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[ 5 Février 2012 EDITORIAL page 4 L'ONU veut garantir l'accès universel à l'énergie durable d'ici à 2030 « Energie durable pour tous » Ban Ki-Moon

ECONOMIE Pages 24-28 OCDE

Green Growth for Development Mexico City meeting points to further, deeper knowledge-sharing, policy push SONY France Philippe Citroën, Directeur Général de Sony France Afrique Télécom Philippe TINTIGNAC, Président Directeur Général

Il est possible de réduire les inégalités, tout en stimulant la croissance économique

OHADA Séminaire de Formation sur les Garanties du crédit

BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT

Total renforce son exploration en Mauritanie

La Facilité africaine de l’eau Les lenteurs entravent le commerce intra-africain FRANCE PERTE du III A Henri Spitezk Lauréat de la faculté en économie et conseiller auprès de la Commission Européenne

Aéronautique Civile CAMAIR-CO : L’Oscar de l’envol Centre régional d'information des Nations Unies Environnement : Nassir AlNasser juge nécessaire une gouvernance mondiale Reporters Sans Frontières

Xavier Darcos - Président de l’Institut français

pour l’Environnement et le Développement Durable

France-Côte d‟Ivoire Le « Paris « ivoirien du Président Alassane OUATTARA

Global Organizations to Expand Cooperation on Green Growth for Development

Cameroun Eglise et Politique Le cardinal Christian Tumi, l’archevêque émérite de Douala

Mexico City meeting points to further, deeper knowledge-sharing, policy push

France – Assemblée nationale Vice-président des groupes d’amitié FranceChine, France-Corée du Sud, France-Madagascar, Patrice Martin-Lalande est Député de Loir-et-Cher Conférence ministérielle de TV5 Sous la présidence de la France en présence des délégations ministérielles de chaque gouvernement bailleur de fonds Union Africaine Election des membres des membres du Conseil de Paix et de Sécurité

CULTURE

4 238,50 milliards de FCFA pour le SCADD

Paris-Trophées de l‟Innovation Presse

«Burkina Faso, Investir dans le futur : Croissance Accélérée et Développement Durable 2011‐2015»

POLITIQUE

M Luc Adolphe Tiao, Premier Ministre et chef de délégation Global Organizations to Expand Cooperation on

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pages 28-29

Livre : Belle en savane Sayouba Traoré

pages 8-17

Le PNUE et l‟Economie Verte – Quatre Décennies de Développement Achim Steiner, Directeur Exécutif du PNUE et Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies France L‟Institut français

Didier Mavouenzela, Président de la CCPN

Lancement parisien de la 3ème édition

Francophonie et Culture 200 000 livres pour les réseaux de Centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) Paludisme Le manque de financement menace l‟avancée de la lutte contre le paludisme selon les dirigeants africains*

Directeur de publication : Nicolas ABENA

18 Africa Union Summit

Classement mondial 2011-2012

BUSINESSCOOPERATION & DEVELOPPEMENT pages 17-24/29

Forum Green Business à Pointe-Noire

HIV – AIDS at the center of discussions of the General Assembly of the organization of African First Ladies (OAFLA) SOCIAL-BUSINESS pages 5-8 6ème Forum Mondial de l'Eau " : Le temps des solutions et des engagements " M François Lacroix, Directeur des programmes du 6ème Forum Mondial de l'Eau

Rédactrice en chef déléguée : Marie CORNET-ASHBY Dossiers Pays Nguéma Thérèse Expert : Francis Dooh Collins Rédacteur en chef Technique : Oussouf DIAGOLA Rédaction générale : N chaise, N Ndong, S Abba, M. Cornet- Ashby , B ANANI RCS : 510710262 Siret 510 710 265 00013 Siren 510 710 265

Dépôt légal à parution Développement Durable et Politique Maud Lelievre : Déléguée Générale de l’Association des Maires et des Elus

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[ 5 Février 2012

Editorial L'ONU veut garantir l'accès universel à l'énergie durable d'ici à 2030. A l'occasion du Sommet mondial sur l'énergie de l'avenir qui s‟est déroulé à

Le Secrétaire général a désigné le développement durable comme sa plus importante priorité pour son nouveau mandat de cinq ans, et il a identifié trois objectifs à atteindre d'ici à 2030. Premièrement, il faut assurer l'accès universel aux services énergétiques modernes, ensuite il faut multiplier l'efficacité

M Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis (EAU) le 16 janvier dernier, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté lundi les gouvernements, le secteur privé et la société civile à soutenir l'initiative « Energie durable pour tous ». Son appel s'inscrit dans le cadre du lancement de l'Année internationale de l'énergie durable pour tous, qui avait décidée par l`Assemblée générale des Nations Unies. « C'est le bon moment pour cette initiative. A travers le monde, nous assistons à un élan pour mettre en œuvre des actions concrètes qui réduisent la pauvreté énergétique, relancent la croissance économique durable et réduisent les risques de changements climatiques. Arriver à assurer l'accès universel à l'énergie durable est nécessaire et faisable. Mon initiative permettrait de remplir ces trois objectifs simultanément », a déclaré Ban Ki-moon.

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énergétique par deux et troisièmement, il faut doubler la proportion de l'énergie renouvelable. Le Sommet mondial sur l'énergie de l'avenir a été l'occasion de lancer l'Année internationale de l'énergie durable pour tous. Ban Ki-moon a nommé un groupe de travail de haut niveau composé de chefs d'entreprises, d'experts en finance, et de représentants de gouvernements et de la société civile pour encourager des actions permettant d'amener le changement sur le terrain, dans les conseils d'administration et dans la formulation des politiques dans les pays à travers le monde. Le groupe de travail s'est réuni en marge de l'assemblée de l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (IRENA) qui a eu lieu ce weekend à Abou Dhabi pour élaborer un programme d'actions aux niveaux national et international pour élargir l'accès à l'énergie,

promouvoir les standards d'efficacité et renforcer les investissements dans l'énergie renouvelable. Ce programme d'actions à entreprendre et les engagements pris par les parties prenantes seront présentés au public par le Secrétaire général avant la Conférence de l'ONU sur le développement durable Rio+20 en juin. De son côté, le Président de l'Assemblée générale de l'ONU, Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a rappelé qu'en faisant de 2012 l'année internationale de l'énergie durable pour tous, l'Assemblée générale a établi une plateforme pour sensibiliser la communauté internationale sur l'importance de trouver des solutions aux problèmes énergétiques, développer le secteur de l'énergie renouvelable et promouvoir une utilisation et une gestion durable de l'énergie et de l'eau. « Il est plus urgent d'assurer la durabilité de l'énergie aujourd'hui qu'à n'importe quel moment du passé : plus d'un milliard de personnes continuent de vivre sans accès à l'électricité. L'approvisionnement en une énergie peu coûteuse et en quantité suffisante est une composante clé pour réduire la pauvreté, améliorer le bien-être de l'humanité et les conditions de vie et pour réussir le développement durable », a expliqué M. AlNasser.

arabes unis, Sheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan, ainsi que le Ministre des affaires étrangères Sheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan. Lors de ces rencontres, Ban Ki-moon a remercié le gouvernement et la population d'Abou Dhabi d'avoir accepté d'accueillir le Sommet mondial sur l'énergie de l'avenir, d'abriter l'Agence internationale de l'énergie renouvelable et de soutenir les activités de l'ONU. Le Secrétaire général a également abordé les sujets du processus de paix au Moyen Orient, de la Syrie, de l'Iran, du Yémen et de l'Iraq avec ses hôtes.

Faut-il espérer un maillage entre les préoccupations de Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies et celles de nos leaders ?

Chaque jour est une vie, travaillons à la beauté des choses.

Bonne et Heureuse Année 2012

En marge du sommet, le Secrétaire général a rencontré le Prince héritier d'Abou Dhabi et Commandant adjoint des forces armées des Emirats

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[ 5 Février 2012 SOCIAL-BUSINESS 6ème Forum Mondial de l'Eau "Le temps des solutions et des engagements " Organisé par l‟Etat français, le Conseil Mondial de l‟Eau et la Ville de Marseille, le 6ème Forum Mondial de l‟Eau est le plus grand rendez-vous mondial sur le sujet de l‟eau. Le Parc Chanot de Marseille de accueillera du 12 au 17 mars 2012 le 6ème Forum Mondial de l'Eau. Le Forum réunira les organisations non gouvernementales, association des élus, acteurs publics et privés. Il constitue une étape clé vers la résolution des problèmes liés à l'eau dans le monde, de l'assainissement et de l'accès à l'eau pour les populations, aux questions de l'énergie, de la gestion de ressources en eau, au changement climatique et à la sécurité alimentaire. Plus de 180 pays, 140 délégations ministérielles et 800 intervenants sont attendus à près de 250 conférences et plus de 400 heures d „échanges et de débats. Le Forum sera en outre une étape préparatoire à la conférence des Nations Unies pour le développement RIO+20 qui se tiendra du 20 au 22 juin 2012. Interview de François Lacroix, Directeur des programmes du 6ème Forum Mondial de l'Eau. IMAGAZINE : Vous êtes Directeur des programmes du 6ème Forum Mondial de l'Eau, pouvons-nous avoir les grandes lignes de ce forum ? François Lacroix : Ce 6ème Forum Mondial de l'Eau, est la 6ème édition du plus grand événement sur la planète autour de l‟eau. Il réunit tous les acteurs majeurs de l‟eau, qu'il s'agisse des experts des politiques, des décideurs, des financiers, des ONG, des acteurs de la société civile. Les grandes lignes de ce forum sont de deux ordres, déjà le renforcement de la composante politique et en particulier des autorités locales qui jouent un rôle prépondérant dans la

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composante de ce forum et celui de la participation de la société civile à travers un processus préparatoire spécifique : “ Racines et Citoyenneté”. Ensuite, la deuxième caractéristique est notre ambition de faire de ce forum, celui des solutions et des engagements pour l‟eau. Il est, en effet, toujours nécessaire de débattre des enjeux de développement et environnementaux de l‟eau et il est néanmoins grandement temps d‟apporter des solutions réelles et très concrètes. Ce forum va se dérouler François Lacroix, Directeur des programmes juste avant de celui de Rio+20, qui traitera de la Le montant s‟élève à combien question de l‟économie verte ? donc de l‟eau, est-il utile de faire ce forum avant celui de 250 000 euros ont été donnés à Rio ? l‟APCO avec un contrat. Je d‟ailleurs que les C‟est effectivement parfaitement pense bénéficiaires du utile. Déjà, il n‟y a pas que Rio+20, principaux il y a de nombreuses Forum sont ceux du continent manifestations internationales en africain. dehors de Rio+20. Pour en revenir à Rio +20, vous avez raison. L‟axe principal tournera autour de l‟économie verte. Encore faut-il s‟entendre sur la signification donnée à cette économie. Un grand nombre de personnes la classifie dans une sphère qui est celle de l‟économie décarbonée, et avec le rôle de réduire les effets ou causes du changement climatique. Peu de gens voit encore que la composante eau est fondamentale. Agir sur cette composante n‟est pas contradictoire mais cumulative. Il est essentiel qu‟à Rio +20, les résultats du Forum soient apportés. Quelle est la place des pays africains dans ce forum ?

« L’Afrique qui est un continent, fait l’objet d’un processus spécifique préparatoire » Le montant du budget alloué au Forum Mondial de l'eau est de 29, 6 millions ?

Oui, à l‟origine prévu de 38 millions et nous tiendrons ce budget qui correspond à ceux des forums en général. Le forum est financé par la France mais aussi des contributions autres comme des sponsors privés...Pour un Forum ouvert et responsable.

Développement Durable et Politique

L‟Afrique qui est un continent, fait l‟objet d‟un processus spécifique préparatoire. C‟est l‟un des six processus régionaux que nous avons mis en place. L‟Assemblée qui coordonne l‟ensemble de ce processus est l‟APCO.

INTERVIEW MAUD LELIEVRE : Déléguée Générale de l‟Association des Maires et des Elus pour l‟Environnement et le Développement Durable.

L‟Afrique est représentée d‟un point de vue politique en Afrique et beaucoup d‟hommes politiques africains seront présents à ce forum. Nous avons doté ce processus régional Afrique d‟un montant supérieur aux autres processus régionaux, car cela est pour nous une priorité.

Avocate en droit public, diplômée de sciences po et Déléguée générale de l‟Association Nationale des Maires et des Elus pour l‟environnement et le développement durable depuis 4 ans. Egalement élue au conseil municipal de la ville de Saint-Denis depuis 2001, elle siège dans plusieurs conseils et groupes

du 6ème Forum Mondial de l'Eau

de travail de différents Ministères (Sports, Santé et Ecologie). L'environnement tout comme le développement durable sont des sujets qui vous passionne à titre personnel ? Pollution, partage inéquitable des ressources naturelles, sont autant d‟inégalités environnementales qui deviennent des inégalités sociales et compromettent notre capacité à vivre et à vivre ensemble. Développer des programmes nord-sud, faire travailler ensemble des collectivités c‟est agir à mon niveau pour essayer de changer un peu les choses. Une association, donc ? Regroupant des maires et élus locaux ? Au nombre de combien, environ ? A quand remonte sa création? L‟association Les Eco Maires a été créée en 1989 à l‟initiative d‟une cinquantaine d‟élus, afin de réunir les collectivités qui font des politiques environnementales et de développement durable une priorité de leur mandat. Les Eco Maires fédèrent et agissent pour et avec près de 1900 communes ou EPCI adhérentes et 2000 collectivités partenaires, représentant la diversité politique et des territoires de la France. Depuis plus de 22 ans, l‟association agit sur le terrain pour devenir aujourd‟hui une véritable référence institutionnelle du développement durable et de l‟environnement au service des élus locaux et des maires. Quelles en sont les missions et les objectifs internationaux ?

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[ 5 Février 2012 Les problématiques de protection de l‟environnement et de promotion du développement durable sont devenues des enjeux européens et internationaux, globalisation des échanges oblige. Depuis quelques années, l‟association s‟est donc ouverte à l‟international en initiant un chapitre d‟actions en faveur de la coopération décentralisée avec des villes africaines en travaillant à la création d‟un réseau international de partenaires de la société civile et d‟acteurs de l‟économie solidaire en Afrique. Cette ouverture internationale s‟est concrétisée par la représentation de l‟association au Forum Social Mondial de Dakar en février 2011 et sa participation à plusieurs évènements extérieurs et conférences internationales sur

œuvre de stratégies locales et nationales en matière de développement durable, - participer au renforcement des capacités des agents et cadres municipaux ou des fonctionnaires à la maîtrise des outils de gestion de l‟environnement, -sensibiliser les collectivités locales aux nouveaux enjeux du développement durable et proposer des projets (tourisme solidaire, loisirs écoresponsables, sports nature, agriculture écologisée, transports propres, entrepreneuriat vert),

Egypte, au Cap-Vert, Cameroun, au Bénin…

au

Notre but est d‟apporter une nouvelle vision de la coopération décentralisée et de faire de la diplomatie de proximité le nouvel outil des rapports entre les pays du Sud entre eux et avec ceux du Nord. Les missions internationales de l‟association se déclinent en plusieurs objectifs : -affirmer le rôle des collectivités africaines pour le développement durable au niveau national : relais auprès des institutions nationales et internationales, -apporter une expertise adaptée pour l‟élaboration et la mise en

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Global Organizations to Expand Cooperation on Green Growth for Development Mexico City meeting points to further, deeper knowledgesharing, policy push

initier des programmes de coopération décentralisée avec des villes françaises, européennes et américaines pour partage et échanges d‟expériences socioculturelles et de pratique de gestion politique.

Governments looking to design and implement green growth policies and move towards a green economy now have a new source of information and assistance. Four leading global organizations today signed a Memorandum of Understanding to create the Green Growth Knowledge Platform, a cutting edge global initiative that will identify and address major knowledge gaps in green growth theory and practice. The agreement was signed by the Global Green Growth Institute, the Organisation for Economic Co-operation and Development, the United Nations Environment Programme, and the World Bank.

Quelles pistes de réflexions, proposez-vous pour l'environnement au sein de votre association? Et en termes d'actions ? Quel message, avez vous envie de faire passer sur la thématique de développement

“This MoU marks the formal launch of essential international cooperation on testing, exploring, and refining policies and actions on green growth for practical implementation in both developed and developing countries,” said Richard Samans, Executive Director of the Global Green Growth Institute.

-organiser des colloques et agir dans les domaines des questions de genre, des droits de l‟homme, de l‟handicap et de la mobilité réduite, de l‟éducation, d‟accès à la santé, de la diversité culturelle),

Maud Lelievre : Déléguée Générale de l’Association des Maires et des Elus pour l’Environnement et le Développement les modes d‟actionsDurable durables en

Cette démarche s‟inscrit dans les actions que mèneront Les Eco Maires pour préparer la Conférence de Rio en 2012.

durable ?

« Penser global, agir local » est le crédo coopératif de notre association. Les Eco Maires, très impliquée dans la solidarité internationale, accompagne les collectivités dans la mise en place d‟un nouveau cadre de référence. Elle a pour objectif d‟initier un processus de coopération décentralisée et a pris attache avec des communes africaines particulièrement du Sénégal telles que Thiès, Kayar et SaintLouis pour envisager des programmes sociaux et environnementaux.

The coming decade will offer major opportunities for synergy between environmental and economic sustainability. For example, developing countries can factor “green” into their new investments in infrastructure and can further develop agriculture and other natural resources to improve livelihoods, create jobs, and reduce poverty.

shift to greener economies. We must intensify our efforts to move towards green growth to preserve natural capital and reduce pollution. IT will be essential to avoid path dependency by breaking old habits of consumption and investing in new technology and infrastructure. The Green Growth Knowledge Platform will be key for facilitating collaboration among our four institutions, to provide governments with the best possible tools to achieve this goal.” The Green Growth Knowledge Platform will improve local, national, and global economic policy-making around the world by providing rigorous and relevant analysis of the various synergies and tradeoffs between the economy and the environment. It will complement other efforts by emphasizing policy instruments that yield local environmental co-benefits while stimulating growth, providing a compelling set of incentives for governments. Sylvie Lemmet, Director of UNEP's Division of Technology, Industry and Economics, said, "The Platform offers new opportunities to push the envelope on how a green economy transition can generate jobs and income, while producing positive impacts on the environment and setting a new threshold for enhanced global cooperation towards accelerating and scaling up sustainable development." The MoU signing took place on the eve of the inaugural Green Growth Knowledge Platform conference. The conference, with more than 120 leading scholars and practitioners, has been organized in partnership with Mexico to :

take stock of the current understanding of the economics of green growth; 

“Governments seeking to reignite growth after the crisis,” said OECD Secretary-General Angel Gurría, “should harness innovation, investment, and entrepreneurship to drive the

engage researchers and practitioners in an ongoing dialogue to increase understanding of how green growth approaches can be applied in the field; identify knowledge gaps and establish priorities for

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knowledge-building work and implementation; and launch follow-on efforts.

“This conference is taking an important step in convening a community of experts and practitioners to develop a shared, evidence-based vision of the contributions greener growth can make to sustainable development,” said Rachel Kyte, Vice President for Sustainable Development at the World Bank. “By joining forces and sharing data, we can equip policy makers everywhere with better tools to manage the choices and trade-offs that greener and more inclusive growth may entail.” The MoU signing and conference are the first steps toward the Green Growth Knowledge Platform‟s efforts to shape the global knowledge agenda for green growth. Moving forward, the Platform will organize new research programs around a handful of priority themes to be identified later this week, as well as cultivate a dynamic global community of green growth researchers and practitioners.

pays d‟Afrique, de la Caraïbe, de l‟océan Indien et du ProcheOrient. Enjeu de première importance pour les pays en développement, la lecture publique a un impact essentiel sur l„éducation, le développement social et économique ainsi que l‟apprentissage de la démocratie. Implantés dans les zones rurales et périurbaines, les CLAC permettent d‟accroître l‟accès des populations isolées aux livres et aux publications ainsi qu‟aux ressources numériques. Véritables lieux de convivialité et bibliothèques publiques, ils sont fréquentés par les écoliers, les jeunes, les enseignants mais aussi les fonctionnaires locaux et les membres des associations de la société civile. Comme dans les bibliothèques publiques, ils disposent de biens culturels diversifiés : livres, journaux et périodiques, outils pédagogiques, jeux didactiques, équipements professionnels de projection et de sonorisation, antennes paraboliques et panneaux solaires lorsque nécessaire. Une salle polyvalente attenante à la bibliothèque est gérée par les animateurs créant ainsi un espace propice aux loisirs et échanges pour la population locale.

