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DIS  C O V  E R Regard sur l’année 2019 d’Innosuisse


Innosuisse est l’Agence suisse pour l’encouragement de l’innovation. Nous promouvons l’innovation fondée sur la science dans l’intérêt de l’économie et de la société et renforçons ainsi la compétitivité des petites et moyennes entreprises ( PME ) et des start-up dans notre pays.


Au sommaire de « Discover 2019 » Point de vue du président et de la directrice sur l’année 2019

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Les femmes dans les start-up

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L’année en bref

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L’encouragement de l’innovation dans les faits : aperçu de projets sélectionnés en 2019 

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Le guide Innosuisse : l’offre d’encouragement en un coup d’œil  Faits et chiffres : notre encouragement de l’innovation

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L’organisation

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Annexe : comptes annuels 2019

Photo de couverture : Olga Dubey, CEO d’AgroSustain SA ( c f. article en page 10 )


Point de vue du président et de la directrice sur l’année 2019

Le formidable essor en 2019 des activités d’encouragement de l’innovation et les révisions de lois engagées témoignent d’un regain de dynamisme en matière d’innovation. Rétrospective et attentes du président d’Innosuisse André Kudelski et de la directrice Annalise Eggimann.

André Kudelski, la deuxième année opérationnelle d’Innosuisse s’est achevée. En tant que président, quelles sont vos priorités ?

A.  Kudelski : Au niveau stratégique, notre priorité est tout d’abord de stimuler l’innovation en Suisse en permettant aux entreprises, qu’elles soient des PME, des start-up ou même des acteurs bien établis de bénéficier, avec l’appui d’Innosuisse, de l’excellente qualité de la recherche académique en Suisse. A ce titre, nous visons à contribuer à l’écosystème de l’inno-

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« Nous avons aussi un vrai appétit pour de grands projets, pouvant atteindre quelques ­millions.  » André Kudelski, président d’Innosuisse

vation au-delà de la distribution de fonds, en fournissant des prestations à haute valeur ajoutée aux acteurs de l’innovation. Pour mener à bien notre mission, nous restons très attachés au concept de « bottom-up », qui permet de sélectionner les projets en fonction de leurs qualités propres, ce qui assure que les meilleurs auront une chance. Néanmoins, en complémentarité de l’approche « bottom-up », nous considérons également la nécessité d’encourager des projets dans des domaines


qui ont une importance stratégique pour notre pays, tels que par exemple les biotechnologies, la numérisation, l’intelligence artificielle et la gestion de l’énergie. Durant la première année opérationnelle, notre tâche principale a consisté à assurer une transition entre la Commission pour la technologie et l’innovation ( CTI ) et la nouvelle agence Innosuisse. Une fois cette transition accomplie, nous avons davantage pu nous concentrer sur notre nouvelle mission, à savoir une évolution du cadre légal imposé à Innosuisse pour mieux remplir sa mission, une approche plus différenciée dans l’évaluation de projets en fonction du profil de risque et la fourniture de nouveaux services liés à l’innovation, ainsi qu’une collaboration renforcée au niveau international.

voulons favoriser la diversité. Cela signifie aussi qu’un projet peu risqué peut avoir un retour sur investissement – en cas de succès – plus faible qu’un projet disruptif, qui devra avoir un fort retour potentiel sur investissement pour compenser un risque d’échec plus élevé. Nous avons aussi un vrai appétit pour de grands projets, pouvant atteindre quelques millions, pour autant que les perspectives soient suffisamment favorables. L’un des autres rôles d’Innosuisse est de pouvoir permettre aux PME ou aux start-up de prendre les risques qu’elles n’auraient pas la capacité de prendre seules. Ce qui est risqué au niveau d’une petite entreprise ne l’est pas forcément à l’échelle d’un pays ; et c’est là qu’Innosuisse a un vrai rôle de catalyseur à jouer. Le vrai succès d’Innosuisse se mesure lorsqu’un franc investi est multiplié par un facteur X, grâce à la dynamique créée par l’innovation induite.

Quelle est la nouvelle approche ­d ’évaluation des projets ?

A.  Kudelski : Plutôt que de considérer que tous les projets doivent se fondre dans un même moule, nous

Annalise Eggimann, l’activité de

« Nous avons cherché proactivement l’échange direct avec les demandeurs tout au long de ­l’année.  » Annalise Eggimann, directrice d’Innosuisse

­l ’encouragement a connu une évolution extrêmement positive en 2019. A.  Eggimann : C’est exact. Depuis le mois de mai, l’activité d’encouragement de l’innovation s’est nettement accélérée dans le domaine des projets d’innovation. Sur l’ensemble de l’année, nous avons reçu environ 800 demandes de financement de projets d’innovation, soit environ une fois et demie de plus que l’année précédente. Le développement de l’activité d’encouragement est également réjouissant autant pour notre programme de coaching de start-up que pour les bons de mentoring à l’intention des PME. A quoi attribuez-vous cette évolution positive ? A.  Eggimann : Plusieurs facteurs entrent certainement en ligne de compte. Nous avons cherché proactivement l’échange direct avec les demandeurs tout au long de l’année, lors

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Point de vue du président et de la directrice sur l’année 2019

« Innosuisse souhaiterait pouvoir gérer de manière un peu plus flexible, selon la situation, le montant que les partenaires chargés de la mise en valeur sont appelés à contribuer. » Annalise Eggimann, directrice d’Innosuisse

de nos roadshows et à l’occasion de présentations de l’offre d’Innosuisse lors de nombreux événements. Nous avons pu les rencontrer et recueillir leurs avis et leurs commentaires. Ces efforts portent maintenant leurs fruits. Bien entendu, nous poursuivrons nos efforts d’optimisation des offres existantes. Nous allons toutefois également engager de nouvelles ­mesures. A quoi songez-vous en particulier ? A.  Eggimann : Innosuisse encourage les innovations basées sur la science dans toutes les disciplines. Nous avons toutefois maintes fois constaté que la mise en oeuvre de projets qui ne sont pas essentiellement axés sur la technologie s’avère particulièrement ardue. En collaboration avec les représentants de ces domaines, nous cherchons donc des solutions pour que le savoir-faire des disciplines des sciences sociales et humaines soit encore mieux exploitable. En outre, nous préparons la période de contribution 2021–2024 et le programme des projets phares. Nous voulons ainsi donner aux partenaires de recherche et aux partenaires chargés de la mise en valeur la possibilité d’élaborer des solutions durables à d’importantes questions sociales, économiques et environnementales dans le cadre de consortiums plus vastes, dans toutes les disciplines et selon une approche systémique.

Regardons l’avenir de plus près : en 2019, Innosuisse a publié le programme pluriannuel 2021–2024. Quels en sont les points clés ? A.  Kudelski : Dans les années à venir, notre priorité sera de trouver des solutions aux enjeux que pose l’encouragement public de l’innovation. Pour ce faire, notre action s’articule autour de quatre grands axes : l’exploitation des opportunités que recèle la transformation numérique, l’utilisation durable de

Annalise Eggimann est la directrice ­d’Innosuisse. André Kudelski est le président du Conseil d’administration d’Innosuisse. Il est également le Président Directeur Général ( CEO ) de Kudelski SA.

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nos ressources, l’augmentation de la capacité d’innovation des PME et la création d’une culture de start-up compétitive. C’est pourquoi nous axons nos activités de promotion de manière à ce qu’elles génèrent une plus-value importante pour l’économie et la société. Cela suppose que nous devons adapter proactivement notre action d’encouragement à l’évolution des besoins et épauler les entreprises en leur offrant un soutien adapté au degré de la prise de risque qu’elles doivent être en mesure de prendre. Qu’est-ce que cela signifie ?

A l’avenir, Innosuisse souhaiterait pouvoir gérer de manière un peu plus flexible, selon la situation, le montant que les partenaires chargés de la mise en valeur sont appelés à contribuer. Il serait ainsi possible, par exemple, d’accorder dans certains cas une contribution directe aux partenaires et, en particulier, être en mesure de soutenir les start-up avec des contributions directes aux projets avant leur arrivée sur le marché. Le cadre juridique actuel ne le permet pas. La révision partielle de la loi fédérale sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation, mise en consultation à l’automne dernier, devrait conférer à Innosuisse une plus grande latitude pour mener à bien ses missions d’encouragement dans l’environnement dynamique qu’est l’innovation.

A.  Eggimann :


Les femmes dans les start-up

« Il est temps de passer à l’acte. » Trudi Hämmerli, membre du Conseil d’administration d’Innosuisse

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En ce qui concerne la proportion de femmes dans les entreprises technologiques, la Suisse se situe en bas de l’échelle en comparaison internationale. Alors qu’on compte en moyenne sept entrepreneuses pour dix entrepreneurs, elles ne sont que cinq en Suisse, comme le montre le Global Entrepreneurship Monitor 2018/2019. Les analyses du coaching pour start-up d’Innosuisse fournissent un tableau similaire : la proportion de femmes dans les équipes fondatrices des start-up coachées est en moyenne de 14%. Même s’il faut s’attendre à une différence entre les deux genres, puisque les disciplines MINT sont principalement étudiées par les hommes, rien n’explique pourquoi les femmes perdent ensuite tout intérêt à créer leur propre entreprise. C’est ce que révèle l’analyse d’impact du Start-up Training d’Innosuisse après examen de la répartition des sexes dans les cours de formation de 2016 et 2017 ( à l’époque, sous le nom de CTI Entrepreneurship ) : la part des femmes était de 30% dans le module 2 destiné aux personnes intéressées à créer leur entreprise ( « Business Concept » ), de 25% dans le module 3 ( « Business Creation » ) et de 12% seulement dans le module 4 ( « Business Growth » ). « Innosuisse souhaite augmenter le nombre de participantes. Nous devons donc étudier de près les raisons pour lesquelles les femmes perdent leur intérêt entre les sessions de formation et la création d’une start-up », souligne Trudi Hämmerli. Cette membre du Conseil d’administration d’Innosuisse est à la fois entrepreneuse et Business Angel. Elle

connaît les deux côtés de l’écosystème. «  Les femmes manquent souvent de confiance en soi, alors que les hommes sont confiants, disant oui de suite. Les femmes font preuve de retenue jusqu’à ce qu’elles aient la certitude qu’elles y arriveront. » Ce n’est pas un désavantage en soi, en tant qu’entrepreneuse, au contraire. « Les femmes dirigent souvent avec plus de succès que les hommes. Justement parce qu’elles prennent des risques plus réfléchis. » Selon Paola Ghillani, coach d’Innosuisse, les entrepreneuses sont confrontées à des vents contraires plus forts que leurs collègues masculins. « Les femmes qui créent une start-up ont parfois l’impression de ne pas être prises au sérieux. La raison principale : les experts et les investisseurs sont des hommes souvent plus âgés et certains, consciemment ou non, travaillent de manière moins constructive avec les femmes, adoptant un comportement paternaliste. » Dans le pire des cas, une femme peut être démotivée dès le début de la création d’entreprise. Mais les choses ont évolué ces dernières années : ces différences sont déjà moins prononcées chez les jeunes femmes, affirme Trudi Hämmerli. « Elles ont grandi dans un monde plus émancipé, ont une nouvelle image de soi, une compréhension moderne de leur rôle. Ces différences explicites entre hommes et femmes sont moins évidentes pour elles. » Le manque de femmes entrepreneuses s’explique aussi par la difficulté de concilier famille et carrière, ajoute Paola Ghillani. « Les enfants arrivent précisément à l’âge où on a l’énergie pour mettre quelque chose sur pied. »

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Les femmes dans les start-up

