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COMMUNAUTÉS EN BREF

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La voix des Premières Nations

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DISTRIBUTION 7 000 copies 22 communautés 10 nations

Salluit Kangiqsualujjuaq

Akulivik

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LES 11 NATIONS DES AUTOCHTONES DU QUÉBEC

Kangirsuk Aupaluk Tasiujaq

Inukjuak

Abénaquis Algonquins Attikameks Cris Hurons-Wendats Innus Malécites Micmacs Mohawks Naskapis Inuits

Kangiqsujuaq Kuujjuaq

Umiujaq

Kawawachikamach

Kuujjuarapik Whapmagoostui

Schefferville Matimekush / Lac John

Chisasibi Wemindji

Eastmain Waskaganish

Oujé-Bougoumou Uashat mak Mani-utenam

Obedjiwan

Mashteuiatsh

Manawan

Kitigan Zibi Kanesatake

Pakut-shipit Unamenshipit

Nutashkuan Gespeg

Essipit

Cacouna Whitworth Wendake

Lac-Simon Kitcisakik Winneway Lac-Rapide Hunter’s Point

Timiskaming

Ekuanitshit

Pessamit

Wemotaci

Pikogan

Listuguj

Gesgapegiag

— Justin Trudeau

Le cœur du territoire de nos frères Atikamekws est victime de coupes de bois honteuses. Le conseil d’Opitciwan est outré par les coupes non autorisées par la compagnie Rémabec. Ils exigent que leurs droits soient respectés et que les opérations de Rémabec cessent immédiatement.

L’Université Laval officialise son annonce qu’à partir de janvier 2019, tous les futurs ingénieurs forestiers du Québec seront formés pour mieux comprendre les réalités autochtones en intégrant les valeurs qui unissent la forêt et les Premières Nations. L’Université espère ainsi favoriser les relations durables entres les communautés, les entreprises forestières et les gouvernements.

Wôlinak Odanak

Kahnawake Akwesasne

Peuples présents depuis des millénaires!!! Nous rejoindre

Volume 20, numéro 8 - Septembre 2017

(N° ISSN Bibliothèque Nationale du Canada : Imprimé : Innuvelle ISSN 2561-1275 Électronique : Innuvelle ISSN 2561-1283)

Coordonnateur(trice) : Poste à combler

Éditeur : Équipe du journal, membres du C.A.

2 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

L’incapacité des gouvernements canadiens successifs à respecter les droits des Autochtones au Canada nous fait grandement honte. Et pour beaucoup trop d’Autochtones, ce non-respect des droits persiste encore aujourd’hui.

Mistissini

Nemaska

Waswanipi

Kebaowek

Déclaration fracassante de Justin Trudeau à l'ONU

Journaliste : Julie Malek, Chantale Potvin Conseillère en publicité : Julie Malek

Collaborateurs spéciaux : Constant Awashish, Arthur Fontaine, Dave Lareau (TAQ), Josée Leblanc, Véronik Rankin, David-Alexandre Vincent Correctrice : Michèle Bergeron

Photographe (page couverture) : fr.myeurop.info

Infographie : Linda Renaud (MAP DESIGN) Imprimerie : Hebdo Litho Tirage : 7 000 copies

Merci à nos partenaires : Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam, Institut Tshakapesh. Logos des nations commandités par Tourisme Autochtones.

Vous avez une nouvelle ? Contactez-nous : 418 962-3535 info@lavoixdespremieresnations.ca

Vous avez une publicité ? Contactez-nous : 418 962-3535 et 418 962-3550 pub@lavoixdespremieresnations.ca Siège social d’Innuvelle 108-B, boul. des Montagnais Sept-Îles (Québec) G4R 5P9 Télécopieur : 418 962-3575

Membres du C.A. Josée Leblanc (présidente), Léonard Mckenzie (vice-président), Kateri Champagne-Jourdain (secrétaire-trésorière), Kim Fontaine (administrateur)

Naturallia Roberval 2017 annonce un dîner conférence le 18 octobre avec l’anthropologue, écrivain, animateur et passionné Serge Bouchard dont la réputation n’est plus à faire au sein des Premières Nations. Sa conférence portera sur l’exploitation minière et la bonne entente avec les Autochtones.

Importante découverte archéologique à Mashteuiatsh! Plusieurs objets ont été retrouvés sur le site d’un ancien commerce, dont une hache datant de 5000 à 6000 ans.

TELUS et sa fameuse fibre optique viennent enfin de frapper aux portes d’Uashat mak Mani-utenam. Quel soulagement! ENVOYEZ-NOUS VOS COMMUNIQUÉS AU : info@lavoixdespremieresnations.ca


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PREMIÈRES NATIONS Légalisation du cannabis

Plusieurs dirigeants autochtones sont inquiets

A

vec des chefs du Québec et différentes personnes qui travaillent dans les communautés autochtones comme des conseillers, des représentants de la sécurité publique, des professionnels de la santé et des services sociaux, le chef de l’APNQL, Ghislain Picard, confie les moments forts de la rencontre qui s’est déroulée le 18 septembre à Sainte-Foy. D’autres rencontres sont prévues avant l’application de la loi. «En général, les gens ont tous la même chose à déplorer, c’est-à-dire que le gouvernement fédéral agit trop rapidement», a déclaré Ghislain Picard qui ajoute que les Autochtones ne sont pas les seuls à estimer que le 1er juillet 2018, c’est trop tôt pour voir à tout ce qui gravite autour de tels enjeux.

Problème de drogue dans les communautés C’est un fait : plusieurs communautés autochtones doivent constamment lutter contre les ravages de la drogue. Il faut comprendre que la consommation mène souvent à des problématiques sociales comme la violence, le décrochage scolaire et le suicide. De plus, appuyé par des études comme celle de l’Université de Sherbrooke, il est prouvé que

Loin d’aider… Le projet de législation du cannabis de Justin Trudeau est loin de venir en aide aux communautés qui agissent sévèrement pour bannir la drogue. «Nous sommes extrêmement préoccupés par cette légalisation de la marijuana. Il est facile de prévoir que cela ne fera qu’amplifier les problèmes de surconsommation. Aussi, nous croyons que cette légalisation fera en sorte que la consommation d’autres drogues illicites sera banale», s’est exprimé monsieur Picard. Aussi, des requins voudront en profiter. Quand le cannabis sera légalisé, plusieurs chefs craignent de voir débarquer des profiteurs dans les communautés. Ainsi, comme des cabanes à patates frites, ils voudront installer des «dépanneurs» pour vendre de la drogue.

Pour Justin Trudeau Dans des nombreuses déclarations relatives au projet de loi, le Premier ministre Justin Trudeau affirme que les provinces, en plus d’établir les prix de vente, auront le droit de décider de quelle façon la marijuana sera distribuée et vendue. Aussi, il a

souvent comparé le cannabis à l’alcool. «Il faut contrôler et nous assurer de sa qualité et de sa provenance pour que les consommateurs sachent ce qu’ils achètent».

Des méfaits réels Que l’on veuille ou non, le cannabis, à la lumière de nombreux sites médicaux, ne produit pas toujours les effets de calme et de bien-être recherchés. L’absorption de cannabis, en plus d’augmenter les risques de cancer du poumon, peut causer des vomissements, des malaises et des tremblements. Lors de «bad trip», les consommateurs éprouvent des problèmes d’angoisse, de perte d’équilibre, de confusion totale et ils ont parfois l’impression d’étouffer. De plus, plusieurs études médicales confirment avec des certitudes établies que la consommation de cannabis augmente le risque de développer des troubles psychotiques, tels que la schizophrénie, chez les personnes vulnérables ou prédisposées. Évidemment, des effets comme les yeux rouges, la bouche sèche, une modification du rythme cardiaque et des sensations de nausées sont observés.

toutefois des réglementations sévères qui sont associées à la vente et à la possession. Par exemple, la possession de marijuana est légale au Pérou, mais des peines sont prévues si une personne possède une autre drogue en même temps.

D’une philosophie à l’autre Pendant que les Américains du Colorado crient hourra devant les centaines de millions qui s’accumulent dans leurs coffres et que la Banque CIBC du Canada estime que les revenus du Canada valseront entre 3 et 10 milliards par année, d’autres pays doivent conjuguer avec d’effrayantes problématiques sociales qui découlent de la consommation du cannabis. Prenons l’exemple de la NouvelleZélande, un pays où plus de 50% des jeunes avoue fumer allègrement leur joint. Drôle de coïncidence, c’est un pays qui investit beaucoup

Chantale Potvin

Wendake — Pendant que des communautés expulsent les vendeurs de drogue et que les statistiques de jeunes consommateurs crient au secours, les chefs autochtones se réunissent pour savoir ce qu’ils feront quand le cannabis sera légalisé, ce qui est loin d’être positif pour les communautés.

dans certaines communautés, les enfants autochtones commencent à consommer des drogues et à boire dès l’âge de 9 ans. «Dans certaines communautés, la santé sociale est très fragile, il ne faut pas le nier. Il faut se préoccuper de la surconsommation de cette plante», a estimé monsieur Picard, qui a renchéri avec le fait que les ressources sont manquantes dans les communautés et que la charge de travail concernant la prévention va s’alourdir pour plusieurs intervenants.

Comme plusieurs dirigeants et intervenants autochtones, Ghislain Picard s’avoue préoccupé par la légalisation du cannabis et par la trop rapide application de la loi, qui est prévue pour le 1er juillet 2018. pour lutter contre un fléau national : le décrochage scolaire.

