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Dix beaux villages du Quebec

RECHERCHES ET RÉDACTION : JOHANNE LANDRY

Le Québec peut s’enorgueillir d’une multitude de beaux villages qui déploient leurs charmes au cœur d’une nature souvent spectaculaire. En voici dix, particulièrement pittoresques, tous membres de l’Association des plus beaux villages du Québec.

TOURISME BAS ST-LAURENT

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ondée par Jean-Marie Girardville, l’Association des plus beaux villages du Québec s’est inspirée de l’Association des plus beaux villages de France pour former un réseau de municipalités à caractère rural, dont une partie du territoire renferme un noyau villageois représentatif de l’occupation humaine sur le territoire de la province, tant dans ses aspects géographique et historique que culturel. Ils présentent des ensembles authentiques et harmonieux du patrimoine naturel, humain et architectural tout en formant un paysage de grande qualité. Quelque 38 villages en sont membres. L’Association des plus beaux villages du Québec, qui souligne cette année ses 20 ans d’existence, compte notamment sur la présence de près de 3 000 journalistes à l’occasion de la tenue du G7 dans Charlevoix pour mousser la qualité du patrimoine bâti si bien conservé dans les différents villages de Charlevoix, souligne Jules Savoie, directeur général de l’Association. L’Association des plus beaux villages du Québec fait aussi partie de la Fédération des plus beaux

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villages de la Terre. « Depuis 2012, il existe un comité des procédés étrangers créé au Québec grâce au soutien du ministère du Tourisme qui établit des ponts entre tous les pays membres de la Fédé­ ration. Nous recevons de nombreuses délégations de journalistes et de diplomates de tous les pays membres et nous organisons des tournées de villages pour faire découvrir le patrimoine bâti et les paysages qui l’abritent. Qui plus est, conformément aux statuts et règlements de la Fédération, le président de l’Association des plus beaux villages du Québec deviendra, de facto, le président de la Fédération des plus beaux villages de la Terre pour 2018 et 2019, un terme de deux ans, ce qui aura pour effet d’accentuer la mise en vitrine du Québec auprès des pays membres », explique Jules Savoie. Nous remercions l’Association des plus beaux villages du Québec sur le site de laquelle nous avons puisé quelques descriptions de ces lieux uniques ainsi que les associations touristiques de chacune des régions concernées qui nous ont fourni informations et photos.


Sainte-Rose-du-Nord

RÉGION DU SAGUENAY–LAC-SAINT-JEAN Surnommée la perle du fjord, Sainte-Rose-du-Nord, enclavée dans une vallée flamboyante, se laisse découvrir par-delà une route sinueuse bordée de majestueuses montagnes boisées. Ce village de 401 âmes s’appelait autrefois La Descentedes-Femmes. Une anecdote historique raconte que des Amérindiennes se rendaient sur les falaises surplombant l’anse Théophile afin d’attendre leurs hommes partis à la pêche. Pour les rejoindre, elles se laissaient glisser le long d’une pente peu abrupte, ce qui leur évitait d’emprunter des sentiers tortueux.

Le fjord du Saguenay a des airs de la Norvège, mais ici, il est habité. Il demeure également le seul fjord navigable en Amérique du Nord. Sur l’eau, au cœur des routes tortueuses, comme au sommet de ses falaises, le paysage se fait carte postale, particulièrement sous les couleurs de l’automne. Aujourd’hui, Sainte-Rose-du-Nord répond à une vocation touristique et artisanale et attire tout au long de l’année des photographes, des peintres, des amants de la nature et des motocyclistes.

Entourée de montagnes et de caps, Sainte-Rose-du-Nord offre des panoramas exceptionnels et facilement acces­ sibles au regard. Il faut aborder ce site fragile avec délicatesse et respect. On sent que l’habitat y épouse le relief comme si les maisons y avaient été apportées par une avalanche, dans un petit désordre charmant. Par la rue de la Montagne, on accède aux sentiers de la Plate-forme menant à une vue panoramique sur la vallée agricole, la route sinueuse, le village, l’enfilade des caps et le fjord sur des dizaines de kilomètres. TOURISME SAGUENAY–LAC-SAINT-JEAN

