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tropical S A INT- B A RTH

lifestyle and destination magazine

Entretien Conversation Architecture et Décoration Vie de village Island Life La nature a du talent Biodiversité et environnement Evènements Events Artistes Peinture et Littérature Gastronomie et produits locaux Fashion in St Bart Tourism guide

SAISON 2012 2013 En partenariat avec


La lettre

de l'éditeur

« Yes we can ! » En 1933, quand Roosevelt accède au pouvoir, il succède à Hoover qu’on surnommait « do nothing » ; l’Amérique est alors dans une situation dramatique : l’industrie est exsangue et 15 millions de chômeurs sont dans un désarroi total. En quelques mois Roosevelt fait adopter de nombreuses lois et voter notamment 15 réformes déterminantes pour inverser la situation économique et sociale  ; très rapidement, la confiance revient avec la stabilité. Sa devise : « Dire la vérité, parler à l’intelligence des citoyens et agir avec force et détermination ». Le temps a passé, mais ces principes demeurent d’actualité et l’Amérique est à nouveau en situation délicate, tout comme l’Europe d’ailleurs. En 1989, après la chute du mur de Berlin, Vaclav Havel déclarait : « Chacun de nous peut changer le monde ». En 2007, Michel Rocard déclarait : « Le capitalisme vit une crise suicidaire pour le monde » ; l’année suivante, Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie et ancien directeur de la banque mondial, déclarait dans son livre « Le triomphe de la cupidité » que les crises venaient toujours d’un niveau d’inégalités inacceptables. Tous les observateurs avisés reconnaissent que nos sociétés sont à un point de rupture et de non retour et comme le déclare dans son dernier livre, Edgar Morin : « Maintenant nos sociétés doivent choisir, la métamorphose ou la mort » métamorphose, soit dit en passant qui était le titre du dernier édito de Tropical : « L’île d’une métamorphose ». Et St-Barth, me direz-vous ? Je reste absolument convaincu que ces constats et les réflexions que l’on peut mener, sont à Saint-Barthélemy, dans la même logique des grandes problématiques de notre époque et qu’ en outre, il y a une contradiction notoire entre une saine et bénéfique indépendance issue du statut de PTOM et la persistance de relations de dépendance, dans des domaines majeurs de l’économie qui touchent en particulier aux approvisionnements, à l’énergie, à l’emploi d’une main d’œuvre extérieure dans des secteurs clés, à cette dérive également qui tend à considérer que la technologie, l’intelligence ou la créativité est toujours plus performante à l’extérieur de notre île. Nous avons ici de vrais professionnels et des gens de bonne volonté, une jeunesse pétillante ; c’est notre richesse vive qu’il faut former et utiliser pour un vrai développement durable, une économie sociale et solidaire et une stabilité à long terme. Bien souvent, au lieu d’attendre une action providentielle extérieure, nous aurions grand intérêt à mobiliser nos intelligences et nos énergies et être plus nombreux à réellement coopérer ensemble, notamment dans ce secteur leader de l’économie qu’est le tourisme et dont la vocation première, il n’est pas inutile de le rappeler, est la mise en relation des femmes et des hommes. Cette démarche là, que l’on peut aussi définir comme une relocalisation de l’économie, est le moyen le plus performant pour affirmer nos qualités, nos originalités environnementales, sociales, culturelles et bien sûr, touristiques ; dès lors, la notoriété de notre île, fera le reste ; et si je peux oser cette comparaison, une femme réellement charmante n’a pas besoin d’aller « draguer » pour captiver l’attention de la gente masculine. Ces sujets mériteraient bien évidemment d’être développés, mais la logique d’un édito, impose d’être bref, et cette nouvelle ligne édito du magazine, bien que très diversifiée, a cependant pour objectif premier de mettre en scène, différents acteurs de notre économie locale, des personnages qui nous interpellent, nous séduisent et nous portent également, pour certains, à une réflexion plus large ; notre île est quelque part sur la terre et cette terre des hommes résonne aussi sur notre île et dans nos cœurs. JEAN-JACQUES RIGAUD

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Ahmosis - Photo : Š Cyrille Margarit / Artman Agency


Letter from the Editor ‘Yes we can!’ When President Roosevelt came to power in 1933, America was in a terrible state resulting from the presidency of Herbert Hoover, commonly known as the ‘do-nothing president’. Industry had been badly affected and there were 15 million people unemployed. Within a few months, Roosevelt had introduced a number of laws and had passed 15 critical reforms to reverse the economic and social situation; confidence was rapidly restored in reaction to the increased stability. Roosevelt’s motto was to tell the truth, appeal to the intelligence of the people and act forcefully. Despite the passage of time, these principles still apply in a world where America is once again in a difficult situation, just like the whole of Europe. In 1989, after the fall of the Berlin wall, the Czech playwright and politician, Vaclav Havel, declared: ‘Each one of us can change the world’; and then in 2007, the French politician, Michel Rocard, stated: ‘The current crisis in capitalism is suicidal for humanity’. The following year, the American Nobel Prize winner for economics and former Chief Economist of the World Bank, Joseph Stiglitz, declared in his book ‘Freefall - America, Free Markets, and the Sinking of the World Economy’, that crises always happen at an unacceptable level of inequality. All these experts recognise that our society is at a breaking point of no return and, as Edgar Morin declared in his last book: ‘Our society must choose: metamorphosis or death?’ Incidentally, Tropical Magazine’s last editorial was entitled ‘Metamorphosis and the island’. So what about St Barts, you may ask? I remain totally convinced that these statements and observations, concerning the major problems of our era, equally apply to St Barts. Furthermore, there is a notable contradiction between a healthy and advantageous independence under our PTOM status (French Overseas Countries and Territories), and the dependency that continues in important areas of the economy, such as supplies, energy and employment of external labor in key sectors. Likewise, technology, intelligence and creativity are still considered to be more effectively sourced from other parts of the world. Here on St Barts, we have true professionals; people of integrity; and a thriving younger generation. This is our human wealth that we should cultivate and utilize for true sustainable development and long-term stability. Quite often in life, instead of looking elsewhere, it would be more beneficial to call upon our own intelligence and energy, and actively cooperate together. This would be particularly favorable in the primary sector of our economy - tourism, whose principal objective, we should remember, is to bring people together. This approach, which could also be defined as a relocalization of the economy, is the most productive means of affirming our qualities and originality - environmentally, socially, culturally and, of course, in tourism. The island’s reputation will then do the rest ; and if I dare to compare – a beautiful woman doesn’t have to be flirtatious to attract the attention of gentlemen! These subjects could certainly benefit from further discussion; however, the Editor’s Letter is supposed to be brief, and the main objective of these rather diverse editorial lines is to place the different members of our local economy under the spotlight - those people who inspire us, beguile us, and also make some of us reflect more deeply about life. Our island is part of the big wide world, and this world of mankind also resonates here on St Barts and in our hearts.

JEAN-JACQUES RIGAUD

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Sommaire

Content

09 > Entretien Nicolas Hulot interview Nicolas Hulot

18 > Architecture De ODP à HOME by odp Architecture From ODP to HOME by ODP

27 > V  ie de village David Wegman, robinson philanthrope des temps modernes Island Life A philanthropic Robinson Crusoe of our time 35 > Vie de village Travelling arrière Island Life A tracking shot 40 > Vie de village Le travail du Bois, dans son expression la plus noble Island Life Working with wood, in its most noble form! 45 > Royal Plam Sur les hauteurs de Marigot, une Caraïbe contemporaine, aux accents provençaux Royal Plamd High above Marigot, a contemporary villa blends Provençal with the Caribbean 50 > Evènement Voiles de st barth. Questions à Michel Magras Events Voiles de St Barts. Interview with Michel Magras 59 > La nature a du talent Les risques d’une immigration non contrôlée ! Nature’s talents The risks of non-controlled immigration 62 > St barth yacht club Toutes voiles dehors pour les graines de champions ! St barth yacht club Full sail ahead for the future champions! 63 > Le Christopher à l’image de Saint-Barth Le Christopher,most typically St Barts

69 > Tradewind aviation D’année en année, Tradewind améliore sa desserte de St Barth Tradewind aviation Tradewind continues to improve access to St Barts 73 > Roman De Roublevka à Gustavia, le temps d’une signature Novel From Rublevka to Gustavia for a book signing 77 > Artiste Jean-Yves Lefort, ou l’itinéraire d’un peintre voyageur et marin. Artist Jean-Yves Lefort, or journey of a traveling artist and sailor 81 > La nature a du talent La nature a gardé toute sa place au Village St-Jean Nature’s talents Nature has retained its rightful place at Hotel Le Village St Jean 82 > Miss St Barth Election de Miss St-Barth 2012/2013

Miss St Barts The Miss St Barts Beauty Pageant

85 > A l’horizon des mots Parfois, seul en mer on se prend à croire aux signes…

 ords ahoy! From time to time, when alone at sea, W one finds oneself believing in signs…

97 > Mode à St.Barth

Fashion in St Barth

110 > Couleurs à croquer 1er Festival International de la Gastronomie Colorful Cuisine 1st International Festival of Gastronomy 121 > Le cahier Touristique Hello-Stbarth.com et Tropical

Tourist book Hello-Stbarth.com et Tropical

C o u v e r t u re photo Tony Duarte - M a n n e q u i n s Danaë et Tommy. C o o rd o n n é e s Tropical StBarth, annuel, Publication de A . B. L é d i t i o n s, Immeuble Courtois n°4, Marigot, BP 1124 97015 St Barthélemy Cedex, Tel : 0590 29 61 47, GSM : 0690 50 28 36, contact@abledition.com Site www.tropical-mag. com Directeur de publication / Rédacteur en chef Jean-Jacques Rigaud Rédacteurs Vladimir Klein, Henri Masson, Jean-Pierre Ballagny, JeanFrançois Tricot, Clémence Le Deun. Traduction Rachel Barrett-Trangmar Photographes Tony Duarte, Christophe Jouany, Jean-Jacques Rigaud, Gérald Tessier, Jean-François Tricot Stylisme Mode St Barth Vidéo Prod Direction artistique et technique A.B.L éditions Design & Mise en page Rachel Cezette Photogravure et impression Union Européenne Nous remercions pour leur collaboration Tony Duarte, Florence Voix, Oxana Favard, Marie-Dominique Delemazure, Franciane et Julien Le Quellec, Anne Breuil, Catherine Charneau, Liliane Depardieu, Pascale Minarro-Beaudouin, David Wegman, Gérald Tessier, Michel Magras, Nicolas Hulot, Jean-Pierre Ballagny et les mannequins, Wendy, Graziella, Tommy et Pierre . Et tous nos annonceurs, sans lesquels ce magazine ne serait pas possible. Toute reproduction (même partielle) des articles et des photos publiés dans Tropical Saint-Barth Magazine sans accord de la société éditrice est interdite, conformément à la loi 1957 sur la propriété littéraire et artistique.

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Photos Tony Duarte - Stylisme Danielle Roche

Au centre de l’île, dans le charmant village de Gustavia, un magnifique appartement de trois chambres, parfaitement équipé ; murs végétaux pour une terrasse ensoleillée, ouverte sur le port de plaisance. Une décoration raffinée, un endroit privilégié pour de très belles vacances. This magnificent fully-equipped, three bedroom apartment is conveniently located in the charming town of Gustavia, in the heart of the island. It has a superb sun terrace, surrounded by beautifully verdant walls, overlooking the yacht harbor. This exquisitely decorated apartment is a very special place for a wonderful vacation Découvrez cet endroit et renseignez-vous Location à la semaine, toute l’année. Find out more about this apartment (available for rent by the week, all year round) www. suiteharbour.com +590 690 730 857 www.st-barthvideodiff.com


1789 : Déclaration des Droits de l’Homme

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. 1958: Constitution française

égalité devant la loi de tous les citoyens L’équité, sociale comme économique, repose sur les principes fondamentaux des droits de l’homme et des libertés individuelles.

ACU St-Barth

Depuis plusieurs années, les dérives de l’économie libérale entrainent des disparités de traitements, des injustices, des entorses à la loi ; nous n’échappons pas à cette logique et trop souvent la cupidité tend à régir les relations économiques.

Dieu merci, la démocratie permet des correctifs et c’est ce qui justifie la création de ACU St-Barth (Association des Consommateurs et Usagers de St-Barth). Tous les secteurs de l’activité économique sont dans son champ d’intervention. La vocation de ACU St-Barth : - Redonner du sens aux échanges commerciaux - Reconnaître et faire valoir les droits de chacun - Corriger les inégalités - Elaboration de dossiers et assistance juridique - Rédaction de baux locatifs et procédures d’inventaires pour les locations meublées - Examen des frais, conditions et procédures bancaires - Respect des règles commerciales et de la concurrence - Information et communication des décisions de justice dans la presse locale > Permanence juridique gratuite, le 2ème et 4ème samedi matin de chaque mois, de 9h à 12h, au local ASP à Public, 1er étage - Tél : 0690 770 770

Ensemble, nous pouvons changer les choses et améliorer notre vie en société. Devenez membre de l’Association : Coupon réponse à retourner à : ACU St-Barth - BP 1097 - St-Jean - 97014 Saint-Barthélemy Cedex Nom Prénom Adresse Téléphone bureau Domicile Email Je deviens membre de ACU St-Barth pour l’année 2013 et vous joins un chèque de 20€ Banque N° du chèque

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Permanence juridique : ACU St-Barth - Local ASP à Public, 1er étage - Tél : 0690 770 770 - Email : assoconsom@gmail.com


Entretien interview Entretien avec Jean-Jacques Rigaud Rédaction : Henri Masson photos : Starface Photo

Nicolas Hulot Nicolas Hulot, born in Lille, France, on 30th April 1955, is a journalist, a reporter, a television producer and presenter, as well as the author of many books related to ecology. Following his television series ‘Ushuaïa’, he became involved in the protection of the environment, with the intention of making the general public aware of this cause that is essential to human society.

Nicolas Hulot est né à Lille, le 30 avril 1955, journaliste-reporter, animateur et producteur de télévision, il est aussi l’auteur de plusieurs livres dont les sujets touchent à l’écologie. A la suite de son émission télévisée Ushuaïa, il s’engage dans la protection de l’environnement et souhaite sensibiliser le grand public à cette cause essentielle pour nos sociétés humaines.

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Conférence de presse, pour annoncer sa candidature à l’élection présidentielle française de 2012. Press conference to announce his candidature for the 2012 French presidential election.

En 2007, il se positionne sur l’échiquier politique et réussit à rassembler les différents candidats et plus de 700 000 personnes autour du « Pacte écologique ». En 2009, il est co-auteur du film « Le syndrome du Titanic » qui met en évidence l’urgence écologique. En 2011, il est candidat à la primaire présidentielle française , mais n’est pas suivi par le groupe écologiste, bien trop divisé par ailleurs. La Fondation Nicolas Hulot, aujourd’hui, a pour objectif premier de se recentrer sur des actions 0de terrain : face au carrefour de crises : écologique, sociale, financière, La Fondation Nicolas Hulot invite chacun à se projeter dans l’avenir, à oser l’inédit pour bâtir autre chose, ouvrir de nouveaux chapitres de notre histoire individuelle et collective. Comme Pierre Rabhi, Yann Arthus-Bertrand et quelques autres, ils sont les individus qu’il faut savoir écouter, ce ne sont, ni des prophètes , ni des idéologues, mais des observateurs attentifs qui nous alertent à propos du développement de l’humanité et de certaines de ses logiques destructrices qui risquent , à brève échéance, de mener l’espèce humaine à sa perte ; l’espèce humaine, une étincelle fugitive dans l’histoire de l’univers. - Jean-Jacques Rigaud : Lors des dernières élections, l’écologie a été totalement marginalisée et ce dans les différents programmes politiques, pourtant, et comme vous le dites, elle conditionne tous les enjeux de solidarité   et se devrait être maintenant au cœur d’un programme de gauche; comment dépasser cet immobilisme des consciences, car au fond les propositions de  court et moyen terme que font les hommes politiques, ne font que répondre à des aspirations qui relèvent du quotidien, nous parons au plus pressé et de ce fait l’écologie, qui elle, relève du long terme, restera toujours le parent pauvre des programmes politiques. Quelle alternative voyez-vous à cela ? - Nicolas Hulot : La logique qui a prévalu en cette année électorale, qui est aussi une année de crise économique majeure, a été celle du court terme. Je m’attriste que 5 ans après le Pacte Ecologique, ou après la prise de conscience mondiale marquée par l’échec du sommet de Copenhague, les enjeux liés à la crise écologique restent aussi marginaux pour l’ensemble de la classe politique.

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Je peux comprendre que la crise économique et financière, la montée de la pauvreté, la hausse du chômage… soient au cœur des préoccupations, surtout quand notre modèle de développement laisse de côté, au Nord comme au Sud, des millions de personnes. Ces personnes sont confrontées à des difficultés pour se nourrir, se chauffer, se déplacer. Mais si leurs difficultés sont économiques, elles sont aussi écologiques et risquent encore de s’accentuer. Nous sommes bel et bien entrés dans l’ère de la rareté des ressources qui fondent notre quotidien. Nous traversons actuellement un grave épisode de sécheresse au niveau mondial, qui risque de voir se reproduire les émeutes de la faim. Nous sommes en train d’épuiser les ressources de pétroles et d’entrer dans une guerre économique sur les terres rares, ces minerais indispensables aux nouvelles technologies. L’ensemble de ces paramètres environnementaux viennent ajouter une couche d’indigence à la crise écomomique qui s’emballe. Et pourtant, les enjeux du court terme occultent tout cela. J’en veux pour preuve la fadeur de l’accord de Rio+20, qui se borne à constater que l’écologie conditionne les enjeux de solidarité.


Entretien interview

In 2007, he entered the political arena and successfully managed to bring together various French presidential candidates, and more than 700,000 people, for his ‘Ecological Pact’. In 2009, he was co-author of the film ‘The Titanic Syndrome’, which highlighted the ecological emergency. In 2011, he was a candidate in the French presidential primary elections, but was not supported by the Green Party, whose views were strongly divided. The Nicolas Hulot Foundation’s current main objective is to refocus on environmental action. In facing the crossroads of the crisis – ecological, social and financial – the Foundation invites everyone to plan for the future, to dare to be innovative and make changes, and to open new chapters of both our individual and collective history. Nicolas Hulot, along with Pierre Rabhi, Yann Arthus-Bertrand and several others, are all individuals to whom we should listen. They are neither prophets nor ideologists, but attentive observers, who inform us about the development of humanity and certain destructive elements, which may very soon lead to the loss of humanity – a humanity that is a fleeting spark in the history of the universe. - Jean-Jacques Rigaud : In the most recent French elections ecology was totally marginalized on the different political agendas. However, and as you say, it affects all the issues of global solidarity and should now be the focus of a left-wing agenda. How can we overcome this intransigent cognizance, when in fact the politicians’ short- and medium-term proposals only respond to daily objectives? The most urgent matters are dealt with first and, as a result, ecology as a long-term issue will always be the poor relation of political agendas? What do you think is the alternative to this? - Nicolas Hulot : The logic that has prevailed during this electoral year, which is also a year of major economic crisis, focuses on the short-term. It saddens me that five years after the Ecological Pact, and after the global awareness marked by the failure of the Copenhagen Summit (UN Climate Change Conference), the issues related to the ecological crisis remain just as marginal for the entire political establishment. I can understand that the economic and financial crises, the increase in poverty, the rise in unemployment ... are the

main concerns, especially when our model of development ignores millions of people, in both the Northern and Southern hemisphere. These people are faced with the difficulties of obtaining food, heating and transportation. Nevertheless, even if their difficulties are economic, they are also ecological and are at risk of becoming worse. We have now well and truly reached a time of scarcity of fundamental, daily resources. We are currently experiencing a serious episode of drought on a global level, risking a recurrence of food riots. We are in the process of exhausting our oil resources and entering an economic war over rare earth metals, minerals that are essential to new technology. All these environmental factors add another layer of hardship to the escalating economic crisis. And yet, the short-term issues overshadow all of this. A relevant example is the feeble agreement of ‘Rio+20’ (Rio Earth Summit, 2012), which merely states that ecology affects the issues of global solidarity. The crises should, on the contrary, be seen through the prism of opportunity that they represent. Gradually, throughout the www.tropical-mag.com

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Tournage pour Ushuaïa “Espoir de Vie” au Tchad avec le paléoanthropologue Michel Brunet qui est à l’origine de la découverte du plus ancien hominidé connu, Toumaï, “l’espoir de vie”, âgé de 7 millions d’années. Filming of Ushuaïa: ‘Hope of Life’, in Chad with the paleoanthropologist Michel Brunet, who was responsible for the discovery of the oldest hominid known, named Toumaï, (meaning ‘hope of life’), seven million years old.

Il est temps de réconcilier le politique avec la nature Les crises devraient au contraire être regardées sous le prisme des opportunités qu’elles représentent. Un peu partout sur la planète, je vois émerger des initiatives qui répondent durablement aux problèmes de pauvreté, tout en préservant les ressources naturelles. En France, ce sont des HLM où la facture de chauffage ne dépasse pas les 10 euros par mois en plein hiver. En Afrique, ce sont des paysans qui inventent de nouvelles formes d’agricultures, résistantes au changement climatique et pourvoyeuses de revenus. Toutes ces solutions sont là, à notre portée, il faut maintenant leur donner une voix, les démultiplier. Qu’elles deviennent la norme et non plus l’exception. Et là, le politique a un rôle essentiel à jouer. Il faut réaffirmer la puissance publique, ses valeurs d’éthique et de partage, pour sortir de la crise. La décision politique est en effet l’unique voie, à condition d’être respectueuse des règles démocratiques, pour définir un intérêt général qui s’est largement lui aussi mondialisé. On ne peut plus tolérer certaines pratiques, notamment dans la finance, où les intérêts de quelquesuns prévalent sur le bien-être du plus grand nombre. On ne peut plus accepter que l’on débloque en masse des sommes colossales pour sauver les systèmes bancaires, alors que des projets indispensables, comme les énergies renouvelables ne trouvent pas de sources de financement. C’est un formidable défi collectif, un nouveau contrat que nous devons, à l’échelle planétaire, nouer entre les hommes. - J.-J. R. : Certains pays, comme la Suède ou la Norvège ont su très tôt, enclencher une dynamique écologique; c’est ce qui manque à notre pays, nous baignons dans une espèce d’insouciance collective, un déni dramatique de la réalité, c’est le syndrome du Titanic ; si la politique a pour mission première de prévoir et d’organiser, force est de constater que nous avons un vrai déficit dans ce domaine. Selon vous, quels moyens a la société civile de peser sur le monde politique, afin que soient initiées de nouvelles formes de développement économique ? - N. H. : Je ne serai pas aussi négatif. Certes, on fait mieux ailleurs. De nombreux pays, scandinaves, latino-américains, africains, ou encore l’Inde et la Chine sont de formidables vecteurs d’innovation. Mais en France aussi la société a progressé. Nos attentes ont changées, par exemple dans le

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world, there is the emergence of initiatives with sustainable solutions to problems of poverty that also preserve natural resources. In France, there is rent controlled housing with winter heating bills no greater than 10 Euros per month. In Africa, there are farmers developing new forms of agriculture that are resistant to climatic changes and are also good sources of income. All the solutions are within reach; we should give them a voice, let them multiply and become the rule and no longer the exception. This is where politics has an essential role to play. It is necessary to reassert public pressure, ethical values and values of sharing, in order to end this crisis. Political decision is in fact the only way, provided that it respects rules of democracy, to define a general interest that has also become largely globalized. One can no longer tolerate certain practices, notably in the financial world, where the interests of a few prevail over the well-being of the majority. One can no longer accept that huge sums of money can be released en masse to save the banking systems, while essential projects such as renewable energy cannot find financial support. It is a formidable collective challenge, a new contract in which humanity should engage on a global scale. - J.-J. R. : Certain countries like Sweden or Norway knew very early on to establish an ecological approach, which is what is lacking in our country (France); we are experiencing a type of collective indifference, a dramatic denial of reality, known as ‘Titanic syndrome’. If the main political objective is to plan and organize, then there is


Entretien interview

Tournage pour Ushuaïa “A la rencontre des hommesnature” au Mustang, entre la Chine et l’Inde. Filming of Ushuaïa: ‘Meeting men of nature’, in Mustang, between China and India.

domaine de l’alimentation où chacun est de plus en plus concerné par la qualité des produits qu’il consomme, où nous renouons des liens avec les producteurs locaux… Mais le rythme du changement n’est pas assez rapide. Trop de contradictions subsistent encore. Alors que nous savons qu’il faut sortir le plus rapidement possible du pétrole, nous avons décidé de saccager le large de la Guyane pour extraire quelques gouttes de pétrole supplémentaires. Alors que la biodiversité française, avec sa richesse ultra-marine souffre de l’artificialisation des sols, des excès de la pêche industrielle, notre ambition en la matière est trop faible. Je crois qu’il est désormais temps de réconcilier l’homme, et surtout le politique avec la nature. De faire comprendre, par des exemples concrets qu’on peut vivre mieux en faisant différemment. De cesser de croire que notre bien-être est subordonné à la destruction de la nature. Dans tous les domaines, il y a des solutions qui permettent à chacun de s’y retrouver. Les aires marines protégées sont au service des pêcheurs, en permettant la reproduction des poissons. La diversité biologique est au service des agriculteurs, en offrant des espèces variées permettant de résister aux crises climatiques, mais aussi aux touristes qui profitent des merveilles de la nature. Je m’étonne donc que ce malentendu entre l’homme et la nature persiste, surtout dans l’esprit des politiques. Alors nous allons continuer, avec ma fondation, à faire des propositions, à tenter de convaincre tous les maillons de la société. - J.-J. R. : Vous avez déclaré “ on s’habitue au ti-tac des bombes à retardement “ je crois vraiment que la masse d’information à laquelle nous sommes soumise en permanence, banalise rapidement tous les phénomènes et estompe les problématiques cruciales, insidieusement le monde du virtuel nous a fait perdre tout sens du réel, les individus restent le nez collé à leurs ordinateurs, à regarder le monde se détruire, mais ce monde là est sous leurs pieds, c’est un monde devenu incertain, pour nos enfants et petits enfants. Comme Einstein le disait, notre société se caractérise par une profusion de moyens et une confusion des intentions; à St-Barth, comme ailleurs, ce phénomène s’applique et la vie s’écoule dans un vaste gâchis... Le mot d’ordre implicite est: “prenons ce qui est à prendre, pour le reste nous verrons plus tard” ou plus diplomatiquement: “cela ne fait pas partie des priorités “.

