et religieux parmi lesquels les temples juifs, méritent l’attention. Le Dr Najla a ajouté: "La restauration des temples est une bonne idée qui sera plus efficace si elle repose sur l'idée de "spécialisation pointue" axée sur le décodage de tout ce qui est écrit dans les synagogues égyptiennes et sur la connaissance des origines et de tout ce qui concerne les temples grâce à une étude attentive, pour qu’en conséquence, le sujet obtiendra un élan plus élevé dans l'utilisation optimale du projet.

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Une richesse nationale

"L'étude et l'examen approfondis sont un facteur important dans la question de la restauration et de la commercialisation de ce produit, qui en fera une richesse nationale en plus pour l'Égypte et en même temps, pour faire progresser le tourisme." "Tous les temples existants, et pas seulement les plus célèbres, doivent être faire l’objet d’une documentation et tout ce qui est lié aux temples et aux anciens monuments juifs présents, doit être considéré comme un trésor patrimonial, sans parler de son utilité pour la promotion de la destination en tant qu'élément important de commercialisation et fort intéressante pour de nombreux étrangers, amateurs d'antiquités égyptiennes anciennes ou juifs dans de nombreux endroits du monde, y compris en Amérique et en Europe, soulignant dans le même sillage la reprise du tourisme à Louxor, Assouan et au Caire.

Une partie de l'héritage égyptien Abdelwahab Alloub, professeur de langues orientales à la Faculté des arts de l'Université du Caire, a déclaré à la Majalla: "Les temples juifs font partie de l'héritage égyptien. Certains des Juifs égyptiens existent toujours, bien qu'ils soient peu nombreux, mais ils forment une réalité." En général, si le retour sur investissement est fiable, cela profitera à la revitalisation du tourisme et les

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Professeur d’Hébreu à l’université du Caire : « Les juifs formaient une partie de la société égyptienne et leurs synagogues sont des témoins de cette époque» activités connexes. Abdelwahab Alloub ajoute que : "La coexistence des religions est un sujet très bien accueilli en Egypte. Nous vivons dans une société où personne ne demande à son voisin quelle est sa religion, et s’il est musulman. En effet, l'Egypte est l'un des premiers pays à avoir connu la tolérance entre les religions. L’histoire des religions y est enseignée au département d’hébreu des facultés des arts, ce qui permet aux étudiants de se familiariser avec cette histoire, par le biais d’études théoriques et non religieuses, et par l’existence de nombreuses études dans les facultés d’archéologie qui approfondissent ce sujet à travers des écrits académiques.


Encouverture Un patrimoine universel

Faraj Fada, ancien responsable du secteur des antiquités en Égypte, a déclaré à la Majalla que l'État égyptien représenté par le ministère des Antiquités restaurera les monuments égyptiens enregistrés grâce à un plan intégré au profit du secteur, quelle que soit la religion à laquelle le momnument appartient, que ce soit une mosquée, une église ou une synagogue. "L'Egypte est un pays touristique. Elle possède de nombreux monuments de l'époque pré-pharaonique et la restauration des antiquités pour les préserver est l'une des stratégies de l'État égyptien. Cette démarche favorise la relance touristique et la renaissance d'une partie intégrante du patrimoine mondial représenté par les monuments égyptiens. ", a-t-il dit.

Une riche histoire de juifs en Egypte

À la fin du XIIe siècle, le Caire était le plus important centre juif du monde, où il ne restait que peu de Juifs après la guerre de 1967. De nombreuses villas de familles juives fortunées situées au bord du Nil se sont transformées en musées et en ambassades. La communauté juive du Caire est actuellement limitée à un nombre très limité d’environ 10 personnes représentant la communauté juive, ce qui, selon l’avis des historiens égyptiens, est une anomalie pour une communauté qui faisait partie du tissu social au même titre que les coptes et les musulmans. Les historiens ont révélé que les bandes sionistes qui les terrorisaient en les incendiant ou en les volant étaient derrière la raison de leur départ d'Égypte et que le départ d'un certain nombre d'entre eux à la suite de la nationalisation de certains de leurs magasins en 1961, n'était pas une forme de discrimination à leur encontre. Car les nationalisations à cette époque, a touché tous les capitalistes égyptiens sans regard à leur religion, en plus de la migration de plusieurs d'entre eux après avoir été poursuivis pour des raisons de sécurité en raison de leur adhésion au mouvement communiste égyptien. Et Il confirme que les histoires dont font écho des médias occidentaux sur la propriété juive nationalisée en Egypte est sans fondement.

référence à plusieurs facteurs, dont l'occupation de la Palestine et leur choix du nouvel État juif, ainsi qu’un nombre d'entre eux s’est converti en Islam. C’est ainsi que les dirigeants de la révolution de juillet tentèrent de rassurer les Juifs sur leur avenir en Égypte, en visitant le siège de la communauté juive et certaines de ses institutions telles que l'hôpital juif du Caire.

Cultures multiples

Les Juifs égyptiens ne constituaient pas un bloc unique: ils appartenaient à des cultures et à des groupes d'ethnies et d'origines différentes, et leurs positions étaient donc différentes vis-à-vis d'Israël et de l'Egypte, leur patrie. L'Egypte, avec le témoignage de plusieurs membres de la Knesset, était une grande patrie pour les Juifs égyptiens.

Les Ashkenazim ont critiqué les Juifs d'Egypte dans de nombreux forums

Les Juifs sont divisés en deux catégories, la première étant les "Rabbins", la plus grande communauté à laquelle appartiennent la plupart des Juifs du monde, et ils croient en la Torah et le Talmud. La communauté vivait au Caire et exerçait diverses professions,

Plusieurs facteurs ont conduit à leur émigration

Quant à la migration des Juifs, les historiens égyptiens font

L’ancien chef du département de l’archéologie en Egypte : « La restauration des synagogues s’inscrit dans la stratégie de l’Etat à restaurer tous les monuments historiques dans le pays» 14

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ainsi que dans es échanges le commerce et envoyait leurs enfants dans des écoles égyptiennes. Et la communauté se fond dans le tissu égyptien et ne réagissait à aucune tentative d’influence extérieure. Elle est divisée en séfarades, c'est-à-dire des "orientalistes" ayant longtemps vécu dans les pays de l'Est et des ashkénazes d'Europe orientale, et des lecteurs juifs en Égypte depuis des siècles. Certains des rabbins et ceux qui en sont issus, sont des ouvriers, des artisans, des commerçants, des artistes et des médecins. Cette communauté était moins sympathique au mouvement sioniste et ne différait d'aucun égyptien par sa langue, son accent ou sa forme, ni vivait dans un ghetto comme les Juifs de l'Europe de l'Est.

Véritable tolérance envers les juifs d'Egypte

Les Juifs égyptiens ont vécu pendant de nombreux siècles et constituaient l'une des communautés juives les plus riches et

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Les habitants du quartier juif en Egypte : « Ils ont vécu parmi nous avec amabilité et respect et ils faisaient partie du tissu social égyptien ». les plus stables du monde. Ils ne connaissaient pas de crise de persécution comparable à celle des Juifs d'Europe. Ils ont donc beaucoup ajouté à la culture, aux arts et à l'économie du pays. Kattaoui Pacha était un homme politique et il a été ministre des Finances, puis celui des Transports et ensuite celui des Communications et ce après la révolution de 1919. Il a été membre de la Chambre des représentants jusqu'à sa mort et son épouse, Alice Suari, était au service coureuse de la reine Nazli, mère du roi Farouk. Des noms comme Félix, Henry Moussiri et des anciennes familles juives égyptiennes, Harari, Adar, ont brillé. Il y avait aussi un groupe d'artistes égyptiens qui ont influencé la vie artistique, notamment Raquia Ibrahim, Daoud Hosni, Laila Mourad et Yaqoub Sannoua, connue sous le nom d'Abou Ndara, l'écrivain, réalisateur, musicien, journaliste, Tugu Mizrahi, Najwa Salem et d'autres qui ont marqué la vie artistique en Égypte. Des secousses qui ont bouleversé la situation des Juifs en Egypte Trois fortes explosions ont secoué la situation des Juifs en Égypte: la première était le début des opérations des forces allemandes dans le désert de l’Égypte occidentale pendant la Seconde Guerre mondiale, où les Juifs craignaient la victoire des allemands et s’enfuirent en Afrique du Sud par crainte de l’oppression.


Encouverture Surtout que période a été témoin l'Holocauste et l'antisémitisme contre les Juifs aux mains d'Hitler. La deuxième secousse a eu lieu dans le sillage de la guerre de 48. C’est une explosion qui a caractérisé les Juifs eux-mêmes et le désir de beaucoup d’entre eux de migrer vers ce qu’ils prétendaient être le pays de la promesse et de la formation de l’entité sioniste. La troisième était dans le sillage de la guerre 56 et des décisions de nationalisation et de crainte des Juifs sur leur propriété, ce qui les a incités à quitter l'Égypte et de prendre avec eux leur argent en passant par le réseau secret "Joachim", qui organisait le trafic des biens des Juifs égyptiens vers l'Europe et la Palestine occupée. Au cours d’un périple au cœur du Caire et peut-être du monde, la « Majalla » cherchait à jeter la lumière sur l’histoire moderne de l’Égypte dans un quartier connu sous le nom de "quartier juif" en raison de leur présence jadis importante partageant les mêmes intérêts que leurs concitoyens Égyptiens. Le commerce, la vente, l’achat et diverses autres transactions constituent un facteur commun à cette communauté. La « Majalla » a rencontré un certain nombre de leurs contemporains, qui se sont mis d’accord sur le "bon voisinage" avec les juifs, qui ont partagé leur vie quotidienne dans ce quartier ou vivaient ensemble sous le même toit. Ils ont également salué l'initiative prise par l'État égyptien de restaurer ces temples en tant que témoins de la diversité du tissu social égyptien à une époque historique importante, ainsi qu'un message au processus de coexistence interreligieuse, en particulier s'il est lié au bon voisinage et aux liens historiques et sociaux communs qui ont caractérisé Les Egyptiens au cours de leur longue histoire, sans distinction de religion, de couleur ou de race.

Bon voisinage avec les juifs

"Les Juifs vivaient parmi nous et ils étaient nos voisins. Nous avons eu affaire à eux quotidiennement et ils se sont distingués par leur gentillesse et leur bienfait envers toutes les personnes, indépendamment de leur religion", a déclaré Mujahid Ibrahim, un ancien résident du quartier juif et encore étroitement lié à lui. « Nous avons célébré nos vacances avec eux et ils ont également participé à la célébration de nos différentes fêtes et manifestations religieuses et sociales dans une atmosphère chaleureuse, même dans leurs commerce, ils étaient très honnêtes. Il n'y avait aucun problème entre nous en tant que voisins ", ajoute Ibrahim.

avait aucune sorte d'inimitié, et leur impression était bonne dans le commerce et dans les transactions en général, ce qui leur a valu le respect de tous. Selon lui, ils possédaient des épiceries, et différents magasins d'alimentation, et la coexistence avec eux était très bonne " «Beaucoup d’entre eux ont possédé et travaillé dans le commerce de l’or et de la bijouterie. Ils sont présents dans leurs magasins du célèbre quartier Al-Sagha» au cœur du vieux Caire. Ils ont des magasins d’aliments et de boissons. Dans la région de Muski, qui est le quartier des Juifs, il y av ait les magasins de Thabet et Muski, qui étaient des frères dans le commerce et la production alimentaire. Najib s’est tellement attaché à son égyptianité qu’il a déclaré qu'il était musulman quand certains juifs étaient intéressés à partir, c’est pour dire à quel point il était attaché à être en Égypte », souligne Ibrahim.

Un partenariat privilégié

Sherif Abu Ahmed possède un magasin dans le quartier des Juifs

Nous respectons les religions célestes

A propos de la restauration des monuments juifs, Ibrahim souligne que "Nous respectons toutes les religions, et c'est l'un de leurs droits que de voir leurs monuments restaurés, car la religion est pour Dieu seul. Tout le monde a le droit à cela dans le processus de coexistence pacifique entre les religions", a-t-il déclaré. Evoquant l'échange de visites entre les musulmans et les juifs comme voisins, il a affirmé que le traitement des uns aux autres était caractérisé par l’amabilité et fraternité, il n'y

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Un professeur des langues orientales à l’université du Caire : « Les synagogues font partie du patrimoine égyptien ». "Il y avait deux femmes qui vivaient dans le quartier mais qui sont décédées il n’y a pas longtemps. Un autre juif a déclaré son islam et a épousé une femme musulmane. Il est également mort il y a environ 25 ans", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il y avait un mouvement commercial croissant avec le temps dans région avec le reste de la société au Caire ou en Alexandrie, où ils étaient présents et nombreux.

Une famille pour la vente d'accessoires et de jouets pour et sa présence dans la région date depuis des décennies, faisant référence au partenariat de son père avec un revendeur de produits alimentaires juif "Bisah", affirmant que le partenariat qui les unissent était bons et que l’image qu’on véhicule sur eux à travers les séries et les films, est fausse car aucun tort n’a été causé à son père durant cette association. En ce qui concerne la restauration de l’État égyptien des synagogues des Juifs et l’intérêt porté à leurs monuments, Sharif a déclaré à la « Majalla » : "C’est une chose positive, bien sûr. L’animosité à l’égard de certains Juifs n’est pas d’origine religieuse. Nous croyons tous au prophète Abraham, à Allah et à toutes les religions. J’habite à côté du grand temple juif sur la rue Adli, qui était le temple officiel des Juifs ", soulignant l'existence de plusieurs autres petits temples dans la région de Muski, ainsi que dans la zone Al Dhaher dans le centre du Caire.

Khalid Mujahid, l'un des marchands égyptiens dans le quartier des juifs dont le négoce consiste à vendre de nombreux articles pour la maison, la jeunesse et la famille, ainsi que des accessoires et dont la boutique est située au même endroit depuis environ 50 ans a déclaré à la « Majalla » : "Je suis dans cet endroit depuis des décennies, où je m’adonne à la vente au détail et en gros, et nous avons vécu normalement comme une famille musulmane au sein de Juifs, décrivant les Juifs comme des "personnes respectables". Nous les traitons avec respect Mujahid a déclaré: «Nous avons effectué de nombreuses transactions dans tous les domaines de l’achat et de la vente avec eux. Ma grand-mère avait un magasin de vente de poules et les juifs s’approvisionnaient chez-elle pour fournir les synagogues juives. C’était fait dans le respect mutuel, car ils constituaient un élément important du tissu social égyptien. J’ai également vécu avec mon père et ma mère de nombreuses étapes témoin de cette coexistence et signe de bon voisinage et de traitement. "

Impressions positives

Au sujet de la restauration des temples et des monuments juifs en Égypte, il a déclaré: "C’est une chose positive et c’est leur droit que garantit l’État égyptien où ils faisaient partie de son tissu. Toutes les religions doivent être respectées, elles sont toutes célestes et nous, musulmans, croyons en toutes les religions monothéistes, C'est un droit qu'il faut prendre en compte, et quelque chose de bien pensé pour l'État égyptien ". Mujahid a évoqué aussi les impressions positives qu’ont laissés les Juifs durant cette coexistence et en tant que voisins dans le quartier à partir des témoignages de personnes âgées qui ont vécu cette époque, y compris son père, qui lui a rapporté de nombreuses attitudes positives de ses voisins juifs, soulignant qu'il n'y avait aucune différence, à cette période, dans la coexistence des trois religions.

