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Numéro de janvier 2014

Vous l’avez décidé à une large majorité : en 2014,

Lundi du Ciné Va le 6 janvier

nos soirées débuteront à 18h30. Le 6 janvier, nous vous proposons Attila Marcel de Syvain Chomet, le réalisateur des Triplettes de Belleville qui abandonne le film d’animation pour s’essayer à la fiction en prise de vues réelles. Certains critiques parlent d’un univers à la Amélie Poulain ; nous découvrirons ensemble son travail avant de partager la traditionnelle galette des rois. Le lundi du Cinéva du 3 février sera consacré à Twenty feet from stardom, film documentaire et musical qui raconte l’histoire secrète des choristes qui se cachent derrière les plus grands hits de la musique populaire. D’autres rendez-vous sont prévus entre ces deux dates : le lundi 13 janvier soirée organisée en partenariat avec le Coluche et la ligue des droits de l’homme autour de La Marche, film du réalisateur belge Nabil Ben Yadir qui retrace la marche qui se déroula entre Marseille et Paris, en 1983, pour l’égalité et contre le racisme. Nous débuterons par une petite collation offerte par le Ciné Va et la LDH (à partir de18h30) avant de voir le film (19h30) qui sera suivi d’un débat. Parmi les intervenants nous accueillerons des marcheurs de 1983. Le 28 janvier ‘Les Bobines du lundi’, nouveau rendezvous, bimestriel dans un premier temps, où nous irons à la découverte du ‘grenier du projectionniste’. Nous inaugurerons ce cycle avec Le mépris de Jean Luc Godard. Un conférencier nous accompagnera pour voir ou revoir ce film marquant de la Nouvelle Vague. Attention, exceptionnellement, en raison de la retransmission du ballet Giselle le lundi 27 janvier Les Bobines du Lundi sont programmées le mardi 28. Je souhaite à tous un joyeux Noël et de belles fêtes de fin d’année en attendant le plaisir de vous retrouver le 6 janvier La présidente, Marie−Claude Dugas

Projection à 18h 18h 30 au Coluche


Synopsis Paul a la trentaine, il vit dans un appartement parisien avec ses tantes, deux vieilles aristocrates qui l’ont élevé depuis ses deux ans et rêvent de le voir devenir pianiste virtuose. Sa vie se résume à une routine quotidienne, entre le grand piano du salon et le cours de danse de ses tantes où il travaille en tant qu’accompagnateur. Isolé du monde extérieur, Paul a vieilli sans jamais avoir vécu... Jusqu’au jour où il rencontre Madame Proust, sa voisine du quatrième étage. Cette femme excentrique possède la recette d’une tisane aux herbes capable, grâce à la musique, de faire ressurgir les souvenirs les plus profondément enfouis. Avec elle, Paul va découvrir son histoire et trouver la clé pour vivre enfin sa vie...

Le réalisateur Sylvain Chomet, réalisateur et scénariste français né en 1963. Diplômé de l'atelier BD d'Angoulême en 1987, déjà créateur de la BD Le Secret des libellules, Sylvain Chomet se lance dans l'animation comme assistant à Londres. En 1990, de retour en France, il s'installe à Montpellier où il partage un studio de création graphique avec Hubert Chevillard, Nicolas de Crécy, Eric Larnoy et Corcal. Il signe en 1992 le scénario du Pont dans la vase, travaille avec de Crécy sur Léon la came - récompensé par de nombreux prix - et un court métrage québécois intitulé La Vieille Dame et les pigeons. Après Laid, pauvre et malade et Priez pour nous, il réalise son premier long métrage d'animation en 2003, Les Triplettes de Belleville, présenté hors-compétition à Cannes. En 2005, Sylvain Chomet abandonne son crayon pour toucher, cette fois-ci, à la caméra en tournant des prises de vue réelles dans le film collectif Paris je t'aime, où il dirige l’actrice Yolande Moreau. Par la suite, Sylvain Chomet retourne à son domaine de prédilection et travaille depuis son studio d'animation, Django Films à Edimbourg, sur l'adaptation d'un script inachevé de Jacques Tati, L’Illusionniste. Le film remporte un grand succès critique et gagne le César du Meilleur film d’animation en 2011. Deux ans plus tard, le metteur en scène s’éloigne une fois de plus de l’univers de l’animation pour réaliser son premier long-métrage en prises de vues réelles, Attila Marcel.