Ailleurs dans le monde Dans le monde, quelques pays tolèrent le cannabis, mais il est en général illégal et/ou accepté seulement pour des fins médicales. Aux États-Unis, il est permis en Alaska, au Colorado, en Oregon et à Washington. Ailleurs dans le monde, le cannabis est légal en Inde, en Jamaïque, au Pérou et en Uruguay. Dans certains pays comme les PaysBas, le Mexique et le Costa Rica, le cannabis est décriminalisé. Il y a

www.drogues-dependance.fr

Par Chantale Potvin

Huit mois avant la légalisation, au Québec, le privé et le public se relancent la balle pour savoir qui profitera de la manne économique qui découlera de la vente du cannabis.

Notre équipe journalistique... Atikamewk, Algonquin, Abénaquis, Micmacs, Cris, Malécites, Naskapis, Hurons-Wendat. JULIE MALEK

CHANTALE POTVIN

VÉRONIQUE RANKIN

journaliste, conseillère en publicité pour la saison estivale

journaliste-pigiste

collaboratrice spéciale

DAVIDALEXANDRE VINCENT journaliste pigiste Wendake

JOSÉE LEBLANC collaboratrice spéciale

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[Octobre 2017] La voix des Premières Nations • 3

Nous sommes à la recherche de journalistes-pigistes dans les nations suivantes :


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PREMIÈRES NATIONS Claudia Petiquay, une jeune femme dynamique et inspirante!

La voix des jeunes autochtones du Québec Par Véronique Rankin

Québec — L’été 2017 a été très mouvementé pour Claudia Petiquay, une jeune atikamekw-innue de 23 ans, qui est devenue en moins d’un mois, la représentante jeunesse du Mouvement des Centres d’amitié autochtone du Québec et porte-parole jeunesse pour l’Assemblée des Premières Nations du Québec-Labrador (APNQL).

É

lue en juillet, représentante jeunesse du Québec pour le Mouvement des centres d’amitié autochtones du Canada et, en août, porte-parole jeunesse pour l’APNQL, Claudia Petiquay est une jeune femme d’action qui souhaite faire une différence en s’impliquant socialement et en prêtant sa voix à celle des jeunes autochtones du Québec. C’est possiblement la première fois qu’une jeune femme autochtone occupe ces deux rôles de représentants jeunesses simultanément et Claudia est prête à relever le défi!

« En fait, j’aime tellement ce que je fais et si je le fais, c’est surtout par amour pour ma culture. Dans les deux cas, les organisations travaillent fort pour les mêmes personnes : les autochtones. Les missions, valeurs et objectifs de ces organisations rejoignent les miennes, donc je me sens à ma

place et à l’aise avec ces responsabilités », explique Claudia.

Après avoir quitté Wemotaci pour étudier au cégep, Claudia a choisi de s’impliquer au sein du Conseil d’administration du Centre d’amitié autochtone de La Tuque en 2015. « Au début, j’utilisais surtout les services qui y étaient offerts. Cela m’a permis d’ouvrir mon réseau de contacts de façon significative et rapidement, un fort sentiment d’appartenance s’est développé pour le centre », précise-t-elle. Son implication lui aura permis de comprendre le fonctionnement d’un organisme à but non lucratif ainsi que d’un conseil d’administration.

Son rôle pour le Réseau jeunesse de l’APNQL Ce rôle de porte-parole l’amène à représenter les jeunes des Premières Nations du Québec. « J’ai décidé de m’impliquer parce que je crois avoir la capacité et le cœur qu’il faut pour le faire. Je suis profondément fière de mes origines, d’où je viens et de mes parents », souligne Claudia. Elle constate que son rôle au sein de l’APNQL est davantage politique et elle aime beaucoup ce qu’elle fait. En tant que porte-parole, Claudia est sollicitée pour participer à des ateliers et conférences et elle souhaite utiliser ces tribunes pour mettre de l’avant l’importance à accorder à la culture. « Il faut continuer ce que les

leaders avant nous ont commencé. Ils nous ont laissé cet héritage pour qu’aujourd’hui, on puisse vivre notre culture. Je transmets ce que je peux à mes enfants et je m’implique dans ce qui me rejoint », précise Claudia. « Je veux sincèrement le bien-être des Premières Nations et, ayant des enfants, je me questionne beaucoup sur l’avenir qui les attends. Je crois que de beaux chan-gements s’en viennent et je veux participer à cette transformation. »

Son rôle pour le Mouvement des Centres d’amitié autochtones du Québec Claudia souligne que son rôle pour le Mouvement des Centres d’amitié autochtones du Québec l’amène à agir au niveau national, puisqu’elle siège à la table nationale du Conseil des jeunes du Mouvement. C’est en fréquentant le Centre d’amitié de La Tuque, que Claudia a réalisé à quel point les Centres d’amitié aident les Autochtones en milieu urbain. « Les Centres d’amitié ont un impact positif dans la vie des gens et ce fut le cas pour moi lorsque je suis arrivée en ville », explique-t-elle. « Aujourd’hui, je participe à des conférences téléphoniques avec des membres du Conseil des jeunes venant de partout au Canada ainsi qu’à divers événements. Je suis fière de contribuer, à ma façon, au Mouvement des Centres d’amitiés autochtones », lance-t-elle.

Claudia Petiquay, représentante jeunesse du Mouvement des Centres d’amitié autochtone du Québec et porte-parole jeunesse pour l’Assemblée des Premières nations du Québec-Labrador (APNQL).

Qui est Claudia? Maman de deux jeunes enfants, Claudia étudie présentement en sciences humaines. Originaire de Wemotaci et Mashteuiatsh, elle consacre tout son temps à sa famille, ses études et son implication sociale. Elle réussit à concilier famille, étude et implication sociale grâce au soutien de son conjoint. « J’ai un conjoint tellement hot! C’est un papa impliqué et quand je dois m’absenter de la maison quelques fois par année, il m’appuie encore et toujours », explique Claudia.

Claudia souhaite partager sa fierté d’être autochtone avec les autres jeunes et considère que les études sont importantes. « Éduquez-vous, c’est tellement important. On a besoin de gens spécialisés dans nos communautés. Depuis quelques années, je constate qu’il y a de plus en plus d’autochtones sur les bancs d’école. Ça me remplit de fierté. », lance-t-elle. « Si vous êtes en ville, sachez qu’il existe des ressources pour vous. Renseignezvous! » ajoute-t-elle amicalement.

Un nouveau drapeau pour Montréal

Les autochtones représentés 4 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

Par David-Alexandre Vincent

Montréal — La métropole du Québec a récemment inauguré ses nouvelles armoiries ainsi que son nouveau drapeau. Un symbole autochtone y a été ajouté, un signe démontrant le désir de Montréal de se réconcilier avec les Premières Nations.

C’

est en effet un pin blanc qui a été ajouté au centre du drapeau, côtoyant les autres symboles déjà présents, ces derniers visant à représenter les

fondateurs de Montréal. Ce symbole, un arbre de la paix et de l’harmonie, rappellera la présence autochtone ancestrale.

Au-delà du symbole, cet ajout symbolique marque une avancée majeure dans le processus de réconciliation qui s’établit avec les peuples autochtones. «En devenant métropole de la Réconciliation, nous voulons envoyer un message fort de paix, de justice et de respect des droits de la personne, des principes envers lesquels la Ville est résolument engagée», a déclaré le maire de Montréal, Denis Coderre.

Ghislain Picard, le chef de l'Assemblée des Premières Nations QuébecLabrador, se réjouit de l’ajout aux nouveaux emblèmes de la Ville : «Les axes sont [enfin] alignés pour un renouveau entre nos peuples».

Le maire de Montréal a invité ses homologues des autres villes canadiennes à emboîter le pas en imposant des symboles forts en faveur des premiers peuples. Ville de Montréal

Le nouveau drapeau de Montréal arborant le pin blanc.


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PREMIÈRES NATIONS

« KWE, MINO PIJAJ ! BIENVENUE ! VOUS ÊTES EN TERRITOIRE ANISHNABE »

Les Chefs Anishnabeg unis face au Premier ministre Couillard et ses ministres Par Véronique Rankin

Val d’Or — Plusieurs membres des communautés anishnabeg, dont des enfants, des élus et des aînés, se sont rassemblés devant l’hôtel où se réunissait le caucus libéral les 14 et 15 septembre derniers à Val d’Or.

L

e but de ce rassemblement était principalement de rappeler au Premier ministre Couillard, et ses ministres en visite dans la région, que les Anishnabeg sont présents et que « tout projet sur leur territoire est sujet au consentement libre, préalable et éclairé de la Nation Anishnabe », peut-on lire dans le communiqué presse publié par le Conseil de la Première Nation Abitibiwinni.

« Les Anishnabeg ne sont plus le peuple invisible. Les gouvernements ont le devoir de nous inclure et de nous considérer comme des partenaires incontournables. Nous avons rappelé au caucus qu’ils ont des responsabilités, que les industries doivent s’entendre avec nous pour exploiter notre territoire et que le gouvernement doit faire respecter ses propres lois », a précisé Chef David Kistabish de Pikogan, à la suite de cette rencontre.

