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Les Rêveries N°18 – juillet 2009 – Angers / Fontenay le Comte Un  nouveau  numéro,  toujours  aussi  compliqué  à  réaliser,  j'ai  pris  mon  temps,  fait  mes  petites  interviews,  mes  petites  chroniques,  puis  le  temps  s'est  accéléré,  pas  d'idées  de  fausses  news,  la  couverture n'arrive pas, un groupe ne me rend pas ses questions, ça traîne, puis je comprends que la  compile ne sortira jamais en même temps que le fanzine, je décide de sacrifier des rubriques, rajouter  des  chroniques,  rajouter  des  groupes  au  sampler...  Bref  une  grosse  galère  une  nouvelle  fois  !  Finalement, bonne lecture et à l'année prochaine ! ;­)

Sommaire

Le faux courrier des lecteurs Page 3 El Royce Page 4 Escarres Page 6 Sexypop Page 8 Justin(e) Page 12 Primal Age Page 16 Baxters Page 19 Memories Of a Dead Man Page 22 Crossing the Rubicon Page 26 Paranoïa Page 30 Shob a t'il bon goût Page 34 Sélection Bière Page 36 Sélection BD Page 38 Chroniques Page 40

. a i s d éçu 'es t ja m n e r i p d au i s'atten Celui qu

s

ie r e v ê R Les lien Fuseau

Playlist Crossing The Rubicon ''S/t'' The (international) Noise Conspiracy ''the cross of my calling'' The Black Zombie Procession ''Mess with...'' Justin(e) ''accident n°7'' Baxter ''black baccara'' Rancid ''Let the dominoes fall''

Ju

Appt 63 is Gain 11 rue Lou ers 49100 Ang 4 96 06 66 52 6 oila.fr s@v les_reverie

Contact

www.myspace.com/lesreveries Merci à : Vinz Trappist, Till et Guerilla Asso, Eternalis, Oni Red Chords, Chanmax, Antoine et Free Edge, Hardcore Troopers,Kicking Records Bonjour à : Blues Bar, Black Blousons, Squatos les Bains, Garage FeAver, Denibar, Pistouille, Porche, Mature, Rod, Jé, Rocket, Babo, Sik, Laure, Paul Eluard et Isa, Sandra, Lumière, Guifus, Mélanie, Lilou et Noa, Hélène l'amour de ma vie, Coline et Sacha. Et ma Tante Juju adorée. Fanzine réalisé sur Linux Ubuntu, Open Office Draw et hélas Gimp.

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Photos couverture : Walls of Jericho par J.News – avril 2009.

Tirage 300 exemplaires


Le faux courrier des vrais lecteurs Bonjour, je suis surpris en lisant ce numéro de voir la disparition de la rubrique foot juste l'année où

Bordeaux vient de (re)conquérir le titre de bien belle manière. J'aimerais que vous parliez un peu de

Marouane Chamack, mon joueur préféré et meilleur attaquant du monde et d'Ulrich Ramé, dans le top 5 des meilleurs gardiens de la planète. N'oubliez pas

monsieur des Rêveries, qu'il existe autre chose que Tony Vairelles et le FC Nantes qui sera d'ailleurs certainement mieux à sa place en ligue 2. A. Porche Sur Yon

Pourquoi Rocket, dit Moquette, tourne t'il à l'envers dans les circle – pits ? Je pense qu'un petit dossier enquêteréponse dans le prochain numéro serait intéressant.

Je tenais à pousser un coup de gueule contre les  Black Blousons, ok on fait venir GBH, ok on fait  venir Discharge, ok on fait venir Vitamin X. Par  contre  qu'en  est  il  des  Garage  Feaver,  le  groupe  le plus emblématique du sud Vendée qui fête ses  dix  ans  cette  année  ?  Qu'en  est  il  aussi  des  Chivers,  qui  cherchent  désespérément  des  dates  ?  Et  des  Sekator  ?  Messieurs  les  Black  Blousons, tout comme lorsque l'on habite habite  à Bordeaux on ne boit pas de Bourgogne, quand  on  habite  le  sud  Vendée  on  fait  jouer  du  Vendéen. G.Mou

Garros, e Roland n g a g r e g ' à « si Ro de la Rep e u r a l e s je traver poil »

Paps

R.Ta Life

Europe au Hellfest, et pourquoi pas Scorpions pendant qu'on y est ? Je suis très heureux de l'intérêt que vous portez à la bière, j'ai d'ailleurs refait plusieurs de vos dégustations décrites dans vos anciens numéros, cependant j'aimerais

si possible qu'une

dégustation de vin soit réalisée, j'ai quelques Pommards et autres Pomerol qui n'attendent que votre palais avisé et je serais heureux de vous aider dans la rédaction de cette rubrique.

P. Dart – Fontaines (85)

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EL ROYCE

Auteurs d'un premier album surprenant, mélange de rock, de punk et de sonorités métales, les trois nantais de El Royce répondent à nos questions, histoire qu'on en sache un peu plus...

Pouvez me présenter les membres du groupe, la ville d'origine ? EL ROYCE est un power trio basé à Nantes. C’est Yann à la batterie, Steff à la basse et Richard au chant et à la guitare.

Depuis combien de temps jouez vous ensemble ? Le groupe a démarré en 2002 avec un premier line-up avec lequel nous avons sorti une première démo en 2003 (« Diesel » CDR 8 titres), puis une seconde en 2004 (« Direct Live » CDR 5 titres). En 2005, Steff nous a rejoint et nous avons sorti un EP CD 4 titres en 2006.

Avez vous joué dans d'autres groupes auparavant ou jouez vous dans d'autres projets parallèles ? Yann est originaire de Clermont-Ferrand et a joué avec pas mal de groupes là-bas avant de passer quelques années à Londres où il a joué dans un groupe Rock Indé (Delicate AWOL). En 2002 il a débarqué à Nantes. A peine quelques semaines après son arrivée, nous lui avons mis le grappin dessus grâce à une petite annonce sur un site web. Steff et moi nous connaissons depuis de nombreuses années. Nous avons joué dans deux groupes nantais ensemble dans les années 90 : Chears (plutôt orienté Hard Rock Glam) et Divine Furia (Punk Soul àla MC5). Après Steff a joué dans le groupe de son frangin (Fools) et moi dans un duo Electro Metal (U’ZY). Globalement, ça fait une vingtaine d’année qu’on joue dans des groupes… ah oui, Steff joue aussi occasionnellement dans le backing band de Jean-Claude Crystal, mais là on s’écarte franchement du Rock’n’Roll.

El Royce mélange pas mal de styles et est finalement assez difficile à définir, quelles sont vos influences ? EL ROYCE c’est un pied dans le Old School et un autre dans le New School. Y’a une bonne pincé de gros Rock des familles (AC/DC, Rose Tattoo, Motorhead, Ramones), quelques litres d’hormones juvéniles (At The Drive In, Billy Talent) et un bon coup de pommade pour les mélodies qui font mouche (de Samiam à Motley Crüe, en passant par The Donnas). On s’inscrit dans la lignée de cette scène française qui englobe Flying Donuts, Seven Hate, Dead Pop Club, les Uncommonmenfrommars et bien d’autres. On fait du Power Pop Punk’n’Roll, ça résume bien l’affaire…

« what you see is what you get » est le premier album du groupe, qui l'a enregistré, dans quelles conditions ça c'est passé ? Nous avons enregistré avec Chris Hogommat au studio AudioCapsule dans la région nantaise. Il était déjà responsable du EP sorti en 2006, c’était donc une suite logique. En tout, mixage compris, ça nous a pris 16 jours, sur plusieurs week-end et pas mal de soirées, entre novembre 2007 et janvier 2008.

Une petite anecdote sur l'enregistrement ? Globalement, c’était vraiment du velours. Juste un petit truc. Le studio donc est situé dans un vieux corps de ferme situé au beau milieu des champs de vignes qui font le Muscadet. Un jour bizarrement mon ampli s’est mis a faire un buzz incroyable qui compromettait l’enregistrement. Le phénomène a disparu puis s’est reproduit de façon irrégulière. En fait, le studio partage le même compteur électrique que l’habitation situé à côté. Et on s’est rendu compte que lorsque les gens faisait fonctionner leur sèche-linge ça créait des interférences avec mon ampli… finalement rien de très grave, il a suffit de se synchroniser en fonction des tournées de lessive.

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Comment ça s'est fait avec Novatrax ? Le plus simplement du monde. Novatrax c’est l’asso qui gère les activités du groupe. C’est en quelque sorte notre propre label. On gère tout de A à Z, de l’enregistrement jusqu’à la promo et la mise en place en magasin. Ça représente pas mal de taf, mais au moins on sait à quoi s’attendre. Si tu veux avancer, y’a pas 36 solutions. Prends des dinosaures comme Motley Crüe, ils sortent maintenant leurs skeuds sur leur propre label. Petite note au passage, Novatrax n’a pas la vocation de créer un catalogue, donc inutile de nous envoyer des démos et de nous bombarder de mails.

Qui a dessiné la pochette, que signifie le visuel pour le groupe ? J’ai réalisé l’artwork, aidé sur quelques points par ma copine, avec toujours les conseils avisés de mes petits camarades. Y’a aussi des photos de Fred Goaziou (www.bzh-live.com). L’idée c’était de coller au plus proche de l’esprit musical de EL ROYCE : franc, direct, sans artifices. Ce que tu vois, c’est ce que tu as. Quand tu dépouilles les différentes couches successives, que tu vas au plus profond, à l’essentiel, il te reste quoi ? Des crânes ! En plus au final, ça donne un côté imagerie Rock’n’Roll pour bikers bien rigolote. A l’origine, on avait pensé mettre juste un ampli. Genre, EL ROYCE c’est un ampli à burnes. Si tu regardes bien, on a gardé en fond l’aspect toilé d’un baffle Marshall.

D'où vient le nom du groupe ? C’est une longue histoire… Voilà, à nos débuts, on avait un nom un peu compliqué qui ne facilitait pas la communication avec les organisateurs au téléphone. Il a donc fallu corriger le tir sans se rater. En décembre 2003, Laurent Charliot a sorti "La Fabuleuse Histoire du Rock Nantais" (40 ans de groupes locaux) et ça a fait rigoler un tas de monde, rapport à la photo du groupe dans lequel je jouais avec Steff (Chears). C’est pas toujours évident à assumer quand on a fait parti d’un Hair Band… En plus l'auteur a fait une bourde de copier/coller. Le type m’a mis le nom de scène d'un autre membre (Royce). C’est devenu une grosse private joke entre nous, qui s’est transformée en "Le Royce" et enfin "El Royce". Yann a suggéré que "EL ROYCE" c'était pas plus con qu'autre chose et c’est devenu notre nom de groupe.

Quels sont les projets pour 2009 ? Et bien toujours et encore des concerts. C’est vraiment la raison d’être de EL ROYCE. On va essayer d’aller dans tous les coins où on a pas encore mis le nez, avec quelques petites incursions à l’étranger. Et si tout va bien (ce qui veut dire si le disque se vend pas trop mal, donc amis lecteurs vous m’aurez compris…) peut-être une prochaine session studio à l’automne pour un nouveau disque.

Interview par J.News Février 2009. Photos DR


Escarres Jeune groupe (deux ans d'existence) de Nancy, Escarres vient de signer un premier album surprenant sur Oni Red Chords. L'occasion d'en découvrir davantage sur ce groupe pressé.

Pouvez me présenter les membres du groupes ? Le groupe a une structure tout ce qu'il y a de plus classique : Mignon à la batterie/choeurs, Boris à la basse/choeurs, JP à la guitare/choeurs et Gaetan au chant principal. D'où vient ce surprenant nom, et le titre de l'album ? On a dû pas mal se creuser pour trouver un nom de groupe vraiment sympa. On était tout d'abord parti sur Dragon Force mais apparemment c'était déjà pris... On s'est donc rabattu sur le seul point commun entre nos grands parents... Pour Plumérid, ça vient d'un beau jeu de mot bien foireux en rapport avec l'artwork... Allez, un peu d'effort... Pour un groupe qui n'a que deux ans d'existence vous avez un bon CV notamment avec vos 4 tournées et vos 10 pays européens traversés.... Ouais c'est vrai qu'on n'a pas chômé! Le truc c'est qu'on n'a peut être que 2 ans d'expérience, mais on a tous eu pas mal de groupes avant Escarres donc on sait un peu comment s'y prendre pour chercher et trouver des concerts. Organiser des tournées c'est vraiment long et chiant mais c'est la seule solution pour sortir un peu de la cambrousse... Pour moi, lorsqu'on a créé le groupe, le but était de faire un maximum de concerts. Je pense que l'objectif est atteint! Avez vous d'autres groupes en parallèle ou avez vous fait partie d'autres groupes ? Oui, chacun d'entre nous a eu ou a toujours d'autres groupes dans des styles pas forcement identiques. Pour en citer quelques uns : Monosourcil, Anarchophobia, Headust, Dolom, Hervé, Tentaculoos, Desenza... Ca fait du bien d'avoir d'autres projets, ça permet de ne pass'enfermer dans un seul style et un seul groupe de potes.

