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La fête de Noël et

les Crèches Ignasi Carbonell

Noël 2002 1


Diorama: l’Adoration des Rois Mages (1955) Décor: Josep M. Meneses - Figurines: Martí Castells Martí

Couverture: Diorama: l’Adoration des Bergers (1956) Décor: Josep Civit - Figurines: Martí Castells Martí

© Ignasi Carbonell i Gomis, desembre de 2002 Photographies: collection de l'Associació de Pessebristes de Barcelona Dépôt. Légal: B-50.660-2002

EXEMPLAIRE: 2


La fête de Noël et

les Crèches Célébrer la fête de Noël avec une crèche est depuis longtemps déjà une tradition universelle, la crèche ayant sa spécificité selon la région et la famille chrétienne. Généralement, les familles chrétiennes reproduisent de manière artistique la Nativité de l’Enfant Jésus en fonction de leurs sentiments et de leurs coutumes. La crèche populaire. Cette expression peut être utilisée dans deux cas : pour une exposition de figurines dans un milieu rural en miniature ou pour des figurines régionales, également appelées SANTONS, installées dans un cadre d’exhibition différent selon la région. Ce qui est réellement important au moment de faire une crèche, c’est de ne pas oublier qu’il s’agit d’une représentation de la vie de l’Enfant Jésus et tout particulièrement d’une scène de la Nativité ou de l’Adoration des Bergers. Dans l’arc méditerranéen (cet arc étant formé par les régions maritimes depuis la Sicile en passant par Naples, Gênes, la Provence, le Languedoc, le Roussillon, la Catalogne, Murcie et les îles Baléares), elle devra comporter les sept figurines typiques. Ces sept figurines sont les suivantes : “l’Ange annonciateur, la Vierge, l’Enfant Jésus, saint Joseph, le berger en adoration, le bœuf et l’âne”. S’il s’agit d’une scène de l’Adoration des Rois Mages, il faut bien entendu les figurines des trois Rois Mages. À cet ensemble de base, on peut non ajouter toutes les autres figurines que l’on peut imaginer, par exemple, des bergers et des bergères avec leurs animaux, les Rois et leur suite et la caravane de chameaux. Dans le cas des SANTONS, on ajoutera les classiques figurines corporatives de la région ou du village. Dans toute l’Espagne, on fait ce que l’on appelle la crèche populaire, mais on ne sait pas d’où elle provient ni qui l’a faite pour la première fois. Monsieur Angelo Stefanucci donne une explication bien acceptée par la plupart des constructeurs de crèche ou des amateurs, pour définir l’origine de la 3


construction de la crèche : “C’est un fait que les origines de la crèche et toute son histoire pré-franciscaine sont peu claires. Les chercheurs qui ont voulu en faire une étude historique ont toujours buté sur des difficultés insurmontables et ont terminé par donner chacun une interprétation personnelle, qu’ils ont essayé par la suite d’étayer sur des bases scientifiques, ce qu’un chrétien ne peut pas toujours accepter”. Joan Amades dans son livre "El pesebre" (La crèche), en parlant de l’origine de la crèche et de la provenance de ses premières figurines, dit : “Par dogme de foi, nous devons admettre que les crèches sont d’origine italienne.” D’après le spécialiste en crèche et historien italien Mariani, la crèche provient des chapelles ou niches du patio des maisons romaines où étaient exposés les lares (dieux de la maison) que l’on vénérait, que l’on priait en souvenir des ancêtres. Nous ne savons pas où l’on commença à réunir les figurines et les paysages, mais dans certaines régions d’Europe, on créa les premières scènes de la Nativité avec des figurines statiques isolées et on accepta, pour le nom de crèches. Pour le moment, nous ne savons qu’une chose, c’est que la première crèche populaire documentée fut installée dans une église des pères Jésuites de Praga en 1562, et la première crèche populaire familiale documentée date de 1567 (Italie). Les principales caractéristiques de ces crèches sont encore valables pour la crèche populaire actuellement. En Espagne, et en particulier en Catalogne, c’est la crèche que l’on construit actuellement, aux dimensions plus réduites, dans la plupart de nos églises et habitations familiales. La première crèche napolitaine connue en Espagne semble être celle qu’apporta Charles III de Sicile à Madrid dans son trousseau en 1759, et la plus célèbre, celle qu’il commanda en 1770, de douze mètres de long sur dix mètres de large et quatre mètres de haut, au frère Dominicain Gregorio María Rocco de Naples (Italie). Aujourd’hui, vu la taille réduite des logements, il faut également réduire les dimensions de la crèche populaire autrefois monumentale. C’est pourquoi ces faits historiques ont été recueillis sur des dessins et des photographies 4


