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1 LIVRE + 1 CD AUDIO

À l’écoute des sons de la nature… Qui n’a pas rêvé un jour de retrouver les sons de l’enfance, reconnaître la magie d’un brame entendu lors d’une promenade, ou réentendre le cliquetis de l’eau du ruisseau découvert pendant les vacances ? La nature nous offre de délicats et doux souvenirs dont nous mémorisons les sons sans toujours savoir les identifier ou les décrire. Laissez-vous emporter vers 24 escales sensorielles et musicales pour vous laisser bercer par le chant du rossignol ou des cigales, le vaet-vient des coquillages brassés par la mer, la complainte du cerf ou les clochettes des alpages. Un livre illustré, accompagné d’un CD audio, vous plongera dans cette redécouverte des sens, grâce aux sons de la nature.

À l’écoute de la nature

CV Nature

Ne peut être vendu séparément.

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Sommaire 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30 32 34

À l’écoute des chants de la terre L’éveil de la forêt La grâce du chevreuil Le temps du brame La prairie d’été Le chant des cigales De verts alpages Quand la terre est chargée d’eau Les grondements estivaux Les crapauds alytes Le ruisseau forestier Le cincle plongeur La bergeronnette des ruisseaux Le marais aux mille sons

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À l’écoute de la mer Les vagues salées Les incontournables goélands Les sternes voyageuses Roule le galet Lit de coquillages Le bleu méditerranéen À l’écoute des oiseaux L’alouette lulu La fauvette à tête noire La grive musicienne Le merle noir Le rossignol Le rougegorge

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Introduction La variété des sons de la nature est à peu près infinie. En première analyse, ceux qui viennent sans doute à l’esprit sont les chants d’oiseaux, ceux des insectes et les bruits du vent. Mais il faut y ajouter les bruits liés à l’eau, du glougloutement d’un modeste cours au fracas des coups de boutoir de l’océan à l’assaut de la côte, sans oublier le roulement des galets ou le bruissement des débris de coquillages. On peut y adjoindre les manifestations des mammifères ou celles, bruyantes, des batraciens à l’époque des amours. Le problème est que nous vivons, du moins si nous sommes citadins, dans un monde de bruits agressifs à la tyrannie desquels il est bien difficile d’échapper. Du coup, le cerveau met en œuvre un système de protection qui nous déconnecte de notre environnement sonore – quand, plus gênant, l’oreille mise à mal ne finit pas par perdre une partie de sa sensibilité. Replongé dans un univers plus serein, souvent à l’occasion de vacances, il convient de mobiliser à nouveau au mieux son attention auditive de façon à être perméable à ce cortège de sons qui baignent la nature. Le rôle du cerveau, là encore, est primordial. C’est lui qui, complétant la simple perception de l’oreille, opère l’indispensable travail de filtrage grâce à la mise en œuvre de la concentration sur une source sonore donnée. Les enregistrements du présent coffret sont le fruit d’un semblable travail de mise en relief. Ils mettent d’une certaine manière sur le devant de la scène acoustique des sons que l’on ne remarque pas toujours ou qui ont du mal à s’imposer au milieu d’autres.

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Dans la nature, il est possible de favoriser la perception sonore de tout un chacun. Outre la nécessaire concentration qui vient d’être évoquée, on peut aider les facultés d’écoute en plaçant ses mains en pavillons derrière les oreilles : il en résulte un appréciable gain de qualité tant en matière d’audition pure que sur le plan de la localisation de la source sonore concernée. Enfin, une excellente solution consiste tout simplement à fermer les yeux. Lorsque le regard cesse d’être sollicité, l’ouïe prend aussitôt le relais et tire un avantage notable de se trouver ainsi privilégiée. C’est aussi le meilleur moyen pour parvenir à entendre, même au milieu d’autres sons, des bruits ténus ou provenant de l’arrière-plan sonore. C’est également en fermant les yeux que, à l’écoute du disque accompagnant le coffret, on laissera les sons enregistrés exercer leur puissant pouvoir évocateur. Le phénomène de stimulation de la mémoire par les sons est bien connu. Une chanson entendue à la radio et les souvenirs affluent… De la même manière, le chant sur deux notes du coucou évoque une promenade au premier printemps, le bourdonnement des insectes rappelle la chaleur vibrante de l’été, tandis que la cadence régulière des vagues fait ressurgir le parfum de l’air iodé et le goût du sel sur la peau. Alors, laissez-vous aller à cette promenade dans la mémoire des sens.

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À l’écoute des chants de la terre

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L’éveil de la forêt Bois et forêts couvrent de vastes espaces. Ces milieux boisés ne sont vraiment accueillants pour la faune qu’au prix d’une gestion raisonnée et harmonieuse. Les troncs et les feuillages composent un écran qui contribue à dissimuler les animaux peuplant la forêt de feuillus, ces arbres dont les feuilles tombent chaque année. Dans les forêts de conifères, l’écran est permanent, pins ou sapins conservant leurs aiguilles. Dans ces conditions, le son doit suppléer l’image. Puisqu’ils ne peuvent être vus aisément, les oiseaux doivent se faire entendre. C’est ainsi qu’ils parviennent à la fois à avertir leurs rivaux de leur présence, et à signaler leur disponibilité à d’éventuels partenaires.