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Encouverture Anouar Maarouf (Ministre des technologies de la communication et de l'économie numérique Tunisien) à «Majalla» :

D'immenses programmes de numérisation des écoles et de l’administration, et de contrôle de l’usage des fonds publics

Tunis : Boubaker Ben Amor Anouar Maarouf, ministre tunisien des Technologies de la communication et de l'économie numérique, considère que son pays dispose d'une position de choix sur la scène internationale dans le domaine des technologies de la communication, en tant que pôle régional des technologies numériques et de la créativité numérique. Ajoutant, que le recrutement en grand nombre de talents tunisien par les pays développés, s’explique par la qualité de la formation dispensée aux ingénieurs. Aussi, qu’un plan est mis en place, dans le but de stopper la fuite des cerveaux, en les encourageant à démarrer des projets en Tunisie. Anouar Maarouf déclare que son ministère travaille déjà, à la mise en œuvre de plusieurs programmes visant à étendre le réseau de communications, et à numériser les écoles et l'administration dans le but de réduire la corruption administrative et financière, et rationaliser la gestion des ressources financières de l'État et de les protéger en les soumettant à un contrôle électronique. Dans une interview exclusive à «Majalla», Anouar Maarouf, explique à «Majalla» que son ministère travaille déjà à l'élaboration d'une nouvelle vision des villes du futur basée sur l’usage de systèmes intelligents et intégrés, permettant de contrôler divers domaines, y compris la régulation de l'énergie et des transports, et de promouvoir la vie collective dans les villes. Deux expériences modèles ont été lancées à Kairouan et à Bizerte. Concernant les relations de son ministère avec les élections de l'automne 2019, notre interlocuteur ajoute que le système électoral du Centre national de l’informatique (CNI) est bien protégé, et que ce système n'avait rien à voir avec le vote et le

décompte des voix, et que l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE), est la seule habilitée à gérer tous les aspects, liées aux élections à tous les stades. D’où l’interview : * Quelle est l'importance de ce ministère, quelles sont ses responsabilités et quel rôle joue-t-il dans la réalisation du développement économique? Ce ministère (des technologies de la communication et de l’économie numérique) existe depuis des décennies, mais son rôle a continué à évoluer avec le développement du domaine dans lequel il opère. Il s’appelait initialement «Ministère des Communications, de la Poste, du Télégraphe et du Téléphone» et englobait les communications par courrier et par téléphone. Au fil des années, le secteur s’est développé, avec la création d’organismes et d’offices, dépendant du ministère, et chargés d’assurer les services pour le compte du ministère. Avec le développement du secteur des télécommunications, l’avènement de la concurrence, a amené à la création de l'Agence nationale des télécommunications pour jouer un rôle régulateur, en toute indépendance par rapport au ministère, à travers la création d’un Centre de recherche et d'études dans le domaine des télécommunications pour jouer un rôle de recherche-développement et de développement des capacités du secteur des télécommunications. Aussi, a été créée l'Agence nationale pour la sécurité informatique, pour veiller à ce que la sécurité de ce secteur, reste au diapason du développement du secteur des télécommunications. Puis vint l'authentification électronique, destinée à faciliter la disponibilité de services électroniques aux citoyens et aux institutions économiques. Il

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le recrutement en grand nombre de talents tunisien par les pays développés, s’explique par la qualité de la formation dispensée aux ingénieurs.

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existe donc une confiance numérique dans les transactions liées à la signature électronique, la réhabilitation de documents et à l'identification électronique des individus et des institutions. Ce rôle revient à l’Agence nationale pour l’authentification électronique récemment créée. Existe aussi, l’Agence tunisienne d’Internet (ATI), qui fournit les services Internet au secteur public. Egalement, nous avons finalisé, depuis quelques jours l’identificateur électronique des citoyens, à savoir un processus de signature électronique et d’identification électronique du citoyen sans présenter aucun document. Existe également l’Office national de la télédiffusion, qui assure la diffusion et la couverture radiophonique et télévisuelle dans tout le pays, et l'Agence Technique des Télécommunications, qui fournit une expertise technique à la justice en matière de cybercriminalité. Toutes ces institutions visent à fournir des services aux citoyens et aux institutions économiques et à refléter la volonté de l'État de promouvoir la transformation numérique en Tunisie, devenue une priorité, ainsi que des projets structurés visant à produire un impact profond, qui conduira à la transformation numérique en Tunisie dans les années à venir. Tout cela dans le cadre du projet de la «Tunisie numérique». * Quel rôle la Tunisie joue-t-elle dans le contrôle de la technologie et des techniques modernes sur la scène internationale? La Tunisie occupe une position éminente sur la scène internationale dans le domaine des technologies de la communication et a toujours été très présente dans les forums internationaux de la communication. A présidé l’Union internationale des télécommunications (UIT) pendant vingt ans depuis la fin des années 60 et ayant toujours été présente dans les structures internationales, liées au secteur des télécommunications. La Tunisie est aujourd’hui membre du Conseil d’administration de l’UIT et du Conseil d’administration de l’Union postale universelle (UPU), dont la présence est influente et efficace et où l’intérêt de soutenir ce site est constant. Sachant que la

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Tunisie constitue actuellement, un pôle régional des technologies numériques, et occupe une position privilégiée dans le domaine de l’investissement dans le développement numérique et est la première dans le domaine de la vitesse de l’Internet et de la téléphonie mobile en Afrique. Mais nous sommes insatisfaits et espérons en profiter davantage et progresser, car il existe de grandes perspectives pour le développement de l’économie grâce à cette transformation numérique. * On évoque sans cesse, la fuite des cerveaux tunisiens, ainsi que la forte demande, de la part des pays développés, qui cherchent à recruter les compétences tunisiennes actives dans les domaines des technologies de l'information et de la communication ? - Cela est dû à l’excellence et à la réputation des talents tunisiens au niveau mondial. La Tunisie occupe désormais la deuxième place mondiale en termes de nombre d'ingénieurs diplômés de l'enseignement supérieur dans les disciplines scientifiques, par rapport à de la population totale. Ils sont diplômés des écoles supérieures d'ingénieurs, qui ne recrutent que les meilleurs étudiants. Les programmes de formation sont avancés, sophistiqués et adaptés à l'évolution mondiale. Existe un programme qui vise à réduire la migration des talents tunisiens à l’étranger, et à encourager beaucoup d’entre eux à retourner en Tunisie pour contribuer à la construction et au développement de son économie. *Dans ce contexte, existe le programme «Tunisie émergente», qui encourage la jeunesse tunisienne créative dans le domaine des technologies de la communication à créer des projets et rester au pays. Des détails concernant ce projet ? - Le programme «Tunisie émergente» vise à attirer les talents tunisiens actifs à l'étranger ou souhaitant se faire une place sur le marché du travail. Nous souhaitons ouvrir la voie à la créativité et au travail en Tunisie, plutôt qu'à la migration. C'est une chance de réussite pour tous ceux qui se sentent capables de devenir des hommes d'affaires ou patrons d’une entreprise. Nous voulons créer un réseau de jeunes entreprises capables de conquérir les marchés mondiaux dans le domaine des technologies de la communication. Nous avons des expériences réussies et des entreprises qui ont démarré avec des capacités limitées et qui sont maintenant de grandes entreprises grâce à l'efficacité et à la détermination des jeunes qui y travaillent. Nous voulons que ces entreprises soient des modèles pour d'autres,


Encouverture qui pourraient continuer sur le même chemin. Nous avons créé pour cela, le cadre juridique qui fournit les privilèges, incitations et procédures nécessaires pour assurer le développement rapide de ces institutions émergentes. en plus de fournir le financement nécessaire à ces projets afin de créer un fonds pour le financement des institutions émergentes et les accompagner. Des efforts périodiques accompagnent également ces entreprises, et les aident à conquérir les marchés mondiaux. Aussi pour faire en sorte que ces institutions soient réparties sur toutes les régions du pays, pour qu’elles ne soient pas concentrées dans la capitale. * Les pôles technologiques doivent être réhabilités et développés pour faire face aux changements rapides dans le domaine de la technologie et de la communication ? - Nous disposons de dix pôles technologiques dans le pays, qui sont des instituts de recherche dans le domaine du numérique. Existe un programme pour les développer et leur permettre de disposer des facilités nécessaires pour être plus libre à gérer d’une manière souple et efficace, leurs propres fonds. Nous allons y injecter d’avantage d’investissements pour en faire des pôles d’excellence à l’intérieur de la république. * Votre ministère travaille depuis longtemps sur le projet «Tunisie numérique». Quelles sont les caractéristiques de ce projet, et ou en est le processus d'achèvement? Ce projet est une stratégie quinquennale (2020-2016) et nous avons adopté une approche participative dans laquelle les secteurs public et privé et la société civile ont participé à la formulation et à la préparation des composantes de ce projet et avons élaboré ensemble une vision de l'avenir de la Tunisie dans le domaine numérique. Cette stratégie ou projet consiste à: Premièrement : L’infrastructure numérique vise à étendre la couverture sur tout le territoire national et nous nous approchons de cet objectif. Nous avons à cet effet, octroyé des licences Internet de la quatrième génération, et accompli des programmes multiples afin de connecter l’administration et les institutions de l’État au réseau intégré de haut débit. Aussi, finaliser la couverture de 100 zones à faible densité de population. Nous avons également des programmes pour relier toutes les municipalités, les tribunaux et les écoles, numériques, au réseau administratif intégré et de haut débit. Nous avons également travaillé sur la sécurité afin de sécuriser

Les «Villes intelligentes», constitue une nouvelle vision des villes du futur visant à améliorer les conditions de la vie collective dans les villes

l'infrastructure contre les violations et les risques. A cet effet nous avons soutenu l'Agence nationale pour la sécurité informatique, en matériel nécessaire. Aussi, nous avons des centres de télédétection précoces des cyber-attaques, avec insistance concernant les secteurs bancaires et administratifs. Nous allons poursuivre cet effort pour inclure d'autres secteurs afin de pouvoir disposer d'un réseau national sécurisé. Deuxièmement : Outre l’infrastructure numérique, nous nous intéressions au secteur des services numériques : nous avons participé à plusieurs projets visant à accompagner certains secteurs en matière de numérisation, y compris celui de l’éducation, et en permettant aux enfants des écoles et des collèges, de s’inscrire à distance et d’accompagner d’autres secteurs tels que la santé, Ces secteurs s’engagent dans la transformation numérique, améliorent le secteur des entreprises et élargissent le marché de l’économie numérique. Troisièmement : Ce projet Concerne l’administration électronique: Nous œuvrons pour un accès à des services rapides par le biais de projets structurés garantissant la transformation numérique de l’administration, à savoir l’identifiant unique à la naissance pour pouvoir bénéficier facilement des services administratifs nécessaires, sans être obligé de passer par les documents administratifs. Cet effort facile la coordination entre les administrations, nous allons maintenant assurer la durabilité de ce projet ainsi que sa continuité et son développement. Nous avons également travaillé sur le système national «Cloud» de gouvernance. A savoir une nouvelle tendance mondiale, et condition préalable à la transition vers l’administration numérique, afin que les services électroniques soient rapides, loin des procédures complexes, en se basant sur l'identifiant unique, le système d'interconnexion, et le système de gestion «Cloud». Nous cherchons maintenant à rationaliser et à numériser les procédures administratives pour gagner du temps et améliorer la qualité des services, et les rendre plus proche du citoyen. Quatrièmement : Concerne les investissements et le développement de l’économie numérique: Nous disposons du programme «Smart Tunisia», destiné aux institutions internationales actives dans l’économie numérique, que nous voulons attirer et amener en Tunisie, les accompagner, faciliter leurs missions, et mettre à

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leurs dispositions de nombreux encouragements et incitations. Dans une première phase, nous espérons que ces entreprises de renommée mondiale créeront plus de 3.000 emplois. * Qu'en est-il du programme de l’école numérique, qui permettra à des milliers d'écoles de se connecter à Internet? - Ce programme est déjà lancé et nous avons préparé le terrain pour établir les liens, pour arriver à la fin, à lier toutes les écoles en fibre optique dans le cadre du programme d’infrastructure numérique. Nous avons pour objectif de proposer des solutions permettant d’adopter de meilleures méthodes pédagogiques par l’intermédiaire du Centre national des technologies de l’éducation, qui apportera des solutions au système éducatif et bénéficiera à toutes ces écoles. Nous travaillons maintenant en coopération avec le ministère de l'Éducation sur un vaste programme visant à connecter 6.500 écoles à Internet, programme stratégique qui aura un impact considérable: En connectant ces techniques à l'école, nous diffusons de la sorte internet dans tous les quartiers et zones proches de ces écoles. De cette manière, il y aura un projet d'éducation numérique qui permettra au Centre national des technologies de l'éducation de fournir des solutions éducatives numériques aux écoles et aux élèves. * Disposez-vous d’un programme pour numériser l’administration afin de réduire la corruption et prévenir tout comportement nocif pour la gestion des finances publiques? - La numérisation de l'administration, des institutions étatiques et de divers secteurs sensibles, constitue l'une des solutions adoptées pour lutter contre la corruption, assurer la transparence, et améliorer la gouvernance, car une des causes de la corruption, est le contact direct, l'absence de traçabilité et la difficulté du travail. La numérisation élimine ces causes et ces failles, et permet la transparence et la facilitation du travail. Nous avons commencé à numériser l’administration et à disposer d’un système de gestion des ressources financières de l’État, que nous lancerons et mettrons bientôt en place, de sorte que tous les fonds de l’État feraient l’objet d’une surveillance électronique. * Avez-vous pensé à améliorer les conditions de la vie collective dans les villes et les villages, grâce aux technologies modernes, même à long terme, à l’instar des pays développés? - Oui, il y a le projet «villes intelligentes», une nouvelle vision pour les villes du futur reposant sur plusieurs systèmes qui s'intègrent, notamment le contrôle de la régulation de l'énergie et des transports, le contrôle de la sécurité via des équipements de surveillance électronique et l’usage de l'intelligence artificielle pour faciliter la vie des personnes. Ces indices et d'autres, mesurent l'intelligence des villes, Une première expérience pilote a été lancée dans la ville de Bizerte (60 km au nord de la capitale) et une deuxième expérience dans la ville de Kairouan (à 160 km au sud de la capitale). Le reste des villes suivra progressivement l'exemple de ces expériences, visant à améliorer la vie collective dans les villes et aussi les conditions de vie des citoyens et à développer les services disponibles, par l’usage des technologies intelligentes.