Les Chefs satisfaits de leur rencontre Les Chefs ont pu échanger pendant près d’une heure avec les élus québécois et ont pu partager les enjeux préoccupants de leur communauté. Les problèmes sociaux vécus dans certaines communautés ont été abordés et plus particulièrement, les

relations avec les services sociaux et le nombre élevé de placement d’enfants. D’ailleurs, la ministre Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, a semblé ouverte à discuter de solutions concrètes pour régler la situation alarmante des placements d’enfants.

« Nos enfants doivent bénéficier des mêmes droits et des mêmes ressources que les autres; il en va de leur avenir et de la préservation de la richesse de notre culture », a déclaré Adrienne Jérôme, Cheffe de Lac-Simon.

Les projets d’exploitation des ressources naturelles sur le territoire ancestral anishnabe ont également fait l’objet de discussion. « Nous ne sommes pas contre un développe-

ment du territoire lorsque ce dernier est fait dans le respect de nos modes de vie. Par contre, nous devons être partie prenante de l’exploitation et de l’utilisation de notre territoire ancestral. C’est non-négociable », a souligné Chef Kistabish. Les Chefs ont déploré le manque de place laissé aux Anishnabeg dans les dossiers de développement et d’exploitation lié au territoire et ont souligné leur intérêt premier de faire partie de cette économie tout en protégeant les ressources et le territoire.

Des points importants Les Chefs ont profité de l’occasion pour inviter le gouvernement du Québec à s’asseoir autour d’une table de négociation pour faire avancer les dossiers de négociations

territoriales. Depuis plusieurs années, des travaux sont sur la table de travail des Anishnabeg mais les Chefs souhaitent se pencher plus intensément sur la question et faire des avancées significatives dans ce dossier. Ils souhaitent également discuter des préjudices créés par la signature de la Convention de la Baie-James sur le territoire non-cédé des Anishnabeg et amener des solutions à cette inclusion du territoire anishnabe dans la convention pour ainsi assurer une meilleure cohabitation des nations.

« Tous s’attendent maintenant à recevoir des propositions concrètes du gouvernement et des engagements fermes concernant les différents sujets abordés », peut-on lire dans le communiqué de presse qui a suivi la rencontre.

La clientèle Kapatakan Gilles Jourdain est un centre résidentiel communautaire (CRC) qui offre un service d’hébergement. Nous accueillons exclusivement des adultes autochtones (hommes et femmes), purgeant une (ou des) sentence(s) dans une institution provinciale ou fédérale, qui ont des permissions de sortir à des fins de réinsertion sociale, des permissions de sortir préparatoire à la libération conditionnelle et ceux en libération conditionnelle. Nous accueillons également ceux qui ont reçu une mesure sentencielle leur permettant d’évoluer en milieu ouvert. En fait, nous pouvons accueillir les clients sous le coup d’une ordonnance de probation avec suivi, d’une ordonnance de probation avec travaux communautaires et d’une ordonnance de sursis. Par contre, ils doivent avoir le désir et la volonté de compléter le programme de réhabilitation de 12 semaines que nous offrons. Le processus d’admission est enclenché sur la demande volontaire du contrevenant et avec l’autorisation de son intervenant correctionnel.

La langue d’usage Tous les documents du programme étant en français, les ateliers se donnent en innu et français. Par conséquent, les clients devront être en mesure de comprendre, lire et parler le français aisément. Notre centre offre 20 lits, 18 en provenance de la clientèle provinciale et 2 de la clientèle fédérale. Une chambre adaptée de 2 places peut même accueillir les personnes à mobilité réduite et/ou les femmes.

L’approche

POUR NOUS JOINDRE CRC Kapatakan Gilles Jourdain 60, rue Innut Mani-utenam (Québec) G4R 4K2 Téléphone : 418 927-2984 Télécopieur : 418 927-3523 Courriel : kapatakan@globetrotter.net Site web : www.kapatakan.ca

[Octobre 2017] La voix des Premières Nations • 5

Nous préconisons une approche basée sur la culture autochtone. En fait, nous offrons un programme de guérison abordant diverses thématiques visant à outiller nos résidents dans leur démarche de réinsertion sociale et ce, par une prise de conscience quant à leur parcours criminel. De plus, nous les guidons pour trouver des pistes de solutions afin de ne plus retourner dans leurs anciens comportements ainsi que dans le système judiciaire.


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ÉDITORIAL

Notre Loi des Premières Nations Depuis un bon moment, nous les autochtones, membres des Premières Nations et, dans mon cas, Atikamekw Nehirowisiw, entendons parler de notre autonomie et de la prise en charge de notre gouvernance. Mais disons-le franchement pour mieux comPar Constant Awashish prendre, il s’agit ni plus ni moins d’une démarche de décolonisation que représente, à mon avis, la Loi sur les indiens et ses effets sur les peuples autochtones.

L

6 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

a Loi sur les indiens, anciennement la Loi sur les sauvages, joue encore de nos jours un rôle trop central dans notre identité. En effet, je constate, malgré les critiques et les dénonciations dont elle fait l’objet, que cette Loi incarne malheureusement pour certains, notre identité, à savoir ce que nous sommes en tant que premier peuple de la grande tortue. Un tel carcan est-il acceptable en 2017? Avons-

nous besoin de cette Loi pour dire, je suis indien, autochtone, aborigène ou Première Nation. Tout d’abord, il faut être conscient que nous avons vécu des millénaires sans aucune Loi sur les indiens. Nous avons su régir et gérer notre mode de vie et nos territoires en fonction de nos besoins et de nos valeurs selon nos propres règles de gouvernance, nos coutumes et nos traditions. Nous appliquions, et cela se reflète dans nos valeurs les plus profondes, un concept utilisé de plus en plus, soit le concept du vrai développement durable et cela dans toutes les sphères de la vie. Autant au niveau de la vie personnelle de tous les jours que pour la collectivité. Bien entendu ce concept, notre lien avec nos territoires, évolue, s’adapte et progresse selon le développement de nos peuples et cela ne peut être figé dans le temps à perpétuité.

Notre relation avec la Loi sur les indiens doit également évoluer Or, il est navrant de constater encore aujourd’hui que nous avons un attachement incroyable sur notre état

de colonisés, dont la Loi sur les indiens en est le plus fort exemple. Il n’est pas rare d’entendre des autochtones, des leaders par surcroit, qui sont persuadés que cela les définis comme premier peuple, comme Dieu créa la vie! Et la Loi sur les indiens nous créa! Selon moi, cet attachement à cette Loi remet en question la volonté même de nos leaders de gouverner pour le bien de nos Nations mais plutôt le bien de la division, de l’isolement, de l’individualisme créé par celle-ci, pierre angulaire de notre colonisation. Il faut être fier de nos Nations qui ont su transcender cet état d’esprit qui est loin de nous représenter. Il faut être conscient et s’inspirer des initiatives de différentes Premières Nations en ce sens, dont mon peuple, la Nation Atikamekw, qui a fait un pas vers la décolonisation en créant l’institution du Grand Chef qui est une partie de notre réponse contre l’oppression, le paternalisme et la colonisation. Le Grand Chef de la Nation est l’expression du peuple et non celle des colonisateurs !!


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COMMUNAUTÉS EN BREF DIVERS

Nomination de M. Jean Vincent au poste de président et chef de direction et de M. Martin Légaré au poste de directeur général de la Société de crédit commercial autochtone (SOCCA)

Un des directeurs des comptes à la SOCCA, Olivier Gill-Sioui, a été nommé représentant des employés sur le comité de retraite du Régime des bénéfices autochtones. Félicitations!

Le Centre de ressourcement Attitude vous invite à sa Soirée Bénéfice Hommage aux Premières Nations samedi le 21 octobre 2017 à Laval. Pour plus d’informations visitez le www.centreattitude.com

Le 4 octobre 2017 se tiendra à Val D’or, une vigile des soeurs par l’esprit, à la chandelle, pour souligner la journée de commémoration pour les femmes assassinées et disparues pier.dube@caavd.ca

L’appli Stingray Musique permettra de découvrir des talents autochtones, métis et inuit d’ici via un nouveau partenariat entre les réseaux APTN, Native Communications Inc. et First people radio Inc., à Ottawa. C’est à travers une sélection des experts APTN et NCI-FM Manitoba que de nouvelles créations d’artistes seront choisies et diffusées permettant à chacun d’élargir son public. [Octobre 2017] La voix des Premières Nations • 7

Le chef d’Ekuanitshit, JeanCharles Piétacho, a aiguisé la curiosité de plusieurs en gardant secrètes les raisons pour lesquelles Pierre-Karl Péladeau l’avait convoqué en privé, lors du Gala Teweikan. On espère pouvoir vous en dire plus long dans notre prochain numéro ou via notre page Facebook : lavoixdespremièresnations


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PREMIÈRES NATIONS Commission d’enquête

La vérité doit éclater Par Chantale Potvin

Québec — La Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec : écoute, réconciliation et progrès (CERP) souhaite rejoindre le plus grand nombre d’Autochtones au Québec. Dans un souci de faire connaître la plus limpide des vérités, le procureur en chef, Me Christian Leblanc, a accordé une longue entrevue à INNUVELLE.

D

8 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

e Pikogan à Pakuashipi, de Ivujivik à Akwesasne, tous les chefs des communautés de la province sont conviés à contacter la CERP pour inviter l’équipe. «Nous irons partout où nous serons invités pour connaître les points de vue de chacun. Pendant toute la durée de la Commission, avec une solide équipe, dans un souci de respect et de transparence, nous mettrons tout en œuvre pour

accueillir les témoignages des gens des Premières Nations», a confirmé Me Christian Leblanc qui a ajouté que huit femmes autochtones font partie de l’équipe et que les gens des communautés étaient toujours très accueillants dans tous les endroits où ils sont passés.