It is time to reconcile politics with nature clearly a true deficit in this domain. According to you, how can civil society influence the political world, in order to initiate new forms of economic development? - N. H. : I won’t be so negative. True, the situation is better elsewhere. Numerous countries, Scandinavian, Latin American, African as well as India and China are great vehicles for innovation, but also in France society has progressed. Our expectations have changed, for example in relation to diet where everyone is more and more concerned by the quality of the products they consume, and where we are re-establishing links with local producers … However, the rhythm of change is not fast enough. Too many contradictions still persist. While we know that it is necessary to end our dependence on oil as quickly as possible, we have still decided to exploit the coast of Guyana to extract a few more drops of oil. While there is French biodiversity, our overseas territorial wealth is suffering from soil artificialization and an excess of industrial fishing - our ambition concerning this matter is too weak. I believe that it is now time to reconcile man, and especially politics, with nature; to convey, through concrete examples, that one can live a better life by acting differently; to stop believing that our well-being is dependent on the destruction of nature. In every domain there are solutions that allow everyone to find their way. Marine protected areas assist fishermen by allowing fish to reproduce. Biological diversity not only assists agricultural workers by providing a variety of species so they can withstand climatic changes, but also tourists who benefit from the wonders of nature. I am therefore surprised that this misunderstanding between man and nature persists, especially in the political mind. However, we are going to continue, with my foundation, to make proposals in an attempt to convince all the links in the chain of society. www.tropical-mag.com

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Entretien conversation

Rien n’incarne mieux le respect des ressources et que ceux qui les pratiquent au quotidien.

Nothing better embodies the green economy, the respect of resources and ecosystems, than - N. H. : Nous sommes encore dans la logique d’une économie minière, de pillage. Or celle-ci nous rapproche de l’inéluctable. J’ai récemment lu un article de la revue Nature qui souligne que si la tendance actuelle se poursuit, environ la moitié des climats locaux de la Terre pourrait bientôt avoir disparu pour être remplacée, sur près d’un tiers du globe au moins, par des conditions qui n’ont jamais été connues par les organismes vivants. C’est tout simplement effrayant. Nous savons, mais la tentation de ne pas voir est la plus forte. Je peux comprendre l’angoisse. Je n’excuse pas l’inaction. Déjà, Darwin disait « Si la misère n’est pas causée par la nature mais par nos institutions, alors grave est notre péché ». - J.-J. R. : Nicolas, depuis quelques mois et après votre élan dans le monde politique, élan brisé par les verts euxmêmes , vous êtes à nouveau, pleinement impliqué dans votre fondation, dîtes-nous en quelques mots, quelle est votre stratégie et les actions que vous envisagez mener, notamment pour briser cet immobilisme et amener nos dirigeants politiques à dépasser leurs clivages pour envisager un vrai programme commun tourné vers une vision écologique d’avenir, une réelle volonté de prendre en compte les différentes problématiques qui ne sont pas qu’économiques;   peut-être un nouveau grenelle de l’environnement qui ne serait pas uniquement un tremplin politique, comme cela a été malheureusement le cas . - N. H. : J’ai transformé ma fondation en think tank de la transition écologique pour relever ce défi et je compte continuer, en parallèle, à m’adresser aux citoyens pour qu’ils soient au fait des enjeux. Nous agissons pour et avec le citoyen. À l’automne, le gouvernement lance une grande conférence environnementale, qui a valeur de test à mes yeux et ça sera l’occasion de porter quelques-unes de nos propositions. Je vois quelques priorités  : réguler la finance et l’économie pour les mettre au service du bien-

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- J.-J. R. : You have stated “One gets used to the ticking of time bombs.” I truly believe that the mass of information, to which we are permanently subjected, rapidly trivializes all the facts and obscures the crucial problems. The virtual world has insidiously made us lose all sense of reality. People keep their noses glued to their computer screens watching the world destroy itself, but this world is just beneath their feet. It is a world that has become uncertain for our children and our grandchildren. As Einstein said, our society is characterized by a great profusion of means and a great confusion of ends. This phenomenon exists on St Barts, like everywhere else, and life becomes a terrible waste … The underlying motto is: ‘Take what there is to take now, and we will deal with the consequences later’, or more diplomatically: ‘It’s not a priority’. - N. H. : We still have the mentality of a mining and pillaging economy, which brings us closer to the inevitable. I recently read an article in the journal ‘Nature’, which points out that if the current trend continues, approximately half the local climates of the earth could soon disappear, to be replaced, for about a third of the world at least, by conditions never known to living organisms. It is all simply terrifying. Although we are aware of the situation, there is a strong tendency to ignore it. I can understand fear, but I do not excuse inaction. Even Darwin said “If the misery of the poor be caused not by the laws of nature, but by our institutions, great is our sin.” - J.-J. R. : Nicolas, after your venture into the political world, a venture halted by the Green Party itself, you are once again fully involved in your foundation, and have been for a few months now. Describe, in a few words, the strategy and actions that you intend to take, notably to stop this intransigence and to encourage our leading politicians to overcome their differences in order to develop a genuine united program based on an ecological vision of the future, with a real determination to take into account the different problems that are not just economic.


Entretien interview

l’économie verte, des écosystèmes

Perhaps a new ‘Grenelle’ (French environmental conference, 2007) that is not simply a political springboard, which was unfortunately the case? - N. H. : I have transformed my foundation into a Think Tank for ecological transition in order to take up this challenge. At the same time, I intend to continue to address members of the public, for they are in fact the real issue - we are acting for, and with, every citizen. In the Fall, the French government will launch a big environmental conference, which will be a valuable test case and an opportunity to put forward some of our proposals. There are several priorities: to regulate finance and the economy for the good of all people, by launching a large European investment plan in the green economy; to change our tax system to be less of a burden on businesses and more focused on pollution; to reform our institutions by creating a third chamber, next to the Senate and the National Assembly, for the long-term and with a mission to ensure that every government Bill will take into account future generations. The government’s ambition now has to become a reality.

those who are involved in it every day. être de tous, en lançant un grand plan d’investissement européen dans l’économie verte, changer notre fiscalité pour qu’elle pèse moins sur le travail et plus sur la pollution, réformer nos institutions en créant une troisième chambre, à côté du sénat et de l’assemblée nationale. Une chambre du long terme qui aura pour mission d’imposer à chaque projet de loi la prise en compte des générations futures…Maintenant il faut que l’ambition du gouvernement soit au rendez-vous. - J.-J. R. : Nicolas, j’aimerais avoir votre sentiment sur un projet qui nous tient à cœur; vous connaissez, pour vous l’avoir remis, le projet de la fondation “Caraïbeco”, que nous souhaitons mettre en place et dont la vocation sera d’appréhender les problématiques qui se posent en terme d’environnement sur cette région Caraïbe et de mettre en place les solutions les mieux adaptées ; cette fondation, de droit américain, avec le concours des acteurs économiques, politiques et associatifs, peut, à terme, permettre de redéfinir les bases d’un développement économique, mais aussi faire de cette partie du monde, un modèle de développement écologique; je suis absolument convaincu  que StBarth a une carte fantastique à jouer en prenant cette orientation, qu’en pensez-vous? - N. H. : Je vois de nombreuses initiatives qui aujourd’hui cherchent à innover, un peu partout sur la planète. C’est ce qui me donne en partie la force de poursuivre mon engagement. Je suis persuadé que c’est du terrain que viendra la majeure partie de la solution. Rien n’incarne mieux l’économie verte, le respect des ressources et des écosystèmes que ceux qui les pratiquent au quotidien. Les changements environnementaux sont pour la plupart inaccessibles à nos sens. Ils se produiront dans le futur, et nous ne les appréhendons pas dans notre quotidien. Qui se rend compte que le CO2 augmente dans l’atmosphère ? Qui constate chaque jour la perte de la biodiversité ? Personne. Ce n’est que par le terrain, par des projets concrets que l’on peut à la fois faire prendre conscience de la nécessité du changement, mais aussi commencer à mettre en place des actions concrètes, adaptées aux réalités. Cela est d’autant plus valable dans les régions d’outre-mer, berceau d’une biodiversité extrêmement riche, mais aussi infiniment fragile au quotidien.

- J.-J. R. : Nicolas, I would like to have your thoughts on a project that is close to both our hearts, the project of the ‘Caraïbeco’ Foundation that we wish to bring to fruition. Its purpose will be to apprehend the environmental problems that occur in this region of the Caribbean, and to establish the most suitable solutions. This foundation (incorporated under American law) will eventually, with the cooperation of economic, political and associated representatives, be able to redefine a basis for economic development and also create a model for ecological development for this part of the world. I am absolutely convinced that St Barts has a great role to play by taking this initiative, what do you think? - N. H. : I have seen throughout the world a number of initiatives that have instigated current innovation. This is partly what gives me the strength to continue my commitment. I am convinced that it is the environment that will become the major part of the solution. Nothing better embodies the green economy, the respect of resources and ecosystems, than those who are involved in it every day. Environmental changes are, for the most part, inaccessible to our senses. They will occur in the future and we cannot apprehend them during our daily life. Who realizes that CO2 is increasing in the atmosphere? Who is aware, on a daily basis, of the loss of biodiversity? No one. It is only through the environment, through tangible projects, that we can become aware of the necessity for change, and also begin to establish concrete action adapted to reality. This is all the more important in the overseas territories, the birthplace of an extremely rich biodiversity that is also extremely fragile in the world of today. www.tropical-mag.com

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Architecture : de odp a home by odp

From ODP to HOME by ODP

De ODP Ă HOME by odp 18

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architecture : de odp a home by odp

Rédaction : Vladimir Klein Photos : Jean-Philippe Piter

Après plus de quatorze années passées à formuler et réaliser une architecture novatrice et avant-gardiste à Saint-Barth, le bureau d’études techniques ODP -Olivier Dain Perspectives- a décidé de franchir un pas, en créant l’agence d’architecture HOME by ODP. Une façon logique de revendiquer son cœur d’activité : la conception et la construction de villas de luxe qui mettent l’homme avec ses besoins affectifs et sociaux au centre du projet.

After more than fourteen years spent formulating and implementing innovative and avant-garde architecture on St Barts, the construction management company, ODP (Olivier Dain Perspectives), has decided to take a step forward by creating the architectural agency - HOME by ODP. This is a logical way to promote its core business activity: the conception and construction of luxury villas where the client and his emotional and social needs are placed at the center of a project.

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une équipe d’experts aux exigences reconnues, opérant selon une charte de qualité stricte De fait, si la villa Rockefeller à Colombier était déjà avant-

gardiste, ODP a mis au goût du jour les villas contemporaines à St.Barth, notamment dans le quartier très prisé de Pointe Milou.

Cependant, c’est avec la vaste et désormais célèbre propriété BWH à Colombier, villa réalisée avec l’architecte Claude Pittoors, qu’ODP affirme, dés l’année 2000, une part essentielle de sa philosophie : la volonté d’intégrer au mieux l’œuvre architecturale dans le paysage, tout en lui procurant une plus-value environnementale. Dés lors, parce que les projets étaient souvent destinées à la location et les maîtres d’ouvrage non-résidents de St Barth, ODP s’est placée dans une perspective globale, concevant non seulement des villas avec le concours d’architectes externes, mais intégrant l’architecture d’intérieur, le design et la décoration sous l’égide de Delphine Dain. Sans oublier les espaces verts, les technologies écosensibles, tels les panneaux solaires ou photovoltaïques et leurs compléments domotiques. Cela a été rendu possible grâce à l’équipe réunie au fil des ans par Olivier Dain, une dizaine de personnes aux compétences multiples et en particulier Hugues Bousquet, son bras droit et associé ; chacun relevant le défi d’enrichir les projets tout au long de leur conception et mise en œuvre. C’est d’ailleurs cette approche unique qui permet à ODP de s’ouvrir à une activité internationale ainsi que dans les îles voisines dont Anguilla ou Saint-Kitts, par exemple. Chaque projet, sous le contrôle d’Olivier Dain est développé par une équipe composée d’un architecte, d’un designer et d’un chargé d’opération. La réussite de ce mode opératoire ne fait plus de doute, car les clients viennent chercher un produit ODP, comme un label de marque de fabrication, garanti par une équipe d’experts aux exigences reconnues, opérant selon une charte de qualité stricte, sous l’œil d’Olivier Dain, cultivant le goût de la perfection et du détail. Au fil de plus de quatorze ans d’existence du bureau d’études et maintenant de l’agence, l’équipe a pu aussi développer et peaufiner l’esprit d’ouverture et le plaisir de travailler avec des talents reconnus venant de cultures et d’horizons différents, au travers de ses collaborations avec des architectes et des designers internationaux. Cette philosophie trouve son prolongement dans l’exécution, ODP ne travaillant qu’avec les meilleurs professionnels locaux, artisans ou entrepreneurs qui comprennent et adhèrent à la charte de qualité ODP et respectent scrupuleusement son cahier des charges.

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Photos Tony Duarte

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a team of experts who meet recognized requirements, and follow a strict quality charter

In fact, if the Rockefeller villa in Colombier was

considered to be avant-garde for its time, ODP has now updated the style of contemporary villas on St Barts, notably those in the highly sought-after area of Pointe Milou. However, ODP has maintained an essential part of its philosophy, since the year 2000, resulting from the conception of the vast, renowned BWH villa in Colombier, with the architect Claude Pitoors: the desire to fully integrate an architectural design into the landscape, at the same time as providing added-value to the environment. Since that time, ODP has also adopted a global perspective through projects that are often for overseas clients and intended for rental. It not only designs villas in collaboration with external architects, but also integrates interior architecture, with design and decoration under the aegis of Delphine Dain. Not to mention the natural landscaping; eco-friendly technology, such as solar or photovoltaic panels; and home automation counterparts. This was made possible thanks to the team of staff formed over the years by Olivier Dain - approximately ten people with multiple skills and, in particular, Hugues Bousquet, his righthand man and associate; each one rising to the challenge to

enhance projects in the course of conception to completion. Furthermore, it is this unique approach that has enabled ODP to operate internationally, including neighboring islands such as Anguilla and St Kitts. Each project, under the control of Olivier Dain, is developed by a team consisting of an architect, a designer and a project manager. There is no doubt that this modus operandi is a success, as shown by clients eager to find an ODP design (like a popular brand name), which is guaranteed by a team of experts who meet recognized requirements, and follow a strict quality charter, under the watchful eye of Olivier Dain; cultivating a sense of perfection and attention to detail. Throughout more than fourteen years as a construction management company, and now an agency, the team has also been able to develop and refine its open-minded attitude and the pleasure of working with recognized skills from different cultures and backgrounds, through its partnerships with international architects and designers. This philosophy is impemented at all times. ODP only works with the best local professionals, artisans and entrepreneurs who understand and adhere to ODP’s quality charter, and scrupulously respect its contractual specifications. www.tropical-mag.com

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En se souvenant de la parole de Frank Lloyd Wright : « restez proche de la nature, elle ne vous trahira jamais  » ODP parvient, projet après projet, à réaliser cette vision idéale du Corbusier : « vous me faites du bien, je suis heureux, je dis, c’est beau ».

Pourquoi HOME by ODP ? Maintenant HOME by ODP, pourquoi  ? Une manière de revendiquer le cœur d’activité d’ODP, nous l’avons dit. A y regarder d’un peu plus près, cependant, cette notion de «  home  » nourrit de façon essentielle la philosophie de l’agence, car le foyer où l’on vit et où l’on se ressource est bien plus qu’une habitation. L’espace de vie de la maison doit communiquer avec l’espace de vie extérieur ainsi que son environnement. Le toit est à la fois symbole de protection qui permet à l’homme de se construire et du lieu qui lui permet d’affirmer sa participation à la vie de la société. La signature « by ODP » renvoie donc à l’esprit de ce «  HOME  », résultat d’une manière de penser, d’une éthique, d’un engagement fort pour l’environnement et le développement durable. C’est l’aboutissement naturel de l’évolution d’ODP; cet esprit est sa légitimité. Le fond et la forme se retrouvent dans la charte de qualité d’Home by ODP : excellence du design et des finitions, élégance sans concession au confort, esprit généreux qui respecte l’environnement, meilleure intégration au site possible, garant d’intimité et d’adéquation à l’île. Ainsi chaque réalisation « HOME by ODP » est un plaidoyer pour la réconciliation de notions apparemment contraires, comme luxe, sophistication et développement durable. Attachant beaucoup d’importance à l’écoute et au dialogue entre l’agence et le client, HOME by ODP accorde une grande importance à sa fonction de conseil, ce qui lui permet de mettre en œuvre sa philosophie, en l’adaptant au profil, aux désirs et aux goûts du client, le faisant participer à la réalisation de son rêve, afin de créer un projet unique. Si l’architecture est toujours une œuvre, une création de l’homme, selon Olivier Dain et Nicolas Gessat, pour qu’elle soit intéressante, il faut qu’elle « dépasse le propre architecte », il faut qu’elle crée « une forme de grandeur qui élève l’homme ». Le maître mot est donc  : générosité. Il faut que la maison apporte du bonheur, de la joie, du bien-être, de l’harmonie, du partage. HOME by ODP s’inscrit donc dans la tradition d’une architecture qui veut faire progresser l’homme et exprimer la dimension humaine dans un langage intemporel. Concrètement, cela se traduit par le respect du terrain et de l’environnement, de cette « sublime nature » : le sol, le vent, le soleil, l’eau. Pratique ancestrale intuitive de la Caraïbe et formulée ailleurs par Lloyd Wright: « l’architecture révèle le paysage et le paysage révèle l’architecture ». Le respect du lieu est aussi le respect de la culture du lieu et de son histoire. C’est prêter attention aux modes de construction et aux matériaux locaux, pierres et bois exotiques, mis en valeur dans les sols, murs et toitures. C’est revisiter les concepts établis par les anciens qui n’ont rien perdu de leur génie, comme la galerie couverte qui protège

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excellence du design et des finitions, élégance sans


Agence Claris

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concession au confort By recalling the words of Frank Lloyd Wright for each successive project, ‘stay close to nature. It will never fail you’, ODP realizes Corbusier’s ideal vision, ‘you do me good. I am happy and I say: “This is beautiful.”

Why HOME by ODP? Why is there now HOME by ODP? We say that it is a way of promoting the core of ODP’s business activity. However, with a closer look, this notion of ‘HOME’ essentially supports the philosophy of the agency, because the home, where one lives and is reenergized, is definitely more than just a dwelling place. The living area of a home should adjoin the external living space, as well as its surroundings. The roof is both a symbol of protection that allows man to define himself, and the place where he can assert his participation in society. The signature ‘by ODP’ thus refers to the spirit of this ‘HOME’ - the result of a way of thinking; an ethos; a strong commitment to the environment and sustainable development. This is the natural culmination of ODP’s evolution; this spirit represents its authenticity. The structure and content are found in the quality charter of HOME by ODP: excellence in design and finishes; elegance without compromising comfort; generosity of spirit with respect for the environment; best possible integration into the surroundings; and guarantee of privacy and of suitability to the island. Thus every HOME by ODP project is a plea for the reconciliation of concepts that appear to be contradictory, such as luxury, sophistication and sustainable development. HOME by ODP highly values its advisory role, placing great importance on listening and discussion between the agency and the client. This allows it to put its philosophy into practice by adapting it to the client’s profile, requirements and taste; involving the client in the realization of his dream, in order to create a unique project. If architecture is always a work of art, a creation by man, then according to Olivier Dain and Nicolas Gessat (both fascinated by this subject), it should www.tropical-mag.com

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excellence in design and finishes; elegance without compromising comfort

Julie Berlizon

‘surpass the architect’ and create ‘a type of grandeur that elevates man’. The key word is thus ‘generosity’. The house should convey happiness, joy, well-being, harmony, sharing. HOME by ODP thus adheres to the architectural tradition that aims to promote man and express the human dimension in a timeless manner.

du soleil, vent et pluie ; la science du positionnement sur le terrain, afin de profiter de la ventilation naturelle. Le sol, le vent, le soleil, l’eau. Faire entrer la lumière naturelle, apporter gaité et joie, rendre les espaces fluides, encourager la circulation, la communion avec le paysage. Ce même esprit détermine la volonté d’intégrer les acquis technologiques, afin de rendre sexy les notions de développement durable, d’économie d’énergie et de ressources naturelles, sans jamais entraver confort et élégance. Le projet, non seulement respecte les normes écologiques, mais parfois les devance. L’ambition d’ODP et de son agence d’architecture « HOME by ODP » est donc d’innover sans renier les concepts caribéens éprouvés depuis longtemps, de créer du luxe en respectant l’environnement, de rechercher la perfection tout en préservant la chaleur humaine. Et pour finir d’envelopper la rigueur et l’expertise nécessaire à la bonne fin du projet d’un voile de gaité et de joie de vivre.

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In practical terms, this is shown by respect for the landscape and the environment of this ‘sublime nature’: the earth, wind, sun and water. This is an ancient practice intuitive to the Caribbean and expressed in other parts of the world by Frank Lloyd Wright, ‘Architecture reflects the landscape and the landscape reflects architecture.’ Showing respect for a place also implies respect for its culture and history; and consideration for the modes of construction and local materials, stone and exotic wood - put to good use in floors, walls and roofs. Furthermore, it is to return to the concepts established by older generations who have not forgotten any of their inherent knowledge, such as a covered terrace for protection from the sun, wind and rain; and the science of positioning a building to take advantage of natural ventilation. The earth, wind, sun and water; let in natural light; convey conviviality and happiness; create fluent spaces and encourage freedom of movement; and harmony with the landscape. This same spirit determines the will to integrate technological features, in order to make the notions of sustainable development, energy efficiency and natural resources attractive, without negatively affecting comfort and elegance. The project not only respects ecological norms, but sometimes preempts them. The objective of ODP and its architectural agency, HOME by ODP, is thus to innovate without renouncing the Caribbean concepts that have been tried and tested over time; to create luxury while respecting the environment; to seek perfection while preserving the human element; and finally to surround the rigor and expertise, necessary to successfully conclude a project, with a veil of gaiety and joie de vivre.


Vie de village island life

Rédaction : Clémence Le Deun Photos :Jean-Jacques Rigaud

A philanthropic Robinson Crusoe of our time

David Wegman Robinson philanthrope des temps modernes

Rien de mieux, pour illustrer David Wegman, que le jeu du portrait chinois. Ce sexagénaire au regard juvénile a tant de vies à son actif, qu'il est impensable d'en apprécier le parcours sous une seule facette. Il ne tiendrait d'ailleurs dans aucun cadre, ni en une place unique, ni même dans une génération. L'universalité est son endroit. À la fois circumnavigateur, artiste peintre, musicien et par-dessus tout, indéfectible amoureux de la nature, il dédie tout son temps à une cause : la sensibilisation à l'environnement suivant un seul cap : l'air du temps. Saint-Barthélemy a croisé sa route dans les années 80, et depuis ce peintre-marin y fait escale deux à trois mois par an, à bord de son voilier.

Nothing better describes David Wegman than the Chinese Portrait game of imaginary self-portrait ‘If I were a …’ This young-looking sexagenarian has lived so many lives that it is difficult to appreciate all of his experiences in just one snapshot. Furthermore, he doesn’t belong to any specific category, or one particular place, nor even a generation he is completely universal. He is a circumnavigator, an artist, a musician and above all, a committed nature lover who dedicates all his time to one cause - environmental awareness, in line with the spirit of the times. www.tropical-mag.com

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Vie de village island life

“ Il est souvent trop tard pour éduquer les adultes, il est toujours temps d’enseigner aux enfants.” Si David Wegman était un bateau ce serait, assurément le sien : « African Queen IV ». Cette goélette de 32 pieds est la version la plus aboutie d’une série de bateaux que l’artiste a acquis ou construit durant sa longue expérience de navigateur. « Mon premier bateau était un navire de pêche traditionnel qu’un réfugié Cubain m’a cédé, pour la modique somme de 1000 US$. C’était à Key West en 1971 ». Cette île, située dans l’archipel des Keys au sud de la Floride, est alors devenue un de ses ports d’attache et celui de son actuel « African Queen IV ». Construit à St John, une des îles vierges américaines, le chantier de ce deux mâts a requis 2 années et toute l’ingéniosité de son propriétaire – devenu, pour l’heure, architecte naval. Élégante et rustique, chaleureuse et utilitaire tout à la fois, African Queen IV obéit pleinement aux principes que David Wegman met en pratique jour après jour. L’accomplissement de soi et la capacité, en tout lieu, de subvenir à ses besoins, voilà sa philosophie de vie. Il encourage en ce sens, dès qu’il le peut, les enfants à prendre conscience de leurs talents et de leurs savoir-faire. Les initiant tour à tour à la peinture, à la guitare, ou encore à la réalisation de marionnettes, son propos reste de révéler aux jeunes générations leurs qualités artistiques. Ces rendezvous informels, qui, à Saint-Barthélemy, ont invariablement lieu à la terrasse du Select ou à son atelier, sont l’occasion d’informer son public de la nécessité de préserver la nature. « Il est souvent trop tard pour éduquer les adultes, il est toujours temps d’enseigner aux enfants », confie-t-il. L’opération «  Recycle Now  » qu’il avait mené, en 1985, avec la participation active de son ami Marius Stakelborough, en est une belle illustration. Il s’agissait de doter tous les enfants, participant au ramassage des bouteilles plastiques sur les plages, d’un T-shirt portant le message « Keep St Barts clean ». « Il faut, souligne-t-il, mettre au crédit de St Barthélémy, son implication dans le tri sélectif, c’est l’une des rares îles Caribéennes à produire cet effort ».