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Le système informatique des élections n'a rien à voir avec le vote et le dépouillement, il est protégé par le Centre national de l’informatique. * Ou en est-on de la promulgation du Code du numérique, et sa soumission au Parlement pour approbation ? Et quel est son contenu ? - Ce Code est prêt, et constitue l'alternative au Code des Communications, créé en 2001, à l'ère de la tyrannie, qui n'est donc pas dépourvu de mentalité sécuritaire et ne dispose pas des éléments nécessaires au développement de l'économie numérique, car se limitait au secteur de la communication. Nous sommes devenus une économie numérique, plus large que les télécommunications. Raison pour laquelle nous avons opté pour la promulgation d’un Code unique, basé sur la philosophie de l’ouverture, du développement et de l’intégration des différentes composantes de l’économie numérique, en nous concentrant sur de nouvelles composantes telles que le commerce électronique, l’administration électronique et la confiance numérique, qui conditionnent ensemble le développement de l’économie numérique dans la mesure où elles insistent concernant les droits et libertés numériques. Nous avons rassemblé toutes choses dans un Code unifié, rédigé par des experts et des spécialistes, et résultant d’une consultation très large. Ce Code est actuellement disponible. Nous l’avons envoyé au Premier ministre pour examen par le Conseil des ministres. Ensuite, il va passer au Parlement, pour promulgation. * Qu’en est-t-il des rumeurs concernant une éventuelle implication de votre ministère dans les élections législatives et présidentielles, prévues pour l'automne prochain, et la possibilité de les influencer? - Personne ne peut interférer dans les données électorales et l'influencer, y compris l’ISIE. Ceci constitue un avantage considérable et nous sommes fiers de pouvoir organiser des élections transparentes, libres et équitables. Personne ne contestera ces résultats. Le citoyen est confiant que sa voix sera préservée. Le rôle du Centre National de l'Informatique (CNI) dépendant de notre ministère, consiste à héberger le système électoral, mis à la disposition de l’ISIE, sachant que le personnel de cette instance ne peut accéder aux données du système, et que le rôle du Centre consiste à maintenir et sécuriser ce système et stopper toute tentative de lui porter préjudice. Ce système n’a rien à voir avec le vote ou le dépouillement des bulletins, opéré manuellement et publiquement devant les représentants des partis et des observateurs, dans les bureaux de vote. Les listes des électeurs sera affichée et disponible pour consultation publique. Chacun dispose du droit de faire appel devant l’ISIE.


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Au milieu d'une forêt de chînes extrémistes

"Al Sadissa " marocain diffuse un discours religieux alternatif Joseph brudi Au cours des dix dernières années, le paysage médiatique a connu l’apparition de nombreuses chaînes de télévision essentiellement religieuses et sectaires qui diffusent 24h / 24 dans l'ensemble du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Ces centaines de chaînes captent un audimat composé de dizaines de millions de téléspectateurs et jouent un rôle plus important dans l’abrasement des conflits violents dans la région. Il n’empêche, les tentatives pour faire face à ces chaînes, en proposant un contenu religieux alternatif, sont encore timides. L’une des expériences les plus éloquentes dans le sillage de l’amorce d’un discours religieux alternatif, réside dans le lancement par Royaume du Maroc, à travers le Ministère des Affaires islamiques, d’une chaîne été et d’une chaine radio qui diffusent 24 heures sur 24. Il s’agit d’une chaîne satellitaire à vocation islamique appelée « Al Sadissa » ou « La Sixième » allusion faite au Roi Mohammed VI) et une station de radio nationale pour le Saint Coran. Depuis son lancement en 2005, la radio a attiré plus de %19 des auditeurs marocains, ce qui en fait la station de radio la plus populaire du pays. Pour sa part, « Al Sadissa », enregistre %85 de l'auditoire marocain regardant des chaînes religieuses, tandis que les %15 restants sont répartis sur plus de 120 concurrents. La chaîne, qui vise à véhiculer un message religieux modéré et de tolérant, et qui jouit d’une grande crédibilité au sein de l’État pour rétablir les traditions religieuses marocaines ancestrales fondées sur la modération d’origine, a fait l’objet de dénigrement de la part des extrémistes qui ont voulu saper ses réalisations. Cependant, l’expérience de la diffusion d’un discours islamique marocain, ne représente pas une solution définitive aux problèmes de l’endoctrinement et du recrutement de djihadistes, qui a attiré un certain nombre de jeunes Marocains dans les rangs de "Daech"

et des organisations similaires. Dans une société arabo- islamique complexe dans laquelle l’État diffuse un "islam officiel", non seulement par le biais des médias, mais également par le biais des écoles et des mosquées, de la famille, des amis, des partis politiques, des médias privés et de nombreux autres acteurs influents. Cependant, le modèle offre d'importants enseignements aux autres pays arabes ainsi qu'aux alliés occidentaux qui étudient leurs propres réponses aux médias djihadistes. S'il n'est pas possible d'imiter certains au détail prés le "modèle marocain", cela incitera au moins les États arabes voisins à penser de manière innovante à des solutions qui pourraient être uniquement adaptées à leurs propres contextes.

1. Réponse intégrée à l'extrémisme

Le projet de la radio et de la chaine de télévision islamiques au Maroc, a précédé par l’émergence de l’organisation terroriste « Daech » de plus de 10 ans. La planification de ces deux projets a débuté en 2003, en réponse à un attentat-suicide à la bombe

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commis à Casablanca par des affiliés d’Al-Qaida qui a fait 45 morts. Dans un discours historique, le roi Mohammed VI avait promis de prendre des mesures de sécurité strictes contre les djihadistes, de se débarrasser de leur machine à endoctriner, faisant clairement référence aux principes du djihadisme salafiste enseignés dans des mosquées marocaines avec le soutien de religieux de l'étranger, le roi s'est engagé à faire face aux idéologies venues de l'Est et de s'attaquer aux conditions socioéconomiques qui favorisent l'extrémisme. Il a promis d'éliminer toute influence extérieure sur les mosquées de l'État et de faire revivre la tradition islamique tolérante qui commençait à s'estomper. Mais quelles que soient les mesures que l’État puisse prendre pour réimposer son influence sur la religion officielle à l’intérieur de ses frontières, il ne peut pas résoudre les problèmes radiodiffusés, et l’influence généralisée des programmes islamistes radicaux "de l’Est" qui doit également faire l’objet d’une confrontation. Le Royaume s'est donc engagé à lancer une campagne sur les ondes parallèlement à sa campagne sur le terrain. Selon Hisham al-Halimi, qui apparaît en permanence sur les réseaux de la radio du Saint Coran et de la Sixième chaîne, ces deux canaux ont été planifiés après le discours du roi. Le ministre des Affaires islamiques nouvellement nommé a désigné 12 membres du personnel du ministère, qui sont des écrivains particulièrement talentueux pour former le noyau de l'équipe de la radio et de la télévision. Ils ont également suivi une année de formation dispensée par un groupe de spécialistes des médias marocains et français. Avec le soutien de professeurs d'université en études islamiques et d'imams, ils ont commencé à développer des programmes, sur la base de directives de haut niveau, visant à diffuser certains messages à plusieurs reprises. La plupart des contenus devaient être en arabe, la langue officielle du Maroc. En outre, pour

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Dans une société islamique arabe complexe dans laquelle l'État prône e "l'islam officiel", famille, amis, partis politiques, médias privés, constituent d’autres acteurs influents atteindre la profondeur des zones rurales et montagneuses, des élites urbaines francophones et de la grande communauté d'immigrés marocains de première et deuxième générations en France, des programmes supplémentaires sont proposés en dialecte de Soussia (un dialecte amazigh) et en français.

2. Un ensemble d'idées distinctes

Les deux médias sont conçus de manière consciente - partageant le contenu, les présentateurs et les invités – se positionnant différemment aux nombreuses chaînes religieuses concurrentes diffusant depuis l’extérieur du pays. Leurs programmes varient en termes de thèmes et de formes, allant des discours et fatwas aux conférences académiques de style occidental, en passant par la lecture du Coran et des leçons d'histoire islamique, l'actualité et les performances artistiques et culturelles. En général, ce contenu diversifié partage cinq idées liées: 1 - Discours indépendant: les idées et les valeurs prônées n’explicitent pas qu’ils ‘opposent à la pensée extrémiste. En d’autres termes, au lieu d’allouer une longue période de diffusion pour réfuter le discours de "prédication" extrémiste et ses principes, les programmes formulent une lecture indépendante positive de l’islam et du rôle de la religion dans la société et dans l’État. Cette vision n’est pas le résultat d’hier, elle est ancrée dans


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la longue tradition islamique pratiquée au cours de l’histoire et combine les traditions des religions malékite et soufie à la manière marocaine, à la fois avec la révérence du roi « le Commandeur des croyants », une autorité religieuse dans le pays. -2Localisation: Les programmes souhaitent tirer le meilleur parti du premier avantage concurrentiel d’un réseau marocain destiné à une majorité de citoyens: la popularité des invités et des paysages locaux, les traditions autochtones et le folklore qui unissent les Marocains. Au lieu de communiquer en arabe classique, toutes les discussions se déroulent en dialecte marocaine. Les Marocains trouvent que la conception des programmes islamiques est nouvelle et agréable après que la scène locale ait été dominée par des commentaires sur un islam aux implications idéologiques extérieures au Maroc. En "faisant revivre" les pratiques culturelles religieuses qui distinguent le Maroc, le programme de "relocalisation" soutient également les tentatives visant à lier la culture islamique à l'identité nationale du Maroc, un remède possible pour contrer les idéologies transnationales expansionnistes véhiculées par les groupes extrémistes. L'une des images de cette "relocalisation" est le programme "Reader from Morocco", un concours de talents rassemblant des jeunes femmes de villes et villages de tout le royaume lisant des passages du Coran devant un jury. Elles effectuent la récitation à l'ancienne manière du Maroc. En outre, dans les commentaires de l'un des membres du jury à la suite de la récitation d'une fillette de 12 ans, on insiste de manière récurrente sur le rôle de la famille marocaine dans l'éducation, qui constitue le fondement de la lutte contre l'extrémisme. 2 - L’incarnation des valeurs islamiques progressistes: un défi aux interprétations strictes de la loi islamique et se caractérise par des programmes qui montrent les caractéristiques des femmes. (Par exemple, un programme de lecture du Maroc), promeut certains programmes d'arts visuels et l'histoire de la musique dans lesquels des artistes louent Dieu. Les idéologues durs ont fermement rejeté ces programmes, les qualifiant d '"hérésie". Les programmes montrent une ouverture à l'apprentissage et à la connaissance

La télé et la radiodiffusion peut être un moteur de propagation des sentiments islamistes modérés autant qu’un reflet des sensibilités déjà existantes dans le pays et dans bon nombre de ses institutions religieuses.

allant au-delà du droit islamique en accueillant des acteurs civils et des professeurs d'université spécialisés dans les domaines non islamiques. L'émission hebdomadaire «Education et arts», qui célèbre l'esprit créatif des fervents marocains qui concilient leur excellence artistique avec leur amour pour l'islam, est un exemple frappant de certains de ces principes. Le présentateur rend, par exemple, visite à un employé religieux qui offre des arbres aux parcs publics du pays. Il arbore fièrement un arbuste en forme d'avion au milieu d'un groupe de fougères qu'il découpe en différentes formes animales. Le travailleur a enveloppé une vigne le long du fuselage pour montrer les mots "La science est légère et l'ignorance est honteuse". 4. Institutionnaliser plutôt que cultiver le culte de la personnalité: la plupart des chaînes extrémistes en concurrence avec la sixième chaîne, se caractérisent par la présence d'un clerc, d'un groupe de clercs ou d'un chef de milice islamique. Ces chaînes utilisent leurs programmes de télévision pour diffuser leur idéologie et promouvoir le culte des personnes. D'autre part, « Al Sadissa » présente à travers ses programmes un groupe d'imams, d'universitaires et d'autres employés du ministère des Affaires islamiques du pays qui suit une idéologie unifiée, s'étend dans tout le pays et même au-delà des frontières du Royaume pour inclure les mosquées d'Europe desservant les expatriés marocains. Les caméras qui ont capturé des scènes de l’auditoire lors de la conférence salafiste marocaine montrent l’importance de l’influence des autorités religieuses: un grand nombre d’imams ont été montrés pendant les programmes de formation, tout comme un nombre égal de femmes qui suivaient la conférence avec une grande concentration. (Le dernier groupe de femmes s’entraîne à travailler comme guides - un nouveau nom marocain - qui coopère avec des religieux de sexe masculin dans les principales mosquées). L’effet de l’influence de ces individus dans leur formation est de se concentrer davantage sur les idées transmises que sur les individus qui les soutiennent. La "Revue de pouvoir" - un groupe de leaders religieux et laïcs qui partagent un seul message - capte implicitement le spectateur, ce qui donne l'impression que les programmes islamistes alternatifs sont faibles et inefficaces. 1. . Responsabilité personnelle: les chaînes extrémistes montrent

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souvent que l'Islam et les musulmans sont assiégés, comme s'ils étaient soumis à un complot mondial visant à les exterminer. Les radiodiffuseurs musulmans marocains invitent les musulmans à assumer la responsabilité qui leur incombe d'améliorer leur vie, d'accepter les différences de doctrine au sein de l'école et de préparer la prochaine génération à une interaction civile les uns avec les autres ainsi qu'avec leurs voisins non-musulmans. 2. Ce principe a été abondamment exposé dans une émission radio diffusée depuis une mosquée marocaine à Francfort, en Allemagne, où les craintes d'une radicalisation de la jeunesse musulmane se font jour. La scène était une réunion entre fidèles et imams en visite sous le titre "La position critique des musulmans en Occident: la responsabilité de qui?" Et les conférenciers ont recueilli une réponse claire. "Je pense que l'islamophobie est le reflet de l'extrémisme de certains musulmans, en particulier des jeunes qui n'ont pas eu l'occasion d'apprendre les vrais principes, les origines, les buts et le riche patrimoine de l'islam", a déclaré l'un des conférenciers. 3. "Les musulmans ne doivent pas blâmer les autres. Ils doivent assumer eux-mêmes leurs responsabilités, et ils doivent travailler et lutter pour améliorer le statut de la communauté musulmane. Même si une partie de la responsabilité incombe aux non-musulmans, la plus grande responsabilité de la communauté musulmane (...) est de changer cette situation critique pour le meilleur. "

Des leçons pour les autres?