Francophonie et Culture

200 000 livres pour les réseaux de Centres de lecture et d‟animation culturelle (CLAC)

Près de 200 000 livres, 75 systèmes de sonorisation et de projection cinéma et 9 500 jeux didactiques ont été envoyés dans 17 pays du Sud, tout au long de l‟année académique 2011-2012, par l‟Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ces dotations sont destinées aux nouveaux réseaux de CLAC implantés depuis 2011 au Mali, au Burundi, en République démocratique du Congo, aux Comores, à Maurice, au Liban, en Haïti et en République centrafricaine, ainsi qu‟aux réseaux existants pour le renouvellement de leurs biens culturels. Le programme de lecture publique, mis en place par l‟OIF en 1986, compte désormais 295 Centres dans 21

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Les CLAC doivent leur succès non seulement à l‟implication et l‟appropriation du programme par les autorités nationales et locales bénéficiaires mais aussi, à la sélection minutieuse des biens culturels et à l‟adaptation du programme au contexte économique et géographique. Chaque ouvrage, relié et traité pour résister à une utilisation intensive, est sélectionné rigoureusement en fonction du lectorat potentiel et du contexte spécifique à chaque pays. L‟OIF privilégie également l‟acquisition des ouvrages édités localement en français ou en langue nationale, afin de soutenir l‟édition dans les pays du sud et équipe les centres de matériels professionnels de sonorisation et de projection conçus sur mesure. Les bibliothèques des CLAC attirent plus de 3 millions de visiteurs par an et, en moyenne annuellement, plus de 200 000 nouveaux abonnés et plus de 1 300 000 prêts de livres.

Paludisme / Le manque de financement menace l’avancée de la lutte contre le paludisme selon les dirigeants africains

Ellen Johnson Sirleaf, nommée présidente des efforts africains pour mettre fin aux décès dus au paludisme ADDIS ABEBA, Ethiopie, La présidente du Libéria et récente lauréate du Prix Nobel, Ellen Johnson Sirleaf, a repris aujourd‟hui la présidence de l‟Alliance des Dirigeants Africains contre le Paludisme (ALMA) après le président de la République Unie de Tanzanie, Jakaya Mrisho Kikwete. Le Président du Mozambique, Armando Guebuza, a été élu vice-président de l‟ALMA. L‟ALMA est une alliance regroupant 41 dirigeants d‟états et de gouvernements africains, qui œuvrent pour mettre fin aux décès dus au paludisme sur le continent. La Présidente Sirleaf a hérité d‟une campagne contre le paludisme qui a fait de grands progrès, mais qui est toujours confrontée à des défis majeurs en termes de financement. Selon l‟Organisation Mondiale de la Santé, le nombre de décès dus au paludisme en Afrique a enregistré une baisse de 33 % au cours de la dernière décennie. En dépit de ces progrès, l‟actuelle crise mondiale de la finance, mise en lumière par l‟ajournement de la série 11 du Fonds Mondial, met en danger ces bons résultats. Selon l‟ALMA, le manque de financement, nécessaire pour atteindre et soutenir une couverture universelle d‟interventions essentielles contre le paludisme, notamment les combinaisons thérapeutiques à base d‟artémisinine (CTA), les tests de diagnostic rapides (TDR) et les moustiquaires à imprégnation durable (MID), s‟élève à 3,3 milliards de dollars jusqu‟à la fin de l‟année 2015.

« La campagne contre le paludisme a rencontré un réel succès en termes d‟amélioration de la santé et du bien-être des mères et des enfants, mais nous devons rester vigilants, » a déclaré la présidente Ellen Johnson Sirleaf. « Combler ce manque de financement est une obligation morale et économique. » Les membres de l‟ALMA ont accepté d‟intensifier leurs efforts afin de combler ce manque et ont formulé des recommandations et des engagements essentiels, notamment : • Employer les crédits de l‟IDA de la Banque Mondiale pour protéger ces avancées sanitaires et empêcher le renouveau du paludisme. • Accentuer l‟engagement de l‟Afrique envers la transparence par le biais d‟une Fiche de Résultats pour la Responsabilité et l‟Action, un outil novateur qui suit l‟avancée des indicateurs sanitaires clés (voir la Fiche de Résultats sur Alma2015.org). • Accroître le financement africain dédié à la santé pour atteindre l‟objectif fixé à Abuja, à savoir attribuer 15 % du budget du secteur public à la santé. • Suivre des approches de financement novatrices pour élargir le groupement des ressources consacrées à la santé. Sept pays membres de l‟ALMA (Bénin, Burundi, Cameroun, Kenya, Mozambique, Rwanda et Tanzanie) ont reçu une mention spéciale pour avoir annulé tous les droits et taxes sur les marchandises liées au paludisme, interdit les monothérapies dangereuses ou fait des progrès importants pour contrôler le paludisme. L‟évaluation des crédits est réalisée par un comité d‟experts indépendant. L‟assemblée de l‟ALMA a également rendu hommage au président Kikwete, le président fondateur de l‟ALMA. « Nous avons parcouru un long chemin dans la lutte contre le paludisme, » a déclaré le président Kikwete de la République Unie de Tanzanie. « De nombreux défis existent encore, mais en travaillant avec

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[ 5 Février 2012 des partenaires, nous continuerons à avancer pour donner naissance à une Afrique où personne ne mourra d‟une piqure de moustique. » (http://www.alma2015.org)

POLITIQUE 18 Africa Union SUMMIT

HIV – AIDS at the center of discussions of the General Assembly of the organization of AFRICAN FIRST LADIES (OAFLA)

The Organization of African First Ladies Against HIV/AIDS (OAFLA) held its General Assembly, today 30 January 2012, at the African Union headquarters in Addis Ababa, Ethiopia, under the theme: “An HIV/AIDS free tomorrow needs caring men and women today”. The OAFLA General Assembly was chaired by Advocate Bience Gawanas, Commissioner for Social Affairs of the African Union. The First Lady of Ethiopia, Mrs Azeb Mesfin was the first to address the audience in her capacity of hostess and former President of OAFLA. She stated that her three years as president of OAFLA gave her a lot of pride, OAFLA being a real step up for the role of First Ladies. According to First Lady Mesfin, the association not only fights against AIDS but also promotes values such as peace, good governance and women empowerment. She explained that, First Ladies have the capacity to influence change through their collective voices, “they have become the voice of the most vulnerable”, she noted. Mrs. Mesfin underlined the necessity to empower women, as empowerment is the key to protect them from HIV/AIDS. Mrs Penehupifo Pohamba, First Lady of the Republic of Namibia and President of the OAFLA welcomed newcomers. They are: the First Ladies of Cape Verde, Comoros, Southern Sudan, and Zambia. She commended the establishment

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of a permanent Secretariat for the association in 2009 in Addis Ababa Ethiopia and the record attendance during a meeting of the technical advisers which took place last week in Addis Ababa. The meeting grouped 21 advisers sent by the First Ladies. The President of OAFLA then summarized the main achievements during her mandate including: the reduction of Mother to Child Transmission, the promotion of effective communication, advocacy, networking and mobilization of resources and the revitalization of the OAFLA membership. When concluding her speech, she recalled the importance of having an inclusive, comprehensive and flexible agenda in order to include other issues such as Tuberculosis, Malaria, genderbased violence and poverty. “OAFLA can no longer only be about HIV/AIDS”, she said. Mrs Ban Soon-Taek, wife of the United Nations Secretary General, was the guest of honor at the AOFLA General Assembly. in her speech, Mrs. Ban stated that, the momentum is building and the support for this project is increasing, therefore an AIDS free generation can be reality in a few years. She said saving the lives of children and their mothers is the main goal. “The improvement of reproductive health services” she said, was also a means to decrease vulnerability factors while highlighting the advantages of couple oriented solutions and the need to have high profile champions in all countries to lead the process in the sensitization campaign. Addressing the African First Ladies, Commissioner Gawanas underlined men involvement in the fight against AIDS. She said men are often blamed and left out when they also have sexual and reproductive health needs that have to be addressed. She recalled the campaign against HIV-AIDS and the effort of the Department of Social Affairs of the African Union to eradicate mother to child transmission to zero. Mr. Michel Sidibé, Executive Director of UNAIDS, on his part, assured the OAFLA members of his support. He congratulated the First Ladies for their efforts aimed at bringing a change in the way people perceived the pandemic and how this has

improved the lives of many. He underscored the importance for African countries to look for its own source of financing. “We are now going through a “Make it or Break it” phase and we need to find ways to produce our own drugs and look into ways to transfer technologies”, he reiterated. Other key speakers at the General Assembly of OAFLA include: the UNFPA Country Representative and Representative to AU and ECA, Mr. Benoît Kalasa, RAND Cooperation Representative with OAFLA Dr. Gery Ryan and African AIDS Vaccine Partnership Executive Director Dr. Chidi Victor Nweneka.

Le PNUE et l‟Economie Verte – Quatre Décennies de Développement.

La réunion des ministres de l‟environnement à Nairobi marquera le 40ème anniversaire du PNUE Par Achim Steiner, Directeur Exécutif du PNUE et Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies Il y a 40 ans, au cœur de la capitale suédoise, Stockholm, l‟histoire s‟écrivait lors de la conférence des Nations Unies sur l‟avenir de l‟humanité et de la planète qui propulsa le Kenya et sa capitale au centre des affaires environneme ntales internationale s.

Entre juin 1972 et la tenue de l‟Assemblée Générale des Nations Unies de la même année, de nombreux pays tels que le Mexique, l‟Inde, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont proposé d‟accueillir ce nouvel organisme environnemental. Le Kenya est finalement sorti vainqueur du débat diplomatique et devint ainsi le premier pays en développement à accueillir le siège d‟un organisme des Nations Unies. Le PNUE, ainsi nommé, établit son premier siège social dans le Centre de Conférences International Kenyatta. Des photographies en noir et blanc prises le 2 Octobre 1973 lors de la cérémonie d‟inauguration montrent le président Kenyatta entouré par des gardes forestiers et gardes chasses, faisant un signe avec sa tapette à mouches alors que le canadien Maurice Strong, 43 ans, premier Directeur Exécutif du PNUE est au garde-à-vous. Deux ans plus tard, le PNUE s‟est installé à Gigiri sur le site d‟une ancienne plantation de café, ce même lieu qui aujourd‟hui, accueille environ 1 130 employés locaux et internationaux et qui est devenu

Préoccupés par la Achim Steiner, Directeur Exécutif du PNUE et pollution de Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies l‟air, de la le centre stratégique des terre et des océans et par bureaux régionaux de Bangkok, l‟accélération de la disparition de Panama City, de des espèces animales et des Washington, de Genève et du forêts due aux pluies acides, les Bahreïn. gouvernements ont décidé la mise en place d‟un organe Pour de nombreux Kenyans onusien chargé de coordonner absorbés par leur vie une réponse globale pour quotidienne, le PNUE et ses affronter ces défis activités peuvent sembler environnementaux.

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[ 5 Février 2012 parfois éloignés préoccupations.

de

leurs

Le PNUE a initialement été mis en place pour coordonner les activités des Nations Unies sur les questions environnementales et pour fournir aux états membres des données scientifiques sur les nouvelles tendances des changements environnementaux. L‟accent mis sur la science a probablement était l‟une des contributions les plus importantes du PNUE et a ainsi permis aux états membres de négocier des traités internationaux importants pour répondre à de nouvelles crises environnementales. Le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d‟ozone – le bouclier protecteur qui filtre les dangereux rayons ultraviolets du soleil en est l‟illustration parfaite. Il est devenu évident dans les années 80 que certaines substances chimiques utilisées dans les produits tels que les réfrigérateurs ou les équipements anti-incendie ont participé à la destruction de la couche d‟ozone. En 2010, ce traité du PNUE a pu coordonner l‟élimination de plus de 100 de ces gaz toxiques. Sans la mise en place du Protocole de Montréal, les taux atmosphériques des substances appauvrissant la couche d‟ozone auraient pu décupler d‟ici 2050, ce qui aurait pu conduire à 20 millions de cas de cancer de la peau supplémentaires et 130 millions de cas de cataractes, sans parler des dommages causés aux systèmes immunitaires de l‟homme, à la faune et à la flore ainsi qu‟à l‟agriculture. La mise en avant de la science et les réunions de négociations des traités sont toujours d‟actualité aujourd‟hui. Il y a quelques mois seulement, des gouvernements du monde entier se sont réunis à Gigiri pour faire avancer les

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négociations sur un accord international sur le mercure – un métal lourd connu pour ses effets néfastes sur le système nerveux. Le Chapelier Fou d‟Alice aux Pays des Merveilles était ainsi nommé car les fabricants de chapeaux utilisaient autrefois du mercure pour renforcer les bords des chapeaux, et en inhalaient les vapeurs. A la fin des années 80, alors que le monde avait du mal à comprendre les implications que pouvait avoir l‟augmentation des gaz à effet de serre dans l‟atmosphère, le PNUE et l‟Organisation Météorologique Mondiale établissaient le Groupe d‟Experts Intergouvernemental sur l‟Evolution du Climat.

Le Kenya a été, parmi plusieurs pays en développement, le pays où les panneaux solaires et les éoliennes ont été installés permettant ainsi d‟aider le gouvernement et les investisseurs étrangers à développer des énergies renouvelables. L‟augmentation de la production de l‟électricité géothermique au Kenya dans Vallée du Grand Rift a été en partie rendue possible grâce à un projet mené par le PNUE qui a su apporter de nouvelles techniques de forage plus fiables et plus économiques. Depuis 2008, l‟organisation milite en faveur de l‟Economie Verte pour générer du développement et de l‟emploi tout en maintenant l‟empreinte des activités humaines en-deçà

Mau qui a perdu environ 30 pour cent de sa couverture au cours des dernières décennies. Il est estimé que les services rendus par cette forêt – de l‟eau pour environ une douzaine de rivières qui alimentent par exemple le Masaï Mara et le lac de Nakuru, de l‟humidité pour l‟industrie du thé et le stockage du carbone – représentent au total plus de 1,5 milliards de dollars par an pour l‟économie du Kenya. Ces estimations ont aidé à faire pencher la balance en faveur de la restauration plutôt que de la dégradation de cet atout naturel essentiel. Les grandes conférences des Nations Unies peuvent souvent paraitre, d‟un point de vue extérieur, comme des discussions creuses tant il est vrai qu‟essayer de faire s‟entendre et coopérer 190 nations ensemble peut parfois s‟avérer frustrant. Mais

les réels bénéfices, notamment en matière d‟actions environnementales entreprises par les états, émergent seulement des années voire des décennies plus tard. Au Sommet Mondial sur le Développement Durable de Johannesburg en 3ème Conférence ministérielle africaine sur l’Environnement @Le républicain 2002, le PNUE a été Les travaux scientifiques de ce des limites écologiques. invité à initier un partenariat Groupe sont devenus les dans le but d‟accélérer premières sources d‟évaluation La politique énergétique du l‟élimination de l‟essence au et de référence pour les Kenya de ces dernières années plomb, le plomb étant gouvernements sur les intègre pleinement cette particulièrement nocif pour les tendances probables et les transition comme le démontre cerveaux des nourrissons et impacts du réchauffement les nouveaux engagements du des jeunes enfants. climatique. Les études fournies pays dans la restauration et la ont joué un rôle crucial dans la réhabilitation de ses Environ 80 pays en mise en place de la convention écosystèmes. développement, incluant des Nations Unies sur le climat l‟Afrique du Sud, le Ghana, le et de son traité de réduction des L‟une des principales tâches Kenya, la Tanzanie, le Vanuatu émissions, le Protocole de liées à l‟Economie Verte a été et plusieurs pays de la zone Kyoto. d‟évaluer et de communiquer Caraïbes ont retiré le plomb des aux gouvernements les millions carburants utilisés dans les A la suite du célèbre Sommet de milliards de dollars que peut transports et c‟est seulement de la Terre de 1992, le PNUE générer la nature, mais qui, maintenant que les énormes s‟est vu offrir la possibilité de jusqu‟à présent, ont été bénéfices apparaissent. faire évoluer ses activités en invisibles dans les comptes devenant une agence de mise nationaux évaluant les profits et Les scientifiques ont constaté en œuvre du nouveau Fond les pertes. que des augmentations du QI, pour l‟Environnement Mondial une diminution des maladies doté de plusieurs milliards de Ici, au Kenya, le PNUE a établi cardio-vasculaires et une baisse dollars. un partenariat avec le de la criminalité figurent parmi gouvernement afin d‟évaluer la les 2,4 milliards de bénéfices valeur du complexe forestier de

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[ 5 Février 2012 annuels liés au retrait du plomb dans le monde. Ces avantages économiques pourraient s‟avérer encore plus élevés si d‟autres maladies et d‟autres facteurs tels que le cancer et l‟urbanisation croissante où les impacts de la pollution au plomb sont plus élevés encore, étaient comptabilisés. Ceci est un exemple qui montre comment des actions et des mesures environnementales ont un lien direct avec les facteurs sociaux, et les problèmes de pauvreté, d‟équité et de moyens de subsistance. Le Kenya a bénéficié de la présence du PNUE, mais le PNUE a également profité d‟être en Afrique de l‟Est. L‟inspiration, la détermination, l‟humilité, l‟humour, les conseils et le soutien d‟une personnalité telle que la défunte Prix Nobel de la Paix Wangari Maathai ont sans cesse inspiré cette institution de façon à lui insuffler cette conviction propre qui lui permet d‟avancer toujours plus et d‟éviter l‟immobilisme. Alors, que nous réserve l‟avenir ? Tandis que les ministres de l‟environnement se réuniront à Nairobi pour la réunion annuelle du Conseil d‟Administration du PNUE en février 2012, tous les regards seront tournés vers la prochaine étape après le Sommet de la Terre de 1992. La conférence Rio + 20, qui aura lieu en juin, peut permettre à l‟Economie Verte d„apparaître comme un moyen innovant et précurseur de parvenir au développement durable pour sept milliards de personnes aujourd‟hui, et neuf milliards en 2050. Certains gouvernements comme le Kenya et l‟Allemagne soulignent également que le temps est venu de renforcer le PNUE éventuellement sous la forme d‟une Organisation Mondiale de l‟Environnement. Il y a 40 ans les défis auxquels étaient confrontées les populations et la planète étaient encore théoriques, ils sont aujourd‟hui une réalité.

France – L‟Institut français Xavier Darcos - Président de l‟Institut Français.

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Créé en 2010, l‟Institut français, opérateur du Ministère des Affaires étrangères et européennes pour l‟action extérieure de la France, se substitue à l‟association Cultures france sous la forme d‟un EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) avec un périmètre d‟action élargi et des moyens renforcés. l‟Institut français, un établissement public à caractère industriel et commercial doté d‟un périmètre d‟action élargi et de moyens renforcés afin de promouvoir l‟action culturelle extérieure de la France en matière d‟échanges artistiques (spectacle vivant, arts visuels, architecture) et la diffusion dans les univers du livre, du cinéma, de la langue française, des savoirs et des idées.