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L'artwork de Plumerid est vraiment très réussi, c'était quelque chose qui vous tenait à cœur de bien réussir la pochette ? Oui, ça fait des années que je me disais : "Un jour j'aurai un bel album Digipack!". Pour cet album j'avais vraiment envie d'avoir un beau packaging. De toutes manières, à l'heure actuelle, l'artwork est à peu près le seul intérêt que peuvent trouver les gens pour acheter ton CD plutôt qu'à aller le télécharger sur Internet. On s'est donc mis en contact avec Rica, un excellent illustrateur de Bordeaux pour la réalisation. Le plus dur a été de trouver le thème... Le concept est venu en décembre 2007, lors d'une tournée avec Monosourcil (dont Gaetan et Boris font partie). On était à Venise, les rues étaient infestées de marloutes... Après avoir assisté à un beau combat entre l'une d'entre elle et des pigeons, on s'est dit : "Bingo! C'est ça qu'il nous faut comme pochette!" Rica a ensuite fait un travail vraiment extra. Les titres des morceaux sont souvent marqués d'humour et de jeux de mots (« Barry is white and Marvin is gay », ou « j'ai vu une boîte aux lettres dans un cimetière »), la déconne serait elle l'esprit du groupe ? Wow, tu retires tout de suite ce que tu viens de dire! Vous avez fait une reprise de Kid Dynamite sur le tribute et aussi donc dans votre album, faîtes vous d'autres reprises ? Ah... La question que j'attendais... Oui, on a actuellement une autre reprise qu'on joue en concert depuis quelques temps : "Welcome to the Jungle" des Guns. C'était à la demande de Gaetan qui est un inconditionnel... Bien entendu, on la reprend à la sauce Escarres... Sinon on est en train de travailler sur une nouvelle reprise d'un grand Monsieur de la chanson française : Michel Sardou... Pour l'occasion, on sort même le synthé! Quels sont vos projets pour 2009 ? Avant tout, faire des concerts. Ensuite, j'aimerais beaucoup qu'on enregistre nos nouveau morceaux afin qu'ils figurent, sur, pourquoi pas, un split... A voir... On travaille aussi à l'élaboration d'un film porno, mais ça c'est encore au stade embryonnaire... Avez vous une solution contre la mort du cd ? Oui.

Interview réalisée en février 2009 par Julos News


La petite présentation : Alors moi c'est Benjamin, Benji pour les intimes, bassiste depuis 2006. Pierre, guitariste / chanteur depuis depuis le début, c'est à dire 2000. On est basé sur Angers. On a sorti 3 albums, un premier sorti en 2003 qui s'appelait « access to the 2nd floor », un autre en 2005 qui s'appelait « stange days » et le dernier sorti en 2008, « never be the same ».

Je trouve ces trois albums et du coup votre discographie très homogène, quel regard portez vous dessus avec le recul ? B: Je n'étais pas là pour les deux premiers mais nous ce qu'on ressent c'est un petit changement au niveau des compos, logique parce que ce ne sont pas les mêmes membres qui les ont composées, ça reste homogène, ça reste le même genre de musique. Mais le fait est que sur le dernier on a essayé de se faire plaisir et de faire style qu'on aimait tous les trois, Sylvain, Pierre et moi. On a des influences différentes tous les trois et l'album est différent dans sa totalité forcément. Vu que c'est le dernier c'est celui qu'on préfère mais il reste dans la lignée des deux précédents avec quelques changements et améliorations. P: Déjà le petit soucis qu'on va avoir c'est que c'est le même chanteur donc la voix va rester, c'est le même batteur donc la rythmique va a peu près être la même. Après il ne peut y avoir que les morceaux en eux mêmes qui changent. Cela dit je dirais que le dernier poursuit ce qu'avait commencé « strange days » mais se lâche un peu plus, c'est à dire qu'il y a des morceaux encore plus bourrins qu'avant et des morceaux encore plus gentils qu'avant.

J'ai trouvé le premier album étrangement tr��s mature, c'était votre premier groupe ? P: J'avais fait un premier groupe mythique où j'étais batteur – chanteur qui s'appelait LIMBO. On avait fait quelques dates avec les Thugs, ça s'est arrêté quand Sexypop a commencé. Sylvain c'était son premier groupe à la batterie. Le premier album, c'est marrant, ce sont souvent les gens qui sont marqués par un premier album qui disent ça parce qu'en fait les groupes ne réfléchissent absolument pas quand ils écrivent un album, ils font une succession de chansons, assez pour faire un disque. C'est en ça que je trouve que le dernier album ressemble au premier, parcequ'une fois qu'on a eu treize morceaux on est allé en studio, alors que pour Strange Days on a tout composé et là on s'est dit qu'on allait faire un album, à cette époque on ne faisait que ça et du coup je pense que c'est le plus cohérent de tous en terme de morceaux mais le plus lassant à l'écoute.

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Edith Sample c'est quoi cette structure, ça existe toujours ? Non ça n'existe plus, on est les spécialistes des trucs qui coulent. C'est un label angevin, en fait un personnage un peu bizarre de la scène angevine, c'est lui qui a réalisé le tribute aux Thugs, il faisait une émission télé musicale à l'époque avec des lives du chabada et quand on lui a envoyé notre morceau des Thugs, il nous a dit « putain énorme j'aimerais bien écouter ce que vous faîtes ». Il est venu en studio parce qu'on allait enregistrer l'album à ce moment là et il nous a dit qu'il allait le sortir. Il a trouvé un distributeur, qui s'est cassé la gueule, puis le label s'est cassé la gueule et nous on s'est fait enflé de je ne sais combien de millions d'euros (rire). Le truc positif c'est que pas mal de gens bossaient en stage et ont fait notre promo et du coup ça a bien marché.

Comment ça s'est passé avec At(h)ome ? C'est notre manager de l'époque qui s'occupait de trouver des contrats à droite à gauche, At(h)ome nous suivait car Christian, notre manager, les harcelait, ainsi que les autres maisons de disques, pour venir nous voir et At(h)ome ne signe aucun groupe tant qu'il ne les a pas vu sur scène, comme beaucoup de labels et ils sont venus nous voir à un concert au Batofar et ils ont dit Ok c'est bon. Du coup on a fait Strange Days en Suisse avec des gros moyens et on a encore perdu beaucoup d'argent parce que le disque n'a pas été défendu sur scène je pense. Le label a bien bossé, Wagram aussi parce que le disque était partout, quand t'as des structures comme ça, ils prennent une grosse marge sur les ventes de disques et nous dans le temps on a bossé avec un tourneur qui ne nous a pas fait beaucoup joué. On a du faire 30 dates cette année-là alors qu'on aurait du en faire 80. Donc à partir de là on n'en n'a pas vendu assez et Wagram ne voulait plus de nous même si At(h)ome voulait toujours, mais ils avaient un contrat donc c'était mort.

Le dernier est sorti de façon assez originale. Quand At(h)ome a dit que Wagram ne voulait pas le sortir et qu'ils ne pouvaient pas nous proposer autre chose j'ai dit Ok on va le sortir par nous mêmes via myspace, via la distribution numérique. On n'a pas besoin énormément de moyens. Du coup mine de rien c'est le premier disque qu'on rentabilise aussi vite. On n'en a pas vendu des cents et des milles, c'est certainement le disque de Sexypop qui se vend le moins, en même temps on n'a pas fait de promo (juste quelques disques ici et là), pas de concert (à peine une dizaine). Donc il est rentabilisé. On le vend en support physique par Myspace et en titre par titre sur I Tunes, Virgin Méga ou Fnac.com, ça nous rapporte un petit peu.

C'est un bon moyen alors ! Il faudrait que les groupes se posent la question si c'est pas plus mal, nous on a plus trop de temps pour s'occuper du groupe mais à l'époque où on ne faisait que ça on aurait fait pas mal de promo. C'est très rentable parce qu'en fait c'est toi qui investit et c'est toi qui récupère, tu squizzes le distributeur qui prend des marges monumentales, tu crées ton propre label c'est ça aussi. Si un groupe tourne, il aura rapidement les moyens de rentabiliser son disque.

Vous apportez un soin particulier à l'artwork, ça a un sens particulier pour vous ? J'ai toujours aimé les belles pochettes, je ne sais pas si c'est ce qui transparait mais on aime bien les beaux objets. Du coup on s'est pas mal pris la tête pour le dernier avec quelque chose de déstructuré, de grunge et de joli, je sais pas si ça a marché !

Acces to the second floor - 2002

Strange Days - 2004

Never be the same - 2008


Pierre, tu as étudié l'anglais ? Je trouve ton accent particulièrement poussé. P : Pas du tout, on me l'a déjà dit, un accent américain. Depuis que je chante j'imite les autres donc à force je pense que ça vient de là et puis je suis fan de la culture anglo-saxonne, je regarde les séries en VO, les films en VO. J'y ai toujours pas mal accordé d'intérêt parce que ça donne de la crédibilité aux groupes français sachant que nous ne chantons pas dans notre langue alors autant essayer de bien faire.

Vous avez déjà tourné à l'étranger ? Juste en Suisse et Belgique donc pas trop anglophone !

Pourquoi un passage à 4 membres ? Benji est arrivé entre 2 albums pendant la tournée Strange Days et à la fin de la tournée on avait déjà essayé un quatrième membre, un guitariste, mais ça ne l'avait pas fait et du coup j'avais vraiment envie d'un second guitariste. Avec Sylvain on avait fait le tour on trouvait, donc on a passé des annonces et on a rencontré Julien, petit jeune, de 21 ans, 22 même. Il était super motivé, plein d'aplomb, quand on l'a recruté on avait déjà bouclé l'album, tout était enregistré et fait pour deux guitares donc on voulait absolument jouer ça sur scène à 4? Des dires des personnes d'Angers qui nous connaissent bien, ça apporte un plus, de la sérénité sur scène.

Vous avez enregistré des nouvelles compos ? Rien du tout, on cherche des concerts déjà, c'est un peu dur. Le batteur habite à Paris maintenant, on a le taf aussi, donc on répète pour les concerts, pour se faire plaisir et on verra par la suite.

Un mot sur la scène angevine ? P : Il y a une bande de jeunes qui arrive, en fait quand j'ai commencé sur Angers il n'y avait plus de rock, que de l'électro, c'était la fin des Thugs, sorte de page qui se tournait. C'est là qu'on a monté Sexypop et il y a eu un renouveau rock'n'roll qui est arrivé avec les Daria, Casper... et aujourd'hui il y a des jeunes de 20 ans comme Mérédith, Wrong For Peace, Blackout, Apple Jack...

Qu'en est il du collectif Emo Glam Connection ? On en a pas trop entendu parlé depuis un petit bout de temps, on a des nouvelles des uns et des autres de temps en temps quand même. Du fait qu'on ne soit plus trop en tournée on les croise moins. A l'époque il y a quand même eu 3 compiles, des albums paninis, des concerts, depuis ça s'est un peu calmé mais il y avait une effervescence à cette période.

Comment avez vous eu David Weber pour strange days ? On l'avait contacté, on lui avait envoyé des démos parce qu'il demande à écouter avant, il est quand même exigeant mine de rien, il aimait bien donc ça s'est fait. Après il fallait aussi réunir l'argent.

Et pour le dernier qui était aux manettes ? Le dernier c'est notre sonorisateur qui a fait les prises puis on les a mixées avec les mecs d'Angers à Trélazé chez les mecs de One Way Mirror.


Au niveau des influences qu'est ce que vous aimez ? 4 membres, 4 styles. Pier et moi on est assez proches, on écoute du punkrock, du HxC, des trucs calmes, des trucs moins calmes. Julien écoute beaucoup de hardcore chrétien et Sylvain des trucs tantôt jeunes tantôt moins jeunes comme les Cure par exemple. Sinon on nous compare souvent aux Foo Fighters, ça c'est le truc qui ressort le plus souvent, après on est très musique indé, rock, punkrock, émo.

Votre album préféré chacun ? B : Something To Write Home About des Get Up Kids S : Pornography de Cure P : In Utero de Nirvana J : je sais pas, on peut dire du hardcore chrétien style Underoath ou Norman Jean ou peut être un blink 182 de dessous les fagots ou Refused.

Le pire et le meilleur souvenir de tournée ? P : Le pire, un bar à Boulogne sur Mer, on a eu moins que prévu mais beaucoup moins c'est à dire qu'on rentrait plus dans nos frais. Ensuite il faisait très froid et pour le catering il nous avait mis un barbecue électrique dehors en plein mois de décembre par -2° avec des chippos périmées et au final un barbeuk qui marchait très peu, du coup bilan : 2 intox alimentaires et on a du payer nos consos. Un bon souvenir, à Moucron en Belgique, c'était pour la tournée Strange Days et on faisait un concert avec Hollywood Porn Stars dans un mini festival et on était avec tous nos potes, la bonne équipe. On a joué, Hollywood a joué et l'ambiance était un peu spéciale au festival, là on est tombé sur 3-4 mecs qui ont trouvé le concert sympa qui voulaient nous payer un coup dans un bar après. On pensait boire un verre et aller se coucher sauf qu'en Belgique les bars ferment quand le dernier client est parti. Les gars ont été monumentaux, ils nous ont payé toutes les bières belges pour qu'on les goute, on est sorti en état avancé, on logeait dans un gîte pour handicapés moteurs et mentaux avec tout un étage pour nous et il fallait qu'on finisse une bouteille de vodka... S'en est suivi des vomis, rigolades, etc...On a dormi 1 heure et on est reparti. B : D'autres bons souvenirs : Tour de Scène à Angers en 2008, avec 1000 personnes et c'était notre première date à 4 membres.

Les projets pour fin 2009 ? B : Tourner mais des dates avec des potes. On va faire des concerts avec Daria, ça va être une bonne partie de rigolade et le foie va prendre une belle calotte car c'est pas les derniers....

Interview par Julos News, le 17 février 2009 au Donald's Pub, Angers


Le paysage punkrock français est en plein renouvellement, on a pris en pleine face l'éclosion des Guérilla Poubelle il y a quelques années, et depuis on va de découverte en découverte, petit aperçu avec les nantais de Justin(e). 1) Pouvez-vous me présenter le groupe (membres, ville, albums...) Alex : Jusqu'en 2007 avec « du pareil au même le premier album » on était 5, on était de Nantes. Il y avait Jack à la basse, il se faisait royalement chier dans Justin(e) et c'est ça qui était génial. Esthétiquement sur scène c'était fendart, il se roulait des grosses clopes pendant les morceaux, jouait de temps en temps ses lignes, assis dans un coin, caché derrière un rideau. Un flegme absolu, déconcertant. Beaucoup de gens croyaient qu'il se droguait, il en avait juste rien à foutre. L'antithèse du mec à fond dans son truc. C'est très triste qu'il soit parti mais on n'a pas pu le retenir plus longtemps. Pour Jeremy notre batteur c'était un peu pareil jusqu'en février dernier et juste après la sortie d' « accident numéro 7 ». Lui non plus c'est pas trop son truc Nofx, Rancid, tout ça, la musique américaine, c'est plus le trip d'olivier et fabien. Donc après le départ de Jack, Fab a pris la basse, olive est resté à la guitare et moi au chant. FX à remplacé Jeremy à la batterie depuis. On perd un membre par album..