Visite d’une crèche populaire. Dessin publié dans le journal catalan La Llumanera de Nova York, USA, nº 3, du 1er janvier 1875.

pour que nous nous en souvenions et que nous puissions les montrer à nos petits-enfants et arrière-petits-enfants. Les dioramas de crèche. Depuis le début du XXe, il existe un nouveau système aussi artistique ou plus et demandant plus de travail, que l’on appelle le diorama de crèche ou le diorama de Noël. Il s’est déjà propagé sur tout le territoire espagnol et italien, il est connu à l’étranger comme le diorama de l’École de Barcelone, et est également utilisé dans les techniques de présentation des musées d’histoire. C’est une forme tridimensionnelle de représentation d’une scène quelconque, que ce soit l’enfance de Jésus ou une coutume de la fête de Noël régionale. Pour ce faire, on construit une boîte fermée et éclairée, comme nous l’avons déjà expliqué dans les différentes définitions du mot crèche, avec une fenêtre par laquelle on peut voit une scène, dans un cadre ou un paysage avec des figurines, qui donne une vision tridimensionnelle presque réelle en miniature. Pour construire les montagnes, on utilise du plâtre. Cette technique a été 5


découverte par le commerçant Antoni Moliné en 1912, voici déjà quatre-vingt-dix ans. Voulant améliorer l’aspect des montagnes de l’horizon de ses crèches populaires, il essaya de les construire en plâtre peint, ce qui donna un excellent résultat. Pour les crèches populaires commepour les dioramas de crèche, le constructeur choisit généralement les paysages et les intérieurs parmi ceux qui lui plaisent, fréquemment copiés de sa région. On trouve très souvent des copies en miniature d’un cloître de monastère, d’un coin du village, d’une église ou des cours et salles d’un château, des pyramides ou des ruines archéologiques d’Égypte, etc. Quelquefois le décor est totalement inventé. Les dioramas de crèche sont des scènes de l’enfance de Jésus du Nouveau Testament, déjà choisies pour différents dioramas, telles que : L’Annonciation à Marie. – Le Rêve de Joseph. - La visitation de Marie à sa cousine Élisabeth. – Sur le chemin de Bethléem. – À la recherche d’une auberge. – La Naissance. – L’Annonciation aux Bergers. – L’Adoration des Bergers. – L’Épiphanie, etc.

Diorama: l’Adoration des Bergers - Décor: Josep Civit (1990) - Figurines: Martí Castells Martí 6


Le diorama de coutumes de Noël est celui qui reflète une scène typiquement locale de la fête de Noël ; c’est-à-dire que le réalisateur de la crèche choisit un thème qui lui rappelle une scène d’une coutume de sa localité ou de sa région. Bien entendu, il y a des coutumes générales ou similaires dans tous les villages. Ce sont généralement des souvenirs de scènes de Noël, des souvenirs de la jeunesse. Dans les dioramas de coutumes de Noël, il y a toujours une crèche populaire ou un diorama très miniaturisé. En Catalogne, généralement, les familles, les parents, les enfants et les petits-enfants (on pourrait ajouter aujourd’hui les arrières-petits-enfants) se réunissent tous dans la maison paternelle pour le déjeuner du jour de Noël et le lendemain, le jour de saint Étienne, ils se réunissent dans la maison paternelle de l’épouse. Voici, ci-dessous, la description de certains de ces dioramas de mœurs: - Pour Nöel chaque mouton dans sa bergerie. – Cette scène est généralement représentée dans la cour d’une ferme (maisons de campagne) où les parents, avec leur fils aîné, reçoivent leurs enfants qui viennent d’autres villages. Chaque enfant a son métier – l’un est médecin, l’autre curé, un autre juge, une sœur religieuse... – et chacun arrive dans la maison paternelle avec un carrosse différent selon la catégorie de son métier.

