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L A D É L I V R A N C E D E PA R I S

I

« l y a des minutes qui dépassent chacune de nos propres vies. Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »

Le 25 août 1944, dans le grand salon de l’Hôtel de ville de Paris, en quelques mots improvisés, le général de Gaulle exprimait les sentiments de ceux qui l’entouraient, et des Parisiens qui, sur la place, attendaient dehors de voir apparaître celui dont ils ne connaissaient encore que la voix. « Paris libéré ! » Certes, depuis le 6 juin 1944, tout le monde l’espérait. Mais quand, comment, et par qui ? Le jour du débarquement personne ne pouvait le prévoir. Ni les Allemands, qui pensaient pouvoir rejeter les Alliés à la mer, ni les troupes de débarquement alliées qui ont mis près de deux mois avant de briser en Normandie une résistance allemande plus forte que prévue. Après la percée d’Avranches le 31 juillet, le général Eisenhower n’avait pas pour objectif immédiat la libération de Paris. Plutôt que d’aventurer ses blindés dans une longue et coûteuse bataille de rue, et de mobiliser des moyens de transport pour ravitailler les trois millions et demi de Parisiens occupés depuis quatre ans par l’armée allemande, le

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25 août 1944. Depuis le 19 août, date de l’appel à l’insurrection lancée par le Comité parisien de la Libération, l’attaque et l’occupation des lieux névralgiques ont commencé : mairie du Ier arrondissement, poste centrale de la rue du Louvre, Halles… les gardiens de la paix en grève depuis le 14, occupent la préfecture de police ; l’Hôtel de ville est pris. Dans Paris, en banlieue, l’envahisseur est traqué. Ses véhicules sont immobilisés, les premiers barrages sont édifiés.

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À tous les âges, on travaille avec entrain à la confection des barricades.

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…ou cette autre, au carrefour des boulevards Saint-Germain et SaintMichel que l’on devait dénommer le « carrefour de la mort »…

Pour défendre la préfecture de police, l’Hôtel de ville, la Cité et l’île Saint-Louis que les forces de la Résistance ont conquis, les barricades s’élèvent alentour, telle celle-ci, rue de Rivoli…

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25 août, quai Saint-Michel. Les carcasses de véhicules incendiés, les façades mutilées témoignent de l’âpreté de la lutte dans de multiples quartiers de Paris. Elles rappellent les dures attaques allemandes contre les défenses avancées de la préfecture de police.

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Place de la Concorde, la statue de Strasbourg apparaît maintenant à travers cette brèche.

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Les Alliés sur les Champs-Élysées.

Les chars américains et les divisions blindées du général Leclerc participent à la parade des Alliés.

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Bois de Boulogne. Comme les Parisiens, les habitants de la banlieue, mal armés, ont exposé leur vie avec courage. Beaucoup trop ont payé la Libération de leur sang. Ici, trente-quatre martyrs ont été inhumés.

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Fontenay-sous-Bois. Enfants devant une plaque commémorative à la mémoire de quatre victimes de l’insurrection, abattus à cet endroit par les occupants.

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La délivrance de Paris