TOURISME SAGUENAY–LAC-SAINT-JEAN

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North Hatley

RÉGION DE L’ESTRIE (CANTONS-DE-L’EST) Situé sur la rive nord du lac Massawippi, North Hatley est fier de ses résidences patrimoniales, ses boutiques originales, ses bistros et cafés, ses églises historiques, ses parcs au bord de l’eau, ainsi que de la vue panoramique qu’il offre sur les collines environnantes. En 1792, le capitaine Ebenezer Hovey, un Américain du Connecticut, découvre le lac Massawippi, mot abénaquis qui signifie eau claire en abondance. Avec sa vue imprenable, son microclimat et sa végétation dense – auxquelles s’ajoute une abondance de poisson et de gibier –, la région devient une destination de choix pour des loyalistes qui arrivent du sud de la frontière, tout près, fuyant la révolution américaine. Les nouveaux habitants choisissent de baptiser la région Hatley, en souvenir d’un village anglais. La première source de revenus sera la potasse ; s’y s’ajouteront d’autres métiers qui contribueront aussi à la prospérité de la région : fabriques de beurre, moulins à farine, forges, boucheries et agriculture.

ASSOCIATION DES COMMERÇANTS DE NORTH HATLEY

Durant la seconde moitié du 19e siècle, North Hatley se développera grâce à la ligne ferroviaire construite pour relier Montréal au port océanique de Portland dans le Maine afin de maintenir le transport transatlantique pendant la saison froide, où le Saint-Laurent n’est pas navigable. La tradition de villégiature de North Hatley s’est affirmée tout au cours du 20e siècle ; elle en fait aujourd’hui un endroit recherché pour les beautés de son site, pour ses équipements touristiques et pour la grande qualité de ses auberges. ASSOCIATION DES COMMERÇANTS DE NORTH HATLEY

ASSOCIATION DES COMMERÇANTS DE NORTH HATLEY

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Havre-Aubert

RÉGION DES ÎLES-DE-LA-MADELEINE C’est dans l’île du Havre Aubert que se sont installés les premiers Acadiens. On y trouve encore des témoins de cette histoire. Le village de Havre-Aubert est très achalandé durant la saison touristique, principalement en raison des activités et des commerces qui se trouvent sur le site historique de La Grave (de grève : terrain caillouteux et sablonneux). Cette petite plage de galets, qui fut un endroit de prédilection pour les pêcheries et le commerce, a gardé un cachet bien maritime. Classée site historique par le ministère des Affaires culturelles en 1983, La Grave conserve sa fonction originale : un endroit privilégié de rencontres et d’échanges. De nombreuses boutiques d’artisans, plusieurs restaurants et cafés font de ce lieu, encore aujourd’hui, un rendez-vous incontournable tant pour les visiteurs que pour les Madelinots. C’est un havre naturel de pêche et de plaisance. C’est là qu’on nomme Demoiselles les buttes aux formes douces et arrondies. Au pied des Demoiselles, passe le chemin d’en Haut, une route panoramique bordée de maisons traditionnelles. Havre-Aubert, avec son palais de justice et sa prison, a longtemps été le chef-lieu des Îles de la Madeleine.

On trouve également des producteurs locaux à HavreAubert. L’association Le Bon Goût Frais des Îles de la Madeleine a entre autres pour mission de coordonner et de soutenir le développement de l’industrie agroalimentaire régionale. L’appellation Le Bon Goût Frais des Îles de la Madeleine est apposée sur un produit lorsque tous les ingrédients principaux proviennent des îles et pour lequel toutes les activités de transformation et d’emballage y sont réalisées.

M. BONATO

M. BONATO

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L’Islet-sur-Mer

RÉGION CHAUDIÈRE-APPALACHES À L’Islet, c’est la douceur du paysage de l’estuaire qui s’étale. Sur la grève, au cours de leurs migrations de printemps et d’automne, des milliers d’oies blanches viennent y offrir un spectacle grandiose. En 1633, le père Le Jeune, missionnaire, accoste là où un rocher formait au bord du fleuve une « islette » (îlot), que les Indiens appelaient Atisaouacanichetagoukhi. L’histoire n’en retint, on devine pourquoi, que le nom français…

La vie économique de L’Islet est aussi faite de la présence d’entreprises majeures telles Ouellet Canada, fabricant et distributeur de produits de chauffage électrique pour des applications résidentielle, commerciale et industrielle, Amisco, fabricant de meubles tubulaires, Umano Medical, entreprise montante dans la fabrication de lits médi­ caux, et Fonderie Poitras, fabricant de composantes de transmission automobile auprès d’un vaste éventail de clients internationaux.

