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192 pages Publication in France : March 2019

Avec Gare à Lou ! Jean Teulé revient à la veine fantastique qui avait fait le succès du Magasin des suicides et laisse libre court à un imaginaire plus débridé que jamais. Jean Teulé returns to the fantastical style of his runaway success The Suicide Shop and lets his imagination run wilder than ever before.

Gare à Lou! | Watch Out for Lou! by Jean Teulé

Comme le disaient Mozart et Shakespeare : « Il est très agréable de jouir d’un don exceptionnel, mais il ne faut pas oublier que c’est une source inépuisable d’embêtements. » À douze ans, Lou partage absolument cette opinion. Au prétexte qu’elle est en mesure de faire tomber immédiatement les pires calamités sur la tête de tous ceux qui la contrarient, on l’enferme dans un endroit secret en compagnie de militaires haut gradés pour qu’elle devienne une arme absolue capable de mettre en échec les plans malveillants des ennemis du pays ou, pire, d’ourdir de méchantes et sournoises manœuvres afin de causer des torts effroyables à d’autres nations. De telles occupations n’offrent pas à une adolescente les satisfactions que la vie aurait pu lui promettre. D’autant que son super pouvoir, aussi extraordinaire soit-il, ne fonctionne pas toujours comme prévu. Rien ne pouvait mieux inspirer Jean Teulé que d’imaginer les horreurs qu’un être humain bien disposé peut infliger à ses contemporains.

Jean Teulé a publié dix-huit romans, tous chez Julliard, parmi lesquels, Je, François Villon (prix du récit biographique) ; Le Montespan (prix Maison de la Presse et Grand prix Palatine du roman historique) ; Le Magasin des Suicides (traduit en dix-neuf langues et adapté en 2012 par Patrice Leconte ); Darling (également porté à l’écran avec Marina Foïs et Guillaume Canet) ; Mangez-le si vous voulez et Charly 9 (Tous deux adaptés au théâtre ) ; Les lois de la gravité (adapté au cinéma en 2013 sous le titre Arrêtez-moi ! et joué au Théâtre Hébertot) ; Fleur de tonnerre (dont l’adaptation cinématographique est sortie en salles en 2016).

As Mozart and Shakespeare would say, “It’s wonderful to have an exceptional talent, but you must never forget that it’s also a bottomless source of problems.” Twelve-year-old Lou would completely agree. On the pretext that she can make the worst calamities befall anyone who disagrees with her, she is confined to a secret location with high-ranking military officers who want to turn her into a weapon capable of foiling their enemies’ malicious plans, or even worse, hatching sly and sinister plots that will do horrifying things to other nations. But such occupations do not offer a teenage girl the satisfaction life seems to have promised. And her superpower, as extraordinary as it is, doesn’t always work as planned. Nothing can inspire Jean Teulé more than imagining the horrors a well-disposed human being could inflict on her contemporaries.

Jean Teulé has published eighteen novels, all with Julliard, including I, François Villon (Biographical Fiction Prize); Monsieur Montespan (Maison de la Presse Prize and Palantine Grand Prize for a historical novel); The Suicide Shop (translated into eighteen languages and adapted to film in 2012 by Patrice Leconte); Darling (also adapted for the screen with Marina Foïs and Guillaume Canet); Eat Him If You Like and Charly 9 (both adapted for the theater); The Laws of Gravity (Adapted to film as Arrest Me! and as a play for the Théâtre Hébertot); and The Poisoning Angel (adapted to film in 2016).

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


ca. 220 pages Publication in France : March 2019

Treize personnages en quête de sens tentent de trouver leur place dans l’univers désincarné des nouvelles technologies. Un équivalent littéraire de la série Black Mirror, en forme de mise en garde contre les dérives les plus cauchemardesques de notre époque. The stories of thirteen people all searching for direction and trying to find their place in a world disconnected by new forms of technology. A literary equivalent to the successful TV series Black Mirror and a warning against the most nightmarish tendencies of our time.

Un monde nouveau | A New World by Anne Akrich

In future we believe ! Tels sont à la fois le nom et la philosophie de leur start-up. Ils sont une dizaine de collaborateurs, jeunes, dynamiques et soudés autour de Pandore, leur bienveillante « Happiness manager ». Dans ce microcosme idéal, ils parlent franglais, font du coworking en openspace, croient du fond du cœur à l’économie du partage et à la société collaborative. Mais alors pourquoi sont-ils tous aussi malheureux ? Qu’il s’agisse de Farid, qui passe ses nuits à rédiger des courriers de soutien psychologique aux accrocs à Netflix ; d’Esther, partie à la recherche de son « vrai moi » dans un temple en Corée ; de Gaspard tombé amoureux d’un arbre ; de Saphir, qui n’existe plus depuis qu’elle a vendu son reflet de selfie ou encore d’Areski, traqueur impénitent de fake news, tous semblent avoir perdu leurs repères. Pandore aura beau repeindre les murs de leur bureau en rose, leur acheter une table de ping-pong ou proposer un karaoké, il leur en faudra davantage pour retrouver un peu d’espérance... À l’instar de la société atomisée qu’il dénonce, Un monde nouveau se compose d’une série de micro-fictions formant un vaste roman choral, ronde dans laquelle chaque personnage passe le relai au suivant. Avec beaucoup d’humour, Anne Akrich y sonde les pensées inavouées d’individus dysfonctionnels, dont les liens, réduits à de simples connexions, trahissent une solitude criante. En nous plongeant avec eux dans un univers d’une inquiétante étrangeté, elle signe une brillante anticipation sociale, autant qu’une satire féroce de la culture d’entreprise. Née à Paris en 1986, Anne Akrich a passé toute son adolescence à Tahiti avant de poursuivre des études de littérature à la Sorbonne, a vécu quelque temps à New York, puis, à Paris, où elle se consacre pleinement à l’écriture. Après Un mot sur Irène (2015), Il faut se méfier des hommes nus (2017), et Traité de savoir-rire à l’usage des embryons (2018), Un monde nouveau est son quatrième livre publié chez Julliard.

In future we believe! Such is the name and philosophy of their start-up. They are a dozen young, solid, dynamic collaborators grouped around Pandora, their benevolent “Happiness Manager.” In this perfect microcosm, they speak a globalized English and wholeheartedly believe in the sharing economy and collaborative society. So why are they all so unhappy? Farid spends his nights writing psychological support emails to Netflix glitches. Esther goes off to a temple in Korea in search of her “real me.” Gaspard falls in love with a tree. Saphir stopped existing ever since she sold her selfie’s reflection. And Areski, an incorrigible tracker of fake news, thinks they’ve all lost their bearings. Pandora may well repaint their office walls pink, buy them a ping-pong table or suggest a karaoke night, but they’ll need more to rekindle even a little bit of hope… Told in the manner of the atomized society it denounces, A New World is made up of micro-fictions that form a vast choral novel, a round in which each character passes the baton on to the next. With lots of humor, Anne Akrich probes the secret thoughts of these dysfunctional individuals, which can only be linked by the most basic connections, revealing a glaring solitude. She draws us into this troubling and strange world and presents a brilliant social anticipation and a ferocious satire of business culture. Born in Paris in 1986, Anne Akrich spent her teenage years in Tahiti before returning to Paris to study literature at the Sorbonne, then lived in New York for some time before returning to Paris once more, where she now fully devotes herself to writing. After A Word About Irene (2015), Watch Out for Naked Men (2017), and A Baby’s Guide to Life Outside the Womb (2018), A New World is her fourth book published with Julliard.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


216 pages Publication in France : January 2019

Rights already sold: Guanda Editore, Italy

Dans la continuité d’ « Arrête avec tes mensonges », et avec une sensibilité toujours aussi exacerbée, Philippe Besson poursuit le récit de ses amours de jeunesse, marquées par le doute et la difficulté d’être soi. After Stop With Your Lies, the trademark sensitivity of Philippe Besson returns. Here, the love stories of his youth are marked by doubt and the struggle of being true to himself. Foreign publishers of « Arrête avec tes mensonges »

China: China South Booky, USA: Scribner, Turkey: Iyi Kitap, Israel: Aryeh Nir, Italy:

Un certain Paul Darrigrand| A Certain Paul Darrigrand by Philippe Besson

Fin des années 80, Philippe Besson a vingt-deux ans. Il a quitté ses Charentes natales et étudie maintenant le droit à Bordeaux. Sur son campus, il fait la connaissance d’un certain Paul Darrigrand, de trois ans son aîné, dont il devient inséparable. Paul est marié, qui plus est avec une jeune femme pour qui le narrateur ressent une sympathie sincère. Autant de raisons pour ne pas encourager l’élan qui pousse les deux garçons l’un vers l’autre. C’est pourtant Paul, au cours d’un séjour à l’île de Ré, qui fait le premier pas, les précipitant tous les deux dans une relation charnelle incandescente, vouée à la clandestinité. Philippe, constatant qu’on ne peut décidément pas « l’aimer au grand jour », tombe soudain gravement malade. Deux événements en apparence sans rapport. Mais comment ne pas supposer qu’ils soient liés ? Comment ne pas entendre le langage du corps ? Comment ne pas voir la simultanéité du désir et de la souffrance ? Après « Arrête avec tes mensonges », Philippe Besson poursuit son dialogue avec les fantômes de sa jeunesse et approfondit le récit de sa vérité intime. Dans ce roman grave et mélancolique sur les amours impossibles, la mort rôde en sous-main, tel un révélateur. Tandis qu’en arrière-plan, les soubresauts d’un monde violent signent la fin d’une époque d’insouciance, c’est dans son propre corps que le narrateur éprouve toute la brutalité des contraintes sociales qui pèsent désormais sur la jeunesse. Parce que la vie aussi a le sens de la métaphore, les évènements réels que relatent ici Philippe Besson lui inspireront un de ses romans les plus célèbres, Son frère. De l’art de livrer au lecteur quelques secrets de fabrication, tout en continuant à faire du très grand Besson !

It’s the late 1980s and Philippe Besson is twenty-two years old. Having left his hometown of Charentes, he is now studying law in Bordeaux. On campus, he meets a certain Paul Darrigrand, three years his senior and with whom he becomes inseparable. But Paul is married, and to a young woman who shares a real connection with our narrator. This is just one of the factors which should discourage the desire which pushes the two men together. Nevertheless, during a trip to Ile de Ré Paul makes the first move, hurtling them together with a sensual, burning passion which is destined for secrecy. Realizing that he will never truly be able to ‘love him in broad daylight’, Philippe suddenly falls gravely ill. On the surface the two events appear to have no connection, but how can they not be linked in some way? How to ignore the language of the body? How to turn a blind eye to the simultaneity of desire and suffering? After Stop With Your Lies, Philippe Besson resumes his dialogue with the ghosts of his youth and dives deeper into the intimate story of his past. In this somber and melancholic tale of impossible love, death prowls ominously under the surface. While in the background the turbulence of a violent outside world signals the end of carefree times, it is in his own body that the narrator feels the full brutality of the social constraints which have weighed on him since

Philippe Besson est un des auteurs incontournables de sa génération. Depuis 2001, il a publié dix-huit romans, dont Son frère, adapté au cinéma par Patrice Chéreau, En l’absence des hommes, L’Arrièresaison, La Maison atlantique ou encore, en 2017, “Arrête avec tes mensonges” et Un personnage de roman.

Philippe Besson is one of the most unmissable authors of his generation. Since 2001 he has published eighteen novels, including His Brother, adaptde for cinema by Patrice Chéreau, In the Absence of Men, End of Autumn, The Atlantic House, and Stop With Your Lies in 2017.

childhood. Indeed, life serves as metaphor for Besson, as the real events he relates here will later inspire one of his most famous novels, His Brother. Here, Besson offers the reader a few behind-the scenes secrets all while continuing to produce some of his greatest writing.

Ugo Guanda Editore, Spain: Andana Editorial, Korea: Nikebooks, Germany: Knaus Verlag Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

FrANKFURT 2018


160 pages Publication in France : February 2019

Le mari de la harpiste | The Harpist’s Husband by Laurent Bénégui Heureux, l’homme amoureux qui, debout devant la mer, écoute, admiratif, la femme qu’il aime jouer de la harpe sur la terrasse. L’interprète est merveilleuse, la musique délicieuse, l’instrument magique mais… imposant. Allez ensuite trouver une voiture dans laquelle glisser un tel engin, un ascenseur aux bonnes dimensions ou un appartement qui se prête aux déambulations d’un instrument de ce volume… Une harpe, c’est grand, cher et compliqué à transporter, et, au-delà de ces contrariétés qui empoisonnent sa vie quotidienne, le mari de la harpiste doit aussi composer avec cet attachement viscéral qui lie sa femme à son instrument (elle en possède du reste toute une collection, du plus petit modèle au plus encombrant) et se manifeste à tout moment de la manière la plus surprenante. Au fond, c’est l’éternelle situation du triangle amoureux, sauf que cette fois le rival possède quarante-sept cordes et sept pédales… À travers des situations tour à tour drôles et poétiques, le narrateur, qui n’est autre que le double de Laurent Bénégui, raconte avec une tendresse contagieuse et un sens de l’humour toujours aussi irrésistible, sa rencontre avec celle qui deviendra sa femme. En même temps qu’un livre hilarant, il nous offre ici son roman le plus personnel, et la plus belle des déclarations d’amour.

Comment trouver sa place dans l’existence d’une femme qui cohabite avec un instrument de musique plus grand que soi ?

Romancier, mais aussi scénariste et réalisateur, Laurent Bénégui est l’auteur de treize romans, dont, entre autres, Le jour où j’ai voté pour Chirac, SMS, Mon pire ennemi est sous mon chapeau, J’ai sauvé la vie d’une star d’Hollywood, La Part des anges, tous publiés aux éditions Julliard.

Happy is the man in love who, standing before the sea, listens in admiration to the woman he loves playing the harp on their terrace. The musician is marvelous, the music lovely, the instrument magical—but imposing. Just try to find a car in which such a contraption can fit, an elevator with the right dimensions, or an apartment that will lend itself to the ramblings of an instrument of this size… A harp is big, expensive, and complicated to move, and despite these annoyances that make his everyday life miserable, the harpist’s husband must also come to terms with the visceral attachment that connects his wife to her instrument (she has a whole collection, from the smallest model to the most cumbersome) and that manifests in the most surprising ways at any given moment. It is the eternal love triangle, except this time, the rival has 47 strings and seven pedals… Through funny and poetic scenarios in turn, the narrator, who is none other than the double of Laurent Bénégui, describes with contagious tenderness and an irresistible sense of humor how he met the woman who would become his wife. Bénégui offers both a hilarious novel and his most personal story, a beautiful love letter. Novelist, screenwriter and director Laurent Bénégui is the author of thirteen novels, including The Day I Voted for Chirac, Texts, My Worst Enemy is Under My Hat, I Saved the Life of a Hollywood Star, and The Angels’ Share, all published with Juilliard.

How can a man find his place in the life of a woman who lives with a musical instrument bigger than he is?