La radio et la télévision ont généré des taux d’écoute et d’écoute élevés au Royaume du Maroc: le nombre de followers atteint 6,3 millions sur un pays de 33 millions d’habitants. La station de radio dépasse les émissions d'informations, de pop et de sport, tandis que la chaîne de télévision représente %85 du public marocain. Des responsables du ministère marocain de l'Information rendent hommage à ces deux émissions, qui ont contribué à restaurer l'esprit de tolérance islamique dans un pays qui est attaqué depuis des décennies par des idéologies islamiques radicales venant de l'Est. Les responsables estiment également que ces chaînes ont allégé le fardeau imposé au secteur de la sécurité marocain en rendant les jeunes moins attirés pour le déclenchement d'actes terroristes et en renforçant la légitimité du royaume lui-même. Comme mentionné ci-dessus, l'impact de la radio et de la télévision ne peut être évalué sans prendre en compte la société arabo-musulmane complexe dans laquelle l'État diffuse un "Islam officiel" non seulement par le biais des médias mais également par le biais d'écoles et de mosquées, la famille, les amis et les partis politiques. D'autres éléments sont également très efficaces. En outre, les émissions de télévision et de radio peuvent être un moteur de propagation des sentiments islamiques modérés, dans la mesure où elles reflètent les sensibilités déjà existantes du pays et de nombreuses institutions religieuses. Tous les efforts conjugués du gouvernement n'ont pas réussi à soulager le pays des troubles causés par les djihadistes: les schémas terroristes se poursuivent malgré les efforts de la police et des dizaines de jeunes Marocains rejoignent chaque année des organisations Al-Qaïda et Daech. Cependant, le Royaume reste

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La plupart des chaînes de télévision extrémistes diffuesent non seulement une idéologie radicale, mais promeuvent le culte d'un extrémisme particulier qui soutient cette idéologie le pays le plus stable et le plus sûr de sa région, il possède la plus grande communauté juive du monde arabe et accueille tous ses visiteurs, quelle que soit leur religion. Une partie du mérite tient bien entendu à la diffusion de programmes islamiques et radiophoniques larges et généralisés, alors que d'autres pays arabes et leurs alliés occidentaux cherchent des solutions au défi de combattre l'extrémisme. De part leurs efforts, ils peuvent tirer quelques enseignements du modèle marocain ...

Un pouvoir narratif indépendant

Au lieu de tomber dans le piège de l'idéologie radicale opposée, qu'il s'agisse d'une organisation pro-réforme ou de toute autre organisation radicale, Al Sadissa et sa chaîne de radio ont diffusé un compte rendu riche et indépendant des pratiques islamiques. Puissance de la localisation Les programmes promeuvent l'héritage religieux du Maroc après des décennies au cours desquelles diverses tendances idéologiques mondiales ont cherché à naturaliser la foi islamique et les normes culturelles. Son héritage religieux comprend ses traditions juridiques et religieuses séculaires ainsi que le style unique de récitation du Coran, qui sont tous véhiculés par l'accent marocain distinct. La "relocalisation" attire les téléspectateurs et les auditeurs et les tient à l’écart des chaînes régionales et renforce le lien entre l’islam et le nationalisme marocain, un rempart contre le mouvement djihadiste transnational.

Puissance de l'islam

Non seulement la plupart des chaînes de télévision extrémistes publient une idéologie radicale, mais elles promeuvent même le culte d’un extrémisme qui soutient cette idéologie. Tandis que la chaîne «VI» et les fondateurs de ses programmes respectent le principe de «l'État islamique» - fondé sur ce qui est approuvé par le ministère des Affaires islamiques -, ce qui comprend ses mosquées, ses séminaires et ses collèges. Parce que les chefs religieux et laïcs partagent un message positif unifié basé sur la loi islamique et les traditions marocaines, la chaîne offre une vision convaincante des scènes qui font que les programmes islamiques alternatifs semblent faibles et inefficaces. Dans de nombreux pays arabes, l'islam étatique peut constituer le seul mécanisme permettant d'inculquer les religions à l'esprit de personnes suffisamment grandes pour maintenir un défi organisé


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La zone Franc combat le blanchiment d'argent Par La Majalla La technologie qui a rendu possible le transfert via un téléphone portable, de toute somme inimaginable, d’un bout à l’autre de la terre en une nanoseconde (un milliardième de seconde), a rendu des services inimaginables aussi à l’économie mondiale, mais surtout à l’humanité. Mais aussi, le revers de la médaille, permet et offre au crime organisé, et tout terroriste de profiter de ce système. Sachant qu’on ne peut faire marche arrière et stopper ces systèmes de transfert, la question serait, comment à la fois, faciliter encore mieux le flux financier, tout en coupant l’herbe sous les pieds des criminels, et autres mafieux et terroristes. Ces questions se posent encore d’une manière plus insistante dans les pays pauvres, qui ne disposent guère de l’infrastructure nécessaire, ou encore des moyens humains, adéquats, pour assurer – au moins – que ces fléaux restent dans une proportion «acceptable», comprendre non dangereuse pour l’économie et surtout la stabilité du pays. La région du Sahel, est la région par excellence, où ces questions se posent et s’imposent : Des pays ou l’économie informelle domine, des gouvernements faibles et incapables d’instaurer une fiscalité à la fois juste et transparente. Et surtout, une région où sévissent des groupuscules terroristes. La lutte contre le blanchiment d’argent et le financement des groupes djihadistes qui sévissent dans plusieurs pays de la zone franc sont au menu d’une réunion des ministres des Finances de la zone

ouverte jeudi à Niamey. La réunion «mettra l’accent sur les sujets tendant à renforcer davantage la dynamique de l’intégration des marchés et des capitaux de la zone, la mobilisation des ressources internes et la lutte contre les flux financier illicites», a indiqué le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini, à l’ouverture de la réunion. Selon un expert, la réunion de Niamey se penchera notamment sur «la lutte contre le blanchiment des capitaux» et «le financement du terrorisme». Plusieurs pays de la zone (Niger, Burkina Faso, Mali, Cameroun, Tchad…) sont victimes d’attaques récurrentes de groupes djihadistes tandis que leurs économies sont plombées depuis 2014 par «la chute» des cours des matières premières, observet-il. En dépit de ces défis, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) attend «un rythme de croissance de %6,8» en 2019 contre %6,6 en 2018 et la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) projette une croissance de %3,2 en 2019 contre %1,7 en 2018, assure l’expert. M. Rafini a quant à lui, «encouragé» les pays de la zone franc à «moderniser leurs finances publiques» pour améliorer les recettes afin de «financer les politiques de développement économique et social tout en sauvegardant leur stabilité». Il a salué «la bonne marche de la coopération monétaire » de la zone «qui demeure un facteur de stabilité et de bonne gestion macroéconomique»,

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alors que le franc CFA est régulièrement la cible de critiques politiques. La France est doublement représentée à la réunion par son ministre des Finances Bruno Le Maire et le gouverneur de la Banque de France. Les gouverneurs des Banques centrales des Etats membres y assistent également.

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La zone franc est un espace économique et monétaire d’Afrique subsaharienne qui comprend 14 pays d’Afrique subsaharienne : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine, Tchad.


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RDC: le FMI, pompier ou pyromane ? Par La Majalla Finies les élections parlementaires et présidentielles, mais aussi les élections parlementaires partielles, et le dépassement de la situation chronique que le pays a vécu avant ce long et douloureux processus, le peuple de la République Démocratique du Congo (RDC), vit le temps des questions et surtout à attendre les dividendes de ces élections, à savoir, les fruits des promesses électorales, ou du moins, voir le pays sur le droit chemin et constater que la machine politique s’active pour le bien commun. Les choix politiques pour relancer l’économie, ne se jugent par la population qu’en termes de résultats. Le peuple veut à la fois voir son pouvoir d’achat augmenter, mais aussi l’instauration d’une paix sociale stable et durable. Les dirigeants de la RDC que les élections ont distingués, ont choisi les remèdes du Fonds monétaire international (FMI) pour répondre aux exigences populaires. Cette instance internationale tant contestée pour ses remèdes

plus qu’amères, peut-elle, dans le cas congolais, porter ce pays de sa situation actuelle, à un niveau meilleur ? Ou du moins de quoi satisfaire cette attente populaire tant attendue !!! Le FMI a annoncé la reprise de son partenariat avec la République démocratique du Congo, à l’arrêt depuis 2012. Cette reprise est intervenue en marge de la visite, initiée le 4 avril, du président Félix Tshisekedi aux États-Unis où il a rencontré la patronne du FMI, Christine Lagarde. Cependant, avant une quelconque reprise des programmes du FMI, l'organisation de Bretton Woods, doit mener une revue de l'économie du pays. En marge de la visite à Washington du président congolais, Félix Tshisekedi, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, s’est félicité de cette nouvelle possibilité. « Je suis ravie qu’on ait pu renouer la relation et mettre en place ensemble ce partenariat pour travailler à l’amélioration de la situation économique et la situation de la population », a-t-elle déclaré à la télévision

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Quant à Philippe Egoumé, représentant du Fonds monétaire international, il précise qu’auparavant, il faudra procéder à un audit de l’économie du pays. « Pour l’instant, rien n’a été décidé. Tous les membres du FMI doivent se soumettre à une revue de leur économie, au titre de l’article 4 qui est l’un des articles constitutifs de l’institution. C’est quelque chose que tous les membres font. Cette revue de l’économie, en général, était annuelle. Or, cela fait depuis 2015 que la dernière revue a été conclue. Il est donc plus que temps de conduire la prochaine revue», a-t-il précisé.

qui aura lieu en mai. Nous avons donc reçu une lettre officielle du gouvernement congolais. Pour nous, c’est très encourageant. Nous allons donc venir avec une équipe et établir où se trouve l’économie, identifier les challenges... On pourra alors voir si on peut commencer à discuter d’un programme financier. Mais pour l’instant, la première chose à faire c’est, avant tout, de conduire cette revue de l’article 4 et ensuite, on verra », a expliqué Philippe Egoumé, représentant du Fonds monétaire international. Le ministre congolais des Finances et des experts gouvernementaux sont restés à Washington pour discuter des modalités de cette reprise de la coopération entre le FMI et la RDC.

Depuis 2015, le gouvernement de la RDC n’avait pas invité la mission du Fonds monétaire international à venir faire cette revue. Cette fois-ci, avec la récente arrivée à la présidence de Félix Tshisekedi, c’est chose faite. «Le gouvernement a accepté de recevoir la mission pour conduire une revue de l’économie

A l’instar des autres pays qui ont fait appel au FMI, ce choix n’a rien d’un choix libre, il résulte d’une obligation pour ne pas dire une contrainte. Mais faut-il se demander, si les remèdes de cette instance internationale, peuvent coïncider autant soit peu, avec les rêves angéliques du peuple congolais ???

publique congolaise RTNC.

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Sénégal: Un gouvernement plus féminin Par La Majalla Les élections finies, le temps est à la formation d’un gouvernement, et passer à l’exécution des promesses électorales. Le Sénégal ne déroge pas à cette règle. Le président sénégalais Macky Sall a formé, pour entamer son second mandat, un gouvernement composé de 35 membres, contre 39 au sein de l'équipe précédente, et d'un nombre légèrement accru de femmes, a annoncé dimanche soir la présidence de la République. Reconduit samedi, le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, avait été chargé de constituer une équipe «resserrée» et «recentrée sur les missions essentielles de l'Etat». A l'issue de consultations avec le président Macky Sall, le chef du gouvernement a annoncé que le nouveau gouvernement serait composé de 32 ministres et trois secrétaires d'Etat, contre 39 ministres et ministres-délégués dans le gouvernement sortant. M. Dionne a expliqué devant la presse que

le nombre de ministres, plus élevé que celui auquel s'attendaient les observateurs, s'expliquait notamment par la volonté que chacune des 14 régions du pays soit représentée par au moins un ministre. Il a aussi souligné que les femmes, qui représentaient environ %20 du précédent exécutif, constitueraient dorénavant un quart des ministres, «ce qui est beaucoup», a-t-il estimé. Il a par ailleurs indiqué que la moyenne d'âge des membres de son gouvernement était en baisse, même si, sur les 35 membres du nouveau gouvernement, 19 étaient déjà ministres dans l'équipe sortante. Le Premier ministre a également souligné que le gouvernement serait «arrimé aux priorités» du chef de l'Etat, réélu pour cinq ans le 24 février, avec des portefeuilles dédiés à l'économie sociale et solidaire, à l'économie numérique, à la formation professionnelle ou encore à la jeunesse. En reconduisant samedi son chef de gouvernement, Macky Sall, qui entend accélérer son Plan Sénégal Emergent (PSE) lors de son second mandat, lui a confié la tâche de se préparer à la suppression de

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son propre poste de Premier ministre. M. Dionne devra à cet effet présenter une proposition de révision de la Constitution à l'Assemblée nationale, où le parti du président, l'APR, dispose d'une confortable majorité. A l'issue de cette transition, Mahammed Dionne restera le bras droit de Macky Sall en tant que secrétaire général de la présidence de la République. Ancien ministre de l'Economie et des Finances, Amadou Ba obtient le portefeuille prestigieux mais moins influent de ministre des Affaires étrangères. Le poste de ministre de la Justice revient à un avocat d'affaires et militant de l'APR, Malick Sall. Parmi les autres portefeuilles les plus importants, celui des Forces armées est confié à Sidiki Kaba, l'Intérieur à Aly Ngouille Ndiaye et les Finances à Abdoulaye Daouda Diallo. Celui, stratégique, du Pétrole et des Energies

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revient à Mamadou Makhtar Cissé, ex-ministre du Budget qui a ensuite redressé la compagnie d'électricité nationale Senelec, faisant chuter le nombre de coupures d'électricité. La question que se pose les Sénégalais, est de savoir si ce gouvernement dispose de la capacité de dépasser l’effet d’annonce, à savoir cette proportion de femmes, ainsi que ce cabinet réduit, pour aller à l’essentiel, que se posent tous les Sénégalais, entre une relance économique, capable d’endiguer le chômage, et engendrer de la richesse, de quoi induire la joie de vivre, et par conséquence installer une paix sociale, tant chérie mais tant ratée dans plusieurs pays. Le gouvernement sénégalais qui vient de voir le jour, peut jouir d’une période de grâce, mais viendra le jour du «jugement», bien avant les prochaines élections…


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Le Zimbabwe : Indemnisation des fermiers blancs Par La Majalla

paiements partiels aux anciens propriétaires».

