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Hiver2010

Numéro 37

lecomprime@yahoo.fr http://www.lecomprime.com

Le journal de la Faculté de Pharmacie de Strasbourg... BOURRE !

Le retour des “brèves de comptoir”

Soirée Bloc Santé

1 €

44ème banquet de l’H2S

Mme Wind vous dit “Au revoir”

Le café


Bonjour à tous !

La neige tombe à gros flocons, le banquet est passé, les touristes affluent au marché de Noël, aucun doute nous sommes bien en décembre.

Cette période de fêtes, de repas copieux et de retrouvailles en famille est malheureusement aussi celle des révisions en vue des partiels de janvier !

Afin de vous changer les idées entre deux séances de révisions, toute l’équipe du Comprimé s’est appliquée à vous concocter un numéro de Noël exceptionnel !

Dans ce numéro, vous trouverez une interview croisée de deux jeunes enseignants de physique : M. Didier et M.Arntz. Puisque les interviews vous plaisent, nous en avons réalisée une deuxième, celle de Mme Wind, aussi connue sous le nom de Mme K’fet, avant son départ à la retraite. Au sommaire également, une enquête sur les bienfaits et les méfaits de cet ami qui nous est si cher en période d’examens : le café !

Vous trouverez, par ailleurs, dans ce numéro un reportage sur les vieilles publicités de médicaments, un reportage sur la soirée Bloc Santé, sans oublier le traditionnel banquet de l’H2S qui s’est tenu il y a quelques semaines.

Enfin et pour finir, nous vous avons concocté un article qui devrait particulièrement plaire à notre lectorat officinal, il s’agit d’une sélection des meilleurs perles de comptoir !

Nous vous souhaitons une très bonne lecture, de belles fêtes de fin d’année et beaucoup de courage pour vos révisions !

GLADY Ludovic

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SOMMAIRE SOMMAIRE SOMMAIRE 3 - EDITO ET SOMMAIRE

4 - NOUVEAUX MEDICAMENTS 7 - LE CAFE

10 - INTERWIEW DE MME WIND 12 - LA SOIREE BLOC SANTE

15 - 44EME BANQUET DE L’H2S

16 - INTERWIEW DE M. DIDIER ET M. ARNTZ

20 - TOUR DE L’ANEE 2010

22 - VIEUX MEDICAMENTS, VIEILLES PUBS 23 - QUELQUES PERLES DE COMPTOIR 24 - ART CULINAIRE

29 - RIGOLEZ C’EST COMPRIME 30 - JEUX

Voici comment nous joindre pour les nouveaux et ceux qui auraient oublié : - au local G019 (couloir en bas des amphis) - la boîte aux lettres du Comprimé dans le hall de la fac - par mail : lecomprime@yahoo.fr - notre site Internet: www.lecomprime.com

Le prochain numéro du Comprimé sortira au courant du mois de mars, profitez-en pour nous écrire un article !


NOUVEAUTES

Nouveautés

CLAIRYG 50 mg/ml, solution d'immunoglobulines Principe actif : Immunoglobuline humaine normale (IgIV).

Indications :

-Traitement substitutif : *Déficits immunitaires primitifs tels que : ◦ agammaglobulinémie congénitale et hypogammaglobulinémie congénitale ; ◦ déficit immunitaire commun variable ; ◦ déficit immunitaire combiné sévère ; ◦ syndrome de Wiskott Aldrich; • Myélome ou leucémie lymphoïde chronique avec hypogammaglobulinémie secondaire sévère et infections récurrentes. *Infections récurrentes chez l'enfant infecté par le VIH.

-Traitement immunomodulateur : • Purpura thrombopénique idiopathique (PTI) chez les enfants ou les adultes en cas de risque hémorragique important ou avant un acte chirurgical pour corriger le taux de plaquettes. • Syndrome de Guillain-Barré. • Maladie de Kawasaki.

-Allogreffe de moelle osseuse.

Liste I

Formes et présentation :

Solution pour perfusion à 50 mg/ml : flacons 20 ml, 50 ml, 100 ml, 200 ml ou 400 ml, boîtes unitaires. Mode d’administration :

Clairyg est administré en perfusion intraveineuse à un débit initial inférieur ou égal à 1 ml/kg/h pendant 30 minutes. S'il est bien toléré, le débit peut être accéléré progressivement jusqu'à un maximum de 4 ml/kg/h. Posologie :

La dose et la posologie dépendent de l'indication. Dans les traitements de substitution, la posologie peut être individualisée pour chaque patient en fonction de la réponse pharmacocinétique et clinique. Les posologies suivantes sont données à titre indicatif.

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NOUVEAUTES Contre-indications : Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des constituants de la préparation. Hypersensibilité aux immunoglobulines homologues, en particulier dans les très rares cas où les patients présentent un déficit en IgA et avec des anticorps circulants anti-IgA. Titulaire de l’AMM : LFB BIOMEDICAMENTS.

KANOKAD poudre et solvant pour solution injectable IV Principe actif :

Facteur II de coagulation Facteur VII de coagulation Facteur IX de coagulation Facteur X de coagulation Indications :

14-35 UI 7-20 UI 25 UI 14-35 UI

• Traitement des saignements et prophylaxie péri-opératoire des accidents hémorragiques lors d'un déficit acquis en facteurs de coagulation du complexe prothrombique comme le déficit induit par un traitement par antivitamines K, ou en cas de surdosage en antivitamines K, quand une correction urgente du déficit est requise. • Traitement des saignements et prophylaxie péri-opératoire d'accidents hémorragiques lors d'un déficit congénital de l'un des facteurs vitamine K dépendants, lorsqu'aucun facteur de coagulation spécifique de haute pureté n'est disponible. Liste I

Formes et présentation :

Flacon de 250 UI de facteur IX + flacon de 10 ml de solvant, avec système de transfert muni d'un évent à filtre stérilisant, boîte unitaire. Flacon de 500 UI de facteur IX + flacon de 20 ml de solvant, avec système de transfert muni d'un évent à filtre stérilisant, boîte unitaire. Posologie : Le traitement doit être initié sous surveillance médicale.