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


306 pages Publication in France : January 2019

Deux femmes battantes, héroïnes anonymes du quotidien, se retrouvent liées, à un siècle d’intervalle, par une même sculpture de Brancusi, Le Baiser. Two strong women, anonymous heroines of the everyday, find themselves linked a century apart by Brancusi’s famous sculpture, The Kiss.

Le Baiser | The Kiss by Sophie Brocas

Camille, avocate d’affaires un brin désabusée, se voit confier une affaire inhabituelle : retrouver le véritable propriétaire d’une sculpture ornant la tombe d’une jeune femme au cimetière du Montparnasse. Cette œuvre magnifique, qui figure deux amants enlacés, est menacée d’enlèvement par un mystérieux marchand d’art. Mais celle-ci appartient-elle en réalité aux héritiers introuvables de la défunte, à l’actuel concessionnaire de la sépulture ou à tous les promeneurs ? Pour le déterminer, il faut revenir cent ans en arrière. Et suivre la destinée d’une jeune aristocrate russe en rupture avec sa famille, Tania, étudiante en médecine et anarchiste, qui a trouvé refuge dans le quartier bohème de Montparnasse, où l’avant-garde artistique mène une vie dissolue et prolixe. Dans le plus grand secret, Tania est devenue la maîtresse et la muse du sculpteur roumain Constantin Brancusi. Mais, à cette époque, tomber enceinte d’un artiste qui fuit tout engagement marital peut virer au tragique. Cent ans plus tard, reconstituer les raisons de son suicide, ce n’est pas seulement pour Camille l’occasion de rétablir la dignité d’une inconnue. C’est aussi rendre hommage à toutes les femmes libres et injustement mises au ban de la société. Pour brosser le double portrait de ces deux personnages féminins, assoiffés de justice et d’indépendance, Sophie Brocas alterne d’un chapitre à l’autre deux trames narratives situées respectivement en 1910 et en 2010. De cet alliage parfaitement maîtrisé de fresque historique et d’enquête psychologique découle un roman palpitant, qui nous interroge sur le statut des œuvres d’art au fil du temps. Ont-elles pour vocation de demeurer éternellement des propriétés marchandes ou bien finissent-elles par constituer un patrimoine de l’humanité qui appartient à toutes et à tous ?

Camille, a disillusioned corporate lawyer, finds herself entrusted with an unusual matter: to find the true owner of a sculpture which decorates a young woman’s tomb in Paris’s Montparnasse Cemetery. A mysterious art dealer has threatened to remove this magnificent artwork which depicts two lovers enlaced in each other’s arms. But does it in fact belong to the untraceable heirs of the deceased, to the current owner of the burial plot, or to all those who visit the cemetery? To determine the rightful owner, Camille must travel one hundred years into the past and follow the life of Tania, a young Russian medical student and anarchist, who leaves her aristocratic family and takes refuge in bohemian Montparnasse where the artistic avant-garde lead garrulous, reckless lives. In the greatest secrecy, Tania becomes the mistress and muse of the Romanian sculptor Constantin Brancusi. But at that time, falling pregnant by an artist who flees all kind of marital commitment could easily lead to tragedy. One hundred years later as she pieces together the reasons for Tania’s suicide, Camille has the opportunity not only to reestablish the dignity of one forgotten woman, but also to pay homage to all the free women who were unjustly banished from society. By oscillating between the narratives of these two women, Sophie Brocas paints a double portrait set in both 1910 and 2010. This masterful melding of historical epic and psychological investigation results in a gripping novel that questions the status of artworks over time. Are they meant to rest in the hands of dealers and owners for all eternity, or do they end up belonging to us all as part of the heritage of humanity?

Sophie Brocas est romancière et haut-fonctionnaire. En 2014, elle publie Le Cercle des femmes, suivi, en 2016, par Camping car. Le Baiser est son troisième roman.

Sophie Brocas is a novelist and senior civil servant. In 2014 she published The Circle of Women, followed in 2016 by Camping Car. Le Baiser is her third book.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/février 2019


240 pages Publication in France : January 2019

Changer le sens des rivières | Changing a River’s Direction by Murielle Magellan

Marie vit de son maigre salaire de serveuse. D’un milieu défavorisé, elle n’a pas eu la chance d’étudier, contrairement à Alexandre, garçon brillant et beau parleur dont elle est très éprise. Malgré leur attirance réciproque, un fossé culturel transparaît dès la première nuit passée ensemble. Après l’avoir maladroitement humiliée, Alexandre finit par ne plus lui donner signe de vie. Blessée, Marie retrouve le jeune homme et, dans son emportement, l’insulte, le pousse et le fait chuter violemment. Elle passe alors en comparution immédiate et se retrouve condamnée à des dommages et intérêts ainsi qu’à l’interdiction formelle de l’approcher. Habitué du bar où travaille Marie, le juge qui a prononcé la sentence lui propose alors un marché : lui servir de chauffeur pendant quelques mois, le temps de combler son découvert. Durant ces trajets tout d’abord silencieux, une relation d’amitié se noue timidement entre le juge taciturne et la jeune fille cabossée par la vie... Changer le sens des rivières met en scène la confrontation de deux mondes habituellement étanches. En faisant tomber les barrières sociales, cette fable urbaine décrit la magie de l’éveil intellectuel et la naissance d’un lien entre deux personnages écorchés vifs, qui ne devront leur salut qu’à leur rencontre improbable. Avec ce roman d’apprentissage d’une sensibilité à fleur de peau, Murielle Magellan touche le lecteur en plein cœur.

Une jeune serveuse sans instruction devient pour quelques semaines le « chauffeur particulier » d’un magistrat misanthrope. Cohabitation explosive ou rencontre providentielle ?

Depuis son premier roman, Le Lendemain Gabrielle, paru en 2007, Murielle Magellan a publié Un refrain sur les murs (2011), N’oublie pas les oiseaux (2014) et Les Indociles (2017), tous aux Éditions Julliard. Changer le sens des rivières est son cinquième roman.

Marie lives on a meager waitress’s salary. From an underprivileged background, she didn’t have the chance to study, unlike Alexandre, a brilliant, smooth-talking young man with whom she is quite taken. Despite their mutual attraction, a cultural gap becomes apparent from their first night together. After awkwardly humiliating Marie, Alexandre stops giving her signs of life. Hurt by his behavior, Marie finds him and, in a fit of anger, insults him, pushes him, and causes him to violently fall. She is taken to immediate trial and finds herself ordered to pay damages and compensation and is formally prohibited from approaching him. The judge, who happens to be a regular at the bar where Marie works, offers her a job: work as his chauffeur for a few months to make enough money to pay the debt. During these trips, which are silent at first, a friendship slowly develops between the taciturn judge and the girl for whom life hasn’t been easy. Changing a River’s Direction brings two completely separate worlds head to head. By breaking down social barriers, this urban fable traces the magic of intellectual awakening and the blossoming of a bond between two prickly people who only owe their conversations to their unlikely meeting. Murielle Magellan tugs the reader’s innermost heartstrings with this sensitive coming-of-age novel. From her first novel, Tomorrow Gabrielle (2007), Murielle Magellan

A young, uneducated waitress becomes the “personal chauffeur” of a misanthropic judge. Is it a recipe for disaster or an act of Providence?

has published A Refrain on the Walls (2011), Don’t Forget the Birds (2014), and The Wayward Ones (2017), all with Éditions Julliard. Changing a River’s Direction is her fifth novel.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


432 pages Publication in France : March 2019

Maryse Condé est entrée au patrimoine de la littérature mondiale en recevant le Prix de la Nouvelle Académie de littérature, “Nobel alternatif”. À cette occasion, les Éditions Robert Laffont rééditent les deux volumes de Ségou, son chef-d’œuvre. Maryse Condé entered the canon of world literature when she was awarded the New Academy Prize in literature (the Alternative Nobel prize for 2018). For this occasion, Éditions Robert Laffont are reissuing the two volumes of Segu, her masterpiece.

Foreign publishers of Ségou

English : Penguin, German : Unionsverlag, Polish : PIW, Italian : Lavoro Dutch : In de Knipscheer, Swedish : Leopard Forlag

Ségou Tome 1 et 2 | Segu Volume 1 and 2 by Maryse Condé

Jamais écrite jusqu’ici, voici la grande saga africaine. Pour qu’elle fût vraie – dans la sensibilité et l’esprit comme dans les faits –, il importait que son auteur fût d’origine africaine et connût tout de l’Afrique noire par science et par connaissance intime. Tel est le cas de Maryse Condé : elle est guadeloupéenne et a longtemps vécu dans l’Afrique du Sahel. Ségou, c’était, à la fin du XVIIIe siècle, entre Bamako et Tombouctou – dans l’actuel Mali – un royaume florissant qui tirait sa puissance de la guerre. À Ségou, on est animiste ; or, dans le même temps, une religion conquérante se répand dans les pays du Niger : l’Islam, qui séduit les esprits et se les attache. De ce choc historique naîtront les malheurs de Ségou et les déchirements de la famille de Dousika Traoré, noble bambara proche du pouvoir royal. Ses quatre fils auront des destins opposés et souvent terribles, en ce temps où se développent, d’un côté, la guerre sainte et, de l’autre, la traite des Noirs. Ainsi, acteurs et victimes de l’histoire, il y a les hommes. Mais, plus profondément, il y a les femmes, libres ou esclaves, toujours fières et passionnées, qui, mieux que leurs époux et maîtres, connaissent les chemins de la vie. Ségou est un roman si riche et si divers qu’on ne le peut résumer. Il est à la mesure – à la démesure – de ces terres du Sahel qui s’étendent sous un ciel immense. Un grand souffle le parcourt et l’anime : c’est l’âme même de l’Afrique. Maryse Condé est née en Guadeloupe. Elle a étudié à Paris, avant de vivre en Afrique, d’où elle a tiré l’inspiration pour son best-seller : Ségou (Robert Laffont, 1985). Elle a publié plus d’une trentaine de romans, dont Moi, Tituba, sorcière (grand prix littéraire de la Femme, 1986), La Vie scélérate (prix de l’Académie française, 1988), Le Cœur à rire et à pleurer (prix Marguerite-Yourcenar, 1999). Elle a enseigné la littérature à l’université de Columbia (New York), a longtemps partagé son temps entre son île natale et New York et vit désormais à Gordes. En 1993, Maryse Condé a été la première femme à recevoir, pour l’ensemble de son oeuvre, le prix Puterbaugh décerné aux États-Unis à un écrivain de langue française. Elle a été couronné, en 2018, du Prix de littérature de la Nouvelle Académie (Nobel alternatif ).

The great African saga had never before been told in literature. For it to be true—in its sensitivity and spirit as well as its facts—its author had to be of African origin and know black Africa inside and out. Such is the case of Maryse Condé, a native of Guadeloupe who lived in western Africa for a significant amount of time. Segu, at the end of the 18th century, was a flourishing kingdom between Bamako and Timbuktu in present-day Mali that drew its power from war. The people of Segu are animists, but a conquering religion is spreading across the countries of the Niger river: Islam, which is seducing many and leading them to convert. From this historic shock comes the misfortunes of Segu and the heartbreak for the family of Dousika Traoré, a Bambara noble close to the king. His four sons will have different and often terrible fates, in this time of a holy war on one side and the slave trade on the other. While the actors and victims of history are men, on a deeper level are the women, both free and slaves, always proud and passionate, who know the roads of life better than their spouses or masters. Segu is a novel so rich and diverse that it cannot be summarized. It is as expansive as the lands of the Sahel that extend as far as the eye can see under a huge blue sky. A great wind comes and moves over the land, just as it does through the pages of Segu, stirring up the very soul of Africa. Maryse Condé was born in Guadeloupe. She studied in Paris before living in Africa, from where she drew inspiration for her bestseller Segu (Robert Laffont, 1985). She has published over thirty novels, including I, Tituba: Black Witch of Salem (Grand Prize for Women’s Literature, 1986), Tree of Life (French Academy Prize, 1988), and Tales from the Heart: True Stories from my Childhood (Marguerite Yourcenar Prize, 1999). She taught literature at Columbia University (New York) and long split her time between her island birthplace and New York. She now lives in Gordes in southeastern France. In 1993, Maryse Condé was the first woman to be chosen as a Fellow for the Puterbaugh Conference on World Literature at the University of Oklahoma in the United States. In 2018, she was awarded the New Academy Prize in literature (the Alternative Nobel prize only for that year).

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


192 pages Publication in France : February 2019

Les aventures de Donovan S. | The adventures of Donovan S. by Virginie Nuyen

Un premier roman drôle et décalé, dans la veine de L’Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Portuelas. «Une satire géniale de nos snobismes, et de nos croyances d’hommes et de femmes à la mode.» Colombe Schneck A hilarious, quirky debut novel in the same vein as The Extraordinary Journey of the Fakir Who Got Trapped in an Ikea Wardrobe by Romain Portuelas. “A real satire of our snobbery and our esteem for stylish men and women.” – Colombe Schneck

Donovan S., M. Donovan S., est le propriétaire d’une boucherie pas comme les autres. Chez lui, on ne découpe pas la viande – on la sublime. On ne choisit pas un morceau – on choisit l’animal sur photo, on s’assied et on assiste au ballet des couteaux japonais tranchant et caressant avec une grande distinction. Notre narratrice se laissera d’abord tenter par « Anastasia, sublime blonde d’environ mille cinq cents kilos » – le tout enveloppé dans un papier soyeux aux couleurs de la bête et rangé dans un étui en épais carton glacé aux couleurs de la maison. Cette viande a un superpouvoir : quiconque la hume et la goûte, végétarien inclus, ne peut plus s’en passer : c’est le bonheur tout entier qui se diffuse dans le corps de l’heureux goûteur. À leur deuxième rencontre, Donovan S. n’y va pas par quatre chemins : et si notre narratrice quittait simplement sa routine pour venir travailler avec lui ? Car voyez-vous il a « le sentiment que leurs âmes se connaissent et a besoin de quelqu’un pour l’aider ». Et c’est ainsi que vont commencer Les aventures de Donovan S. le boucher qui était à deux doigts de conquérir le monde : bien qu’impressionnée, notre héroïne ne va pas se défiler. La voilà engagée dans une entreprise déraisonnable, gigantesque et totalement loufoque où une vache voyagera en jet privé aux côtés d’une actrice accro à l’agneau pour un tour du monde haut en couleurs et proche de l’hystérie. D’une plume rythmée qui laisse la parole belle et libre, Virginie Nuyen nous offre un premier roman saignant et décalé où la charogne n’est pas celle que l’on croit et où la société de consommation est passée au crible. Après avoir exercé le métier de responsable de communication dans des environnements aussi différents que la banque où la culture publique, c’est sur un malentendu que Virginie Nuyen intègre le secteur du luxe ; un milieu où le cocasse le dispute au drame sans qu’il soit pour autant considéré comme indispensable d’en parler pour que le monde aille mieux. Des stilettos au steak, il n’y a qu’une bouchée ; bienvenus dans Les aventures de Donovan S, le boucher qui était à deux doigts de conquérir le monde, premier roman loufoque et saignant.