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If David Wegman were a boat, he would definitely be his own: ‘African Queen IV’. This 32 foot schooner is the most refined version of a series of boats that the artist has acquired, or built, during his long experience as a sailor. ‘My first boat was a traditional fishing boat, which I bought from a Cuban refugee for a modest sum of US$1,000. That was in Key West in 1971’. This island, in the Florida Keys archipelago, has since become one of his home ports and also that of his current boat ‘African Queen IV’. This twin-masted boat, built in St John, one of the U.S. Virgin islands, required two year’s work and all the ingenuity of its owner, acting as a naval architect. Altogether elegant but rustic, comfortable yet practical, ‘African Queen IV’ follows many principles that David Wegman puts into practice day after day. His philosophy of life is simply self-fulfillment and the capacity to meet his needs wherever he may be. With this in mind, and whenever possible, he encourages children to be aware of both their talents and their knowledge.

He introduces them, in turn, to painting, the guitar or even how to make puppets, with the sole purpose of showing the younger generation their artistic abilities. These informal get-togethers, which on St Barts invariably take place in the garden of ‘Le Select’ (an island bar) or in his studio, are an opportunity to convey the importance of preserving nature to his audience. ‘It is often too late to educate adults, but there is still time to teach children’, he confided. The project ‘Recycle Now’, which he ran in 1985 with the active participation of his friend Marius Stakelborough, is a perfect example of this. The aim was to give every child, who helped to pick-up plastic bottles from the beach, a t-shirt bearing the message

“It is often too late to educate adults, but there is still time to teach children.”

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Plus récemment en 2006, David Wegman a poursuivi cette campagne en faveur du recyclage avec un nouvel événement : La Mini Bucket. Cette initiative s’inscrit dans la lignée de ces précédentes actions. L’idée est simple et ingénieuse : Réaliser, à partir de matériaux usagés des voiliers miniatures. Le plus insolite d’entre eux est, sans doute, le voilier Choisy, dont la coque est faite en baguette de pain rassie et vernie. L’engouement des enfants n’a pas tardé à officialiser ce petit événement nautique, qui se tient chaque année en parallèle de la Bucket Regatta. « À la Mini Bucket, tous les participants, gagnent, explique-t-il, l’important étant que chacun ait conçu son propre bateau et qu’il puisse le tester sur le plan d’eau. C’est, à mon sens, bien plus gratifiant que de passer son temps devant les multiples écrans, ou les jeux vidéo qui submergent notre société ».

Si David Wegman était un animal, ce serait un drôle d’oiseau migrateur. L’édition 2012 de la Mini Bucket a pris un nouveau tournant. Comme ce libre penseur aime à se trouver là où on ne l’attend pas, en 2012, la Mini Bucket a changé ses voiles en ailes de cerf-volant. « En fait, une des voiles d’African Queen IV, mon spinnaker pour être exact, était devenu inutilisable et j’ai pensé que ce matériau était idéal pour en faire des cerfs-volants, sourit-il. J’ai donc imaginé que la mini régate de SaintBarthélemy pourrait, pour cette saison, prendre son envol ». Loin de déplaire à son très fidèle jeune public, ce nouvel atelier de création de cerfs-volants à rassembler beaucoup d’enfants sur les quais de Gustavia et de la Collectivité. Oui, David Wegman a tout de l’oiseau migrateur ! Toujours prêt à déployer les voiles de sa goélette pour fendre les flots de la mer Caraïbe. Suivant un cycle connu de lui seul, il se déplace au rythme du vent, d’île en île et de port en port, selon une route bien définie. En une année, il parcourt quelques centaines de miles pour rallier ces ports d’attache : St-Barthélémy, St-John, Key-West, New-York, et le Maine, Disposant ces œuvres dans des galeries implantées dans chacun de ces ports, cet artiste est connu pour ses peintures marines et ses sculptures sur bois et bois flotté. Tous ses passages sont la promesse de moments d’échanges et de jovialité. La musique constitue une part importante de son emploi du temps. Toujours un instrument de musique à portée de main, David Wegman sait s’entourer de mélomanes pour agrémenter ses séjours. C’est d’ailleurs à l’occasion d’un de ses fameux « bœufs » qu’il a joué en présence du très renommé Cliff Richard. De cette rencontre fortuite et saisissante, David garde un souvenir poignant et un autographe gravé sur sa guitare patinée par le temps. Des anecdotes, sa besace en regorge et des talents, la diversité de ses œuvres en témoignent. Voilà bien sa richesse, qu’il partage avec une permanente générosité. Il reste juste à espérer que cette espèce de philanthropes à laquelle appartient, c’est sûr, cet artiste, ne soit pas en danger comme peuvent l’être, à ce jour, bon nombre d’oiseaux migrateurs.

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Prendre le large est une façon de jauger sa liberté de mouvement. ‘Keep St Barts Clean’. ‘One should give credit to St Barts”, he stressed, “for its commitment to selective re-cycling; it is one of few islands in the Caribbean to make this effort’. More recently in 2006, David Wegman continued this recycling campaign with a new event - ‘The Mini Bucket’. This initiative was in line with his previous projects and the idea was simple, yet ingenious - to make miniature sail boats out of waste materials. The most unusual was, without a doubt, the ‘Choisy’ (bakery) sailboat, whose hull was a varnished, stale baguette. The children’s enthusiasm soon made this nautical event an official occasion, which takes place every year alongside the ‘Bucket Regatta’. ‘In the ‘Mini Bucket’ all the participants win’, he explained, ‘the importance being that everyone makes their own boat and is able to try it out on the water. This, to me, is more stimulating than spending time in front of numerous screens or video games, which are taking over our society’.

If David Wegman was an animal, he would be a whimsical migratory bird. The 2012 edition of the ‘Mini Bucket’ took a new turn. In the true style of this free spirit, always doing the unexpected, the annual ‘Mini Bucket’ changed its sails into the wings of a kite. “In fact, one of the sails of the ‘African Queen IV’, my spinnaker to be exact, had become unusable and I thought that this material would be ideal for making kites”, he smiled. “Hence, I decided that the St Barts mini regatta could take flight that season.” Far from disappointing his very loyal, young fans, this new kite-making workshop attracted many children on both the quayside of Gustavia and the Town Hall. Yes, David Wegman is every bit a migratory bird, always ready to set sail on his schooner and part the waves of the Caribbean Sea. He follows a cycle known only to him, traveling with the rhythm of the wind, from island to island and from port to port, along a well-defined route. In one year, he travels several hundred miles to reach his home ports of St Barts, St John, Key West, New York and Maine. He has exhibited his artwork in various galleries found in these ports, and is known for his marine paintings and sculptures of wood and driftwood. All his voyages promise moments of joviality and sharing. Music constitutes an important part of his daily life; with a musical instrument always to hand, he certainly knows how to attract an entourage of music lovers to brighten up his trips. It was in fact at one of these famous jam sessions that he played in the presence of the renowned Cliff Richard. David has kept a poignant souvenir of this surprising and fortuitous encounter - an autograph engraved on his guitar, patinaed with age. www.tropical-mag.com

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Si David Wegman était un pays (une partie du globe ou de la planète) ce serait l’océan. Sans doute est-ce pour cette raison qu’il fait du cabotage d’île en île. Prendre le large est une façon de jauger sa liberté de mouvement. Pour en cerner véritablement sa dimension, rien de tel que de se confronter à l’élément marin. Peut-être est-ce cette irrémédiable envie de se mesurer à l’océan qui a poussé un jour de 1989, le capitaine d’African Queen IV, à lever l’ancre, du port de Gustavia, pour faire le tour de la planète. Une affaire, selon lui, de trois ans tout au plus ! En fait de tour du monde, ce circumnavigateur a fait un tour des cultures du monde. Se donnant le temps, à chaque escale de vivre aux côtés des peuples autochtones. Prendre connaissance des lieux, des habitants, des habitudes, s’immerger dans les cultures nécessite bien plus de temps que de faire un simple avitaillement en vue de la prochaine navigation. David Wegman a vite dû se rendre à l’évidence, 3 ans ne suffiraient pas à boucler la boucle. De fait, il lui en a fallu neuf. Neuf années pour « circonscrire  » l’état du globe. Empruntant tout d’abord le canal de Panama, il s’engage dans le Pacifique, après un bref passage au Costa Rica - suivent les îles de Polynésie, La nouvelle Zélande, les Philippines. David Wegman choisit de s’établir quelques temps à Bornéo. Cette île le surprend et le touche. Il se lie d’amitié avec la population locale et naturellement partage ses connaissances de la pêche avec les enfants. « Quand je suis arrivé, sur les côtes de Bornéo, la première chose qui m’ait marquée est leur façon de pêcher, explique-t-il. Leur technique consistait à faire exploser des sortes de bombes. Je me suis donc mis à leur apprendre une autre manière de pêcher en fabricant des filets et des épuisettes », continue-t-il. L’appel de la mer ayant repris ses droits au bout de plusieurs années,

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He has many an anecdote under his belt, and the diversity of his work bears witness to his many talents. This is truly the wealth that he shares with constant generosity. We can only hope that this philanthropic species, to which this artist undoubtedly belongs, will not become as endangered as many migratory birds are nowadays.

If David Wegman was a part of the globe, he would be the ocean. Without doubt, this is why he coasts from island to island. Taking to the waves is a way of expressing his freedom of movement. The only way to fully understand this characteristic is to have an appreciation of the nautical world.


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African Queen IV a continué sa route via l’Océan Indien. Après une escale à Madagascar, David accoste en Afrique du Sud. Là aussi, il s’y installe durablement, proposant d’intervenir dans les écoles pour enseigner le dessin et la musique. « Je pense sincèrement que la façon d’aborder une discipline qu’elle soit artistique ou sportive par un professeur est déterminante pour encourager les enfants à persévérer dans la pratique d’un art », assure David. Le dernier round de ce périple, il l’entame avec le passage du cap de Bonne Espérance. Remontant ainsi naturellement l’Océan Atlantique. Il s’octroie une pause sur l’île britannique de Sainte-Hélène, puis cap sur le Brésil. Cette dernière escale marque l’achèvement de la traversée des trois océans du globe. Mais à ce stade il lui restait à clore un des nombreux chapitres de sa vie : revenir au point de départ de cette aventure : St-Barthélemy. C’est en 1998 que le navigateur rejoint le port de Gustavia encore plus riche qu’auparavant… d’aventures, de savoirs, un bien qui a le don, chez lui, d’être inépuisable !

Perhaps it was this irremediable desire to cross the ocean that forced this captain of ‘African Queen IV’, one day in 1989, to up anchor from the port of Gustavia to sail around the world - a project which, according to him, would take three years at most! Instead of a world tour, this circumnavigator in fact made a tour of the cultures of the world. At every port of call, he took time to live among the local people, to get to know the different places, the inhabitants and their way of life. However, totally immersing oneself in a culture requires far more time than simply reprovisioning in preparation for the next passage. Consequently, David Wegman soon had to face the fact that three years would not be enough time to complete the circle. In fact, he needed nine - nine years to ‘circumscribe’ the whole globe. He first of all sailed through the Panama Canal, followed by a brief trip to Costa Rica, and then sailed across the Pacific Ocean, via the Polynesian islands, to

Taking to the waves is a way of expressing his freedom of movement.

Photos Tony Duarte

New Zealand and the Philippines. David Wegman decided to spend some time in Borneo and was both surprised and touched by this island. He made friends with the local population and naturally shared his knowledge of fishing with the children. ‘When I arrived on the coast of Borneo, the first thing I noticed was their method of fishing”, he explained. “Their technique was to explode a type of bomb; so I decided to teach them another way of fishing using both cast and dip nets’. After several years, he was once again lured by the call of the sea, so continued his voyage on ‘African Queen IV’ across the Indian Ocean. After a stopover in Madagascar, David arrived in South Africa and decided, once again, to stay for a while, offering to teach drawing and music at various schools. “I sincerely believe that the way in which a teacher approaches a discipline, whether it be arts or sports, is crucial in encouraging children to persevere in a particular subject”, confirms David. The final part of this voyage began by sailing around the Cape of Good Hope, to then head north into the Atlantic Ocean. He decided to have a break on the British island of St Helena, before setting forth for Brazil. This last stopover marked the successful crossing of three oceans of the world. However, at this stage, he still had to complete one of many chapters of his life by returning to the starting point of this adventure - St Barts. It was in 1998 that the sailor arrived back in the port of Gustavia, much richer than before … rich with adventures and knowledge - assets that, for him, have the bonus of being infinite!

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POP ART in ST-BARTH By Lady W

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Rédaction : Clémence Le Deun Reportage photos : Gérald Tessier

Le cinéma de plein air, au zénith de sa technologie

A tracking shot

Travelling

arrière

Sous ses allures de cinéma Paradiso, le cinéma associatif de St Barthélémy n'aura désormais plus rien à envier aux grands Rex citadins. 2012-2013 est le temps du renouveau, l'ère du tout numérique, de la diffusion en simultanée des dernières sorties des majors américaines… entre autres.

The open-air movie theater, at the height of its technology Under the guise of the film‘Cinema Paradiso’, the St Barts film society will no longer need to envy the Grand Rex (renowned Parisian theater). 2012-13 is a time of renewal, the digital age and the multi-screening of the latest American blockbusters… amongst others.

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Tandis que les jeunes générations attendent

avec empressement cette révolution technologique, d’autres, plus nostalgiques, adeptes de la bobine de 35 mm s’inquiètent déjà ! Présageant la fin inéxorable de cette atmosphère … Atmosphère ! Rétro, si propre au cinéma de plein air de l’île. Que ces derniers se rassurent ! L’âme de cette salle obscure à ciel ouvert demeurera, c’est sûr !! Les garants en sont les bénévoles qui oeuvrent, avec une constante passion, depuis 30 ans maintenant.

L’entre-acte, le temps de changer de bobine, Rétrospective d’une aventure humaine, de la petite lucarne au cinéma grand angle

et le jeu des chaises musicales en début de

Dès le début des années 80 l’AJOE prend sous sa houlette, la projection des films ditribués par le distributeur guadeloupéen Sinésogar ; c’est l’entrée de St Barthélémy dans l’ère du 7ème art. À raison d’un film tous les 15 jours, l’AJOE fidélise au fur et à mesure des années, son public. La recette de son succès est simple comme bonjour ! Une ambiance bonne enfant dans un cadre pittoresque : l’ancienne cour de l’école St Joseph, investie par une équipe bénévole soudée. L’entre-acte, le temps de changer de bobine, et le jeu des chaises musicales en début de séance, confèrent à ces rendez-vous familiaux, un joyeux désordre rappelant les fêtes de villages des années 50. Qu’on ne s’y trompe cependant pas ! Cette bonne humeur et la qualité de visionnage des films dont jouit le public est exclusivement dues aux compétences et au soin de l’équipe professionnelle de l’AJOE. Roland Gréaux aux côtés de son frère Alain, tous deux projectionnistes bénévoles, ont toujours eu à cœur de se doter des meilleurs moyens technologiques et de se former aux nouveaux usages, dès que cela leur était possible. « Dans les années 84-85, nous avons répondu à l’appel à projet initié par Jack Lang, ministre de la culture de l’époque, pour réaliser des travaux d’aménagements du cinéma de Plein Air, explique Roland Gréaux. Grâce à ces aides nous avons pu réaliser l’actuelle salle de projection qui surplombe la cour et y mettre un projecteur fixe. Pour l’anecdote, souritil, nous avons eu la surprise, quelques année plus tard, de recevoir dans notre cinéma, l’ancien ministre venu à titre privé sur l’île, bienheureux d’assister à l’une de nos diffusions ». Pour l’heure est la mutation des outils de projection est en marche, et pour se préparer au mieux à ce nouveau défi, Roland et Alain Gréaux organisent avec l’équipe associative, la relève des projectionnistes.

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Under the guise of the film‘Cinema Paradiso’, the St Barts film society will

no longer need to envy the Grand Rex (renowned Parisian theater). 2012-13 is a time of renewal, the digital age and the multi-screening of the latest American blockbusters … amongst others. While the younger generations eagerly await this technological revolution, those who are more nostalgic (the enthusiasts of the 35mm reels) are already worried, foreseeing the inevitable end of this atmosphere … the ‘Retro Atmosphere’ peculiar to the island’s open-air movie theater. These enthusiasts can rest assured! The soul of this movie theater open to the heavens will remain, that’s for certain!! This is guaranteed by the volunteers, who have worked with relentless passion over the last 30 years.

A retrospective of a human adventure: from the small screen to the wide-screen movie theater Since the beginning of the ’80s, AJOE has been responsible for the screening of movies issued by the Guadeloupian distributer, Sinésogar. This was St Barts’ entrance into the age of France’s 7th art. AJOE screened a film every 15 days which, over the years, gradually built up its audience. The recipe for this success is as easy as 123! A friendly atmosphere in a picturesque setting: the old playground of St Joseph school, funded by a closely-knit team of volunteers.

séance, confèrent à ces rendez-vous familiaux, un joyeux désordre rappelant les fêtes de villages des années 50.

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The intermission (the time to change the reel) and the game of musical chairs at the beginning of a screening, provides a joyful chaos for these familial get-togethers, reminiscent of village fêtes in the 50s.

The intermission (the time to change the reel) and the game of musical chairs at the beginning of a screening, provides a joyful chaos for these familial get-togethers, reminiscent of village fêtes in the 50s. However, don’t be mistaken! This conviviality and the viewing quality of the movies, enjoyed by the audience, are solely due to the care and expertise of AJOE’s professional staff. Roland Gréaux, alongside his brother Alain, both volunteer projectionists, have always strived to use the best means of technology and to learn new methods, whenever possible. “In 1984-5, we responded to a request for proposals, initiated by Jack Lang (the French Minister of Culture at that time), to carry out the construction work for an open-air movie theater”, explained Roland Gréaux. “Thanks to this support, we were able to build the current projection room (overlooking the playground), where we installed a permanent projector. I can recall”, he said smiling, “that several years later, we were surprised to welcome to our movie theater the ex-Minister (on a personal visit to the island), who was delighted to watch one of our screenings.” Projection equipment is currently undergoing a significant transformation; to prepare for this new challenge as best as possible, Roland and Alain Gréaux, and members of the society, are seeking to replace the projectionists.

Zooming-in on the realm of possibilities for the digital age Zoom sur le champ des possibles de l’ère numérique Consciente des atouts du cinéma de plein air et des nouvelles opportunités qu’offre les films en format numérique, l’AJOE, s’attèle déjà à exploiter au mieux les nouvelles offres possibles : la location de l’espace cinéma pour des particuliers, ouvrir la sélection des films au cinéma d’auteur... « Le numérique nous permet de ne plus être tributaire d’un seul distributeur  », confie Alain Gréaux. Nous avons désormais toute lattitude concernant nos choix de diffusion et de leur date de projection. » Parmi les innovations qui attendent les cinéphiles de l’île une question cruciale reste encore à trancher : pour ou contre le maintien de la traditionnelle entre-acte ? Sachant que le passage au numérique ne nécessite plus de changer la bonne vieille bobine au beau milieu de la séance, qu’adviendra-t-il de ces quelques minutes d’effervescence ? Verdict à la réouverture du cinéma en Novembre 2012 !

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Conscious of the benefits of an open-air movie theater and the new opportunities offered by movies in digital format, AJOE is already doing its best to offer new possibilities: renting out the movie theater for private viewings and expanding the movie selection to include ‘cinema d’auteur’ (art movies)… “Digital technology allows us to no longer be dependent on one sole distributer”, confided Alain Gréaux. “We now have far more freedom in our choice of movies and their screening dates.” Alongside the innovations, eagerly awaited by the movie enthusiasts of the island, there is still one question to be answered: ‘for’ or ‘against’ keeping the traditional intermission? Knowing that the move to digital technology no longer necessitates changing the good old reel, right in the middle of the performance, what will happen to those several minutes of commotion? All will be revealed when the movie theater reopens in November 2012!


vie de village isand life

Rédaction : Henri Masson Photos : Tony Duarte

Working with wood,

in its most noble form!

Le travail du Bois,

dans son expression la plus noble. Originaire du Mans, Gaylord garde un souvenir précis de la salle à manger en merisier massif que ses parents firent réaliser par l’atelier d’ébénisterie, proche de la maison familiale ; empreinte émotionnelle, visuelle et tactile qui suscita, quelques années plus tard, l’envie de faire un stage chez ce même artisan ébéniste qui avait réalisé, ces pièces de mobilier.

Originally from "Le Mans" in France, Gaylord Dessomme still clearly remembers the solid cherrywood furniture in his family dining room, which was made for his parents by a cabinetmaker close to his home. This left an emotional, visual and tactile impression that later inspired him to do an apprenticeship with the same cabinetmaker who had created these pieces of furniture.

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La motivation

était forte et le désir d’apprendre tout aussi grand ; la voie était tracée et de cette passion, il en ferait son métier.

Ce fût d’abord le CAP en ébénisterie, puis le Bac professionnel, deux ans de formation au centre d’apprentis de Pont-Audemer qui alternait cours théoriques et stages que Gaylord prolongea d’un an chez le même Patron, afin de parfaire ses connaissances dans les techniques de finitions d’ameublement, de vernissage et de laquage. A la suite, Gaylord, alors âgé de 22 ans repris cependant des études à Lyon, en vue d’obtenir son diplôme des métiers d’art, le DMA. Cette étape lui permit de travailler en alternance chez Marc Raimbault, où il resta un an de plus en tant que salarié. Ce fût un épisode riche de connaissances, où l’exercice de l’art de l’ébénisterie était ennoblie et renforcé par les valeurs humaines, propres à l’artisanat d’excellence pratiqué par un Maître en la matière. Et puis un jour, ce fût l’envie de voyages, vivre avec la passion de ce métier et découvrir d’autres horizons, de nouvelles expériences ce qui l’amena, pour quelques temps à Londres, dans l’atelier d’un ébéniste français. En 2005, Gaylord répond à une annonce qui dit chercher un ébéniste qualifié pour SaintBarthélemy, nouveaux horizons pour une implantation qu’il sent pleine de promesses. Le travail en atelier pour des chantiers prestigieux et la coopération avec des architectes de renom, apportent une nouvelle dimension à son métier et lui fait aussi percevoir la nécessité d’adjoindre à l’ébénisterie d’art, une activité de vernissage et de laquage, afin de répondre aux tendances décoratives contemporaines qui sont en fort développement. La société Vernilac, spécialisée dans ce domaine vit le jour.

Gaylord

had great motivation and an equal desire to learn, which paved the way for this passion to become his career. First of all, he obtained a Certificate of Professional Aptitude in cabinetmaking, followed by a professional Bachelor’s Degree. This involved two years of training at the apprenticeship center in Pont-Audemer, France, which alternated theoretical courses with practical workshops. Gaylord also spent an extra year with the same mentor, in order to refine his technical knowledge of finishing, varnishing and lacquering.

“Fovéa”chef d’œuvre de fin d’étude

Following this, the twenty-two year old Gaylord resumed his studies in Lyon, France, for the purpose of obtaining a professional Arts and Crafts Degree. This course of study permitted him to do an internship with Marc Raimbault, where he stayed for an extra year as a salaried employee. During this time, he gained a wealth of knowledge through practicing the art of cabinetmaking. This was refined and reinforced by human values, which are peculiar to quality craftsmanship practiced by a master craftsman. Then one day he had a strong desire to travel, to live life with the passion of his craft and discover other horizons and new experiences. This led him to London, where he spent some time working with a French cabinetmaker. In 2005, Gaylord responded to an advertisement seeking a qualified cabinetmaker for St Barts new horizons for a location that seemed full of promises. This would bring a new dimension to his career by practicing his art in the workshop of a prestigious construction company, in cooperation with renowned architects. He could also envisage the need to add varnishing and lacquering techniques to the craft of cabinetmaking, in order www.tropical-mag.com

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vie de village isand life

Si l’ébénisterie, à son origine, était l’art du placage et la réalisation de meubles prestigieux, elle a connue, au fil des âges, des évolutions, dans l’utilisation des essences mais aussi des matériaux qui y sont intégrés, comme la nacre, les métaux précieux, le galuchat, la laque et d’autres encore. Les architectes d’intérieur et décorateurs sont souvent avant-gardistes dans leurs créations, les agencements sont de plus en plus sophistiqués, mais l’Atelier se fait toujours un devoir et un enthousiasme à répondre aux demandes les plus originales.

to respond to the contemporary decorative trends which were rapidly developing. This gave rise to the creation of the company Vernilac, specializing in this field. Cabinetmaking was originally the art of veneering and creating prestigious furniture; it has developed throughout the years, with regards to the types of wood used and the different materials incorporated, such as mother of pearl, precious metals, shagreen, lacquer and many more. Interior architects and decorators are often avant-garde in their creations, with designs becoming more and more sophisticated; but the Vernilac workshop always dutifully responds with enthusiasm to even the most unusual requests. The cabinetmaking workshop, Gaylord Dessomme and Vernilac, has now become a solid reference point within both traditional and modern domains; it can equally respond to the most creative demands and to those most anxious to have a high quality product. The notion of camaraderie is very much alive within the workshop, and the team working with Gaylord is filled with the same passion and desire for perfection, no matter what the task may be. Wood, as a product of nature, is a noble material and thus merits respect and consideration, according to Gaylord. It is with this same mindset that cabinetmakers equally believe there is a justification for paying particular attention to nature and the environment. This is why Vernilac uses water-based acrylic varnish that is equally effective, but without solvents and very low in VOCs (Volatile Organic Compounds). In a similar manner, Gaylord strives to do well in life and to integrate harmoniously into the island that he fell in love with seven years ago.