Du gros calibre féminin Les personnes autochtones de cette équipe comptant une quarantaine de membres sont d’abord la Crie Janet Mark, détentrice d’un baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire et d’une maîtrise en psychoéducation; elle agit à titre de coordonnatrice des relations avec les Autochtones. L’Algonquine Sharon Hunter, qui est diplômée en administration, est coordonnatrice adjointe des relations avec les Autochtones. D’origine algonquine, Catherine Bérubé-Leblanc, conseillère aux communications pour la CERP, est diplômée de l’Université

du Québec à Montréal en communication relations publiques.

Les femmes enquêtent… Comme le souhaite le processus, selon les propos de Me Leblanc, après les témoignages, les histoires sont toutes documentées. Pour travailler à en savoir plus, les agentes aux enquêtes autochtones sont Annick Wylde de Pikogan, qui a déjà reçu la médaille du Gouverneur du Canada pour ses services distingués et pour sa conduite exemplaire en tant que policière. L’autre est Gina Richmond Mainville, née d’une mère algonquine et qui a toujours œuvré en milieu autochtone. Possédant un baccalauréat en travail social, elle est établie à Lac-Simon.

Des postes importants! Pour sa part, l’Atikamekw de Wemotaci Suzy Basile est codirectrice de la recherche. Détentrice d’un

baccalauréat et d’une maîtrise en anthropologie, elle enseigne à l’École d’études autochtones de l’Université du Québec en AbitibiTémiscamingue. Les deux autres femmes sont Cindy Wylde, Anicinabe et Atikamekw et originaire de Pikogan. Bachelière de l’Université de Montréal en Sciences humaines, elle a étudié la criminologie, la toxicomanie et la santé mentale. Elle détient également une maîtrise en éducation. La huitième personne est Diane Chilton, auparavant directrice des services sociaux Atikamekw, coordonnatrice du projet de justice communautaire au Conseil de la Nation Atikamekw et enquêteur à la sécurité publique de Wemotaci. Elle est diplômée en techniques policières, en éducation spécialisée et en gestion des ressources humaines.

Un travail imposant Lors de leur passage dans les dif-

férentes communautés, les membres de la CERP sont très actifs et sont à l’écoute pour entendre et analyser absolument tout ce que les gens ont à dire. «Nous ne sommes pas là pour enquêter ou refaire des procès. Avec objectivité, nous souhaitons évaluer six services au Québec», a conclu Me Leblanc qui a été nommé à la justice des services correctionnels, de la DPJ, des services sociaux, des services de santé et des corps policiers.

Pour convier la CERP La CERP souhaite obtenir une participation active de l’ensemble des populations autochtones et allochtones, des organisations et des associations autochtones et des services publics dans le but de mener à terme ses travaux. Il est possible de communiquer des informations sur le site www.cerp.gouv.qc.ca, dans la section communications confidentielles ou par téléphone via une boîte vocale confidentielle, au 1-844-580-0113.


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PREMIÈRES NATIONS Gala Teweikan Mot de l’administrateur du Conseil d’administration de innuvelle

Les grands honneurs à la musique autochtone

De fiers partenaires Pour une partie du financement de l’événement, la SOCAM s’est associée à Michel Letellier, président et chef de la direction d’Innergex Énergie renouvelable Inc. Les autres figures du Gala seront Constant Awashish, Grand Chef du Conseil de la Nation Atikamekw, qui agira comme président d’honneur et Geoffrey Kelly, ministre responsable des Affaires autochtones pour le gouvernement du Québec. Il portera le titre de 1er gouverneur et le porte-parole du Gala n’est nul autre que le très connu chanteur, Florent Vollant.

Vingt et une nominations

Évidemment, des catégories feront le clou de la soirée. Ce sera le cas lorsque l’animateur dévoilera le «Meilleur album» alors que Florent Vollant, Maten, Sakay Ottawa, Twin Flames et Laura Niquay sont en lice. Pour la très attendue catégorie «Meilleur spectacle (vote du public)», les trois nominés sont Florent Vollant ainsi que les groupes innus Maten et Nimuk. La prestigieuse soirée sera clôturée par le Prix Hommage et reconnaissance qui sera décerné par l’Académie lors du Gala.

Tous les gagnants recevront une bourse de 2500$ et un trophée. INNUVELLE publiera leurs noms dans sa prochaine édition.

Des billets sont encore disponibles via www.palaismontcalm.ca ou www.billetech.com.

En plus d’être nominé dans trois catégories, Florent Vollant agira à titre de porte-parole du Gala Teweikan.

Je me suis souvent posé la question « Pourquoi estce qu’Innuvelle n’est toujours pas visible sur le net ». Nous vivons à l’ère numérique. Internet, médias sociaux, sites interactifs, etc. sont des outils à portée de main pour ne pas dire au bout des doigts. Pour ma part, quand j’entrevois l’avenir du journal, c’est cet aspect qui m’intéresse en premier lieu : l’ajout et l’utilisation du web pour rejoindre et informer le maximum de lecteur. La nouvelle administration a pour objectif d’emmener le journal au goût du jour et de passer de la raquette à Internet par le biais des médias sociaux tout en restant accessible pour les communautés autochtones avec des sujets qui les interpellent. Le tout sera écrit par des collaborateurs au courant des sujets concernés.

Unique pour son timbre de voix, l’Atikamekw Laura Niquay sera nominée dans trois catégories. C’est elle qui avait remporté le Prix de la relève lors du dernier Gala de musique Teweikan.

Catégories et nominés

Je constate un dynamisme de la part des membres actuels face aux défis du virage amorcé. J’admire l’expérience et les initiatives de la part des membres, en vue de préserver et de faire vivre pleinement la voix des premières nations vivante. Pour terminer, c’est avec optimisme que j’entrevois l’avenir de tous ces changements qui propulseront le journal afin de lui tailler une place et devenir un média écrit qui se démarque chez les Nations autochtones du Québec.  

Suivez-nous! www.lavoixdespremieresnations.ca SOCAM

Dans la catégorie «Artiste ou groupe s’exprimant dans une langue autochtone», les trois finalistes sont Laura Niquay, Maten et Shauit. Pour «l’Artiste ou le groupe de musique traditionnelle», les deux finalistes sont Blackbear et Jacques Néwashish. Dans la 3e catégorie,

Quand on m’a approché pour le journal, on m’a exposé la situation et j’ai immédiatement senti le besoin de m’investir pour y apporter un vent de fraîcheur et pour reprendre un cap vers une ère nouvelle. Cependant, je m’aperçois, au fil des rencontres avec les membres, que ces changements viennent avec des décisions qui sont parfois difficiles, mais on doit agir, d’abord et avant tout, dans l’intérêt du journal.

Composé des Innus Kim Fontaine, Samuel Pinette et Mathieu Mckenzie, et avec rien de moins que quatre nominations, le groupe Maten a de fortes chances de se démarquer.

La voix des Premières Nations propulsé par Innuvelle

[Octobre 2017] La voix des Premières Nations • 9

Pendant la mise en candidature, les artistes et les groupes autochtones de tous les genres et catégories identifiés étaient invités à remplir un formulaire en soumettant tous les documents et les supports audiovisuels pour épater le comité de sélection. Le jury était composé de la chanteuse inuite, Elisapie Isaac, de l’auteur-compositeur-interprète québécois, Marc Déry et du musicien cri, Pakesso Mukashet. En tout, le jury a reçu 21 nominations et les artistes inscrits sont des Innus, des Atikamekws, des Cris et des Hurons-Wendats.

De grosses catégories

Kuei!

SOCAM

Wendake — Promue et organisée par la Société de communication Atikamekw-Montagnais (SOCAM), sous le thème «Le souffle d’un peuple - le Tambour éternel», la 2e édition du Gala de musique autochtone Teweikan se tiendra le 13 octobre prochain, au Palais Montcalm de Québec.

soit «Artiste ou groupe de musique d’expression moderne», c’est Frakass et Shauit qui aspirent au prix. Pour «l’Artiste ou groupe de style country», Jacques «Atshuk» Grégoire affontera Nimuk. Dans la catégorie «Artiste ou groupe de style folk», Florent Vollant, Sakay Ottawa et Twin Flames sont les nominés. Pour «Artiste ou groupe de blues et/ou rock», ce sont Laura Niquay, Maten et Simon Picard & Nikan qui sont nommés. Pour «l’Artiste ou le groupe de la relève», les nominés sont Frakass, Matiu et Twin Flames.

SOCAM

Par Chantale Potvin

Kim Fontaine


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Un centre comme celui-là était nécessaire et souhaité par plusieurs qui ont à coeur le développement de nos communautés. On le sait, le développement de nos communautés passe par l’éducation de nos membres.

C’est une bonne nouvelle. Bravo! Tellement heureux de l’ouverture du centre. C’est un endroit d’espoir pour nos jeunes, pour la nation innue.

- Chef Mike Mckenzie

- M. Goeffrey Kelly

À tous les étudiants, je vous souhaite une belle année scolaire. Je sais que vous êtes entre de bonnes mains avec tout le personnel du CRÉA Uashat mak Mani-utenam, une équipe dynamique à l’écoute des besoins des étudiants.

La richesse de notre centre est notre clientèle étudiante. Ce centre est au service de la réussite de nos étudiants. La création de ce centre est la preuve que nous croyons en vous. Croyez en vous autant que nous et venez réussir. Je rêve que le centre devienne le symbole du premier pas de la réalisation d’un rêve.

- Vicky Lelièvre

- M. Denis Dionne

Initiation innu-pakueshikan kaianauakauakanit (banique dans le sable) qui avait lieu 22 septembre dernier dans le cadre du DEP en protection et exploitation de territoires fauniques (volet Premières Nations), cohorte 2017-2018. Une façon de faire parmi une série de techniques de cuisson qui est considérée comme l'une des meilleures baniques en raison de son goût et de sa texture croustillante avec une petite touche spéciale de raisins dans le mélange.

10 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

Jonathan Moreau-Tremblay

Hermel Bégin, co ordonnateur FP et le professeur innu, Fred McKe nzie, entouré d’un gr oupe d’élèves inn us.

Myriam Grenier

Reportage de Raoul Vollant - Service des communications I.T.U.M.

Vincent Vollant

Crédits photos : Kenny Régis, Raoul Vollant et Moïse Jourdain

Un délice estival innu à savourer en toute amitié!


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NAOMI FONTAINE

LANCEMENT DE SON 2e LIVRE

NAOMI FONTAINE

Reportage de Jean Morin - Service des communications I.T.U.M.

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Innue, Naomi Fontaine a publié Kuessipan en 2011, roman qui a connu un véritable succès. Le livre a été finaliste au Prix des cinq continents et adapté au cinéma par Max Films. Manikanetish est son 2e roman. Manikanetish signifie Petite Marguerite. Le livre rend hommage à cette éducatrice fondatrice de l’école où se déroule le roman.


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PREMIÈRES NATIONS

La liste officielle des candidats révisée

Confusion aux élections à Pikogan! Par Véronique Rankin

Pikogan – C’est le 1er octobre que les électeurs de Pikogan iront aux urnes pour choisir les trois conseillers qui siègeront au sein du Conseil de la Première Nation Abitibiwinni parmi finalement, onze candidats éligibles.

L

e 26 août dernier avait lieu les mises en candidature pour les postes en élection dans la communauté de Pikogan. Pour être éligibles, les candidatures devaient être déposées par un proposeur en plus d’être appuyées par quatre autres membres de la communauté inscrits au registre de la bande et ce, tel que le stipule le code électoral en vigueur depuis juin 2015. Jusque-là, tout va bien.

12 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

Toutefois, le 2 septembre, le Président d’élection, Monsieur Siméon Trapper, dévoilait la liste officielle

des candidats acceptés. Au total, cinq noms figuraient sur la liste officielle et sept candidatures furent rejetées, dont celles des trois candidats sortants.

Mauvaises interprétations du code électoral À la suite de l’annonce, plusieurs électeurs ont fait entendre leur mécontentement sur les réseaux sociaux. De mauvaises interprétations du nouveau code électoral seraient à l’origine de toute cette confusion. Ainsi, selon l’analyse du Président d’élection et de son adjointe, Madame Tiffany Cananasso, les trois candidats sortants (Alain Hervieux, Françoise Ruperthouse et Tom Mapachee) auraient dû démissionner de leur poste de conseiller afin d’être éligibles aux présentes élections. Pour ce qui est des autres candidatures refusées, ce serait une mau-

vaise application de l’article concernant la présence de dossiers criminels qui semblent avoir permis aux deux responsables d’élection de juger inadmissible les candidatures. Le 8 septembre, une rencontre publique a finalement eu lieu afin d’entendre la population. Les gens ont pu s’exprimer et faire valoir leurs préoccupations. Quelques jours plus tard, le Président d’élection présentait une liste officielle révisée.

cielle compte donc les noms de Alain Hervieux (conseiller sortant), Donna Kistabish, Maurice Kistabish, Monik Kistabish, Alex Mapachee, Tom Mapachee (conseiller sortant), John Mowatt, Suzanne Mowatt, Steve Rankin, Françoise Ruperthouse (conseillère sortante) et

Roger Wylde. Les résultats seront connus le 1er octobre.

Le Chef David Kistabish et le ViceChef Bruno Kistabish ont été élu en 2015 pour des mandats de quatre ans. Leurs sièges n’étaient donc pas en élection.

COMMUNAUTÉS EN BREF

La liste officielle révisée La liste révisée des candidats a été rendue publique le 11 septembre « suite à une analyse approfondie des candidats éligibles », peut-on lire dans le communiqué de presse diffusé.

Un des candidats s’étant retiré du processus, c’est finalement onze personnes qui brigueront l’un des trois postes vacants. La liste offi-

Une jeune innue Karen PinetteFontaine accède à la finale du concours Musika grâce aux votes du public et à son grand talent. Bravo et bonne chance!


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COMMUNAUTÉS EN BREF

TOURISME AUTOCHTONE

Canabis

Chronique touristique

Au moment de passer sous presse, TVA nous apprenait que même si la légalisation du canabis au Canada ne se fera qu’en juillet 2018, il vous sera possible d’en transporter en avion sans craindre la police, dès la première semaine d’octobre 2017.

Le tourisme autochtone : un outil privilégié de valorisation et de sensibilisation

Les 1, 2 et 3 septembre derniers, la ville de Québec vibrait aux rythmes autochtones des 11 Nations du Québec. Au cœur de ces festivités, Tourisme Autochtone Québec est fier de contribuer à l’essor de notre industrie, mais aussi et surtout, au rayonnement de nos cultures les plus pures.

S

À la rencontre des grands chefs Simultanément à Kwe se tenait au Fairmont Château Frontenac, l’événement À la rencontre des grands chefs, un grand rassemblement culinaire et gastronomique unique démontrant les richesses des 11 Nations et des territoires autochtones du Québec. En fait, 11 réputés chefs de la ville de

Au cours des semaines précédant l’événement, les chefs de Québec ont visité les territoires autochtones de la province afin de s'inspirer de ces échanges culturels et ces rencontres mémorables pour créer des mets exclusifs à saveur autochtone : Stéphane Modat (Restaurant Le Champlain et Bistro Le Sam) et la Nation Inuit ; Frédéric Cyr (Directeur culinaire du Fairmont Le Château Frontenac) et la Nation Crie ; François Blais (Bistro B) et la Nation Naskapi ; Arnaud Marchand (Chez Boulay) et la Nation Mohawk ; Steve Bissonnette (La Sagamité) et la Nation Abénakise ; Ashton Leblond (Chez Ashton) et la Nation Malécite ; Chistophe Sécher (Le Conti) et la Nation Atikamekw ; Marie-Chantale Lepage (MNBAQ) et la Nation Algonquine ; Luc Ste-Croix (La Bûche, Bello) et la Nation Huronne-Wendat ; Nikolas Couture (Louise Taverne Bar à vin) et la Nation Micmac ; Dominic Jacques (Chez Rioux et Pettigrew) et la Nation Innue.

Gravlax de caribou aux baies sauvages et au thé du Labrador, cake au nard des pinèdes, perdrix rôtie et confite à la purée de maïs et aux croustilles de courge musquée sont quelques-unes des délicieuses créations qui ont marqué les jumelages de cette première rencontre gastronomique. Cet événement unique a donc permis de mettre en valeur le savoir-faire ancestral autochtone dans des plats et bouchées gastronomiquement modernes. Cette association historique avec onze chefs de la ville de Québec aura donc permis aux visiteurs de découvrir la richesse touristique des Autochtones du Québec à

Dave Laveau travers une gastronomie aux saveurs et couleurs autochtones et de redécouvrir la culture des 11 Nations qui composent le Québec. «Savoir d’où on vient pour savoir où on s’en va, c’est essentiel en cuisine comme dans tout. Une cuisine doit être réfléchie, avoir du sens, sinon elle ne sert à rien. Et pour moi, maintenant, le terroir québécois, c’est ce que ces 11 nations font et non pas ce que nous connaissons.» exprimait Stéphane Modat, chef du Restaurant le Champlain et du Bistro Le Sam jumelé à la Nation inuite.

Cet événement a été rendu possible grâce à Tourisme Autochtone Québec, Les grands événements artistiques de la ville de Québec, Fairmont Le Château Frontenac, Affaires Autochtones et Nord Canada, l'Office du tourisme de Québec et Parcs Canada.

50, Boul. Maurice-Bastien, suite 510 Wendake (QC) G0A 4V0 1-877-698-7827 info@tourismeautochtone.com www.tourismeautochtone.com

[Octobre 2017] La voix des Premières Nations • 13

e tenait Place de l’Assemblée nationale, l’événement KWE! À la rencontre des peuples autochtones réalisé en partenariat par l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, le Conseil de la Nation Huronne-wendat à titre de Nation hôte de l'événement, et Affaires autochtones et du Nord Canada. La riche programmation aura permis à des milliers de passants et de touristes d’ici et d’ailleurs de prendre part aux nombreuses activités tout au long de la fin de semaine : ateliers sur les savoirs traditionnels, dégustations de spécialités culinaires, grandes discussions sur les enjeux qui touchent les communautés autochtones, prestations artistiques et plus encore. En tant que partenaire, Tourisme Autochtone Québec s’est démarqué par la tenue du populaire carrefour touristique qui proposait ni plus ni moins, qu’un voyage 11 NATIONS avec des ambassadeurs artisans pour chacune. Avec un décor empreint de traditions et de modernité, mais surtout avec un partage historique et culturel hors pair, le carrefour touristique aura été un élément marquant de ce grand événement de sensibilisation, de rassemblement et de fierté.

