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Carnet

Guy Trajectoire personnelle rue Haute-place Poelaert. Comme tous les marolliens, je vois, je vis le Palais de Justice. Cette présence énorme qui en a fait, historiquement, souffrir plus d’un.

Il se fait que dans mon itinéraire de vie, je dois m’adresser à la justice. Et moi (vieux) gauchiste, d’admettre que j’ai ce privilège de vivre dans un état de droit. Ce qui n’est pas le cas partout ailleurs. Qualités et défauts compris.


J’avais investi le Palais en tant que «cultureux». Avec ma «deuxième maison», le Théâtre Les Tanneurs. La culture s’installe dans ce lieu. Ça humanise le «monstre».

Béa après vingt-sept (27) ans. Nous n’avons jamais du fréquenter les avocats. Et pour une relation amoureuse de neuf (9) mois, je dois envoyer une invitation au Palais de Justice.

Et j’ai écrit que, comme en amour - ma première fois -, je suis justiciable. Je ne m’étendrai pas beaucoup sur ma petite affaire. Il se fait que j’ai quitté «ma»

Je dois faire valoir ma propriété intellectuelle et mes droits d’auteur. Mais je ne m’étendrai pas sur cette histoire moche (mes «feux de l’amour et même carbonisé).

Flash-info: Les Feux de l’Amour (2010ème épisode) C’est Christelle...qui découvre, stupéfaite, que ça meilleure amie, Noémie, a acheté la même robe qu’elle. Rage noire de femme! La ménagère (de plus de cinquante ans) qui regarde ça en repassant, a déjà failli cramer une chemise de son mari.

Mais Christelle, sait que contrairement à elle, Noémie ne fait pas des “choses” à son mec. Tension. Suspense. Que va-t-il se passer? Collateral damage?! Dans cette adversité, j’ai eu l’occasion de rencontrer des gens on ne peu plus corrects. Il y a déjà mes soutenants de base («ma Béa» entre autres) et tous ceux que j’ai rencontré


(glané) ces dernières années. J’appelle ça, au second degré, mes nouveaux actionnaires pour ma petite entreprise. C’est rassurant dans cette période où nous constatons un «abaissement de la norme». Déjà, en atterrissant dans les Marolles en juillet 2003, j’avais la sensation de revenir à une de mes bases. Ma vie d’adulte avait démarré en lutte contre la

bruxellisation. Les Marolles, lieu de haute lutte en la matière. Et un lieu riche de 112 ou 117 nationalités. Selon les estimations. Une véritable richesse pour moi, où ma créativité peut s’exercer pleinement et qui consiste à mettre les autres en valeur. Deuxième base, le féminisme. Ma première fois où j’étais

payé pour ma photographie, c’était la première journée de la femme au Passage 44. Le 11 novembre 1972, j’avais vingt ans. Et je travaillais pour le compte du Front de Libération de la Femme! Ca ferait rire certains, mais il se fait qu’en ce moment, c’est le retour des forces obscures. Tentative de retour aux bonnes vieilles et saines valeurs. Style: les anti-avortements, les «purs et les durs». Mais je terminerai

positivement, et justement. Quasiment une consécration, j’ai l’honneur et la fierté d’être défendu par une femme. La déontologie, la rigueur et la maîtrise. Le désir de bien faire. Avec une qualité qu’on apprend pas à l’université, la qualité d’écoute. Et j’ai même droit à la touche romantique. Elle se prénomme Isa Dora...


Je suis en dépression «postaccouchement», c’est quelque part un moment délicieux. Et toi, en tant que femme, je ne vais pas te faire un dessin. Même si ma 17ème (en 7 ans) s’est faite en grandes douleurs. (j’ai du ouvrir mes canons, et sus, au politiquement correct) Maintenant, pleinement, je vis ce moment très intime. Je te raconterai. «Un homme est une femme comme les autres» Dans ma vie, j’ai toujours été bien entouré par de joyeuses combattantes.

Très compliquées, et même, très infernales. (voir ma dernière livrée) Et que, pour certaines, je ne possédais pas. Je ne te possède pas. Je respecte ton désir de t’offrir une belle deuxième vie. Et je préfèrerais te le dire en vis à vis. Déjà que les forces obscures sont de retour et nous écoutent... (et je ne suis pas un parano...) Mais peut-être que le mot «amour», rien qu’au téléphone, serait un indice de

terrorisme pour eux. J’aurais droit à plein de Messieurs Smith dans ma rue Haute. Avec lunettes noires et oreillettes! Fais bien attention à toi. Protège toi. Je ne veux pas te perdre. Tendresse. Guy PS: demain, j’ai 60 ans (moins deux). J’ai, cette fierté, d’être toujours vivant.



"Marolles: Trajectoires, identités, territoire" Livret 6