L'Institut français travaille en étroite relation avec le réseau culturel français à l‟étranger constitué de près de 100 Instituts français (et 125 antennes) et près de 1 000 Alliances françaises dans le monde. Il assure aussi la formation des agents du réseau culturel français à l‟étranger et poursuit son étroite collaboration avec les pays du Sud et ses missions d‟accueil en France des cultures étrangères à travers l‟organisation de « saisons » ou festivals. Interview exclusive Monsieur Xavier Darcos - Président de l‟Institut Français. Par Marie Cornet-Ashby Ancien maire de Périgueux et sénateur de la Dordogne, Xavier Darcos a été Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville de 2009 à 2010, Ministre de l'Éducation nationale de 2007 à 2009, Ministre délégué au Développement, à la Coopération et à la Francophonie de 2004 à 2005 et à l'Enseignement scolaire de 2002 à 2004. Il est nommé le 9 juin 2010 en Conseil des ministres, ambassadeur, chargé de mission pour l'action culturelle extérieure de la France et en octobre 2010 secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences

Ms Xavier Darcos, Président de l‟Institut français et Frédéric Mitterrand Ministre de la Culture et de la Communication morales et politiques. préside aujourd‟hui

Il

Eclairages sur l‟opérateur du Ministère des Affaires étrangères et européennes pour l‟action extérieure de la France avec Monsieur Xavier Darcos Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Mon parcours est double. J‟ai à la fois exercé une carrière universitaire (puisque j‟ai été professeur pendant 25 ans) et celle d‟élu politique. J‟ai exercé différentes fonctions dans le domaine de l‟éducation : celle de Directeur de cabinet de François Bayrou, alors Ministre de l‟Education nationale et celle de Conseiller pour l‟Education nationale d‟Alain Juppé, Premier ministre de l‟époque. Pour ces raisons, j‟ai été associé naturellement à la recherche et concernant l‟éducation nationale au sein du mouvement politique qui était le mien. En 1997, j‟ai été élu Sénateur. En 2002, je suis entré dans le gouvernement comme Ministre en charge de l‟Enseignement scolaire. En 2004, Monsieur Jacques Chirac alors Président de la République m‟a proposé d‟être Ministre de la Coopération, du Développement et de la Francophonie et j‟ai accepté. Lorsque Dominique de Villepin est devenu Premier ministre, il a constitué un gouvernement plus restreint et j‟ai quitté le gouvernement pour être nommé Ambassadeur auprès de l‟OCDE. Cela était assez inattendu pour moi et j‟avoue que cette période était passionnante et que j‟ai appris énormément de choses sur des questions relatives à l‟économie mondiale, au développement et à la coopération économique. C‟était aussi un moment ou

l‟OCDE avait changé de Secrétaire général donc en phase avec des nouveaux projets. Une expérience véritablement très riche et intéressante. Lorsque Nicolas Sarkozy est devenu Président de la République, j‟ai été appelé pour devenir Ministre de l‟Education nationale puis Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. Un ministère d‟ailleurs très lourd en terme de responsabilités qui nécessitait la collaboration de trois secrétaires d‟Etat. Les élections régionales de 2010 m‟ont conduit à quitter le gouvernement. Il a été question alors que je préside un établissement public : Versailles. On m‟a proposé alors d‟occuper la Présidence de l‟Institut français en s‟appuyant sur le fait que je connaissais les milieux de la culture, de la coopération tout comme le Quai d‟Orsay. J‟ai accepté alors d‟être Ambassadeur pour la culture de la France à l‟étranger et d‟être par la suite le préfigurateur de l'Institut français. C‟est-à-dire préfigurateur ? Cela signifiait en fait de créer l‟Institut français. Il n‟y avait rien. Et la loi n‟avait pas été votée à ce moment-là. La loi a été créée à cet effet en juillet 2010 et j‟ai été nommé en juin 2010. Je me suis occupé de définir le budget, de préparer les décrets, de trouver des locaux, de recruter des personnes importantes et de transférer les emplois entre le Quai d‟Orsay et l‟Institut français. Il a fallu que je passe beaucoup de temps pour la consolidation de l‟ensemble du dispositif. La période a d‟ailleurs été passionnante mais compliquée et difficile. Et au départ j‟étais seul avec une secrétaire. Finalement, les

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[ 5 Février 2012 bases importantes se sont mises en place et tournent bien. Les premières actions conduites ont donné une très grande visibilité à nos initiatives comme la création d‟une marque unique avec la mise en place d‟outils numériques collectifs pour une communication large. Je dirais que la première année a été consacrée à la création de l‟Institut et son fonctionnement et l‟optimisation d‟une très forte visibilité publique et politique. Et je suis assez satisfait du résultat de cette année. Aujourd‟hui, l‟Institut français représente combien de personnes ? Environ 150 personnes à Paris mais directement ou indirectement qui concourent à l‟action culturelle de la France, je dirais environ 6 000 personnes. Comment avez-vous défini les objectifs de l‟Institut français ? Ils ont été définis par la loi. Une loi qui réglementait d‟ailleurs ce que devait être l‟action extérieure de l‟Etat. Et parmi les décisions prises, il y avait entre autres la création de l'Institut français. Et nous sommes relativement cadrés par les objectifs définis par le législateur et les décrets conséquents de notre action. Je vous donne un exemple très précis, nous n‟avons aucune compétence en matière d‟investissement immobilier. Il nous est impossible donc de créer une salle d‟exploitation cinématographique. L‟action de l‟Institut français est celle de l‟ensemble du personnel de l'Institut mais dans un contexte d‟établissement public donc avec des lettres de missions très précises. D‟ailleurs nous n‟avons qu‟une tutelle qui est celle du Quai d‟Orsay. Nous sommes un instrument au service de la diplomatie française. Nous disons souvent que nous sommes surtout celui de la diplomatie culturelle française et que nous en accomplissons les souhaits. Culturesfrance qui existait avant était très différent avec une double tutelle : le Quai d‟Orsay et le Ministère de la Culture et de la Communication. Cela n‟est plus le cas pour nous. Si nous sommes sous tutelle du Quai d‟Orsay, nous ne sommes pas seulement des exécutants. L‟Institut Français développe ses stratégies, ses propres

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politiques et choisit ses moyens d‟action. Nous avons défini les moyens d‟atteindre les publics concernés. Je pense notamment au domaine du numérique avec le développement massif des outils disponibles comme la création de plateformes et de sites qui me semble un moyen d‟agir rapidement. Cette initiative n‟était pas inscrite dans la loi. D‟ailleurs, celle-ci ne nous dit pas non plus dans quels pays nous devons intervenir. Et les choses évoluent tellement rapidement que notre action doit s‟adapter à la même vitesse. Donc, nous sommes dans un contexte relativement contraint qui est celui d‟une loi et des décrets d‟application mais nous avons comme tous les établissements publics, une grande marge de manœuvre pour choisir comment agir et où. Nous recevons aussi des conseils en parallèle de notre Ministère de tutelle par le biais d‟un Conseil d‟orientation stratégique présidé par le Ministère des Affaires étrangères et qui produit un contrat d‟objectifs et de moyens (COM). Ce dernier désigne notre feuille de route et est examiné par les deux commissions compétentes de l‟Assemblée nationale et du Sénat. Les choses sont faites dans un contexte politique légitime contrôlé mais aussi appuyé. Comment se passent les réunions du Conseil d‟orientation stratégique ? Les réunions se passent de façon semestrielle. Et tous les organismes qui concourent à l‟action culturelle de la France y sont représentés, environ 40 personnes. Comment sont répartis les Instituts au niveau géographique ? Il y a une histoire des implantations. Il y a environ 145 Instituts culturels en France et dans le monde. Ces implantations sont très liées à l‟histoire et la seconde partie du XXème siècle. Nous sommes particulièrement présents dans les pays ou l‟intérêt français était évident comme en Afrique francophone, en Amérique du Sud ou en Europe. La carte de l‟Institut français reste quand même très marquée par l‟histoire. Notre mission est de la faire évoluer. Le fait, par exemple, qu‟il y ait

un Institut français par Land en Allemagne, paraissait aller de soi en 1950. Aujourd‟hui cela peut changer. En revanche, nous sommes très peu présents en Inde, en Europe centrale, dans les pays du Golf et il n‟y a que trois Instituts français en Chine. Avez-vous des points stratégiques où vous souhaitez développer votre action ? Oui, la Chine et Singapour, par exemple. Et il y a forcément des endroits où notre présence doit se développer. La carte des Instituts doit forcément évoluer et la force de l‟Institut réside dans sa souplesse, comme celle de créer de nouvelles infrastructures. Comment se passe la relation avec les Instituts dans le monde ? C‟est un réseau que nous animons et nous avons bien entendu des échanges constants. Les échanges se passent dans les deux sens ? Pour ce qui concerne la programmation des projets, cela émane plutôt de nous. Et les Instituts français réagissent à nos propositions pour s‟inscrire dans les projets qui les intéressent. Il y a, d‟autre part des manifestations qui sont inscrites dans le programme de chaque Institut comme la Biennale de la photo de Bamako, le Festival Croisements en Chine...Les Instituts collaborent avec Paris de façon bilatérale. Ensuite, il existe aussi le moyen de transmission d‟idées via des Conseillers culturels qui formulent ces idées et qui les proposent aux équipes de l‟Institut français. Avez-vous des réunions de

concertation pour des projets à long terme ? Non, les programmes sont annuels. Et ils le sont nécessairement car la diplomatie est très liée à l‟événementiel. Les années croisées d‟échange avec les pays suscitent des réflexions en amont, comme l‟année de l‟Afrique du Sud en 2012 ou celle du Vietnam en 2013. A part ces projections, nous organisons en septembre les programmes de l‟année suivante. Vous avez des partenaires avec qui vous souhaitez des actions fortes ? L‟Alliance française sans laquelle nous ne pourrions agir et avec laquelle nous avons des liens très étroits. Nous avons aussi signé environ dix conventions avec des grands partenaires à caractère culturel qui peuvent nous aider comme Unifrance Films, le Centre national des Lettres, l‟INA, le CNAP, la BNF... Nos avons signé aussi des lettres d‟intentions avec des organismes d‟autres pays qui sont comparables au nôtre. Nous avons signé un mémorandum avec le GoetheInstitut et fin février avec le British Council. La communication est un outil essentiel pour l‟Institut français ? La question des moyens de communication est essentielle. Et il faut que l‟Institut français offre une valeur ajoutée pour les gens qui sont dans les postes. Et nous le faisons de trois manières, déjà par la gestion de formation continue et donc en quelques sortes la gestion des carrières de notre personnel. En 2011, nous sommes intervenus sur les carrières de près de 1000 personnes. D‟ailleurs

dans

ce

contexte

Darcosd© Juliette Robert

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[ 5 Février 2012 nous faisons chaque année un séminaire de nos correspondants ou agents. Nous essayons ensuite d‟indiquer des grandes pistes communes. Enfin nous mettons en place des outils rapides qui permettent aux gens d‟accéder à des données lourdes immédiatement utilisables comme par exemple, IF cinéma. Le réseau doit être en contact en permanence et échanger avec des informations constantes et mises à jour avec la plus grande variété et pertinence. Depuis votre fonction de Ministre, les choses ont évolué dans une certain sens ? Il s‟est passé beaucoup de choses depuis 2004. Et ce sont les situations des pays qui ont changé. Il n‟y a plus de Ministre de la Francophonie et cela est dommage. Et la Francophonie a évolué depuis 2004, sa conception était très communautaire. Aujourd‟hui, la Francophonie est un espace de valeurs et d‟échanges et de coopération. La culture est importante pour vous dans les relations entre les pays ? Précisément parce que les rapports sont massifs et autour de l‟économie, la culture est essentielle et devient incontournable pour l‟identité des peuples. C‟est aussi un moyen de conquérir. La diplomatie culturelle française doit accroître l‟influence de notre pays à l‟extérieur. Et ces sujets sont liés intimement. Quels sont vos prochains grands événements ? L‟année croisée France/ Afrique du Sud (2012-2013), l‟année du Vietnam (2013), par exemple. Et il y a 10 000 manifestations magnifiques qui se réclament de l‟Institut français dans le monde, il est difficile de toutes les nommer...

français Nicolas SARKOZY, non seulement pour montrer, mais aussi pour graver dans le marbre les relations avec l‟Afrique francophone, notamment la Côte d‟Ivoire. Depuis son arrivée au Palais de l‟Elysée, jamais dans l‟histoire de la Vème république, une telle réception n‟avait été réservée à un chef d‟Etat africain. Nicolas SARKOZY, proche de son ami de longue date à fait revivre une alchimie que de nombreux observateurs avaient scrutée des anciens locataires de l‟Elysée. Une relation charnière et aussi particulière entre les deux homologues. Transport héliporté, de l‟aéroport d‟Orly aux Invalides, dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe du soldat Inconnu, drapeau ivoirien dans tous les lieux de pouvoir de la République (Sénat, Assemblée nationale, Invalides, Arc de Triomphe, avenue des Champs-Elysées, réception d‟Etat au Palais de l‟Elysée), axes de circulations clefs de la capitale fermés, y compris certaines dessertes de métro, etc. Sans oublier la signature des nouveaux accords de coopération militaires au Palais de l‟Elysée. Nul doute que cela laissera plus d‟un chef d‟Etat africain envieux et que, plus que jamais le nouvel axe de coopération est tracé avec les pays africains francophones. Si hier, les critères relationnels étaient uniquement basés sur l‟amitié, il est désormais important de souligner qu‟ils ne suffisent plus, les intérêts économiques affichés doivent être pris en compte. Pour Nicolas SARKOZY, « la France n‟a pas de candidat en Afrique », belle juriste prudence ?

élections en Côte d'Ivoire, un homme qui représente le choix libre des ivoiriens. C'était une grande souffrance que de ne pas avoir pu entretenir avec la Côte d'Ivoire, pendant toutes ces années, ces liens historiques, culturels, économiques que nous avions depuis tant d'années avec la patrie du Président HouphouëtBoigny. Pendant dix ans, les ivoiriens ont été privés d'élections et nous avons été heureux, sous mandat des Nations-Unies, d'aider à rétablir la paix civile en Côte d'Ivoire. Et nous sommes conscients d'avoir évité une guerre civile et, depuis son élection, le Président OUATTARA n'a eu de cesse que de témoigner, par des gestes, sa volonté de réconcilier le peuple ivoirien. Et le Président OUATTARA peut compter sur la solidarité de la France. Nous avons signé un nouvel accord de défense. Je remercie le ministre de la Défense, Gérard LONGUET, de la part

qu'il y a prise. Accords qui sont publiés, accords qui montrent que la France est aux côtés de la Côte d'Ivoire dans sa quête de sécurité. Mais l'armée française n'a pas vocation à s'ingérer ni de près, ni de loin, dans les affaires de la Côte d'Ivoire. Cette période, qui était la période du lendemain de la fin de la colonisation, est définitivement révolue. M le Président, la France n'a pas de candidat en Afrique ; la France ne soutient pas de candidat en Afrique. La France est intervenue aux côtés du Président OUATTARA parce que les Nations-Unies avaient reconnu l'élection du Président OUATTARA, la validité des élections, la régularité de la campagne. Et maintenant, la France va mettre tout son effort pour aider les ivoiriens à reconstruire leur pays, à assurer la sécurité pour chacun et à donner un avenir à tous les jeunes ivoiriens. C'est donc en ami qu'Alassane OUATTARA est reçu ici et je voudrais dire à titre personnel mon admiration pour son parcours, pour son courage, pour sa ténacité et pour la façon dont il continue à

Palais de l‟Elysée, déclaration conjointe de MM. Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara Jeudi 26 janvier 2012

France-Côte d‟Ivoire Le Paris ivoirien du Président Alassane OUATTARA La visite d‟Etat du Président ivoirien Alassane OUATTARA était certainement l‟occasion qu‟attendait le Président

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Nicolas SARKOZY : Président Alassane OUATTARA, c'est un grand honneur et c'est un grand moment d'émotion pour la France que de vous recevoir. Recevoir, enfin, après tant d'années, un Président démocratiquement élu de la Côte d'Ivoire. Un homme en qui la France a confiance, un homme qui a gagné les

PAGE N°12 Les Présidents OUATTARA et SARKOZY


[ 5 Février 2012 tendre la main à chacun en Côte d'Ivoire. Il n'y a que les gens forts qui tendent la main ; ce sont les gens forts qui réconcilient ; et cette jeunesse ivoirienne, après tant de débats, qui n'avaient aucun sens, sur l'ivoirité, après tant de divisions, a la chance d'avoir un président qui tient ses promesses et qui a une obsession : asseoir durablement la démocratie et le progrès dans son pays. Et sur ce chemin, la France, cher Président OUATTARA, sera à vos côtés. LE PRESIDENT OUATTARA : Monsieur le Président, à mon tour, je voudrais vous saluer, vous remercier et vous dire que la démocratie, c'est le choix du peuple. Et le peuple ivoirien a choisi, dans sa grande majorité, de me porter à la tête de la Côte d'Ivoire, le 28 novembre 2010. Nous connaissons la suite des évènements, douloureux pour la Côte d'Ivoire, pour les ivoiriens. La crise post-électorale a été particulièrement pénible pour mes concitoyens. Nombreux ont été assassinés (plus de 3 000), mais nous avons tenu bon et nous avons été comblés par tous les efforts qui ont été faits par la communauté internationale, en particulier par la France, qui a su mobiliser la communauté internationale pour soutenir le choix du peuple ivoirien. Bien entendu, la situation a duré des mois et, grâce à votre courage, la majorité des ivoiriens a connu un dénouement heureux dans cette situation, car le mandat des Nations-Unies pour protéger les ivoiriens, qui faisaient l'objet de massacres par centaines, tous les soirs, a pu donc dénouer cette situation malheureuse. Je voudrais donc, au nom du gouvernement, au nom de tous les Ivoiriens, vous dire un grand merci et dire que nous admirons votre courage. Permettez-moi, Monsieur le Président, en tant qu'ami, de dire à quel point nous sommes convergents sur nos convictions. Nous croyons à la démocratie, au choix du peuple, nous croyons également que, en période de difficultés, il faut tenir bon, il faut convaincre, il faut aller de l'avant. Cela est essentiel pour une grande Nation comme la France. La Côte d'Ivoire est maintenant en paix ; la Côte d'Ivoire poursuit son chemin sur le développement et une accélération de ce

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développement. En 2012, nous aurons un taux de croissance de 8 à 9 %, après une chute de la production en 2011. Nous avons de nombreux investisseurs qui viennent et, bien entendu, j'en appelle aux opérateurs privés français de revenir en Côte d'Ivoire. Nous connaissons les difficultés qui ont été les leurs en novembre 2004, quand de nombreux Français ont dû être expatriés. Mais grâce à votre courage, nous avons pu éviter cela en avril 2011. C'est un élément important que je voudrais souligner, parce que si les choses avaient été faites dans la précipitation, ce sont des milliers de Français qui seraient revenus par avion, par bateau, dans des conditions de détresse totale. Maintenant que nous sommes de retour sur le chemin de la paix, et que la relance économique est totalement engagée, je voudrais saluer tous les efforts de la France. Que ce soit au plan diplomatique, au plan financier, car grâce à la France, dès la fin de la crise, les fonctionnaires ont pu être payés de leurs arriérés de salaire. La situation a pu être normalisée. Et, surtout, nous avons pu engager des efforts de reprise, de normalisation de la situation en Afrique de l'Ouest. Et, maintenant que la diplomatie ivoirienne a pu reprendre, je peux vous dire que la France a une place particulière dans nos cœurs. Je n'ai jamais rencontré de famille française où tel ou tel n'a pas connu la Côte d'Ivoire dans son enfance. Et je rappelle souvent à certains de nos partenaires que notre premier Président a été membre du gouvernement français sous la IVème République. C'est dire l'étroitesse des liens, des liens historiques, des liens d'amitié, des liens de coopération. Je terminerai en saluant tous les Français pour le soutien que nous avons eu. Et, M. le Président, je voudrais vous dire, et à vous, Mme Carla BRUNISARKOZY, toute notre amitié, de Dominique et moi-même. Et vous dire que je suis certain que cette amitié très forte entre la Côte d'Ivoire et la France continuera de se renforcer davantage. Merci, M. le Président.

QUESTION - Excellence, M. le Président, vous venez de signer un nouvel accord de défense. Est-ce que l'on peut savoir ce qui a changé, fondamentalement ? Nicolas SARKOZY - Le dernier accord datait de 1961 ; il était secret. Celui-ci sera discuté au Parlement et présenté et rendu intégralement public par le ministre de la Défense. Il n'y a plus d'accord de défense secret. Pour en dire l'esprit, c'est une coopération entre les forces ivoiriennes et les forces armées françaises, avec un effort d'équipement, un effort de formation, pour vous aider. Et une volonté très claire de n'accepter aucun mélange de genres. Mais le ministre, dans les jours qui viennent, publiera cet accord, et le défendra devant le Parlement français. M. ALASSANE OUATTARA -M. le Président, je peux vous

obtenir l'allègement de la dette. Qu'en est-il, justement ? M. ALASSANE OUATTARA -Oui, je veux remercier. Nous avons parlé de cette question au Président SARKOZY. La Côte d'Ivoire a maintenant mis en œuvre toutes les mesures demandées par les institutions de Bretton Woods. Notamment en matière de réforme de la filière café-cacao, en matière d'énergie ; et il n'y a plus de raison qu'il y ait une période d'observation ou d'attente. J'ai demandé au Président SARKOZY, au gouvernement français, d'intercéder auprès du Fonds Monétaire International, pour que cet allègement puisse être obtenu dès le premier trimestre de cette année. Nicolas SARKOZY - Nous demandons tout simplement que la Côte d'Ivoire bénéficie de l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés. Et,

La délégation ivoirienne assurer qu'avec la mise en place prochaine du Parlement ivoirien, ce traité de partenariat de défense fera l'objet bien sûr d'approbation par le Parlement ivoirien. Donc c'est un traité totalement transparent. L'accent est mis sur la formation, sur l'équipement, et nous considérons que ceci est opportun. Et la France continue d'avoir besoin de la Côte d'Ivoire ; et la Côte d'Ivoire, également, et surtout, a besoin de la France. Mais bien entendu nous souhaitons régler nos problèmes en Côte d'Ivoire, entre Ivoiriens.

compte tenu des décisions qui ont été prises par le gouvernement ivoirien, il n'y a aucune raison de mettre en observation la Côte d'Ivoire, qui a besoin dès maintenant que l'on annule sa dette et qu'on puisse l'aider à repartir de l'avant. C'est tout l'enjeu, parce que la réconciliation dépend des initiatives politiques et aussi des progrès économiques, pour que chacun puisse trouver un espoir en Côte d'Ivoire. C'est capital. Il n'y a pas de temps à perdre. Je vous remercie.