Diorama: Pour Noël Chaque mounton dans sa bergerie Décor: Ramon Folch (1989) - Figurines: Martí Castells Martí

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- Le “tió” dans une ferme. – Lors de la fête de Noël, il existe un jeu typique auquel on joue dans une des pièces de la ferme catalane. C’est un jeu pour distraire les petits-enfants et les arrière-petits-enfants de la maison, de manière à ce que les mères puissent préparer tranquillement le repas de Noël pour toute la famille. Le grand-père joue dans la salle avec tous les petits-enfants présents, ce jour-là, avant le repas de Noël. Le “tió” est une bûche quelque peu calcinée par le feu. C’est un gros ou très gros tronc d’arbre placé au centre de la pièce. Les enfants de la maison l’ont alimenté pendant plusieurs jours avec des fruits et des légumes jusqu’au jour de Noël. Le grand-père changeant chaque nuit la bûche par une autre plus grande, et le jour de Noël, alors que les enfants dansent autour de la bûche, le grand-père leur distribue gentiment ses fruits sous forme de tourons, de friandises, de gâteaux et de cadeaux. Les enfants peuvent taper la bûche s’ils pensent qu’elle ne leur donne pas les friandises qu’ils veulent. Certains cadeaux servent de dessert pour le repas de Noël. Tous ces objets sont les cadeaux que fait le “tió”.

Diorama: Le "tió" dans une ferme Décor: Lluís Gubert - Figurines: Lluís Carratalà

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- Le cours de catéchisme du grand-père et de la grand-mère. – Dans ce diorama, on peut voir le grand-père assis près d’une crèche populaire et les enfants en train de monter la crèche en suivant ses instructions. La grandmère s’occupe des plus turbulents, les plus petits de la famille. Elle leur explique l’histoire de l’Enfant Jésus, alors que les jeunes femmes, les filles et les bellesfilles, préparent le grand repas de Noël. Ce diorama a été réalisé par la réalisatrice de crèche María Teresa Clanxet de Barcelone et les figurines sont l’œuvre du maître Lluís Carratalà et de sa fille Montserrat Carratalà.

Diorama: Le cours de catéchisme du grand-père et de la gran-mère Décor: Maria Teresa Clanxet - Figurines: Lluís i Montserrat Carratalà

- L’exposition de crèches d’une association. – C’est un cadre assez actuel, car il représente l’intérieur d’une salle d’expositions de crèches d’une association, où sont exhibés divers dioramas avec, au centre, une crèche populaire. On peut y apprécier les dioramas suivants : l’Adoration des Rois Mages, la Fuite en Égypte, la Nativité, l’Annonciation aux Bergers et l’Adoration des Bergers. Ce sont tous des dioramas d’une taille de 10 x 20 cm, très difficiles à construire, chaque minidiorama ayant son propre point de fuite depuis un seul point de mire. Dans cet ensemble, plus de quatre-vingts figurines minuscules (de 1 à 4 cm) ont été utilisées ; la plupart provenant de l’atelier de Manuel Ortigas de Murcie (Espagne), cet atelier ayant disparu aujourd’hui. 9


Pour ce qui est des figurines principales, elles viennent d’Olot (GéroneEspagne) et sont l’œuvre du sculpteur Esther Font ; le diorama ayant été construit par Lluís Gubert de Palafrugell (Gérone-Espagne).