Bernadette Lafont, Actrice et dame de théâtre française, née en 1938 à Nimes, décédée en 2012. Actrice populaire, Bernadette Lafont illumine le cinéma français de son sourire et le bouscule par sa gouaille naturelle depuis plus de 40 ans. Originaire du Midi, la jeune Bernadette grandit avec l’espoir d’être danseuse étoile. Entrée à l’opéra de Nîmes, elle fait la rencontre de son futur époux, Gérard Blain, et monte à Paris. Le hasard fait que François Truffaut la remarque et lui fait tourner son premier film, Les Mistons en 1957. Puis elle passe à Chabrol avec Le Beau Serge aux côtés de Jean-Claude Brialy, Nouvelle Vague du cinéma français. Son physique, son sourire gourmand, son côté un brin aguicheur plaisent et, après un petit passage à vide, Bernadette tourne La Fiancée du pirate en 1969. Son aspect libertaire reflétant les mutations de la société française depuis 1968, lui font remporter un fier succès. Femme complétant l’éternel triangle amoureux de La Maman et la putain, elle tourne aussi, Une belle fille comme moi pour François Truffaut en 1972. Pendant le reste des seventies et du début des années 1980, Bernadette tourne essentiellement dans des comédies farfelues (Nous maigrirons ensemble, La Tortue sur le dos, Qu’il est joli l’assassin de papa, Un bon petit diable)... Elle revient en confidente de la toute jeune Charlotte Gainsbourg dans L’Effrontée en 1985, retrouve Chabrol pour Inspecteur Lavardin, l’inclassable Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky, le curieux Sissi, la valse des coeurs du réalisateur allemand Böll en 1991. Durant toute la décennie des années 1990, elle tourne pour la télévision, dont un épisode de Maigret où elle fait merveille en concierge parisienne et autres productions... 2002 est l’année de son grand retour au cinéma en grand-mère d’Emma de Caunes pour le désuet Les Amants du Nil, puis elle rejoint le casting des Ripoux 3 et se retrouve dans celui du film à succès Prêtemoi ta main en 2006. L’année suivante, elle entame un road-movie alpin aux côtés de Claude Brasseur dans Les Petites Vacances et est à l’affiche de pas moins de trois productions en 2008 : Broken English de Zoe R. Cassavetes, Mes amis, mes amours et Nos 18 ans. En 2012, sa prestation de mamie dealeuse dans Paulette montre qu'elle n'a rien perdu de son mordant. Après avoir été victime d'un malaise cardiaque, elle meurt le 25 juillet à Nîmes.


Le réalisateur, Sylvain Chomet explique comment et pourquoi il a souhaité rendre un hommage particulier à la comédienne, à la fin de son film. S.C. : Une semaine avant la production, je réécrivais encore mon scénario. Quand j’ai su que j’avais Hélène Vincent et Bernadette Lafont, j’ai voulu écrire de nouvelles scènes pour les voir partir en vrille. C’est de là qu’a émergé la scène de la plage, où elles se gavent de cerises à l’eau de vie en tenant des propos ignobles et même un peu racistes. C’est le tournage de cette scène qui se trouve après le générique de fin, pour rendre hommage à Bernadette. Et d’ailleurs, elle est vraiment tombée, tout en sauvant les cerises à l’eau de vie. Enfin vraiment tombée. Je lui ai quand même demandé et elle m’a avoué : « j’ai senti que je tombais, mais je ne me suis pas rattrapée. » Elle l’a fait exprès. Cette scène, je m’en rappellerai toujours. Il y avait beaucoup de vent, et il y avait beaucoup de rires sur le tournage. Je leur avais dit de se lâcher. C’était le plus bel hommage que je pouvais rendre à cette comédienne parce que ça lui ressemblait.

Hélène Vincent C'est sous la direction du réalisateur René Allio qui lui offre son premier rôle au cinéma dans Les Camisards (1969) puis dans Pierre et Paul (1970), qu'Hélène Vincent débute sa carrière sur le grand écran. Elle enchaîne alors les longs métrages à un rythme soutenu en tournant notamment avec Bertrand Tavernier dans Que la fête commence en 1975 et en 1979, dans Cocktail Molotov avec Diane Kurys. Après une absence pendant une dizaine d'années sur le grand écran, elle fait une prestation remarquée dans la comédie d'Etienne Chatiliez, La Vie est un long fleuve tranquille en incarnant une bourgeoise coincée qui assiste à la dislocation de sa famille. Ce rôle lui vaut le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1989. Trois ans plus tard, elle est de nouveau nommée à cette prestigieuse cérémonie dans la même catégorie pour son rôle de femme esseulée dans J'embrasse pas d'André Téchiné, chronique sombre d'un jeune garçon qui tombe dans la prostitution. Elle interprète une journaliste dans Trois couleurs - Bleu, un long métrage tiré de la saga réalisée par Krzysztof Kieslowski en 1993. Mère d'un garçon célibataire interprété par Florent Pagny dans Tom est tout seul (1995) de Fabien Onteniente, d'un orphelin trentenaire dans Bernie d'Albert Dupontel (1996) et d'un jeune en quête d'identité sexuelle dans Ma vie en rose d'Alain Berliner (1997), elle s'illustre souvent dans des rôles secondaires qui sont en majorité ceux de mère de famille. Elle poursuit parallèlement à ses rôles au cinéma une fructueuse carrière à la télévision où elle apparaît dans des séries à succès telles que Clara Sheller ou encore Joséphine ange gardien.