Les Zimbabwéens ont tellement souffert sous Robert Mugabe, que tout le monde (ou presque) a pensé en termes de certitudes, que le pays, passerait de l’enfer au paradis, à son départ. Mugabe a cédé à la pression du peuple et aux exigences de l’Armée. Rien n’a changé ou presque sur le plan économique. La même tension sociale aussi, et même plus. En plus de l’impasse que vit le Zimbabwe, l’horizon est flou, et même l’absence de solutions, ajoutent de l’électricité dans l’air.

Il faut rappeler qu’au début des années 2000, la presque totalité des 4.500 agriculteurs blancs de l'époque ont été expulsés manu militari de leurs terres au profit de fermiers noirs, sur ordre du gouvernement dirigé par Robert Mugabe. Cette initiative avait pour objectif affiché de corriger les inégalités héritées de la colonisation britannique.

Mais, mal organisée, cette opération s'est faite au profit de proches du régime et de fermiers sans équipement ni formation, provoquant un effondrement brutal de En plus de cette situation électrique, le gouvernement la production. La réforme a plongé par ricochet toute zimbabwéen a annoncé lundi qu'il verserait à partir l'économie du pays dans une crise catastrophique dont du mois prochain des indemnités aux fermiers il ne s'est toujours pas remis. blancs expulsés de force lors de la réforme agraire controversée ordonnée par l'ex-président Robert Le président Emmerson Mnangagwa, qui a succédé à Mugabe il y a une vingtaine d'années. Chose qui pose M. Mugabe après sa démission forcée fin 2017, s'est deux questions : Quelle serait la réaction de l’ensemble engagé à relancer l'économie du pays, notamment de la population qui a vu, et considère la réforme son agriculture. Son gouvernement a ainsi ordonné agraire, comme une décision «révolutionnaire» et l'évacuation des fermes occupées illégalement et la même s’inscrivant dans le droit chemin de la «guerre restitution symbolique des terres confisquées à une de libération». Aussi, et non moins importante : Avec poignée de Blancs. quel argent le gouvernement va-t-il indemniser ces fermiers, tant ce même pouvoir ne cesse de crier que Il a aussi décidé d'étendre de 5 à 99 ans la durée du bail des fermiers blancs épargnés par la réforme les «caisses sont vide» ??? agraire. L’opération a débuté, tant les ministères des Finances et de l'Agriculture ont annoncé que «l'enregistrement Le régime a prévu cette année un budget de et la liste des fermiers devraient être terminés à la l'équivalent de 53 millions de dollars pour indemniser fin avril, date à laquelle débutera le versement des les propriétaires expulsés, mais uniquement pour leurs

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investissements, pas pour la valeur des terres dont ils ont été expropriés. Ces paiements «permettront au gouvernement et aux anciens propriétaires agricoles d'avancer vers la résolution du conflit», ont souhaité les deux ministères dans un communiqué. L'Union des agriculteurs s'est félicitée lundi de cette «grande avancée» qui, a-t-elle souligné, «reconnaît que le principe d'une indemnisation est due» aux agriculteurs.

légitimité même de la guerre de libération, et encore plus du projet national dans lequel s’est inscrit l’Etat postcolonial ?

Il parait que la question ne se pose pas ou plus ainsi à Harare. Le premier souci est de relancer la production agricole, tant pour subvenir aux besoins de la population, mais aussi pour exporter, et remédier à la fois, au déséquilibre de la balance commerciale, que ce manque chronique de devises, un des aspects le plus frappant de la crise économique, avec Certes, sur le plan purement agricole, les fermiers une inflation faramineuse et une hausse des prix blancs, offraient plus de rendements que les fermiers catastrophique. zimbabwéens qui les ont remplacés. La production s’est effondrée suite à cette forme de nationalisation. Certes, la question qui se pose au Zimbabwe : Cette Mais la question se pose et s’impose même sur une décision peut-elle apporter les fruits promis par le autre dimension : Indemniser ces fermiers blancs, Gouvernement ? Que sera la réponse populaire en cas ne serait pas une manière de remettre en cause la de faillite de ce projet d’indemnisation ?

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Rwanda: Instauration d’une journée de commémoration… Par La Majalla A lire les journaux et consulter les médias, le nom du Rwanda revient beaucoup ces joursci. Le pays a dans son bilan un génocide que l’humanité n’est pas prête à oublier. Et pourtant, il faut oublier tout en tirant les leçons, et tourner la page, sans la déchirer. Car les générations futures, dans ce pays et même ailleurs, doivent savoir le comment du pourquoi d’une telle atrocité. Et surtout tout faire pour qu’aucun ne (re)tombe dans ces mêmes abimes. Ce pays vit actuellement l’anniversaire de ce charnier, doublement. A la fois essayer de dépasser et faire que toutes les franges de la population puissent vivre le présent sans la pesanteur du passé, mais aussi faire en sorte que la leçon soit prise. Commémorations au Rwanda du génocide des Tutsis. Vingt-cinq ans après, le pays se souvient de l'indicible. Des cérémonies commémoratives ont eu lieu ce dimanche 7 avril à Kigali avec notamment un discours du président rwandais.

Paul Kagame a salué la force de son peuple, sorti de l'abîme pour redevenir une famille plus unie que jamais. Un point de vue qui ne fait pas l'unanimité. Ces commémorations, organisées par le régime de Kigali, ne satisfont pas tout le monde. Faustin Twagiramungu a été le premier chef de gouvernement de l'après-génocide. Opposant au régime de Juvénal Habyarimana, il faisait partie de ce qu'on appelait les Hutus modérés qui ont été fortement ciblés juste après l'attentat contre l'avion présidentiel le 6 avril. Aujourd'hui, opposant en exil au régime de Paul Kagame, il estime que ce dernier a travesti l'histoire du pays pour cacher les crimes de sa rébellion et asseoir son pouvoir : « Moi, j’ai combattu pour la démocratie mais, dans ma tête, c’était surtout pour l’unité du peuple rwandais. Alors, quand on commence à créer un système d’apartheid entre les morts, les Tutsis et les Hutus, et qu’on commémore les 25 ans uniquement pour les Tutsis, je vous dis en toute sincérité, je suis sidéré. Je suis témoin dans

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mon histoire et personne ne peut me tromper sur ce qui s’est passé. En 1994, les Hutus qui étaient opposés au régime du président Habyarimana ont été tués, non seulement par les Interahamwe [milice rwandaise du parti du président Habyarimana], mais aussi par le FPR [Front patriotique rwandais]. Deuxièmement, les Tutsis effectivement ont été massacrés par les Hutus, personne ne le renie. Mais allez dire que seuls les Tutsis ont été tués, alors que Kagame ou son armée a tué les Hutus sur ses instructions. Un point très important : je ne suis pas négationniste et je ne suis pas génocidaire. Tout ce que je dis et tout ce que je veux pour mon peuple, c’est l’unité et la vérité. Donc la vérité n’est pas dite, absolument pas, dans ce qui se passe aujourd’hui. » Diogène Bideri s'inscrit, en revanche, en totale opposition à Faustin Twagiramungu. Pour le

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conseiller juridique principal à la Commission nationale de lutte contre le génocide, le mot « apartheid » n'a aucun sens et il n'y a aucune confiscation de la mémoire des Rwandais par les autorités. «Faustin Twagiramungu a la force ou la faiblesse de crier des mots trop forts pour finalement ne rien dire. Pendant toutes ces vingt-cinq années, il y a eu quand même une construction mémorielle qui fait que, aujourd’hui, tous les Rwandais se retrouvent dans une même logique. Moi, je ne pourrais jamais en tout cas qualifier autrement que d’être une mémoire collective. Les Rwandais ont tous vécu les événements. Il n’y a aucun Rwandais qui est exclu de ce qui s’est fait. Faire fi de cette histoire serait vraiment tomber dans l’absurdité la plus ignoble», répond Diogène Bideri.


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ulture

La nièce d’Abdelhalim Hafedh révèle à la «Majalla» les secrets de la nuit de sa mort, à l’occasion des 42 ans de sa disparition.

Hadja Zeinab: Mon oncle est mort sans rien laisser en héritage… Son mariage avec Souad Hosni n’est autre que de la «propagande» Entretien conduit par Safaa Azb Hadja Zeinab, nièce d’Abdelhalim Hafedh déclare que son oncle n’a rien laissé en héritage et que son compte bancaire était vide. Dans une interview exclusive à la «Majalla» elle a révélé les secrets de la dernière nuit de son oncle chez lui, en présence de sa mère à elle, Madame Alia. Aussi, pourquoi Abdelhalim a pleuré suite à son ultime concert. Assurant de même que son oncle n’a jamais épousé la Cinderella Souad Hosni. Ce qu’on raconte à ce sujet n’est autre que de la «propagande». Bien que 42 ans se soient écoulés depuis son départ, cette date continue de susciter l'attention et la célébration de nombreux auditoires, non seulement de sa propre génération. Elle coïncide aussi avec les dates des concerts du printemps, auxquels participait Abdelhalim, toujours avec de nouvelles chansons. Chose qui n’a fait que renforcer les liens avec les fans, d’une manière différente de celles liant d’autres artistes à leurs fans. Ceux d’Abdelhalim se recueillent sur sa tombe, et présentent les condoléances aux membres de sa famille, présents toujours à l’occasion. Il est le seul artiste, un demi-siècle après sa mort, et ses fans continuent à visiter sa maison, lieu où il a vécu. Encore entretenu par Hadja Zeinab, qu’y reçoit les visiteurs du monde entier.

42 ans après la mort d’Abdelhalim Hafedh, la «Majalla» a mené cette interview avec Hadja Zeinab, où elle nous a révélé des souvenirs de son oncle. Déclarant en préambule : À la mort de mon oncle, j’avais 19 ans. A savoir, l’enfant le plus âgé de la famille, qui avait conscience des choses. Ma mère Alia était très proche de mon oncle. Elle et mon oncle Ismail Chabana l’ont pris en charge et assuré son éducation. Sachant, qu’à la mort de ses parents, Abdelhalim était encore jeune. * Comme chaque année, à la date de la disparition d’Abdelhalim, quels souvenirs vous reviennent en tête ? - La date de sa disparition est une journée ordinaire, car sa maison ne manque jamais de visiteurs, tout au long de l’année. Ces visiteurs qui veulent tout connaitre des lieux. S’assoir sur son lit et constater tous les objets qu’y se trouvent. Et ainsi entrer dans son monde intime, témoin d’un temps glorieux et d’un art noble. Toute cette ambiance me fait revivre tout cette période magique. Surtout au constat de l’amour que les gens vouent encore à mon oncle. Les visiteurs proviennent du monde entier, à l’exemple de la Jordanie, l'Autriche, la Suède et la Norvège. Nous leur permettons d’entrer dans les limites possibles, sachant que le nombre des gens présents à la fois dans la maison est limité, par peur d’endommager les lieux. Par exemple, lorsque le concierge me fait savoir qu’il y a une ou plusieurs personnes en attente de la

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Hadja Zeinab

Abdelhalim Hafedh

visite, je demande le nombre. Et la décision est prise, en fonction du nombre déjà présent dans l’appartement. Nous présentons le monde d’Abdelhalim tel qu’il était toujours. Nous autorisons la prise de photos à condition de ne pas toucher aux objets, car nous sommes en présence d’antiquités, que nous voulons sauvegarder et présenter aux générations futures. * L'appartement est-il encore tel qu’il était toujours? - Tout dans l'appartement est exactement comme Abdelhalim l'a laissé au moment de sa mort. Les mêmes tapis, carreaux, et meubles. Rien n'a changé jusqu'aux rideaux. J’ai pris la charge de préservation après la disparition de ma mère Alia, qui avait la responsabilité de préserver l’appartement de mon oncle, et recevoir les visiteurs. Avec l’aide de Hadja Firdaous et mon oncle Mohammed Chabana. * Il ne fait aucun doute que la responsabilité est grande, à savoir cette mission de préservation et de sauvegarde ! - Bien sûr, une mission que nous prenons en charge avec reconnaissance et amour pour notre défunt oncle. Qui nous ont consacré sa vie et nous a pris en charge. Nous avons aussi, grandi dans sa maison, car il nous considérait comme ses enfants. Nous sommes une famille fidèle et reconnaissante, qui va continuer génération après une autre, à perpétuer l’image de notre oncle. * Avez-vous pensé à consacrer un musée à Abdelhalim Hafedh? - Cette affaire est entre les mains de mon cousin maternel Mohamed Chabana. Il dispose d’un ensemble d’objets, sans pouvoir citer les détails, mais aussi sans connaitre ses intentions

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42 ans après le départ d’Abdelhalim, il n’ya pas de rue à son nom, et lorsque nous l’avons demandé, le gouverneur du Caire a simplement apposé une pancarte, sur laquelle on pouvait lire : «Abdelhalim Hafedh a vécu ici» ! concernant ce projet. Sachant que tout désistement de notre part, doit être précédé d’un accord clair avec l’entité responsable d’un tel projet, stipulant les conditions de sauvegarde et d’exposition, pour que les fans continuent à admirer ces objets, comme a été le cas toujours. Nous n’avons pas reçu aucune proposition à ce sujet, aussi bien concernant les détails du projet, que l’entité qui va le prendre en charge et le gérer. * Avez-vous été contacté par un organisme officiel égyptien, dans le but de monter un musée pour Abdelhalim? - Jamais ! Depuis la disparition de mon oncle, et tout au long de ces longues années, nous n’avons reçu aucune proposition dans ce sens. Sauf une fois, un ministre égyptien de la culture nous a proposé l’idée. A savoir un musée qui comprendrait tous les objets ayant appartenu aux grands artistes disparus. Sans


présenter plus de détails. Et surtout sans un suivi. * Vous voulez dire le ministre Farouk Hosni? - Non, il ne s’agit pas de Farouk Hosni. Plutôt un autre qui est venu après lui, dont j’ai oublié le nom !