Québec s’étaient associés aux chefs et cuisiniers de chacune des onze Nations autochtones pour offrir au public de déguster de nouvelles créations gastronomiques inspirées par l'art culinaire autochtone et en apprendre davantage sur notre culture et notre histoire millénaire.

Benoît Rochon

Collaboration Dave Laveau, directeur général Tourisme Autochtone Québec


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PREMIÈRES NATIONS

Colloque sur la persévérance et la réussite scolaires

Une prestigieuse troisième édition Par Chantale Potvin

Chicoutimi — «Ce Colloque sera, encore une fois, un lieu de rencontre et de réseautage impressionnant. De toutes les nations et de toutes les instances, les gens pourront discuter de ce qu’ils accomplissent de bien dans leur milieu», a lancé Marco Bacon, directeur du Centre des Premières Nations Nikanite de l’Université du Québec à Chicoutimi et organisateur du Colloque qui se tiendra les 10-11 et 12 octobre, au Hilton Québec.

P

endant ces trois jours très formateurs, quelque 400 participants pourront visiter l’un des nombreux kiosques ou assister aux activités, tables rondes, conférences et ateliers qui auront des liens avec la persévérance et la réussite scolaires chez les Premiers Peuples. Le thème retenu cette année est «Ensemble pour réunir, Ensemble pour réussir!». «Comme le dit le mot des ministres, cette thématique veut rappeler que nous avons tout intérêt à rassembler nos forces pour établir un partenariat gagnant», a expliqué Marco Bacon pour agir comme porte-parole de trois ministres qui croient au Colloque, soit Hélène David, Ministre de l’Enseignement supérieur, Sébastien Proulx, Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille et Geoffrey Kelley, Ministre des Affaires autochtones.

14 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

De tous les milieux… Pendant le Colloque, des représentants de plusieurs endroits autour desquels gravitent des enfants, des adolescents et des étudiants seront présents. «Parmi les inscriptions, nous avons des personnes travaillant dans les CPE, les écoles primaires et secondaires, les centres d’éducation des adultes et de formation professionnelle, les établissements d’enseignement supérieur ou autres», a énuméré Marco Bacon qui a estimé qu’à leur façon, ces intervenants ont tous des moyens et des outils particuliers pour inciter les jeunes Autochtones à s’investir dans des projets qui leur tiennent à cœur afin d’aller plus loin dans la vie.

Quelques ateliers Parmi la soixantaine d’ateliers offerts, certains seront animés par

des intervenants spécialisés dans les communautés autochtones. À titre d’exemples, la présentation «Comité Kacterimisowin («fierté» en langue attikamek) : la recherche-action comme soutien à la persévérance scolaire au secondaire» sera offerte par Geneviève Sioui, agente de soutien en éducation au Centre d’amitié autochtone de Lanaudière, Natasha Blanchet-Cohen, professeure au Département des sciences humaines appliquées et Giulietta Di Mambro, assistante de recherche à l’Université Concordia. L’atelier «Shunien utinnu aitun - école de vie traditionnelle : projet d’accompagnement culturel en milieu scolaire» sera donné par Marie-Paule Malec, coordonnatrice des sports et loisirs et Monique Bouchard, chargée de projet au Conseil de la nation innue de Nutashkuan.

Tant de sujets… À la lumière de l’impressionnante programmation, de nombreux thèmes seront abordés. Hormis les défis et les enjeux, la recherche, les plans d’actions proposés et évidemment les langues autochtones, certains traiteront du travail d’équipe, de la prévention des drogues, des sports, de l’intimidation, de l’enseignement des cultures autochtones, de l’entrepreneuriat et bien sûr, du décrochage scolaire.

Oui à une prochain édition! «Pour conclure, je tiens à remercier toutes les personnes et toutes les organisations qui contribuent, d’une façon ou d’une autre, au succès de ce Colloque et pour lesquels nous travaillons de nombreux mois. Comme nous souhaitons que l’événement se déroule à tous les deux ans, la quatrième édition se tiendra en 2019 et c’est promis, elle sera aussi productive et bénéfique que les éditions précédentes», a fièrement conclu Marco Bacon. La réussite éducative de l’ensemble des élèves et des étudiants autochtones au Québec constitue une priorité gouvernementale. Pour y arriver, différentes actions sont possibles pour permettre à ces jeunes d’évoluer dans un contexte sécurisant, adapté à leur culture et propice au développement de leur plein potentiel. Comme intervenants, vous jouez un rôle essentiel dans l’atteinte de cet objectif. www.colloques.uqac.ca- mot des ministres

OFFre d’eMplOi Titre du poste : COORDONNATEUR(TRICE) DU JOURNAL entreprise : Journal Innuvelle Type d’emploi : Temps plein durée de l’emploi : Contrat d’un an renouvelable Traitement salarial : À discuter selon le degré d’expérience Le Journal Innuvelle, un média de langue française s’adresse aux communautés autochtones francophones, est à la recherche d’une personne pour occuper le poste coordonnateur de l’organisation. Sous la supervision du Conseil d’administration du Journal, la personne titulaire du poste est responsable, notamment d’assurer la gestion efficace et le développement du journal. Elle doit assurer la coordination du virage numérique. Elle dirige la publication du journal et agit à titre de porte-parole de ce dernier. Elle est responsable du contenu du journal, du site Web et de la gestion des médias sociaux et de doodle. Elle doit aussi assister aux rencontres du conseil d’administration et lui fournir un rapport écrit sur sa gestion, une reddition de compte de ses dépenses, une revue sur les dernières éditions du journal et sur l’avancement des projets en développement. Elle doit participer à toutes les tâches qu’exige l’emploi. Elle doit assurer un virage à l’ère numérique efficace en partenariat avec l’équipe et la philosophie du journal.

SOMMaire deS reSpOnSabiliTéS • Élaborer le plan d’action annuel du journal et s’assurer de sa réalisation. • S’assurer du respect de la politique éditoriale, de la qualité et de la pertinence du contenu du journal. Animer la page facebook du journal et des médias sociaux. • Rédiger des articles, des demandes de financement et des rapports. • Assurer le traitement des salaires et bénéfices marginaux des employés. • Rechercher les ventes publicitaires aux fins d’assurer la saine gestion financière du journal et préparer les soumissions pour les ventes publicitaires. • Assurer la saine gestion des comptes clients et fournisseurs. • Recruter, gérer, évaluer l’équipe de travail et les pigistes en conformité avec la nouvelle philosophie de gestion du journal. • Planifier et contrôler le budget autorisé par le conseil d’administration. • Assurer une bonne collaboration et représentation auprès des partenaires et de la clientèle. • Élaborer des partenariats d’affaires durables et efficaces.

exigenCeS du pOSTe • Préférablement un diplôme universitaire en communication, en journalisme, en administration ou toute autre combinaison de formation et d’expérience • Expérience dans le domaine de la presse écrite. • Expérience en gestion du personnel. • Expérience en gestion de budgets. • Excellente maîtrise du français (oral et écrit). • Excellente connaissance des environnement MAC et Wiindow • Connaissance du logiciel World, Excell, Acomba de base • Initiative et dynamisme. • Leadership fort et polyvalence. • Minutie et rigueur. • Excellente capacité à communiquer et à travailler en équipe. • Initiative et dynamisme.  • Leadership fort et polyvalence. • Minutie et rigueur. • Excellente capacité à communiquer et à travailler en équipe. Ce poste est à temps plein à raison de 35 heures par semaine et la rémunération est selon l’échelle salariale en vigueur. Le début d’emploi doit se faire le plus rapidement possible. Faites parvenir, par courriel, votre curriculum vitae et une lettre de présentation rédigés en français avant 17 heures, vendredi le 20 octobre 2017; à l’attention des membres du conseil d’administration, par courrier au 108, boul. des Montagnais, Sept-Îles (QC) G4R 5P9, ou par courriel à l’adresse suivante : info@lavoixdespremieresnations.ca


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L e s A s t r e s e t Vo u s