Elle joue plusieurs seconds rôles, notamment dans le road-movie, Le Soleil au-dessus des nuages (2000) mais 2006 marque un regain dans sa carrière. Elle est à l'affiche de plusieurs films notamment Itinéraires du documentariste Christophe Otzenberger, et Enfermés dehors qui marque sa deuxième collaboration avec Albert Dupontel. Elle apparaît dans des comédies comme Les Irréductibles(2005) puis Trésor (2009) de Claude Berri avant de se tourner à nouveau vers un registre plus dramatique dans Les Petits ruisseaux de Pascal Rabaté en 2010. En 2012, elle est Yvette Evrard aux côtés de Vincent Lindon dans le film de Stéphane Brizé Quelques heures de printemps et Tante Anna dans le film que nous allons voir de Sylvain Chomet.

Guillaume Gouix Acteur, réalisateur et scénariste, né en 1983 à Aix en Provence. Après avoir suivi une formation au conservatoire de Marseille puis à l’école régionale d’acteur de Cannes, Guillaume Gouix débute sa carrière à la télévision où il joue dans de multiples téléfilms (Dérives, Des épaules solides). Il tient en 2003 le premier rôle masculin dans Les Lionceaux, dans lequel la réalisatrice Claire Doyon lui laisse la possibilité de jouer en improvisant. Remarqué pour sa performance, et notamment son jeu très physique appuyé par un regard plein d’intensité, il joue par la suite des rôles secondaires de petite frappe dans Les Mauvais joueurs ainsi que Chacun sa nuit co-réalisé par Jean-Marc Barr et Pascal Arnold. Il figure en 2007 dans le film de guerre L’Ennemi intime de Florent Emilio Siri, dans lequel il interprète un jeune caporal chef durant la guerre d'Algérie. Bien qu’il s’agisse d’un rôle secondaire, c’est à partir de ce moment que sa carrière commence à décoller et son goût pour les personnages complexes à s’affirmer. Dès l’année suivante, il est loué pour sa prestation dans le film Les Hauts murs, qui se déroule dans un pensionnat pour enfants turbulents dans les années 1930. Sujet difficile dans lequel le comédien livre une de ses plus belles performances. Parallèlement, il continue à apparaître à la télévision dans des programmes comme Chez Maupassant ou encore la série Les Bleus, Premiers pas dans la police. On le retrouve en 2010 dans L'Immortel de Richard Berry où il tient un petit rôle, mais surtout Réfractaire dans lequel il incarne un résistant communiste durant l'Occupation. Il continue en parallèle sa carrière sur le petit écran, apparaissant à la fois dans une ambitieuse fiction Canal plus, Mon père, Francis le Belge (aux côtés de Pio Marmai) et dans Belle épine (face à Léa Seydoux). 2011 est certainement l'année de la consécration pour l'acteur: il poursuit sa voie à la télévision en jouant dans Les Beaux mecs. Quant au cinéma, il apparaît dans pas moins de quatre films : il est un gendarme paumé dans l'étrange Poupoupidou, il incarne le petit-ami charmeur de Mélanie Laurent dans Et soudain, tout le monde me manque et surtout il est un incroyable Jimmy Rivière, jeune gitan égaré entre boxe et religion dans le premier film de Teddy Lussi-Modeste. Enfin, il fait partie du casting cinq étoiles du film de Woody Allen Minuit à Paris.


