3 minute read

Un petit point santé avant de se lancer

Comme nous l’avons évoqué dans l’introduction, marcher peut tout à fait s’envisager comme un « vrai sport », et qui dit « vrai sport » dit petit check-up médical en amont pour être parfaitement sûr que tout va bien. Votre médecin, traitant idéalement parce que c’est lui qui vous connaît le mieux, pourra, surtout si vous n’avez pas l’habitude de le faire, vous prescrire un petit bilan sanguin pour vérifier que tous les compteurs sont au niveau. Il ne faut pas hésiter à demander que l’on contrôle votre taux de fer (ou ferritine) pour éviter que votre changement de rythme ne le fasse baisser dangereusement et ne vous plonge dans une fatigue inexpliquée qui pourrait vous décourager. Contrairement à ce que l’on pense souvent, la carence en fer n’est pas l’apanage des femmes et même les hommes peuvent en souffrir.

Attention Il ne faut surtout pas pratiquer l’automédication dès que l’on parle supplémentation en vitamines ou autres minéraux. Il est tout aussi dangereux d’être carencé que d’être « surchargé » ! Donc, avant de prendre quoi que ce soit, pensez à bien vérifier que vous en avez besoin, parlez-en avec votre médecin traitant ou votre pharmacien et prenez les quantités recommandées. Le plus est l’ennemi du bien dès que l’on parle compléments alimentaires, il est important de le rappeler. La vitamine C en surdose s’élimine naturellement

via les urines mais ce n’est pas le cas de toutes, donc prudence. La vitamine

B6 par exemple peut, en cas de surdosage, conduire à des engourdissements des mains et des pieds, des paresthésies (fourmillements), une sensation de piqûre ou de brûlure ou, pire, des troubles neurologiques avec des troubles de la coordination ! Une grande prudence s’impose donc.

Si vous avez plus de 40 ans et que vous êtes un homme, il est temps de passer votre premier électrocardiogramme d’effort pour vérifier que votre cœur fonctionne bien. Si vous êtes une femme, il est de tradition de dire que cela peut attendre après la ménopause, lorsque les hormones chuteront et ne vous protégeront plus. C’est votre médecin traitant qui

pourra vous orienter au mieux en fonction de votre dossier médical. Si vous êtes une ancienne fumeuse ou qu’il y a une hérédité familiale, il peut être bon de contrôler votre cœur pour être sûre que tout va bien et que vous ne prenez aucun risque, surtout si vous choisissez de vous orienter vers la marche athlétique qui a autant d’impact sur le système cardiovasculaire qu’une séance de running. Mais pas de panique, la marche est le sport le moins traumatique, que ce soit pour votre cœur ou pour votre corps, il n’y a donc pas de raisons de vous inquiéter et une chance infime que cela soit contre-indiqué, d’autant que vous allez, grâce à ce livre, adopter la progressivité pour éviter de vous faire plus de mal que de bien.

Bon à savoir La FFC (Fédération française de cardiologie) prône une heure de marche d’un bon pas trois fois par semaine pour améliorer de 12 % les performances de la pompe cardiaque. Alors, imaginez les effets sur votre cœur si vous arrivez à le faire tous les jours au moins une heure en remplaçant régulièrement les déplacements motorisés par des déplacements marchés. Et comme la marche n’est pas contre-indiquée et même recommandé pour les insuffisants cardiaques, vous n’avez vraiment aucune excuse pour ne pas vous lancer. Là encore, le secret sera de respecter une certaine progressivité et un échauffement sérieux. Ce n’est pas un hasard si la marche fait partie des protocoles de rééducation après un infarctus ou un problème cardiaque grave.

De façon plutôt logique, la marche sollicite en priorité les muscles des jambes, mais pas seulement, surtout dès que l’on adopte la marche active ou la marche nordique qui engagent les bras et les épaules. C’est donc le corps entier ou presque qui travaille, et pas uniquement le bas du corps. Ce que l’on oublie aussi un peu trop souvent, c’est que plus un muscle est en forme et sollicité, plus il a besoin de consommer de carburant pour fonctionner. De façon simplifiée, plus vous êtes musclé, sans tomber dans l’excès bien entendu, plus vous augmentez ce qu’on appelle le métabolisme de base. Vous savez, ces personnes qui ne prennent pas un gramme et vous disent: « J’ai un super bon métabolisme! » Eh bien sachez que cela se travaille et que vous pouvez entraîner et booster naturellement votre métabolisme, vous aussi. Et si votre masse musculaire

This article is from: