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SOMMAIRE Editorial Philippe Gnaegi, Conseiller d'Etat L’Arc jurassien, une région où il fait bon vivre et étudier

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L’Université de Neuchâtel UniNE Présentation générale

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Martine Rahier - Rectrice UniNE

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La Faculté des Lettres et Sciences Humaines Laurent Tissot - Doyen Marion Fresia -Ethnologie Régine Bonnefoit- Histoire de l’art et EFmuséologie Francisco Klauser -Géographie politique Bela Kapossy- Histoire Federica Diemoz- Français régional et Dialectologie Christin Achermann - Etudes transnationales

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La Faculté des Sciences Peter Kropf - Doyen Pilar Junier - Microbiologie Philippe Renard - Hydrogéologie Maarten Voordouw - Parasitologie Yvonne Willi - BJPMPHJF évolutive

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La Faculté de Droit Jean-Philippe Dunand - Doyen Blaise Carron - %SPJUQSJWÀ Cesla Amarelle - Droit des migrations Daniel Kraus - Droit commercial, fiscal et de l’innovation

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La Faculté des Sciences Economiques Jean-Marie Grether - Doyen Carolina Salva - "OBMZTFGinancJ¿SF Gerald Reiner - .BOBHFNFOUEF MBQSPEVDUJPOFUEFMBlogistique Cinzia Dal Zotto - Académie du journalisme et des médias

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La Faculté de théologie Félix Moser - Doyen

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Haute Ecole Arc (HE-Arc) Brigitte Bachelard – Directrice Générale Présentation générale

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Haute école Arc Conservation-restauration 82 Nathalie Ducatel - Responsable filière Conservation-restauration Christian Degrigny - Enseignant Chercheur Haute école de gestion Arc Olivier Kubli - Directeur Isabelle Augsburger - Doyenne ILCE Antonia Jaquet - Collaboratrice Scientifique*.4*

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Haute Ecole Arc Ingénierie Guido Frosio - Directeur Herbert Keppner - 1SPGFTTFVS Gaétan Bussy- Ingénieur Designer

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Haute école de santé Arc Dominique Fasnacht - Directeur Anne-Lise Guye - Professeure et Responsable Formation en école

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Agenda de l'Arc jurassien

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Arc jurassien: un environnement unique 130 Neuchâtel et le littoral neuchâtelois Les Montagnes neuchâteloises - La Chaux-de-Fonds - Le Locle Les Franches Montagnes et le Jura bernois Le Jura Economie de l'Arc Jurassien Economie et Fiscalité : les nouveaux choix Neuchâtel, Jura et Jura bernois : adresses utiles

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EDITORIAL

PHILIPPE GNAEGI CONSEILLER D'ÉTAT CHEF DU DÉPARTEMENT DE L'ÉDUCATION, DE LA CULTURE ET DES SPORTS DU CANTON DE NEUCHÂTEL née des forces en vigueur sera la clé du succès pour que notre pôle de la microtechnique puisse faire bonne figure sur la scène international. Au niveau de l'arc jurassien, notre plus jeune école, la HE-Arc, s'est imposée comme la haute école de référence dans les domaines de la santé, de la gestion, de la conservation-restauration et de l'ingénierie. Le regroupement de l'école sur un campus unique en gare de Neuchâtel à partir de la rentrée 2011, avec des antennes de formation à Delémont, promet un avenir radieux pour cette institution. Les admissions des étudiants en ingénierie explosent après plusieurs années de stagnation voire de baisse. Ce magnifique résultat est aussi l'aboutissement d'un travail soutenu qui a consisté à repenser les filières de formation débouchant sur une offre plus forte et cohérente. Les filières désormais en place sont le fruit d'un important travail mené par la direction générale en étroite collaboration avec les industriels locaux et avec le précieux soutien de la Haute école spécialisée de suisse occidentale (HES-SO). La réflexion du comité stratégique consistant à implanter les activités d'enseignement à proximité des grands axes de circulation tout en conservant la proximité des activités de recherche avec le tissu industriel, économique et social s'est avérée payante. Le Comité stratégique de la Haute école pédagogique des cantons de Berne, du Jura et de Neuchâtel a lancé au printemps 2010 une étude relative à la réorganisation de la Haute école. Consciente de l'atout de cette école pour l'espace BEJUNE, la volonté politique visant à sa réorganisation a pour objectif de regrouper les forces afin de pérenniser l'institution et de continuer à offrir des formations de qualité tout en maîtrisant les coûts de fonctionnement. Améliorer l'organisation permettra non seulement d'anticiper l'évolution du paysage des hautes écoles, notamment en terme d'accréditation, mais aussi de répondre aux nouvelles contraintes en termes de profil de formation pour les enseignant-e-s primaires. Beaucoup a déjà été accompli mais les défis sont encore nombreux. Dans l'immédiat, je pense évidemment aux dossiers en cours et en particulier au développement d'un véritable pilotage du secteur de l'éducation tertiaire tant au niveau neuchâtelois que celui de l'espace BEJUNE.

Le paysage de l'arc jurassien, Arc ou BEJUNE diront d'autres, de l'enseignement et de la recherche de niveau tertiaire est en profonde mutation. Un élément majeur a plus particulièrement contribué à cette évolution. En mai 2006, les citoyens suisses ont en effet adopté un nouvel article constitutionnel sur la formation et la recherche commune à l'ensemble des hautes écoles suisses, ce terme regroupant aussi bien les universités, les écoles polytechniques, les hautes écoles spécialisées que les hautes écoles pédagogiques. Cette modification de la Constitution a concrètement pour effet de confier à la Confédération et aux cantons la responsabilité conjointe de la coordination et de la garantie de l'assurance de la qualité dans le domaine suisse des hautes écoles. Cette nouvelle donne nécessite l'élaboration de nouvelles bases légales aussi bien sur le plan fédéral que cantonal ou intercantonal d'ailleurs. Au niveau fédéral, la future loi sur l'aide aux hautes écoles et la coordination dans le domaine suisse des hautes écoles (LAHE) remplacera la loi sur l'aide aux universités et celle relative aux hautes écoles spécialisées actuellement en vigueur. Le but premier de cette loi est concrètement de créer des conditions générales garantissant la compétitivité et la qualité d'un espace suisse des hautes écoles notamment en accréditant les institutions, en encourageant la création de profils des hautes écoles ainsi qu'en stimulant la concurrence entre elles. Cette démarche s'accompagne inévitablement d'un système de financement axé sur les prestations. Afin d'anticiper pleinement, vraisemblablement à l'horizon 2014, les défis qui découlent de cette nouvelle donne, les autorités politiques des hautes écoles de l'Université de Neuchâtel, de la Haute école Arc et de la Haute école pédagogique BEJUNE ont pris les mesures propres à positionner l'arc jurassien comme un acteur fort de l'espace suisse des hautes écoles. Dans ce contexte, nous nous réjouissons, au niveau neuchâtelois, du développement de centres d'excellence au sein de l'Université avec pour corollaire une très nette amélioration de son attractivité. Sur la décennie écoulée, les effectifs sont en augmentation de plus de 30%. L'exercice de redéploiement de l'Université est une réussite. Cette stratégie est allée de paire avec la création d'un véritable pôle de compétences national et international dans le domaine de la microtechnique avec comme épicentre l'implantation de l'EPFL à Neuchâtel dans le nouveau bâtiment Microcity. La Haute école accueillera à terme une douzaine de chaires. Avec la présence de l'Université, de la Haute école Arc, de NEODE et du Centre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), c'est donc une concentration exceptionnelle de compétences dans le domaine des microet nanosciences qui seront localisées à Neuchâtel dans un espace extrêmement confiné. Dans ce contexte, la mise en commun coordon-

Pour conclure, je souhaite adresser mes plus vifs remerciements et dire toute ma gratitude ainsi que ma reconnaissance à toutes les personnes, et en tout particulier aux collaborateurs de nos institutions, qui s'engagent avec passion, diligence et compétence pour la qualité et la pérennité de nos hautes écoles à une époque qui nous impose son lots d'injonctions notamment en termes de flexibilité et de vitesse. Sans vous rien ne serait possible. Merci!

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EDITORIAL

PHILIPPE GNAEGI STATE COUNCILOR, HEAD OF THE DEPARTMENT OF EDUCATION, CULTURE AND SPORTS OF THE CANTON OF NEUCHATEL The landscape of the Jura, Arc or BEJUNE is undergoing profound change in terms of learning and research at the tertiary level. One significant element particularly contributed to this development. In May 2006, Swiss citizens adopted a new constitutional article on education and research common to all Universities of ApQlied sciences in Switzerland, the terms of which include universities, ecoles polytechniques, universities of Applied sciences and universities of teacher education. This constitutional amendment entrusted the Confederation and the Cantons with the joint responsibility of coordinating and ensuring the quality of higher education in Switzerland. This new situation required the development of new legal norms addressing not only the federal and cantonal levels, but also those between cantons as well. At the federal level, the coming law on assistance to and coordination of higher education institutions (LAHE) will replace the law on assistance to universities and the law regarding Universities of Aplied sciences currently in place. The primary purpose of this law is to create the general conditions ensuring the competitiveness and quality of Swiss higher education by accrediting institutions, encouraging the creation of higher education profiles as well as fostering competition between the schools. This is inevitably accompanied by a financing system based on service provided. To fully anticipate the challenges arising from this new reality, probably by 2014, the political authorities of the higher education institutions of the University of Neuchatel, the Haute Ecole Arc, and the University of Teacher Education BEJUNE, have taken the necessary measures to position the Jura region as a strong player in the Swiss Higher Education system. In this context, in Neuchatel, we are looking forward to the development of centers of excellence within the University, thereby enhancing our appeal. Over the past decade, enrollment has increased by over 30%. The redeployment efforts of the University were successful. This strategy went hand in hand with the creation of a real pool of expertise, recognized nationally and internationally, in the area of micro-technology with as its focal point the installation of the EPFL in the Microcity building in Neuchatel. The Universities of Aplied sciences will include a dozen chaires. With the presence of the University, the Haute Ecole Arc, NEODE and the Swiss Center for electronics and micro-technology (CSEM), it is an exceptional concentration of expertise in micro- and nano-sciences, which will be concentrated in a very small area. In this context, coordinating our efforts will be the key to success, allowing our cluster of micro-technology to shine on the international stage.

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In the Jura region, our newest school, the HE-Arc, has become a reference in the fields of health, management, conservation-restoration and engineering. The consolidation of the school on a single campus near Neuchatel train station as of 2011, with training facilities in Delemont, promises a bright future for the institution. Student admissions in engineering have exploded after several years of stagnation, even decline. This spectacular result is also due to the hard efforts that were put into rethinking course structure, leading to a stronger and more consistent offer. Current curriculums are the result of extensive work conducted by the Directorate in close collaboration with local industry and with the invaluable support of the University of Applied Sciences of western Switzerland (HES-SO). The plan that the strategic committee wanted to implant through educational activities in the vicinity while maintaining proximity of research within local industry, economy and social network has paid off. The Strategic Committee of the University of Teacher Education in Berne, Jura and Neuchatel launched in the spring of 2010 a study on the reorganization of this school. Recognizing the strength of this University for the BEJUNE agglomeration, the political will for reorganization aims to join forces in order to sustain the institution and to continue to provide quality training while controlling operating costs. Improving organization will allow us to anticipate the development in higher education, particularly in terms of accreditation, but will also allow us to meet new demands in terms of profile training for primary teachers. Much has been accomplished but there are still many challenges. For now, my thoughts obviously focus on current issues and in particular on the development of effective guidance in tertiary education, both in the Neuchatel and BEJUNE areas. To conclude, I wish to extend my sincere thanks and express my gratitude and my appreciation to all the people, and particularly to the collaborators of our institutions, who work with passion, diligence and skill for the quality and sustainability of our tertiary education at a time that requires its share of troubles, particularly in terms of flexibility and speed. Without you, none of this would be possible. Thank you !

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L’arc jurassien une région ou il fait bon étudier, vivre et travailler Etudier au sein de l’Arc jurassien est un choix que font aujourd’hui de nombreux étudiants originaires de la région ou désireux de la découvrir. Outre l’excellence et la dimension humaine des solutions de formation supérieure proposées, l’Arc jurassien bénéficie en effet de nombreux atouts : une position géographique privilégiée et une bonne accessibilité, une qualité de vie et un environnement naturel incomparables, un tissu économique riche et de réelles opportunités de travail. L’Arc jurassien bénéficie en premier lieu d’une position géographique privilégiée et d’une bonne accessibilité qui favorisent la poursuite d’études supérieures. Bien connecté à l'ensemble des régions de Suisse et d'Europe, l’Arc jurassien dispose en effet d’infrastructures et de moyens de communication efficaces et modernes avec une offre de transport qui ne cesse de s’enrichir. Le canton de Neuchâtel est situé au centre de la Suisse et à proximité de tous les autres grands pôles d’attraction helvétiques : à une demi-heure de la capitale administrative Berne, à quarante minutes de Lausanne, à une heure trente de la cité internationale de Genève et du pôle industriel de Bâle, à une heure cinquante de la capitale économique Zurich. Le TGV, quant à lui, relie Paris en moins de quatre heures. À l’intérieur du canton, l’offre de transports publics est développée et la réalisation prochaine du TransRUN à l'horizon 2020 permettra de relier de manière optimale toutes les régions du canton de Neuchâtel. Les trois villes principales (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle) seront desservies toutes les quinze minutes et les autres régions du canton pourront bénéficier de liaisons performantes vers les centres urbains. Le canton du Jura est, lui aussi, idéalement situé. La proximité de Bâle (quarante minutes) lui permet de bénéficier d'infrastructures performantes : l'Euroairport Bâle-Mulhouse dessert quotidiennement une cinquantaine d’aéroports, tandis que Paris, Londres et Berlin bénéficient d’une fréquence plus forte, plusieurs fois par jour. Parfaitement intégré aux grandes lignes ferroviaires nationales, le canton du Jura est également connecté au réseau européen, que ce soit le TGV vers la France, l'ICE vers l'Allemagne ou le Cisalpino vers l'Italie. Dès 2012, Porrentruy sera la ville suisse la plus proche de Paris, à moins de trois heures de TGV. En cours de construction, l'autoroute Transjurane complétera à terme le dispositif en offrant une liaison entre les réseaux autoroutiers suisses et français. Le Jura bernois, unique région francophone du canton de Berne, se situe, quant à lui, au nord, entre Bienne, La Chauxde-Fonds et Delémont. Sa position stratégique lui permet de faire le lien entre la Suisse romande et la Suisse alémanique. L’Arc jurassien offre également une qualité de vie et un environnement naturel incomparables. Le pays de Neuchâtel offre un cadre de vie attrayant : d’un coté le littoral et le lac avec de nombreuses zones de loisirs et d’activités, de l’autre les montagnes, facilement accessibles, avec des centres d’intérêt variés tant sur le plan culturel que sportif. Dans ce canton, où la nature est omniprésente, il suffit de quelques minutes pour se retrouver immergé au milieu de sites naturels remarquables. Neuchâtel est un centre urbain dynamique disposant d’un riche patrimoine historique et architectural ainsi qu’une ville universitaire extrêmement vivante. L’offre culturelle y est particulièrement développée, certains festivals et manifestations populaires ont un rayonnement bien au-delà des frontières cantonales. Le Val-de-Ruz, au milieu du trajet reliant Neuchâtel à La Chaux-de-Fonds, propose une grande variété de ballades et la Vue-des-Alpes offre un superbe panorama sur la chaîne des Alpes et le lac de Neuchâtel. À l’extrême ouest du canton de Neuchâtel, le Val-de-Travers relie le Littoral et les Montagnes neuchâteloises à la frontière française. La région au relief accidenté, marqué par d’abruptes formations de calcaire et de forêts de sapin, abrite le spectaculaire cirque naturel du Creux-du-Van. Le canton du Jura offre, quant à lui, un environnement préservé où la nature quasi intacte permet de s’adonner à une large gamme d'activités, que ce soit pour la pratique d'un sport, une évasion culturelle ou des activités de loisirs au sens large. Delémont, à mi-chemin entre les villes de Bâle et de Bienne, est le chef-lieu du canton tandis que la ville de Porrentruy, la deuxième plus grande ville du canton, reste la capitale historique du canton et est le centre culturel de la région de l'Ajoie. Saint -Ursanne, ancienne petite cité médiévale, a su rester une ville pittoresque au bord du Doubs. La région des Franches-Montagnes, vaste parc composé d’un plateau regroupant des grands pâturages et des forêts est un lieu d’excursion idéal pour les amoureux de paysages et de nature. Toutes sortes d’activités de plein air

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peuvent y être pratiquées été comme hiver. Saignelégier est le chef-lieu de la région et le bourg le plus important. A proximité se trouve l'étang de la Gruère, lac de tourbière offrant un paysage unique. Aux confins de l'Arc jurassien, le Jura bernois est une véritable terre d'accueil et de traditions entre lac et montagne, forêt et pâturage, et possède, lui aussi, un riche patrimoine. Ses paysages en font une région propice au tourisme vert et au développement des énergies renouvelables. Saint-Imier conserve encore des vestiges de son passé tout en étant devenu un gros bourg industriel et un site lié aujourd’hui à l'énergie avec la centrale solaire de Mont-Soleil et le site éolien de Mont-Crosin. La Neuveville, au pied du Chasseral, offre le charme d’une cité médiévale au bord du lac de Bienne. Terre d'histoire et de génie mécanique, Moutier et sa région, la Prévôté, se caractérise tant par son patrimoine historique et naturel que par son savoir-faire industriel. L’Arc jurassien dispose d’un tissu économique riche et dynamique et offre de réelles opportunités de travail. Le canton de Neuchâtel, marqué par une forte tradition horlogère, est aussi devenu aujourd’hui le pôle national des micro et nanotechnologies. Dans un environnement marqué par un savoir-faire microtechnique, l’innovation s’exprime de plus en plus dans les domaines des biotechnologies, du génie informatique, de l’optique, et des énergies renouvelables. Le secteur tertiaire est aussi bien représenté à Neuchâtel, avec de nombreuses banques, fiduciaires et sociétés financières. Les pôles de formation supérieure réputés concourent à faire de Neuchâtel une « ville d’études » dont le potentiel technologique est largement reconnu, grâce à un puissant réseau d’innovation rassemblant une formidable densité de centres de recherche et d’entreprises innovantes : le CSEM, les instituts de l’Université, les centres de recherche de la Haute École Arc, l'Institut de Microtechnique Neuchâtel, les écoles techniques… L'économie jurassienne est, quant à elle, composée principalement de PME locales qui ont su acquérir une envergure internationale. Issue du savoir-faire horloger, aujourd’hui allié à des technologies complémentaires, l’industrie jurassienne est reconnue à travers le monde dans des secteurs de pointe et de précision comme l’horlogerie, la microtechnique et la machine-outil. Elle se déploie aujourd'hui dans de nouveaux domaines d’activités telles que les sciences de la vie, la micro et nanotechnologie, les technologies environnementales et celles de l'information et de la communication. De nombreuses sociétés ont ainsi entrepris de se diversifier dans les technologies médicales, dont le marché est en pleine évolution. Certaines entreprises, qui font valoir des compétences dans la très petite dimension, sont à même de répondre aux besoins de nouveaux marchés. Le Jura bernois, berceau du décolletage, est une région industrielle à vocation exportatrice. Historiquement réputée pour son industrie des machines et ses spécialistes de l'horlogerie, la région est reconnue pour son savoir-faire dans la fabrication de produits de niches et de très haute technicité. On retrouve les machines et les pièces produites dans de nombreux domaines tels que les chaînes de production des constructeurs automobiles ou le secteur de l'aviation. Les minuscules pièces de haute précision fabriquées par les spécialistes du tournage, du fraisage et du décolletage se retrouvent également dans tous les produits miniaturisés comme les montres de luxe ou les équipements électroniques.

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The jura region, a good place to study, live and work

Studying in the Jura region is a choice that many students, either from the region or who wish to discover it, make today. In addition to its excellence and the human dimension of the higher education offered here, the Jura region has indeed many advantages: a privileged geographical position and good accessibility, a certain quality of life and incomparable natural environment, a rich economic fabric with real job opportunities.

The Jura region also offers an unparalleled quality of life and natural environment. The Jura has a rich and dynamic economic base and offers real job opportunities. The Canton of Neuchatel, marked by a strong watch-making tradition, has also become the national hub from micro- and nanotechnology. In an environment steeped in microtechnic expertise, innovation has increasingly contributed to biotechnology, computer engineering, optics and renewable energy. The service sector is also well represented in Neuchatel, with numerous banks, financial firm and accounting companies.

One of the prime advantages of the Jura is its privileged geographical position and great accessibility that encourages students to pursue more advanced studies. Well connected to all regions in Switzerland and Europe, the Jura boasts modern and effective infrastructures and means of communication with a flourishing transportation network. The Canton of Neuchatel is located in the center of Switzerland and is close to all other major Swiss hubs: only a half hour from the administrative capital Bern, forty minutes from Lausanne, an hour and a half minutes from the international city of Geneva and Basel’s industrial core, and less than two hours away from the economic capital, Zurich. Whilst the TGV train connects Neuchatel to Paris in less than four hours. Within the Canton, the provision of public transport and the development of the TransRUN by 2020 will optimally link together all the regions of the Canton of Neuchatel. The three major cities (Neuchatel, La Chaux-de-Fonds, Le Locle) will be served every fifteen minutes and other regions of the canton will benefit from efficient transportation to urban centers. The Canton of Jura is also conveniently located. Its proximity with Basel (forty minutes away) means it benefits from efficient infrastructures: the Basel-Mulhouse Euroairport offers about fifty flight destinations daily, while Paris, London and Berlin have a higher flight frequency with several flights a day. Fully integrated to major national railway lines, the Canton of Jura is also connected to the European rail network, either with the TGV to France, the ICE to Germany or the Cisalpino to Italy. As of 2012, Porrentruy will be the Swiss city closest to Paris, with less than three hours of travel time by TGV. Currently under construction, the Tranjuran highway will fill the missing link to the Swiss and French highway network. The Bernese Jura, the sole French-speaking region of the Canton of Berne, is a bit more to the North, situated between Bienne, La Chauxde-Fonds and Delemont. This strategic location marks and connects eastern and western Switzerland.

Renowned higher education center contribute to making Neuchatel a “student city” of which the technological potential is widely recognized thanks to a powerful innovation network that brings together a great number of research institutions and innovative companies: the CSEM, University institutes, the research centers of the Arc University of Applied Sciences, technical schools…. The economy of the Jura is mainly composed of local SMEs that have managed to acquire an international dimension. From watch-making expertise, combined today with complementary technology, the Jura industry is recognized throughout in sectors of precisions and high technology such as watch-making, microtechnology and tool-machines. This expertise is now extending to new business areas such as life sciences, micro- and nanotechnology, environmental technology as well as in IT and communication. Many companies have thus begun to diversify into medical technology, where the market is currently developing. Some companies, who have expertise in extremely small-sized elements, are able to meet the needs of new markets. The Bernese Jura, the birthplace of decolletage, is an export-oriented industrial region. Historically recognized for its machine industry and watch-making specialists, the region is known for its expertise in the manufacture of niche and high tech products. The machines and parts produced here can be traced to many domains such as production lines for the automotive or aviation industry. The tiny, high precision parts manufactured by shooting, milling and turning specialists can also be found in all miniaturized products such as luxury watches or electronic equipment.

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 1278

258 collaborateurs administratifs et techniques (EPT) 258 full-time equivalent staff 504 enseignants et chercheurs (EPT) 504 full-time HTXLYDOHQW Rectorat

Droit Sciences économiques

Théologie

Rectorate

Law Economics

Theology 16


Provenance des étudiants 34% NE 29% BE-JU-VD 16% Autres cantons 21% Etranger

Répartition des étudiants par faculté 47% 17% 17% 16% 1% 3%

Lettres et sciences humaines Sciences Droit Sciences économiques Théologie Autres

Evolution du nombre d’étudiants

Source de financements (2010) **%&RQIpGpUDWLRQHWDXWUH&DQWRQV -EFRODJHHWDXWUHVPR\HQVSURSUHV *)% Autres &antonGH1HXFKkWHO )0%5HFKHUFKHHWPDQGDWV

Encourager la relève académique

L’Université de Neuchâtel porte une attention particulière à l’encouragement de la relève académique. Les pages suivantes font la part belle à la présentation, par le doyen de chaque faculté, des domaines de compétences d’une sélection de jeunes professeurs et chercheurs engagés récemment à l’Université.

Encouraging young academics

The University of Neuchatel is particularly attentive to the promotion of young academics. In the following pages, each Faculty's Dean presents the areas of expertise of a choice of new faculty members.

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MARTINE RAHIER RECTRICE

UNINE - UNIVERSITÉ DE NEUCHÂTEL Quels sont les domaines d’excellence de l’UniNE et en quoi votre UniversitÊ se distinguetelle d’autres universitÊs ? Institution plus que centenaire, l’UniNE offre au niveau du Bachelor une large palette de formations de qualitÊ, en privilÊgiant la proximitÊ entre les professeurs, le corps intermÊdiaire et les Êtudiants ce qui favorise les Êchanges et la convivialitÊ.

Au niveau des masters, nous souhaitons offrir des cursus qui correspondent aux besoins de la sociÊtÊ en s’appuyant sur les lignes de forces de notre universitÊ, certains Êtant uniques en Suisse. L’UniNE souhaite rester une universitÊ à taille humaine et cette notion s’applique dans l’ensemble de nos cursus et formations. Cette stratÊgie lui permet d’exceller dans des domaines très pointus, comme l’analyse des processus sociaux et migratoires, le droit des migrations, le droit de l’innovation, le journalisme, la psychologie du travail, le dÊveloppement international des affaires, la microbiologie du sol, la biologie du sol ou la biologie des plantes tout en conservant une base gÊnÊraliste au niveau de l’enseignement FOCachelor. Cette stratÊgie permet Êgalement de renforcer certains domaines porteurs au moment oÚ l’UniversitÊ de Neuchâtel a fait œuvre de pionnière dans des projets structurants, comme dans le cas du transfert de la gÊologie à la FacultÊ des gÊosciences et environnement de l’UNIL. Dans cet exemple, l’UniNE a pu renforcer l’un de ses domaines d’excellence, l’hydrogÊologie, en le couplant à un domaine novateur et porteur d’avenir, la gÊothermie. Si ces transferts sont à considÊrer comme une contribution significative à la restructuration du paysage universitaire de Suisse occidentale, ils doivent Êgalement être considÊrÊs comme des chances de renouveau de l’UniversitÊ de Neuchâtel permettant à la fois le renforcement de ses domaines d’excellence, la crÊation de formations attractives et la constitution de nouveaux pôles de compÊtences. Des points forts historiques comme l’ethnologie ou la logopÊdie en FacultÊ des lettres et sciences humaines, ou le droit de la santÊ restent des valeurs sÝres dans la diffÊrentiation de l’offre de formations de l’UniversitÊ de Neuchâtel.

Les principales actions que vous souhaitez mener visentFlles à renforcer et consolider les domaines d’excellence existants ou à crÊer de nouvelles filières et formations ? Ces dernières annÊes, l’UniNE a mis en place de nouveaux cursus, dÊcoulant du plan d’intentions du rectorat Êtabli en 2008 qui s’Êtend jusqu’en 2012.


La croissance des effectifs prouveMBUUSBDUJWJUÀEFOPUSF Alma mater. La croissance annuelleFTUTVQÀSJFVSF·MB Noyenne helvétique. De manière gloCBMF M6OJ/& connaît une croissance de plus de 30 % duOPNCSFEF TFTÀtudiants par rapport à l’an 2000. Il est donc évident que certains pôles de compétences visent à être renforcés notamment dans l’amélioration de l’encadrement des étudiants, mais également de par leur mise en réseau au sein même de l’Université. Ces collaborations soutenues permettent de renforcer la cohérence de certains cursus, comme par exemple le master en sciences humaines et sociales proposé par la Maison d’analyse des processus sociaux (MAPS) qui regroupe les efforts de cinq instituts (ethnologie, géographie, Forum suisse pour l’étude des migrations et de la population, psychologie et éducation, sociologie) et une chaire transversale d’études transnationales. Cette mise en réseau permet également le développement de nouvelles offres de formation, comme par exemple celle d’un Bachelor en biologie et ethnologie, formation unique en Suisse actuellement. L’Université de Neuchâtel reste ainsi active dans le développement de ses filières et l’acquisition de nouvelles compétences. Un autre exemple intéressant est la création actuelle d’un pôle de compétence interfacultaire (droit et géographie) en urbanisme et aménagement du territoire qui permettra à l’Université de Neuchâtel de se profiler à la pointe de la gestion du territoire, de ses ressources et des enjeux qui s’y rattachent. La création de ce pôle permet de souligner également l’adéquation avec notre région et ses besoins puisque la Banque Cantonale Neuchâteloise participe activement à son financement.

En quoi le tissu économique de l’Arc jurassien influence-t-il et oriente-t-il votre offre de formation ? L’influence est à double sens puisque l’Université nourrit l’Arc jurassien et que le territoire influence évidemment notre recherche et notre enseignement. Fondée en 1838, l’Académie qui devient ensuite Université en 1909 a grandement contribué au développement économique et social de notre région. Plusieurs personnalités issues de notre université ont fait rayonner l’Arc jurassien bien au-delà de nos frontières régionales, voire nationales : Jean Piaget, Denis de Rougemont, Sophie Piccard (première femme nommée professeure en Suisse) ou plus récemment Dick Marty, pour ne citer que quelques exemples. Une étude commandée en 2010 par le rectorat sur l’impact économique de notre Université sur le canton de Neuchâtel a souligné le succès et l’importance de notre institution puisqu’elle a atteint un équilibre entre coûts et bénéfices qui profite clairement au canton. Ainsi, l’UniNE a généré en 2009 33,5 millions en faveur du canton, soit 194 francs par habitant. A ce chiffre s’ajoute la capacité de l’Université de former et de retenir du capital humain, contribuant ainsi

à améliorer le potentiel de croissance du canton et de la région en général, puisque de nombreux étudiants proviennent du Jura, du Jura bernois ou encore du Nord vaudois. Le tissu économique régional favorise également les nombreux partenariats développés entre l’industrie et la recherche académique, dans une perspective de valorisation de la recherche. Cette proximité régionale contribue fortement à l’attractivité de notre Université, tant pour les futurs étudiants, mais également pour nos chercheurs et professeurs.

Comment comptez-vous développer l’attractivité et l’identité de votre institution ? L’offre de formation et une recherche de pointe constituent les premiers éléments de l’attractivité de l’UniNE. En ce sens, une pédagogie innovante et une haute qualité de l’enseignement constituent des atouts pour attirer de nouveaux étudiants. La croissance des effectifs évoquée plus haut en atteste, de même que l’origine des étudiants en master, dont plus de la moitié sont porteurs d’un titre obtenu dans une autre université. Les efforts de positionnement de l’offre de formation, la mise en évidence de son dynamisme, appuyés par une identité visuelle renforcée récemment constituent les éléments principaux d’une identité forte de l’UniNE. Mais celle-ci se traduit également par le renforcement de la cohésion de sa communauté. La création de liens interfacultaires et de projets communs en sont un excellent exemple. C’est dans cette perspective que s’est mis par exemple en place un réseau de compétences fort dans le domaine de la migration, réseau interfacultaire entre la faculté des lettres et sciences humaines et la faculté de droit. Enfin, les conditions de travail dont nous jouissons à Neuchâtel, avec une université pleinement intégrée au cœur de la ville et dont la majorité des bâtiments se trouvent au bord du lac, font indiscutablement partie des points forts “émotionnels” sur lesquels les futurs étudiants se basent également.

Quels sont les efforts déployés dans le domaine du recrutement et de la relève académique ? En adéquation avec les stratégies de la CUS (Conférence universitaire suisse) et de la CRUS (conférence des recteurs des universités suisses), l’UniNE porte une attention toute particulière à l’encouragement de la relève académique. Le nombre de nouveaux professeurs assistants engagés ces dernières années en atteste. Cette publication illustre d’ailleurs leurs domaines de compétences. Afin de favoriser cette relève, les facultés et le rectorat font notamment appel à à des outils leur permettant d’offrir des postes attractifs à de jeunes enseignants/chercheurs qui peuvent ainsi bénéficier de postes de professeurs assistants financés par le Fonds National de la recherche scientifique (professeurs


boursiers FNS) ou d’autres types de financement compétitifs (Fondation Sandoz). Durant l’année 2010, treize nouveaux professeurs ont été nommés. Par ailleurs, le recrutement international, favorisé par les nombreux réseaux de collaboration entretenus par nos professeurs est également encouragé avec la mise en place récente d’un guichet d’accueil (“Welcome Desk”) destiné à conseiller les chercheurs étrangers dans leurs démarches afin de faciliter leur venue et leur installation dans la région.

Par quels moyens souhaitez-vous favoriser les relations et les partenariats avec d’autres institutions d’enseignement et de recherche ? De par sa taille, mais également sa position géographique, l’UniNE a depuis longtemps favorisé les partenariats avec ses homologues suisses. D’un point de vue institutionnel, l’Université de Neuchâtel fait partie de deux réseaux : le Triangle Azur qui regroupe les universités de Genève, Lausanne et Neuchâtel ainsi que le réseau BeNeFri, avec les universités de Berne et de Fribourg. Ces structures permettent des synergies positives, en particulier dans le domaine de l’enseignement en proposant no-

tamment des programmes communs, comme dans le cadre du nouveau master en informatique BeNeFri par exemple, et en favorisant la mobilité vers les autres institutions partenaires pour nos étudiants. Le renforcement de ces collaborations avec nos partenaires romands est une tendance naturelle. Sur le plan international la stratégie de la collaboration s’avère également payante. Nous privilégions des accords de collaboration sélectifs qui permettent la mise en place de réels échanges. Ils constituent un apport significatif pour nos chercheurs, nos enseignants, mais aussi pour nos étudiants et leur mobilité. A titre d’exemple, je peux citer les accords avec l’Ecole du Louvre à Paris, le King’s College à Londres, Columbia University à New York et, pour le FIFA Master, le partenariat avec De Montfort University à Leicester (UK) et la SDA Bocconi – School of Mana-gement à Milan. Par ailleurs, la Confédération offre les moyens aux hautes écoles suisses d’accroître leur visibilité à l’étranger, je pense au réseau Swissnex par exemple. Cela dit, notre crédibilité dépend avant tout des publications de nos chercheurs, de leurs réseaux de relations et de la qualité de leurs travaux. 


What are the areas of expertise of UniNE and in what way does your University distinguish itself from others ? A century-old institution, UniNE offers a wide range of quality training at the Bachelor level, committed to ensuring proximity between JUTTUVEFOUTBOEfaculty members, BOEQSPNPUFTB friendly, close-knit environment. At the MastersMFWFM XFBJN to offer courses that meet the needs of society,CBTFEPO the university’s core fields, and some of which areVOJRVF in Switzerland. UniNe is dedicated to maintaining its human dimension, a concept applied to the curriculum and training we offer. This strategy allows us to excel in highly specialized areas, such as the analysis of social processes and migration, migration law, law of innovation, journalism, work psychology, the development of international affairs, soil microbiology, soil biology or plant biology while maintaining a basic level of general education during a Bachelor’s. Our strategy also strengthens a number of flagship fields, in which the University of Neuchatel has pioneered structural projects, such as the transfer of the geology department to the Faculty of Geosciences and Environment of UNIL. In this example, UniNE was able to develop and strengthen one area of expertise, hydrogeology, by coupling it to the innovative and promising field of geothermal activity. If these transfers are considered as a significant contribution to the restructuring of the academic landscape of Western Switzerland, they also provided the University of Neuchatel the opportunity to reinforce areas of expertise, create attractive training programs and form new skill clusters. The University’s historic strengths, such as ethnology and speech therapy in the 'BDVMUZPGHumanities, as well asIFBMUI related law, offer solid value when considering all the6OJ versity of Neuchatel has to offer.

The main actions you wish to carry out are designed to strengthen existing areas of expertise or to create new fields of study ? In recent years, UniNE has introduced new curricula, in line with the RectorBUF’s objectives, initiated in 2008 and which FYUFOEUP2012. Enrollment growth demonstrates the atUSBDUJWFOFTTPGPVS Alma mater.Its annual growth is higher thanUIF4XJTT BWFSBHF0verall, UniNE has an increased number ofTUVEFOUT of over 30% compared to 2000. It is therefore clear that certain areas of expertise need to be reinforced, particularly in improving student support services, but also in terms of networking within the University. These ongoing collaborations can enhance the coherence of certain training programs such as the Masters’ de-gree in humanities and social sciences offered by the Center for the Understanding of Social Processes (Maison d’analyse des processus sociaux or MAPS) which brings together the work of five institutes (ethnology, geography, the Swiss Forum for the study of migration and

population, psychology and education, sociology) and a transversal pathway to transnational studies. This type of networking helps to develop new training opportunities, such as a Bachelors’ in ethnology and biology, currently unique in Switzerland. The University of Neuchatel can thus actively develop its fields and acquire new skills. Another interesting example is the current creation of an interfaculty (law and geography) competency center in Urban and Regional Planning, which will allow the University of Neuchatel to position itself at the forefront of land management, its resources and related issues. The creation of this center also serves to emphasize its relevance to our region and its needs, and that the Cantonal Bank of Neuchatel actively participates in funding.

How does the Jura economy influence and guide the programs you offer ? In terms of influence, it goes both ways since the University supports the Jura aSFBobviously affects our research and training. Founded in 1838, the Academy which later became the University in 1909 greatly contributed to the social and economic development of our region. Several personalities who studied here have brought the name of the Jura region far beyond our regional, even national borders: Jean Piaget, Denis de Rougemont, Sophie Piccard (the first woman professor in Switzerland) or more recently Dick Marty, to name a few. A study commissioned in 2010 by the Rector on the economic impact of our University in the Canton of Neuchatel has highlighted the success and importance of our institution, as it has attained a balance between costs and benefits which clearly profits to the canton. Thus, in 2009, UniNE generated 33,5 million francs for the canton, or 194 francs per capita. We can add to this figure the University’s ability to train and retain human capital, thereby improving the growth potential of the canton and region in general, since many of our students come from the Jura, the Bernese Jura and even northern Vaud. The regional economy also promotes the many partnerships developed between industry and academic research, with research development in mind. Regional proximity strongly contributes to the attractiveness of our University, for future students and researchers and professors alike.


In what way do you wish to foster relationships ad partnerships with other education and research institutions ?

How do you plan on developing the attractiveness and identity of your institution ? Advanced research and training are the first elements that make UniNE so appealing. In this sense, innovative teaching and high quality education are prime assets for attracting new students. The enrollment increase mentioned above proves it, as does the point of origin of most Masters’ students, of which over half obtained degrees from other universities. The positioning efforts in the provision of training, the demonstration of its dynamism, supported by a recently enhanced visual identity are the key elements of UniNE’s strong identity. But it is also evident through the close ties and cohesion of its community. Creating interfaculty links and joint projects are excellent examples of such behavior. With this in mind, a strong network of skills in the field of migration was created through the FacultyPGHumanities and the Faculty of-BX'JOBMMZ  the working conditions we enjoy in Neuchatel,XJUIBGVMMZ integrated university in the heart of the city and aNBKPSJUZPG university buildings located on the lakeside, are unEPVCUFEMZ among the “emotional� highlights upon which futureTUVEFOUT rely in the choice of universities.

What efforts are made in recruitment and academic succession ? In line with the strategies of the CUS (Swiss University Conference) and the CRUS (Rectors’ Conference of Swiss Universities) UniNE pays particular attention to the promotion of young academics. The number of new assistant professors pledged in the last few year bears witness to this. This publication also illustrates their areas of expertise. To facilitate the academic “handover�, the faculties and RectorBUF use certain tools that enable VTUPPffer appealing jobs to young professors/researchers who DBOCenefit from an assistant professorship funded by thF 4XJTT/BUJPOBM'PundBUJPO or other UZQFTPGDPNQFUJUJWF GVOding (Sandoz Foundation). During 2010, thirteen new profes TPSTwere appointed. Moreover, international recruitment, facilitated by the many collaborative networks maintained through our professors has also encouraged the recent establishment of a “welcome desk� to advise foreign researchers to facilitate their travel and settlement in the region.

Due not only to our size, but also to our geographic location, UniNE has favored partnerships with its Swiss counterparts for a long time. From an institutional point of view, the University of Neuchatel is part of two networks: the Azure Triangle which includes the universities of Geneva, Lausanne and Neuchatel and the BeNeFI network, with the Universities of Berne and Fribourg. These structures provide positive synergies, particularly in the education field by offering joint programs, as with the new .BTUFS#F/F'SJJO$PNQVUFS4DJFODF, and promoting mobi lity towards other partneSinstitutions for our students. Strengt hening these collaborationswith our Romand partners is a natural tendency. Collaborations at an international level are also rewarding. We favor selective collaborative arrangements that enable real relations and exchanges. They constitute a significant contribution to our researchers, professors but also our students and their mobility. For example, I could cite our agreements with the Ecole du Louvre in Paris, King’s College in London, Colombia University in New York and, for the FIFA Masters, our partnership with the De Montfort University in Leicester (UK) and the SDA Bocconi – School of Management in Milan. Moreover, the Swiss Confederation has the means to increase visibility abroad for Swiss higher education institutions, I am thinking of Swissnex PGGJDFTfor example. That said, our credibility depends primarily on thepublications of our researchers, their networks and the qualityof their re 

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LAURENT TISSOT

DOYEN (2009-2011) DEAN OF THE FACULTY OF HUMANITIES

FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES

Laurent Tissot est professeur ordinaire et doyen de la FacultÊ des lettres et sciences humaines. Il a commencÊ sa carrière comme professeur supplÊant à l'UniversitÊ de Lausanne et à l'UniversitÊ de Genève, puis a ÊtÊ successivement chargÊ de cours à l'Univers i t Ê d e Fribourg, maÎtre-assistant, directeur de recherche et professeur associÊ à l'UniversitÊ de Neuchâtel. Docteur ès sciences politique, il a constituÊ un pôle d’excellence autour de l’histoire d’entreprise, car le terreau cantonal Êtait

favorable de nombreuses marques horlogères avaient besoin de valoriser leur savoir-faire en s’appuyant sur leur histoire). Ses domaines de compÊtences et de spÊcialisations sont l’histoire Êconomique et sociale, l’histoire des entreprises, l’histoire industrielle et des services, l’histoire des loisirs et des sports. Il a ÊtÊ, pendant plusieurs annÊes, prÊsident du conseil scientifique de l’Institut l’homme et le temps à La Chaux-de-Fonds et prÊsident de la SociÊtÊ suisse d'histoire Êconomique et sociale. Il est actuellement membre du Conseil du Fonds national suisse de la recherche scientifique. Pouvez- vous nous prÊsenter la FacultÊ des lettres et sciences humaines et son organisation ? La facultÊ accueille plus de 2000 Êtudiantes et Êtudiants, encadrÊs par près de quarante professeurs ordinaires et extraordinaires, une septantaine de professeurs associÊs, chargÊs de cours et chargÊs d'enseignement, ainsi que par une septantaine de collaborateurs de l'enseignement et de la recherche (maÎtres assistants, lecteurs, assistants, etc.). De nombreuses disciplines y sont enseignÊes dont certaines possèdent un profil original en Suisse, comme l'archÊologie prÊhistorique, les civilisations et langues de l'AntiquitÊ et du Moyen-Age , la dialectologie, l'ethnologie, les Êtudes musÊales, la logopÊdie, la psychologie et les sciences de l’Êducation. L’organisation en Maisons qui regroupent chacune diffÊrentes disciplines est une spÊcificitÊ de la FacultÊ des Lettres et Sciences Humaines de Neuchâtel. Ce mode d’organisation dÊbouche sur des filières ou des concepts d’enseignement innovants favorisant l’interdisciplinaritÊ. Nous pouvons prendre trois exemples : La Maison d’Analyse des Processus Sociaux (MAPS) articule ses recherches autour de trois thÊmatiques : la circulation des personnes, la circulation des richesses, la circulation des connaissances. La Maison des LittÊratures (MALIT) permet de donner une image de l'activitÊ littÊraire à la fois globale et diversifiÊe (les diffÊrentes littÊratures, allemande, anglaise, espagnole, française, italienne, ainsi que les littÊratures de l'AntiquitÊ sont abordÊes).


L’attractivitÊ de certaines disciplines qui ont un ancrage historique très fort, par exemple l’ethnologie, participe aussi à la renommÊe de Neuchâtel. L’interdisciplinaritÊ a toujours ÊtÊ favorisÊe par la petite taille et l’histoire de l’UniversitÊ. De nombreuses synergies ont pu être crÊÊes et participent aujourd’hui à l’excellence des pôles d’enseignement. La recherche est Êgalement un aspect important. Nous nous efforçons de crÊer une dynamique et des conditions favorables permettant d’initier et de favoriser les projets de recherche. Nous allouons des dotations qui permettent aux professeurs de prÊparer des projets sur la base d’engagement de doctorants ou de postdoctorants. 

Laurent Tissot is Professor and Dean of the Faculty of Humanities. He began his career as teacher at the Universities of Lausanne and Geneva, and was then successively a lec turer at the University of Fribourg, AssistantProfessor, Research Director and Associate Professor atthe Uni versity of Neuchatel. He was, for many years, Chairman of the Scientific Council of the Man and Time Institute in La Chaux-de-Fonds and President of the Swiss Society of economic and social history. He is currently a member of the Board of the Swiss National Science Fondation (SNSF) What are the Faculty’s characteristics and strengths?

La Maison des Sciences du Langage et de la Communication (SciLAC) mène des activitÊs d’enseignement et de recherche dans le domaine de la linguistique appliquÊe, la linguistique gÊnÊrale, la dialectologie et l’histoire de la langue française, la linguistique du français moderne, la logopÊdie, les sciences de l’information et de la communication.

Quels sont les spÊcificitÊs et les points forts de la FacultÊ ? La proximitÊ est un point essentiel auquel nous tenons. Il y a un vÊritable dialogue qui s’est instaurÊ entre enseignants et Êtudiants, entre Êtudiants et entre enseignants. Nous sommes très attentifs à la qualitÊ de ces relations et nous faisons tout pour les favoriser. Dans certaines disciplines, nous n’hÊsitons pas à diviser un sÊminaire de 60 Êtudiants en deux groupes afin de faciliter le travail. Maintenir cet encadrement de proximitÊ est un objectif essentiel et un cap que nous souhaitons garder. Cela implique de renforcer les enseignements qui voient leurs effectifs augmenter comme les sciences de la communication ou la psychologie.

Proximity is a key point we try to hold to. There is a genuine dialogue that takes place between teachers and students, among students and between teachers. We are very attentive to these relationships and do everything we can to encourage them. In some courses, we do not hesitate to split a seminar of 60 students into two groups in order to have an agreeable working environment. Maintaining such close supervision is an essential goal and a direction we wish to maintain. This calls for an increased number of classes, as there are more students such as in communications or psychology. The attractiveness of certain disciplines that have strong historical roots, ethnology for example, contributes to the reputation of Neuchatel. Smaller Universities have always favored interdisciplinary curriculums. Many synergies have been created and are now participating in as excellent teaching centers. Research is also important. We strive to build momentum and favorable conditions to initiate and promote research projects. We allocate grants that allow teachers to prepare projects based on the engagement of doctoral or post-doctoral students.  h p://www.unine.ch/le res


MARION FRESIA PROFESSEURE ASSISTANTE - INSTITUT D'ETHNOLOGIE ASSISTANT PROFESSEURE - INSTITUTE OF ETHNOLOGY - FACULTY OF HUMANITIES

FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES

Titulaire d’un doctorat en Anthropologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et d’un Master in Anthropology and Development studies de la London School of Economics, Marion Fresia est aujourd’hui Professeure Assistante à l’Institut d’ethnologie. Ses spÊcialisations et domaines de compÊtences particuliers sont la socio-anthropologie du dÊveloppement et du changement social, l’aide humanitaire et les migrations forcÊes, l’anthropologie des institutions internationales et l’Afrique de l’Ouest. Elle est responsable de l’orientation anthropologie au sein du Master en Sciences sociales et humainesElle est Êgalement l’auteure de monographies et de plusieurs ouvrages co-dirigÊs ayant pour thème principal l’aide humanitaire, l’asile et les rÊfugiÊs. Sa vocation est nÊe dans le cadre de son cursus à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix en Provence, lors du stage d’un an qu’elle a effectuÊ au SÊnÊgal en tant que journaliste au sein du desk politique d’un quotidien. Cette expÊrience formatrice lui a donnÊ l’occasion de s’intÊresser au sort des rÊfugiÊs mauritaniens au SÊnÊgal et a façonnÊ la suite de son parcours professionnel, et en particulier sa dÊcision d’Êtudier, dans le cadre d’un doctorat, les processus de changement social et identitaire impliquÊ par l’exil et la vie dans des camps de rÊfugiÊs.