Les deux entrepreneuses sont d’accord sur d’entreprise ne disposent pas des relations nécesun point : l’une des raisons pour lesquelles les saires. « Il est important que les femmes réalisent femmes qui créent une start-up sont rares est l’abqu’elles ne sont pas seules. » C’est pourquoi Innosuisse a soutenu le Female Innovation Forum en sence de modèles féminins, en particulier dans le tant que partenaire en 2019. A cette occasion, inmonde technologique. Innosuisse a donc lancé un appel pour accréditer des coachs féminins et 7 novatrices, investisseuses, fondatrices d’entreprise, l’ont été en 2019. « Nous avons besoin de femmes réseauteuses et Business Angels se rencontrent et Trudi Hämmerli exemplaires, qui inspirent les autres et nous en partagent leurs connaissances. Entrepreneuse, membre avons », dit Dominique Gruhl-Bégin, responsable A l’avenir, Innosuisse entend étendre son du Conseil d’administrade la Scène entrepreneuriale et relève chez Innosoutien à d’autres groupes cibles. Par exemple, aux tion d’Innosuisse et suisse. « Nous devons amener les femmes à se femmes dans la deuxième moitié de leur vie. « De Business Angel demander ce qui les retient ». nombreux professionnels ressentent le désir de se Les créatrices d’entreprise aiment se retroulancer sur une nouvelle voie pour le reste de leur ver entre elles. C’est ce que montre l’exemple de l’Irlande : sur carrière. Non seulement ils sont très motivés, mais ils ont aussi 100 candidats, seulement sept étaient des femmes lors d’un de l’expérience », souligne le programme pluriannuel 2021– événement de pitching en 2012. « Les autorités irlandaises ont 2024. En outre, la sensibilisation à l’entrepreneuriat devrait ensuite organisé un événement de pitching destiné exclusivecommencer plus tôt, dès le degré secondaire. « Nous avons à ment aux femmes », raconte Trudi Hämmerli. Soudain, 50 coeur de susciter l’intérêt des jeunes femmes pour l’entreprefemmes se sont inscrites pour présenter leurs idées commerneuriat », affirme Dominique Gruhl-Bégin. « Je crois que la ciales. « Lorsqu’elles sont entre elles, les femmes semblent génération Z et les Millennials, avec leur confiance en soi, avoir plus d’estime de soi et de courage. » peuvent faire une différence dans la société, l’économie et la La constitution de réseaux dédiés aux femmes est une politique. » autre mesure : selon Trudi Hämmerli, nombre de fondatrices Paola Ghillani Entrepreneuse, membre du conseil d’administration de plusieurs sociétés et coach accréditée par Innosuisse

INTERVIEW Paola Ghillani, pourquoi y a-t-il encore si peu de fondatrices d’entreprise en Suisse ? Il est difficile pour les femmes de s’imposer en tant qu’entrepreneuses. Lorsqu’elles ont affaire à des experts et des investisseurs majoritairement masculins, souvent beaucoup plus âgés, les femmes doivent entendre des commentaires sur leur apparence, justifier de leur voix douce ou de leur façon différente d’aborder les problèmes, de trouver des solutions. Olga Dubey, fondatrice d’AgroSustain, l’a résumé dans une interview : « En tant que femme, vous devez cravacher comme un homme. » En outre, les femmes ont moins confiance en elles et sont généralement plus sensibles. La constitution d’une start-up est émotionnellement épuisante. Entendre un investisseur dire à une fondatrice de start-up qu’elle n’est pas le bon CEO pour sa propre entreprise n’aide pas vraiment. Un homme serait probablement moins blessé. Pour de nombreuses femmes, une telle remarque est catastrophique.

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En plus d’une plus grande confiance en soi féminine, il faut donc plus d’experts empathiques et plus d’expertes féminines ? Les femmes ont besoin de compréhension, mais aussi de modèles – d’autres femmes leur servant d’exemple de l’entreprenariat. En tant que jeune femme, j’étais contre les quotas dans les conseils d’administration et les directions d’entreprise, mais après 30 ans dans les affaires, je crois que rien ne changera jamais sans quotas. Mais il faut aussi repenser le soutien à l’innovation. Innosuisse l’a reconnu en introduisant le thème d’encouragement « Social Sciences & Business Management ». En effet, les femmes se concentrent plus que les hommes sur les innovations et les solutions sociales et sociétales, notamment dans le domaine de la durabilité, qui a un énorme potentiel économique et mérite davantage d’attention. Au lieu de mesurer une start-up uniquement en termes de rentabilité, il importe de la juger à l’aune de son sens ou de sa signification sociale et environnemen-

tale. Mais le problème ne touche pas seulement les femmes. Même les hommes qui sont davantage axés sur le sens que sur la haute technologie doivent entendre des commentaires particulièrement négatifs lors de pitchs. Compte tenu du mouvement climatique actuel, ce n’est plus adapté à notre époque. Comment renforcez-vous la confiance en soi des femmes que vous coachez ? Je parle de mes expériences. Au début de ma carrière, j’avais moins confiance en moi que mes collègues. Dans divers comités, j’étais la seule femme et j’ai dû prouver plus pour gagner la confiance des investisseurs. Il faut également soigner son image d’entrepreneuse : avancer avec détermination, livrer des résultats, se positionner et communiquer consciemment et clairement. C’est très important. La confiance en soi peut s’acquérir par l’entraînement, la méditation, les exercices de respiration et le coaching, tout comme dans le sport de haut niveau.


« Ce n’est pas un sprint, c’est un marathon »

« 

Trois fondatrices de start-up témoignent

En 2016, nous étions trois à fonder notre entreprise. J’ai rencontré mes co-fondateurs lors d’une conférence sur la cybersécurité aux Etats-Unis. Auparavant, j’ai travaillé dans la branche de l’informatique pendant douze ans et ai trouvé problématique que la sécurité informatique dans le monde numérique soit si négligée, que les produits restent statiques et ne soient pas du tout axés sur les besoins des utilisateurs finaux.

Au quotidien, il est devenu normal pour moi d’être la seule femme, que ce soit au sein des projets ou avec les clients. Les différences culturelles sont plus problématiques, à mon avis : certaines personnes que nous conseillons sur les questions de sécurité ­informatique ont des connaissances obsolètes et se mettent rapidement sur la défensive. C’est un problème culturel si vous considérez le changement non pas comme une opportunité mais comme un danger. Ce serait formidable s’il y avait plus de femmes dans ma branche, plus de diversité en général et des carrières et des histoires plus variées. Cela permettrait de créer de nouveaux modèles et aiderait les personnes en début de carrière à surmonter leur peur. En Suisse, l’esprit d’entreprise n’est pas vraiment très bien ancré. Bien des gens pensent encore que le fondateur d’une

MON CONSEIL

Vous n’êtes jamais seule ; il est judicieux de rechercher un environnement avec des entrepreneuses et des entrepreneurs qui partagent les mêmes idées, qui sont dans une situation similaire. Il est tout aussi important de s’inspirer de l’expérience des autres. Sandra Tobler, 40 ans, CEO de Futurae Technologies SA

start-up est un jeune homme en sweat à capuche qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo. Chez nous, il s’agit plutôt d’une personne qui a travaillé dans une banque et qui se propose de résoudre un problème clairement identifié. Démarrer une start-up n’est pas un style de vie, mais représente beaucoup de travail. On devrait

raconter davantage d’histoires authentiques. L’échec d’une idée ou d’une entreprise en font naturellement aussi partie. En tant qu’entrepreneur, il faut être conscient que ce n’est pas un sprint, c’est un marathon. Il faut s’intéresser pendant des années au sujet ou au problème sur lequel on travaille. »

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Les femmes dans les start-up

« 

Le cours ‹ BusinessConcept › d’Innosuisse m’a ouvert des portes. Il y a très peu de publicité pour l’entrepreneuriat à l’Université. Pour moi, c’était un monde entièrement nouveau et très inspirant.

Lors de la création d’une start-up, le sexe ne devrait jouer aucun rôle, seulement l’idée. Le fait qu’il y ait encore peu de fondatrices d’entreprise pourrait être dû au fait que les femmes ont souvent moins confiance en elles que les hommes. Mais c’est aussi une ­question d’éducation.

En tant que fondatrice, vous devez être convaincue de ce que vous faites. En tant que femme, vous n’êtes pas toujours traitée de la même façon qu’un homme. Il est donc d’autant plus important de se respecter soi-même. Et pour gagner le respect des autres. Si une femme a une idée géniale et se croit capable de la concrétiser, elle doit absolument créer une entreprise. » Pour regarder la vidéo www.innosuisse.ch/agrosustain

Sur la base des résultats de ma thèse de doctorat dans le domaine de la biochimie végétale, j’ai fondé avec un ­biologiste moléculaire la start-up ­AgroSustain, qui fabrique des produits biologiques contre les moisissures en agriculture. Nous employons au­jourd’hui dix collaborateurs. Pour fonder une start-up et la déve­ lopper, il est essentiel de travailler avec des personnes qui se complètent par leurs connaissances et leur expérience, et sur lesquelles on peut compter. Parce que la constitution d’une société est comparable à une immense montagne russe. On ne s’en rend compte qu’une fois le départ pris. De nouveaux obstacles surgissent sans cesse et il faut les surmonter. Mais c’est très bien ainsi. Parce que cela signifie que votre entreprise va de l’avant.

MON CONSEIL

L’important est de découvrir par vous-même quel rôle vous voulez jouer dans l’entreprise. On ne peut pas être tout à la fois, mais cela vaut la peine de tout essayer. Olga Dubey, 29 ans, CEO d’AgroSustain SA

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MON CONSEIL

Nous, les femmes, devons filtrer plus finement ce que disent les autres et ne pas tout prendre au sérieux. En fin de compte, chacun tente de se profiler. Anna Beltzung, 29 ans, co-fondatrice de Dimpora AG

clientèle. J’ai beaucoup appris ces deux dernières années. Le monde du textile était complètement nouveau pour moi et m’a paru fascinant. Il est effrayant de constater à quel point les gens connaissent mal le matériau qu’ils portent sur leur corps chaque jour.

« 

Fonder une entreprise n’a jamais été l’un de mes projets. Après mes études d’ingénieur en chimie, je voulais en fait me lancer dans la recherche appliquée. Je cherchais un emploi, mais il est malheureusement souvent arrivé que l’entreprise n’accuse même pas réception de ma candidature. Puis mon collègue Mario, que je connaissais depuis mes études, m’a demandé si je voulais lancer une start-up avec lui. Je me suis fixée une période d’essai de trois mois. La coopération a merveilleusement bien fonctionné et nous avons décidé de fonder notre entreprise. Nous produisons des membranes durables pour des vêtements fonctionnels. Mon travail est varié, mais ces derniers temps, il s’agit surtout de développement stratégique et de service à la

Je visite souvent des fabricants et des fournisseurs de matières premières suisses. Les techniciens qui y travaillent sont souvent d’une autre génération. Ils ne sont pas habitués à ce qu’une femme occupe une fonction dirigeante. Au début, ils préféraient discuter avec Mario. Ils ne savaient pas comment me parler. J’ai toujours dû m’engager activement dans la conversation et faire mes preuves d’abord. Avec la jeune génération, je dois au contraire montrer ce dont je suis capable immédiatement, ils ont étudié avec des femmes et en attendent beaucoup. Au début, j’étais vite impressionnée par certaines personnes. J’ai appris à mettre en perspective ce que j’ai entendu et à ne pas tout prendre au pied de la lettre. J’ai tendance à paraître très gentille et polie, et on pourrait me percevoir comme une personne faible. Ma tante dirige aussi une entreprise. Je lui demande souvent conseil. Je n’aime pas l’image de la femme comme une Power Woman, qui est forte et agressive, et ne doit montrer aucune faiblesse. En tant que femme, vous pouvez également réussir si vous dites les choses avec diplomatie et trouvez ainsi plus rapidement de bonnes solutions. »

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L’ANNÉE EN BREF Janvier

Février

Les programmes internationaux arrivent chez Innosuisse

2e Forward Forum de l’innovation pour les PME avec près de 1000 participants

Innosuisse reprend du Secrétariat d’Etat à la formation, à

Devise :

la recherche et à l’innovation ( SEFRI ) la responsabilité des programmes européens de partenariat avec l’UE en matière d’innovation et de l’initiative de recherche et de développement EUREKA, axée sur le marché.

Le CES de Las Vegas En tant que partenaire institutionnel de la représentation suisse, Innosuisse permet, aux côtés de Présence Suisse, à huit start-up suisses de participer au plus grand salon mondial de l’électronique grand public, le Consumer Electronics Show ( CES ).

Mars

Avril

Programme d’impulsion « numérisation », 1er appel : 27 projets approuvés Ces projets couvrent un très large spectre de

Etude sur le faible nombre de demandes Le passage de la CTI en Innosuisse a déstabilisé

thèmes d’innovation dans le domaine de

les partenaires de recherche en ce qui concerne les

l’industrie 4.0 / des technologies de fabrication

procédures, les conditions d’encouragement et

modernes, par exemple la robotique collaborative.

le processus d’évaluation. En réponse, Innosuisse a notamment amélioré le processus de demande

Lancement de la newsletter Depuis fin mars, Innosuisse envoie régulièrement aux personnes intéressées des bulletins d’information sur des thèmes importants relatifs à l’offre d’encouragement. Fin 2019 : près de 2000 personnes sont abonnées à la newsletter !

Première conférence « Promotion publique de l’innovation en Suisse » Innosuisse et le SECO organisent en collaboration avec la conférence des directeurs économiques la toute première conférence « Promotion publique de l’innovation en Suisse ».

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et la communication.


Mai

Juin

Programme d’impulsion « numérisation », 2e appel : 17 projets approuvés Sur les 29 demandes de projets de 12 mois soumises dans

6 juin 2019 : Innosuisse est partenaire du Swiss Medtech Day et de la Swiss Nano Convention

le cadre du deuxième appel à propositions, Innosuisse en a approuvé 17. L’une d’elles vise, par exemple, à éliminer les satellites défectueux dans l’espace.