2) Avez vous d'autres groupes à  coté de Justin(e),dans quels autres groupes avez-vous déjà  joué ? Alex : Fabien fait la guitare dans Ultra Vomit, Jeremy va faire la batterie d'Andréas et Nicolas, le projet acoustique du Chanteur d'ultra et Olive et Moi avons monté The Attendants, un groupe punk 77 avec nos frangins respectifs. FX qui remplace Djé avait monté un truc grind qui s'appelait 29/09.

3) Pouvez-vous m'en dire un peu plus sur l'origine du nom du groupe... Alex : Référence au Marquis de Sade, Justine ou les malheurs de la vertu, une jeune ingénue qui se fait apprendre la vie par un couple d'éducateurs immoraux.

4) C'est marrant actuellement beaucoup de groupes ont des noms avec des prénoms (Justin(e), Dolores, Charly...), un petit commentaire ? Alex : Diego Pallavas, Nina'school...Hasard??? Non je sais pas... on ne s'est pas concerté en tout cas... Mais c'est vrai que c'est un peu intrigant, d'autant plus que l'on appartient plus ou moins à la même famille musicale, on fait des concerts ensemble...

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5) Vous avez un nouveau bassiste, qu'est ce que sa présence a changé au sein du groupe ? Alex : Le passage de fabien de la guitare à la basse nous à fait perdre en mélodie ce que l'on à gagné en puissance. Mais je me répète on adorait la présence de Jack sur scène cet espèce de j'm'en foutisme absolu décalé. On a perdu Jack et c'est très triste. Fab est un musicien total et on ne voulait pas remplacer Jack donc la recomposition s'est faite comme ça. Olive : C’est vrai qu’on s’est pas mal tâté quand Jack a annoncé son départ. C’est difficile d’intégrer un nouveau membre, on s’est dit que le plus simple serait que Fab remplace Jack à la basse et qu’on retravaille les morceaux pour qu’ils sonnent avec une seule guitare, ce qui n’a pas été évident finalement, d’où le besoin de composer des nouvelles chansons. Au récent départ de Djé on s’est posé plus de questions, à savoir : est ce que l’on intègre un nouveau batteur, est ce qu’on prend une boîte à rythme, est-ce que Fab passe à la batterie et on prend un autre bassiste ou tout simplement est ce qu’on continue et puis finalement on a choisi de prendre Fikce parce qu’il peut apporter énormément au groupe et que c’est un pote donc plus facile à intégrer.

6) Le fait de venir de Nantes, d'avoir des textes bien écrits, de chanter en français et jouer du punk rappelle forcément Zabriskie Point, ce groupe a t'il eu une influence sur vous, vous sentez vous un peu comme des héritiers ?

Alex : Une influence énorme, la première en fait. Olive et moi on a découvert le punk par les Zab (proximité locale oblige) et Dialectik records, le label nantais que Stéphane Moreau avait monté tout en s'occupant des Zab. On allait voir ses plateaux, les Klunk, Yalateff, Dead end et c'est comme ça que l'on a découvert des groupes comme pkrk, NRA en écoutant les compils dialectik. Olive : Je dirais une influence énorme mais surtout au début, aujourd’hui c’est plus vraiment le cas. Des fois ça me fait un peu chier quand les gens nous compare systématiquement aux Zabs. On se retrouve cloîtré entre Guerilla Poubelle et Zabriskie Point et c’est frustrant, j’ai l’impression que même si on faisait 1000 albums on aurait toujours l’étiquette des Zabs ou de GxP collée au fion, même si on nous compare dans le bon sens.

7) Comment s'est passé l'enregistrement de l'album ? Alex : Fabien venait d'enregistrer « Objectif : thunes » avec Ultra Vomit au Drudenhaus studio avec Neb Xort le claviériste d'Anorexia Nervosa. Il nous à dit que c'était un mec tout en épaisseur et il est effectivement très épais, un peu comme un gros matelas bien épais. Olive : L’enregistrement nous à pris beaucoup de temps parce qu’on y est allé comme des touristes. Les compos on été écrites deux semaines avant d’entrer en studio donc quand on s’est pointé là bas on savait à peine les jouer et Alex continuait à écrire ses textes cloitré dans la salle de bain de Benoit pendant les prises instrus. Heureusement Benoit, en plus d’être épais, est très patient, il ne s’est jamais emporté et à toujours été de bon conseil. Je crois que c’est une des plus belles rencontres que l’on ai faite avec Justin(e). Olive : En gros c’est ça.

8) Qui a fait la pochette ? Comment est venue l'idée ? Alex : FX notre nouveau batteur, venait à l'époque avec nous sur quelques dates pour boire gratuit du jus d'orange. Y'avait des lunettes à mon grand père dans le camion, il les a mises on l'a pris en photo et on s'est dit que l'on tenait la pochette la plus moche du monde... Olive : Du coup je crois que NOFX s’en est inspiré pour la pochette de son prochain album…ou pas.


9) Du coup comment s'était fait le contact avec CHA pour le premier ? Alex : Par Till de Guerilla Poubelle et Marsu De Crash Disques, on leurs envoyait des pochettes toutes pourries et ils n'en voulaient pas donc ils nous ont proposé celle de Cha... Olive : En fait on n’a jamais rencontré Cha avant la sortie de l’album je crois.

10) Comment s'était fait le contact avec Crash Disques, que vous apporte cette structure ? Alex : D'abord il y avait Damien qui s'occupait des GxP, il trainait sur Nantes plus jeune et adorait également les Zab, et puis Till nous a fait de la pub auprès de Marsu qui nous à sorti le truc. Crash Disques bosse avec PIAS, donc assure par cet intermédiaire une distribution nationale des groupes dont ils s'occupent, il nous reverse ensuite du fric pour acheter des camions tous pourris et des cigarettes.

11) En tant que fanzine punkrock qui laisse une place importante au foot on ne pouvait passer à coté de la chanson Jean Claude Suaudeau, chanson hommage, émouvante j'ai trouvé. Coco l'a t'il écoutée ?? Alex : Oui, Georges Eo qui faisait partie de son staff à l'époque entraîne l'équipe d'Orvault Sport, à côté de Nantes. J'ai plusieurs potes qui jouent là bas et l'un d'entre eux, Erwan Chevalier à filé le disque (et un article qui parle de la chanson dans le magazine de foot But Nantes) à Georges qui est resté pote avec le Dieu Jean Claude. Georges qui fait une belote tout les mercredis avec coco lui à refiler le cadeau et apparemment ça lui a plutôt fait plaisir, du coup il a demandé à nous rencontrer, c'est génial. Y'a RTL qui nous a contacté pour passer la chanson dans leurs émission foot de 22 heures. Ça nous fait bien poiler... Olive : Moi j’attends le jour où on aura un article dans onze mondial si ça existe toujours et puis le jour ou Alex ira parler de nous à téléfoot.

12) Quel est votre joueur nantais préféré de tous les temps ? Alex : Je répond pour les autres mais j'adorais les grands passeurs, des mecs comme Pedros, Toulalan, Carrière, ultra collectif, une touche de balle, une belle passe et puis but. Olive : moi j’aimais bien Nicolas Ouedec et puis mon frère avait un poster de l’équipe de Nantes de je ne sais plus quelle année , accroché stratégiquement en face de la porte de ma chambre et le nom qui m’est resté est Zoran Vulic.

13) Si vous deviez former l'équipe de Nantes de rêve elle serait composée de qui ? Alex : Louise Michel dans les buts. Moi je me foutrais derrière avec Staline à droite et Napoléon à gauche. Pete Doherty en récup au milieu, Hitler juste devant, sur les ailes Scorsese et une fraise sur un tabouret. En attaque un Chevalier du Zodiaque de ton choix, Alf et Materazzi. Sur la touche Joey Starr, ma grande soeur et Gerard Jugnot quand il avait 12 ans. Olive : Et un gros Elvis en coach pour leur apprendre ce que c’est le jeu de jambe.

14) « aussi puissant qu'un Tony Vairelles en confiance dans une intervalle » curieuse référence! Clin d’œil taquin (comme l'article « et si tony vairelles n'avait pas pris un carton rouge à Highbury » dans le dernier numéro du fanzine) ou respect pour LE personnage du nord ? Alex : Un peu les deux.

15) Bon on peut parler pronostics de championnat, le fanzine sortira fin mai, donc on verra si vous avez vu juste ! Qui pour le titre ? Qui pour la descente ? Qui en meilleur buteur ? Alex : Marseille, Le Havre, Caen, Sochaux, Gignac.

démo 2002

Arrête toi 2004

Du pareil au même 2006 Crash Disques

Split avec Jetsex 2007 Guerilla asso

Accident n°7 2008 Crash Disques


16) Revenons à la musique, sur Che Vuoi ?, « et je me demande ce que je suis pour toi » chanté comme ça on dirait une allusion aux BB Brunes, hallucination de ma part ? Alex : Putain t'as l'oreille fine ! On se marrait au studio et puis on a laissé comme ça...

17) Quels sont les groupes que vous écoutez en ce moment? Un album qui vous a marqué ?

Alex : En concert les Bananes Metallik, j'en peux plus à chaque fois qu'on joue avec eux, je scotche. Diego Palavas sur Epinal, Pogomarto sur Blois, Sisterhood Issue sur Tours, Johnny Boy sur Paris et puis les nantais de Santa Cruz, Trouble Every Day et Tromatized Youth. Olive : En ce moment je bave sur le dernier Propagandhi et des trucs comme Teenage Bottlerocket, Randy, l’album de Nina’School qui est une merveille et plein d’autre truc. J’attends avec impatience les nouveaux Nofx, Green Day, Flying Donuts, UMFM, Nine Eleven, Burning Heads et j’en oublie surement.

18) Les textes sont plutôt bien écrits et réfléchis, qu'est ce qui influence Alexandre sur son écriture ?

Alex : Je travail en Psychiatrie, donc toutes mes lectures tournent autour de ça et d'un endroit qui m'a profondément marqué : la clinique de La borde. Une articulation de la psychiatrie et du politique. Donc des lectures qui se rapprochent d'une manière ou d'une autre de ce mouvement d'analyse du fonctionnement des institutions (hopital, prison, centre de détention pour mineurs, école poubelle pour gamin en difficulté scolaire), Tosquelles, Deligny, Les frères Oury, Moreno, Frenet, Marx, Deleuze, Guattari...

19) Des projets pour 2009 ? Alex : Quelques concert, mais on lève un peu le pied, moi je suis plus sur Nantes, FX est sur Paris et Fabien est très pris avec Ultra Vomit... Olive : On a des trucs qui se profilent mais l’incertitude étant reine dans Justin(e) je ne veux pas trop annoncer quoique ce soit ne particulier, vous verrez bien.

Interview par Julos News en mars 2009. Photos par Grégory Dutein


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PRIMAL AGE Présents sur la scène depuis des années, on se souvient de LA compile overcome « in this other land » sur laquelle on retrouvait Kickback notamment, les membres de Primal Age écument les salles. Il était temps de les rencontrer, chose faîte au Free Edge au Mans où le groupe ouvrait pour Death By Stereo et Walls Of Jericho. Alors qui se cache derrière Primal Age ?

C'est Didier au chant, Eddie à la batterie, Thomas et Yohann aux guitares. On existe depuis 1997, on a fait une pause entre 1999 et 2005. On a sorti un mini cd en 1999 qui s'appelait The Light To Purify, après avoir lâché un morceau sur la compile Overcome ''In this other land''. Notre dernier album en date s'appelle '' A hell romance'' et il est sorti en 2007 chez Customcore et Free Edge Conspiracy.

Comment s'est passé le contact avec Free Edge ? En fait à la base Customcore était intéressé pour sortir l'album, et sur la route, lors de concerts on a rencontré Antoine et Richard de Free Edge qui aussi étaient partants pour une co-prod. Et puis Eternalis a aussi ressorti notre premier album.

Sur le Free Edge Fest, y a t'il des groupes que vous voulez voir ?

Alea Jacta Es, For The Glory que j'ai déjà vu avec Kickback à Paris, Onesta qu'on a fait venir à un festival qu'on co organisait, et puis dans un autre style Mad Sin.

Vous portez des t-shirts Vegan et des shorts straight edge, le groupe revendique ces idées ?

Alors il n'y a que nous deux (Didier et Eddie) qui soyons straight edge. A la base l'éthique du groupe était basée sur le végétarisme et pas le straight edge. Après quand on s'est reformé il y a deux nouveaux guitaristes qui sont arrivés et qui aussi étaient végétariens, l'éthique du groupe reste axée sur la nature, l'environnement, on a cette cohésion dans les messages, les textes. Nous ne sommes pas un groupe 100% straight edge et c'est bien, ça permet de ne pas s'enfermer. On privilégie la musique et après pourquoi pas si on peut faire passer le message, il y a une sorte d'homogénéité, de respect entre chaque personne du groupe.


Avec qui travaillez vous pour le successeur de A Hell Romance ? Le nouvel album on l'a enregistré avec Thomas Duperry, celui qui a enregistré le nouvel album de None Shall Be Saved. Ce qui est bien c'est qu'on était vraiment sur la même longueur d'onde.

Ça reste dans la continuité ou il y a des changements ?

C'est un peu moins chiadé, un poil plus minimaliste, on va pas dire un retour aux sources... C'était au départ un souhait et une envie de revenir à un truc bien brutal.

Il y aura une tournée de prévue ?