Donovan S., Mr. Donovan S., is a butcher unlike any other. At his butcher shop, meat isn’t cut—it becomes something sublime. Customers don’t choose pieces of meat—they choose the animal from a photo, sit down and watch a ballet of Japanese knives slicing and caressing the meat with elegance and panache. Our female narrator is drawn to “Anastasia, a sublime blonde of about 1500 pounds”—all wrapped up in silky paper in the colors of the animal and put into a chilled box of thick cardboard in the colors of the establishment. This meat has a superpower: whoever smells it and eats it, even vegetarians, cannot do without it, as complete happiness spreads throughout their body. When our narrator meets Donovan S. a second time, he doesn’t beat around the bush: he wants to know if she will simply give up her daily life to come work with him. Because, you see, he has “the feeling that their souls know each other and he needs someone to help him.” And that is how The Adventures of Donovan S., the Butcher Who Was an Inch from Conquering the World begins. Although impressed, our heroine cannot escape. Indeed, she will find herself part of a gigantic, unreasonable, and completely preposterous undertaking, where a cow will fly on a private jet next to an actress addicted to lamb for a dazzling, near-hysterical trip around the world. With a flowing style that leaves the words plenty of room to breathe, Virginie Nuyen offers a biting and quirky debut novel where meat is not what it appears and consumer society is put through the ringer. After working as a communications director in milieus as diverse as banks and public culture, through a misunderstanding Virginie Nuyen entered the luxury sector, a place where the comical competes with drama without any consideration being given to whether it makes the world a better place. From stilettos to steak; welcome to The Adventures of Donovan S., the Butcher Who Was an Inch from Conquering the World, a savage and quirky debut novel.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


160 pages Publication in France : January 2019

Un récit romancé sensible qui dresse le portrait en creux d’un monstre sacré du cinéma français et interroge avec finesse ce qu’est une famille. « Une petite perle. » Le Dauphine

A sensitive, fictionalized memoir that paints a portrait of a giant of French cinema and subtly questions the true meaning of family. “A little pearl.” Le Dauphine

Belle-fille | Stepdaughter

by Tatiana Vialle

“Tu es entré dans ma vie par effraction. J’avais quatre ans, peut-être cinq et je t’ai immédiatement détesté.” Ainsi s’ouvre le récit de Tatiana Vialle, adressé à celui qui fut son beau-père, Jean Carmet. Comme beaucoup d’enfants, la jeune Tatiana déteste d’abord cet homme qui vient prendre la place de son père. Ronchon, doté d’un caractère fort, elle ne veut pas de lui dans sa vie. Sa carrière est à l’époque branlante ; il se contente de jouer des petits rôles dans les films de ses amis, tourne dans des publicités peu flatteuses… Il n’est pas encore ce monstre du cinema, cet homme qui a fait la jonction entre la comédie populaire et le théâtre classique. Il n’est que Jean. Et puis elle a déjà un père, Paul. Acteur de théâtre, alcoolique, il apparaît et disparaît de sa vie au gré des saisons, mais c’est lui qui l’a mise au monde. De petite fille introvertie, Tatiana va se muer en jeune femme impétueuse, tentée elle aussi par une carrière d’actrice. Ce que Jean va réprouver fortement, attestant que ce n’est pas un métier pour elle. Mais elle tiendra bon. De jeune femme la voilà mère : un premier enfant né de l’amour mais d’un mariage trop fragile qui ne durera pas. Paul et Jean deviennent grands-pères et Jean prend son rôle très au sérieux. Les liens se resserrent, l’affection grandit et lorsque Olga, sa mère, quitte Jean, ils continuent de se voir, sans mettre des mots sur ce qu’ils sont l’un pour l’autre. Et puis Tatiana refait sa vie avec un autre homme, elle est heureuse, quand un matin, à la radio, elle apprend la mort de Jean. Personne ne l’a prévenue. Elle n’y croit pas. Assommée de douleur, elle accuse le choc et se rend dans la maison de son enfance pour se confronter à la dure réalité : il est mort et personne ne l’a prévenue. A-t-elle seulement le droit de le pleurer ? Avec Belle-fille, Tatiana Vialle signe un récit romancé sensible et incarné sur ce qu’est un père. D’une écriture aérienne, elle livre le portrait en creux d’un monstre sacré du cinema et d’une vie de femme courageuse et aventureuse qui n’a eu de cesse de se réinventer une famille. Les acteurs ont toujours tenu une place centrale dans la vie de Tatiana Vialle, tour à tour actrice elle-même, puis directrice de casting et metteur en scène. C’est à l’un d’entre eux, son beau-père Jean Carmet, qu’elle consacre aujourd’hui son premier livre.

“You forced your way into my life. I was four years old, maybe five, and I hated you immediately.” Thus opens Tatiana Vialle’s tale, addressed to the man who was her stepfather, Jean Carmet. Like many children, young Tatiana starts off hating this man who has come and taken her father’s place. He’s grouchy and strong-charactered, and she doesn’t want him in her life. At the time, his career as an actor is shaky: he is content with playing small roles in his friends’ films with unflattering publicity. He isn’t yet the giant of French cinema who successfully crossed popular comedy with classical theater. He’s just Jean. And she already had a father, named Paul. A theater actor and alcoholic, he appeared and disappeared in her life like the seasons, but he was nevertheless the one who brought her into the world. Tatiana will grow up from being a shy little girl to an impulsive young woman, also drawn to an acting career. But Jean strongly disapproves, saying it’s not for her. But she persists. And goes from being a young woman to a mother, with her first child born from love but the marriage is too fragile to last. Paul and Jean become grandfathers and Jean takes his role very seriously. Their bond strengthens, affection grows and when her mother Olga leaves Jean, he and Tatiana continue to see each other, without putting into words what they are for each other. And then Tatiana remakes her life with another man and is happy. Until the morning when, on the radio, she learns of Jean’s death. No one had informed her. She doesn’t believe it. Stunned with grief and shock, she returns to her childhood home to confront the harsh reality: he died and no one told her. Does she have the right to mourn his death? Actors have always played a central role for Tatiana Vialle, who has been in turns an actress herself, then a casting director and film director. It is two one of these actors, her stepfather Jean Carmet, that she has dedicated her first book.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


192 pages Publication in France : March 2019

Rosa Bonheur et Buffalo Bill | Rosa Bonheur and Buffalo Bill by Natacha Henry

Quand une des plus grandes artistes de son temps fait la rencontre d’un héros des temps modernes. The meeting of one of the greatest artists of the age with a hero of the modern world.

Rosa Bonheur est une des rares femmes pleinement artiste de son temps. Dès le plus jeune âge, suivant l’enseignement de son père, elle est reconnue et saluée pour son exceptionnel talent. On lui passe des commandes. Elle peut s’affranchir de toutes les tutelles et de toutes les conventions et vit librement avec son amie Nathalie un amour passionné. 1889. Le temps a passé. Rosa a dépassé le cap de la soixantaine. Elle a moins d’entrain. Un jour pourtant, une annonce retient son attention et la fait vibrer. Le célèbre Buffalo Bill, soldat, pionnier, cow-boy émérite et grand chasseur de bisons arrive en France avec tout son barnum (une centaine d’employés), le Wild west show, pour proposer un spectacle extraordinaire qui retrace l’histoire de la conquête de l’ouest. C’est une occasion unique pour Rosa de dessiner des bisons, des chevaux et même des Indiens. Tout les sépare : Rosa Bonheur est une femme qui commence à décliner, Buffalo est dans la pleine possession de ses moyens. Robe de velours noie, Rosa est réservée, stetson et cheveux longs, Buffalo est La Star du moment. Enfin Rosa est pacifiste et égalitariste, Buffalo est un va-t-en guerre, apologue de la liberté individuelle. Mais à force d’entrevues et de discussions animées, l’un et l’autre, apprenant à se connaitre, vont devenir de grands et vrais amis. Admise par Buffalo au sein de la troupe, Rosa composera le plus beau portrait à ce jour connu du fameux cow-boy. Puissant et majestueux, bestial aussi, elle a capté la vigueur du héros prêt à tout pour la conquête. Rosa Bonheur- Buffalo Bill : une puissante affinité élective entre le vieux et le nouveau monde. Natacha Henry est une essayiste féministe, historienne et journaliste franco-britannique. Elle a publié Les mecs lourds ou le paternalisme lubrique chez Robert Laffont en 2012. Rosa BonheurBuffalo Bill, une amitié admirable est son premier roman. cinématographique est sortie en salles en 2016).

Rosa Bonheur is one of those rare women who is fully an artist of her time. From a very young age, under her father’s tutelage, she is widely recognized and celebrated for her exceptional talent. She even receives commissions. She is free from any form of supervision and all conventions and enjoys a passionate love with her dear friend Nathalie. 1889. Time has passed. Rosa is now in her late sixties. She has lost much of the energy and enthusiasm she once had. But one day, a poster grabs her attention and makes her quiver with excitement. The famous Buffalo Bill— solider, pioneer, skilled cowboy and bison hunter—is coming to France with his whole entourage (some one hundred employees), the Wild West Show, to offer the public an extraordinary spectacle that retraces the history of the conquest of the American West. It’s a unique chance for Rosa to draw bison, horses and even Indians. Yet everything separates the two figures: Rosa Bonheur is a woman on the decline, while Buffalo is in his prime. Rosa is reserved in her dress of black velvet, while Buffalo is the star of the moment with his Stetson and long hair. Rosa is a pacifist and egalitarian, while Buffalo is always ready for a fight and a passionate supporter of individual liberty. But through many interviews and animated discussions, the two will get to know each other and become very close friends. Admitted to Buffalo’s inner circle, Rosa will paint the finest portrait to date of the famous cowboy. Powerful and majestic, seated on his white horse, she captures the vigor of the hero ready to conquer anything. Rose Bonheur and Buffalo Bill: a powerful elective affinity between the old and new worlds. Natacha Henry is a feminist writer, historian and journalist of French and British origin. She published The Heavy Guys, or Lewd Paternalism with Robert Laffont in 2012. Rosa Bonheur and Buffalo Bill: An Unlikely Friendship is her first novel.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


342 pages Publication in France : January 2019

Ce roman de politique-fiction nous plonge dans une actualité imaginaire qui s’apparente beaucoup à une possible réalité. This political thriller plunges us into an imaginary reality that closely resembles a possible tomorrow.

Fake News | Fake News

by Michèle Cotta and Robert Namias L’histoire court sur les deux premières années du quinquennat d’un des plus jeunes présidents de la République française jamais élu. La première année a constitué un quasi-sans-faute : des résultats économiques encourageants, un leadership européen incontesté, une France qui a retrouvé son rang sur la scène internationale. La deuxième année en revanche a été infernale, ponctuée par des assassinats de personnalités politiques de premier plan restés sans explication, puis par un énorme scandale visant personnellement le Président, accusé d’avoir bénéficié de fonds secrets iraniens pour le financement de sa campagne présidentielle. Le chef de l’État, qui clame son innocence, est néanmoins contraint de démissionner. Après qu’un nouveau Président a été élu, la vérité éclate : le scandale qui a obligé le Président français à démissionner n’était qu’une énorme fake news... Ce livre retrace une histoire trop imaginaire pour être totalement improbable. La réalité nous a habitués depuis longtemps à dépasser la fiction.

The story circles around the first two years of one of the youngest presidents the French Republic has ever elected. The first year was nearly faultless: encouraging economic results, uncontested European leadership, a France that has found its place in the global arena. On the other hand, the second year was infernal, punctuated by murders of high-profile politicians left unexplained, then by a huge scandal targeting the president himself, accusing him of having benefitted from secret Iranian funds to finance his Presidential campaign. The head of state, who declares his innocence, is nevertheless forced to resign. After a new president is elected, the truth comes out: the scandal that made the French president resign was only a huge piece of fake news… This book follows a story that is too made-up to be entirely unbelievable. After all, we’ve gotten used to reality being stranger than fiction.

Michèle Cotta est journaliste. Ancienne présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle (prédécesseur du Conseil supérieur de l’audiovisuel – CSA), directrice de l’information à TF1 et directrice générale de France 2, elle a notamment publié les Cahiers secrets de la Ve République (Fayard, 2007-2010) et Le Monde selon Mitterrand (Tallandier, 2015). Elle enseigne aujourd’hui à l’École de journalisme de Sciences Po. Chez Robert Laffont, elle a déjà publié Comment en est-on arrivé là ? (2016) et Quelle histoire ! (2017). Après des études de philosophie à La Sorbonne, Robert Namias embrasse la carrière de journaliste politique de presse écrite, radio et télé (RTL, Europe 1, TF1, I-Télé, LCI, entres autres). Il a été notamment directeur général adjoint de TF1, chargé de l’information, directeur de la revue politique L’Hémicycle, président et directeur de la rédaction de Nice-Matin, vice-président du CFJ (Centre de formation des journalistes) et président du Conseil national de la sécurité routière. Il est aujourd’hui éditorialiste sur Europe 1. Fake news est son premier roman.

Michèle Cotta is a journalist. Former President of the Authority on Audiovisual Communication, Director of information at TF1 and General Director at France 2, she has published works including The Secret Documents of the Fifth Republic (Fayard, 2007-2010) and The World According to Mitterand (Tallendier, 2015). She now teaches at the SciencesPo School of Journalism. At Robert Laffont she has published How Did We Get Here? (2016) and What a Story! (2017). After studying Philosophy at the Sorbonne, Robert Namias embarked on a career of poltical journalism in the papers, on the radio and on TV (RTL, Europe 1, TF1, I-Télé, LCI, amongst others). He is also the Co-Director of TF1, director of the poltical review ‘L’Hémicycle’, President and Chief-Editor of Nice-Matin, VicePresident of CFJ (Centre of Journalist Traning) and President of the Advisory Body for Road Safety. He is now a columnist on Europe 1. Fake News is his first book.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


306 pages Publication in France : March 2019

Un voyage sidérant dans la France du sous-sol, celle des cheminots et de la misère qu’ils côtoient. An astonishing voyage into France’s underground, a world of rail workers and the troubles they face on a daily basis.