La posologie et la durée du traitement de substitution dépendent de la sévérité du trouble, de la localisation et de l'intensité de l'accident hémorragique, ainsi que de l'état clinique du patient. La dose et la fréquence d'administration doivent être calculées sur la base de chaque cas individuel. L'intervalle entre les administrations doit être adapté en fonction des demi-vies des différents facteurs de coagulation du complexe prothrombique. La posologie individuelle peut être déterminée uniquement sur la base des évaluations régulières des taux plasmatiques du facteur de coagulation à corriger ou sur la base d'un test global évaluant le taux de complexe prothrombique (temps de prothrombine, INR), et en fonction du suivi continu de l'état clinique du patient. Contre-indications : Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients.

Interactions : Le complexe prothrombique humain neutralise les effets d'un traitement par antivitamines K, mais aucune interaction avec d'autres spécialités pharmaceutiques n'est connue. Titulaire de l’AMM : LFB BIOMEDICAMENTS.

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NOUVEAUTES

LEVACT poudre pour solution à diluer pour perfusion à 2,5 mg/ml Principe actif : Bendamustine (DCI) chlorhydrate.

Indications :

• Traitement de première ligne de la leucémie lymphoïde chronique (stade Binet B ou C) des patients chez qui une polychimiothérapie comportant de la fludarabine n'est pas appropriée. • Traitement en monothérapie du lymphome non hodgkinien indolent en progression, pendant ou dans les 6 mois, chez des patients ayant reçu un traitement par rituximab seul ou en association. • Traitement de première ligne du myélome multiple (stade II en progression ou stade III de la classification de Durie-Salmon) en association avec la prednisone chez des patients de plus de 65 ans qui ne sont pas éligibles pour la greffe autologue de cellules souches et qui présentent une neuropathie au moment du diagnostic excluant l'utilisation de traitement comportant du thalidomide ou du bortézomib. Liste I

Formes et présentation :

Flacon de 25 mg de poudre, boîte de 5 ou de 20. Flacon de 100 mg de poudre, boîte de 5.

Mode d’administration : Perfusion intraveineuse de 30 à 60 minutes

.

Posologie : Ce traitement doit être administré sous le contrôle d'un médecin qualifié et expérimenté en matière de chimiothérapie anticancéreuse. L'insuffisance médullaire est liée à l'augmentation de la toxicité hématologique induite par la chimiothérapie. Le traitement ne doit pas être débuté si le taux de leucocytes et/ou de plaquettes chute à des valeurs respectivement < 3000/µl ou < 75 000/µl. Leucémie lymphoïde chronique en monothérapie : 100 mg/m 2 de surface corporelle de chlorhydrate de bendamustine à J1 et J2 ; toutes les 4 semaines. Lymphome non hodgkinien indolent en monothérapie chez les patients réfractaires au rituximab : 120 mg/m 2 de surface corporelle de chlorhydrate de bendamustine à J1 et J2 ; toutes les 3 semaines. Myélome multiple : 120-150 mg/m 2 de surface corporelle de chlorhydrate de bendamustine à J1 et J2, prednisone 60 mg/m 2 IV ou per os de J1 à J4 ; toutes les 4 semaines. Contre-indications : • Hypersensibilité au chlorhydrate de bendamustine ou à l'un des excipients. • Allaitement. • Insuffisance hépatique sévère (bilirubine sérique > 3,0 mg/dl). • Ictère. • Myélosuppression sévère et anomalie importante de la numération formule sanguine (taux de leucocytes et/ou de plaquettes respectivement < 3000/µl ou < 75 000/µl). • Intervention chirurgicale lourde moins de 30 jours avant le début du traitement. • Infections, notamment en cas de leucopénie. • Vaccination contre la fièvre jaune. Titulaire de l’AMM : MUNDIPHARMA.

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café LeLecafé

LE CAFE

Café, n.m. : emprunté au turc kahve, peut-être par l’intermédiaire de l’italien caffè. Le mot turc vient de l’arabe, qahwa (« le vin en tant que stimulant de l’appétit »). • Graines de caféier, ou poudre formée de ces grains torréfiés et moulus.

• Boisson, généralement bue chaude, de couleur noir-brun, réalisée à partir de cette poudre.

• Etablissement, lieu public, où l’on consomme des boissons.

• Moment où l’on prend le café après le repas.

Tant de significations pour un seul mot. Alors munissez-vous d’une tasse, de café bien sur, avant de continuer la lecture. Les origines du café

Le caféier est un arbuste, prospérant dans la ceinture tropicale de tous les continents, il peut atteindre 8-9m de haut mais on le taille à un caféier 1,5-2m pour faciliter la récolte. Il existe au moins 26 espèces de Coffae dont deux sont principalement cultivées : Coffae arabica ou caféier Fruits mûrs (drupes) d’Arabie, originaire d’Afrique de l’Est, et Coffae canephora, originaire d’Afrique Centrale et de l’Ouest. Comme son nom l’indique, le robusta nécessite moins de soins et peut pousser plus en altitude ; il est plus chargé en caféine et représente 35% de la production mondiale et contre 65% pour l’arabica. D’autres espèces sauvages existent, comme Coffea charrieriana, le café de Charrier du Cameroun, qui produit des grains naturellement pauvres en caféine. Chaque caféier donnera un café différent car l’humidité, l’ensoleillement, les températures sont autant de paramètres influençant la production des arômes. Le fruit du café est une drupe, qui devient rouge à maturité et renferme deux graines de forme caractéristique. La récolte se fait en plusieurs fois, à mesure que la maturité s’opère en fonction des températures. Les fruits mûrs sont ensuite transformés selon le procédé décrit ci-contre pour obtenir les grains de café qui vont être exportés puis moulus. Chaque étape est de la plus grande importance, car elle conditionne tous les arômes et la valeur du café. L’histoire du café

La découverte fortuite de l’action excitante du café aurait été attribuée à un berger du petit royaume du Yémen, qui se serait aperçu que les brebis qu’il menait paître étaient en proie à une agitation particulière quand elles broutaient des drupes de caféiers. Et selon des écrits, le Des graines de café premier qui en fit usage serait un supérieur d’un monastère, qui employait les graines de café torréfiées dans un poêlon, et préparait une boisson l’aide d’eau chaude pour tenir ses moines éveillés. Importé d’Abyssinie (actuelle Ethiopie) par les Arabes dès le XVème siècle, le café gagna Venise en 1615 et Paris en 1657. Louis XIV fut le premier à en déguster en France en 1644 et le premier café ouvrit en 1672 à Saint-Germain.