AGE

L

On va jouer à l'étranger pour le prochain album, on a reçu de bonnes chroniques du dernier et on a aussi fait quelques interviews. Le truc pour tourner c'est qu'il faut avoir une structure pour t'aider. Notre ancien projet était sur un label belge et du coup on tournait énormément voire quasiment qu'à l'étranger. Quand on a reformé Primal Age on était content de re-tourner en France.

P Interview par Julos News le 10 avril 2009 au free edge fest (le mans). Photos par J.News


Baxters

Pouvez me présenter les membres du groupe, la ville d'origine ?

Vince : Le groupe est issu d’une formation classique avec 2 guitares (moi et Kant), une basse (Sélim) et la batterie (Yoan). Le chant lead est assuré par moi-même avec Kant et Sélim en back. La formation actuelle date de 2002 qui correspond au vrai début du groupe. Avant, il s’agissait plus de tentatives de créations et de reprises… S : Rock'n roll ... Le groupe est originaire d’Orléans (45). S: BouDC Crew funky funky fresh ...

Jouez vous dans d'autres projets parallèles ? V : Le batteur officie au sein des Gravity Slaves, groupe d’Orléans, membre du collectif PP&M dont Baxters fait également partie. S : Les quoi ? ... non, ça va, je déconne, on traîne ensemble depuis des années alors on a bien voulu leur préter Yuki. Sinon, PP&M c'est la structure qui nous permet de promouvoir les 4 groupes (avec DevonMiles et Les Burning en partie) en groupant la com, proposant des plateaux pour tourner, et faire venir des groupes sur Orléans et faire un peu bouger la scène locale. (http://ppandm.com)

Dans quelles conditions Subintrant crisis a t'il été enregistré et par qui ? V :L’album Subintrant Crisis est issu d’une longue phase de création et de travail autour des morceaux. Nous avons voulu être sûr de ce qui allait être collé sur la bande. Pour l’enregistrement, nous avons souhaité faire ça « à la maison ». Le studio d’enregistrement de Samprass des Burning Heads et de Dude des Gravity Slaves se situe à quelques centaines de mètres de notre local. Il était important pour nous de bosser avec des gens qui nous connaissaient bien et qui comprenaient où l’on voulait arriver et ils ont même réussi à faire mieux… On est très content d’avoir pu bosser avec eux. Samprass est le chanteur des Burning Heads. Son approche vocal m’a personnellement été très bénéfique. Le chant sur l’album est en général beaucoup plus mélodique que sur les EP précédents mais en gardant cette énergie propre à l’identité du groupe. Les riffs sont également plus travaillés et doublés plus finement que ce que l’on avait pu faire auparavant. S : C'était effectivement un super souvenir de façon générale et on est bien contents du résultat. On a pu faire des morceaux plus effficaces dans l'ensemble, avec peut être du coup un peu moins de sorties des sentiers battus. Ca correspond peut être aussi à nos vies à l'époque où on a fait les morceaux, où on était un peu tous les 4 éparpillés en France de Brest à Grenoble, du coup, quand on composait, on cherchait inconsciemment à se faire plaisir simplement et efficacement (j'ai pas dit facilement !). Ça se ressent dans l'album, ça serait sûrement différent dans le suivant mais nul ne sait en quoi ...

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Comment s'est passé le contact avec Opposite ? V : La maquette de l’album a été écoutée par l’ensemble des personnes d’Opposite. Le son leur a plu. Ce sont des personnes que l’on connait bien et depuis pas mal de temps et que l’on apprécie vraiment que ce soit pour leur démarche mais aussi humainement. S : Je sais pas comment Peter les a convaincus ... mais il est plein de ressources !

Avec le recul, comment trouvez vous vos deux premiers EP ? Qu'est ce qui a changé ou évolué depuis les débuts ? V : Avec le recul, le premier EP « Lies » est issu des premiers morceaux « noise » du groupe mais avec toujours une dynamique « punk » datant des débuts du groupe. Le son n’est pas très bon et la voix non plus d’ailleurs mais il y a des bonnes idées. Le deuxième EP « Insanity and Illusion » est composé de morceaux que l’on joue encore aujourd’hui. La qualité et les conditions d’enregistrement étaient bien meilleures que pour le précédent. Là aussi on retrouve des morceaux un peu punk que perso, j’ai plus de mal à défendre aujourd’hui. S : J'écoute toujours Lies avec plaisir, et je trouve que les voix étaient cool. Effectivement, un son garage, mais déjà très bien fait par Dudu vu les moyens et le temps qu'on y a mis. Le suivant, les 3 nouveaux morceaux étaient bien cools et on les joue toujours, (bien que je trouve qu'ils manquent de basse), avec une voix beaucoup plus hardcore ... mais les instrus restent dans la même veine.


Il paraîtrait que le titre de l'album fasse référence à un évènement qui soit arrivé à un des membres du groupe, est ce vrai ? V : Ouais effectivement, le guitariste Kant nous a fait une belle frayeur type « expérience interdite » mais les infirmières ont bien pris soin de lui. S : Bon, comme Vince a décidé de prendre (exprès) son ton d'analyste financier en se disant que c'était marrant ce couillon , bah je dirais informatiquement que Kant a fait un petit Kernel panic, et on a du booster la ventilation et underclocker le CPU pendant quelques jours ... toujours su qu'il était monté en SiD (... comprend qui pourra ... ). Pour de vrai on a flippé comme des malades pendant une semaine ... K: Et maintenant la version du concerné: “Subintrant crisis” signifie “Etat de mal”. On a choisit ce titre suite à un gros coup de calgon que j’ai fait pendant l’enregistrement, et qui m’a conduit tout droit en réanimation. Pas d’explications, sûrement trop de Fernet-Branca. Ça a bien foutu la frousse à tout le monde, et ça nous a foutu dedans de quelques mois vu qu’à ce moment je n’avais pas fini mes prises.

Le créneau noise en France était important il y a 10-15 ans en France avec les Portobello Bones, Keneda, Sleeppers et autres Tantrum, est ce difficile de s'imposer sur ce secteur aujourd'hui, de trouver des dates ? V : Il est vrai qu’on nous fait souvent le commentaire de jouer de la musique des années 90… C’est clair, on s’en cache pas, on écoute ces groupes, leurs influences se ressentent dans notre musique. Mais on ne cherche pas à s’imposer avec notre musique mais plutôt à être reconnu dans ce style. S : Le créneau est assez peu occupé de nos jours mais compte toujours de nombreux adeptes. On en est arrivé là naturellement, par évolution, et la suite nous différenciera peut être un peu plus, ou pas. Mais on ne cherche pas à révolutionner le rock. Si ça peut faire un revival 90's tant mieux !

Quels sont les projets pour 2009 ?

Interview réalisée en février 2009 par Julos News

V : Trouver une meuf pour kant. S : Acheter un Panda sur eBay. Et lui apprendre la noise. K: Changer de groupe


Jeune groupe d'origine Parisienne, Memories Of A dead Man commence sérieusement  à faire parler de lui, de par son EP sorti l'an passé et ses prestations scéniques.  Entretien avec le groupe, que je qualifierai de réponse française à Cult Of Luna,  avant la sortie de leur premier album début mai.


Pouvez-vous me présenter le groupe (membres, ville …) Piloux : chanteur pierre je vie entre paris Marseille et la Normandie. B3N : guitariste /compositeur vis à st gratien (95). Julien : batteur/chanteur je vis à Paris. Will : au poste de second guitariste. Encore étudiant, je vis en Seine et Marne.

Avez-vous des side projects à coté du groupe ?

B3N: oui pas mal dont un avec Julien le batteur (Ideal Standard ) et un ancien avec julien également (Revive). Julien: oui je joue également dans Ideal Standard avec ben, dans kery's project avec will, et je bosse aussi sur des morceaux de dam! Je joue également dans revive avec ben, mais c'est en stand by pour le moment. Will : Ker Ys Project (Post-rock en dessous de 100 bpm).

D'où vient le nom du groupe ?

Piloux : en fait on a cherché très longtemps on voulait un nom qui ne fasse pas français pour ne pas se bloquer à l'étranger mais le plus important est que le nom devait être à la fois mélancolique et poétique, qu’il soit vraiment en adéquation avec notre musique.

Comment a été perçu votre premier EP ?

Piloux : disons qu’avec l’ep nous voulions créer un buzz autour du groupe et surtout avoir une bonne carte de visite il a été très important dans le processus d'évolution du groupe, les critiques nous ont vraiment fait avancer, les mauvaises comme les bonnes mais nous avons la chance d évoluer dans un style musical qui en France n’est pas encore trop utilisé. Ben : plutôt bien voir très bien par l’ensemble des zines et des medias et par le public plus que positifs, c’est aussi ce qui nous a poussés à sortir un album assez vite car les gens en voulaient plus... et nous aussi.

Le nouvel album devrait arriver dans les bacs, où a t'il été enregistré ?

Piloux : tout l’enregistrement des instrus ainsi que la voix de julien ont été faits au studio pennylane (star ac, ntm…) et ma voix ainsi que le mix et le mastering ont été faits au studio Sainte Marthe (zuul fx, sna-fu, aqme, dysby...) nous avons travaillé sur l’album avec Guillaume Mauduit le comparse de Francis Caste, Guillaume a su amener sa propre identité au son et a fait un travail extraordinaire c’est quelqu'un de très ouvert et très professionnel (nous travaillons aussi avec lui en live).

Quelles sont les principales différences ou évolutions avec le 5 titres éponyme ?

Il y a une évolution globale par rapport à l'ep il y a une lourdeur impressionnante qui se dégage de l’album les passages mélodiques sont très travaillés il y a une sorte de déferlante émotionnelle brute qui émane de ce disque. J’espère que ca vous fera vibrer autant que nous. Ben: plus de diversités tant musicale qu’au niveau des voix / plus ambiant et planant également. Julien : on a muri musicalement. Will : Pour moi, l'album vient vraiment dans la continuité de l'ep en essayant d'aller plus loin dans les harmonies et la violence de certains passages. Mais comme on l'a dit en studio, l'album sera la véritable première pierre... dans la gueule.

ep - 2007

Beyond the legend - 2009


Quels sont les thèmes que l'on retrouve dans les textes ?

La trahison, la mort, le mal-être mais aussi le rêve, l’espoir, ainsi que la confiance en soit c’est très varié. Ben : pas mal d'approche psychologique tel que la double personnalité / la solitude / la limite à la folie ...; que des sujets légers .... !!!! Julien : les troubles de l'être humain, l'espoir, la fin de la vie.

Qui se charge de l'artwork de vos albums ? L'artwork du ep a été fait par Pierre Alain allias imm3 du webzine imm3moria il a su retranscrire la musique en image sans tomber dans les clichés du métal. La pochette de l'album a été faite par Damien notre nouveau bassiste qui a fait un travail énorme en très peu de temps, il a su retranscrire toute l'intensité de la musique sur cette pochette, cet album est un objet a part entière tu regardes la pochette tu mets la galette dans ton mange-disque et là tu es prêt à rentrer dans notre univers.

J'ai vu qu'un concert acoustique était organisé, est ce un exercice facile ?

Contrairement à ce que l'on peut penser l'exercice acoustique est très dur, il faut savoir retranscrire l'énergie et l'émotion tout en renouvelant la chanson, c’est très difficile car tu n’as pas le droit à l'erreur ça s'entend tout de suite !! ben : plutôt moins facile que l'électrique c'est une mise à nu plus directe et totale. Hein pilou !!!! julien : il faut souvent repenser l'approche du morceau, et ça n'est pas si simple! Will : C'est un exercice vraiment pas évident même si nous sommes habitués à jouer ces morceaux en électrique ; en effet on ne peut pas se cacher derrière un gros son saturé. C'est tout qui change, c'est une autre ambiance à trouver et à travailler.


Comment va se passer la distribution de l'album ?

Nous avons signé sur un label belge nommé Parallel music. Nous sommes pour l'instant leur seul groupe. L’album va être distribué en France par Season Of Mist, en Angleterre et au Benelux ainsi qu’en Allemagne et aux USA et bien sûr les distribution internet. De cette manière il sera très facile de trouver l’album . ben : il a tout dit, plus auprès de nous en concert, on veut garder cet esprit et cette liberté vis a vis du public.

Au niveau des influences, on ressent du Cult Of Luna, y a t'il d'autres groupes aussi ?

Piloux : pour ma part cult of luna est une très grande influence mais il y a aussi burst, mastodon, underoath, rosetta , envy, at the soundawn, neurosis, isis, helmet, koma, devil sold his soul avec qui on joue au batofar à Paris pour la sortie de notre album …c’est très varié il faut que ca me fasse vibrer. Ben : un peu de tool /de deftones/de poison the well/ envy et la vague americaine screamo comme underoath /ithe chariot, Isis et stevie wonder !!!! Julien: underoath, mastodon, tool, mais aussi des groupes un peu plus posés comme aaron. Will : Pour ma part, peut importe le style du moment que je m'y retrouve, qu'il y a de la tension mais en effet beaucoup de post rock / post hxc, doom. Cela influence énormément mon jeu en studio et sur scène.

Les projets pour fin 2009 ?

Piloux : une tournée ,des dates un peu partout en France et j'espère en Europe, et plein de bonnes choses ! ben:la composition d'un futur album !!!! Développement du groupe à l'étranger on l'espère ....une grosse tournée européenne julien : Pareil!!!!Plus le clip que l'on va tourner le 1er weekend de mai.

Interview par Julos News en avril 2009.


Jeune groupe parisien sorti de nulle part, CTR vient de sortir l'un des tous meilleurs albums français de cette année 2009, subtil mélange de punkrock et de hardcore d'une maturité étonnante. Entretien avec le groupe qui va faire beaucoup parler de lui ces prochaines années. Pouvez-vous me présenter le groupe (prénoms, âge, depuis quand dans le groupe, ville…) ? Nous sommes 4 dans le groupe, Thomas (30 ans) frappe sur ses fûts, Jimmy (32ans) slappe sur sa basse, Guillaume (28 ans) maltraite les cordes de sa guitare et enfin Alexandru (23 ans) pousse la chansonnette seul à l’avant. Le groupe s’est formé sous ce line up en avril 2007, nous habitons tous sur Paris ou en proche banlieue. On pourrait qualifier notre musique de Rock n’ Roll très énergique avec du Punk, du HxC, du Métal et du Stoner. Ça fait très large comme définition, le mieux c’est quand même de laisser les auditeurs se faire leur propre idée de notre musique.