Anne Le Ny Actrice, scénariste et française née en 1969.

réalisatrice

Elle commence à apparaître à la télévision en 1991, notamment avec le téléfilm La Mort d'Alexandre. Elle fait sa première incursion sur grand écran dans Passage à l'acte avec Daniel Auteuil et Patrick Timsit, un film de Francis Girod. La comédienne continue à participer à de nombreux projets dont trois collaborations avec Pierre Jolivet dans En plein coeur (1998), Ma petite entreprise (1999) et Le Frère du guerrier (2002) En 2002, elle est également à l'affiche de la première réalisation de l'actrice Sophie Marceau : Parlez-moi d'amour. On la retrouve aussi dans les films de bien d'autres réalisateurs tels que Vincent Dietschy, Agnès Jaoui, Denis Dercourt . Par ailleurs, Anne Le Ny apparaît dans des séries comme Julie Lescaut ou P.J. et participe à plusieurs saisons d'Avocats et Associés. En 2007, elle réalise un premier long métrage, dont elle a elle-même écrit le scénario : Ceux qui restent. Son film met en scène Vincent Lindon et Emmanuelle Devos dans un drame qui lui vaut d'être nommée aux César dans les catégories meilleur premier film et meilleur scénario original. L'année suivante, elle écrit le scénario de Didine, un film de Vincent Dietschy, pour qui elle avait joué dans Julie est amoureuse (1998). En 2010, elle retourne sur la chaise de réalisatrice avec Les Invités de mon père qu'elle a également écrit. Fabrice Luchini et Karin Viard s'y partagent l'affiche. Deux ans plus tard, elle s'attelle à son troisième film, Cornouaille, qui met en scène une Vanessa Paradis perdue dans les régions venteuses du littoral breton. Côté actrice, 2011 s'apparente à une année grands crus pour Anne Le Ny. La comédienne effectue son retour sur le grand écran de manière spectaculaire, puisqu'elle est à l'affiche de trois films à succès, dans lesquels elle tient des rôles secondaires mais toujours marquants, que ce soit dans le pétillant La Guerre est déclarée, l'émouvant La Brindille ou l'hilarant Intouchables.


Quelques critiques à propos du film Ecran Large - Sandy Gillet On savait Sylvain Chomet grand enfant drôle et grave, onirique et rigoureux mais surtout doté d’un regard attendri sur une certaine humanité. Avec Attila Marcel on le découvre aussi grand orfèvre de l’âme humaine Télérama - Guillemette Odicino Sylvain Chomet donne vie à son univers si personnel à travers un drôle de polar... Même sans ses crayons, ce film doux avec une pointe acide, c'est tout lui ! Têtu - Louis Maury Si l'on peut regretter que cette fable ne soit pas tout à fait maîtrisée, il y a une grâce, un humour, un style. Ce qui rend cette découverte très réjouissante. Toutlecine.com - Laure Croiset Avec Attila Marcel, Sylvain Chomet fait ses premiers pas dans la fiction à prises de vue réelle. Sans rien perdre de son pouvoir d'imagination, il offre une fable fantaisiste et colorée en guise de jolie madeleine à nos souvenirs d'enfance. Le Parisien - Pierre Vavasseur Ni Hun ni deux : allons et retournons voir "Attila", en souhaitant qu’après lui l’imaginaire des scénaristes n’en finisse pas de repousser. L'Humanité - Jean Roy Un film ténu, opalescent, dont il faut admirer la somme gigantesque de travail qu’a impliqué son apparente facilité. Positif - Bernard Génin (...) le film trouve son rythme et son originalité, entre fantaisie burlesque et bande dessinée multicolore avec des scènes chantées. Le Journal du Dimanche - Barbara Théate Sylvain Chomet signe une fable graphique et poétique dans laquelle il déploie une inventivité visuelle kitsch et colorée.

Les Fiches du Cinéma - Cyrille Latour

L'univers tendre et rétro de Sylvain Chomet dans un film en prises de vue réelles : riche et inventif, mais aussi déséquilibré et laborieux.


NOS PROCHAINS RENDEZ−VOUS Lundi 6 janvier à 18h30 au Coluche

Attila Marcel De Sylvain Chomet

Lundi 13 janvier Horaire à préciser

La Marche De Nabil Ben Yadir

Mardi 28 janvier à 18h30 au Coluche

Le Mépris De Jean Luc Godard

Cinéma « Le Coluche » (« Scènes et Cinés ») En présence de divers intervenants En présence du conférencier Benoît Muller

Vous prenez plaisir à découvrir l’éventail des genres offerts par le 7ième art. Alors, venez rejoindre notre association « Et le Ciné Va » afin d’aiguiser votre regard et d’affiner votre sens critique. venez découvrir lors de nos soirées à thème des films magnifiques et en débattre avec nous. participez au concours mensuel pour compléter vos connaissances et gagner des places de ciné ! enfin, bénéficiez de tarifs attractifs : un carnet de dix places à 47€ au lieu de 53 € l’entrée aux retransmissions d’opéras ou ballets en direct à 10€ au lieu de 14€

Gazette janvier 2014