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Aujourd’hui, l’Atelier d’ébénisterie d’art « Gaylord Dessomme  » et Vernilac sont devenus de solides références dans ces deux domaines, elles peuvent répondre aux exigences les plus créatives et les plus soucieuses du travail bien fait. La notion de compagnonnage y est bien vivante et l’équipe qui entoure Gaylord est animée de la même passion et du désir de perfection quel que soit le travail commandé. Le bois, produit de la nature, est un matériau noble, il mérite respect et attention nous dit Gaylord et c’est aussi dans cette perspective d’esprit que l’ébénisterie d’art trouve également une justification particulière à l’attention portée à la nature et l’environnement  ; c’est ainsi que l’on utilise, chez Vernilac , des vernis à l’eau d’origine acrylique, tout aussi performants, mais sans solvants et très faible en COV (composés organiques volatils). C’est aussi cela, le souci de bien faire et de s’intégrer harmonieusement à cette île dont Gaylord est tombé amoureux, il y a sept ans déjà. Gaylord Dessomme contact@gaylorddessomme.com 0690 75 02 35 www.gaylorddessomme.com


Royal Plam royal palm Rédaction: Vladimir Klein Photos: Tony Duarte

High above Marigot, a contemporary villa blends Provençal with the Caribbean

Sur les hauteurs de Marigot

une Caraïbe contemporaine, aux accents provençaux Saint Barth Properties – Sotheby’s International Realty gère le plus beau portefeuille de propriétés sur l’île de Saint-Barth. Cela n’a rien du hasard, car c’est l’aboutissement d’une longue expérience et des relations de confiance construites et confirmées au fil des ans entre SBP, investisseurs, propriétaires et acheteurs.

Saint Barth Properties – Sotheby’s International Realty pride themselves in managing what is generally considered the finest portfolio of St Barth real estate. This reputation is well-earned, the result of many years of experience and building trust through personalized relationships between SBP, investors, owners and buyers.

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royal palm royal plam

Quelques-unes

des plus belles opérations immobilières de l’histoire de St-Barth témoignent du statut privilégié de l’agence. Celui-ci est dû à la fois aux synergies d’une double implantation, sur l’île et sur le marché américain – et à la compétence et l’exeptionnelle disponibilité de l’équipe dirigée par Pascale Minarro à Saint-Barth.

Le plus récent exemple de cette valorisation du patrimoine naturel et immobilier de l’île est cette villa construit sur les hauteurs de la baie du Marigot dans les années 1980. Le propriétaire et inspirateur du projet fut un médecin français, qui demanda à l’architecte Dominique Cellerier de réaliser une demeure qui marierait les styles provençal et antillais. En 2002, la propriété étant à vendre, elle fut confiée à Saint Barth Properties et vendue à un propriétaire américain, qui la conserva jusqu’en 2011, quand SBP proposa la Villa Royal Palm à un industriel tchèque. Celui-ci avait une vision précise de sa maison, le désir d’en garder l’âme, qui l’avait séduit, tout en modernisant l’ensemble pour en améliorer l’ergonomie et l’intelligence écologique, et en l’amenant vers un caractère plus caribéen, sans renier le parfum provençal de ses origines. Pour ce faire, SBP fit appel au cabinet ODP, dirigé par Olivier Dain, dont la méthode de travail privilégie le dialogue avec le maître d’œuvre pour une parfaite réalisation de sa vision.

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royal palm royal palm

Garder l’âme voulait dire respecter les volumes, que les architectes sont parvenus à valoriser en remodelant les ouvertures et en améliorant l’ergonomie des espaces, créant une plus grande fluidité pour plus de confort, et en affirmant la personnalité de la maison par le soin accordé à la décoration. Cette mise à jour des fonctionnalités a permis de refaire entièrement la charpente et d’intégrer des acquis technologiques, que ce soit dans la domotique ou par une climatisation alimentée par une pompe à chaleur.

Garder l’âme voulait dire respecter les volumes en remodelant les ouvertures et en améliorant l’ergonomie des espaces,

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Some of the most prestigious transactions in the history

of St Barth real estate provide ample proof of the agency’s unique status, which can not only be put down to its two-track approach to the market, on island and in the US, but also to the competence and exceptional flexibility of the team managed by Pascale Minarro on St Barth. The most recent agency-managed contribution to the island’s natural and architectural heritage is the villa highlighted here, built high above Marigot Bay in the 1980’s. The French buyer who acquired the property asked architect Dominique Cellerier to design a house blending the styles of Provence and Antilles. In 2002, Saint Barth Properties were hired to manage Villa Royal Palm, as it is known, and the agency found an American buyer, who in turn decided to sell in 2011, when SBP introduced a Czech industrialist to the estate who promptly fell in love with it.

To preserve the soul of the house, the architects took care not to interfere with the sense of space thus obtaining greater fluidity and enhancing the comfort level

The new owner developed his personal vision of the house, taking care to preserve its soul, its original attraction, while modernizing the structure with the intention of improving its ecological intelligence and ergonomics, at the same time both underscoring its Caribbean character and preserving its Provençal flavor. With this brief, SBP commissioned the project to Olivier Dain, knowing that his ODP agency likes to work closely with clients to ensure that their vision is translated into a personalized design concept. To preserve the soul of the house, the architects took care not to interfere with the sense of space, but remodeled the openings and improved the ergonomics of the rooms, thus obtaining greater fluidity and enhancing the comfort level, while underscoring the villa’s personality through interior design and decoration. This update of its functional aspects is most obvious in the entirely rehabilitated roof and the integration of state-of-the-art household technology, including a home management system and thermal-pump-powered airconditioning.

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Voiles de st barth - events

Entretien avec Jean-Jacques Rigaud Photos : Christophe Jouany

Questions à Interview with

Michel Magras

Voiles de St Barth

-C  ette troisième édition des Voiles de St-­Barth, accueillait cette année 70 bateaux dans 7 classes et plus de 800 marins ; comment expliquez-­vous ce succès remarquable et cette progression spectaculaire ? Ce résultat ne me surprend pas et ne devrait pas étonner les organisateurs qui ont de bonnes raisons d’en être fiers. Je crois en effet que c’est le concept des Voiles de Saint-­ Barth, différent des autres évènements nautiques organisés sur l’île, et dans la Caraïbe, qui semble responsable de ce succès. Il ne s’agit ni d’une parade, ni d’une course de longue distance sur des voiliers identiques mais bien d’une vraie compétition sportive en voile où des équipages bien préparés peuvent se mesurer entre eux sous toutes les allures, une semaine durant et où les performances des voiliers, tous plus affutés les uns que les autres, peuvent se comparer dans des conditions réelles et variables de course. Le tout organisé avec un professionnalisme indiscutable et un excellent programme de communication, dans une île dont la réputation touristique n’est plus à démontrer, où la qualité de vie et l’accueil sont connus de par le monde et sur un plan d’eau exceptionnel. De plus cette course a su gagner l’adhésion de la population en permettant à tous les passionnés de l’île d’y participer. Elle semble donc parfaitement intégrée dans son environnement social et économique tout en étant respectueuse de l’esprit sportif. Tous les ingrédients de sa réussite sont réunis. Il reste à en fixer les limites et à s’y tenir pour qu’elle puisse s’inscrire dans la durée. -T  he third edition of Les Voiles de St-Barth welcomed seventy boats in seven classes and more than eight hundred crew. How do you explain this remarkable success and spectacular growth? This result doesn’t surprise me and shouldn’t surprise the organizers who have every good reason to be proud. In fact, I believe that this success is due to Les Voiles de StBarth’s unique concept, which is different to other nautical events organized on the island and in the Caribbean. It is neither a parade nor a long-distance race between identical yachts, but very much a true sailing competition, where well-prepared crews can compete against each other at all points of sail, over a period of one week; and where the performance of the yachts, each one more outstanding than the next, can be judged under real and variable racing conditions. This is all organized with indisputable professionalism and an excellent communication program, on an island with a well-established tourist reputation, where the quality of life and hospitality are worldrenowned, and the stretch of water is quite exceptional. In addition, this event has gained the support of the local population by allowing all the island’s sailing enthusiasts to participate. It thus seems perfectly integrated into the social and economic environment, while fully respecting the sporting spirit. All the ingredients for its success have been combined, and now all that remains is to establish and maintain the boundaries for it to stand the test of time.

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Voiles de st barth - evenement -C  ette manifestation, comme d’autres et outre les retombées médiatiques, ont aussi, je suppose, pour objectif de stimuler l’économie locale, pouvons-­nous, aujourd’hui en évaluer l’impact et les retombées économiques ? Il est évident que cette semaine de course participe à l’économie réelle de l’île tant par la présence de tous les voiliers et des équipages que par le spectacle quotidien sur l’eau offert à tous les visiteurs présents. De plus, les images diffusées de par le monde ont indiscutablement un caractère promotionnel pour notre île. Il me paraît difficile d’en évaluer les retombées réelles et chiffrées sauf à installer des indicateurs précis. Mais le positionnement idéal de cette semaine de voile dans le calendrier touristique et ses caractéristiques définies plus haut en font un événement devenu incontournable et qui contribue largement à la promotion de l’image singulière de notre destination. Les témoignages des professionnels du monde économique local vont tous dans le même sens. Il y a donc lieu de garder ce cap.

…une vraie compétition sportive en voile où des équipages bien préparés peuvent se mesurer entre eux sous toutes les allures

- I presume that the aim of this event (like many others), aside from media coverage, is to stimulate the local economy. Can we estimate the economic impact and benefits, at this point in time? This racing week is clearly part of the real economy of the island, both for the presence of the yachts and crew, and for the daily spectacle on the water - open to all. Furthermore, the images broadcast throughout the world are, unquestionably, great advertising for our island. I believe that it is difficult to calculate the true benefits and figures without establishing precise indicators. However, it is the perfect timing of this racing week in the tourist calendar and its characteristics outlined above that make it a key event, which significantly contributes to promoting the exact image that we aim to portray. The testimony of the professionals within the local economy reaches the same conclusion. It is therefore necessary to stay on course. -B  ucket, Voiles de St-­Barth, West Indies Regatta, AG2R; sans aucun doute, St-­Barth se hisse maintenant au rang des destinations les plus prestigieuses pour le Yachting International ; comment envisagez-­vous ce développement à plus long terme et peut-­être, la création d’infrastructures spécifiques ? Si on veut être complet il faut aussi ajouter la Catacup et la Fun Cup qui regroupent aussi à Saint-­Barth, des sportifs de haut niveau venant du monde entier. Mais l’objectif n’est pas et ne www.tropical-mag.com

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Voiles de st barth

doit pas être de se hisser au rang des destinations les plus prestigieuses pour le yachting international, cela nous conduirait fatalement à la catastrophe. L’objectif est de mettre en place des évènements durables, pérennes, complémentaires les uns des autres et parfaitement intégrés dans le paysage économique et social de notre île. Il s’agit simplement de continuer à cultiver notre différence et notre singularité en choisissant dans tous les secteurs de l’économie, le segment le plus haut de la gamme. A plus long terme, il faudra savoir fixer les limites à ne pas dépasser et s’y tenir tout en gardant l’engouement et la motivation et en s’inspirant de ce qui se fait de mieux à travers le monde. Saint-­Barth est une destination qui se mérite, un trophée qu’il faut gagner, il doit en être ainsi pour tous les événements qui s’y déroulent. Les Voiles de Saint-­Barth ce sont inscrites dans cette voie dès le départ, il nous faut les accompagner et les encourager. S’agissant des infrastructures spécifiques, je pense qu’il ne faut pas trop rêver, il y a des améliorations à apporter certes, mais toutes les caractéristiques physiques, géographiques et climatiques de l’île sont connues et incontournables. Il faudra savoir raison garder et construire notre avenir sur la base des données réelles qui sont les nôtres. Il nous faut modestement continuer à cultiver : « l’art d’être une île ». - With the Bucket, Les Voiles de St-Barth, the West Indies Regatta, and the AG2R Transat, St Barts has now become,

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Voiles de st barth

…a true sailing competition, where well-prepared crews can compete against each other at all points of sail

without doubt, one of the most prestigious destinations for international yachting. How do you envisage this development in the long-term, with possibly the creation of specific infrastructure? To be more precise, we should include the Catacup and the Fun Cup, which also bring together top class yachtsmen, from all over the world, to St Barts. However the objective is not, and should not be, to become one of the most prestigious destinations for international yachting – that would inevitably lead to disaster. The objective is to establish sustainable events throughout the year, which complement one another and are perfectly integrated into the economic and social context of our island. Within every sector of the economy, we should simply continue to cultivate our differences and individuality when dealing with the top end of the market. In the longer-term, we should know how to establish and maintain boundaries without exceeding them; while still retaining our enthusiasm and motivation, with inspiration from the best examples throughout the world. St Barts is a destination that has to be earned or a trophy that has to won. This should be the case for all events that take place on the island. Les Voiles de Saint-Barth has obeyed this rule right from the beginning and should therefore have our support and encouragement. I do not think that we should hold too many hopes for any specific infrastructure. There are, of course, improvements to be made, but all the physical, geographical and climatic characteristics of the island are well-known and undeniable. We should learn to be reasonable and build a future that is based on actual data that is our own. We should modestly continue to develop ‘the art of being an island’. -N  ous savons que St-­Barth et la mer a toujours été un couple indissociable, en ce qui vous concerne, Michel, quel a été votre premier contact, avec l’océan et la navigation ? Heureusement que ce couple existe et qu’il a su résister à tous les tumultes de son histoire. Le statut de port franc a été le fondement du développement économique initial. L’époque des goélettes de Saint-­Barth, sans doute la plus belle époque de son histoire, reste encore aujourd’hui une référence inoubliable. C’est elle qui a formé l’âme de marins des Saint-­Barth aussi bien que leur sens du commerce, leur www.tropical-mag.com

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Voiles de st barth

courage et leur ténacité dans l’effort, leur volonté et leur détermination à réussir même lorsque tous les éléments étaient contre eux. Si aujourd’hui cette culture de la mer est inscrite dans nos gènes, c’est à nos parents et grands-­parents que nous le devons. Pour ma part, j’aime la voile c’est certain, je l’ai même enseignée dans une autre vie, mais je ne suis qu’un « voileux » parmi d’autres, et si je m’implique dans le soutien et l’organisation des événements qui se déroulent sur l’île aujourd’hui, c’est sans doute par conviction et parce que je me fais une certaine idée de ce que doit être une île, mais en aucun cas je ne me comparerais à tous ces grands marins qu’ont été nos ancêtres ou encore à ces professionnels dont la vie est intimement liée aux océans. C’est d’eux dont nous devons parler, surtout pas de moi. Remercions, encourageons et félicitons ensemble toutes celles et ceux qui font don de leur temps et de leur énergie pour que notre île et sa population continuent à vibrer chaque année au gré de tous ces magnifiques évènements.

Souhaitons-­leur : Bon vent ! - We know that St Barts and the sea have always been synonymous. How did you first become involved in sailing and the ocean? It is fortunate that this synonymity exists and that it has survived the various tumults of history. The free port status was the foundation for the initial economic development. The age of the St Barts schooners, without doubt the most beautiful age of its history, still remains an unforgettable reference point. It is this that formed the soul of the sailors of St Barts, as much as their sense of commerce, their courage, their tenacity, their strength of will and their determination to succeed, even when all the odds were against them. If this culture of the sea is now inscribed in our genes, then we should be thankful to our parents and grandparents. I personally love sailing, that’s for certain. In fact, I even taught it at one stage of my life. However, I am just an ‘old seadog’ amongst many; and if I am involved in the support and organization of events that currently take place on the island, it is undoubtedly with conviction and because I have a certain idea of what should constitute an island. Nevertheless, I would never compare myself to the grand sailors who were our ancestors, or even the professionals whose lives are closely linked to the ocean. We should talk about them, certainly not me. Together, let’s thank, encourage and congratulate all those who give their time and energy to enable our island and its inhabitants to continue to thrive every year, during the course of these magnificent events.

We wish them fair winds!

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Allocution du Président Bruno Magras, lors de la remise des prix. Président Bruno Magras at the award ceremony.

Photos : Christophe JOUANY Contact : Sarah Laird - NYC Phone : 212 334 4280 E-Mail : Sarah@sarahlaird.com www.christophejouany.com


Photos Tony Duarte

Your local airline and a new link between London and St-Bar th

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Le Village St Barth (St Jean), sous l’impulsion de Catherine et Bertrand, poursuit un développement harmonieux, pour le plus grand confort et bien-être des clients qui sont souvent des habitués de longue date et qui dès leur arrivée, s’enquièrent des améliorations et des nouveaux aménagements qui leurs sont proposés. L’année 2012 est la marque d’une nouvelle distinction, puisque « LeVillage », devenu un symbole de l’île de St Barth, tel qu’on peut en rêver, s’est vu attribué quatre étoiles, bien méritées. Que vous soyez seul, en couple, en famille ou entre amis, Le Village St Barth (St Jean) vous invite dans un cadre authentique, plein de charme et d’histoire. Chambres, suites, cottages ou villas, dans un environnement exceptionnel d’une nature amoureusement préservée, feront de votre séjour un réel enchantement. Vous reviendrez au Village comme l’on revient dans les lieux qui vous sont chers, dans un endroit du monde où l’on se sent définitivement bien. Formerly known as ‘LeVillage St Jean’, ‘Le Village St Barth’, a true hallmark of the island, is a charming and authentic hotel. Nestled in the heart of a lavish tropical garden with fantastic views and only a short walk to the beach of St Jean, the hotel combines tranquility and comfortable living in a true ‘St Barts’ kind of way. Whether you are traveling on your own, on a honeymoon or with your family, you will feel welcome in a place filled with pure Caribbean history. Having recently attained the four star classification, ‘LeVillage’ continues to be known as the best value on the island. ‘LeVillage St Barth’ is still managed by the original, caring owners - the Charneau family - who established the hotel over 40 years ago. For Catherine and her brother, Bertrand, there is nothing more important than the well-being of their guests.

97133 Saint-Barthélemy - FWI Phone : +590 (0) 590 27 61 39 - reservations@villagestjeanhotel.com www.villagestjeanhotel.com - Skype : vsjhotel

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Rédaction : Henri Masson Reportage photos : Jean-Jacques Rigaud

The risks of non-controlled immigration

Les risques d’une immigration

non contrôlée !

Dans l’île de SaintBarthélemy se cachent de magnifiques jardins fleuris soigneusement entretenus. Pour beaucoup, ces exigences de soin, d’esthétisme, de fleurs, sont intimement liées à l’utilisation massive de pesticides.

On the island of St Barts there are some magnificent floral gardens, meticulously maintained and hidden from view. However, for many of these gardens, the demands associated with the flowers, the care and the aesthetics, imply an abundant use of pesticides.

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la nature a du talent nature’s talents

Si les jardiniers ont incontestablement la main verte, ils ont souvent la main trop lourde en produits chimiques, faute de connaissances actualisées sur les méthodes de lutte. Il faut dire que les maladies et ravageurs sont de plus en

plus nombreux sur l’île du fait de la demande accrue des clients en plantes exotiques. Provenant principalement de Floride en bon état phytosanitaire global, ces plantes en pot, ne débarquent pas toutes seules, et ce, malgré des traitements chimiques en amont. Quelques passagers clandestins : limaces, nématodes, chenilles, virus, escargots reclus dans les stipes des palmiers, à l’aisselle des feuilles, en dormance dans les cellules végétales, ou encore cachés dans le creux d’une poutre, partent bientôt à la conquête d’un nouveau monde. Or, les pesticides utilisés s’accumulent dans les différents maillons des chaines alimentaires. Ils ruissellent lors des pluies, dévalent les pentes de l’île et se retrouvent concentrés dans l’eau de mer et les organismes marins tels que crustacés, mollusques ou encore poissons que nous retrouvons dans notre assiette. L’impact de ces pesticides sur notre santé est si destructeur qu’un plan national dénommé « écophyto 2018 » a été mis en place à la suite du Grenelle de l’environnement pour diminuer leur utilisation. L’objectif vise une réduction de 50 % en 10 ans. C’est pour sensibiliser les professionnels et le public sur l’impact des pesticides sur l’environnement, pour dresser un état des lieux des pratiques phytosanitaires et des problèmes rencontrés sur Saint-Barthélemy que le Dr Anne Breuil, Professeur de parasitologie a répondu à l’invitation de la Réserve Naturelle en réalisant une mission de terrain d’une quinzaine de jours.

Quelques passagers clandestins : limaces, chenilles, virus… partent à la conquête d’un nouveau monde.

Avec les gardes de la Réserve Naturelle, une enquête a été menée pour inventorier les pesticides vendus à St Barth, connaître les attentes et besoins des professionnels, se rendre compte de problèmes concrets rencontrés dans les jardins et à l’arrivée des conteneurs sur l’île. L’analyse de ces données, l’évolution récente de la réglementation française, ont permis à Anne Breuil de rendre compte de cet état des lieux et des pratiques phytosanitaires. Compte tenu de ses spécificités et du statut de l’île, la Réserve Naturelle a proposé une stratégie d’actions aux élus de la collectivité de Saint-Barthélemy.

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la nature a du talent nature’s talents

These ‘stowaways’: slugs, caterpillars, viruses … are all ready to conquer a new world. Even if gardeners

have undisputedly green fingers, they often have their hands full of too many chemical products, usually for want of up-to-date knowledge of pest control methods. It is important to note that pests and diseases on the island are now all the more numerous on account of the increased demand for exotic plants. These potted plants come mainly from Florida, generally in good phytosanitary condition; nevertheless, they are often already infested on arrival, despite prior chemical treatments. These ‘stowaways’ are slugs, roundworms, caterpillars, viruses and snails, hidden in palm stems and leaf axils, or dormant in plant cells, even concealed inside a wooden beam – all ready to conquer a new world. Unfortunately, the pesticides used accumulate in different parts of the food chain. They are washed away by rainfall and flow down the island hillsides into the sea; the residue is then found in marine species, such as crustaceans, mollusks or even the fish that end up on our plates. The impact of these pesticides on our health is so destructive that a national project called ‘Ecophyto 2018’ was set up following the ‘Grenelle’ (French environmental conference, 2007), in order to reduce their use. The main objective is a reduction of 50% in ten years (2018).

www.st-barthvideodiff.com

The Nature Reserve of St Barts wanted to inform both the public and local professionals about the impact of pesticides on the environment, and also assess the phytosanitary practices and the associated problems on St Barts. They consequently invited Dr Anne Breuil, Professor of Parasitology, to participate in a 15 day field study. The Nature Reserve wardens carried out a survey to make an inventory of the pesticides sold on St Barts; to discover the needs and expectations of businesses; and to identify the practical problems encountered on the island, both in the gardens and on the arrival of shipping containers. The analysis of this data, and the recent developments in French law, enabled Dr Breuil to report on this evaluation and the phytosanitary practices. The Nature Reserve has proposed an action plan to the members of the St Barts government, taking into account the specifics of their research and the laws of the island. www.tropical-mag.com

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st barth yacht club st barth yacht club

St Barth Yacht Club Toutes voiles dehors pour les graines de champions !

Full sail ahead for the future champions!

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La voile est une passion qui mérite une formation solide si l’on veut prétendre à la compétition, ou plus simplement naviguer avec la connaissance parfaite de son bateau évoluant entre les deux éléments que sont la mer et le vent. La vocation du Saint-Barth Yacht Club est de répondre aux aspirations des novices de la voile, mais aussi de perfectionner les techniques et la maîtrise des navigateurs plus aguerris. Cette école de voile possède, de part son organisation et ses moniteurs diplômés, toutes les caractéristiques d’une pépinière qui veut que chaque élève, quel que soit son niveau, trouve le programme et la formation appropriée qui lui permettra de progresser et d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixé ; ceci implique tous types de formation, depuis les cours collectifs, souvent pour les plus jeunes mais aussi pour les adultes, aux cours individuels sur mesure et stages de perfectionnement. Former des compétiteurs est pour le Saint-Barth Yacht Club, un objectif important quand on sait combien la voile est devenue pour notre île, un symbole d’excellence et depuis quelques années de renommée internationale. Le Saint-Barth Yacht Club est aujourd’hui à la mesure de cette ambition, sous l’impulsion de son président et de l’équipe dirigeante qui compte parmi ses membres des compétiteurs de classe internationale, deux moniteurs diplômés ont renforcé l’équipe et de nouveaux bateaux ont été acquis pour les cours mais aussi pour la location. Détecter les talents et les hisser au plus haut sommet de la compétition, voilà un défi que seul le Saint-Barth Yacht Club pouvait relever.

Sailing is a passion that requires intensive training if one is to reach competition level, or even to simply sail with complete knowledge of one’s boat moving between the two elements of wind and water. St Barts Yacht Club’s mission is not only to respond to the aspirations of sailing novices, but also to improve the techniques and proficiency of the more seasoned sailors. This sailing school has all the characteristics of a specialized training center, thanks to its organization and qualified instructors, in that it wants all its students, no matter what level, to find the appropriate program and training, which will enable them to progress and achieve their personal objectives. This entails offering a full range of training programs - from group courses (mainly for younger pupils, but also available to adults), to individual personalized courses and advanced workshops Training future competitors is an important objective for St Barts Yacht Club, especially as sailing has become a symbol of excellence for the island and internationally renowned in recent years. The St Barts Yacht Club is currently meeting this goal under the impetus of its president and management team, which includes world-class competitors amongst its members. Two qualified trainers have strengthened the team, along with the acquisition of new boats for the training courses, which are also available for hire. Only St Barts Yacht Club can meet the challenge of finding new talent and hoisting it up to the top of the competition mast!

Renseignements et inscriptions : Tel : (+590) 590 27 70 41 ou sur place : SBYC, plage de Public mail : sbyc@wanadoo.fr - www.stbarthyachtclub.com

Information and membership: Tel: (+590) 590 27 70 41 - on site: SBYC, Plage de Public Email : sbyc@wanadoo.fr - www.stbarthyachtclub.com

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Le christopher le christopher Rédaction : Wladimir Klein Reportage photos : Jean-Philippe Piter

Le Christopher, most typically St Barts

Le Christopher,

à l’image de Saint-Barth A la fois mondain et confidentiel, Le Christopher est à l’image de Saint-Barth, un lieu sans pareil où la vie s’écoule au gré des envies, doucement, entre farniente, gourmandises et festivités.

If your imagination is tickled by the blending of the trendy and the secluted, Le Christopher is the place for you - an epitomy of what makes St Barts so special. Here life falls into step with your very own rhythm, gliding from leisure, to gourmet delight, to party time.

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le christopher le christopher

Au nord de l’île, blotti entre une baie cristalline

et la Pointe Milou, caressé par les alizés, l’écrin intimiste du Christopher offre une vue imprenable sur la mer des Caraïbes et les îles voisines. En 2009, le propriétaire de l’établissement a repensé l’ensemble en imaginant des lignes pures et intemporelles. Ce nouvel esprit, entre esprit boutique et loft, chic et décontracté, facile à vivre, veut séduire nos hôtes afin qu’ils s’y sentent bien et y reviennent… souvent.

Après sa cure de jouvence, épuré, à l’aise dans sa structure à taille humaine, univers moderne et raffiné, le Christopher réveille les sens. L’air, l’espace et les volumes se conjuguent avec des matériaux modernes en parfaite symbiose avec l’environnement. Une harmonie contemporaine et créole qui respire la vie et concourt à notre bien-être. La technique est au diapason de cet esprit : L’hôtel dispose de panneaux thermiques, recycle l’eau pour l’irrigation de ses jardins et prévoit de dessaler l’eau de mer pour sa consommation afin d’être autonome et de ne pas puiser dans les réserves de l’île. La grande terrasse en teck de la plus grande piscine de l’île surplombe la mer, offrant une vue époustouflante sur la baie, invitant à s’abandonner sur les lits extérieurs face au coucher de soleil et à se laisser gagner par le charme et la douceur indolente des lieux. C’est dans la sérénité lumineuse et les lignes pures des 42 chambres et suites traitées avec la pierre, le bois, la résine ou encore le marbre gris, que le Christopher exprime pleinement l’élégance de sa simplicité sophistiquée. Réparties sur deux

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étages, les chambres se prolongent sous l’ombre légère de leur terrasse, ou laissent opérer la magie des baies vitrées qui en s’effaçant laissent entrer le paysage avec, à nos pieds, la mer des Caraïbes. Magique. Bel effet de perspectives en intérieur aussi, entre la salle de bain et l’espace de vie, avec un jeu de persiennes modulables pour régler les transitions selon vos envies. Les suites quant à elles proposent des volumes insolents. La décoration est due à de belles signatures: les italiens Gervasoni et Paola Lenti, le néerlandais Piet Boon ou encore le design industriel de Flos. Les salles de bain semblent avoir été creusées dans la pierre sur laquelle perlent les eaux douces de la douche tropicale. Enveloppé de draps en coton égyptien, vous vous endormirez au rythme des vagues pour vous réveiller avec le bruissement des palmes. Les deux tables du Christopher, grandes ouvertes sur la mer, jouent la partition fusion Caraïbes. Le chef y fait swinguer les produits caribéens et révèle la saveur des poissons fraichement pêchés, simplement grillés ou cuisinés en ceviche. Au coucher du soleil, le bar s’anime. Vous pourrez déguster des cocktails tropicaux dans le lounge, tout en contemplant le jeu de reflets de la lune sur l’eau ou en parcourant l’un des nombreux ouvrages sur l’art et le design. La dernière étape de cette rénovation, qui fait entrer le Christopher dans le cercle exclusif des hôtels 5 étoiles, vient de s’achever avec l’ouverture d’un magnifique spa de 3 cabines grandes ouvertes, tournées vers l’extérieur avec la mer comme toile de fond. Nous proposons une large carte de soins mêlant


le christopher le christopher

massages, gommages et rituels des quatre coins du monde, dont le jet lag massage, une fabuleuse combinaison de techniques, pressions, étirements, réflexologie thaï, massage indien du crâne et shiatsu du visage. La gamme de soins phyto-aromatiques pour le visage et le corps est signée Sisley. Développées en institut, les formules combinent le meilleur de la science à de puissants actifs botaniques pour une peau radieuse et lisse. D’une extrême qualité, ces produits d’une efficacité incomparable utilisent les le meilleur des extraits naturels de plantes et des huiles essentielles. Ainsi, les rituels de massage venus du monde entier, élaborés dans le respect des traditions locales, s’associent aux vertus bienfaisantes de l’aromathérapie pour réunifier le corps et l’esprit. Enfin, ainsi détendus, vous auriez tort de résister au charme de la Galerie du Christopher, où vous trouverez de belles signatures comme Pucci et Comme des Garçons, des ouvrages Taschen, des objets Linde Gallery, pour un concept loin de la traditionnelle boutique d’hôtel, avec une sélection pointue, lunettes vintage, sacs, beaux livres, pochettes, bougies, appareil photos Lomo … Au Christopher, design contemporain aux accents créoles, matières naturelles, douceur des couleurs, intimité des espaces, paysage marin sans pareil, soins choisis, saveurs caribéennes … tout se conjugue pour créer un parfait sentiment de bien-être.

Set before the crystal blue bay beneath Pointe Milou, reclining in the

gentle breeze of the tradewinds, Le Christopher’s intimacy affords a spotless view of the Caribbean and the nearby islands. In 2009, the hotel’s owners undertook to redesign the site in a spirit of simple, timeless sophistication. A cross of boutique and loft styles, at the same time chic and unpretentious, conducive to that typically relaxed St Barts feeling, the new Christopher does not play pretend: we want you to feel at home … and come back as often as you like. Thanks to its makeover, the fresh, sophisticated Christopher embraces the zeitgeist, making you feel at home and ready to enjoy life. Open spaces and www.tropical-mag.com

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le christopher le christopher

generous volumes shaped from modern materials create a perfect symbiosis with the surroundings. This contemporary creole harmony inspires tranquil reassurance, a sense of enjoyment. The hotel´s technology keeps in step with this philosophy. Solar panels supply energy, water is recycled to irrigate the gardens and soon the water suppy will rely on its own desalination plant, sparing the island´s sparse water resources. The teak deck of the island´s largest swimming pool overlooks the ocean with a breath-taking view of the bay, an irresistible invitation to relax in the chaiseslongues bathed in an orange glow, abandoning yourself to the indolent charm of the Caribbean. It is the 42 rooms and suites of Le Christopher, however, which best convey the hotel´s elegance and simple sophistication in the purity of their design and luminous interplay. Spread over two levels, the rooms extend into the soft shade of their terrace or into the scenery thanks to floor-to-ceiling sliding doors, bordered by the Caribbean Sea´s magical blue. Interior perspectives are just as thrilling, with juxtaposed living and bathing spaces separated by modular wooden venetian blinds, allowing you to create and vary your intimacy at will. The spacious suites are the stuff of dreams. The exclusive interior decoration is the work of Gervasoni and Paola Lenti, marrying contemporary Italian classicism with the gentle extravagance of Dutchman Piet Boon and the renowned industrial design of Flos. The bathrooms appear to have been sculpted out of blocks of stone, the perfect surface for water´s fluid poetry. Draped in Egyptian cotton you will fall asleep to the rythm of the waves and awaken to the gentle brush of palm fronds. Le Christopher´s two restaurants feature Caribbean fusion cuisine. The chef underscores the pulse of Caribbean ingredients and reveals the subtle flavors of fish straight from the sea, grilled or as ceviche, according to your taste. The lounge awaits you with its tropical cocktails, your enjoyment heightened by the moon mirroring in the sea, unless you prefer to peruse one of the numerous books on art or design at your disposal. The last stage of Le Christopher´s renovation, essential to its 5-star acclaim, came with the opening of its magnificent spa, its three private treatment rooms with private patio and garden overlooking the ocean and the St Barts coastline with beautiful sunset views. The treatment is appropriately vast, a mix of massages, rubs and other beauty rituals from around the world, including a jet lag massage and a fabulous combination of treatments using acupressure, stretching, Thai reflexology, Indian skull massage and facial shiatsu.

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Discover Sisley’s phyto-aromatic treatments and let yourself be transported to an exotic and sensorial world. Benefit from the unique savoir faire and experience of a prestigious brand best known for its use of essential oils and plant extracts to create highly effective products of the highest quality. The phyto-aromatic treatments combine massage rituals from all over the world created with respect for local traditions, and the power of aromatherapy to reunify body and mind. Now perfectly relaxed, you will see no need to resist the charm of the Galerie du Christopher, where you shall find distinctive labels such as Pucci and Comme des Garçons, Taschen books, objects and accessories from Linde Gallery. This is not your traditional hotel boutique, instead we offer an exclusive selection of vintage eyewear, handbags, books, candles, Lomo cameras etc. At Le Christopher you will find a unique vocabulary of contemporary, creole-accented design, natural materials, enchanting colors, intimate spaces, an incomparable view of the sea, exquisite spa treatments, Caribbean culinary delights, whose combination has only one purpose: to make you want to come back ... again and again.


Photo Tony Duarte 0690 88 18 22

R H UM S - BAC KG A M MON - L AG U IOL E ESTEBAN - KAÏ - ANTONIO BEN CHIMOL... rue du Général de Gaulle - Gustavia Saint-Barthélemy Tel: 05 90 27 90 54 - Mail: mbolo@wanadoo.fr


tradewind aviation tradewind aviation Rédaction : Wladimir Klein

Tradewind continues to improve access to St Barts

Tradewind

D’année en année, améliore sa desserte de St Barth Depuis

le jour où, en l’année 2006, Tradewind Aviation inaugura ses vols réguliers entre San Juan de Porto Rico et St-Barth, la compagnie n’a cessé de développer réseau et services. Poursuivant dans cette logique du succès et après avoir ajouté la destination de StThomas à son réseau caribéen l’année dernière, pour la saison 2012/2013, la compagnie qui se vante d’offrir « plus qu’un vol, un rêve », introduit sa nouvelle liaison avec Antigua. Les horaires de ce tout nouveau Premium Scheduled Service Antigua – St-Barth assurent la liaison avec les vols quotidiens de Londres. Tradewind est l’unique opérateur à offrir cette liaison quotidienne, avec des avions turbo-prop, deux pilotes par équipe, air conditionné, et boissons (vin et bière) et en-cas offerts. Ainsi la compagnie rend St-Barth encore plus attractif, notamment pour la clientèle britannique, une initiative bienvenue pour l’île en ces temps difficiles. En même temps, Tradewind réagit à l’enthousiasme suscité par son service vers San Juan, qui offre au voyageur toute la flexibilité d’une plateforme internationale avec des connexions pour toutes les destinations du monde, y compris des vols directs pour Los Angeles et les principales villes d’Europe - en vous permettant d’éviter l’escale de SaintMartin et les habituels retards que cela occasionne – avec, dorénavant, jusqu’à 15 vols par jour, assurant des connexions idéales avec les vols en partance pour le monde entier. San Juan offre 15 fois le nombre de vols de St-Martin ainsi qu’un transit rapide et sans stress vers le continent US. En provenance des USA il n’y a pas de passage de douane ou immigration, et au retour vous bénéficiez de notre service VIP. Sur cette liaison, Tradewind continue à privilégier les vols en Pilatus PC12, l’avion le plus rapide et le plus moderne à desservir St-Barth ! Depuis son introduction l’année dernière, l’attractivité de la connexion St-Thomas – St-Barth s’est confirmée : des temps de vol plus courts, des tarifs plus avantageux, de bonnes connexions, des transferts rapides, pas de contrôle TSA pour les vols en direction de St-Barth. Résultat, un temps de connexion moyen qui ne dépasse pas les 60 minutes ! En provenance des USA il n’y a pas de passage de douane ou immigration, et au retour vous bénéficiez de notre service VIP. Naturellement, Tradewind continue à proposer ses vols sur demande, aussi bien entre les îles qu’en provenance des Etats-Unis (avions à réacteurs). www.tropical-mag.com

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tradewind aviation tradewind aviation

Ever

since initiating its schedule of regular flights between San Juan in Puerto Rico and St Barts in 2006, year after year Tradewind Aviation continues to expand that service. Success has its own demands, so after adding St Thomas to its Caribbean route map, as of this season, the company that prides itself in having ‘put the glamour back into flying’ will also be servicing Antigua from St Barts. The all-new Antigua-to-St Barts Premium Scheduled Service connects with daily flights from London.  Tradewind is the only operator on this route with daily service, two pilots on its all-turbine-powered planes, airconditioning, complimentary snacks, wine and beer. It will make it easier for people traveling from London to St Barts and will thus give the island a lift in these tough economic times. Tradewind possède la flotte d’avions turboprop la plus moderne et la plus performante de la Caraïbe, offrant des vols privés pour toute destination caribéenne et pour la liaison non-stop entre St-Barth et Miami et d’autres villes du sud-est de la Floride, telle Palm Beach. Les passagers des vols privés bénéficient du service VIP en transitant à San Juan ou St-Thomas, y compris le Champagne en vol ! Vous pouvez également rejoindre votre destination caribéenne avec Tradewind de n’importe quel point de départ aux USA, en choisissant entre les jets Citation (6 places) et Gulfstream (14 places). Tradewind est l’unique opérateur à proposer un service de bout en bout entre les USA et St-Barth, avec un transfert sans temps d’attente entre votre jet Tradewind et votre turbo-prop Tradewind pour l’étape régionale. Le secret de la réussite de Tradewind se trouve dans son histoire. Fondée en l’an 2000 par deux amis proches – Eric Zipkin et David Zara – issus de prestigieuses écoles américaines (respectivement Wharton et Vassar), leur société évolue rapidement grâce à leur quête soutenue de la qualité. Tous les deux sont certifiés pilotes de ligne avec 20 ans d’expérience et plus de 8000 heures de vol chacun sur tous types d’engins, de l’hydravion aux Caravans, PC-12, CitationJets, Gulfstream GII, GIII et GIV. David Zipkin, frère d’Eric et lui aussi pilote, dirige le département marketing de la compagnie. Le caractère véritablement international de Tradewind est reflété par son management, avec des responsables d’origine US, française et britannique. David Zara, l’un des cofondateurs, s’exprime aisément en sept langues, et au Siège de la société les affaires courantes sont traitées dans un va et vient tout à fait naturel entre l’anglais et le français.

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At the same time, appreciation of its San Juan service – providing the flexibility of an international platform with connections to destinations around the globe, including direct flights to Los Angeles and all major cities in Europe while avoiding St Martin and the usual delays – has encouraged Tradewind to further expand its schedule from San Juan to St Barts, now offering up to 15 flights per day, connecting ideally with airline flights throughout the world. San Juan provides 15 times the airline service of St Martin and a more convenient, domestic transfer point for fast and stress-free connections. No customs and immigration issues coming in from the US and VIP service when returning to the US. Tradewind continues to increase utilization of the Pilatus PC12 on this route – the most modern and fastest aircraft servicing St Barts today! Introduced last year, the appeal of the St Thomas to St Barts connection has quickly caught on: shorter flight to St Barts, less expensive rates, good airline connection service, quick transfers, no TSA security on outbound flights to St Barts – connect with just 60 minutes between flights! No customs and immigration issues coming in from the US and VIP service when returning to the US. Naturally, Tradewind continues to provide its much appreciated ondemand Private Charter flights, both inter-island and by jet aircraft from the US. Tradewind has the most robust fleet of modern turboprops in the Caribbean, available for Private Charter throughout the Caribbean and for non-stop flights from St Barts to Miami and Southeast Florida cities like Palm Beach. All private charter passengers are provided VIP service through San Juan and St Thomas Airports plus complimentary champagne! You can also fly with Tradewind Aviation from anywhere in the US to the Caribbean. Choose between 6-passenger Citation Jets and 14-passenger Gulfstreams. Tradewind is the only operator to offer end-to-end service from the US to St Barts, with seamless connections from a Tradewind jet to a local Tradewind turboprop.  The key to Tradewind Aviation’s success lies in its story. Co-founded in the year 2000 by close friends Eric Zipkin and David Zara, graduates of Wharton and Vassar, respectively, the company is driven by the quest for quality. Both Zipkin and Zara have 20 years of piloting experience and well over 8,000 hours of logged flying time in everything from sea-planes and Caravans and PC-12’s to Citation Jets and Gulfstream G-II, G-III and G-IV’s. Eric’s brother David Zipkin, also a pilot, heads the marketing department. The truly international company culture is reflected in its management, featuring US, French and British citizens. Co-founder David Zara is fluent in seven languages and daily business is conducted naturally back and forth in English and French.


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Roman novel

Rédaction : Henri Masson Photos : Tony Duarte

Interview Oksana Robski Entretien avec Jean-Jacques Rigaud, à l’issue du Festival du Livre, le 26 avril dernier.

From Rublevka to Gustavia for a book signing

De

Roublevka à Gustavia, le temps d’une signature

A l’occasion du dernier Festival du Livre, nous avons rencontré Oksana Robski, venue présenter ce qui a été un énorme best-seller, en Russie « Caviar, vodka et poupées russes », intitulé aussi « Casual » en russe.

At the 2012 St Barts Book Festival, the authoress Oksana Robski made a guest appearance to promote her Russian best-seller ‘Caviar, Vodka and Russian Dolls’ (also entitled ‘Casual’ in Russia and the United States).

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Ce roman, en grande partie autobiographique, décrit la vie mondaine d’un quartier huppé de Moscou, dans lequel se concentrent, ceux qu’on appelle, les nouveaux riches de la Russie. Ce quartier de Roublevka, appelé boulevard des oligarques, est aussi le lieu de résidence de politiques et d’hommes d’affaires très riches qui se font construire des demeures pharaoniques, sous surveillance vidéo et bien protégées. Entre le shopping de luxe, les soirées mondaines fortement alcoolisées, où la cocaïne est souvent au menu, les interventions de chirurgie esthétique et les séjours dans les palaces, Oksana Robski, avec un certain humour, nous décrit le réalisme d’une petite frange de cette société russe pour laquelle l’argent facile conduit à toutes les dérives. Ce roman que l’on pourrait classer dans une forme de littérature mondaine, a le mérite de nous expliquer le mode de fonctionnement de cette nouvelle élite russe ; il est sans aucun doute bien documenté, car son auteur vit en prise directe dans ce milieu.

…ce livre était comme une réponse aux questions posées. - Jean-Jacques Rigaud : Oksana, comment expliquez-vous que ce roman, dans votre pays, ait remporté un tel succès, dès sa sortie ? 0ksana Robski : Il y a peu de livres qui décrivent la vie en Russie aujourd’hui et la sortie de ce livre «  Casual  » correspondait également à une importante demande d’information de la population, concernant la vie de cette élite russe et particulièrement celle qui habite ce quartier de Moscou. Le monde politique, et des affaires en général, est très peu connu de l’immense majorité de la population, et ce livre était comme une réponse aux questions posées. - J.-J. R. : Au-delà de la description que vous faîtes de ce microcosme, quel regard portez-vous sur cette vie pour le moins particulière et aussi très dangereuse, puisque le racket, la corruption et les assassinats commandités, sont un mode, assez courant, d’un fonctionnement établi ; ce que vous décrivez d’ailleurs, parfaitement dans votre livre, en est sans aucun doute, une illustration assez terrifiante. O. R. : J’essaie d’être objective, je ne mets pas particulièrement les personnes en valeur, ni ne fait l’analyse de leurs comportements, je décris simplement des situations, des évènements, je rends compte de ce qui se passe et ne porte aucune opinion. - J.-J. R. : Je pense effectivement, qu’il est souhaitable pour vous de rester dans le narratif et vous abstenir de tout parti pris. - J.-J. R. : Dans votre livre, Oksana, vous parlez des cœurs simples et cela traduit pour moi, la tristesse de cette vie que vous décrivez et qui émaille votre récit ; je vous cite : « je me dis que les oligarques doivent en effet se sentir mieux avec les actrices et les stars qui ont, elles aussi, une haute opinion d’elles-mêmes ; aussi doivent-ils se mettre en quatre pour se faire apprécier, pas du tout comme avec nous autres, les cœurs simples du village de Barvikha ». Que représente pour vous St-Barthélemy, où vous venez de passer plusieurs mois ? O. R. : Je me repose en venant ici, là-bas, je ne m’appartiens pas, il y a une sorte de dispersion dans un grand pays ; je crois qu’ici, dans cette île merveilleuse, je peux me ressourcer. - J.-J. R. : C’est un peu comme les poupées russes, celle qui est visible, cache celle qui reste enfermée.

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Quelques autres sources d’information et d’actualité, à propos des sujets évoqués dans ce roman : Other sources of news and information relating to the subjects discussed in this novel: - « Arte » du 4 décembre 2011 Roubliovka, boulevard des oligarques. - www.russie.net Culture/Roubliovka, Bd. des oligarques « Casual » - www.lecourrierderussie.com 2007/09/14 Roublevka convoite Peredelkino - « Naturalité » la lettre de Forêts Sauvages, N°10 décembre 2011, article de Daniel Vallauri - www.khimkiforest.org - www.goldmanprize.org /recipient/evgenia-chirikova


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« Caviar, Vodka et Poupées russes » Oksana Robski Edition : Calmann-Lévy

This novel, which is largely biographical, describes the high society lifestyle of an exclusive district of Moscow, the home of the so-called ‘nouveaux riches’ of Russia. This area is known as Rublevka or ‘boulevard of the oligarchs’. It is also the place of residence for politicians and very rich businessmen, who have built enormous mansions that are highly protected and under video surveillance. Between luxury shopping; jet-set parties laced with alcohol, and cocaine frequently on the menu; plastic surgery; and jaunts to opulent hotels, Oksana Robski describes, with a touch of humor, the reality of this small fringe of Russian society that is led astray by easy money. This novel, which could be classed as ‘high society literature’, cleverly portrays the behavior and lifestyle of the new Russian elite. It is undoubtedly very welldocumented, being based on the authoress’ firsthand experience of living in this social world. - Jean-Jacques Rigaud: Oksana, can you explain why your novel was such an immediate success in your country? Oksana Robski: There are very few books which describe life in Russia as it is today. The publication of this book coincided with considerable public demand for information on the life of the Russian elite, particularly those living in this specific area of Moscow. The vast majority of the population has very little knowledge of the world of politics and business in general; so this book was the answer to many questions. - J.-J. R.: Beyond your description of this microcosm, what are your thoughts on the less desirable and more dangerous elements of this society? It is clear that racketeering, corruption and ordered assassinations have become a regular part of life, which you have described perfectly in your book and which is, without doubt, quite a terrifying illustration. O. R.: I try to be objective and not make any particular judgments of people, nor analyze their behavior. I simply describe the situations, the events; I relate what happens and do not give an opinion. - J.-J. R.: So basically, you prefer to act as a narrator without any biased viewpoints.

…so this book was the answer to many questions.

- J.-J. R.: Oksana, in your book you speak about simple hearts and this conveys to me the pathos of the society that you describe and that exists throughout the novel. To quote: ‘I think that these oligarchs would in fact feel more comfortable amongst actresses and movie stars, who also have a high opinion of themselves; furthermore, they would find it difficult, unlike most of us, to appreciate the simple-hearted villagers of Barvikha (a village outside the city of Moscow)’. What do you think of St Barts, where you have spent several months? O. R.: I am able to relax by being here. Over there, I don’t feel that I belong; there is a sense of disconnection within a large country. I believe that I can become revitalized here, on this wonderful island. - J.-J. R.: I think a Russian doll represents an appropriate analogy - an attractive exterior often conceals something deeper within.

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Auberge de la Petite Anse Le calme d’une Petite Anse et…

l’endroit d’un grand bonheur ! Située au soleil couchant de l’île, cette petite structure hôtelière a gardé le charme simple qui convient à cet endroit, aux pieds de mornes à la végétation caractéristique de l’île et face aux variations de bleus océaniques, vous goûterez pleinement la douceur sauvage et belle qui fait de cet endroit, un havre de paix où il fait bon à séjourner, quelles que soient les périodes de l’année.

The tranquility of a small bay, and a place of great pleasure! Ideally located for the island sun sets, this small hotel has retained the simple charm of its surroundings, at the foot of a hillside covered in native island flora, overlooking the many shades of ocean blue. You will enjoy the beautiful, natural serenity that makes this peaceful haven a perfect place to stay, no matter what time of year.

Anse des Flamands, St Barts - Tel: (+00)590 276 489 - Fax: (+00) 590 590 273 309 Email: apa@wanadoo.fr - www.auberge-petite-anse.com


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Rédaction : Henri Masson Photos : Jean-Jacques Rigaud

Rédaction : Articles de presse Reportage photos : Christophe Jouany, Jean-Jacques Rigaud

légende photo

Man and tortoise, Son parcours pourrait être the unwritten fable of St. Barth un roman d’aventure, fait de

L’homme et la tortue de Saint Barth,

découvertes et de passions. L’histoire commence en 1956, du côté de Brazzaville, ce pays que l’on appelait à l’époque, l’Afrique Equatoriale Française ; entre un père, radio navigateur et chasseur d’éléphant et une mère chanteuse qui, quelques années plus tôt, se produisait au Moulin Rouge à Paris.

une fable reste à écrire

Jean-Yves Lefort,

ou l’itinéraire d’un peintre voyageur et marin. or journey of a traveling artist and sailor His travels could be out of an adventure story, full of excitement and discovery. The story begins in 1956, near Brazzaville, in the country formerly known as French Equatorial Africa; with a father who is a radio-navigator and elephant hunter, and a mother who is a singer, appearing at the Moulin Rouge a few years earlier.

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L’Afrique fût sans nul doute, une empreinte

émotionnelle très forte pour Jean-Yves, elle l’imprégna de ses couleurs, de ses lumières et des ses odeurs, autant de traces et d’émotions, que sous d’autres cieux et en d’autres paysages, bien des années après, nous retrouverons dans ses toiles.

Et puis, retour en France, au début des années 60 , la famille se regroupait à Ormesson lorsque son père, revenant d’Extrême Orient, prenait quelques jours de repos avant de repartir. En 1965, la famille mit le cap sur les Antilles, car à cette période le père eut pour mission d’assurer la ligne aérienne Pointe à Pitre, Santiago du Chili « La Guadeloupe fût une merveilleuse étape de ma vie où je retrouvais les accents lointains de l’Afrique mêlés aux ambiances de la Caraïbe » Ce fût aussi pour Jean-Yves l’initiation au monde de la mer, les promenades en bateau, Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade, les langoustes grillées sur la plage, la fête et la musique avec les amis… l’aventure antillaise commençait et quelques années plus tard, son père décida d’une escale à Saint-Barth, il y construisit une maison à l’Anse des Cayes qui fût très rapidement le relai de l’amitié et le lieu de nombreuses soirées où se mêlaient : parfums de cuisine antillaise, ti punch, musique et histoires des quatre coins du monde. C’était ici, une île de liberté, nous dit Jean-Yves, monde joyeux de la flibuste et de l’amitié, les touristes étaient peu nombreux et le travail en pointillé, mais nous vivions heureux, un peu en marge de la civilisation. « j’y ai appris l’école de la vie, rencontré des gens merveilleux, d’autres aventuriers qui avaient mis les voiles quelques années plus tôt, des écrivains, des peintres comme JeanPierre Ballagny, Stanislas Defize, qui devinrent rapidement des

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amis ; l’histoire de St-Barth était aussi une histoire de marins et encore aujourd’hui, on se souvient de la « St-Barth Regatta » organisée par Loulou Magras ». Par son talent de dessinateur et de peintre, Jean-Yves, dans un premier temps réalisa bon nombre de panneaux et peintures en lettres, pour les différentes activités commerciales qui se développaient de plus en plus sur l’île. Puis, dans les années 90, encouragé par ses amis, Jean-Yves se mit à la peinture et il connut rapidement le succès ; en 1994, dans la maison suédoise, actuellement, siège de Sibarth, il fît une exposition dont le thème était les portraits de célébrités de l’île. Puis les expositions se succédèrent en différents endroits, les acheteurs au début, originaires de l’île, retrouvaient dans les toiles de Jean-Yves Lefort, les ambiances et les lumières dont ils étaient eux-mêmes imprégnés. Par ce que la mer a toujours été une source d’inspiration et un centre d’intérêt au quotidien ; en 1997, Jean-Yves se fait construire un catamaran à St-Kitts, ainsi il pourra aller chercher la lumière en divers endroits et moments de la journée ; cette lumière que l’on retrouve si subtilement dans ses toiles, reflets et marines, autant de choix qui sont donnés à voir, à imaginer et à rêver ; autant d’images instantanées, figées sur un support en deux dimensions et dont la maîtrise des couleurs, des valeurs, des nuances de lumière, va donner un sens poétique aux compostions picturales que nous propose Jean-Yves Lefort. Cette année, Jean-Yves expose ses toiles chez « Les Artisans » à Gustavia ; là ou quelques années plus tôt, il exposait à Bagdad Gallery.


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Without doubt

, Africa made a very strong emotional impression on Jean-Yves. He was influenced by the colors, the light, the smells, various imprints and emotions that would reappear on his canvas many years later, under different skies, in different landscapes. The family then went back to France at the beginning of the 60s. They were all together in Ormesson when his father, returning from the Far East, was on leave for a few days, before departing once again. In 1965, the family set off for the French Caribbean, when his father was assigned the management of the air route: Pointe à Pitre, Guadeloupe to Santiago, Chile. “Guadeloupe was a wonderful stage of my life, where I found remote hints of Africa mixed with the ambiance of the Caribbean.” This was also Jean-Yves’ first encounter with the world of the sea and boating life; the islands of MarieGalante, Les Saintes, La Désirade; grilled lobster on the beach; festivals and music with friends … the adventure in the Caribbean was just beginning. A few years later, his father decided upon a ‘stopover’ in Saint Barts, where they built a house in Anse des Cayes, which very soon became a haven of friendship and the venue

for numerous parties, where aromas of Caribbean cuisine, ti punch, music and stories from the four corners of the world mingled together. “This was an island of freedom”, said Jean-Yves, “a joyful world of buccaneering and friendship. There were very few tourists and only sporadic work available, but we lived happily, a little on the edge of civilization. This was my ‘school of life’ where I met many marvelous people - other adventurers who had set sail several years earlier; writers and artists such as Jean-Pierre Ballagny and Stanislas Defize, who quickly became friends. The story of Saint Barts is also one of sailors and, to this day, one still remembers the ‘St Barts Regatta’ organized by Loulou Magras”. With his drawing and painting talents, Jean-Yves started off by doing a lot of sign work and lettering for the different businesses which were gradually developing on the island. Then in the 90s, encouraged by his friends, Jean-Yves began fine art painting and soon found success. In 1994, he had an exhibition at the Swedish House (currently Sibarth’s head office), the theme of which was portraits of the island’s celebrities. There were then successive exhibitions in many different locations. The initial buyers, local to the island, could see the light and ambiance in Jean-Yves’ paintings, in which they themselves were immersed. The sea had always been a source of inspiration and focus of daily interest for Jean-Yves; as a result, in 1997, he had a catamaran built in St Kitts. This would enable him to seek the light in various places and at different times of the day; the same light that one finds so subtly portrayed on his canvases. The reflections and seascapes, so many choices made to be admired, to imagine and to dream, so many instantaneous images, fixed on a two-dimensional support, where the master of color, value, nuances of light give poetic meaning to the pictorial compositions created by Jean-Yves Lefort. This year, Jean-Yves is exhibiting his work at ‘Les Artisans’ in Gustavia, where he also exhibited several years ago, when it was the Bagdad Gallery.

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la nature a du talent nature’s talents

Rédaction : Henri Masson Photos : Jean-Jacques Rigaud

La nature a gardé toute et un diagnostic phytosanitaire en a confirmé l’état de bonne santé Durant la mission de sensibilisation de la Réserve Naturelle

de Saint-Barthélemy, auprès des professionnels et du grand public, ayant pour but d’attirer l’attention sur les différentes maladies et parasites des plantes en milieu tropical et l’utilisation mesurée des produits de traitement qu’il est possible d’appliquer ; le professeur Anne Breuil a été très aimablement reçue à l’hôtel Le Village SaintJean par Catherine Charneau qui lui a proposé de faire un diagnostic phytosanitaire des plantes sur le domaine hôtelier.

Depuis la création de l’hôtel en 1968, la famille Charneau, a toujours eu une attention particulière à l’environnement naturel et le souci de ne faire croître que des espèces végétales locales sur le site de l’hôtel du Village Saint-Jean ; bien souvent, un système de goutte à goutte, alimenté par l’eau de récupération est mis en place, chaque fois que cela est possible. Il était donc naturel pour Catherine et son frère Bertrand d’accueillir Anne Breuil pour qu’elle puisse s’installer à l’hôtel, dans les meilleures conditions et procéder ainsi à la mise en place et la réalisation du diagnostic phytosanitaire. L’opération commence tout d’abord par l’observation très attentive de chaque espèce végétale, souvent faîte à l’aide de loupes, car certaines maladies et parasites sont parfois imperceptibles. Des prélèvements de tiges ou de feuilles sont faîtes et ultérieurement ils permettront une identification certaine à l’aide du microscope ; ce sera alors, la phase effective du diagnostic et qui justifiera la recommandation d’un éventuel traitement ou simplement de précautions à prendre vis à vis d’une espèce végétale en particulier. Catherine, sait combien un traitement inapproprié ou excessif, peut être nuisible pour la plante et nocif pour l’environnement ; bien souvent et chaque fois que cela est possible, elle utilise des produits naturels, non toxiques et tout aussi efficaces dans certains cas. Catherine a eu grand plaisir à s’entretenir avec Anne Breuil, à lui faire part des questions qu’elle se pose à propos de certaines espèces végétales et des précautions qu’il est souhaitable de prendre pour que cette végétation, si caractéristique de notre île, perdure et connaisse un développement harmonieux ; les clients de l’hôtel d’ailleurs, ne s’y trompent pas et s’ils apprécient le confort d’une suite, ils goûtent tout autant, à cet environnement de nature préservée.

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la nature a du talent nature’s talents

Nature has retained its rightful place at Hotel Le Village St Jean

sa place au Village St-Jean Photo Tony Duarte

and a phytosanitary (plant health) analysis has confirmed its state of good health.

During the Nature Reserve of St Barts’ awareness campaign, Professor Anne Breuil

was welcomed at Hotel Le Village St Jean by the owner Catherine Charneau, who had suggested a phytosanitary analysis of the plants within the hotel property. The Nature Reserve’s campaign aimed to draw the attention of the general public and local professionals to the different diseases and plant parasites in a tropical environment and to the measured use of treatment products. Since the hotel was established in 1968, the Charneau family has always paid particular attention to the natural environment and taken care to only grow local plant species within the hotel grounds. They use a drip irrigation system, supplied by recovered water, whenever possible. It was therefore only natural for Catherine and her brother, Bertrand, to welcome Anne Breuil to stay in the utmost comfort of their hotel, in order to set-up and carry out the phytosanitary analysis. The process starts off with the close observation of each plant species, often with the help of a magnifying glass, as certain diseases and parasites are sometimes imperceptible. Samples are taken of plant stems or leaves which, at a later stage, will allow more precise examination using a microscope. This is basically the effective phase of the analysis which validates the recommendation of a possible treatment or simply precautions to take with reference to a particular plant species. Catherine knows the extent to which an inappropriate or excessive treatment can be dangerous to a plant and harmful for the environment. Frequently, and whenever possible, she uses natural, non-toxic products that are often as equally effective. Catherine had the pleasure of conversing with Anne Breuil, to ask and discuss questions regarding certain plant species and the precautions that should be taken in order that the vegetation, native to the island, continues to thrive and develop harmoniously. Hotel clients will certainly not be disappointed – they can appreciate the comfort of a suite and gain equal pleasure from the preserved natural environment.

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miss st barth miss st barts

Rédaction : Henri Masson Photos : Gérald Tessier

The Miss St Barts Beauty Pageant

Election de

de Miss St-Barth 2012/2013 Le 11 août

dernier, plus de 2500 personnes ont assistées à la deuxième élection de Miss St-Barth 2012/2013, sur le quai du Général de Gaulle, à Gustavia , organisée par Stéphane Lanson, président de l’association Miss St-Barth.

Pour cette soirée, Christiane Lillio, présidente du Comité Miss Prestige National et Mademoiselle Christelle Roca, actuellement Miss Prestige National 2012, venues spécialement de Paris, faisaient partie des invités d’honneur, ainsi que Bruno Magras, Président de la Collectivité, Daniel Gibbs, député de St-Barthélemy et Patrick Eugène, président de Miss Caraïbes Hibiscus. Sept candidates participaient à cette élection qui, à la suite d’un spectacle de plus de deux heures et de très grande qualité, a vu la consécration de Mademoiselle Alizée Delamazure, âgée de 17 ans, étudiante et résidente de l’île depuis l’âge de 5 ans. La première Dauphine nominée était Caroline Cléquin et la deuxième Dauphine, Jade Juraver-Gréaux. Stéphane Lanson, en accord avec Christiane Lillio, présidente du Comité National, a décidé, dés cette année, de présenter la gagnante, Alizée Delamazure au concours de Miss Prestige National qui aura lieu à Paris, le 15 décembre 2012. Bravo encore pour cette belle manifestation et la qualité de son organisation.

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On 11th August

, more than 2,500 people attended the Miss St Barts Beauty Pageant 2012-13, held on the main quayside in Gustavia. This event, now in its second season, was organized by Stéphane Lanson, President of the Miss St Barts Association. For the evening’s event, Christiane Lillio (President of the Miss Prestige National Committee – a renowned French beauty pageant) and Christelle Roca (the current Miss Prestige National 2012), came especially from Paris to join the other honored guests. Amongst these were Bruno Magras, President of the Collectivity of St Barts; Daniel Gibbs, Deputy of St Barts; and Patrick Eugène, President of Miss Caraïbes Hibiscus. Seven candidates participated in this beauty pageant - a top quality spectacle lasting more than two hours, which concluded with the crowning of Miss Alizée Delamazure, a seventeen year old student and resident of the island since the age of five. In second place was Caroline Cléquin and in third place was Jade Juraver-Gréaux. Stéphane Lanson, in agreement with Christiane Lillio, decided that this year’s winner, Alizée Delamazure, should be entered for the Miss Prestige National competition, which will take place in Paris on 15th December, 2012. Congratulations, once again, for this wonderful event and for the high standard of its organization.


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S pa


a l’horizon des mots words ahoy!

Parfois, seul en mer

on se prend à croire aux signes…

Peintre voyageur, Jean-Pierre Ballagny a momentanément posé son pinceau pour prendre la plume, mais sous l’écriture, le peintre transparaît. Il pose des mots et des lignes en couleurs, des ambiances en odeurs, comme des voix dans ses tableaux. "Rencontres", un livre à lire à l’ombre, dans la douceur d’une légère brise, pour déguster des images devenues mémoire, chargées de chaleur moite, de parfums et de musiques.

From time to time, when alone at sea, one finds oneself believing in signs…

Traveling artist, Jean-Pierre Ballagny, has temporarily put down his paint brush and picked up his ‘quill’; nevertheless his writing shows that the artist is still present. His words and sentences are full of color with a fragrant atmosphere – like voices in his paintings. ‘Rencontres’ (‘Encounters’) - a book to read in the shade under a gentle light breeze, in order to savor the images transformed into memoirs, full of moist heat, aromas and music.

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C’était

une de ces nuits qui, en mer, s’annonce pleine de magie. La température était particulièrement douce sous la caresse du vent, la lune à demi pleine luisait blanche et laissait deviner dans l’ombre sa rondeur bleutée. La mer était comme un miroir à peine frissonnant et la légère brise de terre, venant par le travers, donnait au bâteau une bonne vitesse régulière. J’étais sûr d’arriver avant la renverse de marée à la bouée d’entrée du fleuve Casamance ; tout était quiétude. L’étrave fendait l’eau sans heurt dans un bruissement rassurant et animait des masses de plancton phosphorescent qui dessinaient à la poupe le long sillage lumineux et odorant de son passage. La mer diffusait sa musique de surface et ses parfums forts des abysses. Souvent, un banc de poissons partait vers le large en de mouvantes arabesques lumineuses, une calligraphie de pleins et de déliés. C’était la première fois que j’assistais à ce phénomène et je restais captivé par cette activité artistique de la nature, des messages qu’on ne peut lire que du ciel.

Parfois, seul en mer, on se prend à croire aux signes, à tous les miracles, aux possibles apparitions de sirènes, aux visiteurs des étoiles lointaines, tout peut arriver de l’inconnu, on se sent choisi pour goûter ces privilèges. Aucun signe ne venant de la terre et du genre humain, à l’exception parfois de quelques odeurs de terre, de fumée, il n’y a plus de refuge, plus d’ancrages pour l’esprit dans cette solitude, seulement cette foi en un monde invisible dont on sait qu’il existe là-bas, quelque part dans l’obscurité. Il faut presque faire appel à sa raison pour accepter l’idée que des gens y vivent, s’aiment ou se font la guerre, qu’il y a du soleil quelque part. L’horizon était vide à la limite des eaux étincelantes sous la lune, j’aurais pu dormir un peu mais j’avais peur qu’un nouveau plaisir m’échappe, cette nuit était à déguster dans tous ses instants, une étoile filante, le crépitement des dauphins et ces lueurs des nébuleuses dans les odeurs d’algues profondes et d’aurores tropicales. J’avais quitté le mouillage de Gorée, troublé par l’épouvantable beauté des lieux. Il semblait inconcevable que ces murs aux couleurs douces aient pu être le décor de toutes les souffrances et détresses qui s’y étaient exprimées. Le malheur planait encore dans les ombres autour de la Maison des Esclaves, sur le quai, dans ces chaînes exposées aux visiteurs où des lambeaux d’âme et de chair semblaient encore accrochés. Le coucher de soleil, riche en couleurs, était resté brumeux, comme pour atténuer toutes espèces de violence, et la ligne d’horizon s’était noyée, invisible entre ciel et mer.

aux possibles apparitions de sirènes, aux visiteurs des étoiles lointaines… La paix de cette nuit, sans me faire oublier les temps maudits de l’esclavage, semblait vouloir me restituer ma confiance dans l’humanité de notre siècle et des temps qui auraient changé. C’est à Gorée que pour la première fois j’avais entendu parler des « signares » ces femmes métisses qui avaient régné sur l’île au moment où sa population y était plus importante que celle de Dakar. Ces maîtresses femmes avaient inventé le mariage à durée déterminée, le temps de donner naissance à d’autres enfants métisses conçus avec leurs partenaires choisis chez l’occupant portugais. En regardant le ciel, j’ébauchais des projets de reportage photographique sur la condition des femmes en Afrique avec l’envie, encore floue et inavouée, de rencontrer en Casamance une de ces signares qui aurait survécu, au moins par l’esprit, chez les femmes d’aujourd‚hui.

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Pour pénétrer en Casamance par le fleuve, il faut arriver à la fin du jusant et profiter du flux de la marée montante pour ne pas avoir à lutter contre le courant descendant du large fleuve. Comme pour toutes les premières fois, le navigateur prend toutes les précautions d’usage, se remémore les conseils des « anciens ». Repérer le chenal tout en sachant que les bouées sont parfois déplacées, viser entre les bancs de sable sur lesquels l’eau frise, profiter de la crête d‚une vague pour rester le moins longtemps possible dans la zone où s’affrontent le courant du fleuve et la force du flot montant. Il était sept heures du matin, un soleil se devinait sur la cime des arbres lorsque, dans l’aube rosée, voiles affalées et appuyé au moteur, j’ai choisi la vague qui devait me conduire sur le fleuve.

It was

one of those nights at sea that was full of magical promise. The temperature was particularly mild under the caress of the wind; the half-moon glowed white revealing a hint of its round bluish form in the darkness. The sea was like a mirror with barely a ripple, and the light land breeze abeam gave the boat a good steady speed. I was certain to arrive before the turn of the tide at the entrance buoy of the Casamance River; all was peaceful. The bow cut smoothly through the water with a reassuring lapping sound, enlivening masses of phosphorescent plankton that formed a long luminous and odorous wake of passage at the stern. Musical notes resonated from the surface of the sea and strong fragrances emanated from its depths. Time and again a school of fish would swim seaward, shimmering like luminous arabesques - a calligraphy of up and downstrokes. This was the first time that I had witnessed this phenomenon and I remained captivated by this artistic feature of nature messages that could only come from heaven. From time to time, when alone at sea, one finds oneself believing in signs; in all miracles; in the possible apparition of mermaids; in visitors from faraway planets; believing that anything could arise from the unknown - one feels specially chosen to experience such privileges. There is no sign of land or humanity, except for the occasional aroma of earth or smoke; there is nowhere to seek refuge; nowhere for the mind to lay its anchor in this solitude; there is only the faith of knowing that an invisible world exists somewhere out there in the darkness. One almost has to appeal to reason to accept the idea that there are people living, loving one another or at war, and that somewhere the sun is shining … The sparkling moonlit waters bordered an empty horizon. I could have slept a little, but I was afraid to miss any new experience; every moment of this night was to be savored a shooting star; the splashing of dolphins; and the glow of nebulae within the odors of the deep-lying algae and the tropical auroras.

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a l’horizon des mots words ahoy!

I had left the anchorage in Gorée, troubled by the frightening beauty of the place. It seemed inconceivable that these soft colored walls could have been the setting for all the suffering and distress that had occurred there. The tragedy still hung in the shadows around the ‘House of Slaves’, on the quay and in the chains on display for visitors, to which shreds of flesh and souls still seemed to be attached. The sunset, rich with color, had remained hazy, as if to shroud all remnants of violence; and the line of the horizon was submerged, invisible between sky and sea. The peaceful night, without making me forget the wretched time of slavery, seemed to want to restore my confidence in the humanity of our century and the fact that times have changed. It was on Gorée where I first heard the term ‘signares’ (‘madam’ in Portuguese) referring to the women of mixed race who had ruled the island when its population was greater than that of Dakar. These female ‘masters’ had invented the concept of marriage for a specific duration, during which they would give birth to other mixed race children, conceived with partners chosen from the occupying Portuguese. While looking at the sky, I was imagining photographic projects reporting on the position of women in African society, with the vague and secret hope of meeting one of these ‘signares’ amongst the women in Casamance, who might have survived, at least in spirit.

From time to time, when alone at sea, one finds oneself believing in signs; in all miracles… Ce texte est tiré du livre de Jean-Pierre Ballagny « Rencontres » aux Editions de l’Isle. En vente dans les librairies de St-Barth et sur : amazon.fr/rencontres/Jean-Pierre Ballagny Vous avez également la possibilité de le faire dédicacer par l’auteur : Jean-Pierre Ballagny : 0690 83 84 00 This extract is from ‘Rencontres’ (‘Encounters’), published by ‘Les Editions de l’Isle’ (currently only available in French); on sale in bookshops on St Barts and on: www.amazon.fr You can also have the book personally signed by the author: Jean-Pierre Ballagny - tel: 0690 83 84 00 (by appointment)

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To enter Casamance by river, it is necessary to arrive at the end of the ebbing tide, and benefit from the flow of the rising tide, to avoid fighting against the current descending from the wide river. As with all first time experiences, a sailor takes all the necessary precautions and recollects the advice of ‘ancient mariners’: locate the channel, knowing that buoys are sometimes displaced; head in between the sand banks lightly covered by water; and make the most of the crest of a wave to spend as little time as possible in the area where the current of the river meets the force of the rising tide. It was seven o’clock in the morning, the sun was emerging from the tops of the trees and, in the rose colored dawn with sails lowered and engine on, I chose the wave which would take me upriver.


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Mode Fashion Dans le décor d’une belle maison créole, caressée par les vents alizés, porteurs d’embruns océaniques, nous découvrons en divers endroits de ce lieu, avec la complicité joyeuse de Wendy, Graziella et Tommy, une Mode tropicale et décontractée, aux tissus légers et couleurs acidulées, mais aussi quelques beaux ensembles plus chics pour des soirées plus habillées ; et puis quelques accessoires pour des idées cadeaux.

Mode Fashion

Within the beautiful setting of a Creole house caressed by the trade winds and sea spray, we discover casual tropical fashion made of light fabrics with bright colors, in joyful harmony with Wendy,Graziella and Tommy. There are also some stunningly chic outfits for special occasions, plus a few accessories, ideal for gifts.

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C’est à ce stade de l’étude, que le concept architectural prend toute sa

valeur, sa dimension et son utilité. Il permet de passer du logique au sensible, au créatif, au visionnaire. L’architecte va chercher un parti architectural dont le choix sera déterminant pour la qualité du projet final. C’est le moment magique du processus créatif, ô combien excitant et frustrant à la fois. La créativité, processus irrationnel, se stimule, mais ne s’apprend pas ! Afin de provoquer la créativité de ses étudiants, mon parton à l’Ecole des Beaux Arts de Paris avait l’habitude de nous inciter à trouver 5 ou 6 différents « partis » avant de choisir le meilleur et de le développer. J’avoue que près de 35 ans plus tard, j’en tiens toujours compte, avantageusement me semble-t-il. Le concept d’un projet est, bien sûr, issu du contexte dans lequel il se situe et dont il tient compte, mais il porte en lui la liberté du créateur d’aller plus loin, de porter un regard nouveau sur le monde, de faire partager sa vision, d’apporter du rêve, de la poésie. C’est le petit plus qui fait la différence. C’est le coup de baguette magique du créateur. C’est ce qui différencie les meilleurs des autres.

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1 Festival International de la er

Gastronomie

1 International Festival of Gastronomy st

du 1er au 7 juillet 2013 Après l’inscription de la Gastronomie Française au patrimoine de l’Unesco, il était naturel que St-Barthélemy hisse très haut cet étendard de notre savoir-faire ; comme un trait-d’union entre les Amériques, l’Europe, l’Afrique et au carrefour d’influences multi-culturelle, la cuisine sur notre île est à la fois traditionnelle et métissée, proposée par des Chefs de talent qui oeuvrent au quotidien, pour le plus grand plaisir de nos visiteurs. L’association « Saint-Barthélemy Goût et Saveurs », crée en 2008 a pour vocation première de valoriser la destination St-Barth, au travers de sa gastronomie et plus généralement, le domaine culinaire des métiers de bouche, de sommellerie et de bar. En collaboration étroite avec l’association des restaurateurs de l’île elle a aussi pour vocation d’intégrer les produits antillais à la cuisine plus traditionnelle et de promouvoir producteurs et professionnels de ce secteur dynamique. Susciter l’éveil au goût et aux saveurs des jeunes, au travers d’actions menées au sein des collèges et lycées. Faisant partie intégrante de sa vocation, l’association a pour mission d’organiser des manifestations promotionnelles et c’est pourquoi, en coopération étroite avec l’Association des Restaurateurs de St-Barth, la Collectivité au travers du CTTSB (Comité Territorial du Tourisme) a été imaginé et organisé, le premier Festival International de la Gastronomie. Faire rayonner St-Barthélemy dans le monde de la Gastronomie, tel est l’objectif que s’est fixé « Goût et Saveurs ». Le programme de ce Festival sera disponible au CTTSB et dans tous les restaurants de l’île.

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After UNESCO added French cuisine to its list of the world’s ‘intangible cultural heritage’, it is only natural that St Barts should raise its flag of culinary excellence. The cuisine on St Barts is a multi-cultural mélange influenced by the Americas, Europe and Africa. It is thus both varied and traditional, prepared by talented chefs who work hard each day for the pleasure of their clients. The primary mission of ‘Saint-Barthélemy Goût et Saveurs’ (‘Taste and Flavors’), an association created in 2008, is to promote the island of St Barts through its gastronomy and, more generally, the culinary professions – chefs, sommeliers and bartenders. The Association also acts in close collaboration with the St Barts Restaurant Association to integrate Caribbean produce with traditional cuisine, and to promote the producers and professionals of this dynamic sector. In addition, ‘Saint-Barthélemy Goût et Saveurs’ works together with the schools and colleges on the island, to generate awareness of tastes and flavors amongst the young. Another integral part of the Association’s mission is to organize promotional events; this has instigated the first International Festival of Gastronomy, created and produced in close cooperation with the St Barts Restaurant Association and the island’s Tourist Office. The major objective of ‘Goût et Saveurs’ is to highlight St Bart’s position in the world of gastronomy. The program of events for this Festival of Gastronomy will be available at all the restaurants on the island, as well as the Tourist Office.


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Couleurs à croquer, sous le signe d’un Festival ! Colorful Cuisine, under the spotlight of a Festival!

For many years, St Barts has been recognized for the quality and diversity of its restaurants – the wide choice of ambiance; the cuisine and the very different styles of each restaurant. This reputation incites a relentless search for quality and, even if the food supplies are sometimes difficult, the combined talent, creativity and professionalism of the chefs successfully produce diverse menus of inventive and flavorsome dishes. Most importantly, this Festival involves all the professionals of the restaurant business; their participation alone will certainly guarantee its success!

Saint-Barth, depuis des années, est reconnue pour la qualité et la diversité de sa restauration ; les ambiances variées, la cuisine et les styles très différents, d’un restaurant à l’autre. Cette réputation impose une recherche constante de qualité et si les approvisionnements sont parfois délicats, le talent, la créativité et le professionnalisme des chefs, concourent toujours à proposer des cartes variées, aux plats inventifs et goûteux. Ce Festival est d’abord celui de tous les professionnels de la restauration et leur implication garantira, soyons en sûr, son succès.

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Carré

Le www.st-barthvideodiff.com

Natif de Saulieu dans la Haute Côte d’Or de Bourgogne, terre gastronomique s’il en est, petit-fils d’hôtelier et de patissier, Franck Mathevet n’a pas cherché à esquiver son destin. Il sera cuisinier. Saveur rimant avec voyageur, après de multiples étapes prestigieuses à travers le monde, dès la fin de l’année 2000 il se retrouve au Port de Gustavia, où il assure le succès du Wall House pendant 11 ans avec son complice Denis Chevallier, rencontré il y a plus de vingt ans dans les cuisines de l’Auberge du Père Bise. Ayant cédé le Wall House à Bernard Tatin, il rencontre David Matthews, autre amoureux de Saint Barthélemy et un passionné d’hôtellerie qui donne tout ce qu’il a pour tirer l’hôtellerie sur l’ile au plus haut et entre dans l’équipe de l’Eden Rock pour un an en tant que consultant. Après un petit tour à New York, Franck est de retour sur « son » île. Il accepte la proposition de mener cet établissement au style inédit et au nom magique, le Carré d’Or, un challenge comme il les aime. Bel endroit entouré des plus belles enseignes de l’île, trendy, glamour, dorénavant c’est le must, que ce soit pour le café le matin ou une salade le midi, une glace l’après-midi ou pour boire un cocktail, lovés dans de confortables canapés, en soirée. Le Carré est un endroit convivial, pour déguster une cuisine éclectique, simple, moderne, faite avec des produits de qualité. Au Raw Bar il travaille le poisson cru sous toutes les formes, propose les meilleures huitres et du caviar lors de la folie des fêtes, sans oublier l’angus en tartare ou en carpaccio. Si vous venez juste boire une délicieuse création cocktail maison, et que vous voulez grignoter du bout des doigts, il a pensé à vous, une carte vous attend. Tellement calme et doux le dimanche, Le Carré se prête à un vrai Brunch avec une carte pour vous faire plaisir, vous trouverez un coin caché de NYC sous les tropiques, une ambiance de brunch magique,… Cuisine et ambiance offrent l’essence d’un parcours commencé à 17 ans à Londres au Gavroche, relais gourmand 3 étoiles au Michelin, pour se poursuivre à Annecy à la mythique Auberge du Père Bise, que Franck quitte, 5 ans plus tard et parvenu au rang de second de cuisine, pour affronter de nouveaux défis et pour finalement se fixer à Saint Barth. Dans l’équipe du Carré il y a des collaborateurs qui « suivent » Franck depuis des années. Ils sont tous ensemble garants d’une ambiance détendue tout en restant professionnelle. Ils ont en commun le goût de la fête et la passion du voyage, deux ingrédients qui se transforment en écrin d’une cuisine à la simplicité raffinée et qui se font lien entre extérieur et intérieur, entre une clientèle sophistiquée et un Carré de bien-être.

Le Carré

Le Carré d’Or Gustavia Tél. (+59) 0590 52 46 11

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Rédaction : Wladimir Klein photos : Tony Duarte

Born in Saulieu in Burgundy’s famed, gastronomically supercharged Haute Cote d’Or, grand-son of a hotel owner and a pastry chef, there was really no way for Franck Mathevet to escape his destiny. He would become a chef. For him, taste was to rhyme with travel, and after calling in a number of top-flight culinary havens around the world, at the turn of the century he found himself in the port of Gustavia, where, together with Denis Chevallier, whom he had met 20 years before in the kitchen of the Auberge du Père Bise, for 11 years he built and nurtured the success and popularity of Wall House. After passing The Wall House into the able hands of Bernard Tatin, Franck ran into David Matthews, a fellow St Barts aficionado and upscale hotel market operator, who was intent upon raising the bar for St Barts hotels. He promptly joined the Eden Rock team as consultant for the next year and a half. After spending some time checking out ‘what’s cookin’ in New York’, he returned to what has become ‘his’island, and accepted a challenge exactly to his liking, the proposal to direct this new, magically named venue, Le Carré d’Or. Surrounded by the island’s most glamorous boutiques, from the outset Le Carré was destined to be the trendiest stop in town, be it for a macchiato in the morning, for a salad lunch, a gelato after the siesta or for cocktails, relaxing in style as the day shifts into night. Le Carré is the natural choice for tasting some charmingly eclectic, simple, contemporary cuisine based on quality products. Its Raw Bar never runs out of ways to present the freshest raw fish, joined by oysters and prestigious caviar during the festive season, not forgetting tartare or carpaccio from prime Angus. If you´re just passing through for a cocktail or two and have a sudden craving for some finger food, don’t worry, Le Carré has anticipated your whim with a specially tailored menu. Le Carré s best secret may well be its tranquil Sunday ambiance, the ideal setting for an unexpectedly NYC - style brunch with a touch of tropical magic … Le Carré’s cuisine and ambiance are nothing less than the essence of Franck´s voyage, begun at the ripe age of 17 in London´s famed, triple Michelin star Gavroche, pursued at the mythical Auberge du Père Bise in Annecy, where after 5 years he rose to the rank of second in command, a position to be followed by new, successful challenges before falling in love with St Barts. Several members of Le Carré’s team have ‘followed’ Franck Mathevet in the past. Together they offer the best guarantee for Le Carré’s relaxed yet superbly professional atmosphere. They all share a festive approach to culinary sensuality - the spirit which fosters the deliciously simple Le Carré experience, inviting the osmosis of outside and inside worlds, of a demanding clientele and the energizing serendipity of Le Carré.


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Le

Photos Kjell Langset

repaire

Le repaire Quai de la République Gustavia (+59) 0590 27 72 48 ceric3@wanadoo.fr

-D  os de Vivaneau rôti, petits légumes croquants et purée de céleri. - S alade de Langouste, sur duo de betteraves et vinaigrette aux agrumes -M  angue caramélisée, fraises de saison et tartare de fruits exotiques -R  oast fillet of red snapper with a celery purée, served with al dente baby vegetables - L obster salad on a duo of beets, with a citrus vinaigrette -C  aramelized mango, fresh seasonal strawberries and an exotic fruit tartare

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Wall House Photos Kjell Langset

Bien connu pour son inimitable chariot de dessert, le Wall House Restaurant sait également proposer, lors d’occasions spéciales, un dessert à l’assiette. A la Saint-Valentin, c’est une panna cotta qui ramène sa fraise, bras dessus, bras dessous avec un tartare fondant, un sablé breton et un pesto traditionnel… sucré ! Une touche de fruits de la Passion et voici un cocktail détonnant pour tous les amoureux.

The Wall House Restaurant may be renowned for its inimitable dessert trolley, but it equally excels in dessert plates for special occasions; such as the Valentine’s Day panna cotta, cleverly combined with a sumptuous strawberry tartare, fine Brittany shortbread and a sweet pesto! All this, with a finishing touch of passion fruit, creates a delightful, romantic concoction. Wall House

La Pointe Gustavia (+59) 0590 27 71 83 reservation@wallhouserestaurant.com

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Conchiglioni with boxfish and coppa, olive oil emulsion

Le Grain de Sel

-D  os de Mérou rôti, coulis de tomates fraîches à la vanille; purée d’Igname et Giromon -T  ourment d’amour, crème d’avocat et boule de vanille -M  ousse de carotte et langouste fumée, vinaigrette de carotte et piment végétal.

Le Grain de Sel Saline (+59) 0590 52 46 05 legraindeselsaintbarth@hotmail.fr

- F illet of roast grouper with afresh tomato and vanilla sauce, served with a yam and pumpkin purée - L ocal coconut tart, served with an avocado cream and vanilla ice cream - S moked lobster and carrot mousse with a carrot and chili pepper vinaigrette

Photos Kjell Langset

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t e l l

o n l y

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b e s t

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P l a g e d e S t J e a n - S a i n t - B a r t h e l e m y f w i - ( 5 9 0 ) 5 9 0 2 7 6 4 6 4 - w w w. n i k k i b e a c h . c o m


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B4

Photos Kjell Langset

Le

B4

Bar, Lounge, Restaurant 13, rue Samuel Sahlberg Gustavia (+59) 0590 52 45 31

Cet endroit, en plein cœur de Gustavia est devenu, en peu de temps, un lieu apprécié des visiteurs de l’île, mais aussi des résidents qui retrouvent l’ambiance paisible et souriante d’une demeure accueillante, où salon, bar, restaurant et côté jardin se confondent harmonieusement. La cuisine est à l’image de l’endroit, originale et généreuse et vous pourrez tout aussi bien y déguster une très bonne pizza, sur place ou à emporter, évoquer quelques souvenirs de montagne, devant d’authentiques raclettes et tartiflettes, ou savourer une tarte fine de St-jacques poêlées, façon bordelaise. Ambiance chaleureuse, cuisine soignée, souvent “Live Music”... tout est là pour vivre un agréable moment. Ouvert tous les soirs, sauf le mardi, de 18h à 1h du matin.

Located in the heart of Gustavia, B4 has quickly become a popular venue for tourists as well as residents, who find the pleasant, tranquil atmosphere most welcoming, together with the harmonious combination of its lounge, bar, restaurant and garden. The cuisine complements the setting, in being original and generous. You can either savor a Bordeaux-style fine tart of pan-fried scallops, or equally enjoy a very good pizza (to eat in or take away). You can even evoke fond memories of the mountains with an authentic ‘raclette’ (melted raclette cheese served with accompaniments), or a ‘tartiflette’ (potato gratin with roblochon cheese and lardons). A warm ambiance, creative cuisine and often live music … all the right ingredients for an enjoyable evening. Open every evening, except Tuesdays, from 6.00pm to 1.00am. www.tropical-mag.com

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Photo Tony Duarte

Cocktail Bar & Lounge Restaurant Le Carré d’Or, Gustavia n Tél +(590) 590 52 46 11 n info@lecarresbh.com n www.lecarresbh.com


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LE CAHIER TOURISME TOURIST GUIDE

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Tourist guide

Le cahier tourisme

hello-stbarth.com Hello-StBarth! Le magazine Tropical et Hello-Stbarth.com vous offrent ce “cahier tourisme”, issu de leur partenariat. Hello-Stbarth.com vous présente les informations nécessaires pour organiser votre séjour, envisager vos activités, pour découvrir l’île sous tous ses aspects mais également des articles pour garder le contact et le lien avec cet esprit si particulier de St Barth. Retrouvez toutes les informations et entrez directement en contact avec les professionnels du tourisme, pour un hébergement, un restaurant, la location d'une voiture… Vous retrouverez le Tropical Magazine en visitant le portail www.hello-stbarth.com. Alors, bienvenue à St.Barth, avec Tropical et Hello-StBarth.com. Hello St. Barts! Tropical Magazine and Hello-Stbarth.com are pleased to present these tourist guide. Hello-StBarth.com provides information to help you organize and enjoy your stay on our island, discover all its facets, prepare your excursions and leisure activities and experience some of the special St. Barts’ spirit. Check the information and get directly in touch with St. Barts’ tourism professionals, for accommodation, eating out or to discover the island’s natural beauty. You can also find Tropical Magazine — the ideal introduction to the local lifestyle — on www.hello-stbarth.com. Welcome to St.Barts’, with Tropical and Hello-StBarth.com!

photos : JF Tricot - www.StBarthImageBank.com

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Discovering Découvrir La plage de Saint-Jean Saint-Jean est la plage centrale de St Barthélemy. C'est aussi la plus fréquentée en raison des activités nautiques proposées et de la proximité d'hôtels, de bars et de restaurants. L'hôtel Eden Rock, perché sur son rocher, sépare la plage en deux : d'un coté la piste d'atterrissage, les activités nautiques, les hôtels (Îlets de la Plage, Tom Beach, Emeraude Plage, Eden Rock) ; de l'autre une plage plus calme, quelques bateaux au mouillage et le restaurant Nikki Beach. À noter que de ce coté, les tortues sont nombreuses à se nourrir dans les grands herbiers marins. St Jean, c'est la plage idéale pour y passer la journée. Baignade de bon matin, déjeuner, sieste sur transat et de nouveau baignade. Très agréable aussi pour la pratique du sport, sa longueur permet la marche et la course à pied. Protégé par une barrière de corail, l'endroit est propice à la baignade tranquille et à la pratique de la planche à voile et du dériveur. Vous aurez aussi le loisir d'assister tout au long de la journée aux décollages des avions : la piste de l'aérogare s'achève en bord de plage. Là, les doigts de pied en éventail, vous pouvez souhaiter bon vent à tous ceux qui s'en vont… Attention, la partie de plage située dans le prolongement de la piste est dangereuse, pour observer les avions, restez sur le coté. Retrouvez les quartiers, les plages sur www.hello-stbarth.com.

Saint-Jean beach St. Jean is the most central beach on St. Barts. It is also the busiest on account of the range of water sports on offer and its proximity to hotels, bars and restaurants. Eden Rock Hotel, which is perched on top of a rock, bisects the beach. On one side there is a landing strip, plus water sports and hotels (Îlets de la Plage, Tom Beach, Emeraude Plage and Eden Rock); and on the other side there is a quieter beach with a few boats at anchor and the Nikki Beach restaurant. There are many turtles here feeding on the large beds of aquatic plants. St Jean is an ideal beach on which to spend a day - an early morning swim, lunch, a siesta in a deck chair and another swim. It is also a pleasant place for sport as it is sufficiently long for walking and jogging. It is a good spot for peaceful swimming, windsurfing and dinghy sailing as it is protected by a coral reef. You can watch planes taking off all day long as the airport runway comes to an end by the beach. As you spread your toes in the sand, you can wish “bon voyage” to those who are leaving. The area of the beach extending beyond the runway is dangerous and so aircraft should be watched from the side. Discover more neighborhoods and beaches… on www.hello-stbarth.com.

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La plage de Colombier C’est la plus à l'ouest, tout au bout de l'île, la plus isolée, la plus discrète et la plus secrète des plages de Saint Barthélemy. Très sauvage, la plage Colombier est un havre de tranquillité. La baie est classée Réserve Naturelle Marine, zone de mouillage réglementé et de protection où les activités sont fortement contrôlées. Cette protection, finalement peu contraignante, permet aux visiteurs d'admirer une des plages les plus riches en poissons, et la plongée en apnée y est particulièrement recommandée. Mais ne rapportez rien de vos balades, pas même un coquillage, vous priveriez les équipes de la Réserve Marine d'informations précieuses sur l'état de la mer. La plage de Colombier se mérite pour peu que l'on veuille faire les choses dans les règles de l'art, c'est-à-dire marcher une bonne vingtaine de minutes le long de chemins de randonnée par le bord de mer au départ de Petite-Anse, au bout de la route de Flamands ; ou par les hauteurs, depuis le point de vue de Colombier. Mais la plupart des visiteurs y accèdent par la mer, amarrant leur bateau aux bouées installées par les équipes de la Réserve Marine, un dispositif permettant de protéger les herbiers, source de la vie sous-marine. Vous pourrez aussi découvrir la seule habitation de la baie, à l’architecture originale datant du début des années 1960, en vous souvenant que si Saint-Barthélemy est devenue ce qu'elle est, c’est en grande partie grâce à l'ancien propriétaire des lieux, un certain Rockefeller… Retrouvez les quartiers, les plages sur www.hello-stbarth.com.

Colombier beach This is the most isolated, hidden and secret beach on St. Barts and is located to the extreme west of the island, at its very tip. Colombier beach is very wild and is a haven of peace. The bay is Natural Marine Reserve with protected and regulated mooring, and all activity is strictly monitored. All things considered, this protection is not too intrusive and allows visitors to admire a beach with one of the greatest number of fish on the island - snorkeling is thus highly recommended. But don’t bring back even so much as a shell from your walks as this would deprive the marine reserve teams of valuable information concerning the state of the sea. A certain degree of effort is required to get to Colombier beach. A 20-minute walk either along the coastal trails starting out from Petite-Anse at the end of the road to Flamands, or from above from the Colombier view point. However, most visitors approach from the sea and moor their boats to the buoys installed by the Marine Reserve as a measure to protect the aquatic plants which provide a habitat for marine life. You can also see the only dwelling in the bay with its unusual architecture dating back to the early 1960s, bearing in mind that St. Barts became what it is today largely due to the house’s former owner – a certain Mr Rockerfeller. Discover more neighborhoods and beaches… on www.hello-stbarth.com

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Climat Climate Le climat de St-Barth est tropical sec. Il se caractérise par de faibles écarts de température et une chaleur presque constante d’environ 28° en moyenne en hiver (novembre à avril) et un peu plus chaud en été. L’hiver est de façon générale plus venté et reste peu pluvieux. La météo est donnée chaque jour par les radios locales. La météo marine est affichée à la capitainerie et au poste de police. St. Barts has a dry tropical climate. It is warm all year round with little variation in the temperature, which hovers near 28° C (80°F) in the winter (November through April) and slightly warmer in the summer. There is more wind during the winter months and still a small amount of rain. Local radio stations provide daily weather reports, and ocean conditions are posted at the Harbor Master’s office and at the municipal police station.

Hotel de la Collectivité Town hall

Comité du Tourisme Tourism Committee

La Pointe Gustavia BP 113 - 97098 St Barthélémy 0590 29 80 40 www.comstbarth.fr

1, Quai du Gal de Gaulle Gustavia 0590 27 87 27 www.saintbarth-tourisme.com

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Réserve naturelle Natural Reserve Les fragiles écosystèmes naturels requièrent toutes les attentions de l'équipe en charge de la préservation, comme celle de chacun d'entre nous. Les gestes les plus simples nous permettront de continuer à observer des fonds coraliens riches, des tortues, des oiseaux… Certaines zones sont plus sensibles et bénéficient d'une protection particulière; zones de reproduction, de ponte ou d'observation. Elles sont indiquées sur la carte. Pour plus d'information, rendez-vous aux bureaux de la réserve naturelle à Gustavia, au dessus de l'Office du Tourisme. Fragile natural ecosystems require all of us to pay attention, not only the team of Reserve wardens. It is not hard to be respectful of nature, not littering, not damaging plants etc., so that we may continue to enjoy the coral reefs, beds of seagrass, turtles, nesting birds… Be watchful of some particularly sensitive areas, where animals mate and hatch their Eggs. For more information, contact the office of the Natural Reserve in Gustavia, just above the Tourist Office. Réserve naturelle de Saint-Barthélemy BP 683 - 97099 Saint-Barthélemy cedex Phone - Fax : 05 90 27 88 18 Cell : 06 90 31 70 73 resnatbarth@wanadoo.fr www.reservenaturellestbarth.com

Wall House Museum La Pointe - Gustavia 05 90 29 71 55. Documents, photos, objets, et gravures historiques vous plongeront dans notre histoire, allant de la naissance de "Ouanalao", au XXème siècle, en passant par l’époque suédoise. Documents, photographs, objects and prints offer a dip into the history of the island, from its early days as "Ouanalao", through the Swedish era (amongst others), until the island of today.

Musée du coquillage Sea Shell Museum Corossol, 05 90 27 62 97 - sur demande / on demand. La deuxième collection privée de coquillages au monde. Plus de 9 000 pièces des grandes familles de coquillage venant de tous les coins du monde. This Sea Shell Museum boasts the second largest private collection in the world. Over 9,000 different sea shells, gathered from the four corners of the globe

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Venir Getting there

PAR MER BY SEA Accès au port Entering the port L’accès au port doit s’effectuer par le chenal balisé qui débute entre Gros Ilets et la pointe de Corossol. Boats enter the port of Gustavia by passing between Gros Ilets island and Corossol point.

Formalités d’entrée Entrance formalities Le bateau, 30 min avant son arrivée dans le port, doit prévenir la Capitainerie par VHF canal 12. Sitôt arrivé, le capitaine doit effectuer immédiatement sa déclaration d’entrée. Se munir des documents du bateau et de tous les passeports équipage et passagers. 30 minutes before arriving at the port, boats must contact the Harbor Master’s office on VHF channel 12. Immediately upon arrival, the captain should proceed directly to the office, bringing the boat’s registration document and a passport for each passenger and crew member.

Places à quai At the dock 80 postes à quai pour bateaux jusqu’à 60 m (+24 en 2012) ; des bornes diffusent électricité (125 ampères en 220 et 380 volts, 60 périodes) et eau potable. 14 places de mouillage à l’intérieur du port (jusqu’à 25 m). A l’extérieur, plus de 100 possibilités de mouillage "abrité" pendant les alizés. Les tarifs sont raisonnables, avec une augmentation de 50 % entre le 01/12 et le 31/03. 80 dockside berths for boats up to 180 ft long (+24 in 2012), with water and electricity available (125 amp in 220 and 380 volts, 60 periods). 14 mooring buoys available inside the harbor (boats up to 75 ft). Outside the harbor, more than 100 moorings are available. Fees are fairly reasonable, with a slight increase during the winter season. Highest at Christmas and New Year.

Capitainerie Harbor Master’s office ouvert tous les jours de 7h à 17h30 office hours: daily 7:00 am -5:30pm 0590 27 66 97 - port@comstbarth.fr http://clairances.portdegustavia.com/

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Navettes maritimes Island shuttle services Plusieurs liaisons quotidiennes St-Barth/St-Martin. Several daily connections between St. Barts and Saint-Martin Voyager 05 90 87 10 68 - www.voy12.com Great Bay Express 0590 524 506 - www.sbhferry.com

Charters privés Private boat charter Master Ski Pilou 05 90 27 91 79 - cell. 06 90 61 37 07 Yannis Marine 05 90 29 89 12 - cell. 06 90 59 01 51 Ocean Must 05 90 27 62 25

Accastillage Marine supplies Shipchandler du Port Franc (Gustavia) 05 90 27 86 29


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PAR AIR BY AIR Le voyage s’effectue en deux temps, soit avec une escale à Pointe-à-Pitre puis 50mn de bi-moteur, soit avec une escale à St-Martin et 10mn d’avion. St. Barth est également desservie par des compagnies privées au départ des iles d’Anguilla, Antigua, St Kitts, Nevis, Puerto Rico et autres. You can travel either via Pointe-à-Pitre to catch a 50min connecting flight, or via Sint-Maarten for a 10min connecting flight. Saint Barth is also served by private airlines from Anguilla, Antigua, Saint Kitts and Nevis, Puerto Rico and many others.

Formalités d’entrée Immigrations

Compagnies locales Local airlines

Les ressortissants de la CEE doivent être porteurs d'un passeport. Les citoyens des autres pays, y compris USA et Canada, doivent se munir d’un passeport en cours de validité et d’un billet de retour. Les étrangers nécessitant un visa Schengen pour la zone Europe doivent avoir une extension pour les Départements et Territoires d'Outre Mer. Aucune vaccination n’est obligatoire.

Air Antilles Express 05 90 29 62 79 Air Caraïbes (St Barth) 05 90 87 14 80 Air CaraÎbes (St Martin) 05 90 51 03 03 St-Barth Commuter 05 90 27 54 54 Winair 05 90 27 61 01

European Union citizens must possess a valid passport. American, Canadian and other foreigners require a valid passport and a return-ticket. All foreign citizens who are required to have the Schengen visa for Europe, must also have an extension for French Overseas Departments and Territories. No vaccinations are required.

Animaux Pets Réglementation animaux Chats et chiens (Europe) : Vaccin contre la rage. Certificat sanitaire. Identification (tatouage ou puce électronique). Cats and dogs from Europe: Antirabbic vaccine. Veterinarian health record. Identification (by microchip or tattoo). Cats and dogs from USA: Antirabbic vaccine. Veterinarian health record.

St. Barth est également desservie par des compagnies privées au départ des iles d’Anguilla, Antigua, St Kitts, Nevis et autres. St. Barts is also served by private airlines from Anguilla, Antigua, St. Kitts and Nevis and many others. TradeWind Aviation - 203 267 3305 within the US 800 376 7922

Compagnies internationales International airlines (sxm) Air France 0820 820 820 KLM 0810 556 556 / 0599 545 57 74 Liat 1 888 844 / 011 599 545 2403 Delta Air Lines 212 956 5900 Air Continental 00 599 545 24 44 American Airlines 05 90 87 70 40 Air Canada 05 90 21 12 77 Air CaraÎbes (St Martin) 05 90 51 03 03 Corsair/Nouvelles Frontières 0825 000 825

Aéroport - Airport Accueil 05 90 27 65 41 Tour de contrôle 05 90 27 65 33 aeroport@comstbarth.fr Codes aéroports Airport codes Saint-Barthélemy - SBH Sint Maarten Princess Juliana - SXM Paris-Roissy - CDG Paris-Orly - ORY New-York - JFK / EWR / LGA Guadeloupe Pôle Caraïbes - GPE

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Getting around Se déplacer Taxis Taxis Aéroport 05 90 27 75 81 Gustavia 05 90 27 66 31

Location de scooter et Quad Scooter & quad rentals Barth'loc rental 05 90 27 52 81 Chez Béranger 05 90 27 89 00 Fun Motors Jpf 05 90 27 70 59 Meca Moto 05 90 52 92 49 Rent Some Fun 05 90 27 54 83 Tropic’all rent 05 90 27 64 76 St-Barth Adventure 05 90 27 62 25

Location de voiture Car rentals Alamo National 05 90 29 60 12 Avis 05 90 27 71 43 Barth’loc rental 05 90 27 52 81 Budget 05 90 27 66 30 Chez Béranger 05 90 27 89 00 Crazee Ride 05 90 27 64 76 Cool Rental 05 90 27 52 58 Europcar 05 90 27 73 33 Gumbs rental 05 90 27 75 32 Gust 06 90 41 66 72 Hertz 05 90 27 71 14 Island car rental 05 90 27 70 01 Maurice car rental 05 90 27 73 22 Platinum St-Barth 06 90 13 99 44 Soleil Caraïbe 05 90 27 67 18 Ti L’auto 05 90 27 85 39 / 27 47 80 Top Loc 05 90 29 02 02 Tropic’all rent 05 90 27 64 76 Turbé car rental 05 90 27 71 42 Welcome car rental 05 90 51 16 40

Stations service Gas stations Station service de l’aéroport - St-Jean - 24/24 (no AmEx): tel. 05 90 27 50 50 Station service du centre - Lorient: tel. 05 90 27 62 30

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Activities Activités Randonnées sur l’île Hiking trails Easy Time 06 90 63 46 09 Découvrez l'île autrement ; par ses sentiers le long de la côte ou sur les crêtes en haut des mornes pour des points de vue inoubilables, la faune, la flore et la culture. Another way of discovering the island, hiking along the seashore or over the hillside panoramas, admiring the flora and fauna, witnessing some cultural highlights.

Location de bâteaux Boat rental Bosco Yacht 06 90 40 17 07 Blue Escape FWI 06 90 58 18 86 Catasailing 05 90 85 06 58 Coté Mer 05 90 27 91 79 Fun Sea'stem 06 90 75 03 40 Jicky Marine Service 05 90 52 23 74 Kudeta 06 90 57 65 60 Lil'e 0690 71 85 04 Lone Fox 06 90 33 26 85 Master Ski Pilou 05 90 27 91 79 Nautica fwi 05 90 27 56 50 Ne Me Quitte Pas 0690 45 54 12 Océan Must 05 90 27 62 25 St Barth Sailing 05 90 29 02 02 St Barth Sailor 0690 18 60 66 Top Loc 05 90 29 02 02

Plongée Scuba diving Big Blue 06 90 35 86 35 La Bulle 06 90 77 76 55 Ouanalao Dive 06 90 63 74 34 Plongée caraïbes 05 90 27 55 94 Splash 06 90 54 75 98 St Barth Plongée 06 90 41 96 66


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FlyBoard Flyboarding Jet Ski Tour 06 90 59 66 06

Jet Ski Jetskiing Jet Ski Tour 06 90 59 66 06 Jet World 06 90 11 45 77 Jicky Marine Service 05 90 52 23 74 Mat Nautic 06 90 49 54 72

Windsurf Windsurfing Carib Waterplay 06 90 61 80 81 Wind Wave Power 05 90 27 82 57

Après dîner… After dinner…

Kitesurf Kitesurfing

Une sélection de lieux pour danser, écouter de la musique, finir une soirée entre amis, ou... bien la commencer.

À pratiquer dans le lagon de Cul de Sac. Pour des cours d’initiation ou de perfectionnement: 7ème ciel kitesurf school (Enguerrand) 06 90 692 690.

A selection of places to go for dancing, listening to music, chatting with friends after dinner… or to get your evening off to a good start.

The best spot is Cul de Sac. Courses for beginners and advanced kite surfers: 7ème Ciel Kitesurf School (Enguerrand), call 06 90 692 690.

Patrick Laplace 06 90 59 15 87 Jicky Marine Service 05 90 52 23 74 Blue Escape FWI 06 90 58 18 86

Gustavia Bête à Z’Ailes (BAZ Bar), live music 05 90 29 74 09 Le Carré, lounge attitude 05 90 52 46 11 Le Select Bar, the authentic 05 90 27 86 87 The Strand, champagne lounge 05 90 27 63 77 Ti Zouk K’Fé, creole spirit 05 90 27 90 60 Voyageur Lounge, 06 90 75 10 13 St-Jean La Plage, bar on the beach 05 90 52 81 33 Pointe Milou Le Ti St-Barth, let's party! 05 90 27 97 71

Surf Surfing

Discothèques Night clubs

Reefer Surf Club 06 90 76 84 70

Le Yacht Club - Gustavia 05 90 27 86 39

Wakeboard Wakeboarding A.R.A Wake 06 90 67 07 10

Pêche Deep sea fishing

Sous la mer... Under the sea… Yellow Submarine 0590 52 40 51 Blue Explorer 06 90 38 11 24

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Manifestations

2012–2013

NOVEMBRE 12 09-11 - Piteå Day, Commémoration du jumelage de St Barth et Piteå (ville suédoise). Animations sur la plage de Public. Marathon suédois "Gustavialoppet". 14-18 - St Barth Cata-Cup - L’événement incontournable de la Caraïbe en catamarans de sport - Plage de St Jean. DECEMBRE 12 12-22 - Village de Noël à Gustavia. 31 - Nouvel An - Animation musicale Quai Gal de Gaulle, Gustavia, feu d’artifice à minuit. 31 - New Year’s Eve Regatta - Régate amicale autour de l’île, ouverte aux grands yachts pour le nouvel an. JANVIER 13 13-26 - Festival de musique – Concerts de Jazz et musique de chambre dans les églises de Gustavia et Lorient avec des artistes de renommée internationale. FéVRIER 13 1-3 - St Barth Fun Cup 8-12 - Carnaval - Mardi Gras, parade costumée ouverte à tous dans les rues de Gustavia. 13 - Fin du Carnaval. "Mort" de Vaval, Roi du Carnaval, sur le bûcher plage de Shell Beach. MARS 13 28-31 - St Barths Bucket Regatta & airshow - 4 jours de régates amicales autour de Saint-Barthélemy et regroupant certaines des plus grandes et prestigieuses unités au monde. AVRIL 13 08-13 - Les Voiles de St-Barth - 6 jours de régates avec les plus beaux voiliers du monde, des yachts classiques aux maxi yachts. Animations sur les quais, concerts. 17-21 - Festival du Livre - intervention d'auteurs dans les écoles, lectures de textes et poésies, ateliers divers, dédicaces et bourse aux livres. 25-30 - Festival du Film Caraïbes - 6 jours de présentation de films sur le bassin et la culture des Caraïbes. MAI 13 01 - Enjoy St Barth Bartender Challenge 03-05 - West Indies Regatta : 3 jours de régates entre "Carriacou sloop", voiles traditionnelles caribéennes. 10-18 - Festival de théâtre : représentations théâtrales regroupant la compagnie locale SB Artists et des artistes des îles voisines et de la Métropole. JUIN 13 15 - Caribbean Football Stars Tour - Match de gala entre des pros et ex-pros du football et une sélection de SaintBarthélemy. 21 - Fête de la musique - animation sur les quais.

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JUILLET 13 01-07 - Goût de St Barth - Festival international de Cuisine. 14 - Fête Nationale - Feu d’artifices et bal - Gustavia. 15 - Fête de la Collectivité 27 au 17 août - St Barth Family Festival - concerts, DJs. 28-29 - Fête des Quartiers du Nord, animation, spectacles, danses, loterie et bal public, ASCCO/Colombier. AOÛT 13 03-04 - Fête des quartiers du Vent : concours de pêche, régates, jeux divers, musique, volley ball, danses, loterie et bal public - Village de Lorient. 05-15 - St-Barth Summer Sessions - nombreux concerts dans différents restaurants. 05-17 - Shopping Festival. 15 - Fête du quartier de Public 14-17 - SB JAM Musik Festival - Concerts de musiques caribéennes. 18 - Fête de Gustavia 24 - Fête de St Barthélemy - Commémoration du Saint Patron de l’île. Cérémonies officielles, régates, animations, feux d’artifice et bal public - Quai Gal de Gaulle, Gustavia. 25 - Saint Louis, fête de la Mer - Animations, concours, régates, jeux, danses et bal public - Village de Corossol. OCTOBRE 13 16-17 - Fête de l’Anse des Cayes, Jeux, concours, animations organisés dans le village de l’Anse des Cayes. NOVEMBRE 13 08-10 - Piteå Day, Commémoration du jumelage de St Barth et Piteå (ville suédoise). Animations sur la plage de Public. Marathon suédois "Gustavialoppet". …


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Events

2012–2013

NOVEMBER 12 09-11 - Piteå Day, commemoration of twinning between Saint-Barth and the Swedish town of Piteå, various events Beach of Public. Swedish Marathon "Gustavialoppet" 14-18 - St Barth Cata-Cup - One of the Caribbean’s leading events for sport catamaran racing - St Jean beach. DECEMBER 12 12-22 - Christmas village in Gustavia 31 - New Year’s Eve, live music, fireworks at midnight, special menus and events in various restaurants Gustavia. 31 - New Year’s Eve Regatta - a friendly sailing contest around the island, open to all large yachts. JANUARY 13 04-27 - St Barts Music Festival - Jazz and chamber music concerts in the churches of Gustavia and Lorient with internationally acclaimed artists. FEBRUARY 13 1-3 - St Barth Fun Cup 8-12 - Carnival - Mardi Gras - Costume parade open to all and sundry in the streets of Gustavia. 13 - Ash Wednesday - Final day of the Carnival, parade to Shell Beach, where Vaval, the King of Carnival goes up in flames. MARCH 13 28-31 - St Barths Bucket Regatta & airshow - Friendly sailing race around the island with the participation of some of the finest large yachts in the world. APRIL 13 08-13 - Les Voiles de St-Barth - 6 days of regattas with the nicest sailing boats of the world, classic yachts to maxi yachts. 17-21 - Book Fair - Authors presentations in schools, reading of texts and poems, miscellaneous workshop, book signings and second-hand book exchange. 25-30 - Caribbean Film Festival - 6 days of films centered around the Caribbean and its culture. MAY 13 01 - Enjoy St Barth Bartender Challenge 03-05 - West Indies Regatta - "Carriacou sloop" traditional boats regattas. 10-18 - Theatre Festival - A series of productions performed by the SB Artist association and theater groups from neighboring islands and France. JUNE 13 15 - Caribbean Football Stars Tour - Gala soccer match between professionals/former professionals and a St.Barts team. 21 - Music festival on the quays

JULY 13 01-07 - Goût de St Barth - international Cuisine Festival. 14 - Bastille Day - fireworks and public ball - Gustavia. 15 - St Barth Collectivité festival 27 to Aug 17 - St Barth Family Festival - DJ's 28-29 - Northside Festival - games and competitions, music, performances, dancing - Colombier. AUGUST 13 03-04 - Windward Festival - Fishing competition, sailing races, games, music, ballroom dancing - Lorient Village. 05-15 - St-Barth Summer Sessions - Concerts in many restaurants. 05-17 - Shopping Festival 15 - Festival in Public 14-17 - SB JAM Musik Festival - Caribbean music concerts. 18 - Gustavia Festival 24 - St-Barthélemy Festival - In honor of the island’s patron saint. Ceremonies, boat races, dancing, fireworks - Gustavia. 25 - Saint Louis Festival - Performances and competitions, boat races, lottery, dancing - Corossol Village. OCTOBER 13 16-17 - Anse des Cayes Festival, games, varied events, ballroom dancing. NOVEMBER 13 08-10 - Piteå Day, commemoration of twinning between St Barts and the Swedish town of Piteå, various events Beach in Public. Swedish Marathon "Gustavialoppet" …

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Make It a Pleasure Trip

Ahmosis

Reservation Airport tel 0590 27 66 30 - St Jean Office tel 0590 29 62 40 Fax 0590 29 12 29 Email budgetsaintbarth@wanadoo.fr - www.st-barths.com/budget


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Association des hôteliers 1. AUBERGE DE LA PETITE ANSE Tél.: (+590) 05 90 27 64 89 apa@wanadoo.fr www.auberge-petite-anse.com

9. MANAPANY COTTAGES & SPA Tél.: (+590) 05 90 27 66 55 reservation@lemanapany.com www.lemanapany.com

16. HôTEL LE TOINY Tél.: (+590) 05 90 27 88 88 contact@letoiny.com www.letoiny.com

2. CHRISTOPHER ST BARTHS Tél.: (+590) 05 90 27 63 63 reservations@hotelchristopher.com www.hotelchristopher.com

10. NORMANDIE HôTEL Tél.: (+590) 05 90 27 61 66 contact@normandiehotelstbarts.com www.normandiehotelstbarts.com

17. TOM BEACH HôTEL Tél.: (+590) 05 90 27 53 13 tombeach@wanadoo.fr www.tombeach.com

3. EDEN ROCk - ST BARTHS Tél.: (+590) 05 90 29 79 99 info@edenrockhotel.com www.edenrockhotel.com

11. LES ONDINES SUR LA PLAGE Tél.: (+590) 05 90 27 69 64 les.ondines@orange.fr www.stbarth-lesondineshotel.com

18. TROPICAL HôTEL Tél.: (+590) 05 90 27 64 87 tropicalhotel@wanadoo.fr www.tropical-hotel.com

4. FLEUR DE LUNE Tél.: (+590) 06 90 56 59 59 stbarth.prestigeservices@gmail.com www.saintbarthgitefleurdelune.com

12. SALINES GARDEN COTTAGES Tél.: (+590) 06 90 41 94 29 contact@salinesgarden.com www.salinesgarden.com

19. VILLAS HôTEL DU LAGON Tél.: (+590) 06 90 56 10 03 dpignet@gmail.com www.st-barth.to

5. HôTEL CARL GUSTAF & SPA Tél.: (+590) 05 90 29 79 00 reservation@hotelcarlgustaf.com www.hotelcarlgustaf.com

13. LE SERENO Tél.: (+590) 05 90 29 83 00 info@lesereno.com www.lesereno.com

20. VILLA LODGE 4 éPICES Tél.: (+590) 05 90 87 68 68 info@villalodge4epices.com www.villalodge4epices.com

6. HôTEL GUANAHANI & SPA Tél.: (+590) 05 90 27 66 60 reservations@leguanahani.com www.leguanahani.com

14. SIBARTH VILLA RENTALS Tél.: (+590) 05 90 29 88 90 villas@sibarth.com www.sibarth.com

21. EDEN ROCk VILLAS RENTAL Tél.: (+590) 05 90 29 79 99 info@edenrockhotel.com www.edenrockhotel.com

7. LES ÎLETS DE LA PLAGE Tél.: (+590) 05 90 27 88 57 ilets-plage@wanadoo.fr www.lesilets.com

15. ST BARTH PROPERTIES Tél.: (+590) 05 90 29 75 05 villas@stbarth.com www.sbpeurope.com

22. HôTEL VILLAGE ST-BARTH Tél.: (+590) 05 90 27 61 39 reservations@villagestjeanhotel.com www.villagestjeanhotel.com

8. SAINT BARTH ISLE DE FRANCE Tél.: (+590) 05 90 27 61 81 hotel@isle-de-france.com www.isle-de-france.com Association des Hôteliers Cell. +590 (0)6 90 56 10 03 contact@hotelsofstbarth.org www.hotelsofstbarth.org

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Flamands 2

Anse des Cayes

Pointe Milou 9

Lorient 17

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Petit Cul de Sac

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Toiny

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Gustavia

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Cul de Sac

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St Jean

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Salines

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ANSE DES CAYES Chez Yvon 05 90 29 86 81 Le Fellini - Hôtel Manapany 05 90 27 66 55 CUL DE SAC Bartolomeo - Hôtel Guanahani 05 90 27 66 60 Indigo - Hôtel Guanahani 05 90 27 66 60 O’Corail 05 90 29 33 27 Restaurant des Pêcheurs (le) - Le Sereno 05 90 29 83 00 COLOMBIER Bananiers (les) 05 90 27 93 48 Petite Colombe (la) 05 90 27 95 27 COROSSOL Régal (le) 05 90 27 85 26 Saintoise (la) - pizzas to go - 05 90 27 68 70 FLAMANDS Case de l’Isle (la) - Hôtel Isle de France 05 90 27 61 81 Langouste (la) 05 90 27 63 61 PaCri 05 90 27 65 01 Wishing Well (Chez Rolande) 05 90 27 51 42 GUSTAVIA B4 (le) 05 90 27 60 28 Bête à Z’Ailes (BAZ) 05 90 29 74 09 Bagatelle 05 90 27 51 51 Bonito (le) 05 90 27 96 96 Carambole (la) 05 90 27 90 05 Carré (le) 05 90 52 46 11 Crêperie (la) 05 90 27 84 07 Dõ Brazil (le) 05 90 29 06 66 Eddy’s Restaurant 05 90 27 54 17 Entr’acte (l’) 05 90 27 70 11 Entre-Deux (l') 05 90 27 89 70 Harbour St Barth 05 90 29 52 24 Island Flavors 06 90 55 93 49 Isola (l’) 05 90 51 00 T. 05 Oubli (le bar de l’) 05 90 27 70 06 Petite Colombe (la) 05 90 27 88 62 Pipiri Palace (le) 05 90 27 53 20 Repaire (le) 05 90 27 72 48 Route des Boucaniers (la) 05 90 27 73 00 Select (le) 05 90 27 86 87 Spam To Go 05 90 27 88 24 St Barth Café 05 90 27 63 13 Strand (the) 05 90 27 63 77 Ti Zouk K’Fé (le) 05 90 27 90 60 Victoria's - Hôtel Carl Gustaf 05 90 29 79 00

Vietnam (le) 05 90 27 81 37 Wall House 05 90 27 71 83 LORIENT Bouchon (le) 05 90 27 79 39 Jojo Burger 05 90 27 50 33 La Table de Jules 05 90 29 76 78 Petite Colombe (la) 05 90 29 74 30 Portugal à St-Barth (le) 05 90 27 68 59 Sushi Bar 05 90 29 76 78 Wok (le) 05 90 27 52 52 LURIN Santa Fé 05 90 27 61 04 PUBLIC Maya’s Restaurant 05 90 27 75 73 SAINT-JEAN Bistroy (le) - Absolutely Wine 05 90 52 20 96 Chez Joe (Snack Aéroport) 05 90 27 71 40 Glacier (le) 05 90 27 71 30 Hideaway (the) - Chez Andy - 05 90 27 63 62 Jardin (le) 05 90 27 73 62 Kiki é Mo 05 90 27 90 65 Maya’s To Go 05 90 29 83 70 Nikki Beach 05 90 27 64 64 On The Rocks - Hôtel Eden Rock 05 90 29 79 99 Plage (la) 05 90 52 81 33 Piment (le) 05 90 27 53 88 Rôtisserie (la) 05 90 29 75 69 Sand Bar - Hôtel Eden Rock 05 90 29 79 99 Le Sayolita 05 90 TOINY Le Gaïac - Hôtel Le Toiny 05 90 27 88 88 SALINES L'Esprit - Jean-Claude Dufour 05 90 52 46 10 Grain de Sel (le) 05 90 52 46 M&P Meat & Potatoes 05 90 51 15 98 POINTE MILOU Le Ti St-Barth 05 90 27 97 71 PETIT CUL DE SAC Z'Antillais 05 90 27 88 32 à DOMICILE - AT HOME Yo Sushi Mania 06 90 65 12 55 Saintoise (la) - pizzas - 05 90 27 68 70

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Infos pratiques Pratical information Decalage horaire Time differences Par rapport à la métropole, il est 6 heures plus tôt à St-Barth l’été et 5 heures plus tôt l’hiver. St-Barth est à l’heure de New York pendant l’été et une heure plus tard l’hiver. In summer, St. Barts is on Eastern Daylight time. In winter, it is on Atlantic Standard Time. In relation to Europe, St. Barts is 5 hours behind England and 6 hours behind the rest of Europe in summer. In winter, St. Barts is 4 hours behind England and 5 hours behind the rest of Europe. In relation to the USA, St. Barts is on the same time as New York in summer and 1 hour ahead during the winter months.

Monnaie Currency La monnaie officielle est l’euro mais le dollar américain est accepté partout. La plupart des commerces acceptent les cartes de crédit, en particulier Visa et American Express en euro et en dollars. Renseignez-vous avant de procéder à vos achats. The legal tender is the European euro, but US dollars are accepted throughout the island. Most businesses accept major credit cards, notably Visa and American Express. Inquire before buying.

Eau Water Précieuse et coûteuse, l’eau provient soit de l’usine de désalinisation, soit de la récupération de l’eau de pluie sur les toits des maisons et stockée dans les citernes. Soyez aimable d’économiser l’eau. Precious and expensive, island water is provided by rainfall collected in cisternd or by the central desalinization plant in Public. Please help to conserve this rare commodity. In general, it is better to drink bottled water.

Electricité Power 220 volts - 60 hertz Comparez avec Compared to USA: 120 V - 60 Hz Europe: 220 V - 50 Hz Des adaptateurs et transformateurs sont en vente sur l’île ou disponibles dans les villas et hôtels. Adaptors and transformers are on sale on the island and generally available in villas and hotels.

LE CAHIER TOURISME TOURIST GUIDE

Clubs & services Clubs & services Lions Club 05 90 27 64 75 Rotary Club 05 90 27 66 55 Lyceum Club 05 90 29 18 33 Croix Rouge 06 90 71 91 21

Change Foreign exchange Change Caraïbes 05 90 27 57 57 Rue de la République, Gustavia

Banque Banks BDAF 05 90 29 49 23 Rue Jeanne d’Arc, Gustavia BFC Gustavia 05 90 27 62 62 Rue du Général de Gaulle, Gustavia BFC St-Jean 05 90 27 65 88 Galeries du Commerce, St Jean BNP Paribas 05 90 27 63 70 Rue du bord de mer, Gustavia BRED Banque Populaire 05 90 52 06 00 La Savane, St Jean Crédit Agricole 05 90 29 78 19 Rue Jeanne d’Arc, Gustavia La Banque Postale 05 90 27 62 00 Rue Samuel Fahlberg, Gustavia

Courrier express Express mail service DHL - Gustavia 05 90 27 61 84 Federal Express 05 90 27 51 30 UPS - Airport 05 90 27 71 76

Courrier/Poste Mail/Post Office Gustavia 05 90 27 62 00 Ouverture : lundi-mardi-jeudi-vendredi : 7h30-15h mercredi-samedi : 7h30-12h Open: Monday-Tuesday-Thirsday-Friday 7.30am-3.00pm Wednesday-Saturday 7.30am-12.00pm Lorient 05 90 27 61 35 St-Jean Les Mangliers 05 90 27 64 02 Ouverture : lundi-mardi-jeudi-vendredi : 7h30-12h30 mercredi-samedi : 7h30-11h30 Open: Monday-Tuesday-Thirsday-Friday: 7.30am-12.30pm Wednesday-Saturday: 7.30am-11.30am

Radio Radio stations Radio Saint-Barth - 100.7 FM / 98.7 FM / 103.7 FM Radio Transat - 100.3 FM / 95.5 FM Tropik FM - 97.5 FM / 104.7 FM / 104/9 FM Music FM - 88.1 FM / 93.1 FM

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Birdy is how friends call Bertrand Caizergues and Birdy Dive is how Bertrand calls his diving school, which he runs with the natural authority of 5,000 hours’ diving in Mediterranean and Caribbean waters. Regardless of whether you are a beginner or an advanced diver, Bertrand will help you get maximum enjoyment from the rich marine life and flora around St Barth. Dive classes for all levels are individually tailored and provide the utmost safety, boat-based on the comfortable Sacha. Bertrand, licensed, PADI-certified dive instructor

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Nyto, video film maker and producer, works exclusively for Birdy. On request he will film your underwater adventures or stage a submarine renewal of your marriage vows in turquoise waters, witnessed by tropical fish and turtles.

Tel : (59) 06 90 419 666 contact@st-barth-plongee.com - www.st-barth-plongee.com

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SNORKELING diving


TROPICAL ST BARTH magazine 2012-2013  

Tropical St Barth is a lifestyle magazine made in the island of St-Barths, french west indies. articles about the Saint-Barths way of life,...

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