Les études d’impact sont publiées

participants au

Les entreprises et les start-up estiment que l’encouragement

Swiss Medtech Day

d’Innosuisse est globalement très utile. Outre les avantages purement économiques, le renforcement du transfert de savoir et de technologie, de même que le développement de savoir-faire en matière de recherche sont particulièrement appréciés des entreprises. www.innosuisse.ch/analysedimpact

Juillet

Août

Appel d’offres record chez Eurostars

Roadshows

Lors de la mise au concours de juillet, 28 projets à participa-

A l’occasion des deux roadshows à l’EPF Zurich et à l’EPF

tion suisse ont été encouragés – le plus gros chiffre jamais

Lausanne, Innosuisse a présenté son offre aux chercheurs

enregistré à ce jour pour un même appel d’offres.

et pris note de leurs réactions.

Le Conseil d’administration discute de la stratégie à venir d’Innosuisse

Tour de Suisse Le FNS et Innosuisse se sont joints

« 

environ  160 participants

Pour remplir notre mission, nous

est nécessaire de soutenir des

mation sur leurs offres d’encoura­ gement au sein des hautes écoles

restons fidèles au principe bottom-up. En outre, nous considérons qu’il

pour organiser des réunions d’infor-

environ  130 participants

spécialisées et des universités à Bâle, à Genève et au Tessin.

projets dans des domaines qui

 »

sont d’une importance stratégique pour notre pays.

André Kudelski, président d’Innosuisse

Retraite du Conseil de l’innovation d’Innosuisse : « Comment Innosuisse peut-elle répondre aux besoins du marché en matière de promotion de l’innovation en Suisse ? »

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Septembre

Octobre

Start Scale-up coaching La nouvelle offre assiste les start-up dans leur démarche

Nombre record de demandes pour Innosuisse

de croissance durable ( voir page 23 ).

Plus de 100 demandes de projets d’innovation sont déposées en un mois.

Journée de rencontre Innosuisse Une cinquantaine de représentants des universités et

Trois projets avec la Corée

des associations économiques se sont entretenus

Innosuisse et son organisation partenaire coréenne ont

avec Innosuisse concernant les défis et les priorités

approuvé trois projets d’innovation bilatéraux.

de l’encouragement de l’innovation et à propos

Nouveaux coachs pour start-up

du rôle de l’organisme d’encouragement.

22 des 95 entretiens pour l’accréditation des nouveaux

Female Innovation Forum

coachs ont lieu. Au total, le pool Innosuisse passe à

Innosuisse est partenaire du 2e Female

132 coachs accrédités.

Innovation Forum. Remise du prix « Female Innovator Of The Year ».

Novembre

Décembre

Appel « NTN Innovation Boosters » Les « NTN – Innovation Boosters » visent à fournir aux PME

projets d’innovation

des avantages concurrentiels grâce à la coopération avec

approuvés

des partenaires tout au long de la chaîne de valeur et à l’intégration des connaissances, des compétences et des

start-up sont en Core coaching

technologies des hautes écoles.

à fin 2019

Coopération avec le Brésil Début novembre, Innosuisse a signé une déclaration

« 

d’intention avec l’agence partenaire brésilienne EMBRAPII

Dans les années à venir, notre priorité sera

afin d’intensifier la coopération dans le domaine de

l’encouragement public de l’innovation. André Kudelski, président d’Innosuisse

Swiss Innovation Forum Innosuisse est le partenaire principal et organise un atelier de travail avec Sparks Work sur le design thinking.

Livret à commander à l’adresse media@innosuisse.ch

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de trouver des solutions aux enjeux que pose

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L’encouragement de l’innovation dans les faits : aperçu de projets sélectionnés en 2019

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Aperçu de projets sélectionnés en 2019

DES VÊTEMENTS ­INTELLIGENTS CONTRE LES ESCARRES Si la peau ou les tissus sous-cutanés ne sont pas suffisamment oxygénés en raison d’une compression, des escarres peuvent survenir. Les personnes à mobilité réduite sont les plus touchées. « Le seul moyen de prévenir les escarres consiste à changer le ou la patiente de position afin de stimuler l’irrigation sanguine des tissus », explique la professeure Ursula Wolf, directrice de l’Institut de médecine complémentaire et intégrative de l’Université de Berne. Soutenue par le programme d’encouragement « Discovery » de BRIDGE, Ursula Wolf travaille au développement d’un système de capteurs textiles qui déclenchent un signal d’alarme en cas de danger. Les capteurs tissés dans les vêtements doivent mesurer en continu la teneur en oxygène du tissu à l’aide de la lumière infrarouge. Il faut, pour cela, une fibre de tissu spéciale conductrice de lumière développée par l’Empa. La Haute école technique interétatique de Buchs NTB fournit l’électronique avec laquelle les mesures sont converties en données lisibles. Le but principal du projet est de développer un prototype final. En collaboration avec un fabricant de vêtements, le tissu sera ensuite développé et transformé en vêtement. Selon Ursula Wolf, cette technologie pourrait également être utilisée dans les survêtements en plus de son application dans le domaine de la santé : « Les capteurs textiles sont un pas important vers les vêtements intelligents. » SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• BRIDGE Discovery

Pour mesurer la teneur en oxygène du tissu, des fibres spéciales conductrices de lumière sont nécessaires. Ursula Wolf teste les premiers prototypes en laboratoire.

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RETROUVER SON ­APTITUDE AU LANGAGE GRÂCE À UNE APPLI Pour regarder la vidéo www.innosuisse.ch/aphasie

Après un AVC, nombreux sont les patients à souffrir de troubles du langage ( aphasie ) qui les empêche de parler, de lire et d’écrire correctement. La « Bern Aphasia App » est conçue pour les aider à se réapproprier les fondamentaux du langage. Cette plate-forme mobile, développée par des orthophonistes, des neurologues, des psychologues et des ingénieurs de l’Inselspital, l’hôpital universitaire de Berne, de l’Hôpital cantonal de Lucerne et du Centre pour la recherche en ingénierie biomédicale ­A RTORG de l’Université de Berne, permet aux patients de s’entraîner de manière autonome à la récupération de leurs capacités à communiquer.

« 

Le développement de petits capteurs pouvant être tissés dans un morceau de tissu est l’un des défis majeurs du projet. » Ursula Wolf, directrice de l’Institut de médecine complémentaire et ­intégrative de ­l’Université de Berne

Des exercices sur ­mesure permettent aux p ­ atientes et aux ­patients de s’entraîner à domicile à la récu­­ pération de leurs capacités à communiquer. « Le traitement par des orthophonistes spécialisés nécessite beaucoup de personnel et il est, de ce fait, souvent abrégé. Les exercices supplémentaires que propose l’application permettent donc de prolonger le traitement. L’entraînement avec l’application est également intéressant pour les personnes à mobilité réduite ou vivant dans des régions excentrées », déclare Prabitha Urwyler, Senior Researcher et cheffe de projet. « Grâce à notre application, les patients peuvent réaliser depuis chez eux leurs exercices, qui sont personnalisés par les thérapeutes en fonction des progrès de chacun ». Le prototype comprend plus de 30 000 exercices. L’application sera mise sur le marché en 2022 après la validation clinique. Le partenaire chargé de la mise en valeur du projet d’innovation, l’éditeur de logiciels Definition12 AG, a l’intention d’implanter cet outil d’orthophonie personnalisée dans 200 à 400 hôpitaux en Suisse, en Allemagne et en France, pour ensuite le commercialiser dans le monde entier. SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Projet d’innovation

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Aperçu de projets sélectionnés en 2019

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L’IDÉE M’EST VENUE EN PÊCHANT » Felix Keller, glaciologue­ (docteur en sciences naturelles) Centre de glaciologie appliquée de la Haute école des Grisons et ­A cademia Engiadina 29  août 2015 : à l’occasion d’un repas de midi avec le CEO de

l’Academia Engiadina, nous avons évoqué la situation désolante des glaciers. « Nous devons pouvoir stopper la fonte des glaces du glacier Morteratsch », a déclaré Matthias Steiger à la lecture des nouvelles étonnantes au sujet du glacier de la Diavolezza : protégée par des bâches durant l’été, la couche de glace a épaissi de dix à quinze mètres. J’objectais que pareil projet était impossible au Morteratsch, vu que le glacier est beaucoup plus grand. Mais c’est un argument que Matthias ne voulait pas entendre. Il voulait des actions concrètes.

ENNEIGER LES GLACIERS POUR LES PROTÉGER Chaque été, plusieurs millions de tonnes de glace disparaissent sur le glacier Morteratsch. Plus le manteau neigeux sur le glacier est mince, plus la glace fond rapidement, car la neige réfléchit très fortement la lumière solaire. Il suffirait que la couche de neige sur le glacier soit suffisamment épaisse durant toute la saison chaude pour stopper la fonte des glaces. C’est la conclusion à laquelle le glaciologue ­J ohannes Oerlemans parvient au terme de ses calculs. Le projet soutenu par Innosuisse vise l’enneigement technique du glacier Morteratsch au moyen d’un réseau complexe de câbles métalliques tendus au-dessus du glacier et pourvus de têtes d’enneigement. Pour produire de la neige, on utilise de l’eau de fonte. L’énergie nécessaire pour comprimer l’air est fournie par la pression de l’eau d’un glacier voisin ; au demeurant également un ancien projet de la CTI.

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30  août 2015 : aujourd’hui, je suis allé pêcher près de l’aérodrome

de Samedan. L’Inn est en crue, bien qu’il n’ait plus plu depuis longtemps. La chaleur fait fondre les glaciers. Tandis que j’attendais qu’un poisson morde à l’hameçon, je me disais que nos enfants ne nous demanderont pas si nous avons remarqué la fonte des glaciers, mais plutôt ce que nous avons fait. Pourquoi ne conserverait-on pas l’eau de fonte là-haut en été, pour produire à nouveau de la glace quand la température baisserait ? Plus j’y pensais et plus l’idée du recyclage de l’eau de fonte me plaisait. 12  septembre 2015 : j’ai demandé conseil à mon ami le glacio-

logue Johannes Oerlemans. Nous tenons maintenant la solution pour stopper la fonte des glaces : protéger le glacier du rayonnement solaire en été avec de la neige artificielle. Ensuite, ­Matthias a insisté pour que je présente mon « idée de pêcheur » au conseil communal de Pontresina. La commune a décidé d’investir 17 000 francs dans une étude. 15  août 2017 : c’est désespérant ! Selon nos calculs, il faudrait

produire chaque jour 30 000 tonnes de neige sur le glacier Morteratsch pour que la langue glaciaire croisse à nouveau. Pour y parvenir, il faudrait quelque 300 lances à neige. Comme le glacier bouge de près de 90 mètres par an, l’enneigement depuis


le sol est impossible. J’étais déjà sur le point de jeter l’éponge. Mais aujourd’hui, le directeur technique des remontées mécaniques de Haute-Engadine m’a suggéré d’associer la technique des télécabines à celle de l’enneigement sous la forme d’un câble d’enneigement qui permettrait de s’affranchir du sol. 21  janvier 2018 : notre groupe de recherche s’est réuni pour la

première fois la semaine dernière. En font partie la société Bächler Top Track AG, qui produit de la neige sans électricité, et le spécialiste en téléphériques Bartholet Maschinenbau AG. Nous avons un moral d’acier et avons associé la Haute école de Lucerne, la Haute école technique interétatique de Buchs NTB et la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse FHNW à notre projet. 30  mai 2019 : avec le soutien de notre mentor, nous avons transmis

un projet d’innovation à Innosuisse. L’aide que Daniel Portmann nous a apportée est incroyable. Il nous a posé des questions sans état d’âme et n’a pas hésité à marcher sur nos platebandes là où il le fallait. Cela a payé : notre demande a été acceptée ! 17  janvier 2020 : la collaboration au sein de l’équipe est très

agréable et le partage de connaissances enrichissant. Actuellement, nous testons un prototype de tête d’enneigement. L’objectif est de construire une installation de test de 600 mètres de long durant l’été 2020. Quand on pense que l’approvisionnement en eau de plus de 200 millions de personnes dans l’Himalaya dépend de l’eau de fonte des glaciers, il est primordial que nous atteignions notre but. SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Mentorat • Projet d’innovation avec plusieurs partenaires de recherche Chèque d’innovation

« JE SUIS UN ­FACILITATEUR ET UN INTERMÉDIAIRE » Daniel Portman, mentor dans le domaine de l’innovation

« Claus Dangel, du spécialiste de l’enneigement Bächler Top Track AG, que je connais depuis longtemps, a sollicité mon aide pour le projet qu’il envisageait avec Felix Keller et Bartholet Maschinenbau. L’idée d’enneiger un glacier hors sol a immédiatement fasciné le passionné de sports d’hiver que je suis. Avant de pouvoir soumettre un projet, plusieurs points doivent être clarifiés. Par exemple : quel genre d’équipe faut-il ? Dans le projet du glacier, il manquait un ou une spécialiste climatique. En tant que mentor d’innovation, je me vois comme un facilitateur et un intermédiaire. Ce faisant, j’aide à structurer un projet pour qu’il soit couronné de succès. Lorsque tout est bien agencé, j’interviens dans la soumission de la demande de projet, fournis des indications et m’occupe de la rédaction. Le projet d’enneigement me tient à cœur, parce qu’il tente de résoudre un énorme problème. Pendant qu’on débat en Suisse de l’avenir du ski, la disparition des glaciers menace des vies humaines ailleurs : dans le monde, de nombreuses populations sont tributaires de réserves d’eau sous forme de glace. »

Lors des tests du prototype de tête d’enneigement sur le toit de la Haute école de Lucerne, on surveille le fonctionnement de chaque buse et analyse la qualité de la neige au sol. 19


Aperçu de projets sélectionnés en 2019

Une collaboratrice scientifique de Topadur analyse les effets d’un nouveau principe actif.