QUESTION -- Une question pour M. le Président OUATTARA. Vous êtes venu à Paris avec notamment l'espoir que la France vous soutienne dans votre démarche pour

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[ 5 Février 2012 Cameroun : Eglise et Politique Les vérités du cardinal Tumi sur Radio France Internationale: Cameroun, Côte d'Ivoire Nigéria, Eglise catholique

YAOUNDÉ-© Christophe Boisbouvier | RFI.fr On connaissait déjà le francparler du cardinal Christian Tumi, l‟archevêque émérite de Douala. Mais à 81 ans, le prélat camerounais va encore plus loin. Aux éditions Veritas, il publie Ma foi: un Cameroun à remettre à neuf. Il parle sans détour de la situation de son pays, de la Côte d'Ivoire et du Nigéria, et fait quelques confidences sur le dernier conclave de 2005 où a été élu le pape Benoît XVI. Pourquoi dites vous qu‟il faut remettre le Cameroun à neuf ? Cardinal Christian Tumi: Je me suis dis qu'il faut que l‟homme soit converti, c'est-àdire qu‟il change son cœur et qu‟il se laisse gouverner par ce principe d‟éthique humaine: faire toujours le bien, éviter toujours le mal. J‟ai essayé de montrer que si tout allait bien spirituellement, beaucoup de choses iront dans notre vie politique. Le Cameroun peut-il être remis à neuf, sans alternance politique ? Non, je crois qu‟il faut l‟alternance politique. Mais je n‟ai jamais vu des élections bien organisées. C'est-à-dire que depuis l‟indépendance, vous n‟avez jamais vu d‟élections libres dans votre pays ? Non, je n‟en ai jamais vu. J‟avais deux cartes d‟électeurs, je pouvais voter deux fois. Vous-même, vous aviez deux cartes ? Oui, moi-même. Et beaucoup d‟autres gens avaient aussi deux cartes ? Non, une dizaine, une vingtaine de cartes. Pour une seule personne ?

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Ils pouvaient voter vingt fois. Pourquoi y a t-il une alternance politique dans beaucoup de pays d‟Afrique de l‟Ouest et dans très peu de pays d‟Afrique centrale ? Je crois que les anglophones insistent beaucoup plus sur la liberté et l‟objectivité des choses et je crois que la France soutient nos leaders. Les Anglais ont beaucoup moins d‟influence en Afrique. Et que pensez-vous du rôle qu‟a joué la France en Côte d'Ivoire, l‟année dernière ? Je ne suis pas d‟accord avec ce que la France et l‟ONU ont fait en Côte d‟Ivoire. J‟ai posé une question à un évêque là-bas: «Qui a gagné les élections chez vous?» Il m‟a dit, sans hésitation, «c‟est Gbagbo». Maintenant, il est à La Haye. C‟est pénible pour l‟Afrique à mon avis. Quand vous avez vu le transfert de Laurent Gbagbo à La Haye, vous n‟avez pas du tout apprécié...?

aussi libres de pratiquer leur religion. Ils sont allés tuer les gens en pleine célébration à Noël, c‟est intolérable! Les gens croient à tort que les musulmans sont majoritaires au Nord-Cameroun, ce qui est faux. La présence musulmane est importante, mais on oublie qu‟il y a quatre diocèses là-bas, au Cameroun du Nord, avec un siège métropolitain à Garoua. On obligeait les gens à devenir musulmans ou bien à changer leur nom chrétien pour avoir la promotion, pour avoir la bourse. Donc j‟ai réagi contre cela, et je crois que cela a apaisé un peu les choses. Mais il faut que les musulmans soient tolérants. Je leur ai dit que si un catholique se convertit à l‟islam en toute liberté, ça va me faire beaucoup de mal mais je ne peux pas l‟obliger à rester catholique. C‟est sa liberté qui doit être respectée. On dit souvent que Boko Haram est une secte isolée. Mais est-ce que son message

mal que je dois aussi lui faire du mal. Ce n‟est pas chrétien. Vous êtes cardinal mais vous avez passé le cap des 80 ans, donc vous n‟êtes plus électeur au conclave. Exact. Est-ce que le prochain pape sera encore européen ou ne faut-il pas qu‟il vienne d‟un autre continent ? Cette question de nationalité ne se pose pas. On est en face d‟un acte spirituel: quel chrétien peut bien conduire le peuple de Dieu ? C‟est la seule question qu‟on se pose. Qu‟il soit Européen ou Africain, cela ne nous dit rien. Mais [il faut voir, ndlr] qui est compétent en ce moment Et est-ce qu‟il y a des Africains compétents aujourd‟hui pour être pape ? Je crois oui. Mais il faut savoir que dans le dernier conclave, il y avait des noms d'Africains qui sont sortis. Notamment

celui

d‟un

Non, pas du tout. Il fallait qu‟il soit jugé dans son pays, pourquoi à La Haye? Le camp international a déjà pris position contre lui! Mais l‟ONU dit que c‟est Alassane Ouattara qui a gagné... Oui, oui, mais on ne sait pas pourquoi ils disent ça. Il fallait qu‟ils laissent les Ivoiriens résoudre leurs problèmes. Je crois que quand l‟extérieur intervient, il aggrave les choses en donnant des armes. Vous avez fait vos études sacerdotales au Nigeria. Comment réagissez-vous aux massacres de plusieurs centaines de chrétiens dans le nord de ce pays ? C‟est un crime contre l‟humanité. Le droit fondamental de l‟homme, c‟est son droit d‟adhérer à une religion de son choix. Les musulmans peuvent avoir la liberté de pratiquer leur religion, qu‟ils laissent les autres

Le cardinal Christian Tumi, l’archevêque émérite de Douala anti-chrétien n‟est pas en train d‟être suivi par de plus en plus de musulmans ? De plus en plus, à cause de la peur. Car les musulmans qui ne sont pas dans ces sectes-là ont aussi peur, on peut également les attaquer. Les musulmans modérés seront aussi attaqués par les extrémistes. Et que pensez-vous des réactions au sud où des mosquées sont incendiées ? Il ne faut pas que les chrétiens fassent la même chose. Il ne faut pas la vengeance. Ce n‟est pas parce que l‟autre me fait du

Nigerian ? Je peux vous dire seulement qu‟il y avait des noms d‟Africains. Plusieurs ? Deux, je crois (rires) Anglophones ? Je ne peux pas dire plus! Ils sont allés loin dans l‟élection ? Pas beaucoup. A vrai dire dans cette élection, dès le début on peut le dire maintenant, c‟est Joseph Ratzinger qui était à la tête dès le début. Dès le premier tour ?

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[ 5 Février 2012 Dès le premier tour. Mais il y avait deux collègues. Il y avait deux autres aussi de l‟Amérique du Sud qui étaient des voix assez respectables mais l‟actuel pape était toujours à la tête. Mais la prochaine fois ? La prochaine fois on verra, avec l‟aide de l‟Esprit Saint.

France – Assemblée nationale PROFESSION DEPUTE

Vice-président des groupes d‟amitié France-Chine, France-Corée du Sud, FranceMadagascar, M Patrice Martin-Lalande est Député de Loir-et-Cher. Il est un homme politique soucieux d‟apporter des réponses innovantes afin d‟améliorer le fonctionnement de notre société. Par Marie Cornet -Ashby Exerçant son mandat au sein de la commission des finances dont il est rapporteur spécial du budget "Médias ", il est aussi à l‟origine du groupe d‟études internet qu‟il copréside aujourd‟hui à l‟Assemblée nationale depuis 1997. Il avait nommé en novembre 1996 par le Premier ministre Alain Juppé et le ministre des Télécommunications François Fillon, « parlementaire en mission ». En avril 1997, il remet le rapport « L‟internet, un vrai défi pour la France » qui présente 134 propositions pour développer l‟internet en France. Auteur du rapport sur le régime juridique du jeu vidéo ou de documents législatifs ou budgétaires couvrant l‟audiovisuel, le livre ou les industries culturelles, il préside le groupe français de l‟Union Interparlementaire (50 députés et 50 sénateurs). Attachant une importance significative aux collectivités locales, Patrice MartinLalande a été vice-président de l‟Association des maires de Loir-et-Cher et président de la Commission TIC de l‟Association nationale des maires (1995-2001). Il préside le Pays de Grande Sologne depuis sa création en 1997.

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Eclairages sur une vie résolument tournée vers le service public, dans toute sa hauteur et son dynamisme. Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? J‟ai fait des études un peu classiques en fac de droit et à Sciences Po. Et je suis entré ensuite immédiatement en 1972 dans un cabinet ministériel, celui du ministre de l‟Intérieur de l‟époque, Raymond Marcellin. Je suis resté 9 ans en cabinet ministériel, jusqu‟à mai 1981. En 1979, j‟ai été est celui Lamotte-Beuvron. Cela fait 32 ans que j‟occupe cette fonction. En 1982, à cause de difficultés au sein du conseil municipal de ma commune, j‟ai été sollicité pour me présenter en tant que maire et j‟ai été élu de 1982 jusqu‟à 2001. J‟ai participé successivement et depuis 1972 aux cabinets de Joseph Fontanet à l'Éducation nationale, Robert Galley à la Coopération et à la Défense, Jean-Pierre Soisson aux Universités puis à la Formation professionnelle, Antoine Rufenacht à l'Industrie, JeanPhilippe Lecat à la Culture et à la Communication et Alain Carignon à l''Environnement. J‟ai aussi été directeur de cabinet de Jean Delaneau, (alors président du Conseil régional du Centre) et, entre 1984 et 1986, chargé de mission au cabinet de Michel Giraud (alors président du Conseil régional d‟Ile-deFrance). J‟ai été élu conseiller régional en 1986 et député en 1993. Vous êtes passionné par vos fonctions ? Oui, obligatoirement. Je dirais que cela me plaît beaucoup, et heureusement car ces différentes fonctions sont très prenantes et assez lourdes ! Cela me demande une implication quasi totale et au détriment, forcément, de la vie personnelle. Et ma famille en sait quelque chose. En fait, la vie privée et les loisirs sont souvent rognés par la vie d‟élu. C‟est un renoncement à beaucoup de choses, outre le fait de ne pas faire une carrière par ailleurs. Il est donc indispensable, pour moi d‟aimer presque passionnément mes choix professionnels... C‟est-à-dire, en termes d‟emploi du temps ? Je dirais que je suis lié par mes activités en permanence. Il me reste quelques heures par

semaine pour lire et me reposer. Concrètement, je suis à l‟Assemblée nationale du mardi jusqu‟au jeudi matin très souvent, et ensuite je repars en Loir-etCher pour participer à un certain nombre de réunions, de rendezvous, de manifestations publiques. D‟ailleurs les députés, au nombre de 577, sont très majoritairement fortem ent absorbés par leurs fonctions. Et, si l‟on entend quelques fois des critiques émises par certaines personnes M Patrice Martin-Lalande, député de envers le parlementaire en Loir-et-Cher général, elles visent rarement l'Audiovisuel (CSA). Les leur parlementaire en fonctions aussi que particulier...Ce qui laisse à j'exerce pour le groupe d‟étude réfléchir sur ces critiques... sur l'internet, que j'ai fondé et que je co-préside. Nous y La politique, une passion faisons un travail d‟écoute et pour vous ? d‟information avec un invité, comme par exemple bientôt : Oui, je rajouterais "raisonnable". Jacques Toubon et sur des Personnellement, j'ai toujours thématiques que nous été admiratif du Général de choisissons. L‟ensemble de ces Gaulle. Je me suis engagé à travaux est naturellement Siences Po dans l'association transmis aux députés. Pour des étudiants gaullistes. J‟ai été information, un groupe d‟études aussi délégué régional de est une formation interne à l‟UJP. Et c‟est vrai que la vie l‟Assemblée nationale, il ne publique m‟a toujours intéressé. prend pas de décision, de Et il n‟y avait aucun antécédent position sur un projet de loi et et dans la famille. Mon père, ne peut pas faire le travail d‟une médecin, et ma mère n'étaient commission. J‟interviens à titre pas engagés. Il me semble personnel lors de colloques sur impossible de ne pas avoir de la les médias et l'internet. Au passion dans ce que je fais, niveau international, je suis très compte tenu du temps impliqué au sein de l'Union nécessaire pour assumer aux interparlementaire (UIP, mieux mes responsabilités. Je organisation mondiale des crois que l‟intérêt d‟une vie parlements) dont je préside le professionnelle est de pouvoir groupe français. imaginer des solutions et de les mettre en œuvre. La Quels sont les projets, que chance dans la politique réside vous souhaitez voir aboutir ? dans cet éventail d'imaginer et d'agir. Mon frère est chef C‟est difficile de faire un d‟entreprise : il rentre chez lui le choix...La transformation de soir, profite de ses week-end et notre société en une société il gagne mieux sa vie que moi. d‟information ? Aujourd‟hui, tout Je pense que je me sentirais à le monde peut être émetteur et l‟étroit sur un seul créneau. Ma récepteur ; la régulation de cette chance est de pouvoir agir de nouvelle société sans frontières façon immédiate, lors d‟un vote me paraît essentielle. Ensuite, ou d‟un amendement pour l‟insertion des jeunes dans la modifier la loi ou le budget. société et leur bonne intégration professionnelle. Enfin, le Quelle est votre plus problème de l‟allongement de la importante implication en tant vie et la prise en charge de la que député à l‟Assemblée dépendance, qui sont des défis nationale ? très importants... Certainement mes fonctions au sein de la commission des finances comme rapporteur spécial pour le budget des médias. Je collabore pour cela avec la Cour des Comptes et le Conseil supérieur de

Et vous avez quelque chose à rajouter ? Oui, la journée ne fait que commencer...

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[ 5 Février 2012 Conférence ministérielle de TV5 du 6 décembre 2011

La conférence ministérielle de TV5 s'est déroulée à Paris, au ministère de la Culture et de la Communication, sous présidence de la France en présence des délégations ministérielles de chaque gouvernement bailleur de fonds (Canada, Fédération Wallonie-Bruxelles, Québec, Suisse et France) ainsi que du Cameroun, du Sénégal, de l'Organisation internationale de la Francophonie, de TV5 Monde, de TV5 Québec Canada et du CIRTEF. Les discussions se sont déroulées dans une atmosphère constructive et conviviale. Les différents gouvernements bailleurs de fonds se sont réjouis des excellents résultats de TV5 Monde et de TV5 Québec Canada. Depuis 2009, les efforts déployés par les gouvernements bailleurs de fonds se sont traduits par une augmentation importante des dotations publiques y compris des partenaires francophones non français. Grâce aux efforts de TV5 Monde pour développer ses ressources propres, la chaîne francophone a pu mettre en oeuvre son ambitieux plan stratégique 2009-2012 qui lui permet une progression importante de sa distribution depuis le début du plan stratégique (plus 32,5 millions de foyers). TV5 Monde a également pu compter sur les efforts des radiodiffuseurs partenaires pour rendre disponibles davantage de programmes emblématiques de l'ensemble de la francophonie, dans sa diversité. La mise en oeuvre du plan stratégique s'est notamment traduite en 2011 par le lancement du sous-titrage en polonais et en anglais en Europe et du vietnamien en Asie. TV5 innove désormais sur tous les supports : la chaîne a créé le portail « Terriennes » sur Internet, dédié à la condition des femmes dans le monde, lancé une plateforme de rattrapage intitulée TV5Monde+ ainsi que l'émission « Maghreb Orient-Express ». La création récente de l'émission « Les Cousinades », valorisant à une heure de grande écoute les émissions des partenaires de TV5 hors de France, a connu un

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succès retentissant. Trois ans après la mise en place du plan stratégique, les gouvernements ont félicité la direction pour ses choix pertinents, et notamment la montée de la diffusion hertzienne en Afrique, qui lui permet de toucher le plus grand nombre de téléspectateurs. Les gouvernements bailleurs de fonds de TV5 ont approuvé les paramètres budgétaires de TV5 Monde pour 2012 avec une augmentation permettant le financement de la dernière année du plan stratégique 2009-2012 tel que prévu en 2008. Le projet de budget 2012 de TV5 Monde, qui progresse de 1,26 millions d'euros soit +1,18% par rapport à 2011, devra être confirmé par le vote du conseil d'administration de la chaîne. L'avenir de TV5, et son plan stratégique 2013-2016 qui devrait être adopté dans un an, ont fait l'objet d'échanges nourris. Tous les participants ont rappelé leur engagement en faveur de la francophonie et de son rayonnement tel que l'incarne TV5. L'ensemble des gouvernements bailleurs de fonds a également félicité TV5 Québec Canada, autre opérateur de TV5, qui a aussi connu une forte progression de ses audiences sur tous ses supports, linéaires et multimédia, et réalisé d'excellentes performances en matière de recettes de publicité et d'abonnement. L‟ensemble des participants remercie la France pour la qualité du travail accompli sous sa Présidence au cours des deux années écoulées. La Présidence de la prochaine conférence des ministres de TV5 sera assumée par le Québec.

Très remarquée, la délégation Camerounaise, forte de 4 membres, était conduite par Monsieur Issa TCHIROMA BAKARY, Ministre de la Communication, assisté de S.E.M MBELLA MBELLA, Ambassadeur du Cameroun en France. MM. KEYE NDOGO et Sylvestre ONANA, respectivement Chef de Centre et Attaché de communication auprès du Centre de communication de l‟Ambassade du Cameroun à Paris. Discours de Frédéric Mitterrand prononcé à l'occasion de l'introduction à la Conférence ministérielle TV5 Monde Mesdames et messieurs les Ministres, chers collègues, Mesdames et messieurs les hauts fonctionnaires, Monsieur le représentant de l'Organisation internationale de la Francophonie, Monsieur le président de TV5MONDE, Madame la directrice générale de TV5MONDE, Madame la présidente directrice générale de TV5 Québec Canada, Mesdames et messieurs les représentants des radiodiffuseurs, Chers amis,

Comme vous le savez, c'est la première fois que le ministre de la Culture et de la Communication a l'honneur d'assumer la présidence de la Conférence ministérielle de TV5, en étroite collaboration avec le Ministère des Affaires étrangères et européennes. Je suis heureux de vous accueillir chez nous, dans le salon des Maréchaux,

pour cette XXIIème conférence ministérielle consacrée à TV5, qui marque une étape majeure dans la vie de la chaîne - une chaîne que je connais bien, et pour lequel j‟ai un attachement tout particulier. Pour moi, cette conférence ministérielle est avant tout l'occasion de réaffirmer l'attachement profond de la France à TV5, fruit de notre collaboration entre le Canada, le Québec, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Suisse. Preuve de cet attachement de la France, je profite de ces quelques mots pour rassurer l‟ensemble des partenaires de TV5, qui ont pu nourrir certaines inquiétudes au sujet du redressement fiscal dont fait l‟objet TV5 Monde en France, lié à la manière de comptabiliser les subventions ayant servi à l'achat de programmes. Comme je l‟ai demandé, ainsi que le Ministère des Affaires étrangères et européennes, ici représenté, je vous confirme que ce redressement fiscal fera l'objet d'une compensation intégrale par la France. Cela constitue un geste fort de notre pays pour assurer la stabilité de TV5 Monde, dans un contexte difficile. En tant que représentant de la diversité culturelle et en tant que média au service de la francophonie, TV5 est un pilier essentiel de la politique audiovisuelle extérieure de la France. C‟est à ma connaissance la seule antenne où nous puissions retrouver et partager régulièrement des soirées thématiques liées aux cinématographies

Les conférenciers autour du Ministre français Frédéric Mitterrand

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[ 5 Février 2012 francophones, en contribuant de manière majeure à leur circulation : je fais référence aux dernières soirées spéciales dédiées au cinéma belge ou à la nuit de la fiction québécoise, diffusée en juin dernier. Vous connaissez également mon attachement au continent africain, et à toutes les initiatives qui permettent de faire connaître et de valoriser ses œuvres culturelles et ses créateurs. Je ne peux donc que me réjouir des initiatives prises par TV5 consistant à organiser sur ses antennes un cycle du cinéma africain au printemps dernier, à promouvoir la fiction africaine au dernier festival de la fiction TV à la Rochelle, ou encore à consacrer un programme spécial pour les dernières biennales africaines de la photographie, à Bamako, où j‟ai eu le plaisir de me rendre cette année. TV5 a toujours su, et avant beaucoup d‟autres, exploiter les nouveaux médias et les possibilités que propose le numérique pour s‟adapter, et compléter une diffusion télévisuelle complexe, organisée en signaux qui répondent aux différents fuseaux horaires sur la planète. Je pense en particulier au site internet de la chaîne, et à son offre de services, notamment auprès des francophiles et des communautés enseignantes ; je pense aussi au lancement de l‟application iPhone, il y a maintenant plus de 2 ans, ce qui à l‟époque était une démarche pionnière, ou encore au site TV5+, permettant d‟avoir accès aux programmes de l‟antenne en télévision de rattrapage.

tout ce qui a été fait depuis 2008 et la signature de l'Entente le démontre, et marque l'attachement de la France à TV5 dans sa dimension multilatérale, qui fait précisément sa richesse. TV5 Monde est une chaîne multilatérale, imprégnée des cultures belge, québécoise, canadienne, française et suisse ; c'est là sa force et son succès. Les orientations stratégiques de la chaîne ne peuvent être issues que d'une concertation entre les gouvernements bailleurs de fonds de la chaîne, dans le respect des principes de fonctionnement de TV5 que nous avons définis collectivement. À cet égard, je me félicite, en tant que Président des Gouvernements bailleurs de fonds de TV5 pour encore quelques semaines, de la coopération exemplaire du Canada, du Québec, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Suisse et de la France ces deux dernières années. En effet, la qualité des échanges entre les partenaires de la chaîne doit être soulignée. Les travaux qui se sont tenus depuis deux ans - à l‟image de la réunion des hauts fonctionnaires qui s‟est déroulée hier, et dont mes services m'ont rendu compte - sont la preuve que le la gouvernance multilatérale de TV5 est un atout.