Par : Innustradamus, Medium... Saignant Né en octobre – Le loup En arrosant votre pelouse, vous vous foulerez la cheville qui enflera comme un ballon de football. Votre manque d’exercice et d’activité physique en sont les causes exactes. Vous êtes trop sédentaire et la télé prend trop de place dans votre vie. Vous y passez plus de douze heures par jour. Si ça continue de même, vous porterez bientôt des lunettes. De plus, cette inactivité commence à se voir au niveau de la bedaine. Vous avez accumulé de nombreux kilos et votre poids dépasse largement la normale. Né en novembre – Le castor Vous terminerez bientôt votre cours en danse professionnelle. Reste à savoir l’endroit où vous danserez, soit à la Place des Arts ou dans un bar. Seul l’avenir vous le dira. Il se produira un grand changement très prochainement à propos de vos relations amoureuses. Il est fort possible que vos dernières sorties dans un bar du coin provoquent une rupture. Vous avez dépassé les bornes et vous en payerez le prix. Ce changement était à prévoir et c’était votre destiné. La vie est ainsi faite pour vous. Né en décembre – Le lièvre Votre consommation d’alcool aura bientôt des impacts négatifs sur votre foie. Celui-ci se pose énormément de questions. Vous buvez trop et les occasions qui se présentent sont toutes bonnes pour prendre un verre. Exemple, une personne du sexe opposé vous a fait un clin d’œil l’autre jour, résultat, vous avez sorti un 40 onces de cognac. Cette exagération brûle votre foie un petit peu à tous les jours. Dans cinq ans, votre foie sera fini. La Société des alcools du Québec vous recommandera une thérapie. Né en janvier- Le caribou Étant donné que votre portefeuille souffre de malnutrition monétaire, vous devrez vous tourner vers le hasard et la chance. Avec peine et misère vous réussirez à vous rendre au casino de Charlevoix. Mais quelle bonne décision, vous raflerez des gains dépassant les 10 000$. On vous attend de pied ferme à la maison. Plusieurs per-

sonnes de votre entourage ont déjà des projets. Les astres vous recommandent de prolonger votre séjour et de vous payer, de vous offrir de petits cadeaux. Né en février – La martre Votre anniversaire est pour bientôt. Un quart de siècle d’âge, ça se fête. Vous vous êtes préparé depuis quelques semaines. Vous avez déjà emmagasiné plus de 10 caisses de 24 de budweiser et 12 bouteilles de fort. Wow, vous serez bon pour fêter une semaine complète. Côté travail, vous serez amené à prendre une décision cruciale, vous devrez faire un choix entre deux emplois. Un emploi dans la communauté et un autre à l’extérieur de votre famille. Tout cela est une question d’argent. Né en mars – Le vison Votre santé pourrait vous causer quelques problèmes pour la raison que vous mangez trop de sucre. Il faut cesser immédiatement d’en consommer comme vous le faites actuellement. Huit cuillères à sucre dans votre café, c’est trop vous dira votre médecin. Le diabète est une maladie qui pourrait vous faire souffrir énormément. Vous n’en êtes pas encore atteint, mais cette possibilité n’est que question de temps. Mettez les chances de votre côté et maîtrisez votre consommation de sucre sur le champ. Né en avril – La truite grise Votre idée de faire pousser du POT dans votre sous-sol pourrait vous mener devant la justice. Les risques sont trop grands. Considérant que votre dossier au criminel est épais comme un dictionnaire, vous pourriez faire de la prison. Les astres vous recommandent plutôt de faire pousser des légumes dans un coin de votre terrain et le faire en toute quiétude. Un projet de séjour en forêt est prévu pour la fin du mois. Dépendamment du lieu de votre territoire de chasse, ce sera le caribou ou l’orignal. Né en mai – L’outarde Pour faire différent avec les autres, vous voulez vous faire pousser une barbe, pour les hommes bien sûr. Vous voulez du changement dans votre apparence et possiblement attirer l’âme sœur. Pour les femmes, ce sera une nouvelle trousse de maquillage et l’achat de quelques robes attrayantes. Sur le plan sentimental, il y aura du nouveau dans votre vie. Vous aurez la chance de fréquentez une

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Né en juin – Le saumon Votre vie sentimentale est terne et un peu plate vous dira votre partenaire de vie. Il faut absolument trouver une solution avant que la situation dépéris et mène à une rupture qui blesserait votre cœur. Prenez le temps de discuter et peut-être d’entrevoir un petit voyage à l’extérieur de votre communauté. Un voyage d’amoureux pour rallumer la flamme qui était prête à s’éteindre. Soyez confiant et tout redeviendra comme avant. Côté finance, il serait temps d’amasser des fonds pour les fêtes. Né en juillet – Le renard Votre beau-père aimerait inviter votre petite famille pour un séjour dans son territoire de chasse. Il souhaiterait y passer une semaine avec ses petits-enfants. Il aimerait rapporter du caribou à la maison, quelques lièvres et perdrix. Les astres vous annoncent une bonne chasse. Votre retour au bercail s’annoncera un peu difficile. Le moteur de votre automobile a sauté. Votre fils l’a utilisé sans vérifier l’huile. Pauvre vous, une dépense de 1200$ que vous devrez trouver d’ici les semaines à venir. Né en août – Le porc-épic Vous vous lèverez un matin et en voyant votre set de salon, vous aller pleurer. Votre set est complètement usé et il y a plusieurs trous et déchirures qui ornent vos meubles. Une discussion s’imposera d’elle-même et un projet de renouvellement de meubles sera le sujet de conversation de la matinée. Il sera nécessaire de regarder dans votre budget si vous disposez de surplus budgétaires. Par chance que votre couple est économe. Une somme de 1500$ était cachée dans le compte épargne. Voilà c’est réglé. Né en septembre – La ouananiche Pour votre anniversaire de naissance, vous allez vous offrir une auto neuve. Le concessionnaire vient de vous appeler et vous a confirmé sa proposition. Immédiatement après l’acquisition, vous partirez en voyage pour la grande région de Montréal. Toute votre petite famille partira avec vous. Côté santé, ça se complique un peu. Vous avez plus de 10 kilos en trop et cela se voit très nettement. Vous devrez commencer un régime à base de légumes et de fruits et commencer des marches de santé.

[Octobre 2017] La voix des Premières Nations • 15

VOTRE PARTENAIRE E POUR LE DÉVELOPP PEMENT DURABLE DE VOS PROJETS P

personne qui possède beaucoup d’argent. Vous serez envoûté par sa richesse. Faites attention à cela.


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Mon foyer familial est situé dans une réserve. QU’ARRIVE-T-IL AU MOMENT DE LA RUPTURE DE MA RELATION CONJUGALE?

La loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux (LFFSRDIM) est maintenant en vigueur. Cette Loi garantit que les époux et (ou) les conjoints de fait vivant dans une réserve ont des protections et des droits matrimoniaux similaires à ceux des personnes vivant à l’extérieur des réserves. La LFFSRDIM : • Donne aux Premières Nations le pouvoir d’adopter leur propre loi sur les biens immobiliers matrimoniaux (BIM); • Contient des règles fédérales provisoires s’appliquant aux biens immobiliers matrimoniaux jusqu’à ce que la Première Nation adopte sa propre loi sur les BIM. Ces règles provisoires ne s’appliquent plus lorsqu’une communauté adopte sa propre loi conformément à la LFFSRDIM, à la Loi sur la gestion des terres des Premières Nations ou à un accord d’autonomie gouvernementale. Pour bien comprendre vos droits, il est important de savoir si votre communauté a adopté sa propre loi sur les BIM ou si les règles provisoires continuent à s’appliquer.

EN VERTU DES RÈGLES FÉDÉRALES PROVISOIRES CONTENUES DANS LA LOI • « Époux » s’entend notamment de la personne qui a contracté en toute bonne foi un mariage nul de nullité relative ou absolue. • « Conjoint de fait » s’entend d’une personne qui cohabite avec une autre personne dans une relation conjugale ou qui a cohabité avec elle pendant au moins un an. • Un époux ou un conjoint de fait peut, pendant la relation conjugale occuper le foyer familial (art. 13). • Un époux ou un conjoint de fait ne peut pas, pendant la relation conjugale, disposer du foyer familial ou le grever d’une charge sans le consentement libre et éclairé, par écrit, de l’autre époux ou conjoint de fait (art. 15). • Ces droits s’appliquent, que l’époux ou le conjoint de fait soit ou non, membre d’une Première Nation.

QU’ARRIVE-T-IL DE NOTRE FOYER FAMILIAL À LA RUPTURE DE NOTRE RELATION CONJUGALE? • Un des époux ou conjoints de fait peut présenter une demande à un tribunal de la famille afin de demeurer dans le foyer familial. • L’autre époux ou conjoint de fait pourrait être tenu, pendant une période prescrite, de quitter le foyer familial et de ne pas y revenir (art. 20). C’est ce qu’on appelle une ordonnance d’occupation exclusive et celle-ci n’a pas pour effet de changer le titulaire d’un droit ou d’un intérêt dans le foyer familial. • Chacun des époux ou conjoints de fait peut aussi présenter une demande pour obtenir la moitié de la valeur du foyer familial et le partage de la valeur d’autres constructions et (ou) de la terre que la famille possède dans la réserve. C’est ce qu’on appelle une demande de partage.

QU’ARRIVE-T-IL DE NOTRE FOYER FAMILIAL AU DÉCÈS DE MON ÉPOUX? • Au décès d’un époux ou d’un conjoint de fait, le survivant peut continuer à occuper le foyer familial pour une période de 180 jours (art.14).

16 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

• Il ou elle peut aussi présenter une demande au tribunal pour occuper le foyer familial pour une période plus longue (art. 21). Cette ordonnance d’occupation exclusive n’empêche pas l’exécuteur testamentaire ou l’administrateur de la succession de transférer le droit ou l’intérêt sur le foyer familial à un bénéficiaire en vertu du testament. • Le survivant peut aussi choisir de présenter une demande pour obtenir la moitié de la valeur du foyer familial et le partage de la valeur d’autres constructions et (ou) de la terre que la famille possède dans la réserve. • L’époux ou le conjoint de fait du survivant peut choisir d’hériter : 1) en vertu du testament; 2) en l’absence de testament, en vertu des articles sur les successions de la Loi sur les Indiens, OU; 3) en vertu de l’article 34 de la LFFSRDIM.

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Nous souhaitons une bonne journée internationale des aînés! Au nom de notre doyen Étienne Mollen et de notre doyenne Élizabeth Martin. Conseil des Innus de Unamen-Shipu : Chef Brian Mark Joseph Mullen, conseiller Junior Bellefleur, conseiller Raymond Bellefleur, conseiller Gerry Mark, conseiller Georges Bellefleur, conseiller Louis Martin, conseiller

[Octobre 2017] La voix des Premières Nations • 17


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Transmission des cultures

Les aînés veillent au grain Uashat mak Mani-utenam — Parmi les 976 000 Autochtones au Canada, environ 40 000 sont âgés de 65 ans et plus. Les aînés sont des pierres précieuses dans leur milieu. C’est souvent grâce à eux que s’opère la transmission du savoir culturel.