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LE CAFE Les consommateurs de café

Le café est la troisième boisson consommée dans le monde après l’eau et le thé. En Europe où l’on consomme moins de thé (excepté nos amis Britanniques), il est la 2ème boisson préférée. Les scandinaves et pays du nord de l’Europe en consomment le plus, un café chaud et léger semble être idéal pour combattre le froid. Dans le sud de l’Europe, le café est plus torréfié et donc bu plus corsé. En Amérique du Nord, le café est aussi plus léger car on en boit tout au long de la journée, et il est décliné sous toutes ses recettes: cappuccino, caffè latte, noisette, avec des épices (cannelle, muscade, cardamone), du caramel, café glacé en étée Et plus surprenant encore, il se boit salé dans certaines régions du monde : un pincée de sel en Laponie et en Ethiopie pour estomper l’amertume et cela va jusqu’à être infusé avec de l’eau de mer dans les café-bars branchés de Taïwan. Les japonais, grands consommateurs de thé, sont encore à la traîne, mais ils rattrapent vite leur retard et ne sélectionnent que les meilleurs crus. La préparation du café

Pour préparer un bon café, il faut avant tout de bonnes graines de café, de préférence moulues extemporanément, à faire infuser dans une bonne eau à 85°C. Plus le temps de contact entre l’eau et le café est court, plus la mouture doit être fine. Il existe près d’une dizaine de façons de préparer le café par quatre procédés d’extraction : décoction, infusion, percolation, ou lixiviation qui la plus répandue en France avec la cafetière filtre. Les machines à expresso deviennent de plus en plus à la mode. L’extraction se fait entre 15 et 20 bars, ce qui rend le café plus mousseux avec des arômes différents. Une des plus originales est la cafetière japonaise, ressemblant étrangement à un système de verrerie qu’on peut voir dans les labos de la Un espresso à l’italienne fac L’infusion se fait avec de l’eau froide et il faut près de 12 heures pour obtenir une tasse car le débit est de 1 goutte toutes les 2 secondes. Il en résulte un café très fort avec des arômes se rapprochant de ceux du vin.

On dénombre au moins 800 composés chimiques dans le café. Leur proportion et leur nature déterminent la spécificité du café en question. À titre d’exemple, et pour citer quelques composés majoritaires, on trouve : la vanilline, le gaïacol et le 4-éthylguaïacol (phénoliques et épicés), la 2,3-butadione (arôme de beurre), la 2-méthoxy-3-isobutylpyrazine (terreux), le méthional (pomme de terre et sucré) et enfin le 2-furfurylthiol (arôme, simplement, de café). D’autres composés procurent des sensations de noisette, de noix, ou de caramel. Le goût pour le café n'est pas spontané, mais doit se cultiver, puisque sa saveur est forte et amère.

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Une cafetière japonaise


LE CAFE La pharmacie et le café

Le café contient de la caféine, un alcaloïde de la famille des méthylxanthines, qui est utilisée en pharmacie pour ses propriétés stimulantes du système nerveux central et du système cardiovasculaire, d’analeptique respiratoire et elle est souvent utilisée en association avec les analgésiques et les antimigraineux. Une tasse de café expresso en contient 100mg, et une tasse de café filtre en contient environ 150mg. La caféine peut engendrer un phénomène de dépendance ; beaucoup d’entre nous ont besoin de leur café avant de démarrer la journée. Le café contient aussi des polyphénols, antioxydants naturels prévenant les dégâts cellulaires dus aux radicaux libres. Des études en cours ont déjà révélé des effets bénéfiques contre la maladie d’Alzheimer, les crises de goutte, le diabète de type II et certains cancers dont celui du foie.

La molécule de caféine Le café a de multiples facettes : vecteur de développement pour les pays producteurs, importance culturelle et sociale, c’est aussi votre meilleur allié en période de révisions et il protège votre santé. Le café est un véritable art de vivre. Gus-Gus

Il y a trois restaurants à Vancouver qui font des oeuvres d’art à partir de simples cafés, il serait presque dommage de les boire !

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INTERVIEW DE Mme WIND

Interview de Mme Wind

Te voilà en face de la faculté de pharmacie de Strasbourg, comme tous les joursN Rentre !

Ne te laisse pas distraire par les murmures des cours s’échappant des amphis à ta gauche ! Tu connais ton objectif.

Tu vois le couloir de gaucheN emprunte-le N Non non, ne regarde pas en haut les salles de TP ! Non, en bas les salles de TD te menacent. Arrivé au bout de ce couloir, tourne à gauche et laisse toi guider par le doux fumet qui émane de cette endroit de détente, de jouissance et de perdition : la K’fet. Elle est là à t’attendre, Mme Wind, te proposant une bière ou un café en fonction de l’heure.

Bonjour Mme Wind, merci d’avoir accepté notre interview. Quelle est le parcours qui vous a conduit jusqu’ici ?