Les pays siègeront au CPS pour un mandat de deux (2) ans à partir du 1er avril 2012 conformément à la pratique et aux méthodes de travail du CPS. Le Cameroun et le Congo (Région Centre) La Tanzanie et Djibouti (région Est) Egypte (Région Nord) L‟Angola et le Lesotho (Région Sud) La Guinée, la Côte d‟Ivoire et la Gambie (Région Ouest) Les 10 membres élus en 2010 et dont le mandat expirera en avril 2012 sont le Bénin, le Burundi, la Côte d‟Ivoire, le Tchad, Djibouti, le Kenya, la Libye, le Mali, la Namibie et le Rwanda. La Côte d‟ivoire et Djibouti ont été réélus.

BUSINESS-COOPERATION & DEVELOPPEMENT

Le froid hivernal n‟à pas freiné les ambitions du Premier Ministre LUC ADOLPHE THIAO, à la tête d‟une forte délégation forte de 11 ministres, pour présenter le Plan de Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable horizons 2011-2015(SCADD), lors d‟une table ronde avec les bailleurs de Fonds, les partenaires techniques et financiers du Burkina. Les objectifs de cette rencontre sont de les mobiliser sur la destination Burkina Faso 7 496,20 milliards de FCFA (hors charge de la dette). Le coût global des investissements s‟élèvent à 4 238,50 milliards de CFA (56%). Les charges de fonctionnement quand à elles s‟élèvent à 3 257,70 milliards de CFA, partie représentant 43,45% du coût de financement de la SCADD. 63,3% sera assuré sur les ressources propres et 36,7% sur les ressources extérieures. 4

axes

stratégiques

Aujourd'hui, je suis donc confiant en l'avenir de la chaîne car je sais notre attachement profond à TV5, et je m'en félicite. C'est sous ce signe que je souhaite placer les travaux d'aujourd'hui.

Comme vous le savez, dans le cadre de la réforme de l'audiovisuel extérieur de la France engagée en 2008, le groupe AEF a alors été créé et TV5 Monde, dont l'AEF est le principal actionnaire (49 %), en est un partenaire précieux. Il est en effet indispensable pour la France d'avoir une approche globale et coordonnée de nos médias internationaux. Il ne paraît pas concevable pour nous, dans la compétition internationale des médias, de voir France 24, RFI et TV5 Monde jouer l'une contre l'autre.

Appelé par d‟autres engagements auprès du Président de la République, je ne pourrai malheureusement rester avec vous pour la totalité de cette réunion, mais je confie à mes équipes le soin de la piloter jusqu‟à son terme. Je vous remercie.

AEF et TV5 Monde doivent travailler main dans la main.

Election des membres du Conseil de Paix et de Sécurité

Bien entendu, le statut particulier de TV5 Monde dans ce cadre est clairement défini :

Tel que mandaté par la Conférence des Chefs d‟Etat

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et de gouvernement, le Conseil Exécutif de l‟Union africaine (UA), réuni en sa 20ème session ordinaire à Addis Abéba, Ethiopie, a élu le 27 janvier courant, dix (10) membres du Conseil de paix et de sécurité (CPS).

UNION AFRICAINE

Luc ADOLPHE TIAO, Premier Ministre du Burkina fasse à la presse définissent la SCADD : BURKINA FASO–PARIS / BANQUE MONDIALE

«Burkina Faso, Investir dans le futur : Croissance Accélérée et Développement Durable (SCADD) 2011‐2015 » 4 238,50 milliards de CFA M LUC ADOLPHE TIAO, Premier Ministre du Burkina a présenté aux bailleurs de Fonds la SCADD dans les locaux de la BANQUE Mondiale à Paris.

1/ Le développement des piliers de la croissance accélérée 2/ La consolidation de capital humain et promotion de la protection sociale 3/ Le renforcement de la gouvernance 4/ Les priorités transversales dans les politiques et programmes de développement.

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[ 5 Février 2012 Adopté par le gouvernement burkinabè en 2010,, la SCADD couvre la période 2011-2015 et remplace le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté(CSLP), mis en œuvre dans la décennie 2002010. Présent lors de l‟ouverture des travaux, M. Cheikhe Hadjibou SOUMARE, Président e la Commission de l‟Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a loué l‟engagement du Faso en faveur de l‟intégration régionale et salué l‟évolution favorable de son économie, conformément aux critères de convergence de l‟Union. En débit d‟un environnement régional et international plombé dans la crise économique et monétaire, le Burkina à entrepris de nombreuses réformes structurelles aussi bien macroéconomique que du marché commun avec un taux que l‟on peut qualifier de supérieur à la moyenne communautaire. Pour Cheikhe Hadjibou SOUMARE, la mise en œuvre de la SCADD se traduira par le lancement de plusieurs chantiers touchant les infrastructures routières communautaires, la maîtrise de l‟eau et de l‟énergie, l‟aménagement agricole de Bagré, ainsi que la création et le développement de zones économiques spéciales.

S.E Mme Brigitte Nygaard MARKUSSEN Prenant part cette levée de fonds, l‟Ambassadeur du Danemark auprès du Burkina Mme Brigitte Nygaard MARKUSSEN a estimé que « le Burkina était un pays exemplaire dans la sousrégion, il avait l‟intention d‟augmenter la croissance. Ce qui permettra de lutter efficacement contre la pauvreté. Il fallait continuer la mise en œuvre du cadre structurel »

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« le Burkina était un pays exemplaire dans la sous-région » Avec la réunion de Paris, le Burkina se donne les moyes de devenir un hub dans la sous-région aux côtés de la Côte d‟Ivoire. 300 personnalités de tout bord étaient présentent dans les trois espaces alloués, hors mis les 75 personnes composant la délégation burkinabè, Paris inclus.

Global Organizations to Expand Cooperation on Green Growth for Development

Mexico City meeting points to further, deeper knowledgesharing, policy push Mexico City. Governments looking to design and implement green growth policies and move towards a green economy now have a new source of information and assistance. Four leading global organizations today signed a Memorandum of Understanding to create the Green Growth Knowledge Platform, a cutting edge global initiative that will identify and address major knowledge gaps in green growth theory and practice. The agreement was signed by the Global Green Growth Institute, the Organisation for Economic Co-operation and Development, the United Nations Environment Programme, and the World Bank. “This MoU marks the formal launch of essential international cooperation on testing, exploring, and refining policies and actions on green growth for practical implementation in both developed and developing countries,” said Richard Samans, Executive Director of the Global Green Growth Institute. The coming decade will offer major opportunities for synergy between environmental and economic sustainability. For example, developing countries can factor “green” into their new investments in infrastructure and can further develop agriculture and other natural resources to improve

livelihoods, create jobs, and reduce poverty. “Governments seeking to reignite growth after the crisis,” said OECD Secretary-General Angel Gurría, “should harness innovation, investment, and entrepreneurship to drive the shift to greener economies. We must intensify our efforts to move towards green growth to preserve natural capital and reduce pollution. IT will be essential to avoid path dependency by breaking old habits of consumption and investing in new technology and infrastructure. The Green Growth Knowledge Platform will be key for facilitating collaboration among our four institutions, to provide governments with the best possible tools to achieve this goal.” The Green Growth Knowledge Platform will improve local, national, and global economic policy-making around the world by providing rigorous and relevant analysis of the various synergies and tradeoffs between the economy and the environment. It will complement other efforts by emphasizing policy instruments that yield local environmental co-benefits while stimulating growth, providing a compelling set of incentives for governments. Sylvie Lemmet, Director of UNEP's Division of Technology, Industry and Economics, said, "The Platform offers new opportunities to push the envelope on how a green economy transition can generate jobs and income, while producing positive impacts on the environment and setting a new threshold for enhanced global cooperation towards accelerating and scaling up sustainable development." The MoU signing took place on the eve of the inaugural Green Growth Knowledge Platform conference. The conference, with more than 120 leading scholars and practitioners, has been organized in partnership with Mexico to: 

take stock of the current understanding of the economics of green growth; engage researchers and practitioners in an ongoing dialogue to increase understanding of how green growth approaches can be applied in the field;

identify knowledge gaps and establish priorities for knowledge-building work and implementation; and launch follow-on efforts.

“This conference is taking an important step in convening a community of experts and practitioners to develop a shared, evidence-based vision of the contributions greener growth can make to sustainable development,” said Rachel Kyte, Vice President for Sustainable Development at the World Bank. “By joining forces and sharing data, we can equip policy makers everywhere with better tools to manage the choices and trade-offs that greener and more inclusive growth may entail.” The MoU signing and conference are the first steps toward the Green Growth Knowledge Platform‟s efforts to shape the global knowledge agenda for green growth. Moving forward, the Platform will organize new research programs around a handful of priority themes to be identified later this week, as well as cultivate a dynamic global community of green growth researchers and practitioners.

SONY FRANCE

Philippe Citroën, Directeur Général de Sony France

Philippe Citroën est diplômé d’ une maîtrise de Sciences de Gestion (MSG) à la Sorbonne, il a débuté sa carrière chez Sony France en 1988 en tant que Chef de produit caméscopes pour occuper ensuite différentes responsabilités marketing et communication avant de devenir Directeur de la division informatique en 2000. Depuis 2005, il est Directeur Général de Sony France. Parlez-nous du groupe Sony ? Ses différentes activités et filiales ? En France mais aussi à l'international...Quelle est aujourd'hui la couverture géographique de Sony International ? Sony est une société multinationale japonaise créée en 1946 et basée à Tokyo. Akio Morita, l‟un de ses deux

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[ 5 Février 2012 fondateurs a estimé dès le départ que sa société devait considérer le monde entier comme un seul marché et non se limiter au Japon. A ce jour, Sony Corporation comprend plus de cent sociétés à travers le monde et emploie un peu plus de 170 000 collaborateurs répartis sur tous les continents. Fondée en 1973, Sony France est l‟une des premières filiales au niveau européen. Elle emploie environ 1000 personnes (350 au siège situé à Puteaux dans les Hauts de Seine et 650 dans son usine de Ribeauvillé en Alsace) pour un chiffre d‟affaire d‟un peu plus de 1 milliard d‟euros. L‟ensemble des activités du groupe y sont représentées et sa mission consiste à déployer sur le territoire français la stratégie du groupe en tenant compte des spécificités locales : le profile consommateur, les réseaux de distribution et la concurrence. Sa vocation est aussi de faire découvrir à ses consommateurs des produits technologiques qui révolutionnent le quotidien et rendent la vie toujours plus passionnante. Ce pari ambitieux nécessite un certain nombre de convictions : Anticiper les désirs et les rêves des consommateurs, concevoir des produits innovants, simples, faciles à utiliser, performants et conviviaux, proposer des univers technologiques qui stimulent l‟imagination et offrent de nouvelles expériences. Quelles en sont les valeurs fondamentales ? Celles du fondement ... Très tôt après sa création par des ingénieurs dans le Japon de l‟après guerre, Sony s‟est forgé une identité et un mode de management fondés sur l‟innovation technologique, une véritable vision multinationale, une culture affirmée de prise de risque. Sony est une entreprise avec une culture dans laquelle les valeurs jouent un rôle très important : l‟innovation, le design et la créativité sont à l‟origine de son succès depuis des décennies. Ces valeurs sont au cœur de l‟identité de la marque et guident nos comportements au quotidien. Notre mode de travail repose aussi sur des valeurs humaines de responsabilité, d‟autonomie et de confiance accordées à chacun de nos collaborateurs. Notre force, c‟est aussi d‟être une équipe de passionnés.

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Sony est présent à travers une gamme de produits de haute technologie ? Lesquels principalement pour vous ? La marque Sony est active dans bien des domaines tels que l‟électronique, la musique, la téléphonie, l‟informatique, le jeu vidéo, le cinéma et l‟audiovisuel en général et a pour vocation de se positionner comme le leader du Digital Entertainment. « Aujourd’hui, les consommateurs ne cherchent plus uniquement un produit mais un usage » Aujourd‟hui, les consommateurs ne cherchent plus uniquement un produit mais un usage et souhaitent profiter de leur contenu personnel n‟importe quand et n‟importe où. Cette tendance de fond nous inspire dans la création de toutes nos gammes produis. Notre offre porte de plus en plus sur des solutions de divertissement. La télévision connectée, c'est-àdire reliée au web, en est une parfaite illustration. Avec les nouvelles gammes de téléviseurs Bravia, vous pouvez accéder à toute une plateforme de contenu (Sony Entertainment Network) incluant plus de 10 millions de titres de musique, tout un catalogue de films, des jeux ou encore un espace personnel de stockage. Le fait que Sony soit présent dans le domaine du cinéma et de la musique est pour nous un atout indéniable dans l‟offre de contenu que nous proposons à nos clients. Quelle stratégie déploie Sony en termes de politique produit ? Notre stratégie est avant tout basée sur les produits en réseau et les services. Nous souhaitons proposer, au travers de notre large gamme, l‟expérience de divertissement la plus aboutie possible. L‟intégration des produits, des contenus et des services est essentielle pour rendre cela possible. Une illustration de cette stratégie est notre nouvelle tablette, au design vraiment novateur, intégrant Androïd 3.0 et permettant d‟un simple clic de surfer sur le web, d‟écouter de la musique, de visionner ses séries préférées, de jouer et de télécharger toutes sortes d‟applications utiles ou ludiques. Sur la partie des services en réseau, nous avons lancé en 2010 une plateforme de

téléchargement de films et de musique en ligne qui permet à bon nombre de nos produits dont les téléviseurs Bravia, les lecteurs de Blu-Ray, la Playstation3, les ordinateurs VAIO mais aussi les smartphones Xperia d‟accéder à un vaste choix de divertissements. Que pensez-vous de la diversification d'une gamme de produit en général ? Applicable pour Sony ? Chez Sony, les gammes évoluent très rapidement afin d‟y intégrer en permanence le plus haut niveau de technologie possible. La diversification n‟est pas une fin en soi, cependant, nous veillons à garder sur nos modèles les fonctionnalités appréciées de nos consommateurs lorsque nous renouvelons nos gammes.

possède aujourd'hui 170 000 collaborateurs dans le monde répartis sur les cinq continents. Vous êtes Président de Simavelec qui regroupe quels adhérents ? Le SIMAVELEC (Syndicat des industriels de matériels audiovisuels électroniques) regroupe les principaux acteurs de l‟électronique grand public. A ce jour 13 adhérents le composent avec pour objectif de guider les débats sur les technologies en cours ou à venir comme le numérique, la télévision connectée ou encore la radio numérique ou la haute définition. Comment voyez-vous l'évolution de la technologie, pour les 5 ans à venir et pour les 10 prochaines années ?

Concernant la protection environnement ale ? Sony est historiquement engagé dans la protection de l‟environnement. Cet engagement se traduit au travers de 3 axes forts : Les produits : L‟innovation technologique est l‟une de nos priorités afin de développer des produits écologiques plus écoénergétiques et s‟appuyant sur des matériaux recyclés. Les procédés : Conception, Philippe Citroën, Directeur Général de Sony France fabrication, emballage, transport, Imaginer les technologies qui recyclage, engagement apparaîtront ou seront écologique des commercialisées dans les 10 fournisseurs…toutes les étapes prochaines années représente du cycle de vie de nos produits un véritable défi car s‟il existe sont étudiées pour favoriser les bien un domaine dans lequel les procédés écologiques. choses bougent rapidement, La Planète : Sony contribue à préserver la planète en participant à de nombreuses initiatives locales et internationales et en se fixant des objectifs précis et mesurables pour la réduction de son empreinte environnementale. Quelques chiffres illustrer Sony ?

pour

Le groupe Sony a réalisé sur l‟année fiscale 2010 un chiffre d‟affaire de 55 milliards d‟euros dont un quart en Europe et

c‟est l‟électronique. Dans un futur plus proche, la quasitotalité des produits seront connectés à Internet, communiqueront de manière simple entre eux et permettront d‟accéder à tout type de contenu. Un autre axe va se démocratiser rapidement, il s‟agit de la 3D. Aujourd‟hui déjà, vous pouvez regarder chez vous un film en 3D, jouer en 3D ou bien encore prendre des photos et des films en 3D. Progressivement, cette technologie va se démocratiser

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[ 5 Février 2012 avec la disponibilité croissante de films et d‟émissions en 3D. Pour un usage plus personnel, nous avons également lancé ce mois-ci un casque personnel 3D avec lequel vous avez l‟impression d‟avoir un écran de 19m face à vous : un vrai cinéma 3D à domicile.

Agence Française de Développement Yves Boudot, Directeur du département Afrique subsaharienne

Yves Boudot a passé 27 ans de sa vie professionnelle dans une dizaine de pays d‟Afrique. Il a été nommé depuis quelques semaines Directeur du département Afrique subsaharienne de l‟AFD. Pour lui, l‟Afrique subsaharienne fait face à une croissance économique forte, une explosion démographique inédite dans son histoire.

« l’Afrique subsaharienne fait face à une croissance économique forte, une explosion démographique inédite dans son histoire » Peut-on dire que l‟Afrique est le continent prioritaire pour l‟AFD ? L‟Afrique est la première priorité de la politique française de coopération *. L‟AFD est chargée de la mise en œuvre de cette vision. Cette priorité donnée au financement du développement en Afrique subsaharienne répond à l‟importance des enjeux et des défis posés par l‟émergence du continent. Cette priorité est également le fruit de l‟histoire même de l‟aide publique au développement française et de notre maison. C‟est en Afrique subsaharienne que plongent les racines opérationnelles, financières et affectives de l‟AFD. Cette spécificité dans le paysage des bailleurs de fonds en fait d‟ailleurs sa principale expertise et sa première valeur. L‟Afrique au sud du Sahara concentre près de 40% de l‟activité globale de l‟AFD, et 60% de l‟effort budgétaire de l‟Etat.