Abdelhalim était chez lui un oriental strict et rigoureux, qui ne tolère aucun retard à l’extérieur ou rencontre avec un étranger

* Qu’en est-il des informations concernant un éventuel différent juridique, entre les héritiers d’Abdelhalim, au sujet de l’appartement, tant il est en location et non une propriété ? Ces problèmes persistent toujours ? - Il n'y a plus de différends. Tout a été résolu en coordination avec toutes les parties. Désormais, personne ne dispose du droit de nous contester l'appartement ou les biens d’Abdelhalim Hafedh. * Vous avez bien connu Abdelhalim. Avez-vous des souvenirs communs ? Comment se comporte-t-il envers les enfants de la famille ? - Evidemment, il nous traitait comme ses propres enfants. Aussi,il était d’une grande noblesse, et avait toujours peur pour nous. Tel un paysan, il était grand protecteur. Même s’il apparaissait très libéral, à travers ses œuvres artistiques. Il était très strict envers nous sur le plan moral. Aussi bien concernant tout retard la nuit ou rencontre avec une personne

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Nous n'avions l’autorisation d’accès à l'aile des répétitions en présence de musiciens, et refuse qu’on assiste à ses concerts. le vrai sens du terme, à savoir respectueux et protecteur de sa famille. *Avez-vous vécu comme enfants d’Abdelhalim, les moments romantiques de ses chansons, comme étant des jeunes contemporains de ce chanteur, ou avait-il des réserves à ce sujet? Bien sûr, nous avons écouté ses chansons et assisté aux répétitions, cachés derrière les rideaux, sans pourvoir y accéder. Aussi, il arrivait qu’il nous chante ses œuvres avant la diffusion. Nous avons constaté la souffrance et la sincérité, nécessaires à la préparation, pendant plusieurs mois de ces chansons, avec la participation du compositeur et de l'auteur. Contrairement aux chansons de nos jours, qui se préparent en quelques heures. étrangère à la famille. Il était très conservateur à ce niveau. Il nous était interdit tout accès à la salle des musiciens, ou d’assister aux répétitions. Pour cette raison, il a divisé la maison en deux parties : Une réservée à la famille, et inaccessible aux personnes étrangères. Une autre réservée au travail, à la réception des musiciens et des invités, et au déroulement des répétitions. Il était un homme oriental dans

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* Était-il un dictateur dans son travail ou du genre à écouter vos opinions? - Il tenait tellement à connaître l'opinion de tous, au point de demander l’avis même du concierge ! Il accordait de l’importance aux opinions des autres et s'intéressait à tous les commentaires, aussi simples soit-ils. Ceci dans le but de présenter une œuvre qui


plaise à tout le monde. * Est-il vrai que Mouji et Taouil, sont ses plus proches musiciens et compositeurs ? - Toutes les équipes qui ont travaillé avec Abdelhalim étaient proches de lui. Mais il était très proche des grands compositeurs Kamel Taouil et Mohamed Mouji, avec lesquels, il a produit un grand nombre de chansons. Abdelhalim est du genre à s’occuper des troupes qui travaillaient avec lui. Car il portait la certitude que la réussite musicale ne peut résulter que de la coopération des trois partenaires. Lors de ses concerts, il saluait tous les membres et musiciens de la troupe, comme étant partenaires du succès. * Est-il vrai qu’il avait peur de dormir la nuit? - Il avait peur d'un saignement brusque, pendant le sommeil du reste de la famille. De ce fait, il préférait dormir le jour pour pouvoir bénéficier d’un secours en cas de besoin.

* La date de sa disparition coïncide avec les périodes de célébration de la fête du printemps et les concerts qu'il a tenus jusqu'à sa mort. Vous souvenez-vous du dernier de ses concerts ? - Le concert de la chanson «qariat alfunjan» ne peut être oublié! C'était le premier et dernier concert auquel nous avons assisté. Car il refusait notre présence et préférait qu’on le suive à la télévision, de peur qu’on soit contrarié par l’écoute d’une remarque ou un commentaire déplaisant. * Je pense que ce concert a également connu beaucoup de provocations, qui l’ont mis mal-à-l’aise ! - Il y avait deux concerts, l'un au Club Al-Jazira, auquel nous avons assisté. La provocation de la part de certains spectateurs, concerne un autre concert. Celui d’avant.

Pour ces raisons, la chanson «qariat alfunajana» a fait pleurer Abdelhalim Hafedh et nous tous avec... Et nous connaissions l'amour qu’il vouait à la Cinderella! 40

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Lors de sa dernière nuit chez lui, il était étrange et confus. Il s’est isolé avec ma mère pour une «session d'adieu» dans laquelle il a tout confessé. rencontré plus de traitres que de gens honnêtes. En dépit de tout cela, il n’a pas pensé à prendre sa retraite. L’unique chose qui l’aurait incité à la prendre, consiste à se faire une greffe du foie, parce que les médecins lui avaient alors dit que les effets secondaires affaiblissaient la mémoire. Chose qui aurait pu conduire Abdelhalim à ne plus se rappeler les paroles des chansons lors des concerts. * Comment était Abdelhalim à son retour à la maison la nuit de la soirée de provocation? - Bien sûr, il a été très touché, et a beaucoup pleuré, car était très chagriné par un public qui n’a pas voulu laisser passer un incident très simple, occultant de la sorte toute la prouesse de l’artiste. Il n’a cessé de se demander quant aux raisons : «Suis-je le même Abdelhalim, qui chante et enchante les gens. Pourquoi se comportent-t-il ainsi au premier incident mineur ?». Il n’a pas cessé de pleurer toute la nuit. Nous étions toute compassion, et avions pleuré à le voir dans cette situation. * Ces moments difficiles ne l’ont-ils pas poussé à penser à prendre sa retraite? - Abdelhalim a souffert d’une manière atroce de sa maladie. Mais encore de la traitrise des gens plus que de leur noblesse. Il a surement

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* Cela signifie qu’il aurait refusé la greffe de peur de ne plus chanter ? - il faut savoir qu’Abdelhalim est bien fini longtemps avant sa mort. Mais a continué à vivre par amour à son art et son public. Il est vrai que la vie et la mort, dépendent totalement du Dieu le Tout-Puissant. Concernant la greffe de foie, il s’agissait d’une pratique encore récente en ces temps, et ses méfaits dépassaient les bienfaits. De ce fait, l’option a été écartée. * Comment était Abdelhalim Hafedh au moment de son dernier voyage à Londres, où il est mort ? Et son comportement et ses adieux ? - J'ai été surprise par son comportement, il a semblé très confus et inhabituel. Se regardait dans tous les coins, pour sortir d’une chambre

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et entrer dans une autre, comme s’il était à la recherche de quelque chose, ou voulait dire adieu aux lieux. Il écrivait sur tous les murs, à l’exemple de ce verset du Coran : «Celui qui t'a prescrit le Coran te ramènera certainement là où tu (souhaites) retourner» [Al-Qasas – 85]. Nous avons cherché longtemps de quoi écrire ce verset, comme à son habitude à chaque voyage. Nous n’avons pas trouvé de stylos, il s’est contenté de l’écrire dans l’air. En ce moment, nous étions certains qu’il faisait ses adieux et aussi, était dans un état anormal que nous n’avons pas cerné. * A-t-il demandé une chose spécifique, ou à voir une personne en particulier ? - La nuit de son voyage, il a demandé à s'asseoir avec ma mère sa sœur Alia - pendant une longue séance. Il lui a tout dévoilé, en demandant à ma mère de garder son secret. J’ai voulu questionner ma mère à ce sujet, elle a répondu : «Abdelhalim est parti, en emportant ses secrets». * En évoquant les secrets, reste son mariage avec la Cinderella Souad Hosni, qui constitue un mystère, entre confirmation et négation. Qu’en pensez-vous ? - Tout ce que je peux confirmer, est qu'Abdelhalim Hafedh ne s’est jamais marié. Chose qu’il a confirmé dans son livre «Hayati» [Ma vie], écrit par Abdelhalim même. Il constitue la plus authentique des

La chose la plus sincère concernant Abdelhalim est écrite par lui-même dans son livre «Hayati» [Ma vie]

références concernant la vie d'Abdelhalim. Je ne peux nier qu'il ait aimé Souad Hosni. Nous savons qu'il était amoureux d’elle, mais sans jamais l’épouser. Il a bien précisé dans le livre : «J’ai aimé Souad, mais !». Malheureusement, existent des interprétations de partout sans aucune preuve. Chacun veut prouver l’exactitude de ses prétentions pour se faire de la publicité, mais ont induit le public en erreur. Nous avons vécu dans la même maison, et si mariage y avait, nous l’aurions su certainement. Ce prétendu mariage n’est confirmé pas aucune preuve. Malheureusement, les rumeurs ne vont qu’augmenter concernant cette relation. Car les deux protagonistes ne sont pas de ce monde, et ne peuvent apporter de réponses. Mais en tant que famille d'Abdelhalim Hafedh, n'avez-vous pas essayé de répondre ? - Que dire ! Et comment réagir face à de telles rumeurs? Succomber à ce jeux entraine sur une piste interminable, car beaucoup de livres ont mal évoqué Abdelhalim, et des personnes ont mal agit à son encontre après sa mort. Pour ceci le défunt disait toujours : «Dans ma vie, existent beaucoup d’ignobles. Que Dieu m’en préserve». Ce pressentiment s’est avéré juste : Juste après sa mort, beaucoup ont commencé à dire des choses pas gentilles le concernant. Chose qu’ils n’ont pas osé faire de sa vie. Pour qu’apparaissent des signes de traitrise après son départ. Abdelhalim était un livre ouvert à tout le monde, sans avoir des secrets dans sa vie. * Avait-il une position opposée à l’engagement dans l’art, de l’un des membres de sa famille ? - Son frère Ismail était engagé dans le chant religieux. Bien entendu il ne pouvait l’empêcher car Ismail était le grand frère qui l’a pris en charge, en association de sa sœur Hadja Alia. Mon oncle Ismail a cessé de plein gré. Pour nous autres, ses jeunes neveux, nous ne pouvons savoir s’il serait pour ou contre. * Aviez-vous peur de lui?

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- Nous avions peur de lui, mais pas une peur basée sur la haine, plutôt sur l’amour et le souci de le satisfaire. Sa personnalité était forte à la maison, et nous n’abordons pas les sujets qui ne lui plaisaient pas. Chose qui émane de notre amour pour sa personne. Il était soucieux de sa famille, à l’image de tout paysan. Lui-même, se présentait comme paysan, malgré le fait d’avoir résidé et vécu à Zamālek, l'un des meilleurs quartiers d'Égypte, il n'a jamais nié ses origines. Les visiteurs peuvent se rendre compte qu’ils ont affaire à une famille de paysans, dans le vrai sens du mot. Aussi bien par la simplicité de la vie, que les principes, basées sur le respect des gens, l’appréciation et du respect mutuels. * Qu’en est-il de l’existence de problème entre les héritiers d'Abdelhalim et Abdelwaheb avec la société Voice of Art? - Les héritiers pour divers raisons, ont vendu leurs parts dans la

Beaucoup de gens ont été ignobles et l'ont trahi après son départ, alors il a toujours dit: «Dans ma vie, existent beaucoup d’ignobles. Que Dieu m’en préserve» ! société à Mohsen Jabir, ne laissant que %20 de la société encore aux mains de Mohamed Chabana, mon cousin. Je crois savoir que ce même cousin a porté plainte. Je ne peux présenter plus de détails, car je ne suis pas impliquée dans ces détails. * Abdelhalim Hafedh est mort pauvre? - Il est mort avec un compte bancaire à zéro. Il est mort sans fortune. Mais sans pouvoir dire qu’il est mort pauvre. Car il a dépensé son argent généreusement pour autrui et pour se guérir de sa maladie. Aussi, il n’a jamais pensé à nous léguer un héritage matériel, uniquement l’art. Son compte en banque importait peu pour lui. Ainsi sont les artistes nobles qui ont concrétisé une notoriété considérable, sans penser à l’aspect matériel. * Ton oncle Abdelhalim Hafedh a-t-il reçu la consécration qu’il mérite ? - Notre souhait consistait à donner son nom à une rue. La rue où se trouve notre appartement. A l’instar des rues portant les noms d’artistes : Oum Kalthoum, Abdelwaheb et autres. Malheureusement au fil des ans, personne n’a répondu à notre demande, malgré l’envoi de notre requête à plusieurs responsables. A la fin, le gouverneur du Caire a apposé une pancarte sur le bâtiment dans lequel vivait Abdelhalim, sur laquelle on pouvait lire : «Abdelhalim Hafedh a vécu ici» !

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"La chute du Sad Chin" ... le roman des transformations et des ironies du monde

Une écriture différente au cœur de la tragédie et de l’absurde Le Caire: Dr. Yousri Abdullah Avec une couronne cassée et un visage dans lequel le réalisme se combine au surréalisme, un fruit de poivron rouge qui s'élève audessus de la couronne (le poivron rouge symbolise la cruauté sociale, et l'amertume de la vie), dont les traits ressemblent au visage de Kadhafi, forme la couverture du livre "La chute du Sad Chin " de l’écrivain égyptien Hamdi Abu Jalil, qui a été publié récemment au Caire par Merit Publishing House et dont le titre vous renvoi à l’œuvre "La chute des Al Mutajab", un recueil de récits du feu Mohammed Mustajab. Cependant, dans "l'effondrement du Sad Chin", nous traversons une période de désintégration et de transformations terrifiantes des lieux et des temps à travers des sentiers politiques et culturels devenus des repères liés au temps de l’action interne du roman, d’une part, et liés au contexte général, d’autre part, en particulier en ce qui concerne les années 1970, qui ont été marquées par une transformation turbulente de la structure des sociétés arabes. Mais l’observation des évènements des années 70 ne tient pas compte de la signification politique douteuse, en ce qui concerne les changements sociaux houleux qui ont affecté cette région du monde sous l'emprise de réactionnaires soutenus par l'argent et de la fausse religiosité. En ce qui concerne les années 1990 avec l’avènement des groupes d’islam politique, le romancier reconnaît ici le lien intellectuel qui existait entre les années 1970 et 1990 et qui consistait à accélérer le processus de politisation de l’islam dans le but d'accuser le monde arabe de déplacer le texte dans ce domaine dialectique que j'appelle transformations des lieuxtransformations humaines. Le roman est basé sur le mécanisme de la procréation, une fille fidèle du récit oral. Les chapitres narratifs du roman sont souvent répétés. Il continue à partir du premier chapitre (il s'avère que le chef est luimême Sad chin), jusqu'au dernier chapitre (San Victoria), pour devenir une vaste géographie narrative. La Libye et ses vastes terres, et les interférences entre le désert du Fayoum et la Libye, entre les Bédouins

de l’Ouest et les Bédouins de l’Orient, entre des représentants (Sad Shinn) de ce statut entre les deux maisons, ce sont des Libyens purs, ou ne sont pas d’autres, Leur nationalité semble être inventée par le dirigeant, mot souvent caricaturé dans le texte et dans d’autres significations, y compris la connotation populaire, lorsque l’écrivain, par exemple, lui parle directement: c’est un technicien qui brise l’illusion et détruit ce mur imaginaire entre le destinataire et le texte quand il dit : le chef est née à Al Fayoum Ô Leader ! d’ où la déviation dans la parole du mot leader de son cours habituel à la voie du populiste, et roulant dans la vie quotidienne, déterminée par le même texte en fonction du contexte narratif. Les bédouins du Sahara occidental en Égypte, qui viennent en Libye pour obtenir la nationalité de Sad Chin (abréviation du vocabulaire du Sahara Orientale), dont l'histoire est documentée par l'auteur et tend parfois à enregistrer des informations, comme dans le chapitre "Source of Sadness", par exemple. Son chapitre central, qui est également associé au titre du roman, est également "Sad Chin", à travers un langage qui n’est pas sans dérision: "Sad Chin ou les fils du désert oriental est une nationalité inventée par le chef. Le Grand Fleuve n’est pas encore terminé, ou le flux adéquat n’a pas eu lieu, et le Livre Vert est une idée dans le socle du grand peuple libyen. C'est le même père qui a fini par diriger le même chef "(p. 60). Entre les vicissitudes du narrateur héroïque et ses éclaireurs et opposants, ses descendants du désert oriental ou ses proches parents Libyens, entre les nomades et les paysans et les immigrants, entre le fait de ne pas émigrer en Italie et entre le voyage et la fuite, les récits de l'aliénation narrative, qui contrastent avec l'écurie des aliénations, mais conservent son esprit anxieux, l'esprit du garçon, le jeune homme qui bouge rapidement, le crochet, qui arrache les choses, tout en conservant la naïveté de la vie rurale, ou Bédouine. L'auteur se réfère au poète égyptien Osama Aldnasouri et à la tentative de rétablir l'obsession d'Aldnasori avec Hamdi Abu Jalil, cette transmission est parfois effectuée par sa fille Najwa et lui raconte une

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seconde fois, comme il l'avait fait précédemment dans son livre (les grands idiots - un parti d'actualités, Aldnasuri). Il n’est pas surprenant que l’écrivain rompt ses rythmes linguistiques dès le premier instant, comme s’il était déterminé à poursuivre l’histoire de manière orale. Le style semble ici être le fil de l’esprit de l’écriture et des modes intellectuels et esthétiques que l’auteur a lui-même émis, en fonction du contrat narratif passé entre lui et son destinataire, depuis l'introduction jusqu'à la conclusion. L’ironie est un thème central du roman et une structure dominante. L’ironie ici est la mise en question du monde et de la réalité entourant l’ironie du même moi et son arrogance constante. Il existe de nombreux niveaux d’ironie dans l’utilisation de paradoxes ironiques tels que la scène de l’oncle qui aime humilier la femme de son frère avec le mot " Et que son fils (le narrateur - le héros) n’est autre chose qu’un "rôle parental", bien que la femme de l’oncle qui suit son ordre ne soit rien de plus que "la gardienne"! "Ma mère me disait:" Tu ne marches pas sur ta poitrine. Je lui dis avec colère: "Si je marchais sur ma tête complètement endormi, je me noierais presque", dit-elle. ). L'ironie est au cœur du roman et elle devient une structure déjà dominante lorsqu’elle devient sarcastique où les Sad Chin sont à la fois marginalisés et gouvernés, distants et proches du pouvoir. L'ironie est aussi l’œuvre de la situation narrative dans le roman et est souvent présente dans les sous-récits qu'il contient, tels que l'histoire égyptienne d'Abou al-Naid, des Bédouins du Fayoum, qui ne connaîssent que le dialecte bédouin et que les Libyens qui le tiennent croient qu'il est originaire de Benghazi alors que l’Egyptien finit par se rendre compte qu'il est un Egyptien ne peut pas dialoguer avec eux! L’écrivain rompt toujours l’horizon de l’illusion entre le

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Le titre fait allusion à "La montée et la chute des Al Moustjab", l’œuvre du regretté écrivain Muhammad Mustajeb. destinataire et le texte et le situe dans le cadre du récit oral qui repose sur la construction du texte, parfois reçu dans la chute libre, et dans le texte des soi-disant identités et luttes des plus faibles, prolongeant ainsi la longueur de la nouvelle: « L'âme naïve dans le forum boiteux "(p. 17). Accompagné de l'échec du narrateur lors de son voyage effectué en Libye et en Italie, et dans les jours où il sourit et décide de faire demi-tour pour fuir les Albanais. il continue de s'amuser à rire de tout le monde qu’il connaît dont le dernier n’est autre que «Karim», le marocain, qui lui promet de s'envoler en France pour rapporter de l'argent à des proches. Mais pour l’Égypte, laissant la crème de son destin presque hypothétique, et entre l’atmosphère de migration préoccupante dans différents pays et lieux, agitant l’esprit de fureur et les deux sens, capables de se cacher, tout comme le narrateur héroïque des Africains, de la police libyenne, des garde-côtes et de la police italienne, il s’échappe ici, une vie rude, dure et sournoise, mais ne finira pas par être ridiculisé par le monde qu’il lit, en tant que partenaire de sa production ou spectateur lointain, mais qui va s’impliquer dans ce monde et poursuivre son destinataire qui sera ici, au cœur de la tragédie, au cœur du chaos et de la futilité.


Issue 1742- avril 12/04/2019

Un magazine politique hebdomadaire

Carla Haddad à la «Majalla»: les médias m’ontNodéclaré la guerre... J’aitherépondu There's Better Argument Against Iranian par Revolutionary Model Than Saudi Success l’amour, et j’ai récolté le succès www.majalla.com


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Le Turc Akram Emamoglu: « la clé du palais présidentiel se trouve dans la marie de la capitale » Texte : Moncef Mezghenni Dessin : Ali Al Mandalawi 1. Naissance et formation: • Akram Emamoglu est né le jeudi 4 juin 1970 à Turbulzor, au nord-est de la Turquie. - À l›âge de quatre ans, il a déménagé avec sa famille dans le village de Starr. • Il a commencé à jouer au handball à l›école primaire et a continué à jouer au football, après avoir obtenu son diplôme d›études secondaires à Turzur. • Il a été admis au département des communications de l›Université américaine de GIran. - En 1987, sa famille déménage à Istanbul où il termine ses études universitaires au département d›administration des affaires de l›Université d›Istanbul. • Il obtient un Master en ressources humaines et gestion. -2 Il s›engager dans le travail et le sport: - En 1992, il entame sa carrière dans une entreprise familiale de bâtiment et occupe le poste de président de l’entreprise. - Dès 2002, il commence à diriger le club à Tarabzur, après quoi il a exercé les fonctions de manager dans le club (Belikduzu). 3. Etat civil: • Ikramoglu a épousé «Delikkaya» le 18 novembre 1995 et ils ont eu trois enfants: Muhammad Salim (né en 1997), Samih (né en 2005), et Perrin (né en 2011). 4 - Entrepreneuriat et Sport: - Ikram Emamoglu a géré une société privée de travaux de construction • Il a fondé et dirigé le club de football Trabzorspor, qui a enregistré les meilleurs records des clubs de la ligue turque.

5 - la petite commune mène à la grande: • Le succès social et sportif d’Akram l’a poussé sur la voie de la politique. • En 2008, il a rejoint le Parti populaire républicain d›opposition. • EmamoOglu, s’est forgé une réputation populaire à partir de sa ville et a répandu cette popularité à Istanbul, jusqu›à ce qu›il soit élu gouverneur de la municipalité de Belikduzu (l›un des quartiers de la section européenne d›Istanbul). • Ainsi, il a commencé à rêver de la grande municipalité d’Istambul. 6 -Succès sur Twitter • Lors des récentes élections municipales en Turquie et à Istanbul, avant que les urnes ne déclarent leurs résultats après le décompte des voix et l›annonce officielle de la participation électorale, Ikram Emmoglu a déclaré: • Sa victoire rapide sur le réseau social (Twitter) • Cette victoire signifie: la chute du candidat (Parti pour la justice et le développement) Ben Ali Yildirim, allié d’Erdogan. • Cela provoquera la colère du président turc Erdogan, exigeant un recomptage des voix de l›électorat alors qu’au fond de lui-même, il se disait : non, ce n’est pas possible ! • Aujourd›hui la municipalité d’Istambul et demain la présidence de la République de Turquie). -7 Point d’ordre: • Quand les résultats des élections municipales étaient précoces (avant de confirmer le décompte des voix) avec l’annonce de la victoire du Parti républicain du peuple aux dépens de Benali Yildirim, candidat du Parti pour la justice et le développement (au pouvoir et Erdogan) Ici, le président turc Erdogan est entré dans la ligne. Pour contester les résultats et demander le recalcul des bandes sonores.

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• Il a considéré l›erreur dans le calcul des bulletins comme une sorte de punition et de représailles. 8 – Lire dans la boule d’Istanbul: • Erdogan a déjà déclaré cette règle du parti à savoir que celui qui prendra possession d’Istunbul, aura le palais présidentiel en Turquie. Erdogan n›a pas pu se réjouir de l›avenir de la ville d’istanbul sous la coupe d’un homme au visage souriant et issue d’une municipalité oubliée. Il s›appelle Akram Emamoglu. Son étoile est apparue ... 9 - Enfant bien-aimé et municipalement adoré! • Le président Recep Tayyip Erdogan n›aurait jamais pu imaginer que sa bien-aimée (Istanmbul), était tombée amoureuse d›un autre homme appartenant à un autre parti politique. 10 - Équation turque inversée: • Les récentes élections municipales en Turquie resteront historiques, grâce au parti qui s’est déclaré gagnant prématurément et sur les pages des réseaux sociaux. 11. Ces élections ont annoncées: Une équation inversée et peu commune dans les pays tiers monde toujours accusées par les partis d›opposition de truquer les élections et de ternir les votes. • En Turquie, l’équation a basculé et c’est le pouvoir qui accuse l’opposition de faux! Et appelle à un nouveau dépouillement du vote. •-12 esprit sportif • Le président turc Recep Tayyip Erdoğan et son rival du parti «municipal» Akram Emamoglu ont un point commun: l›exercice du sport qui apprend : la joie de la victoire, l›acceptation de la défaite et l›esprit sportif.


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Djerba : Inauguration du Parc archéologique de Meninx

L’institut national du patrimoine tunisien annonce avoir inauguré le 8 avril dernier, du Parc archéologique de Meninx. Il s’agit d’un parce archéologique et touristique qui a été créé dans la zone de l’ancienne ville de Meninx, dans le sud de l’île de Djerba (Tunisie). Il est construit sur le site archéologique de Meninx, remontant à l’ère phénicienne. «En l’espace d’un an, un parc touristique a été créé dans la zone de l’ancienne ville de Meninx, dans le sud de l’île de Djerba. De longs travaux de planification, une fouille scientifique et le travail sur le chantier de construction sont désormais derrière nous», a-ton annoncé. «Dès la semaine prochaine, un centre d’accueil fournira des informations sur l’histoire de la ville, ses bâtiments et leur importance dans l’Antiquité. Cela comprend, par exemple, la production et le commerce de la teinture pourpre,

qui a été extraite de milliers d’escargots Murex. Depuis la nouvelle plate-forme, vous avez une vue magnifique sur l’ancien forum, le marché, les entrepôts et bien sûr la mer» a-t-on également expliqué.

Le chanteur populaire Abderrazak Kliou n’est plus

Le chanteur populaire tunisien Abderrazek Kliou est décédé ce samedi 06 avril 2019 des suites d’une longue maladie, a-t-on appris de sources artistiques. Le défunt s’est fait connaître dans les années 1990 par sa forte présence sur la scène artistique nationale en tant que chanteur et compositeur. Parmi les titres qui ont fait sa notoriété: Madhlouma Ya Donia, Ajayebet Ana Li Sontek ya Warda qui ont été repris par plusieurs jeunes artistes.

L’histoire d’une complicité entre deux artistes

Quand un artiste plasticien comme Denis Martinez rend hommage à un musicien et à un ami de cœur, qui n’est autre que Mohamed Bahaz, le résultat ne peut-être qu’époustouflant. Ils étaient nombreux, samedi dernier, dans l’aprèsmidi, les amis et les habitués de la galerie Espaco d’El Achour (Alger), à assister au vernissage de la toute dernière exposition du plasticien Denis Martinez. Intitulée «Bahaz Khouya Gnaoui Blidi, H’Kayet 3Echra, histoire d’une complicité», cette imposante exposition comporte plusieurs haltes heureuses : Façon singulière de dévoiler des pans de la personnalité de ce maître du gnaoui, Maâlem Mohamed Bahaz, née en 1942

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à Blida. Perfectionniste et talentueux à la fois, l’artiste- peintre et plasticien, Denis Martinez, n’a pas fait dans la facilité pour rendre hommage à son ami de toujours. En effet, il a choisi de rendre hommage à son comparse à travers, entre autres, des peintures authentiques, des œuvres graphiques à tirage numérique, un plasma de diapos et deux installations : la première installation est consacrée au «Ganga Dendoune Tbel» et la seconde a pour titre «Dar Nana Aïcha», une évocation de cette sainte originaire de Blida.

Hadja Zhor Fergani, le centenaire d’une diva


L’établissement ne cesse d’innover, grâce sa nouvelle direction, qui a su insuffler une nouvelle dynamique en s’ouvrant à différentes tendances culturelles. L’initiative de consacrer un espace dans le musée pour rendre hommage à la diva constantinoise, Zhor Fergani, a été fortement saluée par l’assistance nombreuse présente à l’inauguration, mercredi dernier. Une journée mémorable, où toute la famille de l’artiste, ses proches, tous ceux qui l’ont connue de près ou à travers ses œuvres, les mélomanes, et même de jeunes curieux étaient là pour saluer sa mémoire. «C’est un grand honneur pour le Musée Cirta de Constantine (Algérie) d’abriter cette exposition en hommage à Hadja Zhor Fergani, cet événement a été rendu possible grâce à la contribution de sa famille, qui a su conserver toute ce qui a trait à la mémoire de cette grande artiste et que le public aura à découvrir», a déclaré Amel Soltani, conservatrice du Musée national Cirta. Il faut noter que le mérite de cette «saga» revient surtout au gendre de Hadja Zhor, Slimane Gasmi, qui passe pour être le meilleur connaisseur de son histoire et de son parcours artistique. «J’ai eu l’honneur de connaître cette grande dame de la chanson arabo-andalouse que j’ai accompagnée dans ses tournées à travers toute l’Algérie.