La mission de 2 ans qu’elle a par la suite effectuĂŠ comme fonctionnaire internationale au Haut Commissariat aux RĂŠfugiĂŠs (HCR) lui a ĂŠgalement permis de pĂŠnĂŠtrer de l’intĂŠrieur le fonctionnement d’une grande organisation internationale et d’en saisir les univers de sens et de contraintes. Qu’est ce que l’anthropologie et l’ethnologie ? L'ethnologie ou anthropologie, les deux termes sont aujourd’hui synonymes, ĂŠtudie l'ĂŞtre humain en sociĂŠtĂŠ. Elle observe et compare les sociĂŠtĂŠs humaines en partant du postulat qu'aucune ne peut se prĂŠvaloir d'ĂŞtre meilleure ou plus ĂŠvoluĂŠe, et que l'ĂŠtude de chacune permet d'ĂŠclairer les autres. Si initialement, les ethnologues ont dirigĂŠ leurs investigations sur les sociĂŠtĂŠs dites “lointainesâ€? en s'efforçant de comprendre leurs rationalitĂŠs et de mettre en ĂŠvidence leurs diffĂŠrences et similitudes avec les sociĂŠtĂŠs dites “occidentalesâ€?, aujourd'hui, ils ĂŠtudient tous types de groupes sociaux et s'attachent Ă  en comprendre tant les productions matĂŠrielles et symboliques que les dynamiques et les transformations dans le temps long*.

Quels sont les enseignements que vous dispensez Ă  Minstitut d’ethnologie ? L'Institut d'ethnologie, dĂŠsormais rattachĂŠ Ă  la Maison d’Analyse des processus sociaux (MAPS), propose des cours qui permettent de saisir la complexitĂŠ du monde dans lequel nous vivons et de donner aux ĂŠtudiants des outils thĂŠoriques et mĂŠthodologiques permettant d'analyser la complexitĂŠ de ces processus contemporains Ă  la lumière d'une histoire longue de circulations de personnes, d'objets et de connaissances. L'Institut encourage les ĂŠtudiants en ethnologie Ă  se confronter autant que possible aux expĂŠriences de terrain et aux formes nouvelles d'anthropologie appliquĂŠe Ă  travers des possibilitĂŠs de recherches sous mandat, des stages et des sĂŠjours de terrain. Ma charge d’enseignement se rĂŠpartit entre des cours en Bachelor et en Master. En Bachelor, j’enseigne un cours de mĂŠthodes intitulĂŠ “Terrains sensibles : enquĂŞter sur les demandeurs d’asile et les rĂŠfugiĂŠs en Suisseâ€? dont l’objectif est de rĂŠflĂŠchir sur la manière d'aborder des objets d’Êtude classifiĂŠs comme â€?hors normesâ€? par les institutions dominantes et placĂŠs au cĹ“ur d’enjeux sociopolitiques contemporains tels que des espaces (ghettos, squats, camps de rĂŠfugiĂŠs) ou des conditions sociales ou juridiques (sans-papiers, SDF, rĂŠfugiĂŠs, clandestins, toxicomanes). Toutes ces questions sont abordĂŠes autour du suivi d’enquĂŞtes de terrain que les ĂŠtudiants mènent en petits groupes tout au long de l’annĂŠe, et au terme desquelles ils remettront un rapport ĂŠcrit.


J’ai ĂŠgalement la responsabilitĂŠ d’un cours d’histoire de l’ethnologie qui prĂŠsente les grands courants de pensĂŠe qui ont marquĂŠ l’anthropologie depuis sa constitution en discipline Ă  la fin du 19ème siècle, les apports et les limites de ces thĂŠories. En Master , je propose un sĂŠminaire de socio-anthropologie du dĂŠveloppement dont l’objectif est d’adopter un regard socio-anthropologique sur la production, la circulation, et la rĂŠappropriation de politiques publiques mises en Ĺ“uvre dans le champ de l’aide au dĂŠveloppement que ce soit au nom de la “bonne gouvernanceâ€? ou du “dĂŠveloppement durableâ€?. Je coordonne enfin un sĂŠminaire transdisciplinaire avec le professeur Etienne Piguet, GĂŠographe, sur la thĂŠmatique des migrations forcĂŠes et de l’aide humanitaire.

contexte difficile marquÊ par une crise de l’institution de l’asile à l’Êchelle internationale et des difficultÊs croissantes à continuer de nÊgocier son autonomie face aux Etats. 

Pouvez-vous nous parler d’un projet de recherche en cours ?

One of our research projects focuses on the analysis of a key player in the world of social exile, asylum and humanitarian action: the United Nations High Commission for Refugees (UNHCR). It is part of broader social science literature concerned with the actors of global governance and how these actors define problems on a global scale and build transnational normative and policy framework to address them. Since its inception, the UNHCR has contributed to the universalization of international refugee law and promoted the circulation of a welcome model and standardized management of refugees (camps) on a worldwide scale. Numerous studies have already looked at this institution, in terms of its history, its philosophy of action and the scope of its interventions. As with other UN agencies, the UNHCR is often still perceived as a homogenous actor, endowed with rationality and it’s very own intentions. We offer a different perspective on this UN agency: a focus on bringing its internal “machinery�, its daily operating procedures, its tensions, and most of all the individuals who construct it and who are committed, day after day, to the protection of refugees and managing large-scale humanitarian operations. Our starting point is to understand who these men and women are – diplomats, experts and volunteers –involved as they are on a daily basis to identify and negotiate the contours of the UNHCR mandate: where do they come from, what are their motivations for working at the UNHCR, what is their action and planning framework, their universe and constraints? We study the career paths of UNHCR staff but also the social experiences they build around their work and the know-how they mobilize in the daily practice of their profession, whether to manage refugee camps, produce international standards of refugee protection, or convince states to respect the right of asylum. In short, while many researchers have studied the social world of refugees and exile, we are interested in the social world of humanitarian actors and international officials. And this seems even more relevant as the UNHCR faces challenging times punctuated by a crisis in the institution of asylum at an international level and the increasing difficulties with ongoing negotiations with States about its autonomy. 

L’un de nos projets de recherche porte sur l'analyse d'un acteur clÊ du monde social de l'exil, de l’asile et de l'humanitaire: le Haut Commissariat aux Nations Unies pour les RÊfugiÊs (HCR). Il s’inscrit dans un ensemble plus large de travaux en sciences sociales qui s’intÊressent aux acteurs de la gouvernance globale et à la manière dont ces acteurs dÊfinissent des problèmes à l’Êchelle globale et construisent des cadres politiques et normatifs transnationaux pour y rÊpondre. Depuis sa crÊation, le HCR a ainsi largement contribuÊ à universaliser le droit international des rÊfugiÊs et à favoriser la circulation de modèle d’accueil et de gestion standardisÊs des rÊfugiÊs (les camps) à l’Êchelle mondiale. De nombreux travaux se sont dÊjà penchÊs sur cette institution, du point de vue de son histoire, de sa philosophie d’action et de la portÊe de ses interventions. Comme pour d’autres agences onusiennes, le HCR reste toutefois souvent apprÊhendÊ comme un acteur homogène, dotÊ d’une rationalitÊ et d’une intentionnalitÊ propres. Nous proposons donc de porter un autre regard sur cette agence onusienne un regard qui porte sur sa  machinerie  interne, ses modes opÊratoires quotidiens, ses tensions, et surtout sur les individus qui la composent et qui sont chargÊs jour après jour d’assurer la protection des rÊfugiÊs et la gestion d’opÊrations humanitaires d’envergure. Notre point de dÊpart est donc de comprendre qui sont les hommes et les femmes - diplomates, experts, et volontaires - qui participent, au quotidien à dÊfinir et nÊgocier les contours du mandat du HCR : : d’oÚ viennent-ils, quelles sont leurs motivations à travailler au HCR, quels sont leur cadre d’action et de rÊflexion, leur univers de sens et de contraintes ? Nous Êtudions donc les trajectoires professionnelles du personnel du HCR mais aussi les expÊriences sociales qu’ils construisent autour de leur travail et les savoir-faire qu’ils mobilisent dans la pratique quotidienne de leur profession, que ce soit pour gÊrer des camps de rÊfugiÊs, fabriquer des normes internationales en matière de protection des rÊfugiÊs, ou convaincre des Etats à respecter le droit d’asile. En somme, alors que beaucoup de chercheurs se sont penchÊs sur le monde social des rÊfugiÊs et de l’exil, nous nous intÊressons au monde social des acteurs humanitaires et des fonctionnaires internationaux. Et ceci nous semble d’autant plus nÊcessaire à l’heure oÚ le HCR traverse un

*DĂŠfinition tirĂŠe du site internet de l'institut d'ethnologie : http://www.unine.ch/ethno/page-14389.html With a Ph.D in Anthropology from the Ecole des Hautes Etudes in Social Sciences and a Master in Anthropology and Development Studies from the London School of Economics, Marion Fresia is now Assistant Professor at the Institute of Ethnology. Her specialities and specific areas of expertise are the socio-anthropology of development and social change, humanitarian aid and forced migration, the anthropology of international institutions and West Africa. Can you tell us about one of your current research projects ?

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RÉGINE BONNEFOIT PROFESSEURE ASSISTANTE – INSTITUT D’HISTOIRE DE L’ART ET DE MUSEOLOGIE ASSISTANT PROFESSOR – INSTITUTE OF ART HISTORY AND MUSEOLOGY FACULTY OF HUMANITIES

FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES Régine Bonnefoit est professeure boursière du Fonds National Suisse au sein de l’Institut d’histoire de l’art et de muséologie, responsable de l’art contemporain, de 1800 à nos jours. Titulaire d’une maîtrise et d’un doctorat en histoire de l’art, elle a un cursus professionnel particulièrement riche et varié. Elle a été successivement collaboratrice scientifique au Département des Arts Graphiques du Musée du Louvre ; titulaire d’une bourse de recherche au Kunsthistorisches Institut de Florence, Assistante conservatrice au Département de Sculpture des Musées de Berlin; chargée de cours aux universités de Passau et Sienne ; maître-assistante à l’université de Lausanne; titulaire d’une habilitation à l'université de Passau. Ses compétences et domaines de spécialisation portent sur les XVIIe – XXIe siècles, en particulier la sculpture et les arts graphiques, le Bauhaus, Paul Klee, l’expressionnisme allemand, l’avant-garde russe, l’art informel, la muséologie.

Quels sont les enseignements dispensés au sein de l’Institut d’histoire de l’art et de muséologie ? L’Institut d'histoire de l'art et de muséologie dispense un enseignement diversifié, qui comprend à la fois des cours et séminaires relatifs à l'art médiéval, moderne et contemporain, ainsi que des enseignements de travaux pratiques. Les principaux thèmes de recherche de l’institut sont la muséologie et la muséographie, l'histoire des musées, l'histoire des collections et des collectionneurs, les trésors d'église, l'historiographie de l'art, l'étude des arts visuels et de leur histoire. Le master en études muséales est unique en Suisse. Il vise à préparer les candidats aux fonctions professionnelles dans un musée, ainsi qu'à acquérir une connaissance approfondie du monde muséal, de son histoire, de ses questionnements. En collaboration avec les associations professionnelles concernées et les conservateurs de musée qui interviennent dans l'enseignement dispensé, il forme les futurs conservateurs de musée, polyvalents et généralistes. Nous proposons aux étudiants de master des séminaires de projet innovants qui comprennent un enseignement théorique en salle de classe, suivi d’une ouverture pratique en contexte muséal qui se termine, selon les cas, par la conception et la mise en œuvre d’une exposition, par la rédaction d’un propos muséographique. Dans ce cadre, j’ai organisé un séminaire sur “Le Corbusier” qui débouchera sur l’exposition “Le Corbusier – Photographe / Photographié” en 2012 en collaboration avec le Musée des Beaux-arts de La Chaux-de-Fonds et la Fondation Le Corbusier à Paris. J’ai adapté mes cours en fonction de ce projet. Les cinq meilleurs étudiants ont été choisis pour collaborer à l’exposition. Nous pouvons aussi citer le séminaire du professeur Pascal Griener, en collaboration avec le Musée d’ethnographie, de Genève dont les résultats serviront à l’établissement de la muséographie nouvelle du MEG ou celui du professeur Pierre Alain Mariaux, en collaboration avec la Commission scientifique du Trésor de l’abbaye de Saint-Maurice qui conduira à la rédaction de l’inventaire scientifique des pièces du trésor et au renouvellement de sa présentation en vue des festivités du 1500e anniversaire de la fondation de l’abbaye de SaintMaurice en 2015.

Comment se tissent les liens et les relations avec le milieu professionnel ? Ces relations peuvent prendre plusieurs formes : des voyages d’études, des stages, des partenariats.


Chaque annÊe l'institut organise plusieurs voyages d’Êtudes et excursions en Suisse et à l'Êtranger ayant pour but de sensibiliser les Êtudiants au lien existant entre l'œuvre d'art et le contexte immÊdiat de sa production. Les stages en musÊe permettent aux Êtudiants de mettre en pratique leurs compÊtences en histoire de l'art et d'approcher les applications possibles de la discipline. Pour faciliter l'accès aux stages, l'institut a signÊ de nombreuses conventions de stage avec des musÊes de Suisse romande, qui sont donc les musÊes partenaires de l'institut. Un stage d'une durÊe minimale de trois semaines est dÊjà inclus dans le cursus de bachelor, mais nous proposons, dans le cadre du master en Êtudes musÊales, un stage formateur de longue durÊe (six moins Êquivalent plein temps). Des partenariats sont aussi conclus avec des institutions prestigieuses. Avec l’École du Louvre de Paris, notre institut assume un cursus de master commun en musÊologie, ainsi qu’un programme de cotutelle pour doctorants. L’École du Louvre, fondÊe en 1882, est la plus ancienne et la plus prestigieuse des Êcoles de musÊologie au monde et l’UniversitÊ de Neuchâtel est l’un des rares partenaires europÊens de l’École du Louvre, avec l’UniversitÊ de Heidelberg. Un partenariat a aussi ÊtÊ mis en place avec La Fondation Maison Borel, à Auvernier, qui est un centre de recherches spÊcialisÊ dans le domaine de la MusÊologie.

Quels sont vos projets de recherche personnels ? Mes projets de recherche actuels portent sur l’artiste Kokoschka (1886–1980) qui s’est imposĂŠ comme un des reprĂŠsentants majeurs de l’expressionnisme. Le projet est dirigĂŠ conjointement par l'IHAM, la Fondation Oskar Kokoschka de Vevey et la Zentralbibliothek de Zurich. Les trois institutions collaborent avec l'objectif de faire avancer la recherche sur Kokoschka et d'explorer systĂŠmatiquement deux fonds importants en Suisse : les collections de la Fondation Oskar Kokoschka Ă  Vevey ; le fonds manuscrit de l'artiste gĂŠrĂŠ par la Zentralbibliothek de Zurich qui est Ă  peine ĂŠtudiĂŠ. CrĂŠĂŠe en 1988 par Olda Kokoschka, veuve de l’artiste, la Fondation Oskar Kokoschka rassemble la plus grande collection d’œuvres de Kokoschka au monde retraçant l’Êvolution du peintre autrichien, depuis ses dĂŠbuts Ă  Vienne jusqu’à la dernière pĂŠriode. J’ai pu obtenir du Fonds National Suisse deux postes de doctorants qui ont aidĂŠ Ă  rĂŠaliser trois expositions sur Kokoschka Ă  Zurich (Zentralbibliothek), Ă  Appenzell (Museum Liner) et Ă  la Chaux-de-Fonds. L’exposition “Oskar Kokoschka – Cabinet de curiositĂŠsâ€? au musĂŠe des beaux-arts de la Chaux-de-Fonds prĂŠsente un choix d’objets de la collection provenant de la Villa de Kokoschka Ă  Villeneuve et conservĂŠs Ă  la Fondation Oskar Kokoschka Ă  Vevey. Il s’agit d’objets antiques et de cultures ĂŠtrangères, de diverses curiositĂŠs acquises par l’artiste au cours de ses nombreux voyages ou qui lui ont ĂŠtĂŠ offertes par ses amis. Une comparaison attentive de chacune des pièces de sa collection avec son Ĺ“uvre artistique a montrĂŠ que de nombreux objets lui ont servi d’Êtudes et de mo-

dèles. On dÊcouvre dans la correspondance de Kokoschka des tÊmoignages qui attestent des liens existant entre son activitÊ de collectionneur et sa crÊation artistique. Les pièces de sa collection Êtaient pour l’artiste une importante source d’inspiration. 

RĂŠgine Bonnefoit is a professor at the Swiss National Science Foundation with the Institute of Art History and Museology and head of contemporary art, from the 1800s to the present day artwork. With a Master and PhD in Art History, her professional curriculum is particularly rich and varied. She was successively a researcher at the Graphic Arts Department of the Louvre; a research fellow at the Kunsthistorisches Institute in Florence, Assistant Curator for the Sculpture Department of the Museum of Berlin; lecturer at the Universities of Passau and Siena; Assistant Professor at the University of Lausanne; with an accreditation to the University of Passau. What courses are provided by the Institute of Art History and Museology? The Institute of Art History and Museology has a diversified curriculum that includes courses and seminars on medieval, modern and contemporary art as well as practical seminars. The main research themes of the Institute are museology and museography, museum history, the history of collections and collectors, the treasures of the Church, the historiography of art, the study of Visual Arts and their history. The Master in Museum Studies is unique in Switzerland. It is designed to prepare candidates for professional functions in a museum, as well as acquiring knowledge about the museum world, its history, and its questionsIn collaboration with professional associations and curators involved in our courses, it trains future curators to be versatile and generalist. We provide our Master’s students with innovative seminar projects, carried out over the academic year, which includes theoretical instruction in the classroom, followed by a practical insertion into the museum context that ends with, as appropriate, the design and implementation of an exhibition or a museographic paper. In this context, I organized a seminar on “Le Corbusierâ€? that will lead to a retrospective exhibition in 2012, in collaboration with the Museum of Fine Arts in La Chaux-de-Fonds and the Le Corbusier Foundation in Paris. I adapted my courses to the project The five best students willCFDIPPTFOUPXPSLPOUIFFYIJCJ tion. We could also cite PascalGriener’s seminar, in collabo ration with the Museum of Ethnography in Geneva. The issuingresults will serve to establish anew museography of theMEG. Also, the seminar given byPierre Alain Mariaux, in collaboration with the Scientific Commission of the Treasury of the Saint-Maurice Abbey that willlead to the drafting of a scientific inventory of all the pieces ofthe Treasury and the renewal of its presentation in view of the2015 Gestivities celebrating the 1500th anniversary of the Saint-Maurice Abbey.  h p://www.unine.ch/iham


FRANCISCO KLAUSER PROFESSEUR ASSISTANT - INSTITUT DE GEOGRAPHIE ASSISTANT PROFESSOR - INSTITUTE OF GEOGRAPHY FACULTY OF HUMANITIES

FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES Francisco Klauser est depuis 2010 professeur assistant à l’Institut de Géographie. Fondé en 1974, l’Institut propose une formation de Bachelor, un Master “Espaces de la mondialisation” et participe au programme doctoral romand “Dynamiques de recherche en géographie”. Spécialisés en géographie humaine, les principaux axes de recherche et d'enseignement sont principalement orientés autour de la géographie urbaine, la géographie des mobilités et la géographie politique. Après une thèse de doctorat à Fribourg en 2005 Francisco Klauser a obtenu une bourse de jeune chercheur du Fonds National Suisse puis a été chercheur en Angleterre à l’Université de Durham pendant quatre ans.

Il enseigne la géographie politique et les méthodes qualitatives : en Bachelor un cours d’introduction à la géographie politique et deux séminaires relatifs aux méthodes qualitatives et au travail de terrain en géographie ; en Master un cours séminaire “espaces, pouvoirs et régulations“. Ses domaines de compétence sont la géographie politique, la géographie urbaine, la géographie sociale, l’épistémologie de la géographie, et les politiques territoriales. Quelle est votre définition de la géographie humaine et en quoi consiste le métier de chercheur en sciences sociales ? La géographie humaine est l’étude de la relation de l’Homme et de son environnement. Personnellement, je m’intéresse surtout à la dimension politique de cette relation, que j’aborde alors comme un phénomène de pouvoir qu’il s’agit d’étudier. Je me demande, par exemple : quels sont les acteurs, les intérêts, les logiques et les enjeux, qui organisent et gèrent notre territoire, nos villes et notre mobilité ? En cela je vise à participer de manière active aux débats sociopolitiques contemporains. Construire une méthodologie scientifique en Sciences sociales c’est tout d’abord définir son objet de recherche, poser clairement la problématique. Trouver le bon sujet constitue l’étape essentielle. La qualité d’un bon chercheur est pour moi la capacité d’étonnement et d’interpellation. Il doit y avoir un engagement émotionnel avec le sujet, une passion, mais le traitement, lui, doit demeurer scientifique. Il faut poser des hypothèses, choisir la méthodologie la plus pertinente. On distingue les méthodes quantitatives avec lesquelles on mesure et on vise à trouver des corrélations entre différentes variables (statistiques, questionnaires), des méthodes qualitatives qui visent à comprendre la vie sociale, à décortiquer, à analyser, à apporter de la profondeur dans une optique de compréhension de la réalité sociale.

Quelles sont vos domaines de recherche ? Mes recherches s’orientent autour de deux grands sujets : les risques et la surveillance. De nos jours, on parle beaucoup de risques et d’insécurités. Je vise à étudier, par qui, comment et avec quels effets les problèmes d’insécurité sont gérés aujourd’hui. Ces dernières années, par exemple, je me suis intéressé à la gestion


des risques dans le contexte de l’aviation, de la circulation routière, des transports publics, des espaces publics urbains, et des grands événements sportifs (Coupe du Monde, Jeux Olympiques etc.). Ma thèse de doctorat portait, plus spécifiquement, sur la question de la vidéosurveillance. En même temps, je me suis aussi de plus en plus intéressé aux questions de surveillance au-delà de la problématique des risques. En effet, notre monde dépend de plus en plus de systèmes technologiques qui rendent nos vies plus sûres, plus rapides et plus pratiques. Des iPhones aux cartes de crédit, de la surveillance routinière à Facebook, etc. Si ces technologies ont des finalités multiples – administratives, sécuritaires, commerciales, etc. – elles collectent toutes des informations sur nous, qui sont ensuite travaillées, analysées et parfois même vendues. Or, nous ignorons largement les traces que nous laissons chaque jour. Dans mes recherches, je souhaite comprendre de quelle manière ces technologies “de surveillance” réorganisent et gèrent notre vie quotidienne. Mon hypothèse, en tant que géographe, est que ces technologies constituent de nouveaux phénomènes de pouvoir qui sont en train de transformer nos villes, notre mobilité et nos relations avec les espaces qui nous entourent.

Quels sont les problèmes de la surveillance ? Parmi les effets négatifs, on peut redouter des atteintes à la protection de la vie privée et de nouveaux types d’exclusion sociale. En effet, dans beaucoup de cas, des intérêts commerciaux se cachent derrière la surveillance. Dans le cas de la vidéosurveillance, par exemple, il ne s’agit souvent pas seulement de sécuriser des espaces, mais aussi de les commercialiser en excluant les personnes indésirables. Or, la surveillance n’est pas en soi quelque chose de positif ou de négatif. Elle peut nous rendre des services, mais elle peut aussi nous faire très peur quand nous nous rappelons de ce qui peut se passer dans des États totalitaires. Tout dépend des intentions, des modalités d’usage, du contexte socio-politique et de la transparence des systèmes. Ce qui me frappe, c’est que la surveillance est en train de se généraliser et de se banaliser, sans que nous ne connaissions véritablement ses effets sociaux et spatiaux plus larges. Par exemple, nous ne savons même pas si les caméras de surveillance permettent vraiment de diminuer la criminalité dans les espaces surveillés. En outre, à mon avis, nous sommes très loin de vraiment pouvoir contrôler les surveillants… Mon but est alors d’étudier de manière critique et indépendante le fonctionnement, les implications et les intérêts derrière les développements actuels en matière de surveillance. 

Francisco Klauser has been an assistant professor since 2010 at the Institute of Geography. Founded in 1974, the Institute offers a Bachelor degree, a Master in “Spaces of Globalization” and participates in western Switzerland’s doctoral program “Research Dynamics in Geography”. Specialized in human geography, his main research inte-

rests and lectures are primarily focused on urban geography, the geography of mobility and political geography. What is your field of research? My research is focused on two main topics: risk and surveillance. Today, we talk a lot of risk and insecurity. I aim to study by whom, how and with what effects insecurity issues are dealt with today. In recent years, for example, I have become quite interested in the context of aviation, road traffic, public transport, urban public areas and major sporting events (World Cup, Olympics etc.). My doctoral thesis focused more precisely on the issue of video surveillance. At the same time, I am also increasingly interested in monitoring/surveillance issues beyond the issue of risk. Indeed, our world increasingly depends on technological systems that make our lives safer, faster and more convenient. From iPhones to credit cards, regular surveillance through Facebook etc. If these technologies have multiple purposes – administrative, security, commercial, etc. – they collect all our data, which are then processed, analyzed and sometimes even sold. But we really don’t know what traces we leave every day. In my research, I want to understand how these “monitoring” technologies reorganize and manage our daily lives. My hypothesis, as a geographer, is that these technologies are a new phenomenon of power that is transforming our cities, our mobility and our relation to the space around us. 

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BÉLA KAPOSSY PROFESSEUR ASSISTANT - INSTITUT D'HISTOIRE ASSISTANT PROFESSOR - INSTITUT OF HISTORY - FACULTY OF HUMANITIES

FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES Béla Kapossy est professeur boursier du Fonds National Suisse au sein de l’Institut d’Histoire. Après des études à Heidelberg et à Cambridge où il obtient un doctorat en histoire des idées politiques, il a été successivement assistant en sciences politiques à Lausanne, chercheur en philosophie à Fribourg, professeur remplaçant en histoire moderne à Lausanne. Il est depuis 2009 professeur à l’institut d’histoire.

Quels sont les enseignements que vous dispensez et quel est leur objet ? Je donne dans le cadre du Bachelor un cours de première année en histoire des idées politiques. Il s’agit d’un cours d’introduction à l’histoire des idées qui permet aux étudiants de se familiariser avec les grands courants de pensée politiques qui ont contribué à la pensée politique moderne, d’apprendre à lire des textes en les situant dans leur contexte historique. C’est le seul cours en histoire de ce genre en Suisse, car il réunit différentes disciplines, de l’histoire culturelle, de la philosophie, de la science politique. Je donne également des cours-séminaires en master. Sur le fond, la connaissance des grands courants de pensée fournit des clés de lecture aux questions et problématiques du monde moderne, car elle nourrit les grands débats actuels. Pour exemple, l’organisation administrative suisse, l’élément communautaire, le rôle accordé aux communes pour organiser la vie sociale ont eu une importance fondamentale sur l’organisation économique, sur la notion de citoyenneté et sur la paix sociale. La structure communautaire a allégé la paupérisation massive et évité la révolution sociale que d’autres pays ont connue au 19e siècle. En second lieu, l’apprentissage des grands textes requiert une lecture concentrée qui sera utile dans toutes les autres disciplines, car elle constitue un exercice très formateur. Un des points forts de l’UniNE est qu’elle facilite et encourage la collaboration interdisciplinaire en rendant sensibles les étudiants à ce que les autres disciplines peuvent apporter à leurs propres recherches. Cette approche permet de marier les compétences et d’enrichir la réflexion.

Quels sont vos projets de recherche ? Je travaille actuellement sur deux projets principaux. Le premier concerne le développement de la pensée politique suisse dans la 2e moitié du XVIIIe siècle et la 1ère moitié du XIXe siècle. La question méthodologique prend ici une grande importance, car on s’intéresse à la fois à la correspondance publiée et non publiée : on ne prend pas seulement en compte les grands textes, mais on essaye de comprendre aussi les mentalités à travers les écrits d’écrivains, de magistrats, de professeurs qui décrivent la société dans laquelle ils vivent et donnent leur façon de voir. Il s’agit d’un travail de mosaïque pour reconstituer une vision, un aperçu de la société.


La réflexion sur le libéralisme permet d’éclairer et de mieux comprendre les problèmes actuels. Le libéralisme suisse est né au XVIIIe siècle avec pour objectif, pour les républiques de la Confédération, de trouver la meilleure manière de se défendre contre la pression économique et politique des puissances commerciales européennes. J’essaye de montrer et d’expliquer qu’une position libérale ne se limite pas à des positions sur les libertés individuelles, mais constitue un mélange de différentes positions intellectuelles formées en réaction à des changements européens liés à des tensions entre les états. Le débat sur l’immigration au XVIIIe siècle se situe dans le cadre de la concurrence économique entre états. La politique très restrictive en Suisse à l’époque et les mesures protectionnistes qui sont prises s’expliquent par le fait que l’on craignait que la naturalisation de nouveaux citoyens fasse concurrence aux artisans locaux établis en corporations. Cela donne un fonds historique sur lequel s’est créée l’économie moderne. La question se pose de savoir jusqu’à quel point peut-on assimiler ou intégrer de nouveaux citoyens sans craindre qu’il y ait des changements politiques ou sociaux. Le second projet concerne le journal helvétique. Pour cette recherche, menée en collaboration avec Claire Jaquier, professeure à l’institut de littérature française, j’étudie le fonctionnement de ce journal qui était le plus important au XVIIIe siècle, les personnages impliqués dans la fondation de ce journal, le réseau très international constitué entre Neuchâtel et Lausanne. 

Béla Kapossy is a professor of the Swiss National Science Foundation with the Institute of History. After studying in Heidelberg and Cambridge where he completed his PhD in the History of Political Ideas, he was successively an assistant in Political Science in Lausanne, a research fellow in Philosophy in Freiburg and substitute teacher in Modern History in Lausanne. Since 2009, he is a professor at the Institute of History. What are you researching ? I am currently working on two main projects. The first concerns the development of political thought in Switzerland during the second half of the 18th century and the first part of the 19th century. The question of methodology is very important in this case as our interest is in both published and unpublished correspondence: we take into account not only notable writings, but we also try to understand the mindset of the period through writers, judges, and teachers who describe the society they live in and how they see things. The project is a mosaic of reconstituted vision, a glimpse of society. A reflection on liberalism also enlightens us and enables us to better understand current problems. Swiss liberalism was born in the 18th century, out of the need of the Confederation’s republics to find the best way to defend themselves against economic and political pressure from European trade powers. I try to demonstrate and explain that a liberal position is not limited to individual freedoms, but is constituted of a mixture of different intellectual positions formed in response to changes in Europe linked to inter-state tensions.  h p://www.unine.ch/histoire


FEDERICA DIÉMOZ PROFESSEURE ASSISTANTE - CENTRE DE DIALECTOLOGIE ASSISTANT PROFESSORCENTER OF DIALECTOLOGY

FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES Federica Diémoz est Professeure assistante en français régional et dialectologie gallo-romane à l'Université de Neuchâtel. D’origine italienne, ayant comme langue maternelle le franco-provençal de sa région, elle est spécialisée en dialectologie et a choisi de continuer ses études (qui représentent aussi sa passion) à

l'Université de Neuchâtel, depuis 1998, seule université suisse à offrir un enseignement systématique consacré à la dialectologie gallo-romane et à l'étude des français régionaux. Diplômée de l’Université de Turin et titulaire d’un Doctorat en linguistique à l'Université de Neuchâtel, elle a été chargée de cours aux universités de Turin, de la Vallée d’Aoste et de Bâle. Elle est auteure de nombreuses publications en particulier dans le domaine de la morphosyntaxe et a une excellente connaissance des parlers occitans et des parlers oïliques (le wallon et le picard). Qu'est-ce que l'espace linguistique franco-provençal ? La plus grande partie de la Suisse romande - Genève, Vaud, Neuchâtel, ainsi que les parties francophones de Fribourg et du Valais - appartient au domaine linguistique du francoprovençal, langue gallo-romane indépendante qui s'est développée dans un espace à peu près triangulaire au sud-est de la France, dans la zone de rayonnement des voies de transit alpin du Grand et du Petit Saint-Bernard, qui reliaient Aoste à Lyon. L'espace franco-provençal moderne comprend le Forez, le Lyonnais, la Savoie, la partie méridionale du Jura français, la plus grande partie de la Suisse romande, ainsi que la Vallée d'Aoste et quelques vallées piémontaises. Le canton du Jura, par contre, appartient au domaine d'oïl : les parlers jurassiens s'apparentent aux dialectes franc-comtois, qui sont de type français. Quant au Jura bernois, il forme une zone de transition, avec des dialectes proches du franc-comtois dans le nord-est, des dialectes de type franco-provençal dans le sud-est, et des dialectes intermédiaires au centre. Pendant tout le Moyen Âge - et jusqu'à une époque relativement récente - les parlers franco-provençaux et jurassiens ont été le véhicule de différents types de communication orale quotidienne en Suisse romande, dans toutes les régions et dans tous les milieux sociaux. Dans le canton de Neuchâtel, c'est en 1904 que les enquêteurs ont pu interroger les derniers dialectophones septuagénaires et octogénaires. Les derniers dialectophones genevois ont disparu dans les années 1930. Dans les trois


cantons plutôt agricoles et de tradition catholique (Valais, Fribourg et Jura), l'Êvolution a ÊtÊ plus lente, mais la rupture est consommÊe. Évolène est ainsi le seul village de la Suisse romande oÚ la transmission de la langue vernaculaire aux enfants n'a pas encore cessÊ. Il faut souligner que des particularitÊs linguistiques des parlers franco-provençaux ont influencÊ et caractÊrisent, encore de nos jours, les variÊtÊs du français rÊgional de la Suisse romande.

Pouvez-nous parler d’un projet de recherche qui a structurÊ votre parcours ? Je suis venue à Neuchâtel dans le cadre du projet ALAVAL (Atlas linguistique audiovisuel des dialectes franco-provençaux du Valais romand) et j’ai travaillÊ sur ce projet pendant trois ans. L’objectif de cette recherche est de sauvegarder sous forme cartographique et informatisÊe un corpus reprÊsentatif de documents audiovisuels comparables dans une des dernières rÊgions de Suisse romande oÚ les dialectes traditionnels se portent encore relativement bien : dans la plupart des communes montagnardes du Valais romand, les dialectes sont encore parlÊs, du moins par les personnes âgÊes. Il s'agit d'un travail de collectage d'urgence : la majoritÊ de nos tÊmoins a plus de 60 ans ; d'ici peu de temps, une entreprise comparable deviendra très difficile, voire impossible. Tous les enregistrements se sont dÊroulÊs dans une situation communicative de type dialoguÊ. Le projet d'un Atlas audiovisuel du franco-provençal valaisan remonte à l'hiver 1993/94. Toutes les enquêtes sont actuellement achevÊes ; le corpus global (environ 15'000 ÊnoncÊs) est digitalisÊ et disponible sous forme de films. La rÊdaction du premier volume d'analyses est en cours.

En quoi consiste votre recherche actuelle sur le conte traditionnel en Suisse romande ? Cette recherche qui s’intitule "le conte traditionnel en Suisse romande : de l'oral à l'Êcrit et vice-versa" s’inscrit dans le cadre du projet FNS-Sinergia "Intangible Cultural Heritage: the Midas Touch" parrainÊ par l'Institut d'ethnologie de l'UniversitÊ de Neuchâtel, en collaboration avec les UniversitÊs de Bâle et de Lausanne, le musÊe d'ethnographie de la ville de Neuchâtel, le CNRS et la Haute Ecole-Arc. Le projet s'inscrit parfaitement dans l'optique des Conventions de l'UNESCO visant la valorisation de l'identitÊ culturelle, de l'image du pays et des valeurs transmises de gÊnÊration en gÊnÊration. Nous disposons actuellement d'un important corpus de manuscrits reflÊtant la tradition orale de deux rÊgions linguistiques diffÊrentes : le Jura et le Valais. Il s'agit de contes et rÊcits inÊdits recueillis sur le terrain au cours du XXe siècle lors de veillÊes et de rencontres informelles, situations ancrÊes dans la rÊalitÊ quotidienne d'autrefois. Ce travail permettra de rendre ce riche corpus disponible à la recherche dans diffÊrentes disciplines ainsi qu'au grand public. 

Federica Diémoz is an Assistant Professor in regional French and Gallo-Roman dialectology at the University of Neuchatel. Of Italian origin, whose mother tongue is Franco-Provençal from herregion, TIFspecializeEJO EJBMFDUology and chose the continue her studies (that is BMTPIFSQassion) at the University of Neuchatel, since  BTJUJs the only University in Switzerland to offer TZTUFNBUJDJnstruction devoted to Gallo-Roman dialecto MPHZBOEUIFTtudy of regional French. Can you tell us about a research project that structured your career? I came to Neuchatel through the ALAVAL (Linguistic audiovisual atlas of Franco-Provençal dialects from the Valais) project, on which I worked for three years. The objective of the project is to save, under cartographic and computerized form, a representative body of audiovisual materials from one of the last regions in western Switzerland where traditional dialects are still kept alive: in most mountainous communities of Western Valais, dialects are still spoken, at least by the elderly. This is an emergency mission to collate data: the majority of our contributors are over 60 years old; within a short space of time, as such an enterprise will soon become very difficult, even impossible. All recordings took place in an interactive type of communication situation. The project for an audiovisual Valais-based FrancoProvençal Atlas started in the winter of 1993/1994. All surveys have been completed; the overall work (about 15,000) is digitalized and available in film format. A report of the analysis is in progress. 

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CHRISTIN ACHERMANN PROFESSEURE ASSISTANTE - CENTRE DE DROIT DES MIGRATIONS ASSISTANT PROFESSOR – CENTER FOR MIGRATION LAW - FACULTY OF HUMANITIES

FACULTÉ DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES Christin Achermann occupe depuis dÊcembre 2009 le poste de professeure assistante au Centre de Droit des Migrations (CDM), centre de compÊtence interuniversitaire, interfacultaire et interdisciplinaire, financÊ par la ConfÊrence universitaire suisse *M fÊdère les compÊtences des FacultÊs de droit des universitÊs de Neuchâtel, oÚ se trouve son siège, de Berne et de Fribourg, avec celles de la FacultÊ des lettres et sciences humaines de l'UniversitÊ de Neuchâtel par le biais de la Maison d'analyse des processus sociaux (MAPS) . Elle a commencÊ à s’intÊresser très tôt aux questions de migrations dès ses Êtudes d’ethnologie, de sociologie et d’histoire à l’UniversitÊ de Berne. Après avoir ÊtÊ pendant 6 ans collaboratrice scientifique au SFM (Forum suisse pour l’Êtude des migrations et de la population), elle obtient en 2008 un doctorat en anthropologie sociale sur les Êtrangers et Êtrangères en milieu pÊnitentiaire fermÊ puis devient en 2009 cheffe de projet au SFM.

Ses compÊtences et domaines de spÊcialisation sont principalement l’inclusion et l’exclusion sociale, le droit des migrations, les questions de renvois et d’expulsions d’Êtrangers, la politique de migration et d’intÊgration, la migration irrÊgulière et MFTsans-papiers. Quels sont les enseignements que vous dispensez ? Je donne plusieurs cours : en Bachelor un cours gÊnÊral d’introduction aux Êtudes de migration. En Master, j’aborde deux thÊmatiques les migrations irrÊgulières c'est-à-dire les ci-dits sans-papiers et les questions de sÊcuritÊ liÊes à la migration. Le cours dispensÊ en Cachelor vise à donner aux Êtudiants de la 2e ou 3e annÊe le cadre contextuel des points de vue thÊorique, juridique et  pratique  (c’est-à-dire l’application de la loi) de diffÊrents sujets dans le domaine politique et juridique des migrations : l’ampleur et le caractère des mouvements migratoires en Suisse et dans le monde, les caractÊristiques des migrants, l’État-nation et le contrôle des migrations, l’admission au pays, le système d’asile, l’intÊgration, l’exclusion des personnes indÊsirables, la naturalisation. Le cours de Naster sur les sans-papiers vise à donner un aperçu des diffÊrents enjeux politiques, juridiques et sociaux de la thÊmatique des migrations irrÊgulières et des migrants et migrantes sans statut lÊgal-FDPVST sur la migration et sÊcuritÊ permet d’apprÊhender les notions de base, l’historique et l’Êtat actuel du dÊbat autour du lien entre la migration et la sÊcuritÊ au niveau suisse et international avec un regard particulier TVSMFTrapports entre les EJTours politiques et les cadres lÊgaux.

Pouvez- vous nous parler de la question des Êtrangers criminels en Suisse et de la question des renvois ? Les renvois des Êtrangers dÊlinquants ont toujours ÊtÊ un des sujets clÊs du dÊbat politique. Les connaissances sur les pratiques cantonales restaient par contre très basiques et lacunaires. La Commission fÊdÊrale pour les questions de migration (CFM) a chargÊ en mai 2010 le Forum suisse pour l’Êtude des migrations et de la population (SFM) et le Centre de droit des migrations (CDM) de l’UniversitÊ de Neuchâtel d’enquêter TVSMFTQSBUJRVFTBDUVFMMFTdes cantons lors du renvoi de criminels et dÊlinquants Êtrangers et de lui FOGournir un rapport. Cette mission s’inscrivait dans le contexte de l’initiative populaire adoptÊe en novembre 2010FU stipulant que les Êtrangers, condamnÊs en Suisse pour un dÊlit, doivent

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quitter notre pays une fois leur peine purgĂŠe et ne peuvent plus rĂŠintĂŠgrer le territoire helvĂŠtique pendant cinq ans au moins. A la base nous partions d’un simple constat : il ya plus de 70 % d’Êtrangers dans les prisons de haute sĂŠcuritĂŠ suisse. Nous n’en savions pas plus. A partir de cette question ouverte et exploratoire, nous avons menĂŠ une ĂŠtude auprès des dĂŠtenus et des administrations impliquĂŠes. Les personnes dont on parle sont des personnes qui ont ĂŠtĂŠ condamnĂŠes, qui ont purgĂŠ leur peine et qui ont ĂŠtĂŠ libĂŠrĂŠes. C’est Ă  ce moment lĂ  qu’intervient le critère de la nationalitĂŠ. Si la personne est de nationalitĂŠ ĂŠtrangère et reprĂŠsente un risque potentiel pour la sĂŠcuritĂŠ du pays, il y a exclusion. Plusieurs questions se posaient : quels sont les critères d’inclusion et de dĂŠtention ? De quel type de sĂŠcuritĂŠ parletPn ? Comment fait-on une pesĂŠe entre l’intĂŠgration et la question sĂŠcuritaire ? Contrairement aux arguments avancĂŠs dans le dĂŠbat public, l’Êtude a montrĂŠ une convergence considĂŠrable des pratiques cantonales en matière de renvois d’Êtrangers criminels. Les diffĂŠrences dĂŠcoulent principalement de la marge d’apprĂŠciation laissĂŠe aux cantons et concernent par exemple la pondĂŠration des critères Ă  examiner et les dĂŠlits moins graves. Nous avons constatĂŠ une “hiĂŠrarchieâ€? selon l’acte dĂŠlictueux et une catĂŠgorisation des ĂŠtrangers en fonction de leur appartenance Ă  un &tat membre de l’UE/AELE. 

Christin Achermann has held the position of Assistant Professor since 2009 at the Center for Migration Law (CDM), an inter-university,inter-facutly and interdisciplinary skill center financed by the Swiss University Conference. It brings together and combines knowledge and skills from the Law Faculties of the University of Fribourg, Bern and Neuchatel, its headquarters, as well as from Humanities Faculty of Neuchatel through the Center for the Understanding of Social Processes (MAPS). What courses do you teach? I give several courses: for example in the Bachelor’s curriculum a general introductory course in migration studies. In the Master’s program I review two themes, irregular migration, which is the study of so-called undocumented migrants and security issues associated with migration. The course taught at the Bachelor’s level aims to give 2nd or 3rd year students the contextual framework of theoretical, legal and “practical� perspectives (that is to say, law enforcement) on various subjects in the political and legal fields linked to migration: the scale and character of migration in Switzerland and around the world, the characteristics Pf migrants, Nation-States and the control of migration, gaining entry to a country, the asylum system, integration, exclusion of undesirable persons, naturalization. The Master’s course on undocumented immigrants provides an overview of the different political, legal and social issues on the theme of irregular migrations and migrants without legal status. The course on migration and security provides an approach to basic notions; history and current state of the debate focusing on the link between migration and security at Swiss and international levels, with a particular emphasis on political discourse and legal frameworks.  h p://www3.unine.ch/chris n.achermann


PwC : construire des rela Monsieur Burgdorfer, comment définiriez-vous PwC à Neuchâtel ? PwC est à la fois un acteur économique de proximité, un expert sur le canton de Neuchâtel et sur l'arc jurassien, et l'une des big four dans le domaine de l'audit. Chaque firme nationale PwC est ainsi une entreprise indépendante, reliée en réseau avec l'ensemble des autres structures PwC sur les cinq continents : c'est un réseau de compétences et d’expertise global.

L'audit est-il votre unique domaine d'expertise ? L'Audit, qui consiste principalement à réviser les états financiers d’entreprises, représente 50 % de l'activité de PwC en Suisse. Mais cela recouvre également d'autres domaines. Par exemple, une société soucieuse de publier son bilan énergétique nous demandera une attestation sur un taux d'émission de CO2 en respect du référentiel applicable. Le Conseil juridique et fiscal représente une part importante de notre activité et est principalement axé sur le conseil en matière d'optimisation fiscale, directe et indirecte, des personnes morales et des personnes privées : par exemple gérer au mieux un problème de succession dans une entreprise ou réorganiser un groupe de sociétés. Grâce à nos experts fiscaux, nous sommes un acteur incontournable dans ce domaine. Enfin, le Conseil économique peut prendre différentes formes : la formation, la gestion d'une crise, la criminalité économique, un accompagnement dans un choix d'investissements, l’application de nouvelles normes comptables...

Vos prestations sont-elles réservées aux grands groupes internationaux ? Nous sommes fiers d'avoir la confiance de groupes prestigieux comme Richemont, Swatch, Rolex et beaucoup d'autres. S’il est vrai que nous comptons parmi nos clients 42 % des entreprises cotées à la SIX, 44 % de nos clients suisses audités sont des PME. Il y a entre PwC et ses clients une exigence réciproque qui n'est pas liée à la taille des entreprises.

Avez-vous un profil type pour vos collaborateurs ? Il n'y a pas de réponse à cette question : la moyenne d'âge de nos équipes suisses est de 34 ans, avec 41 % de femmes et 59 % d'hommes, répartis en 56 nationalités pour 3000 collaborateurs. Ce qui est certain, c'est que près de 75 millions de francs suisses sont investis chaque année pour la formation. Quel que soit le cursus de ceux qui nous rejoignent, ils gagneront en expertise et, pour certains, auront la possibilité de suivre une formation afin de devenir expert (comptable, fiscal ou fiduciaire). PwC Neuchâtel est actif sur l’ensemble de l'arc jurassien, qui comprend le nord vaudois, Fribourg et Bienne, ce qui implique une bonne maîtrise des trois langues.

Comment organisez-vous votre recrutement ? La première étape est l'analyse des nombreuses candidatures annuelles reçues sur notre site www.pwc.ch/careers. Après une première sélection, des interviews sont menées par notre département des ressources humaines et par le siège concerné. Notre structure, basée sur une évaluation régulière des performances, permet aux collaborateurs motivés d’évoluer rapidement. h p://www.pwc.ch/fr/votre_candidature/candidature_en_ligne.html

Parlez-nous du Programme “International Financial Accounting”. PwC Neuchâtel participe à un ambitieux programme destiné à permettre aux étudiants de l'Arc jurassien d’obtenir les qualifications nécessaires pour traiter avec les grands acteurs internationaux : parfaite maîtrise de la langue anglaise et connaissance détaillée des normes comptables internationales. Parallèlement à la mise à disposition de supports académiques, PwC contribue à une formation pointue en assurant le quart des leçons dispensées dans le cadre de ce programme.

PwC, en quelques mots ? Construire des relations de proximité et créer de la valeur ajoutée, tant pour nos clients que pour nos collaborateurs, est notre leitmotiv. Notre PwC’s Swiss Alumni Club a été pensé dans le même esprit et nous permet de garder h des contacts avec nos anciens collègues

PwC: building relationships and creating value Mr. Burgdorfer, how would you define PwC in Neuchatel?

Are your services exclusive to large international groups?

PwC is both a close economic partner, an expert in the canton of Neuchatel and Jura and one of the Big Four in the field of auditing. Each national PwC firm is an independent company, connected to a network regrouping all other PwC structure across five continents: it is a global network of skills and expertise.

We are proud to have the confidence of such prestigious groups as Richmond, Swatch, Rolex and many others. Although 42% of our client’s companies are listed on the SIX, 44% of Swiss audited clients are SMEs. There is reciprocal exigency between PwC and our clients that is not linked to company size.

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p://www.


tions et créer de la valeur 16 000 clients en Suisse 44% de PME 75 millions pour la formation

pwc.ch

Do you have a specific profile regarding employees?

Tell us about the “International Financial Accounting” Program.

There is no answer to this question: the average age of our teams in Switzerland is of 34, with 41% women and 59% men, regrouping 56 nationalities among 3000 employees. What is certain is that almost 75 million Swiss francs are invested each year in training. Whatever the curriculum of those who join us might be, they will gain expertise and in some cases have the opportunity to train as an expert (accounting, tax or trustee). PwC Neuchatel is active throughout the Jura, which includes Northern Vaud, Fribourg and Bienne, implying a good command of the three languages commonly spoken in these regions.

PwC Neuchatel actively participates in an ambitious program designed to enable students of the Jura region to obtain the necessary qualifications to deal with major international players: fluency in English and detailed knowledge of international accounting standards. Alongside academic support, PwC contributes to specialized training by providing a quarter of the program’s courses.

P U B L I R E P O R TA G E

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PETER KROPF PROFESSEUR ORDINAIRE - DOYEN (2010-2012) PROFESSOR - DEAN OF THE FACULTY OF SCIENCE

FACULTÉ DES SCIENCES Peter Kropf est titulaire d’un doctorat en Informatique et possède une expertise dans les domaines des mathÊmatiques et de la physique. Il a commencÊ son cursus à l’UniversitÊ de Berne avant de poursuivre sa carrière à l’Êtranger successivement en tant que professeur assistant à l’UniversitÊ Laval à QuÊbec puis comme professeur à l’UniversitÊ de MontrÊal. Il est revenu en Suisse en 2003 oÚ il est nommÊ professeur ordinaire à l’UniversitÊ de Neuchâtel. Il est actuellement doyen de la FacultÊ des sciences.

et informatique ainsi que des formations de pointe uniques en Suisse, tels le Bachelor en biologie et ethnologie ou les Masters en biogÊosciences et en hydrogÊologie et gÊothermie, ainsi que de nombreux programmes de Gormation continue. Les Êtudiants peuvent Êgalement y Êtudier en 1ères annÊes de mÊdecine et de sciences pharmaceutiques. La FacultÊ a choisi de cultiver ses expertises. Les activitÊs d’enseignement et de recherche sont de qualitÊ et sont ciblÊes sur des niches prÊcises et soigneusement choisies : par exemple, un cursus de Bachelor en ressources naturelles, qui sera unique en Suisse, est en cours de conception. Un des principaux points forts de la FacultÊ est la grande proximitÊ qu’elle offre entre ses Êtudiants(es) et ses professeurs(es) et chercheurs(euses), et donc un encadrement de qualitÊ. Une autre caractÊristique de la FacultÊ est sa bonne intÊgration dans le tissu Êconomique local. La FacultÊ hÊberge des laboratoires de recherche de premier plan dans des domaines aussi divers que les horloges atomiques, la survie des plantes ou encore la gÊothermie. Son implication dans plusieurs grands projets nationaux et internationaux contribue à son excellente visibilitÊ au-delà des frontières rÊgionales et à son rayonnement international.

Quelles sont les filières d’enseignement à la FacultÊ des sciences ?

Quelles sont les caractÊristiques principales et les atouts de la FacultÊ deT sciences ? La FacultÊ des sciences compte quelque 800 Êtudiants de provenance neuchâteloise, suisse ou Êtrangère. Ils y acquièrent une culture scientifique en lien Êtroit avec la recherche. La FacultÊ propose une variÊtÊ de formations scientifiques de base en biologie, mathÊmatiques

La Ciologie apprĂŠhende l'ensemble des niveaux d'organisation du monde vivant, de la molĂŠcule Ă  l'ĂŠcosystème, en passant par les organismes, les populations et les communautĂŠs. -FTQMBOTEĂ€UVEFTQSĂ€WPJFOUEFOPNCSFVYUSBWBVYQSB tiques en laboratoire, ainsi qu'uneQBSUJNQPSUBOUFEFWP lue aux activitĂŠs de terrain. Tous lesEPNBJOFTTPODPV verts : biologie du sol, biologie molĂŠcuMBJSFFUDFMMVMBJSF botanique ĂŠvolutive, ĂŠcoĂŠthologie, microCJPMPHJF QBSBTJUP logie, physiologie vĂŠgĂŠtale, etc. En sus, la FacultĂŠ abrite le PĂ´le national de recherche “Survie des plantesâ€? actuellement dans sa 3ème phase, qui s’est vu confiĂŠ en avril 2011 la coordination d’un nouveau projet international de près de 1,5 million d'euros pour une durĂŠe de trois ans, impliquant un consortium de sept instituts de recherche europĂŠens, l’â€?InvaVolâ€?, qui ĂŠtudiera les consĂŠquences d'insectes envahissants sur les signaux volatiles responsables des interactions entre plantes et insectes. Citons ĂŠgalement le Centre National de RĂŠfĂŠrence pour les Tiques sis depuis 2010 dans les laboratoires de parasitologie de la FacultĂŠ.


La DIimie s’articule autour d’enseignements de service dispensés pour les autres filières de la Faculté au niveau Bachelor et Master. Au niveau Bachelor, l'Institut de chimie dispense des enseignements de chimie générale et de chimie organique pour les étudiants en biologie, ethnobiologie, pharmacie et médecine. Au niveau Master, il offre un cours et des travaux pratiques en substances naturelles pour les étudiants du Master en physiologie et écologie des plantes. Les Mathématiques sont à la fois un langage et une science. Le Bachelor en mathématiques permet d'acquérir les connaissances de base de la discipline (analyse, algèbre, géométrie, probabilités, etc.), ainsi que des éléments indispensables d'autres disciplines comme la physique et l'informatique. Ce cursus vise également à développer des qualités importantes comme le goût pour les problèmes et l'abstraction, la rigueur, l'esprit d'analyse, mais aussi l'imagination. Le Master en mathématiques a pour objet de donner à l'étudiant(e) un aperçu des mathématiques contemporaines, en lui permettant aussi d'acquérir une seconde spécialisation dans une discipline voisine, en statistique, en informatique ou en finance. L'orientation de ce master en direction des systèmes dynamiques et des processus d'évolution lui donne une coloration unique en Suisse. L’Hydrogéologie et la Géothermie constituent des spécialités neuchâteloises, la première est une longue tradition, la seconde - plus récente - est devenue une véritable référence tant en Suisse qu’en Europe puisque la Faculté des sciences possède la seule chaire en géothermie existant sur tout le territoire helvétique ! Depuis mars 2011, le Centre d'hydrogéologie et de géothermie de l'Université de Neuchâtel (CHYN) est devenu membre de l'Alliance pour la recherche européenne pour l'énergie (EERA) et participe désormais à son programme en matière d'énergie géothermique. Il rejoint ainsi une petite dizaine d'instituts de recherche européens de premier plan qui participent à des programmes conjoints visant à accélérer le développement de nouvelles technologies énergétiques et leur mise en œuvre dans une politique de développement durable. L’Informatique est présente à l'Université de Neuchâtel au niveau Master par le biais du Swiss Joint Master of Science in Computer Science, un nouveau programme d'études offert conjointement par les Universités de Berne, Neuchâtel, et Fribourg. Grâce à cette collaboration, ce programme unique propose une riche offre de cours à la pointe de la recherche et du développement informatique. Les équipes de recherche accueillent également de nombreux étudiants de doctorat. En décembre 2010, l'Institut d'informatique a reçu de l'Union européenne un fonds important (plus de 700'000 francs) pour mener des recherches portant sur le traitement et l'acheminement de données des grands réseaux d'entreprises, circulant via des filiales, de nombreux partenaires, ainsi que des centres de calcul externes.

L'Institut de physique dispense des enseignements de service pour les autres filières de la Faculté : son cours de physique générale offre une vue d'ensemble de la physique classique, avec une attention particulière aux applications et aux réalisations dans les sciences biologiques et médicales. Le Laboratoire Temps-Fréquence (LTF) est indéniablement un des pôles d’excellence de la Faculté. Il a pour mission de poursuivre les activités de recherche dont il a hérité il y a quelques années de l'Observatoire Cantonal de Neuchâtel. Il travaille en particulier dans le domaine de la physique atomique et de la métrologie temps et fréquence. De plus, il effectue des développements technologiques liés à l'utilisation des horloges atomiques dans l'espace, en particulier pour les étalons de deuxième génération pour le système européen de navigation GALILEO. 

Peter Kropf holds a Ph.D. in Computer Sciences and has expertise in mathematics and physics. He began his studies at the University of Bern before pursuing a career abroad as an Assistant Professor at the Laval University in Quebec and then as Professor at the University of Montreal. He returned to Switzerland in 2003 where he was appointed Professor at the University of Neuchatel. He is currently Dean of the Faculty of Science. What are the main characteristics and strengths of the Faculty of Science ? The 800 students of the Faculty of Science come from Neuchatel, Switzerland and abroad. They develop scientific skills in close connection with research. The Faculty offers a variety of basic science courses in biology, mathematics and computer skills as well as advanced training that is unique in Switzerland, such as a Bachelor’s in biology and ethnology or Master’s in Biogeosciences and hydrogeology and geothermal activity as well as many ongoing training programs. Students completing their first year of medicine or pharmaceutical sciences may study here. The Faculty has chosen to concentrate on certain specific areas of expertise. Training and research are of the highest quality, carefully selected and targeted to specific niches: for example, a Bachelor’s curriculum in Natural Resources, unique in Switzerland, is being developed. One of the Faculty’s main strengths is the proximity between students, professors and researchers, ensuring the best type of supervision. Another feature of the Faculty is its successful integration into the local economy. The Faculty hosts laboratories that are leading research in such diverse areas as atomic clocks, fauna survival and geothermal activity. Our involvement in several national and international projects contributes to the excellent visibility of the Faculty beyond regional and national borders.

h p://www.unine.ch/sciences


PILAR JUNIER PROFESSEURE ASSISTANTE - INSTITUT DE BIOLOGIE ASSISTANT PROFESSOR - INSTITUTE OF BIOLOGY - FACULTY OF SCIENCE

FACULTE DES SCIENCES

Pilar Junier dirige depuis janvier 2010 le Laboratoire de Microbiologie (LAMUN). Le LAMUN, créé en 1978, est à la fois le fruit du maintien d'une tradition et d'un renouveau : héritage laissé par le professeur Charles Terrier qui a consacré le “mariage” des champignons et des bactéries et impulsion donnée à l’écologie bactérienne par son successeur, le Prof. Michel Aragno. Pilar Junier poursuit aujourd’hui les travaux entrepris depuis plusieurs années dans ce domaine avec de nouveaux développements. Sa carrière scientifique est essentiellement concentrée sur l'interaction entre les microorganismes et leur environnement, thématique qu’elle a eu l’occasion d’aborder à travers différentes recherches comme l'utilisation des communautés microbiennes en tant qu'indicateur de la durabilité de l'écosystème dans les zones de culture du café des Andes colombiennes, ou l’effet du haricot commun sur les communautés microbiennes du sol impliquées dans le cycle de l'azote.

Pouvez-vous nous décrire un projet de recherche que vous menez actuellement et nous expliquer ses enjeux ? Je travaille sur la voie oxalate-carbonate, un système que permet le stockage du CO2 atmosphérique, impliquant des bactéries, des champignons et des arbres. Ce projet s’inscrit dans une problématique actuelle qui comprend deux axes : la question des changements climatiques avec la libération dans l’atmosphère du CO2 et les préoccupations de développement durable. On a trouvé un système naturel qui permet le stockage de carbone avec pour effet corrélatif de donner une valeur ajoutée à la forêt tropicale grâce à des projets d’agroforesterie. Les travaux de recherche que je mène avec mon équipe permettent de connaître les microorganismes qui sont impliqués dans le processus (bactéries et champignons), leur fonction et leur rôle dans le système, et leur taux d’activité. L’objectif est de calculer le temps que prend le système pour passer au stockage de CO2, d’identifier les plantes les plus favorables, et d’analyser les combinaisons bactéries champignons les plus efficaces. Pour cela nous avons besoin d’effectuer une grande partie du travail sur le terrain et en collaboration avec une équipe de recherche de l’Université de Lausanne pour collecter des données sur des arbres provenant de forêts tropicales de trois continents différents : en Amérique du Sud (Bolivie), en Afrique (Cameroun) et en Asie (Inde). Les trois espèces d’arbres testés ont permis d’identifier 200 nouvelles bactéries auxquelles nous associons plusieurs champignons.

Pouvez-vous nous expliquer plus précisément comment se réalise ce processus naturel de stockage de carbone et quelles en sont les premières conclusions ? L'influence des micro-organismes sur la précipitation et la dissolution de minéraux est connue depuis longtemps. Le cas de l'oxalate de calcium est particulièrement intéressant. En effet, celui-ci est présent dans différents systèmes biologiques et joue un rôle important dans les cycles biogéochimiques et dans certaines maladies humaines, comme dans le cas des calculs rénaux par exemple.


Dans la voie oxalate-carbonate, la fixation du CO2 par les plantes se fait par photosynthèse, permettant aux plantes de produire leur matériel vivant, la biomasse. Une partie de cette biomasse correspond à l’oxalate, qui a pour produit final la formation d’un cristal d’oxalate de calcium. Environ 40 espèces de bactéries sont connues pour être capables de dissoudre et d'utiliser cet oxalate de calcium comme source de carbone et d'énergie. La transformation de l'oxalate en carbonate provoque une augmentation du pH qui permet la précipitation de carbonate de calcium, ou calcite. Cette calcite constitue un mode de stockage plus durable du carbone que le carbone contenu dans la biomasse. L’objectif est d'effectuer une modélisation et de pouvoir faire des recommandations générales permettant de stocker du CO2 plus efficacement et de manière pérenne : Quels sols faut- il rechercher ? Quels arbres faut- il planter ? Quelles bactéries faut- il associer ? Combien de temps prend le processus ? 

Pilar Junier has been at the head of the Microbiology Laboratory (LAMUN) since January 2010. The LAMUN, created in 1978, has its roots in both tradition and novelty: Professor Charles Terrier’s legacy, devoted to the “union” of fungi and bacteria and the momentum given to bacterial ecology by his successor, Professor Michel Aragno.

Can you describe a research project you are currently leading and explain its issues I am working on the oxalate-carbonate pathway, a system that enables the storage of atmospheric CO2, involving bacteria, fungi and trees. This project has very current implications across two specific axes: the issue of climate change with the release of CO2 into the atmosphere and sustainable development issues. We have found a natural system that enables carbon storage with the correlative effect of adding value to the tropical rainforest through agroforestry projects. The research that I am conducting with my team allows us to uncover the microorganisms involved in this process (bacteria and fungi), their function and role within the system and their level of activity. The objective is to calculate the time it takes the system to stock CO2, identify the most propitious plants, and analyze the most effective combinations of bacteria and fungi. In order to accomplish this, we need to do a lot of the field work in collaboration with a research team from the University of Lausanne to collect data on trees from rainforests on three different continents: in the South America (Bolivia), in Africa (Cameroon) and in Asia (India). The three teams tested tree species have allowed us to identify 200 new bacteria with which we associate several fungi.  h p://www.unine.ch/lamun


PHILIPPE RENARD DIRECTEUR DE RECHERCHE - CENTRE D’HYDROGÉOLOGIE ET DE GEOTHERMIE (CHYN) RESEARCH DIRECTOR - CENTRE FOR HYDROGEOLOGY AND GEOTHERMICS (CHYN)

FACULTÉ DES SCIENCES

Philippe Renard est Directeur de recherche au Centre d’Hydrologie et de Géothermie (CHYN) de la Faculté des Sciences. Diplômé de l'École Nationale Supérieure de Géologie de Nancy et titulaire d'une thèse de doctorat de l'École des Mines de Paris, il a été successivement Ingénieur de recherche au BRGM à Orléans puis ingénieur au service du Ministère de la Coopération française en Guinée Conakry avant de rejoindre la Suisse comme Oberassistant à l'École Polytechnique Fédérale de Zürich, puis Maître-assistant au CHYN. En 2005 il est nommé Professeur boursier FNS puis Directeur de Rec h e r c h e en 2009. Ses compétences et domaines de spécialisation sont l’hydrogéol o g i e quantitative, la modélisat i o n stochastique, les écoulements en milieu poreux et fracturé, la caractérisation des aquifères, les essais hydrauliques, la gestion du risque et des incertitudes.

Quels sont vos domaines d’activité et votre mission ? Les milieux naturels ne sont pas homogènes. Le sous-sol est très variable, mais cela ne se voit pas. L’objectif est de caractériser cette variabilité et de la modéliser de manière à prévoir ce qui pourrait se passer et ainsi réduire les risques. L’hydrogéologie est une spécialité qui fait appel à de nombreuses compétences et spécialités. On va combiner des connaissances géologiques conceptuelles et des outils mathématiques probabilistes à l’aide de logiciels qui permettent de prendre des décisions. C’est aussi une spécialité qui impose un travail d’équipe et une interdisciplinarité entre différents profils : géologues, mathématiciens, physiciens, ingénieurs, informaticiens. Je la définirais comme une multiscience environnementale des eaux souterraines. Pour la géothermie, il s’agit d’exploiter la température du sous-sol pour chauffer un fluide et produire de la chaleur ou de l’électricité, mais les outils pour l’analyse du sous-sol sont proches de ceux de l’hydrogéologie. Avec des savants comme Agassiz ou Argand, la géologie neuchâteloise a eu un impact mondial pendant des décennies. Ce contexte a été favorable à la création d’un pôle d’expertise lié à l’hydrogéologie. Le centre d’hydrogéologie et de géothermie comprend aujourd’hui une cinquantaine de personnes. J’anime, quant à moi, une équipe de recherche de 7 personnes. J’ai la vision d’un entrepreneur qui doit faire tourner son groupe de recherche et se financer. Lorsque l’on a une idée innovante et envie de travailler sur un sujet, il faut rechercher les partenaires susceptibles de financer le projet : recherche publique, FNS, européenne, mais aussi privée. L’enseignement et la recherche sont pour moi indissociables. La formation permet de sensibiliser et de convaincre de l’importance de ces sujets en faisant passer des idées dans les bureaux d’étude, la formation induit directement des projets. L’enseignement permet aussi d’attirer des étudiants talentueux et de les amener à la recherche.


Quel est le profil de vos Êtudiants et quels sont les dÊbouchÊs professionnels ? Nous recherchons avant tout des Êtudiants polyvalents, des gÊnÊralistes en scienceT s’intÊressant à plusieurs disciplines. Au dÊpart il y a un tronc commun avec des connaissances scientifiques de base dans tous les domaines. Les fondamentaux et les bases doivent être acquis en chimie, hydraulique, gÊologie, thermique. DiffÊrents outils doivent être maÎtrisÊs tels que les mathÊmatiques, l’informatique, les statistiques, les systèmes d’information gÊographiques. Le travail se fait aussi sur le terrain avec la collecte de donnÊes et des mesures : dÊbit d’une rivière, prÊcipitations, Êvaporation, essai de pompage ou de traçage. Le master a deux spÊcialitÊs, hydrogÊologie et gÊothermie. Après le master, la spÊcialisation peut se faire en fonction de l’intÊrêt de chacun : hydrogÊologie des contaminants, gÊothermie, modÊlisation numÊrique‌ Les dÊbouchÊs professionnels sont divers. Nous retrouvons nos Êtudiants dans le secteur privÊ, dans les bureaux d’Êtude en gÊologie, en environnement ou en gÊnie civil. Les administrations fÊdÊrales ou cantonales recherchent Êgalement nos profils. La recherche acadÊmique est une autre voie possible. Ce sont souvent des mÊtiers oÚ les gens bougent et oÚ le savoir-faire s’exporte. Nombre de nos anciens Êtudiants travaillent à l’Êtranger, au Canada, en Australie, en Afrique du Sud, en AmÊrique latine.

Pouvez-vous nous donner des exemples de projets de recherche ? Le premier exemple concerne le dÊveloppement de techniques de statistiques multipoints permettant de gÊnÊrer des modèles de sous-solen 3D gÊologiquementQMBV sibles. À partir d’une technique ÊlaborÊe à Stanford, mon Êquipe a dÊveloppÊ de nouvelles approches qui ont fait l’objet de deux brevets et d’un contrat avec une sociÊtÊ genevoise qui commercialise le logiciel. Les clients finaux sont pour l’instant des sociÊtÊs qui travaillent dans les matières premières telles que des sociÊtÊs pÊtrolières qui souhaitent effectuer des forages et qui peuvent à l’aide du logiciel optimiser le positionnement de leurs puits. Un autre exemple de projet est la recherche menÊe sur la mer d’Aral. Il s’agit d’un lac fermÊ d’Asie centrale deux fois grand comme la Suisse dont 90 % de l’eau s’est ÊvaporÊe en 50 ans. Les calculs effectuÊs pour prÊvoir les consÊquences du dÊtournement des deux rivières qui alimentent l’Aral (afin d’irriguer les champs de coton) ne prenaient pas

en compte les eaux souterraines. Nous avons crÊÊ un modèle permettant de comprendre comment le système fonctionne et montrer qu’une partie importante de l’alimentation en eau de la mer provient actuellement (et temporairement) des aquifères. 

Philippe Renard is Research Director Centre for Hydrogeology and Geothermics (CHYN) at the Faculty of Science. A graduate of the Nancy School of Geology and with a PhD from the ParisTech Graduate School of Mines, he was successively a Research Engineering at the BRGM in Orleans and an engineer for the Ministry of French Cooperation in Guinea Conakry before moving to Switzerland as an Oberassistant at the Swiss Federal Institude of Technology of Zurich, then lecturer at the CHYN. What is your profession and mission? Natural environments are not homogenous. The land is highly variable, but you can’t see it. The objective is to characterize this variability and create a model so as to predict what might happen and reduce the risks.

Can you give us examples of research projects? The first example concerns the development of statistical multipoint techniques to generate 3D underground models that are geologically plausible. Using a technique developed at Stanford, my team developed new approaches that are subject to two patents and instigated a contract with a Geneva-based company to market the software. End-user customers are currently companies that work in commodities, such as oil companies who want to drill and who can optimize the positioning of the wells through our software. Another project example is research conducted in the Aral Sea. It is a closed lake in central Asia twice the size of Switzerland of which 90% of the water evaporated within 50 years. The calculations made to predict the consequences of diverting the two rivers that feed the Aral (to irrigate cotton fields) didn’t take into account underground waterways. We created a model to understand how the system works and that shows that much of the Sea’s water supply actually (and temporarily) comes from aquifers. 

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MAARTEN VOORDOUW PROFESSEUR-ASSISTANT - INSTITUT DE BIOLOGIE ASSISTANT PROFESSOR - INSTITUTE OF BIOLOGY

FACULTÉ DES SCIENCES Maarten Voordouw est un biologiste Êvolutionniste dont l’intÊrêt particulier porte sur les interactions entre hôte et parasite. Les parasites ou pathogènes sont des organismes vivants à l’intÊrieur d’autres organismes et peuvent causer des maladies (maladie de Lyme, malaria). Il s’intÊresse au genre de questions suivantes : pourquoi tant de pathogènes ne sont-ils pas plus ou moins dangereux ? Pourquoi l’hôte n’Êvolue-il pas au point de crÊer une rÊsistance complète à leurs parasites ? Qu’est-ce que la biologie et la parasitologie ? La biologie est l’Êtude du vivant, dans l’ensemble de tous ces divers domaines. Les biologistes molÊculaires Êtudient les gènes et protÊines alors que les Êcologistes se penchent sur des Êcosystèmes en entier. Pour moi, la chose la plus passionnante en biologie est la manière dont l’histoire de l’Êvolution a rÊussi à tisser ensemble une telle diversitÊ. D’un point de vue plus pratique, la biologie a de nombreuses applications pratiques telles que dans la production alimentaire, la mÊdecine et l’industrie pharmaceutique.

La parasitologie molÊculaire est l’Êtude des parasites, mais qu’est-ce qu’un parasite ? Les parasites ont tendance à vivre en relation Êtroite avec leur hôte, les parasites profitant de sa situation aux dÊpens de l’hôte. Pour moi, ce qui est intÊressant avec les parasites, c’est de comprendre pourquoi ils dÊveloppent les stratÊgies qu’ils dÊveloppent. Quelles sont les explications environnementales ou Êcologiques qui provoquent l’Êvolution plus mortelle ou bÊnigne de certains parasites ?

Quel est votre parcours ? J’ai une formation en biologie Êvolutive et en Êcologie. J’ai obtenu mon doctorat à l’UniversitÊ de Victoria, sur la côte ouest du Canada. Durant ma thèse de doctorat, j’ai travaillÊ sur la dÊtermination du genre et la thÊorie du ratio de genre en utilisant un petit copÊpode en tant qu’organisme modèle. Darwin s’interrogeait sur la raison pour laquelle de nombreux animaux produisent un nombre Êgal de mâles et de femelles. C’Êtait un vrai casse-tête, car une population augmenterait beaucoup plus vite s’il y avait plus de filles que de garçons. La rÊponse est que la sÊlection naturelle et l’Êvolution ont un plus grand impact sur les stratÊgies individuelles que la population elle-même. Le ratio 50:50 des genres est un bon exemple de la manière dont la nature fait souvent des choses qui n’ont aucun sens dans une perspective collective. Suite à cela, j’ai fait deux postdoctorats oÚ j’ai travaillÊ sur les maladies à transmission vectorielle qui sont transmises par des insectes suceurs de sang tel que des moustiques ou tiques. Mon premier postdoc Êtait en Angleterre o� j’ai travaillÊ sur la biologie des moustiques Anopheles qui transmettent le paludisme, une maladie qui tue des millions de personnes chaque annÊe. Nos recherches ont montrÊ que les moustiques complètement rÊsistants au parasite du paludisme avaient une plus faible condition physique que les moustiques susceptibles. La rÊsistance aux maladies est gÊnÊralement une bonne chose, mais une trop forte rÊsistance amoindrit d’autres ÊlÊments qui sont nÊcessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Mon deuxième postdoc a ÊtÊ aux États-Unis oÚ j’ai travaillÊ sur la maladie de Lyme, qui est causÊe par une bactÊrie et est transmise par les tiques. Une des manières de contrôler la maladie de Lyme est de vacciner les animaux sauvages qui transportent la maladie. Notre groupe de recherche a ÊtÊ impliquÊ dans le test d’un vaccin oral chez les rongeurs sauvages. EnWBDDJOBOUMFTSPOHFVSTEF cette manière, nous pourrions rÊEVJSFMFSJTRVFEFNBMB die de Lyme chez les humains.


Quels sont vos enseignements ? Je suis responsable de l’enseignement d’histologie pour les Êtudiants de première annÊe en biologie et mÊdecine. L’histologie est l’Êtude de la structure et la fonction des tissus. C’est important pour les Êtudiants en mÊdecine, car le diagnostic dÊpend souvent de l’identification de tissus malades. L’histologie est Êgalement importante pour les Êtudiants de biologie. L’Êvolution de multicellularitÊ a ÊtÊ une Ênorme avancÊe dans l’histoire de la vie et a permis la spÊcialisation de diffÊrents types de cellules (cellules du sang, cellules musculaires, cellules nerveuses). L’Êtude des diffÊrents types de cellules et tissus est donc essentielle pour comprendre comment les organismes rÊussissent à faire toutes les choses Êtonnantes qu’ils font.

Quels sont vos projets de recherche actuels ? Je suis particulièrement intĂŠressĂŠ par la “course aux armementsDPĂŠvolutioOnaire entrehĂ´te etparasite.Les parasi UFTTont en constante ĂŠvolution en crĂŠant de nouvelle NBOières intelligentes d’exploiter leurs hĂ´tes. Les hĂ´tes, Ă  MFVSUour, ĂŠvoluent constamment aussi en inventant de nou WFMMFTNanières intelligentes d’Êviter les mauvaises consĂ€ RVFODFTEes parasites. Par exemple, les vertĂŠbrĂŠs ont dĂŠ WFMPQQĂ€VOsystème immunitaire performant qui permet EFSFDPOOaitre les envahisseurs ĂŠtrangers et d’ensuite ĂŠla CPSFSVODontre-attaque immunitaire sur mesure pour dĂŠ USVJSFMFOWahisseur. Pourtant, malgrĂŠ cette complexitĂŠ, DFSUBJOTQBUhogènes simplistes rĂŠussissent Ă  dĂŠjouerMF TZTUÂżNFJmmunitairedes vertĂŠbrĂŠs. Ce qui est fasciOBOU EBOTDFUUFDourse ¡Marmement DPĂŠvolutionOaire,DFTU RVFžBQFVUDontinuer ĂŠternellement sans qu’unWBJO RVFVSTPJUDMBJSFNent dĂŠTJHOĂ€ 

Maarten Voordouw is an evolutionary biologist with a strong interest in host-parasite interactions. Parasites or pathogens are organisms that live inside other organisms and cause disease (Lyme disease, malaria). The types of questions that he is interested in are: why are many pathogens not more dangerous or less dangerous? Why do hosts not evolve complete resistance to their parasites? What are biology and parasitology? Biology is the study of life over all its different domains. Molecular biologists study genes and proteins whereas ecologists study entire ecosystems. For me, the most exciting thing about biology is how the story of evolution weaves all of this diversity together. From a more applied perspective, biology has many applied uses such as food production, medicine and the pharmaceutical industry. Parasitology is the study of parasites but what is a parasite ? Parasites tend to live in a close relationship with their hosts where the parasite benefits but the host does not. For me, the interesting thing about parasites is to understand why they evolve the strategies that they do? What are the environmental or ecological explanations that cause some parasites to evolve to become more deadly whereas others evolve to become more benign?

What is your background ? My background is in evolutionary biology and ecology. I did my PhD at the University of Victoria, on the West Coast of Canada. During my PhD thesis I worked on sex determination and sex ratio theory using a small copepod as a model organism. A question that Darwin wondered about was why many animals produce equal numbers of males and females. This was a puzzle because a population would grow much faster if it produced more daughters than sons. The answer is because natural selection and evolution have more power to shape the strategies of individuals than populations. The 50 :50 sex ratio is a great example of how nature often does things that don’t make sense from a group perspective. After my PhD I did two postdocs where I worked on vectorborne diseases, which are transmitted by blood-sucking bugs like mosquitoes or ticks. My first postdoc was in England where I worked on the biology of Anopheles mosquitoes that transmit malaria, a disease that kills millions of people every year. Our work showed that mosquitoes that were completely resistant to the malaria parasite had lower fitness than mosquitoes that were susceptible. Disease resistance is generally a good thing but too much resistance often comes at a cost to other traits that are important for an organism’s success. My second postdoc was in the USA where I worked on Lyme disease, which is caused by a bacterium and is transmitted by ticks. One possible way to control Lyme disease is to vaccinate the wildlife that carries the disease. Our research group was involved in testing an oral Lyme disease vaccine in wild rodents. By vaccinating the rodents in this way we could lower the risk of Lyme disease to humans.

What are you teaching ? I am responsible for teaching histology to first year biology and medical students. Histology is the study of the structure and function of tissues and this is important for medical students because a medical diagnosis often depends on the identification of diseased tissue. Histology is also important for biology students. The evolution of multicellularity was a huge step in the history of life and allowed for the specialization of different cell types (blood cells, muscle cells, nerve cells). The study of different cell and tissue types is therefore critical for understanding how organisms manage to do all of the amazing things that they do.

What JT your current research ? I am particularly interested in the coevolutionary arms race between parasites and hosts. Parasites are constantly evolving new and clever ways to exploit their hosts and the hosts in turn are constantly evolving new and clever ways to avoid the bad effects of parasites. For example, vertebrates have evolved a state-ofthe-art immune system that allows them to recognize foreign invaders and then develop a custom-made immune response to kill that invader. Yet despite this complexity some very simple pathogens succeed in outfoxing the vertebrate immune system. What is fascinating about coevolutionary arms races is that they can go on forever without a clear winner.  h p://www.unine.ch/labpar


YVONNE WILLI PROFESSEURE ASSISTANTE - INSTITUT DE BIOLOGIE ASSISTANT PROFESSOR - INSTITUTE OF BIOLOGY - FACULTY OF SCIENCE

FACULTÉ DES SCIENCES Yvonne Willi est professeure boursière FNS à l’Institut de biologie au sein du laboratoire de botanique Êvolutive. Titulaire d’un doctorat en Sciences naturelles obtenu à l’UniversitÊ de Zßrich, ses principaux domaines de compÊtence sont la gÊnÊtique des populations, la gÊnÊtique quantitative, et la biologie de la conservation. Au sein de la FacultÊ des sciences, elle dispense dans le cadre du Master en Êcologie et physiologie des plantes un cours d’Êcologie Êvolutive ayant pour thème la rÊponse des plantes aux changements environnementaux. Sa position et sa recherche sont financÊes par le Fonds National Suisse de la Recherche Scientifique et par la Fondation Pierre Mercier de Lausanne. Sa recherche actuelle a pour thème la capacitÊ des espèces à rÊpondre à des changemenUT enviroO nementaux.

Qu’estce que la biologie ĂŠvolutive et quelles sont vos intĂŠrĂŞts de recherche actuels? L'objet de la biologie ĂŠvolutive est de comprendre le monde vivant et son changement Ă  travers le temps et l’espace en ĂŠtudiant les forces ĂŠvolutives qui agissent au sein des populations. Une des ces forces, la mutation gĂŠnĂŠtique, permet l’apparition de nouvelles variantes gĂŠnĂŠtiques dans une population. Une autre de ces forces est la sĂŠlection naturelle, qui conduit au maintien de certains de ces nouveaux caractères. Je m’intĂŠresse donc aux forces qui façonnent la variation gĂŠnĂŠtique des populations. Une des questions qui nous intĂŠresse est de voir si l’adaptation par la sĂŠlection naturelle connaĂŽt des limites. Une cause probable pour des limites d’adaptation est que certains caractères ont une base gĂŠnĂŠtique commune. En effet ces caractères ne pourront ĂŠvoluer que conjointement et un compromis “biologiqueâ€? devra ĂŞtre trouvĂŠ pour compenser les avantages et inconvĂŠnients de chaque caractère. Cette indĂŠpendance des caractères gĂŠnĂŠtiquement liĂŠs pourrait limiter l’Êvolution directionnelle.

En quoi consiste le projet “la capacitĂŠ d’adaptation des espèces face aux changements environnementauxâ€?? Dans une première ĂŠtape, le but est de quantifier Ă  quel point certains caractères sont “corrĂŠlĂŠsâ€? parce qu’ils ont une base gĂŠnĂŠtique commune ou parce que les gènes sont physiquement proches l’un de l’autre dans le gĂŠnome. Nous travaillons avec une espèce vĂŠgĂŠtale, Arabidopsis lyrata. Les caractères ĂŠtudiĂŠs sont par exemple la date de floraison et l’efficacitĂŠ dans l’utilisation de l'eau. Le doctorant Antoine Paccard a dĂŠjĂ  pu confirmer que ces deux traits sont corrĂŠlĂŠs et qu’ils jouent un rĂ´le majeur pour l’Êcologie de la plante. Dans une deuxième ĂŠtape, des expĂŠriences de sĂŠlection artificielle seront effectuĂŠes pour ĂŠtudier si cette corrĂŠlation gĂŠnĂŠtique entre ces caractères limite le processus d’adaptation. Aussi, ces expĂŠriences de sĂŠlection vont ĂŞtre utiles pour trouver les gènes responsables pour la corrĂŠlation. Les rĂŠsultats obtenus seront comparĂŠs avec la situation dans les populations naturelles de la mĂŞme espèce de plantes. Ainsi nous pourrons savoir si cette corrĂŠlation est aussi limitante pour l’adaptation dans la nature. Nous comparerons des populations Ă  travers des transects de latitude, et nous chercherons Ă  comprendre ce qui limite la distribution gĂŠographique de l’espèce.


Quelles sont les qualités requises pour mener un projet de recherche ? Il faut en premier lieu beaucoup de passion pour la science et aussi de l’intérêt pour les espèces avec lesquelles on travaille. Il faut une grande curiosité et aimer travailler en équipe car on ne peut mener seul un projet de recherche ; de plus, la confrontation des idées est indispensable. Il faut de la créativité pour trouver de bons thèmes de recherche et essayer d’ajouter des aspects qui sont au cœur d’une question ouverte telle que la question des limites d’adaptation par exemple. 

Yvonne Willi is an SNF professor at the Institute of Biology in the laboratory of evolutionary botany. She holds a PhD in Natural Sciences from the University of Zurich, her main areas of expertise include population genetics, quantitative genetics, and conservation biology. Within the Faculty of Science, she provides, as part of the Master in ecology and plant physiology, courses on evolutionary ecology with the recurring theme of plant response to environmental changes.

Could you describe the “adaptability of species to environmental change” project ? As a first step, the goal is to quantify to what degree certain characteristics are “interrelated” due to a common genetic basis or because the genes are physically close to each other within the genome. We work with a plant species, Arabidopsis lyrata. The characteristics we study are, for example, the flowering period and water use efficiency. PhD student Antoine Paccard has been able to confirm that these two traits are related and that they play a major role in the ecology of the plant. In the second phase of the project, artificial selection experiments will be conducted to investigate whether the genetic correlation between these characteristics limits the adaptation process. Also, these selection experiments will be useful to find the genes responsible for the correlation. The results will be compared with the situation in natural populations of the same species of plants. In this way, we will know if this correlation is also limiting for adaptation in nature. We will compare populations through transects of latitude and we will seek to understand what limits the geographical distribution of the species. h p://www2.unine.ch/evobot


NEWIS: le dialogue des passions Monsieur Chevailler, depuis 1988, Newis se développe. D'abord dans le cadre des services tech‐ niques de la Ville de Neuchâtel, depuis 2008 dans des mains privées. Quel est l'impact de ce changement ? Posi f sans doute. Nous avons gagné en réac vité, sans changer les fondamentaux de nos mé ers. D'abord sous le pilotage de Charles André Grossenbacher, puis le mien, Newis a su garder son âme et sa passion. Nous venons de traverser la crise en bon ordre de marche. Quels sont vos mé ers ? Pour 20 % de notre ac vité, le contrôle et la mesure électrique, avec des clients aussi diversifiés que l'EPFL, l'entreprise FELCO ou les pompiers de la ville de Neuchâtel : conformité des installa‐ ons, analyse des consomma ons et des anomalies, analyse thermographique des bâ ments... La “géoma que‐informa que” représente 80 % de notre ac vité : nous sommes des spécialistes de l'acquisi on des données, de leur saisie et de la mise à disposi on d'un Système d'Informa on Géographique. Dans ce cadre, notre “core business” est aujourd'hui l'informa que des réseaux : nous développons des applica fs mé ers dans des domaines aussi diversifiés que la ges on des fibres op ques, des réseaux des eaux ou des réseaux électriques, mais aussi de casernes de pom‐ piers ou de l'Aéroport de Genève. Il y a très peu d'entreprises en Suisse sur ce secteur pointu, et notre réputa on est maintenant interna onale. Quelle est la méthode Newis ? Nous nous impliquons dans toutes les étapes d'un projet : la défini on du cahier des charges bien sûr, le développement de l'applica f, la phase des tests, mais aussi lors des premières étapes de l'exploita on par les u lisateurs, qui peuvent être réalisées avec le sou en de nos équipes de saisie et de contrôle, sous le pilotage du chef de projet Newis. Vous avez évoqué la passion. Qu'est‐ce que cela veut dire au quo dien pour un spécialiste de l'informa que des réseaux ? Notre réussite est liée à l'implica on de notre client : nous avons besoin d'un véritable partenaire mé er pour résoudre les ques ons techniques. Il en résulte alors une très riche s mula on tech‐ nique avec de nombreuses idées neuves qui deviennent des solu ons informa ques. À nous d'avoir toujours un œil sur le cahier des charges financier fixé avec notre client.

P U B L I R E P O R TA G E

Vous faites donc toujours du sur‐mesure ? Oui. Mais dans chaque domaine technique, il y aura le premier applica f avec le premier client : la passion est alors à son maximum dans nos équipes pour trouver des solu ons nouvelles et complexes. L'adapta on d'un applica f mé er à d'autres clients perme ra ensuite de réduire pour tous les coûts d'entre en. Parlez‐nous de vos collaborateurs. Les équipes de nos deux ac vités ont des approches différentes, et chacun est s mulé lors de nos échanges hebdomadaires sur les dossiers en cours : ingénieurs, développeurs informa ques, conseillers en sécurité, géoma ciens... tous par cipent aux succès de Newis. L'avis de chacun est important et les bonnes idées sont retenues. La passion est aussi une affaire de partage.

www.newis.ch

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NEWIS:dialogue of passions Mr. Chevailler, ever since 1988 Newis has been developing. It was ini ated under the aegis of the technical services of the City of Neuchatel and, since 2008, is in private hands. What is the impact of this change? Undoubtedly posi ve. We have gained in reac vity, without changing the fun‐ damentals of our profession. First under the leadership of Charles André Gros‐ senbacher, then mine, Newis has managed to keep its soul and passion. We have overcome the recent crisis in good order. What are your professions? 20% of our ac vity consists of electrical monitoring and measuring, with clients as diverse as the EPFL, the company FELCO or the firefighters of the City of Neu‐ chatel: facility compliance, analysis of consump on and abnormali es, thermo‐ geographic analysis of the buildings… “IT Geoma cs” represents 80% of our business: we are specialists in data acqui‐ si on, entry and the provision of a Geographic Informa on System. In this context, our “core business” today is computer networks: we develop business applica ons in areas as diverse as management of op c fiber, water or electricity networks, but also for the Geneva Airport Firefighter barracks. There are very few companies in Switzerland in this specific sector, and our re‐ puta on has gained interna onal propor ons. What is the Newis way? We are involved in all stages of a project: defining specifica ons of course, de‐ velopment of the applica on, tes ng phase but also during the early stages of opera on by users that can be implemented with the support of our entry and monitoring teams, under the guidance of the Newis project manager. You men oned passion. What does this mean in everyday life for an IT network specialist? Our success is linked to our client’s involvement: we need to have a true working partnership to solve technical problems. This results in a very rich technical s ‐ mula on with lots of new ideas that become IT solu ons. We always have to keep an eye on the financial specifica ons set with our clients. So do you always offer custom solu ons? Yes. But in each technical area, there will be a first applica on with the first client: the passion is at its highest in our teams to find new and complex solu‐ ons. The adapta on of a model‐applica on for other clients will in turn allow us to reduce maintenance costs. Tell us about your collaborators. The ac vi es of our two teams have different approaches and each person is mo vated during our weekly exchanges on current projects: engineers, so ware developers, security consultants, GIS specialists…they all contribute to the suc‐ cess of Newis. Everyone’s opinion is important and good ideas are taken into ac‐ count. Passion is also something to be shared.

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JEAN-PHILIPPE DUNAND PROFESSEUR ORDINAIRE - DOYEN (2009-2011) PROFESSOR - DEAN OF THE FACULTY OF LAW

FACULTÉ DE DROIT

Jean-Philippe Dunand est Professeur ordinaire à l'UniversitÊ de Neuchâtel, spÊcialisÊ en droit romain, histoire du droit et droit du travail et Êgalement doyen de la FacultÊ. Genevois d’origine, titulaire d’un doctorat en droit et d’un brevet d’avocat, il a exercÊ quelques annÊes la profession d’avocat avant d’enseigner aux UniversitÊs de Neuchâtel et de Lausanne. Ses recherches en droit romain et en histoire du droit portent sur l'histoire du droit des obligations, et l'histoire de la codification. Il a Êgalement dÊveloppÊ une expertise en droit suisse du travail notamment sur diverses questions d'actualitÊ comme la protection de la personnalitÊ du travailleur, l’utilisation de l'ordinateur, ou la loi sur le travail et la loi sur l’ÊgalitÊ. Il est maintenant engagÊ dans la rÊdaction et la coÊdition d’un important commentaire du contrat de travail qui paraÎtra l’annÊe prochaine.

Quelles sont les spÊcificitÊs de la facultÊ de droit de Neuchâtel en matière de formation ? La FacultÊ de droit de l'UniversitÊ de Neuchâtel compte plus de 880 Êtudiants et un corps enseignant de près de quarante personnes. Elle offre d’abord une formation juridique de base solide et complète dans le cadre du Bachelor en droit. Le Master, lui, est très orientÊ vers la pratique et permet aux Êtudiants de se profiler dans des domaines plus spÊcifiques en fonction de leurs centres d’intÊrêts et projets professionnels. Ils peuvent opter pour un Master dit �gÊnÊral� en composant librement leur programme parmi une large palette de cours ou choisir une, voire deux des orientations proposÊes : professions judiciaires (avocature), droit des affaires, droit public, droit international et europÊen, droit de la santÊ et des biotechnologies, droit du sport, droit social et droit de l'entreprise et de l'innovation. Le dÊveloppement des compÊtences linguistiques des Êtudiantses constitue un des points forts de la facultÊ. Une formation bilingue, français-allemand, a ÊtÊ mise en place conjointement avec la FacultÊ de droit de l'UniversitÊ de Lucerne, très rÊputÊe outre Sarine. Par ailleurs, afin de prÊparer les Êtudiants au contexte international du monde du travail, de nombreux cours du Master sont enseignÊs en anglais. On peut mentionner dans ce contexte notre nouveau Master, orientation Business and Tax Law, qui offre une formation bilingue français-anglais. La formation est à la fois thÊorique et pratique et nous dÊveloppons fortement les liens avec l’extÊrieur. Les Êtudiants peuvent accomplir des stages professionnels et participer à diffÊrents concours interuniversitaires qui permettent de se confronter à d’autres Êquipes helvÊtiques et internationales notamment en droit international et europÊen. Les Êtudiants ont aussi l'opportunitÊ d'enrichir leur cursus en passant un ou deux semestres à l'Êtranger dans des universitÊs mondialement rÊputÊes, telles que Columbia Law School (New York), le King's College (Londres) ou l'UniversitÊ de Heidelberg (Allemagne). L’offre de formation continue est particulièrement riche et adaptÊe aux besoins du marchÊ. La FacultÊ organise chaque annÊe de nombreux colloques et sÊminaires qui rÊunissent plusieurs milliers de participants provenant de toute la Suisse et de l’Êtranger. Ces KournÊes de formation continue permettent de faire le point sur les Êvolutions rÊcentes de la lÊgislation, de la jurisprudence et de la doctrine. Les domaines couverts sont notamment le droit de la santÊ, le droit du sport, le droit du bail, la pro-


cédure et la médiation, le droit de l'arbitrage, le droit des migrations, le droit de la circulation routière, le droit commercial, le droit de l’innovation et le droit fiscal, ainsi que le droit du travail et des assurances sociales. La Faculté de droit abrite également l'antenne romande de l'Académie suisse de la magistrature.

En matière de recherche quels sont les points forts de la Faculté ? Notre Faculté est très active sur le plan de la recherche juridique. Ses membres publient de nombreux ouvrages de référence qui sont consultés par les praticiens et cités par les juridictions. La Faculté comprend plusieurs instituts et centres de recherche de réputation internationale, qui font de Neuchâtel une référence dans différents domaines juridiques, tels le Centre International d'Étude du Sport (CIES), l’Institut de droit de la santé (IDS), ou le Séminaire de droit du bail. Nous avons aussi créé de nouveaux centres de compétences, comme le Centre de droit commercial, fiscal et de l'innovation (CCFI), le Centre de recherche sur les modes amiables et juridictionnels de gestion des conflits (CEMAJ), ou encore le Centre d'étude des relations de travail (CERT).

Quels sont les priorités et les axes de développement ? Partant de l’excellente réputation de notre faculté, nous souhaitons développer encore nos partenariats avec d’autres facultés de notre Université, des facultés de droit de renom, ainsi qu’avec des institutions privées suisses et internationales. À titre d’exemple, nous venons de créer, grâce à l’appui de la Banque cantonale neuchâteloise, un centre de compétences qui est actif dans le domaine de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de la mobilité. Plus généralement, nos centres sont actifs dans des domaines de

pointe où ils sont considérés comme des pôles de référence. Ils vont intensifier leurs activités de recherche et de publication, de formation, et d’enseignement. Nous œuvrons également pour maintenir notre haute qualité de nos enseignements et conserver une grande proximité avec nos étudiants tout en accueillant un nombre d’étudiants qui a fortement augmenté ces dernières années. Notre vocation est de développer le savoir et le savoir-faire, nos formations outre les connaissances techniques indispensables doivent donner des bases plus larges et des modes opératoires permettant de structurer la réflexion et de développer l’esprit critique. 

Jean- Philippe Dunand is a Professor at the University of Neuchatel, specialized in Roman Law, Legal History and Labor Law. He is also the Dean of the Faculty. Originally from Geneva, he has a doctorate on Law and the Bar certification. He served as a lawyer for a number of years before teaching at the Universities of Neuchatel and Lausanne. In terms of research, what are the Faculty’s strengths? The Faculty of Law of the University of Neuchatel is very active in terms of legal research. Its members publish numerous reference works that are consulted by practitioners and cited by the courts. The Faculty includes several institutes and research centers of international repute, which makes Neuchatel a reference in various legal areas, including the International Center for Sports Studies (CIES), the Institute of Health Law (IDS), or the Seminar on Lease Law. We have also created new centers of expertise, such as the Center for Commercial, Fiscal and Innovation Law (CCFI), the Center for Research on Alternative Dispute Management and Jurisdictional Conflict (CEMAJ), or the Center for Labor Relations Studies (CERT).

What are the priorities and development directions? Based on the excellent reputation of our Faculty, we wish to further develop our partnerships with other Faculties within our own University, renowned Law Schools as well as private institutions in Switzerland and abroad. For example, with the support of the Cantonal Bank of Neuchâtel, we recently created a skills center active in the field of spatial planning, urban planning and mobility. More generally, centers specialize in specific fields where they are considered to be poles of reference. They will intensify activities such as research, publication, training and education. We also endeavor to maintain the high quality courses and a close relationship with our students, while catering to an ever growing student body. Our mission is to develop knowledge and know-how. In additional to necessary technical knowledge, our courses provide a boarder basis and procedures that enable structured and critical thinking. 

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BLAISE CARRON PROFESSEUR ORDINAIRE - DROIT PRIVÉ PROFESSOR - PRIVATE LAW - FACULTY OF LAW

FACULTÉ DE DROIT Blaise Carron est professeur de droit à l’Université de Neuchâtel, spécialisé en droit privé où il enseigne l’introduction générale au droit, le droit des obligations, les contrats de construction et co-dirige le séminaire du droit du bail.

Issu d’une famille d’enseignants, il a effectué ses études à Fribourg, à Tübingen et à Harvard avant de devenir avocat spécialiste en droit de la construction et de l’immobilier au sein d’un grand cabinet à Berne. Après 10 ans de barreau au cours desquels il a toujours conservé une activité d’enseignement parallèlement à ses activités d’avocat, il choisit aujourd’hui de se consacrer pleinement à l’enseignement et à la science juridique. Quelle est votre approche pédagogique et comment concevez-vous votre mission ? Nourri par une pratique professionnelle privée de plusieurs années, je considère un peu mes étudiants comme mes clients. Je leur dois une prestation de qualité, je veux répondre à leurs attentes et tenir compte de leurs aspirations. En première année, je leur enseigne les principes généraux du droit, les fondements et la méthodologie juridique. Mes cours destinés aux étudiants plus avancés sont consacrés à une matière précise. Dans toute mon activité, j’essaie de leur transmettre ma passion pour le droit et de leur faire aimer cette matière. La faculté de droit met l’accent sur la proximité et l’interactivité avec les étudiants et, même si l’effectif a presque doublé en l’espace de 5 ans, nous souhaitons ne pas dispenser des cours ex cathedra mais favoriser le dialogue, la discussion. Les étudiants doivent pouvoir, dès la première année, saisir les enjeux qui sous-tendent le système juridique, développer un sens critique et faire preuve d’ouverture d’esprit. Le droit n’est en effet pas une matière figée et les juristes ne peuvent pas appliquer les règles de droit de manière mécanique.

Qu’attend-t-on d’un juriste, quelles sont les qualités professionnelles requises ? Je crois que la première exigence est la rigueur et la méthode. Le juriste doit être précis et bien ordonné. Cela implique un amour de la langue, un goût prononcé pour la lecture et l’analyse. Cela doit lui permettre, dès lors qu’il maîtrise son sujet, de pouvoir dépasser le texte et de faire preuve d’une certaine inventivité pour trouver des solutions. La seconde qualité est la volonté de se mettre au service des intérêts de son client. Le droit n’est pas une fin en soi, le juriste est immergé dans la société. Il doit mettre ses com-


pétences au service de l’économie, du social ou du culturel. Il doit avoir des connaissances larges, comprendre les enjeux, le contexte, l’environnement. Il doit faire preuve d’une grande capacité d’écoute et d’analyse. Je pousse troisièmement mes étudiants à être mobiles, à se préparer à un marché plus vaste, international. La maîtrise de l’allemand et de l’anglais sont aujourd’hui indispensables pour un juriste suisse : la majeure partie de la littérature et de la jurisprudence sont en allemand et les contrats sont souvent rédigés en anglais. Le master que nous réalisons en commun avec l’Université de Lucerne prépare les étudiants à cette ouverture. Ils peuvent aussi choisir notre master commun avec le King’s College London, une célèbre université anglophone. 

Blaise Carron is a professor of Law at the University of Neuchatel, specialized in private law, where he teaches general introduction to Law, Contract Law, Construction contracts and co-directs the seminar on Lease Law. What is your pedagogical approach and how would you describe your mission? Due to several years of private practice, I consider my students a little like my clients. I owe them a quality service, I want to meet their expectations and take on board their aspirations. During the course of the first year, I teach them the general principles of Law, legal foundations and methodology. My courses for more advanced students are devoted to a specific subject. I try to convey my passion for Law and make them love the subject through all my courses. The Law school emphasizes proximity and interactivity with students, and although the number of students has almost doubled in the space of 5 years, we do not want to simply deliver lectures but promote dialogue and spark discussion. As off their first year, students should be able to understand the underlying issues of the legal system, develop critical thinking and be open-minded. Law is not a rigid course matter and lawyers cannot make a mechanical application of the law.

What should one expect from an in-house lawyer, what professional qualities are required? I think that the first requirement is rigor and method. An inhouse lawyer must be precise and orderly. This implies a love of language, a taste for reading and analysis, which should enable them, as soon as they have gained sufficient mastery of the subject, to transcend the text and show some inventiveness in order to develop a solution. The second quality is the desire to serve the interests of the client. The law is not an end in itself; an in-house lawyer is immersed in society. He must lend his skills to economic, social and cultural sectors. He must also have broad knowledge; understand the issues, context and environment. He must also demonstrate a great capacity as a listener and analyst.

Thirdly, I encourage my students to be mobile, to prepare for a larger, international market. Fluency in German and English are now essential for a Swiss lawyer: most of the literature and case law are in German and contracts are often written in English. The Masters’ offered jointly with the University of Lucerne prepares students for this occurrence. They can also choose our joint Masters’ with King’s College in London, a well-known English University. 

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CESLA AMARELLE PROFESSEURE ASSISTANTE- DROIT DES MIGRATIONS ASSISTANT PROFESSOR- MIGRATION LAW

FACULTÉ DE DROIT

Cesla Amarelle est actuellement professeure assistante en droit des migrations à la Faculté de droit. Elle est également membre du Centre de droit des migrations (CDM), un centre d'excellence interuniversitaire et interdisciplinaire.

Son origine uruguayenne (elle est née à Montevideo, de grands parents italiens et espagnols) l’a amenée à développer naturellement un intérêt et une sensibilité particulière pour le droit des étrangers en Suisse. Elle excelle aujourd’hui dans les questions liées à la libre circulation des personnes et le droit d’asile. Titulaire d’un doctorat en droit, elle a enseigné à Lausanne et a été chargée de cours à l'Université de Fribourg pour la Chaire de droit international public et de droit européen avant de rejoindre en 2009 l'Université de Neuchâtel. Chercheure en droit européen et droit international économique, elle est auteure de monographies, articles et contributions diverses ainsi qu’organisatrice de séminaires et colloques ayant pour thème le droit des migrations L’Université de Neuchâtel a développé un véritable pôle de compétenceT autour de la thématique des migrations avec le Centre de droit des migrations, la Maison d'analyse des processus sociaux et le Forum suisse pour l'étude des migrations et de la population. Quel est le rôle de ces différentes structures ? Le Centre de droit des migrations est un centre inter-universitaire et interdisciplinaire, financé par la Conférence universitaire suisse, qui fédère les compétences des Facultés de droit des Universités de Neuchâtel, où se trouve son siège, de Berne et Fribourg, avec celles de la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Neuchâtel par le biais de la Maison d'analyse des processus sociaux (MAPS), et plus particulièrement du Forum suisse pour l'études des migrations et de la population (SFM). Les trois GBcultés de droit partenaires couvrent aujourd'hui, en termes d'enseignement et de recherche, divers aspects du droit des migrations, avec des spécificités et des orientations différentes et complémentaires : le droit international à Berne, le droit européen à Fribourg et le droit interne à Neuchâtel. La Maison d'analyse des processus sociaux (MAPS), en Faculté des lettres et Sciences humaines de l'Université de Neuchâtel, développe des axes de recherches interdisciplinaires et transversaux liés au thème de la migration, très complémentaires à ceux de la Faculté de droit, et ce, en anthropologie, géographie humaine, migration et citoyenneté,


psychologie et éducation, sociologie. Cette association de compétences des sciences sociales et du droit a pour objectif de renforcer les échanges entre les disciplines, de favoriser la création d'un réseau plus large, rassemblant d'autres acteurs du phénomène migratoire, à l'échelle nationale et internationale, et d'offrir une palette plus large et complémentaire d'enseignement et de recherche. Le Forum suisse pour l’étude des migrations et de la population (SFM) est un institut de l’Université de Neuchâtel qui offre, par son orientation “migration et citoyenneté” du Master "sciences humaines et sociales", une formation novatrice unique en Suisse. Créé en 1995, conjointement au lancement d’un programme de recherche national sur le thème des migrations, dans le but de contribuer à une discussion pragmatique liée aux migrations et aux relations interculturelles, l’institut a réalisé de nombreuses études financées ou mandatées par différents organismes (fédéraux, cantonaux, communaux et privés). L’Université de Neuchâtel va continuer à développer ses compétences et renforcer son expertise dans ce domaine à travers le projet de création du Centre de compétence suisse pour les droits humains. Le projet des universités de Berne, Fribourg, Neuchâtel et Zurich, en association avec l'Institut universitaire Kurt Bösch, la Haute école pédagogique de Suisse centrale et l'association Humanrights.ch (MERS) a remporté l'appel d'offre de la Confédération en tant que Centre de compétence suisse pour les droits humains. Ce centre aura pour mission de mettre à disposition des informations, conseils, plateformes de rencontres à l'intention des acteurs dans le domaine des droits humains.

Quelle est votre approche pédagogique sur la libre circulation des personnes ? Dans le contexte actuel de globalisation des échanges, les espaces de libre circulation des personnes sont de plus en plus nombreux et se manifestent un peu partout dans le monde (MERCOSUR en Amérique du Sud, ASEAN en Asie du sud-est, ALENA en Amérique du Nord, CEMAC en Afrique centrale, CEDEO en Afrique de l’Ouest). Tous ces espaces matérialisent des politiques d’intégration régionales et ils impactent aussi fortement sur les migrations externes (accès réduits à ces espaces pour des ressortissants d’Etats tiers). C’est pourquoi, le droit de la libre circulation revêt une importance décisive dans la formation du droit des migrations. J’enseigne un cours de master qui a pour objet l'étude de la libre circulation des personnes en droit international, européen et suisse. Après une brève présentation des mutations de l’environnement économique et social pour les migrations ainsi que du cadre légal et institutionnel existant dans les différentes formes de libre circulation mon cours se concentre plus particulièrement sur le droit des accords bilatéraux CH-UE (Accord sur la libre circulation des personnes et ventilation de l’acquis de Schengen) qui

constitue le dispositif juridique le plus abouti en matière de libre circulation en comparaison internationale. L’enseignement est agrémenté de cas pratiques et de séminaires lors desquels les étudiants sont appelés à présenter et à discuter de différents thèmes sur la base des lectures qui leur sont proposées. Un des principaux objectifs pour les étudiants est d’approfondir une thématique d’actualité et d’apprendre à défendre et représenter une partie et en négocier les points essentiels. 

Cesla Amarelle is currently an Assistant Professor of Migration Law at the Faculty of Law. She is also a member of the Center for Migration Law (CDM), an inter-university and interdisciplinary skill center. Her Uruguayan origins (she was born in Montevideo, having Italian and Spanish grandparents) have led her to develop a natural interest in and particular sensitivity to the rights of foreigners in Switzerland. What is your pedagogical approach on the free movement of people? In the current context of trade globalization, places of freedom of movement are more and more numerous and occur throughout the world (MERCOSUR in South America, ASEAN in South-East Asia, ALENA in North America, CEMAC in Central Africa, CEDEO in West Africa). All these spaces generate regional integration policies and heavily impact external migration (reduced access to these spaces for other nationals). Therefore, the right of free movement is of decisive importance in the formation of migration law. I teach a Master’s course which studies the free movement of persons in international, European and Swiss law. After a brief presentation of mutations in economic and social environment for migrations as well as the legal and institutional framework existing in the various forms of free movement, my course focuses specifically on the Law governing CH-EU bilateral agreements (Agreement on the Free Movement of Persons and breakdown of the Schengen achievements), which provides the most comprehensive legal framework in terms of free movement in international comparisons. The learning experience is enhanced with practical case studies and seminars whereby students are required to present and discuss various topics based on proposed reading materials. A key goal for students is to delve deeply into a current topic and learn to defend and represent a party and negotiate the main points. 

h p://www2.unine.ch/ius‐migra on


DANIEL KRAUS PROFESSEUR EXTRAORDINAIRE - DROIT DE L’INNOVATION EXTRAORDINARY PROFESSOR - INNOVATION LAW

FACULTÉ DE DROIT Daniel Kraus est professeur extraordinaire, titulaire de la Chaire de droit de l’innovation à la Faculté de Droit. Titulaire d’un Master of Laws du King’s College of London et d’un Doctorat en droit de l’Université de Genève, il a commencé sa carrière comme avocat dans des cabinets spécialisés en propriété intellectuelle avant de rejoindre l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle à Berne où il fut successivement conseiller juridique, chef de projet puis chef suppléant du service juridique affaires commerciales internationales et chef du service formation et coopération technique. Parallèlement, il a été Maître-assistant à l’Institut de droit de la santé de l’UniNE puis a pris en charge successivement des cours de droit des brevets, droit international de la propriété intellectuelle, santé publique et développement, et environnement juridique des sciences de la vie. Il a dispensé des enseignements et a effectué des collaborations avec plusieurs universités et hautes écoles suisses et étrangères et a organisé ou participé en tant qu’orateur à de

nombreux séminaires, conférences et workshops. Il est auteur de nombreuses recherches et publications dans le domaine de la propriété intellectuelle et des biotechnologies. Avocat, arbitre et médiateur OMPI, il est également juge suppléant au Tribunal fédéral des brevets. Ses compétences et domaines de spécialisation sont le droit de la propriété intellectuelle, le droit de l'innovation, le droit de l'OMC, le droit européen, la médiation et la coopération technique en matière de propriété intellectuelle. Que recouvre le droit de l’innovation ? Le droit de l’innovation est un domaine nouveau qui a pour pilier – fondamental, mais pas unique - la propriété intellectuelle, avec d’un côté la propriété industrielle, les brevets et la technologie et de l'autre la propriété artistique et culturelle. C’est un domaine interdisciplinaire qui cherche à voir de quelle façon on peut favoriser, stimuler cette innovation et la distribuer. Il ne s’agit pas seulement de la protection de cette innovation, mais aussi de son exploitation et de sa diffusion. La discipline s’intéresse aussi à la façon de financer l’innovation, au processus de recherche-développement, à la structure de la société. La propriété intellectuelle est indissociable de l’innovation. C’est une notion juridique dont le périmètre est vaste : elle intéresse des réalisations aussi diverses que des inventions, des logiciels, des créations littéraires, des marques, des designs. Le point commun à tous ces éléments est qu’ils sont tous protégés par un droit exclusif, conférant à leur titulaire le pouvoir d’en contrôler l’accès, l’usage et l’exploitation. À la différence de la notion de propriété intellectuelle, la notion d’innovation, elle, n’est pas un concept juridique, et ne fait pas l’objet d’une définition précise. L’innovation recouvre des éléments multiples (inventions, savoir-faire, logiciels, bases de données, marques, etc.) qui sont soumis en fonction de leur nature à des régimes juridiques distincts.

Pouvez-vous nous donner un exemple de réflexion menée en relation avec le tissu économique ? Nous pouvons prendre l’exemple d’un séminaire organisé en  avril   ayant  pour thème "L’innovation par la concurrence : exploitons les atouts de la Suisse !" organisé dans le cadre du 8éme Atelier de la concurrence par la Faculté de droit de l'Université de Neuchâtel et la Haute École des sciences appliquées de Zurich.


versité suisse à participer à cet ambitieux projet - sont responsables. Des instruments ont été développés dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), mais d'autres organisations internationales, telles que l'OMS ou l'ONU, ont également été impliquées. Ces instruments sont toutefois utilisés de façon inégale. Tout leur potentiel, en particulier en matière d'exportation, n'a pas encore été exploité. 

La Suisse est en tête des pays innovants en Europe ; elle est considérée comme l’une des économies les plus compétitives du monde et ses habitants déposent le plus grand nombre de brevets par tête au niveau mondial. La qualité de la formation, la sécurité, la paix sociale ainsi que le bienêtre économique sont autant d’atouts pour les entreprises. Mais pour conserver sa place et continuer à accroître sa compétitivité sur les marchés et améliorer sans relâche les conditions générales d'innovation, plusieurs facteurs sont nécessaires et certaines questions ont été soulevées et ont fait l’objet de débats. Doit-on privilégier la complémentarité et la coopération entre les institutions de formation ou stimuler la concurrence ? La Suisse dispose d'une grande densité d'universités et de hautes écoles spécialisées de qualité. Certains préconisent la concurrence entre ces institutions afin d'en obtenir les meilleurs résultats alors que d’autres souhaitent davantage de coopération. Doit-on adapter les conditions-cadres qui stimulent l’innovation notamment en matière de propriété intellectuelle, de concurrence, de formation et de taxation pour que la Suisse conserve une place attractive pour la recherche et le développement de produits et services innovants ? Doit-on axer la politique d’immigration sur les besoins des entreprises suisses pour favoriser la venue de cerveaux ?

Daniel Kraus is &YUSBPSEJOBSZProfessor in Innovation Law at the Faculty of Law. With a Master of LawT from King’sCollege in London and a PhD in Law from the University of Geneva, he began his career as a lawyer in firms specialized in intellectual property before joining the Swiss Federal Institute of Intellectual Property in Berne where he has been, successively, General Counsel, Project Manager and then Deputy Head of International Trade Legal Affairs and head of training and technical cooperation. At the same time, he was Assistant Professor at the Institute for Health Law of UniNE and then successively assumed the responsibility of dispensing courses on patent law, international law on intellectual property, public health and development, and legal environment regarding life sciences. Can you tell us about the issues surrounding innovation in developing countries?

Pouvez-vous nous parler de la problématique d’innovation dans les pays en voie de développement ?

Access to innovation is an important issue for developing countries. Equitable access to pharmaceuticals in particular is a fundamental issue and a basic right. In a context of globalization and at a time when developing countries are faced with serious epidemics, such as tuberculosis, AIDS, bacterial infection and malaria, rising costs make access to medication more and more difficult, even impossible, for those who need it the most. A balance must be found between the interests of developing countries in benefiting from the necessary technology and the desire of industrialized countries to protect their knowledge. In order to find solutions allowing for a broad distribution of innovative medicine without compromising research and development, a project was recently launched by the 7th European Framework Program. The University of Neuchatel is involved in this project through an EU-financed consortium focused on promoting the social responsibility of licensing as a means to enhance and ensure the availability of essential drugs in developing countries. This 1,750,000 Euro project involves prestigious research institutions at an international level: St George’s University of London (UK), Ozwaldo Cruz Foundation (Brazil), the International Vaccine Institute (South Korea) and the South African Medical Research Council (South Africa). Its goal is to encourage product development partnerships, promote the development of socially responsible licenses and finally to identify and analyze existing legal instruments at the international level to facilitate access to medicine while maintaining innovation interests in this domain, which implies significant costs. It is especially for this third, legal component that the Institute of Health Law (IDS) and the Center for Commercial, Tax and Innovation Law (CCFI) of the University of Neuchatel – the only Swiss University to participate in this ambitious project – are responsible. Other instruments have been developed within the World Trade Organization (WTO), but other international organizations such as the WHO or the UN have also played a role. These instruments are, however, unevenly applied. Their full potential, especially in terms of exports, has not yet been exploited.  h p://www.unine.ch/ccfi

L'accès à l’innovation est un enjeu important pour les pays en développement. L’accès équitable aux produits pharmaceutiques, en particulier, est un enjeu fondamental et un droit élémentaire. Dans un contexte de mondialisation et à l'heure où les pays en développement font face à de graves épidémies, telles la tuberculose, le sida, les infections bactériennes et le paludisme, l'explosion des coûts rend de plus en plus difficile, voire impossible, l'accès aux médicaments à ceux qui en ont le plus besoin. L’équilibre doit donc être trouvé entre l’intérêt pour les pays en développement de pouvoir bénéficier de la technologie nécessaire et le souhait des pays industrialisés de protéger leur savoir-faire. Afin de trouver des solutions permettant de distribuer largement les médicaments innovants sans remettre en cause la recherche et le développement, un projet a récemment été lancé par le 7ème programme-cadre européen. L’Université de Neuchâtel participe à ce projet par le biais d’un consortium financé par l'UE axé sur la promotion de la responsabilité sociale de licence comme moyen d'améliorer et d'assurer la disponibilité des médicaments essentiels dans les pays en développement. Ce projet doté de 1 750 000 euros, implique des institutions de recherche prestigieuses au niveau international : La St George's University of London (UK), l'Ozwaldo Cruz Foundation (Brésil), l'International Vaccine Institute (Corée du Sud) et le South African Medical Research Council (Afrique du Sud). Il a pour but d’encourager la mise sur pied de partenariats de développement de produits, de développer des licences socialement responsables, et, enfin de répertorier et d'analyser les instruments juridiques existants au niveau international pour faciliter l’accès aux médicaments, tout en maintenant la stimulation à innover dans ce domaine, ce qui a un coût important. C'est plus particulièrement de ce troisième volet juridique que l'Institut de droit de la santé (IDS) et le Centre de droit commercial, fiscal et de l'innovation (CCFI) de l'Université de Neuchâtel - seule uni-

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Christophe Claret : relever les défis techniques et économiques Monsieur Christophe Claret, après 20 ans de créations et de réussites, quel a été l'impact de la crise sur votre entreprise ? L'entreprise et son manager se sont adaptés aux attentes des marchés. Aujourd'hui, La Manufacture Claret continue à innover et à créer en mettant sa haute expertise au service des autres. La marque Christophe Claret, lancée en 2009 avec le modèle DualTow, mise en 2011 sur l'Adagio et la 21 Blackjack. Concrètement, quelles sont les évolutions récentes de La Manufacture Claret ? Depuis 1989, nous avons créé pas moins de 64 calibres différents pour une vingtaine de marques horlogères prestigieuses. Nous sommes une des rares manufactures à maitriser tous les métiers de la production horlogère et notre parc machines est l'un des plus modernes de Suisse. Certaines machines sont uniques, car conçues avec nous pour nos besoins. Nous mettons maintenant ce savoir-faire unique au service des autres marques, mais aussi sous-traitants, qui nous mandatent pour des opérations de haute technicité. Est-ce à dire que vous laissez la créativité et l'innovation de côté ? C'est incompatible avec l'esprit de La Manufacture Claret. Par exemple, nous proposons de nouveaux modules de conception innovante, qui permettent d'adjoindre des complications supplémentaires à des mouvements de base. La moyenne d'âge de nos équipes est de 28 ans, tous sont des professionnels hautement qualifiés que l'entreprise a formés de 6 à 18 mois. Tous relèvent en permanence de nouveaux défis : quand on vit sa passion, c'est motivant. Comment pouvez-vous rester indépendant ? Je suis actionnaire unique et depuis plus de 20 ans, tous nos investissements ont été réalisés en autofinancement. Ensuite, c'est une affaire de réputation, celle de l'entreprise et celle de l'homme qui l'anime.

Christophe Claret : meeting technical and economic challenges Mr Christophe Claret, after 20 years of creations and success, what impact did the crisis have on your company? The company and its manager have adapted to market expectations. Today, La Manufacture Claret continues to innovate and create by lending its exceptional expertise to others. The Christophe Claret brand, launched in 2009 with the “DualTow” model, is betting on “Adagio” and “21 Blackjack” in 2011. How do you remain an independent? I am, and have been, the sole shareholder for over 20 years; all our investments have been self-financed. It is a matter of reputation, of the company and of the man behind it.

le soleil d’or - 2400 le locle - tél. +41 32 933 80 80 - fax +41 32 933 80 81 - www.manufactureclaret.com

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In 2009 you created “DualTow” under the brand Christophe Claret. It was a great success. In January 2011, “Adagio” received an incredible welcome and you were the main event during Baselworld 2011 with “21 Blackjack”. What can you tell us about this latest model? It illustrates the fun side of watchmaking as well as our expertise. Dice, blackjack and roulette should in no way prevent the readability of time indicators. The two dice are in the central part of the watch, so it is always readable. On the back, the rotor of the watch becomes the roulette wheel, visible through a sapphire crystal. Blackjack invites both dealer and player to join the game. The buttons enable the game to start, with every card accompanied by a tone, initiated by a visible hammer. The bank distributes the cards and follows its own rules. It is an automatic watch with an exceptional movement, consisting of 501 components, self-winding, COSC certified chronometer and with two barrels that act as powers reserves for up to 72 hours. There are 884'736 opportunities to win at blackjack, but the heart of this watch beats to the tune of 28'800 vibrations per hour. Each and every watch has a spirit, a soul. It gives you a certain feeling. And we write a story with each of them.

www.christopheclaret.com

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P U B L I R E P O R TA G E

En 2009 vous avez créé la DualTow sous la marque Christophe Claret. Un succès. En janvier 2011, l'Adagio reçoit un incroyable accueil et vous faites l'événement à Bâle 2011 avec la 21 Blackjack. Que pouvez-vous nous dire sur ce dernier modèle ? Il illustre la Haute Horlogerie ludique et notre savoir-faire. Le jeu de dés, le blackjack et la roulette ne doivent en aucun cas empêcher la bonne lisibilité des indications horaires. Les deux dés sont dans la carrure de la montre, toujours lisibles. Au dos, la masse oscillante de la montre devient roulette, visible à travers une glace saphir. Le blackjack accueille joueur et croupier, les poussoirs et boutons permettent de jouer, chaque nouvelle carte s'accompagne d'une sonnerie dont le marteau est visible. La banque distribue les cartes et respecte ses propres règles. C'est une montre automate, avec un mouvement hors-norme, constitué de 501 composants, à remontage automatique, certifié chronomètre COSC, et elle dispose de deux barillets pour une réserve de marche de 72 heures environ. S'il y a 884'736 possibilités de gagner au blackjack, le cœur de cette montre bat à 28'800 alternances par heure. Chaque montre à un esprit, une âme. Elle procure des sensations. Et nous écrivons une histoire avec chacune.


JEAN-MARIE GRETHER

PROFESSEUR ORDINAIRE - DOYEN (2009-2011) PROFESSOR – DEAN OF FACULTY OF ECONOMICS

FACULTÉ DES SCIENCES ECONOMIQUES Jean-Marie Grether est professeur ordinaire à la Faculté des sciences économiques et doyen de la faculté. Titulaire d’un doctorat en sciences économiques de l’Université de Genève, il a enseigné au Mexique et a été chargé de cours dans diverses

universités romandes avant de rejoindre l’Université de Neuchâtel en 2000. Ses recherches appliquées ont été réalisées en tant que consultant auprès de la Banque Mondiale, du Seco, de l'UE et de l'UNCTAD. Ses domaines de spécialisation portent sur divers champs de compétence : commerce international, développement et environnement, libéralisation commerciale et compétitivité industrielle, migration et commerce international, accords régionaux de libreéchange. Comment est organisée la Faculté des sciences Économiques et quels sont ses atouts ? La Faculté des sciences économiques accueille près de 800 étudiants encadrés par une centaine de personnes chargées de l’enseignement, de la recherche et de l’administration. Notre objectif est de devenir une référence européenne en matière de formation dans des domaines sélectionnés du monde des affaires. Nous souhaitons que la formation de base que nous délivrons au niveau du Cachelor, grâce à la qualité de nos programmes éducatifs, permette à tous nos diplômés de poursuivre leurs études de master en Suisse ou à l’étranger. Pour les deux premières années, le tronc est commun, en troisième année, les étudiants ont cinq orientations à choix parmi l’économie politique, le management, la comptabilité/finance, les systèmes d'information et les ressources humaines. Au niveau du deuxième et troisième cycle ou de la formation continue, il nous importe que nos diplômés soient reconnus comme les mieux formés du domaine concerné sur le marché du travail. Parmi les sept masters que nous proposons, nous pouvons identifier deux types de formations. D’un côté, celles qui relèvent exclusivement de l’Université de Neuchâtel, comme la maîtrise universitaire en développement international des affaires, qui vise à développer les compétences spécifiques permettant de renforcer l’efficacité et la compétitivité des entreprises dans un contexte international. D’un autre côté, nous offrons aussi des formations en collaboration avec d’autres universités voisines, comme Lausanne et Genève, tout en proposant des orientations particulières. Il en va ainsi de la maîtrise en systèmes d’information, avec une spécialisation en management, et de la maîtrise en finance, avec une spécialisation en analyse financière.


Quelle que soit la filière choisie, la proximité qui existe entre étudiants, assistants et professeurs est très appréciée et le degré de confiance entre les acteurs est élevé. À Neuchâtel, le travail des professeurs se fait en équipe, avec un souci constant de coordination et d’interdisciplinarité. Les étudiants de leur côté font preuve d’une grande cohésion et de solidarité dans les travaux réalisés en commun. Sur ces bases saines, nous avons pu construire des programmes éducatifs de qualité dans un souci de cohérence avec les besoins du marché du travail. Je crois que les maîtres mots sont la pertinence et l’adaptabilité. Nous devons être attentifs à rester concurrentiels et à coller le plus prêt possible aux besoins du tissu économique. Cela implique une politique de recrutement ouverte et pragmatique, qui valorise tout à la fois la maîtrise des compétencesclés et l’orientation internationale.

Quels sont les domaines d’excellence en matière de recherche ? La faculté est organisée autour de sept instituts dont les travaux de recherche et d’expertise nourrissent les enseignements et renforcent la visibilité. L’Institut d’analyse financière (IAF) s’intéresse à l'évaluation financière, qu’il s’agisse de la valeur des actifs émis par les entreprises ou du rôle des analystes financiers et des différences institutionnelles entre pays. L'Institut de l’entreprise (IENE), dont le centre principal d’intérêt est les PME, offre des champs de recherche rarement proposés ailleurs en Suisse comme l’analyse managériale des échanges internationaux ou la gestion intégrée de la demande et de la chaîne d'approvisionnement. L'institut du management de l’information (IMI) est actif dans tous les aspects liés au management de l'information, de l’exploitation des bases de données à la représentation des connaissances, en passant par l’analyse des processus décisionnels. L’institut de psychologie du travail et des organisations (IPTO), qui est le seul en Suisse à offrir cette spécialisation comme branche principale, couvre les domaines de psychologie sociale du travail, psychologie des organisations et psychologie du personnel. L’Institut de recherches économiques (IRENE) est spécialisé dans l’analyse des différentes interventions de l’État, dans des domaines aussi variés que le commerce international, les coûts de la santé, l’économie de l’éducation, les fusions de communes ou les réformes de la fiscalité. L'Institut de Statistique (ISTAT) est actif dans de nombreux domaines, dont la statistique d’enquête ou l’analyse des séries temporelles. Il collabore avec l'Office fédéral de la statistique (OFS) et des mandats lui sont régulièrement confiés par des entreprises publiques et privées. L’Académie du journalisme et des médias (AJM) répond aux besoins actuels et futurs des entreprises de médias, en analysant les conséquences économiques et managériales des nouvelles technologies de l’information et de la communication. 

Jean-Marie Grether is Professor at the Faculty of Economics as well as Dean of the Faculty. With a PhD. in Economics from the University of Geneva, he taught in Mexico and has lectured at various universities across French-speaking Switzerland before joining the University of Neuchatel in 2000. His applied research was carried out as a consultant to the World Bank, SECO, the EU and UNCTAD. What are areas of excellence in terms of research? The Faculty is organized around seven institutions whose research and expertise branch out to teaching and reinforce visibility. The Institute of Financial Analysis (IAF) concentrates on financial analysis, whether in terms of the value of assets issued by companies or the role financial analysts as well as institutional differences between countries. The Business Institute (IENE), which focuses on SMEs, offers certain fields of research rarely found elsewhere in Switzerland, such as managerial analysis of international trade or the integrated management of demand and supply chains. The Institute of Information Management (IMI) is active in all aspects of information management, from operational databases to knowledge representation, through the analysis of decision making. The Institute of Work and Organization’s Psychology (IPTO), the only Institute in Switzerland to offer this specialization as a main subject, covers all aspects of the social psychology of work, the psychology of organizations and employee psychology. The Institute of Economic Research (IRENE) is specialized in the analysis of state intervention, in areas as diverse as international trade, health care costs, the economics of education, “commune” mergers or tax reforms. The Institute of Statistics (ISTAT) is active in many fields, including statistical surveys or the analysis of time series. The Institute works closely with the Federal Statistical Office (FSO) and is regularly given projects by public and private companies. The Academy of Journalism and Media (AJM) meets the current and future needs of media companies, analyzing the economic and managerial consequences of new technologies and means of communication.  h p://www.unine.ch/seco


CAROLINA SALVA PROFESSEURE ORDINAIRE - INSTITUT D’ANALYSE FINANCIERE PROFESSOR - INSTITUTE OF FINANCIAL ANALYSIS

FACULTÉ DES SCIENCES ECONOMIQUES Carolina Salva est professeure de finance à l’Institut d’analyse financière de l’UniversitÊ de Neuchâtel. Elle dÊtient un doctorat et un Master en Êconomie financière de l’UniversitÊ Cornell aux USA, et un Bachelor en Business Administration de l’UniversitÊ de Barcelone. Elle a enseignÊ dans divers masters et programmes de formation continue en Espagne, Suisse, Belgique et France. Ses intÊrêts en matière de recherche portent sur la finance internationale des entreprises et la gestion des investissements, plus particulièrement la finance empirique. Ses recherches ont ÊtÊ prÊsentÊes lors de plusieurs confÊrences à travers le monde et ont ÊtÊ publiÊes dans les meilleures revues de finance. Elle a Êgalement dÊveloppÊ ses

activitÊs professionnelles dans le secteur privÊ en tant que consultante et gestionnaire de placements. Elle est spÊcialisÊe en finance d’entreprise et internationale, l’Êvaluation d’entreprise, la gouvernance d’entreprise et les marchÊs financiers. Quels sont les enseignements que vous dispensez à l’UniNE ? +FOTFJHOFBDUVFMMFNFOUMBGJOBODFEFOUSFQSJTFFUMÀWB MVBUJPO-F cours de finance d’entreprise met l’accent sur les principes fondamentaux de la finance d’entreprise et fournit lecadre conceptuel nÊcessaire pour aider les ges tionnaires àprendre les bonnes dÊcisions. Les Êtudiants BVHNFOUFOU leurcapacitÊ à comprendre la thÊorie finan cière et apprenOFOUà appliquer les diffÊrents concepts et techniques qui leurQFSNFUUSPOUEFSÀTPVESFEFTTJUVB tions concrètes. LFDPVSTEÀWBMVBUJPOQPSUFTVSMFTEJGGÀSFOUFTUFDIOJ RVFTRVJQFVWFOUà USFVUJMJTÀFTQPVSEÀUFSNJOFSMBWB MFVSEVOFGJSNF

Pouvez-vous nous parler de mandats ou projets de recherche rÊalisÊs dans le cadre de l’Institut d’analyse financière ? %eux EFNFTpublications lesplus rÊcentes sont sur la valeurde l’excÊdent de trÊsorerie et la gouvernance d’en trepriseainsi que sur la valeur des recommandations des Bnalysteset l'organisation de la recherche en finance. -e premier de ces articles, publiÊ dans le Journal of'J nancial Economics en novembre 2010,WJTF¡comprenESF TJ les Dotations croJsÊesaux USA constituent un mÊcanis mF efficace pour renGPSDFSMBHPVWFSOBODFFUEPODMB DPOGJBODFEFTJOWFTUJTTFVST%BOTDFCVUOPVTBWPOT FYBNJOÀTJFUDPNNFOUMFTDPUBUJPOTDSPJTÀFTBNÀSJ DBJOFTBUUÀOVFOUMFSJTRVFRVFMFTJOJUJÀTUSBOTGPSNFOU MFTMJRVJEJUÀTEFMFVSFOUSFQSJTFFOCÀOÀGJDFTQSJWÀT /PVTBWPOTEÀUFSNJOÀRVFMBWBMFVSRVFMFTJOWFTUJT TFVSTBUUBDIFOUBVYSÀTFSWFTEFUSÀTPSFSJFFYDÀEFOUBJSF FTUTFOTJCMFNFOUQMVTJNQPSUBOUFQPVSMFTTPDJÀUÀT ÀUSBOH¿SFTDPUÀFTTVSMFTCPVSTFTBNÀSJDBJOFTFUQMVT MJCSFRVFMFVSTIPNPMPHVFTOBUJPOBVY%FQMVT OPVT NPOUSPOTRVFDFUUFQSJNFEFMJRVJEJUÀTFYDÀEFOUBJSFT


WJFOUOPOTFVMFNFOUEFTSÀHMFTKVSJEJRVFTBNÀSJDBJOFT FUEFTFYJHFODFTEFEJWVMHBUJPO NBJTBVTTJEFMBQSFT sion des surveillances informelles qui accompagnent les listes amÊricaines.Dans l’ensemble, notre analyse montre - du fait que la manière dont les investisseurs Êvaluent l’excÊdent de liquiditÊreflète la manière dont ils s’atten dent à ce que l’argent soitutilisÊ - que la liste amÊricaine contraint de manière significative une allocation ineffica cepar les initiÊs des rÊservesliquides de l’entreprise. Dans le deuxième article sur la valeur des recommandations des analystes et l'organisation de la recherche en finance, nous constatons que les maisons de courtage ont tendance à organiser leurs activitÊs par pays ou par secteur Êconomique. Nous Êvaluons quelle structure de recherche fournit le plus de valeur aux investisseurs. Pour ce faire, nous Êtudions l’information relative contenue dans les re commandations donnÊes par les analystes spÊcialisÊs par pays et les analystes spÊcialisÊs par secteur. Nos rÊsultats montrent que les premiers Êmettent de meilleures recommandations. La force des facteurs communs et institutionnels selon le pays explique au moins en partie la meilleure performance des analystes financiers spÊcialisÊs par pays. Bien que l’emplacement gÊographique des analystes soit un dÊterminant significatif dans l’exactitude des prÊvisions de bÊnÊfice, comme dÊmontrÊ par la littÊrature, sa pertinence est plus subtile quand il s’agit de recommandations d’action. 

Prof. Carolina Salva is a professor in finance at the Institute of Financial Analysis, University of Neuchatel. She holds a PhD and a Master degree in Financial Economics from Cornell University, USA, and a bachelor degree in Business Administration from University of Barcelona. She has taught in various master and executive education programs in Spain, Switzerland, Belgium and France. Her research interests are on the area of corporate, international finance and investment management with a focus on empirical finance. Her research has been presented in various conferences around the world and has been published in top journals in finance. She has also developed professional activities in the private sector as a consultant and as an investment manager. She is specialized in corporate and international finance, firm valuation, corporate governance and financial markets.      

What courses do you give at UniNE ? I currently teach corporate finance and valuation. The course of corporate finance emphasizes the basic principles of corporate finance and provides the conceptual framework necessary to assist managers in making good decisions. Students will broaden their capacity to understand financial theory and will learn to apply various concepts and techniques to address real world situations. The course of valuation addresses the various techniques that can be used to value firms.

Can you tell us about a mandate or research project related to the Institute of Financial Analysis ? Two of my recent papers are titled “the value of excess cash and corporate governance� and “the value of Analysts’ Recommendations and the Organization of Financial Research�. The first paper, published at the Journal of Financial Economics, in November 2010, aims to understand whether cross-listing in the U.S. is an effective mechanism for enhancing governance and therefore investors’ confidence. To this end, we examine whether and how a US cross-listing mitigates the risk that insiders will turn their firm’s cash holdings into private benefits. We find strong evidence that the value investors attach to excess cash reserves is substantially larger for foreign firms listed on US exchanges and over-the-counter than for their domestic peers. Further, we show that this excess-cash premium stems not only from the strength of US legal rules and disclosure requirements, but also from the greater informal monitoring pressure that accompanies a US listing. Overall, because investors’ valuation of excess cash mirrors how they expect the cash to be used, our analysis shows that a US listing constrains insiders’ inefficient allocation of corporate cash reserves significantly. In the second paper, we note that brokerage houses tend to organize their research activities by country or economic sector. We evaluate which research structure provides most value to investors. To do so, we study the relative information content of recommendations issued by country-specialized analysts and sector-specialized analysts. Our findings show that the former issue more valuable recommendations. The strength of countryspecific commonalities and institutional factors explain at least part of the better performance of country-specialized financial analysts. Although analysts’ geographic location has been shown in the literature to be a significant determinant of earnings forecast accuracy, its relevance is more subtle when it comes to stock recommendations. 

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GÉRALD REINER PROFESSEUR ORDINAIRE - INSTITUT DE L'ENTREPRISE - DOYEN DESIGNE (2011-2013) PROFESSOR - ENTERPRISE INSTITUTE - DESIGNATED DEAN (2011-2013) OF THE FACULTY OF ECONOMICS

FACULTÉ DES SCIENCES ECONOMIQUES Gerald Reiner est professeur en management de la production et de la logistique et doyen désigné de la Faculté des sciences économiques de Neuchâtel. Titulaire d’un Master in Business Administration à la Wirtschaftsuniversität de Vienne en Autriche et d’un Doctorat en sciences économiques de cette même université, il a été assistant (doctorant et postdoctorant) à l’université de Vienne, professeur invité à l’Aston Business School de Birmingham, au RoyaumeUni avant de rejoindre la faculté des sciences économiques de Neuchâtel en 2007 où il dirige la chaire de management de la production et de la logistique, unique en Suisse. Ses expertises et domaines de compétence sont la gestion intégrée de la demande et de la chaîne d'ap-

provisionnement, les systèmes de production, la gestion de la qualité. Auteur de nombreux articles dans des publications spécialisées et organisateur de colloques et de conférences, il est également membre de plusieurs institutions et associations professionnelles : Association Suisse de Recherche Operationnelle (ASRO), European Operations Management Association (EUROMA), International Society for Inventory Research (ISIR), Production and Operations Management Society (POMS). Comment fonctionne l’Institut de l’entreprise et que recouvre le Master en développement international des affaires (MScIBD) ? La faculté des sciences économiques compte sept instituts dont l’institut de l’entreprise (IENE). L'IENE offre des champs de recherche rarement proposés ailleurs en Suisse : Stratégies internationales, promotions de l’investissement direct étranger (Prof. Sam Blili), Marketing international, analyse managériale des échanges internationaux et réglementation (OMC, UE, accords bilatéraux; Prof. Michel Kostecki) et Gestion intégrée de la demande et de la chaîne d'approvisionnement, systèmes de production, gestion de la qualité (Prof. Gerald Reiner). L’institut dispense un Master en développement international des affaires (MScIBD) qui comprend des enseignements ayant pour thèmes la stratégie globale, le marketing international, la méthodologie de la recherche en management, la négociation internationale, le contrôle qualité et la certification, la logistique, la publicité internationale, la propriété intellectuelle. Les enseignements sont organisés de manière à répondre aux besoins spécifiques des entreprises avec une dimension internationale forte puisque les cours sont dispensés en français et en anglais. Des cours optionnels complètent ce dispositif et des stages en Suisse ou à l'étranger peuvent également être intégrés dans le cursus.

Quels sont vos domaines de recherche ? Nous constatons aujourd’hui que la rapidité des évolutions technologiques et la pression de plus en plus forte de la concurrence conduisent à une réduction des cycles de vie des produits et imposent donc une gestion plus performante de la chaîne d'approvisionnement. Dans ce contexte nous sommes amenés à proposer de nouveaux modèles permettant une optimisation des délais de livraison et une diminution des ruptures de stock. D’une manière générale


nous étudions tous les facteurs qui peuvent permettre des progrès dans la gestion de la chaîne d'approvisionnements des produits et contribuent par là-même à une amélioration des résultats financiers des entreprises. Le développement durable est également devenu un enjeu majeur pour les entreprises. L’engouement de notre société pour les questions sociales, environnementales et éthiques contraint progressivement les entreprises à revoir non seulement leur offre de produits et de services mais également leur façon de faire. Dans ce cadre, nous cherchons à identifier les mécanismes d’adaptation les plus probants afin de permettre aux entreprises d’intégrer efficacement le développement durable au cœur de leurs opérations. Un autre de mes axes de recherche se concentre sur la gestion des opérations humanitaires, en particulier les aspects logistiques comme par exemple la livraison de médicaments et de nourriture après une catastrophe naturelle. Le but de cette recherche est d’identifier les facteurs influençant positivement et négativement la performance de la logistique humanitaire, afin de permettre aux organisations non-gouvernementales (ONG) de répondre plus rapidement et plus efficacement aux besoins des populations victimes de catastrophes.

Pouvez- vous nous parler du programme “Keeping Jobs in Europe” dont vous assurez la coordination ? Le programme est piloté par l’Université de Neuchâtel, et nous avons établi des partenariats avec l’Université de Lausanne et des entreprises en Allemagne, en Angleterre, en Autriche et en Suisse. L’objectif de ce programme européen est en fait d’aider les entreprises à améliorer leur compétitivité. En effet, pour faire face à la concurrence des entreprises des pays à bas salaire «low-labor cost» qui proposent des services moins chers, les entreprises européennes doivent de leur coté proposer une valeur ajoutée plus forte à leurs clients, c'est-àdire, des services sur mesure et des délais de livraison beaucoup plus rapides. Nous avons dans ce contexte développé des outils comme le «Rapid Modeler» qui sont des logiciels de pointe qui permettent l’amélioration des temps de production ainsi que la réduction des délais de livraison. A terme, le but est d’inciter les entreprises à modifier la manière dont elles conçoivent et organisent la gestion de leur production.