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Nous sommes une petite entreprise se mouvant dans un environnement international – il est donc important que nos recherches aillent bon train. » Paola Atzei, cheffe de projet chez ­Topadur Pharma SA

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DU COLLYRE CONTRE LE GLAUCOME Le glaucome, maladie dégénérative du nerf optique, est la deuxième cause de cécité la plus fréquente, après la cataracte. En Suisse, plus de 100 000 personnes sont atteintes d’un glaucome ; dans le monde, plus de 64 millions sont concernées. Les lésions des cellules visuelles et nerveuses sont causées, d’une part, par une mauvaise irrigation sanguine de l’œil, laquelle entraîne des carences en oxygène et en nutriments des tissus et, d’autre part, une élimination insuffisante des fibres nocives. « Il est urgent de trouver une thérapie plus efficace pour traiter ce groupe de maladies oculaires pouvant entraîner des dommages irréversibles des fibres nerveuses », déclare le Docteur Paola Atzei, cheffe de projet chez Topadur Pharma SA. Les médicaments jusqu’à présent utilisés pour traiter le glaucome visent à réduire la pression intraoculaire. Or, moins de la moitié des patients atteints de glaucome présentent une élévation de la pression intraoculaire, tout au moins au début de la maladie. La spécialiste en neuro-immunologie explique que la circulation sanguine joue également un rôle important dans le glaucome. Ces deux facteurs s’influencent, en effet, mutuellement. « Si l’on parvient à réguler la microcirculation dans les


vaisseaux de l’œil et à améliorer la circulation sanguine, la pression intraoculaire diminue alors et la bonne santé des yeux est préservée. » Avec le soutien d’Innosuisse et en collaboration avec l’Université de Zurich et l’Institut d’ophtalmologie moléculaire et clinique de Bâle, la start-up suisse Topadur recherche un nouveau principe actif qui améliore la microcirculation dans l’œil et élimine les fibres. Le collyre correspondant devrait être sur le marché en 2026. SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Projet d’innovation

3 CAMPS, 3 EXPÉRIENCES Fabian Graf, CEO de Faitron

CHINE « Notre visite à Shanghai a confirmé que les Chinois adorent les lunch boxes. Nous avons rencontré un fabricant chinois qui commercialise déjà une lunch box électrique. Bon marché et esthétique, elle n’est techniquement pas assez sophistiquée. Notre technologie de chauffage intelligente s’intègre dans leurs boîtes et nous allons travailler ensemble. »

INDE

LA TECHNOLOGIE SUISSE À LA CONQUÊTE DU MONDE La start-up Faitron a développé la première lunch box intelligente au monde. Elle permet de réchauffer ou de cuisiner rapidement et facilement les repas au bureau ou en déplacement. Une première version de la HeatsBox est déjà disponible : elle se commande par une application et peut même être utilisée dans la voiture par branchement sur 12 ou 240 volts. Pour le marché international, Faitron a développé une technologie de chauffage intelligente qui peut être intégrée dans les lunch boxes de fournisseurs locaux. Le circuit imprimé se commande par Bluetooth. Ainsi, la start-up suisse s’adapte aux conditions de chaque marché. « Grâce au coaching d’Innosuisse et à la participation à des Market Validation Camps en Chine et en Inde, nous avons constaté que ces marchés sont sensibles aux prix et que nous devons produire à moindre coût », déclare le CEO Fabian Graf. « En Chine, nous avons déjà trouvé un fabricant. Notre technologie de chauffage intelligente et l’application associée, développée en Suisse, complètent le produit fabriqué localement ». Faitron développe aussi des solutions pour les tout petits : avec le biberon auto-chauffant BabyBoo, les parents pourront fournir à leur bébé du lait réchauffé au degré près, même en déplacement. Avec le soutien d’Innosuisse, les entrepreneurs suisses ont pu sonder le marché britannique pour ce produit. SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Core coaching • Camps d’internationalisation ( Market Validation Camps ) en Inde, en Chine et en Grande-Bretagne

« La visite en Inde nous a ­permis de mieux comprendre ce dont les gens ont besoin là-bas. Nous avons ­rencontré plusieurs partenaires d’affaires potentiels et nous sommes présentés à la société Vaya, spécialisée dans les lunch boxes haut de gamme. Nous avons remarqué que les prix en Inde sont plus bas, même sur le marché haut de gamme. Le client final paiera 60 francs max. pour notre produit ».

Fabian Graf discute avec un collaborateur de Medela China des applications de la HeatsBox dans le ­domaine des produits pour bébés.

GRANDE-BRETAGNE « Après la semaine de camp à Londres, nous comprenons beaucoup mieux le fonctionnement du marché britannique. Nous avons parlé à des fabricants, des négociants et des commerçants et avons découvert des entreprises absentes de nos radars. Nous avons également rencontré les responsables de la marque britannique de produits pour bébés ­Tommee Tippee. Nous avions déjà tenté une approche pour notre biberon chauffant intelligent. C’est uniquement grâce à un contact par l­’intermédiaire de ­l’ambassade de Suisse que la rencontre a pu avoir lieu. »

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Le guide Innosuisse L’offre d’encouragement en un coup d’œil

Les quatre domaines d’Innosuisse

Innosuisse soutient les entreprises qui souhaitent concrétiser leur innovation au moyen d’instruments d’encouragement dans le domaine « START YOUR INNOVATION PROJECT ». En facilitant l’accès aux connaissances et aux ressources des institutions de recherche, Innosuisse réunit des représentants du monde scientifique et de l’entreprise et promeut leurs projets d’innovation communs.

Dans le domaine « BE CONNECTED », Innosuisse encourage l’échange de connaissances et la mise en lien des acteurs issus de la recherche, du monde économique et de la société. Les PME reçoivent un soutien pour la mise en route de projets d’innovation, tandis que les réseaux et manifestations réunissent les bons partenaires en la matière.

Innosuisse fait avancer les idées commerciales innovantes ainsi que l’esprit d’entreprise de la relève scientifique et économique. Ainsi, les créateurs potentiels d’entreprise qui veulent concrétiser leur projet ou s’implanter à l’international trouveront dans le domaine « START AND GROW YOUR BUSINESS » l’instrument d’encouragement adéquat.

Les entreprises nourrissant des ambitions internationales peuvent compter sur l’appui d’Innosuisse. Dans le domaine « GO GLOBAL », différents programmes aident les entreprises à trouver des partenaires économiques et scientifiques internationaux. Innosuisse fournit, en outre, des conseils sur les programmes de promotion internationaux et les appels d’offres dans des domaines spécifiques et soutient le financement de projets internationaux.


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Guide Innosuisse

Création et développement d’une start-up

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Soutien aux PME au niveau international

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Projets d’innovation dans des domaines thématiques

Projets d’innovation avec des pays partenaires

EUREKA, Eurostars

AAL, ECSEL, ERA-NET

Coopération bilatérale

Les PME désireuses de développer davantage leurs produits, procédés ou services à l’international avec des entreprises ou des équipes de recherche partenaires ainsi que de renforcer leur compétitivité peuvent soumettre leurs demandes de financement dans tous les domaines thématiques. L’initiative Eurostars s’inscrit dans le cadre du programme EUREKA.

Les entreprises, organisations et institutions de recherche suisses reçoivent un soutien pour des projets communs avec des entreprises ou des équipes de recherche partenaires au niveau international sur des thèmes spécifiques, comme l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées, la nanoélectronique et la microélectronique, mais aussi les systèmes informatiques embarqués.

Innosuisse coopère avec les agences pour l’encouragement de pays présentant une bonne dynamique d’innovation et de croissance. Cela permet aux acteurs suisses de l’innovation d’accéder plus facilement à de nouveaux marchés.

GO GLOBAL

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Durant divers cours ( 4 modules ) et événements axés sur la pratique, les personnes intéressées à fonder une entreprise et les start-up reçoivent les outils nécessaires à la réussite de la création et du développement d’une entreprise.

Les personnes intéressées par la création d’une entreprise et les start-up peuvent demander un coaching individuel d’une valeur de 5000 francs suisses au maximum – quel que soit leur niveau de développement. Aux côtés d’entrepreneurs expérimentés, ils examinent la faisabilité et la viabilité commerciale de leur concept.

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Réalisation d’un projet d’innovation

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Start-up Training

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Avec le chèque d’innovation, les PME peuvent acquérir auprès de partenaires de recherche des prestations pouvant atteindre 15 000 francs suisses afin de tester la faisabilité de leur idée. Cela permet de financer des études préliminaires et des études de concept ou des analyses du potentiel d’innovation et du potentiel commercial.

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Chèque d’innovation

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Des équipes issues du monde universitaire, de l’entreprise et de la société reçoivent un soutien financier pour faire émerger et tester de nouvelles idées ( radicales ) autour d’un thème d’innovation. Ces idées doivent impulser le lancement d’innovations relatives à des processus, des produits ou des services.

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Les mentors d’Innosuisse aident les PME à structurer leur idée d’innovation, à trouver le bon partenaire de recherche et à déposer une demande de projet. Ils connaissent le paysage suisse de l’innovation et peuvent identifier les instruments d’encouragement appropriés.

NTN Innovation Booster

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Mentoring

Les organismes sans but lucratif peuvent obtenir un soutien jusqu’à hauteur de la moitié du coût d’une manifestation réunissant des acteurs du monde de l’entreprise et de la science autour d’un thème d’innovation et créant une communauté.

BE CONNECTED

Lancer des idées innovantes

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Conseils pour démarrer un projet

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Innosuisse et le Fonds national suisse ( FNS ) proposent aux chercheurs, novices et expérimentés, qui souhaitent commercialiser leurs recherches, un programme à l’intersection entre la recherche fondamentale et l’innovation basée sur la science. BRIDGE comprend deux instruments d’encouragement : Proof of Concept et Discovery.

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Les institutions de recherche peuvent demander un soutien financier pour les projets d’innovation avec des entreprises et des institutions privées ou publiques. Le financement est accordé à des projets promis à une réussite commerciale ou avec un fort potentiel de valeur ajoutée pour la société.

Les chercheurs qui doivent convaincre de potentiels partenaires économiques de l’utilité de leurs recherches peuvent solliciter un soutien financier pour des études de faisabilité, des prototypes et des dispositifs pilotes – notamment pour les projets risqués mais présentant un fort potentiel d’innovation.

Manifestations professionnelles thématiques

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Projets d’innovation avec partenaire chargé de la mise en valeur

Huit pôles de compétence en recherche énergétique ( SCCER ) associent des acteurs de l’économie et de la science pour concevoir ensemble l’approvisionnement énergétique de demain. Les chercheurs et les entreprises y trouvent un soutien pour leurs projets d’innovation : de l’évaluation et l’expérimentation de nouvelles approches jusqu’à la commercialisation des solutions.

Programme d’encouragement d’Innosuisse et du FNS

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Projets d’innovation sans partenaire chargé de la mise en valeur

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Programme d’encouragement Energie

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START YOUR INNOVATION PROJECT

Core Coaching Le développement de l’activité est au cœur de ce coaching d’une durée maximale de trois ans, dont la valeur peut atteindre 50 000 francs suisses. Les coachs aident notamment les start- up à élaborer et à mettre en œuvre une stratégie, à définir la structure organisationnelle, à entrer sur le marché et à régler les questions juridiques. e lle Nou v of f re

Scale-up Coaching

Trouver la bonne offre en ligne : www.innosuisse.guide

Trouver des partenaires internationaux EEN Suisse Le réseau Enterprise Europe Network ( EEN ) aide les PME et les start-up d’Europe et du monde entier à établir des coopérations, à mettre en œuvre des projets de recherche et d’innovation ainsi qu’à pénétrer de nouveaux marchés.