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Quel regard peut-on porter sur le contexte africain aujourd‟hui ? Il faut se méfier de la tendance que nous avons à généraliser dès que l‟on parle de ce continent. Les généralités sur l‟état et l‟avenir de l‟Afrique font osciller sans nuance et depuis trop longtemps entre une vision pessimiste ou résignée et un optimisme béat. L‟Afrique au sud du Sahara est diverse, complexe et inégale. Ce qui ne fait en revanche plus aucun doute aujourd‟hui, c‟est que l‟Afrique subsaharienne est au centre des enjeux et des défis globaux d‟aujourd‟hui et des décennies à venir. Tel est peut être le véritable contexte africain. La dynamique démographique inédite, la croissance économique forte et résiliente depuis quelques années, le potentiel des ressources naturelles, toujours rappelé mais encore peu mis en valeur, et la progression continue de la paix et de la démocratie en font effectivement un continent que l‟on regarde autrement. L‟Afrique du Sud en est une illustration saisissante. Qui aurait pu prévoir en 1990, lorsque Nelson Mandela est sorti de prison, que ce pays serait vingt ans plus tard la puissance économique qu‟il est en train de devenir ? Quels sont pour les pays au sud du Sahara les principaux défis à relever ? Ils sont considérables. L‟Afrique devra nourrir près d‟un milliard de personnes supplémentaires d‟ici 2050. Le rythme d‟accroissement de sa population est estimé à près de 15 millions de personnes supplémentaires par an. Son agriculture devra alimenter les villes qui vont rester en forte croissance et faire vivre les campagnes. En 2050, deux milliards d‟Africains devront avoir accès à l‟eau, à l‟énergie, à l‟éducation ou à la santé, alors que les capacités de production et de distribution ne suffisent aujourd‟hui pas à satisfaire les besoins. Enfin, la croissance économique africaine, bien supérieure à la croissance

actuelle de nos économies, devra d‟abord être synonyme de création massive d‟emplois pour la jeunesse du continent, et de ressources fiscales pour les Etats. L‟émergence d‟un secteur privé formel est un enjeu majeur pour l‟Afrique au sud du Sahara. Quels sont les grandes orientations stratégiques de l‟AFD en Afrique subsaharienne ? Encore une fois, elles dépendent de la situation économique et sociale des pays que l‟on accompagne. Elles dépendent donc d‟abord de la demande et des besoins des bénéficiaires de nos financements mais également de la capacité des Etats à s‟endetter pour financer leurs investissements. Trois grands axes, définis par le gouvernement français, guident aujourd‟hui l‟activité de l‟AFD en Afrique subsaharienne : le financement des grandes infrastructures, le développement d‟une agriculture plus productive et l‟accompagn ement d‟une croissance plus inclusive. Le premier consiste donc à accompagne r le développem ent des grandes infrastructure s et de rendre accessibles les services essentiels aux populations des villes et des campagnes. Ils concernent l‟accès à l‟énergie, aux transports, à l‟eau, à l‟irrigation, à l‟éducation et à la santé. Une étude récente de la Banque mondiale a mis en lumière le déficit de ces infrastructures, le prix élevé de leur accès et les montants additionnels considérables nécessaires à un rattrapage de la situation actuelle sur dix ans. L‟énergie et les transports en sont objectivement les deux premières priorités. Ces deux secteurs nécessitent des investissements lourds, Il faut, pour les mettre en œuvre, faire converger les efforts des bailleurs, des partenaires privés et des Etats. Par exemple, le potentiel hydroélectrique est considérable et les projets, nécessairement régionaux, s‟inscrivent dans un temps long. Il nous faut dès à présent concentrer nos efforts dans ce

secteur. Le transport ferroviaire, quant à lui, a été abandonné au profit de la route depuis la fin des années 1970. Sur les corridors commerciaux principaux et pour le transport des matières premières issues de l‟activité minière, il est pourtant le mode de transport adapté aux besoins. Le développement de l‟agriculture vivrière et des filières agro-alimentaires sont le second axe prioritaire pour les années à venir. Le secteur représente 13% du PIB d‟Afrique subsaharienne et concerne près de 70% de la population active. Il favorise la création de valeurs, la stabilisation des populations en milieu rural et la lutte contre la désertification. L‟agriculture africaine doit être plus productive pour assurer la sécurité alimentaire des villes et des campagnes, et générer des surplus d‟exportation. Ces enjeux sont au cœur du rapport des mouvements entre les villes africaines en expansion et les campagnes Enfin, il n‟a échappé à personne que les taux de croissance économique du continent sont, depuis maintenant près de dix ans, bien supérieurs à ceux de nos propres économies. Cette croissance régulière est notamment tirée par l‟évolution favorable des cours des matières premières, notamment minières et pétrolières. Elle est d‟ailleurs souvent inégale d‟un pays à l‟autre. Il est indispensable de favoriser le développement d‟une croissance plus inclusive, portée par un secteur privé formel dans des secteurs fortement créateurs d‟emplois. L‟AFD poursuit donc son effort pour favoriser le développement d‟un système bancaire et financier tourné vers le développement de ce secteur privé. A-t-on des géographiques ?

priorités

En termes de répartition de l‟effort budgétaire de l‟Etat français, l‟activité de l‟AFD est fortement concentrée sur les 14 pays prioritaires de la coopération française. Mais l‟AFD est aujourd‟hui présente dans tous les pays d‟Afrique subsaharienne et y adapte son action et décline ses outils en fonction des besoins exprimés et de notre capacité à y répondre. La véritable priorité consisterait

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[ 5 Février 2012 à penser autrement l‟approche géographique du continent au sud du Sahara. Il nous faut d‟abord penser régionalement, pour les grands projets d‟infrastructures notamment, tout en conservant une action nationale dans d‟autres secteurs. La dimension des défis que nous venons d‟évoquer et la taille critique des ensembles économiques sont telles qu‟une approche régionale est inévitablement indispensable. Cela est vrai pour le financement des grands projets d‟infrastructures d‟énergie ou de transports, mais également pour le développement d‟espaces économiques cohérents et intégrés générateurs de dynamisme et d‟émulation, en synergie avec les Unions régionales qui émergent progressivement. * Cette priorité a effectivement été rappelée dans le document cadre de la Coopération au Développement du Ministère des affaires étrangères et européennes pour 2011.

SpaceDSLTM. Si l‟Afrique francophone vit un boum des cybercafés, votre solution est-elle idoine pour ce type de développement ? Philippe Tintignac : Oui notre offre est parfaitement adaptée, il est en effet possible d‟installer une parabole et d‟utiliser des cartes de recharge quand vous avez des clients. Lorsque ceuxci sont absents, vous n‟utilisez pas ces cartes, donc il n‟y a alors pas de coût. Cela est beaucoup plus avantageux pour les cybers cafés que les systèmes des abonnements qui obligent à des paiements des fournisseurs quelque soit le nombre de clients et aussi si il y en a aucun. L‟une des problématiques qui se pose aujourd‟hui est la fourniture d‟énergie, il y a beaucoup de délestage. Envisagez-vous de rendre

Ce qui est nouveau dans votre système c‟est de payer pour consommer ?

Ceux qui veulent devenir fournisseur aujourd‟hui, vous contactent ?

Absolument. Evidemment le paiement diffère en fonction de la consommation. Nous avons des abonnements avec des forfaits illimités sur des stations traditionnelles.

Oui, suivant leur niveau ils auront un contrat avec nous d‟importateur ou de distributeur. Nous avons un process qui nous permet de mettre en place un réseau de distribution complet pour que tout à chacun puisse avoir un magasin à proximité.

Sur les problèmes environnementaux et de justice sociale, les composants qui émanent de fabricants viennent de Taiwan, avec une réglementation ? Je crois que les matériaux viennent de Taiwan ou Singapour. Mais si ces matériaux arrivent en Europe, ils sont soumis à la réglementation européenne avec un contrôle stricte, celui des normes CE et pour en

Le service sera présent sur 32 pays. Et nous démarrons aujourd‟hui sur 5 pays... Qui sont ? Le Gabon, le Cameroun, Madagascar, le Mali, le Congo Brazzaville... Et la RDC ? Nous sommes en cours de discussion avec la RDC. Le déploiement se passe dans les grandes villes, qu‟en est-il des zones rurales ?

** Les 14 pays prioritaires en Afrique subsaharienne : Bénin, Burkina Faso, Comores, Ghana, Guinée Conakry, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, République Centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo. http://www.afd.fr/home

Nous allons absolument capitaliser dans les toutes les zones et nous avons engagé des discussions avec de nombreux opérateurs pour une distribution de notre offre à leurs clients. Votre chiffre d‟affaires sur 2 ans ?

AFRIQUE TELECOM

Philippe TINTIGNAC, PDG d'Afrique Telecom Innovation : Un nouveau service SpaceDSL permettant l'accès à Internet en haut débit n'importe où en Afrique sub-saharienne francophone et dans l'Océan Indien

Philippe TINTIGNAC, Président Directeur Général Interview exclusive du, Président Directeur Général d'Afrique Telecom Afrique Télecom, l‟opérateur du haut débit. Bonjour Monsieur Philippe Tintignac, merci mille fois de recevoir Imagazine pour cette interview. Vous êtes Directeur Général Telecom et vous une offre qui l‟ordinaire pour francophone

Vous démarrez dans combien de pays ?

Président d'Afrique proposez sort de l‟Afrique intitulée

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votre système autonome en alliant peut être l‟énergie solaire ? Ou qu‟en cas de rupture de courant, le système puisse fonctionner sans rupture de flux... Aujourd‟hui, le système a besoin d‟énergie pour fonctionner. Néanmoins il est très peu consommateur, puisque nous sommes sur moins de 50 watts. On peut imaginer de le coupler avec des systèmes solaires. Nous avons des demandes qui se profilent dans ce sens là et ce sont des questions que nous allons étudier assez rapidement. Bien évidemment lors qu „il n‟y a pas de courant, il n‟y a plus de connexion à internet et aussi plus de possibilité de fonctionnement des computeurs. Il nous sera nécessaire de penser à une solution globale pour palier à ce genre de faille.

assurer la totale conformité sur le territoire européen et aussi africain. Votre solution est africaine, elle pourrait être adaptée en Europe par exemple ? Notre solution couvre pour l‟instant l‟Afrique subsaharienne avec le satellite W3C. Il y des équivalents en Europe. Le satellite est lancé depuis 3 mois, Eutelsat, et nous travaillons avec eux depuis 2003. Vous n‟êtes pas nouveau sur le marché africain ? Oui absolument. Mais votre offre est nouvelle ? Tout à fait. Et très différente. Personne aujourd‟hui n‟a proposé de liaison par satellite et sans abonnement.

Nous estimons avec cette solution réaliser 4 à 6 millions de chiffre d‟affaires sur 2 ans. Vous envisagez de créer une fondation, pour aider au développement des nouvelles technologies en Afrique francophone ? Nous avons déjà réfléchi à ce genre de choses et nous avons déjà un projet en tête, qui concerne l‟éducation en subventionnant des écoles avec des acquisitions des uns et des autres à un moment donné. Je suis très attaché à la transmission du savoir. Vous allez entrer dans le Social Business ? Non ce n‟est pas l‟idée. Nous faisons du business d‟un côté et pour l‟autre partie non, l‟objectif n‟est pas de se servir de la précarité d‟un pays pour faire du business masqué, ce sera plus noble et totalement gratuit.

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[ 5 Février 2012 l'opportunité de s'imprégner et d'échanger autour de quatre cas pratiques :

Vous vous intitulez comme une première mondiale, la Chine présente maintenant en Afrique n‟a pas votre offre ? Nous avons cherché partout et n‟avons rien trouvé de similaire à notre offre. Les nouvelles technologies sont pour vous, un moyen de réduire la pauvreté ? Oui, tout à fait. Et notre offre est faite pour aller plus loin et au plus près des populations et aussi les plus démunies...

OHADA

Séminaire de Formation sur les Garanties du crédit dans l'espace OHADA : Pratique de l'Acte uniforme révisé portant organisation des Sûretés de l'OHADA pour les banques commerciales du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal Le Séminaire s‟est tenu à Bamako (Mali) à l'Hôtel Laico El Farouk du 25 au 27 janvier 2012, à l'initiative du Département Climat des Investissements de la Société Financière Internationale, Groupe de la Banque Mondiale, et avec la participation effective du Secrétaire permanent de l'OHADA, le Professeur Dorothé SOSSA, un séminaire portant sur les garanties du crédit dans l'espace OHADA à la lumière de l'Acte Uniforme révisé portant des sûretés (A.U.S), adopté à Lomé en décembre 2010 et entré en vigueur le 16 mai 2011. Cet atelier de formation a permis de réunir plus de 80 participants, juristes et opérationnels des banques commerciales du Mali, du Burkina Faso et du Sénégal. Ce séminaire, le premier d'une série, a permis de mieux appréhender les principales innovations de la réforme à travers une approche aussi bien théorique que pratique. Après une présentation générale de la réforme, assurée par le Professeur Pierre Crocq (Université Panthéon-Assas, Paris 2) les participants ont eu

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Financement aux PME (cautionnement et hypothèque), animé par Maître Abbé Yao, avocat au Barreau de Côte d'Ivoire ; Sûretés portant sur les meubles corporels (gages…) animé par Maître Karim Fadika, avocat au Barreau de Côte d'Ivoire ; Sûretés portant sur les flux financiers (cession de créance à titre de garantie, transfert fiduciaire de somme d'argent…) animé par le Professeur Mactar Sakho (Université Dakar Bourguiba) ; Financements structurés (différents types de sûretés + syndication agent des sûretés), animé par Maître François Nouvion, avocat au Barreau de Paris (Cabinet Fénéon & Delabrière Associés) Il est important de souligner que la réforme des garanties du crédit introduite par l'A.U.S révisé vise à inciter les établissements de crédit nationaux et étrangers à octroyer des financements plus nombreux, plus importants et moins coûteux favorisant ainsi, d'une part, le développement et la croissance des entreprises (en particulier des petites et moyennes entreprises) et, d'autre part, l'accroissement des échanges dans la zone OHADA, gages d'un secteur privé dynamique. Ce séminaire est le premier d'un cycle de formation pour les juristes et opérationnels des banques commerciales de l'espace OHADA qui devrait se décliner dans les prochains mois tant pour les banques des autres pays de l'UEMOA et de la République de Guinée que pour celles des pays de la CEMAC et des Comores.

AERONAUTIQUE CIVILE CAMEROUN-PARIS

CAMAIR-CO : L‟ENVOL

L‟OSCAR

DE

A travers son Directeur Général Adjoint, Monsieur Emmanuel MBOZO‟O NDO, la Cameroon Airlines Corporation (CAMAIR-CO), vient d‟être désignée, OSCAR du Leadership et de la Bonne Gouvernance en Afrique, dans le domaine du transport aérien.

Samedi, 10 décembre 2011. Hôtel Méridien de la Porte Maillot à Paris…aux âmes bien nées, la valeur n‟attend point le nombre d‟années. Huit mois après son lancement, la compagnie aérienne nationale CAMAIR-CO, vient d‟être honorée sur la place parisienne, en se démarquant dans la cuvée des lauréats 2011, du Conseil International du Manager Africain (CIMA), avec l‟OSCAR du Leadership et de la Bonne Gouvernance en Afrique, dans le domaine du transport aérien. C‟était au cours d‟une cérémonie fort courue, où l‟on retrouvait une forte présence de l‟élite africaine, intellectuelle, politique, économique et des représentants de l‟Ambassade du Cameroun en France, avec comme chef de délégation le Dr Jean Joseph ATANGANA, son Ministre Conseiller. Remise par le Président du CIMA, en présence d‟autres lauréats originaires d‟Afrique, des hauts responsables de l‟Ambassade du Cameroun à

Paris, de Mme Diallo AYATHIAM, PDG des Aéroports du Mali(ADM), cette distinction internationale récompense les efforts de la compagnie aérienne nationale dont l‟objectif est de se positionner en leader dans une offre aérienne concurrentielle. Lorsque le 28 mars 2011, sur le tarmac de l‟Aéroport International de Yaoundé Nsimalen, le Boeing 767-300 ER-, baptisé le DJA, effectuait son vol inaugural, le scepticisme semblait enfler dans une certaine opinion qui croyait mordicus qu‟il y avait comme une malédiction qui frappait les compagnies aériennes camerounaises. A ce jour, le bilan est bien éloquent : CAMAIR-CO est une compagnie respectueuse des normes internationales et des standards de l‟industrie. Nombre d‟avions : 3 dont un(1) B767-300 ER et deux(2) B737700. Effectif : 500. Fréquence/Régularité des vols : -Sur le long courrier, 312 vols programmés, 294 exécutés et 18 annulés. Soit un taux de réalisation de 94,23%. 1/Sur le plan régional, 298 vols programmés, 289 exécutés et 9 annulés. Soit un taux de réalisation de 96,98%. 2/Sur le plan local, 598 vols programmés, 551 réalisés et 19 annulés. Soit un taux de réalisation de 96,67%. 3/Nombre de passagers transportés, toutes destination confondues : 93.000. Pour cette jeune compagnie,

L'OHADA et le Groupe de la banque mondiale remercient l'APBEF-Mali (Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali) et l'Association Africaine des Juristes de Banques et Etablissements Financiers pour leur précieux soutien dans l'organisation de cet événement.

Le Directeur Général Adjoint, Monsieur Emmanuel MBOZO’O NDO, et une équipe de service à bord

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[ 5 Février 2012

Le DG Adjoint Emmanuel MBOZO'O NDO présentant son Oscar, à sa gauche Dr. Jean Joseph ATANGANA, Ministre Conseiller, et sa droite Abdallah SY Président du CIMA et Mme Diallo AYATHIAM, PDG des Aéroports du Mali(ADM)

2012, présente un ciel tout à fait radieux, avec l‟agrandissement de sa flotte qui atteindra alors, dans un avenir proche, 6 ou 7 aéronefs, dont des avions turbopropulseurs, devant desservir le réseau local et un deuxième gros porteur moderne, avec pour ambition, d‟accroître ses capacités de multiplier et de diversifier son offre à l‟international. Ces résultats, à en croire M. Emmanuel MBOZO‟O NDO, sont le fruit d‟un encadrement permanent dans la voie de la rectitude morale, de l‟humanisme et de la considération à apporter à la chose publique. Ainsi, tout en se félicitant de la convergence de faire de CAMAIR-CO, une compagnie aérienne de référence non seulement en Afrique, mais dans le monde, le récipiendaire et pilote de ligne, aux états de service exemplaires, pense justement que l‟OSCAR du Leadership et de la Bonne Gouvernance « appelle de notre part plus d‟engagement et de détermination pour continuer à mériter une telle marque de reconnaissance. » Des ambitions qui rejoignent le cadrage gouvernemental, contenu dans les préoccupations essentielles de S.E.M. Paul BIYA, Président de la République, pour qui, il faut « doter notre pays, d‟une compagnie aérienne solide, durable, rentable, capable de faire face à l‟environnement difficile et le plus souvent imprévisible du transport aérien.» S. ONANA à Paris

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TOTAL

Total renforce son exploration en Mauritanie avec la prise de deux permis Total annonce avoir signé deux permis d‟exploration avec les autorités mauritaniennes, par lesquels il acquiert, en tant qu‟opérateur, une participation de 90% dans les blocs suivants :  le bloc C 9 en mer très profonde  le bloc Ta 29 situé à terre dans le bassin de Taoudéni. La compagnie nationale mauritanienne SMH détiendra les 10% restants. Le bloc C 9, situé à environ 140 kilomètres à l‟ouest des côtes mauritaniennes, s‟étend sur plus de 10 000 km², par des profondeurs d‟eau comprises entre 2 500 et 3 000 mètres. Le bloc Ta 29 est situé dans le désert du Sahara à 1 000 kilomètres à l‟est de Nouakchott, au nord du bloc Ta 7 sur lequel Total mène déjà des activités d‟exploration. Pour chacun de ces blocs, le programme d‟exploration prévoit, dans une première phase, une campagne d‟acquisition sismique. A l‟occasion de cette signature, Marc Blaizot, directeur Exploration de Total a déclaré : « Nous entrons dans l’offshore très profond mauritanien sur une thématique frontière à potentiel, les marges abruptes, qui a fait l’objet de très importantes découvertes ces dernières années, comme

récemment en Guyane française. Cette prise de permis confirme la stratégie de Total de développer ses activités d’exploration sur des thèmes géologiques à forts enjeux, tout en s’appuyant sur l’expertise mondialement reconnue du Groupe dans l’offshore très profond. Pour l’onshore, ce nouveau bloc s’inscrit dans la prolongation du bloc Ta 7 sur lequel les derniers résultats d’exploration nous ont montré de bonnes perspectives dans cette partie du bassin de Taoudéni. »

Al-Nasser à cette conférence organisée par le gouvernement français et intitulée « Vers une nouvelle gouvernance mondiale pour l'environnement ».

Total en Mauritanie

« Certaines recommandations figurent d'ores et déjà dans la première version du document 'L'avenir que nous souhaitons'. Parmi elles se trouvent une nouvelle définition des rôles de l'Assemblée générale et du Conseil économique et social ainsi qu'une modernisation de la Commission sur le développement durable qui deviendrait un Conseil sur le développement durable », a indiqué M. Al-Nasser.

Présent dans l‟explorationproduction en Mauritanie depuis 2005, Total explore, aux côtés de ses partenaires Sipex et Qatar Petroleum International, le bassin de Taoudéni dans les blocs Ta 7 et Ta 8 situés dans le désert mauritanien, à 800 kilomètres à l‟est de Nouakchott. Total est également présent dans la distribution de carburant et de lubrifiant à travers 33 stations-service.

Centre régional d'information des Nations Unies

Environnement : Nassir AlNasser juge nécessaire une gouvernance mondiale

Le Président de l'Assemblée générale, Nassir Abdulaziz AlNasser. Photo ONU/Evan Schneider31 janvier 2012 Le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies Nassir Abdulaziz Al-Nasser a estimé mardi qu'il était nécessaire de consolider la gouvernance internationale sur les questions liées à l'environnement, lors d'une conférence sur ce thème organisée à Paris.

La conférence Rio+20 devra, selon le Président de l'Assemblée générale, aboutir à une architecture institutionnelle forte qui soutienne une meilleure intégration des trois dimensions du développement durable, à savoir la protection économique, sociale et environnementale tout en prenant en compte les nouveaux problèmes.

Alors que les préparatifs pour la Conférence Rio+20 avancent, le rôle des organisations non gouvernementales devient de plus en plus important, selon lui. Les acteurs de la société civile apportent des expériences, du savoir et un potentiel considérables et ils font un grand nombre de recommandations utiles pour améliorer les structures de prises de décisions, pour renforcer la cohérence et la transparence et pour faire participer davantage les citoyens au développement durable, a-t-il ajouté. « Il n'y a aucun doute que si nous voulons voir nos efforts couronnés de succès, il faut élaborer une vision à long terme et garantir que les Etats membres ont la volonté réelle de préserver notre planète pour que les générations futures puissent en profiter dans la dignité », a souligné M. AlNasser.