L’expression « traverser le rubicon » évoque (selon Wikipédia) une personne se lançant irrévocablement dans une entreprise aux conséquences risquées. Qu’est ce que cette expression symbolise pour vous ? En fait, cette expression est un petit clin d’œil aux débuts du groupe. En effet, lorsque nous avons formé le groupe, nous ne savions pas trop ce que ça allait donner, tout a été très spontané. A la base, le but était juste de faire une répète entre des musiciens qui n’avaient jamais joué ensemble (excepté Thomas et Guillaume qui avaient déjà eu un groupe quelques années auparavant). La première répète s’est très bien déroulée, on s’est senti tout de suite super bien et on a décidé d’en faire une deuxième et ainsi de suite. Deux ans après nous sommes encore là avec quelques concerts et un album en poche. « Franchir le Rubicon » c’était un peu le principe du groupe, faire un groupe de manière très spontanée et c’était peut être aussi risqué effectivement car ça aurait pu ne pas coller du tout entre nous.


L’album est surprenant par sa qualité surtout lorsqu’on sait que c’est votre premier. Vous jouiez ou jouez dans d’autres groupes ? En fait, à part le chanteur Alexandru, les autres membres du groupe sont ce qu’on pourrait appeler des vieux briscards de la scène punk/métal parisienne ! La liste des groupes dans lesquels nous avons joué serait trop longue à citer ici mais certains officient encore dans d’autres groupes à l’heure actuelle, c’est le cas de Jimmy qui joue dans le groupe Punk Jetsex et Thomas qui joue dans HKY (down-tempo/ambient) et 91Allstars (Hardcore).

Où a été enregistré l’album, avec qui, dans quelles conditions ? En fait, l’enregistrement de l’album s’est déroulé sur de longs mois, pour des questions de budget et d’emploi du temps. Le basse/batterie a été enregistré live au Bow Studio à Bois Colombes avec Patrice Lemoine sur 3 jours, puis les guitares ont été faites à la maison, ainsi que le chant (enregistré dans une cave à vélo, véridique !). Pour finir, nous sommes allés mixer/masteriser le tout en Normandie au Loko Studio, que nous connaissons bien pour y avoir souvent mis les pieds.

Comment s’est passé le contact avec Guérilla Asso ? Till, fondateur de Guerilla Asso et guitariste/chanteur de Guerilla Poubelle est un ami de longue date. Nous le connaissons depuis de nombreuses années, donc le contact n’a pas été très difficile. Il est venu nous voir à notre premier concert, puis à quelques autres ensuite. Finalement au bout de quelques mois il nous a envoyé un petit mail en nous disant que si on sortait quelques chose il serait intéressé de nous aider avec Guerilla Asso, inutile de dire que nous avons sauté sur l’occasion ! Guerilla Asso est une structure solide et avec des super groupes, Till a une implication extraordinaire dans la scène Punk hexagonale et c’est un véritable plaisir de pouvoir travailler avec lui !

Tout comme Guerilla Poubelle vous n’avez ni code barre, ni logo Sacem. Il s’agit d’un choix, pour le code barre je comprends la démarche mais du coup la distribution dîte classique (Fnac…) doit s’avérer plus compliquée ? Effectivement, Guerilla étant un label 100% DIY nous n’avons pas accès aux réseaux de distribution dit « classique ». Effectivement je ne te cache pas que c’est dommage qu’une personne voulant commander l’album à Marseille ne puisse pas le faire, mais combien d’album pourrions nous vendre via un réseau classique ? Ces réseaux sont surtout intéressants pour être disponible partout en France et sur des gros sites web comme Amazon par exemple. Après dans ce style de musique, les ventes se font en majeure partie de la main à la main, sur les stands des concerts ou via des sites comme la distro de Guerilla, « le Jardins des Fous ». Ce qui pour le moment fonctionne très bien.


Pour la Sacem, comment du coup protégez vous vos titres ? Pourquoi avoir décidé de vous priver de cette structure ? Aucune utilité d’être à la SACEM vu le statut du groupe, bien trop petit pour pouvoir gagner un peu d’argent avec… Nous risquons de payer beaucoup d’argent pour au final ne pas du tout en gagner, pire, en donner à des artistes de variété qui n’en ont pas besoin !

Qui a réalisé la pochette ? Elle semble évoquer quelque chose (le végétal – animal), qu’en est il ? La pochette a été réalisée par un bon ami à nous, Dusty Brasseur ( www.myspace.com/duzaone), entièrement à la main ! Avec uniquement du crayon à papier ! La pochette visible sur le web n’est que le début vu qu’il s’agit en fait d’un dépliant sur 6 pages, autant dire qu’il a réalisé un travail formidable et nous lui en sommes grandement reconnaissants ! Il n’y a pas vraiment de signification profonde à ça, il s’agit d’une idée de notre chanteur Alexandru, un melting pot d’animaux enchevêtrés qui se décline en insectes puis en végétaux.

Quels sont les thèmes abordés dans vos textes ? Les thèmes abordés sont très variés, mais à aucun moment ne formulent un quelconque engagement où la mise en avant d’une façon de penser, d’agir…etc. A travers douze titres on aborde des sujets tels que la fête entre amis, des sentiments tels la colère, l’amour, le tout pour finir avec une dédicace aux groupes qui nous ont influencés, et nous influencent toujours à l’heure actuelle. Le groupe est volontairement « apolitique » si je puis le dire ainsi. Non pas que nous n’ayons aucune conscience politique, loin de là, cependant tenir un discours critique et porter des valeurs au rythme de notre musique n’est pas chose facile car au delà des mots cela devrait s’étendre à nos actes et nous ne sommes pas des militants.


Quels sont les groupes qui vous ont influencés ? Quel est l’album culte de chacun d’entre vous ? Aie aie aie, dure question ! En gros, nous sommes assez boulimiques de musique et toutes les influences sont bonnes à prendre. Pour citer quelques groupes, nous sommes très influencés par Akimbo, Lords, Coliseum, Converge, The Bronx, The Melvins et par des groupes cultes des 70’s comme Black Sabbath, ou Led Zeppelin. Après tout ce que nous écoutons personnellement dans notre vie de tous les jours nous influence plus ou moins mais la liste serait bien trop longue (et variée !) pour être citée ici.

Quels sont les projets pour fin 2009 ? Pour le moment nous défendons l’album sur scène en essayant de jouer un peu partout en France. Avant fin août nous allons sortir un split 45 tours en Angleterre avec le groupe de Noise Punk Jedethan et on va essayer de tourner un peu plus loin en Europe d’ici fin 2009 (mais pour le moment rien n’est fait). De plus en parallèle on a déjà commencé à bosser sur des nouvelles compositions, en effet, on n’a pas envie de se reposer 5 ans sur cet album, on va tout de suite de l’avant !

Crossing The Rubicon – s/t Guerilla Asso

Interviewpar Julos News en mai 2009 Photo en provenance du myspace de CTR


Shob a t'il bon goût ? Ancienne gloire du tennis club de Fontenay le Comte dans ses jeunes années puis bassiste chanteur dans Cirkus (parfois appelé Cirkus 85), Shob s'est ensuite exilé dans le sud pour officier dans Keisha et dernièrement dans Eths. Cela ne l'empêche pas de multiplier les projets solo ou à plusieurs comme les Rats Colleurs. Enquête de proximité sur les goûts du sieur.

Ton album préféré ? Patrick Sébastien, Pat Seb comme on l'appelle avec son dernier album ''pochette surprise''. Et plus sérieusement Faith no more avec ''King For A Day... Fool For A lifetime''.

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La plus belle fille au monde ? Je dirais Scarlett Johannson et aussi Rosie Varte pour l'ensemble de son œuvre.

Ton film préféré ? La soupe aux choux. Un Poing C'est Tout Trois Cons à Macon

Ton livre préféré ? Astérix chez les Belges, le meilleur de la série.

Ton sportif préféré ? Une nuit dans les rues de La Baule, on a rencontré un type avec qui on a fait une partie de Caps dans un caniveau. Le mec nous a mis une sacré branlée, il devait toucher 9 fois sur 10 la cible !! Je citerai donc ce gars qui restera un illustre anonyme.


Aujourd'hui petit focus sur une bière bien trop sous estimée, dont on passe trop souvent à coté et qui pourtant se révèle être la parfaite alliée des débuts voire des fins de soirées :

La Corsendonk

Un peu d'histoire...

Les bières d'abbaye Corsendonk se partagent en deux brassins: La blonde appelée Agnus et la brune appelée Pater. Elles portent le nom de l'ancien prieuré augustinien près de Turnhout datant de 1398, selon les documents d'époque retrouvés il se trouvait alors une importante brasserie qui fut détruite lors de la révolution française selon certaines sources mais d'autres énoncent que l'empereur Joseph II, supprima tous les ordres religieux qui ne faisaient ni œuvre d'enseignement ni assistance; bien des couvents furent fermés dont celui de Corsendonk en 1784. Bien plus tard, en 1906, pas très loin de Corsendonk et d'Anvers, Antonius Keersmaekers créa une brasserie et fut récompensé pour certaines de ses bières. Mais dans les années 50 son brassage s'arrêta. En 1982, l'arrière petit fils, Joseph Keersmaekers se rend compte du renouveau des bières d'abbaye et décide d'en créer une en mémoire de l'ancien prieuré. Les installations n'existant plus il décide de confier le brassage à deux sociétés différentes : l'Agnus à la brasserie Du Bocq à Purnode dans la région wallonne et la Pater à la brasserie Van Steenbergen à Ertvelde dans la région flamande. A noter que la brasserie reverse une redevance au prieuré qui est devenu aujourd'hui un centre culturel.

Corsendonk Brasserie Van Steenbergen Brasserie Du Bocq 36


A noter l'habillage commun aux deux bières, un habillage superbe au demeurant, le collier papier permet de les différencier ainsi que la couleur de la capsule.

Agnus Dei 33cl - 7.8° Triple fermentation. D'une couleur jaune or intense, elle fait preuve d'une fine effervescence. Son goût tend vers le sucré avec un léger arrière-goût amer.

Pater Noster

33cl - 7.5° Couleur marron chocolat, elle fait preuve d'une bonne acidité avec un léger arrière goût de caramel.

Petite sélection estivale Petite sélection estivale Petite sélectio Bel Pils 33cl - 5.3° Produite par la brasserie familiale indépendante de Moortgart, qui produit aussi la Duvel et la Maredsous, elle est considérée comme l'une des toutes meilleures pils de Belgique.

Linderman's Gueuze

33cl - 7.8° Triple fermentation. D'une couleur jaune or intense, elle fait preuve d'une fine effervescence. Son goût tend vers le sucré avec un léger arrière-goût amer.


The

GOON

Un petit article sur une BD américaine qui m'a totalement scotché ces derniers mois. A découvrir d'urgence ! The Goon c'est avant tout un univers, un univers de série Z, peuplé de monstres, de morts vivants, de grosses brutes, de règlements de comptes et de bonnes grosses bastons. Pour résumer en gros l'histoire, Goon est un jeune garçon qui a perdu ses parents et qui se retrouve à travailler dans un cirque, mais un mafioso du nom de Labrazio le prive de sa nouvelle famille d'adoption. Goon décide alors de se venger et de se faire passer pour le bras droit de Labrazio. Coté personnages le principal est évidemment Goon, brute à la face ravagée, les bras de Popeye et le cœur gros comme son corps (Gonn signifie brute épaisse, bourrin mais aussi gorille en argot américain), à ses cotés gravite son acolyte : Charly, petite frappe, gueule improbable, une gouaille pas possible et le coup de couteau facile. Le duo dirige un quartier que des zombies dirigés par un homme sans nom, le prêtre zombie, aimeraient bien lui ravir. A cela s'ajoutent une multitude d'aventures annexes avec des personnages plus farfelus les uns que les autres : Spider le copain de bar araignée, les frères Gadoue qui ne sont pas là pour enfiler des perles, le mystérieux docteur Hieronymous Alloy, scientifique et inventeur recouvert d'une peau/scaphandre en or, le Busard, personnage étrange... C'est donc sur 6 tomes pour l'instant que s'étalent les aventures du Goon, il est intéressant de noter l'évolution graphique entre le premier ''Rien que de la misère'' et le dernier ''Chinatown'', le premier se veut assez old school, très comics du début des années 90 notamment dans les couleurs tandis que le dernier se veut plus flou, plus vaporeux mais aussi plus détaillé et réaliste dans le dessin. Le tome 3 ''Tas de ruines'' se veut pour moi le meilleur épisode, Goon y croise même le chemin de son ''cousin'' Hellboy comme l'aime à dire Eric Powell, Clin d'oeil et hommage, Mike Mignola y va de sa plume et son style si particulier pour lancer et clôturer l'histoire quant à Powell il se charge du reste, redessinant le fils du diable à merveille. La confrontation entre les deux se veut un véritable régal tout en humour et en crochets du droit !


Goon

Le prêtre zombie

Goon et Hellboy pour une rencontre haute en couleurs Francky, le fidèle compagnon, est un personnage haut en couleur, chétif avec une tête qui prête à sourire, il se veut l'étendard des paroles déplacées, de la vulgarité de comptoir et de la violence du mec sans physique à savoir à la sulfateuse ou au coup de poignard dans l'œil

La bd est dessinée, scénarisée, encrée par Eric Powell


Le fanzine papier se fait de plus en plus rare, loin de l'age d'or des années 80 et 90, la faute peut être à Internet et la multiplication des webzines, certains subsistent tout de même, d'autres naissent aussi. Paranoïa qui sort ce mois ci son 9ème numéro fait partie de ceux ci. Rencontre avec Jean Louis son créateur. Quand as-tu commencé Paranoïa ?