Informations et demande : www.innosuisse.ch

Salons internationaux Grâce à Innosuisse, les start-up participant au programme de coaching et qui ont des ambitions mondiales ont la possibilité de participer à des salons internationaux en qualité de visiteur ou d’exposant.

Camps d’internationalisation Dans les Market Validation Camps et les Market Entry Camps, les start-up innovantes avec de l’ambition internationale et qui participent au programme de coaching apprennent à connaître sur place les marchés internationaux. Innosuisse propose ces camps avec Swissnex et les ambassades suisses.

Innosuisse soutient les start-up qui ont atteint la phase de croissance et souhaitent accélérer sensiblement leur développement par l’instauration de processus évolutifs, de structures organisationnelles adaptées ainsi que par des activités de réseau, de financement et d’internationalisation. Le coaching, d’une valeur maximale de 75 000 francs suisses, dure jusqu’à deux ans.

START AND GROW YOUR BUSINESS

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Scale-up Coaching Le programme Scale-up Coaching a été lancé en octobre 2019. Il aide les jeunes entreprises à se développer durablement. Cette offre s’adresse aux start-up basées sur la science qui emploient au moins cinq personnes à plein temps et présentent un très fort potentiel de croissance. Elles bénéficient d’un coaching en équipe, d’une mise en réseau et d’un apprentissage par des pairs, ainsi que d’un soutien personnalisé dans les domaines de l’internationalisation, du financement et de la coopération avec des universités et des associations professionnelles. Programmes internationaux Depuis le début du mois de janvier 2019, Innosuisse est responsable des programmes de partenariat avec l’UE orientés vers l’innovation ( Eurostars, Active and Assisted Living (AAL) ), ainsi que du programme Electronic Components and Systems for European Leadership ( ECSEL ), de même que de l’initiative de recherche et développement axée sur le marché EUREKA. En outre, les réseaux européens ERA-NET, axés sur l’innovation, ont été placés sous l’égide d’Innosuisse. Ils complètent le programme européen Enterprise Europe Network ( EEN ), qui relevait déjà d’Innosuisse, ainsi que la coopération bilatérale et multilatérale à thème ouvert avec les pays partenaires.


Aperçu de projets sélectionnés en 2019

RECUEIL DE RECETTES POUR UNE UTILISATION ÉTHIQUE DES DONNÉES Lire le Code éthique www.data-service-alliance.ch/innovation/ethics

Les données sont le pétrole du XXI e siècle. Les entreprises les utilisent pour développer de nouveaux produits adaptés aux besoins des consommateurs. Cependant, une entreprise ne peut créer durablement de la valeur à partir de données que si celles-ci sont compatibles avec les valeurs de notre société », déclare Christoph Heitz, président du réseau thématique national ( RTN ) Swiss Alliance for Data-Intensive Services. C’est dans ce contexte que plus de 40 experts issus de sept entreprises et huit groupes de recherche – tous membres de RTN – ont élaboré le « Code éthique pour la création de valeur à partir de données ». « En concentrant les connaissances aussi bien théoriques que pratiques, nous avons créé une sorte de recueil de recettes pour l’utilisation éthique des données », explique Christoph Heitz. Le Code est disponible dans toutes les langues nationales et en anglais depuis début 2020.

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Aujourd’hui, l’analyse de l’ADN n’est disponible que pour un petit groupe de patients. Nous travaillons à une solution aboutissant à la banalisation du diagnostic génétique dans le milieu médical. » Claudio Alberti, co-fondateur de ­l’éditeur de logiciels GenomSys SA

SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Soutien du RTN Swiss Alliance for Data-Intensive Services

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SWISS ALLIANCE FOR DATA-INTENSIVE SERVICES Ce réseau thématique national a été fondé en 2017 et contribue de manière signi­ ficative à faire de la Suisse un pays phare reconnu au niveau international pour la création de valeur basée sur les données. Il s’appuie sur la coopération au sein d’un réseau interdisciplinaire d’experts dont les membres comptent des entreprises et des universités. L’objectif de ce RTN est de combiner les connaissances issues de différents domaines – tels que les technologies de l’information, l’intelligence ­artificielle, l’économie ou la psychologie – pour créer des produits et des services commercialisables.

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Dans les bureaux de la biotech lausannoise GenomSys, la recherche porte sur le développement de solutions logicielles efficaces pour traiter et diffuser des données génomiques.


ACCÈS FACILITÉ AUX ­ANALYSES GÉNÉTIQUES Le décodage de l’information génétique par ce qu’il est convenu d’appeler le séquençage de l’ADN est de plus en plus abordable. Cela permet d’opérer des analyses d’ADN pour des applications plus larges, par exemple pour le diagnostic de maladies ou le développement plus ciblé de médicaments. Mais opérer plus d’analyses signifie aussi générer d’énormes volumes de données, un phénomène qui s’accompagne d’une prolifération des formats de données, d’un accroissement des coûts de stockage et d’une plus grande complexité analytique. Avec le soutien d’Innosuisse, la start-up vaudoise GenomSys

développe un logiciel basé sur le nouveau standard MPEG-G, qui simplifie massivement le traitement et la diffusion des données génétiques. « MPEG-G permet la compression spectaculaire des données génomiques, ce qui accélère l’échange des données et permet une analyse plus efficace de ces dernières », explique Claudio Alberti, le co-fondateur de GenomSys. « Notre logiciel offre également un accès facile et sécurisé aux différentes données selon un haut degré d’interopérabilité. » Après différentes phases, également encouragées par Innosuisse, le projet est soutenu depuis le printemps 2019 par Eurostars, un programme de financement commun d’EUREKA et de l’UE. Avec des partenaires en Espagne, en France et en Grande-Bretagne trouvés grâce à Innosuisse, GenomSys analyse des données électroniques utilisées au quotidien et assure l’interopérabilité du logiciel. Les partenaires se rencontrent trois ou quatre fois par an. « Les réunions sont toujours très dynamiques et inspirantes. » SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Projet d’innovation • Horizon 2020 Instrument PME Phase 1 • Recherche de partenaires sur le plan international dans le cadre de l’EEN

• Projet d’innovation international ( Eurostars ) Ce projet a reçu le financement d’Horizon 2020, le programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne, sous l’accord de subvention n°827840.


Aperçu de projets sélectionnés en 2019

DÉTECTER RAPIDEMENT ET FACILEMENT LES ­PHOTOS ET VIDÉOS ­TRUQUÉES La vidéo dans laquelle Barack Obama insulte son successeur Donald Trump a fait le buzz. Mais Obama n’est en l’occurrence pas Obama et le texte est dit par un acteur. Les vidéos qualifiées de deepfake sont devenues si réalistes que l’on peine à se rendre compte de la supercherie. « A l’heure actuelle, créer une vidéo deepfake crédible exige beaucoup de travail et un bagage technique conséquent », souligne Anthony Sahakian, qui prédit : « Cela devrait bientôt changer. » Mais il se dit que les méthodes des usurpateurs seraient de plus en plus sophistiquées et les conséquences de plus en plus dévastatrices : photos et vidéos truquées sont, par exemple, utilisées pour frauder les assurances, avec des dommages à des voitures qui n’existent pas ou des marchandises fictives déclarées volées. La société d’Anthony Sahakian, Quantum Integrity, propose déjà un logiciel capable de détecter les images truquées. En collaboration avec le Groupe de traitement du signal multimédia ( MMSPG ) de l’EPFL, Quantum Integrity a l’intention d’étoffer ce logiciel de détection pour le rendre plus universel. L’objectif est de créer un site Web sur lequel les vidéos pourront être téléchargées pour être vérifiées. « Nous ne pouvions pas développer ce système par nos seuls moyens, car cela nécessite de résoudre des problèmes techniques extrêmement délicats et coûteux », explique Anthony Sahakian. « Nous ne pouvions imaginer en la matière meilleur soutien que celui de Touradj Ebrahimi et de son équipe de chercheurs. » La start-up suisse en a effectivement besoin, car la concurrence est rude : Facebook et Microsoft prévoient, en effet, toutes deux d’investir au cours des prochaines années 10 millions de dollars dans le développement d’un logiciel de détection des deepfake. SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Projet d’innovation

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Les deepfake étant toujours plus sophistiqués, le défi à relever pour les démasquer est d’autant plus grand. » Anthony Sahakian, CEO de Quantum ­I ntegrity SA

Les niveaux de stocks fictifs sont rapidement détectés grâce à des logiciels intelligents.


RECHARGER PLUS ­EFFICACEMENT LES ­VÉHICULES ÉLECTRIQUES

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LES AVANTAGES POUR L’ENTREPRISE

Michael Leibl, BRUSA Elektronik AG

Dans le cadre du projet européen Power2Power, qui prend fin en mai 2022, 43 partenaires issus de huit pays mènent des recherches et développent de nouveaux semi-conducteurs présentant une densité de puissance et une efficacité énergétique supérieures. Les semi-­conducteurs de puissance sont nécessaires à toutes les étapes de la conversion de l’énergie : de la production, à la transmission et à l’utilisation. C’est la première fois que la Suisse participe à un tel projet ECSEL : la société BRUSA Elektronik AG et le laboratoire Advanced Power Semiconductor de l’EPF Zurich développent conjointement un chargeur pour véhicules électriques. « Dans le giron de Power2Power, tout le monde travaille sur le même problème, mais chacun sur son propre sous-projet », explique Michael Leibl, le responsable d’équipe du prédéveloppement chez BRUSA. Les rencontres internationales qui ont lieu tous les quelques mois sont très importantes, ne serait-ce que pour l’échange : « En tant qu’experts des semi-conducteurs de puissance, nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes. » Déjà installé dans des voitures particulières et des véhicules utilitaires, le chargeur BRUSA se doit d’atteindre un rendement supérieur avec une durée de vie plus longue. Des semi-­ conducteurs plus efficaces permettent d’économiser sur les coûts, mais contribuent aussi à réduire sensiblement les émissions de dioxyde de carbone malgré les besoins énergétiques mondiaux à la hausse.

Installation expérimentale pour la mesure de la perte de commutation des semi-conducteurs de puissance

La collaboration avec l’EPF Zurich dans le cadre du projet ECSEL, cofinancé par Innosuisse, est très précieuse, précise ­Michael Leibl. « Nous ne pourrions pas réaliser un modèle physique de semi-conducteurs tel que celui que l’EPF met à disposition. Il fournit des données beaucoup plus précises en moins de temps que cela nous prendrait s’il fallait caractériser le semi-­ conducteur de puissance par des mesures ». SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Soutien financier dans le cadre d’un projet ECSEL

La participation au projet nous permet de développer de manière ciblée certaines technologies qui, autrement, seraient laissées de côté dans les affaires courantes. Une entreprise de taille moyenne manque de temps et d’argent pour s’atteler à ce genre de tâches. Par rapport aux produits établis depuis longtemps sur le marché, les cycles de développement des véhicules électriques sont très courts et le coût économique des innovations est beaucoup plus élevé. Notre secteur est donc tributaire d’un soutien de cette nature. En plus du développement de produits, nous espérons attirer l’attention d’éléments extérieurs tout comme de notre secteur. C’est aussi un bon moyen pour recruter des collaborateurs. »

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LES AVANTAGES POUR L’UNIVERSITÉ

Ulrike Grossner, professeure à l’EPF

Grâce à la coopération avec BRUSA, nous avons accès à une application concrète en tant qu’institut de recherche sur les semi-conducteurs. Mais il nous faut aussi appartenir au réseau européen. Nous, les partenaires suisses du projet, travaillons ensemble comme dans un petit bureau, alors que nous sommes dans une grande maison où nous pouvons explorer d’autres espaces. On se sent faire partie intégrante de l’ensemble du réseau de recherche en Europe. En Suisse, nous sommes très spécialisés, il n’y a pas de production de masse. Mais il est ­important de voir comment fonctionnent les grandes entreprises de semi-conducteurs. Je peux ainsi transmettre ces connaissances à mes étudiants qui, plus tard, seront en quête d’un emploi. »

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Aperçu de projets sélectionnés en 2019

UNE SERVIETTE ­HYGIÉNIQUE INTELLIGENTE POUR LES FEMMES ENCEINTES

« 

Lorsque j’ai rencontré le Docteur Erick Garcia Cordero dans le laboratoire de l’EPFL en 2018, il est vite devenu évident que nous souhaitions travailler ensemble. Erick avait déjà mis au point une serviette hygiénique pour les femmes, qui permettait de détecter les maladies et je faisais aussi des recherches sur la santé des femmes depuis un certain temps. Avec l’aide de Carlotta Guiducci, responsable du CLSE ( L aboratory of Life Sciences Electronics ), et de David Baud, chef du service d’obstétrique du CHUV de Lausanne, nous développons une serviette hygiénique intelligente destinée aux femmes enceintes à risque de naissance prématurée. Ces femmes doivent subir des examens approfondis et restent souvent à l’hôpital pendant des semaines pour être suivies. A l’avenir, elles pourront porter la serviette hygiénique pendant un court moment une fois par semaine à la maison. Le Smart Pad collecte les sécrétions vaginales, qui sont ensuite analysées par le système de micro-capteurs. Les données sont transférées au gynécologue via une application sur le smartphone. Nous avons développé un prototype, qui est actuellement en cours de perfectionnement en laboratoire. L’objectif est de le tester auprès des femmes enceintes en 2020. Pour la fondation de notre start-up, j’ai suivi le module « Business Creation » – un cours formidable. J’ai déjà fondé une entreprise pharmaceutique en Syrie, d’où je viens, donc j’avais déjà de l’expérience dans la gestion d’une entreprise. Néanmoins, j’ai beaucoup appris dans le cours : les sujets étaient bien choisis et des experts triés sur le volet nous ont indiqué les points d’achoppement. Mais j’ai aussi pu profiter des autres participants au cours, surtout parce que tout le monde n’en était pas au même stade. Avec certains d’entre eux, j’échange encore des idées aujourd’hui. » Loulia Kassem est co-fondatrice de la spin-off de l’EPFL Rea SA.