L’Islet se dit pays de marins – et a d’ailleurs eu son école de marine –, et le village abrite le Musée maritime du Québec. « Avec son histoire maritime, ses nombreux accès au fleuve Saint-Laurent et son tissu industriel important, L’Islet dévoile son caractère invitant et très accueillant », ajoute son maire, Jean-François Pelletier. Un camping avec bar-terrasse au bord de l’eau et plusieurs bonnes tables telles que l’Auberge des Glacis, l’Auberge La Marguerite, ainsi que La Salicorne Café, petit café-bistro décontracté, constituent une partie de l’offre aux touristes. L’Islet-sur-Mer, c’est aussi une belle succession de maisons à l’architecture traditionnelle, dont les terrains sont caressés par les marées. L’église Notre-Dame-deBonsecours et la petite chapelle Saint-Joseph-Secoursdes-Marins sont classées monuments historiques. Dans la partie est du village, la rue du Quai conduit à une anse naturelle qui sert d’abri aux petits bateaux. S. ALLARD

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Saint-Antoine-de-Tilly

RÉGION CHAUDIÈRE-APPALACHES, À L’ENTRÉE DU COMTÉ DE LOTBINIÈRE On ne voit plus de poteaux ni de fils électriques au centre de Saint-Antoine-de-Tilly. Ce village, fier de son cachet d’autrefois, soigne son image ; une cinquantaine de maisons et de bâtiments, dont une église construite en 1788, un ancien magasin général ainsi que trois manoirs seigneuriaux, parmi lesquels le Manoir de Tilly devenu un hôtel, témoignent toujours des beautés architecturales du patrimoine québécois.

Aujourd’hui, Saint-Antoine-de-Tilly attire les touristes avec la fine cuisine régionale du Manoir et avec la fromagerie Bergeron qui accueille les visiteurs pour une expérience de dégustation et d’interprétation, entre autres attraits. Deux parcs municipaux, l’un dans les Fonds et l’autre en plein cœur du village, offrent une vue superbe sur le fleuve Saint-Laurent et sa rive nord.

La devise de Saint-Antoine-de-Tilly, Et du fleuve jusqu’à la fin des terres, remonte à la fondation de la municipalité civile en 1855. Ce village classé parmi les plus beaux de la province est situé au bord du fleuve, à 25 km de la ville de Québec. D’abord concédé en 1672 par l’intendant Jean Talon à Claude-Sébastien de Villieu, ce territoire situé sur la rive sud du fleuve, entre les bornes de la seigneurie de Lauzon et celles de Sainte-Croix, est ensuite vendu par ce dernier, en 1700, à Pierre-Noël Le Gardeur, sieur de Tilly. Le nouveau seigneur s’y installe la même année, en compagnie de sa seconde épouse, Madeleine Boucher, fille de Pierre Boucher, gouverneur de Trois-Rivières.

S. ALLARD

S. ALLARD

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Saint-Antoine-sur-Richelieu RÉGION DE LA MONTÉRÉGIE Saint-Antoine peut s’enorgueillir de plusieurs monuments, bâtiments et maisons à caractère patrimonial. Le plus important est sans contredit l’église, dont les murs extérieurs datent de 1779. Les clochers et l’intérieur ont été détruits par un incendie en 1913 et rebâtis en 1914-1915. Le parc de la Fabrique présente plusieurs jalons de son histoire : un monument en l’honneur de George-Étienne Cartier érigé en 1919 ; une plaque commémorative rappelant l’arrivée de quatre frères Archambault considérés comme les fondateurs de SaintAntoine ; le Mai des Patriotes à la mémoire des Antoniens qui ont participé à la bataille de Saint-Denis. Des monu­ ments marquent également l’emplacement des maisons natales de George-Étienne Cartier et d’Eulalie Durocher, lesquelles sont aujourd’hui disparues.

La population de Saint-Antoine-sur-Richelieu s’élève maintenant à 1 651 personnes. L’installation dans les années soixante et soixante-dix des aciéries dans la municipalité voisine de Contrecœur a attiré des travailleurs et leur famille, dont un bon nombre ont élu domicile à Saint-Antoine. Le courant de « retour à la terre » de cette époque a également invité plusieurs personnes, dont des artistes. La beauté des paysages, le calme champêtre et la proximité de la grande région montréalaise en font un endroit de vie exceptionnel et séduisent de jeunes parents soucieux de donner à leurs enfants un environnement favorable à l’épanouissement.