Paranoïa est né en Mars 2007. J’étais en pleine réflexion car j’ai arrêté mon ancien fanzine/label (21 again) 3 ans avant. Je me disais qu’un jour je reprendrais quelque chose. De voir tous ces groupes qui n’apparaissaient jamais sur des zines me donner mal au cœur alors j’ai recommencé un fanzine pour parler justement de ces groupes. En France il existe un potentiel énorme en matière de groupes français. A part les fanzines et magasines indés personne n’en parle.

Tu avais d’autres expériences de ce style avant ? Comme je le signalais plus haut avant je faisais le fanzine/label 21 Again. 10 ans d’existence, 10 numéros de 80 pages, 8 sorties vinyles tel que Seven Hate, Greedyguts, Moonstruck, Six pack, etc... Une expérience enrichissante avec des rencontres magiques, des concerts fabuleux et des groupes que dis-je des amis maintenant que l’on retrouve un peu partout dans d’autres projets.

Pourquoi avoir choisi ce nom pour ton fanzine ?

Ce nom vient d’une chanson des Thugs (de l’album IABF) groupe que j’adore depuis 15 ans maintenant. C’est justement ce groupe là qui m’a donné l’envie d’écouter du rock, c’est un groupe hors norme, hyper simple, qui ne se prend pas la tête et donne le maximum de plaisir en concert. Justement la dernière tournée et le concert à Lyon en 2008 était tout simplement magique. Mais Paranoïa c’est aussi un nom qui m’a attiré car je crois que l’on est tous parano ou on l’a été un jour.

Qu’est-ce qui t’as incité ou donné l’envie d’écrire dans un fanzine ?

En fait c’est venu tout naturellement. Le fait d’aller voir beaucoup de concerts, de parler avec les groupes et de voir que très peu de gens se bouger le cul. Heureusement il y avait à l’époque, des fanzines comme Violence, Abus dangereux, etc.. qui eux ont fait bougé les choses. Je me suis dis pourquoi pas faire un fanzine aussi. De plus je suis maquettiste en Pao et je travaille dans un journal (la Provence) pour ne pas le citer. Alors pour le reste c’est assez rapide.

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Quelles sont tes influences ou tes références ?

Violence, Abus Dangereux, etc.. restent mes références majeures. D’ailleurs Frank de Violence continue avec Slow Death et Abus est le pilier du fanzine en France même s’ils sont passés un cran au dessus, le contenu est toujours aussi indépendant.

Qu’est-ce que tu donnes comme ligne éditoriale pour ton zine, je veux dire les styles de groupes interviewés, les personnes tes sujets d’articles, etc.. En fait je fais cela au feeling soit par les cd’s que je reçois soit par myspace. Je m’intéresse à tous les groupes de rock. Je détermine la couv’ et après j’envoie les interviews des groupes que j’ai choisis suivant leur actualité.

La fréquence est assez remarquable, ça doit te demander un temps fou ? Il faut dire que c’est assez short maintenant que j’ai un petit garçon. Car entre le boulot, le fanzine, mon petit, ma copine et le surf, j’ai du mal à joindre les bouts mais je m’arrange pour que tout soit fait correctement. D’ailleurs j’ai mis du temps à répondre à cette interview et j’en suis désolé.

La régularité, les tirages conséquents, une couverture en couleur, financièrement ça doit parfois être compliqué, non ?

J’essaye de sortir un numéro tous les 3 mois voir 4 selon les attentes des interviews ou autres problèmes. Pour les tirages je m’étais fixé 300 exemplaires que j’ai rabaissé à 200 vu le coût. Le fanzine se finance par moi-même, j’ai eu des aides par des magasins au début mais c’est tout. J’ai fait des démarches mais aucunes réponses. Mais je cherche quand même des aides alors je lance un appel si vous voulez passer une pub contactez-moi sur mon mail: jeanlouis.boyer71@yahoo.fr.

As-tu été tenté de passer au webzine ? Ecoute justement je suis en train de réfléchir. C’est vrai qu’à l’heure d’aujourd’hui ce n’est pas évident, déjà pour le coût. Mais je suis en train de voir cela justement de savoir si je passais ou non en version numérique. Ou alors en version pdf téléchargeable. C’est une réflexion qui me trotte dans la tête. Mais si je passe au numérique je garderais quand même le tirage papier certes moins important mais je garderai le papier.

Tu bosses sur quel logiciels pour la mise en page, les photos, etc..

Comme j’ai un machintosh à la maison et au travail je bosse avec quarkX press, photoshop, illustrator tout le nécessaire pour la mise ne page.


11) Quels grands moments ou super souvenirs gardes tu en mémoire. Et mauvais souvenirs

?

Le meilleur souvenir, la reformation des Thugs et leur concert à Lyon en 2008. Tout simplement magnifique. Le pire souvenir, j’en ai plusieurs mais un m’as marqué c’est quand je suis parti à Arcachon il y a un moment déjà, pour voir un festival (Thugs, Kid Pharaon, Little rabbits, etc.) 8 heures de train, 2 heures de bus, la pluie et certains abrutis qui sont rentrée sans payer=concerts annulé.

12) Est-ce que tu fais partie d'un groupe ou d'une assoc à côté ?

Non je ne fais pas partie d’un groupe car j’ai déjà pas mal de boulot ni d’une assoc mais j’en aide certaines de temps en temps.

13) Les projets pour 2009 ?

Tout d’abord je voulais dire que paranoïa maintenant devient aussi un label, j’ai sorti le premier ep d’un groupe noise The Morrigans, suivi d’un split The tan case/Kll et j’ai d’autres projets pour la rentrée. En ce qui concerne le fanzine, le numéro de juin est sortie avec Les Bad chikens et Dirty fonzy en couv’ plus d’autres interviews et je prépare le numéro 10 qui sera un spécial uncommomenfrommars ou les membres du groupe seront les rédacteurs en chef du fanzine. Ca va être pas mal je crois. Alors allez jeter un coup d’œil sur le myspace du fanzine pour vous tenir au courant des news. Merci à toi Julien et bon courage avec ton fanzine.

Paranoïa fanzine/label

BOYER jean louis Résidence La Martelière 8, Allée des Maraîchers Appart A25 13013 Marseille Jeanlouis.boyer71@yahoo.fr

www.myspace.com/uncommonboyfrommars

Par Julos News juin 09


Kroniques Atomic Garden – Little stories about potential events RMA records / Ritornello / Slow death 7/10 Cela fait quand même quelques années qu'Atomic Garden fait parler de lui dans le paysage musical à coups de splits, de eps, de morceaux dans les compiles et d'un album. Arrive enfin le second album avec une prod béton pour assoir vraiment le groupe. Quand je parle de prod béton c'est qu'il y a eu du beau monde aux manettes : Chris Sheldon qui a déjà fait les Foo Fighters s'est chargé du mixage et le mastering, lui a été fait par Alan Douches qui s'est chargé par le passé de groupes comme Alkaline Trio ou Converge, bref du beau monde. C'est mélodique mais relativement énervé à la façon Sexypop, groupe dont ils se rapprochent le plus. Des titres se mettent en avant comme « step 3 sonar system... » ou « divide & conquer », et forment un album très propre mais un poil trop sage, qui aurait mérité par moment d'un peu plus de folie.

Teenage Renegade – is there a life after highschool ? Kicking Records – Vampire – Chanmax – Oni Red

7/10

Nouveau projet de Samy Nasty, le gars qui a joué ou joue dans The Black Zombie Procession, Second Rate, Hawaïï Samuraï, The Last Brigade, Lost Cowboy Heroes et Hellbats !!!! Pas moins que ça ! Cette fois c'est en couple qu'il joue avec sa charmante compagne Mme Nasty. Le duo reprend un peu la même ligne que que les Black Zombie Procession à savoir la culture américaine des années 80-90 avec ses séries Z et ses tonnes de monstres. Très catchy le chant rappelle un peu celui des Dance Hall Crashers mélangé à du Teen Idols, coté musique c'est frais, très rythmé et je dirais que ça penche un peu sur la power pop, enfin tout cela se laisse écouter sans soif surtout avec l'arrivée des beaux jours. Un bon disque d'été.

40

Daria – open fire Crash Disques/ ASA Music / PIAS 8/10

Peut-être est ce du au nom de celui qui a mixé l'album mais l'influence Jawbox plane au dessus de cet opus. C'est mon opinion mais dès que j'ai vu que le mixage était fait par J.Robbins, j'avais l'impression d'entendre Jawbox ou Blue Tip, effet psychologique par excellence. Mais force est de constater que les influences sont parfaitement maîtrisées, on peut d'ailleurs aussi penser à Girls Against Boys, la scène Dischord et plus proche de chez nous aux Flying Donuts. De la puissance maîtrisée, de bonnes montées, une voix vraimente plaisante, surtout lorsqu'elle est est poussée comme dans ''forbidden Music''' ou ''I don't forget'', elle me rappelle d'ailleurs celle du chanteur de Dead End. 'Silencer' était un bon premier album mais tendait à s'essoufler sur la longueur, 'Open Fire' est, je trouve, beaucoup plus homogène au niveau de la qualité des titres. A noter l'effort digipack qui aurait pu en faire un très bel objet si l'artwork avait été bien pensé...dommage.

Hatebreed ''for the lions'' 6/10 Pas mal de groupes se lancent dans cet exercice : sortir un album de reprises de groupes par qui ils ont été influencés. Ça permet de connaître leurs références et puis c'est toujours intéressant d'entendre une autre version. Dans un style assez proche on se rappelle de celui d'Ensign qui laissait découvrir des influences assez hétérogènes. Hatebreed sans aucune surprise a le cœur qui balance entre hardcore et métal, et reprend Suicidal Tendencies, Judge, Agnostic Front, Cro Mags ou Bad Brains et des pointures métal comme Métallica, Slayer, Sepultura ou Obituary, je suis aussi content de les voir reprendre des morceaux de leurs confrères Sick Of It All et Madball. Tout ceci donne un album sympathique mais dont on se lasse vite parce-que hormis le chant de Jamey Jasta peu de chose varie vraiment, les titres ne sont pas réinterprétés ce qui est dommage.


Justin(e) – accident n°7 Guerilla Prod 8/10 Et voici le deuxième album des nantais, deux ans après « du pareil au même », on regrette que Cha, qui avait signé les dessins et l’artwork, n’ai pas rempilé une nouvelle fois car sur Accident n°7, la pochette volontairement kitch n’invite pas vraiment à la découverte. La barrière visuelle passée, on découvre avec délice ce nouvel album et ses 15 titres. Le premier morceau, celui qui donne son nom à l’album, introduit tout de suite un punkrock français lignée Guerilla Poubelle en plus lent et peut être moins influencé outre atlantique. Subtilement écrit, parfois dans l’excès, car à vouloir multiplier les métaphores on en perd vite le fil (cf Hors Sujet), mais ceci dit la plume est fine et il faut poursuivre la tradition nantaise née des Zabriskie Point et de son chanteur/parolier devenu référence nationale (François Bégaudeau). Les featurings sont intéressants notamment Guillaume de Trouble Everyday et Santa Cruz. Le morceau référence demeure pour moi, amateur de punkrock certes mais aussi de football et surtout du FC Nantes, Jean Claude Suaudeau qui rend un merveilleux et touchant hommage à l’emblème et le créateur du légendaire jeu à la nantaise. Pour conclure je dirai qu’accident n°7 surclasse son prédécesseur et impose Justin(e) dans le gratin des groupes nationaux les plus influents.

Gojira – the way of all flesh 9/10 Et voici le 3ème album des Landais qui fait suite au très intéressant « the link » et à l’excellent « from mars to sirius ». Je sais que c’est surprenant de retrouver ce style de musique dans les pages de ce zine mais je ne sais pour quelles raisons je suis fan, pourtant le death métal, et je ne sais même pas si c’en est, n’est vraiment pas ma tasse de thé. Ici dans « the way of all flesh », le groupe se renouvèle emmenant ici et là l’apport de samples comme sur le morceau « a sight to behold » que je qualifierai simplement d’ENORME. On retrouve cependant du Gojira classique c'est-à-dire lourd, très lourd et puissant avec un section rythmique hallucinante. Un très bon album d’un très grand groupe.

Chasing Paperboy / Mickey Randall Truffle Shuffle Records 8/10 Découverts grâce au très bon travail de Jean Louis Paranoïa, j’avais hâte d’entendre de nouveaux titres des deux formations. Après plusieurs écoutes et si je me lance au jeu des comparaisons, je dirais que qu’on a ici à faire une sorte de split entre les At The Drive In et les Hot Water Music français. Chasing Paperboy ouvre donc le bal dans un style et avec des sonorités proches du groupe d’El Paso, notamment sur le second et excellent titre « Should I go far ? », mélange de punkrock rythmé avec des cassures dans tous les sens. Mickey Randall et son drôle de nom prend ensuite les rennes, plus basique dans le sens simple, plus posé avec une qualité de son peut être inférieure mais tout aussi efficace. Un très bon split de 8 morceaux (4 chacun) et j’espère que chacun des deux groupes va vite nous sortir un véritable album.

The (international) Noise Conspiracy – the Cross of my calling

Burning Heart 10/10 Attention une nouvelle fois les suédois viennent de signer un très grand album 4 ans après “armed love”. Rick Rubin est une nouvelle fois aux commandes pour un son très 70’s. On frôle le sublime avec le premier vrai titre « the assassination of myself » et surtout avec « Hiroshima mon amour » véritable tube enivrant et entêtant. Les sonorités rappellent tantôt Joe Jackson, tantôt les Doors ou bien encore les Rolling Stones, (I)NC semble être un groupe intemporel. Cotés textes, Denis Lyxsen s’attaque une fois de plus au capitalisme, la religion, la morale, le tout avec une certaine dextérité. Petit à petit le combo suédois se forge une discographie impressionnante, accompagnée par des prestations scéniques époustouflantes, il faut croire qu’après avoir marqué au fer rouge le hardcore avec Refused, Lyxsen risque fort de récidiver dans le monde du rock’n’roll.