Diorama: L'exposition de crèches d'une association Décor: Lluís Gubert - Figurines: Esther Font i Manuel Ortigas

- L’enfant fait la crèche populaire dans l’usine où travaille son père. Dans ce cas, il s’agit d’une industrie de bouchons en liège. Même si certaines propriétés du liège sont connues depuis l’antiquité, ce n’est qu’à la fin du XVIIIe que commence à se développer cette industrie. Son activité principale se centre sur la production de bouchons en liège. La naissance de cet artisanat du liège et du bouchon entraîna un modèle spécifique de développement industriel qui a laissé une empreinte importante dans les régions de Gérone et en particulier, dans l’Ampurdan. En regardant le diorama, nous voyons tout d’abord un travailleur en train de lire le journal alors que les autres font leur travail. Le bâtiment industriel est une reproduction en miniature d’une des usines de l'industre du liège de Palafrugell. Chaque travailleur est ocaupé á l’élaboration des bouchons en liège, ces ouvriers sont appelés “tapers” (bouchonniers), et l’un d’eux lit le journal. En regardant 10


vers la gauche du diorama, on peut voir un enfant en train d’admirer ou de faire une crèche populaire pour la fabrique, ce qui correspond á ce qui se faisait récllement il y a 50 ans. Le lecteur du journal est un des artisans désigné ce jour-là pour en faire la lecture. C’était un personnage très fréquent dans ce type d’atelier artisanal de l’époque. Ainsi, je me souviens de cette même scène, dans un atelier de cousettes où chaque jour une cousette différente faisait la lecture du journal alors que les autres travaillaient. Et surtout, je me souviens qu’à ce moment-là, l’atelier était très silencieux. Sauf, bien entendu, quand les cousettes se mettaient à discuter au sujet d’une nouvelle quelque peu confuse. Le diorama a été construit par Lluís Gubert de Palafrugell, et les figurines expressément élaborées pour ce diorama par Pere Freixes i Cabanes de Vic (Barcelone, Espagne). Les figurines ont été créées à partir de différentes photographies de l’époque.

Diorama: L'enfant fait la crèche populaire dans l'usine où travaille son père Décor: Lluís Gubert - Figurines: Pere Freixes i Cabanes

- La bénédiction d’une crèche. – C’est la scène qui a généralement lieu dans les associations de réalisateurs de crèche pour l’inauguration de leur 11


exposition et, bien entendu, également dans les paroisses. Ce diorama de mœurs représente l’inauguration de la crèche populaire dans le cloître. C’est une reproduction du monastère de Vallbona de les Monges (Lleida). Il a été construit par Agustí Termens et les figurines spécifiques sont l’œuvre du maître Martí Castells Martí.

Diorama: La bénédiction d'une crèche Décor: Agustí Termens - Figurines: Martí Castells Martí

- La fête de Noël célébrée par saint François en 1223 à Greccio. Saint François d’Assise voulut célébrer la Nativité de Jésus par une Messe de Minuit avec une mise en scène très nouvelle et originale. Il demanda la permission du souverain pontife Honorius III (1216-1227) pour cette célébration, le pape accepta avec joie quand il lui expliqua ce qu’il voulait faire. Elle eut lieu dans une des grottes des montagnes de Greccio, appartenant au castillan Juan Vellita et à son épouse Alticama. La crèche pleine de foin fut montée sur l’autel avec de chaque côté un bœuf et un âne vivants. On fit sonner allègrement la cloche du campanile d’un ermitage proche de la grotte pour annoncer la Messe de Minuit. De nombreux voisins et bergers vinrent avec des flambeaux en guidant leurs troupeaux jusqu’à la grotte. Ce fut une véritable fête nocturne. Un spectacle délicieux et absolument original que seule la riche imagination de François pouvait avoir conçu ! Ce ne fut pas une mascarade, mais uniquement une mise en scène. 12


Le diorama et les figurines sont élaborés par Enric Benavent de Vilanova i la Geltrú (Barcelone, Espagne).