« La réforme institutionnelle sur l'environnement s'impose de façon impérative. Nous avons devant nous une opportunité de créer une nouvelle donne pour combattre la dégradation environnementale dans le monde et pour éradiquer la pauvreté. Cette opportunité est la Conférence des Nations Unies sur le développement durable 'Rio+20' en juin cette année à Rio au Brésil », a dit M.

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[ 5 Février 2012 S E C U R I T E & COOPERATION INTERNATIONALE EAC Adopts Two Major Instruments for Regional Peace and Security

An EAC joint meeting of the sectoral councils on Cooperation in Defense, Interstate Security and Foreign Policy Coordination has adopted the Protocol on Peace and Security and the EAC Conflict Prevention, Management and Resolution (CPMR) Mechanism after concluding a four-day meeting in Arusha. East African Community Secretariat, Arusha. An EAC joint meeting of the sectoral councils on Cooperation in Defense, Inter-state Security and Foreign Policy Coordination over the weekend adopted the Protocol on Peace and Security and the EAC Conflict Prevention, Management and Resolution (CPMR) Mechanism after concluding a four-day meeting in Arusha. The EAC Peace and Security Protocol identifies, among others, at least 20 objectives for fostering regional peace and security. These include combating terrorism and piracy, peace support operations, prevention of genocide, disaster management and crisis response, management of refugees, control of proliferation of small arms and light weapons and combating transnational and cross border crimes. Others include addressing and combating cattle rustling, training programmes for security personnel, dispute settlement and regional and international co-operation in peace and security matters. “Securing and stabilizing our region is high on the EAC agenda as all other integration efforts will not bear fruit without peace and stability,” the EAC Deputy Secretary General in charge of Political Federation, Hon. Beatrice Kiraso, stated when opening the joint meeting. The final draft of Peace and Security Protocol will be tabled for consideration at the next EAC Council of Ministers meeting due in two months.

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The EAC's CPMR Mechanism on the other hand includes initiatives towards prevention of conflicts, making early warning an integral part. It provides for mechanisms of managing and resolving conflicts when they occur. According to Hon. Kiraso, the draft protocol was received by the EAC Council of Ministers and referred to this joint meeting of the three sectoral councils for policy guidance on counter terrorism, piracy, detention, custody and rehabilitation of offenders as well as peace operations. Other issues also considered at the joint meeting included the progress on the development of the EAC Early Warning Mechanism and the Eastern and Southern Africa/Indian Ocean Maritime Security Strategy and Action Plan, which has been designed to help combat piracy in the Indian Ocean. The strategy was developed collectively by the EAC, the Intergovernmental Authority on Development (IGAD), the Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA) and Indian Ocean Commission (IOC) in 2010. Under Article 124 of the Treaty, the EAC Partner States agreed that peace and security are prerequisites to social and economic development within the region and vital to the objectives of the Community.

ECONOMIE OCDE

Il est possible de réduire les inégalités, tout en stimulant la croissance économique, selon l‟OCDE Les pays doivent lutter contre l‟accentuation des inégalités au moyen de politiques qui, simultanément, limitent l‟écart de revenu entre riches et pauvres et stimulent la croissance économique. Les nouvelles recherches menées à l‟OCDE dans le cadre plus large du programme de réformes structurelles prôné dans Objectif

croissance démontrent que les réformes du marché du travail, les systèmes de prélèvements et de transferts et une éducation de qualité peuvent avoir un double dividende : doper le PIB tout en réduisant les inégalités de revenu. «Le creusement des inégalités est l‟un des principaux risques pesant sur notre prospérité et notre sécurité futures”, souligne le Chef économiste de l‟OCDE, M. Pier Carlo Padoan. « Le principal enjeu auquel les pouvoirs publics sont confrontés aujourd‟hui est de mettre en œuvre des réformes qui relancent la croissance, remettent les individus au travail et réduisent l‟écart grandissant entre les revenus », souligne-til. La crise économique forçant les États en manque de liquidités à repenser les systèmes de prélèvements et de transferts, l‟OCDE estime que le processus de réforme doit être l‟occasion de s‟attaquer simultanément aux problèmes d‟inégalité et de croissance. Une attention prioritaire doit être accordée à la diminution ou à l‟élimination des allégements d‟impôts qui bénéficient essentiellement aux plus nantis, de façon à permettre des réductions favorables à la croissance des taux marginaux d‟imposition pour tous les contribuables. Les réformes du marché du travail offrent aussi la possibilité de solutions doublement gagnantes : aplanir les différences existant dans la protection de l‟emploi entre travailleurs sous contrats temporaires et travailleurs permanents doit permettre de réduire l‟écart moyen de 25 % qui sépare les salaires de ces deux types de salariés tout en favorisant l‟emploi et la croissance, indique l‟OCDE. L‟offre de structures d‟accueil pour les enfants d‟un coût plus abordable aura aussi une incidence positive sur les taux d‟activité et les revenus des femmes. L‟amélioration des résultats du système d‟enseignement, notamment pour les immigrants et les populations socialement défavorisées, aura des retombées à long terme sur les possibilités d‟emploi, les revenus et l‟inégalité.

DANONE

2ème symposium “Microbes for Health” (Des microbes pour la santé) organisé conjointement par Danone Research, l‟Institut Pasteur et l‟INRA

Un an après le succès du premier Symposium International "Microbes for Health" (Des microbes pour la santé), Danone Research, l'Inra et l'Institut Pasteur en ont coorganisé la deuxième édition, qui s'est tenue en plein cœur de Paris, sur le campus de l'Institut Pasteur, les 1er et 2 décembre 2011. Le programme a, cette année encore, regroupé des chercheurs de renommée internationale, venus du monde entier pour présenter leurs tout derniers résultats, qu'il s'agisse du microbiote lui-même ou de son influence sur le système immunitaire (allergies, asthme), le métabolisme (obésité, pathologies cardiaques, inflammation) ou encore le système nerveux. Parmi ces enseignements multiples, on retiendra que : 1) il existerait non pas une infinité de combinaisons mais seulement quelques types de microbiotes ou enterotypes, un peu à l'image des groupes sanguins ; 2) dans nos pays trop hygiénistes, certaines bactéries, voire même des vers parasitaires, pourraient s'avérer bénéfiques pour notre système immunitaire ; 3) notre microbiote, dès les premiers âges de la vie, pourrait prédisposer à l'obésité puis, tout au long de la vie, jouer un rôle dans l'apparition de maladies métaboliques et de pathologies cardiaques ; 4) enfin, les bactéries hébergées par notre intestin pourraient avoir un effet sur l'anxiété, et même être impliquées dans de possibles modifications comportementales, voire dans la survenue de pathologies neurodégénératives. Enfin, l'évènement a bénéficié pour la seconde année d'une

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[ 5 Février 2012 communication « en live » via Twitter, afin d'informer en direct et d'intégrer à la discussion la communauté scientifique présente sur le Web. Des chercheurs et de jeunes scientifiques assistant à la conférence ont ainsi posté, au fil des présentations des orateurs, des tweets, rebondissant en direct sur les découvertes, résultats et conclusions exposés.

BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT

La Facilité africaine de l‟eau soutient le processus de paix au Darfour Un don de 3,3 millions d‟euros pour améliorer l‟accès à l‟eau et l‟assainissement Près de 750.000 personnes dans trois états du Darfour bénéficieront d‟un accès amélioré à l'eau et à l'assainissement grâce à un don de 3,3 millions d‟euros de la Facilité africaine de l'eau approuvé par la Banque africaine de développement (BAD), le 26 janvier 2012. Le don servira à financer la préparation de plans d'investissement bancables pour mobiliser les 100 millions de dollars de financement requis pour répondre aux besoins en eau et assainissement à moyen et plus long terme des habitants de 15 à 20 villes. Les éleveurs et nomades du voisinage en bénéficieront aussi. Le don de la Facilité africaine de l‟eau sera également utilisé pour entreprendre des travaux prioritaires de réhabilitation et faire des démonstrations sur les approches intégrées de satisfaction des besoins des ménages, des institutions, des éleveurs et des petits exploitants agricoles en eau, ainsi que sur l‟assainissement dans environ six de ces villes. Le projet se penchera également sur les dysfonctionnements dans la distribution de l'eau au Darfour, notamment les faiblesses institutionnelles et en ressources. Les mesures correctives viseront à renforcer les capacités des sociétés publiques et des

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services communautaires chargés de la gestion de l‟eau dans les villes modèles. Cela permettra de gérer durablement leurs investissements et ressources en eau, tout en offrant des prestations efficaces. «Ce projet est conforme à la stratégie à moyen terme de la Facilité africaine de l‟eau, car il renforce le soutien aux pays fragiles, souvent sujets à des affrontements liés à l‟eau, liés à leurs moyens limités. Le don devrait avoir un effet d‟entraînement, en préparant le terrain pour des investissements supplémentaires pour venir en aide au peuple du Soudan, » a déclaré Sering Jallow, directeur du département Eau et assainissement de la BAD. Par suite des interventions prévues, le projet contribuera à une reprise et une paix durables dans la région du Darfour, en assurant un accès équitable aux ressources en eau pour satisfaire tous les besoins en eau. Quant à l‟administrateur de la BAD pour le Soudan, Elfatih Mohamed Khalid, il soutient que « l'approbation de ce projet marque une contribution significative de la Facilité africaine de l'eau aux efforts actuels de construction de la paix au Darfour. L'accès à l'eau pour toutes les tranches de la population est sans aucun doute fondamental pour la réinstallation constructive des personnes déplacées du Darfour».

Le Président de la BAD déplore les lenteurs de la mise en œuvre de projets d'infrastructure entravent le commerce intra-africain

Le manque de volonté politique ralentit la mise en œuvre des projets vitaux d'infrastructures régionales en Afrique, a déclaré le président de la Banque africaine de développement (BAD). Dans son discours à l'ouverture du 18e sommet de l'Union africaine dans la capitale éthiopienne, Addis-

Abeba, plus tôt cette semaine, Donald Kaberuka a déclaré que, plus que le manque de ressources, le manque de coopération entre les pays est souvent le principal obstacle au lancement et à l'achèvement des projets critiques d'infrastructure régionale en Afrique. Ceci, a-t-il indiqué, a un impact négatif sur la croissance du commerce intra-africain. «Promouvoir le commerce intra-africain» est le thème du sommet.

qui vient d‟être achevé et permet désormais à l‟Ethiopie d'exporter de l'énergie vers Djibouti. La Banque africaine de développement a contribué pour 150 millions de dollars EU à ce projet. Elle fournira en outre 300 millions de dollars EU pour le projet d‟interconnexion électrique Ethiopie-Kenya qui va stimuler la fourniture d'énergie au Kenya et au pool énergétique de l‟Afrique orientale, avec un apport de quelques 2000 mégawatts.

Le président Kaberuka a cité l'exemple du pont sur le fleuve Gambie, devant relier la Gambie et le Sénégal, comme l‟un des projets de la BAD qui a été retardé de nombreuses années pour des raisons politiques. Après l'intervention de la BAD, la construction du pont devrait commencer bientôt.

M. Kaberuka a averti que le ralentissement des économies qui a affecté les pays développés pourrait affaiblir la demande d'exportations africaines et réduire les rentrées de devises. Ceci, a-t-il expliqué, pourrait, à son tour, réduire la capacité des banques commerciales en Afrique à financer le commerce.

Il a également mentionné l‟exemple du pont de Kazungula, en Afrique australe, autre projet vital retardé par les lenteurs de la coopération entre les pays. Le financement du pont, qui reliera la Zambie et le Botswana en enjambant le fleuve Zambèze, a finalement été obtenu et la construction devrait débuter. Le pont de Kazungula, qui remplacera un service de traversiers, est appelé à avoir un impact majeur sur le commerce en Afrique Australe, car il améliorera la circulation des biens et des personnes dans la région. Il devrait permettre de réduire la durée de transit pour les marchandises transportées entre la Zambie et le Botswana, deux pays enclavés. Grâce au pont , cette durée passerait de 30 heures, ou parfois même un mois durant les périodes de pointe, à seulement six heures. M. Kaberuka a fait observer qu‟une bonne coopération entre les pays pourrait permettre de réaliser à temps les projets d'infrastructure qui amélioreront et renforceront le commerce intra-africain et la croissance économique du continent. Le président de la BAD a aussi donné l'exemple du projet d‟interconnexion électrique Ethiopie-Djibouti,

Il a fait remarquer que comme mesure de sauvegarde, la BAD recherche les moyens de contribuer à combler ce déficit de financement du commerce africain. Le déficit du financement des infrastructures, a-t-il noté, devra être comblé par des financements innovants, comme les partenariats public-privé et les fonds climatiques. Les chefs d'état africains présents au sommet ont approuvé le lancement du Programme pour le développement des infrastructures de l'Afrique (PIDA), une initiative de plusieurs milliards de dollars allant jusqu‟à 2040. Le PIDA s‟appuie sur une étude conjointe de l'Union africaine, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, la Banque africaine de développement et l‟Agence de planification et de coordination du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). La BAD est l‟agence d‟exécution de cette initiative. Les chefs d'état ont salué le programme du PIDA et noté que ses projets visent à combler une lacune essentielle dans l'intégration régionale et continentale de l'Afrique. Ils ont également noté que l‟objectif à long

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[ 5 Février 2012 terme du PIDA est de renforcer l'intégration physique de l'Afrique, de stimuler le commerce intraafricain et de renforcer la compétitivité de l'Afrique dans l'économie mondiale. En marge du sommet, la BAD et l'Organisation mondiale des douanes (OMD) ont signé un protocole d‟accord, en vertu duquel les deux organisations travailleront ensemble pour renforcer les capacités des administrations douanières en Afrique. Cette amélioration de la capacité des autorités douanières de l'Afrique devrait aider à stimuler le commerce intraafricain. Les deux signataires du protocole étaient Donald Kaberuka, pour la BAD, et Kunio Mikuriya, secrétaire général de l‟OMD, pour son organisation. « A travers ce partenariat, les financements de la BAD pour les infrastructures régionales et l‟expertise technique de l'OMD dans les douanes se complèteront mutuellement et amélioreront l'efficacité de nos efforts pour faciliter les échanges commerciaux, » a déclaré M. Kaberuka. « Les efforts coordonnés des deux institutions pour améliorer la gestion des frontières aideront de nombreuses entreprises en Afrique dans le commerce transfrontalier. Ce qui, à son tour, approfondira davantage l'intégration régionale,» a-t-il ajouté. M. Kaberuka a également tenu des discussions bilatérales avec un certain nombre de chefs d'état africains, entre autres François Bozizé de la République centrafricaine, Yahya Jammeh de la Gambie, Mme Ellen Johnson Sirleaf du Libéria et Paul Kagame du Rwanda. Il a également rencontré le Directeur exécutif d'ONUSIDA, Michel Sidibé, Thabo Mbeki, l‟ancien président de l‟Afrique du Sud et président du panel de haut niveau de l‟Union africaine sur le Soudan ainsi que Abdoulie Janneh, secrétaire exécutif de la commission économique des Nations Unies pour l‟Afrique.

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FRANCE -PERTE du III A Henri Spitezki

Enseignant aux universités de Paris Sorbonne et Dauphine, Henri Spitezki est Docteur en Sciences de gestion, lauréat de la faculté en économie et conseiller auprès de la Commission Européenne

L a Fr an c e vi en t de p e rd r e s on trip le A, c e r tain s dé dr am a ti sen t. P ou r d 'a u tr e s, l a ph ase d e r éc e s sio n n e fai t q u e c omm en c er e t i ls en r e nd en t r es po ns a ble l a p oli ti qu e m en é e p ar l 'a c tu el go u ve rn em en t. P ou r v ou s, qu 'e n est -i l r é ell em en t ? Lors de son discours de l‟Audience solennelle de rentrée du 5 janvier 2012, Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes française, déclarait : « l’endettement public (…) a représenté à la fin de l’année 2011, selon les chiffres du Gouvernement, 85,3% du PIB, alors qu’il ne dépassait pas 35 % en 1990. » Que s‟est-il passé pendant ces 21 ans ? Et, pour répondre à votre question, entre 2007 et 2011 ? Consultons ce que dit l‟INSEE, à ce sujet, sur son site : http://www.insee.fr/fr/themes/the me.asp?theme=16&sous_them e=3&nivgeo=0&type=2 On assiste à une explosion de la dette publique française à partir de 1991. Celle-ci voit alterner des périodes d‟accélération et de ralentissement. La période d‟accélération la plus rapide commence à partir de 2007. Comptes trimestriels

nationaux

Mise à jour le 28 décembre 2011 La dette publique, estimée par l'INSEE, a été évaluée pour la fin du troisième trimestre 2011 à 1 688,9 milliards d‟euros, soit

85,3 % du PIB, alors qu‟elle s‟élevait à 1 211,6 milliards d‟euros (64,2 % du PIB) à la fin de l'année 2007. Ce qui représente une augmentation de 477,3 milliards d‟euros et de 21,1 % de parts de PIB. Par ailleurs, on voit que le déficit public, qui était en voie de réduction depuis 2005, remonte à partir de 2007, date d‟arrivée du nouveau gouvernement. Si la très forte poussée de ce déficit en 2009 s‟explique par la crise et le plan de relance qu‟elle a nécessité, les autres années ne peuvent être expliquées que par une nonmaîtrise de l‟équilibre des finances publiques. Le p or temo nn ai e d es m én ag es va -t-il sou ffr ir, et dans q u ell es p ro po r tio ns ? Assurément, les ménages vont être affectés par la dégradation du triple A de la France, pour un ensemble de raisons.

En premier lieu, le renchérissement tendanciel du coût de la dette française consécutif à cette dégradation (notamment à cause de l‟accroissement des taux d‟intérêt à payer) va générer davantage d‟austérité. Ce qui se traduira, d‟une manière ou d‟une autre, par un ralentissement de la dépense publique et, donc, par une moindre distribution de revenus, de nature à affecter la consommation. Une austérité qui engendrera, également, selon des modalités diverses, un accroissement de la pression fiscale (qui pourrait prendre, par exemple, la forme d‟une augmentation de la TVA, comme il en est question actuellement). De cette pression découlent des phénomènes récessifs qui peuvent lourdement peser sur les revenus des ménages et leur consommation Deuxièmement, cette dégradation de notre note souveraine entraîne, de facto, une dégradation de la note de différents établissements

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[ 5 Février 2012 bancaires tels que le Crédit Agricole, la Société Générale, la BPCE (groupe formé par les Banques Populaires et la Caisse d‟Epargne), qui se voient ainsi forcés de réduire leurs concours à l‟économie. Ce qui joue dans le sens de la récession. Ces différents facteurs jouent, par conséquent, dans le sens de la récession (ils sont procycliques). Ce qui ne manquera évidemment pas d‟affecter, de manière globale les revenus des ménages. Dernier élément, enfin, le phénomène de dominos dans la dégradation des notes s‟est également étendu à des entreprises publiques ou semipubliques, telles que la SNCF ou EDF. Cette décision découle directement de la perte du triple A par la France : la note des entreprises publiques est en corrélation étroite avec le fait qu‟il existe une forte probabilité que l'Etat-actionnaire vienne à leur secours, si cela s‟avère nécessaire. Ce que souligne l'agence de notation Standard & Poor‟s dans son communiqué : ces entreprises sont "directement affectées par la dernière action sur la notation dans la zone euro du fait de leur statut". Ce qui va entraîner une hausse mécanique des tarifs dans certains secteur et, donc, là aussi, une de perte de pouvoir d‟achat. Q u ell e s son t l es c o ns éq u en ce s po ur l 'em pr un t imm édi a t s ur l e s m ar ch é s ? Dans l‟immédiat, on assiste à une accalmie financière. Les taux d‟emprunt de la France, de l‟Italie et de l‟Espagne, sont pour l‟instant en baisse. Pourquoi ? Ce calme est la résultante de la décision de décembre 2011 de la BCE d‟injecter des quantités massives de capitaux sur les marchés financiers européens (489 milliards d‟euros). Combien de temps cette période faste va-t-elle durer ? Monsieur Draghi, le nouveau président de la BCE, a choisi de

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faire preuve d‟une plus grande souplesse monétaire que son prédécesseur, Jean-Claude Trichet. Du côté des éléments positifs les événements se sont succédé au cours de la semaine qui a suivi l‟abaissement de la note de la France. Lundi 16 janvier, l‟agence Moody‟s annonçait que la note française était maintenue. Cependant cette déclaration était assortie d‟une menace : cette note reste placée sous perspective négative. Dans le reste de la zone euro, la journée du jeudi 19 janvier a été, elle aussi, marquée par un répit sur le front financier. On y a assisté au succès d‟une importante émission par la

d‟entreprises, de banques et de collectivités locales françaises. L a F rance et l' Al l em ag ne s o nt-ell es tou jou rs ég al es d an s l es n égo ci ation s ? L‟Allemagne, pour l‟instant, demeure le bon élève de la classe en Europe. La France, qui peine à réduire sa dette, et dont les échanges extérieurs sont déficitaires, a du mal à parler d‟égal à égal avec son voisin d‟outre-Rhin. Dans les négociations internationales, Paris et Berlin ne pèse pas forcément le même poids. Cependant, la récession qui se profile, l‟ampleur des échanges commerciaux entre les deux pays, les lourds engagements de l‟Allemagne, notamment en

d égri ng olad e, co nséq u en ce di r ecte de l a p er te du tri ple A fr ançai s ? La conjoncture des pays de la zone CFA est influencée par la conjoncture européenne. Rappelons le contexte, tout d‟abord : la perte du triple A français et la dégradation de la note de neuf pays européens vont rendre la vie difficile à la zone euro. En Europe, une phase récessive s‟ouvre. Quelle sera son ampleur ? Mercredi 18 janvier, le chef de file des ministres des Finances de l'Union monétaire, JeanClaude Juncker, déclarait que la zone euro est "au bord" de la récession. Il en appelait parallèlement à trouver les moyens de soutenir la croissance. « Dans la zone euro nous sommes au bord de la récession technique », indiquet-il dans sa conférence de presse à Luxembourg (une récession "technique" est définie par deux trimestres consécutifs au moins de recul du Produit intérieur brut, le PIB).