Escarres – plumérid Oni Red Chords 7.5/10

Shorter Than Fast – HxC Hardpork – Les sales teints branques 6.5/10

Superbe artwork, superbe digipack, superbes dessins signés Rica, au dos aucun code barre aucun logo de label, tout est épuré, juste l’essentiel : la liste des 12 titres. Des titres dont le nom fait pour certains sourire : « Barry is white & Marvin is gay », « mes grand parents aiment la violence » ou « j’ai vu une boîte aux lettres dans un cimetièrre ». La musique d’Escarres se veut punk – hardcore débridée, un peu dans une certaine mesure à la manière d’Unlogistic, c'est rapide , bourrin et déjanté, du taillé sur mesure pour le live.

Un an après leur dernier effort, les charentais sont de retour avec un nouvel EP de 6 nouveau titres. Le style s'affirme avec un hardcore – punk qui penche selon moi plus du coté punk. La particularité du groupe réside dans le chant en français (on notera au passage que le nom du groupe est en anglais), du coup on capte rapidement les paroles qui sonnent très punk à la façon Tagada Jones des premières années. A noter que le groupe va apparaître sur la nouvelle compile du label de Rick Ta Life, à découvrir donc.

Propagandhi – supporting caste G7 Welcoming comitee 8/10

Crossing The Rubicon - S/t Guerilla Asso 10/10

L'actualité de Propagandhi ces derniers mois était plutôt chargée, entre le départ de Fat Wreck, sur lequel ils ont sorti leurs 4 premiers albums en une quinzaine d'années, mais il y avait quelques différents entre Gros Mike et les canadiens, du coup ils ont décidé de sortir cet album sur leur propre structure : G7 Welcoming Comitee. Une sortie, au tout début, envisagée uniquement en téléchargement et sans support physique, idée sur laquelle ils se sont finalement ravisés puisque l'album sort en CD et en vinyl aussi me semble t'il. Mais ces péripéties n'ont pas troublé le combo canadien dans l'écriture de ce nouvel effort, puisqu'il navigue dans les mêmes eaux que les deux précédents, avec ce punkrock nerveux, politisé et revendicatif, je trouve le groupe extrêmement fort dans l'art de mettre de l'intensité dans une chanson, la tenir tout en ralentissant. Propagandhi se permet une petite incartade pop électro avec « come to the sabbat », surprenant mais finalement accrocheur remettant au goût du jour l'esprit farceur du groupe peu revu depuis « fuck religion » ou « ska sucks ». Un nouvel album pas vraiment indispensable car très proche du précédent mais relativement bon quand même.

Comment passer à coté d'un album comme celui-ci ? Et dire qu'il s'agit du premier de ce groupe parisien, une enquête sera essentielle pour savoir d'où il débarque (dans le prochain numéro?). 13 titres vraiment excellents rappelant à tour de bras Operation Phoenix de Good Riddance ou Change is a Sound de Strike Anywhere, et pour reprendre un formule que j'ai déjà employée par le passé si ce groupe était américain il serait encensé de partout, reste donc aux fanzines à le faire découvrir. Pochette assez sobre, entremêlant animaux en tous genre, laissant planer une image végan ou pro PETA à la Propagandhi, mystère une nouvelle fois, à noter quand même qu'aucun code barre et logo Sacem n'apparaît... Les morceaux s'enchaînent sans s'essouffler du merveilleux Brutal Duke, à l'excellent A Smile, tout est énorme, la voix, un peu éraillée, puissante et nerveuse alimente parfaitement ce punkrock musclée aux rythmiques étonnamment groovantes de rock'n'roll. Bref si cet album n'est pas l'album français de l'année, c'est qu'on aura eu une sacrée cuvée 2009... !


Mxpx – on the cover 2 3/10 Mxpx, en 2009, n'est toujours pas mort, ayant viré dans le punk catho, il végètent désormais dans un style d'une autre époque. Bref les Uncommonmenfrommars américains sortent ici leur deuxième compile de reprises, j'étais passé à coté de la première et il aura fallu un signe de M.Pirate Bay pour que je m'attarde sur celui-ci. Bref des reprises déjà entendues et rejouées partout ailleurs, on préfèrera la 'punkrock girl' de Diesel Boy, la '500 miles' de Down By Law, l'original des Descendents de 'suburban Home', a cela il reste des reprises de U2, les Ramones et les Clash. Pas vraiment passionnant au final.

The Morrigans « dudorama » Paranoïa 6.5/10 Premier ep pour ce jeune groupe, au programme 6 titres qu'on caractériserait de Noise mais relativement légère quand même surtout quand on pense à Tantrum et autres Sleepers. Le groupe est instrumental donc sans chant et c'est un peu le reproche qu'on pourrait lui faire au final, c'est un peu con mais on attend toujours un chant lourd ou déchiré qui viendrait meubler un peu tout ça. Je ne sais pas si c'est envisagé mais je pense que ça ouvrirait de nombreuses perspectives au groupe.

Phone Trio – don't sign the divorce papers Eternalis 0.5/10 Et heureusement que ce n'est qu'un EP de 5 titres ! Je me demande encore ce qu'est venu faire Eternalis avec ce groupe ? Le label toulousain a plutôt l'habitude de produire des groupes hardcore et punk de qualité... là on vire dans le larmoyant punk mélodique comme même en 1995 ni Limp ni Mxpx n'a osé faire. C'est affreux, cliché et tout ce qui va avec, le sommet est atteint avec le titre qui donne son nom à la galette exclusivement numérique 'don't sign the divorce papers' avec lequelje défie quiconque d'aller au bout de la chanson. A oublier très vite !!

Tagada Jones – les compteurs à zéro Enragés Prod 6/10 Je reste marqué par deux albums de Tagada Jones : ''manipulé'' et ''l'envers du décor''. Et le feu aux poudres sorti en 2007 ne m'avait guère emballé, ici j'apprends le départ de Gus qui faisait la grosse voix façon Beaubeau d'Avail ainsi que les machines, mauvaise nouvelle donc. Dans un premier temps l'artwork est une nouvelle fois superbe, façon succession Hannibal Lecter, j'aime. Dans un second temps le son a un peu changé, tout s'est un peu adouci, un peu plus lent, un peu plus doux et la voix de Nico se perd parfois dans des passages mélodiques peu maîtrisés ou peu adaptés à son timbre. De plus je trouve les textes assez moyens, peu inspirés, loin de ceux de ''l'envers du décor''. Bref Tagada Jones est loin de son top niveau avec cet album, espérons juste que ce n'était qu'un accident et que les bretons referont vite surface.

Wank For Peace – brain, farts and tits Autoprod 7/10 Punkrock à l'ancienne pour ce jeune groupe angevin, certes ça sonne comme du classique mais ça n'empêche que ce n'en est pas moins efficace. Wank For Peace me rappelle par moments les Rochelais de Mel Team Plugs, par leur énergie et j'imagine leurs influences communes. Ce petit EP est téléchargeable à partir de leur page Myspace (une petite recherche vous permettra de la trouver en 1min 30 sec). Ça ne coûte rien d'écouter.

Lagwagon – I think my old brother used to listen to Lagwagon. Fat Wreck 7/10 Si je vous dis que sur ce nouvel EP Lagwagon joue du lagwagon comme c'est le cas depuis plus de 15 ans ça ne vous surprendra pas. Pas de grande révolution, si on a aimé on aimera encore même si c'est loin d'être ce que le groupe a fait de meilleur, on se rapproche cependant de la période Hoss, à savoir l'apogée de leur carrière. Le titre du ep est original et prête à sourire, la pochette bien laide, mais certains morceaux sortent quand même du lot je pense notamment ''little pill'' ou ''errands'' en pleine veine old school LW.


Walls of Jericho – redemption Trustkill 8.5/10 Walls of Jericho poursuit le chemin entrevu avec leur précédent album ''with devils amongst us all '' et le titre ''no saving me'', à savoir que Candace s'est mise à … chanter et non plus gueuler ! J'avais été surpris, et je ne m'attendais pas à ce style de morceau du coup j'avais moyennement apprécié l'effort. Et là WOJ revient avec un EP entièrement chanté par la demoiselle, donc on se met dans le contexte, elle a envie de montrer qu'elle peut faire autre chose que 'hurler et que finalement son timbre n'est pas si mauvais, un EP de 5 titres devrait être plus judicieux que de placer 1 titre sur les 5 prochains albums... Eh bien je suis bluffé, entre le magnifique ''Ember Drive'', le déjà présent sur le dernier opus ''no saving me'' Candace et ses acolytes savent être touchants. Il m'a fallu deux écoutes pour reconnaître ''The House Of The Rising Sun'' de The Animals que Johnny avait emprunter pour ses ''portes du pénitencier'', en brave inculte je n'étais pas au courant qu'il s'agissait d'une reprise, mais bon celle de WOJ est belle, très belle. Seul ''my last stand'' n'arrive pas à séduire, la faute à un refrain mal senti. Bref un EP inattendu mais surprenant.

NoFX – coaster Fat Wreck Chords 6/10 Emblème des années 90 et de la scène punkrock mélodique, Fat Mike et Nofx reviennent pour signer un 12ème album. On a toujours en tête les derniers épisodes avec ''wolves in wolves clothing'', "War on Errorism" ou "Pump up the Valium" qui avaient définitivement mis NoFX en retraite. Pour être honnête ''coaster'' est meilleur mais encore loin d'égaler voire même d'arriver à la cheville de ce qu'a fait le groupe de meilleur dans le passé (Punk in drublic, Ribbed ou White trash...). Alors la question est ce qu'on peut attendre la même chose de Nofx que de Bad Religion qui arrive à sortir des albums dignes de ce nom, certains meilleurs que leurs classiques de l'époque ? Je ne sais pas trop en fait. En se penchant un peu plus sur ce dernier opus, on trouve des titres plutôt intéressants quand même ''we called it america'', ''eddie, bruce and paul'' clin d'oeil à Iron Maiden où Mike se fait plaisir en poussant la voix et El Hefe les solos métalliques. Mais sur 32 minutes on ne ressort pas satisfait surtout lorsqu'on connaît la carrière du groupe. A noter aussi la pochette, pas terrible... une nouvelle fois...

The Black Zombie Procession – Mess with the best, die like the rest Kicking Records 8.5/10 Je pense qu'on peut parler d'All Star Band français à l'image de ce qui se fait aux states avec des groupes comme Only Crime ou Me First and the Gimme Gimmes (même si le concept chez eux diffère un peu). BZP réunit quelques membres éminents de Flying Donuts, Second Rate (je sais ils n'existent plus), Generic, Sons Of Budha, les Pookies et s'impose désormais après deux albums et plusieurs splits et autres EP comme un véritable groupe et non plus un simple side project. L'arrivée de Forest, chanteur des Pookies (qui semblent au passage être en pause) apporte un bien fou au groupe avec sa voix mélodique et marquée, il porte bien haut des titres comme « colder than a reptile » ou « hell's infection ». Elibats, chanteur des Hellbats, prend le relais sur le surprenant « Bugs », titre déroutant mais finalement attachant. Le concept du groupe tourne encore et toujours autour des zombies, revenants et autres monstres de série Z, thème que j'apprécie tout particulièrement depuis que j'ai découvert The Goon et Walking Dead, deux superbes séries de Bd. Au passage c'est Repka (auteur de nombreuses pochettes de Megadeth) qui signe la pochette de « mess with... ». Un bien bel album quelque peu entaché je trouve par le fait que certains titres manquent de cohésion ce qui rend l'album trop long à l'écoute à mon goût.


Billy The Kill – joy sex war Kicking Rds 9/10

Can't bear this party !! – modern factory Truffle Shuffle Records 7.5/10

Avec le recul Second Rate aura bien été un des groupes les plus influents et les plus marquants de la décennie passée en France. Je crois même que mon T-shirt va devenir rapidement un réel objet culte ! Billy The Kill était le bassiste de Second Rate mais il est aussi le chanteur / guitariste de Billy Gaz Station, qui ont sorti un album l'an passé et que je n'ai toujours pas écouté, honte à moi ! Suite à mon petit tour sur sa bio je découvre aussi qu'il s'agit de son deuxième effort solo. Le concept est connu : chant, guitare acoustique, le tout en side project. Bref tout ceci m'inspire Dashboard Confessional, The Reaper, New Amsterdam, Matt Skiba... Cependant à l'écoute on évite les mièvreries des confrères américains, sobre et sans fioritures Billy installe son univers avec le premier titre ''yesterday's gone'' loin d'être le meilleur, mais qui lui laisse le soin d'installer sa progression notamment avec des titres comme ''lucky star'', ''1982 is my best wine'' ou l'excellent ''allyou need is killing me''. Un univers folk, pop, parfois un peu country mais frais, sincère et posé. Un album inattendu qui je l'espère en appellera d'autres.

Petit EP, gros pléonasme je sais qu'un EP est forcément petit mais celui ci l'est vraiment !! J'insiste juste sur le fait qu'il n'y ait que 5 titres dont une intro, et vu la qualité c'est bien court ! CBTP intègre des membres de Chasing Paperboy dont le chanteur (commun aux deux groupes), ce qui peut parfois prêter à confusion sachant que les styles sont extrêmement proches. La différence marquante entre les deux groupes vient de l'apport d'un clavier dont les sonorités me rappellent Ozma, un son Nintendo comme j'aimais l'appeler à l'époque. Pour le reste je citerai une nouvelle fois At the Drive In, pour la fougue, les breaks, les changements de rythme, je pense aussi aux débuts d'Elevate Newton Theory. Un EP très sympa qui intègre parfaitement un clavier peu enclin à ce genre de musique et qui amène une bonne bouffée d'air frais. A noter qu'en trainant sur internet j'ai toujours cru, avant de l'écouter, que la pochette était celle d'une compile...