L’amélioration de la compétitivité permettra de maintenir des emplois en Europe et d’éviter des délocalisations. Nous renversons ici le processus selon lequel la masse salariale doit seulement être analysée à travers une notion de coût pour considérer qu’elle est source de valeur, qu’elle contribue à la satisfaction du client et qu’elle doit permettre une augmentation des revenus à terme. 

Gerald Reiner is Professor of Operations and Logistics Managements and Vice-Dean of the Faculty of Economics in Neuchatel. With a Masters’ in Business Administration from the Wirtschaftuniversität in Vienna, Austria and a PhD in Economics from the same university, he was an assistant (doctoral and post-doctoral) at the University of Vienna, visiting Professor at Aston Business School in Birmingham in the UK, before joining the Faculty of Economics in Neuchatel where he heads the Chair of production and logistics management, the only one in Switzerland. Can you tell us about the “Keep jobs in Europe” program you help coordinate? The program is managed by the University of Neuchatel and we have established partnerships with the University of Lausanne as well as companies in Germany, England, Austria and Switzerland. The objective of this European program is in fact to help companies improve their competitiveness. Indeed, in response to competition from countries with low labor-costs that offer cheaper services, European companies for their part must offer a higher added value to their clients, in other words tailored services and faster delivery. In this context, we have developed tools such as “Rapid Modeling”. This latest technology software enables companies to improve their production and reduce delivery time. Ultimately, the goal is to encourage companies to change how they design and organize production management. Improving competitiveness will help keep jobs in Europe and avoid relocation. We are reversing the process by which employment should only be analyzed through the notion of cost to be considered valuable, it contributes to customer satisfaction and should allow an increase in income eventually.  hp://.unine.ch/iene


CINZIA DAL ZOTTO PROFESSEURE EXTRAORDINAIRE - ACADEMIE DU JOURNALISME ET DES MEDIAS (AJM) EXTRAORDINARY PROFESSOR - ACADEMY OF JOURNALISM AND MEDIA (AJM)

FACULTÉ DES SCIENCES ECONOMIQUES Cinzia Dal Zotto dirige depuis 2008 la chaire de gestion des médias de l’Académie du Journalisme et des médias (AJM), à la faculté des sciences économiques de Neuchâtel. Diplômée en économie et commerce de l’Université catholique de Milan et titulaire d’un doctorat de l’Université de Regensburg (Allemagne), elle possède un cursus international aux États-Unis (Université de Berkeley) et en

Europe (Jönköping International Business School en Suède). Membre du conseil d’administration de la Societé Suisse des sciences de la communication et des médias (SSCM) et de l’Association européenne consacrée au champ de la recherche en management des médias (EMMA), elle est également auteure de plusieurs publications dans le domaine de l’industrie des médias. Quels sont les buts poursuivis par l’AJM et quelles sont les formations dispensées ? L’Académie du Journalisme et des Médias est un centre d’enseignement et de recherche unique en Suisse, qui met l’accent sur l’étude du management des médias et des nouvelles technologies. L’Académie a pour mission de former les jeunes journalistes de demain ainsi que d’assurer la formation continue des professionnels des médias. Depuis sa création en 2008, l’AJM est soutenue par les principales entreprises de médias de Suisse romande, et sa gestion en partenariat avec le Centre Romand de Formation des Journalistes (CRFJ), pour la partie professionnelle du programme, contribue à sa reconnaissance sur le plan international. Les changements majeurs qui bouleversent les besoins en formation des professionnels du secteur des médias et les technologies utilisées nécessitent une évolution des compétences managériales des journalistes et des cadres. L’entreprise de médias est une entreprise particulière qui doit réaliser un équilibre entre la poursuite d’une mission d’information et de contribution à la démocratie tout en obéissant aux règles de l’économie de marché. L’AJM répond aux besoins en personnel qualifié des entreprises de médias, au niveau de leurs journalistes et de leurs cadres, avec une formation innovante. Elle propose donc un Master destiné aux futurs journalistes de haut niveau ainsi qu'aux cadres d'entreprise. L'AJM mène également des activités de recherche dans le champ du journalisme, de la gestion des supports d'information et des réseaux sociaux. Nous formons 30 étudiants chaque année ce qui correspond à la capacité d’absorption du marché.


Pouvez-vous nous donner l’exemple d’une étude menée dans le secteur des médias ? Je travaille à une étude qui a pour objet le journalisme culturel en Suisse. Son but est de décrire la nature et la mesure de la couverture de l’actualité culturelle dans les médias suisses. En d’autres termes, il s’agit d’examiner comment est prise en compte la réalité des pratiques culturelles en Suisse, ou au contraire comment il est possible d’identifier un décalage entre les pratiques et les activités culturelles en Suisse d’une part et leur couverture par les médias d’autre part. L’idée du projet est née d’un besoin de connaissance plus approfondie sur le sujet par l’Office fédéral de la Communication (OFC). Nous avons donc rédigé une proposition de projet incluant le plan de recherche et le budget que l’OFC a acceptée en nous confiant le mandat. Le projet a pour ambition d’effectuer cette recherche à un niveau national, ce qui constitue une première en Suisse. Il n’existe pratiquement pas de travaux scientifiques effectués dans le domaine du journalisme culturel en Suisse, et aucun en tout cas qui se soit donné pour objectif de décrire de façon systématique le type de couverture de l’actualité culturelle réalisée par les médias suisses. La coopération prévue à cet effet entre, d’une part, l’Académie du Journalisme et des Médias de l’Université de Neuchâtel (AJM) et, d’autre part, le Media and Communication Management Institute (MCM) de l’Université de St. Gall, permet non seulement d’effectuer la recherche prévue dans les trois principales régions linguistiques du pays, mais elle permet également de combiner des compétences différenciées et complémentaires, nécessaires à la réussite du présent projet : compétences en sciences sociales et en méthodes qualitatives et quantitatives de recherches de terrain d’une part (AJM – moi même) et compétences en analyse des médias et de la culture d’autre part (MCM – Prof. Vincent Kaufmann). Je participe aussi à un projet de recherche concernant la «Crise et transformation du secteur des médias en Suisse». Ce projet est financé par le FNS dans le cadre du programme Synergia et a été développé en collaboration avec des collègues des universités de Zurich, Fribourg et Salzburg. Dans ce cadre, la partie du projet que je couvre a pour but d’analyser les facteurs essentiels qui sous-tendent la crise des modèles de business actuels utilisés par les entreprises des médias en Suisse, avec un accent particulier sur les jeunes entreprises de nouveaux médias. Cette analyse permettra de tenter le développement d'un méta-modèle de business et des orientations pour sa mise en œuvre dans le contexte médiatique suisse. L'étude vise également à mettre en évidence les mesures nécessaires en matière de changement organisationnel et de gestion des ressources humaines afin de stimuler le développement de l'orientation entrepreneuriale et client. 

Cinzia Dal Zotto has been at the head of the media management at the Academy of Journalism and Media, part of the Faculty of Economics in Neuchatel, since 2008. A graduate in Economics and Commerce from the Catholic University of Milan and with a PhD from the University of Regensburg (Germany), she has an international curriculum in the United States (Berkeley) and in Europe (Jönköping International Business School of Sweden). What are the AJM’s goals and what kind of training is provided? The Academy of Journalism and Media is a unique training and research center in Switzerland, which focuses on the study of media management and new technologies. The Academy’s mission is to train the young journalists of tomorrow, thus ensuring the continuous training of media professionals. Since its creation in 2008, the AJM is supported by western Switzerland’s major media companies and managed in partnership with the Romand Training Center for Journalists (CRFJ). Major changes that disrupt the training needs of professionals in the media and the use of new technologies require journalists and business executives to develop their managerial skills. The media business is quite peculiarly in that it needs to achieve balance between the pursuit of a fact-finding mission and contribution towards democracy while obeying the rules of the market economy. The AJM provides media businesses with highly qualified professionals, journalists and business executives alike, with innovative training. We therefore offer a Master’s for future senior journalists as well as corporate executives. The AJM also conducts research activities in the field of journalism, media management and social networks. We train 30 students each year, which corresponds to the absorption capacity of the market. 

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FELIX MOSER PROFESSEUR ORDINAIRE - DOYEN (2010-2012) PROFESSOR - DEAN

FACULTÉ DE THÉOLOGIE Felix Moser est aujourd’hui professeur de théologie pratique à l'Université de Neuchâtel et doyen de la Faculté de théologie. Il a exercé le ministère pastoral, d'abord dans l'Église Réformée de France, comme pasteur en Basse-Normandie et aumônier des prisons de Caen. Il a ensuite été pasteur en Suisse, à La Chaux-deFonds et au Locle, avant de devenir enseignant.

Depuis 2004, il est professeur ordinaire à la faculté de théologie. Auteur de plusieurs publications, ses principaux domaines de recherche portent sur les personnes qui vivent sur les marges de l'Église (croyances populaires, croyants non pratiquants, athéisme pratique), et sur les liens entre théologie et ritualité. Quelle est l’histoire et l’organisation de la Faculté de théologie ? La formation en théologie est ancienne : elle existe à Neuchâtel depuis le XVIe siècle. L'organisation en Faculté et l'insertion dans l'Université se sont accomplies au cours des XIXe et XXe siècles. En 1980, la Faculté de théologie a réintégré juridiquement l'Université. Le corps enseignant est aujourd’hui composé de trois professeurs, trois assistants et un post doctorant. Les liens entre les facultés de théologie de Genève, Lausanne et Neuchâtel ont été constamment renforcés. Les relations sont régies depuis juin 2009 par un partenariat qui permet une étroite collaboration, l’enseignement étant organisé en commun. Les professeurs de Neuchâtel enseignent ainsi aussi à Genève et à Lausanne. La Faculté de théologie est devenue un centre de compétence en théologie pratique. Dans ce cadre, elle a pour mandat d’enseigner cette discipline au niveau du master commun en théologie

Quels sont les enseignements et les formations dispensés ? Le Bachelor en théologie est le premier niveau du cursus de la formation. Il vise à donner aux étudiants des connaissances et des compétences de base en théologie. Les principales disciplines enseignées sont la Bible hébraïque et le Nouveau Testament, l'histoire du christianisme, l'histoire et les sciences des religions, la théologie systématique, l'éthique et la théologie pratique et œcuménique. S'ajoutent également des enseignements d'hébreu, de grec, de philosophie, de psychologie de la religion, et de sociologie de la religion. Les cours sont dispensés à Genève et à Lausanne. Le Master en théologie constitue, quant à lui, le second niveau du cursus de la formation. Les étudiants doivent choi-

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sir trois branches parmi les cinq proposées : Sciences bibliques et Sciences des religions à Lausanne, Histoire du christianisme et Théologie systématique et éthique à Genève et, comme indiqué, la Théologie pratique à Neuchâtel. Un enseignement de bachelor à distance est également dispensé et regroupe une trentaine de personnes d’horizons géographiques différents, par exemple de France et du Canada. Le secteur de la formation continue connaît un grand succès. Par exemple le certificat en accompagnement spirituel est suivi par une cinquantaine de personnes et répond à des besoins professionnels spécifiques. Des conférences “grand public” sont également organisées pour aborder des thèmes variés comme “Changer pour vivre mieux”, ou “Être responsable aujourd’hui”. La revue de la Faculté, “La Chair et le Souffle”, propose, quant à elle, des perspectives critiques sur le lien entre la condition humaine et la vie spirituelle. Elle se veut scientifique, tout en restant accessible.

Que signifie aujourd’hui enseigner la théologie pratique et quels sont les thèmes de recherche personnelle que vous avez abordés dans vos ouvrages “Les croyants non pratiquants”, “Qui ose se dire chrétien ?” et “Donner, à quoi bon ?” ? Enseigner la théologie pratique c’est réfléchir à toutes les questions touchant à l’autorité du discours religieux : sa nécessité, sa place, son mode de transmission, ses impacts, ses obstacles, ses méthodes, ses lieux, ses contenus. Transmettre sa foi chrétienne aujourd’hui, c’est articuler la raison et la passion pour éviter à la fois l’indifférence et le fanatisme. La théologie donne des racines, mais aussi des ailes, c'est-à-dire une liberté pour interpréter. Être théologien dans notre société, s’est accepter des débats ouverts tels que “l’euthanasie assistée et les soins palliatifs” ou “pour une spiritualité avec ou sans Dieu”. Ma thèse, qui porte sur “les croyants non pratiquants”, s’intéresse à ceux et à celles qui demandent un acte ecclésiastique, baptême, mariage et, surtout, service funèbre à l’Église, mais qui ne s’y reconnaissent plus comme faisant partie de cette institution. Elle propose d’approfondir les questions liées à la foi chrétienne et aux valeurs humaines. Dans mon ouvrage “Qui ose se dire chrétien ?”, j’essaie de trouver un langage adapté pour dire les “trésors de contenus“que recèlent les traditions chrétiennes. Dans le petit livre intitulé “Donner, à quoi bon ?” je réfléchis à l’articulation entre le don, gratuit et désintéressé, et la réciprocité. Les deux manières de vivre et d’échanger étant toutes deux nécessaires dans la vie en société. 

Felix Moser is currently Professor of Practical Theology at the University of Neuchatel and Dean of the Faculty of Theology. Part of the pastoral ministry, he was a pastor first for the Reformed Church of France in Lower Normandy and prison chaplain in Caen. He then came to Switzerland as a pastor in La Chaux-de-Fonds and Le Locle before becoming a Professor. Since 2004, he is a Professor at the Faculty of Theology. Author of several publications, his main research interests are in the people who live on the margins of the Church (popular belief, non-practicing believers, atheism), and on the relationship between theology and ritual. What does teaching practical theology imply today and what personal research themes did you address in your books “Non-practicing believers”, “Who dares call himself a Christian?” and “Giving, Why?” Teaching practical theology is to reflect on all matters relating to the authority of religious discourse: its necessity, its place, the manner in which it is imparted, its impact, its obstacles, its methods, its locations and its content. Conveying one’s Christian faith today is to articulate the reason and passion to avoid indifference and fanaticism. Theology gives roots, as well as wings, that is to say freedom of interpretation. To be a theologian in our society is to accept to enter open debates such as “assisted euthanasia and palliative care” or “for spirituality with or without God”. My thesis on “non-practicing believers” looks at those who request an act of the Church such as baptism, marriage and, especially, funeral services, but who no longer recognizer themselves as being part of this institution. It explores issues related to the Christian faith and human values. In my book “Who dares call himself a Christian?” I try to find a suitable language to tell of the “treasures in contents” of the Christian tradition. In the little book entitled “Giving, Why?” I think about the relationship between a donation, free and disinterested, and reciprocity. The two ways of living and sharing are both necessary to society. 

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MIKRON : la passion et l'innovation QUEL A ÉTÉ VOTRE PARCOURS AVEC LA SOCIÉTÉ MIKRON ? Christophe Giorgis, Ingénieur Constructeur : Mikron porte une grande attention aux apprentis, et plus globalement à la formation professionnelle. Je suis originaire du Canton de Neuchâtel et Mikron m'a accompagné pendant tout mon parcours, en commençant par un stage de trois jours en secondaire, puis un cycle d'apprentissage de 4 ans pendant ma formation de dessinateur machine. Dans ce cadre, j'ai identifié mon intérêt pour la conception mécanique. Après ma maturité professionnelle, j'ai intégré l'HE-Arc Ingénierie de Saint-Imier et en fin de ce cycle supérieur, c'est avec un projet Mikron que j'ai finalisé mon diplôme. C'est presque naturellement que j'ai présenté ma candidature et que j'ai été embauché en 2006. Depuis 4 ans, je suis ingénieur constructeur, ce qui représente 80 % de mon temps pour la construction des stations. C'est un travail en équipe, en permanence sur deux ou trois projets en parallèle. Nous sommes concernés aussi bien par la conception que le montage ou encore la présentation aux clients: nous suivons notre projet de A à Z, aux côtés des vendeurs, des offreurs et des gestionnaires. Lors de la crise de 2008/2009, notre entreprise s'est battue pour ne pas licencier, pour s'adapter et se diversifier. Nous sommes aujourd'hui en compétition permanente, confrontés aux marchés émergents et à la concurrence mondiale : chacun est obligé de donner le meilleur de lui-même.

EST-CE QUE LES EXIGENCES DE MIKRON VOUS PERMETTENT DE RÉALISER VOS PROPRES OBJECTIFS ? Chantal Bolanz, Ingénieure responsable Qualité Sécurité Validation. Je suis originaire du Jura Bernois, et après un cycle d'apprentissage en électronique, j'ai été diplômée d'une école d'ingénieurs en informatique. Avant Mikron, j'ai travaillé à l'EPFL, dans l'enseignement et dans la banque. Mais ce qui me motive, c'est trouver des solutions! Aussi j'ai cédé à ma passion de la technique et de l'ingénierie en rejoignant Mikron en décembre 1999. À partir de 2004, j'ai commencé à travailler sur la qualité et la validation, puis j'ai accepté de devenir Responsable Qualité. Mikron me permet d'utiliser toutes mes formations et mes savoir-faire : l'usinage et la mécanique acquis pendant le secondaire, l'électronique, ma formation d'ingénieure et mon expérience de formatrice. Je participe à la formalisation des processus et ma rigueur personnelle devient un atout pour expliquer le pourquoi et le comment. Je suis aujourd'hui responsable Qualité Sécurité Validation, essentiellement dans le domaine médical. La validation est mise en forme dans une bibliothèque de tests standards, dans les limites fixées par l'entreprise. Pour la sécurité, nous travaillons dans le cadre légal des marquages CE et je dois veiller à son application, ou le cas échéant, à son interprétation avec des consultants spécialisés. Mikron Automation est présent également à Singapour et aux États-Unis, et je participe à l'harmonisation des normes. Il y a une passionnante stimulation entre les différents sites et les différents corps de métiers. Mikron m'a permis d'aménager mon temps lorsque j'ai eu mes enfants en 2000 et 2003, et nous avons toujours trouvé une solution lorsqu'il y a à la fois une priorité professionnelle et personnelle. Le respect des personnes, les exigences de la technique et la responsabilité de chacun sont des valeurs essentielles pour Mikron. Nous fonctionnons avec un véritable autocontrôle qui est la contrepartie d'une large autonomie. La compétition internationale de plus en plus vive impose à Mikron d'être plus rapide, plus réactif.

VOUS ÊTES INGÉNIEUR EN GÉNIE ÉLECTRIQUE ET ÉLECTRONIQUE. QUELS CONSTATS APRÈS 2 ANS AU SEIN DE MIKRON ? Christian Bazungula, Ingénieur Informatique Industrielle et Automation. Je suis originaire de la République du Congo, en Suisse depuis 2002 et diplômé de l’EPFL en 2009, ingénieur en génie électrique et électronique. Après plusieurs stages dans différentes entreprises romandes, j'ai répondu à une annonce Internet de Mikron. J'interviens en tant qu'ingénieur software dans le cadre de différents projets, pour mettre de l'intelligence dans l'automation. Les membres de l'équipe chargée de l'automation sont détachés dans des groupes de projets. Pour un ingénieur, Mikron est une sorte de paradis technique et technologique, par la diversité de ses produits et systèmes. C'est un cadre évolutif, où l'on apprend beaucoup, mais qui demande beaucoup d'investissement personnel. Ma formation est plutôt théorique, et j'ai dû passer du monde de l'abstraction à celui de l'application. Je peux voir des équations différentielles prendre forme et donner la vie à un système ! Parmi les points forts de Mikron, je soulignerai également le travail du SAV : on n'abandonne pas nos clients et c'est un atout fort dans la compétition que mène l'entreprise.

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Le groupe Mikron est un partenaire global de l’industrie et un fournisseur leader mondial de solutions d’usinage de haute productivité et d’assemblage à haute cadence de produits qui tiennent dans une main. Nos clients bénéficient de plus de 100 ans d’expérience dans la planification et l’implémentation de solutions de production spécifique au client. Les machines, systèmes et outils Mikron, fiables et de haute performance, répondent aux plus hautes exigences de précision et d’efficience en termes de coûts. Une gamme complète de services vient s’ajouter aux prestations offertes par Mikron.

Le groupe Mikron est composé de deux divisions : «Mikron Machining» et «Mikron Automation». Mikron emploie plus de 900 personnes dont la plupart travaille dans les deux sites principaux à Agno et à Boudry en Suisse. D’autres sites de production se situent à Rottweil en Allemagne, à Denver aux USA, à Singapour et à Shanghai en Chine. Mikron Automation est basé à Boudry dans le canton de Neuchâtel, au coeur de la région horlogère suisse. La tradition de

qualité et de savoir-faire helvétique est manifeste dans l’ensemble des solutions d’assemblage de Mikron automation. En collaboration avec les autres centres de compétence situés à Denver, Singapour

The Mikron Group is a globally operating, leading niche-market supplier of machining and automation solutions for the high volume production of up to handsized,

high precision products. Our customers benefit from over 100 years’ experience of planning and producing customer-specific production solutions. Mikron’s reliable, high-performance machines, systems and tools meet the highest standards of precision and cost-efficiency. A comprehensive range of services rounds out Mikron’s offering. The Mikron Group’s operations are divided into two divisions: Mikron Machining and Mikron Automation. Mikron employs over 900 people, most of whom work at the two main sites in Agno (Switzerland) and Boudry (Switzerland). Other production sites

are located in Rottweil (Germany), Denver (USA), Singapore and Shanghai (P.R. China) Mikron Automation is headquartered in Boudry, in the heart of the Swiss watchmaking region. The Swiss tradition of quality and craftsmanship is evident in all of Mikron’s assembly automation solutions. Together with the competence centers in Denver, Singapore and Shanghai as well as the local sales teams around the globe, it creates the optimum network for providing service and support close to the customer.

et Shanghai, ainsi qu’avec les équipes de ventes locales présentes autour du monde, Mikron a créé un réseau optimal pour fournir un service et un support de proximité à ses clients.

Mikron SA Boudry Route du Vignoble 17 - CH-2017 Boudry Tél. + 41 32 843 11 11 Fax + 41 32 843 11 12

www.mikron.com

www.mikron.com/mikron/internet.nsf/id/assembly_technology_en 73


BRIGITTE BACHELARD DIRECTRICE GENERALE - DIRECTOR GENERAL

HAUTE ECOLE ARC (HE-ARC) Directrice générale de la Haute Ecole Arc depuis août 2004, Brigitte Bachelard est au bénéfice d’une licence et d’une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Paris 1 (Panthéon Sorbonne). Également diplômée de l’École Nationale d’Administration (ENA), elle a occupé diverses fonctions dirigeantes à la Mairie de Paris et été désignée à plusieurs reprises experte pour le compte du Conseil de l’Europe et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Après son mariage avec un ressortissant suisse, elle est venue s’établir à Berne et a travaillé plusieurs années pour le compte du secrétariat général de la direction de l’instruction publique du canton de Berne avant d’accepter la direction de la HE-Arc. Présidente de la commission d’intégration des étrangers de la ville de Berne durant cinq ans, elle est membre des conseils d’administration de l’Université Technologique de Belfort-Montbéliard (UTBM) et de la Banque Cantonale Neuchâteloise.


Quels sont les objectifs et les enjeux des nouvelles infrastructures dont se dote aujourd'hui la Haute Ecole Arc ? Avec, notamment, un grand Campus et un nouveau Parc technologique ?

Director General of the Haute Ecole Arc (HE-Arc) since August 2004, Brigitte Bachelard holds a Bachelor and Master’s degree in Economics from the University of Paris 1 (Panthéon Sorbonne). Also a graduate of the National Administration School (ENA), she held various management positions for the City of Paris and served, on a number of occasions as an expert on behalf of the Council of Europe and the Organization for Security and Coordination in Europe (OSCE). President of the Committee for the integration of foreigners in the city of Berne for five years, she serves on the board of Directors of the Technological University of Belfort-Montbéliard (UTBM) and also for the Cantonal Bank of Neuchatel. What are the objectives and challenges of the new infrastructures the University of Applied Sciences is now acquiring? With such a large campus and new Technological Park?

Il faut revenir à l’origine du projet fondateur qui est la création d’une Haute Ecole de l’Arc jurassien. Soit un projet issu de la volonté politique commune des trois cantons (BEJUNE), symbole du renforcement d’une région à travers l’excellence de ses pôles de formation. Initialement nos quatre domaines de formation étaient répartis sur une douzaine de sites différents. Aujourd’hui c’est un nouvel élan, une sorte de renaissance fondée sur les compétences existantes depuis de nombreuses années et redéployées pour valoriser tout le potentiel de l’école. C’est un moment d’émotion, car ce type de grand projet est, au début, comme un défi impossible. Il devient ensuite une réalisation difficile et son aboutissement se transforme en une satisfaction incroyable. Tout cela donne sens à nos actions Le nouveau bâtiment TransEurope - ou campus Arc 2- permettra ainsi pour la première fois aux étudiants de tous les domaines (Conservation-restauration, Gestion, Ingénierie et Santé) de se côtoyer sur un seul et même lieu de vie et d’étude. Ce Campus regroupera donc les activités de formation de la HEArc avec l’unité décentralisée de Delémont et rassemblera également les activités de la Recherche appliquée et Développement pour les domaines Gestion et Santé. Ce nouveau campus, au cœur de la ville et au centre des nœuds de communication, constitue un véritable lieu de vie qui structure désormais le profil de tout un quartier. Plus que l’addition de différents domaines de formation, c’est une véritable force créatrice et un profond outil d’émulation au service de toute une région. Les activités Ra&D du domaine Ingénierie se dérouleront, quant à elles, sur le nouveau Parc Technologique de Saint-Imier (PTSI) et au sein des instituts de La Chaux-de-Fonds (Neode) et du Locle c'est-à-dire au plus proche des entreprises avec lesquelles nous avons noué des liens privilégiés en matière de prestation de service et de transfert de savoir-faire de technologies.

We must think back to the origins of the founding project that constitutes the creation of a University of Applied Sciences in the Jura region. It is a project born of the common political will of three cantons (BEJUNE), a symbol of the strengthening bond in the region through the excellence of its training centers. Initially, our four training areas were spread over a dozen different sites. Today, it is with new momentum, a type of rebirth based on skills that have existed for many years and redeployed to enhance all the potential of the University. It is an emotional time, because this type of immense project seems, at first, like an insurmountable challenge. It then becomes difficult to achieve and the final result becomes an incredible sense of satisfaction. This gives meaning to our actions. The new TransEurope building – or the Arc 2 campus – will allow, for the first time, students from all areas (Conservation-restauration, Gestion, Ingénierie, Santé) to mingle in a single living and study place. This campus will include training activities from the HE-Arc with the decentralized unite in Delemont and will also bring together Applied Research and Development activities in Management and Health areas. This new campus, in the heart of the city and at the center of communication hubs, is a truly living structure that now influences the profile of the whole neighborhood. More than just the sum of different training areas, it is a true creative force and a deep emulation tool at the disposal of an entire region. Ra&D activities in the field of engineering will take place, for their part, in the Technological Park in Saint-Imier (PTSI) and within Institutions of La Chaux-de-Fonds (Neode) as well as in Le Locle in order to stay close to companies with which we have created close ties in terms of services and transfer of know-how in technology.

Quels sont les liens entre La Haute Ecole Arc et le tissu économique local et comment développez-vous les relations transfrontalières ? Notre institution bénéficie d’un ancrage régional extrêmement fort et d’une excellente intégration au sein du tissu économique local marqué par une tradition industrielle et un savoir-faire dans le domaine des microtechniques et des technologies de pointe. Notre vocation est de dispenser des formations orientées prioritairement vers la pratique professionnelle de niveau universitaire, intégrant notamment des projets de recherche en nous adaptant en permanence aux besoins du tissu économique local. Nous mettons également sur pied des formations sur mesure et développons des projets de recherche appliquée destinés à être mis en œuvre dans le domaine de la production, que ce soit avec les entreprises ou les institutions publiques locales. Nous entretenons aussi des partenariats avec de nombreux établissements étrangers en France, en Allemagne, en Russie, en Roumanie, et notamment avec l’UTBM dans le cadre du projet Arc Europe avec pour ambition de créer l’espace de la communauté scientifique de recherche et d’enseignement supérieur de l’Arc jurassien. La formation supérieure et la recherche constituent à l’évidence un thème fédérateur transfrontalier sur lequel construire et faire vivre un Arc jurassien qui aille au-delà des limites d’une simple coopération.

What is the relationship between the University of Applied Sciences and the local economy and how do you develop cross-border relations? Our institution has very strong regional roots and benefits from excellent integration into the local economy marked by an industrial tradition and expertise in the field of micro-technology and advanced technologies. Our mission is to provide training primarily oriented toward professional practice at the university level, including in particular research projects by constantly adapting to the needs of the local economy. We also create customized training and develop applied research projects to be implemented in production, whether with business of local government bodies. We also have partnerships with many foreign institutions in France, Germany, Russia, Romania and in particular with UTBM in the Arc Europe project with the ambition of creating a space for scientific research and higher education in the Jura. Higher education and research are clearly a unifying theme in crossborder relation and on which to build and enliven the Jura, going beyond the limits of simple cooperation.

Quelle est votre vision de la Haute Ecole Arc dans cinq ans ?

What is your vision of the University of Applied Sciences in five years?

Une école qui compte dans l’espace romand, un partenaire privilégié des Hautes Ecoles de l’Arc jurassien que sont notamment l’Université de Neuchâtel, la HEP BEJUNE mais aussi l’EPFL, le CSEM ainsi que des grandes institutions régionales : les administrations cantonales, l’OFS par exemple. La Haute Ecole Arc sera surtout un lieu recherché par les étudiantes et les étudiants en raison de l’enseignement prodigué par des enseignants motivés et de très grande qualité, mais aussi pour les conditions d’étude proposées. Elle sera en outre un élément moteur du développement de projets régionaux. 

Applied Sciences in the Jura region that include the University of Neuchatel, the HEP BEJUNE but also the EPFL, the CSEM and the great regional institutions: cantonal governments and the SFO for example. The University of Applied Sciences is primarily a place sought after by students because of the education provided by exceptional and motivated teachers, but also because of the study environment we provide. It will also be a driving force behind the development of regional projects. 

h p://www.he‐arc.ch

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1800 Êtudiant-e-s en formation Bachelor (Conservation, Economie d’entreprise, Informatique de gestion, Industrial Design Engineering, Informatique, Microtechniques et Soins infirmiers) et formation continue ou postgrade (Master en Conservation-restauration et EMBA notamment) Plus de 300 Bachelors dÊlivrÊs chaque annÊe 4 sites principaux (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, -F-PDMF 4aint-Imier et DelÊmont) 4 secteurs d’activitÊ (Conservation-restauration, Gestion, IngÊnierie et SantÊ) 25'000 m2 de locaux dont près de 8'000 consacrÊs à la Recherche (Ra&D) 190 enseignant(e)-s et chercheurs 5 Instituts de recherche

1800 students completing a Bachelor (Conservation, Business Administration, IT Management, Industrial Design Engineering, IT, Microtechnology and Nursing) and continuing education or post-grad (Master’s in Conservation-restoration and EMBA) Over 300 Bachelors awarded each year 4 main campus (Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds, -F -PDMF 4BJOU*mier and DelÊmont) 4 fields (Conservation-restoration, Management, Engineering and Health 25'000 m2 premises of which 8'000 dedicated to research (Ra&D) 190 teachers and research fellows 5 research Institutes

DELÉMONT 

ST-IMIER

 LA CHAUX-DE-FONDS LE LOCLE

 NEUCHĂ‚TEL



PTSI IMI IMA

Parc technologique de Saint-Imier Institut des Microtechniques industrielles Institut des Microtechnologies AppliquĂŠes

IHC ISIC TTN

Institut d’Horlogerie et CrÊation Institut des Systèmes d’information et de communication TT-Novatech

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A center of excellence at industry’s service CSEM, the unparalleled Swiss innovation center, is a private research and development institution specializing in micro- and nanotechnology, microelectronics, systems engineering and communication technologies. Innovation is at the heart of its strategic priorities and it has unique expertise in technology transfer. The technological platforms developed by CSEM constantly provide Swiss industry with a wide range of solutions that meet the needs and expectations of diverse sectors and industrial markets. In addition, for over 25 years, the center has operated a concrete, dynamic policy favoring business start-ups - the preferred means of transforming research into innovation. A more recent development, the strategic partnership between CSEM and HE-Arc Engineering, heralds real advances in the area of watchmaking microtechnology and strengthens the innovation process by implanting new technologies into the fabric of local industry.

“Science has no boundaries” The future of the European economy largely depends on scientific and technological innovations that must be preserved to insure the future of many industries. Pooling expertise from different areas is now a necessity: it enables us to cope with the increasing complexity both of technology itself and of multidisciplinary requirements. As this multiplicity of technologies represents a considerable financial burden for a single institution, it seems only judicious to establish a European-level partnership to share information, skills and investment costs. Four major research centers – Switzerland’s CSEM, the CEA in France, Germany’s Fraunhofer Group for Microelectronics VµE and the VTT center in Finland – rose to this challenge by creating a one-stop-shop in Europe: the Heterogeneous Technology Alliance (HTA). www.csem.ch & info@csem.ch

P U B L I R E P O R TA G E

Technological integration for the products of tomorrow


Monsieur Guillaume, quel type de relation recherche KPMG avec ses clients ?

Mr. Guillaume, what kind of relationship does KPMG strive for with its clients ?

Nous développons avant tout une relation de confiance, dans un cadre exigeant. Nous vérifions bien entendu les comptes de nos clients, mais discutons aussi leurs projets, leurs processus, leurs questions sur les développements technologiques. Ils nous demandent parfois de participer à une planification successorale ou une évaluation d'entreprise. Nous leur offrons plus qu’un «simple» audit, ce que nous appelons «maximum assurance». Au cœur de cette relation de confiance, il y a les hommes et les femmes de KPMG. Souvent d'origine locale ou régionale, ils ont une excellente connaissance de l'environnement économique de nos clients, qu’il soit local ou international. En Suisse, nous sommes 1500 dont 250 en Suisse romande.

First of all, we develop a relationship of trust, within a highly demanding framework. We audit our clients accounts of course, but also discuss their projects, their procedures and their questions on technological development. Sometimes they ask us to participate in estate planning or a business valuation. We offer more than “just ” audit, we offer what we call “maximum insurance ”. At the heart of this trust, there are the men and women of KPMG. Often locals or from the region, they have an excellent knowledge of our client’s economic environment, whether local or international. In Switzerland, there are 1500 of us, including 250 in western Switzerland.

Quel est le parcours d'un auditeur au sein de KPMG ?

What is an auditor's career with KPMG like ?

Valérie Reymond, Senior Manager : Diplômée en 1999 de l'Université de Neuchâtel, l'audit représentait pour moi un métier incluant une grande variété de clients, de réflexions et de relations humaines. Avec le recul, je constate que mes attentes ont été dépassées. Pendant les quatre premières années, KPMG m’a permis de découvrir les techniques de base de l'audit, ainsi qu’ une grande variété de clients. Parallèlement, j’ai eu l’opportunité de me former et de devenir «expert comptable». Par la suite, des activités diversifiées et très intéressantes sont venues compléter mon métier d'auditeur : il s’agit notamment de mandats spéciaux (expertise, évaluation, mise en place de système de contrôle interne) et de formation des collaborateurs au sein de KPMG Neuchâtel, puis sur toute la Suisse romande. Je suis également fortement impliquée dans le Workshop et le recrutement, moment de rencontre privilégié entre KPMG et les étudiants. Pour moi, KPMG est une entreprise à visage humain où l'on demande beaucoup aux collaborateurs, tout en leur permettant de s'épanouir en leur offrant des challenges et des défis. La priorité de tous reste la satisfaction et la plus value pour nos clients.

Valérie Reymond, Senior Manager : Graduated in 1999 from the University of Neuchatel, audit was to me a trade that included a wide variety of clients, thought processes and human relations. In retrospect, I realize that my expectations were exceeded. During the first four years, KPMG allowed me to discover basic auditing techniques and a variety of clients. Meanwhile, I had the opportunity to train myself and become an “Certified Public Accountant”… Subsequently, a variety of interesting activities came as a result of my job as an auditor : these include special warrants (expertise, evaluation, implementation of internal control systems) and training employees at KPMG in Neuchatel and then in the entire region of Western Switzerland. I am also very involved in the Workshop and recruitment, a favorable time for KPMG and students to meet.For me, KPMG is a business with a human component, demanding a lot from its employees while allowing them to grow through various challenges. Everyone’s priority remains satisfaction and added value for our clients.

Comment intègre-t-on KPMG ?

How did you integrate KPMG ?

Stéphane Limat, Auditeur : j'ai été bachelier en économie et diplômé de l'Université de Neuchâtel en 2007. KPMG a une bonne image auprès des étudiants. J'ai répondu à une annonce internet, j'ai participé au Workshop pendant lequel j'ai eu de très bons contacts avec mes futurs collègues. Je suis entré comme assistant du département audit, et maintenant je gère un panel de clients très diversifié : secteur public, industrie horlogère de luxe, PME et grands groupes, pour des audits et des mandats spéciaux. J'ai également participé au forum HEG. Nous sommes dans un challenge permanent qui nous permet de prendre des responsabilités : on nous juge sur nos vrais résultats.

Stéphane Limat, Auditor : I was doing a Bachelor’s in economics and graduated from the University of Neuchatel in 2007. KPMG has a good image among students. I responded to an internet ad and participated in a Workshop during which I had a very good first experience with my future colleagues. I then started as an assistant in the audit department, and now I manage a very diverse range of clients : public sector, luxury watch-making industry, SMEs and large groups for audits and special mandates. I also attended the HEG forum. We are constantly challenged, which means we have to take up certain responsibilities : we are judged on our real results.

Quels sont les outils que KPMG vous confie ?

What are the tools KPMG provided you with ?

Olivier Jeanneret, Auditeur : je suis diplômé 2010 de l'HEArc/HEG option finance. J'ai participé au Workshop, ce qui m'a confirmé l'idée que j'avais de KPMG. Nous suivons un vrai cursus de formation, qui complète celui acquis précédemment et qui est le principal outil que KPMG nous confie : une semaine lors de notre prise de fonction, une autre semaine trois mois après. Puis la formation est continue et nous permet d'avoir une méthode de travail et une vision large de notre environnement. Notre travail est très diversifié, toujours en petites équipes. Dès les premiers mois, on nous fait confiance et KPMG compte sur nous.

Olivier Jeanneret, Auditor : I am a HE-Arc/HEG 2010 graduate, finance option. I attended the Workshop, which confirmed the opinions I had of KPMG. We follow a real training curriculum that complements previously acquire knowledge and this is the principal tool that KPMG gives us : one week when we take up our position and another week three months later. Then, training is continuous and allows us to have a broad working method and wide vision of our environment. Our work is very diverse, always in small teams. From the early months, they trust us and KPMG counts on us to succeed.

h p://www.kpmg.ch/fr/

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Imagine

Not working for a single company. But many.

Bernard chose a career at KPMG. He finds himself involved in a diverse range of projects which enable him to see behind the scenes at various listed companies. This dynamic working environment inspires him both on a professional level and through the people he works with. Inspiring careers for inspiring people. www.inspiringcareers.ch


NATHALIE DUCATEL RESPONSABLE - RESPONSIBLE FILIÈRE CONSERVATION-RESTAURATION CONSERVATION RESTORATION

HAUTE ECOLE ARC (HE-ARC)


Que recouvre la filière Conservation-restauration? La filière Conservation-restauration comprend deux niveaux d’enseignement, le Bachelor et le Master ainsi que deux spécialisations ou orientations, les objets archéologiques et ethnographiques et les objets scientifiques, techniques et horlogers. La formation de trois ans, conduit au Bachelor of Arts HES-SO en Conservation. Elle permet d’acquérir les connaissances théoriques, techniques et méthodologiques de la conservation préventive, c'est-à-dire les mesures visant à retarder la détérioration des biens culturels composés de matériaux divers, sans les restaurer. Le collaborateur en conservation, titulaire de ces connaissances peut exercer dans tout type d’établissement patrimonial. Prolongement naturel de cette formation, le Master of Arts HES-SO en Conservation-restauration, d’une durée de deux ans, complète et approfondit les connaissances acquises et permet au titulaire d’exercer à titre indépendant et sous sa propre responsabilité le métier de conservateur- restaurateur. La conservation-restauration englobe l’ensemble des activités relatives à la préservation, à la conservation préventive et à la restauration des biens culturels. Lorsque les mesures préventives ne suffisent plus, la conservation-restauration permet d’intervenir physiquement sur la matérialité des biens culturels. La conservation patrimoniale concerne à peu près tous les types de collections et matériaux, il est donc convenu de distinguer ces collections soit par leur catégorie soit par leurs matériaux constitutifs. C’est pourquoi il existe plusieurs écoles, chacune avec quelques spécialisations. Les objets archéologiques proviennent de milieux d’enfouissement terrestres, lacustres ou aquatiques et ont été collectés lors de fouilles tandis que les objets ethnographiques proviennent de milieux atmosphériques. Ces objets ont été collectés afin d’enrichir les connaissances de certains groupes culturels dont on possède la trace. Les objets scientifiques, techniques et horlogers qui ont pour point commun de posséder un mécanisme sont d’une grande variété. Dans les deux cas, leur examen scientifique permet de connaître leur origine, leurs techniques de fabrication, de comprendre leur utilisation, mais aussi leur usage, leur fonctionnement et éventuellement leur remise en fonction. Tout ceci permettant d’évaluer les causes de dégradations.

Quelle est la spécificité de vos formations ? Nos cursus ont la particularité d’être relativement inclassables dans la nomenclature classique actuelle. Les enseignements dispensés empruntent à la fois aux sciences humaines, aux sciences exactes mais aussi aux pratiques artistiques et manuelles. Les modules théoriques et pratiques, sous forme d’ateliers, couvrent des disciplines aussi variées que la chimie des matériaux, les procédures et tech-

niques de conservation et de conservation-restauration, les outils informatiques ou l’histoire de l’art, des sciences et des techniques. Outre l’interdisciplinarité, la formation requiert également un esprit analytique et critique, ainsi qu’une grande habileté pratique. Nous formons des gens uniques, multi spécialistes, avec un niveau de qualification élevé pour travailler dans des milieux culturels autour du patrimoine. Ces particularités et cette identité propre nous ont conduits à additionner nos forces et à mettre en commun nos moyens avec d’autres écoles, la Haute école bernoise, la Haute école tessinoise et la Fondation Abegg pour former le Swiss Conservation-Restoration Campus (Swiss CRC). Les deux premières années du Bachelor sont identiques dans toutes les écoles. L’étudiant peut choisir de réaliser sa 3e année dans une des autres écoles du campus, cette année le pré-spécialise et lui permet éventuellement de réaliser directement un Master. Les spécialisations des écoles sont : peinture, sculpture, documents graphiques et matériaux modernes à Berne, textiles à la fondation Abegg, bâtiments et décors architecturaux à Lugano, objets archéologiques, ethnographiques, scientifiques, techniques et horlogers à la HE-Arc. Outre la parfaite complémentarité qu’offre cette démarche, elle permet aussi une mutualisation en terme de budgets et d’information.

En quoi consistent les métiers de collaborateur en conservation et de conservateur-restaurateur ? Nous formons des professionnels de la conservation chargés de protéger, conserver et restaurer les biens culturels. Afin de pouvoir éviter à un objet de subir toute altération supplémentaire, ils doivent être capables de documenter l’origine et la propriété des matériaux ainsi que les méthodes de fabrication. Ceci permettra de diagnostiquer les causes de dégradation, de les ralentir ou les stopper grâce à des moyens techniques. Leur responsabilité est importante en raison du caractère original et irremplaçable des objets qui leur sont confiés. Leurs connaissances font appel à de nombreux domaines et ils sont amenés à collaborer avec de nombreux interlocuteurs : archéologues, historiens, scientifiques ou responsables de collections patrimoniales. Les collaboratrices et collaborateurs en conservation se consacrent essentiellement à des tâches de conservation préventive. Le Master forme des conservatrices-restauratrices et des conservateurs-restaurateurs seuls habilités aux tâches curatives de la conservation-restauration. Ce que l’on apprend d’abord à nos étudiants, c’est de réfléchir selon une méthodologie, une méthode de travail, qui se trouve être identique pour tous les professionnels de la conservation. Le projet de conservation, ou mandat, confié


à un conservateur-restaurateur consiste en premier lieu à établir un constat d’état détaillé et dont chaque étape est justifiée scientifiquement. Le diagnostic découle de ce constat et la proposition de conservation et / ou de traitement doit répondre au mandat initial. La proposition est aussi appelée un devis. Une fois le devis accepté, il est le maître d’œuvre du projet. Les objets lui sont confiés et il a alors la responsabilité du travail qu’il effectue seul ou avec l’aide d’experts en soustraitance, comme par exemple l’utilisation d’équipement analytique par des scientifiques

Comment êtes-vous arrivée à ce poste et quel est votre rôle au sein de l’institution ? J’ai, au départ, un parcours plutôt classique car je viens du monde de l’archéologie. Dès l’âge de 13 ans, j’ai commencé à participer à des fouilles archéologiques et à être intéressée par les objets, le travail d’équipe, les rencontres, les conditions extrêmes de travail, etc. Je suis entrée à l’Université de Paris 1- Panthéon Sorbonne en archéologie et en ethnographie car je voulais enchaîner directement par la formation en conservation-restauration, dispensée dans cet établissement au niveau Master., Après la réalisation de mon travail de diplôme, je suis restée sept ans au Canada où j’ai participé à divers projets, dans des institutions patrimoniales et sur différents sites amérindiens. Cette expérience correspond à la période d’émergence de la conservation préventive dont les canadiens sont précurseurs, ce qui a fortement influencé mon profil et mes compétences. Depuis, la connaissance des conditions environnementales des collections est devenue indispensable pour préserver et éviter une restauration excessive. De retour du Canada, j’ai alterné diverses activités typiques pour une professionnelle de la conservation-restauration. Quatre missions archéologiques au Pakistan m’ont permis de retrouver l’esprit pionnier du conservateur-restaurateur intégré dans une équipe scientifique pluridisciplinaire et sur différents sites de fouille. La création d’une entreprise d’offre de services en conservation préventive et en conservation-restauration avec un ami. Enfin, en 1997, j’ai été retenue pour monter le programme d’enseignement en Conservation-restauration au sein de la HE-Arc. Polyvalente et multitâches j’ai dû surtout apprendre à enseigner, ce qui était pour moi un grand défi. Mes tâches ont évolué au cours de toutes ces années, la responsabilité de filière implique des tâches administratives, stratégiques et pédagogiques. Je pilote une équipe d’une cinquantaine d’intervenants environ et j’assure le lien avec les membres de la direction de la HE-Arc, les partenaires extérieurs ainsi que le Swiss Conservation-Restoration Campus. 

What does the Conservation-restoration curriculum involve? The Conservation-restoration curriculum comprises two levels of study: the Bachelors’ and Masters’ as well as two specializations or orientations, archeological and ethnological objects and scientific, technical or timekeeping objects.

What is involved in the profession of conservation-restoration? We train conservation professionals to be responsible for the protection, conservation and restoration of cultural artifacts. In order to avoid additional alterations to an object, they must be able to document the origin and ownership of its material components as well as its production methods. This helps to diagnose the causes of degradation and thereby help to slow them down or even stop this process through technical means. They have an important responsibility because of the original and irreplaceable nature of the artifacts placed in their care. Their knowledge base involves many areas and they are required to collaborate with many people, including archeologists, historian, scientists or managers of heritage collections. Our conservation collaborators are primarily engaged in preventive conservation tasks. The Masters’ program trains conservation-restoration collaborators who are only authorized to practice the curative aspects of conservation-restoration. The first thing we teach our students is to think in terms of a methodology, a working method, which happens to be identical for all conservation professionals. A conservation project, or mandate, entrusted to a conservation-restoration specialist requires several elements. The first is to establish a detailed report of which each step is scientifically justified. The diagnosis stems from this report and the conservation and/or treatment solution must meet the requirements of the initial mandate. The solution is also called a quote. Once the quote is accepted, the professional becomes the head of the project. That person is entrusted with the artifacts and is responsible for the work carried out alone or with the help of outsourced experts, such as for the use of analytical equipment by scientists. 

h p://conserva on‐restaura on.he‐arc.ch/


CHRISTIAN DEGRIGNY ENSEIGNANT CHERCHEUR - LECTURER RESEARCHER CONSERVATION RESTAURATION - CONSERVATION RESTORATION

HAUTE ECOLE ARC (HE-ARC)


Comment êtes vous devenu enseignant chercheur en conservation-restauration, qu’est ce qui vous a conduit vers cette spécialité ? De formation Ingénieur électrochimiste, j’étais, par ailleurs, très intéressé par l’histoire de l’art et la conservation des objets archéologiques. Ma thèse sur la Conservation-restauration des vestiges aéronautiques, financée dans le cadre des activités de mécénat technologique et scientifique de l’entreprise Électricité de France (EDF), m’a permis de développer mes compétences comme chercheur en conservation-restauration. Plusieurs expériences professionnelles conduites en France les ont ensuite renforcées : chez Valectra (division d’EDF mettant en application des opérations de mécénat technologique et scientifique), puis Art-Métal (entreprise privée bisontine montée en collaboration avec un conservateurrestaurateur) enfin Arc’Antique (laboratoire de conservation-restauration nantais) avec la mise en place d’un premier pôle de traitement du patrimoine sous-marin et d’un second pôle de recherche en conservation-restauration. L’opportunité de coordonner un Master en Conservationrestauration du patrimoine sous-marin à l’École de Conservation-restauration de Vaasa (Finlande) a réorienté ma carrière vers la formation des futurs professionnels, tout d’abord comme directeur des études de cette même école, puis comme enseignant-chercheur et directeur du laboratoire d’analyses du Centre de Restauration de Malte. Ma participation aux activités de la Haute école de Conservation-restauration Arc (HECR Arc) a tout d’abord été ponctuelle (enseignement). J’ai peu à peu apprécié la philosophie de l’enseignement dans cette école et mon engagement s’est renforcé pour s’étendre aux activités de recherche. Aujourd’hui je partage mon temps entre mes activités d’enseignant-chercheur à la HECR Arc et mon autre activité en France comme gestionnaire du château de Germolles, dernier palais des ducs de Bourgogne aussi bien préservé.

Quelle est votre mission et comment envisagez-vous votre métier ? Je partage mon temps entre l’enseignement et la recherche. J’enseigne une partie des matières scientifiques, en particulier l’utilisation des techniques d’examen en conservation-restauration. Au sein du Master, je pilote la plateforme scientifique, un nouveau concept mis en place par la HECR Arc et permettant aux étudiants de se confronter au savoir d’experts externes au travers de mises en situation réelles (comités scientifiques, rendus des travaux auprès des commanditaires…). La recherche à la HECR Arc s’articule autour de 2 orientations : les objets archéologiques et ethnographiques ainsi que les objets scientifiques, techniques et horlogers. Les projets déposés sont appliqués et tentent de résoudre des problèmes posés par les conservateurs-restaurateurs. L’équipe est pluridisciplinaire et devra s’étoffer à l’avenir.

Pouvez-vous nous parler de projets de recherche réalisés ? Le projet MIFAC-Métal porte sur la réalisation d’un atlas

descriptif de la microstructure et de l’altération de matériaux métalliques suisses archéologiques et historiques. Conçu à partir de prélèvements réalisés par le passé et partiellement étudiés, ce travail doit servir à la fois de support pédagogique auprès des enseignants de la HECR Arc, mais également d’ouvrage de recherche pour les professionnels suisses ou non impliqués dans l’étude et la conservationrestauration des objets métalliques. Le projet SPAMT-Test a eu pour but le développement d’un outil d’analyse qualitative à l’intention des conservateursrestaurateurs. Destiné à accompagner ces professionnels lors des diagnostics menés sur site, il est d’utilisation simple, est peu coûteux, n’altère pas le matériau testé et est portable. L’outil a été développé spécifiquement pour l’étude des alliages de cuivre et est basé sur la réalisation de tracés électrochimiques comparés ensuite à une base de données permettant de faire des propositions de composition. Le projet se poursuit actuellement par l’automatisation des prises de mesure (voir clichés ci-dessous) et le développement d’un logiciel d’exploitation de la base de données devant faciliter le travail d’interprétation des résultats obtenus. 

How did you become a lecturer-researcher in conservation-restoration? What led you to this specialization? Trained as an electrochemical engineer, I was also very interested in art history and the conservation of archeological objects. The opportunity of coordinating a Master’s in Conservation and Restoration of underwater heritage with the Vaasa (Finland) School of Conservation and Restoration redirected my career to training future conservators of the trade, first as a director of studies in that same school, then as a lecturer-researcher and lab analysis director of the Diagnosis Laboratories of the Malta Center for Restoration

Can you tell us about some of the research projects that have been carried out? The MIFAC-Métal project develops a descriptive atlas of the microstructure and alterations of Swiss archeological and historical metallic materials. Designed from samples taken in the past and partially studied, this project should serve as an educational tool for lecturer at HE-Arc, but also be a reference for Swiss or non-Swiss professionals involved in the study and conservation of meUBMMJD objects. The SPAMT-Test project set out to develop a qualitative analytical tool for conservators. Designed to support diagnoses during on-site visits, it is easy to use, inexpensive, does not alter the material being tested and is portable. This tool was developed specifically for the study of copper alloys and is based on electrochemical plots that are then compared to a database that issues composition propositions. The project is ongoing with the automation of measurements and the development of a software to facilitate the interpretation of results.  h p://conserva on‐restaura on.he‐arc.ch/ cor‐recherche‐services/recherche‐et‐services


CFF Immobilier : donner vie aux quartiers des gares

P U B L I R E P O R TA G E

Automne 2008 : un bail est signé entre CFF Immobilier et HE-Arc. Automne 2009 : pose de la Première Pierre du projet TransEurope Neuchâtel dans le quartier EcoParc du Crêt-Taconnet. Septembre 2011 : inauguration du nouveau site HE-Arc à Neuchâtel. Les délais étaient courts et le pari a été tenu. Monsieur Widmer, pouvez-vous nous expliquer CFF Immobilier ? CFF Immobilier est une division des CFF, une entreprise de transport. Nous avons pour mission de développer activement notre portefeuille qui est constitué notamment de nos gares, portes d’entrée de nos clients, et de nombreux terrains dans les centres-villes. Ce qui inclut évidemment les quartiers aux alentours des gares. Certaines de nos réalisations sont exemplaires : c'est le cas par exemple à Zurich et Bâle, et évidemment à Neuchâtel. Nous avons de nombreux projets en cours. Nous travaillons actuellement sur plus de 80 projets en Suisse, dont une trentaine pour la Suisse romande. La densification des quartiers de gare et le développement de centre intermodal de transports publics contribue activement à l’attractivité et l’essor économique des villes. Notre souci est de développer des quartiers attractifs avec une forte identité proposant une mixité d’affectation, créer des lieux de vie autour de nos gares. La qualité architecturale de nos projets, les exigences du développement durable sont aussi au cœur de nos préoccupations. Nous ne nous contentons pas de gérer le patrimoine des CFF, nous sommes un acteur volontaire de l'aménagement et du développement des villes. Dans ce cadre, que représente le quartier du Crêt-Taconnet de Neuchâtel ? Avec la remise des clés du bâtiment TransEurope à la HE-Arc, nous achevons la première étape de la dernière pièce de cet ensemble urbain du quartier du Crêt-Taconnet. Nous évaluons déjà la possibilité de réaliser la deuxième étape. Il faut souligner que ce quartier est un modèle de régénération d'une friche ferroviaire, un écoquartier exemplaire en termes de développement durable, avec une véritable identité architecturale. Ce développement a débuté en 1990 avec l’arrivée de l’OFS, mais c’est en 1999 que les bases ont été posées avec le plan de quartier développé par Bauart.

Cette réalisation est aussi le premier investissement propre de CFF Immobilier en Suisse romande dans notre portefeuille d’immeubles à vocation non ferroviaire. Le fait que cet important bâtiment contribue au positionnement de cette région comme pôle majeur de formation nous réjouit particulièrement. Parlons maintenant du bâtiment TransEurope qui accueille la HE-Arc. Quelle a été la principale difficulté de ce projet ? Certainement le délai. Lors de la signature du bail, nous nous sommes engagés à remettre les clés pour l'été 2011. Ce défi a été tenu. Dès le début, ce projet a suscité l’enthousiasme. Il a su fédérer le formidable investissement personnel de tous les acteurs associés dans la réalisation de ce projet ; cela a été la clé du succès. Le bâtiment TransEurope a une très forte identité architecturale ; malgré sa longueur, son architecture rythme habilement la rue et offre de superbes espaces d’études aux étudiants de la HE-Arc. Il possède également de nombreuses caractéristiques environnementales : par exemple la production de chaud et de froid gérée par une pompe chaleur remarquable pour un bâtiment de cette taille. En septembre 2011, plus de 1000 étudiants vont prendre possession de leur nouveau lieu d'études. Un magasin de confection et un restaurant de pâtes à l’emporter occuperont les 250 m² de surfaces commerciales, un parking P+Rail d’une centaine de places sera inauguré. Tout cela contribuera encore un peu plus à intensifier l’attractivité de ce nouveau pôle urbain au centre de la ville de Neuchâtel. La concrétisation de ce défi est à mettre au crédit des gouvernements des trois cantons, Neuchâtel, Berne et Jura, de la ville de Neuchâtel, de la HES-SO, de la HE-Arc, du bureau Bauart Architectes et Urbanistes, de toute l'équipe de CFF Immobilier, des chefs de projet qui se sont impliqués sans compter dans cette aventure, mais aussi des responsables des entreprises - pour la plupart de la région - qui en ont assuré la réalisation.

h p://www.cff.ch/groupe/entreprise/organisa on/immobilier.html

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SBB Real Estate : enlivening station districts Fall 2008: a lease is signed between SBB Real Estate and HEArc. Fall 2009: setting of the first Stone of the TransEurope Neuchatel project in the EcoPark district of Crêt-Taconnet. September 2011: inauguration of the new HE-Arc in Neuchatel. The deadlines were short and the challenge was met. Mr Widmer, can you explain to us SBB Real Estate? SBB Real Estate is a division of SBB, a transport company. Our mission is to actively develop our portfolio, which is made up largely of our stations, the gateway for our clients, and many sites in the center of cities. This obviously includes districts around stations. Some of our achievements are exemplary: such is the case in Zurich and Basel for example and in Neuchatel of course. We have numerous ongoing projects. We are currently working on over 80 projects in Switzerland, of which about 30 for western Switzerland. The densification of neighborhoods near stations and the development of intermodal public transport centers contribute actively to the attractiveness and economic development of cities. Our concern is to develop attractive neighborhoods marked by a strong sense of identity, offering a mixture of employment opportunities, creating life around our stations. The architectural quality of our projects and sustainable development requirements are also at the heart of our concerns. We do not only manage SBB assets, we are a willing contributor to the planning and development of cities. In this context, what does the Crêt-Taconnet district in Neuchatel represent? By giving the keys of the TransEurope building to HE-Arc, we completed the first stage of the last piece of this urban neighborhood in Crêt-Taconnet. We are already evaluating the possibilities of completing the second stage. Note that this district is a model of disused railway regeneration, an eco-district that is exemplary in terms of sustainable development and with a true architectural identity. This development

began in 1990 with the coming of the SFO, but in 1999 the foundations were laid according to plans developed by Bauart. This achievement is also the first SBB Real Estate investment in western Switzerland in our non-rail building portfolio. The fact that this important building contributes to the positioning of the region as a major training hub is particularly pleasing. Let’s now talk about the TransEurope building that hosts HEArc. What was the main challenge of the project? Definitely the deadline. When we signed the lease, we were committed to hand over the keys by the summer of 2011. This challenge was met. From the beginning, this project has generated enthusiasm. It was able to bring together the tremendous personal commitment of all the project’s contributors, which has been the key to its success. The TransEurope building has a very strong architectural identity. Despite its length, its architecture skillfully paces the street and provides superb study areas for HE-Arc students. It also has many environmental features: for example the heat and cold, manages by a heat pump that is remarkable for a building of this size. In September 2011, over 1000 students will take possession of their new study quarters. A clothing store and pasta take-away will occupy the 250 square meter retail space and a P+Rail parking of a hundred places will be opened. All this will contribute a bit more to the attractiveness of this new urban center in the heart of the city of Neuchatel. The realization of this challenge is to the credit of the governments of three cantons, Neuchatel, Jura and Berne, to the city of Neuchatel, to the HES-SO and HE-Arc, to Bauart Architects and Planners, to all the SBB Real Estate team and to the project managers involved in this venture, not to mention business managers – mostly from the region – who enabled the completion of this project.

Chemins de fer fédéraux suisses CFF / Immobilier Développement Ouest Place de la Gare 1, Case postale 345, CH-1001 Lausanne Tél +41 (0)51 224 30 21 / Fax +41 (0)51 224 31 36 / www.cff.ch

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OLIVIER KUBLI DIRECTEUR - DIRECTOR

HAUTE ECOLE DE GESTION ARC

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Olivier Kubli exerce depuis le 1er janvier 2007 la fonction de Directeur de la Haute école de gestion Arc. Titulaire d’un master en Sciences politiques de l’Université de Lausanne, il a commencé sa carrière comme collaborateur scientifique auprès de la Promotion économique de la Ville de Bienne et a exercé la fonction de Secrétaire général de la chambre économique Bienne-Seeland avant d’être nommé Professeur en Management et Marketing à la Haute école spécialisée bernoise. Il a dirigé l’Institut de recherche en Management du Département architecture, bois et génie civil de la HES bernoise. Chargé de cours dans plusieurs écoles et institutions il a effectué divers mandats pour des unions professionnelles et entreprises.

Crédit photos : 1‐2‐3 Valérie Brodard ‐ 4 Marilou Chevalier

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Quelles sont les formations proposées par la HEG ? La HEG Arc offre deux formations, en Informatique de gestion et en Économie d’entreprise, qui conduisent au titre de Bachelor of Science HES-SO. La formation en Informatique de gestion prépare l’étudiant à se spécialiser dans la conception et l’intégration de systèmes d’information au sein de l’entreprise. Les études en Economie d’entreprise, généralistes et polyvalentes, amènent les étudiants à maîtriser les outils de gestion, acquérir une vision conceptuelle et stratégique, et développer les aptitudes à l’interdisciplinarité. La HEG Arc a aussi développé une offre de formation postgrade et continue particulièrement riche, destinée aux personnes qui souhaitent poursuivre leur développement professionnel en approfondissant leurs connaissances dans un domaine d’études particulier ou qui désirent acquérir de nouvelles connaissances dans d’autres domaines. Ce large éventail comprend des formations telles que l'EMBA du Leader-manager responsable, le Master of Advanced Studies en lutte contre la criminalité économique (MAS LCE), le Diploma of Advanced Studies en Management et dynamique des organisations (DAS MDO) ou les nombreux Certificate of Advanced Studies (en investigation financière, marketing horloger, city management, travail et santé…).

Quels sont les pôles de spécialisation développés en matière de recherche dans la cadre de la HEG ? Les prestations qu’offre la Haute école de gestion Arc en matière de recherche appliquée et développement, prestations de service et formation continue sont organisées dans le cadre d’une structure dédiée, l'Institut du Management et des Systèmes d'information Arc (IMSI Arc). L'Institut dispose de ressources et de compétences clés en matière de lutte contre la criminalité économique, marketing horloger, organisation et santé, informatique de gestion et management des villes et du territoire.

L’Institut de lutte contre la criminalité économique (ILCE) répond aux besoins exprimés par les autorités politiques et l’économie privée en matière de lutte contre la criminalité économique en général, de lutte contre les réseaux criminels et de lutte contre la corruption et la fraude. La cellule Marketing horloger développe des formations, des collaborations, et des manifestations autour du marketing horloger. La cellule Santé et organisation est engagée dans des recherches et dans des interventions en matière de santé au travail compris comme une problématique de santé publique. La cellule Informatique de gestion développe ses activités sur l'informatisation et la pérennité des systèmes d'informations des organisations. Elle joue un rôle actif dans le transfert technologique vers le tissu économique de l'Arc jurassien. La cellule Management des villes et du territoire développe des recherches-actions et des mandats avec des acteurs administratifs et politiques en charge de la gestion de territoires dans les domaines du marketing urbain et de l'innovation territoriale.

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Pouvez-vous nous donner un exemple d’institut de recherche créé pour répondre à un besoin de l’industrie de l’Arc jurassien ? L’Institut du marketing horloger (IMH) a été créé début 2010 en collaboration avec l’Association des Journées internationales du marketing horloger dans l’objectif d’amener le savoir-faire marketing en horlogerie au niveau du savoirfaire technologique. Pour ses activités, l’IMH bénéficie d’un partenariat étroit avec la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) et la Convention patronale de l’industrie horlogère suisse (CP). L’IMH est à la fois un Institut de formation et de recherche, composé de professeurs HES et d’assistants de recherche de la HEG Arc qui travaillent en collaboration avec les partenaires fondateurs. Il assure également des mandats en relation avec le monde horloger. Le Certificate of Advanced Studies en Marketing horloger (CAS MH) est une formation construite sur les fondamentaux en matière de marketing horloger ainsi que sur les pratiques professionnelles les plus récentes en la matière. Elle s’adresse à tous les acteurs et actrices de l’industrie horlogère ainsi qu’à leurs partenaires clés. L’IMH dispense également des formations sur mesure en marketing horloger, selon les besoins des entreprises et des associations professionnelles. Des cours et workshops sont possibles dans les domaines du branding, des codes du luxe, de la communication, de la distribution. L’Institut est également actif dans l’organisation d’événements, seul ou en partenariat comme les Journées internationales du marketing horloger, les Journées de recherche du marketing horloger ou les Journées de la métropole horlogère.

Pouvez-vous nous parler d’un projet de recherche en cours qui allie les différentes compétences de la HE-Arc ? L’Institut de Management des Systèmes d’Information a par exemple décidé de se positionner comme un interlocuteur important dans les domaines croisés de l’informatique de gestion et du management du territoire. Le projet “Magic Turtle” s’inscrit parfaitement dans ce cadre et constitue un bon exemple de combinaison des expertises de la HE-Arc. L’objectif de ce projet de recherche appliquée est double. Il vise d’abord à conceptualiser et réaliser un prototype de tricycle électrique solaire capable de transporter au minimum deux passagers. Il vise ensuite à tester ce même véhicule pour développer des produits touristiques uniques basés sur le développement durable et la mobilité douce. Il prend ainsi place dans l’un des axes stratégiques de l’IMSI, l’axe management des villes et du territoire. La phase 2 du prototype est en cours. L’entreprise swiss solar mobility va fournir la deuxième génération de panneaux solaires. Le système d’information embarqué qui est prévu permettra de fournir des informations touristiques multilingues (textes, images, sons, vidéos) et des annonces publicitaires contextualisées.

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Nicolas Babey est le directeur de cette recherche. Inventeur du concept design et ergonomique du véhicule, il est aussi l’initiateur du projet. Dario Ciani, ingénieur formé à la Haute école d’ingénierie Arc, est le concepteur et inventeur technique du véhicule. Francesco Termine, Professeur en informatique de gestion, développe le système de navigation et d’information du véhicule. Les villes de Porrentruy, Saint-Imier, Le Locle et La Chaux-de-Fonds ont toutes répondu favorablement aux demandes de soutien financier faites par le directeur de projet. 

Olivier Kubli has been the Director of the Haute école de gestion Arc since the 1st of January 2007. With a Master’s degree in Political Science from the University of Lausanne, he started his career as the scientific advisor for the Economic Promotion of the city of Bienne and was Secretary General of the Bienne-Seeland Economic Chamber before becoming a Professor in Management and Marketing at the specialist Haute Ecole in Berne. He directed the Research Institute of Management of the Department of Architecture, Wood and Civil Engineering at the HES Berne. Call you tell us about a project that is underway that combines the different skills of HE-Arc? The Institute of Information Systems Management has taken a decisive role in the synergetic fields of mobility and tourism. The “Magic Turtle” project fits perfectly into this framework and is a good example of the combined expertise of HE-Arc. The objectives of this applied research project are twofold. First, it aims to conceptualize and implement the prototype of an electric solar tricycle designed to carry at least two passengers. Secondly, it intends to test this same vehicle in order to develop unique tourism products based on sustainable-development and non-motorized traffic. The project is thus in one of the IMSIs strategic axes: urban management. Phase 2 of the prototype is in progress. The company Swiss sola mobility will provide second generation solar panels. The planned on-board information system will provide multilingual tourist information (text, image, sound, video) and contextualized advertising. Nicolas Babey is the research manager. Inventor of the concept and ergonomic design of the vehicle, he is also the project’s instigator. Dario Ciani, an engineer trained at the Arc School of Engineering, is the inventor and designer of the vehicle. Francesco Termine, Professor in Computer Sciences, developed the navigation and vehicle information systems. The cities of Porrentruy, Saint-Imier, Le Locle and La Chaux-de-Fonds have all responded favorably to the project manager’s requests for financial support.  h p://ges on.he‐arc.ch/

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ISABELLE AUGSBURGER-BUCHELI DOYENNE - DEAN ILCE (INSTITUT DE LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ ECONOMIQUE)

HAUTE ECOLE DE GESTION ARC


sables à l’exercice de leur profession (droit, criminalistique, criminologie, psychiatrie forensique, médecine légale, techniques et tactiques d’interrogatoire…). L’Ecole romande en administration judiciaire a été créée en 2010 par l’ERMP pour offrir une formation innovante au personnel administratif du milieu judiciaire, et plus particulièrement aux nouveaux collaborateurs et collaboratrices des greffes des tribunaux romands.

Docteure en Droit, Isabelle Augsburger-Bucheli a été assistante en droit et a travaillé comme juriste dans le milieu fiduciaire avant de rejoindre, en 1992 la HEG et de participer activement à la création, en 2000, de l’ILCE dont elle est depuis lors la doyenne. Avec son équipe, elle a su constituer un formidable réseau de formations réunissant de nombreux spécialistes et experts extérieurs (plus de 150 intervenants en 2010), donnant une priorité à la pratique professionnelle et à l’expertise, au décloisonnement et à la pluridisciplinarité. Auteure de nombreux articles, elle dirige également la collection “Les Actes de l’ILCE” (le 5e volume est sorti de presse en mai 2011) et est à l’origine de nombreux séminaires et colloques sur le thème de la criminalité économique.

Compte tenu du caractère confidentiel des mandats sur lesquels vous êtes amenée à travailler, pouvez-vous nous dévoiler le contenu d’un projet de recherche ? Le projet DB-ECML (Database of Economic Crime and Money Laundering) a, par exemple, l’ambition de mettre sur pied une base de données centralisées et anonymisées des modes opératoires à la base de crimes menant à des dénonciations pénales pour blanchiment d’argent. Le but est de faciliter la prévention et la lutte contre ce type de criminalité. Il s’agit d’un outil didactique qui offre une analyse du processus du crime économique et du blanchiment d’argent et qui dresse une typologie des crimes et des modes opératoires. 

Quel est le rôle de l’ILCE et quelles sont les formations dispensées ? L’ILCE a été créé à la fin de l’année 2000 par la Haute école de gestion Arc, l’Université de Neuchâtel, l’Institut Suisse de Police et l’Etat de Neuchâtel pour lutter contre la criminalité économique et financière. L’ILCE propose une formation unique en Suisse romande, le MAS LCE (Master of Advanced Studies en lutte contre la criminalité économique). Interdisciplinaire, cette formation s’adresse à la fois aux professionnels appelés à prévenir la commission de délits économiques et financiers (services de compliance, responsables de la sécurité informatique, réviseurs et auditeurs) et aux enquêteurs, magistrats, spécialistes des douanes et du fisc. La formation, qui laisse une large part aux ateliers pratiques, est dispensée par plus de 50 intervenants et experts qui couvrent des sujets et des domaines très variés tels que l’économie d’entreprise et les finances, le droit et la procédure, l’informatique et la protection des données, la criminalistique et la criminologie. Le CAS IF (Certificate of Advanced Studies en investigation financière) s’adresse aux enquêteurs qui traitent d’infractions relevant de la criminalité économique sans disposer d’une formation supérieure en droit ou en économie. Le CAS IN (Certificate of Advanced Studies en investigation numérique) donne aux enquêteurs les connaissances indispensables à la pratique de l’investigation numérique (réseaux informatiques, PDA, téléphones et autres médias).

Doctor of Law, Isabelle Augsburger-Bucheli was an Assistant in Law and worked as a jurist in Trusts before joining the HEG in 1992 and actively participating in the creation of the ILCE in 2000, of which she has also been the Dean. What is the ILCE’s role and what are the courses? The ILCE was created in late 2000 by the Haute école de gestion Arc, the University of Neuchatel, the Swiss Institute of Police and the State of Neuchatel to counter economic and financial crime. The ILCE offers a unique training program in Western Switzerland, the MAS ECI (Master of Advanced Studies in Economic Crime Investigation). This interdisciplinary program is aimed at helping professionals required to prevent the perpetration of economic and financial crimes (compliance services, computer security managers and auditors), investigators, judges, customs and tax experts. The program, which includes a large part of practical workshops, is given by over 50 speakers and experts covering a variety of subjects and areas such as business economics and finance, law and procedure, IT and data protection, forensics and criminology. The CAS CF (Certificate of Advanced Studies in Computer Forensics) is intended for investigators who deal with offenses that are economic in nature and who do not have specialized training in law or economics. The CAS IN (Certificate of Advanced Studies in Numerical Investigation) provides investigators with essential knowledge in the practice of numerical investigation (computer networks, PDAs, cellphones and other media).

Le 18 mai 2011, l’ILCE a inauguré un Centre d’investigation numérique et de cryptologie (CINC). Quel est le rôle de cette nouvelle entité ? La cybercriminalité économique connaît une augmentation vertigineuse. En parallèle, les moyens permettant d’effectuer des investigations informatiques deviennent toujours plus sophistiqués. C’est dans ce contexte que l’ILCE a créé en 2010 le Centre d’investigation numérique et de cryptologie. Inauguré officiellement en mai 2011, le CINC a l’ambition, par ses expertises, ses recherches et les formations spécifiques mises sur pied, d’apporter un appui concret et efficace à la lutte contre la criminalité.

Given the confidential nature of the mandates you work on, can you tells us anything about the content of a research project? The DB-ECML project (Database of Economic Crime and Money Laundering) has, for example, the ambition of developing a centralized and anonymous database of the procedure at the basis of a crime that lead to criminal charges for laundering money. The goal is to facilitate the prevention and fight against this type of criminality. It is a teaching tool that provides an analysis of the process of economic crimes and money laundering while setting up a typology for these crimes and procedures. 

Vous avez également développé une seconde structure de formation, l’ERMP (Ecole romande de la magistrature pénale) et récemment créé en son sein une nouvelle entité, l’ERAJ (Ecole romande en administration judiciaire), quelles sont leurs missions respectives ? L’ERMP dispense une formation de base pour magistrats et magistrates, le CAS MAP (Certificate of Advanced Studies pour la magistrature pénale) qui s’organise en cours et ateliers pratiques permettant aux procureurs nouvellement élus d’acquérir les connaissances fondamentales indispen-

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ANTONIA JAQUET RA&D COLLABORATRICE SCIENTIFIQUE - SCIENTIFIC COLLABORATOR IMSI (Institut de Management des Systèmes d’Information)

HAUTE ECOLE DE GESTION ARC


Économiste d’entreprise HES ayant suivi sa formation à la Haute école de gestion Arc, Antonia Jaquet est actuellement collaboratrice scientifique à la HEG Arc. Confrontée très tôt au monde de l’entreprise grâce à plusieurs expériences professionnelles, elle réalise principalement des mandats pour le compte d’entreprises privées et d’administrations publiques. Qu’est-ce que l’IMSI et quels types de mandats locaux de recherche vous sont confiés ? L'IMSI, sous la responsabilité de François Petitpierre, fédère les prestations de la Haute école de gestion Arc (HEG Arc) en matière de recherche appliquée et développement ainsi que prestations de service dans le domaine de la gestion d’entreprise. Composé d’une équipe de chercheuses et chercheurs bénéficiant d’une solide expérience de terrain dans plusieurs domaines de la gestion d’entreprise et disposant d’un large éventail de connaissances pratiques, l'Institut dispose de ressources et de compétences clés notamment en matière de lutte contre la criminalité économique, marketing horloger, organisation et santé, informatique de gestion et management des villes et du territoire. Les mandats et prestations de services réalisés pour le compte d’entreprises ou de collectivités prennent la forme d’enquêtes, audits, évaluations, études de faisabilité, conseils.

Vous avez développé un intérêt et une expertise en matière de développement durable. Pouvez-vous nous parler d’un projet sur lequel vous intervenez dans ce domaine ? Je m’intéresse effectivement à la problématique du réchauffement climatique et notamment au mécanisme des crédits carbone prévus dans le cadre du protocole de Kyoto. Ce traité international signé en 1997 dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Un mécanisme de développement propre a été créé dans ce cadre afin de permettre aux pays les plus aisés de réaliser leurs objectifs en investissant dans des projets contribuant à la réduction d’émission de gaz à effet de serre dans les pays en développement. Ce mécanisme génère des crédits carbone ; un crédit équivaut à 1 tonne de gaz à effet de serre converti en équivalent CO2. Ces crédits peuvent être stockés ou échangés de manière directe (B2B) ou indirecte (bourse). J’ai été sollicitée par la Fondation Eco'ormation dont l’objet est de reforester des zones déforestées tout en formant la population locale aux métiers du bois (pépiniériste, menuisier, etc.) ce qui contribue à réduire le réchauffement climatique par le biais de la captation de gaz à effet de serre et contribue à la restauration de la biodiversité dans des régions défavorisées d’Afrique et d’Amérique latine. Le projet auquel je participe est à Madagascar. La forêt malgache possède une richesse (biodiversité, bois précieux) que les populations locales n’exploitent pas de manière durable. En effet, la déforestation et la destruction progressive par le feu pour en extraire du charbon ont des effets irréversibles (épuisement des sols, destruction de la biodiversité, augmentation de l’effet de serre et réchauffement climatique).

L'enjeu consiste à leur donner la formation adéquate pour qu’elles puissent éviter cette déforestation, stopper sa destruction, revitaliser les sols, travailler cette forêt, y intégrer des cultures vivrières et améliorer ainsi leurs conditions de vie. Mon mandat consiste à accompagner la fondation EcoFormation dans le processus leur permettant d’obtenir la certification des crédits carbone engendrés par leur projet. Pour cela il faut une excellente connaissance du secteur des crédits carbone afin de choisir le label de certification, effectuer les démarches, démontrer quel est le potentiel de captation du CO2 par type d’essence, réaliser un monitoring permettant de mesurer et de suivre le processus de captation, apporter la preuve des actions mises en place. 

An HES business economist who trained at Haute école de gestion Arc, Antonia Jaquet is currently a research associate at the HEG Arc. Involved in the business world very early on through various professional experiences, she completed projects mostly for private companies and public administrations. You have developed an interest and expertise in sustainable development. Can you tell us about a project in which you intervene in this field? I am indeed interested in the problem of global warming and in particular the carbon credit mechanism set up under the Kyoto Protocol. This international treaty, signed in 1997 within the UN Framework Convention on Climate Change, aims to reduce greenhouse gas emissions. A clean development mechanism has been created to allow countries with certain means to attain their objectives by investing in projects that contribute to reducing greenhouse gas emissions in developing countries. I was contacted by the Ecoformation Foundation, which aims to reforest deforested areas while training local people in the woodworking profession (tree nursery, carpenter, etc…). This helps to reduce global warming through the “capture” of greenhouse gases and contributes to the restoration of biodiversity in poor regions of Africa and Latin America. The project in which I am involved is located in Madagascar. The forest there is rich in terms of biodiversity and precious wood and is not exploited sustainably by local populations. Indeed, deforestation and gradual destruction through fire to extract coal have irreversible effects (soil depletion, increased greenhouse effect and global warming). The challenge is to provide adequate training so that the population can avoid deforestation, halt the forest’s destruction, reinvigorate the soil, work in the forest by incorporating food crops and thus improve their living conditions. My mandate is to support the Ecoformation Foundation with the process to obtain certification of carbon credits generated by their project. This requires an excellent knowledge of the carbon credit sector in order to choose the certification label, perform all the steps, demonstrate the potential of CO2 capture according to the species of trees, create a monitoring system to measure and follow the capture process and provide evidence of taken action.  h p://imsi.he‐arc.ch/


Un produit répondant à l’excellente réputation du “Swiss Made” Aujourd’hui comme par le passé, le terme “Swiss Made” conserve toute sa valeur lorsqu’il s’agit des outils FELCO. La qualité, la fiabilité, la longévité, le service après-vente font de cette marque un fabricant de sécateurs et de cisailles reconnu par les utilisateurs exigeants. Les sécateurs et les coupe-câbles sont conçus et fabriqués dans une usine moderne aux Geneveys-surCoffrane. Cette région est mondialement réputée pour ses fabriques de montres prestigieuses, synonyme de qualité et précision. La perfection pour un outil de taille et de coupe résulte d’un équilibre subtil entre le choix des matériaux, leur traitement, l’usinage des pièces, l’angle de coupe, l’affûtage des lames, le mode de réglage et l’ergonomie. Cet équilibre a permis à FELCO de s’imposer naturellement comme un fabricant leader mondial d’outils de coupe et de taille professionnels. FELCO 230 / FELCO 231 Elagueur à enclume plate ou courbe

Au mois d'octobre de l’année passée, la société FELCO SA a fêté ses 65 ans d'existence et a inauguré son nouveau bâtiment situé à proximité de son site de fabrication actuel. Situé aux Geneveys-sur-Coffrane, ce bâtiment de 2500 mètres carrés accueille entre autres la jeune spin-off FELCO Motion SA qui aura pour objectif de fournir des solutions électromécaniques innovantes afin de répondre aux besoins croissants du marché de l’outil électroportatif. Récompensée en 2005 par le Prix de l’entreprise Suisse romande, FELCO SA distribue aujourd’hui ses produits dans plus de 100 pays.

FELCO SA – Marché Suisse, 2206 Les Geneveys-sur-Coffrane – T 032 737 18 80 – www.felco.ch – felcosuisse@felco.ch


Repousser les limites de l’horlogerie est au cœur du concept de Richard Mille. Robustes, légères, ergonomiques…, ses montres sont un concentré de performances. Mais, elles vont bien au-delà de la seule innovation technique. Architecturales, elles incarnent ses inspirations et ses idées jusque dans les plus infimes détails. En 10 ans, la marque a exploré des univers tels que l’aérospatiale, l’aéronautique mais aussi le sport à son plus haut niveau qu’il s’agisse de Formule1 avec Felipe Massa, de tennis avec Rafael Nadal, de golf avec Bubba Watson ou plus récemment de polo avec le Richard Mille Polo Team. La création de chaque modèle est un véritable challenge pour Richard Mille, qui associe créativité et dimension artistique pour un résultat qui repousse sans cesse les limites de la mécanique horlogère. Les nouveaux matériaux et les nouvelles techniques ne sont pas utilisés sur les montres Richard Mille comme des gadgets ou des effets de style, mais pour leurs caractéristiques uniques permettant de répondre de façon optimale à de réels besoins. Cette approche nécessite le savoir-faire des plus grands horlogers et requiert d’importants moyens pour la recherche, le développement et les longues phases de tests. Ainsi, le titane, l’aluminium-lithium, le Phynox, le tungstène, l’Alusic, le Kalrez®, l’Alcryn …. ; les rouages en pierres précieuses, les boitiers incurvés, les vis spline, le sélecteur de fonction, le rotor à géométrie variable…, sont autant de matériaux, concepts ou idées d’une incroyable complexité qui ont posé de nouveaux jalons techniques et esthétiques. Autre exemple de matériaux utilisés dans les montres Richard Mille : les nanofibres de carbone. Pour Richard Mille, il s’agissait d’expérimenter ce matériau ultra léger, qui avait fait ses preuves dans les voitures de course et les navettes spatiales, pour la platine de mouvement de ses montres. Cette dernière devant offrir la plus grande stabilité et la plus grande rigidité possibles pour permettre un fonctionnement optimal du mouvement. C’est ainsi, qu’il a créé la RM 006 Felipe Massa, premier modèle de la collection à posséder une platine en nanofibres de carbone. Une pièce en série limitée pour laquelle plusieurs années de développement ont été nécessaires. C’est cette même quête de la performance qui a conduit Richard Mille à développer un boitier à la fois extrêmement léger et résistant pour la RM 027 Rafael Nadal. Le résultat : une montre pesant moins de 20 grammes, bracelet compris, et portée pendant ses matches par Rafael Nadal depuis 2010. La fascination de Richard Mille pour la vitesse et la technique sous toutes ses formes est le fil rouge de tous ces processus, avec pour résultat des montres de la plus grande sophistication technique possible, “la performance poussée à l’extrême”. Cependant, la créativité et la vision futuriste de Richard Mille ne se limitent pas à l’utilisation de matériaux et de techniques innovants. Il a ainsi totalement réinterprété la montre joaillière en créant la RM 018 “Hommage à Boucheron”, la première montre au monde dont les rouages sont taillés dans des pierres précieuses et semi-précieuses ou bien encore la RM 026 tourbillon avec ses deux serpents en or blanc sertis faisant partie intégrante du mouvement. Des pièces qui redéfinissent le sens du travail artisanal tout en s’inscrivant pleinement dans l'horlogerie du 21è siècle.

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Une grande part de la légitimité de Richard Mille depuis sa création vient aussi du très haut niveau d’exigence de la marque en termes de qualité et de fiabilité. Quand une Maison n’a pas de longues années d’histoire à faire valoir, elle doit séduire les collectionneurs et les amoureux de haute horlogerie avec d’autres arguments. Et s’il y a 20 ans, le nom seul d’une marque était le meilleur argument de vente, les choses ont profondément évolué. En effet, aujourd’hui, les clients sont extrêmement exigeants et n’achètent une montre que si cette dernière est parfaite. Peu leur importe alors la notoriété de la marque. La manufacture, située aux Breuleux, est de taille à atteindre les objectifs que s’est fixé Richard Mille. Ici, en effet, les techniques traditionnelles de la très haute horlogerie suisse prennent un nouveau souffle, sous l’impulsion des idées et des concepts que Richard Mille développe pour créer sa vision de l’horlogerie du futur. Définitivement à l’avant-garde, la manufacture est aussi la première entreprise horlogère du Jura à utiliser la géothermie comme source de chauffage, à la fois pour un meilleur respect de l’environnement mais aussi pour une approche de l’industrie horlogère totalement inscrite dans le 21ème siècle.

At the heart of the Richard Mille concept is the desire to push the limits of watchmaking. Robust, light, ergonomic…these watches are all about performance. However, they go far beyond mere technical innovation. Architecturally and technologically sophisticated, they embody his inspirations and ideas down to the smallest details. New materials and innovative techniques are not mere gadgets or style elements on Richard Mille watches; they are unique characteristics that optimally respond to real needs. This approach demands the expertise of the greatest watchmakers and requires substantial resources for research, development and long testing phases. Thus, titanium, aluminum-lithium, Phynox, tungsten, Alusic, Kalrez®, Alcryn….; the parts in precious stones, the curved casings, the spline screws, the function selector, the variable geometry rotor….so many materials, concepts or ideas of incredible complexity that have set new technical and aesthetic standards. Another example of materials used in Richard Mille watches: carbon nanofibers. From this, he created the RM 006 Felipe Massa, the first piece of the collection to boast a carbon nanofiber plate. A limited edition, for which several years of development were necessary. Richard Mille’s fascination for speed and technique in all its forms is the common thread of all these processes, resulting in watches of the highest possible technical sophistication: “performance pushed to the extreme.” The manufacture, located in Breuleux, is of a size to attain Richard Mille’s objectives. Indeed, here, traditional techniques of Swiss watchmaking take on a new life, driven by the ideas and concepts that Richard Mille developed to create his vision of the future of watchmaking.

P U B L I R E P O R TA G E

Definitely avant-garde, the manufacture is also the first Jura watchmaking company to use geothermal energy as a heating source, both to respect the environment and also for a new approach of the watchmaking industry in the 21st century.

HOROMETRIE SA RUE DU JURA, 11 CH-2345 LES BREULEUX Tél. +41 32 959 43 43 Fax +41 32 959 43 40 www.richardmille.com

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GUIDO FROSIO DIRECTEUR - DIRECTOR

HAUTE ECOLE ARC INGENIERIE


Titulaire d’un Diplôme en électronique physique puis d’un Doctorat ès sciences, de l’Institut de Microtechnique (IMT) de l’Université de Neuchâtel, Guido Frosio a mené différentes missions en tant que collaborateur scientifique, consultant et ingénieur de recherche avant de rejoindre l’EICN (École d’ingénieurs du canton de Neuchâtel) en qualité de chargé de cours, puis de Doyen du département de microtechnique et professeur en optique et optoélectronique. Guido Frosio est, depuis 2004, Directeur du domaine Ingénierie de la Haute Ecole Arc. Son expertise lui vaut également de faire partie de différents comités : membre du Conseil de l’ingénierie et de l’architecture de la HES-SO, membre de l’Assemblée générale de l’association pour le contrôle officiel suisse des chronomètres (COSC) et ancien membre du comité de l'ASMT (Association Suisse de Microtechnique). Quelles sont les missions de la Haute Ecole Arc Ingénierie ? Le domaine Ingénierie de la Haute Ecole Arc est né de la réunion de deux écoles, Saint-Imier et Le Locle, qui sont toutes deux plus que centenaires et profondément intégrées au sein du tissu économique de l’Arc jurassien ; là où mécanique, microtechniques, machines-outils et horlogerie sont des traditions. Il faut encore ajouter à ces domaines l’informatique, les nanotechnologies et le Greentech. Les formations à connotation très microtechniques se sont adaptées au tissu économique de la région. Les activités secondaires y représentent pratiquement le double de la moyenne suisse. A la HE-Arc Ingénierie, nous formons des ingénieurs capables d’implémenter les résultats de la recherche dans l’industrie. Toues les étudiants qui réussissent leur Bachelor sont immédiatement opérationnels. Le Master délivré par la HES-SO permet d’acquérir en plus des compétences en gestion de projets d’envergure et des connaissances technico-scientifiques élargies. Quelle que soit la filière choisie, nous apprenons à nos étudiants l’interdisciplinarité. Nous leur inculquons une faculté d’adaptation, de compréhension du besoin. Car l’ingénieur doit sans cesse réfléchir aujourd’hui au cycle de vie du produit, de la matière première à son élimination et intégrer MB problématique de développement durable. Notre école, qui contribue à former les cadres techniques de l’industrie, possède une légitimité et un ancrage local très forts. Nous formons actuellement environ 120 ingénieurs chaque année, ce chiffre est en augmentation constante avec, à terme, un objectif de 10 à 180 diplômés par volée.

Comment est organisé votre domaine de formation ? Nous proposons trois filières de formation : Informatique, Microtechniques et Industrial Design Ingineering. Ces filières correspondent aux besoins du tissu industriel local. La filière Informatique s’articule autour de deux axes, le développement logiciel et multimédia ainsi que les systèmes embarqués et automatisés. L’informatique est aujourd’hui

omniprésente et la capacité de concevoir des logiciels QPVS de nouvelles applications est très demandée. Les systèmes embarqués, connaissent eux aussi une très forte croissance et sont porteurs d’avenir dans de nombreux domaines tels que les objets portables (téléphones portables, PDA, GPS… ) ou dans les transports (automobiles, avions, bateaux). La filière Microtechniques comprend trois axes, les microtechnologies et l’électronique, l’ingénierie horlogère, et le génie industriel. Les microtechnologies, qui utilisent des matériaux pour former des dispositifs miniaturisés et à très haute valeur ajoutée trouvent leur application dans les domaines industriel, biomédical, automobile ou horloger. L’ingénierie horlogère est une formation spécifique et unique où se mêlent innovation, technique, esthétique et précision. Nous sommes d’ailleurs les seuls en Europe à former des ingénieurs dans le domaine horloger. Le génie industriel est une spécialisation introduite récemment, elle vise principalement à former des ingénieurs capables d’améliorer la productivité des entreprises industrielles. La formation dispensée comprend les quatre disciplines fondamentales que sont la robotique et productique, le contrôle industriel, l’ingénierie de la qualité et la gestion de production La filière Industrial Design Engineering est nouvelle et unique en Suisse. Elle vise à former des ingénieurs concepteurs, orientés vers la mécanique, qui soient capables d’intégrer les aspects esthétiques et ergonomiques en plus de l’approche technico-scientifique.. Cet ingénieur est également en mesure de placer l’utilisateur au centre de sa démarche de conception et est capable de réfléchir sur les conséquences que peut avoir un nouveau produit dans la société. L’approche multidisciplinaire intègre les sciences et technologies, la conception, le design, l’ergonomie ainsi que l’anthropotechnologie.

Quelles sont les activités du domaine Ingénierie en termes de recherche appliquée et développement (Ra&D)? Le domaine Ingénierie de la Haute Ecole Arc apporte un appui aux industries locales et participe au processus d’innovation à travers ses activités de recherche appliquée et développement (Ra&D), de prestations de services, de transferts de connaissances et EFtechnologies. Les activités de Ra&D sont regroupées au sein de quatre instituts de recherche : l’Institut des Microtechniques Industrielles (IMI-Arc), l’Institut des Microtechnologies Appliquées (IMA-Arc), l’Institut d'Horlogerie et Création (IHC-Arc), l’Institut des Systèmes d'Information et de Communication (ISIC-Arc). Ces instituts disposent d’équipements de pointe et de personnel trés qualifié (professeurs, ingénieurs de développement et collaborateurs techniques) à même de répondre aux besoins du tissu industriel de façon rapide et professionnelle. L’Institut des Microtechniques Industrielles (IMI-Arc) développe ses compétences autour de trois axes : la conception-simulation et les techniques d’usinage, la métrologie et l’ingénierie de la qualité, les systèmes embarqués et l’électronique industrielle.


L’Institut des Microtechnologies AppliquÊes (IMA-Arc) propose des solutions dans USPJT domaines de spÊcialisation: MFTDouches minces (revêtements), les micro et nanostruc tVSBUions, la caractÊrisation des surfaces. L’Institut d’Horlogerie et CrÊation (IHC-Arc) a comme principal objectif de proposer des solutions innovantes aux industries apparentÊes à l’horlogerie, aux petits systèmes ou au biomÊdical, aussi bien au niveau de la conception qu’au niveau de l’analyse, de la production et de l’assemblage ou encore du design et de l’ergonomie L’Institut des Systèmes d'Information et de Communication (ISIC-Arc) couvre les domaines de l’imagerie, de l’analyse et visualisation des donnÊes complexes, les tÊlÊopÊrations, l’ergonomie des interfaces homme/machine. Ses compÊtences peuvent s’appliquer dans des domaines variÊs tels que les systèmes de surveillance, la domotique, l’imagerie mÊdicale.

Pouvez- vous nous donner deux exemples de mandats ou projets en cours ? Le projet KITVES a pour objectif de fournir de l’Ênergie Êlectrique grâce à un système de cerf-volant gÊant. Dans la troposphère, le vent augmente sa vitesse avec l'altitude et cette vitesse est Êgalement plus constante. La solution permet de rÊcolter le vent pour convertir efficacement l'Ênergie Êolienne en Ênergie Êlectrique. Ce projet a ÊtÊ lancÊ par une entreprise italienne, spÊcialisÊe dans les Ênergies renouvelables et propres. Kitves rÊunit 9 universitÊs, industries europÊennes et hautes Êcoles, dont la HE-Arc. La tâche de cette dernière s’articule autour de trois axes : tester la rÊsistance des câbles à la rupture, à la fatigue et aux chocs, alimenter en Ênergie les capteurs montÊs sur la toile du cerf-volant et modÊliser la chaÎne cinÊmatique. En d’autres termes, tout l’appareillage au sol qui permet de remplacer les bras humains pour faire monter et descendre le cerf-volant. Le projet CONSOMINI a, quant à lui, pour objectif de concevoir, construire et conduire un vÊhicule capable de parcourir la plus longue distance possible avec un seul litre d’essence. Chaque annÊe, les prototypes se mesurent dans le cadre du Shell Eco-Marathon qui rÊunit 3’000 Êtudiantes et Êtudiants venus de 27 pays d’Europe et d’Afrique. Les Êquipes en lice alignent un ou plusieurs vÊhicules dans l’une ou l’autre des catÊgories. Il s’agit pour HE-Arc d’une collaboration inter-filières et d’une expÊrience grandeur nature. Les Êtudiantes et Êtudiants en Industrial Design Engineering ont conçu la "Consomini Urban" sur le papier avant de passer le tÊmoin à leurs collègues de la mÊcanique, qui ont affinÊ les plans à l’aide de logiciels. Une fois modÊlisÊes, toutes les pièces du vÊhicule ont pu être fabriquÊes et assemblÊes puis des essais prÊcÊdant les compÊtitions ont ÊtÊ effectuÊs pour affiner les derniers rÊglages et rÊsoudre les derniers problèmes. Deux vÊhicules sont gÊnÊralement proposÊs par l’Êquipe HE-Arc : la "Consomini Evo", particulièrement performante, mais plutôt inconfortable, et la "Consomini Urban", qui s’approche d’une voiture plus conventionnelle tout en consommant moins d’un demi-litre

d’essence pour 100 kilomètres. L’engin de la HE-Arc, la  Consomini Urban , a terminÊ cette annÊe à la troisième place de sa catÊgorie. Il a parcouru 336 km, soit 71 km de plus que l’annÊe dernière. La HE-Arc a aussi concouru avec un prototype, la  Consomini Evo . Le vÊhicule s’est classÊ 7e de sa catÊgorie, en parcourant 1957 km. 

With a NBTUFSdegree in electronic physics and a PhD in 4DJFODFTGrom the Institute of Microtechnology (IMT), QBSUPGUIFUniversity of Neuchatel, Guido Frosio con EVDUFEWBSJPVTNJssions as a research assistant, consul UBOUBOESFTFBSDIengineerbefore joining the EICN &DPMFEJOHĂ€OJFVSTEV$BOUPOEFNeuchatel)as BMFD UVSFSBOE%FBOPGUIFFOHJOFFSJOH%FQBSUNFOUBOE QSPGFTTPSJOPQUJDTBOEPptoelectronics. Can you give us two examples of mandates or ongoing projects? The KITVES, for example, is intended to provide electrical energy through a giant kite system. In the troposphere, wind speed increases with altitude and that speed is also more constant. This solution allows us to “harvestâ€? wind to efficiently convert wind energy into electric energy. This project was initiated by an Italian company, specialized in clean and renewable energy. KITVES brings together 9 universities, European industries and higher education schools, including HE-Arc. The task entrusted to the latter focuses on three elements: testing cable resistance at rupture, strain and choc; powering the energy sensors built on the kite’s fabric or create a model driveline. In other words: all the ground equipment that replaces human arms to raise and lower the kite. The CONSOMINI project, meanwhile, aims to design, build and operate a vehicle capable of traveling the longest possible distance with a single liter of GVFM. Each year, prototypes go against each other in the Shell EcoMarathon that brings together 3'000 students from 27 European and African countries. The competing teams line up one or more vehicles in one or other of the categories. This is an inter-faculty collaboration and a full scale experience for HE-Arc. Students in Industrial Design Engineering developed the “Urban Consominiâ€? on paper before handing over the project to their fellows in mechanics, who further developed and refined the plans with the help of software programs. Once the model complete, all the parts of the vehicle were manufactured and assembled before pre-competition testing was carried out to make final adjustments and solve the remaining problems. Usually, the HE-Arc team present two vehicles: the “Consomini Evoâ€?, particularly efficient but uncomfortable, and the “Urban Consominiâ€?, closer to a more conventional type of car while consuming less than half a liter of GVFM per 100 kilometers. The HE-Arc vehicle “Urban Consominiâ€? came third in its category this year. It traveled 336 km, 71 km more than last year. HE-Arc also competed with the “Consomini Evoâ€? prototype. The vehicle was ranked seventh in its category, traveling 1957 km.

   

  


HERBERT KEPPNER

352)(66(85-PROFESSOR INSTITUT DES MICROTECHNOLOGIES APPLIQUÉES (IMA)

HAUTE ECOLE ARC INGENIERIE Physicien de formation, Herbert Keppner est aujourd’hui professeur et chercheur à l’IMA (Institut des Microtechnologies Appliquées) de la HE-Arc Ingénierie. Il est titulaire d’un doctorat dans le domaine de la physique des solides, des cellules solaires et de la technologie plasma (1987) après ses études à l'Université de Constance. De 1988 à 1998, il a travaillé en tant que chef de travaux pour le photovoltaïque appliqué à l'Université de Neuchâtel. Depuis 1998, il est professeur à la Haute Ecole Arc Ingénierie dans le domaine des microtechnologies. Il a mené de nombreux projets dans les domaines des couches minces fonctionnelles et leur microstructuration pour photovoltaïque, thermoélectrique et piézoélectrique. Ses activités de recherche l’amènent à s’intéresser aujourd’hui aux microsystèmes basés sur des polymères (principalement Parylene) surtout pour des applications biomédicales. Il est auteur et co-auteur de plus de 100 publications scientifiques et de 10 brevets.


Le projet comprenait 10 partenaires scientifiques et industriels issus de huit pays. La Haute Ecole Arc Ingénierie, qui était à l’origine du projet, a assumé avec succès sa coordination scientifique et administrative. La technologie innovante sur laquelle était basé le projet a été baptisée technologie SOLID (SOlid on LIquid Deposition), car elle permet de déposer du Parylène, un polymère biocompatible, sur des liquides de façon à les encapsuler sans les déformer. Cette technologie innovante permet d’obtenir des couches structurées ayant des propriétés conductrices. Le projet PARYLENS, officiellement lancé à Neuchâtel le 5 octobre 2010 et devisé à cinq millions d’euros sur une période de trois ans, comprend cette fois douze partenaires issus de huit pays et vise à développer une nouvelle génération de dispositifs optiques. Le projet propose de développer des lentilles à focale variable pour des applications notamment dans les téléphones portables et les appareils photo ainsi que des lentilles intraoculaires. Cette nouvelle génération de dispositifs optiques est basée sur un concept innovant inspiré par la lentille cristalline de l’œil humain et sur les lentilles à facettes des mouches. Pour cela nous allons encore utiliser le polymère Parylène comme couche solide transparente sur un liquide, de façon à l’encapsuler et à le stabiliser. 

Que recouvre exactement le terme de microtechnologies et de nanotechnologies ? A quoi servent-elles ? Les microtechnologies ou nanotechnologies sont, en fait, les technologies de la maîtrise de l’infiniment petit, de 0,3 millimètre jusqu’à l’atome. L’effort global de miniaturisation des produits MEMS (micro-electromechanical systems, ordinateurs, capteurs, actionneurs) contient à la fois le potentiel de réduire l’énergie de production et d’augmenter des performances électroniques. La nanotechnologie, mis à part ses réussites dans des dispositifs «High-tech», fait déjà part de notre quotidien sous forme d’additifs dans les crèmes solaires ou des traitements des papiers pour imprimante à jet d’encre. La capacité croissante de manipuler, avec une infime précision, la matière à des échelles auparavant impossibles, donne des perspectives infinies dans de nombreux domaines. La recherche biologique et médicale est concernée afin d’élaborer de nouveaux systèmes de diagnostic ou de thérapie ; celui de la chimie avec les techniques de filtration et la catalyse chimique. Sont également concernés le domaine de l’énergie en matière d’économies d’énergie et le renforcement des sources d'énergie renouvelables. Il en va de même pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication avec les semi-conducteurs et les nouveaux dispositifs optoélectroniques. L’industrie lourde est aussi fortement impactée : l’aéronautique et l’automobile, avec des matériaux plus légers et plus solides, l’électronique, la biomécanique et la construction avec l’utilisation des nanoparticules dans le ciment, l’acier ou le verre qui contribuent à améliorer leurs propriétés.

A physicist by training, Herbert Keppner is now a Professor and Researcher at the IMA (Institute of Applied Microtechnologies) of the Haute Ecole Arc. Earning a PhD in the field of solid-state physics, solar cells and plasma technology in 1987 after studying at the University of Constance, he was the Deputy Director of Applied Photovoltaic and Plasma Technology at the University of Neuchatel for ten years, between 1988 and 1998. Ever since, he has taught at the Haute Ecole Arc Ingénierie in Le Locle in the field of microtechnology. Can you tell us about the European research projects MULTIPOL and PARYLENS, both coordinated by the Haute Ecole Arc Ingénierie?

Quelle est la vocation de l’IMA et quel y est votre rôle ? L’Institut des Microtechnologies Appliquées (IMA-Arc) est un institut de formation et de recherche inter-domaines impliquant l’Ingénierie, la Conservation-restauration et disposant de ressources et de compétences-clés en traitement des surfaces, caractérisation et micro-structuration ainsi qu’en Conservation-restauration. Son rôle est de maîtriser les nouvelles technologies nécessaires aux industries microtechniques et horlogères et de les mettre à disposition. Prenons l’exemple des traitements de surface. Les couches minces constituent des revêtements dont l’épaisseur peut varier de quelques couches atomiques à une dizaine de micromètres. Elles sont utilisées dans de nombreux domaines : dans la fabrication de cellules photovoltaïques pour leurs propriétés isolantes ou conductrices, dans la fabrication des outils coupants pour leurs propriétés de résistance à l’usure et à la corrosion, dans la fabrication de matériel optique pour leur revêtement antireflet. Mon rôle de professeur et d’enseignant est d’analyser, d’explorer, de découvrir et de valoriser le potentiel de chaque étudiant. Notre satisfaction est de voir des étudiants décrocher des contrats avant même de quitter l’école. Cela est lié à la qualité de l’enseignement bien sûr, à leurs qualités personnelles, mais aussi au réseau professionnel que nous avons constitué au fil du temps avec les entreprises régionales. En tant que chercheur, mon ambition est d’universaliser les méthodes des microtechniques sur tous les matériaux, de trouver des ponts et de marier les différentes disciplines.

The PARYLENS project is simply the logical extension of the European research project “MULTIPOL” that was carried out between 2007 and 2010. The MULTIPOL European project aimed at developing multifunction polymers for applications in electronics and biotechnology. The project included 10 scientific and industrial partners spanning eight countries. The Haute Ecole Arc Ingénierie, which initiated the project, took up the scientific and administrative coordination of the project. The innovative technology on which the project was based has been named SOLID (Solid on Liquid Deposition) as it enables the build up of Parylene, a biocompatible polymer, on liquids in order to encapsulate them without distortion. This innovative technology allows us to obtain structured layers that have conductive properties. The PARYLENS project, officially launched in Neuchatel on the 5th of last October, is funded with a budget of 5 million euros over three years. It includes twelve partners, spread over eight countries and aims to develop a new generation of optical devices. The project proposes the development of variable focus lenses for applications in cellphones and cameras as well as intraocular lenses. This new generation of optical devices is based on an innovative concept inspired by the crystalline lens of the human eye and the lens facets of flies. To do this, we will use the Parylene polymer as a solid transparent layer over a liquid, so as to encapsulate and stabilize it for us in optical applications.

Pouvez-vous nous parler des projets de recherche européens MULTIPOL et PARYLENS, tous deux coordonnés par la Haute Ecole Arc Ingénierie ? Le projet PARYLENS s’inscrit dans la suite logique de la recherche européenne «MULTIPOL» que nous avons menée à bien de 2007 à 2010. Ce dernier avait pour objet le développement de polymères multifonctionnels en vue d’applications dans l’électronique et les biotechnologies.

h p://mul pol.he‐arc.ch/

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P U B L I R E P O R TA G E

Substrat en céramique pour caractérisation de capteurs de pression

Wafer en silicium dans bain KOH

Atelier d’assemblage

Monsieur Grétillat, présentez-nous MEAS Switzerland. Notre société a été précurseur dans le domaine des capteurs de pression de technologie MEMS (Microelectromechanical Systems), dont elle est un des leaders mondiaux grâce aux convertisseurs analogique-digitaux basse consommation embarqués. Les applications concernent aussi bien l’industrie dont l'aéronautique, les produits grand public que les applications médicales avancées. Nous avons rejoint en 2008 le groupe Measurement Specialties dans lequel nous nous sommes parfaitement intégrés. Aujourd'hui nos produits détectent des variations de pression jusqu'à 0,01 bar, soit de l'ordre de 10 cm de variation d'altitude, ceci correspond à 0.01 nm de déflexion de la membrane micro-usinée. Nous travaillons en permanence sur la miniaturisation de nos systèmes. Que représente concrètement dans votre secteur la compétition technologique ? Notre marché et nos clients évoluent très rapidement : avant 2000, le cycle de création et de production d'un nouveau produit pouvait être de plusieurs années. Aujourd'hui, nous devons réduire ce cycle à 6 mois pour être dans la compétition. Cinq ingénieurs sont en permanence attachés à la R&D, et la coordination avec notre équipe marketing est devenue permanente. Qu'attendez-vous d'un nouveau collaborateur ? Nous allons vite, et nous sommes à la pointe de nos technologies. Celui ou celle qui nous rejoint, quelle que soit sa formation, doit savoir s'adapter à cette réalité, et compléter avec nous ses connaissances pour être à niveau. Ce qui veut dire savoir travailler en équipe, mais aussi assurer la gestion de A à Z des projets qui lui ont été confiés. MEAS Switzerland, aujourd'hui dans un groupe puissant, sait offrir des opportunités à ceux qui répondent à ces exigences Mr. Grétillat, tell us about MEAS Switzerland. Our company has been a pioneer in the field of MEMS (Microelectromechanical Systems) pressure sensors, of which we are one of the world leaders thanks to analog-digital lowpower embedded devices. Applications can be used in industry, such as aerospace, consumer products and advanced medical applications. We joined the MEAS Worldwide group in 2008, in which we are fully integrated. Today, our products detect pressure variations as low as 0.01 bars, which is about a 10 cm variation in altitude. This corresponds to a 0.01nm deflection of the micro-machined membrane. We are constantly working on the miniaturization of our systems. In your field, what does technological competition actually imply? Our market and our customers are changing very rapidly: prior to 2000, the creation and production cycle of a new product could take several years. Today, we must reduce this cycle to 6 months if we want to remain competitive. Five engineers are permanently assigned to R&D, and coordination with our marketing team has become permanent. What do you expect from a new employee? We work fast, and we are at the forefront our technology. Whoever joins us, regardless of training, must adapt to this reality and perfect their knowledge with us in order to follow. This means being a team player, but also knowing how to manage a project from A to Z. MEAS Switzerland, now part of a powerful group, knows how to offer opportunities to those who meet the requirements. MEAS Switzerland Sarl, Bevaix - Ch. Chapons-des-Prés 11 - 2022 Bevaix - Switzerland Tél. +41 32 847 95 50 - Fax +41 32 847 95 69 h p://www.meas‐spec.fr/

h p://www.meas‐spec.com/intersema.aspx

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MS5607 capteur altimètre 24 bits

Atelier de gravure KOH

Substrats céramiques

Machine de test de capteurs de pression

Sortie d’un bain KOH Soudure anodique de capteurs de pression


GAËTAN BUSSY INGENIEUR DESIGNER - DESIGNER ENGINEER COLLABORATEUR - LABORATOIRE EDANA

HAUTE ECOLE ARC INGÉNIERIE


Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est un IngÊnieur-e designer ? L’IngÊnieur-e designer est un ou une ingÊnieur-e qui travaille à la conception de produits avec pour objectif de rÊaliser un objet qui corresponde aux usages, besoins et valeurs des utilisateurs. Il s’agit d’une nouvelle approche qui permet de prendre en compte et d’intÊgrer en amont dans la dÊmarche même de conception, les modes de vie, l’environnement, la façon d’agir ainsi que les habitudes du futur utilisateur. L’approche scientifique et technique est complÊtÊe par une approche anthropo-technologique et ergonomique afin d’anticiper et de prÊvenir les dÊcalages qui peuvent exister entre l’utilisation prescrite par les concepteurs du produit et l’utilisation rÊelle des utilisateurs.Ces dÊcalages et leurs rÊpercussions peuvent avoir des consÊquences dramatiques sur les conditions de vie et de travail des individus.

Quel est votre parcours et quelle est votre mission actuelle au sein d’EDANA ? Après une formation de mÊdiamaticien (web design et graphisme), j’ai rÊalisÊ divers mandats de crÊation de sites internet. Je recherchais alors à intÊgrer une formation qui soit à la fois crÊative et scientifique. La filière Industrial Design Ingineering de la HE-Arc IngÊnierie est unique en son genre en Suisse et j’ai eu la chance de pouvoir intÊgrer la première promotion en 2006. J’ai tout de suite ÊtÊ sÊduit par l’opportunitÊ de dÊcouvrir un nouveau mÊtier et de travailler sur des projets qui englobent tous les aspects : la conception, le design, l’esthÊtique, l’ergonomie, la dimension humaine, l’environnement Êconomique et les pratiques sociales. Après l’obtention de mon Bachelor, j’ai pu intÊgrer l’UnitÊ de recherche EDANA (Ergonomie, Design, Anthropologie AppliquÊe). L’unitÊ EDANA est placÊe sous la responsabilitÊ de Philippe Geslin, Dr. Anthropologie Sociale & Ethnologie, et composÊe de trois chercheurs spÊcialisÊs en ingÊnierie, design, ergonomie, anthropologie et communication soit Magali Babey, Carole Baudin, et moi même. Cette grande pluridisciplinaritÊ fait l’originalitÊ de notre dÊmarche de recherche et d’intervention. Nous accueillons et rÊpondons aux demandes des mandataires soucieux d’intÊgrer les compÊtences de l’unitÊ dès les phases prÊparatoires de leurs projets et nous travaillons aussi à l’Êlaboration et à la valorisation de nouveaux concepts. Au sein d’EDANA, nous avons la possibilitÊ de travailler sur des projets variÊs avec une large ouverture sur les autres champs de compÊtences de l’Ecole.

Pouvez-vous nous dÊcrire un projet sur lequel vous travaillez ? Un des projets les plus emblÊmatiques de l’unitÊ EDANA est la conception d’une Pulka – Kayak, c'est-à-dire un traÎneau tirÊ par les expÊditeurs polaires qui puisse flotter et qui soit ainsi adaptÊ aux conditions climatiques actuelles de fonte des glaces (www.edana.ch/pulka-kayak).

Nous avons collaborÊ avec un explorateur, NiDPMBT Dubreuil (www.sikumut.com), pour mettre au pointVO premier prototype en fibre de verre. Après les premiers tests en piscine et sur neige dans le Jura, nous avons ÊlaborÊ un deuxième prototype en carbone et kevlar que nous venons de tester en conditions rÊelles au Groenland. Les tests se sont avÊrÊs très positifs, pour nous, concepteurs, et surtout pour l’utilisateur final : Nicolas Dubreuil. Ce projet de recherche, auquel a ÊtÊ associÊ l’explorateur de bout en bout, a nÊcessitÊ une dÊmarche gloCBMF6OF analyse anthropotechnologique a ÊtÊ menÊe pourDPNQSFO dre l’environnement de l’explorateur FUMVUJMJTBUJPOSÀFMMF des pulkas en milieux polaires.La reDIFSDIFDPODFQUVFMMF a eu pour effet de nous conduire auNFJMMFVSDPNQSPNJT comment la faire glisser au mieux etDPNNFOUMBGBJSF flotter en toute sÊcuritÊ. Des calculs ont permis de dÊfinir les critères de soliditÊ, de lÊgèretÊ, d’ÊtanchÊitÊ qui ont contribuÊ, au même titre que les aspects morphologiques, au choix des matÊriaux. La modÊlisation virtuelle en 3D a permis d’Êvaluer les diffÊrentes solutions. La collaboration avec MB COMPOSITE, une entreprise d’Yverdon de conception et exÊcution de travaux composite, a conduit à la fabrication des deux prototypes.

Could you explain what a designer engineer is? A designer-engineer is an engineer who works on the conception and design of products with the objective of creating an object that corresponds to the intended use, values and needs of the users.

Could you describe a project you are currently working on? One of the most emblematic projects of the EDANA division is the conception of a Pulka-Kayak, that is to say a sled pulled by polar shippers that can float and that is well adapted to the current climate conditions of melting ice caps. (www.edna.ch/pulkakayak). We worked with a shipper, Nicolas Dubreil (www.sikumut.com), to develop a fiberglass prototype. After initial testing in swimming pools and on snow in the Jura, we developed a second carbon and Kevlar prototype that we have just finished testing in real conditions in Greenland. The tests were very positive for us as the designers and mostly for the end user: Nicolas Dubreuil. This research project, which was in association with the shipper from beginning to end, required a comprehensive approach. Anthropotechnological analysis was conducted to understand the shipper’s world and the real use of pulkas in polar environments. Conceptual research resulted in the best possible compromise on our side: how best to slide and float safely. Calculations to define the criteria in terms of soundness, weight and sealing contributed, in addition to morphological aspects, the choice of materials. 3D virtual modeling was used to evaluate different solutions. The collaboration with MB COMPOSITE, a design and execution firm for composite work based in Yverdon, led to the production of the two prototypes.  h p://ingenierie.he�arc.ch/


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DOMINIQUE FASNACHT DIRECTEUR - DIRECTOR

HAUTE ECOLE DE SANTÉ ARC


Dominique Fasnacht est le directeur du domaine Santé de la Haute Ecole Arc. Titulaire d’un diplôme en soins infirmiers, il a travaillé plusieurs années dans différents hôpitaux (La Chaux-de-Fonds, Lausanne, Morges) où il s’est spécialisé en soins intensifs et réanimation ainsi que dans le domaine de l’anesthésie. Après une formation en direction et gestion, il a occupé la fonction d’infirmier chef général adjoint de l'hôpital de Porrentruy durant 5 ans avant de travailler durant 15 ans comme infirmier-conseil auprès du service de la santé publique du canton du Jura. Parmi ses différents mandats, il s’est intéressé à la formation du personnel soignant et cela lui a donné l’opportunité de participer à la mise en place de la Haute Ecole Spécialisée santé social et de siéger au comité directeur de la HES-S2. Fort de cette expertise, il a intégré le comité de pilotage (BEJUNE) visant à la création de la Haute Ecole Arc où il a conduit les travaux pour l'organisation du domaine Santé. Dès la création de la Haute Ecole Arc, le comité stratégique l'a désigné pour occuper la fonction de directeur du domaine Santé. Quelles sont les missions et les caractéristiques de la Haute Ecole Arc Santé ? Les trois missions principales de la HEdS-Arc sont la formation de base des futurs infirmiers et infirmières consacrée par un Bachelor, la formation continue destinée au personnel déjà en activité dans le cadre de la formation postgrade ainsi que la recherche appliquée et les prestations de service. La HEdS-Arc est née de la réunion de trois écoles, Delémont, Neuchâtel et Saint-Imier. Celles-ci sont désormais réparties sur deux sites : Delémont et Neuchâtel. Le programme est unique et la formation est dispensée sur les deux lieux. Les enseignants, bien que rattachés géographiquement à l’un ou l’autre lieu sont appelés à se déplacer pour donner les cours. C’est tout d’abord une école à taille humaine qui offre une relation de proximité aux étudiants et qui est ouverte sur le monde. La formation se fait en alternance et, de ce fait, les étudiants accomplissement chaque année des stages dans des institutions socio-sanitaires. C'est pourquoi notre école est parfaitement intégrée et ancrée dans sa région. Elle bénéficie d’une bonne immersion et entretient des partenariats très forts et essentiels avec les institutions de santé. La formation dispensée est de haut niveau et comprend des apprentissages liés à l’exercice futur de la profession. Ils comprennent aussi bien des éléments relationnels, de pos-

ture professionnelle, que des connaissances scientifiques. Cet apport est donné par un corps professoral formé de professionnels de la santé titulaires de formations supérieures dans le domaine pédagogique. Pour les aspects liés à l’enseignement pratique, ils disposent d’un matériel à la pointe de la technologie. Le Bachelor en soins infirmiers prépare directement à la profession d’infirmier et d’infirmière qui occupe de nos jours une place prépondérante au cœur du système sociosanitaire en répondant à des besoins de santé devenus de plus en plus complexes. Ce métier offre une grande variété de possibilités et fait appel à de nombreuses qualités professionnelles et humaines telles que l’écoute, le respect ainsi qu’une capacité d’adaptation à des situations variées et de prise de décision dans des situations complexes. Les étudiants diplômés trouvent facilement du travail en raison du phénomène de vieillissement de la population qui conduit à un accroissement du volume de soins et au départ à la retraite d’une partie du personnel de santé. La plupart des diplômés trouvent d’ailleurs un emploi au sein de l’Arc jurassien. Le Forum emploi que nous organisons chaque année réunit nos principaux partenaires qui peuvent ainsi faire part de leurs futurs besoins aux étudiants. Il s’agit ici d’un moment d’échange entre les futurs employeurs et les étudiants finalistes qui sont à la recherche d’un emploi. Le Master en soins infirmiers est proposé conjointement par la HES-SO et l’Université de Lausanne. Il permet de développer des compétences dans le domaine de la clinique, de former des personnes de référence utiles pour prodiguer des soins complexes, participer à l’encadrement des équipes et à l’amélioration des procédures.

Comment est organisée la recherche au sein du domaine Santé et que recouvrent les prestations de service ? Les HES développent une recherche appliquée. Cela signifie que cette dernière doit, en permanence, avoir une réalité dans le terrain. Elle a pour but d’analyser, d’évaluer et de proposer des changements ayant pour but d’améliorer une pratique professionnelle ou de s’intéresser à différents phénomènes en lien avec le domaine de la santé ou du social. Les projets de recherche qui sont déposés doivent avoir un sens pour l’activité professionnelle. A titre d’exemple, une recherche menée actuellement porte sur l’insertion des jeunes diplômés dans une activité professionnelle. Les recherches menées doivent être utiles à nos partenaires ainsi qu’à l’école dans la mesure où les enseignements tirés nous permettent de les intégrer dans nos cours.


Les prestations de service sont un ensemble d’activités qui répondent à une demande externe et qui peuvent prendre la forme de conseils, d’expertises ou encore de cours de perfectionnement pour des professionnels. Les mandats qui nous sont confiés le sont surtout par des institutions de santé ou des services de santé publique. Nous avons mené plusieurs mandats dont certains portaient sur une étude des besoins institutionnels liés au vieillissement de la population, à l'évolution chronique des maladies et à l'accompagnement en fin de vie.

Pouvez-vous nous donner un exemple d’innovation ? L’innovation porte aussi bien sur la mise en lien entre les fondements de la profession, les dernières découvertes scientifiques et la progression des sciences infirmières. Les techniques d’apprentissages mises à disposition de nos étudiants sont multiples et adaptées à leur niveau d’étude. L’accès aux nouvelles technologies de l’information nous permet de développer de nouvelles compétences. Nous avons également acquis du matériel très performant afin de renforcer l’enseignement des techniques de soin. Les étudiants peuvent ainsi appréhender de manière optimale les différentes situations qu’ils rencontreront dans leur vie professionnelle. Dans cet esprit, nous avons fait l’acquisition de mannequins utilisant de nouvelles technologies. Issus d’une nouvelle génération ils constituent une première en Suisse romande et permettent des simulations haute fidélité très proches de la réalité. Ces mannequins de 180 cm pour une vingtaine de kilos peuvent être programmés à souhait par les enseignants afin de simuler un nombre important et représentatif de cas concrets. Il est bien évident que cet aspect n’est qu’une facette de l’enseignement, certainement la plus visible et la plus démonstrative. Mais l’innovation se niche dans tous les autres processus d’apprentissage et les compétences humaines, intellectuelles et scientifiques qui sont largement explorées et développées. C’est aussi au travers de ces innovations que nous pouvons offrir à nos étudiants une formation adaptée aux attentes de la société actuelle.. 

Dominique Fasnacht is the Director of the Haute école de santé Arc. With a degree in nursing, he worked several years in different hospitals (La Chaux-de-Fonds, Lausanne, Morges) where he specialized in intensive care and resuscitation as well as in anesthetics. After training in leadership and management, he served as assistant head nurse at the Porrentruy General Hospital for five years before working for 15 years as an advisor to the Public Health Service of the Canton of Jura. Among his various mandates, he developed an interest for training nursing staff. This afforded him the opportunity of participating in the establishment of the University of Applied Sciences, Social Health and sit on the HES-S2 Steering Committee. Thanks to this experience, he joined the Steering Committee (BEJUNE) for the establishment of Arc Higher Education, where he led the work to organize the health field. Since the creation of the Haute Ecole Arc, the Strategic Committee has designated him for the position of Director of the Health Sector. Can you give us an example in innovation? Innovation refers to both the link between the foundations of the profession, latest scientific findings and progress in nursing sciences. Learning techniques made available to our students are myriad and are adapted to their level of study. Access to new information technology allows us to develop new skills. We have also acquired high-performance equipment to enhancing teaching of technical care. Students can thus optimally capture the different situations with which they will be faced during their professional lives. In this spirit, we have acquired mannequins equipped with the latest technology. Born of a new generation, they are the first in Western Switzerland and create highly accurate simulations that reflect reality. These mannequins of about 180 cm, weighing twenty kilos, can be programmed according to the teacher’s wishes in order to simulate numerous and representative cases. It is obvious that this aspect is only one facet of our training, certainly the most visible and demonstrative. But innovation is nestled in all other learning processes and human, intellectual and scientific skills that are widely explored and developed. It is although through these innovations that we can provide our students with a training curriculum adapted to the needs of today’s society.  h p://sante.he‐arc.ch


ANNE-LISE GUYE PROFESSEURE - PROFESSOR RESPONSABLE DE LA FORMATION EN ECOLE

HAUTE ECOLE DE SANTÉ ARC


des soins et à la prise en compte de problèmes sociaux qui viennent s’ajouter à la dimension biomÊdicale. De plus, une pÊnurie d’infirmi¿SF est annoncÊe pour les BOOÊes à venir. Un nouveau plan d’Êtudes cadre dès la ren USÀFBcadÊmique de 2012 permettra de dÊvelopper les axes JOIÀSents à l’Êvolution de ce contexte socio-sanitaire. Nos efforts portent sur trois axes principaux : - continuer à amÊliorer les apprentissages liÊs au dÊveloppement de compÊtences dans les domaines de l’Êvaluation clinique, de la comprÊhension et l’aptitude à gÊrer les cas complexes, des capacitÊs à optimiser les concepts de soins. - rÊpondre aux besoins du système socio-sanitaire : nous collaborons avec 64 institutions socio-sanitaires conventionnÊes reprÊsentant un potentiel de 190 lieux de stage. - amÊliorer la qualitÊ de la documentation liÊe à l’enseignement, par une bonne utilisation des outils informatiques par exemple, afin de dÊvelopper des activitÊs à caractère scientifique, notamment de recherche. C’est par ce biais que la formation d’infirmier poursuivra son essor et son dÊveloppement. 

Anne-Lise Guye est professeure HES, responsable de la formation en ĂŠcole Ă  la HE-Arc SantĂŠ .Titulaire d’un diplĂ´me d’infirmière en soins gĂŠnĂŠraux, puis d’enseignante en soins infirmiers ESEI niveau 2 obtenu Ă  Lausanne et d’un diplĂ´me de Hautes Etudes en Pratiques Sociales (DHEPS) option santĂŠ communautaire de Strasbourg, elle possède une riche expĂŠrience en tant que praticienne et formatrice. Anne-Lise Guye a amorcĂŠ sa carrière d’infirmière en service hospitalier de mĂŠdecine puis en service de pĂŠdiatrie. Elle a ensuite ĂŠvoluĂŠ dans un rĂ´le d’enseignante en soins infirmiers Ă  l’École La Source et en dĂŠveloppant des prestations dans l’ensemble des lieux de formation pratique du canton de Neuchâtel. Elle rejoint ensuite CESANE, qui deviendra la HESI, elle participe aux enseignements en formation de base et postgrade, B la responsabilitĂŠ de la formation pratique, et participe au groupe de travail BEJUNE pour la construction du programme HES, qui ĂŠvoluera jusqu’à l’ouverture de la Haute Ecole Arc SantĂŠ . Depuis septembre 2004, elle assure la responsabilitĂŠ de la formation en ĂŠcole Ă  la HEdS Arc et participe Ă  son dĂŠveloppement. Comment est organisĂŠe la formation Ă  la Haute Ecole de SantĂŠ Arc ? La formation Bachelor a pour objectif de former des professionnels en Soins infirmiers compĂŠtents en trois ans. Les infirmières et infirmiers formĂŠs Ă  la HE-Arc sont opĂŠrationnels dès la fin de leur formation. Les diffĂŠrents modules thĂŠoriques sont ĂŠlaborĂŠs en fonction de situations de soins significatives, et en utilisant des mĂŠthodes pĂŠdagogiques et didactiques diversifiĂŠes. La finalitĂŠ de ces enseignements est le dĂŠveloppement des compĂŠtences professionnelles. Cette formation privilĂŠgie le concept d’alternance : l’Êcole et les lieux de la formation pratique contribuent conjointement au dĂŠveloppement des compĂŠtences, et les savoirs travaillĂŠs Ă  l’Êcole prennent tout leur sens lorsqu’ils sont mobilisĂŠs dans les activitĂŠs de soins et d’accompagnement des personnes soignĂŠes. L’organisation des ĂŠtudes propose Ă  chaque semestre un tiers de pratique sur le terrain et deux tiers de formation thĂŠorique Ă  l’Êcole. Les expĂŠriences rĂŠalisĂŠes en stage sont exploitĂŠes et travaillĂŠes en ĂŠcole et visent Ă  dĂŠvelopper la rĂŠflexivitĂŠ des apprenants. L’Êquipe pĂŠdagogique est composĂŠe de professeurs qui, pour une partie d’entre eux, rĂŠpartissent leur activitĂŠ entre formation de base, formation postgrade et recherche. Cette ĂŠquipe est par ailleurs renforcĂŠe par des assistants HES qui sont des infirmiers en activitĂŠ dans les milieux de soins. Ils animent avec l’Êquipe pĂŠdagogique des sĂŠminaires et ateliers permettant l’acquisition d’habiletĂŠs techniques et relationnelles et offrent un coaching individualisĂŠ aux ĂŠtudiants en salle de pratique en plus du programme obligatoire. A la suite de la formation initiale et pour tout professionnel qui dispose d’une expĂŠrience, nous proposons des formations continues conduisant Ă  l’obtention de plusieurs “Certificates of Advanced Studies HES-SOâ€?, ainsi que des formations courtes qui rĂŠpondent aux besoins des institutions et des professionnels de la santĂŠ et du travail social, ceci, dans un cadre de proximitĂŠ.

Anne-Lise Guye is a HES professor, head of the “inschool� HE-Arc training program. She holds a nursing diploma in General Nursing as well as a teaching diploma in General Care at the ESEI level 2 obtained in Lausanne and a degree in Advanced Social Practices (DHEPS) and with a minor in Community Health from Strasburg. She has extensive experience as a practitioner and teacher. What are the key issues and challenges you face? The nursing profession is constantly changing and courses must constantly adapt. These changes are linked to the demographic ageing of the population, hospital stays becoming shorter, the growing complexity of medical care and the consideration of social issues in addition to the biomedical dimension. In addition, a shortage of nurses is expected in the coming years. A new curriculum framework for the 2012 academic year will develop the axes inherent to the evolution of this socio-health context. Our efforts focus on three main areas: - First, we want to continue to improve skills related to competency development in clinical assessment, understanding and the ability to manage complex cases, the ability to optimize care concepts. - We also want to meet the needs of socio-health issues: we work with 64 social and health institutions under special agreement, which represent a potential of 190 training places. - Finally, we wish to improve the quality of documentation related to education, with for example good use of computer tools, to develop scientific activities including research. It is through this that the training of nurses will continue to grow and develop. 

Quels sont les principaux enjeux et dÊfis que vous devez relever ? La profession d’infirmier est en constante Êvolution et les enseignements doivent donc s’adapter en permanence. Ces changements sont liÊs au contexte dÊmographique de vieillissement de la population, à la durÊe des hospitalisations de plus en plus courtes, à la complexitÊ grandissante

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Courses internationales de chiens de traîneaux et fête du chien nordique SAIGNELÉGIER - JANVIER Chaque année, le dernier week-end de janvier, pour autant que les conditions d'enneigement le permettent. La manifestation réunit quelques 120 attelages soit un total de plus de 800 chiens. De nombreuses animations sont prévues: parcours trappeurs, initiation à la conduite d'attelage, concours.

Junior World Challenge Cup Patinage synchronisé NEUCHÂTEL - 9-10 MARS 2012 Cohésion et harmonie sont les qualités demandées aux formations qui évoluent sur la glace à l’occasion de la Coupe du Monde Junior. Reliés entre eux par différentes prises de mains, les patineurs offrent un spectacle enchanteur d’où ressort un esprit d’équipe incontestable.

Festival du Chant du Gros LE NOIRMONT - SEPTEMBRE Dernier festival de musique en plein air de l'année en Suisse. Depuis 1992, il a lieu chaque année durant trois jours, et connaît depuis un succès qui croît d'année en année.

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Les Médiévales ST-URSANNE Chaque année impaire, le premier week-end de juillet. La manifestation reconstitue trois jours durant, l’ambiance et les activités typiques d’une ville au Moyen-âge.

Juracime TAVANNES Toutes les années impaires le week-end de Pentecôte. Course pédestre par étape qui requiert une bonne préparation. L’édition 2011 comprenait 78 kms, pour 2850 m de dénivellation.

L'Eté à Evologia CERNIER De mi-juin à mi-septembre - Jardins extraordinaires Création originale d'art paysan, dépaysement de proximité, lieu de nature et d'agréments dans une nature domestiquée. Festival Poésie en arrosoir : juillet. Festival des expressions vivantes de la poésie. Fête la Terre : août. La grande rencontre traditionnelle, festive et conviviale des mondes rural et citadin. Les Jardins musicaux : août. Un festival unique pour un public de mélomanes avertis ou d'amateurs curieux de découvertes musicales et théâtrales.

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Louis Chevrolet Event Août Rallye promenade avec pour destination Le Tessin

Stand'été MOUTIER Juin Festival inter jurassien des arts de la scène; programmation artistique axée autour de l’art lyrique, la musique classique, le jazz, le théâtre professionnel, le théâtre professionnel jeune public, le théâtre de rue, le conte et la chanson, les arts visuels.

Marché-Concours national de chevaux SAIGNELÉGIER Août Chaque année durant le deuxième week-end d’août au cœur des Franches-Montagnes. Grande exposition et présentations originales de chevaux, cortège folklorique renommé, ainsi que des courses campagnardes inédites. La 13ème édition du SIAMS, salon des Microtechniques, se déroulera à Moutier du 8 au 11 mai 2012. Plus de 15'000 visiteurs en provenance de 25 pays ont visité le SIAMS 2010.

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CLOOS electronic: les atouts de la proximité Flexibilité, rapidité, proximité de sa clientèle sont au cœur de la démarche de services de CLOOS electronic, entreprise de sous-traitance électronique et électrotechnique en activité depuis vingt-cinq ans. Entretien avec son directeur, Monsieur Robert Klossek. S’adapter aux attentes de ses clients est un souci constant chez CLOOS electronic. Quels sont vos principaux atouts ? La volonté d’être à l’écoute de nos clients et de satisfaire à leurs attentes constitue l’atout essentiel de CLOOS electronic, établie au Locle depuis 1986. Nous réalisons un tiers de notre activité dans l'Arc jurassien. La proximité géographique avec notre clientèle associée à notre capacité de flexibilité et à notre force d’exécution permet une mise en production des nouveaux produits plus rapide et moins onéreuse. Pour nos clients, une mise à jour des produits sur le marché dans un temps réduit représente un avantage non négligeable. CLOOS electronic est donc le partenaire de référence sur lequel les clients peuvent compter afin de répondre aux exigences de l'innovation dans le secteur de la Microtechnique.

Quels sont vos produits et prestations ? CLOOS electronic conçoit et fabrique des produits finis et semi-finis qui seront ensuite mis en application chez nos clients. Nous prenons en charge la fabrication complète des modules et appareils électroniques et électromécaniques, depuis la fabrication des cartes électroniques jusqu’au montage et câblage des systèmes. Nous sommes certifiés ISO 9001, certifiés prochainement 13485 et intégrons les directives RoHS. CLOOS electronic assure l'ensemble du processus de fabrication: du prototype jusqu'à l'industrialisation et la mise en production. Notre champ d’activités est large et varié : nous œuvrons dans des domaines aussi diversifiés que les secteurs du médical et ferroviaire, la machine spéciale et la machine-outil, les équipements de mesure, l'électronique grand public, les télécommunications et les applications sécuritaires.

Qu'est-ce qui vous distingue des autres fournisseurs de composants électroniques ? Deux points essentiels font notre différence: notre département Logisitique d'une part et notre Service Clientèle de l'autre. Afin de gérer nos stocks de pièces finies et semi-finies, notre logistique se doit d’être efficace. Depuis plusieurs années, nous veillons à rendre ce service toujours plus performant. Notre objectif est de fournir nos clients en temps et en heure en répondant à leurs besoins de plus en plus exigeants. Quant au Service Clientèle, il reflète l'éthique suisse de fiabilité et durabilité à laquelle nous nous efforçons de contribuer chaque jour. Nous sommes en mesure d'assurer la réparation de produits jusqu'à une durée de vingt ans.

CLOOS electronic, entreprise de l'Arc jurassien, peut-elle être compétitive face à des concurrents internationaux ? Nous nous attachons à pratiquer une politique de prix compétitifs et nous appuyons sur nos compétences et notre savoir-faire afin de servir des marchés spécifiques et répondre aux demandes de plus en plus exigeantes de nos clients. Ajoutons à cela une communication efficace matérialisée par la fluidité de l'information entre nos équipes et celles de nos clients, un service de proximité ainsi qu'une volonté farouche d'évoluer et de progresser. Ces points forts contribuent à notre présence et compétitivité sur le marché international.

CLOOS ELECTRONIC - Jambe Ducommun 8 - 2400 Le Locle - SUISSE Tél : +41 (0)32 931 74 74 - Fax : +41 (0)32 931 74 78 - www.cloos.ch - e-mail : cloos@cloos.ch


Neuchâtel et le littoral neuchâtelois

C’est tout d’abord sa situation géographique qui rend Neuchâtel attrayante : d’un coté le lac avec de nombreuses zones de détente, de l’autre les montagnes facilement accessibles. Son patrimoine historique et architectural est riche comme en témoignent les édifices emblématiques de la ville que sont le château et la collégiale. La culture est omniprésente. Le Musée d'art et d'histoire, installé au "Palais des Beaux-Arts", propose quatre expositions thématiques distinctes: arts plastiques, arts appliqués, numismatique et histoire. Le Laténium, le plus grand musée archéologique de Suisse, présente plus de 50'000 ans d'histoire régionale. Avec son cœur médiéval, ses espaces piétonniers, ses bistrots et restos, Neuchâtel est une ville universitaire vivante où futur

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et passé s'entremêlent et se complètent harmonieusement. Le style de vie, les divertissements et la fête contribuent aussi à la réputation de la cité avec de nombreux festivals et une vie noc-

turne branchée. Le lac de Neuchâtel invite à la détente et offre des activités variées avec ses rives accessibles, plages, aires de piquenique et voies réservées exclusivement aux piétons, coureurs et cyclistes. De nombreux sports nautiques peuvent y être pratiqués. Le Littoral neuchâtelois foisonne de curiosités et de sites touristiques sus-


Neuchâtel and its coast

ceptibles de couvrir de nombreux centres d’intérêt : terroir autour de la vigne et du vin, patrimoine historique et architectural avec les nombreux musées et châteaux, art pictural et littéraire avec le centre F. Dürrenmatt, archéologie et ethnologie…

Primarily it is its location that makes Neuchatel so attractive: on the one side, the lake with numerous recreational areas, on the other the easily accessible mountains. Its historical and architectural heritage is rich and varied, as evidenced by the Castle and College, emblematic buildings of the town. The Art and History Museum, located at the “Palais des Beaux-Arts”, features four distinct themes: arts, applied arts, numismatics and history. The Laténium, the biggest archeological museum in Switzerland, reveals over 50’000 years of regional history. With its Medieval city center, its pedestrian zones, the restaurants and bistros, Neuchatel is a lively university city where past and future intertwine and complement each other. Lifestyle, entertainment and festivities also contribute to the city’s reputation with several festivals and trendy nightlife. The Neuchatel Lake calls for relaxation and fun activities along its banks, beaches, picnic areas and lanes provided exclusively for pedestrians, runners and cyclists. Many water sports can be enjoyed. The Neuchatel coast abounds with curiosities and tourist attractions that cater to everyone: cultivation of vines and wines, historical and archeological heritage with museums and castles, pictorial and literary art with the F. Dürrenmatt center, archeology and ethnology…. h p://www.neuchateltourisme.ch/

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Les Montagnes neuchâteloises La Chaux-de-Fonds Le Locle

Inscrite en 2009 au patrimoine mondial de l'UNESCO, la ville de La Chaux-de-Fonds est la ville la plus haute de Suisse, située à 1000 mètres d'altitude. Elle se caractérise par un plan en damier réalisé lors de sa reconstruction au début du 19é siècle après un important incendie. Ville natale de Le Corbusier, elle abrite la “Maison Blanche”, une de ses premières oeuvres, construite en 1912. Distante de seulement 8 kilomètres, Le Locle a également été façonné par le boom horloger des deux derniers siècles. L'horlogerie constitue une étape incontournable de Watch Valley, avec le Musée international d'horlogerie de La Chaux-deFonds qui regroupe plus de 4500 pièces et retrace l’évolution des instruments de mesure du temps, ou le Musée d'horlogerie du Château des Monts du Locle. De prestigieuses marques sont aujourd'hui implantées dans la région. La nature revêt ici ses plus beaux atours. Des rives du Doubs au Lac des Taillères, la nature invite à la pratique du sport et des loisirs : marche, vélo, VTT, baignade, canoë, hockey, patins, varappe.

The Mountains of Neuchâtel La Chaux-de-Fonds - Le Locle Designated in 2009 as part of the World Heritage by Unesco, the city of La Chaux-deFonds is the highest city of Switzerland, situated at an altitude of 1000 meters. It is characterized by a checker-board layout made during its reconstruction in the early 19th century after a major fire. Hometown to Le Corbusier, it houses the “Maison Blanche”, one of his earlier works built in 1912. Only 8 kms away, Le Locle was also shaped by the booming watch industry for the past two centuries. The Watch industry is an inescapable stop in Watch Valley, with the International Watch Museum of La Chaux-de-Fonds, which includes over 4,500 pieces and traces the evolution of time keeping. There is also the Watch making Museum of the Monts du Locle Castle.

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Le Val de Travers Le paysage du Val de Travers, qui s’étend du lac de Neuchâtel et traverse le Jura jusqu’à la frontière française, se caractérise par un relief marqué par d’abruptes formations de calcaire et de forêts de sapin. La région abrite aussi des mines d’asphalte exporté dans le monde entier de 1830 à 1986 et le cirque naturel du Creux-du-Van, spectaculaire cirque rocheux abritant une réserve naturelle. Berceau de l’industrie horlogère, la val-

lée est aussi réputée pour la fabrication de l’absinthe, également appelée “fée verte”, et pour la plus importante production de vin mousseux de Suisse au sein de l’ancien monastère bénédictin St Pierre à Môtiers. Abrupt lime formations and pine forests characterize the landscape of Val de Travers, stretching from the Lake of Neuchatel across the Jura to the French border. The region is also home to asphalt mines, exported worldwide between 1830 and 1986 and the natural amphitheater of the Creux du Van which harbors a spectacular natural reserve.

Le Val-de-Ruz Le Val- de- Ruz se caractérise par une nature exceptionnelle et une grande variété de ballades. La Vue-des-Alpes, le plus haut sommet, offre un superbe panorama sur la chaîne des Alpes et le lac de Neuchâtel. La réserve naturelle de la Combe Biosse, le sentier des crêtes du Jura, les rives ombragées du Seyon, le site de Cernier, qui allie le Parc des métiers de la terre, et les Jardins extraordinaires, ou le bourg de Valangin représentent les principales excursions.

The Vue-des-Alpes, the highest peak in the region, presents a superb panorama of the Alps and Lake Neuchatel. The nature reserve Biosse Combe, the crest trails of the Jura, the shady banks of Seyon and Cernier, combining Landscape Trades Center and the Extraordinary Garden, or the town of Valangrin are all major excursions. sentent les principales excursions. h p://www.neuchateltourisme.ch/


Saignelégier et les Franches-Montagnes

La région des Fr a n c h e s - M o n tagnes est un parc composé d’un vaste plateau de 200 km2, à 1000 mètres d’altitude regroupant de grands pâturages, des forêts d'épicéas et de sapins. Historiquement peu peuplée, pour attirer plus d'habitants, le prince-évêque a accordé, en 1384, une lettre de franchise aux habitants de cette région les exemptant de tous les impôts sur leurs terres défrichées, donnant ainsi le nom de Franches-Montagnes. Véritable paradis pour les amoureux de paysages et de nature, la région est un lieu d’excursion idéal .Toutes sortes d’activités de plein air peuvent y être pratiquées été comme hiver : randonnée à pied, à cheval ou à vélo, ski de fond, ou circuits en traineaux. Saignelégier est le chef lieu de la région et le bourg le plus important. A proximité se trouve l'étang de Gruère, un lac de tourbière vieux de 12’000 ans, qui offre un spectacle étonnant et qui abrite une flore et une faune rares. Patrie des chevaux, le marché annuel des chevaux de Saignelégier est aujourd’hui le plus grand rassemblement consacré aux chevaux en Suisse. L’ancienne ferme de Bellelay permet de découvrir la fabrication de la “Tête de moine” fromage, dont l’origine remonte au 12e siècle.

Saignelégier and Franches-Montagnes The Franches-Montagnes region is a park consisting of a vast plateau of 200 square kilometers, at an altitude of 1000 meters with pastures as well as forests of spruce and fir trees. A true paradise for nature and landscape lovers, it is an ideal place for excursions. Saignelégier is the region’s capital and largest town. Nearby is the Gruère pond, a 12000 year old bog lake, which offers an astonishing sight and harbors rare fauna and flora. The old Bellelay farm allows you to discover “Tete de moine”, a cheese produced since the 12th century.

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Le jura bernois St Imier La Neuveville Moutier

Si Saint-Imier conserve encore comme vestiges de son passé lointain la Tour Saint-Martin et la Collégiale, l'apparition de l'horlogerie dans les années 1700 a transformé le petit village agricole de Saint-Imier en un gros bourg industriel. Plus récents, la centrale solaire de Mont-Soleil et le site éolien de Mont-Crosin attestent les liens qui unissent désormais Saint-Imier à l'énergie.

Terre d'histoire et de génie mécanique Moutier et sa région, la Prévôté, se caractérisent par un cirque d e m oye n n e montagnes où coule la Birse. Point de départ d'innombrables excursions sur les montagnes des environs, les amateurs de randonnées pédestres ont l'embarras du choix et les gorges constituent un lieu idéal pour la pratique de la varappe.

The Bernese jura - St Imier La Neuveville - Moutier

Le Parc régional Chasseral résulte d’une volonté partagée de promouvoir le développement durable de la région en valorisant et préservant son précieux patrimoine naturel, mais aussi son riche patrimoine culturel, rural, industriel, artisanal, bâti. Un chemin de découvertes bien aménagé relie le Mont-Soleil au Mont-Crosin illustrant de façon passionnante des thèmes tels que l'approvisionnement en énergie, l'énergie éolienne, la photovoltaïque, la faune, le paysage, l'agriculture et le tourisme. La Neuveville, au pied du Chasseral, offre le charme d’une cité médiévale au bord du lac de Bienne.

If St Imier still retains vestiges of its past like the Tour Saint Martin and the Collégiale, the advent of watch making in the 1700 s transformed the small agricultural village of SaintImier into an big industrial town. The Chasseral regional Park is the result of a shared will to promote the sustainable development of the region by enhancing and preserving its natural heritage, as well as its rich cultural, rural, industrial, artisanal heritage. Neuveville , at the foot of the Chasseral, offers the charm of a medieval city on the shores of the Bienne Lake. Steeped in history and mechanical engineering, Moutier and its region, the Prévôté, is characterized by a circle of mountains where the Birse runs its course. Starting point of countless excursions through the mountainous surroundings, hiking enthusiasts enjoy many options and the gorges are an ideal climbing location. http://www.jurabernois.ch/


géologie de la région sur un parcours jalonné de plusieurs châteaux. La Chapelle Notre-Dame du Vorbourg - offre une belle vue sur Delémont. Lors de l’équinoxe d’automne, Delémont accueille des traditions musicales du monde entier. La coutellerie Wenger fondée en 1893 à Delémont, incarne la qualité de la fabrication des véritables couteaux suisses. La petite ville de Moutier, à 10 km au sud de Delémont, abrite le musée jurassien des beaux-arts. Délémont, situated halfway between the cities of Basel and Biel, is the capital of the canton of Jura. In the old town, you can find ancient doors, well-preserved medieval buildings, squares decorated with five monumental figurative fountains in the Renaissance style. It is also home to the Jura Museum of Art and History, the cantonal seat of government and Parliament as well as the Episcopal Palace. At the autumn equinox, Délémont is host to traditional music from around the world. Wenger knives, founded in 1893 in Délémont, embodies the production of real Swiss knives.

Delémont Delémont, à mi-chemin entre les villes de Bâle et de Bienne, est le chef-lieu du canton du Jura. La vieille ville possède des portes anciennes, des édifices médiévaux bien conservés, des places ornées de cinq fontaines figuratives monumentales, réalisées dans le style Renaissance. Elle abrite également le musée jurassien d’art et d’histoire, le siège du Parlement et du gouvernement cantonal ainsi que le palais princier épiscopal. Le Sentier Auguste Quiquerez - sentier thématique, explique l’archéologie et la

Porrentruy et l’Ajoie Ancien siège de l’évêque de Bâle, la ville de Porrentruy la deuxième plus grande ville du canton du Jura reste la capitale historique du canton et est le centre culturel de la région de l'Ajoie. Son château, ses maisons de style gothique, baroque et néo-classique, ses nombreuses fontaines, dont celle de la Samaritaine et celle du Banneret, ainsi que son jardin botanique,

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donnent un charme particulier à la cité. La porte de France a été construite en 1563 sur d'anciennes fortifications médiévales. Les églises et chapelles dont celles de Saint-Pierre et Saint-Germain abritent de somptueux autels latéraux et trésors religieux et recèlent un phénomène artistique unique en Europe avec la plus forte concentration de vitraux modernes sur un territoire aussi exigu. Le Marché et la fête de la Saint-Martin en novembre célèbrent les produits, l’artisanat et les coutumes de la région avec des plats traditionnels à base de porc. Le paysage de l’Ajoie est constitué d’une vaste plaine verdoyante, nommée “verger du Jura” et se caractérise par ses terres arables fertiles, ses nombreux vignobles, ses fameux arbres produisant la prune damassine, ainsi que ses grottes et le préhisto-parc de Réclère.

Saint-Ursanne et le Clos du Doubs Saint -Ursanne , ancienne petite cité médiévale a su rester une ville pittoresque au bord du Doubs, un havre de calme et de détente avec ses bâtiments médiévaux, ses maisons bourgeoises datant du 14è au 16è siècle ainsi que son ancien couvent avec une basilique romane et son cloître. La réserve naturelle du Clos du Doubs attire aussi de nombreux pêcheurs, ainsi que les adeptes du canoë-kayak, du VTT ou de ballades pédestres. En août ont lieu chaque année une semaine mélomane au cloître de St-Ursanne, dédiée à la musique au piano, ainsi que la course de côte internationale Les Rangiers.

Former seat of the Bishop of Bâle, the city of Porrentruy is the second largest city in the canton of Jura and remains the historical capital of the canton and is the cultural center of the Ajoie region. Its castle, gothic, baroque and neo-classical houses, its numerous fountains of which the Samaritaine et Banneret, as well as its botanical garden give the city its special charm. The Market and St-Martin Feast in November celebrate the products, crafts and customs of the region with traditional pork dishes.

St-Ursanne Les Rangiers, an ancient medieval city, has retained its picturesque landscape along the banks of the Doubs, a haven of calm and relaxation amid medieval buildings, bourgeois houses dating back to the 14th to 16th century and its ancient monastery with a Romanesque basilica and cloister. The nature reservation of Clos du Doubs attracts many fishermen as well as canoekayak adepts, cyclists and hikers. Each year in August, at the St-Ursanne cloister a week of is dedicated to piano music and the international renowned Rangiers race. h p://www.juratourisme.ch/fr

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ÉCONOMIE ET FISCALITÉ : LE61289($8;&+2,; Il incite les sièges sociaux et holdings à s'implanter dans le canton. Le financement de cette réforme sera réalisé par la disparition progressive de l'ensemble des exonérations qui ont été mises en place depuis les années 70. Le canton de Neuchâtel devrait ainsi pouvoir profiter une position particulièrement attractive en Suisse, accentuée par les saturations existantes de l'Arc lémanique. La réforme fiscale des personnes morales devrait être complétée prochainement par une réforme fiscale des personnes physiques, afin de rendre le canton plus attractif pour les classes moyennes, avec un objectif d'augmentation de la population jeune et des familles. Ce n'est qu'un constat d'étape : on passe de l'opacité à la transparence et le canton devient ouvert à des opérateurs extérieurs. Un de nos challenges, souligné par Pierre Hiltpold, Directeur de la CNCI, sera de bien faire savoir dans le canton, en Suisse, et ailleurs, les évolutions et les attractivités nouvelles du canton de Neuchâtel. Certaines extrapolations font apparaître une évolution démographique de plus 30 000 personnes de la population du canton en 20 ans.

19 juin 2011 : les citoyens du canton de Neuchâtel décident par votation de réformer la fiscalité des entreprises et ouvrent la voie pour une prochaine réforme de la fiscalité des personnes physiques. C'est le résultat visible d'une longue évolution dans laquelle ont été impliqués de nombreux acteurs économiques et politiques du canton. C'est un signal fort à toutes les PME et à tous les groupes, non seulement pour le profit du canton de Neuchâtel, mais plus globalement pour celui de l'Arc jurassien. M. Németi, pourquoi cette réforme ? Cette réforme est le point saillant d'une lente évolution de l'économie du canton de Neuchâtel, canton qui se retrouve aujourd'hui dans une position très inconfortable. À l'origine, la crise horlogère des années 70 bien sûr, mais pas seulement. Les rapides réactions politiques et économiques ont généré la création d'une économie “à la neuchâteloise”, avec beaucoup d'exonérations fiscales destinées à recréer de l’emploi. Au fil du temps, cette stratégie a perdu de son efficacité, car le contexte économique a changé. Aujourd’hui, la fiscalité doit être réformée au plus vite sous peine d’un exode massif des forces vives, car le canton de Neuchâtel a été riche, il ne l'est plus. Il était jeune, il ne l'est plus. L’ancien directeur de la CNCI et député d’alors, Claude Bernoulli, a été à l'initiative à la fin des années 90 d'une première réforme fiscale, certainement trop édulcorée par les autorités pour générer un réel changement. En 2004, la CNCI effectue une nouvelle tentative de réforme incluant cette fois la fiscalité des personnes physiques. À partir de 2007-2008, le constat est fait, en particulier par le conseiller d'État Jean Studer, confirmé par plusieurs études, d'un véritable exode fiscal et du caractère urgent de la situation. Il est un des acteurs essentiels des réformes en cours, avec bien sûr Daniel Burki, puis Frédéric Geissbühler, Présidents successifs de la CNCI à cette période.

Que sera l'impact de cette réforme sur les autres cantons de l'arc jurassien ? Le secteur économique de l'Arc jurassien est cohérent et interdépendant, et la dynamique générée par les réformes fiscales du canton de Neuchâtel devrait, dès lors, profiter à l'ensemble des cantons de cette région. Les entreprises sont liées entre elles par des cercles vertueux, une histoire industrielle commune, des chaines de donneurs d'ordres et de sous traitants en bon ordre de marche.

Quel impact imaginez-vous pour les étudiants de cette région ? Les cantons de Neuchâtel, du Jura et de Berne ont créé sur l'Arc jurassien des pôles d'excellence de la formation supérieure. Les étudiants ont donc déjà les outils pour étudier et le cadre naturel est exceptionnel. Ce que nous proposons, ce sont de nouvelles opportunités pour la création d'emplois et la création de nouvelles entreprises qui inspirent les jeunes et les retiennent dans la région. Entretien avec Florian Németi, sous-directeur de la CNCI

Que va apporter ce nouveau régime fiscal ? Le régime fiscal voté le 19 juin a le mérite de la clarté et de la lisibilité : il instaure l’équité, tout en s’avérant très attractif et euro-compatible. Une “révolution” dans le paysage fiscal suisse, en somme! Il permet de favoriser le développement des entreprises déjà implantées, en particulier les PME, et de favoriser l’investissement de leurs réserves.

h p://www.cnci.ch

THE ECONOMY AND TAXATION:1(:&+2,&(6 The former head of the Neuchatel Chamber of Commerce and Industry (CNCI) and MP at the time, Claude Bernoulli, initiated a first tax reform in the last 90s. But it certainly underwent too many alterations by the authorities to generate real change. In 2004, the CNCI made a new attempt towards reform, including this time the taxation of individuals. From 2007-2008 it was clear, especially to State Councilor Jean Studer, that a veritable tax exodus was underway. Confirmed by several studies, the situation was urgent. Jean Studer is one of the key players in the ongoing reform, with of course Daniel Burki and then Frederci Geissbühler, the successive Presidents of the CNCI at the time.

June 19, 2011 : the citizens of the Canton of Neuchatel voted to reform corporate taxation and pave the way to for future reform of individual taxation. This is the result of a visible evolution in which many economic and political actors of the canton were involved. It is a strong message, sent out to all SMEs and all groups, not only for the benefit of the Canton of Neuchatel, but more generally for that of the Jura region. M. Németi, why reform ? This reform is the highlight of a slow economic evolution in the Canton of Neuchatel, a Canton that is now in a very uncomfortable situation. At the beginning, the watch-making crisis from the 70s of course, but not only. Rapid political and economic reactions generated a “Neuchatel style” economy, with a lot of tax breaks designed to recreate jobs. Over time, this strategy lost all effectiveness because the economic environment had changed. Today, the tax system must be reformed immediately, as the canton will otherwise experience mass exodus of labor forces. The Canton of Neuchatel was rich, but isn’t any longer. It was once young, but is no longer.

What will this new tax system bring to the region? The tax system voted for on the 19th of June has the merit of clarity and readability : it introduces fairness, while proving very attractive and Euro-compatible. A “revolution” in the landscape of Swiss taxes in other words ! It promotes the development of companies already doing business, particularly SMEs, and encourages the investment of their reserves. It also encourages company to establish their headquarters and holdings in the Canton. Financing for the reform will be achieved through the gradual

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disappearance of all exemptions that were put in place in the 70’s. The Canton of Neuchatel should benefit from a particularly attractive position in Switzerland, accentuated by the current saturation of the Geneva region. Tax reform regarding legal entities should be supplemented shortly by a personal tax reform, so as to make the canton more attractive to the middle class. The goal is to increase the proportion of families and younger people. It is a statement of the phase : we are going from opacity to transparency and the canton is opening to exterior operators. One of our challenges, as highlighted by Pierre Hiltpold, Director of the CNCI, is how to make the Canton of Neuchatel’s developments and new found assets resound within the canton, in Switzerland and elsewhere. Some extrapolations show a demographic evolution of over 30 000 people in the canton’s population in 20 years.

What impact will this reform have on the other canton of the Jura region ? The economic sector of the Jura is coherent and interdependent, and the momentum generated by Neuchatel’s tax reform should therefore benefit all the cantons of the region. Businesses are linked by virtuous circles, a common industrial history, connected contractor and subcontractor in good working order.

What kind of impact can you imagine for the region’s students ? The Cantons of Neuchatel, Jura and Berne have created excellent training hubs throughout the region. Students already have the tools to study with and an incredible natural environment. We are proposing new opportunities to create jobs and to create businesses that inspire the younger generation and keep them in this region.

LE CANTON DU JURA MONTE EN GAMME de la division technique du Centre jurassien d’enseignement et de formation (CEJEF) et la création d’un incubateur d’entreprises, les conditions seront désormais réunies pour faciliter le transfert technologique et des développements de recherche appliquée sur le territoire jurassien. Ces diverses initiatives témoignent d’une volonté d’améliorer les conditions d’attractivité du canton du Jura et de favoriser sa montée en gamme pour le développement de nouvelles activités économiques. D’autres défis devront être encore relevés, notamment sur le plan de la fiscalité qui demeure dissuasive à bien des égards. Mais dans ce domaine aussi, à l’instar du canton de Neuchâtel, des décisions sont imminentes. Dans le prolongement de la baisse fiscale adoptée en 2004 par le peuple, le Gouvernement jurassien vient de décider de lancer une réforme d’une ampleur sans précédent depuis l’entrée en souveraineté du canton. Les premières mesures de réduction des taux d’imposition pour les entreprises et les particuliers sont attendues dès 2012 déjà, puis progressivement entre 2015 et 2017 pour les suivantes.

Des nouvelles réjouissantes se sont succédé ces derniers temps pour l’économie jurassienne. Plusieurs grandes sociétés ont annoncé leur intention de développer des activités dans le canton ou prévu une extension de celles-ci. D’autres, en provenance de Suisse ou de l’étranger, ont choisi de s’y implanter. Ces différents projets laissent entrevoir la création de plusieurs centaines de nouveaux emplois dans le secteur industriel principalement. Dans l’immobilier, également, le canton du Jura séduit davantage les investisseurs. C’est ainsi que la ville de Delémont et sa couronne sont en plein essor. Pas moins de 120 millions de francs y ont été investis durant la seule année 2010 et autant le seront en 2011. À ces bonnes nouvelles s’en ajoutent d’autres au chapitre de la réalisation de certaines infrastructures de développement- D’ici à 2016, en effet, le canton sera enfin plus facilement accessible par la route grâce à l’achèvement de la Transjurane (A16) reliant Bienne à la commune frontière de Boncourt. À deux pas de celle-ci, le TGV Rhin-Rhône sera en mis en service à la fin de l’année. Il s’arrêtera aux portes de l���Ajoie, à Belfort-Montbéliard, offrant au canton du Jura un accès ferroviaire rapide à la capitale française et à d’autres grandes villes de l’Hexagone. De plus, un nouvel aérodrome vient d’être aménagé à Bressaucourt près de Porrentruy. Doté d’une piste en dur, il rendra le canton plus accessible par la voie des airs. Enfin, avec l’agrandissement

Jean-Frédéric Gerber Directeur de la Chambre de commerce et d’industrie du Jura

h p://www.ccij.ch

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THE CANTON OF JURA GOES UPMARKET Good news just keeps on coming recently for the Jura economy. Several major companies have announced plans to develop or extend their activities in the Canton. Others, from Switzerland or abroad, have chosen to settle here. These different projects suggest the creation of hundreds of new jobs, mainly in the industrial sector. In real estate too, the Jura has become more appealing to investors. Thus, the town of Delemont and surrounding area are booming. As many as 120 million francs have been invested in 2010 alone, and as many will be invested in 2011. To this, more good news can be added thanks to the implementation of certain development infrastructures. By 2016, the Canton will finally be more accessible by road with the completion of the Transjurane highway (A16) connecting Biel/Bienne to the border-town of Boncourt. Not two steps away, the Rhine-Rhone TGV train will be commissioned at the end of the year. It will stop at the gates of the Ajoie, at Belfort-Montbeliard, allowing for faster rail access to the French capital and other major cities in France. In addition, a new airfield was built in Bressaucourt near Porrentruy. With a paved runway, it will make the Canton

more accessible by air as well. Finally, with the expansion of the technical division of the Jura Center for Education and Training (CEJEF) and the creation of a business incubator, everything is in place to facilitate the transfer of technology and development of applied research in the Jura region. This set of diverse initiatives reflects a desire to improve the Jura’s attractiveness and favor an up scaling for the development of new economic activities. Other challenges must still be identified, including in terms of taxation which remains a deterrent in many ways. But here too, like in the Canton of Neuchatel, decisions are imminent. In the wake of the “lower tax” policy adopted by the people in 2004, the Jura’s Government has recently decided to launch a reform of a magnitude not seen since the sovereignty of the Canton. The first measures to reduce tax rates for companies and individuals are already expected for 2012, further reductions will be implemented progressively between 2015 and 2017. Jean-Frédéric Gerber Director of the Chamber of Commerce and Industry of the Jura

LE JURA BERNOIS, DES SAVOIR-FAIRE DE POINTE DANS UN ÉCRIN DE NATURE Situé au nord du canton de Berne, dans sa partie francophone, le Jura bernois est une région industrielle à vocation d’exportation. Entre Bienne (BE), Delémont (JU) et la Chauxde-Fonds (NE), le Jura bernois fait office de pont entre deux régions linguistiques et plusieurs cantons. Sa nature préservée - mêlant vallées, montagnes et cours d’eau - invite tant au délassement qu’au tourisme vert et constitue un écrin étonnant pour les produits de haute technicité qui y sont réalisés. Dans son cadre idyllique, le Jura bernois accueille des dizaines de PME dynamiques et innovantes actives dans les domaines de l’industrie des machines, de l’horlogerie et sa sous-traitance, du décolletage et des industries médicales ou dentaires. La densité de son tissu économique régional et la variété de ses industries confèrent au Jura bernois une dimension universelle dans la mesure où ses réalisations équipent des produits divers, largement répandus à travers le monde, comme des montres, des téléphones portables, des stylos, des voitures, des implants dentaires ou encore des avions.

Proche de divers centres urbains (Neuchâtel, Bienne, Bâle et Berne), le Jura bernois jouit cependant d’une quiétude propice à l’innovation et à la recherche industrielle, des caractéristiques historiques qui expliquent que cette région figure, aujourd’hui encore, à la pointe des technologies de production actuelles et qu’elle exporte ses réalisations. Ces attributs du Jura bernois sont soutenus par l’offre de formation nécessaire à la transmission et au développement des savoir-faire ancrés dans la région. Outre la proximité immédiate de partenaires et des soustraitants qualifiés, le Jura bernois offre des terrains de qualité à un coût très attractif et de puissants soutiens à la création d’entreprises au travers de diverses institutions. Mais le Jura bernois offre en parallèle de nombreuses possibilités de loisirs - notamment sportifs – et de bien-être. Son cadre naturel préservé, mais ouvert à la technologie constitue un cadre de développement personnel et professionnel rare. La chambre d’économie publique du Jura bernois h p://www.cep.ch

THE BERNESE JURA, ADVANCED EXPERTISE IN A NATURAL SETTING Close to several urban centers (Neuchatel, Bienne, Basel and Berne), the Bernese Jura enjoys a certain calm, conducive to innovation and industrial research. Historical characteristics which explain why this region is still today, at the forefront of the highly technological products it exports. The region’s attributes are supported by the provision of training and education that is necessary for the transmission and development of the expertise in the region. In addition to the partners and qualified subcontractors in the immediate vicinity, the Bernese Jura offers good quality lands at a very attractive price and strong support for the creation of businesses through various institutions. But the Bernese Jura also offers many recreational activities – including sports – and wellbeing. The unspoiled natural environment, but also its openness to technology provides a rare context for personal and professional development.

North of the Canton of Berne, in the French-speaking part of Switzerland, the Bernese Jura is an export-oriented industrial region. Between Bienne (BE), Delemont (JU) and la Chaux-deFonds (NE), the Bernese Jura is the bridge between Switzerland’s two linguistic regions as well as linking several cantons. Its preserved natural environment, - combining valleys, mountains and rivers – favors relaxation and green tourism. An amazing place for the highly technological products manufactured here. In this idyllic setting, the Bernese Jura is home to a dozen dynamic and innovative SMEs active in industries such as machinery, watch-making and its subcontracting, specialized machinery as well as medical and dental industries. The region’s economic density and variety of industries lends the Bernese Jura a universal dimension in that the components manufactured here equip various products, around the world, such as watches, cell phones, pens, cars, dental implants or aircrafts.

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La maison PIZZI fut fondĂŠe au Locle, CitĂŠ de la prĂŠcision, en 1964 par M. Francesco Pizzi. Dès 2003, la succession de celle-ci est      administratrice, active dans lÂ&#x2019;entreprise depuis de nombreuses annĂŠes.

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Tôlerie industrielle Bueche S.A. Rue Centrale 7 - 2738 Court - Tél : +41 32 497 98 68 - Fax : +41 32 497 97 87 E-mail : tibsa@bluewin.ch

COURROUX / DELEMONT

MÉCANIQUE GÉNÉRALE DE PRÉCISION HYDRAULIQUE Tél. : 032 422 25 71 - Fax : 032 422 63 16 - info@renedomont.ch


Assurances Sociales OFAS (l'Office fédérale des assurances sociales ) Effingerstrasse 20 CH-3003 Bern Tél: +41 31322 90 11 Fax: +41 31 322 78 80 www.bsv.admin.ch

CANTON DE NEUCHÂTEL CNCI - Chambre neuchâteloise du commerce et de l'industrie Rue de la Serre 4 2000 Neuchâtel Tél.: +41 32 722 15 15 contact@cci.ch www.cnci.ch

Caisse de compensation de l'industrie horlogère (Caisse AVS et Caisse ALFA) Case postale 70 Avenue Léopold-Robert 65 CH- 2301 La Chaux-de-Fonds Tél: +41 32 914 51 61 & +41 32 913 46 06

PREN - Service de promotion économique Le Château 2001 Neuchâtel Tél. +41 32 889 68 20 pren@ne.ch www.ne.ch/pren

Agence FRSP- CIAN (Caisse interprofessionnelle d'assurance neuchâteloise et Caisse ALFA) Avenue du 1er Mars 18 Case postale 485 CH- 2000 Neuchâtel Tél: +41 32 724 42 35 Fax: +41 32 724 42 54

DEN Développement économique neuchâtelois Sàrl Collégiale 3 2001 Neuchâtel Tél: +41 32 889 68 23 economic. promo on@ne.ch www.promeco.ne.ch

CCNC (Caisse cantonale neuchâteloise de compensation AVS et Caisse ALFA) Faubourg de l'Hôpital 28 Case postale 2116 CH- 2000 Neuchâtel Tél: +41 32 889 65 01 www.caisseavsne.ch

Service des etrangers Rue de Tivoli 28 2000 Neuchâtel Té1. +41 32 889 63 10 serviceetrangers@ne.ch www.ne.ch

Fédération Suisse de la Franchise Löwenstrasse 11 8023 Zürich Tél. +41 1 225 47 57

CICICAM (Caisse interprofessionnelle de compensation pour l'industrie, le commerce les arts et métiers) CINALFA (caisse interprofessionnelle d'allocations familiales) Rue de la Serre 4, CH-2001 Neuchâtel Tél: +41 32 722 15 00 Fax: +41 32 722 15 10 info@cicicam‐cinalfa.ch www.cicicam‐cinalfa.ch

Notaires romands www. notaires.ch

Suva www .suva.ch/fr/home.htm

Formes juridiques en Suisse - seco www.seco‐admin.ch

Bureau de prévention des accidents www.bpa.ch

Taskforce PME du Seco www.pmeinfo.ch

Service de l'emploi Rue du Parc 119 2300 La Chaux-de-Fonds Tél: +41 32 919 78 28

Chambre des notaires neuchâtelois Rue de la Treille 3 2000 Neuchâtel Tél. +41 32 722 70 39

Office du registre du commerce de Neuchâtel Rue du Musée 1 Case postale 2976 2001 Neuchâtel Tél: +41 32 889 61 14 Fax: +41 32 889 60 66 registre.commerce@ne.ch www.ne.ch

Secteur formation et indépendants M. Pierre-Alain Borel e‐mail : pierrealain. borel@ne.ch Conseiller spécialisé aux indépendants M. Rémy Cosandey Tél: +41 32 919 78 29

Office fédéral du registre du commerce Bundesrain 20 3003 Berne Tél: +41 31 322 41 96 Fax: +41 31 322 44 83 zefix.admin.ch

Office du chômage Av. Leopold-Robert 90 Case Postale 1160 2301 La Chaux-de-Fonds Tél: +41 32 889 68 14 office.chômage@ne.ch

Le site Internet du registre du commerce du canton de Saint-Gall est spécialement intéressant pour les recherches internationales : www.hrasg.ch/fre/welt‐f.htm

ORPMN Rue du Parc 119 2300 La Chaux-de-Fonds Tél: +41 32 919 68 13 orpmn@ne.ch

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ETUDE CONCEPTION R E A L I S AT I O N VENTE S AV

Vaste gamme de machines allant du petit centre 3 axes se posant sur un établi au grand centre d'usinage 5 axes simultanés. Machines de tournage, machines spéciales Divers équipements tels : changeurs outils (7 à 120 positions), broches d'usinage diverses puissances (cône HSK25-40, ISO10, etc...) palettiseurs, chargement en temps masqué, etc..

DOMAINES D'APPLICATIONS :  HORLOGERIE  MÉDICAL  TECHNIQUE DENTAIRE  AUTOMOBILE  AÉROSPATIAL  MÉCANIQUE DE PRÉCISION AUTRES DOMAINES REQUÉRANT RIGIDITÉ ET PRÉCISION

PRÈS DE 20 ANS À L'ÉCOUTE DU CLIENT Witech SA - Rue de la Pâle 28 - CP 59 CH-2854 Bassecourt - Tél. : 032 427 00 40 - Fax : 032 427 00 41 info@witech-sa.ch - www.witech-sa.ch


ENTRETIEN AVEC DENIS LOETSCHER, DIRECTEUR ET FONDATEUR Installée à Court dans le Jura Bernois depuis 1985, l’entreprise DELMECO SA, qui emploie une douzaine de personnes, s’est spécialisée dans la fabrication d’outils de coupe en métal dur. Quels types de produits fabrique Delmeco ? Nous produisons des outils de petites dimensions et de haute précision. Ces outils sont destinés à tous les matériaux usinables par enlèvement de copeaux. Une ou plusieurs opérations peuvent être prévues avec un seul outil. Utilisés sur des machines automatiques telles que décolleteuses, centres de tournage ou de fraisage, les outils DELMECO apportent des solutions aux usinages complexes. En quoi vous démarquez-vous de vos concurrents ? Nous fabriquons des outils spécifiques adaptés aux désirs du client. C’est réellement du sur-mesure. Le client nous présente la pièce qu’il souhaite obtenir; à nous de lui fabriquer l’outil adéquat pour la réaliser. Ce marché de niche fait que nous réalisons plutôt des petites séries de une à mille pièces. Les délais courts entre le développement et la livraison sont un autre avantage de DELMECO SA. Nous offrons réellement un service et un conseil personnalisés à la clientèle. Justement, qui sont vos clients ? La palette de nos clients est très large. En général, toutes les entreprises qui fabriquent des pièces usinées pourraient être de nos clients. Nous vendons beaucoup dans le domaine de l’horlogerie, de la connectique, de l’automobile, du médical et de la micro-mécanique au sens large. Nos clients sont essentiellement situés en Suisse mais environ vingt pour-cent de nos produits sont exportés vers les pays limitrophes et aussi vers les USA et l’Asie. Vers quelles directions poursuivez-vous votre développement ? Actuellement, nous cherchons à développer des outils destinés à être utilisés sur des matériaux modernes, comme le titane ou certains alliages très difficiles à travailler. D’autre part, nous avons commencé à étendre notre gamme, en développant des outils de plus grande taille. L’entreprise est actuellement en expansion et se prépare à relever de nouveaux défis.

DELMECO SA Rue du Pont 5, CH-2738 Court - Tél. : +41 (0) 32 497 90 55 - Fax +41 (0) 32 497 95 75 - www.delmeco.ch

Fabrique de décolletage

J. Baertschi SA G Technologie Décolletage de précision Pièces à façon en tous genres Capacité: ø 2 à 20 mm

G Moyens de production Département monobroches Département multibroches AS 14 - SAS 16 - 16 DC Multideco 20 / 6

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G Système de Management de la Qualité certifié:

- ISO 9001: 2008 - ISO/TS16949: 2009

CH-2746 Crémines / Moutier Tél. 032 499 81 81 Fax 032 499 81 82 http://www.jeanbaertschisa.ch E-mail: jean.baertschi@bluewin.ch


Tél. : +41 (0) 32 427 30 32


CSEM : Centre suisse d'électronique et de microtechnique Rue Jaquet-Droz 1 P.O. Box CH-2007 Neuchâtel Tél: +41 327 20 51 11 info@csem.ch www.csem.ch

ORPLN Rue du Pommier 9 2000 Neuchâtel Tél: +41 32 889 68 18 orpln@ne.ch Service des contributions Office de taxation des personnes morales rue du Docteur-Coullery 5 2300 La Chaux-de-Fonds Tél: +41 32 889 62 24

CTI Start-up: Commission pour la technologie et l'innovation Effingerstrasse 27 CH-3003 Berne Tél: +41 31 324 04 35 info@c startup.ch www.c startup.ch

Administration fédérale des contributions Division principale de la taxe sur la valeur ajoutée Service de l'assujettissement Schwarztorstrasse 50 3003 Berne Tél: +41 31 325 75 33 Fax: +41 31 325 71 38

Finergence: Fondation pour le financement initial d'entreprises novatrices Rue de la Serre 4 2000 Neuchâtel Tél: +41 32 722 15 15 Fax: +41 032 722 15 20 info@finergence.ch

Office de taxation des personnes physiques La Chaux-de-Fonds Rue du Docteur-Coullery 5 Tél: +41 32 889 64 20/21 Office de taxation des personnes physiques Neuchâtel Rue du Musée 1 Tél: +41 32 889 64 22

IPI: Institut fédéral de la propriété intellectuelle Einsteinstrasse 2, CH-3003 Berne Tél: +41 31 325 25 25 info@ipi.ch www.ipi.ch

Office de taxation des personnes physiques indépendantes La Chaux-de-Fonds Rue du Docteur-Coullery 5 Tél: +41 32 889 64 19

IMT Institut de microtechnique - Neuchâtel EPFL - STI - IMT-NE Rue A.-L- Breguet 2 CH-2000 Neuchâtel Tel: +41 32 718 32 00 Fax: +41 32 718 32 01 imt@epfl.ch

Office des impôts immobiliers et de succession La Chaux-de-Fonds Rue du Docteur-Coullery 5 Tél: +41 32 889 64 26

Neode Parc scientifique et technologique Rue Jaquet-Droz 1 2007 Neuchâtel Tél: +41 32 720 55 30 neode@ne.ch www.neode.ch

Service de l'aménagement du territoire du canton de Neuchâtel Case postale 46 Rue de Tivoli 22 2003 Neuchâtel Tél: +41 32 889 67 40 www.ne.ch

Observatoire cantonal Rue de I 'Observatoire 58 CH-2000 Neuchâtel Tél: +41 32 889 68 70 observatoire.cantonal@ne.ch www.ne.ch/observatoire

Chambre immobilière neuchâteloise Faubourg du Lac 2 CP 2111 2001 Neuchâtel Tél: +41 32 729 99 90 www.fri.ch/federa on/cin.html

ICC (International Chamber of Commerce) Hegibachstr. 47 Postfach 8032 Zürich Tél : +41 1 389 93 50 Fax : +41 1 389 93 88 info@icc‐switzerland.ch www. icc‐switzerland.ch

ASLOCA Association des locataires Neuchâtel Rue de la Côte 5 CP 8 2005 Neuchâtel Tél: +41 32 724 54 24 La Chaux-de-Fonds Jardinière 71 2301 La Chaux-de-Fonds Tél: +41 32 913 46 86 www.asloca.ch

Direction générale des douanes Monbijoustrasse 40 3003 Berne Tél: +41 31 322 65 11

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Rue de l’Hôtel-de-Ville 107, CH – 2300 La Chaux-de-Fonds Tél. : +41 (0)32 968 78 30 - Fax : +41 (0)32 968 29 32 info@mat-cut.com - www.mat-cut.com Editeur : La Manufacture Suisse de Magazines Directeur de la Publica on Patrick Vicard patrick.vicard@lamanufacturesuisse.ch Editeur délégué Philippe Ro ly philippe.ro ly@lamanufacturesuisse.ch Studio & Produc on Marie‐Rose Farguell studio@lamanufacturesuisse.ch Rédac on Christophe Bouvier christophe.bouvier@lamanufacturesuisse.ch Photographe : Fabien Nissels contact@fnissels.ch Traduc ons: Tersilla Caroline Margarit Johnson t.margarit.johnson@gmail.com

La Manufacture Suisse de Magazines Avenue de la Gare 20 ‐ CH‐1003 Lausanne Tél: +41 21 321 10 09 ‐ contact@lamanufacturesuisse.ch Nos chaleureux remerciements aux équipes de l'UniNE et de l'HE‐Arc qui se sont impliqués et ont collaborés à ce e édi on, ainsi qu'à nos annonceurs et partenaires. Droit de reproduc on réservé, toute reproduc on même par elle est strictement interdite et soumise à l'autorisa on écrite de l'auteur Crédits : Images UNINE & Canton de Neuchâtel : Guillaume Perret guillaume@guillaumeperret.com͕ &KdK>/͕͘ƌƵŶ͕D͘ĂĨŝƐŽ͕͘&͘DŽƌƵnjnjŝ͕͘^ĐŚůĂĞƉĨŝ

Images et Sources Tourisme Arc Jurassien:

EĞƵĐŚąƚĞůdŽƵƌŝƐŵĞwww.neuchateltourisme.ch,:ƵƌĂdŽƵƌŝƐŵĞǁǁǁ͘ũƵƌĂƚŽƵƌŝƐŵĞ͘ĐŚ

Jura Bernois Tourisme www.jurabernois.ch Sources pages Economie et Adresses : CNCI, CCIJ, CEP et PREN


Vers une Manufacture à idées à Neuchâtel !

Et si l’on créait à Neuchâtel un lieu pour explorer le futur, pour stimuler la créativité et imaginer les produits et les applications de demain ? Un laboratoire d’expérimentation sur la créativité, autant qu’une plateforme transdisciplinaire au carrefour de la technologie, de l’économie, des arts et des sciences sociales ? C’est le pari qu’ont fait la Chambre neuchâteloise du commerce et de l’industrie et la Haute Ecole Arc, associées à des entreprises, des centres de recherche et des hautes écoles de la région, en lançant le “Swisscreativecenter” au printemps 2011. Ce laboratoire de créativité insolite favorise la rencontre de l’économie avec le monde académique et les jeunes talents. Afin de faire éclore des idées nouvelles sur des enjeux majeurs de notre société et d’apporter ainsi une contribution originale à l’innovation industrielle. Florian Németi, Sous-directeur CNCI


Fabrique de décolletage

J. Baertschi SA G Technologie Décolletage de précision Pièces à façon en tous genres Capacité: ø 2 à 20 mm

G Moyens de production Département monobroches Département multibroches AS 14 - SAS 16 - 16 DC Multideco 20 / 6

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G Système de Management de la Qualité certifié:

- ISO 9001: 2008 - ISO/TS16949: 2009

CH-2746 Crémines / Moutier Tél. 032 499 81 81 Fax 032 499 81 82 http://www.jeanbaertschisa.ch E-mail: jean.baertschi@bluewin.ch


JURA BERNOIS

Direction des douanes IIIe arrondissement Case postale 1211 Genève 28 Tél: +41 22 747 72 72

Chambre d'économie publique du Jura bernois Z.I. Route de Sorvilier 21 Case postale 460 2735 Bévilard Tél: 032 492 70 33 Fax: 032 492 70 34 cepinfo@cep.ch www.cep.ch

Bureau pour la garantie contre les risques à l'exportation www.swiss‐erg. com/f/index.shtml

Union du commerce et de l'industrie du canton de Berne Section du Jura bernois Place Robert-Walser 7 Case postale 778 2501 Bienne Tél: 032 344 06 82 Fax: 032 344 06 86 marianne.buser@bern‐cci.ch h p://www.hiv‐bern.ch/fr/

Office fédéral des migrations Quellenweg 6 3003 Berne-Wabern Té1. +41 31 325 11 11 info@bfm.admin.ch h p://www. bfm.admin.ch / CANTON DU JURA

SIAMS SA Z.I. Route de Sorvilier 21 2735 Bévilard Tél: 032 492 70 10 info@siams.ch www.siams.ch

CCIJ Chambre de Commerce et d'Industrie du Jura Rue de l'Avenir 23 2800 Delémont Tél +41 32 421 45 45 Fax +41 32 421 45 40 ccjura@cci.ch

Tourisme/loisirs Jura bernois Tourisme Av. de la Gare 9 2740 Moutier Tél: 032 494 53 43 Fax: 032 493 61 56 info@jurabernois.ch www.jurabernois.ch

Promotion économique de la République et Canton du Jura 12, rue de la Préfecture 2800 Delémont Tél: +41 32 420 52 20 Fax: +41 32 420 52 21 bde@jura.ch

Soutien entreprises Promotion économique du canton de Berne Place Robert-Walser 7 Case postale 1904 2501 Bienne Tél: 032 321 59 50 Fax: 032 321 59 51 e enne.maillefer@berneinvest.com www.berneinvest.ch

creapole sa route de moutier 109 2800 delémont Tél: +41 32 420 37 40 www.creapole.ch

Coaching CEP Service de soutien aux créateurs d'entreprises Chambre d'économie publique du Jura bernois Z.I. Route de Sorvilier 21 Case postale 460 2735 Bévilard Tél: 032 492 70 33 Fax: 032 492 70 34 h p://www.cep.ch/coaching

INNODEL Parc Technologique du Jura 2822 Courroux Tél: +41 32 421 40 00 info@innodel.ch www.innodel.ch Coopérative de cautionnement pour PME CC Centre agence du Jura Rue Ernest Daucourt 13 2942 Alle Tél: +41 32 471 10 80 www.bgm‐ccc.ch CAER Centre d'Accueil Economique Regional Du District de Porrentruy Rue d'Airmont 7 CH - 2900 Porrentruy Tél. +41 32 466 88 81 Fax +41 32 466 88 82 info@caer.ch h p://www.caer.ch FER-Arcju Fédération des Entreprises Romandes de l'Arc Jurassien Tél. 032 465 15 70 Rax 032 465 15 72 infos@fer‐arcju.ch www‐fer‐arcju.ch

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Hybrid SA La direction est assurée collégialement par Jean-Michel Mayor chargé du département conception & développement, Yvonne Jacot du management de la qualité, Jean-Daniel Calame de l’environnement de fabrication et moi-même de l’opérationnel.

Qui sont-ils, ces clients? Les domaines d’applications de nos clients sont très variés. Cela va de l’industrie des machines (drivers moteur et capteur…) à l’aérospatial (Capteur de vibration de moteur Vulcain) en passant par l’horlogerie, la sécurité (Capteur de température dans les tunnels, passeport biométrique,…), la recherche scientifique (CERN, école polytechnique,…) et le sport. Nous réalisons notre chiffre d’affaire en Europe dont la moitié en Suisse.

Quand a été fondé Hybrid SA?

Entretien avec M. Jean­Charles Porret, directeur exécutif L’industrialisation et l’assemblage de circuits électroniques complexes à haute densité de composants est le quotidien d’Hybrid SA à Chez­le­Bart. Cette société doit ses compétences à un personnel formé à ces tâches spécialisées. Que produisez-vous chez Hybrid SA? Nous produisons des circuits électroniques miniaturisés pour les applications de nos clients. Nous œuvrons comme sous-traitants et nos services s’étendent du développement des circuits jusqu’à la fabrication des séries en passant par l’approvisionnement des composants, le prototypage et l’industrialisation. Nos compétences dans les technologies d’assemblage de composants soudés en surface (SMD) ainsi que dans le montage et le câblage des circuits en silicium (Chip on Board) nous permettent d’apporter des solutions complètes aux besoins de nos clients. Notre infrastructure nous autorise à absorber la fabrication de très petite série (50 pièces par année) et de volume moyen allant jusqu’à 150'000 pièces annuelles. Un team technique assure le suivi technologique et le développement des produits. Notre souplesse et notre réactivité ainsi que l’étendue de nos prestations nous positionne favorablement sur un marché de plus en plus compétitif.

Hybrid SA a démarré en 1989 avec 2 collaborateurs et a connu une croissance régulière. En 2005, le fondateur a transmis la société à l’équipe de direction actuelle par une opération de management by out (MBO). A la fin de l’année 2009, nous avons repris la société Microbonding, de Noiraigue dans l’objectif d’étendre nos capacités en termes de développement et de conception des circuits.

Dans votre secteur, est-ce un avantage d’être Suisse? Définitivement oui ! Dans le métier qui est le notre, être suisse est un atout, et en particulier si l’on vient de la région de l’Arc jurassien. Nous profitons en effet, de même que nos clients, du réseau régional de connaissance et de compétences dans les micros et nanos technologies (CSEM, IMT + industrie). Nous sommes vraiment au cœur d’un pôle reconnu. De plus, la culture de la microtechnique qui est celle du canton de Neuchâtel permet une approche rapide et concrète des solutions nécessaires pour les produits de nos clients.

Vos perspectives sont-elles bonnes? Les projets en développement entrent complètement dans le cahier des compétences d’Hybrid SA et nous sommes confiants dans les perspectives d’avenir de la société. La multiplicité des défis technologiques nous permettent d’être à la pointe des technologies d’assemblage des circuits microélectroniques. Ceci nous permet d’avoir la satisfaction de maintenir dans notre région des postes de travail offrant à un personnel formé et qualifié un cadre de travail à long terme.

Pour une tâche si spécialisée, vos employés doivent être précieux Notre personnel est notre richesse. 49 personnes travaillent dans l’entreprise dont 90% sont établies dans le canton de Neuchâtel. La fidélité des collaborateurs et leurs plein engagement dans les tâches qui leurs sont attribuées est une valeur sûre pour notre société. La mise en valeur des compétences de chaque collaborateur est un gage de réussite dans les projets qui nous sont confiées. La valeur des collaborateurs associés à un système de mangement de la qualité (SMQ) performant sont les garanties de la pérennité du know-how de la société.

Combamare 19 - CH-2025 Chez-le-Bart Tel : +41 (0) 32 835 33 88 - Fax : + (0) 41 32 835 24 02 E-mail : mailbox@hybrid.ch - Site Internet : www.hybrid.ch


ROLLOMATIC Precision CNC Tool Grinding Machines

Recherche & Développement

Conception 3D

Rollomatic développe, produit et commercialise des machines de meulage permettant de fabriquer des outils de coupe. Le domaine d’utilisation de nos machines est très vaste; il s’étend de l’outil de coupe conventionnel tel que la fraise, le foret, l’outil à ébavurer et l’outil à bois en passant par les outils pour la fabrication des circuits imprimés et pour les domaines médical et dentaire. Nos clients sont actifs dans les secteurs aussi divers que l’automobile, l’aérospace, l’horlogerie, le médical et le dentaire et peuvent être également fabricants de composants informatiques jusqu’à la nanotechnologie (Smartphone, tablette tactile).

Meulage

Outils

Halle de montage

Rollomatic propose une gamme très étendue de machines permettant la réalisation d’outils de très petites dimensions allant d’un diamètre de 0,05 mm à 32.0 mm. Rolllomatic développe aussi de puissants logiciels présentant la conception d’outils et la simulation des outils en trois dimensions. Ces programmes offrent également la possibilité de visualiser sur PC les mouvements de la machine avant l’usinage, avec comme avantage de réduire les temps de réglage au minimum, de vérifier d’éventuelles collisions et de bénéficier ainsi d’un temps de production plus élevé. En développement constant, Rollomatic joue un rôle de leader dans son domaine, présent dans le monde entier.

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Mouvement tourbillon à remontage manuel Platine en titane & aluminure de titane orthorhombique alvéolée avec âme en nanofibres de carbone Réserve de marche : environ 70 heures Indicateur de couple Deuxième fuseau horaire Indicateur de réserve de marche Sélecteur de fonction Balancier à inertie variable Barillet à rotation rapide (un tour en 6 heures au lieu de 7.5 heures ) Denture du barillet et du pignon de grande moyenne à profil de développante Cliquet de barillet à recul progressif Mécanisme de mise à l’heure situé côté fond et modulaire Courbe du spirale optimisée Système amélioré de mise à l’heure (arrière du mouvement) Couvercle de barillet fermé par des vis excentriques Pont de centre en arcap rigidifié Vis Spline en titane grade 5 pour les ponts et le boîtier

HOROMETRIE SA - Rue du jura, 11 - CH-2345 LES BREULEUX Tél. +41 32 959 43 43 - Fax +41 32 959 43 40 www.richardmille.com


UniNE/HE-Arc Magazine