Sortie de rails | Rail Exit by Léon Cornec

Après avoir intégré Htransport comme simple intérimaire, le narrateur de ce récit, motivé et fier de travailler pour cette entreprise, vitrine du savoir-faire français, spécialisée dans la fabrication et l’entretien du système ferroviaire, en gravit peu à peu les échelons. À travers son ascension, il témoigne, comme cela n’a jamais été fait, du fonctionnement interne de la société, de ses projets ambitieux mais aussi de ses défaillances humaines et techniques stupéfiantes. Les accidents, le manque de sécurité des cheminots, le turn-over des intérimaires sous-qualifiés, la désorganisation générale, la vétusté du matériel, les vols, l’alcoolisme, les erreurs qui peuvent engendrer des risques graves pour les voyageurs, les décisions des dirigeants qui inféodent l’ingénierie française à des pays étrangers… Au-delà de l’entreprise, c’est aussi le tableau d’une France plongée dans la misère que le narrateur nous expose. Ces cheminots qui se tuent à petit feu et cette population qu’il observe lors de ses déplacements professionnels dans les no man’s land modernes, les zones périphériques des villes de province ou de Paris, avec leurs « Formule 1 », bidonvilles, terrains vagues, hangars désaffectés, ou encore dans les endroits cachés du réseau Transilien. Sortie de rails raconte les désillusions d’un employé qui manque y laisser sa peau, et, à travers lui, les failles invraisemblables d’un des fleurons de l’industrie française. Né en Bretagne en 1974, Léon Cornec a eu 37 adresses différentes, dans l’Oise, l’Artois, les Flandres, la Champagne, la Bourgogne, l’Ardèche, la Drôme, Paris et le Berry. Tour à tour basketteur de haut niveau, gérant de magasin, électricien, conducteur de travaux, il, est tout aussi éclectique dans ses aspirations artistiques, puisqu’il a été peintre, sculpteur, musicien, performer, vidéaste. Aujourd’hui l’écriture est l’ultime aboutissement de ses multiples explorations. Sortie de rails est son premier livre.

When our narrator joins Htransport—a company specializing in the manufacture and upkeep of the rail system—as a temporary worker, he is proud and motivated to work for what is seen as the pinnacle of French industry. But as he climbs the corporate ladder, he discovers the company’s inner workings, including its ambitious projects, but also its human errors and surprising methods. He discovers accidents, a lack of safety precautions for workers, the turnover of overqualified temp workers, general disorganization, the dilapidated state of materials, theft, alcoholism, mistakes that could cause serious risks for passengers, and directors’ decisions that make French engineering subservient to foreign countrie Outside the company, the narrator also exposes a France plunged into misery. From the rail workers who are slowly wasting away to the population he observes during his business trips in modern no man’s lands, the peripheral zones of Paris and provincial towns, with their one-room apartments, slums, vague terrains, disused hangars, or even, in hidden away places, the Transilien suburban railway. Rail Exit tells of a disillusioned employee who nearly loses his life, and, through his eyes, the unbelievable faults of one of the jewels of French industry. Born in Brittany in 1974, Léon Cornec has had 37 different addresses all over France. He has worked as an elite basketball player, a magazine editor, an electrician, and a foreman, and is just as eclectic in his artistic aspirations, trying his hand at painting, sculpting, music, performing, and film. Now, his various explorations have ended in writing. Rail Exit is his first novel.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


ca. 240 pages Publication in France : February 2019

Ce livre est le témoignage sans concession de la fille aînée de Jérôme Cahuzac sur le déchirement d’une famille plongée dans un scandale retentissant, qui a fait de son chef et des siens de véritables parias. This book is the uncompromising testimony of the oldest daughter of politician Jérôme Cahuzac of how her family was torn apart by the far-reaching scandal that turned them into outcasts.

Parias | Outcasts

by Diane Gontier

Ce livre est l’histoire d’une déchéance : celle d’un ministre condamné pour fraude fiscale, celle aussi et surtout de la destruction d’une famille. Un drame raconté de l’intérieur par la fille aînée de l’ancien ministre qui nous plonge dans les secrets d’un couple et d’un clan. L’auteur raconte comment elle s’est trouvé plongée dans cette tourmente et a tenté depuis lors de se reconstruire en devant faire face à la condition de « pestiférée » qui pèse sur elle comme sur tous les membres du clan et a brisé leur existence sociale. « L’avenir devient un trou noir ou je tente de me projeter », écrit-elle. Elle essaie de saisir les origines de cet engrenage qui a conduit un couple longtemps soudé à se déchirer jusqu’à la chute finale, uni par une complicité qui les a entraînés dans les mêmes dérives jusqu’à finir sur un même banc de tribunal. Diane Gontier nous fait vivre ces heures fatidiques où tout a basculé après des années de réussite, de bonheur et d’insouciance. Elle brosse le portrait d’un père emporté par son ambition jusqu’à en perdre le sens de toutes limites, d’une mère trompée et esseulée qui sous prétexte de préserver ses intérêts en arrivera, délibérément ou pas, à déclencher un processus dévastateur. L’auteur n’est pas tendre envers les siens. Mais son but n’est pas de régler des comptes à son tour. À la fin du livre, elle laisse la parole à son père qui, en quête d’une hypothétique rédemption de se racheter à ses propres yeux comme à ceux des autres, vient d’accomplir une mission humanitaire en Guyane et lui confie ce qu’a été cette expérience. Diane Gontier a publié chez Robert Laffont en 2015 un premier roman, Souviens-toi que l’amour n’existe pas.

This book tells the story of a fall from grace: a minister condemned for financial fraud, but also the fall and destruction of his family. A drama told from within by the former minister’s oldest daughter that immerses us in the secrets of a couple and a clan. The author recalls how she found herself plunged into this torment and has been trying ever since to rebuild herself by facing the condition of “outcast” that weighs on her and her family members and has shattered their social existence. “The future has become a black hole that I’m trying to throw myself into,” she writes. She tries to understand the origins of this chain of events that led a couple’s solid bond, united by a complicity that they held onto in the downward spiral that ended on the same court bench. Diane Gontier makes us live through those fateful hours with her when everything was turned upside down after years of success, happiness and a carefree life. She depicts a father carried away by his ambition to the point of losing the sense of all limits, a mother who, after being mixed up in her husband’s affairs and left alone, under the pretext of preserving her own interests, ends up triggering a devastating series of events. The author is not tender towards her loved ones. But her goal is to not settle her accounts. At the end of the book, she gives her father a chance to speak. In search of a hypothetical redemption to redeem himself in others’ eyes and his own, he shares his experience from a humanitarian mission in French Guyana. Diane Gontier published her first novel, Remember, Love Doesn’t Exist, with Robert Laffont in 2015.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


288 pages Publication in France : February 2019

Méfiez-vous des « bonnes intentions ». Be careful of “good intentions.”

Une drôle de fille | A Strange Girl by Armel Job

Quoi de plus paisible que la Maison Borj, cette boulangerie d’une petite ville de province belge à la fin des années 1950 ? Un ménage sans histoire, deux adolescents charmants, un commerce florissant : les Borj ont tout pour être heureux. Avec générosité, ils acceptent de prendre Josée, une orpheline de guerre, en apprentissage. Josée est une drôle de fille. Épileptique, pratiquement illettrée, la jeune fille a cependant un don émouvant pour le chant qui, après une messe de minuit retransmise à la radio, lui vaut une invitation au palais royal. Attisée par les rumeurs et la réprobation venues de l’extérieur, cette invitation va faire exploser l’harmonie des Borj, tiraillés entre le démon de midi du père, les ressentiments de la mère, la jalousie de la fille. Josée devient l’élément catalyseur de leur ruine. Bien malgré elle, comme dans une cure psychanalytique, elle fait resurgir les secrets enfouis, plongeant la famille dans une agitation à laquelle ses crises d’épilepsie font écho. En quelques semaines, la maison Borj va s’effondrer comme un château de cartes, son bonheur apparent, bâti sur des fondements bien fragiles, voler en éclats. Car si, chacun à leur manière, les personnages sont d’abord mus par de bonnes intentions, ils sont rattrapés par leur égoïsme et leur lâcheté. Et, comme souvent, ce sont les innocents qui en font les frais.

What could be more peaceful than Maison Borj, a bakery in a little provincial town in Belgium in the late 1950s? A straightforward family, two charming teenagers, a flourishing business: the Borjs have everything they need to be happy. Then they generously agree to take on Josée, a war orphan, as an apprentice. Josée is a strange girl. Epileptic and practically illiterate, the girl nevertheless has a moving gift for singing that, after a midnight mass broadcast on the radio, earns her an invitation to the royal palace. Stirred up by rumors and disapproval from outsiders, this invitation will shatter the Borjs’ harmony, torn between the father’s mid-life crisis, the mother’s resentment, and the daughter’s jealousy. Josée becomes the catalyst for their ruin. In spite of herself, like a psychoanalytic cure, she brings up buried secrets, plunging the family into as much unrest as that of her epileptic fits. In just a few weeks, the Maison Borj falls like a house of cards, and its apparent happiness, built on fragile foundations, is smashed to pieces. Because, though each character is moved by good intentions at first, they are all trapped by their egoism and cowardice. And, as is often the case, the innocent pay the price. Armel Job is the author of several novels, including The Missing

Armel Job est l’auteur d’une dizaine de romans parmi lesquels La

Woman (Prix René-Fallet for a debut novel), Helena Vannek

Femme manquée (prix René-Fallet du premier roman), Helena

(Belgian High Schoolers’ Prize), False Innocence (Jean-Giono Jury

Vannek (prix des Lycéens-Belgique), Les Fausses Innocences (prix

Prize), You Won’t Judge at All (Belgian High Schoolers’ Prize and Prix

du jury Jean-Giono), Tu ne jugeras point (prix des Lycéens-Belgique

Simenon), Far from the Mosques, In Her Absence, and A Woman I

et prix Simenon), Loin des mosquées, En son absence, Une femme

Loved, all published with Robert Laffont.

que j’aimais, tous publiés chez Robert Laffont.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


378 pages Publication in France : January 2019

Une comédie satirique à l’anglaise! A comedic satire in the style of a British farce.

Divines Surprises | Divine Surprises

by Félix de Belloy

Henry Ribal-Dumas est le prototype du retraité bougon, misanthrope et suffisant. Depuis qu’il est à la retraite, cet ancien cardiologue parisien malheureusement cloué dans une chaise roulante s’est retiré dans sa belle demeure sise au centre d’un bourg de province. Goûtant la bonne chère et le bon vin, Henry entend ne pas se faire polluer l’esprit par des ragots villageois ou la petitesse bourgeoise des médisances provinciales incarnées par le père Cohas, prêtre du village, Geneviève Mehenut, directrice du catéchisme ou encore Isabelle de Bonacourt, seule baronne du comté. Fier, digne et retiré des mondanités, Henry veut consacrer son temps à des choses plus nobles : l’écoute de grandes œuvres de musique classique, la rédaction de ses mémoires ! C’est bientôt Noël. Effervescence dans le village. Crèche, santons, bénédictions à chaque coin de ruelles. Henry fulmine gentiment tandis que sa fille, Mathilde, dite Sosotte, vieille fille un peu limitée intellectuellement mais toujours enjoué, vient lui apprendre que cette année un jeune de la cité voisine, prénommé Ryan, est venu de lui-même demander le Baptême. N’est-ce pas merveilleux ? Oui, merveilleux, certainement… Surtout quand on voit que le Ryan Chambon en question, pur produit de la sous-culture audiovisuelle, ne quitte jamais son survêtement, ni son deux roues. C’est à peine s’il maitrise la langue française. Summum du grotesque : il est toujours affublé de Pupuce, une petite tortue qui l’accompagne partout. Mathilde s’est complètement entichée de lui et de son animal. C’est au jour de la Pâque que Ryan, après avoir potassé sa liturgie chrétienne pendant 4 mois, doit rejoindre la grande famille chrétienne. Un grand moment pour toute la paroisse. Henry rit sous cape. Mais ce jour-là, point de Ryan. Nulle part. Voici qu’on part à sa recherche. On le retrouve in extremis avant la grand messe, extasié au milieu d’un champ, le doigt pointé vers le ciel. Ryan est formel. Il a vu une dame dans le ciel qui lui a parlé. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la rumeur d’une apparition et d’un miracle se propage. Ce n’est qu’un début : les villageois vont retrouver la foi et le chemin de l’église, Henry va retrouver l’usage de ses jambes, Sosotte va à son tour être marquée par la grâce de Dieu. Félix de Belloy dirige un cabinet d’avocat et vit entre Londres et Paris. Il a publié deux romans chez Robert Laffont : La gifle du bon dieu (2003) et Le soleil est une femme (2009).

Henry Ribal-Dumas is the stereotypical grouchy, misanthropic, smug retiree. After he retired, the former Parisian cardiologist became stuck in a wheelchair and retreated into his fine home in the center of a provincial village. Enjoying good food and good wine, Henry doesn’t want to have his mind polluted by the village gossip or the bourgeois politeness of provincial badmouths like Father Cohas, the village priest, Geneviève Mehenut, the Catechism director, or Isabelle de Bonacourt, the only baroness in the area. Proud, dignified, and removed from small talk, Henry wants to devote his time to nobler things: listening to great works of classical music and writing his memoirs! Soon, it is Christmas. The village is buzzing. There are nativity scenes and blessings on every street corner. Henry quietly fumes while his cheerful grown daughter, Mathilde, who goes by Sosette and is somewhat limited on the intellectual front, comes to tell him that this year a young man from the neighboring town named Ryan has come to be baptized. Isn’t it marvelous? Yes, marvelous, of course… Especially when you see the Ryan Chambon in question, a pure product of the audiovisual subculture, who never takes off his coat or gets off his motorcycle. He has barely mastered the French language. But the most ludicrous thing is that he is still attached to Pupuce, a little turtle he takes everywhere with him. Mathilde is completely besotted with Ryan and his pet. It’s on the day of Easter that Ryan, after spending four months cramming Christian liturgy, must join the big Christian family. It is a big moment for the whole parish. Henry is laughing up his sleeve. But Ryan can’t be found anywhere. So everyone goes off in search of him. They find him at the last minute right before High Mass, standing enraptured in the middle of a field with one finger pointed to the sky. Ryan Is sure of it: he saw a woman in the sky who spoke to him. In no time at all, the rumor of an apparition and a miracle spread around the village. And it’s only the beginning: the villagers will rediscover faith and the way to church, Henry will recover the use of his legs, and Sosette will be marked by God’s grace. Félix de Belloy directs a law firm and spends his time between London and Paris. He has published two novels with Robert Laffont: The Good Lord’s Slap (2003) and The Sun is a Woman (2009).

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


176 pages Publication in France : January 2019

Parce que les tatouages sont notre histoire | Tattoos are our story by Héloise Guay de Bellissen

Sur le tatouage, phénomène de société, un texte inspiré et inspirant. Un très bel objet littéraire. An inspired and inspiring book on tattoos, as beautiful as it is captivating.

« Ici seront racontées les histoires vraies de tatoués qui ne se connaissent pas et ne se connaîtront jamais et qui pourtant ont fait le même voyage, la même odyssée. Un passage entre ce qu’on ne sera plus et ce que l’on devient. Et, dans ce genre d’acte, il y a toujours du vivant et du mort, le présent et le passé. Toutes les histoires sont vraies, tous les personnages ont existé et existent. C’est un livre qui ne ment pas car il rend hommage au relief de la chair et convoque nos ressources dormantes. Et chaque personnage réveille une autre histoire qui lui colle à la peau, sans qu’il le sache. » Entre Héloïse Guay de Bellissen et les tatouages, l’histoire est forte, passionnelle depuis qu’enfant elle est restée fascinée par la vision d’une femme tatouée dans une rue de son village. Aujourd’hui, alors que son corps porte de nombreux dessins et inscriptions, en écrivain, elle s’interroge sur la signification, l’esthétique, la portée de ce phénomène. Dans le salon de son mari (tatoueur), elle assiste à des scènes, drôles, bouleversantes, intrigantes, et fait des rencontres qu’elle rapporte ici, entre ses propres expériences et d’autres histoires, provenant de tous les coins du monde et de toutes époques… Un pompier qui maîtrise le feu après seulement s’être fait dessiner sur le corps un dragon, un ancien détenu qui souhaite se faire retirer une croix gammée tatouée en prison, un vétéran de la guerre en Afghanistan qui a transformé son corps en monument aux morts et demande à son fils de poursuivre son œuvre sur son propre corps quand il n’aura plus de place, un désespéré qui se retrouve tatoué sur le visage au lendemain d’une nuit d’ivresse avec des marins, un fan de Johnny métamorphosé par le portrait de son idole qu’il se fait graver sur la peau, une jeune pionnière américaine tatouée sur la face par les indiens qui l’on captivée puis adoptée avant de retrouver la « civilisation ». Pour creuser le sens de ce geste ancestral qu’est le tatouage, Héloïse Guay de Bellissen donne aussi la parole au corps, à la peau, à la cicatrice, au symbole, à la machine à tatouer… Elle signe ici un texte magnifique et inspiré qui entre dans le corps et dans l’esprit comme une musique entêtante, tour à tour douce et tranchante, capable de nous emmener dans les recoins les plus sombres et mystérieux de l’écriture, pour d’un coup s’envoler avec légèreté vers la beauté. Héloïse Guay de Bellissen a été libraire avant de se consacrer à l’écriture. Elle a déjà publié Le Roman de Boddah (Fayard, 2013) - prix Méditerranée des lycéens -, Les Enfants de choeur de l’Amérique (Anne Carrière, 2015) et Dans le ventre du loup (Flammarion, 2018).

“The real people whose tattoo stories are collected here don’t know each other and will never know each other, yet they have all taken the same trip, the same odyssey. A passage between what you are no longer and what you become. And, in this act, there is always the dead and the living, the past and the present. All the stories are true, all of the people existed and do exist. This book tells no lies because it pays homage to the skin’s depth and summons the energy lying dormant within us. And each person awakens a new story from under their skin, without even knowing it.” Héloïse Guay de Bellissen’s passion for tattoos runs deep, ever since she was fascinated as a child by the vision of a tattooed woman in her village. Today, while her own body bears numerous pictures and inscriptions, as a writer she questions the meaning, aesthetics, and impact of this phenomenon. In her husband’s tattoo parlor, she observes funny, touching, and intriguing scenes, and writes here of her encounters, interspersed with her own experiences and other stories collected from all over the world and every er A fireman who only masters fire after he has a dragon drawn on his body, a former prisoner who wants to remove a swastika he had tattooed in prison, a veteran from the war in Afghanistan who turned his body into a monument to the dead and asked his son to continue the work on his own body when there’s no more room, a desperate person who wakes up with a tattoo on his face after a drunken night with some sailors, a fan of France’s Johnny Hallyday transformed by the portrait of his idol engraved on his skin, and a young American pioneer who had her face tattooed by Native American who captivated her then adopted her before she returned to “civilization.” To dig deep into the meaning of the ancestral art of tattoos, Héloïse Guay de Bellissen also allows the body, the skin, the scars, the symbols, and the tattoo machine to speak. This magnificent, visionary text enters the body and mind like overpowering music, at once soft and piercing, capable of taking us to the darkest and more mysterious corners of writing before suddenly carrying us away to a place of beauty. Héloïse Guay de Bellissen was a bookseller before devoting herself to writing. She has already published Buddha’s Novel (Fayard, 2013) – Mediterranean High Schoolers’ Prize – The Choir Children of America (Anne Carrière, 2015) and In the Belly of the Wolf (Flammarion, 2018).

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


208 pages Publication in France : February 2019

Mes nuits apaches | Apache Nights by Olivier Martinelli

« Si vous avez ouvert ce livre, vous allez suivre les aventures d’un type un peu paumé qui va être sauvé par le rock’n’roll. Ce type, je vois un peu qui c’est. Il me ressemble drôlement. » Jonas est un adolescent mélancolique. Brutalement, à presque 10 ans, il perd son père, sa grand-mère, et son frère s’en va. Avec sa mère, il ne forme plus qu’une famille bancale dans un trou perdu de l’Ariège. L’ennui l’écrase. Jusqu’à ce qu’il découvre les disques de rock que lui a laissés son frère. Les Bérurier noir, les Cramps, le Gun club, les Clash, Velvet Underground… Désormais, tout va changer, son look, les filles, les sorties, l’avenir… Désormais, sa vie sera rock. Jonas va plonger dans les nuits apaches. Olivier Martinelli est né en 1967. Il y a de nombreuses années, avant même de se lancer dans l’écriture, il a rédigé ses discours de remerciements pour le Goncourt, le prix Nobel et les Césars. D’un naturel prévoyant et optimiste, il est persuadé que le plus dur est fait.

“If you have opened this book, you are about to follow the adventures of a guy who’s somewhat lost and who will be saved by rock ‘n roll. I can sort of see who this guy is. He looks a lot like me.” Jonas is a depressed teenager. When he was 10 years old, he suddenly lost his father, his grandmother, and his brother. With his mother, they form a wobbly family living in the middle of nowhere in Ariège. Boredom crushes him. Until he discovers the rock albums his brother left him. Béruier Noir, the Cramps, the Gun Club, the Clash, the Velvet Underground… From that point, everything changes: his look, girls, nights out, his future. From that point, his life will be about rock n’ roll. Olivier Martinelli was born in 1967. Many years ago, before he even started his writing career, he wrote his acceptance speeches for the Prix Goncourt, the Nobel Prize, and the Césars. Forward-looking and optimistic, he was convinced that the hardest task was done.

La rencontre magique du rock et des chagrins de l’adolescence.

The magical meeting of rock n’ roll and the pains of adolescence.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


376 pages Publication in France : January 2019

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte... Un premier roman policier arrivé par la poste qui a mis en ébullition le monde de l’édition. You won’t sleep with your window open anymore… The debut crime thriller that’s taking the publishing world by storm.

L’empathie | Empathy by Antoine Renand

Imaginez : vous découvrez dans votre téléphone portable des photos d’un inconnu, prises chez vous, au rezde-chaussée, alors que vous étiez à l’étage. Ou bien, vous dormez dans votre appartement, mais le lendemain vous voyez, sur votre système de vidéosurveillance, un homme qui vous scrute pendant votre sommeil, immobile et silencieux dans le noir. Vous tremblez de peur ? Pourtant vous avez échappé au pire... Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, en un mode opératoire inédit et ultra-violent. Pour le traquer et vous protéger : Marion Mesny et Anthony Rauch, dit la Poire, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la « Brigade du viol », spécialisé dans les affaires de crimes sexuels. Marion, un courage de lionne puisé dans le drame de son enfance. La Poire, une intelligence de loup mais un mensonge qui le détruit à petit feu. Alpha, un grand prédateur dont les souvenirs empestent la mort. Dans Paris transformé en terrain de chasse, trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faut rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Mais vous, vous pourrez de nouveau entrebâiller votre fenêtre la nuit… peut-être.

Imagine this: you discover photos of a stranger in your house, taken on your phone, while you were just one floor above. Or, one morning you awake to find CCTV evidence of a man watching you sleep in your apartment, frozen and silent in the darkness. Are you trembling with fear yet? There’s worse to come… The man is Alpha. He is a red-hot mass of hatred for whom the meaning of life lies in raping and torturing others. The violence of his modus operandi is unprecedented. Here to track him and protect you are Marion Mesny and Anthony Rauch, otherwise known as ‘La Poire’. They work at the heart of the Sexual Assault Unit.Drawn from her troubled childhood, Marion has the bravery of a lion. ‘La Poire’ has the cunning of a wolf but he is haunted by a secret which is eating away at him. Then there’s Alpha, the predatory beast whose memories reek of death. In a Paris transformed into a hunting ground, three warriors battling with their past stalk and pursue one another. None can truly emerge victorious - winning means reopening old wounds and revealing dark secrets. But thanks to Marion and Anthony, you’ll once again be able to leave your windows open at night. Or will you...

Antoine Renand a écrit et mis en scène des courts-métrages, primés en festivals et diffusés à la télévision. Il est l’auteur de plusieurs scénarios de longs-métrages en cours de production. L’Empathie est son premier roman.

Antoine Renand has written and directed several short films which have won awards and been broadcast on television. He is the author of several feature film scripts in production. Empathy is his first novel.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

FrANKFURT 2018


ca. 400 pages Publication in France : September/October 2019

2018-2019: The year of Jean Michel Jarre Celebrating 50 years of music and 80 million records sold with the new album ‘Planet Jarre’ and his autobiography. 3 chapters available Full manuscript Spring 2019 for publication Autumn 2019.

Mélancholique Rodéo| Melancholic Rodeo by Jean Michel Jarre

La vie de Jean-Michel Jarre est un roman qu’aucun romancier n’aurait osé imaginer, où l’incroyable se mêle à la détermination, l’engagement à l’inattendu, la sincérité au sensationnel, la solitude à la foule. Ce cheminement insensé, totalement atypique, il le raconte aujourd’hui dans un livre étonnant, bien plus que la simple biographie d’un musicien célèbre, un captivant rodéo. Lorsque Jean-Michel Jarre part à la rencontre de luimême, son récit, tout à la fois intime et universel, transporte le lecteur au coeur d’une littérature faite d’extraordinaire, de rencontres, de voyages, de bruits, d’émotions, d’intranquillité, de sensualité, d’ombres et de lumières rythmant une mélancolie souterraine.

The life of Jean-Michel Jarre is a novel that no author could ever have imagined. Impossibility is met with determination, perseverance with the unexpected, seriousness with the sensational and solitude with the crowd. He now recounts the story of his wild and completely unorthodox journey in this stunning book. It’s much more than a biography of a famous musician, but rather one of a captivating rodeo. When Jean-Michel Jarre launches into telling us his story which is at once intimate and universal, he transports the reader into the world of the extraordinary. Amazing encounters, journeys, sounds, emotion, turbulence, sensuality, darkness and light all merge to form a kind of deep-seated melancholy.

« Il aura fallu une lettre, arrivée par la poste. Une lettre a réveillé mon histoire. La ville de Lyon, ma ville d’origine, la « grande » ville de mon enfance, m’y informe qu’une rue, bientôt, y portera le nom de ma mère. Rue FrancePejot. Des gens vont naître, habiter, s’aimer rue FrancePejot. C’est donc aujourd’hui à elle, l’inconnue de nous trois, que reviennent les honneurs de la postérité. Pour elle, héroïne de la Résistance, et de l’ombre, à mes yeux héroïne tout court, la mémoire de la rue, la reconnaissance éternelle. Magnifique ironie du sort et de la vérité, dans laquelle je vois un signe, le moment de m’y mettre.

« It would take a letter that came in the mail. A letter that reawakened my story. The city of Lyon, my birthplace, the “big” city of my childhood informed me that, soon, a street would bear my mother’s name. Rue France-Pejot. People are going to be born, live, and make love on Rue France-Pejot. And so now she is the one, the anonymous name among the three of us, who will receive the honors of posterity. She, a heroine of the French Resistance, and of obscurity, but in my eyes a heroine, period, she is bequeathed with the memory of a street and with it, eternal recognition. How magnificent is the irony of fate and truth, in which I saw a sign, the moment to start telling my story.

Alors voilà : de cette héroïne, j’ai hérité, je l’espère, un peu de son humour, de sa débrouillardise et de sa vigilance. Réfractaire aux abus de pouvoir. De l’abandon de mon père, je conserve un besoin viscéral, parfois aveugle, de protéger, aider, sauver les femmes et les enfants, y compris, c’est arrivé, contre leur gré. La musique, malgré des débuts chaotiques -- ma première professeure de piano me frappait à coups de règle sur les doigts, je la détestais, ce que j’avais écrit sur les murs de ma chambre, « je déteste ma professeure de piano, je déteste ma professeure de piano » --, la musique dans laquelle je mets chaque jour les mains, sensuelle échappée, a été mon errance autant que mon salut, et le masque tonitruant de ma solitude. Je m’appelle Jean-Michel Jarre, et le temps est venu de raconter. »

So here we go: from this heroine, I inherited, I hope, a little of her humor, her resourcefulness, and her vigilance. And, perhaps most of all, her resistance to abuses of power. My father’s abandonment left me with a visceral, and, at times, blind need to protect, help, save women and children, even, as has happened, against their will. Music, despite my chaotic beginnings—my first piano teacher hit my fingers with a ruler, I hated her, which is what I wrote on my bedrooms walls “I hate my piano teacher, I hate my piano teacher”—music has been what I dig my hands into every day, a sensual escape, my temptation as well as my salvation, and the garish mask over my solitude. My name is Jean-Michel Jarre, and the time has come to tell my story. »

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

FrANKFURT 2018


ca. 140 pages Publication in France : February 2019

L’obsession du bien-être | The Obsession with Well-Being by Benoit Heilbrunn

La notion de bien-être aura-t-elle bientôt remplacé celle de bonheur ? Will the notion of well-being soon replace that of happiness?

Qu’est-ce que le bien-être et comment le mesure-t-on ? Que ce soit dans la publicité, les magazines, ou le développement d’une nouvelle industrie dite de « l’expérience », le bien-être semble avoir supplanté le bonheur. On nous propose tous les jours du bien-être en prêt-à-porter. La surabondance de couleurs pastel, de formes arrondies, de sourires extatiques et l’apologie des éléments naturels dans l’imagerie marchande indiquent que le bien-être est devenu une mythologie d’aujourd’hui. Mais, au-delà d’un simple mécanisme d’orientalisation (ou de zénification) de la pensée occidentale, à l’œuvre depuis les années 1970, que signifie cette évolution ? Symptôme d’une recherche de compétitivité dans une société obsédée par la mesure permanente de la satisfaction, le bien-être a créé une industrie qui s’appuie tour à tour sur l’économie comportementale, les neurosciences et la psychologie. En plus d’être devenu une forme d’injonction paradoxale (qui stigmatise le mal-être), le bien-être n’est-il pas devenu une arme d’intensification du capitalisme ? Sous couvert de la promesse pour tout un chacun de se sentir bien, il s’agit souvent de produire des individus toujours plus performants et compétitifs. Cet objectif ne nous éloigne-t-il pas définitivement de toute recherche métaphysique et spirituelle ? De plus, en reléguant aux oubliettes la notion de plaisir, et en valorisant à l’extrême les valeurs individualistes, la poursuite effrénée du bien-être ne risque-t-elle pas d’encourager l’égoïsme, voire de fragiliser le vivre ensemble ? Dans cet ouvrage argumenté et fouillé, l’auteur défend l’idée que le bien-être, posé comme un diktat, caractérise une mutation anthropologique fondamentale des sociétés occidentales, qui remplace l’aspiration légitime au bonheur par une idéologie du confort. Diplômé d’HEC et de l’EHESS, docteur en sciences de gestion, Benoît Heilbrunn est professeur de marketing à l‘ESCP Europe. Il a également publié Le Marketing. Une introduction critique (La Découverte, « Repères », à paraître), Le Packaging (PUF, « Que sais-je ? », 2012), La Marque (PUF, « Que sais-je ? », 2014), Le logo (PUF, « Que sais-je ? », 2007), et édité La Performance, une nouvelle idéologie ? (La Découverte, 2004).