Henri Spitezki France et l'Espagne sur les marchés. Celle-ci avait valeur de test après la dégradation des notes de neuf pays européens, vendredi 13 janvier, par l‟agence Standard & Poor‟s.

Grèce, conjugués avec la fragilité de son système bancaire, font que la République Fédérale n‟est pas placée dans une situation aussi confortable qu‟il y paraît.

L‟Espagne a réussi à emprunter beaucoup plus qu‟elle n‟espérait, à des taux réduits (5.5 %, contre 7 % et plus, antérieurement) sur l'échéance à dix ans, la plus sensible pour les marchés. La France, pour sa part, a facilement emprunté plusieurs milliards d'euros à long terme, avec des taux également en baisse.

La nécessité pour l‟Allemagne de ne pas être la seule locomotive de l‟Europe fait qu‟elle a grand besoin d‟une alliance avec son voisin français pour peser de son influence sur l‟Europe. Il ne suffit donc pas de se concentrer sur l‟analyse des forces réciproques de l‟un et l‟autre, mais il faut essayer de voir comment ces deux pays peuvent conjuguer leurs points forts pour réduire leurs points faibles.

Voilà pour l'immédiat. Mais, à plus longue échéance, de sérieuses préoccupations subsistent. On a d‟ailleurs déjà assisté à des dégradations en cascade de la note

Co ncern an t l es p a ys afri cai ns d e l a zo ne CF A, vo nt -i ls co nn ai tr e u ne

On s'attend à ce que l'activité économique de la zone euro se soit repliée au dernier trimestre de l'année 2011 et qu‟elle fasse de même au premier trimestre 2012. Divers observateurs estiment qu'ensuite le PIB de l'Union monétaire stagnera, avant de recommencer à croître modestement. Ce qui signifie que la zone ne devrait connaître qu‟une phase récessive d'ampleur limitée. C‟est évidemment ce que tout le monde souhaite. Cependant, ce déficit de croissance ne va pas faciliter la résorption de la dette européenne, ce qui affaiblira encore la croissance. D‟ailleurs, certains dirigeants ne s‟y trompent pas. C‟est pourquoi, à l‟issue de son entretien avec le chef du gouvernement belge, Elio Di Rupo, Jean-Claude Juncker a souligné la nécessité d‟une politique d‟austérité, tout en rappelant l‟importance d‟un retour à la croissance : « Nous devons consolider nos finances

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[ 5 Février 2012 publiques mais il faut aussi attirer l'attention sur la nécessité qu'il y a de doter l'Europe d'une véritable politique de croissance ». Que va-t-il en résulter pour la zone CFA ? Trois choses, impactant les exportations, l‟aide au développement et le facteur monétaire. On peut, tout d‟abord, s‟attendre à un ralentissement des exportations vers le reste de la zone, du fait du freinage de la croissance européenne. Sur un deuxième plan, on assistera à une décroissance (temporaire ?) de l‟aide au développement procurée par l‟Europe à l‟Afrique. On perçoit déjà les premiers effets de ce mouvement. Enfin, il convient de prendre en compte un élément de nature monétaire : la valeur de l‟euro pourrait continuer de s‟inscrire à la baisse du fait des difficultés de la zone euro. Cette dévalorisation exercerait alors, dans la zone CFA, une pression à la hausse sur les prix de l‟énergie et des produits de base, avec une poussée inflationniste très embarrassante. Par contre, elle serait favorable aux exportations des pays de la zone CFA vers l‟extérieur de la zone euro. Cependant, il n‟est pas évident que le bilan monétaire d‟une dévalorisation rampante de l‟euro soit finalement bénéfique à la zone CFA. Il faut rester mesuré sur cette analyse.

Moodys, Fitch et Standard & Poor‟s, a lancé mi janvier sur les marchés internationaux une nouvelle émission obligataire globale d‟un milliard de dollars qui a connu un grand succès puisque la demande a atteint rapidement 1,2 milliard de dollars 43 investisseurs ont répondu présent, essentiellement des Asiatiques (44% des souscriptions), suivis des Européens et des Américains (chacun 18%), puis des Africains (15%) et Arabes du Moyen Orient (5%). 68% des capitaux proviennent d‟institutions nationales et internationales, 17% des banques et 15% des gestionnaires de portefeuilles. L‟obligation rapportera un coupon de 1,125 pour cent. Cette émission obligataire globale est la première de 2012. En 2011, la BAD avait procédé à deux émissions obligataires globales en dollars, d‟une maturité de cinq ans. Les chefs de file de l'emprunt sont Daiwa Capital Markets, Goldman Sachs International, HSBC et JP Morgan. L'échéance des obligations, fixée au 15 mars 2017, dépasse à peine cinq années.

GREEN BUSINESS Lancement parisien de la 3ème édition du Forum GREEN BUSINESS de Pointe-Noire

Didier MAVUENZELA à la Maison de l'Afrique

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Cet évènement est pour vous l‟occasion de nouer des relations commerciales privilégiées avec les principaux acteurs économiques du pays. On note le soutien appuyé du groupe Total par la présence de M, Fournier Jean de la Direction Afrique, Délégué Congo et de celle de celle BAKALA Flavien, conseiller à de l‟Ambassade du Congo à Paris, Un déjeuner débat avec la Chambre Internationale pour le Conseil et la Promotion (CICP), dirigée par M Dominique Zanga sur le même thème et en présence d‟une poigné de jeunes chefs d‟entreprises. L‟occasion pour Didier MAVUENZELA, président de la Chambre de Commerce de Pointe-Noire de réaffirmer son attachement à l‟initiative privé.

Belle en savane Sayouba Traoré

Il pleut sur Sindou, il pleut sans discontinuer et il faut bien chercher une raison à cet état de choses inhabituel. Quand la jeune épouse, Sita perd ses forces d‟une façon inexpliquée, il faut là aussi trouver une raison à cette chose étrange.

Les rivalités entre les familles, l‟incompréhension face au sida, l‟angoisse et la bêtise pèsent lourd sur les épaules de la jeune femme. Objet de tous les racontars, Sita, altière face à la rumeur, décide de devenir une douce rebelle construisant son destin.

L‟émission obligataire de la BAD a dépassé les attentes

La Banque africaine de développement (BAD), notée AAA par les agences

Commerce - 2, rue de Viarmes - 75001 Paris les chefs d‟entreprises français à une réunion de promotion et d'information de la 3ème édition du Forum GREEN BUSINESS (du 8 au 10 mai 2012 à Pointe Noire au Congo),

La Maison de l‟Afrique, la Chambre de commerce et d‟industrie de Paris et la Chambre de Commerce, d'Industrie, d'Agriculture et des Métiers / CCIAM de Pointe Noire ont convié le 24 janvier dernier à la Bourse de

Didier MAVOUENZELA et la Chambre Internationale Dans un cas comme dans l‟autre, l‟invitation est formulée pour les 8, 9 et 10 mai 2012 à Pointe-Noire. Ce forum est organisé en partenariat avec En partenariat avec la CEEAC (Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale), le Gouvernement congolais (Ministère de l'Economie Forestière chargé du Développement Durable) le cabinet GéoEcoStraPol et les Ateliers de la Terre. Le thème retenu cette année : « Les opportunités dans l’Economie verte »

Cœur perdu persistant à rêver de grand amour, elle est bien déterminée à vivre, même contre la tradition, même contre la lâcheté et le mépris des hommes. Dans une écriture sensible, sensuelle, au rythme qui berce et balance, Sayouba Traoré nous livre ici un roman bouleversant.

http://traoresayouba.word press.com/

Banque Africaine de Développement (BAD) CULTURE LIVRES

Les ressources Naturelles au service du développement en Afrique

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[ 5 Février 2012 Le Trophée de la meilleure innovation marketing – publicité / diversification 20 minutes pour le Trophée de la meilleure innovation marketing éditorial Au fil des années, les Ateliers de la Presse ont creusé leur sillon :

Rapport sur le développement en Afrique 2007. Les ressources naturelles au service du développement durable de l'Afrique Etude du rôle des ressources naturelles dans le développement économique et dans le recul de la pauvreté en Afrique. Avec une analyse détaillée des solutions visant à inverser les tendances actuelles

Paris-Trophées de l‟Innovation Presse

"La Presse au Futur" s'adresse désormais à toutes les formes de presse : Les Trophées de l‟Innovation Presse ont récompensé 6 lauréats. Dans le cadre de la 5ème édition de La Presse au Futur, s'est déroulée la cérémonie des Trophées de l'Innovation Presse, dont les 6 lauréats sont : L‟application IMAD de Madame Figaro pour le Trophée de la meilleure innovation nomade Le Groupe Gratuit Pros pour le Trophée de la meilleure innovation presse B to B L‟opération PHR/UNDP : « Je veux mon hebdo régional » pour le Trophée de la meilleure innovation marketing / diffusion Rotocéan pour le Trophée de la meilleure innovation multimédia L‟Express Styles pour

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160 visiteurs, 18 exposants à leur création en 2006. Cinq ans après, la fréquentation a quintuplé et le nombre d’exposants a quasiment triplé : 45 exposants ont accueilli pendant ces 2 jours, 660 visiteurs de plus en plus qualifiésPQN, PHR, des magazines : le Figaro, les Echos, le Parisien, L‟Equipe, NRCO, la Provence, Sud-Ouest, Ouest France, l‟Essor, la Manche Libre, le Monde, Lagardère Active, Groupe Hommell, Mondadori… Cette évolution est peut être due à la volonté de La Presse au Futur de proposer des solutions prospectives, dont elle veut être la vitrine : presse nomade, convergence des salles de rédaction, diffusion plus proche du lecteur, impression régionalisée et décentralisée. A propos de Dotevents : Créée en 2007 par Patrick Thuot, qui a notamment organisé pour le compte de la Fédération Nationale de la Presse Française (FNPF), les 4 dernières éditions des Congrès de la Presse : Lille 2000, Bordeaux 2003, Strasbourg 2006 et Lyon 2008, Dotevents est aujourd’hui chargée de l’organisation et de l’animation de l’événement « La Presse au Futur ». Patrick Thuot bénéficie d’une grande expérience du milieu de la presse : éditeur de nombreuses revues professionnelles pendant 30 ans et organisateur de plusieurs salons professionnels de 1985 à 2007, dont Intergraphic.

Classement mondial 2011-2012-Afrique En Afrique, les écarts se creusent entre bons et mauvais élèves

Chutes vertigineuses de pays ayant réprimé des contestations populaires Si le printemps arabe de 2011 n‟a pas débordé en Afrique subsaharienne au point de faire tomber des gouvernements, certains régimes ont fait face à de fortes revendications politiques et sociales. Les journalistes couvrant ces manifestations ont souvent subi de plein fouet la réponse brutale apportée par les forces de police, promptes à réprimer sans discernement et à s‟en prendre aux témoins gênants. Cela a été le cas en Angola (132e) où plusieurs journalistes ont été arrêtés pendant les manifestations, en septembre. Entre l‟élection présidentielle de février – marquée par des violences et la surveillance de journalistes – et la répression brutale des "Walk-to-Work protests", plus tard dans l‟année, au cours desquelles des dizaines de journalistes ont été interpellés, 2011 restera un mauvais souvenir pour la presse en Ouganda (139e), qui perd 43 places. Pire encore pour le Malawi (146e) qui enregistre la plus forte chute au niveau mondial en perdant 67 places. Pendant l‟été, les journalistes ont été victimes de la répression au même titre que les manifestants. Plusieurs reporters ont été arrêtés et malmenés. Du matériel a été cassé. En septembre, l‟étudiant et blogueur Robert Chasowa a été retrouvé mort, sans doute assassiné. Les médias qui souhaitent enquêter sur cette affaire sont intimidés. Tout ceci alors que la législation sur la presse s‟est fortement durcie en début d‟année, entraînant certains partenaires européens à suspendre une partie de leur aide.

Les pays les plus fermés et autoritaires en queue de classement Pour le contrôle qu‟exercent les autorités sur les médias et la liberté d‟expression en général, Reporters sans frontières juge la situation "très grave" au Rwanda (156e) et en Guinée équatoriale (161e). Perdant 49 places, Djibouti (159e) vient s‟immiscer entre ces deux pays. Le chef de l‟État, Ismael Omar Guelleh, a été réélu début 2011 au terme d‟une élection présidentielle jouée d‟avance et sans possibilité pour l‟opposition de s‟exprimer dans les médias. La presse libre n‟existe pas, six collaborateurs d‟une radio en exil ont été emprisonnés pendant quatre mois, les réseaux sociaux ont été surveillés pour étouffer les contestations. La présence de la Côte d‟Ivoire (159e, ex æquo avec Djibouti) au sein de ce groupe ne doit tromper personne. Dans ce pays, la presse existe là où chez Teodoro Obiang Nguema ou Ismael Omar Guelleh elle n‟existe pas, et elle s‟exprime là où chez Paul Kagamé cela lui est très difficile. Mais la Côte d‟Ivoire paie un premier semestre 2011 qui fut dramatique pour la presse lorsque la crise postélectorale s‟est soldée par des pressions en tout genre sur les rédactions, des actes de violence et les assassinats d‟un journaliste et d‟un collaborateur des médias. Pendant la bataille d‟Abidjan, début avril, il était impossible pour un journaliste de sortir et de traverser la ville. Insécurité, censure et prison : trois pays d‟Afrique de l‟Est aux dernières places du continent Année après année, les professionnels de l‟information sont exposés au chaos et à l‟anarchie qui règnent en Somalie (164e), pays en guerre, sans gouvernement stable depuis 1991. En 2011, à Mogadiscio, quatre journalistes ont été tués. La pratique de la censure préalable et les

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[ 5 Février 2012 suspensions de journaux, auxquelles se sont ajoutés des interpellations de journalistes, des détentions et des mauvais traitements, justifient le très mauvais score du Soudan d‟Omar el-Béchir (170e). Enfin l‟Érythrée (179e) occupe pour la cinquième année consécutive la dernière place de ce classement mondial. Ce pays, dictature totalitaire de la corne de l‟Afrique, subit l‟étouffoir dans lequel le président Issaias Afeworki l‟a plongé. Comme les autres libertés, celle d‟exprimer son opinion n‟existe pas. Une trentaine de journalistes au moins sont emprisonnés, certains depuis plus de dix ans, dans des conditions effroyables. À l‟autre extrême de ce classement, plusieurs pays d‟Afrique confirment l‟enracinement de leur respect pour la liberté de l‟information ou enregistrent des progrès notables. Le groupe des bons élèves s‟élargit On trouve en 2011 davantage de pays africains dans le top 50 (9 contre 7 l‟an passé), de même que dans le top 100 (27 contre 24 en 2010). Le premier État non-européen du classement vient d‟Afrique et il fait partie des dix pays au monde les plus respectueux de la liberté de la presse. Il s‟agit du Cap-Vert (9e), démocratie en bonne santé, modèle de bonne gouvernance, où l‟alternance fait partie de la vie politique, ce qu‟a encore prouvé l‟élection présidentielle de l‟été dernier. Les journalistes y sont pleinement libres et l‟accès de toutes les forces politiques aux médias publics est garanti. La Namibie (20e) occupe également une très bonne place, devant le Japon ou le Royaume-Uni par exemple. Le Botswana (42e), qui enregistre une progression de 20 places, et les Comores (45e), qui gagnent 25 places, se rapprochent du Mali (25e) et du Ghana (41e) – traditionnels moteurs du continent en matière de respect des journalistes. Une progression spectaculaire et des percées notables Le Niger (29e) effectue la plus forte progression mondiale avec un bond de 75 places. La presse évolue dans un contexte économique précaire, mais elle

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est libre et bénéficie d‟une législation favorable. Les violations ont presque disparu. L‟amélioration s‟observe tant au niveau des mesures concrètes que des symboles. En fin d‟année, le président Mahamadou Issoufou, élu au printemps, a été le premier chef d‟État à signer la Déclaration de la Montagne de la Table, s‟engageant ainsi à promouvoir la liberté de la presse. D‟autres chefs d‟État pourraient l‟imiter, comme par exemple Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la Mauritanie (67e). Dans ce pays, l‟adoption d‟une loi sur la presse électronique, la libéralisation de l‟audiovisuel, et un nombre d‟incidents limité ont permis de gagner 28 places, une progression qui doit être confirmée. Plombé en 2010 par le décès en détention du journaliste Bibi Ngota, le Cameroun (97e) regagne une place honorable même si toute la lumière doit encore être faite sur ce drame ainsi que sur le décès, en novembre 2011, du journaliste anti-corruption et correspondant de Reporters sans frontières, Jules Koum Koum. Ce pays a par ailleurs cruellement besoin de réformes : dépénalisation des délits de presse et modernisation de la loi sur la communication. Après sa chute consécutive à la crise de 2009, Madagascar (84e) continue de progresser, mais l‟année électorale 2012 sera pleine d‟enjeux.

(111e) fait son apparition pour la première fois dans ce classement mondial à une place honorable. Le défi de ce pays est de construire un État solide et viable, dans un environnement régional très instable, tout en garantissant la liberté d‟expression. Juba doit absolument éviter de plonger là où ont sombré ses voisins.

L'économie verte : Comment sauver notre planète par Philippe Jurgensen

Enfin, indépendant depuis le 9 juillet 2011, le Soudan du Sud

Biographie de l'auteur Inspecteur général des finances, ancien directeur des relations économiques extérieures au ministère des Finances, Philippe Jurgensen a été directeur général de la Caisse française de développement avant de diriger l'Agence nationale de valorisation de la recherche. Il a notamment publié L'Euro pour tous. Philippe Jurgensen dirige aujourd'hui l'Autorité de contrôle des assurances.

Cyclones, inondations, incendies se succèdent à un rythme accéléré depuis quelques années. L'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, les sols qui nous nourrissent continuent de se dégrader, sans parler du climat qui se réchauffe, de l'énergie qui se raréfie et de la biodiversité qui se réduit.

Dans le ventre mou L‟absence d‟incidents majeurs pour les médias au Sénégal (75e) permet au pays de gagner 18 places, mais la situation demeure fragile, à un mois d‟une élection présidentielle qui s‟annonce tendue. Comme au Cameroun, les autorités de Dakar ne se sont toujours pas résolues à protéger les journalistes contre les peines de prison en dépénalisant les délits de presse. En dépit d‟un usage abusif de poursuites judiciaires contre les médias, le Liberia (110e) est un pays où la presse peut exercer librement, mais qui perd cette année vingt-six places en raison des suspensions de médias et des agressions de journalistes qui ont émaillé la réélection de la présidente Ellen Johnson Sirleaf, en octobre et novembre, suite au boycott du scrutin par son opposant Winston Tubman.

comprise, qui offre de multiples promesses, et une économie qui ne demande qu'à faire jouer ses lois en faveur de l'environnement, pourvu qu'on valorise, comme il convient, les productions écologiques.

Tout le monde, ou presque, s'accorde aujourd'hui pour reconnaître qu'il y a urgence ; mais, concrètement, que peut-on faire, à l'échelon individuel, national ou international ? Quelles sont les priorités, quels sont les obstacles ? Quelles sont les échéances raisonnables ? Quels sont les programmes réalistes ? Réagir efficacement, ce n'est pas lancer des anathèmes contre la mondialisation, faucher des cultures expérimentales ou préconiser l'arrêt de toutes les centrales nucléaires. C'est, au contraire, retourner, au profit de la nature, les deux grands instruments qui ont, parfois, contribué à la détruire : une science bien

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