Diorama: La fête de Noël célébrée par saint François en 1223 à Greccio Décor: Enric Benavent - Figurines: Enric Benavent

- La petite chapelle de la crèche sur la place du village. – Dans certains villages de haute montagne comme ceux des Pyrénées, traditionnellement, on monte, pour Noël, une crèche près de la fontaine ou de l’abreuvoir pour les vaches ou près de l’église paroissiale. Il s’agit d’une petite chapelle en bois avec les figurines de la crèche. Ce type de petite chapelle rappelle celles que l’on rencontre sur les chemins alpins en Autriche, en Suisse, en Allemagne ou en Italie. Ce diorama a été construit par Joan M. Rius de Barcelone et les figurines sont l’œuvre du maître sculpteur Martí Castells Martí.

Diorama: La petite chapelle de la crèche (1995) Décor: Joan M. Rius Figurines: Martí Castells Martí

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Diorama: La petite chapelle de la crèche Décor: Josep M. Rius - Figurines: Martí Castells Martí

- La fête des Rois au village. - En Espagne, la fête des Rois est la grande fête des cadeaux dans les familles et, en particulier, pour les enfants. Le 5 janvier, la veille de la fête des Rois, dans notre région, chaque village organise un défilé ou d’autres activités auxquelles les enfants peuvent participer. Généralement il s’agit d’une représentation de ce jour-là. On peut voir la place d’un village de nuit et au centre, se concentre le défilé des Rois Mages avec les chevaux et les chameaux pleins de cadeaux pour les enfants (poupées, trains, tambours, maisons de poupées, trompettes, petites cuisines, etc.). Aux balcons, il peut y avoir des chaussures ou des chaussettes et un page en train de monter sur une échelle, chargé de jouets pour les laisser sur le balcon et un Roi, sur le toit, qui jette des jouets dans la cheminée. Ces scènes peuvent être décorées de manière très imaginative selon l’artiste qui construit la crèche. Tous ces dioramas, ces tableaux ou ces scènes doivent avoir leurs propres figurines et ce sont généralement des figurines uniques ayant une grande valeur artistique. Il existe un véritable jeu complet de figurines (“ninots”) du maître Lluís Carratalà. 14


- La Foire de sainte Lucie sur la place de la Cathédrale de Barcelone. – C’est là qu’a lieu encore aujourd’hui le marché de figurines de crèches le plus réputé dans le petit cercle des reálisateurs de crèche. Si l’on en croit le baron de Malda qui le décrit dans son journal, ce marché était déjà organisé à la fin du XVIIIe. Son existence remonte probablement à trois cents ans. Dans le diorama, il est représenté un petit marché avec les étalages pleins de figurines de crèches, ces figurines étant, bien entendu, très miniaturisées. Au fond, on peut voir la façade de la "Sagrada Família". Ce diorama a été construit par Vicenç Ferragut i Palomares et les figurines sont l’œuvre du maître sculpteur Manuel Muns.

Diorama: La Foire de sainte Lucie "Sagrada Família" Décor: Vicenç Ferragut - Figurines: Manuel Muns

- Le banquet de Nöel. Cette scenè représente une scène typiquement locale de la fête de Noël. La famille, lea parents, les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants, se retrouvent traditionnellement dans la maison paternelle pour le déjeuner du hour de Noël, et le lendemain, le jour de saint Étienne, ils se réunissent dans la maison paternelle de l'épouse. On peut voir ici une famille réunie pour le banquet de Noël. An peut observer qu'il y a dans la salle une Crèche Populaire. 15


Diorama: Le banquet de Noël Décor: Joan M. Rius - Figurines: Lluís Carratalà

Diorama: Fuite en Egypte Décor: Josep Civit - Figurines: Martí Castells Martí

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01b Diorames FR 2002