What is well-being, and how can it be measured? Whether in the news, magazines, or the development of a new “experience” industry, well-being seems to have supplanted happiness. Every day we are offered wellbeing in a ready-to-wear format. The overabundance of pastel colors, rounded shapes, ecstatic smiles and the host of natural elements in merchandizing images indicate that well-being has become today’s mythology. But beyond the simple mechanism of Orientalization (or zenification) of Western thought that has been at work since the 1970s, what does this development mean? A symptom of competitiveness in a society obsessed by constantly measuring satisfaction, well-being has created an industry based on behavioral economics, neuroscience, and psychology. More than a double bind (that stigmatizes discontent), it could be argued that wellbeing has become a weapon of intensification for capitalism. Under the cover of the promise to make each person to feel good, it is often about producing individuals who are more and more performance-driven and competitive. But doesn’t this goal distance us from any form of metaphysical and spiritual seeking? Moreover, by relegating the notion of pleasure to the scrap heap and accentuating individual values to the extreme, doesn’t the frantic pursuit of well-being encourage selfishness, even weakening our ability to live with others? In this convincing, meticulous book, the author defends the idea that well-being, set up as a diktat, is a fundamental anthropological mutation in Western societies that is replacing the legitimate aspiration for happiness with an ideology of comfort. A graduate of HEC business school and EHESS and a Doctor of Management Science, Benoît Heilbrunn is a professor of marketing at ESCP Europe. He has also published Marketing: A Critical Introduction (La Découverte, “Points of Reference” Collection, forthcoming), Packaging (PUF, “What Do I Know?” Collection, 2012), Branding (PUF, “What Do I Know?” Collection, 2014), Logos (PUF, “What Do I Know?” Collection, 2007), and has edited Performance: A New Ideology? (La Découverte, 2004).

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


240 pages Publication in France : February 2019

Le tout premier livre de L214, l’association au succès croissant, qui dénonce depuis des années la souffrance animale dans des vidéos retentissantes. The first book from L214, the noteworthy association that has been decrying animal suffering for years with their powerful videos.

On n’est pas des bêtes | We’re Not Animals by Association L214

Ce livre raconte l’aventure improbable d’un groupe de citoyens engagés, parti à l’assaut d’une inquiétante forteresse, l’industrie de la viande et son cortège de souffrances insensées, imposées chaque année à des millions d’animaux. Avec ses vidéos qui entraînent des millions de vues, l’association L214, devenue le fer de lance du véganisme, a rendu publique une cinquantaine d’enquêtes en moins de dix ans. Leurs armes : des caméras, pour dévoiler dans les médias ce qui se trame dans les abattoirs ; et un Thermos de café avec leur camarade d’Eyes on animals, pour suivre en voiture des transports de bétail, pendant des dizaines d’heures, des Pays-Bas à la Turquie, en passant par la France. Leur objectif : améliorer le sort des animaux et montrer la réalité de la souffrance animale. Une souffrance qui dépasse infiniment celle de la simple mise à mort. Une souffrance absurde, produit d’un système qui traite des êtres sensibles et conscients comme une matière première, et pour lequel peu de gens sont fiers de travailler. Du gavage d’oies aux conditions sordides dans les abattoirs (poussins hachés menus, poulets ébouillantés vivants, porcs mutilés, vaches maltraitées…), en passant par le travail de sape des lobbies, nos infiltrés dénoncent les multinationales et les pouvoirs publics, et nous alertent sur cette « malbouffe » qui termine... dans nos assiettes. L’association L214 a été fondée en 2008 par Brigitte Gothière et Sébastien Arsac, qui sont des militants animalistes de longue date. Leurs images tournées dans différents abattoirs en France ont conduit à un audit généralisé dans tous les abattoirs de boucherie et à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Directrice de l’ONG Eyes on Animals et éthologue de formation, Lesley Moffat enquête sur le terrain aux côtés des animaux transportés sur de longues distances, des pays de l’Union européenne vers le monde entier (de la Turquie au Ghana). Ouvrage écrit en collaboration avec le journaliste Erwan Seznec, auteur de nombreux livres d’enquête, dont Le Livre noir des syndicats (Robert Laffont, 2016).

This book reveals the unlikely adventure of a group of poltically aware citizens who launched an attack on a troubling stronghold: the meat industry and all of the senseless suffering that goes with it, imposed each year on millions of animals. With their videos that draw millions of views, L214 has become the spearhead of veganism, publishing over fifty investigations in less than ten years. Their weapons? Cameras, to reveal to the media what happens in slaughterhouses, and a Thermos of coffee to share with their comrades Eyes on Animals, a Netherlands-based animal welfare organization, as they follow livestock transport vehicles by car for dozens of hours from the Netherlands to Turkey by way of France. Their goal: improving animal’s lives and revealing the reality of animal suffering, a suffering that goes far beyond simply being put to death. It is absurd, produced within a system that treats sentient, conscious beings as raw materials and that few people are proud to work for. From force-feeding geese and the sordid conditions in slaughterhouses (tiny hatched chicks, chickens boiled alive, mutilated pigs, mistreated cows…) to the undermining work of lobbyists, our infiltrators denounce multinationals and public powers and alert us to the “junk food” that ends up… on our plates. L214 was founded in 2008 by Brigitte Gothière and Sébastien Arsac, both longtime animal rights activists. Their footage taken in slaughterhouses all over France led to a general audit of all of the country’s slaughterhouses and the establishment of a parliamentary inquiry committee. The Director of the NGO Eyes on Animals and trained ethologist Lesley Moffat does fieldwork on the transportation of animals over long distances, in particular from the European Union to the rest of the world (from Turkey to Ghana). This work was written in collaboration with the journalist Erwan Seznec, author of numerous investigative works including The Trade Unions’ Black Book (Robert Laffont, 2016).

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


160 pages Publication in France : January 2019

Spécialiste de l’Occupation, Cédric Meletta révèle le destin diabolique de sept femmes parmi les plus engagées dans la collaboration. Cédric Meletta, specialist of France’s Nazi Occupation, reveals the diabolical fate of seven women who were among the most involved in the collaboration.

Diaboliques | Nasty Women by Cédric Meletta

Elles s’appellent Andrée Cotillon, Alice Mackert, Juliette Goublet, Rudolfina Kahan, Walraute Jacobson, Hélène de Tranzé, Maud Champetier de Ribes. Concubines, égéries, espionnes, putains de bas-fond, belles de jour, intellectuelles ou aristocrates fauchées, elles ont frayé avec la pègre, prêté main forte à la Gestapo, trempé dans tous les mauvais coups. Ces hyènes au destin sordide et tumultueux ont pris part à des rafles d’enfants, servi de rabatteuses au sinistre docteur Petiot ou traqué les résistants dans la bataille du Vercors aux côtés de l’occupant. L’auteur est partie sur les traces de ces aventurières, prédatrices ou criminelles oubliées, les exhumant du secret des archives comme dans un roman de Modiano. Il lève un tabou en montrant que la collaboration ne fut pas seulement une affaire d’hommes et que des femmes s’y impliquèrent tout autant. La plupart furent poursuivies et condamnées à la Libération, certaines fusillées lors d’exécutions sommaires. Cédric Meletta ne refait pas leur procès. Il se plonge dans le destin de chacune d’elles, sonde leur âme noire comme on rouvre des dossiers enfouis, et nous livre un tableau fascinant de cette période dont il restitue l’atmosphère et les intrigues avec une grande finesse psychologique et un sens aigu du détail et de l’anecdote. Son récit est tout autant celui d’un historien que d’un romancier. Docteur ès lettres, Cédric Meletta est l’auteur de Jean Luchaire. L’Enfant perdu des années sombres (Perrin, 2013), et de Tombeau pour Rubirosa (Séguier, 2018).

Their names are Andrée Cotillon, Alice Mackert, Juliette Goublet, Rudolfina Kahan, Walraute Jacobson, Hélène de Tranzé, and Maud Champetier de Ribes. They were common-law wives, spies, skid row whores, daytime prostitutes, intellectuals, or penniless aristocrats, all of whom got mixed up with the underworld, lent a hand to the Gestapo, and got too deep in sordid affairs. These nasty women led tumultuous lives, taking part in rounding up children to be sent to the camps, serving as beaters for the sinister Dr. Petiot and tracking members of the Resistance in the battle of Vercours alongside German Occupiers. The author has traced the footsteps of these rogue, predatory, and forgotten women, uncovering secrets in archives like in a Modiano novel. He lifts a taboo by showing that it was not only men involved in the collaboration, but also women. The majority were hunted down and condemned during the Liberation, and some were shot during summary executions. Rather than putting them on trial once more, Cédric Meletta seeks to dive into the lives of each one, probe their black souls like one would when reopening a long-buried case file, and offer a fascinating picture of the atmosphere and intrigues of the Occupation period, which he recreates with great psychological finesse and an acute sense for detail and anecdotes. His account is just as much that of a novelist as a historian. Cédric Meletta holds a Doctor of Letters degree and is the author of Jean Luchaire: The Lost Child of the Dark Years (Perrin, 2013), and A Tomb for Rubirosa (Séguier, 2018).

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


288 pages Publication in France : November 2018

Spécialiste des questions de défense au Monde, Nathalie Guibert livre une enquête approfondie sur la situation de notre armée et ses démêlés avec le pouvoir politique, révélés au grand jour par l’affrontement spectaculaire entre le président Macron et le général de Villiers.

After covering education and law-related issues for Le Monde, Nathalie Guibert went on to serve as co-director of the paper’s France team and became its defense correspondent in 2009.

Qui c’est le chef?| Who’s the Boss? Nathalie Guibert

Pour la première fois sous le régime présidentiel de la Ve République, un chef d’état-major des armées a démissionné le 19 juillet 2017. Issue logique d’un bref et violent combat de chefs, le départ du général Pierre de Villiers a été considéré comme le premier faux pas politique d’Emmanuel Macron. Nathalie Guibert dévoile tout ce qui s’est vraiment passé entre ces deux hommes et que ni l’un ni l’autre n’a révélé. La crise intervient à un moment très particulier, vingt ans après la fin du service national décidée par Jacques Chirac et après la fin de la guerre froide. Depuis vingt ans, l’exécutif français a réduit ses moyens régaliens tout en multipliant ses aventures expéditionnaires. La secousse de 2017 est le produit d’une contradiction devenue intenable entre les ambitions et les moyens militaires de la France. Après deux quinquennats épuisants de batailles budgétaires, l’état-major évoque un effondrement possible, semblable à celui de 1940. Il apparaît aussi que le quinquennat de François Hollande, au cours duquel le président « normal » a pourtant exprimé de nombreux élans guerriers, a abîmé le lien politico-militaire. Pendant cinq ans le président fut plus faible que ses prédécesseurs, le ministre de la Défense plus fort que tous les autres, son cabinet ouvertement hostile aux généraux. Le chef d’état-major a occupé une place inédite au cœur du pouvoir exécutif au moment même où l’on réduisait ses prérogatives. Des fantômes ont été réveillés, notamment celui du putsch des généraux d’Alger de 1961. Le combat de chefs de juillet 2017 est également une histoire d’hommes qui se sont mal compris. La crise a opposé un militaire d’expérience de 61 ans inscrit dans la pure tradition à un président de 39 ans surgi à l’occasion d’un chaos politique historique. Un général qui n’a jamais vraiment combattu à un inspecteur des finances qui n’avait jamais vraiment fait de politique. Après avoir travaillé sur les questions d’éducation et de justice au journal Le Monde, Nathalie Guibert a codirigé le service France du quotidien et est devenue la correspondante défense en 2009.

For the first time in France’s Fifth Republic, a Chief of the General Staff of the Armies resigned on July 19, 2017. General Pierre de Villiers’ departure was the logical result of a brief and violent combat between two leaders, and was also considered Emmanuel Macron’s first political faux pas. Nathalie Guibert reveals everything that really happened between the two men, which neither has revealed publicly. The crisis comes at a very particular moment in time, twenty years after the end of both compulsory military service in France, as initiated by Jacques Chirac, and the Cold War. Two decades later, the French president has reduced his sovereign means while multiplying his expeditionary adventures. The shake-up of 2017 is the product of an untenable contradiction between France’s military ambitions and its means. After two presidential terms worn out with budget battles, the Chief of Staff evokes a possible collapse, like that of 1940. The Chief of Staff occupied an unprecedented place in executive power at the very moment his prerogatives were being reduced. Several ghosts were revived, especially that of the Algiers putsch of 1961. The fight between the military and executive chiefs in July 2017 is also a story of two men who misunderstood each other. It opposed a 61-year-old experienced military general inscribed in pure tradition with a 39-year-old president who has risen to the occasion in a historical moment of political chaos. A general who has never really fought against an Inspectorate General of Finances who has never really been involved in politics. After covering education and law-related issues for Le Monde, Nathalie Guibert went on to serve as co-director of the paper’s France team and became its defense correspondent in 2009.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


252 pages Publication in France : January 2019

Entrer en stratégie | Entering into Strategy by Vincent Desportes

À l’instantanéité doit succéder la réflexion, à la réaction permanente doit désormais prévaloir le recul stratégique. Immediacy must follow reflection, and strategic postponement must prevail over constant reaction.

La stratégie naît il y a 2500 ans, à Athènes – Thucydide et Xénophon – et en Chine – Sun Tzu et son célèbre Art de la guerre. Les termes de stratège et de stratégie disparaissent ensuite en Occident pour ne réapparaître qu’au siècle des Lumières. Art militaire au départ, elle s’intéresse plus tard à d’autres domaines, l’économie et l’entreprise, notamment. Méthode de pensée pour l’action et sa conduite dans le réel, elle apparaît indispensable dans notre monde moderne, de jour en jour plus complexe et incertain. Les bouleversements fréquents et inattendus s’accélèrent, nous sommes tous plongés dans les impératifs du court terme et l’efficacité est oubliée au profit de l’efficience. A l’inverse, la stratégie suppose la conscience du long terme, et le stratège, refusant de se laisser engluer dans le conjoncturel, croit en sa capacité de façonner le futur. Spécialiste de la réflexion stratégique, le général Desportes livre dans ce passionnant ouvrage les éléments constitutifs centraux de cet art, quel que soit son domaine d’application. Volontairement court et accessible, Entrer en stratégie propose, selon un découpage thématique et en s’appuyant sur les exemples issus de l’histoire, une série de réflexions sur les grands principes de toute stratégie.