SOUTIEN APPORTÉ PAR INNOSUISSE

• Start up Training Module 2 et 3

( Business Concept, Business Creation )

• Initial Coaching ( examen de l’idée commerciale )

28


QUESTIONS AU COACH

Docteur Marco Rüedi Entrepreneur et coach accrédité d’Innosuisse Qui conseillez-vous en tant que coach ?

Environ deux tiers de ceux que je coache sont doctorants ou post-­ doctorants. Je les considère dès le début comme des collègues, c’est très important pour moi. Vous êtes fondateur et CEO d’une entreprise, et vous voulez résoudre un problème – tout comme moi. Parce que j’ai un peu plus d’expérience, je peux les accompagner sur leur chemin. Les élèves sont habitués aux rapports hiérarchiques. Nous n’avons pas besoin de cela en tant qu’entrepreneurs. Abolir ce seuil est l’une des questions essentielles. Un collègue doit se sentir aussi libre que possible et m’expliquer ouvertement les problèmes. C’est seulement à ce moment-là que l’on peut voir les choses en face. Qu’est-ce que vous reflétez ?

Loulia Kassem teste le prototype de smart pad avec une micropuce ( petite photo ) intégrée.

En tant que coach, je dois valider si une grande idée est réalisable, si elle a du sens et si la manière d’y parvenir est plausible. Pour ce faire, je pose beaucoup de questions, y compris des questions techniques. J’aide les équipes à trouver la bonne méthodologie pour définir, étape par étape, ce qu’elles veulent exactement. Il s’agit notamment de ­devenir plus précis, de réfléchir de manière concluante et de mieux documenter. En tant que coach, vous aidez à faire en sorte qu’une équipe garde le cap et puisse croire en sa proposition. Parfois, je dois aussi souligner que ce n’est pas l’idée commerciale ou le produit qui pose problème, mais la personne qui est derrière – et sa façon de

r­ elever les défis. Je lui montre alors ce qui fait défaut et les aspects qu’elle doit développer personnellement. Il m’arrive aussi de conseiller qu’il serait judicieux de chercher quelqu’un d’autre pour s’occuper de la partie commerciale. Au final, l’idée, l’équipe et le cheminement doivent être convaincants pour que les investisseurs soient prêts à ­investir. Quelles sont les qualités requises les plus importantes chez un e ­ ntrepreneur ou une entrepreneuse ?

La flexibilité et la volonté de se ­remettre en question personnellement et de sortir de sa zone de confort : ce sont de bonnes qualités pour devenir entrepreneur. Un fondateur de start-up doit avoir beaucoup d’endurance. Il faut toujours avoir le courage de tout remettre en question. Le scientifique figé dans une pensée manichéenne échouera en tant qu’entrepreneur. Quelle est l’erreur la plus fréquente commise par les fondateurs de start-up ?

Qu’une équipe commence par rechercher des fonds avant même de savoir ce qu’elle veut. La pression financière ressentie fait perdre leur objectif de vue aux gens. Ils ne sont plus en mesure de mener à bien leurs tâches étape par étape pour trouver la bonne stratégie. De nombreux fondateurs participent à des concours avec une idée qui n’est pas encore arrivée à maturité et sont déçus lorsqu’ils ne remportent aucun prix. Ceci fait également partie de mon travail de coach : sabrer le champagne quand le financement est obtenu, mais aussi prodiguer du réconfort quand les gens ont besoin d’un peu de calme et de soutien après une ­défaite. Ensuite, on prend du recul et on essaie de nouveau jusqu’à ce que le succès soit au rendez-vous.

29


Faits et chiffres : notre encouragement de l’innovation

30


Faits et chiffres

Les contributions octroyées en 2019 par Innosuisse, qui s’élèvent à 243,3 millions de CHF ( y c. les prestations en nature EEN, hors coûts de recherche indirects ), sont réparties de la manière suivante :

167,5 11,7 millions de CHF

6,8

millions de CHF

19,3

START AND GROW YOUR BUSINESS

BE CONNECTED

GO GLOBAL

*

millions de CHF

millions de CHF

hors coûts de recherche indirects de 23,0 millions de CHF

START YOUR INNOVATION PROJECT * y c. le programme d’impulsion « numérisation » : 17,6   millions de CHF ( h ors coûts de recherche ­indirects de 2,5 millions de CHF ) ; y c. les projets internationaux : 2,4 millions de CHF ( h ors coûts de recherche indirects de 0,4 million de CHF )

31,0  7,0  *

millions de CHF

millions de CHF

Programme d’encouragement Energie

Programme BRIDGE * Part d’Innosuisse

31


Faits et chiffres

«  START YOUR INNOVATION PROJECT  »   Chiffres hors programme d’impulsion « numérisation »

808 demandes d’encouragement

Contributions octroyées en 2019 de 167,5* millions de CHF ( dans le sens des aiguilles d’une montre ) : Projets d’innovation avec partenaire chargé de la mise en valeur : 105,4 millions de CHF Projets d’innovation sans partenaire chargé de la mise en valeur : 38,5 millions de CHF Chèques d’innovation : 6,0 millions de CHF Programme d’impulsion « numérisation » : 17,6 millions de CHF

de projets d’innovation ont été soumises à Innosuisse en 2019 ( en 2018, 488 demandes d’encouragement ont été déposées ).

157.50 157.50 157.50 157.50 131.25 131.25 131.25 131.25

Engineering

105.00 105.00 105.00 105.00

84 84 84 84

78.75 78.75 78.75 78.75

81

57 Nombre de demandes approuvées

209

157.50 157.50 157.50 157.50 131.25 131.25 131.25 131.25 105.00 105.00 105.00 105.00

78.75 78.75 78.75 78.75

78.75 78.75 78.75 78.75

129

62%

183.75 183.75 183.75 183.75

105.00 105.00 105.00 105.00

131.25 131.25 131.25 131.25

52.50 52.50 52.50 52.50 26.25 26.25 26.25 26.25 0.00 0.00 0.00 0.00

0.00 0.00 0.00 0.00

60

157.50 157.50 157.50 157.50

78.75 78.75 78.75 78.75

26.25 26.25 26.25 26.25

123

56%

183.75 183.75 183.75 183.75

105.00 105.00 105.00 105.00

52.50 52.50 52.50 52.50

0.00 0.00 0.00 0.00

0.00 0.00 0.00 0.00

Nombre de demandes évaluées

131.25 131.25 131.25 131.25

26.25 26.25 26.25 26.25

26.25 26.25 26.25 26.25

0 000

157.50 157.50 157.50 157.50

52.50 52.50 52.50 52.50

52.50 52.50 52.50 52.50

42 42 42 42

49%

183.75 183.75 183.75 183.75

Social Sciences & Business Management

Energy & Environment

62%

ro b at i on

126126 126 126

183.75 183.75 183.75 183.75

210.00 210.00 210.00 210.00

210.00 210.00 210.00 210.00

210.00 210.00 210.00 210.00

210.00 210.00 210.00 210.00

pp

 70%

168168 168 168

’a

Life Sciences

T  au x d

210210 210 210

Information and Communication Technologies

y c. les projets internationaux, hors coûts de recherche indirects de 23,0 millions de CHF

161

100

104

58

404 demandes de soutien à des projets d’innovation Wertachse Wertachse ont été approuvées, dont 46 sans partenaire anpassen, anpassen, bei bei allen allen geleich geleich chargé de la mise en valeur. Le taux d’approbation s’élève en moyenne à 60 %. PME

Hautes écoles spécialisées ( 5 4% ) Domaine des EPF ( 20% ) Universités ( 16% ) Autres ( 11% )

54 % des partenaires de recherche participant à des projets d’innovation sont des hautes écoles spécialisées.

Grandes entreprises

La part de PME parmi les entreprises participantes s’élève environ à 82 %. PME = moins de 250 collaborateurs

Grande première 0

44

88

132

176

En 2019, 502 entreprises ont pris part à un projet d’innovation approuvé. Pour 56 %, c’était une grande première.

32

220

400

chèques d’innovation ont été approuvés pour un total de plus de 6,0 millions de CHF en 2019 ( 559 demandes déposées, 513 demandes évaluées ) et ont permis aux PME d’accéder au monde de l’innovation fondée sur la science ( en 2018, 308 chèques d’innovation ont été distribués ).


«  START YOUR INNOVATION PROJECT  »   Chiffres hors programme d’impulsion « numérisation »

Répartition régionale

Programme d’impulsion « numérisation » 44 projets d’innovation ont été approuvés dans le cadre du programme d’impulsion « numérisation ». Le taux d’approbation s’est élevé à 59%.

T  au x d

 59%

00

WEST: FR, GE, JU, NE, VD, VS CENTRAL: AG, BE, BL, BS, LU, NW, OW, SO, SZ, TI, UR, ZG EAST: AI, AR, GL, GR, SG, SH, TG, ZH

Répartition par canton des principaux partenaires de mise en valeur dans le cas de projets d’innovation approuvés. AG AI AR BE BL BS FR GE GL GR JU LU 0 0 NE

( 20 ) ( 1 ) ( 2 ) ( 3 0 ) ( 11 ) ( 7 ) ( 5 ) ( 16 ) ( 1 ) ( 7 ) ( 1 ) ( 18 ) ( 8 )

NW OW SG SH SO SZ TG TI UR VD VS 100 100 ZG ZH

( 1 ) ( 1 ) ( 31 ) ( 6 ) ( 12 ) ( 7 ) ( 5 ) ( 17 ) ( 1 ) ( 43 ) ( 3 ) ( 11 ) ( 8 6 )

00

15 %

Pourcentage de femmes chez les principaux partenaires de recherche pour les projets d’innovation approuvés. Chez les principaux partenaires de mise en valeur, elles sont 13 %. 100 100

00

59%

00

46

27

Nombre de demandes évaluées

Nombre de demandes approuvées

29

17

www.innosuisse.ch/numerisation

17 %

d’innovations radicales claires

100 100

Un projet sur six est clairement axé sur des ­innovations de rupture, qui transforment le marché et l’entreprise radicalement. Les innovations ­incrémentales­­ ( améliorations et optimisations sensibles ) sont pratiquement autant représentées. La majorité des projets réunit les deux a­ spects.*

Wertachse Wertachse anpassen: anpassen: überall überallgleich gleich

00

210 210

ro b at i on

East 139

’a pp

Central 136

West 76

Premier appel ( janvier )

210 210

Deuxième appel ( mai )

du principal partenaire de mise en valeur dans le cas de projets d’innovation approuvés.

100 100

Innovations incrémentales claires

Innovations plutôt incrémentales

Innovations plutôt radicales

Innovations radicales claires

18%

33%

29%

17%

Déclaration de la nature des innovations dans le domaine des projets d’innovation ( 4 % n’ont pas répondu ).

Fin 2019, Innosuisse soutenait 1093 projets d’innovation en cours.

* R ésultats d’une étude d’impact externe ( p hase II ), 2019 : www.innosuisse.ch/analysedimpact

33


Faits et chiffres

«  START AND GROW YOUR BUSINESS  »

Coaching En 2019, 477 start-up ont sollicité un coaching auprès d’Innosuisse ( en 2018, 341 start-up ont fait une demande ).

0

Tau x

290

84%

0

290

0

290

0

Central 85

290

84%

W a b 0

96

0

19

16

305

des start-up se trouvant dans le programme Core Coaching.