Baxter – Black baccara Eternalis / Free edge / Oni Red 8.5/10 En interview dans le précédent numéro, il était temps de découvrir le second album du groupe de Poitiers/Nantes. Un album sorti en co prod sur les 3 labels en vogue du moment dans le monde hardcore, qui est composé de seulement 9 titres. Dans un style punk très musclé façon Condkoï, le groupe dont ils se rapprochent beaucoup et parfois même vocalement, c'est troublant, comme sur l'intro de ''Golden Loser'', les 4 de Baxter de par leurs influences propres flirtent aussi avec le hardcore. Le mélange des deux voix se fait à la perfection et j'avoue que pour une fois dans ce style (hormis les Guerilla, justin(e) et consorts) j'apprécie le chant français hargneux, même si parfois les sonorités font mal aux oreilles. De gros titres sont présents, je pense bien entendu à ''the Pill'' présent en ouverture de la dernière compile du fanzine qui est un énorme tube en puissance que ne renierait pas un groupe comme Rise Against par exemple, ''Blue Virus'' et ''oleg'' mettent aussi la barre bien haute, petit moment de répit avec 'TFA' acoustique. La fin de l'album se veut un peu moins passionnante, mais n'empêche pas cet album d'installer Baxter dans les groupes à surveiller de très près.


Rancid ''let the dominoes fall'' Hellcat / Epitaph 9/10 Il y a quelques années Tim Armstrong avait promis de sortir une production du collectif ''rancid'' tous les ans. Chose promise, chose faîte avec Indestructible le 6ème album du groupe, les 2 albums solos de Lars Fredericksen, les deux albums des Transplants (même si le second aurait du passer sous silence) et son propre album solo de rock steady. Bref beaucoup de choses sont sorties ces dernières années mais finalement peu de Rancid hormis une toute petite compile de faces B, on parlait même à demi voix d'une dissolution... De tout ça rien de vrai si ce n'est que Brett Reed, batteur originel, a quitté le navire et a été remplacé par Branden Steineckert (The Used). ''Let The Dominoes Fall'' est aussi une sacré sortie sortie puisqu'il sort avec un deuxième disque de versions acoustiques de l'album, d'un dvd sur la réalisation, de posters (4) et de médiators (4) et tout ça sans tirage spécial et pour 14€ seulement (20 à la Fnac), bref un bien bel objet. Maintenant où en est on musicalement sachant qu'Undestructible était bon mais pas mémorable, marqué par l'empreinte du deuil du frère de Lars, Rancid (2000) lui était un sacré album de punkrock bien trop sous estimé. LTDF part sans intro comme ça en pleine vitesse à fond avec un ''east bay night'' des grandes heures comme on aurait pu le faire dans les 90's, et c'est d'ailleurs de cette époque que se revendiquerait le plus ce septième album. Très street punk (you want it you got it), rock steady (liberty and freedom, up to no good), il se veut aussi marqué par son époque ''New Orleans'' se réfère à l'ouragan Katrina, ''Locomotive'' à la crise. Let The Dominoes Fall, titre d'ailleurs philosophique pour lequel il me faudra plusieurs mois de recherche afin d'en comprendre la signification, se révèle un album très ouvert et intéressant à l'image de Life Won't Wait, album lui aussi énorme mais resté dans l'ombre du chef d'oeuvre ''and out come the wolves''.

Flying Donuts ''until the morning comes'' Kicking Rds – José Rds 9/10 C’est déjà le troisième album des FD, je me souviens de la surprise du premier en pleine période mélodique où la scène française était très riche (Homeboys, Seven Hate, Tomy…). Les Vosgiens étaient arrivés avec leurs différences, leur style et quelques années plus tard sortait le 2ème opus « renewed attack », plus difficile d’accès au départ, plus rock, plus lourd mais une véritable grosse sensation. Parsemés par ci par là quelques splits (avec Joystix par exemple) ou EP(back off) puis la signature sur la belle écurie Kicking Records. C’est donc sur ce label et en co prod avec leur propre structure (José rds) que sort le troisième volet sobrement intitulé « until the morning comes », et après une première écoute j’ai l’impression que les Flying ont encore évolué, et qu’il va falloir travailler cet album pour l’apprécier à sa juste valeur, comme si chaque nouvelle production se méritait, comme si c’était à l’auditeur de rentrer dans leur monde, la vraie démarche en quelque sorte : on ne va pas chercher le public c’est lui qui vient. Le groupe a évolué donc, et ça se sent tout de suite dans l’artwork épuré. Fini donc les zombies et autres loups garous et place à des photos sobres en accord avec le titre. Coté musique le style a aussi évolué même si le début avec des titres comme « Liar » ou « dynamite » portent une certaine continuité avec le précédent effort, un style punk très rock aux faux airs de Motorhead et autres Nashville Pussy. Puis viennent des titres comme « feel alright »majestueux ou “cannot resist” et son refrain que n’auraient pas renié les Burning Heads, qui font une sorte d’étape avant la fin de l’album vraiment différente de ce qu’à pu faire le groupe auparavant, « stuck » ou « so you can take anything… » sont montés différemment, le chant de Jérémie y est moins poussé, plus doux, plus chanté et la musique part parfois dans d’autres sphères. Surprenant mais qui inaugure peut être le futur du groupe. Et en pleine période Guitar Hero, j'y verrais bien un morceau bien musclé comme « second skin ». Au final cet album peut dérouter aux premières écoutes mais se révèle véritablement par la suite au point de ne plus pouvoir le lâcher.


Kickback ''no surrender'' GSR 8/10 Kickback est dans nos contrées une légende dont le nom inspire amour et haine. On les apprécie pour leur musique et on les déteste pour leur état d'esprit. Les parisiens véhiculent et cultivent une réputation négative de bad boys, de violence, de non-respect mise en avant dans leurs concerts et parfois dans leur musique (les samples choisis par exemple). Déjà auteur de 3 albums remarqués, Cornered en 1995, forever War en 97 et Les 150 passions meurtrières en 99 qui amorçait un virage musical avec l'arrivée d'un nouveau batteur. Depuis plus rien hormis des rumeurs notamment celui d'un split enregistré avec Arkangel et qui devait sortir il y a 3 ans. No Surrender marque donc un grand retour et force est de constater que 10 ans après Kickback est toujours au top. Ce nouvel album se situerait entre Forever War et les 150 Passions, de par son coté très sombre par moment et son coté hardcore moshé comme sur le précédent. Le premier titre, pour moi le meilleur, est la belle démonstration de cet opus, rapide, lourd, provocateur... à l'image du groupe en quelque sorte.

Fred Fresh ''bloqué à la douane'' Guerilla asso 6.5/10 Petit ep pour le gars Fred Fresh qui donne ici 4 titres en téléchargement libre avec pochette et clip. L'idée et bonne et tend a se généraliser pour notre plus grand bonheur. Fred Fresh est ''one man band'', un mec avec sa gratte qui chante en français et qui raconte des histoires de tournée, d'amour ratées, et de la vie en général. Ça fait sourire parfois (''si j'avais un groupe de métal'' façon Grand Corps Malade), c'est entraînant souvent et même si la voix n'est pas toujours au top ça vaut le coup d'être écouté. Par contre pour le clip c'est déjà vu et revu, dommage.

Kilo Neder Records / Maximum Douglas Records

8.5/10

Parfait groupe de l'underground angevin, Kilo, nom simple mais terriblement efficace, regroupe des anciens membres de Hint et le chanteur de Sexypop dans un registre totalement différent. Kilo respire la maîtrise technique et place sur ce EP 7 titres que ne renieraient pas des groupes comme Unsane par exemple. Les angevins oscillent entre noise, métal et quelque chose d'atmosphérique, d'ambiant. Tout commence très fort avec le très puissant ''frantic'' bourrin mais technique avec un Pier difficilement reconnaissable et qui surprend agréablement. Autre moment fort sur ''groy'' et son refrain détonnant. Kilo sait se faire plus doux et créer une atmosphère comme avec ''slow''. Le seul soucis c'est qu'avec de tels morceaux un simple EP c'est trop court, par contre bonne nouvelle un album serait en préparation pour la fin de l'année. On respire.

Hellbats ''One minute suicide'' Kicking Records 7.5/10 Cela va faire 10 ans que les Hellbats existent, 10 ans qu'ils tournent et ce nouvel album est leur 3ème et c'est .... le premier que j'écoute. Honte à moi !! Hellbats est un nom de la scène que je connais, mais j'ai toujours cru que le groupe était dans le mouvement psycho, peut être ai je confondu avec les Hellscrack ? Peu importe car il est temps de rattraper le retard et de se plonger dans l'univers du trio. Un univers rock, noise très sombre aux sonorités rock'n'roll comme par exemple sur le titre ''out of this hell'' particulièrement représentatif de l'album. ''One minute suicide'' a été enregistré au studio Ste Marthe par Francis Caste qui commence à se faire une bonne réputation et un bon cv dans le milieu avec à son actif des groupes comme Kickback, Every Reason To, The Arrs ou Lazy, et comme à chaque fois son travail est impecable. La pochette bien sombre elle aussi m'a fait pensé, et il n'y a aucun rapport avec le groupe, à l'atelier du père de Sylar dans Heroes. Revenons à la musique pour dire que les dix titres passent bien trop vite, mon coup de cœur ira à ''kiss the viper'' et sa rythmique militaire et ses faux airs de Motorhead.


Memories of a dead man ''beyond the legend'' Parallel music – Season of mist 8/10

Get Lost ''The end EP'' Build me a bomb */10

Je n'avais pu trouver le premier EP en magasin mais il me semble que je dois avoir la quasi totalité des morceaux et le groupe était déjà malgré sa jeunesse très mature, très précis, très propre. Avec Beyond The Legend on reprend les mêmes adjectifs qu'on va pouvoir amplifier car le groupe fait vraiment preuve de maturité à tel point qu'il semble évoluer dans le milieu depuis près d'une décennie, le son est impressionnant et d'une propreté rare (chapeau une nouvelle fois au studio Ste Marthe). On pense rapidement à Cult Of Luna, c'est un compliment et aussi un reproche, le groupe maîtrise parfaitement ce style mais a du mal à s'en défaire. MOADM sait se montrer très puissant et percutant dans les parties où le chant est gueulé et appuyé mais parfois trop mielleux lors des parties chantées et mélodiques, trop communes et qui sont selon moi le défaut du groupe.

Nouvel EP du groupe de Paris, l'un des rares groupes que je connaisse à jouer du old schoolstraight edge en France. 8 titres, c'est court mais relativement intense pour percevoir l'énergie du groupe, pas vraiment original dans le style (on ressent les influences d'Internal Affairs) mais c'est bien fait notamment des titres comme ''the end'' ou ''don't believe the hype''. A noter que ce EP est offert sur le myspace du groupe, une bonne raison de ne pas s'en priver et d'aller les supporter en concert où ça déchire pas mal.

Tromatized Youth 'Tromaville against the world'' Hardcore Troopers 7/10 Cette fois ci voici la vraie chronique de ce premier album des Tromatized, le précédent effort étant trop court pour qu'on puisse le caractériser comme album. On note tout de suite l'artwork joliment gore signé par Stéphane Pich et toujours axé sur Melvin le Toxic Avenger. Tout commence sérieusement avec ''Closer To Myself'' et surtout ''French Food First'' où les nantais font démonstration de leur humour, vient ensuite le premier hommage à Melvin avec ''Tromaville Moshpit'' chanté en français. On en retrouve d'ailleurs plusieurs dont ''j'aime pas'', ''scooter bol'' ou ''mocassin''qui se succèdent et sont bien moins réussis. Tromatized s'offre quelques petites envolées revival comme avec ''harsh reality''. Pour presque conclure l'album de 22 titres on a le droit à une reprise de Blitzkrieg Bop avec des featurings venant de Baxter, Penalty ou Janitors. Au final on a un album assez long et hétérogène avec de très bons morceaux et d'autres taillés pour la scène et qui à mon goût entâchent l'album (''Mocassin'', ''Goulaxo'', ''el chapiroute''), mais l'univers des Nantais est vraiment sympa, respire la bonne humeur et leur style vraiment prenant et vivant.

The ''Tan'' Case + KLL Paranoïa – Orchidscent 8/10 Je vais passer pour un mec peu étrange quand ceux qui vont lire l'interview de Baxters où je dis que la noise en France se fait de plus en plus rare et de voir que finalement les sorties d'albums noise français sont relativement nombreuses... J'ai un peu cette impression d'être dans la fin des années 90 où la scène punkrock un peu noise battait son plein. The ''Tan'' Case de Dijon est certes peut être plus gueulé que ce qui se faisait à l'époque, plus hardcore quelque part mais ressemble au Portobello Bones ou autres Keneda, tant mieux pour nous parce que c'est réellement plaisant et captivant. KLL, qui apporte 2 titres sur les 6 présents, vient d'Allemagne, chante en allemand et j'ai du mal à les situer, peut être entre Yage et Brazen, c'est dommage au final de les entendre si peu et ça demande d'être écouté sur un plus grande longueur. Au passage la jolie pochette, monstrueuse à souhait.


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26 titres de punkrock et de hardcore pour mamie et papi. www.myspace.com/lesreveries

En telechargement ici : http://www.partage-facile.com/3C5973X8H1/battle_of_the_trappists.zip Avec : Flying Donuts, Primal Age, Atomic Garden, Sna-Fu,Chasing Paperboy, Fat Society, Memories Of A dead Man, Mickey Randall, Guerilla Poubelle, Providence, P.O. Box, Kilo, Baxters, Full Process, Speedball, Cross Damage, Escarres, H-Ora, El Royce, Shorter Than Fast, Nobody's straight, Crossing The Rubicon, Money Time, Penalty, My Secretary.

Toujours dispo


les reveries 18