Strategy was born 2500 years ago, in Athens with Thucydides and Xenophon, and in China with Sun Tzu and his famous Art of War. The terms “strategist” and “strategy” then disappeared in the East, only to reappear during the Enlightenment. Originally a military art, it later involved other fields, especially economics and business. A method of thought for action and its management in real time, it seems to have become indispensable in our modern world, which is growing more complex and uncertain with each day. Sudden unexpected upheavals are happening more and more frequently, and when we are all immersed in short-term orders, effectiveness is forgotten in the striving for performance. In contrast, strategy calls for long-term awareness, and the strategist, refusing to be caught up in the short-term, believes in his or her capacity to mold the future. A specialist in strategic reflection, General Desportes offers the constituent central elements of this art, no matter its area of application, in this fascinating book. Deliberately short and accessible, Entering into Strategy uses thematic divisions and examples from history to offer a series of reflections on the main principles of all kinds of strategy.

Après avoir dirigé l’École de guerre, le général Vincent Desportes, ingénieur et docteur en histoire est aujourd’hui professeur des universités associé à Sciences-Po où il enseigne la stratégie, ainsi qu’à HEC. Il a écrit une dizaine d’ouvrages, dont Décider dans l’incertitude (Economica, 2008), et La Dernière Bataille de France (Gallimard, 2016), grand prix 2016 de l’Académie française.

After serving as the head of France’s École de Guerre, General Vincent Desportes, an engineer and Doctor of History is now an associate professor at HEC and Sciences-Po where he teaches strategy. He has written several books, including Deciding in Uncertainty (Economica, 2008), and France’s Last Battle (Gallimard, 2016), which won the French Academy’s Grand Prize in 2016.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


288 pages Publication in France : February 2019

Après trente ans de cavale, Gilles Bertin, ancien leader du groupe punk Camera Silens, s’est livré à la police… Il raconte aujourd’hui son incroyable exil. After thirty years on the run, Gilles Bertin, former front man of the punk group Camera Silens, turned himself in to the police… Now he recounts his incredible time in exile.

Pour la gloire! | Only for the Glory! by Gilles Bertin

Le braquage avait défrayé la chronique. Le 26 avril 1988, une improbable bande de malfaiteurs – punk, anarchistes et toxicomanes – avaient kidnappé des convoyeurs de fonds pour se faire ouvrir les coffres de la Brink’s à Toulouse. Butin : 11,7 millions de francs en petites coupures (soit 2,8 millions d’euros) et pas un coup de feu tiré. Après des années d’enquête, certains participants sont interpellés et 150 000 francs retrouvés, mais les principaux braqueurs et le reste de l’argent, envolés… Parmi eux, Gilles Bertin, leader du groupe punk Camera Silens. Recherché par Interpol, il laisse femme et enfant derrière lui et fuit à Lloret-del-mar, cité balnéaire espagnole, puis à Lisbonne. Avec sa part du butin, il se crée une nouvelle vie loin de la délinquance – un job, une femme, un enfant, des amis. Et puis, en 2016, il décide de se rendre. Il veut solder ses comptes, retrouver son identité, son fils aîné, et que son cadet grandisse dans la vérité. Il franchit à pieds les Pyrénées, retrouve à Toulouse son avocat Me Christian Etelin, et se rend à la justice. Condamné en 2004 à dix ans de prison par contumace, sa peine est aujourd’hui commuée à cinq ans avec sursis. Il est libre. Dans un récit à la fois dur, émouvant mais aussi souvent très drôle, l’ex-punk repenti raconte son incroyable vie de hors-la-loi : les concerts, la drogue, les mauvaises rencontres, le braquage minute par minute, ses années de clandestinité, la rencontre avec sa femme, les peurs, les fuites, les morts. Un texte d’une incroyable humanité.

The robbery was the talk of the town. On April 26, 1988, an improbably band of miscreants—punks, anarchists and druggies—stole some cash-in-transit vans to open the vaults of Brink’s in Toulouse. The loot? 11.7 million francs in small denominations (some 2.8 million euros) and not a shot fired. After years of investigation, some of the participants were questioned and 150,000 francs were found, but the main players and the rest of the money had disappeared… Among them was Gilles Bertin, the frontman of the punk group Camera Silens. Investigated by Interpol, he left his wife and child behind and fled to Lloret-del-mar, a town on the Spanish coast, then Lisbonne. With his part of the loot, he created a new life for himself far from delinquency, with a job, a wife, a child, and friends. And then, in 2016, he decided to go back. He wanted to settle his accounts, rediscover his true identity and his oldest son, and tell his younger son the truth. He crossed the Pyrenees on foot, found his lawyer Christian Etelin in Toulouse, and turned himself in. Condemned in 2004 to ten years in prison for contempt of court, he instead received a suspended sentence of five years. Today, he is free. The ex-punk’s story is hard and moving, but also quite funny at times, as he recalls his incredible life as an outlaw: concerts, drugs, mixing with the wrong crowd, minute by minute of the robbery itself, his years in hiding, meeting his wife, his fears and escapes, and the deaths that shook him. This is a text filled with unbelievable humanity.

Né en 1961, Gilles Bertin a été le leader du groupe de punk français Camera Silens durant les années 1980. Suite à un braquage, il a vécu trente ans dans la clandestinité avant de se rendre à la police en 2016. Pour la gloire est le récit de cette vie hors du commun.

Born in 1961, Gilles Bertin was the front man of the French punk group Camera Silens in the 1980s. After a robbery, he spent thirty years in hiding before turning himself in to the police in 2016. Only for the Glory is the story of his extraordinary life.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


224 pages Publication in France : January 2019

Les Invisibles de la République | France’s Invisible Generation by Salomé Berlioux and Erkki Maillard

Le premier livre sur la jeunesse de France dite « périphérique ». Ces millions de jeunes Français – près de deux sur trois ! – dont personne ne parle : ceux des campagnes, des villages, des petites villes et des zones pavillonnaires, éloignés des grandes métropoles. The first book on France’s so-called “peripheral” youth. Millions of young French citizens—almost one in three!—about whom no one speaks: those in the country, the villages, the little towns and suburbia, far from the big cities.

On ne les voit pas. On ne parle pas d’eux. Ils ne font pas de bruit. Leur l’isolement sabote la cohésion sociale, favorise la montée des extrêmes et met en péril la République. C’est une jeunesse majoritaire, à fort potentiel… et pourtant oubliée. Ces millions de jeunes Français dispersés sur le territoire ont un point commun : le parcours d’obstacles qui s’impose à eux. Autocensure, manque d’informations et de mobilité, fragilité économique, absence de réseaux, fracture digitale… Ces obstacles forment une vaste chaîne de découragement qui mine la société française. À travers des dizaines de témoignages et de données tirées de leur expérience de terrain, les auteurs décrivent pour la première fois cette jeunesse invisible. Et mettent ainsi au jour les racines d’une inégalité des chances qui détruit le tissu social. Face à ce constat sans complaisance, ils proposent des solutions concrètes et novatrices pour dépasser les clivages et polémiques politiciennes. Un coup de projecteur sur le cœur des fractures françaises. C’est un essai qui touchera plus de 60 % de Français qui habitent la France périphérique. Les familles, mais aussi les enseignants qui reconnaîtront les difficultés de leurs élèves, les milliers de maires et d’élus qui les côtoient.

No one sees them. No one talks about them. They don’t make any noise. Their isolation makes a mess of social cohesion, favors the rise of extreme values and puts the French Republic in peril. It is a youthful majority, with strong potential… yet completely forgotten. These millions of young French people spread all around the country share something in common: the obstacle course forced on them. Self-censure, a lack of information and mobility, economic fragility, absence of networks, a digital divide… these obstacles make up a big chain of discouragement that is undermining French society. Through dozens of interviews and data from their experience in the field, the authors describe this invisible generation for the first time, thus bringing to light the causes for the unequal opportunities that are destroying the country’s social fabric. Faced with this uncompromising assessment, they offer concrete, novel solutions to go beyond political divisions and polemic. A spotlight on the heart of what’s dividing the country. Over 60% of France lives in “peripheral” areas outside the country’s big cities, and this book will be invaluable to its families, but also its teachers who will recognize the difficulties they face with their students, along with thousands of mayors and elected officials across France.

Salomé Berlioux incarne le potentiel des territoires périphériques. Elle a grandi dans l’Allier et a elle-même vécu ce parcours d’obstacles. Avec Erkki Maillard, elle a créé Chemins d’avenirs, la première association qui informe, accompagne et promeut des milliers de jeunes issus des zones isolées.

Salomé Berlioux embodies the potential of France’s “periphery.” She grew up in central France and experienced the same obstacles as those in this book. With Erkki Maillard, she created Paths for Futures, the first association aimed especially at informing and promotng thousands of young people from France’s isolated areas.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


270 pages Publication in France : Februrary 2019

Peut-on lutter contre soi-même ? Et si notre cerveau était devenu notre pire ennemi ? Can we fight against ourselves? Have our brains become our worst enemies?

Le Bug humain | The Human Bug by Sébastien Bohler

Plus qu’un moment critique nous vivons une véritable tragédie. Surpopulation, surpoids, surproduction, surconsommation, surchauffe, surendettement, nous avons basculé dans l’ère de tous les superlatifs qui mène l’humanité tout droit à sa perte. Si la capacité des ressources de la planète sont comptées, alors nos jours aussi le seront… Inéluctablement. Mais alors que la situation empire heure après heure, aucune réponse collective tangible ne vient. Nous voyons le mur se rapprocher et nous ne faisons rien. La conscience de ce qui nous attend ne semble avoir aucun effet sur le cours des événements. Pourquoi ? Sébastien Bohler docteur en neuroscience et rédacteur en chef du magazine Cerveau et psycho apporte sur la grande question du devenir contemporain un éclairage nouveau, dérangeant et original. Pour lui, le premier coupable à incriminer n’est pas l’avidité des hommes ou leur supposée méchanceté mais bien, de manière plus banalement physiologique, la constitution même de notre cerveau lui-même. Au cœur de notre cerveau, un petit organe appelé striatum régit depuis l’apparition de l’espèce nos comportements. Il a habitué le cerveau humain à poursuivre 5 objectifs qui ont pour but la survie de l’espèce : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, étendre son territoire, s’imposer face à autrui. Le problème est que le striatum fonctionne si bien qu’il se perfectionne sans cesse(l’homme s‘est bien imposé comme le mammifère dominant de la planète) et réclame toujours plus de récompenses pour son action. Tel un drogué, il ne peut discipliner sa tendance à l’excès. À aucun moment, il ne cherche à se limiter. Hier notre cerveau était notre allié, il nous a fait triompher de la nature. Aujourd’hui il est en passe de devenir notre pire ennemi. Ancien élève de l’École Polytechnique, ce spécialiste en neurobiologie moléculaire s’est orienté vers le journalisme. Directeur de la revue Psycho et cerveau, Sébastien Bohler est également chroniqueur sur France Inter (La tête au carré) et Arte (28 minutes).

The moment we live in is not just critical—it’s a a genuine tragedy. Overpopulation, obesity, overproduction, overconsumption, and a crippling debt—we have toppled into the era of too much, leading humanity straight to its downfall. If the planet’s resources are limited, then so too are our days… it’s an unavoidable fact. But while the situation worsens hour by hour, there has been no tangible collective response. We can see the wall coming towards us and we’re doing nothing about it. The knowledge of what awaits us does not seem to be having any effect on the course of events. But why? Sébastien Bohler, a doctor in neuroscience and editor-inchief of France’s leading neuroscience and psychology magazine, tackles the big question from a new perspective, one that’s both unsettling and original. For him, the main culprit is not mankind’s greed or our supposed illwill, but rather, simply from a physiological standpoint, the very makeup of our brains. In the center of our brain is a little organ called the striatum that has controlled our behavior as long as our species has been on Earth. It has wired the human brain to pursue five goals whose objective is survival: eating, reproducing, acquiring power, extending our territory, and asserting our dominance over others. However, the striatum functions so well that it is constantly perfecting itself (and mankind has indeed proven to be the dominant mammal on the planet) and is always demanding more rewards for its work. Like a drug addict, it cannot master its own tendency towards excess. At no point does it try to restrain itself. Yesterday our brains were our allies, allowing us to triumph over nature. Now, they have become our worst enemies. A graduate of France’s prestigious École Polytechnique and specialist in molecular neurobiology, Sébastien Bohler’s career path has led to journalism. He directs the review Cerveau et Psycho and is also a television commentator on France Inter (La Tête au Carré) and Arte (28 Minutes).

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


144 pages Publication in France : January 2019

Abondance et bien-être | Wealth and Well-Being by Sébastien Baudry

Un petit guide indispensable pour ne plus avoir à se soucier de l’argent et (enfin) renouer avec le bien-être. A small, essential guide to help you stop worrying about money and (finally) get back to a proper sense of well-being.

Qu’est-ce qui me retient de demander une augmentation à mon patron ? de changer de travail ? de monter une entreprise ? Quels sont les gestes simples que je pourrais mettre en place pour atteindre la liberté financière ? Qu’est-ce que je recherche réellement dans l’argent ? Quel est mon profil financier : suis-je acteur de ma propre vie financière ou ai-je tendance à subir ? Comment l’argent contribue-t-il à mon bienêtre ? L’argent est omniprésent dans nos vies et pourtant nous passons nos journées à courir après, sans bien le connaître. L’objectif de ce livre est donc de mieux l’appréhender, de mieux le comprendre, pour qu’il puisse redevenir ce qu’il a toujours été : un moyen, ou plutôt une énergie qu’il faut savoir utiliser pour s’accomplir, s’épanouir et retrouver l’harmonie. L’auteur, Sébastien Baudry, accompagne ici le lecteur dans sa quête vers l’abondance et l’indépendance. Tel un coach, il nous prend par la main et nous donne des outils simples pour nous responsabiliser et rejeter la fatalité : je veux gagner de l’argent parce que je l’ai décidé, je veux être cocréateur et coacteur de ce que je vis. Des exercices simples sont proposés au fil des pages pour se poser les bonnes questions, pour approfondir sa réflexion sur son profil financier ou sur les préjugés, pour décrypter ses peurs, ses angoisses, mais aussi pour apprendre quelques bases de communication, comme la gestuelle, la posture et le langage du corps pour mener à bien un projet. Sébastien Baudry a un parcours atypique. Féru de développement personnel, il a mené sa carrière en autodidacte et a monté de nombreux projets et sociétés aussi bien dans le domaine du voyage, de l’immobilier, que du conseil dans le développement financier des entreprises et des particuliers. Il travaille aujourd’hui dans le milieu de la finance dans une société internationale d’investissements et de conseil global.