« L’agriculture est au cœur de l’économie de notre muni­ ci­palité. Les grandes cultures de maïs, de soya et du blé sont dominantes. Plusieurs autres petits producteurs maraîchers prennent leur envol au grand bonheur des consommateurs. L’élevage de volaille, telle la pintade, et la production laitière se démarquent par une recon­ naissance de la qualité de leurs produits. La vie culturelle, dont le festival Chants de Vielles, et le caractère patrimonial et champêtre de notre milieu en font une destination recherchée par les touristes en quête de villégiature », souligne la mairesse Chantal Denis.

PIJOLY

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Metis-sur-Mer

RÉGION DE LA GASPÉSIE Tout près des splendides Jardins de Métis, aux portes de la Gaspésie et dans un paysage maritime aux superbes couchers de soleil, Métis-sur-Mer constituait, au 19e siècle, un centre de villégiature d’aristocrates anglophones très renommé. Fondée par des Écossais en 1850, Petit-Métis devient municipalité en 1897, puis change son nom pour Métis-sur-Mer (ou Metis Beach). « Métis-sur-Mer est aujourd’hui un milieu dynamique, situe d’emblée la mairesse Carolle-Anne Dubé. Notre quartier historique possède un patrimoine bâti datant du 18e siècle, un phare et cinq églises de différentes dénominations. Nous avons aussi un quartier de services comprenant des entreprises dans les domaines du bois et de l’ébénisterie, de l’alimentation, de la découpe de viandes, de la restauration avec des auberges, de l’hébergement, du camping et deux terrains de golf. À ce dynamisme s’ajoute la proximité d’infrastructures pour les sports d’hiver tels que la raquette, le ski de fond, la motoneige et, en été, pour les embarcations nautiques légères, la baignade, le golf, le tennis, la marche et le vélo avec la piste cyclable. En toutes saisons, la proximité du fleuve, la Route bleue, les montagnes, le secteur agricole, le pont couvert, des champs de lin, le phare et les rochers en forme de boules en font un endroit où il fait bon vivre. »

VILLE DE MÉTIS-SUR-MER

VILLE DE MÉTIS-SUR-MER

Le joli phare que l’on peut voir sur une pointe rocheuse en face du village a été construit en 1909. On peut y observer des phoques gris qui viennent se prélasser sur les rochers à marée basse, tandis que les cormorans virevoltent aux alentours.

VILLE DE MÉTIS-SUR-MER

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Saint-Irenee

RÉGION DE CHARLEVOIX Ce qui fait la beauté de Saint-Irénée, c’est la vue spec­ taculaire qu’on obtient en empruntant la Route du Fleuve, c’est aussi le charme du cœur du village ainsi que sa plage. C’est à Saint-Irénée que se trouve le Domaine Forget, connu pour ses studios d’hébergement, sa salle acoustique de classe mondiale et son festival de musique.

DOMAINE FORGET, CLAUDE LETARTE

Saint-Irénée est blotti entre deux caps, agrippé à flanc de montagne et allongé au bord de la plage ; bref, il épouse les replis du paysage spectaculaire de la côte charlevoisienne. Fondé en 1840, le village témoigne d’une architecture de colonisation plutôt modeste, que des villégiateurs canadiens-français sont venus enrichir de leurs villas plus cossues. À flanc de montagne, le rang Saint-Antoine étale ses terres agricoles en pente juste au-dessus du Domaine Forget. Au cœur de la Réserve mondiale de la biosphère de Charlevoix, Saint-Irénée offre une combinaison impres­sionnante de phénomènes naturels et culturels propices aux émotions esthétiques puissantes, et l’achalandage touristique constitue l’essentiel de son activité écono­ mique. Ainsi, y retrouve-t-on surtout des commerces associés à la restauration et à l’hébergement. Une entreprise d’équitation offre des circuits et une pension pour chevaux.