À 14 ans, j’ai commencé à travailler dans une imprimerie e J’étais aide magasinière du stock de papier, c'est-à-dire que je m’occupais de l’approvisionnement, je calculais les sorties et la quantité de papier. J’y ai travaillé 25 ans et en 1991 elle a fermé. Il s’agissait d’une multinationale et les 5 unités françaises de cette imprimerie ont toutes fermé. Je me suis donc retrouvée au chômage pendant un an, avant de trouver du travail au lycée Sturm pendant 8 ans. Je faisais le ménage et préparais le petit déjeuner aux élèves. Ce boulot me plaisait mais l’ambiance n’était vraiment pas bonne. En été, il fallait déplacer les meubles pour faire un ménage complet, je me suis esquinté le dos jusqu’à avoir une hernie discale, ce qui a conduit à mon licenciement. Ensuite, en temps que travailleur handicapé, ce fut très dur de retrouver du travail, je faisais des petits boulots mais ça ne me plaisait pas. J’ai eu beaucoup de chance de trouver par hasard une petite annonce au retour de vacances. J’ai téléphoné le lundi et on m’a fait passer un entretien. Le prez’ de l’époque, Jérémie Fuchs, a vu mon CV. Il a vu que j’avais travaillé au foyer Jean Sturm et je pense que ça m’a donné un réel avantage, d’une part parce que Jérémie avait été dans ce foyer et d’autre part parce qu’il savait que la directrice était très maniaque et exigeante. Je vais prendre ma retraite courant janvier. Après avoir travaillé 168 trimestres, je vais pouvoir me consacrer à ma famille. Je fus donc engagée en 1992 pour un CES pendant 6 mois puis définitivement jusqu'à maintenant. Ce qui m’a fait le plus mal lors de ma carrière, c’est l’imprimerie. Je n’ai pas fait d’études, je me suis appliquée à la tache, en pensant que je passerais toute ma vie là-bas et j’ai évolué de l’emballage au bureau. J’aimais mon travail et il y avait une bonne ambiance. Est-ce que c’est dur de bosser pour l’amicale et des étudiants ?

Non non, c’est l’endroit où il était le plus agréable de travailler. C’est tranquille, je ne suis pas stressée, même si de temps en temps il faut travailler vite, ce n’est pas comparable à ce que j’ai vécu avant. Ici, je me sens à l’aise. Le seul bémol, c’est la musique que je ne supporte plus comme avant (rires).

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INTERVIEW DE Mme WIND Vous n’apportez pas de temps en temps vos propres CD ?

Non, je n’ai pas de CD à moi. En été, je ramenais de temps en temps 1 ou 2 CD de la maison mais je ne supporte plus vraiment la techno et le métal. Même si je suis restés plus ou moins jeune en travaillant ici, enfin je crois (rires). Est-ce que vous avez perçu un changement de la K’fet au cours des années ?

Oui, au départ j’étais vraiment impressionnée par la consommation de bière, déjà que j’étais étonnée de voir de la bière dans une fac mais le débit était vraiment important. Et au fur et à mesure des années, la consommation de bière a diminué ainsi que la quantité de personnes venant à la K’fet. La fréquentation a surtout changé lorsqu’on est passé à une K’fet non fumeur. Là, il y avait nettement moins de monde. Mais je me questionne souvent sur cette baisse de fréquentation. Est-ce que les gens sont plusstudieux ? Je me demande aussi si ça ne vient pas de mon travail ou du bureau, je ne sais pas. Est-ce que la fréquentation de la K’fet par les profs a changé ?

Je ne sais pas, il y a toujours les habitués (rires). Mr Metzger, Mr Pabst, Mr Schneider e et bien d’autres.

Quel est le pire état dans lequel vous avez trouvé la K’fet ?

Je ne peux pas me plaindre, je n’ai jamais trouvé la K’fet trop sale. Il paraît qu’avant, ce n’était pas si évident, qu’il fallait se mettre à genoux pour frotter, mais c’est plutôt tranquille, même si de temps en temps c’est un peu sale, comme les lendemains de baptême. Je gagne même de temps en temps un occupant qui dort dans le canapé ^^ Quel est le truc le plus amusant que vous ayez vu ?

C’est un jour Michelin qui a descendu son pantalon exhibant son sexe à tout le monde dans la K’fet et la remonter illico (le pantalon). Mais je suis vacciné e Ici je vois des pénis partout, ça ne me choque plus de voir ça (rires). Est-ce que vous avez déjà assisté à un événement de la K’fet ou un banquet ?

Je n’ai jamais été à une fête excepté une fois, il y avait un repas finlandais mais je ne suis pas restée longtemps étant donné que mon mari et moi travaillions le lendemain, même si il y avait une bonne ambiance. Je n’ai jamais été au banquet. Par contre, Flunchy m’a donné 2 CD de banquet et je me suis bien amusée à les regarder. Est-ce que vous avez un conseil à donner aux étudiants ?

Qu’ils apprennent bien et de foncer dans leur études. Ils doivent savoir qu’ils ont de la chance de faire des études. De temps en temps durant les examens, il y a des gens qui oublient leurs brouillons à la K’fet, je les lis. Je suis impressionnée par tout ce qu’ils peuvent retenir, qu’ils en profitent. Moi je n’ai pas eu cette chance, je suis rentrée très jeune à l’usine car il fallait ramener de l’argent et je me suis mariée très tôt. Le plus dur est que, sans diplôme, les gens deviennent hautains avec vous. C’est pour ça que j’aime bien le travail ici parce que les gens me respectent davantage par rapport à d’autres de mes jobs. Un conseil pour votre successeur ?

Il faudrait d’abord voir qui c’est. Si je peux donner un conseil à l’amicale, c’est d’embaucher quelqu’un de plus jeune car je ne sais pas si une personne âgée supportera la musique. Et je lui souhaite bonne chance !

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Butters


La soirée Bloc Santé

LA SOIREE BLOC SANTE

Le jeudi 4 novembre, les amicales d'horizon blanc, médecine, kiné, dentaire, sage-femme, infirmière et bien sur de pharmacie ont organisé la plus grosse soirée étudiante jamais réalisée à Strasbourg !!!

C'est au Hall Rhénus à Strasbourg que les DJ’s (dont le DJ numéro 1 espagnol DJ Obek) ont fait danser plus de 5000 étudiants venus de tous horizons. Le thème de la soirée était les 7 péchés capitaux et leurs vertus.

Le long des 2500 m² du Rhénus étaient éparpillés différents stands représentant les différents péchés. Par exemple, pour la gourmandise, on trouvait des crêpes et du chocolat et pour l'orgueil un stand de shooting photo avec un drag-queen des plus extravagants (photo) !

Malgré un très grand nombre de personnes et une file d'attente au bar un peu longue, l'ambiance était présente et les remarques sont unanimes sur la réussite de cet événement : • « J'ai beaucoup aimé la soirée, surtout par la musique, l'organisation et la sécurité. » • « Bravo et merci ! » • « Super soirée !! Merci et vivement la prochaine. » • « Merci à l'organisation de s'être défoncée comme ça pour que des trous du cul comme moi puissent s'éclater !! »

A l'inverse pour les vertus, la prudence était représentée par l'association AIDES qui a fait de la prévention sur les maladies sexuellement transmissibles. De plus, une action spécifique a été lancée sur les fameux « capitaines de soirée » ou SAM , qui en échange de leur permis de conduire ont pu profiter des softs à volonté !!

Alors un grand merci à tous les organisateurs de cette super soirée qui ont passé plus de 6 mois à tout préparer et aux 200 bénévoles qui ont fourni un travail énorme lors de la soirée et réussi à gérer un si grand nombre d'étudiants !!

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A quand une nouvelle soirée Bloc Santé ???


Quelques questions à Camille Roesch, une des organisatrices côté pharma, de la soirée Bloc Santé.

LA SOIREE BLOC SANTE

Comment est née la soirée Bloc Santé?

Ce projet a débuté il y a un an et demi, au mois de juin, deux étudiants de cinquième année de médecine, Arnaud Thévenin et Naje Youssef ont eu l'idée de cette soirée. Je les ai rapidement rejoins, nous avons alors formé le trio de tête. Nous avons ensuite fait appel aux autres assos mais les idées n'étant pas très construites au départ, l'idée n'a pas abouti. Mais il y a 7 ou 8 mois Arnaud n'ayant pas lâché l'affaire, a décidé de persévérer et a reformé un comité avec les responsables des différentes facs. Après un investissement et un travail monstrueux, la soirée Bloc Santé a pu renaître de ses cendres.

Est-ce-que c'est la première fois qu'une soirée aussi importante a lieu à Strasbourg?

Qui a organisé cette soirée ?

Oui et non. Il y a une dizaine d'années des soirées identiques avaient déjà eu lieu mais elles étaient de moindre ampleur et dans des salles plus étroites. L'idée d'une soirée aussi énorme avait cependant été abandonnée jusqu'à cette année puisque l'organisation est très lourde et les différentes amicales avaient du mal à s'accorder sur les idées.

Les 7 amicales de santé ( médecine, pharma, dentaire , kiné...) se sont réunies . Nous étions un comité de 35 personnes dont un noyau dur de 10 personnes sans lesquelles la soirée n'aurait jamais eu lieu !!!

Tu viens de nous dire que 7 amicales avaient participé au projet. Avez-vous réussi à vous entendre ? Comment vous êtes vous réparti les tâches? Du fait de l'inégalité financière des différentes assos ainsi que du nombre inégal d'amicalistes, la répartition du travail n'a pas été chose facile. Ce sont les amicales de médecine et de pharma qui se sont plus ou moins portées garants du projet. Mais les plus petites, elles aussi, ont fournis de nombreux efforts par rapport à leur attitude et leur fonctionnement. Une chose est sûre, réunir et contenter tout le monde n'est pas chose facile!!!

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LA SOIREE BLOC SANTE Quel est le coût réel d'une soirée comme « Bloc Santé » ?

La somme prévu au départ d'environ 150 000 euros n'a pas était suffisante. Des dépenses imprévues se sont rajoutées et nous n'avons pas encore réglé tous nos prestataires. La somme étant considérable nous n'avions pas le droit à l'erreur ! Connaissez vous le nombre total de personnes présentes ?

Lors des ventes dans les amicales précédents la soirée, 4700 places ont été vendues .Le soir même nous avons encore vendu 600 places. Ce qui nous donne un total de 5300 personnes au Rhénus, sans compter les VIP et les bénévoles, nous avons donc presque fait salle comble. En conclusion peut-on dire que d'un point de vue organisation cette soirée fut une réussite totale ? Je ne sais pas si l'on peut dire ça mais en tout cas, ce fut une bonne surprise et un pari osé réussi, grâce à l'implication incroyable de tous les bénévoles et organisateurs . Cette soirée restera dans les annales...vidéos à l'appui !!

Marie

Un grand merci à Camille s’être prêtée au jeu des questions-réponses et à l’H2S qui s’est beaucoup investie dans cette soirée, comme dans toutes les soirées, pour nous offir une ambiance de folie.

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ème Le 44 banquet ème Le 44 bnasuet de l’H2S de l’H2S

44ème BANQUET DE L’H2S

L’événement pharma de l’année est enfin arrivé en ce 25 novembre 2010 : LE BANQUET ! Cette année, il fallait parcourir une petite vingtaine de kilomètres, sous les premiers flocons de neige, pour arriver dans la magnifique salle de spectacle de Mutzig, le Dôme. Après avoir reçu à l’entrée une rose rouge pour ces mesdames et un petit schnaps pour ces messieurs, tous se retrouvent autour d’un premier verre. Certains découvrent la soirée pour la première fois avec une certaine excitation, d’autres la redécouvrent, non pas sans une excitation moindre. Après ce modeste apéritif, nous voici à nos tables respectives (ou pas !) accueillis par le discours de notre très cher président de l’H2S, puis vient enfin l’inauguration de ce 44ème banquet par Mr Marchioni dans une effervescence absolument incroyable. Ce dernier fit d’ailleurs remarquer qu’il y avait de moins en moins de bruit dans les amphis de P1, et pour combler ce manque, rien de tel qu’une toute petite phrase : « Faites du bruit, je ne vous entends pas ! ». Après ces quelques mots, on se retrouve tous debouts sur nos chaises à entonner l’hymne des pharmaciens, qui sera suivi de nombreuses paillardes dont une très connue, « Ah, la salope » qui laisse une vue splendide sur la salle d’une foule qui fait tourner les serviettes. Durant ces nombreuses paillardes, nous avons tout de même l’occasion de manger un petit bout avec un peu de foie gras à l’entrée, suivi de canards et purée aux marrons pour le plat principal. La soirée continuera et terminera en musique sur une piste de danse déchaînée. Comme on le dit chaque année, merci à l’Amicale pour ce spectacle et aux anciens pour nous avoir montré la voie ! Dadou.

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Interview de M.Didier et de M.Arntz

INTERVIEW DE M.DIDIER ET M.ARNTZ

Bonjour, merci de nous recevoir dans votre laboratoire. Quels ont été vos parcours universitaires ?

M. Didier : Je ne suis pas pharmacien (Mr. Arntz non plus), j’ai suivi un cursus de physique à la fac de sciences à Strasbourg, avec une Licence et une Maîtrise de physique, suivi d’un DEA et d’une thèse sur l’optique durant laquelle j’ai eu l’occasion de travailler avec des biologistes, ce qui explique en partie ma présence à la faculté de Pharmacie.

M. Arntz : J’ai fait Maths sup et Maths Spé puis une Licence et une Maîtrise de physique, suivie d’un DEA et une thèse en milieu hospitalier en construisant des détecteurs particuliers dans le cadre d’applications en médecine nucléaire. Principalement en construisant une gamma-caméra dédiée à l’évaluation des performances cardiaques. J’ai, par la suite, fait plusieurs post-doc dans l’industrie (IBM) dans le cadre de thématiques orientées vers les nanotechnologies. Je suis ensuite revenu en France à la faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg où j’étais maître de conférences associé et mon activité de recherche s’est orientée vers les biomatériaux. Puis j’ai rejoint la faculté de Pharmacie au sein de l’équipe du Pr Mély. Sur quoi travaillez-vous actuellement ?

M. Didier : Nous travaillons dans l’équipe d’Yves Mély. Dans le laboratoire, nous travaillons essentiellement sur le HIV (virus de l’immunodéficience humaine). C’est une équipe assez hétérogène puisqu’il y a des biologistes, des physiciens et des chimistes. Étant physiciens, nous développons surtout des approches de microscopie pour comprendre les mécanismes fondamentaux de certaines protéines d’HIV. M. Arntz : Une grande partie du laboratoire sert au développement des techniques de microscopie de pointe. Si nous avons tous les financements prévus, nous serons à la pointe en microscopie de fluorescence et microscopie de champ proche. Pouvez-vous nous expliquer plus précisément ce que vous faites ? (en visitant le laboratoire)

Nous disposons par exemple d’un microscope TIRF (Total Internal Reflection Fluorescence Microscopy). Ce microscope nous permet d’étudier des interactions protéine-lipide ou protéine-protéine dans des systèmes membranaires modèles (bicouche supportée) ou réels (membrane cellulaire). Cette approche est particulièrement intéressante dans le cas du HIV. En effet, en plus de l’interaction du virus avec la membrane plasmique lors de son entrée dans la cellule, il y a plusieurs étapes du cycle réplicatif qui ont lieu dans un environnement lipidique. La technique de microscopie est alors utilisée pour caractériser la nature des interactions à l’échelle moléculaire. Parmi nos protéines d’intérêt, on peut citer la protéine GAG qui est fortement impliquée dans le mécanisme d’assemblage des particules virales. Le microscope TIRF nous permet alors de suivre individuellement de telles particules au niveau de la membrane plasmique . Des expériences en cours combinant la microscopie à épifluorescence et TIRF vont nous permettre de suivre et de caractériser le processus de formation de ces particules à partir du noyau jusqu’à l’excrétion à travers la membrane plasmique.

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INTERVIEW DE M.DIDIER ET M.ARNTZ

D’autre part, on s’intéresse au complexe de pré-intégration qui fait entrer l’ADN viral dans le noyau de la cellule hôte. Ce dernier interagit donc avec l’enveloppe nucléaire. $

Nous pouvons voir le complexe de pré-intégration directement avec un autre microscope : le microscope AFM. Celui-ci a la propriété d’avoir une très bonne résolution, du point de vue morphologique. On arrive à voir des objets de très petite taille avec une précision de 0,1 nm. Un 2ème microscope AFM combinant la microscopie en champ proche et le TIRF est actuellement en phase de test. Ce dernier permet de suivre à la fois la morphologie et les signaux de fluorescence. Nous développons ici des microscopes qui dépassent les limites de diffraction pour arriver à 20nm, contre 200nm actuellement. Nous disposons également d’un montage de microscopie à deux photons qui permet de réaliser de l’imagerie tridimensionnelle, afin de caractériser d’autres étapes du cycle viral. Nos projets de recherche ne concernent pas le virus en entier car il faudrait travailler dans un laboratoire beaucoup plus sécurisé. Nous nous intéressons à plusieurs protéines de HIV, notamment la protéine NCP7 de la nucléocapside qui protège l’ARN du virus et qui intervient au niveau du complexe de pré-intégration. Avec cette technologie, il est également possible de faire de la spectroscopie de corrélation de fluorescence, ce qui nous donne des informations sur les interactions des protéines avec les différents partenaires. Dans ce cas, on travaille sur un ensemble de molécules. Nous développons également des approches de microscopie optique à haute résolution qui permettront de visualiser des objets de l’ordre de quelques dizaines de nanomètres. A titre d’exemple, on peut citer la microscopie STED (Stimulated Emission Depletion microscopy) qui fonctionne avec des lasers et qui permet d’imager l’échantillon en trois dimensions. Ces microscopes ont été développés ici, ils sont « faits maison ». Cela nous permet de tout contrôler et d’être plus performants qu’avec des microscopes commerciaux.

Pour le HIV, je ne peux vous parler que d’un point de vue de physicien. On essaie de trouver de nouvelles cibles, qui ne mutent pas d’une souche à l’autre, afin de voir quelle efficience elles ont par rapport au cycle de reproduction du VIH, notamment NCP7. En effet, NCP7 est stable. Si on arrive à bien comprendre son action et à l’inhiber, cela pourrait être une cible thérapeutique de choix. L’autre particularité du laboratoire réside dans sa composante chimie, car nous avons besoin de fluorophores. Les fluorophores commerciaux ne fonctionnent pas toujours bien, c’est pourquoi nous développons nos propres fluorophores. Nous produisons également la NCP7 ici. Il y a donc une approche globale, c’est à dire physique, chimique et biologique. Après avoir trouvé les protéines qui peuvent être intéressantes pour le VIH, qu’en faites vous ?

Les biologistes qui sont au laboratoire font leurs constructions en essayant de couper un bout du peptide pour voir ce qui va se passer : changement de conformation (qu’on voit avec la technique du FRET). Nous essayons de répondre à leurs besoins, nous sommes au service des biologistes pour leur fournir les moyens d’avoir des réponses à leurs questions. Cela fait combien de temps que vous travaillez sur la NCP7 ?

Il y a eu plusieurs approches. La première, qui été plus classique, date d’une dizaine d’années. Mais nous ne travaillons pas que sur la NCP7, nous travaillons sur plusieurs autres protéines qui sont intéressantes car elles appartiennent au cycle de réplication du HIV.

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INTERVIEW DE M.DIDIER ET M.ARNTZ Actuellement, quels postes occupez-vous à la faculté ?

M. Didier : Nous sommes tous les deux maîtres de conférences. Donnez-vous tous les deux des cours en PAES ? M. Didier et M. Arntz : Hélas non (rires). Pourquoi hélas ?

M.Didier : Nous ne faisons plus de cours magistraux en première année, le volume horaire de physique/maths a été diminué comme pour d’autres matières, et les professeurs de médecine assurent également des cours. Il n’y a donc, de la fac de pharmacie, plus que M. Mély et Mme Wund qui assurent des cours en première année. Mais nous sommes chargés de TD, ce qui est assez contraignant, il y a environ 1600 étudiants, ce qui fait beaucoup de groupes de TD, beaucoup de répétitions. Ce qui n’était pas le cas avant. M. Arntz : Les années précédentes, nous arrivions quand même à identifier certains étudiants pour suivre leurs progrès, ce qui n’est plus le cas au vu du nombre d’étudiants. Cela devient plus impersonnel. Par contre, vous continuer d’assurer vos cours en 2ème année ?

M. Didier : Oui, cela ne change pas ! M. Arntz : Mais les programmes de 1ème année ayant été modifiés, les autres programmes évolueront certainement aussi. C’est un vaste chantiere Intervenez-vous dans d’autres facultés ?

M. Didier : Nous intervenons dans des masters, qui sont associés à l’école de physique qui est à l’ENPS ainsi qu’à la faculté de chimie. M. Arntz : Notamment dans le master IRIV, Robotique et Ingénierie pour le Vivant Ingénierie des systèmes, automatique et Vision dont une UE Innovations en imagerie est commune avec l’UE de pharmacie. M. Didier : C’est un autre public, ce sont surtout des biologistese M. Arntz : e qui se mettent à la physique ! M. Didier : Il y a plus d’interactions avec les étudiants, ce qui rend de notre point de vue l’échange plus intéressant. Mais je peux comprendre que pour des étudiants en pharmacie, la physique ne soit pas une matière essentielle. En première année, la physique faisait tout de même une bonne sélection, certaines questions de QCM étaient des énigmes à part entière ...

M. Arntz : Des énigmes, c’est quand même pas Fort Boyard (rires) ! M. Didier : Finalement au bout de vos 6 années, ça ne change pas grand choses pour la plupart d’entre vous. Cependant, l’option de 3ème année sert aux étudiants désirant faire un stage au laboratoire. M. Arntz : Il y a également des étudiants qui s’intéressent beaucoup à la physique et qui poursuivent un cursus approfondi en physique.

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INTERVIEW DE M.DIDIER ET M.ARNTZ

Avez-vous un conseil pour les PAES ?

M. Arntz : Travailler régulièrement et ne pas se décourager.

Avez-vous quelque chose à dire aux étudiants en général ?

M. Didier : N’ayez pas peur de la physique, ne gardez pas un mauvais souvenir de la première année ! Réponses à une question des internautes :

Quel âge avez-vous ? M. Arntz : C’est indiscret comme question (rires) ! M. Didier : Moi j’ai 33 ans. M. Arntz : Moi 39ans.

Un grand merci pour avoir bien voulu répondre à nos questions ! Qu’est-ce que le HIV ?

Laurent et Hélene

C’est un rétrovirus, c’est-à-dire un virus à ARN monocaténaire, infectant les Vertébrés. Les rétrovirus ont une transcriptase inverse (TI) qui rétrotranscrit leur génome d’ARN en ADN pour pouvoir être intégré dans le génome de la cellule. Cependant, la TI commet beaucoup d’erreurs, ce qui explique la grande variabilité génétique des virus. La transmission du virus se fait par le sang, le lait maternel, la cyprine (liquide sécrété à l'entrée du vagin de la femme), le sperme, ainsi que le liquide précédant l'éjaculation.

Les cellules cibles du VIH sont celles présentant des récepteurs CD4 à leur surface. Les lymphocytes T CD4, les macrophages, les cellules dendritiques et les cellules microgliales cérébrales peuvent être infectées par le VIH. Ainsi, la réplication virale a lieu dans plusieurs tissus. L’infection se déroule en plusieurs étapes : La fixation ou attachement à une cellule, la fusion, la pénétration et la décapsidation, la transcription inverse, l'intégration, la formation d'un ARN messager, l'épissage, la traduction de l'ARN, la maturation des protéines virales, l'assemblage, le bourgeonnement et la maturation des virus.

Le diagnostic se fait en 2 étapes : - détection des anticorps anti-VIH : peut se faire 22 jours après la contamination. Cependant, pendant cette période le patient peut contaminer d’autres personnes ! - confirmation que les anticorps détectés sont bien liés à une infection par le VIH. Suivi en cas de séropositivité : -Dosage des lymphocytes T CD4 et de la charge virale (nombre de virions dans l’organisme).

Traitement : -Antirétroviraux, trithérapies. Mais on n’en guérit pas, les traitements diminuent ou empêchent la charge virale d’augmenter uniquement ! Rappel : seul le préservatif permet une protection contre le VIH lors d’un rapport sexuel !