What keeps me from asking my boss for a promotion? From changing jobs? From starting my own business? What simple steps can I take to reach financial freedom? What do I really want from money? What is my financial profile—am I an active participant in my financial life or do I tend to submit to other forces? How does money contribute to my sense of well-being? Money is a pervasive force in our lives, and yet we spend our days chasing it without really understanding it. The goal of this book is to help you understand money better so that it can once more become what it has always been: a means, or rather a source of energy that you must harness in order to blossom, find fulfillment, and rediscover balance in your life. The author, Sébastien Baudry, takes the reader along with him on his quest for wealth and independence. Like a coach, he takes us by the hand and gives us simple tools to become responsible and reject the status quo, instead saying I want to earn money because I have decided to, I want to be a co-creator and active participant in my life. The book offers simple exercises along the way to help readers ask themselves good questions, gain a deeper understanding of their financial profile and assumptions, decipher their fears and worries, as well as learn a few basics of communication basics, like body language, posture, and gestures, that can help with successfully completing a project.

Sébastien Baudry has had an atypical career path. Passionate about personal development, he is a self-taught financial expert who has started several projects and businesses in numerous fields such as travel and furniture, along with consulting in financial development for businesses and individuals. He currently works in finance in an international investment company as an international consultant.

Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

Janvier/Février 2019


324 pages Publication in France : September 2019

En studio avec Gainsbourg (1958-1991)

In the studio with Serge Gainsbourg (1958-1991) by Christophe Geudin, Jérémie Szpirglas Sébastien Merlet and Andy Votel

À la croisée du beau-livre et de l’enquête, ce livre répertorie donc l’intégralité des créations de Serge Gainsbourg et plonge les lecteurs dans l’intimité même de la création en temps réel grâce aux témoignages des ses plus proches collaborateurs. A cross between a coffee table book and an extensive work of research, this book lists the entirety of Gainsbourg’s creations and draws readers into the intimacy of their production.

Ce livre est le fruit d’une enquête entamée il y a plus de vingt ans. Ses auteurs sont partis d’un constat très surprenant : sur les cent trente ouvrages qui ont été consacrés à Gainsbourg depuis 1991, aucun ne traite en profondeur de son rapport à la musique ni ne revient concrètement sur les séances d’enregistrement qui ont mis au jour ses seize albums studio. Pas un ne donne la parole aux musiciens qui l’ont accompagné. Or, par son envergure et sa postérité, l’œuvre musicale de Gainsbourg mérite d’être explorée, comme l’ont été celles d’artistes emblématiques tels que les Beatles. À la croisée du beau-livre et de l’enquête, ce livre répertorie donc l’intégralité des créations de Serge Gainsbourg et plonge les lecteurs dans l’intimité même de la création en temps réel grâce aux témoignages des ses plus proches collaborateurs. Au terme d’un travail minutieux, les auteurs ont réussi à reconstituer les sessions d’enregistrement, présentées ici avec la plus grande précision (date et lieu des séances, musiciens, techniciens, etc.). Au-delà de tous les scoops qu’il révèle, le Gainsbook a pour ambition d’être un catalogue raisonné d’un type inédit et de devenir l’ouvrage définitif sur la musique de Gainsbourg.

This book is the fruit of over twenty years of research. Its authors started out from a surprising realization: in the 140 works that have been written on Gainsbourg since 1991, not one of them looks in depth at his relationship to his music or returns specifically to the recording sessions that brought his sixteen studio albums, collaborations and film music to life. Not one turns to the musicians and arrangers who were there with him. Yet, by its scope and posterity, Gainsbourg’s musical legacy is worth exploring, just as has been done with other emblematic artists like the Beatles and the great figures in classical music and jazz. A cross between a coffee table book and an extensive work of research, this book lists the entirety of Gainsbourg’s creations and draws readers into the intimacy of their production. With this meticulous undertaking, the authors have succeeded in recreating the recording sessions, presented here with the utmost precision (date and place of recording, musicians, arrangers, sound engineers, etc.). Beyond all the tidbits it reveals, In the Studio with Serge Gainsbourg is an unprecedented catalogue raisonné and aims to be the definitive work on Gainsbourg’s music.

Suite à une exposition montée à Lille sur les débuts de Serge

After an exhibition in Lille on Gainsbourg’s beginnings, Sébastien

Gainsbourg, Sébastien Merlet collabore depuis 2010 avec

Merlet has been working with Universal Music France since 2010

Universal Music France pour la réédition de son catalogue (res-

on reediting his catalog (including remastering his sixteen origi-

ponsable du remastering des seize albums originaux en 2015).

nal albums in 2015). Christophe Geudin is the editor in chief of

Rédacteur en chef du trimestriel Muziq, collaborateur régulier

Muziqmagazine, a regular contributor to Jazz Magazine and is

à Jazz Magazine et spécialiste des musiques noires à travers la

the author of several works dedicated to pop rock music and film

revue et le site Funk-U qu’il dirige,Christophe Geudin est l’au-

soundtracks. As a writer and former music and film journalist.

teur de plusieurs ouvrages dédiés à la musique pop/rock et aux

Jérémie Szpirglas approaches Gainsbourg’s catalog through the

bandes originales de films. Jérémie Szpirglas aborde l’œuvre

angle of his classical inspirations, then in his diverse publications

de Serge Gainsbourg, d’abord sous l’angle de ses inspirations

for Universal Music France. Originally from Manchester, Andy

classiques puis dans diverses parutions pour Universal Music

Votel directs the independent label Twisted Nerve Records. He

France. Originaire de Manchester, Andy Votel dirige le label

is also a graphic designer, producer and director.

indépendant Twisted Nerve Records. Robert Laffont Foreign Rights  Benita Edzard benita.edzard@robert-laffont.com

FrANKFURT 2018


ca. 240 pages Publication in France : February 2019

Cet essai s’inscrit dans l’air du temps, à un moment où le libéralisme est remis en question dans sa capacité à s’adapter à l’urgence des problèmes du monde actuel, tels le changement climatique, les mouvements de population et les nouvelles formes de guerre. A work of non-fiction written in the spirit of our times, at a moment when many are questioning whether liberalism can adapt to the urgency of the world’s current problems, like climate change, mass migrations and new forms of war.

La fin des libertés | The End of Our Freedoms by Monique Canto-Sperber

Dans les pays d’Europe occidentale, les partis politiques qui font campagne développent les idéaux collectifs de l’efficacité économique, la justice sociale ou la sécurité, et ne posent plus la question des libertés, comme si celles-ci étaient considérées comme acquises. Au rebours de cette conviction, ce livre établit que de larges pans de l’expérience de la liberté ont disparu de notre vie politique et sociale. Et les idéaux collectifs actuels, loin de produire davantage de libertés, contribuent même à nous en priver. L’évolution de notre société, où le poids de l’administration et des normes imposées aux différents aspects de l’existence est toujours plus lourd, la pratique actuelle de la démocratie, le besoin de sécurité et les mutations culturelles récentes ont porté atteinte à ces libertés au cours des dernières années. Ces tendances ont créé le contexte où se révèle peu à peu l’épuisement des notions clés du libéralisme. Seule une révision de cette conception d’ensemble de l’homme, de la société et des communautés politiques peut sauver certaines de nos libertés les plus précieuses et être une ressource pour mieux comprendre le temps présent. Normalienne, agrégée et docteur en philosophie, Monique CantoSperber a enseigné à l’université de Rouen, puis à l’université d’Amiens, avant d’entrer au CNRS comme directrice de recherche. Elle a dirigé l’École normale supérieure, puis créé et présidé l’université de recherche Paris-Sciences-et-Lettres. Elle est membre correspondant étranger de l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique depuis 2008 et présidente exécutive de la Fondation Evens. Elle a publié de nombreux ouvrages traduits en plusieurs langues, dont Le Socialisme libéral : une anthologie Europe-États-Unis (avec Nadia Urbinati, Esprit, 2003) et Les Règles de la liberté (Plon, 2003).

Across western Europe, campaigning political parties are developing collective ideals of economic efficiency, social justice, and security while ignoring the issue of personal freedoms, as though taking them for granted. Contrary to this belief, this book asserts that many freedoms have all but disappeared from our political and social life, and that the current collective ideals, far from producing more freedoms, are actually working to deprive us of them. The development of our society—in which governmental regulations and the norms imposed on various aspects of our existence weigh heavier and heavier on us—the actual practice of democracy, the need for security, and recent cultural mutations have all damaged these freedoms over the last few years. These tendencies have gradually revealed that our key tenets of liberalism have been exhausted. Only a revision of the collective conception of man, society and political communities can save some of our most precious freedoms and serve as a resource to better understand the current times in which we live. A graduate of the École Normale Supérieure with a doctorate in philosophy, Monique Canto-Sperber taught at the Universities of Rouen and Amiens before joining France’s National Center for Scientific Research (CNRS) as a research director. She served as the director of the École Normale Supérieure, then founded the research university Paris Sciences et Lettres and served as its president. She has been a foreign member of the Royal Academy of Sciences, Letters, and Fine Arts of Belgium since 2008 and serves as executive president of the Evens Foundation. She has published a number of works that have been translated into several languages, notably Liberal Socialism: An Anthology – Europe & the U.S. (with Nadia Urbinati, Esprit, 2003) and The Rules of Liberty (Plon, 2003).

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Janvier/Février 2019


L’age de la connaissance

Méditer à coeur ouvert

Le deuil de la mélancholie

Khalil by Yasmina Khadra

by Idriss Aberkane Publication in France: September 2018

by Frédéric Lenoir Publication in France: November 2018

by Michel Onfray Publication in France: September 2018

Publication in France: August 2018

Knowledge is infinite. And if knowledge is infinite, then its growth index could be infinite as well. But the opposite is true of our current system founded on raw materials (especially oil), which will inevitably run out. The economy of knowledge therefore assures us of lasting development. This is its immense potential. The economy of knowledge is not a continuation of the economy of natural ressources, work or capital. It represents a revolution. An economy that does not look like one. Knowledge is an essential issue for ecology, our security, and the fight against poverty… It is even inspiring politicians, with South Korea recently creating a Ministry of the Economy of Knowledge.

“Meditation is for the mind what gymnastics was for the body at the start of the 20th century. In the same way that gymnastics was the answer to the widespread sedentary lifestyle of a vast population that had previously lived in the open air, meditation is a type of hygienic response to a way of life saturated with all kinds of information.” Facing the ills of the soul and the body, the saturation of images and screens, the acceleration of time, and consumerism, meditation brings an answer that’s simple, efficient, and… free. By stabilizing the emotions, meditation is not simply another quick relaxation technique. Meditating is about taking a voyage into oneself. A voyage guided by Frédéric Lenoir, to suit the events and feelings that punctuate our existence: like forgiveness, peace, acceptance, joy, strength, and compassion.

IAfter falling victim to a stroke in January 2018, the philosopher kept a journal during the weeks that followed. He evokes his time in the hospital, his plunge into a world like “hell or limbo,” and the reactions of his friends, both true and fake, when they learned of his illness, allowing him a clear and unavoidable realization about the truth of human relationships. In a second part, title “An Anatomy Lesson,” Michel Onfray returns to his other brushes with death—like the heart attack that struck when he was just twenty-seven—and the losses of loved ones like his wife, Marie-Claude, whom he stood by during her seventeen years battling cancer, and his father. This book, like the crucial episode it relates, marks for Michel Onfray a rite of passage between two periods of his life as he resolves to now mourn the loss of his melancholy.

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On Friday, November 13, 2015, Khalil will commit the unthinkable. Seated in a crowded car of the Paris RER train leaving the Stade de France in Saint-Denis, he recites one last prayer and presses on the detonator of his belt of explosives. Nothing happens. Distraught, he must flee from the police. From one hideout to another, Khalil asks himself whether he was a victim of a conspiracy or a simple technical glitch. Who is Khalil? What motivates his actions? And what attitude can and should the civilized world adopt in the face of inhumanity? Rights sold: Italy - Sellerio Editore Spain - Alianza Editorial China - Haitian Publishing House Greece - Patakis

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Rue de triomphe by Dov Hoenig Publication in France: September 2018 Bucharest, before and during World War II. Bernard Davidescou lives with his parents and his older brother on Triumph Street, in the middle of a courtyard block inhabited by a dozen Jewish families and two Christian ones. When Romania under General Ion Antonescu’s dictatorship allies itself with Hitler and invades the USSR, the Jews in Bucharest face the threat of being sent to the Nazi extermination camps, after having survived the terror of the fascist Iron Guard. However, each Sunday morning, young Bernard, age twelve, passionate about politics and history, amazes the adults in the courtyard, Jews and Christians alike, with his analysis of the political situation in Romania and the development of the war on all fronts. Triumph Street is the story of this young man and his dreams and torments during this dark period of human history. and idealistic aspirations for a better world.

Mohammed Ben Salman, le prince mystère de l’Arabie by Christine Ockrent Publication in France: October 2018

At 32, Mohammad bin Salman, known as MbS, is the Crown Prince of Saudi Arabia. He is the first grandson of Ibn Saud, the founder of the kingdom bearing his name, to rise to power. A wealthy descendant of a feudal system—he famously bought the Chateau Louis XIV in Louveciennes, considered one of the most expensive properties in the world—he wants to profoundly change the country by reducing its dependence on oil, putting the Saudis to work and giving women the right to drive. But behind this progressive façade, other, darker traits appear. MbS is the head of one of the world’s most oppressive societies, where free thought and public space shrink every day, and he has set himself up as an intransigent warlord with his country’s engagement in the conflict in Yemen. Is he a reformist or a brutal opportunist?

Dieu, les mathématiques, la folie

Le carnet des recettes

by Fouad Laroui Publication in France: October 2018

by Nicholas Paciello Publication in France: October 2018

The greatest mathematicians are often quite eccentric. There are several cases in which only pure madness can explain their behavior. What should we think of Alexandr Grothendiek, one of the greatest mathematicians of the twentieth century, who one day left his promising career in Paris to go hide away in a village in Ariège, where he lived out the rest of his days without running water or electricity, refusing to see anyone. How do we understand Paul Erdos, the wandering Hungarian who spent his life traveling with just a small bag, staying at the homes of various colleagues with whom he published articles, making him the most prolific mathematicians in history? The most revealing case is that of Georg Cantor, who created set theory and became obsessed with infinity. He died in a psychiatric hospital for identifying the absolute infinite with God. To paraphrase Diderot: Are they crazy? Are they geniuses?

Hired at age 20 for Fauchon, the French gourmet food company, Nicolas Paciello went on to work for the Hotel de Crillon and the chefs Christophe Adam, Cyril Lignac and Yann Couvreur before becoming pastry chef at the renowned hotel, Prince de Galles, at age 30. And as if this weren’t enough, Paciello is a finalist in this year’s Meilleur Ouvrier de France competition, which will take place in mid-October. This Book of Awesome Recipes is the first work by this promising young chef. It reveals the secrets of his best recipes, from foolproof chouquettes and rosemary madeleines to sea salt chocolate sables and a Valentine’s Day cake. A total treat.

Jan/Fev 2019  
Jan/Fev 2019  
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