TOURISME CHARLEVOIX, ROBERT CHIASSON

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TOURISME CHARLEVOIX, ANNIE BOLDUC

« L’agriculture est très présente à Saint-Irénée. On y retrouve 26 % des exploitations agricoles de toute la municipalité régionale de comté ; 707 hectares de terre y sont en culture avec comme principales récoltes le foin (79 %), l’orge (9 %) et l’avoine (6 %). Les principaux élevages sont le porc et les bovins. L’industrie artisanale est ce qui distingue le mieux la municipalité. On trouve une forge et un atelier de poterie. Une seule industrie lourde est présente sur le territoire, celle de fabrication d’asphalte. Il y a également quelques carrières et sablières », explique Marie-Claude Lavoie, directrice générale – secrétaire-trésorière de la municipalité de Saint-Irénée.


Kamouraska

RÉGION DU BAS-SAINT-LAURENT Qui dit Kamouraska dit bord de mer, relaxation, contem­ plation du fleuve et de couchers de soleil, histoire locale et petites rues. Une ambiance faite de boutiques, de transformateurs de produits régionaux et de restaurants qui servent les produits vus dans les commerces locaux. Kamouraska représente l’image touristique du Bas-SaintLaurent, la Réserve mondiale de bon temps.

À marée haute, l’archipel de Kamouraska, en avant-plan, permet de mieux mesurer l’immensité du Saint-Laurent qui a ici pour toile de fond le massif majestueux des Laurentides (Charlevoix), sur la côte nord. Kamouraska émerveille toujours par la beauté, la diversité, l’harmonie et la sérénité de ses paysages.

Le 15 juillet 1674, Frontenac, gouverneur de la NouvelleFrance, concédait, au nom du roi de France, une seigneurie nouvelle sur la côte sud du Saint-Laurent. Kamouraska portera le nom de la petite rivière qui traverse la seigneurie. Aujourd’hui, l’architecture ancienne bien préservée dévoile la richesse du passé de Kamouraska. De belles maisons traditionnelles ornées de lucarnes et souvent agrémentées de larmiers cintrés ; celles des marchands prospères que furent Amable Dionne et Louis Miller ; des auberges, des maisons de ferme, l’ancien palais de justice et le vieux couvent, tous deux ouverts aux visiteurs, suggèrent l’importance du rôle jadis tenu par Kamouraska dans le développement régional. L’église actuelle est la quatrième. Incendiée en février 1914, elle fut reconstruite sur les ruines de la précédente datant de 1791. L’agri­culture à Kamouraska demeure l’une des plus prospères de la région.

TOURISME BAS-SAINT-LAURENT

TOURISME BAS-SAINT-LAURENT

BERTRAND LAVOIE

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Sainte-Petronille ÎLE D’ORLÉANS

Située sur la pointe ouest de l’île d’Orléans, SaintePétronille est reconnue pour offrir un panorama grandiose sur le fleuve, le Vieux-Québec fortifié, Lévis et la chute Montmorency. En effet, disposé en éventail autour d’un éperon rocheux, le village offre une vue, au sud, sur les navires de commerce et les paquebots qui glissent sur le Saint-Laurent ; à l’ouest, au-delà de la baie de Beauport, sur le cap Diamant qui couronne les fortifications du Vieux-Québec ; et au nord, sur l’impressionnante chute Montmorency, haute de 80 mètres, qui se détache sur un décor de montagnes. Sainte-Pétronille est à la fois le plus récent village et le premier endroit occupé en permanence à l’île d’Orléans. C’est en effet sur sa pointe que, dès 1648, se sont installés Éléonore de Grandmaison et François de Chavigny de Berchereau, la toute première des quelque 300 familles souches de l’île en provenance de France. C’est ici également qu’entre 1651 à 1656 ont séjourné de 500 à 600 Hurons, soustraits par des missionnaires jésuites à la vindicte des Iroquois. « Fier d’appartenir à l’Association des plus beaux villages du Québec et de se voir attribuer plusieurs Fleurons », peut-on lire sur le site Internet de la municipalité, SaintePétronille offre, outre les points de vue spectaculaires sur

BUREAU DE TOURISME DE L'ÎLE D'ORLÉANS

la capitale et ses environs, la diversité d’une architecture qui se love dans une végétation luxuriante. La meilleure façon de découvrir le cœur de ce village, c’est d’emprunter son circuit pédestre, panoramique et culturel, jalonné de 11 panneaux d’interprétation. On pourra y apprécier les points d’observation sur le Saint-Laurent ainsi qu’un ensemble de maisons, villas et jardins.

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