Après plusieurs mois de silence parfois absolu, à l’exception de quelques cris ténus épisodiques, la forêt retrouve son animation sonore avec le printemps. Déjà, en mars, des chants commencent à résonner, mais c’est en avril puis en mai que le concert atteint son apogée. Le matin est le temps fort de la journée musicale avec ce que l’on appelle le « chœur de l’aube ». Cette belle expression évoque bien la profusion de voix qui se mêlent alors, saluant l’éveil du jour.

L’éveil de la forêt (piste 1) Étang de Saint-Bonnet, dans la forêt de Tronçay en Auvergne.

Puisqu’ils ne peuvent être vus aisément, les oiseaux doivent se faire entendre.

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La grâce du chevreuil Les effectifs de ce gracieux ongulé de taille moyenne ont tendance à augmenter depuis quelques décennies, multipliant d’autant les chances de le rencontrer. Pas plus grand qu’un chien de bonne taille, le chevreuil sait tour à tour se montrer discret quand il « se tient au bois », et abandonner en apparence toute prudence lorsqu’il choisit d’arpenter les vastes espaces découverts que l’agriculture moderne lui offre à profusion. Il est rare de pouvoir admirer à loisir, même à distance raisonnable, son bel œil sombre ourlé de pâle. Le plus souvent, c’est la nette tache blanche de l’arrière-train que l’on aperçoit au moment ou l’animal se lance dans une fuite salutaire. Ce « miroir », également appelé

« rose », permet de déterminer le sexe du petit cervidé. En forme de rein chez le mâle (ou brocard), il adopte la forme d’un cœur chez la femelle (ou chevrette). Le brocard perd ses bois entre octobre et décembre. Une curieuse particularité du chevreuil est la gestation différée. Rut et accouplements se déroulent en effet en juillet-août mais la gestation des femelles fécondées ne débute qu’en février : de la sorte, les faons voient le jour à la belle saison.

La grâce du chevreuil (piste 2) Il est rare de pouvoir admirer à loisir, même à distance raisonnable, le bel œil sombre ourlé de pâle des chevreuils en forêt.

Il est difficile d’imaginer que les aboiements rauques qui résonnent parfois dans la forêt sont ceux du chevreuil.

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Le temps du brame Dernier grand animal de nos massifs forestiers, le cerf contribue à perpétuer l’image d’une nature primitive à la fois admirable et impressionnante. Vers le mois de mars, les bois du cerf tombent. Il reste ainsi la tête nue quelque temps, en attendant la pousse de sa nouvelle parure, achevée en juillet. Tout est prêt pour la période des amours, particulièrement active et bruyante chez cette espèce. Abandonnant leur groupe de mâles d’âges divers, les cerfs choisissent en octobre un territoire où chacun s’efforce d’attirer et de retenir les hardes de femelles. C’est l’époque du brame. Cou tendu, bois abaissés, chaque cerf adulte pousse alors des sortes de

meuglements rauques que leur puissant volume sonore rend audibles de fort loin. Il s’agit pour lui de défendre son « harem » en empêchant l’intrusion de rivaux. C’est parfois l’occasion de combats plus ou moins farouches au cours desquels les bois des adversaires s’entrechoquent dans un grand fracas de claquements secs. Les joutes guerrières et les accouplements une fois terminés, mâles et femelles pourront à nouveau se séparer et reprendre pour de longs mois leur vie routinière à l’abri des futaies profondes.

Le temps du brame (piste 3) À l’heure du brame d’un cerf élaphe.

Peu d’ambiances sonores égalent celle que crée le brame du cerf, amplifié par la résonance de la forêt.

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La prairie d’été Rêve d’été : allongé dans l’herbe, mains sous la tête en un oreiller de fortune, un brin entre les dents, on se laisse bercer par les bruits d’insectes. La richesse biologique d’une prairie naturelle excède de telle façon celle d’une prairie artificielle que l’on peut légitimement se demander si ces deux milieux, analogues en apparence, sont bien comparables. À la belle saison, dans la prairie authentique, la variété des fleurs et des graminées (c’est ainsi que l’on appelle les « herbes ») semble infinie. Tailles, formes et couleurs composent un étonnant catalogue qui ne demande qu’à être… feuilleté. À la profusion botanique répond l’abondance animale, celle notamment des insectes.

Coléoptères floricoles, criquets et sauterelles, sans oublier les papillons au vol capricieux, tous s’enivrent de parfums, savourent le nectar et grignotent les feuilles. C’est une aubaine pour le petit peuple des prédateurs comme les araignées mais aussi pour les passereaux insectivores, hirondelles, tariers ou fauvettes. Mais cette richesse ne peut se maintenir que si la prairie est entretenue par la dent des herbivores qui empêchent qu’arbustes et arbres s’installent.

La prairie d’été (piste 4) Prairie fleurie de l’Agenais dans le département du Lot-et-Garonne.

Crissements aux rythmes divers et bourdonnements aux différentes tonalités composent un concert estival.

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