Source : wikipedia.fr

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TOUR DE L’ANNEE 2010

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TOUR DE L’ANNEE 2010

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Laurent

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VIEUX MEDICAMENTS, VIEILLES PUBLICITES

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VIEUX MEDICAMENTS, VIEILLES PUBLICITES

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VIEUX MEDICAMENTS, VIEILLES PUBLICITES

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VIEUX MEDICAMENTS, VIEILLES PUBLICITES

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Quelques perles de comptoir

PERLES DE COMPTOIR

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(NDLR : Les fautes sont dâ&#x20AC;&#x2122;origine!)


PERLES DE COMPTOIR

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Artculinaire culinaire Art

ART CULINAIRE

Gâteau aphrodisiaque :

Matériel: Pour 6 à 8 personnes : • 200 g de farine • 1/2 paquet de levure • 1 pincée de bicarbonate de soude (facultatif) • 1 pincée de gingembre en poudre • 1 pincée de muscade • 90 g de sucre roux • 175 g de miel • 10 cl d'eau • 140 g de beurre

Mode opératoire: Mélanger tous les ingrédients secs. Dans une casserole, mélanger le miel, l'eau et le beurre. Chauffer à feu doux jusqu'à ce que le beurre soit fondu (ou faire fondre au micro-ondes). Ajouter aux ingrédients secs et bien mélanger. Verser dans un moule carré de 20 cm de diamètre et cuire environ 40 min à 150°C. Laisser refroidir le gâteau avant de le saupoudrer de sucre glace et de le couper en carrés. On peut décorer chaque morceau d'un petit morceau de gingembre confit.

Menele (manala pour ces foutus haut-rhinois !!!) Matériel:

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400 g de farine T65 1 sachet de levure de boulanger 85 g de sucre 1 c à c de sel 2 oeufs 18 cl de lait 100 g de beurre mou 12 pépites de chocolat (ou des raisins secs) pour les yeux 1 jaune d’oeuf + 1 c à c de lait + 1 c à s de sucre pour la dorure

Mode opératoire 1. Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le sel, le sucre, les œufs puis ajouter le lait peu à peu en pétrissant (environ 20 mn) jusqu’à obtenir une pâte souple qui ne colle plus aux doigts. 2. Incorporer le beurre et pétrir encore pendant 10 mn. La pâte ne doit plus être grasse. 3. Former une boule et laisser lever pendant 1 h dans le saladier recouvert d’un torchon. 4. Chasser l’air en appuyant sur la pâte avec la paume de la main. Puis diviser la pâte en 6 parts égales et former des boudins en resserrant pour former une tête. 5. Poser sur une plaque à pâtisserie recouverte d’un papier sulfurisé. Avec des ciseaux, découper les 2/3 du bas pour former les jambes, puis découper les bras et séparer bien du corps. 6. Enfoncer les pépites pour faire les yeux et laisser lever pendant 1 h. 7. Préchauffer le four pendant 20 mn à 200°C avec une coupelle remplie d’eau posée sur la sole. 8. Dorer les menele à l’aide d’un pinceau puis cuire pendant 15 mn. Marie

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Rigolez,c’est Rigolez c’est le Comprimé le comprimé

BLAGUES

Un sanglier rencontre son ami cochon et lui dit : Bah dis donc, t'as du en chier toi avec ta chimio ! A quel temps sont les verbes suivants ? - Ils ne voulurent pas d'enfants, mais en eurent deux. Au préservatif imparfait

Deux secrétaires papotent pendant une pause. La première demande à l'autre : - Tu fumes après l'amour ? Et l'autre répond : - Je ne sais pas, j'ai jamais regardé.

Il était une fois une femme qui entrait chez le dentiste avec un air un peu bizarre. En entrant dans son cabinet, elle enleva tout de suite son pantalon et sa petite culotte et s'assit sur la chaise du dentiste, qui avait un air très étonné. Sans attendre un instant, il dit à la femme: "Je crois que vous vous trompez de spécialiste madame, vous êtes chez le dentiste !" Et elle de lui répondre :" Je sais très bien, et je sais que c'est vous qui avez posé le dentier de mon mari, alors allez le chercher !" Sommes-nous loin de l’utérus ? Je suis un peu fatigué...

Quelques énigmes ( et cette fois-ci sans fautes, promis ! ) 1. Un campeur très mal organisé a perdu son briquet et il ne lui reste plus qu'une seule allumette. Il voudrait allumer ses réchauds de camping (l'un avec deux brûleurs et l'autre avec un seul), sa lampe de camping et son cigare. Que doit-il allumer en premier ? 2. Si le nombre de pommes que je ramasse et que je dépose dans mon panier double toutes les minutes et que mon panier est plein à midi précises, à quelle heure était-il à moitié plein ?

3. Le Pharaon demande : "Qui est le dieu surprême ?" Horus dit : "Ce n'est pas moi !". Isis dit : "C'est Anubis !". Anubis dit : "Isis ment !" Le Pharaon sait qu'un seul dieu dit la vérité et que les deux autres mentent. Qui est le dieu suprême? Au préservatif imparfait Réponse 1 : l'allumette ! Réponse 2 : 11h59 Réponse 3 : Horus

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JEUX

Jeux Jeux

Aide la divine boisson à rejoindre la bouche d’Homer !

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Sawyer


Toute l’équipe du Comprimé vous souhaite de belles fêtes de fin d’année !


Joyeux Noël et Bonne Année !

Nous remercions nos partenaires répartiteurs qui nous aident à distribuer Le Comprimé dans toutes les officines d’Alsace

Directeur de Publication : Ludovic GLADY Mise en Page : Yann BIEHLER Trésorier : Joan STUCK Secrétaire : Marie HEMERY Vice-trésorier : Vincent ROMEO Responsables communication-site web-interwiew : Charles HENG, Laurent GARNIER, Thierry KLEIN, Helene FREYHEIT, Etienne BERNER Responsable ventes : Céline MEYER Responsable relecture : Odile STAEBLER Responsable illustration : Laura HAAS Reproduction : Réseauprint à STRASBOURG (67) Date de publication : semaine du 17 Octobre 2010 Numéro d’ISSN : 1633-6178 Numéro édité à 700 exemplaires

Numero37  

Numéro 37 du journal de la faculté de pharmacie de Strasbourg : le comprime

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