Participation remarquée du Maroc à la Foire d’art contemporain de Paris Art Paris-Art Fair, l'une des plus grandes foires d'art contemporain au monde a ouvert ses portes au public, jeudi à Paris, avec la participation du Maroc représenté par la galerie d'art casablancaise So Art Gallery, la seule galerie

marocaine, maghrébine et africaine présente. Cette 21ème édition a réuni, jusqu’au 7 avril, 150 galeries d’art moderne et contemporain de 20 pays sous la coupole majestueuse du Grand Palais. L'art contemporain marocain, reconnu internationalement y est dignement représenté par des artistes de renom «aux parcours et influences éclectiques», en l’occurrence Mehdi Qotbi, Ghany Belmaachi, Morran Ben Lahcen et Houda Kabbaj. Une participation qui témoigne de la place de choix qu'occupent les plasticiens marocains sur la scène artistique mondiale. Cette participation a pour objectif de «confirmer tout l’intérêt que porte le Maroc à la promotion de ses artistes», souligne-t-on du côté de So Art Gallery. A travers la représentation de ces quatre artistes marocains, dont les œuvres expriment une force, un style et une élégance, So Art Gallery confirme sa volonté de proposer des artistes aux univers

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singuliers empreints de sens et d’exigence, ajoute-t-on.

«Erased the beginng» décroche le Grand prix… Dans une ambiance bon enfant, les férus du 7ème art étaient au rendez-vous récemment avec la cérémonie de clôture de la treizième édition du Festival Handifilm. Le cinéma marocain était bien évidemment à l’honneur, puisque pour la première fois dans cette manifestation, un film marocain remporte le Grand prix de la compétition internationale du court métrage. Il s’agit du film « Erased the Beginng» de son auteur Hakim Kebabi, qui a devancé des films en provenance d’Espagne, d’Italie et de France qui se sont partagé les trois autres prix du palmarès de cette édition initiée sous le thème «Pour un monde filmique accessible à tous». Quant à la compétition internationale spéciale junior du très court métrage, elle a mis à l’honneur le travail de deux lycées de Casablancais qui ont décroché le Grand prix et le prix du scénario. Les prix du meilleur documentaire et du meilleur message de sensibilisation au handicap sont revenus respectivement aux cinéastes en herbe en provenance de Hollande et d’Italie. Cette treizième édition qui s’est déroulée du 28 au 30 mars 2019 à Rabat a fait prévaloir une programmation éclectique avec la projection de 24 films venant de huit pays et une série d'activités parallèles (hommages, caravane, ateliers, matinée récréative pour enfants et familles…)


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rt funéraire non décorée par deux entrées dans le mur ouest de l’antichambre de la tombe. «Il semble que l’espace de la chambre funéraire était presque entièrement rempli d’un sarcophage en calcaire, qui a été retrouvé entièrement détruit par d’anciens pilleurs de tombes», a ajouté M. Megahed. Cependant, la mission a découvert les restes humains de Khuwy, qui montrent des traces évidentes de momification.

Un défilé de mode pour handicapés au Cameroun

Promouvoir l’acceptation de soi grâce à la mode ? C’est l’objectif du Salon Access 2019. Lancé au Cameroun par une organisation d’autonomisation des femmes, ce premier défilé de mode pour

Nigéria : Nollywood s’attend à des investissements étrangers

L’industrie cinématographique nigériane, également connue sous le nom de Nollywood, est ouverte aux investissements étrangers afin d’élargir son rayonnement, selon les parties prenantes de l’industrie. Nollywood est peut-être la plus grande industrie cinématographique au monde en termes de quantité de films produits chaque semaine. Toutefois, les parties prenantes ont déclaré que le financement constituait l’un de ses principaux défis et que l’industrie avait cruellement besoin d’une collaboration accrue avec les investisseurs étrangers qui pourraient le faire passer au niveau supérieur. L’acteur majeur de Nollywood et ancien président national de la Actors Guild of Nigeria (AGN), Segun Arinze, a déclaré que l’industrie du film s’était ouverte et qu’elle cherchait le moyen d’inviter davantage de personnes, y compris des étrangers, à venir.

Découverte d’une ancienne tombe pharaonique près des pyramides de Gizeh

dans l’Antiquité», ajoute le communiqué. Le chef de la mission archéologique, Mohamed Megahed, a déclaré que la mission avait localisé la chambre

Le ministère égyptien des Antiquités a annoncé mardi la découverte de la tombe d’un dignitaire de la cinquième dynastie sur le site funéraire de Saqqarah, près des pyramides de Gizeh. Selon un communiqué du ministère, les archéologues égyptiens ont découvert la tombe lors d’une fouille et d’une enquête documentaire à Saqqarah. La tombe se compose d’une superstructure avec une chambre d’offrande en forme de L qui était autrefois décorée de reliefs. «Seule la partie inférieure de cette décoration est préservée, les blocs de calcaire blanc des autres parties ayant été réutilisés dans la construction d’autres bâtiments

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personnes handicapées, a mis en avant la suppression des obstacles auxquels elles sont confrontées dans le pays. Organisé à Yaoundé, la capitale, il a rassemblé 16 mannequins vivant avec un handicap, qui ont fièrement défilé pour présenter les tenues de créateurs locaux. L’occasion de mettre en valeur l’inclusivité, en espérant que la visibilité fournie par un tel événement changerait les perceptions. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, environ 2 millions de Camerounais vivent avec un handicap. Ces derniers ont un accès limité à l‘éducation, aux soins de santé et à l’emploi, et vivent dans la pauvreté. Les organisatrices de Sister Speak, la société à l’origine de l‘événement, espèrent que cette initiative pourra inspirer une nouvelle génération de Camerounais handicapés à se sentir acceptés et confiants.


festival international de cinéma africain sur le continent américain propose 132 films de 45 pays, dont une majorité d’Afrique et des Caraïbes. La section dédiée aux jeunes réalisateurs programme entre autres le premier long métrage de Djibouti fait par une femme : « Dhalinyaro », de Lula Ali Ismaïl.

Disparition du cinéaste burkinabè Pierre Yaméogo

«Rwanda, le génocide des Tutsis», l’expo-commémoration au Mémorial de la Shoah

C'était il y a 25 ans. Le génocide des Tutsis au Rwanda. En moins de trois mois, 800.000 personnes ont été assassinées, selon l'ONU. En France, le Mémorial de la Shoah se joint aux commémorations avec deux expositions. Depuis son inauguration en 2005, le Mémorial de la Shoah entend œuvrer à la mémoire de tous les génocides. Aujourd’hui, il présente une double exposition : à la fois dans le Marais, au cœur de Paris, et dans son antenne ouverte en 2012, à Drancy, située au nord-est

de Paris, sur l’ancien site du camp d'où des dizaines de milliers de Juifs ont été déportés vers les camps d'extermination nazis pendant la Seconde Guerre mondiale ; un wagon est là pour le rappeler.

«Vues d’Afrique»: ouverture du festival de cinéma africain à Montréal

Le film rwandais «The Mercy of the Jungle» (La miséricorde de la jungle) de Joël Karekezi a ouvert vendredi 5 avril le festival «Vues d’Afrique» à Montréal, au Canada. La 35e édition du plus grand

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C’était un homme impertinent, toujours sur la brèche, toujours prompt à dénoncer les injustices de ce monde dans ses films. Le grand cinéaste burkinabè Pierre Yaméogo est décédé à Ouagadougou lundi 1er avril, à l'âge de 63 ans, des suites d’une longue maladie. Le cinéma était la raison de vivre de Pierre Yaméogo. Dès ses débuts en 1987, avec Dunia, le jeune réalisateur, il a alors 32 ans, dénonce les effets néfastes de traditions rétrogrades et de croyances archaïques. Du court au long, du documentaire à la fiction, il entend exhorter les peuples africains à se prendre en charge. Ainsi, en 2005, il fait un film sur le thème du viol et de l’inceste et il lui donne pour titre Delwende, « Lèvetoi et marche », en moré. Pierre Yaméogo attirait toujours des oppositions et a eu à maintes reprises affaire avec la censure. En 1998, son film Silmandé, dans lequel il dénonçait violemment la mainmise des Libanais sur l’économie africaine, n’est pas sorti en Côte d’Ivoire. En revanche, il a battu tous les records d’entrées au Burkina Faso.


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A pu refléter l'esprit d'humour et de légèreté dans sa nouvelle émission «Female»

Carla Haddad à la «Majalla»: les médias m’ont déclaré la guerre... J’ai répondu par l’amour, et j’ai récolté le succès Beyrouth: Nour Houda Bahlak Elle est célèbre pour son sens de l’humour et sa spontanéité. Elle a pu, après des années d'effort et de fatigue, décrocher sa place dans le monde de la programmation télévisée, et créer sa propre identité en présentant du divertissement à son auditoire, d’une manière professionnelle. L’excellente présentatrice Carla Haddad a pu refléter son esprit joyeux et sa légèreté dans sa nouvelle émission «Female», et a accédé aux cœurs des téléspectateurs d’une manière douce et simple. Carla Haddad se distingue par sa morale et son humilité, qui constituent le secret de son succès dans sa carrière pendant près de vingt ans de réussite. C’est ce qu’elle nous révèle tout au long de cette interview accordée à la «Majalla». * Comment se font les échos de votre nouvelle émission, et ce en dépit des terribles attaques dont vous faites l’objet ? - Les échos sont plus que merveilleux et très encourageants, et

j’ai présenté, «Stars sans frontières», et «Star de la comédie», et je me suis distinguée dans «Danse avec les Stars».

le public a beaucoup aimé le travail. Ceci apparait du nombre de téléspectateurs, atteint par le premier épisode. Chose qui nous force en tant qu’équipe de travail à persévérer et à présenter tout ce qui est meilleur pour le public. Ceci est ma responsabilité en particulier. * Qu'en est-il de l’émission «Female» ? - L’émission me ressemble beaucoup et je suis consciente de ce que je suis aujourd'hui. Une émission légère, spontanée, fonctionnelle et non artificielle, qui me représente terriblement. L’idée ellemême est différente de la présentation par l’interview, et différente de tout ce qui est conventionnel. Ce qui distingue l’émission du reste, est le confort mis à la disposition de l’invité, ainsi que la spontanéité. Sans oublier la mise en valeur de l’aspect naturel de sa personnalité. Choix qui le rapproche du public. * La responsabilité de Carla Haddad est-elle plus grande aujourd'hui? - Je ne suis pas à ma première émission, j’ai déjà présenté seule, «Stars sans frontières», et «Star de la comédie», mais aussi j’ai réussi à présenter en duo des émissions comme «Danse avec les Stars», et à mes débuts avec mon mari Tony Abou Jaouda «Ya layl ya eayna». Aujourd’hui, je jouie d’une expérience de plusieurs années, dans des émissions qui m’ont fait rêver, et pour lesquelles j’ai persévéré. Chose anodine, il faut avouer. Le téléspectateur en a assez de l’image classique de la présentatrice, et a plutôt besoin d’une personne proche de lui, par la simplicité et la qualité. Chose qui me distingue aujourd'hui et distingue mon émission.

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* De nombreux professionnels des médias et programmes de chaînes concurrentes ont lancé une campagne de dénigrement contre l’émission de Carla Haddad. Quelles sont les raisons, selon vous ? - Je ne sais pas... Aujourd'hui, je viens de réussir ce pas, que confirment les chiffres. J'ignore toute chose négative. Je préfère me tourner vers la recherche de qui est meilleur à présenter au public. Aussi, être en harmonie avec moi-même, avec les autres et fière de ce que je fais. Il est difficile de satisfaire le public. But que j’ai atteint. De ce fait, je ne veux entendre les choses négatives, mais j’aime écouter les remarques et les critiques constructives. En fin de compte, j’ai découvert que cette propagande m’a servis, elle n’a fait que promouvoir mon émission, sans leur attention et par inadvertance. Bien sûr, ils ne l'ont pas fait volontairement et de bonne foi, mais je traite tout le monde avec sincérité et amour. Franchement, ce qui compte pour moi, c’est la réaction positive des gens dans leurs commentaires et c’est ce qui me conduit au succès.

* Carla Haddad est une matière consistante pour les médias et la presse ? - Honnêtement... Oui, je suis une matière consistante, en particulier dans la période récente avec le lancement de mon émission. Franchement, je suis très heureuse car cela prouve que j'ai du succès et que j'existe pleinement sur la scène médiatique. * Après le succès, risquiez-vous de devenir vaniteuse ? - En toute honnêteté, je ne peux pas l’être. J'ai réussi grâce aux gens, leur amour, et leur confiance en ma personne. Je leur promets le meilleur toujours. * Quelles promesses, faites-vous au public? - Je leur promets de réussir, et d’être toujours à leur écoute, mais aussi de leur présenter des épisodes merveilleux et distingués.

* Prenez-vous en compte certains commentaires du public dans le but d’améliorer certaines lacunes de l’émission ? - Bien sûr, je prends compte l’avis des gens et je suis bien connu pour cela. Je réponds à leurs remarques et commentaires. La preuve : entre la première émission et la seconde, j’ai abordé un virage de 180 degrés. Chose évidente et légitime car l'objectif est en définitive le public visé. On sait déjà que plusieurs émissions n’ont connu la réussite du premier épisode. J'ai réussi dès le premier épisode et c'est ce qui m'a vraiment plu, et ce qui m'importe le plus. Je promets au public un épisode différent à chaque fois, selon l’invité, son genre, son statut social et sa profession. Un épisode consacré à un artiste, diffère de celui consacré à un homme politique ou un sportif. Les rubriques ne sont pas figées, cela ravie le public et ne l'ennuie pas. Chaque épisode est structuré au gré de l’invité. * Comment gérez-vous les rumeurs qui vous touchent directement, notamment, celles qui évoquent le mariage ou le divorce ? - Comme je l'ai déjà dit, les sujets négatifs ne me préoccupent pas et ne me concernent pas. Pour être franche, ce sujet m'attriste et me dérange, mais j'ai décidé de ne pas m'en soucier, et plutôt me concentrer sur mon travail et ma vie. Si je vais commenter ce qui est négatif, je resterai où je suis et je ne progresserai jamais dans mon travail. M’évoquer de la sorte, prouve que je les dérange…

Haddad : M’importe uniquement, être en harmonie avec moi-même, avec les autres et je suis fière de ce que je fais. 56

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Des experts à la « Majalla »: La décision du président égyptien de les restaurer, est un signal fort  

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