D

ans plusieurs communautés du Canada, des activités reliées à la passation des connaissances sont organisées. Au fil de mes déplacements, j’ai été témoin de plusieurs de ces moments qui demeureront inoubliables. Pour citer quelques exemples, j’ai assisté à des activités de capteurs de rêves, à l’écoute de

témoignages et à la construction d’aménagements forestiers nécessitant plusieurs jours en forêt. J’ai constaté qu’il est rare que des groupes autochtones voyagent sans inviter des aînés avec eux.

De tendres souvenirs Je repense à Joséphine Bacon qui vient de souffler ses 70 bougies d’anniversaire. Quelle grâce, quelle maturité et quelle tendresse! Cette dame représente bien les femmes aînées autochtones. À sa façon, avec ses mots et sa culture, elle sait séduire, voire envahir de l’amour. Je la revois dans un café alors qu’elle exposait une histoire en innu, une histoire qui s’était déroulée dans une forêt. Avec son calme, sa douceur et ses ma-

gnifiques vers, les dizaines de spectateurs, même s’ils ne comprenaient pas un seul mot, étaient pendus à ses lèvres.

Art et spiritualité Quel moment merveilleux que de repenser à Paul-Arthur McKenzie qui, sous les sons du teweikan, formulait une prière dans sa langue maternelle. Les gens dans la salle avaient les yeux fermés pour savourer ce moment magique. Je me souviens aussi de Thérèse Telesh Bégin, une dame ilnue qui connaît l’art du mordillage d’écorce, une tradition de cinq siècles malheureusement en voie de disparition. Elle est tout à fait impressionnante à voir travailler.

De ces personnes qui décorent carrément les communautés par leur présence, nous pourrions en nommer plusieurs. Elles méritent honneur et respect. C’est un cadeau que de puiser aux sources de leur savoir et de leurs expériences. Il ne faut pas laisser passer ce cadeau de l’existence. ***** Jambes fatiguées J’avance, j’avance, j’avance Pas lents, pas accélérés J’ai vieilli depuis Nue Tu m’offres l’horizon Ébahie, je vois loin

Benoît Rochon

Par Chantale Potvin

Joséphine Bacon

Extrait de Un thé dans la toundra de Joséphine Bacon qui écrit que plus les années passent, plus elle voit loin.

Hommage à nos ainés

Par Josée leblanc

A

18 • La voix des Premières Nations [Octobre 2017]

u cœur des communautés autochtones, les ainés jouent un rôle primordial, celui de transmettre le savoir collectif. Ils sont nos piliers, nos arbres fondateurs, nos pierres précieuses et détiennent le savoir traditionnel celui que tous attendent impatiemment d’apprendre un jour. Issus de traditions orales les nations

de notre coin de pays doivent se tourner vers les ainés pour connaitre davantage l’histoire ancestrale, ses us et ses coutumes. Malheureusement et heureusement, nous devons aussi avoir recours aux recherches anthropologiques dues aux coupures infligées à nos différents modes de vie traditionnels depuis environ 400 ans. Nous nous devons de garder cette force en respectant nos ainés, en

les aimant et en prenant soin d’eux. C’est une tradition que nous n’avons pas perdue et que l’on doit continuer de perpétuer. Une des choses dont je suis le plus fière en tant qu’autochtone est la façon dont les gens s’occupent et respectent nos ainés, notre histoire et nos racines profondes.

Bon mois de ainés à tous nos piliers, arbres fondateurs et pierres sacrées de nos Nations!

Artiste Ernest Aness Dominique

Nos pierres précieuses


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PREMIÈRES NATIONS La force de la spiritualité

Le combat d’une jeune mère innue Par Julie Malek

Shefferville — Louise Gabriel André, une jeune mère de famille âgée de 37 ans, originaire de Matimekush Lac-John, combat depuis quelques mois un cancer.

C

ette jeune mère de quatre enfants, une grande fille de 22 ans, un garçon de 16 ans et deux garçons âgés de 10 et 6 ans est aussi grand-mère. Présentement, Louise Gabriel en est à sa 4e chimiothérapie. Elle le fait à Sept-Iles, loin de ses enfants.

Selon son mari, M. Christian André et son amie Marjolaine Mckenzie,

« Louise Gabriel André est une femme très connue pour son aide dans sa communauté de Matimekush Lac-John. Elle a consacré sa vie à élever ses enfants et s’impliquer auprès des siens tant au niveau communautaire que spirituel. Depuis maintenant 6 ans, elle s’est consacrée au mode de vie que l’on appelle le « Chemin Rouge ».

jeune mère innue à une grande croyance en la spiritualité. Après avoir appris cette mauvaise nouvelle, son entourage a demandé de l’aide aux Premières Nations afin d’amasser un montant pour lui permettre d'aller faire une session de guérison avec Randy Sewap dans l’Ouest Canadien.

Force

Durant la fin de semaine du 15 septembre 2017, Louise Gabriel André a invité dans sa communauté d’origine, Harry Snowboy, un leader et guérisseur spirituel, Marjorie Icebound et Nataly Wabanonik à se rendre auprès d'elle pour faire une dernière guérison traditionnelle en faisant des mateshans et en priant avec sa communauté.

Détermination

En communiquant avec Mme Gabriel André, elle nous mentionne ceci :

« J’ai besoin de vos prières pour me guérir. Je lutte pour mes enfants. Je veux vivre!  Les trois guérisseurs, Marjorie, Harry et Randy m’ont dit quelque chose que le médecin ne savait pas. Le cancer est un esprit. Il faut lui parler pour qui sort de mon corps.  Le spirituel William Constant me parle souvent via facebook car il habite très loin, en me disant de parler avec mon cancer pour le faire sortir de mon corps aussi.» Elle demande à vous toutes, les nations des communautés des Premières Nations de prier pour sa lutte pour contrer cette maladie car la vie est importante pour Louise. Comme elle le mentionne, elle veut vivre pour ses enfants. Donnonslui la force que son combat soit miraculeux.

Louise Gabriel André

« Le Chemin Rouge » est un mode de vie guidé par la spiritualité et le respect de la terre. Pendant ces six années, elle a voyagé beaucoup afin de recevoir le plus d’enseignements possible et de pouvoir à son tour, aider sa communauté. Louise Gabriel André est une « sundancer », porteuse de pipe sacrée. De plus, elle donne des enseignements dans les cérémonies de tente de sudation. »

Courage

Depuis quelque mois, elle a appris qu’elle combat un cancer. Cette

Louise Gabriel André

OFFre d’eMplOi Titre du poste : CONSEILLER(ÈRE) EN PUBLICITÉ entreprise : Journal Innuvelle Type d’emploi : Temps plein, renouvelable chaque année durée de l’emploi : Contrat d’un an renouvelable Traitement salarial : Salaire de base, plus commissions

SOMMaire Sous l’autorité de la directrice générale, l’employé(e) est responsable de la gestion des ventes publicitaires, publireportages, élabore de nouvelles promotions mensuelles, est à l’affût de nouvelles concernant les Autochtones du Québec, est en mesure de participer à des événements : cibler des clients potentiels, prendre des photos et commentaires, etc; exécute toute autre tâche assignée par sa supérieure immédiate.

reSpOnSabiliTéS • Solliciter les annonceurs afin de leur vendre des espaces publicitaires et les convaincre que le support proposé est le plus à même d’assurer à leur produit une visibilité optimale; • Entretenir un réseau de clients, et maintenir une bonne relation d’affaires afin d’augmenter le volume de ventes publicitaires et de bénéfices; • Maintenir à jour une fiche client et fidéliser le client en lui envoyant une lettre de remerciement, une carte de souhaits (anniversaires, Noël ou Nouvel An); • Se renseigner sur les innovations des services de publicité, sur les concurrents et sur les conditions de marché; • Préparer les contrats de ventes publicitaires et entretenir des relations suivies avec les clients. • Conseiller la formule qui convient au besoin du client et discuter de la direction du thème, du style et de la longueur du texte afin de déterminer la présentation la plus appropriée; • Concevoir un slogan ou formuler le texte des messages publicitaires, si nécessaire; • Collaborer à la rédaction des textes publicitaires, apporter des corrections aux textes si nécessaire et soumettre les textes pour approbation; • Tenir à jour la base de données clients et actualiser les tableaux de statistiques de ventes publicitaires; • Tenir une gestion continue de recouvrement de dettes publicitaires; • Faire des recommandations pour améliorer le système marketing; • Exécuter toute autre tâche pertinente assignée par sa supérieure immédiate. Faites parvenir, par courriel, votre curriculum vitae et une lettre de présentation rédigés en français avant 17 heures, vendredi le 20 octobre 2017; à l’attention des membres du conseil d’administration, par courrier au 108, boul. des Montagnais, Sept-Îles (QC) G4R 5P9, ou par courriel à l’adresse suivante : info@lavoixdespremieresnations.ca

[Octobre 2017] La voix des Premières Nations • 19


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Octobre 2017 (Vol. 20 – No. 09)  
Octobre 2017 (Vol. 20 – No. 09)  
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