West 95

290

0

158

Répartition régionale

290

 61%

Scale up Coaching

0

290

Core Coaching

0

290

Initial Coaching

Contributions octroyées en 2019 de 11,7 millions de CHF 290 ( dans le sens des aiguilles d’une montre ) : Start-up Training : 3,8 millions de CHF Start-up Coaching : 6,3 millions de CHF Camps d’internationalisation : 0,7 million de CHF Salons internationaux : 0,5 million de CHF StartUp Ticker et autres : 0,5 million de CHF

p ro b at i o n

d’

ap

start-up

participaient au programme Coaching fin 2019 ( fin 2018, elles étaient 250 ). Elles sont actives dans les domaines suivants :

East 125

Energy & Environment ( 19 ) Engineering ( 4 4 ) Information and Communication Technologies ( 74 ) Life Sciences ( 126 ) Social Sciences & Business Management ( 42 )

WEST: FR, GE, JU, NE, VD, VS CENTRAL: AG, BE, BL, BS, LU, NW, OW, SO, SZ, TI, UR, ZG

6

EAST: AI, AR, GL, GR, SG, SH, TG, ZH

Nombre de start-up se trouvant dans le programme de Core Coaching par canton. AG AI AR BE BL BS FR GE GL GR JU LU 0 0 NE

( 9 ) ( 0 ) ( 2 ) ( 17 ) ( 5 ) ( 21 ) ( 3 ) ( 17 ) ( 0 ) ( 0 ) ( 0 ) ( 11 ) ( 6 )

NW OW SG SH SO SZ TG TI UR VD VS 120 120 ZG ZH

00

( 1 ) ( 0 ) ( 4 ) ( 0 ) ( 5 ) ( 3 ) ( 1 ) ( 5 ) ( 1 ) ( 63 ) ( 6 ) ( 7 ) (118 )

00

120 120

00

26

52

78

104

En 2019, 6 start-up ont obtenu le certificat Innosuisse et sont ainsi « prêtes pour une croissance durable ». 120 120

Wertachse Wertachse anpassen: anpassen: überall überallgleich gleich

34

0

120 120

130


«  START AND GROW YOUR BUSINESS  »

3576

30%   des start-up

combinent leur idée d’entreprise avec un modèle d’entreprise innovant.*

participants

ont suivi en 2019 un des quatre modules d’entraînement de Start-up Training.

 2400

 725

 325

 126

Module 1 BUSINESS IDEAS

Module 2 BUSINESS CONCEPT

Module 3 BUSINESS CREATION

Module 4 BUSINESS GROWTH

Innovation de produits ( 8 2 % ) Innovation en matière de services ( 3 8 % ) Innovation en matière de procédés ( 35 % ) Innovation dans les entreprises ( 3 0 % ) Innovation organisationnelle (  12  %  ) Innovation marketing ( 10 % ) Autres ( 1 % ) Plusieurs réponses possibles

0

18

36

24 %

54

72

En 2019, Innosuisse a financé 81 cours de sensibilisation et d’entraînement pour les créateurs d’entreprise potentiels auprès des consortiums régionaux de hautes écoles.

d’innovations évidentes

Camps

Les innovations radicales claires sont la principale composante de l’idée commerciale pour 24 % des start-up encouragées.*

En 2019, 58 start-up ont eu le droit de participer à un camp d’internationalisation. Elles ont ainsi pu découvrir de nouveaux marchés sur dix sites répartis dans cinq pays.

90

Innovations incrémentales claires

Innovations plutôt incrémentales

Innovations plutôt radicales

Innovations radicales claires

14  %

26 %

34 %

24 %

Déclarations sur la nature des innovations dans le Start-up Coaching ( 2 % n’ont pas répondu ).

Boston ( 5 ) San Francisco ( 12 ) New York ( 7 )

Londres ( 9 ) Shanghai ( 4 ) Bangalore ( 8 )

Guangzhou, Shenzhen ( nouveau )

Rio de Janeiro ( 1 ) São Paulo ( 0 )

Nombre de camps organisés entre parenthèses * R ésultats d’une étude d’impact externe ( p hase II ), 2019 : www.innosuisse.ch/analysedimpact

35


Faits et chiffres

«  BE CONNECTED  »

Réseaux Au total, 201 projets d’innovation ont été accompagnés par les réseaux thématiques nationaux ( RTN ). Contributions octroyées en 2019 de 6,8 millions de CHF ( dans le sens des aiguilles d’une montre ) : Mentoring : 2,2 millions de CHF Réseaux thématiques nationaux : 2,9 millions de CHF Manifestations professionnelles thématiques : 0,6 million de CHF Diffusion d’informations : 1,1 million de CHF

216

soumissions de projets ­d’innovation ont été ­accompagnées par les mentors en innovation.

Projets d’innovation ( 138 ) Chèques d’innovation ( 37 ) Programme d’impulsion « numérisation » ( 16 ) Projets internationaux ( 10 ) Période du 01.10.2018 au 30.09.2019

330

PME ont reçu un ou plusieurs bons pour des prestations de mentoring en 2019.

0

41 28

56

84

112

manifestations professionnelles thématiques ont bénéficié de contributions octroyées en 2019.

hors chèques d’innovation, y c. programme d’impulsion « numérisation »

«  GO GLOBAL  »

70%

des contributions accordées par Innosuisse et l’UE ont été remis aux partenaires chargés de la mise en valeur.

Contributions octroyées en 2019 de 22,1 * millions de CHF ( dans le sens des aiguilles d’une montre ) : EEN Suisse : 0,7 million de CHF ( prestations en nature ) EUREKA : 15,0 millions de CHF AAL ( programmes Active Assisted Living ) : 1,9 million de CHF ECSEL ( J oint Technology ) : 2,0 millions de CHF Coopération bilatérale : 1,8 million de CHF ERA-NET : 0,7 million de CHF * y c. frais de recherche indirects, y c. projets internationaux de 2,8 millions de CHF

36

Financement supplémentaire de l’UE de 8,8* millions de CHF ( dans le sens des aiguilles d’une montre ) : EEN Suisse : 0,1 million de CHF ( contribution KAM ) EUREKA : 5,1 millions de CHF AAL ( programmes Active Assisted Living ) : 1,6 million de CHF ECSEL ( J oint Technology ) : 2,0 millions de CHF * y c. frais de recherche indirects


30

30

30

30

30

0

0

demandes de financement pour0 le soutien0 de projets internationaux 0 0 0 0 sont parvenues à Innosuisse en 2019.

0

Nombre sans EEN

En 2019, les partenaires de coopération aux projets internationaux étaient issus de 31 pays.

0 1-4 5-9 10-14 15-19 20-

5–9 10–14 15–19 > 20

30

0

0

30

6

0

30

30

0

0

30

30

0

0

22

30

0

30

30

0

6

30

30

30

30

0

0

0

0

0

25

7

Nombre de demandes approuvées

Partenaires de coopération Südkorea 8 0 Kanada 3 Nombre de partenaires 1-4 Brasilien 1 5-9 de1 coopération Israel 10-14 Türkei 1 15-19 0 US 1 20Zypern 1 1–4

30

Social Sciences & Business Management

30

Life Sciences

30

Information and Communication Technologies

193 30

Engineering

30

« GO GLOBAL »

Energy & Environment

Wertachse WertachseWertachse Wertachse Wertachse anpassen, anpassen, bei anpassen, bei à des anpassen, bei anpassen, bei 66 demandes de soutien allen gelich allen gelich allen gelich allen gelich allen gelic projets internationaux ont été approuvées. Le taux d’approbation s’est élevé en moyenne à 34%. Chiffres sans EEN

Hautes écoles spécialisées ( 7 ) Domaine des EPF ( 7 ) Universités ( 11 ) Autres ( 8 )

33 institutions de recherche suisses ont participé à des projets internationaux approuvés.

0.0

PME

2.4

4.8

7.2

9.6

12.0

Grandes entreprises Organisations d’utilisateurs finaux

63 PME, 7 grandes entreprises et 4 organisations ­d ’utilisateurs finaux issus de Suisse ont participé à des projets internationaux approuvés. PME = moins de 250 collaborateurs

Recherche de partenaire et conseil Enterprise Europe Network ( EEN ) Switzerland

Avec quelque 260 contacts établis avec d’éventuels partenaires de projet par an, l’EEN renforce l’encouragement de l’innovation à l’échelle internationale.

Dans le cadre du programme PME d’Horizon 2020 ( instrument PME ), l’EEN a aidé 120 entreprises dans la recherche de coachs ­internationaux en 2019.

Quelque 2000 PME ont participé à 39 partnering events organisés partout dans le monde.

37


Faits et chiffres

PROGRAMME D’ENCOURAGEMENT ÉNERGIE

50

projets d’innovation Contributions octroyées en 2019 aux SCCER ont été approuvés en 2019 dans le cadre du programme de 31,0 millions de CHF d’encouragement Energie dans les 7 champs d’action. ( dans le sens des aiguilles d’une montre ) : FEEB&D : 2,8 millions de CHF Efficacité ( 18 ) Réseaux et leurs éléments ( 5 ) EIP : 1,4 million de CHF Stockage ( 8 ) FURIES : 4,9 millions de CHF Alimentation électrique, énergies renouvelables ( 2 ) HaE : 4,2 millions de CHF Economie, environnement, droit, comportement ( 3 ) Concepts d’efficacité, processus et composantes dans la mobilité ( 7 ) SoE : 4,6 millions de CHF Biomasse ( 7 ) CREST : 4,2 millions de CHF Mobility : 4,3 millions de CHF BIOSWEET : 2,9 millions de CHF Joint Activities : 1,9 million de CHF 0.0

39

3.6

7.2

10.8

14.4

18.0

1386

%

de fonds de tiers

chercheurs

ont été générés par les SCCER en 2019, outre les contributions directes d’Innosuisse (31 millions de CHF) et les fonds propres des hautes écoles (41,7 millions de CHF), des fonds fédéraux compétitifs et de l’industrie (46,9 millions de CHF).

23 institutions de recherche prennent part au programme d’encouragement Energie.

participent au SCCER.

Contributions octroyées en 2019 de 13,9 millions de CHF ( dans le sens des aiguilles d’une montre ) : Proof of Concept : 3,7 millions de CHF Discovery : 10,2 millions de CHF

En 2019, 30 projets ont été soutenus par l’offre BRIDGE « Proof of Concept ».

1  0 demandes de soutien ont été approuvées dans le cadre de BRIDGE « Discovery ».

Energy & Environment ( 5 )

Energy & Environment ( 1 )

Engineering ( 10 )

Engineering ( 3 )

Information and Communication Technologies ( 3 ) Life Sciences ( 11 )

Life Sciences ( 6 )

Social Sciences & Business Management ( 1 )

Total des contributions octroyées par le FNS et par Innosuisse

0.0

38

2.4

4.8

7.2

9.6

0.0

2.4

4.8

7.2

9.6

Tous les chiffres indiqués dans le présent rapport sont arrondis à l’unité.

PROGRAMME BRIDGE


► 994.4

745.8

497.2

248.6

497.2

248.6

248.6

0.0

14

0.0

Tau x

210 210

2018 2019 En 2019, 65,5% de demandes d’encouragement de projet s d’innovation de plus que l’année précédente ont été soumises. 404 demandes ont été approuvées, dont 46 sans partenaire charg é de la mise en valeur. Le taux d’approbation s’élève en moyenne à 60 %.

18

Wertachse anpassen, bei allen gelich

d’

59%

p ro b ati on

0.0

De plus, 44 projet s d’inno vation ont été approuvés dans le cadre du programme d’impu lsion « numérisation ».

210 210

ap

Notre fiche d’information présente les chiffres actuels relatifs aux financements accordés par Innosuisse. Les dépliants peuvent être commandés à l’adresse media@innosuisse.ch ( merci de préciser la langue et la quantité souhaitée ).

745.8

PROJECT »

488 808

994.4

745.8

497.2

« START YOUR INNOVATION

1243.0

00

Deu xième app el ( mai )

994.4

Premier app el ( janvier )

1243.0

Nombre de dem andes soumis es

1243.0

59%

00

46

27

29

Nombre de Nombre de demand es demand es évaluée s approuvées

17

We We anp an alle alle Subventions demandées

Subventions accordées

Hautes écoles spécialis ées

( 54% ) Domain e des EPF ( 20% ) Universités ( 16% ) Autres ( 11% )

Faits et chiffres (fin 2019)

L’encouragement prodigué par Innosuisse Dans le cadre des projets soum is, 241,3 millions de CHF ont été demandés. 143,9 million s de CHF ont été accordés. hors

54 % des partenaires de recher che participant à des projet s d’innovation sont des haute s écoles spécialisées.

