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Le bonheur est dans les bottes

Les Vaudoises et les Vaudois d’Happy Boots ont la santiag dansante. L’association, dirigée par Béatrice Gygax et Claudine Kopp, sera présente lors du prochain festival country à Écublens.

Texte: Pierre Wuthrich  Photo: Dom Smaz

Depuis toute petite, Béatrice Gygax rêve des cow-boys et des cow-girls évoluant dans les grands espaces américains. Alors forcément, quand une amie lui propose, il y a plus de vingt ans, de s’initier à la line dance, la Vaudoise, aujourd’hui âgée de 72 ans, n’hésite pas longtemps avant d’enfiler ses santiags. «C’était une découverte totale pour moi, mais cela m’a tout de suite beaucoup plu. J’ai toujours beaucoup aimé la country music et j’ai apprécié le fait que l’on danse en groupe, mais que l’on n’a pas besoin de partenaire.»

Depuis lors, Béatrice Gygax n’a plus quitté l’univers de la line dance. Après avoir intégré les Happy Boots où elle a pu se perfectionner, elle a repris en 2007, avec Claudine Kopp, les rênes de cette association qui accueille une cinquantaine de membres et d’élèves, âgés pour la plupart entre 40 et 60 ans. «Nous avons toutes deux suivi des cours d’instructrices et sommes diplômées auprès de l’Association suisse de danses country western. Nous nous partageons l’enseignement des danses en alternance et avons à notre répertoire quelque trois cents chorégraphies différentes.» Car oui, la danse en ligne est un vaste monde que seuls quelques pas de base communs relient. «Cela permet de varier les plaisirs, se réjouit la septuagénaire toujours prête à découvrir de nouveaux enchaînements. «Les Britanniques et les Hollandais sont assez productifs en Europe. Nous reprenons fréquemment leurs créations, qui sont libres de droits.»

Le plaisir de danser ensemble Outre l’enseignement, les membres des Happy Boots participent aussi à des festivals, comme celui d’Écublens début juillet, pour faire montre de leur talent et initier celles et ceux qui ont des fourmis dans les bottes. «Nous participons aussi à des soirées d’entreprises ou des anniversaires en faisant des démonstrations ou nous nous retrouvons tout simplement comme aujourd’hui pour le plaisir de danser et de passer du temps ensemble.» MM

Ce qui fait un bon danseur

«Cette activité n’est de loin pas aussi physique que la gym, car il n’y a pas de sauts par exemple. Elle n’exige pas non plus d’avoir une bonne endurance. Il suffit de ne pas avoir de problèmes de hanches, genoux et pieds pour pouvoir la pratiquer», commente Béatrice Gygax. Ce n’est toutefois pas suffisant. «Avoir de la mémoire aide beaucoup, car il faut se souvenir des différents enchaînements de pas de chacune des chorégraphies. De fait, la line dance est aussi un loisir idéal pour faire travailler son cerveau.» Ah oui, encore une chose: «Il est essentiel de ne pas confondre sa gauche et sa droite, ce qui semble être plus compliqué pour les messieurs», rigole Béatrice Gygax.

Oubliez l’image du cow-boy solitaire. La country music et la line dance favorisent le vivre-ensemble. Béatrice Gygax confirme: «C’est très convivial, et avec les années, de vraies amitiés se sont nouées. Et puis, c’est un petit monde. Quand nous retrouvons des membres d’autres écoles romandes, ce qui arrive régulièrement, nous dansons ensemble.» De plus, grâce à la synchronisation des mouvements – ils sont les mêmes pour les femmes et les hommes –, un esprit de groupe se forme très rapidement. «Danser ensemble permet aussi de vaincre sa timidité et donne l’occasion de sortir. Et puis, quel bonheur quand on maîtrise une nouvelle chorégraphie», conclut Béatrice Gygax. Béatrice Gygax (au centre, avec son chapeau blanc) et Claudine Kopp (à sa gauche) entourées des Happy Boots, avec qui elles partagent l’amour de la musique country.

En tenue si possible

Chapeau, bottes, blouse ou chemise à franges: danser sur de la country music nécessite un petit effort vestimentaire, surtout quand le groupe évolue en public. «Dans les cours toutefois, cela n’est pas obligatoire, précise Béatrice Gygax. Cela a d’ailleurs tendance à se perdre, ce que je trouve dommage. Les tenues apportent beaucoup au côté folklorique. De plus, les bottes par exemple ont leur importance même si elles donnent chaud en été: elles maintiennent bien la cheville et permettent de mieux réaliser les pas demandant de taper le talon sur le sol.»

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