Chif fres hors prog ramme d’im pulsion « num érisation

»

coûts de recherche indirect s et chèques d’innovation, y c. projets internationaux

0

Fin 2019, Innosuisse soutena it 1093 projets d’innovation en cours. CONTRIBUTIONS OCTROYÉES

West 76

400

44

88

Central 136

132

176

220

East 139

Au total, 243,3 millions de CHF de contributions octroyée s ont été accordés en 2019 ( y c. les prestations en nature EEN, hors coûts de rech Répart ition e région erch aleects) du princi indir . pal partenaire de mise En 2018, ce chiffre était de 149, en valeur dans le cas de projet 4 millions CHF. s d’innovation approuvés. WEST: FR, GE, JU, NE, VD, VS

CENTRAL: AG, BE, BL, BS, LU, NW, OW, SO, SZ, TI, UR, ZG EAST: AI, AR, GL, GR, SG, SH, TG, ZH

chèques d’innovation

START YOUR INNOVATION PROJEC T

START AND GROW YOUR BUSINE SS

Proportion de femmes

BE CONNE CTED

167,5 11,7 6,8 19,3 ont été approuvés pour un total de plus de 6,0 million s de CHF * déposées, en 2019 ( 559 demandes 513 demandes évalué es ) et ont permis aux PME d’accé der au monde de l’innovation fondée sur la science.

millions de CHF

hors coûts de recherche indirect millions de CHF

millions de CHF

s de 23,0

PME

GO GLOBA L

La proportion de femmes au sein de projet s d’innovation approuvés s’éleva it à 15 % pour les partenaires de recherche principaux et à 13 % pour les partenaires chargés de la mise en valeur.

millions de CHF

Grand PROGR es entreprises AMME D’ENCO URAGE MENT ENERG IE

millions de CHF

Grande première

PROGR AMME BRIDGE

31,0 7,0

La part de PME parmi les entrep

rises participantes s’élève environ à 82 %.

PME = moins de 250 collabor

**2019, 502 entreprises En ont pris part à un projet d’innovation approuvé. Pour 56 %, c’était une grande première.

ateurs

millions de CHF

millions de CHF

* y c. le programme d’impul sion « numéris ation » : 17,6 « START millions de CHF ( hors AND GROW 2,4 millions de CHF ( hors coûts coûts de YOUR recherch BUSIN e indirect ESSde»CHF ) ; de recherch e indirect s de 0,4 s de 2,5 millions y c. les projets internationaux million de CHF ) ** Part d’Innosuisse :

Coaching

994.4

745.8

497.2

248.6

497.2

248.6

p ’a

290

290

Initial Coachi ng

14

0.0

84%

290

290

290

210 210

61%

290

290

2018 2019 En 2019, 65,5% de demandes d’encouragement de projet s d’innovation de plus que l’année précédente ont été soumises. 404 demandes ont été approuvées, 0dont0 46 sans parte naire é0 de la mise en valeur. 0 charg 0 0 0 Le taux 290d’approbatio 243 n s’élève en 158moyenne 96à 60 %. 19 Nombre Nombre

0

d’évaluations

Subventions demandées

participants

p ro b ati on

18

Wertachse anpassen, bei allen gelich

d’accep tations

West 95

290

Central Subventions 85 accordées

East 125

d’ ont

suivi210210en 2019 un des quatre modules d’entraînement de Start-up Training. % %

59

59

Camps

Wert Wert achs Wert achs e achs e e anpa anpa ssen anpa ssen , bei ssen , bei, bei beidbeid enbeid gelic en gelic en h gelic h h

00

0

00

En 2019, 46 27 58 start-up ont 29 eu le droit 17 de participer Nombre de à Nombre un camp de d’internationalisa tion. Elles ont ainsi demand es demand es de pu décou vrir nouveaux marchés sur dix sites évaluée s approuvées répartis dans cinq pays.

16

Wert Wertachs achsee anpa anpassen ssen,,bei bei allen allengelic gelichh

Hautes écoles spécialis ées

Londres (9) ( 54% ) Bosto Domain e des EPF ( 20% n (5) ) New San Franci York (7) Univers sco ités ( 16% (12) ) Autres ( 11% )

Dans le cadre des projets soum is, 241,3 millions de CHF ont été demandés.Au total,million fin 2019, 143,9 s de 305 particiés. CHF start-u ont étép accord paient au progra hors coûts de recherc mmes et Core he indirect Coach ingation, chèques d’Innosuisse. d’innov y c. projets WEST: FR, GE, JU, NE, VD, VS

CENTRAL: AG, BE, BL, BS, LU, NW, OW, SO, SZ, TI, UR, ZG EAST: AI, AR, GL, GR, SG, SH, TG, ZH

Shanghai (4)

Guangzhou, Shenzhen 54 % des partenaires de recher ( nouveau ) che partici pant à des d’innovation sont des hauteRio de Janeiro (1) projet s écoles(0) spécialisées. Sãos Paulo Bangalore (8)

Chif fres hors prog ramme d’im pulsion « num érisation

»

internationaux

84%

Tau x

p ro b ati on

0.0

248.6

3576

De plus, 44 projet s d’inno vation ont été approuvés dans le cadre du programme d’impu lsion « numérisation ».

ap

0.0

290

488 808

En 2019, 477 start- ups ont sollicité un coaching auprès d’Innosuisse. Ceci correspond à une hausse de 40% par rapport à 2018 ( 341 start-u ps ).

Core Coaching

497.2

745.8

PROJECT »

Premier app el ( janvier )

994.4

745.8

« START YOUR INNOVATION

1243.0

Nomb Taure x d de demand es soumis es

994.4

Scale up Coa ching

1243.0

Deu xième app el ( mai )

1243.0

Nombre de camps organis és

Proportion d’hommes

0

Proportion de femmes (16%)

Fin 2019, Inno(84%) suisse soutenait 1093 projets d’innovation 16% des personnes partici pant au Core Coaching en cousont rs.des femme s.

44

88

132

176

entre parenth èses 220

En 2019, 6 start-up ont obte nu le certificat Innosuisse et sont ainsi West Centr al East « prêtes pour une crois sance durable ». 76 136 139

39 « BE CONN ECTED »

Répartition régionale du princi pal partenaire de mise en valeur dans le cas de projet s d’innovation approuvés. WEST: FR, GE, JU, NE, VD, VS

CENTRAL: AG, BE, BL, BS, LU, NW, OW, SO, SZ, TI, UR, ZG EAST: AI, AR, GL, GR, SG, SH, TG, ZH


L’organisation

État le 31.12.2019

Plus de 400 personnes s’engagent chez Innosuisse en faveur de l’encouragement de l’innovation Les instances d’Innosuisse et leurs missions

CONSEIL D’ADMINISTRATION

ORGANE DE RÉVISION

Le Conseil d’administration ( C A ), qui se compose de sept membres, définit les orientations de l’agence à partir des objectifs fixés par le Conseil f­ édéral. Il supervise les affaires, nomme les membres du Conseil de l’innovation et les experts et rend compte de l’utilisation des fonds d’encouragement et des résultats obtenus.

Le Contrôle fédéral des finances, qui a été choisi comme organe de révision par le Conseil fédéral, vérifie les comptes annuels.

DIRECTION ET SECRÉTARIAT

CONSEIL DE L’INNOVATION

COACHS

Les 69 membres du secrétariat préparent, avec les 5 membres de la Direction, les bases décisionnelles pour le Conseil d’administration et le Conseil de l’inno­ vation. L’administration des finances, le reporting et le controlling des activités d’encouragement font partie de leurs attributions.

Le Conseil de l’innovation ( CI ) se compose de 22 membres actifs professionnellement dans le monde de l’économie ou de la science. Ceux-ci approuvent et accompagnent les projets. Ils peuvent pour cela faire appel aux experts. Ils élaborent les stratégies et les instruments d’encouragement ainsi que le programme pluriannuel.

132 entrepreneurs chevronnés ont été accrédités coachs par ­Innosuisse. Ils aident les start-up au moment de leur création et les épaulent pour assurer leur développement et leur ­croissance.

EXPERTS

Choisis par le CA sur proposition du CI, les 165 experts évaluent et accompagnent les projets.

40

MENTORS EN INNOVATION

Les 20 mentors accrédités, qui connaissent parfaitement le ­paysage suisse de l’innovation, peuvent aider les PME à trouver les partenaires de recherche ­adéquats et à soumettre les demandes d’encouragement.


LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

LE CONSEIL DE L’INNOVATION

Kelly Richdale, ID Quantique SA

Président

Président

Christoph Rüttimann, Bystronic Group

André Kudelski Président Directeur Général ( CEO ) de Kudelski SA, Cheseaux-sur-Lausanne

Bernhard Eschermann, ABB Group

Stelios Tzonis, digital-strategy

Vice-président

Anja Wyden Guelpa, civicLab Ltd

Vice-présidente

Alois Zwinggi, Forum économique mondial

Luciana Vaccaro Rectrice de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale HES-SO

Membres Reinhard J. Ambros, ancien dirigeant de Novartis Venture Fund

LES EXPERTS

Cf. www.innosuisse.ch/experts

Membres Jean-Luc Bazin, Swatch Group Edouard Bugnion Professeur à l’EPFL, Laboratoire des Systèmes de Centres de Calcul, Lausanne

Nicoletta Casanova, FEMTOprint SA

Thierry Calame EPF, avocat, partenaire et co-dirigeant du groupe Intellectual Property bei Lenz & Staehelin, Zurich

Christophe Copéret, École polytechnique fédérale de Zurich

Trudi Haemmerli CEO et directrice de PerioC Ltd, Ongar, Royaume-Uni, et Managing Director de TruStep Consulting GmbH, Bâle Présidente du comité audit et conformité

Christine Demen Meier, Les Roches Global Hospitality Education

Bettina Ernst, Proponent Biotech GmbH

Alisée De Tonnac, Seedstars SA Clemens Dransfeld, TU Delft

Marco Illy Membre du comité audit et conformité Nicola Thibaudeau CEO MPS Micro Precision System, Bienne Membre du comité audit et conformité

LA DIRECTION

David Brown, Angel Investor

Frédéric Hemmer, CERN, Organisation européenne pour la recherche nucléaire Renat Heuberger, South Pole Group Emanuela Keller, Hôpital universitaire de Zurich Sophie Kornowski-Bonnet, Waypoint Capital / Gurnet Point Capital (jusqu’à mi-juillet 2019 ) Massimo Lucchina, Samsung Electronics Adriano Nasciuti, Haute école spécialisée de la Suisse italienne SUPSI

Directrice Annalise Eggimann Membres Tom Russi ( à partir de septembre 2019 ) Chef de division Encouragement des projets et des programmes Kathrin Kramer, cheffe de division Encouragement des projets et des programmes par intérim ( jusqu’en août 2019 ) Dominique Gruhl-Bégin Cheffe de division Scène entrepreneuriale et relève Marc Pauchard Chef de division Transfert de savoir et collaborations internationales Caroline Boutillon-Duflot Cheffe Finances & Organisation

COACHS ET MENTORS

Cf. www.innosuisse.ch/coaches www.innosuisse.ch/mentors

Thomas Puschmann, Swiss FinTech Innovation Lab Philippe Renaud, Ecole polytechnique fédérale de Lausanne EPFL

41


Abréviations fréquemment utilisées CEO CHF CTI EEN Empa EPF EPFL EPFZ ERA FNS KAM PME RTN SCCER SECO SME

Chief Executive Officer Francs suisses Commission pour la technologie et l’innovation Enterprise Europe Network Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche Écoles polytechniques fédérales École polytechnique fédérale de Lausanne École polytechnique fédérale de Zurich Espace européen de la recherche Fonds national suisse de la recherche scientifique Key Account Management Petite et moyenne entreprise Réseaux thématiques nationaux Swiss Competence Centers for Energy Research Secrétariat d’Etat à l’économie Small and Medium Enterprise

Noms complets des SCCER FEEB&D – Future Energy Efficient Buildings & Districts EIP – Efficiency of Industrial Processes FURIES – Future Swiss Electrical Infrastructure HaE – Heat Electricity Storage SoE – Supply of Electricity CREST – Competence Center for Research in Energy, Society and Transition Mobility – Efficient Technologies and Systems for Mobility BIOSWEET – Biomass for Swiss Energy Future

42


IMPRESSUM

Éditrice : Innosuisse – Agence suisse pour l’encouragement de l’innovation © Innosuisse, avril 2020 Concept et réalisation : Weissgrund, Zurich Rédaction : Eliane Kersten, Innosuisse ; Weissgrund, Zurich Statistiques : Caroline Kämmle, Innosuisse Photographies : Alessandro Della Bella, Winterthour : portraits aux pages 4, 5, 9, 10, 11 et photos des projets, sauf mention contraire ; photos mises à disposition : portraits et projets aux pages 17, 21, 26, 27 Commande d’exemplaires : media@innosuisse.ch


NEVER STOP INNO VATING Innosuisse – Agence suisse pour l’encouragement de l’innovation Einsteinstrasse 2 3003 Berne www.innosuisse.ch

Profile for Innosuisse

Rapport annuel 2019 "Discover"  

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